• The UK exam debacle reminds us that algorithms can’t fix broken systems | MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/2020/08/20/1007502/uk-exam-algorithm-cant-fix-broken-system/?truid=a497ecb44646822921c70e7e051f7f1a

    Nearly 40% of students ended up receiving exam scores downgraded from their teachers’ predictions, threatening to cost them their university spots. Analysis of the algorithm also revealed that it had disproportionately hurt students from working-class and disadvantaged communities and inflated the scores of students from private schools. On August 16, hundreds chanted “Fuck the algorithm” in front of the UK’s Department of Education building in London to protest the results. By the next day, Ofqual had reversed its decision. Students will now be awarded either their teacher’s predicted scores or the algorithm’s—whichever is higher.

    The debacle feels like a textbook example of algorithmic discrimination. Those who have since dissected the algorithm have pointed out how predictable it was that things would go awry; it was trained, in part, not just on each student’s past academic performance but also on the past entrance-exam performance of the student’s school. The approach could only have led to punishment of outstanding outliers in favor of a consistent average.

    But the root of the problem runs deeper than bad data or poor algorithmic design. The more fundamental errors were made before Ofqual even chose to pursue an algorithm. At bottom, the regulator lost sight of the ultimate goal: to help students transition into university during anxiety-ridden times. In this unprecedented situation, the exam system should have been completely rethought.

    “There was just a spectacular failure of imagination,” says Hye Jung Han, a researcher at Human Rights Watch in the US, who focuses on children’s rights and technology. “They just didn’t question the very premise of so many of their processes even when they should have.”

    The objective completely shaped the way Ofqual went about pursuing the problem. The need for standardization overruled everything else. The regulator then logically chose one of the best standardization tools, a statistical model, for predicting a distribution of entrance-exam scores for 2020 that would match the distribution from 2019.

    Had Ofqual chosen the other objective, things would have gone quite differently. It likely would have scrapped the algorithm and worked with universities to change how the exam grades are weighted in their admissions processes. “If they just looked one step past their immediate problem and looked at what are the purpose of grades—to go to university, to be able to get jobs—they could have flexibly worked with universities and with workplaces to say, ‘Hey, this year grades are going to look different, which means that any important decisions that traditionally were made based off of grades also need to flexible and need to be changed,” says Han.

    Ofqual’s failures are not unique. In a report published last week by the Oxford Internet Institute, researchers found that one of the most common traps organizations fall into when implementing algorithms is the belief that they will fix really complex structural issues. These projects “lend themselves to a kind of magical thinking,” says Gina Neff, an associate professor at the institute, who coauthored the report. “Somehow the algorithm will simply wash away any teacher bias, wash away any attempt at cheating or gaming the system.”

    But the truth is, algorithms cannot fix broken systems. They inherit the flaws of the systems in which they’re placed. In this case, the students and their futures ultimately bore the brunt of the harm. “ I think it’s the first time that an entire nation has felt the injustice of an algorithm simultaneously ,” says Fry.

    #Algorithme #Ofqual #Fuck_the_algorithm #Inégalités #Grande_Bretagne #Education

  • Hérault : va-t-on enfin pouvoir poser sa serviette sur la plage à partir du 2 juin ?
    https://www.midilibre.fr/2020/05/29/herault-va-t-on-enfin-pouvoir-poser-sa-serviette-sur-le-plage-a-partir-du-

    La préfecture de l’Hérault nous l’a confirmé ce vendredi 29 mai. À partir de ce mardi 2 juin, c’est la fin de la plage dynamique sur le littoral héraultais comme sur l’ensemble du territoire français. Terminé l’obligation de rester en mouvement.

    #fuck_yeah_plagiste

  • Megan Rapinoe, la footballeuse qui dit « fuck you » à Trump
    https://www.nouvelobs.com/sport/20190619.OBS14636/megan-rapinoe-la-footballeuse-qui-dit-fuck-you-a-trump.html

    Dans un monde du foot où l’engagement politique d’un joueur ou d’une joueuse relève de la rareté, Megan Rapinoe dénote : l’hymne américain, elle l’a boycotté pour la toute première fois en posant un genou à terre il y a un peu plus de deux ans, lors d’un match disputé entre son équipe de Seattle et Chicago. Un geste de soutien au joueur de foot américain Colin Kaepernick, le premier athlète à s’être agenouillé de la sorte afin de protester contre les violences policières commises contre les Noirs américains.

  • Les Gafa dans la ville : un quartier de Berlin repousse Google
    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/02/les-gafa-dans-la-ville-un-quartier-de-berlin-repousse-google_1689452

    L’alliance inattendue entre les riverains anticapitalistes et de jeunes expats hacktivistes dessine le nouveau combat des années à venir contre l’irruption des géants du Web dans la ville.

    Il y a toujours de bonnes raisons de détester son voisin. A fortiori quand il s’appelle Google. Depuis deux ans, des affiches « Google ist kein guter Nachbar ! » (Google n’est pas un bon voisin), s’affichaient partout sur les murs du quartier berlinois de Kreuzberg. Après une longue et intense mobilisation, les riverains viennent d’obtenir une éclatante victoire qui résonne dans le monde entier : la société renonce à installer comme prévu un « Google campus » au bord du canal de Kreuzberg. Oui, un petit quartier peut à lui seul repousser un géant du Web.

    Au nom de quoi Google ne ferait-il pas un bon voisin ? Après tout, Google est propre, poli, pas trop bruyant et paye sans doute sa tournée à la fête des voisins. Le maire de Berlin, d’ailleurs, se montrait ravi de l’investissement de Google. La capitale allemande se targue d’être une nouvelle capitale européenne des start-up, une « Silicon Allee » capable de rivaliser avec Paris ou Londres, avec son vivier de jeunes créatifs venus du monde entier. Dans ce contexte, l’argent de Google est toujours le bienvenu et la ville cherche maintenant un nouveau quartier pour installer ce campus Google. Un élu du quartier voisin de Lichtenberg propose de loger Google (sans ironie aucune)… dans l’ancien QG de la Stasi. Un haut lieu du traitement des données personnelles.

    Le vrai problème c’était Kreuzberg, et sa sociologie si particulière. Ce quartier est toujours présenté comme le foyer historique de la contre-culture et de l’anticapitalisme berlinois. C’est oublier que depuis une dizaine d’années, le quartier s’est profondément gentrifié et internationalisé, devenu l’épicentre du Berlin hipster. L’arrivée de Google, dans des locaux de 3 000 mètres carrés, n’aurait pas fondamentalement changé la donne. Au début de l’année, Factory, un immense incubateur à start-up de 150 000 mètres carrés, a ouvert ses portes quelques centaines de mètres plus loin. Un projet financé en partie par… Google. Mais le combat contre le campus est devenu hautement symbolique en coalisant les deux populations très différentes qui peuplent maintenant le quartier : les anars allemands et la jeune génération d’expats. Pour les premiers, se battre contre Google est le prolongement naturel des combats contre la gentrification. Pour les seconds – qui sont ironiquement une force majeure de gentrification de quartier –, ce n’est pas tant une question de voisinage que de combat global contre Google.

    Le site Fuck off Google, porte-étendard de la lutte, a été monté par un hacktiviste français, ancien de la Quadrature du Net. Arrivé il y a deux ans, il se fait appeler Sergey Schmidt, en référence aux noms des deux fondateurs du moteur de recherche. Dans une interview donnée à Exberliner, il raconte qu’au départ, il n’osait pas aller aux « cafés anti-Google » dans une petite librairie anarchiste… parce qu’il ne parle pas assez bien allemand. Plus que la gentrification, Sergey Schmidt dénonce une entreprise qui pratique l’évasion fiscale et la collecte massive de données et veut imposer « un futur dystopique dans laquelle la fusion entre les humains et les ordinateurs est vendue comme inévitable ». Dans les réunions de quartiers, l’activiste français haranguait les riverains : « Ce n’est pas une gentrification normale. Ceux qui veulent transformer Kreuzberg en Silicon Valley ont une idéologie derrière ».

    L’alliance hétéroclite des anars berlinois et des hacktivistes expats préfigure ce qui sera un des grands combats des années à venir : la lutte contre l’invasion pernicieuse des Gafa dans les villes. « Quatre entreprises états-uniennes (Google, Apple, Facebook, Amazon), opérant partout dans le monde et disposant de moyens financiers colossaux sont en train d’investir nos quartiers. Après avoir complètement restructuré des filières entières – l’économie numérique, l’informatique, la musique, le livre, l’alimentaire – leur prochain terrain de jeu est déjà choisi : la ville », dénonce l’adjoint au maire de Paris Ian Brossat, dans son livre Airbnb, la ville uberisée. A Paris, l’élu communiste ne lutte pas (encore ?) contre Google mais contre Airbnb, qu’il accuse de vider les quartiers de ses habitants et de promouvoir une ville-Potemkine, un Disneyland pour visiteurs étrangers.

    Les théories quelque peu paranos qu’on pouvait entendre aux réunions anti-Google à Kreuzberg – « Cela commence avec un campus et ça se termine avec Google, propriétaire de tout le quartier, qui récolte les données des habitants » – ne sont plus si dystopiques que cela. A Toronto, une filiale de Google, Sidewalk Labs, a récupéré une vaste friche industrielle de 325 hectares, pour y développer un projet test de smart city, un SimCity géant où Google pourra construire des logements, des bureaux, des parcs et surtout placer des milliers de capteurs pour recueillir des données. Toronto pose le problème de l’irruption sans élection d’un acteur majeur qui pourrait prendre à terme le pouvoir sur la ville. A Seattle, Amazon a pris possession d’une partie du centre-ville pour construire son siège social. Avec de véritables ambitions urbanistes : « Nous ne bâtissons pas un campus, mais un quartier. » Le mot « campus » lui-même, qui a sans doute agité le chiffon rouge pour les activistes de Kreuzberg, est un terme utilisé par tous les géants du Web américains pour désigner leurs sièges sociaux et bien signifier leur intervention sur la ville.

    Le projet de campus berlinois était bien plus modeste mais a fini par prendre une grande importance symbolique. Chaque victoire d’un quartier, d’un voisinage contre un géant du Web va maintenant s’inscrire dans ce combat pour la suprématie sur les villes du futur. Google n’est définitivement pas un voisin ordinaire. Peut-être qu’il paye sa bouteille à la fête des voisins, mais il souhaiterait surtout payer le wi-fi à tout le monde. Et siphonner au passage les données.

    Vincent Glad

    #Google #Gafa #gentrification #fuck_off_google #dégooglelisons #Berlin

  • Quelques #graffitis vus au #Cambodge, et plus précisément sur la #montagne #Bokor (sur lequel je ferai probablement un post dans les prochains jours, car l’histoire est fort intéressante) :


    #toblerone

    Quelqu’un reconnaît l’identité de ces personnes qui ont été dessinées sur ce graffiti ?

    #Kampot #Cambodge #graffiti #art_de_rue #street-art
    cc @reka

    • Alors quoi ? Alors, sans doute, faut-il accepter une bonne fois pour toutes que l’on s’en moque, qu’un jeu n’est fait et ne peut être fait ni pour enseigner la compétition, ni pour apprendre la collaboration, mais simplement pour divertir les joueurs, et que l’on peut se divertir très innocemment l’un contre l’autre ou l’un avec l’autre tant que, justement, on ne pense pas être là pour apprendre quoi que ce soit.

      Sauf que c’est en partie faux : quasiment tous les animaux apprennent par le jeu et par l’exemple, et les humains n’en sont pas exemptes. Donc déjà on ne peut pas comparer des jeux pour enfants et des jeux pour des adultes « entièrement » déjà formés (ce qui là aussi est faux, les humains apprennent tout au long de la vie et on ne peut pas prétendre qu’à un moment donné « on est comme ça » et qu’on ne bouge plus du tout).

      Ces questions valent pour les jeux vidéos aussi, évidemment. Et pour les sports (cf les nombreuses et parfaitement recevables critiques du sport).

  • Ineptes tablettes

    C’est Noël après l’heure. Les élèves de cinquième de quinze collèges de l’Isère vont recevoir des tablettes numériques. Un cadeau du Conseil départemental, très fier de lancer son « Plan numérique », visant à terme à mettre dans les mains de chaque collégien un nouveau joujou numérique. Au XXIème siècle, toute l’ambition des classes dirigeantes, en l’occurrence ici la majorité Les Républicains du département, à propos des jeunes et de l’éducation consiste à les abreuver de gadgets technologiques. Quitte à gaspiller des millions d’euros d’argent public pour le plus grand bonheur de la multinationale Apple, qui s’apprête à embrigader plein de futurs clients.
    Ces tablettes vont servir à « lutter contre les inégalités et améliorer les apprentissages », assurent les communicants en ayant l’air d’y croire. Le Postillon pense exactement l’inverse et dresse, avec l’aide d’une enseignante concernée, les principaux enseignements de cette ineptie.

    https://www.lepostillon.org/Ineptes-tablettes.html

    #FuckApple
    #Tablettesaucollège
    #Delathuneilyena

  • Puissiez-vous être inscrit dans le livre de bonne vie
    http://fuckmycancer.fr/bazar/puissiez-etre-inscrit-livre-de-bonne-vie

    Cela fait quelques jours que je tourne autour de ce clavier et voilà il venu le temps d’écrire.
    Nous sommes à quelques jours du mois d’octobre et ça va dégouliner de rose, encore un fois, du rose bienpensant. Du rose partout dans les magazines, du rose dans tes cosmétiques, du rose dans tes soutifs, du rose parce que certaines croient encore que le cancer a une couleur comme le disait Martine et bingo les seins ont choppé le rose à la distribution des prix et des couleurs du cancer.

    #fuck_le_rose_cancer

  • Nubian Mafia Launch #FuckTheFourth Movement w/ Event f. Oshun, Zuri Marley
    http://www.okayplayer.com/news/nubian-mafia-launch-fuckthefourth-movement-w-event-f-oshun-zuri-marley-m

    No longer will we celebrate holidays that praise a terrorist culture.
    No longer will we abandon our culture and embrace that of our oppressor.
    No longer will we be so blinded by the sparks of fireworks that we forget our history.

    We loudly and proudly scream FUCK the Fourth, because July 4th, 1776 didn’t do shit for us but birth the independent American economy — an institution that not only intensified the tortuous conditions of American slavery, but is also the source of a plethora of undeniable acts of terrorism throughout the modern world.

    #4_juillet #independance_day #États-Unis #esclavage #1776

  • TW violences sexuelles, culture du viol, viol correctif, viol de guerre

    J’ai plusieurs fois lu et entendu qu’il fallait prendre en compte l’intention de l’agresseur pour déterminer si il s’agit de viol ou agressions sexuelles pour disqualifier les victimes et survivant-e-s
    Autant dans certains cas, l’intention de viol notamment dans le cadre de viols correctifs ou viols de guerre est assez explicite, autant dans d’autres cas, la volonté de viol n’est pas forcément
    La culture du viol n’ est pas étrangère : combien pensent par exemple que le sexe dans une relation amoureuse est un dû alors qu’en réalité , si l’autre n’est pas consentant-e, c’est un viol conjugal par exemple ?
    Une seule règle simple : si la personne n’exprime pas un consentement libre et éclairé, c’est un viol ou une agression sexuelle.
    La solution ne serait elle pas de ne plus en parler ?
    Je ne pense pas que ce ne soit la solution non plus d’autant plus que ça peut aider à la reconstruction certain-e-s survivant-e-s et victimes de viol qui ont besoin de rationaliser.
    C’est comme tout outil, ça peut être très bénéfique dans de bonnes mains et pour un bon usage comme très mauvais si c’est utilisé à des fins malveillantes pour décrédibiliser la parole des concerné-e-s.http://viedelamia.canalblog.com/archives/2016/01/31/33295979.html
    #agression_sexuelle, #culture_du_viol, #intention, #féminisme, #viol_correctif, #viol_de_guerre, violence oppressions, # violences_sexistes, #violences_sexuelles

    • Une seule règle simple : si la personne n’exprime pas un consentement libre et éclairé, c’est un viol ou une agression sexuelle.

      Si ça pouvait être aussi simple … ok, oui, si on parle d’éduquer les hommes mieux vaut être limpide, mais de l’autre côté, non, c’est franchement pas si simple un trauma.
      Quid des situations d’agression sexuelle où le consentement a été donné au départ, ou posé à priori, ou la victime n’a pas su/pu dire non ensuite, ou quand elle est enfant, ou même adulte mais pas tant, quand il faut parfois 30 ans pour poser enfin le mot viol qui met face à la vérité de ce qui s’est passé. Et s’entendre devoir choisir entre c’est ou ce n’est pas, es-tu d’accord ou pas, quand les suspicions deviennent justes abjectes, j’ai envie de dire qu’il en va de ce que l’on souffre ou pas, peu importe les années pour s’en rendre compte, peu importe le consentement qu’on a donné, ce n’était pas pour être maltraité. Et alors juste combien de temps pour pouvoir à nouveau se faire confiance, réhabiliter son corps, le réconforter, lui redonner foi et le raccorder à nouveau à l’esprit sans trembler.

      Parce que je pense à toutes les femmes qui consentent à un rapport sexuel et endurent ensuite dans une grande solitude les pires tourments parce qu’il aurait été décrété on ne sait où une échelle des souffrances morales dues au sexe dans laquelle serait inscrit que ce qu’elles ressentent comme un viol, ce n’est pas un viol. #fuck

    • Je viens de lire votre commentaire que maintenant, donc désolé-e de la réponse tardive.
      Je ne sais vous avez lu d’autres posts que celui là de mon blog mais je parle très souvent quand j’aborde le sujet des violences du trauma des victimes, de mon propre trauma d’ailleurs parfois(un peu trop selon certains à qui je suggère d’aller voir ailleurs si ça les emmerde) et donc je sais que de leur côté ce n’est pas si simple.
      Je suis parfaitement d’accord avec ce que vous dîtes et l’article que vos avez cité cependant là, je suis dans l’optique d’éduquer les violeur-se-s pour qu’il n’y ait plus de victimes

    • @viedelamia oui je suis allée lire les articles courageux de ton blog (mais après mon post) et j’espère que tu ne prends pas mon post énervé pour toi ou tes écrits.
      Cela m’a permis de comprendre qu’effectivement ce message récurrent de consentement ou non consentement s’adresse essentiellement aux hommes et à leur justice.
      Je vais essayer (par la suite) d’affiner les choses pour modifier cette notion d’accaparement sexualo-mental (c’est ronflant mais comment le dire) qui est difficile à cerner et agit en déni destructeur de l’autre.
      Je crois qu’il est indispensable que s’élabore un discours de femmes vers les femmes, tant mieux si les hommes y sont sensibles mais ce n’est pas le but. Ne serait-ce que pour l’aide aux victimes d’abus sexuels qui se sentent bannies ou culpabilisent parce qu’elles auraient consenti. Parce que ce discours n’est même pas étouffé, il est silence et souffrance englué dans le patriarcat dont nous sommes aussi.

      A ce propos
      http://seenthis.net/messages/460623#message460982

      #salope

    • Ration en défense de Patti Smith, bonne manière de coller au client. Mais il se trouve que la Smith est plusieurs. Me souviens avoir lu que cette désormais friquée chiait sur la tronche des artistes assistés de France et de leur dépendance à l’état.

      Mieux vaut réécouter Horses et ce truc là (avec Tom Verlaine ) - hystérique, oui ! - que de suivre les innombrables épisodes de son intégration au show bizz arty mondial
      https://www.youtube.com/watch?v=ZEkmoawOih0

      #avoir_été #fuck_the_clock et puis l’#hiver_du_fric.

    • à partir du même sujet, un texte qui me parle et que j’apprécie aussi pour sa simplicité

      http://je-suis-une-publication-sexiste.tumblr.com/post/131483222869/ce-qui-se-cache-derri%C3%A8re-les-crises-des-femmes

      Libération a écrit une tribune qui circule en ce moment sur le web et sur laquelle je vais pas m’étendre plus que ça , ne pensant pas faire beaucoup mieux.

      J’ai plutôt envie de faire un petit parallèle sur le féminisme.

      Le féminisme a une image assez négative en France et trop de gens se contentent de balayer ses idées d’un revers de main, voir même à se montrer irrespectueux et violents dans leur propos en
      nous reprochant constamment d’exagérer , de hurler n’importe quoi, d’être hystériques en disant que de toute façon l’égalité on l’a.

      Sauf que le féminisme, c’est comme les bébés, ça naît pas dans les choux. Des millions de nanas à travers le monde ne se sont pas dit un jour « Tiens je vais faire féministe pour faire chier le monde »

      Pourquoi il n’y a pas d’équivalent sérieux chez les hommes (à part les masculinistes qui rêvent de revenir à la bonne vieille domination masculine) ? Pourquoi les hommes ne se plaignent de rien et que ce sont toujours des femmes qui se plaignent ?

      A un moment donné faudrait peut-être considérer que les femmes ont suffisamment de neurones pour se plaindre parce qu’il y a vraiment un problème. Pas parce qu’elles sont folles et que des idées bizarres germent régulièrement dans leur cerveau fatigué et attaqué par ces tarées de menstruations.

      Il y a plein de féministes différentes. En fait, je force personne à être d’accord avec moi. Moi-même, je ne considère pas une parole brillante et sacrée parce qu’elle sort de la bouche d’une féministe. Je ne suis pas toujours d’accord avec tout ce qui peut se dire ou ce que je peux lire, donc non je ne vais pas dégainer l’arme automatique cachée dans mon soutien-gorge dès que vous dites un truc qui me plait pas. On peut toujours discuter, je suis une fille très sympa.

      Mais je commence à en avoir ma claque du rabaissement constant, des moqueries et du mépris que je ne tolère plus. Il y a une tonne de blogs féministes sur la toile, des blogs qui racontent des trucs ultra-pointus et ultra-poussés sociologiquement sans doute bien plus que le mien, pleins de raisonnements et de convictions. On devient féministe, à cause d’un parcours de vie, de constations d’injustices, de lecture, bref pour 10000 mille raisons différentes, le féminisme n’étant pas un bloc homogène. Le point commun, c’est la prise de conscience que certaines choses dans le monde ne sont pas normales en ce qui concerne les femmes. Le féminisme c’est pas une illumination du jour au lendemain, c’est une construction de réflexions qui est plutôt lente.

      Et c’est avec ce bagage de réflexions que je souhaite être considérée, et je veux des vrais arguments face à moi et pas qu’on se contente d’un « t’exagères » ou d’une moquerie parce que j’estime fournir bien plus que ça de mon côté. Nous ne sommes pas des folles qui se plaignent pour rien. Nous sommes des êtres humains avec des convictions et nous exigeons d’être considérées en tant que tels.

      Christine and the Queens mérite d’être écoutée sérieusement.

      Et moi aussi.

  • Grèce : la voie de la rupture est ouverte au sein de Syriza
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-la-voie-de-la-rupture-est-ouverte-au-sein-de-syriza-498204.html

    L’ancien ministre de l’énergie Panayiotis Lafazanis et douze autres députés Syriza ont annoncé être prêt à créer un nouveau mouvement « anti-mémorandum ». Le prélude à une scission devenue inévitable

  • Sous couvert d"Idées" le #GrèceBashing du Monde en continu.

    http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2015/06/17/les-grecs-hebetes_4655631_3232.html #Intégral #FuckThePaywall

    Hébétés, nous marchons droit vers le désastre. C’est l’Europe qui est cette fois menacée, car le blocage des négociations entre le premier ministre grec, Alexis Tsipras, et ses créanciers est aussi grave que spectaculaire. Une faillite d’Athènes, destructrice pour les Grecs mais aussi pour l’Europe, est désormais dans toutes les têtes. Prenant la mesure de la gravité de la situation, peut-être serait-il nécessaire que les dirigeants grecs cessent leur jeu de poker perdant pour sortir de l’impasse dans laquelle ils se sont fourvoyés. Avant qu’il ne soit trop tard.

    Après ce plagiat taquin d’une récente tribune enflammée publiée par Le Journal du dimanche, interrogeons-nous : comment en est-on arrivé là ? On se rappelle le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, décelant fin janvier dans la victoire de Syriza « un raz de marée contre l’austérité », qui allait renforcer le camp de ceux qui voulaient « réorienter la politique européenne ». En réalité, l’impasse actuelle n’est guère une grande surprise pour qui savait ouvrir les yeux sur le premier ministre grec et son parti Syriza.

    Il y eut maldonne sur tout, ou presque.

    Premièrement, un mélenchoniste radical ne devient pas en quelques mois un social-démocrate réformateur digne de confiance. Le mandat que lui ont confié les électeurs abusés par des promesses intenables est depuis le début incompatible avec les exigences des Européens et du Fonds monétaire international (FMI).

    Deuxièmement, Alexis Tsipras a voulu jouer au plus fin, promettant un soir une réforme à Bruxelles pour mieux se dédire le lendemain à Athènes. Curieusement inspiré, il a exhumé début juin à la surprise générale une vieille clause invoquée dans les années 1980 par la Zambie pour reporter un remboursement au FMI. Il a surtout cassé le ténu lien de confiance avec ses partenaires.
    Complainte contre-productive

    Troisièmement, il a cru qu’il négociait avec des créanciers, rebaptisés avec mépris « les institutions ». En réalité, les Grecs se confrontent politiquement avec les autres peuples européens, qui n’ont pas de leçon de démocratie à recevoir. Et, pour l’instant, c’est dix-huit contre un. « A travers toute l’Europe, il y a un sentiment croissant : ça suffit », résume le vice-chancelier allemand, le social-démocrate Sigmar Gabriel.

    Quatrièmement, la complainte du Grec souffrant finit par être contre-productive. Auprès des pays qui ont accompli en silence de douloureux efforts – l’Irlande, l’Espagne, le Portugal ; auprès des Etats les plus pauvres, tels que la Slovaquie et les pays baltes, contraints de verser leur obole à plus prospères qu’eux ; auprès des plus riches aussi comme la Finlande : la crise à Athènes n’est pas pour rien dans l’échec du très modéré Alexander Stubb, qui a perdu les élections et laissé place à une coalition très eurosceptique. Sans cesse, Tsipras entonne ce refrain : « Nous portons sur nos épaules la dignité d’un peuple et l’espoir des peuples européens. » Il se crée chaque jour plus de détracteurs.

    Cinquièmement, le gouvernement grec a tenté de faire croire que la solidarité européenne avait été détournée par les banques. Les Européens ont en effet dédommagé les banques en reprenant les dettes accumulées par les Grecs. Mais c’est logique : les Européens aident à solder le passé, mais il n’a jamais été question de financer à fonds perdu un train de vie grec sans commune mesure avec sa capacité économique. Rien ne sera possible si les Grecs n’ajustent pas leurs dépenses à leurs revenus.
    Risque géopolitique

    Le blocage est total. Et, si aucune solution n’est trouvée, l’enchaînement risque d’être fatal, de faillite en panique des épargnants jusqu’au « Grexit ». Une catastrophe.

    Pour la Grèce, d’abord. Le pays verrait sa devise dévaluée de plus de moitié et le coût de ses importations s’envoler. Le résultat est connu : pénurie de médicaments, d’énergie, de produits high-tech, et une terrible récession comparable à celle de l’Argentine.

    Pour les Européens ensuite. Les responsables politiques assurent que la crise serait contenue à la Grèce. En réalité, ils n’en savent rien. Nul ne peut jurer qu’un « Grexit » n’entraînera pas une attaque sur l’Italie, l’Espagne, et de fil en aiguille un démantèlement de la zone euro.

    Enfin, le risque géopolitique est majeur. Au cours des années 1990, la Grèce a normalisé ses relations avec la Turquie et ne s’est pas laissé emporter dans la guerre des Balkans. Fraternité orthodoxe oblige, elle est aujourd’hui instrumentalisée par Poutine, submergée par les réfugiés venus du monde arabo-musulman et se frotte à une Turquie peu stable depuis l’échec d’Erdogan aux élections législatives. L’Europe ne peut pas se permettre d’avoir une Grèce soumise aux troubles, voire à des tentatives autoritaires.

    Dans ce contexte, la Grèce doit trouver un accord avec les Européens. Signé par Alexis Tsipras ou un autre, peu importe. Il existe des précédents peu reluisants. C’était en novembre 2011, au G20 de Cannes, au plus fort de la crise de l’euro : le premier ministre grec Georges Papandréou et l’Italien Silvio Berlusconi avaient comparu au tribunal de l’euro devant Sarkozy, Merkel et Obama. Bien sûr, ils ne furent pas putschés comme de malheureux démocrates sud-américains victimes de la CIA. Mais, de retour dans leur pays, ils ont comme par miracle perdu leur majorité. Papandréou fut remplacé par le banquier central Loukas Papademos et Berlusconi par l’ex-commissaire européen Mario Monti.

    Imaginons donc un scénario de crise : 30 juin, constat de défaut de la Grèce ; 1er juillet, panique bancaire et instauration d’un contrôle des changes par Tsipras, contraint et forcé ; 2 juillet, mise en minorité du gouvernement Tsipras par les irréductibles de Syriza ; 3 juillet, constitution d’un gouvernement d’union nationale, avec ou sans Tsipras ; 4 juillet : retour des négociateurs à Bruxelles-Canossa. Odieusement antidémocratique ? Les Grecs jouent au poker. Pourquoi pas nous ?

  • Depuis quelques temps, il est de bon ton dans certains lieux (de gauche) d’écrire le mot « anti-impérialisme » entre guillemets. On y dénonce les « “anti-impérialistes”-entre-guillemets » – à prendre donc avec des pincettes – forcément naïfs, ou manipulés, ou idiots-utiles ou pire…

    Merci à tous ceux-là, qui nous ont rabâché que l’« “anti-impérialisme” » était has been, ils ont bien mérité de Robert Kaplan : It’s Time to Bring Imperialism Back to the Middle East
    http://foreignpolicy.com/2015/05/25/its-time-to-bring-imperialism-back-to-the-middle-east-syria-iraq-isla

    Though imperialism is now held in disrepute, empire has been the default means of governance for most of recorded history, and the collapse of empires has always been messy business, whether in China and India from antiquity through the early 20th century or in Europe following World War I.

    The meltdown we see in the Arab world today, with chaos in parts of North Africa, the Arabian Peninsula, and the Levant, is really about the final end of imperialism.

    #fuck_yeah_imperialism

  • Métro de Paris: nos affiches refusées! | BLOG L214
    http://blog.l214.com/2015/02/22/metro-paris-nos-affiches-refusees

    Premier essai : « Dans la production de foie gras, les canetons femelles sont broyées vivantes » avec un caneton dans un entonnoir industriel, en route pour le broyeur.

    Refusé parce que « Une telle allégation peut sembler excessive » (Oups, dommage les carnistes mais la réalité EST excessive.)

    Deuxième essai : « Le foie gras, quand on sait, on arrête » avec une oie se faisant gaver par un producteur respectueux de son bien être.

    Refusé sans explications.

    Troisième essai : « Tous, nous ferions le même geste pour leur sauver la vie. Ne laissons pas une tranche de foie gras nous le faire oublier. » avec un couple aidant des canetons à monter sur un trottoir pour rejoindre leur mère et ne pas se faire écraser.

    « L’affichage de ce visuel dans le métro n’est pas souhaité en cette période de fêtes. » (Sous-titre (...)

    #veganisme

    • Cela dit, il y a aussi des producteurs de fois gras qui ne gave pas les animaux. Toujours la confusion entre tel résultat final (tranche de foie gras, ou manger de la viande en général) avec une pratique issue du modèle industriel ou de la vente avec haut rendement en général (que ce soit le gavage méga industriel ou le gavage « à la main », le but étant d’avoir un haut rendement pour vendre plus).

      Les éleveurs de volailles de notre AMAP, ils font juste à manger eux-mêmes à leurs animaux pendant plusieurs semaines à la fin de l’année, avec un mélange de céréales, de pain et de lait, beaucoup beaucoup plus riche que la nourriture du reste de l’année. Sinon le reste du temps ils gambadent sur le terrain, voire dans la forêt.
      cc @aude_v :)

      Mais ok, le but n’était pas de parler de l’argumentation mais de la censure et je suis bien d’accord que c’est n’importe quoi (et aussi d’accord avec ce que dénonce les 2 premières affiches, càd les méthodes industrielles).

    • S"lut, Ligne 13, 7h tu es compressé, endormi, mort-vivant, soudain une affiche tu chopes 2 mots--->foie gras tu penses Noël, fête, vacances, bien-être et merde tu comprends que cette affiche n’est pas comme les autres habituellement qui te donnes le nom du parfum que tu dois t’asperger et les films et autres niaiseries que tu dois aller voir, tu te concentres dessus ladite affiche hors norme « c’est ton côté révolutionnaire, enfin s’il t’en reste un » et tu lis--->caneton femelle broyé tu te dis merde c’est Tjrs les mêmes qui triment, tu te poses des questions, tu t’échappes un court instant de ce trajet qui te mène toi-même à l’abattoir et tu te dis quoi à cet instant précis ? rien, il y a bousculade et éternel cliché putain ya pas assez de place, ques ce qu’ils foutent pour rajouter des trains elle est déjà oubliée l’affiche dénonçant un scandale parmi tant d’autres. Conclusion : Vous toucherez beaucoup plus de monde on restant sur le web et autres procédés. Ce n’est que mon avis. Plaisir.

    • Donc en gros tu t’opposes à eux parce que t’aimes pas la manière dont illes diffusent leurs infos sur un forum auquel tu participes, je ne vois pas le rapport avec l’hypocrisie dont fait preuve la régie publicitaire du métro.

    • Si, clairement, dans les affiches pré-citées, ce qui est mis en avant ce sont les horreurs de l’industrialisation et des hauts rendements, que ce soit avec le mixage d’animaux vivants, ou le gavage avec un tube dans la bouche. Ce sont ces points-là précisément qu’elles mettent en avant dans l’image.

      Alors que concrètement, on peut élever des animaux pour les manger, et même faire du foie gras, sans ces choses-là. De nos jours ce n’est plus monnaie courante, ça oui, en tout cas dans nos pays industriels. Mais c’est parfaitement possible d’y revenir et certain⋅e⋅s le font déjà.

      Ce n’est pas forcément bien suivant la morale qu’on adopte, et il y a des arguments contre cela. Mais l’argumentation de ces affiches (les 2 premières tout du moins) ne correspond pas à la réalité ; ça le serait si les affiches dénonçaient le mode de production industriel. Mais là elles impliquent un parallèle obligatoire, alors qu’il ne l’est pas.

    • T’as l’air de croire que le gavage non industriel se fait sans tube dans la bouche et sans forcer les animaux mais…

      (le sous titre sur Wikipédia c’est : Gavage mécanique et artisanal d’une oie.)

      Ils n’y a que la 1ère affiche qui montre une situation d’industrialisation, c’est d’ailleurs indiqué dans l’article :

      Afin de mettre toutes les chances de notre côté, nous choisissons de montrer ce qui se fait de plus traditionnel et artisanal : le gavage d’une oie en parc - plutôt que ce qui se fait de plus courant (le gavage à la pompe d’oiseaux en batterie).

      Alors quand tu dis :

      l’argumentation de ces affiches (les 2 premières tout du moins) ne correspond pas à la réalité

      Je me demande quand même dans quelle réalité tu vis considérant que la quasi-totalité du foie gras est fabriqué en broyant les canetons femelles et en gavant les oies au tube.

    • 1) Depuis le début je parle de mode de production industriel OU à hauts rendements. Si j’aligne les deux à la suite ça veut bien dire que je ne fusionne pas les deux, et que donc ça peut être non-industriel mais avec pour but des hauts rendements quand même. Car le but final est de vendre le plus, car l’éleveur reste inscrit dans un mode de production capitaliste où il doit vendre pour continuer à vivre. Le fait de montrer un papy qui gave une oie ne change pas grand chose à ma distinction précédente. S’il gave comme ça c’est en partie pour avoir des rendements (en grosseur et en quantité) plus importants, car il doit vendre. Et en autre partie car il ne sait pas ou plus faire autrement.

      2) Ben oui, dès le premier message je parle très clairement de foie gras SANS tube dans la bouche (donc sans gavage, pour @nicolasm, car pour moi gavage c’est le tube, industriel ou du papy peu importe). Je dois ré-écrire la même chose ou on peut scroller plus haut ? Je connais personnellement des gens qui le font, ce n’est pas une utopie, et ce n’est même pas horriblement compliqué. La quantité n’est pas la même, c’est sûr… Mais cela prouve bien que ça existe et que c’est reproductible.

      3) Le fait que là durant telle époque, on produise de telle manière, n’implique en rien que ce soit la seule manière d’élever des animaux ou de produire tels aliments. Il existe d’autres méthodes, que ce soit des savoirs anciens retrouvés ou des innovations récentes (il ne s’agit pas du tout d’idéaliser tout ce qui serait avant).

      Je me demande quand même dans quelle réalité tu vis considérant que la quasi-totalité du foie gras est fabriqué en broyant les canetons femelles et en gavant les oies au tube.

      Et bien donc je vis dans cette réalité où je connais des éleveurs de volailles qui ne font aucune des choses que tu listes là.

      Et donc je réitère : je n’ai pas dit « les photos de ces affiches ne correspondent pas à la réalité » mais bien « l’argumentation de ces affiches ».
      Car les photos de ces affiches montrent des choses à dénoncer (et que je dénonce moi-même) mais sauf que le texte en rapport ne dénonce pas ce qui est montré (précisément le gavage et l’élevage industriel) mais des choses plus larges qui ne sont pas obligatoirement liées avec ces images.

      Le texte de la pétition liée est presque bien et se borne presque à dénoncer le gavage et l’enfermement des animaux :
      https://www.change.org/p/agissez-fermement-contre-les-infractions-commises-par-la-france-dans-la-prod

      Mais le tout premier paragraphe :

      Pour produire du foie gras, les canards sont…

      Pourrait par exemple être :

      Dans la majorité des exploitations, pour produire du foie gras, les canards sont…

    • @Alda, Oulala, mon mess était plus pour vous inciter à continuer hors métro « qui est loin d’être la panacée pour diffuser une idéologie demandant réflexion » qu’une mise à l’écart de votre combat, continuer genre--->Distribuer des tracts à l’entrée de la grande foire actuelle, web 3.0 facilite l’échange entre partenaires du même combat « RastaPopoulos en est un »---> sans lui « le web » je/tu/il passait à coté de cet acte, etc. Pour ma part le métro nous lobotomise rien de sérieux ne peut venir de lui, ses affiches ne sont perçues que comme des pubs sans intérêt, bon tu laisses une pub pendant 1 an sur Châtelet je dis pas elle finira par être vue mais quant à changer le bordel industriel j’ai un gros doute. Bonne continuation.

    • @aude_v

      Et que certain-e-s végan-e-s ne voient pas que le problème est celui de l’industrie et de l’industrialisation (gigantisme, financiarisation, on n’a encore rien vu), c’est un manque de clairvoyance qui va se payer cher.

      Ben il me semble que le problème est plus vaste pour les vegan.e.s vu que gavage ou pas, industriel ou artisanal, l’animal est tué à la fin.

    • Que nombre d’associations et de militant-e-s vegans soient des plus critiquables dans leur pratique militante est évident, et L214 l’illustre sans le moindre doute hélas.
      Pour autant, la critique de ces pratiques ne saurait constituer un argument justifiant que l’on refuse de se confronter au fond de leur critique.

      Pour paraphraser quelqu’un qui m’est très sympathique, il me semble que le préalable à toute discussion sur la solidarité des vegans avec les petit-e-s paysan-ne-s contre l’industrie est de la part des petit-e-s paysan-ne-s et et de leurs ami-e-s une prise de position claire sur le spécisme, ou plutôt contre lui . On est loin d’en être là, et que cette prise de position se fasse tellement attendre semble indiquer que les critiques de la société industrielle pourraient avoir intérêts à la perpétuation du spécisme. Mais de toute façon, c’est leur choix : une éventuelle alliance entre les vegans et les anti-industriel-le-s passe par là. C’est à ces dernier-e-s (les anti-industriel-le-s) de voir si l’alliance avec les vegans contre la société industrielle vaut le coût de l’abandon des bénéfices spécistes, ou si ellils préfèrent garder ces bénéfices, au risque de ne pas pouvoir en finir avec la société industrielle tou-te-s seul-e-s.
      Leur décision nous en apprendra beaucoup - leur indécision nous en apprend déjà beaucoup.

      (et en attendant, aller chercher des poux dans la tête des vegans sous prétexte que, du point de vue de la critique anti-industrielle , l’industrie et l’artisanat sont assurément deux choses radicalement différentes, voilà qui est au mieux s’engager délibérément dans un dialogue de sourds, voilà qui est au mieux hors de propos . Prétendre que l’industrie parierait à long terme sur le veganisme contre le carnisme de l’artisanat, aller faire de cela un argument contre la critique du spécisme, qualifier brutalement de « manque de clairvoyance qui va se payer cher » le fait que, du point de vue de la critique du spécisme, le fait déterminant est l’exploitation animale , et non qu’elle soit réalisée de manière industrielle ou artisanale - tout cela revient à préférer faire aux vegans un faux procès : leur reprocher de proposer une autre approche critique , et à enferrer la critique anti-industrielle et la critique du spécisme dans une stérile opposition frontale.
      Pour ma part, a défaut de faire beaucoup plus ces temps-ci, il me semble préférable, a minima, d’essayer de penser contre la société dans laquelle je vis, laquelle se trouve être à la fois spéciste et industrielle, entre autre joyeusetés.)

    • D’après les échanges que j’ai pu avoir sur le net, la vision végane est très peu holistique ou intersectionnelle. Bien sûr les végan.e.s croient que ça réglera tout (climat, injustice, faim dans le monde) mais ce sont juste des conséquences (questionnables) du véganisme. Dès qu’on pointe des bienfaits ou une meilleure performance d’un mode de vie non végan sur ces points, la personne se replie souvent sur un autre point (arrête de manger ton steak d’abord, on peut faire autrement et végan (même si moins performant), la souffrance des animaux, etc). C’est du coup souvent le seul point d’entrée de la réflexion, un axiome qui borne la réflexion.

    • La faiblesse structurelle de la majorité des discours véganes c’est l’impasse faite sur la question de la production alimentaire. De quelle agriculture veut-on, de quel rapport aux écosystèmes, au monde, veut-on. Et en lien direct, de quelle économie et de quels rapports sociaux veut-on.
      Ne pas poser cette question laisse la porte grande ouverte à la société technicienne, et laisse sans voix face à la viande in vitro et au soylent tant que l’unique critère discriminant est l’absence de captivité animale.
      M’intéressant depuis quelques années à la #végéculture #biointensive, une des nombreuses déclinaisons de l’#horticulture, qui est un type de production alimentaire exempt de nombre des défauts sociaux, politiques et écologiques de la céréaliculture et de l’élevage http://theanarchistlibrary.org/library/jason-godesky-thirty-theses#toc9 je me désespère de voir que quasiment personne parmi les véganes ne saisit cette perche pour articuler véganisme et critique des modes de production et des organisations sociales qu’elles engendrent. Tout comme la #critique_techno ces réflexions-là restent quasiment inaudibles.
      Tout ça est vraiment très peu holistique ou intersectionnel.

  • Love it !
    VIDÉO. Ces petites #filles utilisent beaucoup le mot « #fuck », contre le sexisme

    SEXISME - Ces jeunes filles ne tournent pas autour du pot. Elles sont très en #colère contre le sexisme. Leur façon de l’exprimer ? À grand renfort de « fuck ! » dans la vidéo publiée mardi 21 octobre par l’entreprise #FCKH8, spécialisée dans la production de vêtements et accessoires à message militant.

    Dans ce clip survitaminé (et volontairement très #vulgaire), ces jeunes filles déguisées en #princesse défendent l’#égalité_hommes-femmes. Un clip à découvrir, traduit par nos soins, dans notre vidéo ci-dessous.


    http://www.huffingtonpost.fr/2014/10/23/petites-filles-fuck-sexisme_n_6029554.html

    #sexisme #clip #vidéo

  • Le journal de guerre de Danièle Kriegel (15) : ce qu’Israël ne veut pas voir à Gaza - Le Point

    http://www.lepoint.fr/monde/le-journal-de-guerre-de-daniele-kriegel-15-ce-qu-israel-ne-veut-pas-voir-a-g

    Je ne suis pas du tout un fan de Danièle Kriegel, mais dans cet article, elle a le mérite (et sans doute le courage, pour une journaliste qui vit à Jérusalem) de rappeler les chiffres effrayants totalements ignorés par les médias israéliens :

    En Israël, les télés n’ont diffusé que de rares images de cette nouvelle tragédie. Pour voir des reportages complets, il fallait zapper sur le câble à la recherche des chaînes étrangères. Ce matin le seul journal qui en parle longuement est le quotidien indépendant Haaretz, qui, à la une, publie également le dernier bilan des victimes dans l’enclave palestinienne : plus de 1 800 morts et au moins 9 000 blessés. De 70 à 80 % de civils, selon l’ONU.

    Dans son rapport datant de dimanche, l’Unicef annonce la mort d’au moins 354 enfants, 222 garçons et 132 filles âgés de 1 mois à 17 ans. À cela s’ajoutent les enfants blessés : 2 502 entre le 8 et le 31 juillet, soit 30 % du total des blessés palestiniens durant cette même période.

    Sans parler de la situation humanitaire catastrophique : près d’un demi-million de personnes déplacées.

    Ces images et ces chiffres sont à peine évoqués par les médias israéliens. Les quelques journalistes qui s’aventurent à en parler sont critiqués, voire menacés. Il se trouve même des voix pour réclamer, à intervalles réguliers, qu’ils soient traduits en justice.

    #gaza #meurtres_d_enfants