• Pour « sauver le climat », préparons un holocauste nucléaire Chez Renart - Tomjo - vendredi 23 septembre 2022
    https://chez.renart.info/?Pour-sauver-le-climat-preparons-un-holocauste-nucleaire

    Ne soyez plus « écologiste », encore moins anti-nucléaire : c’est ringard. Soyez pour la science, les industriels et le progrès ; soyez « pour le climat ».
Ce vendredi, à Lille et partout en France, les jeunes de Fridays for future associés aux Jeunes écologistes d’EELV appellent à la grève, « pour le climat ». Nul doute que leur couverture médiatique dépassera leur mobilisation véritable, et que les organisations politiques ne se ruent pour les récupérer. Que « nos dirigeant.es successifs n’aient pas été à la hauteur de la crise à surmonter », comme dit leur tract, c’est indiscutable. Que « les leaders économiques et politiques [...] investissent massivement pour la transition écologique », c’est malheureusement ce qu’ils font déjà. Non seulement ils ne régleront pas le « problème du climat », mais ils vont y ajouter d’autres calamités, notamment la dictature de la technocratie nucléaire sur notre survie. Voyez donc ci-dessous cette liste de dirigeants « engagés pour le climat », et plus que jamais anti-écologistes.


    Dans les manifestations en marge des COP auxquelles nous avons assisté, à Copenhague en 2009 et Paris en 2015, nous relevions toujours un malentendu derrière le slogan commun « Changeons le système, pas le climat ». Il y avait celles et ceux réclamant de nos dirigeants un « accord ambitieux » ; et ceux, dont nous faisions partie, manifestant pour bloquer sinon annuler ces rendez-vous de pollueurs.
    
Nous n’avons pas besoin d’eux pour inventer une vie désirable. Comme ils n’ont pas plus besoin de nos manifestations pour poursuivre la destruction industrielle du monde. Être « pour le climat » signifie combattre les diktats des scientifiques et les plans gouvernementaux de la prétendue « décarbonation », de la nucléarisation de l’industrie et de la numérisation de tout. Le « système », ce n’est pas eux qui le changeront, mais nous – sans eux et contre eux.

    Les scientifiques et leur monde
    D’abord, il y a les méga-simulateurs informatiques du #GIEC. Ce dernier propose dans son dernier rapport une alliance de sobriété individuelle, d’énergies renouvelables, de « mobilités électriques », de technologies de captage et stockage du CO2, de nucléaire, et de solutions de type « écologie industrielle » (efficacité énergétique des bâtiments, économie circulaire, etc). Rien de particulièrement audacieux, comme nous le verrons.

    Le climatologue #jean_jouzel, prix Nobel, vice-président du GIEC, chercheur au Commissariat à l’énergie atomique (CEA), spécialiste du tritium, et coordinateur de la Conférence citoyenne pour le climat, considère que « très peu de scénarios atteignent l’objectif des 2°C sans nucléaire ». Alors va pour l’atome, comme ta collègue du CEA-GIEC.

    La twittosse #valérie_masson-delmotte, paléo-climatologue et égérie française du GIEC, chercheuse elle aussi au CEA, considère que « Le nucléaire est une technologie mature qui peut fournir de l’électricité bas carbone à grande échelle », que les « technologies numériques », les « véhicules électriques », les navires à « hydrogène » mais encore les « formes urbaines compactes » peuvent « soutenir la décarbonation ». Comme n’importe quel Conseil régional, n’importe quelle agence d’urbanisme de province.

    Le youtubeur #jancovici, polytechnicien, ancien membre de la Fondation Nicolas Hulot et co-auteur en 2007 du « Pacte écologique » pour les candidats à la présidentielle, dirige le lobby nucléariste Shift Project, grâce aux financements de Bouygues, Vinci, Veolia, SNCF, Alstom, SPIE, BNP, et bien sûr EDF, l’exploitant des 58 réacteurs français. Niant les effets des radiations de #Tchernobyl sur les 800 000 liquidateurs et les millions d’habitants des zones contaminées, il répète depuis l’accident de #Fukushima : « Même si tous les 20 ans se produit un accident similaire, le nucléaire évitera toujours plus de risques qu’il n’en crée. » Calculette en main et le regard sur sa calculette.

    Les ordures nucléaristes au garde-à-vous
    #emmanuel_macron, mobilisé « pour le climat » après un été de sécheresses et avoir jeté les recommandations pourtant fort peu ambitieuses du « Conseil citoyen pour le climat », vient d’annoncer l’accélération des implantations d’usines solaires et éoliennes et 16 milliards d’euros pour des usines de microprocesseurs, après avoir subventionné trois usines de batteries pour voitures électriques, et proposé un plan de construction de quatorze usines atomiques. Sobriété, informatique et nucléaire, ses ambitions supposément avant-gardistes ne vont guère plus loin que celles de Giscard d’Estaing à l’époque des chocs pétroliers.

    Ailleurs aux U.S.A., #joe_biden, militant « pour le climat », vient de signer en août 2022 un plan de 369 milliards de dollars pour la fabrication d’usines nucléaires, éoliennes, solaires, mais aussi de voitures électriques et de batteries. Diriez-vous de la première puissance industrielle mondiale qu’elle est écologiste ?

    Son concurrent #xi_jinping promettait quant à lui, en 2020, que la Chine atteindrait la « neutralité carbone » en 2060 en multipliant la production nucléaire par quatre, éolienne par 3,4, et solaire par 6. Coût annoncé : 15 000 milliards de dollars en trente ans. Le chef du Parti communiste chinois nous avait déjà ébahi par un plan d’ingénierie du climat. Rien n’est impossible pour qui applique le socialisme scientifique.

    Le prince saoudien #mohammed_ben_salmane, égorgeur de journalistes et d’opposants, a débloqué en 2021, dix milliards de dollars pour contrôler les nuages par « ensemencement » chimique, et développer les technologies de stockage du carbone. Riche en uranium autant qu’en pétrole, son royaume s’est également lancé dans la production nucléaire (avec EDF notamment), et la construction d’une #smart_city d’un million d’habitants entièrement connectée et électrique : The Line  [1]. Bienvenue chez vous.

    Les Shadoks du CO2
    #Arcelor-Mittal #Dunkerque, le plus gros pollueur français, s’engage lui aussi « pour le climat » en investissant dans l’« acier vert ». Les hauts fourneaux seront en partie électrifiés à l’uranium, et une partie des fumées sera captée à la gueule des cheminées. Un procédé chimique qui, en plus des rejets d’oxydes d’azote et d’ammoniac, consomme beaucoup d’énergie, sépare le CO2 des autres polluants, puis le liquéfie. Le CO2 liquide est ensuite transporté par bateaux propulsés au fuel, ou dans des milliers de kilomètres de gazoducs, pour être enfin stocké sous le sol de la Mer du nord, avec risques d’écocide insoupçonnés en cas de fuite.

    Le Plan France Relance de Macron soutient le Plan « Acier vert » d’Arcelor-Mittal à hauteur de 1,7 milliard d’euros. Quant à la technocratie française, l’#ADEME, le #CNRS et le #BRGM (Bureau de recherche géologique et minière) soutiennent les industriels (Arcelor-Mittal, Eiffage, EDF, TOTAL, Saint-Gobain, etc) au sein du « CLUB CO2 », le lobby du captage-stockage.

    Les défenseurs de la « planification écologique » (EELV et la France insoumise) contre les irresponsables du secteur privé doivent se résoudre au fait que l’État est malheureusement déjà au chevet des pollueurs, et des nucléaristes, mobilisés comme eux « pour le climat ».

    Les techies « pour le climat »
    #elon_musk, première fortune mondiale et militant lui aussi « pour le climat », a reçu depuis 2010 plus de 5 milliards de dollars de subventions d’État pour ses voitures électriques Tesla, ses usines éoliennes Solar City, et ses voyages vers mars. Il remettra aussi 100 millions de dollars, et le prix « #Xprize », à des « solutions » préservant le climat. Écoutez Elon Musk, il voit loin, dans le temps, et dans l’espace.

    #jeff_bezos, patron d’Amazon, engage sa fortune « pour le climat », via notamment sa fondation Bezos Earth Fund , pour inventer des navires, des autobus et des camions de livraison électriques. Il finance aussi depuis 2017 des start-up de l’agriculture verticale, connectée et décarbonnée, pour produire au plus près des consommateurs une alimentation fraîche et bas carbone.

    #bill_gates s’est engagé à alimenter ses usines Microsoft en énergies renouvelables d’ici 2030. Il est aussi un « philanthrope » généreux qui abonde le Breakthrough Energy Venture (avec Bezos et Zuckerberg, le patron de Facebook) en faveur de l’hydrogène, de l’éolien, et des « électrocarburants ».

    Quant aux patrons de Google, #larry_page et #sergeï_brin, ils investissent, « pour le climat », dans la viande synthétique, la recherche de minerais dans l’espace, les voitures volantes, et les dirigeables à l’hélium.

    Les industriels et les dirigeants ne sont pas sourds aux revendications des jeunes pour le climat. Ils les devancent, et parfois les financent, quand elles appuient leur politique industrielle.

    Le climat contre l’écologie ?
    Inutile d’en rajouter des volumes. Même la reine d’Angleterre , pendant la COP26 à Glasgow, fustigeait les inactions gouvernementales, cependant que le roi #charles_III soutient Greta Thunberg et les militants d’Extinction-Rebellion [2]. Lesquels militants d’X-R doivent leur efficacité médiatique aux subsides du Climate Emergency fund, abondé par des industriels du renouvelable et du « biométhanol » à destination des navires de fret. Leurs intérêts mutuels sont bien compris.

    Quand l’écologie politique s’est constituée de manière autonome contre les vieilles boutiques de la gauche, progressistes et étatistes, il ne s’agissait pas seulement de défendre « l’ #environnement » ou la « qualité de la vie », mais de la « réinventer ». L’opposition au nucléaire, que l’ #union_européenne inclut désormais dans les « énergies propres » [3], marque l’origine du seul mouvement réellement révolutionnaire issu de mai 68. Non pas contre les « pollutions », mais contre la société industrielle. Ce mouvement ne combattait pas seulement l’atome par crainte de la radioactivité ou de l’explosion, mais parce qu’une société nucléaire ne peut être que techno-totalitaire. Issue du règne des polytechniciens des Mines, l’industrie nucléaire soumet la survie de millions de personnes, et pour des milliers d’années, à l’expertise des spécialistes et des forces armées.

    Faites un geste pour le climat, balancez vos smartphones et déconnectez #greta_thunberg.

    Tomjo

    Lire aussi :
    Le sens du vent, Arnaud Michon, L’Encyclopédie des nuisances, 2010.

    Le soleil en face,
    Frédéric Gaillard, L’échappée, 2012.

    L’enfer vert,
    Tomjo,
    L’échappée, 2013.
 Notre bibliothèque verte, Renaud Garcia, Service compris, 2022.

    Notes *
    [1] The Good life, 15 janvier 2021.
    [2] Infodurable.fr, 9 septembre 2022.
    [3] Le Monde, 6 juillet 2022.

  • “Contre la résilience” : causerie avec Thierry Ribault à Grenoble
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1703

    Nous accueillons Thierry Ribault pour une causerie autour de son dernier livre, Contre la résilience - A Fukushima et ailleurs (L’Echappée, 2021). Avec l’accélération de l’effondrement, la technocratie invoque la résilience comme solution à chaque manifestation de la Crise (accident nucléaire, pandémie, terrorisme, sécheresse, etc). Il s’agit de nous adapter au pire sans jamais remonter aux causes, comme en témoigne la loi française votée en 2021, “portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets”. Le mot lui-même vient de l’anglais resilience, issu du latin resilire : « sauter en arrière », d’où « rebondir, résister ». Quand la société industrielle détruit le monde et chasse les humains de leur propre vie, il revient à chacun de trouver en soi les moyens de (...)

    #Faits_divers

  • Qui est Jean-Marc Jancovici ? L’enquête de Reporterre
    https://reporterre.net/Qui-est-Jean-Marc-Jancovici-L-enquete-de-Reporterre

    Tout ça mérite largement un seen dédié, tout de même.

    [1/3] « On ne parle pas assez du génie de Jean-Marc Jancovici »
    https://reporterre.net/On-ne-parle-pas-assez-du-genie-de-Jean-Marc-Jancovici

    « Meilleur expert mondial du CO2 », « gourou », « génie absolu »… Qui est vraiment Jean-Marc Jancovici, polytechnicien au franc-parler et brillant vulgarisateur, adulé par certains et agaçant nombre d’experts ? Portrait d’un ingénieur concepteur du bilan carbone, nucléariste engagé dans la lutte contre le changement climatique, et prospère patron de PME

    [2/3] Jean-Marc Jancovici : « Je ne suis pas un scientifique »
    https://reporterre.net/Jean-Marc-Jancovici-Je-ne-suis-pas-un-scientifique

    Jean-Marc Jancovici parle du climat, de l’énergie, de l’économie, mais en dehors du bilan carbone, il n’est pas un expert ni un scientifique, et il le reconnaît. Si plusieurs de ses constats, repris de la pensée écologiste, sont exacts, il multiplie erreurs et argumentations discutables sur l’énergie et le nucléaire.

    [3/3] Jean-Marc Jancovici, polytechnicien réactionnaire
    https://reporterre.net/Jean-Marc-Jancovici-polytechnicien-reactionnaire

    Selon le brillant vulgarisateur, nucléariste et prospère patron de Carbone 4, le changement climatique ne se résoudra pas « sans l’usage de la contrainte », la démocratie se réduirait au vote et le capitalisme n’aurait rien à se reprocher dans le désastre actuel.

    Et la tribune Jancovici… une imposture écologique ?
    https://reporterre.net/Jancovici-une-imposture-ecologique

    Pour les auteurs de cette tribune, parmi lesquels Attac et le réseau Sortir du nucléaire, l’industrie d’État qu’est le nucléaire tente d’imposer ses « avantages » pour préserver le climat, au prix d’informations souvent tronquées, approximatives ou mensongères. Au centre de ce travail de réhabilitation, les auteurs désignent Jean-Marc Jancovici et ses réseaux.

    #Jean-Marc_Jancovici #nucléaire #écologie #critique #expert #expertise #démocratie #capitalisme #climat #réchauffement_climatique #Shift_Project #Carbone_4 #CO2 #technocratie #élitisme

    • Et n’oublions pas que ce Jancovici avait été critiqué dès 2012 pour a peu près les mêmes raisons suite a ses ignobles déclaration lors de #Fukushima.

      Bertrand Louart, Jean-Marc Jancovici, l’écolocrate nucléariste, 2012

      https://sniadecki.wordpress.com/2012/06/14/jancovici-nucleariste

      Ardent promoteur du nucléaire, quelques jours à peine après la déclenchement de la catastrophe de Fukushima, le 15 mars 2011, il se fend d’un “Message à la Presse” pour faire savoir qu’en somme tout va bien, que ce n’est pas si grave, et que quand bien même, cet accident industriel majeur est de toute façon moins pire que le tremblement de terre et le tsunami en termes de nombre de morts. Ses premiers commentaires concernent donc non pas les victimes de l’accident nucléaire, puisque selon lui elles n’ont pas droit à l’existence, mais bien évidemment les anti-nucléaires.

  • Pourquoi les installations #nucléaires ukrainiennes inquiètent ?

    Perte d’alimentation #électrique —> fusion du coeur

    #TCHERNOBYL :
    Sur les 4 lignes d’#alimentation électrique, 3 lignes d’alimentation ont été mises hors service. La seule ligne d’alimentation électrique opérationnelle est une ligne de 330 kV.
    Dans le cas de perte de cette dernière ligne, des diesels prendraient le relais mais ils ne pourraient l’assurer que pendant 48 heures.

    #ZAPORIJIA :
    La ligne électrique de 750 kV a été interrompue dimanche 6 mars probablement à cause de combats à proximité.
    En cas de perte d’alimentation électrique, la centrale peut fonctionner sept à dix jours. Ensuite, il faut réalimenter les cuves de carburant pour alimenter les diesels.

    https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/nucleaire/pourquoi-les-installations-nucleaires-ukrainiennes-inquietent-les-a

    et sinon au cas où un missile venait à s’égarer :

    En cas de destruction totale de la centrale, je pense que les conséquences seraient plus graves qu’à #Fukushima et Tchernobyl réunis", expose Dmytro Gumenyuk, et "l’Europe sera totalement contaminée.
    https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/nucleaire/pourquoi-les-installations-nucleaires-ukrainiennes-inquietent-les-a

  • “International Signature Campaign Against the Discharge of Contaminated Water” · Change.org

    28 août 2021 —

    Tokyo Electric Power Company (TEPCO) has decided to dump contaminated water into the ocean through a tunnel 1km offshore.
     
    A senior official from the Ministry of Economy, Trade and Industry (METI) said, "If we dumped the contaminated water on the coast, the media would take video and photos of us dumping it, but if we dumped it on the ocean floor one kilometer off the coast, we wouldn’t have to worry about that, which would make a difference in terms of rumors.

    The Japan National Federation of Fisheries Cooperatives issued a statement of firm opposition to the project (8.25).
    “Fishermen across Japan reiterate their firm opposition to the release of ALPS treated water into the ocean.”

    The South Korean government has expressed “strong regret” over Japan’s decision to release contaminated water into the ocean about 1km off the coast of the Fukushima nuclear power plant (8.25)

    The Chinese government accused Japan of “making the wrong decision to release contaminated water without regard for opposition at home and abroad, and then repeating the mistake” (8.26)

    The Taiwanese government announced that it would continue to monitor the situation from various angles across ministries and agencies to ensure the rights and interests of fishermen (Aug. 26)

    ★International signatures called for by 311 organizations (24 countries)
    Currently 78,450 signatures (from 110 countries)


    À l’occasion du 10e anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima:
    Campagne internationale de signature contre le rejet d’eau contaminée et appelant à l’arrêt des centrales nucléaires dès maintenant!

    #nucléaire #Fukushima

  • À Fukushima, l’eau contaminée va bientôt être rejetée en mer
    https://www.novethic.fr/actualite/energie/energie-nucleaire/isr-rse/a-fukushima-l-eau-contaminee-va-bientot-etre-rejetee-en-mer-149122.html

    Le #tritium est dangereux à très haute dose par ingestion ou inhalation. Mais sa durée de demi-vie - le temps qu’il faut pour baisser la #radioactivité de 50 % - est relativement courte (12,3 ans, contre par exemple 30 ans pour le Césium 137). De plus, sa nocivité est relative. Le tritium a ainsi été utilisé pendant des années, par exemple, pour rendre lumineuses les aiguilles des montres de poignets. Il n’empêche que les habitants sont inquiets. Les agriculteurs et les pêcheurs craignent que cela n’entache l’attrait pour leurs produits. La Corée du Sud exprime également de vives réserves et interdit toujours l’importation de produits de la mer issus de la région.

    10 ans après Fukushima : cinq photos pour comprendre les conséquences de la catastrophe.
    https://www.novethic.fr/actualite/economie/isr-rse/10-ans-apres-fukushima-cinq-photos-pour-comprendre-les-consequences-de-la-c

    [Les monstres des abysses] Quand l’humanité noyait ses déchets nucléaires au fond de l’océan.
    https://www.novethic.fr/actualite/energie/energie-nucleaire/isr-rse/les-monstres-des-abysses-quand-l-humanite-noyait-ses-dechets-nucleaires-au-

    La gestion des déchets nucléaires est un vrai casse-tête. Lors du déploiement de l’atome civil sur la planète, la solution de l’immersion de déchets en mer a été employée par plus d’une dizaine du pays. Ce sont des milliers de tonnes de ces bombes à retardement qui reposent aujourd’hui sur le plancher océanique et souffrent peu à peu de la corrosion. Toute la semaine, Novethic sillonne les abysses à la recherche de ces monstres marins créés par les humains.

    https://youtu.be/rUDwK5IEaGw

    #Fukushima #Tepco #nucléaire

    • Après Fukushima, les « travaux en France ne nous mettent pas à l’abri d’une catastrophe », dit la #CRIIRAD
      https://twitter.com/CRIIRAD/status/1370676008437878784

      Selon Bruno Chareyron, les opérations de décontamination ont généré entre 10 et 20 millions de tonnes de sacs de terre radioactive « dont les autorités ne savent pas quoi faire ». Il ajoute : « Les autorités japonaises font tout pour banaliser la catastrophe pour faire croire que c’est réglé et organiser les Jeux Olympiques alors que rien n’est réglé. Il y a plus de 1,2 million de tonnes d’eau contaminée qui s’accumule dans les réservoirs et qu’on voudrait rejeter en mer, ce qui n’est pas légal ».

  • Fukushima : 10 ans déjà...
    https://www.sortirdunucleaire.org/Fukushima-10-ans-deja

    La date est suffisamment forte pour qu’on s’en souvienne. Cette année cela fait 10 ans déjà.
    10 ans déjà que le séisme et le tsunami qui a suivi ont dévasté la côte nippone.
    10 ans déjà que 3 des 6 réacteurs de la centrale de #Fukushima Daïchi sont entrés en fusion.
    10 ans déjà que le monde ferme les yeux, comme pour oublier la catastrophe, comme pour oublier la dangerosité…

    Pourtant elles et ils n’oublient pas.

    Elles et ils, ce sont les habitant·es de la préfecture de Fukushima, les personnes réfugié·es dans d’autres villes ou à l’autre bout du Japon, ce sont les enfants malades, les politiques de l’époque (Naoto Kan), les victimes en procès avec l’administration ou avec #TEPCO, les liquidateurs qui travaillent encore d’arrache-pied dans des conditions délétères et au péril de leurs vies en espérant nettoyer ce qui ne peut sûrement pas l’être…

    Celles et ceux qui n’oublient pas, ce sont également les pro-nucléaires qui, sous couvert de pseudo-programmes humanitaires, tentent de faire accepter la vie radioactive.

    Et malgré la propagande autour des Jeux Olympiques de Tokyo, destinés à laisser croire que l’accident appartient au passé, les conséquences de la catastrophe sont toujours à l’ordre du jour, avec le déversement prévu des eaux contaminées de la centrale dans le Pacifique.

    Pour ce dossier spécial à l’occasion des 10 ans de l’accident, nous avons fait le choix de laisser la main à nos amis japonais. Car qui mieux qu’eux peut nous parler de ce qui se vit au cœur de la catastrophe toujours en cours ?

    #nucléaire

    • analyse dimensionnelle, suite : un article tout récent assez fun :-)

      The influence of field size, goal size and number of players on the average number of goals scored per game in variants of football and hockey : the Pi-theorem applied to team sports
      Received January 28, 2020 ; accepted August 25, 2020 ;published online September 21, 2020
      https://www.degruyter.com/document/doi/10.1515/jqas-2020-0009/html

      Abstract: In this paper, we investigate the correlation between the main physical characteristics of eight variants of football and hockey (such as field size, goal size, player velocity, ball velocity, player density, and game duration) and the resulting average numbers of goals scored per game. To do so, the Pi-theorem in physics is extended to sport science and a non-dimensional parameter of interest is defined. It is based on the ratio between the duration ofthe game and the order of magnitude of the time needed to cross the midfield, which depends on the average velocity of the ball and the players, the player density and the size of the goals. An excellent correlation is found between the proposed parameter and the average number of goals scored per game during recent international competitions. Using the derived correlation, the effect of any modification of the main characteristics of football and hockey (and their variants) on the scoring pace can be assessed. For instance, it can be predicted that decreasing the length of football fields by 20 m would raise the average number of goals scored to 3.6 (±0.6) per game, versus the 2.6 goals scored during the most recent men’s World Cup

      via l’article WP sur le théorème π de Buckingham…
      https://en.wikipedia.org/wiki/Buckingham_π_theorem
      ou sa version française :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Théorème_de_Vaschy-Buckingham
      l’article est cité dans les deux entrées.

    • Je n’y connais rien en analyse dimensionnelle, j’ai donc regardé la première capsule (ça me suffit, je suis juste un fameux bricoleur qui souhaite faire en amateur, etc... cf Boris Vian) . Ça va, mon bagage scientifique fait que j’ai pigé.

      sauf un truc, où j’ai trouvé le gars assez vaseux d’ailleurs, genre sur le point de dire « oh et pi c’est comme ça un point c’est tout ».

      C’est l’histoire de la constante. Plus précisément, pour justifier cette constante (dont ils se débarrasse ensuite, en bon physicien patenté ), il parle d’un principe de similarité dont je comprends pas comment il justifie que la relation dont on fait l’hypothèse entre les dimensions peut se retrouver à être égale à une constante.

      Un sachant peut il allumer la lumière ?

    • Le peu que je connais de l’analyse dimensionnelle se résume au b-a-ba de la vérification de l’homogénéité des formules et qui m’a beaucoup servi pour alléger la charge mentale nécessaire pour retenir lesdites formules.

      La démonstration, reprise dans les articles WP cités ci-dessus, est (un peu…) abstraite. Ce que j’en comprends, c’est que les quantités sans dimension peuvent (fréquemment) être considérées comme des paramètres (fixes) décrivant le système (d’où les nombres de Reynolds, de Mach, …) et donc caractéristique du système en question.

      Ceci dit, dans l’article sur l’analyse dimensionnelle, https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_dimensionnelle#Énergie_d'une_bombe_atomique le cas de la bombe atomique est décrit complètement et montre qu’historiquement G. I. Taylor n’a pas utilisé le raisonnement présenté mais un développement beaucoup plus long au bout duquel il a expérimentalement vérifié la relation et constaté que le rapport sans dimension ne dépendait pas de la température ce qui n’était pas forcément évident a priori.

      Autre point rigolo, dans ce même article, le constat empirique suivant, qui justifie la disparition de la constante (qui m’a aussi un peu interloqué : qu’est-ce qui garantit qu’elle n’est pas d’un ordre de grandeur élevé (ou faible) ?) :

      L’analyse dimensionnelle ne permet de trouver l’équation physique qui gouverne le phénomène, qu’à une constante numérique k près, sans dimension, et que cette méthode ne peut donc pas déterminer. Il faut faire un calcul explicite complet pour la trouver (ou une mesure expérimentale pour la déterminer). L’expérience montre cependant que, dans un système d’unités adapté au problème étudié, cette constante k est toujours de l’ordre de grandeur de 1 (au sens où π ~ e ~ 1), d’où la pertinence de l’analyse dimensionnelle pour prévoir la forme du résultat d’un calcul, ainsi que son ordre de grandeur.

      et, au début du même paragraphe https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_dimensionnelle#«_Principe_zéro_»_de_la_physique_théorique ce « principe » provocateur :

      « Ne jamais faire de calculs avant d’en connaître le résultat ».

  • Des #chercheurs sur le #nucléaire s’inquiètent après le #licenciement d’une spécialiste de Fukushima
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/06/nucleaire-des-chercheurs-s-inquietent-apres-le-licenciement-d-une-specialist

    "Spécialiste de la catastrophe de #Fukushima, Christine Fassert a été renvoyée pour faute en juin 2020, au motif d’une « insubordination récurrente » et d’un « comportement inadapté », comme l’a révélé en septembre Le Canard enchaîné. Elle affirme que le conflit avec sa hiérarchie est lié aux résultats de ses travaux de recherche, ce que l’IRSN, l’expert public des risques nucléaires et radiologiques, bras technique de l’Autorité de sûreté nucléaire, conteste fermement.

    Socio-anthropologue, Christine Fassert est embauchée en 2012 par l’IRSN, qui vient alors de créer un #laboratoire des #sciences_humaines_et_sociales. Le projet Shinrai – « confiance », en japonais –, lancé en partenariat avec Sciences Po Paris et l’université japonaise Tokyo Tech, vise à étudier les conséquences sociales et politiques de l’accident de la centrale de Fukushima de mars 2011. En cinq ans, Christine Fassert et Reiko Hasegawa, chercheuse anciennement rattachée à Sciences Po, réalisent près de 130 entretiens au #Japon auprès des évacués rentrés ou non chez eux, de représentants du gouvernement ou d’associations.

    Dès la #publication des premiers articles, Christine Fassert affirme avoir subi des tentatives d’obstruction de sa hiérarchie, qui demande des modifications ou l’empêche de participer à plusieurs colloques. « Quand nos analyses ne correspondaient pas à ce que l’IRSN voulait entendre, ils essayaient de nous imposer des changements, assure Reiko Hasegawa. Ils nous demandaient d’enlever des phrases entières, c’était des pratiques totalement inhabituelles dans le milieu de la recherche. »

    Selon les deux chercheuses, un passage indiquant que la population japonaise a perdu confiance envers les autorités, par exemple, devait être modifié. Impossible également d’écrire que, à la suite de l’accident, les Japonais se sont prononcés lors d’un débat public en faveur de la sortie du nucléaire, et que le résultat est le même à chaque fois que les populations sont consultées à travers le monde. Parmi les sujets sensibles figureraient aussi la question du retour des évacués et celle de la dangerosité de l’exposition à de faibles doses de radioactivité, qui suscite une importante controverse scientifique. Après l’accident de Fukushima, le gouvernement japonais a fait passer la dose limite pour le public de 1 millisievert (mSv) par an au niveau du seuil de référence maximum, soit 20 mSv/an, la politique de retour dans les zones évacuées étant établie sur cette limite.

    En 2019, la publication de deux #articles de Christine Fassert est refusée. L’un porte sur la gouvernance des risques et repose sur des entretiens avec des #experts critiques du nucléaire et sur le rapport dit « Pompili », sur les fragilités du parc nucléaire français ; le second démontre que les citoyens japonais font davantage confiance à l’expertise associative qu’à l’expertise institutionnelle. « Est-ce que, en cas d’#accident en France, les citoyens feront plus confiance à la Commission de #recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (#Criirad) et à l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO), ou à l’IRSN ? La question n’est peut-être pas agréable à entendre, mais elle est réelle », assure Christine Fassert."

  • La piscine commune de combustible usé de Fukushima Daiichi - Fukushima 福島第一
    http://www.fukushima-blog.com/article-la-piscine-commune-de-combustible-use-de-fukushima-daiichi-9

    Avant la catastrophe de #Fukushima, le Japon envisageait la construction d’un nouveau centre de #stockage, les piscines de nombreux sites nucléaires approchant le maximum de leurs capacités de stockage. Même si le programme #nucléaire nippon va être amoindri, voire abandonné, il n’est pas certain que ce projet ne voie pas le jour. En effet, sortir du nucléaire ne signifie pas abandonner toutes les installations. La production d’électricité nucléaire des 40 dernières années va devoir être assumée par les générations futures durant des milliers d’années.

    Un site sous surveillance

    Tepco reste très discret sur cette piscine, voire ne communique pas. Pourtant c’est bien le lieu le plus dangereux du site nucléaire car la somme des déchets rassemblés en ce seul endroit est énorme : plus de 1000 tonnes de #combustible_usé y sont actuellement entreposées, autrement dit 6375 assemblages rassemblant plus de 400 000 barres. Le site est étroitement surveillé : lors des études géologiques, c’est toujours cet endroit précis que l’on a choisi pour faire se croiser les coupes de terrain. La construction antisismique a donc dû être très soignée, car d’une part les barres ne doivent pas s’entrechoquer, et d’autre part l’étanchéité de la piscine doit demeurer parfaite.

    #10_ans_dans_3_mois

  • À Fukushima, l’entêtement du gouvernement à rouvrir la zone d’exclusion
    https://theconversation.com/a-fukushima-lentetement-du-gouvernement-a-rouvrir-la-zone-dexclusio

    La position de l’AIEA concernant le retour des populations à résider dans la zone n’est pas plus rationnelle. Elle fait preuve ici de contradictions manifestes : elle autorise le gouvernement à la réouverture de sites, dont le taux de contamination est égal ou en deçà de 20 msv/an, ce qui représente 20 fois la norme internationale fixée par… l’AIEA et les organismes associés.

    Le 8 juin, le préfet de Fukushima M. Uchibori a soutenu publiquement cette décision en spécifiant que la réouverture n’engendrait aucun problème tant que les habitants ne revenaient pas habiter dans ces zones – alors même que les réfugiés verront leurs subventions coupées, cette mesure les contraignant, pour une partie au retour.

    Dans la plus grande incohérence, les habitants sont donc contraints sous la pression des institutions nationales et internationales de gestion du nucléaire, à retourner vivre dans des territoires encore inhabitables selon les normes de sécurité fixées par ces mêmes institutions.

    Cette position est en outre singulièrement problématique, en ce qu’elle annihile tout filet protecteur public, tout en imposant la responsabilité de la gestion de l’accident aux citoyens. Les organisations dirigeantes nationales et internationales imposent à leurs administrés d’assumer les conséquences des diverses catastrophes, détournant ainsi la définition du contrat social, pourtant au fondement de nos systèmes démocratiques.

    Tant dans la gestion des désastres naturels qu’industriels, il apparaît que la protection des habitants par les pouvoirs publics n’apparaît plus ni comme une obligation, ni comme une priorité .

  • Image à la une. #Fukushima, paysages d’un #territoire en recomposition — Géoconfluences
    http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/a-la-une/image-a-la-une/fukushima-paysages

    Les photographies de cette image à la une montrent les paysages du département de Fukushima, entre recomposition par la transition énergétique et omniprésence des signes de la catastrophe et de ses suites. Résidents déplacés, travailleurs payés par l’entreprise énergétique à cause de laquelle ils ont perdu leur emploi, territoires interdits à la résidence et déchets nucléaires entassés témoignent d’une situation qui ne pourra pas redevenir complètement normale.

    #japon #nucléaire

  • A l’ombre du Brexit, l’effondrement de l’atome
    http://carfree.fr/index.php/2019/11/06/a-lombre-du-brexit-leffondrement-de-latome

    Business as usual… derrière les convulsions du Brexit qui déchirent le Royaume-Uni, les affaires continuent d’aller de mal en pis pour l’industrie #nucléaire du pays. Sous l’ombre portée de #fukushima, Lire la suite...

    #Destruction_de_la_planète #Fin_du_pétrole #Réchauffement_climatique #angleterre #business #énergie #japon

  • A l’ombre des centrales nucléaires - France Culture
    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/lombre-des-centrales-nucleaires

    Une série radio documentaire sur l’histoire du nucléaire français (et en particulier l’insuffisance officielle en matière de prévention et précaution)
    (le 3ème épisode fait spécialement froid dans le dos...)

    #nucléaire #Tchernobyl #Fukushima #iode #Fessenheim #principe_de_précaution

  • #Franckushima

    Comment appréhender l’univers de la #radioactivité dont le propre est d’être invisible, inodore, sans goût ni saveur ? Cinq ans après le début de la catastrophe de Fukushima, la liquidation du désastre a en grande partie permis sa #banalisation et son #oubli généralisé. À travers une démarche documentaire et graphique, Franckushima, « caisse de résonance sur les catastrophes nucléaires », propose de revenir sur les enjeux de la #catastrophe pour mieux nous préparer à celle qui nous guette en #France.

    #Fukushima #pollution #catastrophe_nucléaire #invisibilité #livre #essai_graphique

  • Fukushima : un projet de rejet des eaux inquiète la Corée du Sud
    https://www.mediapart.fr/journal/international/090919/fukushima-un-projet-de-rejet-des-eaux-inquiete-la-coree-du-sud

    Huit ans après la catastrophe nucléaire, le Japon fait face à un problème insoluble : l’eau radioactive continue de s’accumuler, jour après jour, au rythme de 150 tonnes quotidiennes, autour de sa centrale dévastée. Un projet de rejet « contrôlé » dans l’océan Pacifique, au nom d’une normalisation de la situation, horrifie la Corée voisine.

    #Asie #Fukushima,_Japon,_accident_nucléaire,_Shinzo_Abe,_Corée_du_sud,_environnement

  • Fukushima Pref. to end maternal health survey as no effects of radiation found - The Japan News
    https://the-japan-news.com/news/article/0005952743

    The #Fukushima prefectural government decided to end in fiscal 2020 its health survey of expectant and nursing mothers, which began in the wake of the accident at Tokyo Electric Power Company Holdings Inc.’s Fukushima No. 1 nuclear power plant.

    At the end of that fiscal year, ten years will have passed since the Great East Japan Earthquake and the start of the nuclear disaster.

    In past survey results, the percentages of birth defects, babies with low birth weights and other abnormal conditions have been almost the same in the prefecture as the nationwide average.

    Therefore, the prefectural government judged that there have not been any remarkable negative effects feared to be caused by radioactive substances discharged by the nuclear accident on the health of mothers and children.

    From now on, the prefectural government aims to place more importance on assistance based on the needs of expectant and nursing mothers.

    The maternal health survey is one of a number of surveys that the prefectural government commissions from Fukushima Medical University to check on the condition of local residents’ health in the wake of the nuclear disaster.

    Another of the surveys has been conducted mainly on residents who were 18 or younger when the nuclear accident happened to check whether they have developed thyroid cancer.

    The prefectural government presented a plan to its examination committee to discontinue the survey of mothers in July, and the plan was approved.

    The survey of expectant and nursing mothers has been conducted every year since fiscal 2011 by sending questionnaire sheets to about 15,000 people, mainly women in the prefecture who had become pregnant and received maternal and child health handbooks.

    The survey asks questions about such things as the number of weeks until delivery, the baby’s weight, the mother’s mental health care, the care they have received during pregnancy and delivery, and the circumstance in which they are raising their children.

    In the fiscal 2011 survey, just after the nuclear accident, the percentage of birth defects was 2.85 percent. This was almost the same as the nationwide average of about 3 percent. Responses to that survey were received from 9,316 people, or 58.2 percent.

    In the latest fiscal 2017 survey — to which 6,449 people, or 47.6 percent, responded — the percentage of birth defects was 2.38 percent.

    The percentage of premature births in the prefecture in fiscal 2017 was 5.4 percent, and the national average was 5.6 percent.

    The percentage of newborn babies with low weights — under 2,500 grams — in the prefecture was 9.4 percent, and the national average was also 9.4 percent.

    All figures were on almost the same level as the national figures.

    Meanwhile, the percentage of mothers in the prefecture who were diagnosed as tending toward postpartum depression was 27.1 percent in fiscal 2011 and 20.7 percent in fiscal 2017.

    Though the percentage has declined, one out of five mothers in the prefecture replied in the latest survey that they feel depressed or they feel gloomy.

    An official of the prefectural government said, “Soon after the nuclear accident, mothers’ anxiety was severe, but the needs of expectant and nursing mothers have been changing. We shall improve consultation systems in cooperation with municipal governments, so that assistance can reach the people who need it.”

    Concerning the relationship between pregnancy and radioactive rays, there was a report that the percentages of some types of birth defects, such as microcephaly, rose in the wake of the accident at the Chernobyl nuclear power plant in 1986.

    But in the case of the Fukushima nuclear accident, the situation is somewhat different. For example, affected residents evacuated earlier and were exposed to lower doses of radioactive rays than those in the Chernobyl accident. Thus experts say that the two cases cannot easily be compared.

    #nucléaire #santé #femmes #maternité #dépression #cancer

  • Fukushima : le Japon pourrait autoriser Tepco à déverser les eaux contaminées dans l’océan Pacifique
    https://www.europe1.fr/international/fukushima-le-japon-pourrait-autoriser-tepco-a-deverser-les-eaux-contamines-d

    Le #Japon envisage d’autoriser #Tepco, l’exploitant de la centrale nucléaire accidentée de #Fukushima, à déverser dans l’#océan_Pacifique plus d’un milliard de litres d’#eau_contaminée provenant de la centrale, rapporte RFI.[...]

    "On estime qu’il faudra attendre 17 ans pour que cette contamination #radioactive soit assez diluée pour atteindre un niveau sûr. Les Coréens sont très inquiets.

    #nucléaire

  • Des lycéens français visitent la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi - Fukushima 福島第一
    http://www.fukushima-blog.com/2019/05/des-lyceens-francais-visitent-la-centrale-nucleaire-de-fukushima-dai

    On voit bien la #manipulation : aucun jeune dans le bus ne semble montrer la moindre inquiétude. Pourtant, 70 µSv/h, ce n’est pas anodin. Pourquoi imposer ça à des enfants ? Pourquoi leur faire croire qu’ils ne risquent rien ? Sinon pour aller répandre la bonne parole rassurante aux quatre coins de la planète ? #Fukushima, on maîtrise, ce n’est plus dangereux, on peut même y faire du #tourisme_nucléaire et ne prendre qu’une dose de 0,01 mSv. La propagande pour des JO propres est bien en cours, sur tous les fronts. « La façon la plus simple de partager cette expérience, c’est tout simplement de la raconter, d’expliquer ce que nous, on a vu, que ce soit à nos amis, à nos parents », explique Adèle, du lycée Notre-Dame de Boulogne-Billancourt, à la fin du reportage.

    Au Japon, on utilise également les enfants pour faire croire à la population que la #pollution_radioactive n’est pas un problème sanitaire : il n’est pas rare, toujours dans un intérêt collectif, de faire participer des élèves à la décontamination, comme ces collégiens et lycéens qui avaient participé en 2015 au nettoyage de la route nationale 6 en t-shirt alors que cette route était interdite jusque-là pour cause de forte #contamination radioactive.

  • Japosphère - Fukushima, (en attendant la prochaine catastrophe nucléaire) tout doit disparaître ! Voyage dans une zone interdite qui ne l’est plus - Libération.fr
    http://japosphere.blogs.liberation.fr/2019/04/08/fukushima-en-attendant-la-prochaine-catastrophe-nucleair

    Un voyage terrible en zone (dé)contaminée.

    Bientôt, la foule en liesse des étrangers viendra applaudir les jeux olympiques qui s’ouvriront à Fukushima pour fêter les prouesses d’institutions internationales et nationales qui auront osé construire l’oubli. Faire comme si de rien n’était à Fukushima et proclamer, de nouveau, le nucléaire comme l’énergie propre de demain alors que la contamination est encore détectée jusqu’en Alaska[7], alors que du plutonium a été prélevé dans les rivières d’Iitate[8] (village rouvert à l’habitat) à 60km de la centrale. Le vent de positivisme écrase la mémoire pour rendre l’être résilient au pire. Le terrain est désormais préparé pour la prochaine catastrophe nucléaire

    #Fukushima #Nucléaire

  • Petites scènes de débâcle en attendant l’implosion

    Daniel Denevert, Le Communard

    https://lavoiedujaguar.net/Petites-scenes-de-debacle-en-attendant-l-implosion

    Ce texte, paru dans Le Communard à l’automne 2011, est reproduit dans le livre de Daniel Denevert Dérider le désert (éditions La Grange Batelière, 2018), un recueil de critiques, souvent jubilatoires, parfois féroces, qui retrace des souvenirs de luttes et de dissidences des années cinquante à aujourd’hui, de Paris, et sa banlieue, au plateau de Millevaches.

    Au regard de l’histoire où se joue le sort des humains, toute bonne idée n’atteint son point d’efficience que lorsqu’elle est collectivement portée, au moment où elle emporte la conviction intime de chacun des protagonistes. Les peuples d’Oaxaca le savent et savent consacrer le temps qu’il faut à la construction la plus élaborée possible du consensus. L’une des tâches qui se présenteront à ces prochaines expériences d’assemblées, que la multiplication et la fréquence des convulsions du système rendent hautement prédictibles, sera de parvenir à penser et à formaliser un tant soit peu leur propre fonctionnement. Ce n’est ni une sorte d’idéal à atteindre, moins encore une question formelle de principe, mais un enjeu stratégique aux conséquences décisives.

    Derrière la figure de l’assemblée, dont la durée de vie ne fait que s’inscrire temporairement dans le cours d’une situation, se profile celle plus ambitieuse encore de la Commune qui aspire à se ressaisir de l’ensemble des conditions de vie pour chaque communauté donnée. (...)

    #2011 #sécheresse #Millevaches #Fukushima #démocratie #peuple #écologie #banlieues #Commune #Oaxaca #communisme