• 30.10.2021 : Un migrant ivoirien électrocuté sur le toit d’un train à la frontière franco-italienne

    Un Ivoirien de 31 ans a été gravement brûlé par une électrocution alors qu’il se trouvait sur le toit d’un train en gare de #Menton Garavan. Le jeune homme aurait cherché à échapper à un contrôle policier. Il a été évacué par les sapeurs-pompiers vers l’hôpital Pasteur de Nice, puis vers le service des grands brûlés de Marseille.

    Un nouveau drame aux frontières. Un jeune migrant a été électrocuté, samedi 30 octobre, en gare de Menton Garavan (Alpes-Maritimes), tout près de la frontière franco-italienne, a rapporté, mardi 2 novembre, Nice matin (https://www.nicematin.com/faits-divers/un-jeune-migrant-electrocute-sur-le-toit-dun-train-en-gare-de-menton-gara). Selon le procureur de la République de Nice, Xavier Bonhomme, cet Ivoirien de 31 ans se trouvait dans le train en provenance de Vintimille et serait monté sur le toit pour échapper à un contrôle de police.

    Le procureur a annoncé l’ouverture d’une enquête, confiée au commissariat de Menton.

    Il aurait reçu une très importante décharge et serait tombé sur le quai. D‘après les informations de Nice matin, le jeune Ivoirien a reçu des premiers secours des CRS puis a été pris en charge par les sapeurs-pompiers. Il a été envoyé à l’hôpital Pasteur de Nice puis transféré vers le service des grands brûlés de l’hôpital de Marseille.
    Pas de décès formellement confirmé

    Le média en ligne italien Riviera 24 déclarait dimanche que « certaines sources confirm[aient] la mort de l’homme, tandis que d’autres parl[aient] même de deux étrangers qui seraient morts électrocutés par la ligne à haute tension qui alimente les voies » (https://www.riviera24.it/2021/10/migrante-folgorato-su-treno-tra-ventimiglia-e-mentone-723772).

    Néanmoins, il n’était pas encore possible, mercredi matin, de confirmer formellement le décès du jeune migrant.

    « Le trafic ferroviaire est resté interrompu une grande partie de l’après-midi, jusqu’à 18h, le temps de procéder aux constatations », précise Nice matin.

    « La frontière tue encore et encore, une électrocution sur le toit d’un train », a dénoncé dans un communiqué, l’association Roya citoyenne (https://www.roya-citoyenne.fr/2021/11/la-frontiere-tue-encore-et-encore-une-electrocution-sur-le-toit-dun-t).

    Au moins 20 morts à la frontière italienne

    Le drame de samedi n’est pas le premier à la frontière franco-italienne par où tentent de passer de nombreux migrants qui souhaitent poursuivre leur parcours d’exil vers la France ou l’Allemagne.

    Le 29 août dernier, un jeune Bangladais de 17 ans avait déjà trouvé la mort près de Vintimille (https://www.infomigrants.net/fr/post/34747/un-migrant-meurt-electrocute-a-la-frontiere-italofrancaise). Il avait été lui aussi électrocuté en tentant de monter sur un train.

    Pour éviter d’autres accidents, l’édile de Vintimille, Gaetano Scullino, a demandé à la ligne ferroviaire italienne de mettre en place une « équipe pour contrôler les trains à l’arrivée et au départ de la ville, en collaboration avec la police des chemins de fer ».

    Des milliers de migrants tentent chaque année de rejoindre la France depuis l’Italie voisine, en montant dans des trains ou en marchant le long des voies ou de l’autoroute. Ces tentatives de traversée de la frontière peuvent parfois être fatales. Ces dernières années, au moins 20 exilés sont morts dans cette zone frontalière.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/36195/un-migrant-ivoirien-electrocute-sur-le-toit-dun-train-a-la-frontiere-f

    #mourir_aux_frontières #frontière_sud-alpine #asile #migrations #réfugiés #Alpes #Vintimille #Italie #France #frontières #blessé #blessé_grave #électrocution

    –-> mort ou blessé grave ? Les sources divergent...

    –—

    ajouté au fil de discussion sur les morts à la frontière de Vintimille :
    https://seenthis.net/messages/784767

    lui-même ajouté à la métaliste sur les morts aux frontières alpines :
    https://seenthis.net/messages/758646

    • Migrante folgorato su treno tra Ventimiglia e Mentone

      Alcune fonti parlano addirittura di due stranieri morti

      Un uomo è rimasto folgorato nel pomeriggio di ieri sul treno “80046” partito da Ventimiglia alle 13,30 e diretto in Francia. Si tratterebbe di un migrante trovato alla stazione ferroviaria di Menton Garavan. La notizia trapela soltanto ora e la dinamica di quanto accaduto non è ancora del tutto certa. Alcune fonti confermano il decesso dell’uomo, mentre altre parlano addirittura di due stranieri morti folgorati dall’alta tensione che alimenta i convogli.

      Al momento è certo che la circolazione ferroviaria è rimasta interrotta per circa cinque ore: i treni sono ripresi a viaggiare soltanto intorno alle 18,15.

      Secondo quanto ricostruito fino ad ora, il migrante sarebbe rimasto folgorato alla prima stazione francese dopo il confine, quella di Garavan, appunto, forse aggrappandosi ai cavi dell’alimentazione nel tentativo di scendere dal tettuccio del vagone sul quale si era rifugiato.

      https://www.riviera24.it/2021/10/migrante-folgorato-su-treno-tra-ventimiglia-e-mentone-723772/?share_from=facebook

    • La Frontière tue encore et encore une électrocution sur le toit d’un train, 30/10/21 – MENTON FIN DU VOYAGE

      On meurt à « Menton, perle de la Côte d’Azur ». On meurt dans les montagnes de Briançon, on meurt à Calais, on meurt à Hendaye… Les meurtriers qui nous gouvernent savent bien qu’en érigeant des murs toujours plus haut, toujours plus hérissés de pointes, en multipliant de patrouilles de vigiles payés pour vous traquer, ils vous tuent.

      Silence, on tue. En Europe, en Italie, en Espagne, en France… C’est devenu un mode d’action gouvernemental envers les personnes exilé.e.s, une « gestion des flux migratoires ».

      Rappelons cette litanie sinistre égrénée sur le site de ADN (Association pour la Démocratie à Nice), qui n’en finit pas de s’alourdir : http://ademonice06.com/frontiere-de-dangers

      Voir l’article : Riviera 24 : Migrant électrocuté sur un train entre Vintimille et Menton : https://www.riviera24.it/2021/10/migrante-folgorato-su-treno-tra-ventimiglia-e-mentone-723772

      https://www.roya-citoyenne.fr/2021/11/la-frontiere-tue-encore-et-encore-une-electrocution-sur-le-toit-dun-t

    • Mentone, migrante folgorato mentre scende dal tetto di un treno partito da Ventimiglia

      L’uomo, per fortuna, è rimasto soltanto ferito

      Un migrante è rimasto folgorato alla stazione ferroviaria di Menton Garavan. L’uomo, per fortuna, non è rimasto ucciso ma solo ferito dopo aver toccato i cavi dell’alta tensione mentre stava tentando di scendere dal tetto del treno Regionale 80046, partito da Ventimiglia alle 13.30. La circolazione dei convogli, interrotta per diverse ore per permettere i soccorsi, è ripresa solo nel tardo pomeriggio.

      Un incidente del tutto analogo nella dinamica a quello avvenuto lo scorso 29 agosto. Quella volta, però, l’esito fu fatale per un ragazzo originario del Bangladesh che morì a causa della scossa elettrica presa sul tetto del treno.

      https://telenord.it/mentone-migrante-folgorato-mentre-scende-dal-tetto-di-un-treno-partito-da-v

    • Menton : un migrant ivoirien meurt électrocuté en voulant échapper à un contrôle d’identité

      Encore un drame à la frontière italienne. Un migrant ivoirien âgé de 31 ans est décédé, électrocuté sur le toit d’un train en gare de Menton Garavan, la plus proche gare française après la frontière italienne de Vintimille. L’homme n’a en effet pas survécu à ses brûlures, survenues le 4 novembre 2021 après-midi alors qu’il tentait d’échapper à un contrôle d’identité. Selon le procureur de la République de Nice, Xavier Bonhomme, le jeune trentenaire «  semble-t-il à bord  », se serait hissé sur le toit du train après avoir aperçu les policiers. Il se serait alors électrocuté en s’accrochant aux câbles électriques pour quitter le toit du wagon. Un drame du même ordre s’était produit le 29 août 2021. Un jeune bangladais, âgé de 17 ans avait perdu la vie en se hissant sur le toit d’un train à destination de Menton, depuis Vintimille.

      https://www.monacohebdo.mc/actualites/societe/mort-migrant-ivoirien-train-menton

      –-> dans cet article on parle d’un accident survenu le 4 novembre 2021, alors que les autres articles parlent d’un accident qui a eu lieu le 30 octobre. Pourtant les infos sur l’homme décédé semblent coïncidé : dynamique de l’accident, âge, pays d’origine

  • Borderline | The Wire

    Harsh living conditions have always brought people together in the Kupa-region on the Croatian-Slovenian border, but today the stream of life is cut in two by a razor wire to keep refugees from entering Slovenia.

    https://player.vimeo.com/video/532174343

    http://www.offworld.be/index.php/film-borderline-wire

    #film #film_documentaire #documentaire #Tiha_Gudac
    #frontières #barbelé #Croatie #Slovénie #Kupa #Balkans #route_des_Balkans #migrations #asile #réfugiés #rivière #clôture #fermeture_des_frontières #frontière_sud-alpine

    ping @isskein

    • Slovenia, Croazia : filo spinato

      «Mi chiedono ’sei pro o contro l’immigrazione?’, ma la domanda non ha senso, non c’è da essere pro o contro, l’immigrazione esiste. Piuttosto, bisogna scegliere come gestirla». Un’intervista a Tiha K. Gudac, regista del documentario Žica, filo spinato

      «Žica », letteralmente “filo spinato”, è il secondo documentario della regista croata Tiha K. Gudac (classe 1982). Dopo aver esordito nel 2014 con «Goli», che ripercorre la storia del nonno internato a Goli Otok, Gudac si occupa questa volte del filo spinato che il governo sloveno ha posizionato sul confine tra Croazia e Slovenia e sull’impatto che questo nuovo muro ha sulle comunità locali. Il film è parte del progetto «Borderline» prodotto da Off World e dedicato a diversi confini europei, raccontati attraverso sei documentari. Žica, uscito nel 2021, ha vinto il premio “Menzione speciale” al RAFF – Rab Film Festival.

      Com’è nata l’idea di un film sul filo spinato tra Slovenia e Croazia?

      Tutto è iniziato nel 2016, quando si è sviluppato il progetto «Borderline», con l’obiettivo di realizzare una serie di documentari sulle frontiere dell’Unione europea. Io ho proposto il confine croato-sloveno e realizzato un primo trailer. Allora c’era qualcosa di davvero macabro nel paesaggio: le autorità slovene avevano posto a terra dei rotoli di «nastro spinato» (razor wire), che è molto più tagliente del normale filo spinato e può incidere la carne fino all’osso. Per questo, si trovavano molti animali morti lungo il confine. La mia idea è stata selezionata e le riprese sono iniziate nel 2019.

      Qual è la situazione al confine croato-sloveno oggi?

      I rotoli di nastro spinato sono stati sostituiti con una recinzione sulla quale è stato collocato il filo spinato. La barriera è più lunga e più resistente, ma perlomeno meno pericolosa per chi ci cammina vicino.

      Nel tuo documentario ti concentri sulle conseguenze che il filo spinato ha nella vita quotidiana di chi ci vive vicino. Da dove sei partita?

      Mi sono concentrata sull’area attorno al fiume Kupa (Kolpa, in sloveno) che divide i due paesi, in particolare, la zona di Petrina (Slovenia) e Brod na Kupi (Croazia). Si tratta di una regione che in Croazia è nota con il nome di Gorski Kotar e dove si registrano gli inverni più rigidi, secondi solo a quelli del monte Velebit. Date queste difficili condizioni di vita, la popolazione locale si è unita, da un lato all’altro del confine, e oggi rappresenta un’unica comunità in cui si parla sia sloveno che croato, e anche una terza lingua dialettale, che è un miscuglio delle prime due.

      L’impressione che si ha, guardando il tuo film, è che l’armonia locale sia stata distrutta da un’agente esterno...

      È così, non si tratta di un’esagerazione. Penso alla storia di Zlatko, uno dei protagonisti del documentario. Lui vive sul lato croato del fiume, ma siccome in quel punto non c’è una strada, lui attraversa la Kupa con una piccola barca per fare la spesa o cercare ciò che gli serve dal lato sloveno del fiume. Tanti altri, invece, hanno la casa da un lato e i campi dall’altro e quindi utilizzano i piccoli ponti per andare dall’altra parte. Ecco, con l’arrivo del filo spinato sono stati chiusi tutti i valichi minori e ora le persone devono fare a volte un giro di 40 km per arrivare dall’altra parte.

      C’è una bella scena nel film, in cui si vede la polizia locale mentre cerca di convincere gli abitanti della necessità del filo spinato...

      Tutti i protagonisti del film si trovano in una situazione in cui non vorrebbero essere. I poliziotti sono persone del luogo che hanno trovato un lavoro sicuro e stabile in un’area in cui non ci sono fabbriche o grandi imprese. Ora si ritrovano a dover posizionare filo spinato e fare respingimenti illegali. La popolazione locale, naturalmente, non ne vuole sapere del filo spinato, perché separa le comunità, impedisce agli animali di raggiungere il fiume ecc. I migranti, infine, arrivano dall’altro capo del mondo e cercano di sopravvivere e di attraversare il confine.

      Il film segue anche le vicende di Omar e Mohammed, due migranti che dalla Bosnia Erzegovina cercano di raggiungere l’Italia. La loro testimonianza dei respingimenti è molto forte...

      Mi ricordo un giorno, durante le riprese, quando ci siamo messi a chiacchierare a Velika Kladuša (Bosnia Erzegovina), facendo finta di avere una conversazione normale. Uno di loro mi ha chiesto quali fossero i miei hobby e quand’è venuto il suo turno ha detto: “Io cammino per la Croazia finché non mi riportano di qua”. Hanno provato ad arrivare in Slovenia 10–15 volte e ogni volta sono stati picchiati e respinti. Il comportamento violento della polizia croata non è solo inaccettabile perché viola i diritti umani di queste persone ma, se vogliamo, è anche irresponsabile nei confronti dei cittadini europei, perché traumatizza delle persone che poi arriveranno in Europa, cariche di paura e di rabbia.

      Che idea ti sei fatta del modo in cui i governi europei stanno rispondendo alla questione migratoria?

      Ho l’impressione che non si voglia vedere la realtà. Si parla di “crisi”, quando in verità le migrazioni non sono un fenomeno passeggero, ma che anzi durerà e, temo, peggiorerà nei prossimi anni. Il focus del mio film era il filo spinato ma inevitabilmente si è allargato all’immigrazione e mi sono resa conto che sul tema la gente ha una visione in bianco e nero. Mi chiedono “sei pro o contro l’immigrazione?”, ma la domanda non ha senso, non c’è da essere pro o contro, l’immigrazione esiste. Piuttosto, bisogna scegliere come gestirla. E siccome si tratta di un fenomeno complicato, serve una risposta articolata e non semplice come un muro o una barriera di filo spinato, che in ultima istanza non serve a nulla.

      Il tuo film è già stato presentato in diversi festival in Germania e nei Balcani. Quali sono state le reazioni finora?

      Il pubblico ne è stupito, perché si parla di luoghi familiari, molto vicini. In Slovenia, tuttavia, il film non è ancora stato proiettato, lo sarà a breve al festival del cinema di Portorose. Ma per quanto riguarda i respingimenti o la violenza sui migranti in generale, non mi sembra che ci sia un vero dibattito pubblico. Ci sono tante inchieste, pubblicazioni, ma quando si guarda alle dichiarazioni dei responsabili politici, c’è solo negazione. E mi dispiace, vorrei che la società reagisse di più, perché altrimenti finisce che ci si abitua pian piano a tutto, come al filo spinato davanti alla propria casa. E se guardiamo agli ultimi dieci anni in Europa, con la scusa del male minore o del male necessario, ci siamo in realtà abituati all’avanzata del fascismo.

      https://www.balcanicaucaso.org/aree/Croazia/Slovenia-Croazia-filo-spinato-212734

  • #Alberto_Di_Monte. Condividere il passo dei migranti

    Geografo e appassionato escursionista, Di Monte ha percorso e descritto cinque sentieri alpini. Attraversati, ieri come oggi, da persone in transito, in fuga da guerra e povertà.

    “Settant’anni fa ci passavano gli ebrei in fuga dalle persecuzioni razziali, oggi sono i migranti provenienti dall’Africa e dal Medio Oriente, decisi a lasciare l’Italia per costruirsi un futuro migliore altrove, a percorrere i sentieri tra Dumenza, in provincia di Varese, e Astano in Svizzera. Lo stesso succede sulle propaggini settentrionali della Val di Susa, ora punto di transito ineludibile delle rotte migratorie che vanno dal Mediterraneo verso il Nord Europa e negli anni del secondo dopoguerra “sbocco naturale per milioni di italiani in cerca di lavoro dai cugini d’Oltralpe”. Le somiglianze tra i migranti di una volta e quelli di oggi sono notevoli, a partire dal comune desiderio di lasciarsi la povertà e le persecuzioni alle spalle, imboccando quei sentieri che scavalcano le frontiere e aprono le porte, forse, a un futuro migliore.

    Proprie le rotte utilizzate dai migranti di oggi e di ieri sono al centro del volume “Sentieri migranti. Tracce che calpestano il confine” (Mursia, 2021) che Alberto Di Monte, geografo e appassionato escursionista, ha recentemente pubblicato, descrivendo un percorso per entrare in Italia e quattro per proseguire verso Nord. Da Ventimiglia a Trieste, passando per Como, la Val di Susa, il Brennero, il libro tocca cinque punti caldi delle rotte migratorie che attraversano la Penisola, mettendo insieme ricordi personali e informazioni utili per gli escursionisti ma ricostruendo anche il periodo, il contesto e i motivi per cui ognuna delle zone attraversate è entrata nella grande storia delle migrazioni.

    Che cosa ha voluto dire ripercorrere questi sentieri?
    ADM Da cittadino, provo un profondo affetto per l’ambiente montano, esplorato sia in solitaria attraverso le discipline d’alta quota, sia in una dimensione collettiva con l’Associazione proletari escursionisti (“Sentieri proletari” è il primo libro edito da Mursia di Alberto Di Monte dedicato alla vicenda centenaria dell’Ape, ndr). In questo caso, però, l’esperienza era diversa: partivo da solo ma avevo la certezza di incontrare migranti in cammino, con motivazioni del tutto diverse dalle mie, o qualche accompagnatore che poteva aiutarmi a vedere quanto non era immediatamente visibile. Anche se apparentemente il panorama è fisso e immobile, un sentiero cambia completamente a seconda della stagione e col trascorrere del tempo. Ma cambia anche a seconda delle motivazioni che hanno spinto qualcuno a intraprenderlo.

    Possiamo considerare il camminare lungo queste vie un atto politico, una denuncia della gestione europea delle migrazioni?
    ADM È un atto politico perché richiede non solo la rinuncia all’attitudine dell’escursionista e del turista dolce, ma anche uno sforzo, se non di immedesimazione con i migranti, almeno di liberazione da tutti gli altri vestiti sociali. Inoltre attraversare questi sentieri è un atto di delegittimazione delle politiche migratorie dei Paesi europei: tanto più queste vie vengono attraversate, percorse e raccontate, tanto più si esprime vicinanza alle persone in movimento, dicendo chiaramente che non esistono persone illegali o aspirazioni illegittime. Condividerne il passo è un modo per ribadirlo.

    Nel suo libro non manca mai, in ciascuna delle tappe percorse, un riferimento anche ai solidali, alle persone che supportano i migranti lungo il percorso. Quanto sono stati importanti per le sue escursioni?
    ADM Sono stati coloro che mi hanno accompagnato lungo questi sentieri. Sono stati importanti perché, innanzitutto, mi hanno permesso di inserire nel libro solo le informazioni strettamente necessarie, a tutela di chi ancora è sulla rotta: ci sono fatti, incontri e ulteriori vie di cui, per ovvie ragioni, non ho parlato. Premesso questo, è indubbio che camminare con chi già conosce e abita i luoghi da attraversare dà l’opportunità di osservare ciò che l’occhio nudo non vede: non solo le potenziali difficoltà di attraversamento ma anche i cambiamenti che, nel tempo, hanno interessato quelle zone.

    “Un sentiero cambia completamente a seconda della stagione e col trascorrere del tempo. Ma cambia anche a seconda delle motivazioni che hanno spinto qualcuno a intraprenderlo”

    E per i migranti, invece, qual è il ruolo dei solidali che, in vari casi, proprio per questa loro attività, sono stati presi di mira dalle autorità?
    ADM Da quello più duro e difficile, come il disincentivare dal partire per il confine ormai in vista, qualora le condizioni non lo permettano; fino a quelli più immediati come fornire indicazioni, una coperta termica o calzature adeguate, o attivare i propri contatti oltreconfine. Ogni gesto di attivazione a fianco dei migranti è importante. Proprio il sostegno nell’ultima parte del percorso è uno dei più delicati e importanti perché, come nelle uscite alpinistiche, la discesa è più difficile rispetto al raggiungimento della vetta. Lo stesso succede ai migranti: è quando hanno attraversato il confine, ma non sanno di preciso dove si trovano e si sentono più stanchi, che la paura, il freddo, la stanchezza li possono colpire più facilmente. Per questo è importante, ad esempio sul versante francese, la presenza di “ronde” di solidali che si muovono sulle montagne di notte alla ricerca di persone disperse che hanno bisogno di sostegno.

    La descrizione di un sentiero diventa l’occasione per ripercorrerne la storia recente e non solo. Nella sua ottica l’escursionismo diventa un’occasione per conoscere un luogo, le sue caratteristiche tecniche e le persone che ne hanno fatto la storia?
    ADM L’escursionismo e l’alpinismo sono due discipline autenticamente moderne, anche se il sentiero, in ogni epoca, ha avuto il suo significato. Solo nell’ultimo secolo i sentieri sono diventati luoghi di divertimento, di svago, di esplorazione e agonismo. Ma già oggi questi percorsi hanno assunto significati diversi per alcune persone: sono semplici luoghi di passaggio, di connessione più rapida tra due punti.

    Le tracce utilizzate oggi dai migranti sono le stesse già usate a suo tempo dagli emigranti italiani e dai contrabbandieri?
    ADM Già in un altro libro citavo un episodio del 1923 riportato sulla rivista “Sport e proletariato” in cui si narrava della tempesta che aveva colto impreparati 23 migranti italiani nel tentativo di raggiungere la Francia attraverso i sentieri lungo le Alpi perché privi dei documenti adatti per l’espatrio. E già allora ci si interrogava sull’assurdità di queste tragedie. Anche questo libro insiste sulla stessa nota, mettendo in evidenza come i sentieri che ho descritto siano percorsi da comunità in fuga. Di ogni tempo. Settant’anni fa, nel caso di Ventimiglia ma non solo, da esuli antifascisti ed ebrei, trent’anni fa dalle persone in fuga dalle guerre balcaniche, oggi da migranti provenienti da Medio Oriente o dai Paesi africani. In alcuni casi, addirittura, questi diversi passaggi hanno lasciato delle tracce nel tempo: mappe, scritte sui muri, date impresse lungo il percorso.

    Dove queste tracce del passato sono rimaste più evidenti?
    ADM Sicuramente sul confine italo-francese a Ventimiglia. Il sentiero tra l’ultima località italiana e il panettone calcareo della Girandola, che separa i Balzi Rossi dalla Francia, è stato utilizzato di sicuro dagli ebrei in fuga. Ne è testimonianza una mappa e un documento in cui un ebreo perseguitato descriveva il percorso da seguire per raggiungere la Francia. E più recentemente, sui muri delle ultime case prima del confine si leggono una miriade di scritte e di annotazioni che raccontano chi è passato con messaggi di buon viaggio, di buona speranza o anche di disprezzo verso chi continua a ostacolare i percorsi migratori.

    Dei cinque percorsi descritti qual è quello che più le è piaciuto dal punto di vista escursionista? E quello che più consiglierebbe
    ADM Personalmente sono molto affezionato alle Alpi occidentali, in particolare alla Val di Susa e ai sentieri che vi si diramano. Anche se devo ammettere che una scoperta unica è stato il Brennero: sebbene nella mia mente vi associassi istintivamente solo una lunga fila di camion in attesa, ho scoperto che lungo il confine austriaco, appena sopra il passo, si arriva in una terra straordinaria. Dal punto di vista dei paesaggi ma anche da quello dell’aspetto del confine che, da grande Moloch controllato e militarizzato, torna a essere un elenco di cippi di pietra alti 30 centimetri e abbandonati lì da almeno un secolo.

    https://altreconomia.it/alberto-di-monte-condividere-il-passo-dei-migranti
    #montagnes #Alpes #frontières #migrations #réfugiés #asile #histoire #Dumenza #Astano #frontière_sud-alpine

    • "SENTIERI MIGRANTI. Tracce che calpestano il confine"

      «Il 3% della popolazione mondiale sta muovendo i propri passi altrove. Duecentosessanta milioni di donne e uomini si stanno spostando da qui a là in cerca di migliori condizioni di vita, senza intenzione di far ritorno a breve termine. Nella maggior parte dei casi si diviene migranti per motivi di studio o in cerca di lavoro. È il caso di quanti oggi lasciano l’India e la Cina, o l’America Centrale, ma anche quello di tanti giovani italiani alle prese con una carriera accademica precaria o l’ambizione di maggior meritato guadagno. Qual è la differenza? Se gli italo-parlanti vengono vezzeggiati dai rotocalchi col titolo di «cervelli in fuga» (180.000 laureati espatriati in dieci anni), a quasi tutti gli altri giramondo resta invece appiccicata la piatta etichetta di migranti economici.», si apre così Sentieri Migranti (Mursia, pagg. 194, Euro 15,00, con inserto fotografico), il nuovo libro di Alberto Di Monte che è al contempo una guida preziosa per tutti coloro che vogliono provare a percorrere alcuni dei tragitti utilizzati da migliaia di uomini e donne come via di fuga verso una vita migliore e un’attenta ricostruzione dell’evoluzione dei meccanismi istituzionali che tentano di impedirne l’attraversamento dei confini nazionali.

      I sentieri di cui questo volume narra sono anzitutto l’esito di un calpestio reiterato, incessante, prolungato: sono quelli percorsi da chi, per scelta, per obbligo e per necessità, intraprende un viaggio, trasformandosi in migrante dopo essere stato esule, perseguitato o discriminato.

      Con la compagnia di guide non professioniste, l’Autore percorre cinque rotte disseminate lungo l’arco alpino con partenza da Ventimiglia, una deviazione in Val Roja, una tappa a Bardonecchia e a Claviere, prima di prendere la via del nord lungo la linea immaginaria che unisce i tre laghi tra Luino e Chiasso, per spostarsi infine nei pressi di Trieste passando per il Brennero.

      Un cammino che si trasforma in racconto delle vite di chi, al di là di ogni restrizione, continua insistentemente a cercare una via di fuga verso una prospettiva migliore.

      https://www.mursia.com/blogs/notizie/sentieri-migranti-tracce-che-calpestano-il-confine

      #libro

  • En septembre 2021... la #barrière_frontalière entre la #Slovénie et la #Croatie s’allonge...


    The news coming from Slovenia confirms that the EU member states will indeed start with additional securitization of their borders in order to prevent access to refugees from Afghanistan. Namely, the Slovenian Minister of the Interior announced the additional installation of barbed wire on the border with Croatia.

    Slovenija produžuje bodljikavu žicu na granici s Hrvatskom

    SLOVENIJA će produžiti ogradu na granici s Hrvatskom namijenjenu onemogućavanju ilegalnih migracija, najavio je ministar unutarnjih poslova Aleš Hojs.

    Prilikom posjeta Savinjskoj regiji (centar Celje), koja se proteže od hrvatske do austrijske granice, Hojs je pogledao stanje na granici s Hrvatskom i kako se ona kontrolira te najavio postavljanje još nekoliko desetaka kilometara protumigrantske ograde. Ona se od velike migracijske krize 2015.-2016., kad je Slovenija počela postavljati bodljikavu žicu, do sada već protegnula na više od polovice dužine međusobne granice dviju država.
    Ministar: Europa će pomagati samo onima koji doista trebaju pomoć

    Vlada je u zaključnoj fazi potpisivanja ugovora o postavljanju više desetaka kilometara nove granične zapreke na južnoj granici, kazao je tom prilikom novinarima Hojs dodavši da bi radovi mogli započeti za dva do tri tjedna. Prema riječima Hojsa, člana stranke premijera Janeza Janše, trenutno obavještajni podaci ne govore o mogućem većem migrantskom valu iz Afganistana nakon što su tu zemlju preuzeli talibani. Kako je dodao, to je zasluga i činjenice što europski ministri unutarnjih poslova nedavno nisu dopustili da se nakon pada Afganistana u ruke talibana za moguće izbjeglice i migrante širom otvore vrata Europske unije, kao što je to bilo u krizi 2015./2016.

    “To znači da će Europa pomagati samo onima kojima je pomoć doista potrebna, a to su ranjive skupine, žene i djeca”, kazao je Hojs.

    Slovenija se nalazi na takozvanoj balkanskoj izbjegličkoj ruti prema zapadnoj i središnjoj Europi, no za razliku od prije nekoliko godina, njena policija bilježi sve manje pokušaja ilegalnog ulaska izbjeglica i migranata. Prema službenim podacima, u prvih sedam mjeseci ove godine bilo je 4495 nezakonitih ulazaka, što je za preko 70 posto manje nego u istom razdoblju lani, kad ih je zabilježeno 7577. Među zatečenim ilegalnim migrantima najviše je onih iz Afganistana, Pakistana i Bangladeša, koji čine polovicu svih ilegalnih ulazaka, a jako je smanjen broj Pakistanaca, Marokanaca i Alžiraca.

    Vlada Janeza Janše zaoštrila je ove godine propise koji omogućuju dobivanje azila, a Slovenija se kao predsjedateljica Vijeća Europske unije u ovom semestru usprotivila uspostavljanju tzv. humanitarnih koridora za moguće izbjeglice iz Afganistana. Žičanu ogradu na granici s Hrvatskom, na početku velikog migrantskog vala iz Sirije 2015.-2016., počela je postavljati nekadašnja vlada Mire Cerara, a do sada se žica nalazi na više od 200 kilometara njene dužine.

    https://www.index.hr/vijesti/clanak/slovenija-produzuje-bodljikavu-zicu-na-granici-s-hrvatskom/2304076.aspx

    #murs #frontières #migrations #réfugiés #asile #route_des_balkans #frontière_sud-alpine #barbelés #clôture

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    En 2020:
    La #Slovénie érige de nouvelles barrières à sa frontière avec la #Croatie
    https://seenthis.net/messages/843468

  • Frontière franco-italienne : quel bilan pour la nouvelle #brigade chargée de l’immigration illégale ?

    Après huit mois d’activité, c’est l’heure d’un premier bilan pour la #brigade_franco-italienne installée à #Menton. Créée pour lutter contre l’immigration irrégulière et les réseaux de passeurs, cette unité de police mixte affiche des « résultats encourageants ».

    C’est une unité bien spéciale qui a vu le jour en décembre 2020. À la frontière italienne, les polices française et transalpine travaillent en étroite collaboration au sein d’une même équipe.

    L’ambition est la même pour les deux pays : mettre à mal les réseaux de passeurs qui favorisent l’immigration illégale. Après huit mois d’existence, les premiers résultats sont tombés.

    Un bilan prometteur pour la suite

    Les données précises ont été présentées en conférence de presse le 16 septembre. Le dispositif aura permis d’effectuer 7.500 contrôles depuis sa création, dont 2.730 au niveau automobile et une centaine dans les trains, en plus des opérations déjà en place.

    Au total, ce sont 27 personnes qui ont été arrêtées. Ces interpellations concernent notamment des « personnes recherchées et des passeurs » a précisé Fernand Gontier, le directeur central de la #police_aux_frontières (#PAF).

    Ce résultat semble aussi bien convaincre du côté français que du côté italien. Massimo Bontempi, directeur de la police de l’air et des frontières du pays voisin, évoque déjà des pistes d’amélioration pour l’avenir de la brigade avec une coopération qui va s’améliorer « d’un point de vue technique, mais aussi linguistique, et enfin juridique ».

    Un mode opératoire simplifié

    Dans les faits, la police française doit avoir une autorisation pour passer côté italien, et inversement. La création de cette brigade a permis un champ d’action plus large pour les #forces_de_l’ordre.

    Ces dernières peuvent débuter une opération dans un pays et la terminer dans l’autre, sans aval préalable. Une liberté qui simplifie les démarches, notamment en cas d’urgence.

    Emmanuelle Joubert, la directrice départementale de la PAF, précise tout de même que « c’est le policier du pays concerné qui est responsable de la patrouille ».

    Chasse aux passeurs

    L’ambition est d’empêcher les flux migratoires clandestins, mais aussi et surtout le « trafic d’êtres humains et de mineurs » a expliqué Fernand Gontier.

    Mais les débusquer est un travail de longue haleine. La filière est large et regroupe de nombreux intermédiaires et fournisseurs de faux papiers et autres moyens de déplacement.

    https://nicepresse.com/frontiere-franco-italienne-quel-bilan-pour-la-nouvelle-brigade-chargee-d

    #France #Italie #asile #migrations #réfugiés #frontières #frontière_sud-alpine

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    ajouté à la métaliste sur les patrouilles mixtes :
    https://seenthis.net/messages/910352

  • « #Délit_de_solidarité » : nouveau procès en appel d’un militant solidaire à la frontière franco-italienne [Alerte presse Emmaüs France/Anafé]

    Le 15 septembre 2021, #Loïc comparaîtra de nouveau devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence, poursuivi pour être venu en aide à un ressortissant éthiopien, en janvier 2018, à la frontière franco-italienne.

    Relaxé par le tribunal correctionnel de Nice en 2018, Loïc a été condamné le 1er avril 2019 par la cour d’appel d’Aix-en-Provence à 3 000 euros d’amende avec sursis pour « aide à l’entrée d’un étranger en situation irrégulière en France ». En septembre 2020, la Cour de cassation a cassé la décision de condamnation de la cour d’appel et a renvoyé devant ladite cour, dans une composition différente, pour un nouvel examen de l’affaire. Cette audience se tiendra le 15 septembre 2021, à Aix-en-Provence.

    Pour rappel, dans son arrêt, la Cour de cassation avait sanctionné la cour d’appel pour ne pas avoir examiné les moyens de nullité de procédure, soulevés par l’avocat de Loïc, avant de se prononcer sur le fond du « délit de solidarité ».

    Alors que la cour d’appel de Grenoble vient de relaxer, le 9 septembre dernier, les 7 personnes solidaires dites, les « 7 de Briançon », également poursuivies pour « délit de solidarité », l’Anafé et Emmaüs France appellent à la relaxe de Loïc et à la fin de toutes les poursuites engagées contre des militant.e.s solidaires pour aide à l’entrée sur le territoire.

    Les défenseur.e.s des droits humains qui se mobilisent en faveur du respect des droits des personnes en migration ne doivent plus être inquiété.e.s, poursuivi.e.s et condamné.e.s. La solidarité n’est pas un délit !

    Des porte-paroles sont disponibles pour des interviews.

    Complément d’information

    Le 18 janvier 2018 Loïc est arrêté lors d’un contrôle d’identité au péage de La Turbie dans le sens Italie-France. À bord de son véhicule, il y avait un ressortissant éthiopien. Ils ont été arrêtés tous les deux. Loïc a reconnu avoir aidé cette personne dans son parcours migratoire pour des motifs humanitaires. Quelques jours avant, un homme avait été retrouvé mort sur le toit du train en provenance de Vintimille – il avait été électrocuté. Le ressortissant éthiopien a été immédiatement renvoyé en Italie.

    À l’issue de sa garde à vue, Loïc a été présenté au tribunal correctionnel de Nice en comparution immédiate. L’audience a été reportée au 14 mars. Pendant cette période, il avait l’interdiction de sortir du département des Alpes-Maritimes et devait se présenter une fois par semaine au commissariat.

    Le 14 mars 2018, le tribunal correctionnel de Nice a relaxé Loïc en raison notamment de l’absence d’audition du ressortissant éthiopien dans la procédure pénale et de l’absence de procédure relative à la situation administrative de cette personne sur le territoire français. Le tribunal avait en effet estimé que « la culpabilité ne peut être retenue sur la seule base de l’auto-incrimination, le délit poursuivi n’apparaît pas suffisamment caractérisé en l’absence d’enquête sur la situation administrative de l’étranger visé à la procédure ».

    Le parquet avait alors fait appel de la décision. L’audience en appel s’est tenue le 20 mars 2019 à la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Le 1er avril 2019, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a condamné Loïc à 3 000 euros d’amende avec sursis pour « aide à l’entrée d’un étranger en France ». Loïc a alors formé un pourvoi en cassation. L’audience devant la Cour de cassation s’est tenue le 2 septembre 2020 et l’arrêt de la Cour a été rendu le 14 octobre 2020. La Cour a cassé la décision de la cour d’appel et a renvoyé devant ladite cour dans une nouvelle composition pour un nouvel examen de l’affaire. C’est ce nouvel examen qui se tiendra le 15 septembre 2021.

    Loïc est observateur aux frontières intérieures terrestres et membre de l’Anafé depuis janvier 2018. Il a rejoint le mouvement Emmaüs et est président d’Emmaüs Roya depuis août 2019.

    http://www.anafe.org/spip.php?article606=
    #asile #migrations #réfugiés #solidarité #justice (well...) #Italie #France #frontière_sud-alpine

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    Un fil de discussion datant de 2019 autour de l’affaire "Loïc" :
    https://seenthis.net/messages/771987

    • Sans même parler de l’ignominie de ces « législations », l’énergie mise par l’Etat et son appareil judiciaire pour les appliquer me stupéfie.

    • « #Délit_de_solidarité » : nouvelle #condamnation d’un militant solidaire à la frontière franco-italienne

      Le 3 novembre 2021, #Loïc a de nouveau été condamné par la #cour_d’appel d’#Aix-en-Provence pour être venu en aide à un ressortissant éthiopien, en janvier 2018, à la frontière franco-italienne.

      Relaxé par le tribunal correctionnel de Nice en 2018, Loïc a été condamné le 1er avril 2019 par la cour d’appel d’Aix-en-Provence à 3 000 euros d’amende avec sursis pour « aide à l’entrée d’un étranger en situation irrégulière en France ». En septembre 2020, la Cour de cassation a cassé la décision de condamnation de la cour d’appel et a renvoyé devant ladite cour, dans une composition différente, pour un nouvel examen de l’affaire. Cette audience s’est tenue le 15 septembre 2021, à Aix-en-Provence.

      Ce 3 novembre 2021, la cour d’appel a donc de nouveau condamné Loïc à 3 000 euros d’amende avec sursis pour « délit de solidarité ». Or, rien dans le dossier ne fait état de l’identité précise de la personne qui avait été arrêtée avec Loïc et aucun élément de l’enquête n’a permis de révéler la situation administrative de cette personne (demandeuse d’asile, avec ou sans titre de séjour).

      C’est donc sans aucun élément matériel permettant de savoir si la personne était ou non « étrangère en situation irrégulière » que la cour d’appel s’est une nouvelle fois exprimée dans cette affaire. Loïc et son avocat ont donc décidé de former un nouveau pourvoi en cassation contre cette condamnation pénale.

      Emmaüs France et l’Anafé soutiennent leur militant dans cette démarche. Nos associations appellent le législateur à mettre enfin un terme à ce délit et les autorités judiciaires à cesser les pressions à l’encontre des personnes solidaires des exilé.e.s.

      Les défenseur.e.s des droits humains qui se mobilisent en faveur du respect des droits des personnes en migration ne doivent plus être inquiété.e.s, poursuivi.e.s et condamné.e.s.

      La solidarité n’est pas un délit !

      *
      Complément d’information

      Le 18 janvier 2018 Loïc est arrêté lors d’un contrôle d’identité au péage de La Turbie dans le sens Italie-France. À bord de son véhicule, il y avait un ressortissant éthiopien. Ils ont été arrêtés tous les deux. Loïc a reconnu avoir aidé cette personne dans son parcours migratoire pour des motifs humanitaires. Quelques jours avant, un homme avait été retrouvé mort sur le toit du train en provenance de Vintimille – il avait été électrocuté. Le ressortissant éthiopien a été immédiatement renvoyé en Italie.

      À l’issue de sa garde à vue, Loïc a été présenté au tribunal correctionnel de Nice en comparution immédiate. L’audience a été reportée au 14 mars. Pendant cette période, il avait l’interdiction de sortir du département des Alpes-Maritimes et devait se présenter une fois par semaine au commissariat.

      Le 14 mars 2018, le tribunal correctionnel de Nice a relaxé Loïc en raison notamment de l’absence d’audition du ressortissant éthiopien dans la procédure pénale et de l’absence de procédure relative à la situation administrative de cette personne sur le territoire français. Le tribunal avait en effet estimé que « la culpabilité ne peut être retenue sur la seule base de l’auto-incrimination, le délit poursuivi n’apparaît pas suffisamment caractérisé en l’absence d’enquête sur la situation administrative de l’étranger visé à la procédure ».

      Le parquet avait alors fait appel de la décision. L’audience en appel s’est tenue le 20 mars 2019 à la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Le 1er avril 2019, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a condamné Loïc à 3 000 euros d’amende avec sursis pour « aide à l’entrée d’un étranger en France ». Loïc a alors formé un pourvoi en cassation. L’audience devant la Cour de cassation s’est tenue le 2 septembre 2020 et l’arrêt de la Cour a été rendu le 14 octobre 2020. Pour rappel, dans son arrêt, la Cour de cassation avait sanctionné la cour d’appel pour ne pas avoir examiné les moyens de nullité de procédure, soulevés par l’avocat de Loïc, avant de se prononcer sur le fond du « délit de solidarité ». La Cour a renvoyé devant ladite cour dans une nouvelle composition pour un nouvel examen de l’affaire. C’est ce nouvel examen qui s’est tenu le 15 septembre 2021.

      Loïc est observateur aux frontières intérieures terrestres et membre de l’Anafé depuis janvier 2018. Il a rejoint le mouvement Emmaüs et est président d’Emmaüs Roya depuis août 2019.

      http://www.anafe.org/spip.php?article612
      #frontières #solidarité #migrations #réfugiés #asile

  • A #Oulx un nuovo rifugio per i migranti « Più posti e più dignitosi in vista dell’inverno »

    Il ministero dell’Interno ha confermato la disponibilità a finanziarne il mantenimento, mentre la #Fondazione_Magnetto si occuperà dell’acquisto dell’immobile. #Don_Luigi_Chiampo: «Niente più container per gli ospiti»

    Ci sarà un nuovo rifugio per i migranti a Olux. Lo ha annunciato la prefettura di Torino al termine di un incontro a cui hanno partecipato il capo dipartimento delle libertà civili e immigrazione del Ministero dell’Interno, Michele di Bari, l’arcivescovo Cesare Nosiglia, il prefetto di Torino, Claudio Palomba, i sindaci dei Comuni di Bardonecchia (capofila del progetto MigrAlps), Oulx e Claviere e le associazioni che da anni lavorano per assistere i migranti al confine alpino.

    Se da un lato il ministero ha confermato l’impegno economico per sostenere le spese di gestione del rifugio con un contributo di 240mila euro fino alla fine dell’anno, il nuovo spazio in cui potrebbe essere trasferito il #rifugio_Massi è il risultato dell’iniziativa privata della fondazione Magnetto che sta perfezionando l’acquisto della casa salesiana che sorge vicino al rifugio attuale, a due passi dalla stazione e dalla sede degli alpini.

    Se l’acquisto andrà in porto renderà immediatamente utilizzabili i nuovi spazi che offrono un’organizzazione migliore per la gestione del rifugio. «È una struttura più stabile e dignitosa», spiega don Luigi Chiampo dell’associazione #Talita-Kum che gestisce il rifugio Massi dove dal 2018 operano i medici di #Raimbow4Africa, la #Croce_Rossa e i volontari di #Valsusa_Oltre_Confine. L’aumento esponenziale dei passaggi sul confine alpino tra Italia e Francia e l’arrivo di tante famiglie sulla rotta balcanica ha costretto il rifugio Massi a trovare il sistema di ampliarsi con moduli e conteiner esterni. «Con i nuovi spazi useremo i container soltanto per allestire un ambulatorio medico esterno - spiega don Luigi - la casa salesiana ha una cucina industriale, un refettorio adeguato e stanze più piccole che garantiscono un’accoglienza migliore delle famiglie».

    Fin dall’inizio dell’estate Oulx vede un flusso di almeno 60 o 70 perdone a giorno, che gestisce con l’aiuto della Croce Rossa di Susa che ha messo a disposizione il suo spazio polivalente di Bussoleno. «Per risparmiare le forze in estate abbiamo ridotto gli orari - prosegue Don Chiampo - ma da ottobre riapriremo 24 ore al giorno. Ci aspettiamo un aumento ulteriore delle persone a partire dall’inverno. Sono molto soddisfatto dell’incontro di ieri. Fino ad ora siamo andati avanti con risorse private, ora sono arrivate promesse per un sostegno pubblico». La nuova struttura avrà a disposizione 70 posti.

    Soddisfatto anche il sindaco di Oulx Andrea Terzolo. «Sarà un aumento qualitativo del servizio - dice - Da inizio anno i numeri dei passaggi fanno spavento e l’intervento di Magnetto è stato provvidenziale. Siamo molto soddisfatti anche di come è stata gestita l’assistenza medica, sempre presente e sempre più importante. Il controllo stretto ci ha permesso di non avere nessun caso covid e di aiutare perso che da mesi avevano bisogno di assistenza. In prefettura abbiamo trovato istituzioni sensibili a questi temi».

    «I contributi finanziari garantiti dal Ministero dell’Interno, dalla Diocesi di Susa e dalla Fondazione Magnetto hanno reso possibile fornire assistenza ed accoglienza d’urgenza», spiega in una nota la prefettura. Al termine dell’incontro il Capo Dipartimento, nel ringraziare per il lavoro svolto, ha sottolineato come «la sinergia interistituzionale può rispondere efficacemente alle sfide che questo periodo storico, caratterizzato anche da flussi migratori, ci pone quotidianamente».

    https://torino.repubblica.it/cronaca/2021/09/17/news/a_oulx_un_nuovo_rifugio_per_i_migranti_piu_posti_e_piu_dignitosi_i

    #solidarité #refuge #Italie #frontières #frontière_sud-alpine #asile #migrations #réfugiés #Val_Susa #Val_di_Susa #Italie #France #Hautes-Alpes

    Pour rappel, le refuge autogéré #Chez_Jésoulx (#casa_cantoniera) avait été expulsé en mars 2021 :
    https://seenthis.net/messages/907802

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    ajouté à la métaliste sur le #Briançonnais :
    https://seenthis.net/messages/733721

    • pour les non-italophones la traduction automatique deepl donne :

      A #Oulx un nouvel abri pour les migrants « Plus de places et plus de dignité en vue de l’hiver ».

      Le ministère de l’intérieur a confirmé sa volonté de financer son entretien, tandis que la #Fondazione_Magnetto se chargera de l’achat du bâtiment. #Don_Luigi_Chiampo : « Plus de conteneurs pour les invités ».

      Il y aura un nouveau centre d’accueil pour les migrants à Oulx. C’est ce qu’a annoncé la préfecture de Turin à l’issue d’une réunion à laquelle ont participé le chef du département des libertés civiles et de l’immigration du ministère de l’Intérieur, Michele di Bari, l’archevêque Cesare Nosiglia, le préfet de Turin, Claudio Palomba, les maires des communes de Bardonecchia (chef de file du projet MigrAlps), Oulx et Claviere et les associations qui travaillent depuis des années pour aider les migrants à la frontière alpine.

      Alors que le ministère a confirmé son engagement financier pour soutenir les coûts de gestion du refuge avec une contribution de 240 000 euros jusqu’à la fin de l’année, le nouvel espace dans lequel le #refugio_Massi pourrait être déplacé est le résultat d’une initiative privée de la fondation Magnetto, qui est en train de finaliser l’achat de la maison salésienne qui se trouve près du refuge actuel, à deux pas de la gare et du quartier général des troupes alpines.

      Si l’achat se concrétise, les nouveaux locaux seront disponibles immédiatement, offrant une meilleure organisation pour le fonctionnement du refuge. « C’est une structure plus stable et plus digne », explique Don Luigi Chiampo de l’association #Talita-Kum, qui gère le refuge de Massi où travaillent depuis 2018 des médecins de #Raimbow4Africa, la #Croix-Rouge et des volontaires de #Valsusa_Oltre_Confine. L’augmentation exponentielle du nombre de passages à la frontière alpine entre l’Italie et la France et l’arrivée de tant de familles sur la route des Balkans ont obligé le refuge Massi à trouver un moyen de s’agrandir avec des modules et des conteurs externes. « Avec les nouveaux espaces, nous n’utiliserons les conteneurs que pour installer une clinique médicale externe », explique don Luigi, « la maison salésienne dispose d’une cuisine industrielle, d’un réfectoire adéquat et de pièces plus petites qui garantissent un meilleur accueil des familles ».

      Depuis le début de l’été, Oulx connaît un flux d’au moins 60 à 70 personnes par jour, qu’elle gère avec l’aide de la Croix-Rouge de Suse, qui a mis à disposition son espace polyvalent de Bussoleno. « Afin d’économiser de l’énergie en été, nous avons réduit les heures d’ouverture », poursuit Don Chiampo, « mais à partir d’octobre, nous serons de nouveau ouverts 24 heures sur 24. Nous prévoyons une nouvelle augmentation du nombre de personnes à partir de l’hiver. Je suis très satisfait de la réunion d’hier. Jusqu’à présent, nous avons avancé avec des ressources privées, maintenant les promesses de soutien public sont arrivées ». Le nouvel établissement disposera de 70 places.

      Le maire d’Oulx, Andrea Terzolo, est également satisfait. "Depuis le début de l’année, le nombre de passages a été effrayant et l’intervention de Magnetto a été providentielle. Nous sommes également très satisfaits de la manière dont a été gérée l’assistance médicale, toujours présente et de plus en plus importante. Ce contrôle rigoureux nous a permis de ne pas avoir de cas de covidie et d’aider des personnes qui avaient besoin d’aide depuis des mois. Dans la préfecture, nous avons trouvé des institutions sensibles à ces questions.

      « Les contributions financières garanties par le ministère de l’Intérieur, le diocèse de Suse et la Fondation Magnetto ont permis d’apporter une aide d’urgence et un accueil », explique la préfecture dans une note. À la fin de la réunion, le chef du département, en remerciant pour le travail accompli, a souligné comment « la synergie interinstitutionnelle peut répondre efficacement aux défis que cette période historique, également caractérisée par des flux migratoires, nous pose quotidiennement ».

      ...mais pourquoi du côté français (Briançon) les autorités continuent de faire comme si il n’y avait pas d’hébergement à assurer/financer ?

  • Migranti dall’Afghanistan tentano di arrivare in Francia ma cadono nel #lago_di_Rochemolles, uno è grave al Cto

    Stavano cercando di superare il confine ma a causa della scarsa visiblità sono finiti in acqua, un pastore li ha aiutati

    In fuga dall’Afghanistan hanno tentato di raggiungere la Francia ma sono precipitati in un torrente che si immette nel lago di Rochemolles e uno è in gravi condizioni al Cto di Torino. È successo la notte scorsa, in alta Val di Susa. I due uomini, entrambi sulla trentina di nazionalità afghana, dopo il lungo tragitto dall’Afghanistan al Piemonte, hanno visto dalle cartine, forse online, che indicavano il confine con la Francia molto vicino così hanno provato a oltrepassarlo approfittando della notte. A causa della scarsa visibilità però sono caduti nel torrente #Sommeiller, che finisce nel lago di Rochemolles. Uno dei due è riuscito a riemergere e ha chiesto aiuto raggiungendo un rifugio vicino. Lì c’era un pastore che è riuscito a recuperare l’altro ragazzo. Era cosciente, è stato subito portato all’ospedale di Susa ma al mattino le sue condizioni sono peggiorate ed è stato trasportato al Cto di Torino. Ha riportato un grave trauma cranico, è in sala operatoria e la prognosi è riservata. Si è anche fratturato il polso e una costola. L’altro ragazzo, 37 anni, invece, è stato dimesso e preso in carico dal centro polifunzionale della Croce Rossa a Bussoleno.

    «Da un mese e mezzo i numeri degli arrivi di persone che provano a oltrepassare il confine sono tornati a essere importanti - spiega Michele Belmondo, delegato alle attività di emergenza della Croce Rossa - Molti di loro arrivano dall’Afghanistan e sono soprattutto famiglie. Impiegano mesi ad arrivare qui». Ieri notte, ad esempio, il Polo di Bussoleno ha accolto diverse persone, altre 40 erano nel rifugio di Oulx, e in serata trenta persone sono state respinte al confine. «Ogni sera parliamo di almeno 70 o 80 persone che hanno bisogno di accoglienza perché circolano in zona nel tentativo di andare oltre in confine italiano».

    https://torino.repubblica.it/cronaca/2021/09/17/news/due_migranti_dall_afghanistan_tentano_di_arrivare_in_francia_ma_ca

    #Rochemolles #réfugiés #asile #migrations #réfugiés_afghans #Italie #frontière_sud-alpine #France #frontières #lac

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    J’ajoute à la métaliste des personnes décédées dans les Alpes... même si dans ce cas un des deux migrants est encore en vie et espérons il pourra être sauvé, mais c’est pour aussi répertorié les accidents graves suite à quoi la vie des personnes est en péril.

    Donc : ajouté au fil de discussion sur les morts à la frontière des Hautes-Alpes :
    https://seenthis.net/messages/800822

    lui-même ajouté à la métaliste sur les morts aux frontières alpines :
    https://seenthis.net/messages/758646

    • Due afghani precipitano nel lago di Rochemolles, erano in fuga verso la Francia

      Sono scivolati nel bacino artificiale nella notte. Uno è in prognosi riservata al Cto di Torino

      Intorno alle 2 di stanotte, due uomini di nazionalità afghana sono precipitati nel lago artificiale di Rochemolles, a Bardonecchia, mentre tentavano di attraversare il confine con la Francia.

      Dopo essere riusciti ad uscire autonomamente dalla diga, verso le 5,30 i due hanno raggiunto a piedi un rifugio alpino, dove uno di loro, di 36 anni, ha iniziato a sentirsi male. I due afghani sono quindi stati portati all’ospedale di Susa e sottoposti ad accertamenti.

      Al 36enne è stata diagnosticata una frattura al polso e un’emorragia cerebrale dovuta a trauma cranico. L’uomo è quindi stato intubato e trasportato in elisoccorso al Cto di Torino dove è stato operato al cervello.

      Il secondo afghano è invece tuttora ricoverato all’ospedale di Susa, ma le sue condizioni risultano buone. L’uomo sarebbe rimasto pressoché illeso dopo la caduta nella diga.

      https://www.lastampa.it/torino/2021/09/16/news/due-afghani-precipitano-nel-lago-di-rochemolles-erano-in-fuga-verso-la-fran

  • Accordo Italia-Slovenia sui controlli al confine : “guai” a essere trasparenti

    Il ministero dell’Interno si rifiuta di fornire i dettagli della cooperazione tra le forze di polizia di Roma e Lubiana sui pattugliamenti lungo il confine ripresi a fine luglio. Il vero scopo dell’attività resta così poco chiaro. Intanto il governo sloveno acquista 55 droni per sorvegliare le frontiere

    Il “delicato momento nella gestione delle frontiere interne all’Unione europea” giustifica la mancanza di trasparenza. Resta così opaco il mandato dei pattugliamenti misti lungo il confine italo-sloveni, ripresi il 30 luglio 2021, rispetto a cui non è possibile conoscere né il #protocollo_di_intesa su cui si basano né le indicazioni operative date alle forze di polizia italiana. La Direzione centrale dell’immigrazione e della polizia delle frontiere, braccio operativo del ministero dell’Interno, non ha infatti dato seguito alla richiesta, avanzata tramite accesso civico, con cui Altreconomia aveva chiesto conto dello stato dell’arte della cooperazione tra le autorità di Roma e Lubjana. Un buio preoccupante soprattutto in vista delle ripercussioni sui diritti delle persone in transito sulla rotta balcanica che presumibilmente aumenteranno in relazione alla drammatica situazione afghana.

    La risposta della Direzione non aggiunge molto a quanto già annunciato. “Dopo un lungo periodo di sospensione dovuto alla pandemia da Covid-19 per la ripresa dei servizi misti è stato stipulato un apposito protocollo d’intesa che è stato sottoscritto dai direttori dei Servizi di Polizia di frontiera italiano e Sloveno” si legge. L’accordo, sottoscritto il 15 luglio a Roma e il 21 luglio a Lubjana, prevede pattuglie miste composte da “personale del Paese ospitante e personale della forza di Polizia dell’altro Paese” che coprono il territorio “lungo la comune fascia confinaria tra i due Paesi” con lo scopo di potenziare l’attività di vigilanza al fine “di contrastare in maniera più efficace la criminalità transfrontaliera, con particolare riferimento all’attività di favoreggiamento dell’immigrazione irregolare”. Come detto, la Direzione non ha fornito copia del protocollo di intesa sottolineando che non è possibile renderlo noto in quanto minerebbe la tutela della sicurezza, dell’ordine pubblico e alle relazioni internazionali che l’Italia intrattiene con i Paesi terzi. Aggiungendo poi che “l’attuale delicato momento nella gestione delle frontiere interne all’Unione europea non consente la divulgazione di accordi di cooperazione che disciplinano i controlli che vengono effettuati alle frontiere terrestri e i controlli di ‘#retrovalico’ concordati con i Paesi confinanti senza ledere la riservatezza che deve caratterizzare tutte le attività bilaterali internazionali dello Stato italiano nei settori amministrativi interessanti e soprattutto nel settore involgente attività di ‘ordine e sicurezza pubblica”.

    Viene sottolineato come il “contenuto dei documenti richiesti contiene informazioni che attengono ad interlocuzioni intercorsi tra l’autorità politica nazionale e l’omologo sloveno dettagliando informazioni concernenti l’organizzazione e il funzionamento dei servizi di polizia finalizzati al contrasto dell’immigrazione illegale nonché relative ai contingenti delle forze armate a disposizione delle autorità provinciali di pubblica sicurezza per i controlli nelle zone confinarie”. Merita attenzione la definizione di “contrasto dell’immigrazione illegale”. “Il pattugliamento congiunto ha una efficacia non solo minima ma persino risibile rispetto all’obiettivo annunciato di contrasto alle organizzazioni criminali –ha scritto a inizio agosto Gianfranco Schiavone, membro dell’Associazione per gli studi giuridici sull’immigrazione (asgi.it)-. Sui sassosi sentieri del Carso non si incontrano i vertici ma neppure i quadri intermedi e neppure quelli bassi e persino bassissimi di tali organizzazioni ma solo persone disperate con i piedi piagati in cammino da settimane nei boschi di Croazia e Slovenia, tuttalpiù accompagnate da alcuni passeur la cui posizione nelle rispettive organizzazioni criminali è così infima da essere assimilabile a carne da macello”.

    In altri termini, il vero mandato delle operazioni di polizia “rischia” di diventare il controllo capillare del territorio per impedire alle persone in transito, migranti e richiedenti asilo, di raggiungere il territorio.

    La Direzione centrale è stata di poche parole anche rispetto alla nostra richiesta relativa al numero di persone identificate e, tra queste, del numero di coloro che hanno manifestato volontà di richiedere asilo. Viene fornito invece un numero sui risultati di polizia dei pattugliamenti: “nel corso del 2021 sono state arrestate 58 persone di cui 31 per favoreggiamento dell’immigrazione irregolare.

    Il muro di silenzio si alza anche con riferimento ai mezzi utilizzati sul confine e al numero di forze di polizia utilizzati. Le poche informazioni che si conoscono provengono dalla nota stampa del ministero dell’Interno che annunciava con enfasi l’utilizzo di droni e visori notturni, ben visibili, con tanto di foto, anche nella nota stampa slovena. Il 15 luglio 2021 -giorno della firma a Roma dell’accordo (l’incontro preliminare tra i rispetti ministri e capi di polizia è datato 4 giugno)- sul sito del ministero dell’Interno sloveno veniva però aperta una gara pubblica “per l’acquisto di veicoli aerei senza pilota e accessori” per un valore totale che si aggira intorno ai 400mila euro. Il bando (https://www.enarocanje.si/Obrazci/?id_obrazec=407420), chiuso il 5 agosto, richiedeva ai partecipanti di garantire la fornitura di un totale di 55 droni. La maggior parte, 29, sono veicoli di piccole dimensioni con un’autonomia di volo minima di 25 minuti e una distanza di gestione di quattro chilometri. L’amministrazione slovena richiede, inoltre, una formazione specifica per il “volo di notte e in condizioni di volo fuori dalla visibilità”. Non viene indicato il luogo di utilizzo specifico dei droni, si sa però che il 75% del bando è finanziato attraverso i fondi europei di sicurezza dell’Unione europea, ovvero lo strumento di sostegno finanziario a beneficio degli Stati Ue proprio per la gestione delle frontiere.

    L’accordo tra Roma e Lubjana incide potenzialmente anche sul tema delle riammissioni di persone in transito e richiedenti asilo della polizia italiana verso la Slovenia. La trasparenza è così necessaria per poter monitorare ciò che avviene in questa tappa della rotta balcanica anche in vista di un possibile aumento dei flussi legati alla situazione afghana. Le premesse non sono positive. Il governo di Lubjana, di turno alla presidenza del Consiglio dell’Unione europea dal luglio al dicembre 2021, ha chiaro il modello da perseguire nella gestione del fenomeno migratorio.

    Durante la presentazione dell’agenda politica della presidenza slovena alla Commissione per le libertà civili, la giustizia e gli affari interni (Libe) del Parlamento europeo, il ministro dell’Interno Aleš Hojs ha sottolineato come da una riunione informale di fine luglio tra ministri degli interni dei Paesi membri sia emersa la volontà politica di compiere progressi graduali nella “definizione della politica migratoria comune dell’Unione europea”. “Stiamo seguendo la situazione in Afghanistan -ha aggiunto- come emerso dal comunicato congiunto dei ministri della sessione straordinaria di due giorni fa, risponderemo anche ai possibili effetti della situazione sull’Ue”. La politica migratoria da “sposare” per Hojs è quella contenuta in un documento, dai toni e contenuti molto duri in cui si legge che gli Stati membri, con il supporto di Frontex, restano determinati “nel proteggere efficacemente i confini esterni dell’Unione europea e prevenire gli ingressi illegali”.

    https://altreconomia.it/accordo-italia-slovenia-sui-controlli-al-confine-guai-a-essere-traspare

    #frontières #frontière_sud-alpine #Italie #Slovénie #asile #migrations #réfugiés #coopération_bilatérale #gardes-frontière #militarisation_des_frontières #patrouilles_mixtes #drones #business #complexe_militaro-industriel #réadmssions

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    ajouté à le fil de discussion autour des patrouilles mixtes à la frontière italo-slovène :
    https://seenthis.net/messages/791706
    Et plus précisément ici :
    https://seenthis.net/messages/791706#message928650

    • Rotta balcanica: riprendono i pattugliamenti tra Italia e Slovenia. Un mandato “opaco”

      Il 30 luglio sono ripartiti i controlli congiunti italo-sloveni lungo il confine per contrastare i “flussi migratori irregolari”. L’Italia nuovamente alla prova del rispetto della legalità alla frontiera orientale dopo la sospensione delle riammissioni illegali. L’analisi di Gianfranco Schiavone

      Il 30 luglio 2021 sono ripartiti “nelle province di Trieste/Koper e Gorizia/Nova Gorica i pattugliamenti congiunti italo sloveni lungo la comune fascia confinaria al fine di rafforzare i rispettivi dispositivi di contrasto ai flussi migratori irregolari provenienti dalla rotta balcanica”. Così recita il comunicato stampa della questura di Trieste pubblicato il giorno stesso. I pattugliamenti, vi si legge, sono frutto di un accordo “sottoscritto nei giorni scorsi dalle competenti autorità di polizia di Roma e di Lubiana” (appare curioso che si ometta la data dell’accordo).

      La decisione politica di attivare i pattugliamenti congiunti con forze di polizia italiane e slovene era stato resa pubblica dal ministero dell’Interno con nota stampa del 14 giugno 2021 a seguito dell’incontro tra la ministra Luciana Lamorgese e il suo omologo sloveno Hojs avvenuto a Lubiana. Nella nota ministeriale si poteva leggere come fosse “previsto un piano comune di vigilanza per i valichi di frontiera anche con l’impiego di droni e visori notturni per contrastare efficacemente le organizzazioni criminali che sfruttano il traffico dei migranti”. Le finalità del pattugliamento vengono dunque descritte in modo alquanto ambiguo: nella nota della questura triestina si fa riferimento in maniera più esplicita al contrasto dei flussi migratori irregolari, ovvero l’obiettivo dichiarato appare quello di bloccare i migranti; nella nota stampa del ministero, che usa un linguaggio più ovattato, si dichiara che l’obiettivo che si intende perseguire è invece il contrasto alle organizzazioni criminali che organizzano il traffico. Si potrebbe ritenere in modo superficiale che in fondo si tratta di accenti diversi della medesima finalità, ma non è così.

      Se assumiamo infatti la lettura in base alla quale l’attività delle cosiddette pattuglie miste italo-slovene è finalizzata al contrasto delle organizzazioni criminali che organizzano il traffico degli esseri umani, è ben difficile non vedere come tale motivazione appare alquanto poco credibile in quanto il contrasto al traffico internazionale di esseri umani per essere efficace richiede un’attività di intelligence e semmai inchieste coordinate tra le diverse autorità giudiziarie, cioè un complesso di attività che veramente assai poco ha a che fare con un pattugliamento fisico dell’area di frontiera vicino al confine.

      Il pattugliamento congiunto della fascia di confine tra Italia e Slovenia attuato con uso di uomini, droni (e cani, come non annunciato nei comunicati per non ferire la sensibilità di chi legge ma ampiamente riferito dalle testimonianze raccolte su quanto accade in Slovenia) ha una efficacia non solo minima ma persino risibile rispetto all’obiettivo annunciato di contrasto alle organizzazioni criminali giacché sui sassosi sentieri del Carso non si incontrano i vertici ma neppure i quadri intermedi e neppure quelli bassi e persino bassissimi di tali organizzazioni ma solo persone disperate con i piedi piagati in cammino da settimane nei boschi di Croazia e Slovenia, tuttalpiù accompagnate da alcuni passeur la cui posizione nelle rispettive organizzazioni criminali è così infima da essere assimilabile a carne da macello.

      Non deve stupire che le stesse inchieste giudiziarie che si sono basate finora su questo tipo di attività di polizia non abbiano mai portato a pressoché nulla di rilevante. Le organizzazioni di trafficanti non modificheranno la loro strategia sul confine italo-sloveno a seguito dei pattugliamento bensì alzeranno il prezzo dei loro servigi in ragione del più difficoltoso tratto da percorrere aumentando così i loro guadagni e lasciando indietro solo coloro che non possono pagare. Ancora una volta, come già avviene in altri contesti, operazioni di polizia presentate come finalizzate a contrastare il traffico internazionale di esseri umani, non solo sono irrilevanti in relazione a tale obiettivo bensì divengono di fatto fattori che vanno a potenziare l’operato e il giro d’affari delle organizzazioni che si afferma di volere combattere.

      Appare dunque evidente come i pattugliamenti sembrano rispondere all’altra, malcelata finalità, ovvero quella di intercettare nelle immediate vicinanze della frontiera interna italo-slovena da parte slovena, un certo numero di rifugiati, probabilmente i più disgraziati tra loro, al fine di impedirne a forza l’ingresso in Italia. I pattugliamenti congiunti, da quanto è dato sapere si svolgeranno infatti in assoluta prevalenza nell’area a ridosso del confine dal lato della Slovenia. Quando invece le operazioni verranno attuate sul lato italiano esse potrebbero prestarsi a far riprendere in forme ancor più nascoste quelle riammissioni informali attuate nel corso del 2020 e la cui radicale illegittimità è stata più volte messa in luce fin dall’inizio (Altreconomia ne ha scritto a più riprese, ad esempio qui e qui).

      Se fosse, come appare, quella di ostacolare/respingere i migranti che cercano asilo la effettiva finalità dei pattugliamenti, ciò, oltre a sollevare non pochi interrogativi etici (è questa l’attività alla quale si deve dedicare la polizia in una società democratica?) fa comunque emergere in capo alle autorità italiane precise responsabilità giuridiche. È noto infatti che la situazione dell’effettivo rispetto del diritto di asilo in Slovenia è quanto mai critica e che le disfunzioni sulla procedura di asilo in quel Paese sono profonde come emerge in modo in equivoco in tutti i rapporti internazionali: tra tutti si veda l’autorevole rapporto AIDA 2020 Update: Slovenia, a cura dell’Ecre (European council on refugees and exiles). Soprattutto è ampiamente noto che la Slovenia attua da tempo riammissioni sistematiche verso la Croazia impedendo ai migranti, compresi quelli “riammessi” dall’Italia, di presentare la domanda di asilo e rinviandoli in Croazia, Paese che a sua volta, con un meccanismo a catena e con l’uso di inaudite violenze, li deporta in Bosnia ed Erzegovina dove vengono sottoposti a trattamenti inumani e degradanti. Si tratta di riammissioni, o più propriamente si dovrebbero chiamare respingimenti a catena, documentati da un enorme numero di autorevoli rapporti internazionali e la cui illegalità è stata già dichiarata anche dalla stessa giurisprudenza slovena (vedasi sentenza I U 1490/2019-92 del 16 luglio 2020 del Tribunale amministrativo della Slovenia) e recentemente anche dai tribunali austriaci.

      Le autorità italiane non possono fingere di ignorare il quadro fattuale sopra descritto pena il loro coinvolgimento in fatti che configurano gravi violazioni delle norme interne ed internazionali. Richiamo in particolare l’attenzione su quanto disposto dal Testo unico sull’immigrazione (art. 19 comma 1, novellato dalla legge 173/2020) che dispone che “Non sono ammessi il respingimento o l’espulsione o l’estradizione di una persona verso uno Stato qualora esistano fondati motivi di ritenere che essa rischi di essere sottoposta a tortura o a trattamenti inumani o degradanti. Nella valutazione di tali motivi si tiene conto anche dell’esistenza, in tale Stato, di violazioni sistematiche e gravi di diritti umani”. Il citato articolo, insieme ad altre disposizioni, attua nel nostro ordinamento, dandone un’applicazione estensiva, il fondamentale divieto di non refoulement tutelato in via indiretta dalla Convenzione europea dei diritti dell’uomo (Cedu), la quale prevede, all’art. 2 e art. 3, rispettivamente, il diritto alla vita ed il divieto di tortura e di trattamenti inumani o degradanti.

      Secondo la costante interpretazione della Corte europea dei diritti dell’uomo, il rispetto di tali obblighi comporta il tassativo divieto di respingere o estradare una persona verso luoghi ove i citati diritti correrebbero il rischio di essere violati. Appare persino superfluo approfondire in questa sede il complesso tema della applicabilità della Convenzione europea dei diritti dell’uomo ad atti riconducibili agli Stati firmatari che siano posti in essere o abbiano effetto nel territorio di uno Stato che non è parte del Consiglio d’Europa (sul tema evidenzio solo che la giurisprudenza della Corte EDU ha progressivamente ampliato le ipotesi di applicazione extraterritoriale della Cedu) dal momento che è pacifico che l’Italia è responsabile della violazione del divieto di non refoulement nel caso in cui sia pienamente a conoscenza di fatti e prassi illegittime e non provveda, per ciò che di sua competenza, ad impedirne la violazione da parte di un altro Stato dell’Unione europea, soggetto, come l’Italia, ai medesimi obblighi; una co-responsabilità nella violazione dell’art. 3 della Cedu che diventa addirittura eclatante nel caso di collaborazioni delle nostre forze di polizia nello Stato in cui le citate violazioni sono commesse. Questo è dunque il gravissimo scenario che sembra profilarsi nel mandato “opaco” che allo stato attuale delle conoscenze sembra assegnato alle pattuglie miste italo-slovene.

      È inderogabile ed urgente che siano subito resi noti i contenuti dell’accordo di polizia sottoscritto tra Roma e Lubiana (nonché le concrete indicazioni operative date alle forze di polizia italiane) senza che vengano posti artificiosi ostacoli alla sua piena conoscenza. Parimenti è necessario che senza indugio il Parlamento si avvalga dei poteri che l’ordinamento giuridico gli conferisce per monitorare una situazione che può configurarsi di eccezionale gravità per il possibile coinvolgimento di istituzioni della Repubblica in azioni contrarie a norme e a principi fondanti l’ordinamento costituzionale.

      https://altreconomia.it/rotta-balcanica-riprendono-i-pattugliamenti-tra-italia-e-slovenia-un-ma

    • The flow of arrivals from the Balkan Route into North East Italy has significantly increased during the month of August. Associations and groups of volunteers supporting people in Trieste said that they have provided direct help to 659 people during this month, including 103 minors. It is thought very likely that the actual number of arrivals and transits is much higher, with many people not stopping long in the immediate border area. During the last weeks, there have been several reports of smugglers being arrested while transporting people-on-the-move into Italian territory. At the same time, the intensity of control practices along the borders has also increased: in just one day 150 people were found and transferred to quarantine facilities in the Friuli-Venezia Giulia (FVG) region.

      This has once again pushed public and official discourse towards the need to reintroduce informal readmissions to Slovenia, touted to recommence in July of this year. Yet there remains no official confirmation about reintroduction of “informal readmissions” (pushbacks) by witnesses on the ground, though rumors have begun to circulate about groups rejected from the Italian territory. The Ministry of the Interior refused to provide details of the cooperation between the police forces of Rome and Ljubljana on border patrols. But in the absence of official statements, the installation of 55 #drones by Slovenian authorities sits in line with the growing surveillance of transit across this border.

      Volunteers in Piazza della Libertà in Trieste also witnessed a serious episode of institutional racism in August. An ambulance was called in order to provide medical assistance to an underage boy newly arrived via Slovenia. The health operators initially refused to assist the person, treating him aggressively and disrespectfully. The boy was only given medical assistance after several attempts to seek help and a strong insistence on the part of the volunteers present. Further barriers to health care are also having wider impacts for peoples mobility beyond Trieste, seen most overtly in the lack of access to vaccinations. Without the “green pass”, which marks proof of vaccination, people-on-themove in FVG are unable to access longdistance travel in order to continue their journey.

      Source : Border Violence Monitoring Network, August 2021, pp. 16-17
      https://www.borderviolence.eu/balkan-region-report-august-2021

    • Ripartono oggi le pattuglie miste al confine italo-sloveno nelle province di Trieste/#Koper e Gorizia/Nova Gorica

      Da oggi, 30 luglio, ripartono, nelle provincie di Trieste/Koper e Gorizia/Nova-Gorica, i pattugliamenti congiunti italo sloveni lungo la comune fascia confinaria, al fine di rafforzare i rispettivi dispositivi di contrasto ai flussi migratori irregolari provenienti dalla rotta balcanica.

      L’accordo per la ripresa delle pattuglie miste italo-slovene, intervenuto a più di un anno dalla sospensione dei servizi congiunti interrotti a causa della pandemia in corso, è stato sottoscritto nei giorni scorsi dalle competenti autorità di Polizia di Roma e di Lubiana.

      Le pattuglie miste, che opereranno lungo gli itinerari congiuntamente individuati attraverso una sinergica analisi del rischio dai competenti Uffici territoriali, potranno utilizzare anche strumenti tecnologici, quali i droni.

      Scopo principale dei servizi sarà il contrasto al favoreggiamento dell’immigrazione irregolare, ma da questi deriverà, più in generale, anche il potenziamento dell’attività di vigilanza lungo la comune fascia confinaria, in funzione di contrasto alla criminalità transfrontaliera.

      Detta iniziativa, che rafforza la collaborazione già esistente tra i due Paesi, segna la ripresa delle attività congiunte nell’ambito della cooperazione di Polizia, momentaneamente interrotte dalla pandemia.

      https://questure.poliziadistato.it/it/Trieste/articolo/131861024ad65e1a0407758053

  • 29.08.2021 : Ventimiglia : tenta di raggiungere la Francia sul tetto del treno, migrante morto folgorato


    –-> photo : https://www.ansa.it/liguria/notizie/2021/08/29/ventimiglia-migrante-folgorato-su-locomotore-treno-francese_b4a58aa4-fef3-400f-

    Tragedia lungo la ferrovia italo-francese poco dopo la stazione di Ventimiglia dove un uomo, che era salito sul tetto di un convoglio passeggeri diretto in Francia, è rimasto folgorato. E’ successo intorno alle 11.30 di questa mattina; dalle prime informazioni si tratterebbe di un migrante, che stava cercando di passare il confine nascosto sul tetto di un treno. Sul posto, dopo l’ultima galleria ferroviaria di Ventimiglia, sono intervenuti i vigili del fuoco, la Polfer e la polizia scientifica.Il treno coinvolto è un convoglio francese. Nel tratto i cavi dell’alta tensione arrivano ai 1500 volt e per l’uomo non c’è stato nulla da fare, è morto sul colpo. La circolazione ferroviaria italiana non ha subito variazioni, quella francese è rimasta bloccata per permettere i rilievi e intorno alle 13.44 è stato riattivato un binario.

    https://www.rainews.it/dl/rainews/articoli/Ventimiglia-migrante-folgorato-su-treno-francese-85169024-5a6a-41f9-abeb-b6d

    #mourir_aux_frontières #frontière_sud-alpine #asile #migrations #réfugiés #mort #suicide #décès #Alpes #Vintimille #Italie #France #frontières
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    ajouté au fil de discussion sur les morts à la frontière de Vintimille :
    https://seenthis.net/messages/784767

    lui-même ajouté à la métaliste sur les morts aux frontières alpines :
    https://seenthis.net/messages/758646

    • Young migrant electrocuted on train roof near Italy-France border

      A 17-year-old migrant who was trying to reach the border with France on a train’s roof in the area of #Peglia, a town near Ventimiglia in Italy, was electrocuted. At least 20 migrants have died in just a few years while trying to cross the border with France.

      He was 17 and came from Bangladesh. His was headed to France but he died on the roof of a French train in Italy. The incident occurred in the early afternoon of Sunday, August 29, inside a tunnel in the area of Peglia, near the border city of Ventimiglia (Imperia).

      The driver stopped the train in a desperate attempt to save the teen’s life after he saw him jump on the roof as soon as the train departed from the station of the border town.

      When rescuers recovered the teen’s body, they found a paper with his date of birth and nationality and a request to report to a police station. The 17-year-old had climbed onto a rail car and got too close to the power line, rescuers said.
      ’Huge dismay for this tragedy’

      The youth’s body was recovered by firefighters. Railway traffic with France was shut down for over an hour during the operation. The teen’s body was taken to the morgue. Along with firefighters, forensic police, Polfer railway police and rescuers, Ventimiglia Mayor Gaetano Scullino rushed to the scene, expressing “huge dismay for this tragedy”.

      He asked Italian railway line RFI for “the stable presence of a company team to control trains arriving and departing from Ventimiglia, in collaboration with railway police.”
      20 ascertained deaths in the last few years

      At least 20 migrants have been reported dead in just a few years as they were attempting to cross into France. One of them was a 17-year-old Eritrean, Milet Tesfamariam, who died after she was run over by a truck on October 9, 2016 inside a highway gallery just a few meters from Menton.

      Exactly a month before, French authorities discovered the body of another migrant who was found dead under a viaduct of the A8 highway near the French-Italian border.

      Another fatality reported in 2016, on October 22, involved a foreigner who was run over by a car as he was crossing the A8 highway in Menton.

      On December 23 the same year, a 25-year-old Algerian man died when he was run over by a train in Latte, near Ventimiglia, as he was trying to reach France on foot, walking along the tracks.

      Another migrant died in the same way a few days later, run over by a train as he was crossing the tracks of the railway line connecting Ventimiglia to Cannes, inside the Mortola gallery in Ventimiglia.

      Thousands of migrants each year attempt to cross the border through Col de Mort, the so-called ’death pass’, climbing onto rail cars or walking along tracks or the highway. Many rely on traffickers who abandon them in the moment of danger after they are paid a large sum for a trip that, too often, has no end.

      https://www.infomigrants.net/en/post/34723/young-migrant-electrocuted-on-train-roof-near-italyfrance-border?previ

  • #Refoulements_en_chaîne depuis l’#Autriche (2021)

    In a recent finding, the Styria Regional Administrative Court in Graz ruled that pushbacks are “partially methodically applied” in Austria, and that in the process, the 21-year-old complainant was subject to degrading treatment, violating his human dignity. The ruling further shed light on the practices of chain pushbacks happening from Italy and Austria, through Slovenia and Croatia, to BiH. The last chain pushback from Austria all the way to BiH was recorded by PRAB partners in early April 2021, while in 2020, 20 persons reported experiencing chain pushbacks from Austria and an additional 76 from Italy.

    Source: rapport “#Doors_Wide_Shut – Quarterly report on push-backs on the Western Balkan Route” (juin 2021)

    #push-backs #refoulements #asile #migrations #réfugiés #frontières #Balkans #route_des_Balkans #Slovénie #Croatie #frontière_sud-alpine #Bosnie-Herzégovine #Alpes

    • MEPs slam Slovenian Presidency for their role in chain-pushbacks

      In the first week of September (2. 8. 2021), MEPs in the European Parliament’s Committee on Civil Liberties, Justice and Home Affairs confronted Slovenian Interior Minister Aleš Hojs as he presented the priorities for Slovenian presidency of the Council of the European Union in Brussels. With evidence provided by BVMN and network members InfoKolpa and Are You Syrious, representatives of The Left in the European Parliament took the Presidency to task for its systemic policy of chain-pushbacks and flagrant abuse of the rule of law. Members also shamed the Slovenian Ministry of Interior for continuing to ignore a Supreme Court ruling which established Slovenia had violated the rights of a Cameroonian plaintiff and are obligated to allow him access to the Slovenian asylum system and to stop returning people to Croatia as there is overwhelming evidence of chain-refoulement and degrading treatment often amounting to tortute.

      Presenting the evidence

      Malin Björk, whose fact-finding trip to Slovenia, Croatia and Bosnia was facilitated by Are You Syrious and Infokolpa, then handed over the Black Book of Pushbacks to Minister Hojs, a dossier of cases recorded by the Border Violence Monitoring Network which collates pushback violations from across the Balkans since 2017. The book has a concerningly large section on Slovenian chain pushbacks, sharing the voices of 1266 people documented by BVMN who had either been chain pushed back (via Croatia) to Bosnia-Herzegovina or Serbia. The cases speak of systemic gatekeeping of asylum, misuse of translation, the registering of minors as adults, and fast-tracked returns to Croatian police who would then carry out brutal pushbacks. All point to a high level of complicity by the Slovenian authorities in the brutalisation of people-on-the-move, a fact reinforced by the April ruling of the Slovenian Supreme Court.

      Yet this first hand evidence is in reality just the tip of the iceberg, and a recent open letter on the matter revealed how according to officially available data, over 27,000 returns of potential asylum seekers were carried out by Slovenian authorities in the recent years, resulting in chain refoulement via Croatia to non-EU countries such as Bosnia-Herzegovina.

      “I expect you as a responsible Minister, not only for your country, but for the EU Presidency to take part of this document and tell us what you will do to stop the illegality, impunity and the brutality.”

      More weak denials

      Interior Minister Hojs doubled down on his stance that Slovenia was managing its borders according to the Rule of Law, even despite his own national court ruling the complete opposite. In an unsurprising move, reminiscent of many Interior Ministers across the EU, Hojs levied accusations of fake news and dismissed the Black Book set before him as a fabrication. Referring to his short attempt to actually look at the evidence presented in the book Hojs stated: “How many lies can be concentrated on one half page, I immediately closed the book and did not touch it again”. With the Minister unwilling to leaf through the 244 pages dedicated to crimes carried out by Slovenia, the network welcome him to view the visual reconstruction of a pushback published last year which vividly captured the experience of those denied asylum access in Slovenia and then brutalised while being collectively expelled from Croatia.

      “I have read the Black Book already in parliament and have seen what they write about me and the Slovenian police. All lies.”

      – Minister Hojs Speaking to Slovenian TV

      The fact is that Minister Hojs is personally not mentioned in the Black Book, though his actions are documented on countless pages, implies that someone is indeed lying. Court judgements, the testimony of thousands of pushback victims, and hard video evidence all highlight the fragility of the Slovenian government’s “fake news” line. While already deeply concerning at a national level, the fact that this administration is also spearheading the EU Presidency shows the extent to which perpetrators of pushbacks have been enabled and empowered at the highest level in Brussels. As a recent webinar event hosted by InfoKolpa and BVMN asked: Can a country responsible for mass violations of Human Rights be an honest broker in the preparations of the New Pact on Migration and Asylum? Until the ruling by the Supreme Court is implemented and people-on-the-move have their mandated right to request asylum in Slovenia, this question will continue to be answered firmly with a “no”.

      Today, our MEPs talked to @aleshojs 🇸🇮 Minister of Home Affairs about the thousands of men, women and children who have been denied over the past years the right to seek asylum in Slovenia, and forcefully handed over to Croatian. @Border_Violence #StopPushbacks pic.twitter.com/XvNLvoCLhY

      — The Left in the European Parliament (@Left_EU) September 2, 2021

      MEP statement

      “I was in Velika Kladusa in Bosnia, I was astonished to meet many migrants and refugees that had been to Slovenia, but they had been told that the right to seek asylum did not exist in you country. One of the persons that I met there was from Cameroon and had escaped political persecution. Once he thought he was in safety in Slovenia he called the police himself to ask to be able to claim asylum. Instead he was as so many others, as thousand of others, handed over to the Croatian police who brutalised him and sent him back to Bosnia.

      This case is a little bit special, compared to the many thousands of others, because on 9th April this year the Slovenian Supreme Court itself ruled that Slovenian police had violated the principle of non-refoulement, the prohibition of collective expulsion and denied the him the right to seek international protection.

      You (Minister Hojs) have had meetings with Commissioner Johansson and you have said you will stand up for the right to seek asylum for asylum seekers. Now your own court has found that you fail in this case. So my questions are: Will you stand by your words and provide a humanitarian visa for this person so that he can come back to Slovenia to apply for asylum as he was supposed to have been granted two years ago? And the second is more structural of course, how will you ensure that people have the right to apply for asylum in Slovenia, that they are not brutally pushed back to Croatian police, who are then illegally pushing them back to Bosnia in a kind of chain pushback situation which is a shame, a shame, at European borders?”

      – Malin Björk MEP

      The case referred to is part of strategic litigation efforts led by network member InfoKolpa, which resulted in a landmark judgement issued on 16 July 2020 by the Slovenian Administrative Court. The findings prove that the Slovenian police force in August 2019 carried out an illegal collective expulsion of a member of a persecuted English-speaking minority from Cameroon who wanted to apply for asylum in the country. The verdict was confirmed on 9th April 2021 by the Slovenian Supreme Court, which ruled the following: the Slovenian police violated the principle of non-refoulement, the prohibition of collective expulsions and denied the asylum seeker access to the right to international protection. The state was ordered to ensure that the plaintiff is allowed to re-enter the country and ask for international protection, but no effort has been made by the authorities to respect the ruling of the court. The case is thus another confirmation of the Slovenian misconduct that persistently undermines the foundations of the rule of law, specifically international refugee law and international human rights law.

      We fear for Slovenia.

      https://www.borderviolence.eu/meps-slam-slovenian-presidency-for-their-role-in-chain-pushbacks

    • Briefly reviewing the topic of pushbacks at European borders, it is important to report on the case of a young refugee from Somalia who was prevented from seeking asylum in Austria and was expulsed, or more precisely, pushed back to Slovenia, contrary to international and European law. His case will soon be reviewed at the Provincial Administrative Court of Styria (https://www.index.hr/vijesti/clanak/migrant-tuzio-austriju-slucaj-bi-mogao-imati-posljedice-i-za-hrvatsku-policiju/2302310.aspx), and if he wins the case, it will be the second verdict that indicates systematic and sometimes chained pushbacks of refugees through Austria, Slovenia, and thus Croatia all the way to Bosnia and Herzegovina.

      Reçu via la mailing-list Inicijativa Dobrodosli, du 16.09.2021

    • Violenze e respingimenti: la “stretta” della Slovenia sui migranti. Con l’aiuto dell’Italia

      Solo a settembre oltre 100 persone in transito sono state respinte a catena in Bosnia ed Erzegovina. Molte di loro sono state fermate a pochi chilometri dal confine italiano. I pattugliamenti misti della polizia italiana e slovena potrebbero spiegare l’aumento delle persone rintracciate. La denuncia del Border violence monitoring network

      Otto casi di respingimenti a catena dalla Slovenia alla Bosnia ed Erzegovina nel mese di settembre 2021. Più di cento persone coinvolte, in prevalenza cittadini afghani e pakistani, che denunciano violenze da parte della polizia slovena. Molte di loro (almeno 34) sono state fermate a “un passo” dal confine italiano: la “stretta” del governo di Lubiana sul controllo del territorio, in collaborazione con la polizia italiana, sembra dare i primi risultati.

      La denuncia arriva dalla rete Border violence monitoring network (Bvmn) che monitora il rispetto dei diritti delle persone in transito nei Paesi balcanici: “Non si hanno testimonianze dirette di poliziotti italiani coinvolti ma si presume che l’aumento nella sorveglianza del territorio e l’alto numero di persone arrestate nel nord della Slovenia sia una conseguenza dell’accordo tra Roma e Lubiana” spiega Simon Campbell, coordinatore delle attività della rete. Il ruolo dell’Italia resta così di primo piano nonostante le riammissioni al confine siano formalmente interrotte dal gennaio 2021.

      Nel report di Bvmn di settembre 2021 vengono ricostruite dettagliatamente numerose operazioni di respingimento che “partono” dal territorio sloveno. Intorno alle sette e trenta di sera del 7 settembre 2021 un gruppo di quattro cittadini afghani, tra cui un minore, viene fermato vicino alla città di Rodik, nel Nord-Ovest della Slovenia a circa cinque chilometri dal confine con l’Italia. Il gruppo di persone in transito viene bloccato da due agenti della polizia di frontiera slovena e trasferito in un centro per richiedenti asilo. Ma è solo un’illusione. Quarantotto ore dopo, il 9 settembre verso le 17, i quattro si ritroveranno a Gradina, nel Nord della Bosnia ed Erzegovina: nonostante abbiano espresso più volte la volontà di richiedere asilo le forze di polizia slovena le hanno consegnate a quelle croate che hanno provveduto a portarle nuovamente al di fuori dell’Ue. Una decina di giorni dopo, il 19 settembre, un gruppo di otto persone, di età compresa tra i 16 e i 21 anni, riesce a raggiungere la zona confinaria tra Slovenia e Italia ma durante l’attraversamento dell’autostrada A1, all’uscita di una zona boscosa, interviene la polizia. All’appello “mancano” due persone che camminavano più avanti e sono riuscite a raggiungere Trieste: le guardie di frontiera lo sanno. L’intervistato, un cittadino afghano di 21 anni, sospetta che “una sorta di videocamera con sensori li aveva ha individuati mentre camminavano nella foresta”. O forse uno dei 55 droni acquistati dal ministro dell’Interno sloveno per controllare il territorio di confine. A quel punto le forze speciali slovene chiedono rinforzi per rintracciare i “fuggitivi” e nel frattempo sequestrano scarpe, telefoni cellulari, power bank e soldi ai membri del gruppo identificati che dopo circa mezz’ora sono costretti a entrare nel retro di un furgone. “Non c’era ossigeno perché era sovraffollato e la polizia ha acceso l’aria condizionata a temperature elevate. Due persone sono svenute durante il viaggio” spiega il 21enne. Verso le 12 la polizia croata prende il controllo del furgone: il gruppo resta prigioniero nel veicolo, con le porte chiuse e senza cibo e acqua, per il resto della giornata. Alle due del mattino verranno rilasciati vicino a Bihać, nel cantone bosniaco di Una Sana.

      Sono solo due esempi delle numerose testimonianze raccolte dal Border violence. I numeri dei respingimenti a catena sono in forte aumento: da gennaio a agosto 2021 in totale erano state 143 le persone coinvolte, solo nel mese di settembre 104. Un dato importante che coinvolge anche l’Italia. Le operazioni di riammissione dall’Italia alla Slovenia sono formalmente interrotte -anche se la rete segnala due casi, uno a marzo e uno a maggio, di persone che nonostante avessero già raggiunto il territorio italiano sono state respinte a catena fino in Bosnia- ma il governo italiano fornisce supporto tecnico e operativo al governo sloveno per il controllo del territorio grazie a un’intesa di polizia tra Roma e Lubiana di cui non si conoscono i contenuti.

      Sono ripresi infatti nel mese di luglio 2021 i pattugliamenti misti al confine nelle zone di Gorizia e Trieste. “Al momento dobbiamo approfondire l’effettivo funzionamento dell’accordo: non abbiamo testimonianze dirette di poliziotti italiani coinvolti -continua Campbell-. Presumiamo però che l’alto livello di sorveglianza del territorio e il numero di persone che vengono catturate in quella zona dimostra che l’intesa sui pattugliamenti assume un ruolo importante nei respingimenti a catena verso la Bosnia”. Paese in cui la “malagestione” del fenomeno migratorio da parte del governo di Sarajevo si traduce in una sistematica violazione dei diritti delle persone in transito e in cui le forze di polizia sotto accusa del Consiglio d’Europa per i metodi violenti che utilizza. Elementi che il Viminale non può considerare solo come “collaterali” delle politiche con cui tenta di esternalizzare i confini.

      La particolarità dei respingimenti da parte delle autorità slovene è che sono realizzati alla luce del sole. “La caratteristica di queste operazioni consiste nel fatto che i migranti vengono consegnati ‘ufficialmente’ alle autorità croate dagli ufficiali sloveni ai valichi di frontiera sia stradali che ferroviari -spiegano gli attivisti-. Prendendo come esempio la Croazia la maggior parte dei gruppi vengono allontanati da agenti che eseguono le operazioni con maschere, in zone di confine remote”. In Slovenia, invece, spesso vengono rilasciate tracce di documenti firmati per giustificare l’attività di riammissione. “Nonostante questa procedura sia la Corte amministrativa che la Corte suprema slovena hanno ritenuto che queste pratiche violano la legge sull’asilo perché espongono le persone al rischio di tortura in Croazia”.

      Una violenza denunciata, a inizio ottobre 2021, da un’importate inchiesta giornalistica di cui abbiamo parlato anche su Altreconomia. I pushaback sloveni, a differenza di quelli “diretti” che si verificano in Croazia e in Bosnia ed Erzegovina, sono più elaborati perché “richiedono più passaggi e quindi possono durare più giorni”. “Siamo rimasti tre giorni in prigione. Non abbiamo potuto contattare nessun avvocato, non ci hanno fornito un traduttore. Ci hanno dato solo una bottiglia di acqua al giorno e del pane” racconta uno dei cittadini afghani intervistati. Oltre al cattivo trattamento in detenzione, diverse testimonianze parlano di “violenze e maltrattamenti anche all’interno delle stazioni di polizia slovene” e anche al di fuori, con perquisizioni violente: in una testimonianza raccolta dalla Ong No name kitchen, un cittadino afghano ha denunciato una “perquisizione intensiva dei genitali”. I maggiori controlli sul territorio sloveno, possibili anche grazie alla polizia italiana, rischiano così di far ricadere le persone in transito in una spirale di violenza e negazione dei diritti fondamentali.

      https://altreconomia.it/violenze-e-respingimenti-la-stretta-della-slovenia-sui-migranti-con-lai

    • “They were told by the officers that they would be taken to Serbia.... at 12am they were dropped at the Bosnia-Croatia border, near the town of Velika Kladuša”

      Date and time: September 24, 2021 00:00
      Location: Velika Kladuša, Bosnia and Herzegovina
      Coordinates: 45.1778695699, 16.025619131638
      Pushback from: Croatia, Slovenia
      Pushback to: Bosnia, Croatia
      Demographics: 11 person(s), age: 17-22 , from: Afghanistan, Pakistan
      Minors involved? No
      Violence used: kicking, insulting, theft of personal belongings
      Police involved: 2 Slovenian officers wearing blue uniforms, 2 Croatian officers wearing light blue uniforms, 2 police vans
      Taken to a police station?: yes
      Treatment at police station or other place of detention: detention, personal information taken, papers signed, denial of food/water, forced to pay fee
      Was the intention to ask for asylum expressed?: Yes
      Reported by: No Name Kitchen

      Original Report

      On 20th September 2021, 6 Afghan males between the ages of 17 and 22 attempted to cross the border from Slovenia into Italy near the city of Trieste. They had been traveling for 3 days from Serbia before reaching this point. They walked for 4 hours to the border with another group, but the weather was cold and raining so they decided to try taking a taxi instead. As they were hidden in the taxi they did not have enough space for their bags, and so during this ride they had no water or food.

      The two groups set off in two different taxis. The first made it across the border, but as the second one was approaching it after a 40-minute journey, a police car began chasing them. The driver of the taxi stopped on a small bridge and escaped on foot, but the men in the car were arrested by two Slovenian police officers. The officers have been described as one young man and one old man, both wearing blue short-sleeved tops. The men were then taken to a police station near the Italian border. Here they spent 1 night. The respondents remarked that they were treated well, that the police cooperated and did not try to scare them, and that they were given food, water, and blankets. However, it was cold, and a few of the group became ill. The police tried to interview them about their attempt across the border, but after receiving no response told them to rest and take their food.

      On the morning of 21 September, the group was all given a COVID test and taken to a quarantine facility. Here they spent 3 nights. Again, the respondent stated that they were treated well. They were allowed to use their mobile phones for 2 hours per day and were given good quality food and medical care from a nurse/doctor. The group stated that they intended to claim asylum except for one that was going to Germany because he had a brother there. They also filled out a form stating that they faced threat in Afghanistan. Communication was initially made in English, but a Pashtu-speaking interpreter from Pakistan was provided for the interview. One of the group, the 6th member, was allowed to stay in Slovenia as he was 17.

      On the morning of 24 September the group of 5, all Afghan males between the age of 18 and 22, were given all of their belongings and driven to a small checkpoint on the Croatian border. The checkpoint was described as a two-sided road with a container on each side. Here they were handed over to two Croatian officers, which the Slovenian officers spoke with. The Croatian officers have been described as one woman around 40-45 years old and one man around 50, with both wearing light blue short-sleeved shirts consistent with the uniform of the Croatian Granicna Policija (border police), and one wearing a jacket. Here the respondents remarked that the good treatment ended and that the Croatian officers began acting “insane”. They were driven to a police station near the Croatia-Slovenia border. Here their sim cards were all taken, meaning the group could not access their phones or location services anymore. In the station, there was also a group of 7 Pakistani men. Initially, the two groups were held in separate rooms, but when another detainee arrived at the station all 11 men were put in the same room. The respondents described the room as 2x2m, designed for 1 person, and smelling very bad.

      The two groups were kept in these conditions from 10 am-7 pm, with no food or water. They asked for these repeatedly and were eventually given something to eat after paying with their own money. One of the group of 5 was kicked twice for no apparent reason. The group stated their intention to claim asylum, and again filled out a form stating that they faced threat in Afghanistan. In response, the woman officer asked: “why did you leave Afghanistan? If there was war you should fight not leave”. The group remarked that they refused to engage, stating that “she doesn’t know politics, doesn’t know when someone should stay or leave, there is different reasons”.

      At around 8 pm all 11 men were given their belongings back, minus their sim cards. As the belongings were jumbled and all given at once, some things were lost or potentially stolen. They were then ordered to get in a van which was driven by the same two officers. The group of 5 asked to be returned to Serbia as they had contacts there and had spent time there. They also had Serbian refugee camp ID cards. They were told by the officers that they would be taken to Serbia. The officers then began driving slowly, stopping often and parking to pass the time. The groups asked for something to drink and gave money in return for cola and water. At 12am they were dropped at the Bosnia-Croatia border, near the town of Velika Kladuša.

      The group walked into Velika Kladuša. They spent all night outside with no blankets, sleeping bags, or comfortable places to sleep. The weather was freezing. They tried to enter a restaurant at 7am but were not allowed in. After 2 nights in the cold weather, the group of 5 decided to return to Serbia. The return cost between €500-600. They crossed the border into Serbia at a bridge, where the group remarked that there was no police in sight.

      https://www.borderviolence.eu/violence-reports/september-24-2021-0000-velika-kladusa-bosnia-and-herzegovina

    • Voir aussi le "report of the Council of Europe Committee for the Prevention of Torture on the situation in Croatia"

      The European Committee for the Prevention of Torture and Inhuman or Degrading Treatment or Punishment (CPT) has published today the report on its ad hoc visit to Croatia from 10 to 14 August 2020. The report is made public pursuant to Rule 39 §3 (1) of the Rules of Procedure (2) of the CPT following written statements made by a senior Croatian official pertaining to the content of the report which were placed into the public domain. The Committee deemed such statements as a misrepresentation of the contents of the report, the professional integrity and modus operandi of the members of the CPT’s delegation. Consequently, the Committee decided to publish the report of the visit in full.

      In a report on Croatia published today, the CPT urges the Croatian authorities to take determined action to stop migrants being ill-treated by police officers and to ensure that cases of alleged ill-treatment are investigated effectively.

      The Committee carried out a rapid reaction visit to Croatia from 10 to 14 August 2020, and in particular along the border area to Bosnia and Herzegovina (BiH), to examine the treatment and safeguards afforded to migrants deprived of their liberty by the Croatian police. The CPT’s delegation also looked into the procedures applied to migrants in the context of their removal from Croatia as well as the effectiveness of oversight and accountability mechanisms in cases of alleged police misconduct during such operations. A visit to the Ježevo Reception Centre for Foreigners was also carried out.

      The report highlights that, for the first time since the CPT started visiting Croatia in 1998, there were manifest difficulties of cooperation. The CPT’s delegation was provided with incomplete information about places where migrants may be deprived of their liberty and it was obstructed by police officers in accessing documentation necessary for the delegation to carry out the Committee’s mandate.

      In addition to visiting police stations in Croatia, the CPT’s delegation also carried out many interviews across the Croatian border in the Una-Sana Canton of BiH, where it received numerous credible and concordant allegations of physical ill-treatment of migrants by Croatian police officers (notably members of the intervention police). The alleged ill-treatment consisted of slaps, kicks, blows with truncheons and other hard objects (e.g. butts/barrels of firearms, wooden sticks or tree branches) to various parts of the body. The alleged ill-treatment had been purportedly inflicted either at the time of the migrants’ “interception” and de facto deprivation of liberty inside Croatian territory (ranging from several to fifty kilometres or more from the border) and/or at the moment of their push-back across the border with BiH.

      In a significant number of cases, the persons interviewed displayed recent injuries on their bodies which were assessed by the delegation’s forensic medical doctors as being compatible with their allegations of having been ill-treated by Croatian police officers (by way of example, reference is made to the characteristic “tram-line” haematomas to the back of the body, highly consistent with infliction of blows from a truncheon or stick).

      The report also documents several accounts of migrants being subjected to other forms of severe ill-treatment by Croatian police officers such as migrants being forced to march through the forest to the border barefoot and being thrown into the Korana river which separates Croatia from BiH with their hands still zip-locked. Some migrants also alleged being pushed back into BiH wearing only their underwear and, in some cases, even naked. A number of persons also stated that when they had been apprehended and were lying face down on the ground certain Croatian police officers had discharged their weapons into the ground close to them.

      In acknowledging the significant challenges faced by the Croatian authorities in dealing with the large numbers of migrants entering the country, the CPT stresses the need for a concerted European approach. Nevertheless, despite these challenges, Croatia must meet its human rights obligations and treat migrants who enter the country through the border in a humane and dignified manner.

      The findings of the CPT’s delegation also show clearly that there are no effective accountability mechanisms in place to identify the perpetrators of alleged acts of ill-treatment. There is an absence of specific guidelines from the Croatian Police Directorate on documenting diversion operations and no independent police complaints body to undertake effective investigations into such alleged acts.

      As regards the establishment of an “independent border monitoring mechanism” by the Croatian authorities, the CPT sets out its minimum criteria for such mechanism to be effective and independent.

      In conclusion, nonetheless the CPT wishes to pursue a constructive dialogue and meaningful cooperation with the Croatian authorities, grounded on a mature acknowledgment, including at the highest political levels, of the gravity of the practice of ill-treatment of migrants by Croatian police officers and a commitment for such ill-treatment to cease.

      https://www.coe.int/en/web/cpt/-/council-of-europe-anti-torture-committee-publishes-report-on-its-2020-ad-hoc-vi

      Pour télécharger le rapport :
      https://rm.coe.int/1680a4c199

      #CPT #rapport

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      Commentaire de Inicijativa Dobrodosli (mailing-list du 08.12.2021) :

      Jerko Bakotin writes for Novosti (https://www.portalnovosti.com/odbor-vijeca-europe-hrvatska-policija-sustavno-zlostavlja-migrante-i-) that this report is “perhaps the strongest evidence publicly available so far in support of previously hard-to-dispute facts. First, that Croatian police massively and illegally denies refugees and migrants the right to asylum and expels them from the depths of the territory, that is, conducts pushbacks. Second, that these pushbacks are not officially registered. Third, the pushbacks are done with knowledge, and certainly on the orders of superiors.” Civil society organizations point out (https://hr.n1info.com/vijesti/rh-sustavno-krsi-prava-izbjeglica-koristeci-metode-mucenja-a-zrtve-su-i-d) that the Croatian government is systematically working to cover up these practices, and there will be no change until all those who are responsible are removed and responsibility is taken. Unfortunately, it is likely that the Croatian political leadership will instead decide to shift the blame to refugees and declare international conspiracies against Croatia (https://www.telegram.hr/politika-kriminal/jednostavno-pitanje-za-bozinovica-i-milanovica-sudjeluje-li-i-vijece-europe). As a reaction to the published report, Amnesty International points out (https://www.amnesty.org/en/latest/news/2021/12/human-rights-body-has-condemned-croatian-authorities-for-border-violence) that due to the European Commission’s continued disregard for Croatia’s disrespect for European law, and their continued support in resources, it is really important to ask how much the Commission is complicit in human rights violations at the borders.

    • Another important report (https://welcome.cms.hr/wp-content/uploads/2021/12/Polugodisnje-izvjesce-nezavisnog-mehanizma-nadzora-postupanja-policijski) came out on Friday - in a working version that was later withdrawn from a slightly surprising address where it was published - on the website of the Croatian Institute of Public Health. It is the report of the Croatian "independent mechanism for monitoring the conduct of police officers of the Ministry of the Interior in the field of illegal migration and international protection”. Despite the tepid analysis of police treatment - which can be understood given the connection of members of the mechanism with the governing structures, as well as a very problematic proposal for further racial profiling and biometric monitoring of refugees using digital technologies, the report confirmed the existence of pushbacks in Croatia: “through surveillance, the mechanism found that the police carried out illegal pushbacks and did not record returns allowed under Article 13 of the Schengen Borders Code.” We look forward to the publication of the final version of the report.

      –-> via Inicijativa Dobrodosli (mailing-list du 08.12.2021)

  • #Ouverture du nouveau lieu Les #Terrasses_Solidaires et manifestation du 25 août 2021

    #Les_Terrasses_Solidaires, c’est le nouveau tiers-lieu briançonnais dédié à l’accueil et l’intégration de personnes exilées ainsi qu’à l’économie sociale, solidaire et écologique.

    Les Terrasses Solidaires ont pu voir le jour grâce à la mobilisation des acteurs de la solidarité du territoire, soutenue par des fondations et de nombreux donateurs privés.

    Après l’acquisition du bâtiment, la mobilisation se poursuit pour rénover le lieu et le mettre aux normes correspondantes aux activités prévues, en particulier l’accueil d’urgence des personnes exilées assurées par l’association Refuges Solidaires.

    Les travaux se sont concentrés dans une première phase sur une partie du bâtiment afin de pouvoir accueillir le Refuge dans les meilleurs délais.

    Nul n’ignore en effet que les conditions d’accueil au Refuge ne permettent plus de respecter la dignité ni la sécurité des personnes, en raison de l’inaction des pouvoirs publics qui reste sourd à nos alertes, y compris la dernière en date du 25 juin 2021, malgré le soutien des grandes ONG.

    La crise sanitaire ne fait qu’aggraver le problème, du fait là encore de l’irresponsabilité des autorités qui délaissent les plus démunis.

    La crise sanitaire ne fait qu’aggraver le problème, du fait là encore de l’irresponsabilité des autorités qui délaissent les plus démunis.

    Le déménagement du Refuge aux Terrasses Solidaires devrait intervenir mercredi 25 août, après la visite d’inspection de la commission de sécurité prévue la veille.

    Dans cette hypothèse, un pique-nique solidaire aura lieu le 25/08 à midi, devant l’ancien Refuge, suivi d’un cortège à 14h pour accompagner les exilés au nouveau lieu d’accueil situé Route de Grenoble (n°34)

    RDV dès 12h devant le Refuge, sur le parvis de la MJC-Centre social du Briançonnais, 35 rue Pasteur, avec un pique-nique à partager avec les personnes exilées et solidaires présentes.

    Nous vous attendons nombreux et nombreuses. Merci de faire circuler l’information !

    Ce nouveau lieu dépend de la mobilisation citoyenne, que ce soit pour son fonctionnement et son financement ! Donc n’hésitez pas à apporter votre contribution (https://www.lesterrassessolidaires.org/le-financement).

    Reçu via la mailing-list Tous Migrants, le 20.08.2021.

    Le site web des Terrasses :
    https://www.lesterrassessolidaires.org

    #refuge #asile #migrations #accueil #hébergement #hébergement_d'urgence #réfugiés #Hautes-Alpes #frontière_sud-alpine #France #Briançonnais

    –—

    voir aussi ce fil de discussion :
    Sauvé, le refuge solidaire de #Briançon s’adapte à de nouveaux arrivants
    https://seenthis.net/messages/913269

  • Immigration : pour le symbole, le Refuge solidaire de Briançon ferme son accueil

    Le conseil d’administration de l’association gérant le centre d’hébergement d’urgence pour les exilés venant de traverser la frontière se retire. L’accueil est encore assuré par une poignée de bénévoles.

    La vie du Refuge solidaire, rue Pasteur à Briançon, est chaque jour un peu plus compliquée. Le centre d’hébergement d’urgence ouvert en juillet 2017 accueille toujours autant de personnes migrantes après leur traversée à pied de la frontière franco-italienne. Une situation devenue invivable pour nombre de bénévoles et le conseil d’administration de l’association Refuges solidaires. Cette dernière, qui gère les lieux, jette d’ailleurs symboliquement l’éponge. « On a décidé [mercredi] de quitter le Refuge solidaire », regrette par téléphone Philippe Wyon, l’un des membres du conseil d’administration, confirmant une information de l’AFP.

    (#paywall)
    https://www.ledauphine.com/societe/2021/08/14/immigration-pour-le-symbole-le-refuge-solidaire-de-briancon-ferme-son-ac

    #Briançon #frontière_sud-alpine #France #frontières #asile #migrations #réfugiés #Refuge_solidaire #fermeture #accueil #bénévolat #solidarité #retrait

    ping @isskein @karine4

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    ajouté à la métaliste sur le Briançonnais :
    https://seenthis.net/messages/733721

    Et plus précisément ici :
    https://seenthis.net/messages/733721#message925945

  • Dalla frontiera alpina del Nord-ovest (valle di Susa)

    La situazione alla frontiera nord-ovest in Alta Valle di Susa, dove da mesi #MEDU sta monitorando le condizioni di vita e il rispetto dei diritti umani di uomini, donne e bambini provenienti principalmente dalla rotta balcanica e in transito verso la Francia, è prossima a un collasso programmato che si scarica soprattutto sui più vulnerabili.
    Le principali criticità:
    –Sul versante italiano il sistema di accoglienza si è in pochi mesi ridotto radicalmente. La casa occupata #Chez_Jesuoulx è stata sgomberata il 23 di marzo con procedimenti giudiziari a carico degli attivisti. Il rifugio #Fraternità_Massi ha dovuto sobbarcarsi in toto l’accoglienza con costante sovraffollamento, rischi sanitari e ritmi di lavoro per gli operatori anche di 24 ore. Il finanziamento del progetto di accoglienza, pur approvato, non è mai arrivato. Il risultato è stato che dopo qualche giorno a marzo di apertura 24 ore per tutti, poi l’accoglienza diurna è stata limitata ai più vulnerabili ed infine cancellata. Gli spazi per le famiglie, affittati ai salesiani, troppo onerosi, sono stati definitivamente restituiti. Donne, uomini, bambini, sono costretti a rimanere per strada durante le ore diurne, senza alcun tipo di assistenza e accesso ai servizi essenziali.
    Per converso, in questi mesi è sorto uno spazio aperto a #Claviere che ha svolto il ruolo di presidio solidale in frontiera con cucine ed attenzione medica anche grazie al contributo di #No_Nation_Truck. Il 30 di luglio tale presidio ha cercato di radicarsi con l’occupazione della ex dogana, sgomberata dopo 5 giorni, aprendo la strada a nuovi procedimenti giudiziari.
    Dall’altra parte della frontiera, in Francia, le #Refuge_solidaire ha chiuso i battenti, sfrattato dalle istituzioni, oberato da presenze ormai ingestibili, anche per l’impossibilità di garantire le necessarie misure anti-Covid.
    Le persone in transito sono strette in una morsa da entrambi i lati della frontiera.
    Il clima di criminalizzazione della solidarietà è accompagnato anche da cambiamenti nelle pratiche di controllo da parte delle forze dell’ordine. Dal 20 di luglio al 10 di agosto la polizia è intervenuta un giorno ogni due alle partenze degli autobus a #Oulx per identificare, trasferire alla caserma di #Bardonecchia per schedatura #eurodac e per dissuadere con minacce coloro che erano in partenza. Tre volte è entrata al rifugio Fraternità Massi per portare famiglie a Bardonecchia per identificazione e consegna di fogli di espulsione o per obbligo a presentarsi in questura sotto minaccia di possibile arresto. Non siamo di fronte a prassi irregolari, ma certamente a un cambiamento di atteggiamento che sembrerebbe invalidare quelle prassi concordate a livello inter-istituzionale per cui il rifugio era un luogo neutro, libero da ordinari controlli .
    Di fronte a questo quadro di assenza programmata delle istituzioni, di repressione verso le pratiche di solidarietà, di contrasto agli ingressi e transiti, i flussi crescono e cresceranno sia dai Balcani sia dalla rotta del Mediterraneo centrale. Il compito di stare affianco alle persone in transito ricade su volontari e società civile, esposti per questo al rischio costante di essere denunciati . Il costo di questo atteggiamento pubblico peraltro inefficace quanto crudele, ricade soprattutto sui più vulnerabili, donne, bambini, offesi, quelli che a parole si dichiara sempre pietisticamente di difendere.

    https://mediciperidirittiumani.org/dalla-frontiera-alpina-del-nord-ovest-valle-di-susa
    #Briançon #frontière_sud-alpine #Suse #vallée_de_Suse #Italie #France #frontières #criminalisation #contrôles_frontaliers #asile #migrations #réfugiés #criminalisation_de_la_solidarité #Chez_Jésoulx

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    ajouté à la métaliste sur le Briançonnais :
    https://seenthis.net/messages/733721

    Et plus précisément ici :
    https://seenthis.net/messages/733721#message925945

  • Roué de coups à Vintimille, un Guinéen de 23 ans se suicide

    #Musa_Balde, un Guinéen de 23 ans, s’est donné la mort dans la nuit de samedi à dimanche dans un centre de rétention pour étrangers à Turin, en Italie. Le jeune homme, retrouvé pendu, avait été violemment roué de coups par trois Italiens à Vintimille, ces derniers jours. A sa sortie de l’hôpital, il avait été transféré dans le #CRA de Turin où il avait été placé à l’isolement.

    Les associations disent avoir tout fait, en vain, pour venir en aide à Musa Balde, un migrant de 23 ans présent jusqu’à récemment dans la région de Vintimille, en Italie. Ce jeune Guinéen, décrit comme une personne instable et régulièrement ivre dans les rues de Vintimille, s’est donné la mort dans la nuit de samedi à dimanche 23 mai dans l’enceinte du Centre de détention et de rapatriement de Turin (CPR, équivalent des centres de rétention administrative en France, antichambre aux expulsions des étrangers). Musa Balde a été retrouvé pendu à l’aide de ses draps.

    Une « terrible nouvelle » selon plusieurs associations, dont Projetto 20k et l’ONG We World, qui dénoncent la responsabilité de l’Etat italien dans le triste sort de ce migrant « vulnérable psychologiquement » présent depuis quatre ans en Italie et dont la demande d’asile avait été rejetée.

    La situation de Musa Balde, sous le coup d’une procédure d’éloignement du territoire depuis mars, s’était rapidement détériorée ces derniers jours. Le 9 mai dernier, il avait été passé à tabac par trois hommes italiens dans les rues de Vintimille, ville italienne proche de la frontière française. Selon la police, qui a exclu tout motif raciste, l’agression avait fait suite à la tentative du migrant de voler le portable d’un de ces trois hommes dans un supermarché.

    L’homme en question et ses deux acolytes avaient par la suite fondu sur Musa Balde à la sortie du magasin et l’avaient roué de coups à l’aide de barres, de bâtons, de tuyaux en plastique, de leurs poings et de leurs pieds.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/32461/roue-de-coups-a-vintimille-un-guineen-de-23-ans-se-suicide
    #mourir_aux_frontières #frontière_sud-alpine #asile #migrations #réfugiés #mort #suicide #décès #Alpes #Turin #Vintimille #détention_administrative #rétention #Italie #France

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    ajouté au fil de discussion sur les morts à la frontière de Vintimille :
    https://seenthis.net/messages/784767

    lui-même ajouté à la métaliste sur les morts aux frontières alpines :
    https://seenthis.net/messages/758646

    • Ventimiglia, migrante preso a sprangate dopo lite in un supermarket: identificati i tre responsabili

      Un migrante è stato assalito e preso a sprangate da tre persone in pieno centro a Ventimiglia, all’angolo tra via Roma e via Ruffini, dietro al Comune e alla caserma della polizia di frontiera. L’uomo è stato soccorso dal personale sanitario del 118 e portato in ospedale a Sanremo: ha riportato diverse lesioni, tra cui un forte trauma facciale. Un video diffuso subito dopo l’aggressione sui social mostra tutta la violenza di quanto successo. La polizia alcune ore dopo ha individuato e denunciato i tre responsabili dell’aggressione.

      https://video.repubblica.it/edizione/genova/ventimiglia-migrante-preso-a-sprangate-dopo-una-lite-in-un-supermarket/386781/387506?video&ref=RHTP-BH-I300221689-P1-S2-T1

    • Il peso dell’indifferenza. La storia di #Moussa_Balde

      Il suo nome è ovunque nelle ultime ore, ma di lui non si sa molto. Di Moussa Balde si conosce l’età, appena 22 anni, il paese d’origine, la Guinea, e si può ipotizzare che fosse giunto in Italia con la speranza di migliorare la propria vita. Era arrivato probabilmente all’inizio 2017 e si era stabilito a Imperia, in Liguria. Lì era stato accolto al Centro di solidarietà l’Ancora, dove gli educatori, che cercano di incentivare lo studio come mezzo di integrazione, lo avevano messo in contatto con il Centro provinciale per l’istruzione degli adulti di Imperia, tramite cui aveva deciso volontariamente di iscriversi a scuola. L’insegnante di italiano ci tiene a raccontare come la sua grafia fosse la più bella mai vista in dieci anni di lavoro, segno del suo impegno e della sua scolarizzazione.

      “Ha sempre dimostrato una grandissima voglia di imparare la lingua, per comunicare con le persone, trovare un lavoro, vivere nella società. Era un pensiero costante, che l’ha spinto a fare tutto nei tempi e nei modi giusti”.

      Aveva probabilmente già studiato in Guinea, e anche in una buona scuola. Con “un’invidiabile capacità di apprendimento”, ha intrapreso un corso di prima alfabetizzazione, poi di scuola media e infine si era iscritto al primo anno di superiori, che non ha mai concluso. Nel 2019 aveva, infatti, deciso di andare in Francia, dove vivevano alcuni amici o parenti, come lui francofoni. Dopo qualche mese all’estero, era stato però fermato e rispedito nel comune ligure. Spostatosi a Ventimiglia, dimorava ormai per strada e si sostentava chiedendo l’elemosina e rivolgendosi ai servizi della Caritas diocesana. “Più volte è venuto da noi per chiedere del cibo – racconta Christian Papini, responsabile regionale – ma è tutto quello che abbiamo potuto fare per lui. Non possiamo aiutarli, accoglierli, nemmeno dargli da dormire, hanno solo diritto all’urgenza.”

      Le associazioni del territorio non conoscono davvero la sua storia. Maura Orengo, referente a Imperia di Libera – rete di associazioni che lavora per la tutela dei diritti e la giustizia sociale – spiega che “il ragazzo aveva il foglio di via, quindi era già in situazione di clandestinità e non si poteva rivolgere alle associazioni, che richiedono nome e generalità.” Senza passato e senza futuro, Moussa occupava i margini della società, delle vie e dei supermercati dove faceva l’elemosina.

      Proprio in quella circostanza, il 9 maggio, era stato aggredito da alcuni cittadini di Ventimiglia, che lo avevano violentemente percosso con dei tubi. Alla denuncia, però, non è stata aggiunta l’aggravante razziale. I tre lo avevano accusato di tentato furto di un cellulare, ma a Moussa non era stata data la possibilità di replicare. Condotto all’ospedale di Bordighera per trauma facciale e lesioni, veniva dimesso il giorno successivo con una prognosi di dieci giorni e immediatamente trasportato al Centro di permanenza per il rimpatrio di Torino. Il ragazzo era infatti irregolare sul territorio italiano, anche se, tempo prima, aveva fatto domanda di asilo politico: “Sembra ci sia stato un problema nel momento in cui doveva presentarsi davanti alla commissione, per spiegare i motivi per cui richiedeva l’asilo. – dice il suo avvocato, Gianluca Vitali -. Era andato una prima volta ma, come spesso succede, solo un membro della commissione era disponibile a sentirlo. Lui ha quindi chiesto il rinvio, per essere ascoltato dall’intera composizione collegiale. Poi però ci sono stati dei problemi, non aveva più un posto dove stare e non era c’erano centri di accoglienza per ospitarlo. Probabilmente, quindi, era stato convocato ma è risultato irreperibile”. Così, senza conoscere la sua storia e senza aver ascoltato le ragioni che lo avevano spinto ad arrivare nel paese, la commissione aveva deciso per il rimpatrio. Ma a Moussa, che non frequentava più nessuna associazione ed era praticamente un fantasma, la comunicazione ufficiale è giunta una volta arrivato al Cpr. “Il passaggio dall’ospedale a Torino è avvenuto in brevissimo tempo, – dice Orengo – non c’è stato nemmeno il tempo di avvicinarlo subito dopo l’aggressione. Noi di Libera ci chiedevamo se avremmo potuto fare di più; avrei potuto segnalare a Torino la difficile situazione in cui questo ragazzo versava, ma non sapevo nemmeno che fosse lì.”

      Dopo due settimane di isolamento, con la prospettiva di un prossimo rimpatrio, Moussa Balde si toglie la vita. Altri ragazzi, come lui reclusi all’interno del centro, alla notizia della morte hanno iniziato uno sciopero della fame e innescato diversi incendi nella struttura, per protestare contro le condizioni cui sono costretti.

      Gli ultimi giorni

      Emarginato, picchiato, isolato e respinto ancora una volta, il ragazzo era visibilmente provato. L’avvocato, che aveva conosciuto la sua storia leggendo la notizia dell’aggressione, scopre tramite una faticosa ricerca che la sua destinazione è il Cpr di Torino e lo raggiunge. Sin da subito non ha dubbi che gli addetti del centro fossero consapevoli delle sue difficoltà.

      “Che ci fossero problemi di comportamento, di depressione, di tono dell’umore, quindi qualche problema psichico, – dice Vitali – credo fosse evidente a tutti. La prima volta che sono andato a trovarlo ho fatto il suo nome a un poliziotto e ho chiesto di vederlo. Quello mi ha subito risposto che il ragazzo aveva dei problemi e che non era detto che avrebbe accettato il colloquio.”

      Nonostante le difficoltà, nessuno psicologo è mai andato a fargli visita, ma piuttosto, dopo qualche giorno, Moussa viene spostato nel cosiddetto “ospedaletto” del Cpr, una zona separata dal resto del centro. “Al suo arrivo non era sicuramente in isolamento, e questo conferma che la misura non è stata presa per motivi di sicurezza legati al Covid. Dovrebbe trattarsi di un isolamento sanitario, per tenere l’individuo sotto osservazione o separarlo dagli altri nel caso in cui questo si riveli contagioso. Il problema è che l’isolamento normativamente non esiste. È un’invenzione di alcuni centri. Si sostiene poi che il migrante possa chiedere di essere messo in isolamento, ma tenderei ad escludere che lui possa averlo fatto.”

      Da giorni l’avvocato di Moussa aveva avviato un procedimento per richiedere l’annullamento del rimpatrio, facendo leva sul fatto che il ragazzo fosse la parte lesa di un procedimento penale, quello contro i suoi tre aggressori.

      “Stavamo tentando di fare qualcosa, ma il processo è ovviamente lungo e macchinoso. Tutto il sistema è costruito in modo che il migrante clandestino sia il soggetto meno difendibile al mondo”.

      “Stavo già preparando un ricorso al giudice di pace di Imperia, per chiedere di sentire Moussa come persona offesa ed eventualmente di disporre il rilascio di un permesso per motivi di giustizia, in attesa del procedimento. Tutti tentativi che avrei continuato a fare, ma non c’è stato più tempo.” L’unica cosa che può fare, adesso, è accompagnare i genitori nel lungo procedimento che hanno deciso di intraprendere, per capire cosa sia davvero successo a Imperia e Torino. La salma del ragazzo, intanto, viene preparata per tornare da loro in Guinea.
      Strutture inesistenti

      Arrivato in Italia con speranza, Moussa si è scontrato con alcune delle storture del paese, che la sua morte ha contribuito a mettere ancora una volta in luce. Chi giunge a Ventimiglia non trova, innanzitutto, adeguata assistenza. Le strutture di accoglienza sono poche ed esclusivamente in mano ad associazioni del territorio. E la situazione si complica ulteriormente per i migranti in transito verso la frontiera francese. Da quando lo scorso luglio è stato chiuso il capannone della Croce Rossa, non c’è alcuna struttura che accoglie per la notte le persone in cammino, stremate anche da anni di viaggio.

      Le associazioni che lavorano sul territorio le assistono come possono, ma non sono sufficienti. E quando arriva l’estate – lo sa bene Christian Papini, che se ne occupa da anni – i flussi si moltiplicano e la situazione diventa ancora più ingestibile. “I numeri stanno aumentando in modo importante: da settembre a fine aprile, soltanto dalla Caritas sono passate più di 10mila persone. La scorsa settimana siamo arrivati a 220 persone in una mattina e siamo solo all’inizio, perché la rotta balcanica non è ancora completamente aperta.” E senza un’assistenza sufficiente, gli esiti possono facilmente diventare tragici. Lo testimonia la serie di eventi che riporta ciclicamente Ventimiglia sulle prime pagine, che dal 2015 ha visto la morte di migranti in autostrade, treni o nel passo della morte.

      Per questo Papini parla di “cronaca di una morte annunciata”. Che un campo riapra, però, è quasi una certezza: “Storicamente i campi di transito vengono aperti quando c’è una grossa emergenza, quindi di solito si aspetta che succeda il casino. Quando si rendono conto che le persone non si possono fermare, allora si apre un campo. Almeno chi arriva ha un posto dove può mangiare, lavarsi e poi trovare passaggio per la frontiera; diventa tutto un po’ più semplice.” Ma quando qualcosa si fa, il peso è sempre sulle spalle del terzo settore e dei volontari. Come quelle di Don Rito Alvarez, da anni parroco a Ventimiglia, che nel 2016 insieme alle associazioni del territorio aveva creato il progetto del Confine solidale: “In un periodo di necessità abbiamo aperto la chiesa e fatto un’accoglienza straordinaria. Ci siamo messi in prima linea e in uno spazio non molto grande abbiamo dato da mangiare anche a mille persone al giorno. Le autorità del territorio pensavano non fossimo capaci di gestire la situazione: siamo riusciti talmente bene che alla fine ci hanno spinti a continuare. Adesso non c’è nulla, la situazione è molto triste. Si va avanti cercando di sistemare tutto con palliativi, ma quello che servirebbe è un centro per l’integrazione e per l’accoglienza che sia all’altezza delle necessità. Bisogna essere lungimiranti e coinvolgere anche il governo centrale, altrimenti tra cinque anni siamo di nuovo qui a dirci le stesse cose”.
      Centri di reclusione

      Dalle strade inospitali di Ventimiglia, Moussa è stato spostato poi tra le mura dell’ospedaletto del Cpr di Torino, che il report 2021 del garante nazionale Mauro Palma descrive come: “privo di ambienti comuni: le sistemazioni individuali sono caratterizzate da un piccolo spazio esterno antistante la stanza, coperto da una rete che acuisce il senso di segregazione. Tale area è normalmente utilizzata per ospitare persone da separare dal resto della popolazione trattenuta, per motivi di salute o di incompatibilità ambientale”.

      Le indagini sul centro hanno inoltre rivelato che l’alta concentrazione di soggetti stranieri tossicodipendenti, con problemi psichici o comunque colpiti da forme di disagio sociale, non corrisponde ad un sufficiente coinvolgimento dei servizi sanitari locali. Una mancanza di raccordo con le altre strutture del territorio fa sì, inoltre, che il personale sanitario del centro rimanga completamente all’oscuro delle vicende cliniche delle persone trattenute. Queste possono poi rivolgersi direttamente agli operatori in caso di necessità, ma devono “attendere il passaggio di un operatore, nella speranza di ottenere la sua attenzione ed esprimere da dietro le sbarre del settore detentivo la propria istanza. Il Garante nazionale esprime il proprio fermo disappunto rispetto a una tale impostazione organizzativa, la quale, […] determina un contesto disumanizzante dove l’accesso ai diritti di cui le persone trattenute sono titolari passa attraverso la demarcazione fisica della relazione di potere tra il personale e lo straniero ristretto che versa in una situazione di inferiorità.” Il fatto che si tratti di una struttura chiusa, poi, com’erano i manicomi, fa già capire che “certe cose non le si vogliono far vedere. – dice Papini – Penso che se questo ragazzo avesse ricevuto supporto psicologico, forse, non si sarebbe suicidato, anche perché aveva già rischiato la vita per venire in Italia. E, dopo un’esistenza di stenti, si ritrova in un Cpr, dove gli comunicano che rimarrà rinchiuso fino al giorno del rimpatrio: c’è chiaramente un elevato rischio di suicidio. Si tratta di una delle tante vittime senza nome, di cui non frega niente a nessuno. Infatti lui è finito al Cpr, gli altri sono ancora per strada.”

      Di Moussa, che era in Italia da oltre quattro anni, si sa ancora troppo poco. È una delle tante storie che risvegliano le coscienze per un giorno, poi si torna a dormire.

      https://futura.news/il-peso-dellindifferenza-la-storia-di-moussa-balde

  • Modra rijeka

    Modra rijeka, Črnomelj, Slovenija, 25.3.2021

    https://vimeo.com/547961150


    Un #poème de #Mak_Dizdar :

    Where it is none knows
    We know little but it’s known

    Beyond forest beyond valley
    Beyond seven beyond eight

    Still worse still crazier
    Over weary over bitter

    Over blackthorn over bramble
    Over heat over strictness

    Over foreboding over doubts
    Beyond nine beyond ten

    Still deeper still stronger
    Beyond quiet beyond dark

    Where no cock crows
    Where no horn’s voice is heard

    Still worse still crazier
    Beyond mind beyond god

    There is a blue river
    It is wide it is deep

    A hundred years wide
    A thousand summers deep

    Don’t even dream of its length
    Insurmountable dark and murk

    There is a blue river

    There is a blue river—
    We must cross the river

    http://www.spiritofbosnia.org/volume-1-no-4-2006-october/blue-river

    #rivière_Kolpa #Kupa #frontière_sud-alpine #montagne #mourir_aux_frontières #asile #migrations #réfugiés #décès #morts #frontières #frontières
    #art #art_et_politique #poésie #vidéo

    –-

    ajouté au fil de discussion sur les migrants morts dans la rivière Kolpa (Kupa) à la frontière entre la #Croatie et la #Slovénie :
    https://seenthis.net/messages/811660

    Lui-même ajouté à la métaliste sur les morts à la frontière sud-alpine :
    https://seenthis.net/messages/758646

  • Push back of responsibility: Human Rights Violations as a Welcome Treatment at Europe’s Borders

    In a new report, DRC in partnership with six civil society organisations across six countries, have collected records of thousands of illegal pushbacks of migrants and refugees trying to cross Europe’s borders. Testimonies also reveal unofficial cooperation between authorities in different countries to transfer vulnerable people across borders to avoid responsibility.

    During only three months, authorities illegally prevented 2,162 men, women and children from seeking protection. The instances of illegal pushbacks were recorded from January to April 2021 at different border crossings in Italy, Greece, Serbia, Bosnia-and-Herzegovina, North Macedonia, and Hungary. More than a third of the documented pushbacks involved rights violations such as denial of access to asylum procedure, physical abuse and assault, theft, extortion and destruction of property, at the hands of national border police and law enforcement officials.

    Further, the report (https://drc.ngo/media/mnglzsro/prab-report-january-may-2021-_final_10052021.pdf) documents 176 cases of so-called “chain-pushbacks” where refugees and migrants were forcefully sent across multiple borders via informal cooperation between states to circumvent their responsibility and push unwanted groups outside of the EU. This could be from Italy or Austria through countries like Slovenia and Croatia to a third country such as Bosnia-and- Herzegovina.

    https://drc.ngo/about-us/for-the-media/press-releases/2021/5/prab-2-en
    #droits_humains #asile #migrations #réfugiés #responsabilité #frontières #push-backs #refoulements #rapport #DRC #statistiques #chiffres #2021 #Balkans #route_des_Balkans #frontière_sud-alpine #Italie #France #refoulements_en_chaîne

    Pour télécharger le rapport:
    https://drc.ngo/media/mnglzsro/prab-report-january-may-2021-_final_10052021.pdf

  • Torture, Covid-19 and border pushbacks: Stories of migration to Europe at the time of Covid-19

    The lived experience of people navigating the EU external border during the Covid-19 pandemic has brought into sharper focus the way border violence has become embedded within the landscape of migration. Here BVMN are sharing a feature article and comic strip from artistic journalist collective Brush&Bow which relays the human stories behind pushbacks, and the protracted violence which has come to characterise journeys along the Balkan Route. The researchers and artists spent time with transit communities along the Western Balkan Route, as well as speaking to network members Centre for Peace Studies, No Name Kitchen & Info Kolpa about their work. Combined with the indepth article (linked below) the comic strip brings to life much of the oral testimonies collected in the BVMN shared database, visualising movement and aspiration – as well as the counterforce of border violence.

    Authors: Roshan De Stone and David Leone Suber
    Illustrations and multimedia: Hannah Kirmes Daly
    (Brush&Bow C.I.C)
    Funded by: The Journalism Fund

    https://www.borderviolence.eu/torture-covid-19-and-border-pushbacks

    #push-back #refoulements_en_chaîne #asile #migrations #réfugiés #frontières #Croatie #Balkans #route_des_Balkans #dessin #BD #bande_dessinée #Slovénie #Italie #frontière_sud-alpine #Bosnie #Trieste #migrerrance #Trieste #violence

    • #Torture and pushbacks: Stories of migration to Europe during Covid-19

      Violent and often sadistic pushbacks from Italy, Slovenia and Croatia are a damning indictment of Europe’s broken migrant policy.

      Anatomy of a pushback: from Italy to Bosnia

      Trieste, Zagreb – On April 13 last year, Italy’s Coronavirus death-toll surpassed 20,000, making headlines worldwide. In the afternoon on that same day, Saeed carefully packed a bag. In it, a phone, three power banks, cigarettes, a sleeping bag and a photograph of his two children back in Pakistan.

      During the March lockdown, Saeed was forcibly held in Lipa camp for migrants and asylum seekers, in the Bosnian canton of Una Sana, right next to the Croatian border. Having travelled this far, he was ready for the final leg of his journey to Europe.

      That night, Saeed left the camp. On the way to the Croatian border, he was joined by nine other men.
      People on the move use GPS tracking systems to cross land borders far away from main roads and inhabited locations. (Hannah Kirmes Daly, Brush&Bow C.I.C)

      For 21 days, the group walked through the forests and mountains in Croatia, Slovenia and into Italy, avoiding roads and towns, always careful not to be seen. Never taking their shoes off, not even to sleep, ready to run at a moment’s notice if the police spotted them.

      When Covid-19’s first wave was at its peak in the spring of 2020, EU member states increased border security by sending the army to patrol borders and suspended freedom of movement as a measure to prevent the spread of the virus.

      This greatly affected migration, giving migrants and asylum seekers yet another reason to go into hiding. Saeed and his companions knew this well. But as they finally crossed the final border into Italy, they assumed the worst was over.

      Winding their way down the mountains, the group stopped at the border town of Bagnoli to order a dark, sweet, coffee - a small reward. Across the street, a woman looked out of her window and reached for the phone. Minutes later, police were on the scene.

      As the police later confirmed, it is thanks to calls from local inhabitants living in border areas that most migrants are intercepted by authorities.

      Bundled into an Italian police van, Saeed and his acquaintances were handed over to Slovenian officials, and driven back to the Croatia-Bosnia border in less than 24 hours. No anti-Covid precautions were taken, and requests for asylum were ignored.

      When the van finally stopped, they were released into an open field by a river bank. Plain-clothes officers speaking Croatian ordered them to undress.

      Blisters ripped open as Saeed’s skin tore off as he pried off his shoes. Two of the men were beaten with telescopic batons. Another was whipped with a piece of rope tied to a branch. “Go back to Bosnia” was the last thing they heard the Croatian officers shout as they climbed back up the Bosnian bank of the river.

      On the morning of May 7, Saeed walked barefoot to the same Bosnian camp he had left three weeks before. This was his first ’pushback’.

      #The_Game'
      https://www.youtube.com/watch?v=dnU-xWNfG8M&feature=emb_logo

      Trieste’s Piazza Liberta, in front of the main train station, above, is the final destination for many people on the move arriving from Bosnia.

      Since the start of the pandemic, the EU border agency Frontex reported a decrease in the overall number of irregular border crossings into Europe. This has been the case on all main routes to Europe aside from one: the Balkan route, a route migrants and asylum seekers take by foot to cross from Turkey into central Europe.

      On July 10, two months after that first pushback from Italy, Saeed sits in Piazza Liberta, the main square in front of Trieste’s train station.

      Young men from Afghanistan, Pakistan, Eritrea, Iraq and Syria sit with him on the square’s benches, forming small groups in the setting sun. For nearly two years now, this square has been the meeting point for ’people on the move’ – migrants and asylum seekers escaping war, famine and poverty in their countries, arriving by foot from Turkey and through the Balkans.

      They sit in Piazza Liberta waiting for the arrival of a group of volunteers, who hand out food, medication and attend to the blisters and welts many have on their feet as a result from the long weeks of restless walking.

      Saeed is in his thirties, clean shaven and sporting ’distressed’ jeans with impeccably white trainers. He would look like any other tourist if it wasn’t for the scars across his arms.

      “There are two borders that are particularly difficult to cross to reach Europe,” he explains.

      The first is at the Evros river, separating Greece and Turkey. This is the only alternative to anyone who wants to avoid the risk of crossing by boat to the Greek islands, where recent reports of pushbacks by the Greek police back to Turkey are rife.

      “The second border is the one between Bosnia and Croatia,” he pauses. “The road between these two borders and all the way to Italy or Austria is what we call ’The Game’.” "It is by doing The Game that I got these," he says pointing to his scars.

      The Game is one of the only alternatives to reach Europe without having to cross the Mediterranean Sea. But crossing the Balkans is a similarly dangerous journey, like a ’game’, played against the police forces of the countries on the route, so as to not get caught and arrested.

      With the outbreak of the pandemic, The Game has become more difficult and dangerous. Many have reported cases of sexual and violent abuse from the police.

      In Croatia, police officers forced people to lie on top of one another naked as they were beaten and crosses were spray-painted on their heads. To add insult to injury, all their possessions were stolen, and their phones would be smashed or thrown in the water by authorities.

      The last of thirteen siblings, Saeed wants to reach a cousin in Marseille; an opportunity to escape unemployment and the grinding poverty of his life back in Pakistan.

      From the outskirts of Karachi, Saeed lived with his two children, wife and seven relatives in two rooms. “I would go out every morning looking for work, but there is nothing. My daughter is sick. I left because I wanted to be able to provide for my family.”

      Despite his desire to end up in France, Saeed was forced to apply for asylum in Italy to buy himself time and avoid being arrested and sent back to Bosnia.

      Under current regulations governing refugee law, Saeed’s asylum application in Italy is unlikely to be accepted. Poverty and a dream for a better future are not recognised as valid reasons to be granted status in Europe. Instead, in order to keep those like Saeed out, in 2018, the European Commission proposed to almost triple funding for border enforcement between 2021 and 2027, for an overall investment of $38.4 billion.

      Despite being a skilled electrician looking for work, Saeed’s asylum application makes it impossible for him to legally work in Italy. To survive, he started working as a guide for other migrants, a low-level smuggler making the most of what he learned during The Game.

      He pulls a second phone out of his pocket and takes a call. “There are 70 men crossing the mountains from Slovenia who will be here by 4 am tomorrow,” he says. The large group will be split into smaller groups once they arrive at the Italian border, Saeed explains, so as to not be too noticeable.

      The mountain paths around Trieste are full of signs of life; sleeping bags, shoes and clothes scattered where groups decided to stop and camp the night before doing the final stretch to Trieste’s train station.

      “When they arrive, I’ll be their point of contact. I’ll show them where to access aid, how to get an Italian sim card and give them money that their families have sent to me via Western Union.” He pauses, “I know some of them because we were in the same camps in Bosnia. I try to help them as I know what it is like, and in return they pay me a small fee.” The amount he receives varies between 5 and 20 euro ($5.8 - $23.55) per person.

      All along the route there are those like Saeed, who manage to make a small living from the irregular migration route. However, it isn’t easy to recognise a smuggler’s good intentions, and not every smuggler is like Saeed. “There are also smugglers who make a big business by stealing money or taking advantage of less experienced people,” he says.

      Pointing to two young Afghan boys, Saeed shrugs, “They asked me where they could go to prostitute themselves to pay for the next part of the journey. There are many people ready to make money out of our misery.”

      Border violence and the fear of contagion

      Since the start of pandemic, The Game has become even more high stakes. For migrants and asylum seekers on the Balkan route, it has meant adding the risk of infection to a long list of potential perils.

      “If the police are looking for you, it’s hard to worry about getting sick with the virus. The most important thing is not to get arrested and sent back,” said Saeed.

      Covid-19 rules on migration have had the effect of further marginalising migrants and asylum seekers, excluding them from free testing facilities, their right to healthcare largely suspended and ignored by national Covid-19 prevention measures.

      This is confirmed by Lorenzo Tamaro, representative of Trieste’s Autonomous Police Syndicate (SAP). Standing under one of Trieste’s sweeping arches he begins, “The pandemic has made it more dangerous for them [migrants and asylum seekers], as it is for us [the police]."

      For all of 2020, Italian police have had to deal with the difficult task of stopping irregular entries while also performing extraordinary duties during two months of a strictly enforced lockdown.

      “The pandemic has revealed a systemic crisis in policing immigration in Europe, one we have been denouncing for years,” Tamaro says. He refers to how Italian police are both under-staffed and under-resourced when facing irregular migration, more so during lockdowns.

      Broad shouldered, his voice carries the confidence of someone who is no stranger to interviews. “Foreigners entering our territory with no authorisation are in breach of the law, even more so under national lockdown. It’s not us [the police] who make the law, but it is our job to make sure it is respected.”

      Born in Trieste himself, Tamaro and his colleagues have been dealing with immigration from the Balkans for years. The emergency brought on by increased arrivals during Italy’s tight lockdown period pushed the Ministry of Interior to request the deployment of a 100-strong Italian army contingent to the border with Slovenia, to assist in the detection and arrest of people on the move and their transfer to quarantine camps on the outskirts of the city.

      “We have been left to deal with both an immigration and public health emergency without any real support,” Tamaro says. “The army is of help in stopping irregular migrants, but it’s then us [the police] who have to carry out medical screenings without proper protective equipment. This is something the Ministry should have specialised doctors and medics do, not the police.”

      To deal with the increase in arrivals from the Balkan route, Italy revived a 1996 bilateral agreement with Slovenia, which dictates that any undocumented person found within 10 kilometres of the Slovenian border within the first 24 hours of arrival, can be informally readmitted to Slovenia.

      “In my opinion readmissions work,” Tamaro says. “Smugglers have started taking migrants to Udine and Gorizia, which are outside of the 10 km zone of informal readmissions, because they know that if stopped in Trieste, they risk being taken back to Slovenia.”

      On September 6, the Italian Interior Minister herself acknowledged 3,059 people have been returned to Slovenia from Trieste in 2020 alone, 1,000 more than the same period in 2019.

      Human rights observers have criticised this agreement for actively denying people on the move to request asylum and thus going against European law. “We know Italy is sending people back to Slovenia saying they can apply for asylum there. But the pushback does not end there,” says Miha, a member of the Slovenian solidarity initiative Info Kolpa.

      From his airy apartment overlooking Ljubljana, Miha explains how Slovenia resurfaced a readmission agreement with Croatia in June 2018 that has allowed an increase in pushbacks from Slovenia to Croatia.

      “Italy sends people to Slovenia and Slovenia to Croatia,” Miha says, “and from Croatia, they get pushed back further to Bosnia.”

      “What Europe is ignoring is that this is a system of coordinated chain-pushbacks, designed to send people back from Europe to Bosnia, a non-European Union country. And adding to the breach of human rights, no one is worrying about the high risk of contagion,” Miha concludes.

      Torture at Europe’s doorstep

      https://www.youtube.com/watch?v=t36isJ1QHA4&feature=emb_logo

      A section of the border between Croatia and Slovenia runs along the Kulpa river, as shown in the video above. People on the move try to cross this river in places where there is no fence, and some drowned trying to cross it in 2018 and 2019.

      As pushbacks become more normalised, so has the violence used to implement them. Because the Croatian-Bosnian border is an external EU-border, Croatia and Bosnia do not have readmission agreements similar to those between Italy and Slovenia.

      As such, pushbacks cannot simply happen through police cooperation — they happen informally — and it is here that the greatest violence takes place.

      https://www.youtube.com/watch?v=Z8T9AFOJT2A&feature=emb_logo

      People on the move have been posting evidence of the violence they are subjected to across the Balkan route. The video above was posted on TikTok in the summer of 2020, showing the beatings suffered by many of those who try and cross from Bosnia to Croatia and are pushed back by Croatian police.

      Despite the Bosnian-Croatian border running for more than 900 km, most of the border crossing happens in a specific location, in the Una Sana canton, the top eastern tip of Bosnia.

      The border here is a far cry from the tall barbed wire fences one might expect. The scenery cuts across a beautiful landscape of forestry and mountain streams, with winding countryside roads gently curving around family-run farms and small towns.

      “I’ve seen it all,” Stepjan says, looking out from his small whitewashed home, perched less than 100 meters from the actual Bosnian-Croatian border. A 45-year old man born and raised in this town, he adds, “People have been using this route for years to try and cross into Europe. Sometimes I give them [people on the move] water or food when they pass.”

      Many of the locals living on either side of the border speak German. They themselves have been migrants to Germany in the 90s, when this used to be a war zone. Asked about the allegations of physical abuse inflicted upon migrants, Stepjan shrugged, replying, “It’s not for me to tell the police how to do their job.”

      “By law, once a person arrives on Croatian territory they have the right to seek asylum,” says Nikol, a Croatian activist working with the organisation No Name Kitchen on this stretch of the border. “But this right is denied by Croatian police who force people to return to Bosnia.”

      Sitting in a smoky cafe in Zagreb, Nikol (a psuedonym) says she wishes to remain anonymous due to intimidation received at the hands of Croatian and Bosnian authorities punishing people providing aid to people on the move. She is planning her return to Bihac as soon as Covid regulations will allow her to move. Bihac is the key town of the Una Sana canton, the hotspot where most of the people on the move are waiting to cross into Croatia.

      She knows all about the violence perpetrated here against migrants and asylum seekers trying to enter Europe. “The Croatian police hands people over to men in plain uniform and balaclavas, who torture migrants before forcing them to walk back across the border to Bosnia.”

      Many migrants and asylum seekers that have managed to cross Croatia have reported stories of men dressed in black uniforms and wearing balaclavas, some sort of special unit with a mandate to beat and torture migrants before sending them back to Bosnia.

      Nikol has a gallery of pictures depicting the aftermath of the violence. “There is so much evidence of torture in Croatia that I am surprised there are still journalists looking to verify it,” she says as she flicks through pictures of beatings on her phone.

      Scrolling through, she brings up picture after picture of open wounds and arms, backs and bodies marked with signs of repeated beatings, burns and cuts.

      She goes through a series of pictures of young men with swollen bloody faces, and explains: “These men were made to lie on the ground facing down, and then stamped on their heads to break their noses one after the other.”
      Activists and volunteers receive pictures from people on the move about the beatings and torture endured while undergoing pushbacks. (Hannah Kirmes Daly, Brush&Bow C.I.C)

      “These are the same techniques that the Croatian police used to terrorise Serbian minorities in Croatia after the war,” she adds.

      Finding Croats like Nikol willing to help people on the move is not easy. Stepjan says he is not amongst those who call the police when he sees people attempting to cross, but a policeman from the border police station in Cabar openly disclosed that “it is thanks to the tip offs we get from local citizens that we know how and when to intervene and arrest migrants.”

      As confirmed by Nikol, the level of public anger and fear against people on the move has grown during the pandemic, fueled by anti-immigrant rhetoric linked with fake and unverified news accusing foreigners of bringing Covid-19 with them.

      Much of this discourse takes place on social media. Far-right hate groups have been praising violence against migrants and asylum seekers through posts like the ones reported below, which despite being signalled for their violent content, have not yet been removed by Facebook.
      Hate speech and violent threats against people on the move and organisations supporting them are posted on Facebook and other social media on a daily basis. Despite being reported, most of them are not taken down. (Hannah Kirmes Daly, Brush&Bow C.I.C)

      Nikol’s accounts are corroborated by Antonia, a caseworker at the Center for Peace Studies in Zagreb, who is working closely on legal challenges made against Croatian police.

      “We continue to receive testimonies of people being tied to trees, terrorised by the shooting of weapons close to their faces, having stinging liquids rubbed into open wounds, being spray-painted upon, sexually abused and beaten with bats and rubber tubes on the head, arms and legs.”

      In July this summer, an anonymous complaint by a group of Croatian police officers was made public by the Croatian ombudswoman. In the letter, officers denounced some of their superiors of being violent toward people on the move, suggesting that such violence is systematic.

      This was also the opinion of doctors in Trieste, volunteering to treat people’s wounds once they arrive in Italy after having crossed Croatia and Slovenia. Their accounts confirm that the violence they often see marked on bodies is not just the consequence of police deterrence, but is aimed at causing long-term injuries that might make a further journey impossible.

      Neither the Croatian nor the Slovenian national police have responded to these allegations through their press offices. The EU Home Affairs spokesperson office instead did reply, reporting that “Croatian authorities have committed to investigate reports of mistreatment at their external borders, monitor this situation closely and keep the Commission informed on progress made.”

      And while the EU has sent a monitoring team to meet the Croatian Interior Minister, it nevertheless continues to add to Croatia’s internal security fund, sending over €100 million ($120 million) since 2015 to manage migration through visa systems, policing and border security.

      Back to square one…

      https://www.youtube.com/watch?v=Dc0Um3gEbzE&feature=emb_logo

      Pushbacks from Italy, Slovenia and Croatia all the way back to Bosnia end with people on the move returning to overcrowded reception facilities, unsanitary camps, squats or tents, in inhumane conditions, often without running water or electricity. People in the video above were queuing at a food distribution site outside one of the IOM camps on the Bosnian-Croatian border in winter 2020.

      “These people have travelled thousands of kilometres, for months, and are now at the door of the European Union. They don’t want to return home,” Slobodan Ujic, Director of Bosnia’s Service for Foreigners’ Affairs, admitted in an interview to Balkan Insight earlier this year.

      “We are not inhumane, but we now have 30,000, 40,000 or 50,000 unemployed, while keeping 10,000 illegal migrants in full force…we have become a parking lot for migrants for Europe,” Ujic added.

      Public opinion in Bosnia reflects Ujic’s words. With a third of Bosnians unemployed and many youth leaving to Europe in search of better opportunities, there is a rising frustration from Bosnian authorities accusing the EU of having left the country to deal with the migration crisis alone.

      During the summer of 2020, tensions flared between Bosnian residents and arriving migrants to the point where buses were being stopped by locals to check if migrants were travelling on them.

      Today, thousands of people in Bosnia are currently facing a harsh snowy winter with no suitable facilities for refuge. Since the start of January the bad weather means increased rains and snowfall, making living in tents and abandoned buildings with no heating a new cause for humanitarian concern.

      In Bosnia around 7,500 people on the move are registered in eight camps run by the UNHCR and International Organization for Migration (IOM). The estimated number of migrants and asylum seekers in the country however, tops 30,000. The EU recently sent €3.5 million ($4.1 million) to manage the humanitarian crisis, adding to the over €40 million ($47 million) donated to Bosnia since 2015 to build and manage temporary camps.

      With the start of the pandemic, these reception centres became more like outdoor detention centres as Bosnian authorities forcefully transferred and confined people on the move to these facilities despite overcrowding and inhumane conditions.

      “I was taken from the squat I was in by Bosnian police and confined in a camp of Lipa, a few kilometers south of Bihac, for over a month,” Saeed says. “We had one toilet between 10 of us, no electricity and only one meal a day.”

      On December 23, 2020, Lipa camp, home to 1,300 people, was shut down as NGOs refused to run the camp due to the inhumane conditions and lack of running water and electricity. This came at a time where the closure of the camp had also been advocated by Bosnian local authorities of the Una Sana canton, pressured in local elections to close the facility.

      As people evacuated however, four residents, allegedly frustrated with the fact that they were being evicted with nowhere to go, set the camp on fire.

      https://www.youtube.com/watch?v=xK6mqaheA3c&feature=emb_logo

      The trauma of living through forced lockdown in those conditions will have a lasting effect on those who have lived it. “I still have nightmares about that place and the journey,” Saeed says, avoiding eye contact.

      “Most nights I hear the sound of dogs barking and I remember the running. But in my dreams, I am paralysed to the ground and I cannot move.”

      When Saeed managed to escape Lipa camp in June 2020, it took him three weeks to walk back to Trieste. “Now I spend my days here,” he gestures across, pointing his open palms at Piazza Liberta.

      As he speaks, Saeed is joined by two friends. A long scar twists a line of shiny nobbled skin across the scalp of one of them: a souvenir from the baton of a Croatian police officer. The other has burnt the tips of his fingers to avoid being fingerprinted and sent back to Greece.

      The absurdity of Europe’s migration policy is marked on their bodies. The trauma imprinted in their minds.

      “I dream of being able to drive a car to France, like any normal person, on a road with only green traffic lights ahead, no barriers to stop me.”

      https://www.trtworld.com/magazine/torture-and-pushbacks-stories-of-migration-to-europe-during-covid-19-45421
      #game #Katinovac

  • Sauvé, le refuge solidaire de #Briançon s’adapte à de nouveaux arrivants

    Alors qu’il risquait la fermeture, le refuge qui accueille les exilés venant par l’Italie va poursuivre son activité dans de nouveaux locaux. Des familles de plusieurs générations, mais aussi de jeunes Marocains, y font désormais étape.

    Briançon (Hautes-Alpes).– « De toute façon, nous n’aurions pas fermé », lâche Francis*, assis sur un fauteuil de la MJC de Briançon, les coudes sur les genoux et les mains croisées. Depuis quelques jours, le bénévole du refuge solidaire de la ville, qui accueille depuis 2017 les exilés traversant à pied la montagne à la frontière franco-italienne, arbore une mine ravie. Le refuge va déménager à l’été 2021 et pourra ainsi poursuivre sa mission, malgré l’absence de soutien des élus locaux.

    En août 2020, un courrier signé de la main d’Arnaud Murgia, président de la communauté de communes du Briançonnais (CCB) mais aussi maire Les Républicains de Briançon, leur apprenait que la convention mettant les locaux à leur disposition, tout près de la gare et du col de Montgenèvre, ne serait pas renouvelée (lire ici notre reportage).

    Un coup dur pour les bénévoles de l’association Refuges solidaires, mais aussi pour leurs soutiens, comme l’association Tous Migrants qui organise des maraudes en montagne afin de porter assistance aux exilés une fois qu’ils ont traversé la frontière et les achemine ensuite au refuge solidaire pour leur permettre d’être pris en charge avant qu’ils ne poursuivent leur route.

    « En cinq ans, il n’y a jamais eu de troubles à Briançon. C’est bien la preuve que quand on accueille, ça se passe bien », poursuit le bénévole. Mardi, Refuges solidaires a signé un compromis de vente pour de nouveaux locaux, d’une superficie de 1 600 mètres carrés, situés sur les hauteurs de la ville, près de l’hôpital. Il s’agira d’un « tiers lieu » où d’autres associations pourront s’établir en vue de créer une « plateforme de la solidarité ».

    Mais d’importants travaux de réaménagement doivent être réalisés dès la signature du bail, prévue début juin, dans ce qui était un ancien centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada). Si Refuges solidaires n’a pu compter sur le soutien des élus locaux, de tous bords confondus – un autre lieu avait été trouvé mais le maire, « de gauche », s’y est opposé –, deux donateurs privés, à travers le fonds Riace et la Fondation Caritas, ont décidé de sauver le lieu.

    « Chacun a financé un tiers du projet. Le dernier tiers l’a été par une société civile immobilière locale, parce qu’on estimait qu’il était important que les locaux participent aussi », précise le bénévole, qui voit la liste de leurs soutiens s’allonger. La Fondation Abbé-Pierre finance désormais le poste de Pauline, coordinatrice du refuge.

    Ce vendredi 23 avril en fin d’après-midi, Francis quitte la MJC pour rejoindre le refuge, situé à deux pas. Il est « de permanence » pour la laverie et s’empresse de grimper les escaliers après avoir franchi la porte d’entrée, pour épauler les bénévoles qui s’activent déjà à la buanderie. Ici, plusieurs machines à laver tournent à plein régime.

    À l’extérieur, sur la terrasse, les habits propres prennent le soleil, couchés sur les murets. « Où est mon pantalon noir qui était là ? », demande, inquiet, un jeune Marocain dans son dialecte à une bénévole. « On ne peut même pas t’en prêter un, taquine son ami, tu ne rentrerais pas dedans ! » Très vite, la terrasse prend vie. Plusieurs exilés prennent place à la table qui offre une vue sur les montagnes.

    Avec une bénévole et plusieurs de ses amis, Ezzatollah, un Afghan âgé de 19 ans, joue au rami. Les cartes passent d’une main à l’autre, puis forment des suites de nombres fièrement exhibées sur la table, signe que la partie avance. Le sourire du jeune homme, bien que sincère, ne suffit pas à cacher son désarroi.

    « Hier soir, je n’étais pas très bien », avoue-t-il le lendemain matin devant le refuge. « L’Europe n’a pas été bonne avec moi. Les rares fois où j’appelle ma mère, elle me dit que j’ai mauvaise mine et m’appelle “old man” [vieil homme – ndlr]. » Arrivé au refuge cinq jours plus tôt avec un ami, il évite de près, et à quatre reprises, d’être arrêté par la police en traversant la montagne par le col de Montgenèvre.

    Ezzatollah est un ancien du camp de Moria à Lesbos (Grèce), qui a depuis brûlé dans un incendie (lire notre chronique). « J’y suis resté un an, j’étais dans la zone pour mineurs. » Il y perd deux amis, âgés d’à peine 12 et 13 ans, emportés par la violence qui y règne. « Un autre s’est suicidé, poursuit-il, les yeux pleins de larmes. Moi-même, j’ai voulu me tuer trois fois. » Depuis, il peine à trouver le sommeil le soir.

    Grèce, Macédoine, Serbie et Bosnie… Peu avant d’arriver en Italie, l’exilé afghan prend une décision radicale : il se brûle les deux index, espérant ainsi que les autorités ne pourront pas prendre ses empreintes et qu’il contournera le règlement Dublin qui contraint les migrants à demander l’asile dans le premier pays par lequel ils pénètrent dans l’Union européenne.

    « L’Europe a changé mon visage, mon corps, ma vie », constate-t-il le regard amer, observant les cicatrices sur ses doigts et ses jambes et les ampoules qui déforment ses pieds. Violenté en Grèce, il souffre depuis d’une ouïe altérée de l’oreille gauche. Originaires de Mazâr-é Charîf en Afghanistan, ses parents fuient la menace des talibans et se réfugient en Iran.

    Ezzatollah quitte le pays deux ans plus tôt, à la suite de problèmes familiaux qu’il ne détaillera pas. Sa sœur aînée organise son périple en secret. Aujourd’hui, il ne sait où aller. Rester en France ? Tenter sa chance en Allemagne ? Ou rejoindre le Royaume-Uni ? Il veut pouvoir étudier, travailler et se stabiliser « là où c’est le plus simple pour les réfugiés ».

    Ce samedi matin, il croise deux familles tout juste arrivées, installées dans la petite pièce commune qui jouxte le bureau d’accueil et l’infirmerie. Depuis quelques mois, les bénévoles du refuge constatent un changement de profil parmi les nouveaux arrivants : « Avant, on avait 95 % de jeunes hommes originaires d’Afrique de l’Ouest, dont la moitié était des mineurs. Aujourd’hui, on a beaucoup de familles afghanes et iraniennes, sur plusieurs générations, avec des enfants en bas âge et des personnes âgées », relève Francis, lé bénévole.

    De quoi chambouler l’organisation et le quotidien du refuge, peu habitué à recevoir un tel public. Pour leur offrir davantage de confort, les bénévoles leur proposent d’être hébergées chez des familles solidaires ou dans une salle de la paroisse Sainte-Catherine. En fin de matinée, Ramin, 18 ans, sort du bureau d’accueil et retrouve ses parents, sa sœur, ainsi qu’une jeune femme seule prise sous leur aile en Bosnie. La famille est arrivée vendredi soir, sans l’aide de maraudeurs.

    Jeanine, une bénévole du refuge, leur propose de la suivre jusqu’à la paroisse. Une autre famille leur emboîte le pas. Elle s’est présentée au refuge au petit matin, avec deux enfants. Dix minutes plus tard, le groupe franchit la porte de la salle Sainte-Thérèse. La bénévole s’empare de plusieurs matelas qu’elle dispose au sol, puis prépare le linge de lit. Les femmes, frigorifiées, s’emmitouflent dans les couvertures qu’on leur tend. Et se murent dans le silence.

    Dans le jardin extérieur, Ramin souffle enfin. Il est éreinté. « Je suis si fatigué que je n’ai pas réussi à dormir hier soir, dit-il. On a marché dix heures pour traverser la frontière. À chaque étape difficile, dans la montagne, je devais aider mes proches un par un. On devait souvent se cacher pour ne pas être vus par la police. » Pour maximiser leurs chances, ils empruntent le chemin le plus ardu, là où la présence policière est moindre.

    « On ne peut rien construire dans notre pays, ni étudier ni travailler »

    Cheveux ébène, sourcils fournis, Ramin a la moitié du visage camouflé par un masque FFP2. Il est fier du tee-shirt qui recouvre ses épaules, aux couleurs de l’équipe de France de football, qui lui a été donné au refuge. « À Kaboul, j’étais parfumeur », sourit-il, ajoutant avoir dû partir à la suite de « problèmes personnels ». Son père, assis au soleil près de lui, l’écoute sans dire un mot. « On a d’abord été en Iran puis en Turquie et en Grèce. L’Organisation internationale pour les migrations [OIM] nous a acheminés à Thessalonique, dans un camp de migrants. »

    Ensemble, ils traversent les frontières macédonienne, serbe et bosnienne à pied, en bus ou en camion. « C’était très difficile à la frontière croate. Chaque jour, on tentait notre chance mais la police nous refoulait. Elle nous fouillait et volait nos téléphones, quand elle ne les cassait pas sous nos yeux. » Ils parviennent à franchir la frontière après 40 tentatives. « Ils ont pris nos empreintes là-bas, puis en Slovénie. »

    À Clavières (Italie), près de la frontière avec la France, la famille est arrêtée à deux reprises par la police. Le jeune homme explique aux agents que sa petite sœur, âgée de 16 ans, a un cancer du sein. Elle est affaiblie et essoufflée. « Ils m’ont dit : “OK, on a un docteur qui va l’examiner.” Mais en fait, ils n’ont rien fait pour elle, soupire Ramin. Je ne comprends pas pourquoi ils ferment les frontières. On est juste des êtres humains qui veulent se réfugier dans un lieu sûr et travailler. »

    La seconde famille, originaire du Kurdistan iranien, se repose jusqu’au lendemain. Samedi après-midi, Camille, infirmière et bénévole à Médecins du Monde, tient une permanence pour les exilés au refuge. « Effectivement, on a de plus en plus de familles et de bébés, confirme-t-elle. Je me souviens aussi d’un homme âgé d’une soixantaine d’années. »

    À 18 heures, Pauline et Laetitia, deux bénévoles, lancent la préparation du repas dans le réfectoire. Plusieurs exilés marocains mettent la main à la pâte : du rap marocain en arrière-plan, ils épluchent et coupent les légumes, remuent la pâte du gâteau au chocolat, débarrassent les tables, font la vaisselle et passent le balai. Depuis l’automne dernier, ils sont plus nombreux qu’avant.

    « On a dû s’adapter à ça aussi. En mars, on était vraiment surchargés », explique un autre bénévole. En témoignent les matelas empilés aux quatre coins de la salle à manger, prêts à être installés le soir, lorsque le repas est terminé. « On prend aussi en compte le ramadan. Ou bien on fait deux services, ou bien ils prennent leur assiette qu’ils mangent plus tard », complète Pauline.

    Peu avant l’heure du ftour (repas de la rupture du jeûne), c’est l’effervescence. Les effluves de hrira (soupe traditionnelle algérienne et marocaine) s’échappent des grosses marmites en cuisine. Les jeunes hommes ajoutent des épices avant de remuer. Ayoub, 24 ans, évoque son parcours. « J’ai quitté le Maroc parce que je ne voulais pas finir en prison comme plusieurs de mes amis », lance ce Sahraoui originaire de Guelmim.

    Étudiant durant quatre ans à l’université d’Agadir, Ayoub manifeste à maintes reprises pour revendiquer davantage de droits pour sa région natale. « Un ami militant a été tué par la police secrète. Très souvent, nos rassemblements étaient réprimés dans la violence. » La perspective du chômage, aussi, le pousse au départ. « Je ne voulais pas être une charge pour mes parents, qui ont déjà des problèmes de santé. Je suis donc parti par la Turquie, sans visa. » Il traverse ensuite l’Europe en passant par l’Albanie. Il emprunte « le triangle », une route récente qui implique un détour par la Roumanie.

    À table, les récits se suivent et se ressemblent. Certains des Marocains sont là depuis un, voire deux mois, bloqués par la pandémie qui a réduit les possibilités de transport, ou par manque de projets.

    Nabil*, qui préparait un peu plus tôt la hrira, se désole du chômage et de la corruption qui gangrènent le Maroc. « On ne peut rien construire dans notre pays, ni étudier ni travailler. » Et Hicham, les cheveux coiffés en arrière, d’enchaîner : « Je suis parti à cause de la pauvreté. Quand tu gagnes l’équivalent d’un ou deux euros par jour, qu’est-ce que tu veux faire ? »

    Ce diplômé en mécanique, devenu coiffeur à Oujda faute de travail stable, espère s’installer à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), qu’il surnomme « sa3douni » (« Aidez-moi ») pour plaisanter. Tous sont d’abord partis pour la Turquie par avion, sans visa, puis ont traversé la frontière avec la Grèce. « La Croatie, c’était l’horreur, souffle Hicham. La police te vole toutes tes affaires, te laisse en caleçon et te repousse vers la rivière. » Nabil acquiesce, encore effaré. « Parfois, ils te laissent avec les menottes. Beaucoup sont morts noyés dans cette rivière. »

    En Albanie et en Bosnie, tous évoquent des « gens bons et généreux ». Mais si c’était à refaire, même sans avoir à payer le trajet, ils ne referaient pas la route des Balkans. « C’est trop dur et trop long. On a tous passé en moyenne un an sur la route, à dormir dehors, dans la montagne, à marcher des centaines de kilomètres, à se cacher dans des camions », détaille Nabil avant d’évoquer le cas des sept hommes originaires d’Afrique du Nord retrouvés morts dans un conteneur au Paraguay, en octobre dernier, quatre mois après avoir quitté la Serbie.

    « On a pris cette route car par l’Espagne, c’est devenu quasi impossible, se justifie un autre. Ils ont serré les boulons et si on est arrêtés, c’est directement la prison. » En fin de soirée, certains jouent de la guitare, d’autres sirotent un thé. Hicham prépare ses affaires : demain, il rejoint la capitale pour une nouvelle vie.

    Dimanche matin, la seconde famille quitte la salle Sainte-Thérèse pour prendre le petit-déjeuner au refuge. Kazhal*, 10 ans, se régale de tartines et d’une clémentine qu’elle met à nu. Les cheveux gris, le père de famille, Omid*, se laisse aller à un peu d’autodérision : « Je crois que le trajet était trop long pour mon âge. Je ne suis pas habitué à marcher autant… »

    Cet architecte de profession, accompagné de ses deux enfants, a dû fuir l’Iran à la suite de menaces de mort. « Je n’ai pas eu le choix », assure-t-il, retenant le flot de larmes qui envahit soudain ses yeux noirs. Son neveu, âgé de 26 ans, Akoo*, l’accompagne, lui et ses enfants. « Mon père est activiste et je commençais à être en danger. Sans compter que je n’arrivais pas à trouver du travail à cause de ça. »

    Après avoir échoué à traverser par bateau depuis la Turquie, il part le premier, par la route des Balkans. « Mon voyage a duré deux mois et demi, dans la neige et le froid. » Lui aussi emprunte « le triangle » pour éviter la Croatie. En Autriche, il prévient la famille, restée en Turquie, que la route est « trop dangereuse ». Celle-ci parvient à faire la traversée par la mer jusqu’en Italie.

    « Le bateau bougeait beaucoup, les enfants étaient terrifiés et n’arrêtaient pas de pleurer », se souvient leur père, ajoutant que sept femmes étaient à bord. Akoo regarde sur son smartphone la carte GPS où de petits points rouges indiquent chacun de ses points de passage. « On s’est retrouvés à Oulx à 19 heures vendredi. On a marché de nuit, dans le noir, pour rejoindre Briançon par le col de Montgenèvre. On tenait chacun un enfant par la main. Ils étaient épuisés. On faisait des pauses toutes les dix minutes et on leur répétait qu’on y était presque. »

    Les statistiques anonymisées de l’association Refuges solidaires montrent une hausse des arrivées d’Afghans, d’Iraniens, de Marocains et d’Algériens en 2020 et jusqu’au 31 mars 2021. 429 femmes et enfants de moins de 13 ans sont passés par le refuge de Briançon en mars, soit le double par rapport à février et janvier 2021. Le refuge continuera d’accueillir jusqu’au déménagement l’été prochain.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/280421/sauve-le-refuge-solidaire-de-briancon-s-adapte-de-nouveaux-arrivants

    #refuge #asile #migrations #accueil #hébergement #hébergement_d'urgence #réfugiés #Hautes-Alpes #frontière_sud-alpine #France #Briançonnais

    –—

    sur l’annonce de fermeture du Refuge :
    https://seenthis.net/messages/876342

    • UN LIEU DE SOLIDARITE OUVERT…

      L’association Refuges Solidaires, s’occupant de l’accueil des migrants, devait quitter le local actuellement occupé à Briançon pour des raisons de sécurité, le bâtiment n’étant plus aux normes et la Communauté de Communes du Briançonnais voulant récupérer le lieu pour y développer d’autres projets. Une dynamique est alors lancée pour trouver un autre lieu d’accueil solidaire pour recevoir dignement le flux des migrants… « Un beau projet » est né !

      Faire d’une difficulté une opportunité !

      Frédéric Meunier est le Président de l’association, Le Group’, basée à Villeurbanne (69), dont la mission est l’accompagnement du projet et de ses investisseurs. Depuis août 2020 une de ses équipes est mobilisée.

      L’initiative est lancée suite à la nécessité de libérer l’ancienne caserne des CRS à Briançon, mise à disposition par la Communauté de Communes du Briançonnais, investie par Refuges Solidaires pour y accueillir les migrants arrivant sur la ville depuis 2007. Profitant de l’occasion le projet a voulu s’élargir et y inclure l’accueil d’acteurs de l’économie sociale et solidaire, de l’environnement, de la culture… Ce lieu en devenir a enfin été trouvé et il se nommera : Les #Terrasses_Solidaires.

      Refuges Solidaires assure un accueil de transit, en moyenne un migrant reste 3 jours sur Briançon. Autour de cette dynamique de l’accueil, différents acteurs ses sont regroupés. Acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire, telles les structures d’insertion ou des associations de solidarité locales, mais aussi de la Culture avec des associations organisant des festivals, et des acteurs médicaux avec Médecins du Monde et des médecins libéraux qui désireraient s’installer, et peut-être même quelques médias locaux.

      « Le Cahier des charges nous oblige à respecter les besoins de chacun, spécifie Frédéric Meunier. Des investisseurs sociaux vont se porter acquéreurs de ce lieu que le propriétaire désire vendre, pour 1 M€. C’est l’ancien sanatorium Les Terrasses, construit en 1949 qui accueillait avant le Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile, qui a depuis été transféré. »

      1 800 m², sur 2 bâtiments, sur les hauteurs de Briançon. Un tiers de cette surface, environ 500 m², sera dédié à l’accueil des migrants, le reste des partenaires se partageant la surface restante, notamment pour accueillir des bénévoles s’impliquant dans les domaines de la Culture ou de la rénovation de patrimoine ancien. Se rajoutera un espace coworking, avec tous les services prévus, Wifi, matériels, salle de réunion, open-space…

      Les investisseurs sociaux :
      Un tiers de la somme pour l’acquisition du bâtiment est pris en charge par des Briançonnais, majoritairement des privés et quelques associations, les deux autres tiers sont pris en charge par des fonds de dotation à caractère social : Riace France, reconnu d’intérêt collectif, et Caritas France. Seront également partenaires du projet pour la prise en charge du fonctionnement, au moins au départ : La Fondation Abbé Pierre, la Fondation de France, le Secours Catholique via Caritas, et Emmaüs. « Pour l’instant nous tablons sur un projet sans subventions, s’il y en a tant mieux, mais nous ne voulons pas que celles-ci puissent bloquer le projet, souligne Frédéric Meunier. Le temps d’amortissement de l’acquisition est évalué à 25 ans. »

      Bien que ce lieu ait accueilli du public jusqu’en 2020 il a besoin de rénovation et de mise aux normes. « La rénovation est estimée à un peu plus de 200 000 € et va donner lieu un 2ème appel de fonds, précise Frédéric Meunier. Un appel aux dons, défiscalisables, via Caritas. Les travaux vont être lancés très bientôt, 1ère quinzaine de mai, pour une première mise en sécurité et l’adaptation des lieux. Mais un an va environ s’écouler avant la finition de l’ensemble de la conformité. L’idée est aussi de travailler avec des entreprises locales sur 2021/2022. »

      Rappelons qu’un premier appel de fonds a été lancé pour l’acquisition de l’ancien sanatorium le 21 avril 2021 pour récolter environ le tiers du million d’Euros nécessaires et qu’en seulement une dizaine de jours + 250 000 € ont été récoltés. En 20 jours, qui est le délai légal de cet appel de fonds, il y a donc bon espoir que les 300 000 € soient atteints !

      Une ouverture prévue en juillet 2021 ! Une ouverture partielle qui concernera l’accueil des migrants et de 2 associations, celle s’occupant de l’accueil de bénévoles pour la restauration des Monuments Historiques et Fab Lab Low Tech.

      Emploi : Une association de gestion va être créée dans une quinzaine de jours qui va donner naissance à 1,5 équivalent temps plein. « Avec les économies d’échelle espérées par les associations réunies l’espoir est de créer 5 à 6 emplois non existants sur la dizaine existant déjà, explique Frédéric Meunier. Il y aura besoin de services autour de ce lieu, entretien, maintenance et restauration sur place, 2 personnes en cuisine sont d’ores et déjà prévues. »

      Un projet collectif pensé pour le territoire. « D’une difficulté d’accueil on a su créer une opportunité, s’enthousiasme Frédéric Meunier. Et si le flux migratoire se tarissait les locaux de Refuges Solidaires pourraient être mis à dispositions d’un accueil d’urgence ou pour des saisonniers mais en restant basé sur le monde de la solidarité. »

      Sera lancée par l’Université de Grenoble, le Master Urbanisme, une concertation de voisinage. Une dizaine d’étudiants s’y attèleront dès la fin du mois de mai. Ce projet veut travailler en bonne intelligence avec tous : pouvoirs publics, locaux, etc. Aujourd’hui les tensions ont su être apaisées par la convergence d’intérêts.

      https://www.alpes-et-midi.fr/article/lieu-solidarite-ouvert

  • #Enfermement illégal à la frontière franco-italienne : le #Conseil_d’Etat s’en lave les mains

    Dans une décision du 23 avril 2021, le Conseil d’Etat refuse d’ordonner la fermeture des locaux de « #mise_à_l’abri » des postes de la #police_aux_frontières (#PAF) de #Menton (#Alpes-Maritimes) et de #Montgenèvre (#Hautes-Alpes) où sont enfermées sans cadre légal et sans droits les personnes étrangères à qui l’entrée sur le territoire français est refusée.

    Reconnaissant que des personnes sont enfermées dans des locaux « qui ne sont prévus dans aucun texte », et pour une dizaine d’heures, le juge des référés du Conseil d’Etat valide pourtant ces pratiques de #privation_de_liberté dépourvues de tout fondement légal et dénoncées depuis plus de 5 ans par nos associations et les instances de protection des droits humains.

    S’il admet le « grand inconfort » lié au maintien dans ces locaux, le juge se satisfait des quelques récents efforts que les autorités françaises prétendent avoir accomplis, en réaction à notre initiative contentieuse, tels que la fourniture d’une « #saladette » en guise de repas (jusqu’alors les personnes devaient se contenter de madeleines…). Quant au respect des #droits des personnes (notamment le droit d’être informé, d’être assisté d’un interprète, de demander l’asile, de contacter un médecin, un proche, un conseil ou encore un avocat), le juge se contente de rappeler aux autorités « l’obligation du respect des droits » et la « grande vigilance » à apporter à « des situations particulières » sans autre précision et sans prononcer aucune injonction. Vœux pieux qui resteront sans doute lettre morte, maintenant ces pratiques dans la plus totale opacité.

    Pourtant, la situation n’est pas celle d’un « grand inconfort » mais bien d’un manque total de #respect de la #dignité : enfermement de plusieurs dizaines de personnes dans des locaux exigus parmi lesquelles des hommes, des femmes, des familles, des femmes enceintes, des enfants en bas âge, des mineurs isolés, des personnes malades, des demandeurs d’asile, etc., privation de liberté pendant plus de 10 heures sans aucun droit y compris celui de demander l’asile ou d’avoir accès à un médecin, impossibilité d’assurer la sécurité sanitaire de ces personnes, traumatisme d’un enfant hospitalisé en état de choc post-traumatique suite à cet enfermement, etc.

    Cette décision témoigne une fois de plus de l’indifférence du Conseil d’Etat quand il s’agit de condamner les violations des droits des personnes exilées. Mais nos associations continueront la lutte pour mettre fin à ce scandale et garantir un Etat où les droits de toutes et de tous seront effectivement respectés.

    communiqué de presse reçu via la mailing-list Migreurop, le 28.04.2021

    #justice (sic) #montagne #frontière_sud-alpine #Alpes #frontières #asile #migrations #réfugiés #France #Italie

  • Migrants à la frontière franco-italienne : « La solidarité n’est pas un délit ! »

    Alors que se tiendront, le 22 avril et le 27 mai à Gap et à Grenoble, les procès de plusieurs personnes solidaires de migrants, les élus écologistes #Damien_Carême et #Guillaume_Gontard ont lancé un #appel pour demander au gouvernement français de cesser ses pratiques indignes.

    #Tribune. L’hiver est officiellement fini. Pas celui qui s’abat sur les personnes exilées et celles qui sont solidaires. Cet hiver-là est le plus rude de tous : indigne, violent, inhumain. À Montgenèvre (Hautes-Alpes), village au-dessus de Briançon encore sous la neige, la situation ne cesse de se dégrader depuis des semaines.

    A 1 800 mètres d’altitude, le gouvernement français militarise et montre les poings, pensant ainsi en mettre, des points, sur des « i » fantasmagoriques : il y aurait des migrants dangereux, il y aurait des personnes solidaires complices, il y aurait un flot d’arrivées massives. Et la seule solution serait de rejeter, humilier, édifier des murs.

    C’est un mensonge.

    Les personnes solidaires ne sont pas des coupables. Ils et elles ne sont pas des hors-la-loi. La Cour de cassation de Lyon l’a confirmé, le 31 mars, en relaxant définitivement Cédric Herrou.

    La solidarité n’est pas un délit !

    Les atteintes portées aux droits sont récurrentes

    Pourtant, à Montgenèvre, le gouvernement choisit la répression. Et, chaque semaine, il surenchérit dans cette voie inhumaine. Il bafoue les droits français, européen et international et les droits des êtres humains, en toute impunité, tout en distillant sournoisement l’idée que la solidarité sert de planque à de sombres desseins. C’est de la manipulation.

    Les faits, graves, sont dénoncés depuis des semaines par une vingtaine de parlementaires qui se sont rendus, et continuent de se rendre, sur place pour les constater et témoigner : droit d’asile piétiné, assistance médicale empêchée, mise en danger d’autrui, séparation de la famille, poursuites abusives de bénévoles, gardes à vue de journalistes, interpellations, amendes et interrogatoires abusifs, tentatives d’intimidations… Les atteintes portées aux droits sont récurrentes.

    Cette situation honteuse dans les Hautes-Alpes se déroule à l’identique dans les Alpes-Maritimes, à la frontière entre Menton et Vintimille : la criminalisation des personnes solidaires s’y exerce de la même manière, les personnes exilées y sont refoulées avec la même fermeté. Cette même situation vécue, avant, dans la vallée de la Roya ou que vivent, sur certains aspects, les Pyrénées à la frontière franco-espagnole.

    Une folie sécuritaire de la France et de l’UE

    Dans cette folie sécuritaire, l’Union européenne (UE) et le gouvernement déploient aux frontières intérieures et extérieures de l’UE des moyens financiers démesurés pour une politique qui, en plus d’être indigne et inhumaine, est inefficace. Aucun mur, rien ni personne, n’empêchera jamais un être humain de mettre un pied devant l’autre pour sauver sa vie.

    Cette folie est responsable de drames, de vies brisées au bout d’un parcours déjà jalonné de souffrances pour ces familles qui partent sur la route de l’exil avec des femmes enceintes, de jeunes enfants, des nourrissons, des personnes âgées. Le gouvernement français doit respecter le droit français, le droit européen, le droit international comme les droits d’asile et les droits humains.

    Les personnes exilées, les personnes solidaires et les associations d’aide doivent être traitées dignement. Elles ne sont pas des délinquantes.

    Les exilés ne doivent être ni victimes ni alibis de cette folie sécuritaire.

    La détermination des bénévoles

    N’en déplaise au gouvernement, la solidarité est partout sur le territoire français. Les bénévoles qui tentent, malgré les intimidations qu’ils subissent, de porter secours et assistance aux personnes en exil sont le visage de nos valeurs républicaines : la fraternité, la solidarité. Ces bénévoles n’ont pas renoncé à un Etat de droit capable d’accueillir et de protéger. Ils continuent d’agir, de jour comme de nuit, même quand l’hiver alpin sévit. Ils agissent par humanité.

    Pourtant, ces personnes risquent gros… Malgré la décision du Conseil constitutionnel du 6 juillet 2018 reconnaissant la fraternité comme un principe à valeur constitutionnelle, la mettre concrètement en œuvre peut encore mener derrière les barreaux. C’est ce que risquent plusieurs citoyens solidaires, ces prochaines semaines, au cours de deux procès qui s’annoncent :

    Le 22 avril, à Gap, contre deux citoyens solidaires briançonnais, poursuivis pour « aide à l’entrée illégale et à la circulation sur le territoire national de personnes en situation irrégulière » pour avoir porté secours à une famille afghane sur le territoire français.

    Le 27 mai, à Grenoble, contre sept citoyens solidaires briançonnais pour avoir participé, le 22 avril 2018, à une manifestation qui visait à dénoncer l’action de Génération Identitaire présente la veille au col de l’Échelle (Hautes-Alpes), ainsi que la militarisation de la frontière. Ce qu’il se passe aujourd’hui à nos frontières est insupportable.

    Pour le respect du droit national et international

    Les dénis de droits et les violences exercées ne peuvent être plus longtemps supportés.

    Nous, signataires de cette tribune, demandons au gouvernement français de cesser ses pratiques indignes, illégales, illégitimes et dangereuses à la frontière. Nous lui demandons de respecter le droit national et international. Nous lui demandons d’en finir avec son récit mensonger. Nous, signataires de cette tribune, demandons au gouvernement français d’ouvrir les yeux sur la réalité d’un territoire où les initiatives solidaires sont bien réelles.

    Il en va de la dignité de notre pays. Après l’hiver, le printemps.

    Les premiers signataires de cette tribune : Damien Carême, député européen (EELV), président de l’Association nationale des villes et territoires accueillants (Anvita) ; Elsa Faucillon, députée (Hauts-de-Seine, PCF) ; François Gemenne, chercheur, spécialiste des migrations internationales ; Guillaume Gontard, sénateur (Isère, EELV), président du Groupe écologiste-Solidarité & Territoires ; Cédric Herrou, Emmaüs Roya ; Martine Landry, Amnesty international, Alpes-Maritimes ; Aurélien Taché, député (Val-d’Oise, Les Nouveaux Démocrates) ; Sophie Taillé-Polian, sénatrice (Val-de-Marne), Génération. s, Groupe écologiste-Solidarité & Tterritoires ; Catherine Wihtol de Wenden, directrice de recherche au CNRS.

    Liste complète des signataires : https://europeecologie.eu/tribune-a-la-frontiere-franco-italienne-le-gouvernement-francais-doit

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/04/20/migrants-a-la-frontiere-franco-italienne-la-solidarite-n-est-pas-un-delit_60

    #asile #migrations #frontières #France #Italie #Briançon #Hautes-Alpes #Briançonnais #frontière_sud-alpine

    juste pour info, j’ai aussi co-signé la tribune...

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    • 03.02.2022, encore Damien Carême et encore A l’air libre :

      Considérer la #migration comme un problème n’a aucun sens. Faire croire qu’on peut l’arrêter non plus.

      Le vrai problème, c’est le mensonge.
      Le vrai problème, c’est la manipulation.
      Ce n’est pas l’accueil qui coûte cher, c’est la haine.

      #refoulement + inhumanité + manipulation = #budget « peur » décuplé.

      La maltraitance d’Etat, tout comme la maltraitance d’Europe, a un prix !

      De 2006 à 2021, le budget annuel de #Frontex est passé de 19 à 544 millions d’euros.

      Et l’augmentation continue

      Tout cet argent pour quoi ?

      Pour un mensonge : celui de la surveillance, de la militarisation, de la violence. Celui des murs et des barbelés. Celui de l’indignité.

      Au bout du compte, la seule qui prospère, c’est la mort.

      Le nombre de personnes migrantes décédées en mer en tentant de rejoindre l’#Europe a plus que doublé en 2021 : au moins 1146 personnes ont ainsi perdu la vie au cours du premier semestre 2021 …

      Et en #Manche ? Le drame continue.

      Triangle pointant vers la droite En 2021, 52000 chercheur•se•s de refuge ont tenté de passer de la France au Royaume-Uni (source ministère de l’Intérieur)

      Ces hommes, ces femmes, ces enfants embarquent désormais à bord de toutes petites embarcations insalubres.

      Les risques sont à la hauteur du désespoir : démesurés.

      Pourtant.

      Plutôt que de distribuer les #OQTF nous pourrions intégrer celles et ceux qui le souhaitent ardemment.

      🗣 Nous pouvons le faire !

      Nous pouvons organiser l’accès aux soins, à la langue, à l’apprentissage : intégrer à notre société plutôt que fabriquer des parias à qui l’on refuse tout.

      La peur, c’est nous qui la créons.

      Enfin, c’est eux surtout Visage avec yeux en spirales

      Depuis que la rhétorique de l’extrême-droite a été digérée par le débat public, c’est la surenchère.

      Le cercle est vicieux. Vicié.

      La mauvaise foi des gouvernements qui se succèdent est totale.

      Elle porte le poids de toutes les vies sacrifiées.

      La #migration ? On n’est pas pour ou contre : elle est là, depuis que l’humanité existe. Aucun mur n’a jamais empêché (n’empêchera jamais) un être humain de mettre unPieddevant l’autre pour sauver sa vie. Plutôt que des plaies béantes, faisons des frontières des cicatrices
      Sans #migration la population de notre #europe vieillissante aurait diminué d’1/2 million en 2019 (4,2 millions d’enfants sont nés / 4,7 millions de personnes sont décédées) - source @EU_Commission

      Le problème n’est pas la migration.
      Le problème, c’est la haine.

      Personne ne quitte son pays de gaité de cœur.

      Personne.

      Organisons l’accueil.

      https://twitter.com/DamienCAREME/status/1489252446975135751

  • Villageois solidaires Ep01 : Les sentinelles de #Névache

    A Névache, un petit village de 340 habitants perché à 1700m d’altitude au pied du #col_de_l'Echelle, dans les #Hautes-Alpes, #Bernard_Liger et #Jean-Gabriel_Ravary organisent la #solidarité villageoise pour venir en aide à ceux qui, au péril de leur vie, tentent de franchir la #frontière italienne par la montagne.
    Depuis 2015 et la fermeture de la frontière franco-italienne à Vintimille, la route de l’exil pour les migrants francophones venus d’Afrique de l’Ouest passe par les différents cols des Hautes-Alpes.

    A Névache, premier village français de l’autre côté de la frontière italienne, les habitants connaissent les dangers qu’encourent ceux qui tentent de rejoindre l’eldorado français en franchissant la frontière par la #montagne, à pied et mal équipés.

    Simple réflexe de montagnard au départ, la solidarité s’est peu à peu organisée autour de Bernard Liger, un ancien officier militaire aujourd’hui décédé, et Jean Gabriel Ravary, guide de haute montagne, pour recueillir et parfois sauver ces « #naufragés_de_la_frontière ».

    "Moi je reprends souvent l’image des #marins : il y a eu les phares avec des gens dedans qui regardaient les bateaux. Nous on est un peu comme ça, mais j’utilise le terme de « #sentinelles ». Tout le monde est #sentinelle chez soi, on ne bouge pas, et après on est organisé - sans être très organisé- mais on sait qui fait quoi." Jean-Gabriel Ravary

    Et au village, la solidarité est telle que parmi les gens qui aident, il y a toutes les couleurs politiques. Pas question donc de sortir les banderoles, au risque de réveiller les tensions ou de vieilles jalousies.

    « Névache, c’est un truc particulier, ça fait penser à Astérix et Obélix : on s’est organisé par rapport à cette #humanité. On a un #objectif_commun et on n’en déroge pas au risque de tout faire éclater. » Jean-Gabriel Ravary

    Si Bernard Liger et Jean-Gabriel Ravary n’ont jamais eu à faire ni à la police, ni à la justice, l’aide aux personnes en situation irrégulière est passible de lourdes amendes et de cinq ans de prison. Ce jeudi 22 avril, deux personnes seront jugées au tribunal de Gap, pour « aide à l’entrée et à la circulation sur le territoire français de personnes en situation irrégulière ». Un appel à soutien a été lancé par l’association « Tous Migrants », et une pétition pour demander leur relaxe est en ligne.

    « On est devant un problème éternel : la #loi d’un côté, l’#éthique de l’autre. #Antigone, c’est ça. Nous sommes dans cette situation. Les gens qui sont ici ont fait le #choix de l’éthique. » Bernard Liger

    https://www.franceinter.fr/emissions/des-vies-francaises/des-vies-francaises-17-avril-2021

    #audio #son

    #frontière_sud-alpine #frontières #asile #migrations #réfugiés #Briançonnais #Italie #France #Vallée_de_la_Clarée #Clarée

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    ping @karine4 @isskein

  • À #Briançon, maintenir l’aide aux migrants malgré la crise

    La paroisse #Sainte-Catherine vient en aide depuis 2016 aux exilés qui arrivent d’Italie par la montagne. Une action un peu en sommeil à cause du Covid, même si l’élan de fraternité demeure.

    Le terrain de la paroisse Sainte-Catherine, à Briançon, situé juste derrière l’église, est désormais bien vide. Jusqu’à ce que le coronavirus ne vienne bousculer le quotidien, les paroissiens s’y réunissaient pour cuisiner des repas, distribuer de la nourriture et offrir un hébergement aux exilés qui avaient pu franchir la frontière par les montagnes.

    La détresse et la grande précarité de ces individus les avaient touchés dès 2016 : ils ont été parmi les premiers à s’organiser pour leur venir en aide. Désormais, les activités de la paroisse sont à l’arrêt, alors que les réfugiés continuent d’affluer chaque jour à Briançon : majoritairement des familles venues d’Iran et d’Afghanistan, composées d’enfants en bas âge et de personnes âgées.

    Toujours autant de besoins

    Madeleine, une des paroissiennes encore mobilisées, s’en désole. Cette femme de 71 ans, énergique et bienveillante, aimerait retrouver la dynamique de solidarité paroissiale : « C’est dommage qu’on ne puisse plus rien organiser. Avant, on faisait une centaine de repas tous les midis et les gens mangeaient ici, c’était très sympathique, on était dehors tous ensemble », se remémore-t-elle. « En 2016, tout le monde voulait faire quelque chose, chacun amenait de la nourriture ou cuisinait », se souvient Agnès Bonneval, paroissienne et représentante du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) à Briançon.

    Désormais, en raison des mesures sanitaires, la préparation des repas est assurée par les bénévoles en effectifs réduits du collectif Refuges solidaires, dont le local est à quelques centaines de mètres de Sainte-Catherine. C’est ici que peuvent s’arrêter quelques jours les migrants épuisés. Ce qui leur évite la rue. Les affiches dans l’église continuent d’indiquer les besoins en denrées de ces nouveaux arrivants - du riz, des pâtes -, mais les dons se font de plus en plus rares : les gens ont peur du Covid. « Certains pratiquants d’un âge avancé et assez fragiles ne sortent plus », s’attriste Madeleine.
    Les mots du pape François

    « Quelquefois, on se sent un peu seuls, on a l’impression de parler à un mur, que nos appels ne sont pas entendus », complète Agnès Bonneval. Aux moments où le sentiment d’impuissance les gagnait, les mots du pape François invitant à s’engager aux côtés des réfugiés ont été d’un grand réconfort.

    Ses deux encycliques publiées depuis 2018, Laudato si’ et Fratelli tutti ont eu un écho particulièrement retentissant pour eux. « Quand on lit Laudato si’, on trouve les réponses à nos questionnements et le soutien dont on a besoin », se réjouit Madeleine, qui invite à dépasser les peurs.La perspective d’une vaccination pour tous d’ici à la fin de l’été vient aujourd’hui redonner de l’espérance.

    « Une urgence humanitaire »

    « Je rappelle le nécessaire accueil de la personne dans sa dignité, quelles que soient les analyses politiques. Il y a une urgence humanitaire, c’est ce qui est à privilégier », soutient Jean-Michel Bardet, le curé de Briançon, connu pour avoir été chanteur dans le groupe les Prêtres. Il ne cesse d’encourager les fidèles à aider l’Autre, comme y invite l’Évangile : « Ce que vous faites aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites. »

    https://www.lavie.fr/actualite/solidarite/a-briancon-maintenir-laide-aux-migrants-malgre-la-crise-72419.php
    #asile #migrations #frontières #France #Italie #Briançon #Hautes-Alpes #Briançonnais #frontière_sud-alpine

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    • Dans les Hautes-Alpes, pas de répit pour les exilés

      La #répression envers les exilés et les bénévoles s’accentue au col de #Montgenèvre, à la frontière franco-italienne. Tandis que les associations dénoncent une #militarisation de la zone, les familles migrantes prennent de plus de plus de #risques pour échapper aux contrôles. Reportage.

      D’abord, ce sont cinq ombres fuyantes qui surgissent et courent de toutes leurs forces. Les sacs s’entrechoquent contre leur dos. Puis des hurlements, déchirant le silence de la station de ski plongée dans la nuit. “Reste là ! RESTE LÀ !”. Tout s’accélère alors : les éclairs de lumière blafarde, le vrombissement des motoneiges, la course effrénée des hommes en uniforme. Entre eux et les ombres, la distance se rétrécit.

      Face au front de neige, un bénévole de Médecins du Monde, Alfred Spira, accourt. Les yeux rivés sur la scène, il enfile sa veste siglée du symbole de l’ONG. A ses côtés, Manou, membre de l’association Tous Migrants, presse le pas. “Hé ! Oh ! Il y a des gens, là !”, crie un gendarme, faisant soudain volte-face. “Vous avez des attestations ?”, lance-t-il, arrivé à leur hauteur. Les deux bénévoles déclinent le nom de leurs associations respectives. “Une carte, quelque chose qui le prouve ? Une pièce d’identité ? Je vais à la voiture contrôler tout ça”.

      Pendant ce temps-là, épuisés, les cinq exilés ont renoncé à fuir. Les gendarmes les ont arrêtés, fait monter dans leur véhicule. Direction le poste-frontière. Après quoi, ils seront refoulés en Italie. “Comment peut-on poursuivre des humains comme si c’était des bêtes… Je ne comprends pas, je ne comprends pas”, répète Alfred Spira, les yeux humides, rajustant ses gants.

      En décembre 2018, sept maraudeurs ont été condamnés pour “aide à l’entrée irrégulière”, deux ont écopé de peines de prison ferme.

      Au col de Montgenèvre, une fois la nuit tombée, ces situations sont quotidiennes. Plus loin dans les bois, des maraudeurs sont présents un peu partout pour porter assistance aux exilés qui viennent de passer la frontière.

      Baptiste est consciencieux. Il sait quand s’arrêter, il sait qu’il vaut mieux marcher sur l’herbe plutôt que de poser ses pieds dans la neige, qui crisse en s’écrasant. Baptiste est maraudeur depuis novembre 2020. Presque tous les jours, il part dans la montagne à la recherche d’exilés, parfois perdus, souvent frigorifiés.

      Après une heure de marche, il se poste à une centaine de mètres de la frontière invisible avec l’Italie, puis attend. « On ne peut pas aller plus loin, chuchote-t-il. Là-bas, c’est l’Italie et on ne doit pas passer. On ne doit pas les aider à franchir la frontière, mais leur porter assistance en France ». Baptiste connaît les risques. En décembre 2018, sept maraudeurs ont été condamnés pour “aide à l’entrée irrégulière”, deux ont écopé de peines de prison ferme.

      Ce soir-là, trois Algériens se présentent sur le chemin en contrebas, suivis par une famille d’Afghans. Mais lorsque Baptiste part à leur rencontre, des gendarmes, qui attendaient à proximité, sortent d’un buisson et interpellent la famille. Les trois Algériens, à dix mètres des gendarmes, se couchent sur le sol. Ils n’ont pas été repérés.

      Les lampes torches finissent par les éclairer. Deux jeunes hommes partent en courant. « Arrêtez-vous ! », leur hurle un gendarme, tandis qu’ils disparaissent dans les bois. Le troisième est arrêté. Ils sont six, assis par terre, à attendre d’être emmenés au poste-frontière. Parmi les membres de la famille d’Afghans, la mère semble mal en point. Elle se plaint de douleurs à la poitrine et respire difficilement. Baptiste tente d’alerter les gendarmes, plus occupés à essayer d’indiquer leur position aux renforts appelés sur place. Après vingt minutes d’attente, ils sont escortés vers la route, où les attend un fourgon. Mais la mère de famille ne va pas mieux. Il faut encore marcher une quinzaine de minutes pour rejoindre la route, et deux de ses enfants sont obligés de la porter, tandis que la police leur intime de ne pas ralentir.
      Toujours plus de forces de l’ordre

      "C’est une soirée un peu agitée…", lâche dans un soupir Agnès Antoine, l’une des coordinatrices de Tous Migrants, devant le poste-frontière. Elle allume une cigarette et évoque l’altercation, la veille, entre des sénateurs de gauche et le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Inquiets du respect du droit d’asile à cette frontière, les élus semblent parler à un mur. “Les policiers, les gendarmes et les agents de la préfecture travaillent dans des conditions extrêmement difficiles, parfois avec des militants politiques et des parlementaires qui viennent les embêter, pour ne pas dire plus”, leur a rétorqué Gérald Darmanin.

      Depuis le rétablissement des contrôles aux frontières intérieures en 2015, le cadre légal de ces points de passage demeure flou. Avec de lourdes conséquences sur les droits des exilés. Les autorités affirment qu’elles n’ont pas à enregistrer les demandes d’asile aux frontières intérieures de l’Union Européenne, et que les refus d’entrée, suivis des refoulements, sont tout à fait légaux. En 2020, selon la préfecture des Hautes-Alpes, 1576 personnes se sont vues opposer un refus d’admission sur le territoire, à Montgenèvre.

      De leur côté, les associations dénoncent l’absence d’évaluation de la situation des personnes et une atteinte au droit d’asile. Le Conseil d’Etat leur a donné raison dans une décision du 8 juillet 2020, affirmant que la procédure d’entrée sur le territoire au titre de l’asile doit bel et bien s’appliquer à la frontière franco-italienne. Mais le bras de fer judiciaire se poursuit, et le droit d’asile continue d’être bafoué.

      Pendant ce temps, le contexte répressif empire. “Depuis le début de l’hiver, les contrôles et les interpellations, c’est tout le temps. Il y a vraiment une intensification”, expose Manou, la bénévole de Tous Migrants. En novembre 2020, à la suite de l’attentat de Nice, Emmanuel Macron annonce le doublement des effectifs de forces de l’ordre aux frontières intérieures. À Montgenèvre, cela se traduit par “30 gendarmes en plus des 55 que l’on a déjà en permanence depuis avril 2018, 10 policiers, et même 20 Sentinelle”, déroule Michel Rousseau, maraudeur pour Tous Migrants. Les forces Sentinelle, présentes en permanence, patrouillent entre Montgenèvre, Cervières et le col de l’Échelle. Les associations dénoncent une militarisation de la frontière, tandis que le gouvernement défend la lutte anti-terroriste.
      Excès de zèle et entraves à la solidarité

      En février, une soixantaine d’amendes pour non respect du couvre-feu ont été distribuées aux maraudeurs, pourtant munis d’attestations valables. Mais la police va plus loin dans l’entrave à la solidarité. Ce soir du 19 mars, une quinzaine d’exilés ont été arrêtés. Parmi eux, cette mère de famille afghane, mal en point lors de son arrestation. Alerté par son cas, Alfred Spira, de Médecins du monde, demande à pouvoir faire une consultation au sein du poste-frontière. Il en revient quelques minutes plus tard, dépité. “J’ai demandé à entrer en tant que médecin, mais ils s’en foutent”, déplore-t-il.

      L’arbitraire règne dans ces montagnes, à l’abri des regards. “La réaction des gendarmes change tout le temps, raconte Baptiste, qui a été contrôlé près de 40 fois depuis novembre. Les escadrons restent un mois, et après ça tourne, ça dépend beaucoup des équipes. Ceux de Mâcon par exemple, c’était les plus durs”.

      "Ce n’est pas normal que l’on soit traités comme des passeurs" - Laurent Thérond, agriculteur solidaire interpellé le 20 mars.

      Le lendemain, dans la nuit du 20 au 21 mars, deux maraudeurs sont placés en garde à vue. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre au petit matin. Réunis devant la PAF, les bénévoles se relaient pour tenter de comprendre. Les deux hommes ont été arrêtés avec un groupe d’exilés, renvoyé immédiatement en Italie. Ils sont soupçonnés “d’aide à l’entrée irrégulière”. Ils ne seront relâchés qu’au bout de 35 heures, sans poursuite. “L’officier m’a posé la question : “Est-ce que vous avez demandé de l’argent ?” Tout en ajoutant : “Bon, je sais très bien que vous n’en avez pas demandé”… C’était une mascarade”, raconte Jules*, l’un des deux interpellés, membre de Tous Migrants. “Ce n’est pas normal que l’on soit traités comme si on était des passeurs”, fulmine Laurent Thérond, le second gardé à vue, un agriculteur solidaire qui effectuait là sa première maraude.

      Dans les premières années, ce point de passage était emprunté majoritairement par de jeunes hommes venant d’Afrique de l’Ouest. Mais depuis un an, la population a changé : ce sont désormais des familles, venues d’Iran ou d’Afghanistan, qui empruntent cette route dangereuse. Une population plus vulnérable qui fait face à une présence policière accrue.

      Dans l’après-midi du 20 mars, les pompiers sont appelés à intervenir sur un chemin enneigé. Une mère de famille a fait un malaise : elle est allongée dans la neige, entourée de son mari, sa fille et son neveu. Donya*, 59 ans, est diabétique. Transportée à l’hôpital, elle en sort plusieurs heures après. Elle est alors amenée au Refuge solidaire de Briançon, un lieu d’accueil tenu par des bénévoles, où sa famille l’attend. Dans un couloir étroit où des vêtements pendent le long d’un fil à linge, Donya explique : “Un de nos fils vit à Paris, depuis onze ans. Il aimerait devenir citoyen français”. C’est lui qui les aide à organiser leur trajet. La famille compte le rejoindre, avant de faire route vers l’Allemagne, où vivent d’autres proches.
      La présence policière, une posture politique

      Le déploiement sécuritaire à la frontière s’apparente davantage à une vaste opération de communication qu’à une réelle volonté d’empêcher l’entrée des exilés en France. Car c’est un secret de polichinelle : l’action des forces de l’ordre est inefficace.

      “Ici, c’est juste un théâtre mis en place pour faire croire à l’opinion publique française, qui devient de plus en plus extrémiste et raciste, que les frontières sont bien protégées. Alors qu’on sait très bien que les gens qui veulent passer passeront. C’est une politique néfaste” - Agnès Antoine, coordinatrice de l’ONG Tous Migrants.

      Yacine, 26 ans, a fait six tentatives. Puis il a fini par passer. C’est lui et son ami qui ont réussi à échapper à la police la veille, en partant en courant lorsqu’ils ont été découverts. Cheveux rasés et toujours souriant, le jeune homme est parti d’Algérie en 2018 : il n’y trouvait pas de travail, malgré un master en droit des institutions internationales. Heureux d’avoir pu passer la frontière après avoir échappé aux gendarmes, il raconte : “J’ai fait demi-tour et j’ai emprunté un autre chemin jusqu’à une route. J’ai marché jusqu’à une heure du matin, comme ça, en baskets, et j’ai passé la frontière”.

      Dans un enregistrement audio capté au cours d’une visite de parlementaires français au poste-frontière, début 2021, un agent de police affirme que “100 %” des exilés refoulés en Italie “finissent par passer”. Un aveu d’échec qui rend d’autant moins compréhensible l’importance du déploiement policier à la frontière.

      “Ici, c’est juste un théâtre mis en place pour faire croire à l’opinion publique française, qui devient de plus en plus extrémiste et raciste, que les frontières sont bien protégées, fustige Agnès Antoine. Alors qu’on sait très bien que les gens qui veulent passer passeront. C’est une politique néfaste”. Et mortifère. Au col de Montgenèvre, au moins cinq personnes sont mortes depuis 2018, en essayant de traverser la frontière ou de fuir les contrôles.

      https://www.lemediatv.fr/articles/2021/dans-les-hautes-alpes-pas-de-repit-pour-les-exiles-78O0QfbpTX2Awfko5--zcg