• About One-Third of Public Comfortable Returning to ‘#Normal #Routine' — Roughly the Same Figure Since May
    https://morningconsult.com/2020/07/09/comfort-level-normal-routine-polling

    Though #COVID-19 ’s death risk increases with age, there was no statistical daylight between #generations for this question. That said, Gen Z adults experienced a swift uptick in their comfort level in mid-June — something not reflected in other generations — before dropping back to May levels in the most recent survey.

    #économie

  • #coronavirus : Pour une Anthropologie Anarchiste" de David Graeber

    https://d3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net/production/2020-3-9/63024987-44100-2-7f884f184abae.mp3

    L’anarchisme, en tant que philosophie politique, est en plein essor.
    De fondement de l’organisation dans le mouvement altermondialiste qu’ils étaient, les principes anarchistes traditionnels — autonomie, association volontaire, autogestion, entraide, démocratie directe — en sont venus à jouer ce rôle dans des mouvements radicaux de toutes sortes dans le monde entier.
    Et pourtant, cela n’a eu presque aucun écho dans le milieu universitaire.
    Les anarchistes interrogent souvent les anthropologues sur leurs idées quant aux diverses façons d’organiser la société sur des bases plus égalitaires, moins aliénantes.
    Les anthropologues, terrifiés à l’idée de se voir accusés de romantisme, n’ont pour seule réponse que leur silence.
    Et s’il en était autrement ? « On peut penser, à tout le moins, qu’être un professeur ouvertement anarchiste signifierait, remettre en question la façon dont les universités sont gérées — cela non pas en demandant un département d’études anarchistes —, ce qui, bien sûr, lui attirerait beaucoup plus d’ennuis que tout ce qu’il pourrait écrire par ailleurs. »

    Source : https://podmust.com/episode?podcast=bigbooks

    #audio #radio #podcast #anarchisme #histoire #politique #anarchie #communisme #féminisme #capitalisme #livres #livre #socialisme #marxisme

    • Décolonisons réellement notre quotidien !

      Il est un peu facile de s’offusquer maintenant sur une partie de notre histoire alors que la plupart d’entre nous, nous :

      – Participons à l’esclavagisme moderne en achetant H&M, Wish, Shein, Aliexpress, Zara, carrefour, auchan . . . .

      – Participons à la destruction de forêt du Sud en mangeant chaque matin du Nutella,

      – Détruisons les océans en utilisant du plastique pour tout et n’importe quoi ou en nous gavant de sushis au thon et de Fishsticks,

      – Fermons les yeux sur le génocide en Birmanie ou la famine au Yemen,

      – Nous réjouissons de la réouverture des frontières pour passer nos vacances dans un All inclusive de 1200 chambres construit sur une ancienne forêt primaire,

      – Continuons à vouloir notre poulet à 2 euros le kilo au mépris de la souffrance animale,

      – Sommes tout content du pillage des minerais d’Afrique, Amérique du Sud ou d’Asie pour construire notre beau smartphone ou la batterie de notre nouvelle voiture électrique.

      Alors oui, je trouve vraiment hypocrite de critiquer nos ancêtres et de se ruer sur les T-shirt Zeeman à 2.99 euros.
      Regardons d’abord notre impact actuel sur la planète et ses habitants et puis, on pourra se permettre de donner des leçons de morale.
      Car honnêtement, au vue de notre mode vie actuel, ce sont nos effigies que les générations futures (s’il en reste) vont piétiner....

      #esclavage #responsabilité #économie #presse pour les #générations_futures #statues #actualité et #histoire #planète #enfumage

  • La qualité de l’eau du robinet est bonne contrairement à ce qu’avance le marketing de la peur de l’ONG environnementaliste Générations Futures
    http://www.sauvonslesfruitsetlegumes.fr/la-qualite-de-leau-du-robinet-est-bonne-contrairement-a-ce

    Le 17 juin 2020 – L’association environnementaliste, Générations Futures, vient de publier un énième « rapport EXPPERT », cette fois-ci sur les résidus de pesticides dans l’eau du robinet. A l’instar de ses précédentes publications, ces quelques pages ne sont qu’une trituration de chiffres visant un seul but : servir une communication marketing qui sape le travail remarquable des agriculteurs français.

    Si la base de données dont se sert Générations Futures pour faire son rapport est parfaitement officielle, le « travail d’analyse » est quant à lui totalement orienté. A titre d’exemple, la liste des perturbateurs endocriniens retenue par Générations Futures (base de données TEDX de Théo Colborn) est par ailleurs complètement obsolète car une définition permettant de caractériser ces composés et leurs propriétés PE est en vigueur à l’échelle européenne depuis novembre 2018…
    Objectif : en sortir des pourcentages desquels le grand public pourra en déduire qu’il serait empoissonné par l’eau du robinet.

    Or, ces données sont parfaitement rassurantes sur la question des pesticides. En effet :

    Sur 273 447 prélèvements mentionnés par Générations Futures en 2019, « 8 835 ont révélé la présence d’au moins un résidu de pesticide au-delà des limites de quantifications », soit… 3,2 % !

    « L’eau du robinet est de bonne qualité » selon le service public d’information sur l’eau[1]. Les programmes de contrôle de la qualité de l’eau du robinet donnent lieu, chaque année, à la réalisation de plus de 16,5 millions d’analyses, ce qui fait de l’eau du robinet la denrée alimentaire la plus contrôlée en France. Les contrôles sanitaires drastiques ont été considérablement renforcés ces dernières années. En 2000, 50 paramètres physico-chimiques étaient recherchés. En 2019, ils étaient au nombre de 596[2] !

    • Détection de traces de résidus à des quantités infinitésimales ne veut pas dire dépassement du seuil réglementaire de potabilité et encore moins risque pour la santé : l’eau du robinet est, dans la quasi-totalité des cas, tout à fait propre à la consommation. D’ailleurs, Générations Futures omet volontairement de rappeler qu’un seuil réglementaire établi à 0,1 µg/L pour une substance phytosanitaire (soit l’équivalent d’un sucre dans une piscine olympique !) est instauré pour garantir le contrôle et la sécurité sanitaire de l’eau de boisson. Une analyse simpliste sur la seule base de quantifications n’est absolument pas pertinente compte-tenu des performances analytiques actuelles proposées par les laboratoires.

    • Les principales substances détectées sont d’anciennes molécules retirées du marché compte-tenu de leur rémanence. Les molécules actuellement à la disposition des producteurs ont été autorisées après une évaluation très approfondie de ce critère.

    • D’autres problématiques ne sont jamais abordées par Générations Futures, sans doute parce qu’elles ne servent pas ces objectifs marketing. C’est le cas par exemple des résidus médicamenteux et contraceptifs sur certains territoires induisant potentiellement des effets de perturbation endocrinienne.

    Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France rappelle que la qualité de nos eaux souterraines, de surface et de l’eau du robinet est en constante amélioration. Preuve en est le retour d’espèces aquatiques, dans nos fleuves et rivières, alors que celles-ci sont particulièrement sensibles à toute forme de pollution[3].

    Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France alerte enfin sur la nécessité d’analyser scientifiquement le rapport de Générations Futures et non de répéter les conclusions de cette ONG militante. Les scientifiques compétents, capables d’analyser de telles données ne manquent pas !

    Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France rassemble des producteurs travaillant en agriculture biologique et raisonnée. Membres de toutes les filières et de toutes les associations professionnelles, ils sont confrontés à un même problème majeur : protéger leur récolte de manière efficace et dans le respect de l’environnement. En 2007, ils ont décidé de réunir leurs efforts pour sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics à cette menace qui pèse sur la production hexagonale et aux moyens d’y remédier. Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France ne se substitue pas plus qu’il ne concurrence les organisations professionnelles ; il n’a que pour but de les compléter avec le souci, partagé par tous, de l’efficacité.

    [1] https://www.eaufrance.fr/publications/la-qualite-de-leau-du-robinet-donnees-2017
    [2] Source : APCA – 2019
    [3] https://www.seine-aval.fr/question/fiche-poissons-migrateurs

    #Eau #Générations_Futures #Expert #Pesticides #perturbateurs_endocriniens #Intox

  • #Retraites : « Les #cadres_supérieurs gagnent à la #réforme, quel que soit l’#âge de départ »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/05/retraites-les-cadres-superieurs-gagnent-a-la-reforme-quel-que-soit-l-age-de-
    #michael_zemmour

    Tribune. L’examen du cas type « #cadre supérieur » présenté dans l’étude d’impact du projet de loi retraite révèle la présence d’effets antiredistributifs dans la réforme. Ces effets ne font pourtant l’objet d’aucune explication ni commentaire dans l’étude, qui insiste exclusivement sur la présence d’effets redistributifs.

    Le cas présenté (page 206 de l’étude d’impact) est celui d’une personne, cadre supérieur, qui commence sa carrière en dessous du smic annuel à 22 ans, puis dont la carrière décolle rapidement : à partir de 35 ans et jusqu’à la retraite, cette personne perçoit un salaire de l’ordre de 2,5 fois le salaire moyen (environ 8 600 euros bruts aujourd’hui), soit un peu en dessous du seuil de trois plafonds de la Sécurité sociale à partir duquel les salaires ne sont plus pris en compte dans le « système universel ».

    On observe pour ce profil, comme pour les autres, une dégradation des droits au fil des #générations : une personne ayant commencé sa carrière à 22 ans née en 1956 peut partir à la retraite en 2020 à 64 ans à taux plein. Si cette personne est née en 1975, elle doit attendre 65 ans (donc 43 ans de carrière), pour atteindre le même niveau de pension. Elle devra dépasser 66 ans si elle est née dans les années 1990, du fait du déplacement de « l’âge d’équilibre » – ce dont on ne peut se rendre compte à la lecture de l’étude puisqu’elle présente, pour toutes les générations, des cas types pour lesquels l’âge d’équilibre est de 65 ans. Une présentation à la fois trompeuse et inappropriée dans la mesure où l’âge d’équilibre est conçu pour augmenter à chaque génération, ce qui est confirmé par le reste de l’étude !

  • Révolt ! Don’t react
    L’avenir sera soit révolutionnaire, soit réactionnaire.

    #Traduction d’un texte du Journal de #Pamela_Anderson, le 18 décembre 2018
    https://www.pamelaandersonfoundation.org/news/2018/12/18/revolt-dont-react
    ///edit : quelques ajouts d’importance en commentaires de cette traduction ///

    Dans son célèbre poème, La Solution, #Bertolt_Brecht a dit en plaisantant que "Le peuple, a par sa faute perdu la confiance du gouvernement" et qu’il serait plus simple "pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d’en élire un autre".

    Cela m’a donné matière à réflexion. Je suis aux États-Unis depuis quelques jours et je suis attentive à ce qui se passe ici.

    Pas grand chose a changé. Les États-Unis ont toujours les meilleures universités au monde mais des écoles désastreuses. Beaucoup d’étudiants sont illettrés. Il y a une augmentation énorme de la dépendance aux produits pharmaceutiques. Plus d’hyperactivité. Pas de média libre (je ne considère pas les médias remplis de propagande comme libres). Beaucoup de division selon des critères raciaux et ethniques. En bref, un pays en crise.

    Deux ans plus tard, le gouvernement actuel et les démocrates et leurs grands amis des médias sont toujours obsédés par le rôle présumé de la Russie lors de la dernière élection présidentielle. Les récents rapports de la Commission du Sénat sur le Renseignement affirment que la Russie aurait pris pour cible des électeurs afro-américains et aurait « exploité les tensions raciales et le sentiment d’isolement ». Ils croient encore naïvement que les électeurs américains ont été soumis au lavage de cerveau par une puissance étrangère pour élire le président.

    Et, ils donnent l’impression d’un clivage politique entre les bons et les méchants. D’un côté, le camp de la « civilité » et des valeurs. De l’autre, celui de la frustration et de la haine.

    C’est tellement superficiel.

    Je trouve cela absurde et pathétique. Parce qu’ils ne comprennent toujours pas : ce pays est ce qu’il est à cause du système que les démocrates et les médias ont contribué à bâtir. Au lieu de dissoudre le système, ils préféreraient dissoudre le peuple.

    Cela est particulièrement clair dans le Sud ; le Ventre de la bête.

    J’aimerais visiter le sud. Je suis curieuse de connaître cette partie des États-Unis qui adorerait prétendument les fusils et Trump. Les libéraux voient dans ces gens un tas de moins que rien. Ils les accusent de toutes sortes de choses : d’être des arriérés ; de se conformer au "restez tranquilles, ne vous faites pas remarquer, ne causez pas de problèmes et soyez rentrés à 22 heures".

    Je regarde autour de moi et, dans tant de pays, je vois un dénominateur commun. Une révolte de la périphérie. Depuis l’élection de #Trump à la présidence, en passant par le #Brexit, la #Catalogne, les #Gilets_Jaunes... et je me demande si c’est parce que le #capitalisme est toujours plus radical, plus cruel en périphérie.
    Les gens dans tant d’endroits ne se sentent pas représentés par les ou leurs politiciens. Ils savent que le choix de ceux qui votent n’a pas vraiment d’importance car rien ne changera dans leur vie. Parce que le vrai pouvoir ne siège pas dans l’urne. Il est assis ailleurs. Le pouvoir est entre les mains des grandes entreprises mondiales et du capital financier.

    Et dans ce monde post-démocratique, arrivent les dénommés "populistes". Ou - comme certains appellent ça - la politique de "l’homme fort".

    Pourquoi ont-ils autant de succès ?

    C’est parce qu’ils ont réussi à sensibiliser les plus démunis ? A mettre la lumière sur l’histoire de ces outsiders qui ont survécu au travers des conditions créées par le capitalisme prédateur ? L’histoire de gens qui ont d’horribles emplois dans des chaînes de production, des usines et des supermarchés. Les personnes qui croient que le travail acharné améliorera leur vie et celle de leurs enfants.

    Les hommes-forts politiques ne leur offrent pas d’alternatives. Ils répondent simplement à leurs sentiments d’exclusion. Ils rendent la fierté aux gens, ou du moins c’est ce qui est dit, mais tout ce qu’ils font, c’est leur rendre leur illusion de la fierté. Ils leur offrent de l’émotion.

    Pour moi, il est logique que la périphérie vote comme elle le fait. Le statu quo les empêche de rêver d’un avenir différent, d’un avenir meilleur, ils sont donc obligés d’idéaliser le passé.

    Je comprends également pourquoi ils ne répondent pas aux appels à la solidarité. La solidarité ne peut être commandée. Les classes moyennes et les travailleurs pauvres, qui ne peuvent pas se permettre beaucoup, se sentent obligés de défendre le peu qui leur reste et se radicalisent par la peur ; la peur de la perte. Et puis, les riches et les privilégiés et l’État (ainsi que les banques) sont déjà si puissants et si riches qu’ils dirigent leur colère vers les groupes les plus faibles de la société. Vers les réfugiés et les minorités.

    Cela a donc du sens, mais c’est aussi inquiétant.

    Inquiétant parce que ces jours-ci, les gens aux États-Unis (et ailleurs) n’ont pas énormément de choix. Ils doivent choisir entre les néolibéraux, c’est-à-dire des gens égarés qui répètent le même désastre économique qui dure depuis une décennie, ou les hommes-forts. Cependant, le problème n’est pas le politicien populiste ou l’homme-fort (qui se mélangent dans certains cas). Le problème est l’économie et l’inégalité économique. Le problème est le néolibéralisme.

    Je veux aider les gens à devenir des révolutionnaires en formation.

    J’ai lu une récente interview d’#Adam_Curtis dans The Economist (L’antidote à l’effondrement des civilisations). Curtis est un documentariste britannique qui parle d’un sentiment de malheur et du fait que rien ne change jamais. Je suis d’accord avec tout ce qu’il dit.

    Nous devons cesser de croire que le système actuel est gravé dans la pierre et incapable de changer. Nous devons cesser de croire que ce que nous avons est le meilleur système possible. Nous devons cesser de prétendre que l’autre côté est mauvais, confus ou avec le cerveau lavé par les #fake-news. Au lieu de cela, nous devons faire mieux que simplement hisser le drapeau de la tolérance et de la civilité. Nous devons nous efforcer d’offrir une histoire politique plus forte.

    Nous devons lutter contre ceux qui non seulement détiennent le pouvoir et la richesse, mais s’y accrochent avec une ténacité implacable.

    Nous devons nous opposer au néolibéralisme et à ses institutions mondiales et régionales. Nous devons offrir une société alternative, démocratique et juste sur le plan social, sans compromis en matière de démocratie sociale (en particulier pour les grandes entreprises).

    J’ai mis en place une nouvelle fondation pour soutenir les militants et autres révolutionnaires, elle s’appelle Tenure. Nous prévoyons des choses radicalement formidables.

    Mais il faut aller plus loin. Il y a des universitaires qui offrent une alternative à l’économie, il y a un nouveau manifeste d’économistes français. Très intéressant.

    L’avenir sera soit révolutionnaire, soit réactionnaire.

    Je souhaite également réunir d’autres artistes et créateurs, des personnes intelligentes, pour voir grand. Penser ambitieux. Faisons notre manifeste pour l’avenir révolutionnaire et réfléchissons à la façon de le mettre en pratique. Je souhaite rassembler des personnes capables de décrire avec précision la société. Et alors, nous pouvons la CHANGER. J’ai tellement d’idées.

    Cela dépend de nous Il y a suffisamment de ressources pour construire de meilleures alternatives.

    Je veux construire l’avenir révolutionnaire. Et dissoudre le #SYSTÈME, pas les personnes.

    Es-tu avec moi ?

    Avec amour

    Pamela

  • Jeunes et déjà sans avenir
    http://www.laviedesidees.fr/Jeunes-et-deja-sans-avenir.html

    Fondé sur une approche ethnographique, un ouvrage collectif étudie les mutations subies par les jeunes issus des classes populaires : la précarité, le sentiment de déréliction et l’espoir de promotion individuelle s’associent chez eux à une vision ethnicisée des rapports sociaux.

    Livres & études

    / #chômage, #jeunesse

    #Livres_&_études

  • Mer du Nord : le chantier faramineux du démantèlement des puits de pétrole le monde - Eric Albert - 31 Novembre 2017

    Après 40 ans d’exploitation des hydrocarbures, il faut démonter les plates-formes offshore. Un défi logistique, écologique et financier titanesque.
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/11/30/mer-du-nord-le-chantier-faramineux-du-demantelement-des-puits-de-petrole_522

    Quand l’énorme monstre de ferraille est arrivé au port anglais d’Hartlepool en mai 2017, Paul Corr, de la société Able UK, en charge de sa destruction, a été le premier à monter à bord. Le décor qui l’attendait sur la plate-forme pétrolière Brent Delta l’a profondément marqué. « Tout était resté en place : les gilets de sauvetage, les vêtements personnels, les photos de famille accrochées aux murs… Dans la cabine du capitaine, il y avait une tasse de café à moitié bue. C’était une vision fantomatique. »

    La plate-forme pétrolière, grande comme London Eye, la grande roue de Londres, et pesant l’équivalent de 2 000 bus, était demeurée exactement en l’état. Quelques mois plus tôt, 160 employés y travaillaient encore, mettant un point final à quatre décennies d’extraction de gaz et de pétrole.

    Le décor d’un vieux James Bond
    Aujourd’hui, une cinquantaine d’ouvriers démontent Brent Delta, morceau par morceau. Les panneaux informatiques poussiéreux de la salle de contrôle sont encore là, comme le décor d’un James Bond des années 1970 laissé à l’abandon. Fin novembre, quelques ouvriers se sont harnachés sur un côté de la plate-forme et ont découpé au chalumeau les dernières poutres qui soutenaient l’héliport et ses étages inférieurs : un pan entier – plusieurs milliers de tonnes d’acier – est venu s’écraser au sol. Plus de 97 % de la structure seront recyclés, souligne Neil Etherington, d’Able UK. En majorité, il s’agit d’acier vendu en vrac.

    La gigantesque structure d’acier est un symbole. En 1976, le champ de pétrole et de gaz de Brent, au large des côtes britanniques, qui a donné son nom au fameux « baril de Brent », a marqué le début de l’exploitation des hydrocarbures en mer du Nord. Aujourd’hui, les réserves, côté britannique, ont été exploitées aux quatre cinquièmes. Le gisement de Brent est presque vide. Delta est l’une des quatre plates-formes qui y avaient été installées et doivent donc être ramenées sur terre…….

    La suite de l’article est payante, mais le principal est dit.

    • La plate-forme pétrolière Brent Delta est démontée morceau par morceau. Les règles sont claires depuis la signature en 1992 de la Convention pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-Est : à la fin de la période d’exploitation, l’industrie pétrolière ne doit rien laisser dans la mer. Des dérogations sont possibles mais elles sont strictement encadrées. Malgré la loi, l’industrie pétrolière rechigne à tout nettoyer. Les énormes colonnes de béton qui soutenaient la plate-forme sont toujours en place, dépassant au-dessus de la crête des vagues. Impossible de les ramener à terre ! D’autant plus que le défi de fond pour la mer du Nord est financier : 56 milliards de livres (62 milliards d’euros) pour tout nettoyer d’ici à 2050. Face à l’ardoise, l’État britannique est obligé de compenser. Il accorde des rabais fiscaux qui peuvent couvrir jusqu’à 75 % des coûts et s’élèvent en moyenne à 45 %. En 2016, pour la première fois de l’histoire du Royaume-Uni, les rentrées fiscales de la mer du Nord, déjà fortement réduites par la chute du prix du pétrole, ont été annulées par les crédits d’impôt du démantèlement. Cela risque de devenir la norme. Et contrairement à la Norvège, le Royaume-Uni n’a jamais constitué de fonds souverain, malgré les 330 milliards de livres (370 milliards d’euros) d’impôts versés par l’industrie depuis les années 1970. En deux générations, l’argent des hydrocarbures s’est évaporé.*

      Il y a 20 ou 30 ans c’était plus simple pour les industriels. On fermait une usine et on laissait les débris dans une friche dédiée aux générations futures. En cas de pollution avérée, c’était l’État qui payait. Aujourd’hui les pétroliers de la mer du Nord vont dire qu’ils n’ont plus d’argent et l’État, qui ne percevra plus les recettes sur toutes les activités dépendant du pétrole, sera au bord de la faillite. Nous avons mis la mer du Nord au pillage, nous mettons toute la planète au pillage, nous laissons aux générations futures un champ de ruines. Comme écrivait Thomas More en 1516 à propos de l’or et l’argent, « La nature, cette excellente mère, les a enfouis à de grandes profondeurs, comme des productions inutiles et vaines, tandis qu’elle expose à découvert l’air, l’eau, la terre et tout ce qu’il y a de bon et de réellement utile. » En 1892 Mendeleïev, l’inventeur de la classification périodique des éléments, présentait cet avis au tsar : « Le pétrole est trop précieux pour être brûlé. Il faut l’utiliser comme matière première de la synthèse chimique » . Ce sont des points de vue éclairés que la société thermo-industrielle a été incapable d’écouter. Tant pis pour elle, tant pis pour tous ceux d’entre nous qui croient que notre niveau de vie n’est pas négociable !
      http://biosphere.blog.lemonde.fr/2017/12/08/le-petrole-etait-trop-precieux-pour-etre-brule

    • Dans cet article, Il apparait que le thatcherisme n’a été que le gaspillage de 330 milliards de livres et qu’après le début de la fin du pétrole et du gaz, la balance commerciale britannique s’est effondrée.

      Il est certain que l’Angleterre donnera l’indépendance à l’Ecosse, à charge pour elle (et ses contribuables de nettoyer le merdier.

      #pétrole #mer_du_nord #pollution #angleterre #écosse #thatcher #Atlantique #Thomas_More #générations_futures #Brent Delta #Royaume-Uni #pillage #ferraille #merdier

  • Interdire la fessée, oui, mais pas que ! | A dire d’elles
    https://sandrine70.wordpress.com/2015/03/03/interdire-la-fessee-oui-mais-pas-que

    Je suis bien sûr pour l’interdiction beaucoup plus claire de tous les châtiments corporels envers les enfants. Et la condamnation de la France par le Conseil de l’Europe est en ce sens une évidence. Le respect de l’intégrité physique de l’enfant doit être un droit fondamental. Je pourrais argumenter sur la question pendant des heures, le problème, c’est que cela empêcherait d’aborder un sujet sous-jacent dont on ne parle pas : l’éducation bienveillante. Car oui, interdire les châtiments corporels c’est juste normal, mais il faut révolutionner l’éducation parentale pour la rendre bienveillante. Et là encore, on est très loin du compte.

    • Apprendre à eduquer ca me semble passer par ce genre de recommandations contre la violence physique et c’est pas suffisant mais c’est le debut d’un chemin vers une éducation bienveillante. Sandrine ne fait pas que parler de violence physique, elle parle aussi de la violence psychologique, de la dévalorisation des enfants et donne des conseils de choses constructives a dire aux enfants.

    • Un débat sur la fessée et si il faut ou pas légiférer ? stooopp C’est oublier bien rapidement que les enfants sont les seuls à ne pas être protégés par la loi, alors que la violence sur les animaux comme la violence conjugale sont interdits, et ce sans éducation à mieux, point barre.

    • D’où ma comparaison avec l’injonction de consommer plus de fruits et légumes sans passer par l’#éducation à la nutrition, au rapport à la nourriture, au partage des savoir-faire.

      Au final, les gens se retrouvent dans l’incapacité de choisir des légumes de saison, avec de bons apports nutritionnels et sans pesticides, ils ne savent pas les préparer et logiquement, ils les trouvent dégueulasses. Ils achètent des nectars de fruits (de l’eau, du sucre et du concentré de fruits) et se disent que ça fait la dose avec les frites et la garniture du hamburger.

      Dans une #société qui a éclaté les rapports entre #générations, cloisonné les âges, isolé les familles, la plupart des gens sont démunis dans le rapport à leurs enfants. Comme dans toute période anomique, on ne sait que transmettre à nos enfants, puisque les vieux #modèles sont morts. On improvise, on est seuls, on est démunis. Et en plus, nous avons l’#injonction d’être de bons parents sans avoir de mode d’emploi. Et menacés de #sanctions au moindre faux pas. La suspension des allocs pour les familles des enfants à problème est édifiante : #punition collective pour la faute d’un seul (injustice pour les autres enfants), #criminalisation des actes des enfants, coercition envers les plus pauvres et quand on parle de « mesures éducatives », il s’agit le plus souvent de disperser la famille, d’écraser la responsabilité des parents, de placer les enfants dans des structures dont les vertus éducatives de la plupart tiennent plus de l’armée que de la bienveillance.

      C’est tout le corps social qui suinte la #domination et la #violence contre les faibles et la seule réponse proposée, c’est encore plus de violence et de punition.

      Tout cela manque précisément de #bienveillance. Comment demander aux parents de cultiver leur bienveillance envers leurs enfants alors que toute la société est maltraitante envers eux ? Ils ne font que reproduire le modèle.

    • Dans les faits l’inceste pédocriminel n’est que très très peu puni alors je ne m’inquiète pas pour les parents tabasseurs de mômes. Si illes sont punis c’est après le decès de leur victime ou des handicapes à vie dans les meilleurs des cas.
      Le fait de dire que frapper (pas que les enfants) est interdit c’est quant même le début du commencement de l’éducation à l’éducation.

      L’info sur cette interdiction de fessés est sortie lundi, le même jour que l’étude sur les violences sexuelles qui indiquent que 1 femme sur 5 a été victime de violences sexuelles avant ses 15 ans mais cette info ne suscite que 5 ou 6 commentaires sur le site du monde sous un article copié collé du communiqué de presse de l’asso de Traumatologie qui a fait l’étude et on n’en parle plus. Tandis que plus de 200 personnes et 6 articles rien que sur le site du monde.fr ont voulu s’exprimer sur la nécessité ou pas des punitions physiques et des humiliations à destination des enfants. Quant on me cogne, j’apprends à me méfié du cogneur, que j’ai 2 ans ou 90 ne change rien.

      L’etat n’a pas non plus que la prison comme réponse à ce genre de problèmes. Mettre en taule une personne pour une gifle n’a effectivement aucun sens et c’est pas ce que l’Europe demande. Il peu y avoir des obligations de consultation de psy pour les parents anciennes victimes de violence. Il peu y avoir le contrôle judiciaire pour vérifié que les parents ne continuent pas à défoncer la gueule des gosses. Il peu y avoir un éloignement temporaire des enfants si ils sont en danger le temps d’éduquer les parents à la non violence... c’est comme pour la loi contre la violence machiste dans les couples en Espagne, il y a des obligations de soins pour les conjoints violents mais le début c’est une loi qui dit « on ne tape pas ». Sans cela l’état est impuissant puisque le tabassage de femmes et d’enfants ne serait pas un délit ni un crime aux yeux de la loi.

      aussi la loi ne peu pas faire dans le détail. Imaginons qu’on dise : « les gifles de 30 cm d’amplitude infligé à la vitesse de 300km/seconde sont acceptable mais passé ce seuil ca deviens un délit... » ca serait impraticable. Après si un enfant déclare être battu il y a un procès et on voie si c’etait vraiment de la maltraitance ou juste un égarement un jour de fatigue au cas par cas comme c’est la fonction de l’institution judiciaire en principe.

    • « Alors que 18% des décès d’enfants suédois étaient attribués à la maltraitance en 1970, ce taux est aujourd’hui de 0%. En comparaison en France, ce sont à l’heure actuelle pas moins de 2 enfants par jour qui décèdent des suites de maltraitance. ». Il me semble que légiférer est une urgence.
      Qui accepterait aujourd’hui la priorité du pédagogique sur le pénal concernant les violences faites aux femmes ? Dès que l’on touche à l’enfance et à l’éducation j’ai l’impression que nous entrons dans un domaine strictement privé ou le législateur n’a pas à entrer, l’enfant comme propriété exclusive.
      " lorsque la législation est floue et ambiguë, comme la législation française par exemple, qui condamne la maltraitance tout en tolérant les « corrections légères » comme la fessée ou les petites tapes, cela laisse place à l’interprétation de chacun quant à la limite entre simple « correction » et violence manifeste, rendant les débordements et dérives beaucoup plus probables.

      En outre, la loi suédoise ne prévoit pas de poursuites pénales pour les parents donnant des fessées. A la place, les adultes enfreignant la loi sont entendus en cour civile et orientés vers des conseillers et autres programmes d’aide, de formation et de soutien.
      L’adoption de la loi s’est accompagnée d’une campagne de sensibilisation et d’information : distribution aux familles de brochures fournissant des solutions de rechange à la punition corporelle, conseils imprimés sur les packs de lait, etc…

      Une loi positive donc, consistant à éduquer les parents plus qu’à les sanctionner. Et ce dans l’intérêt manifeste des enfants et des familles."

    • Je ne comprends toujours pas pourquoi il pourrait y avoir débat. Lorsque je vois un adulte baffer un enfant, j’interviens, et la réponse est systématiquement « je fais ce que je veux avec mon enfant ». Au moins, le rappel à la loi éviterait que les adultes se sentent autorisés à frapper, parce que c’est bien de cela dont il s’agit, pas de légumes ni de fruits. Au risque de se perdre dans des considérations éducatives qui sont liées mais qu’il ne faut pas confondre. Dans une société légaliste, avec laquelle on peut être en désaccord complet, quand la loi n’existe pas, il n’y a pas de délit. Il est donc implicitement autorisé voir encouragé en france de frapper les enfants.

  • Dans la série : dessine-moi un réac s’il te plait...
    Chanson des Enfoirés : Jean-Jacques Goldman répond à la #polémique sur Canal +
    http://www.francetvinfo.fr/culture/musique/chanson-des-enfoires-jean-jacques-goldman-repond-a-la-polemique-sur-can

    Le chanteur, qui reste d’année en année la personnalité préférée des Français, ne s’était pas exprimé à la télévision depuis plus de dix ans. Il a choisi de le faire à ses conditions sur Canal +. Au cours d’une fausse interview pleine de second degré, il a cherché à désarmer les critiques. « Je suis un peu surpris. Le thème de la chanson, c’est quand même le contraire, ce sont des jeunes qui demandent des comptes à des #réacs », a notamment expliqué le chanteur.

    J’ai bien pensé que JJ Goldman avait éventuellement écrit des paroles réacs pour dénoncer les réacs... mais ça ne marche pas dans ce #contexte.
    Parce que dans le contexte des enfoirés, les jeunes sont « logiquement » de parfaits inconnus et les réacs sont des les enfoirés, à savoir des personnes célèbres, riches et installés qui, dans leur œuvre ou leur participation à des actions caritatives passent pour des références morales.
    Et c’est là que ça ne marche plus du tout.

    Sans compter cette mise en scène du conflit des #générations, entre les installés et les outsiders, sachant que le bon réac n’attend pas le nombre des années !

    • Une hypothèse seraient qu’ils ne s’en rendent pas compte ; qu’ils se vivent comme des révolutionnaires marginaux. Il faudrait un aveuglement absolu, mais on en connaît beaucoup qui en sont là !

    • Je crois que c’est ça. Et ça raconte beaucoup de choses sur notre société.

      Exemple : le cinéma français qui tend à toujours mettre en scène les crises existentielles des classes embourgeoisées, parce que c’est là l’univers de ce microcosme. Franchement, plus ça va et plus j’ai l’impression de voir des œuvres venues d’ailleurs, totalement déconnectées de la réalité sociale que je vis et que beaucoup de mes contemporains vivent avec moi.

      Hier soir, j’ai regardé Jeune et jolie de Ozon. Je pensais m’énerver contre la représentation fantasmée de la prostitution... mais en fait, ce récit est totalement désincarné, esthétisant et à des années lumières de ce qui fait la réalité sociale de la prostitution. Mis à part l’intrusion (très discrète pour le coup) des flics après la mort du vieux, le principe de réalité ne fait jamais intrusion dans ce monde somme toute très feutré, propre, beau jusqu’à la nausée.

      Et puis, j’ai vu les combattants qui ne s’inscrit pas spécialement dans le corps social, mais qui déjà ouvre à un autre niveau de réalité, celui des petites classes moyennes de province, des gamins terrorisés par les prédictions apocalyptiques qui ont réussi à dépasser le seuil psychologique du millénaire. Les deux films parlent du passage à l’âge adulte, de la découverte de la sexualité, du désir de s’affranchir des règles et du carcan social mais un seul trouve un ton juste et une construction qui ne fait pas trop artificiel.
      #degrés_séparation

  • #livre #Dictionnaire des #inégalités

    Les inégalités n’ont cessé de s’accroître ces dernières années dans nos sociétés contemporaines. Perçue par une large part du public, cette tendance est confirmée par de nombreuses études scientifiques, si bien que la question des inégalités est devenue un objet de préoccupation majeure. Loin de se limiter à dresser un état des lieux, l’ambition de cet ouvrage est de fournir les clefs indispensables à la compréhension de cette dynamique.

    Riche de plus de cinq cents entrées, ce dictionnaire couvre l’ensemble des dimensions des inégalités sociales : inégalités entre #classes, entre #sexes, entre #âges et #générations, entre #nationalités et #groupes_ethniques, ou encore entre différents #espaces (#centres et #périphéries, villes et campagnes...). Afin de dépasser le seul cadre hexagonal, plusieurs entrées sont consacrées à des pays ou à des comparaisons internationales. Pour autant, ne sont négligés ni les débats et controverses ni les aspects méthodologiques relatifs à l’étude des inégalités et à leur mesure. Enfin, l’aspect systémique des inégalités est mis en évidence, en analysant comment celles-ci s’engendrent bien souvent conjointement.

    Fruit de la collaboration de sociologues, ethnologues, historiens, géographes, économistes, statisticiens, philosophes, médecins et juristes, ce dictionnaire pluridisciplinaire, premier du genre, apporte un éclairage inédit sur le fonctionnement de nos sociétés.


    http://lectures.revues.org/14799

  • Yassine Belattar : « Souriez vous êtes Villiers »
    http://www.dailymotion.com/video/x6pp0l_yassine-belattar-souriez-vous-etes_news

    Yassine Belattar, animateur vedette de Générations FM, parle de son documentaire « Souriez vous êtes Villiers » (sortie cinéma prévue : fin 2008). <br /><br />Plus sur : http://www.mediapart.fr

    #Yassine #Belattar #Villiers #Villiers-le-Bel #Médias #émeutes #police #crs #banlieue #Générations #davduf #dufresne