• Rücksichtslos vernichtet - Babi Jar.
    https://www.jungewelt.de/artikel/411399.schoah-r%C3%BCcksichtslos-vernichtet.html

    Vor der Erschießung mussten die Kiewer Juden ihren Besitz abgeben und sich entkleiden. Das Mitglied einer deutschen Propagandakompanie Johannes Hähle fotografierte in der Schlucht von Babi Jar einige Tage nach dem Massaker die Bekleidung der Opfer
    ...
    Vor 80 Jahren verübten die Nazis in der Nähe von Kiew das größte Massaker des Zweiten Weltkriegs
    ...
    Über den Ablauf des Massenmordes berichteten die Täter in der »Ereignismeldung UdSSR Nr. 106« nach Berlin: »Einmal auf Grund der wirtschaftlichen Besserstellung der Juden unter bolschewistischer Herrschaft und ihrer Zuträger- und Agentendienste für das NKWD, zum anderen wegen der erfolgten Sprengungen und der daraus entstandenen Großfeuer, war die Erregung der Bevölkerung gegen die Juden außerordentlich groß. Hinzu kommt, dass Juden sich nachweislich an der Brandlegung beteiligt hatten. Die Bevölkerung erwartete deshalb von den deutschen Behörden entsprechende Vergeltungsmaßnahmen. Aus diesem Grunde wurden in Vereinbarung mit dem Stadtkommandanten sämtliche Juden Kiews aufgefordert, sich am Montag, den 29.9. bis 8.00 Uhr an einem bestimmten Platz einzufinden. Diese Aufrufe wurden durch die Angehörigen der aufgestellten ukrainischen Miliz in der ganzen Stadt angeschlagen. Gleichzeitig wurde mündlich bekanntgegeben, dass sämtliche Juden Kiews umgesiedelt würden.

    In Zusammenarbeit mit dem Gruppenstab und zwei Kommandos des Polizeiregiments Süd hat das Sonderkommando 4 a am 29. und 30.9. 33.771 Juden exekutiert. Geld, Wertsachen, Wäsche und Kleidungsstücke wurden sichergestellt und zum Teil der NSV (Nationalsozialistische Volkswohlfahrt, U. S.) zur Ausrüstung der Volksdeutschen, z. T. der kommissarischen Stadtverwaltung zur Überlassung an bedürftige Bevölkerung übergeben. Die Aktion selbst ist reibungslos verlaufen. Irgendwelche Zwischenfälle haben sich nicht ergeben. Die gegen die Juden durchgeführte ›Umsiedlungsmaßnahme‹ hat durchaus die Zustimmung der Bevölkerung gefunden. Dass die Juden tatsächlich liquidiert wurden, ist bisher kaum bekanntgeworden, würde auch nach den bisherigen Erfahrungen kaum auf Ablehnung stoßen. Von der Wehrmacht wurden die durchgeführten Maßnahmen ebenfalls gutgeheißen. Die noch nicht erfassten bzw. nach und nach in die Stadt zurückkehrenden geflüchteten Juden werden von Fall zu Fall entsprechend behandelt.«¹

    Der Bericht verdeutlicht, dass sich die Täter der Tragweite des Verbrechens in jeder Hinsicht bewusst waren und sie für ihre Taten Lob erwarteten, lief die Aktion aus Sicht der Nazis doch reibungslos ab.

    https://www.librarian.be/pdf/arturoui.pdf

    Epilog

    Ihr aber lernet, wie man sieht statt stiert
    Und handelt, statt zu reden noch und noch.
    So was hätt einmal fast die Welt regiert!
    Die Völker wurden seiner Herr, jedoch
    Daß keiner uns zu früh da triumphiert –
    Der Schoß ist fruchtbar noch, aus dem das kroch!

    Bert Brecht, Der aufhaltsame Aufstieg des Arturo Ui

    #génocide #nazis #shoa #histoire

  • Tombes découvertes au Canada : l’Église catholique versera 30 millions de dollars aux autochtones
    https://www.ouest-france.fr/monde/canada/tombes-decouvertes-au-canada-l-eglise-catholique-versera-30-millions-de

    Après des excuses formelles prononcées la semaine passée, l’Église catholique a annoncé, lundi, le versement de 30 millions de dollars aux survivants des pensionnats des peuples autochtones. Ces derniers mois, plus d’un millier de tombes ont été découvertes près d’anciennes institutions religieuses du pays.


    Des personnes s’embrassent devant un mémorial de fortune érigé, au niveau de l’ancien pensionnat indien de Kamloops, en hommage aux 215 enfants dont les restes ont été découverts enterrés près de cet établissements situé en Colombie-Britannique. | COLE BURSTON / AFP

    Les évêques catholiques du Canada se sont engagés lundi à verser 30 millions de dollars canadiens pour soutenir les initiatives en faveur des survivants des pensionnats pour autochtones après avoir présenté des « excuses formelles » la semaine dernière.

    Ces fonds seront débloqués sur cinq années pour « remédier à la souffrance causée par les pensionnats au Canada », expliquent les évêques dans un communiqué publié lundi 27 septembre.

    Il s’agira de « soutenir des programmes et des projets dédiés à l’amélioration de la vie » des survivants des pensionnats et de leur communauté, a déclaré Mgr Raymond Poisson, président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC).

    Vendredi dernier, les évêques avaient exprimé leur « profond remords » et présenté « leurs excuses sans équivoque » aux peuples autochtones après la découverte ces derniers mois de plus d’un millier de tombes près d’anciens pensionnats dirigés par l’église catholique.

    « Traumatisme historique »
    Une nouvelle fois, les évêques reconnaissent dans le communiqué publié lundi l’existence d’un « traumatisme historique et toujours présent, causé par le système des pensionnats ».

    Dans le pays, très marqué par ces révélations, de nombreuses voix s’étaient élevées pendant l’été pour demander des excuses de l’Eglise et même du pape en personne.

    Au total, plus d’un millier de tombes anonymes près d’anciens pensionnats catholiques pour autochtones ont été retrouvées cet été, remettant en lumière une page sombre de l’histoire canadienne et sa politique d’assimilation forcée des Premières Nations.

    Quelque 150 000 enfants amérindiens, métis, et inuits ont été enrôlés de force dans 139 pensionnats à travers le pays, où ils ont été coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture.

    #Canada #peuples_autochtones #histoire #disparitions #fosse_commune #enfants #pensionnat #école #cadavres #vol #viols #peuples_premiers #nations_premières #premières_nations #autochtones #colonialisme #extermination #génocide

    • Toujours plus ignoble l’église catholique

      Les survivants des pensionnats des peuples autochtones devront donc faire approuver leur #projet par ceux qui :
      – Les ont volé.
      – Tué, entre autres par contamination de maladies.
      – Violé leurs enfants.
      – Tué leurs enfants dans d’immondes soit disant pensionnats.

      Et il ne faudra pas qu’ils oublient de dire merci.

  • From hero of Hotel Rwanda to dissident facing life in prison | Rwanda | The Guardian

    http://www.theguardian.com/world/2021/aug/15/from-hero-of-hotel-rwanda-to-dissident-facing-life-in-prison

    Before history began to be rewritten, the hotel manager and the rebel leader were hailed as heroes of the 1994 Rwandan genocide.

    Paul Rusesabagina, whose story of sheltering Tutsis from machete-wielding Hutu militiamen was turned into the Hollywood film Hotel Rwanda, visited the White House to receive the US presidential medal of freedom from George W Bush.

    Paul Kagame, leader of the Rwandan Patriotic Front (RPF) rebels who overthrew the Hutu extremist regime that led the killing of hundreds of thousands of Tutsis, has been feted by prime ministers and presidents for ending the slaughter and rebuilding Rwanda. Bill Clinton called Kagame “one of the greatest leaders of our time”.

    #rwanda #genocide

  • L’accord allemand sur le génocide, une « insulte » pour les Ovaherero et les Nama de Namibie

    L’image de Google Earth permet de voir comme des sillons se découpant sur la plaine. En zoomant de plus près, toutefois, on peut distinguer des milliers de monticules se dressant en rangs serrés sur la surface du désert. Chacun de ces monticules est une tombe non marquée, et le souvenir d’un terrible massacre. Et c’est là, entre ces rangées où gisent ses ancêtres, que l’artiste et activiste Laidlaw Peringanda s’acquitte d’une tâche douloureuse.

    Il vient s’occuper des tombes qui jonchent le pourtour de la ville balnéaire de Swakopmund, en Namibie. Le plus dur dans ce travail, c’est lorsque que les vents marins ont érodé les tombes, exposant les restes osseux et les crânes de ses ancêtres.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/08/13/laccord-allemand-sur-le-genocide-une-insulte-pour-les-o

    #histoire #génocide

  • Le pape François limite la messe en latin qui appelle les Juifs à se convertir Ben Sales
    https://fr.timesofisrael.com/le-pape-francois-limite-la-messe-en-latin-qui-appelle-les-juifs-a-

    La décision revient sur un décret antérieur du Pape Benoît XVI ; la messe en latin appelle à la conversion des juifs et, jusqu’en 2008, faisait référence à la "cécité" des juifs

    JTA – Le pape François a restreint l’utilisation de la messe en latin, une forme de liturgie privilégiée par les catholiques traditionalistes qui appelle à la conversion des Juifs et qui, jusqu’en 2008, faisait référence à la « cécité » des Juifs.


    Sur cette photo d’archive du jeudi 1er avril 2021,le pape François célèbre une messe dans la basilique Saint-Pierre, au Vatican. Au cours de la messe, le pontife bénit une quantité symbolique d’huile qui sera utilisée pour administrer les sacrements pendant l’année. Le pape François a pris des mesures sévères contre la diffusion de l’ancienne messe en latin le vendredi 16 juillet 2021, revenant sur l’une des décisions phares du pape Benoît XVI dans un défi majeur aux catholiques traditionalistes. (Crédit : APPhoto/Andrew Medichini)

    La déclaration de François vendredi est un désaveu d’un décret antérieur de son prédécesseur, le pape Benoît XVI, qui, en 2007, avait facilité l’utilisation de la messe en latin. À l’époque de cette déclaration, des groupes juifs avaient exprimé leur inquiétude parce que la messe en latin récitée le Vendredi saint comprenait une « prière pour les Juifs » qui appelait à leur conversion au christianisme et faisait référence à leur « aveuglement ».

    À l’époque, les groupes juifs s’inquiétaient du fait que la décision de Benoît XVI signifiait un recul par rapport au Concile Vatican II, ou Vatican II, qui avait déclaré en 1965, dans un document connu sous le nom de « Nostra Aetate », que les Juifs n’étaient pas coupables d’avoir tué Jésus et avait condamné l’antisémitisme.

    Les accusations selon lesquelles les Juifs ont tué Jésus ont longtemps motivé les attaques antisémites.

    En 2008, Benoît XVI a réaffirmé son engagement envers Nostra Aetate et a supprimé le mot « aveuglement » de la prière du Vendredi saint. Selon l’Associated Press, François a déclaré qu’il restreignait l’utilisation de la messe en latin par crainte que ceux qui la favorisent rejettent également Vatican II.

    Le concile Vatican II a apporté un certain nombre de changements radicaux aux rituels et pratiques catholiques, notamment en autorisant la récitation de la messe en langue vernaculaire. Une faction de catholiques qui s’est séparée de l’Église après Vatican II avait continué à réciter la messe en latin avant la déclaration de Benoît XVI. Désormais, pour pouvoir utiliser la messe en latin, les prêtres doivent obtenir l’autorisation de leur évêque local, qui doit également s’assurer que ceux qui utilisent la messe en latin acceptent Vatican II.

    #pape #antisémite #benoit_XVI #catholicisme #antisémitisme institutionnel #juifs #messe #conversion #vatican_II #latin

  • La Suisse a-t-elle joué un rôle dans le scandale des pensionnats autochtones au Canada ? Céline Fontannaz/fgn
    https://www.rts.ch/info/suisse/12332224-la-suisse-atelle-joue-un-role-dans-le-scandale-des-pensionnats-autochto

    Le scandale des pensionnats autochtones au Canada soulève des questions jusque chez nous. Des religieux suisses en mission là-bas pourraient en effet être impliqués dans des conversions forcées d’enfants enlevés à leur famille, comme le soutient un historien suisse.

    A ce stade, s’il est difficile de l’affirmer avec certitude, l’historien Manuel Menrath, spécialiste des missions suisses en Amérique du nord, juge fort probable que la Suisse ait joué un rôle dans le scandale des pensionnats autochtones canadiens. 

    Pour écrire son dernier livre paru en 2016, il a en effet rencontré de nombreux indigènes canadiens étant passés par ces internats. Et plusieurs d’entre eux lui ont confié avoir été convertis au catholicisme par des missionnaires suisses.

    Histoire semblable aux Etats-Unis
    Autre indice qui laisse penser que des religieux venus de notre pays pourraient être impliqués : la même histoire s’est jouée aux Etats-Unis à la même époque, et là, elle est documentée depuis 2016.

    Une des figures majeures du volet américain s’appelle Martin Marty. En 1860, ce moine bénédictin de l’abbaye d’Einsiedeln, dans le canton de Schwytz, était parti dans l’Etat de l’Indiana pour fonder Saint Meinrad, une abbaye encore existante. Devenu par la suite évêque dans l’Etat du Dakota, son rôle a notamment été de convertir les enfants sioux au christianisme, comme le relate Urban Federer, lʹactuel abbé du monastère bénédictin dʹEinsiedeln.

    « Martin Marty a aussi fondé des internats où les enfants ont été enlevés à leurs parents », raconte-t-il au micro de Forum, déplorant le sort qui leur était réservé. « Le traitement des indigènes est diamétralement opposé au message des Evangiles, car on a séparé les enfants des parents. L’Eglise, à mon avis, a adopté cette attitude car elle pensait que la culture occidentale était supérieure à la culture indigène », détaille-t-il, se distanciant clairement des agissements de son confrère.

    Pour Urban Federer, qui a préfacé le livre de Manuel Menrath sur le rôle des missionnaires suisses aux Etats-Unis, la lumière doit désormais être faite. Ne serait-ce que par respect pour les descendants des victimes.

    « C’est vrai que les victimes ne vivent plus aujourd’hui, mais les conséquences sont encore là. Par exemple, des indigènes aux Etats-Unis et au Canada souffrent aujourd’hui d’alcoolisme et de pauvreté à cause de cette histoire », souligne-t-il.

    Excuses attendues de l’Eglise
    Du côté de la Conférence des évêques de Suisse, elle ne se prononce pas et renvoie aux ordres religieux. Ce sont eux qui sont partis au milieu du 19e siècle craignant pour la survie de leurs monastères, au moment où s’opposaient conservateurs et radicaux dans notre pays.

    « C’est vrai que la Conférence des évêques de Suisse n’a jamais envoyé des missionnaires aux Etats-Unis et au Canada », confirme Urban Federer.

    Quoi qu’il en soit, les indigènes canadiens espèrent des excuses de l’Eglise. Urban Federer veut croire que le pape François trouvera le moment opportun pour présenter le mea-culpa de l’Eglise, comme il l’avait fait en 2015 en Amérique du Sud, lorsqu’il avait transmis ses excuses au nom de l’Église catholique pour les « péchés » et les « blessures » infligées aux peuples autochtones lors de l’arrivée des colons européens.

    #civilisation #canada #Suisse #conquête, #confinement, #destruction #Solution_Finale #génocide #stérilisation #indiens #innuits #femmes #enfants #hommes #tuberculose #stérilisation #pensionnats #sévices #viols #meurtres #expériences_médicales #églises #prêtres #moines #pasteurs #religieuses #docteurs #capitalisme #pensionnats #extermination

  • Une femme autochtone gouverneure générale du Canada, en plein scandale des pensionnats
    https://actu.orange.fr/monde/une-femme-autochtone-gouverneure-generale-du-canada-en-plein-scandale-de

    Ottawa a nommé mardi une femme inuite gouverneure générale du Canada, la première autochtone à occuper le poste de représentante de la reine Elizabeth II, un symbole fort à un moment où le Canada est confronté à des pages sombres de son passé.

    Ancienne diplomate et ardente avocate des droits des Inuits, Mary Simon, qui devient la 30ème représentante de la monarque britannique - chef d’Etat en titre du Canada - a jugé que sa nomination marquait un « moment historique » et « un pas important dans le long chemin vers la réconciliation », à laquelle elle entend travailler.

    « Aujourd’hui, après 154 ans, notre pays franchit une étape importante », s’est félicité le Premier ministre Justin Trudeau. Originaire du Nunavik (nord du Québec), Mme Simon, née en 1947, a été la première ambassadrice canadienne aux Affaires circumpolaires et a aussi représenté le Canada au Danemark comme ambassadrice.

    Les fonctions de la gouverneure générale sont largement protocolaires, mais elle a aussi un rôle symbolique important en tant que commandante en chef des forces armées et c’est elle qui promulgue officiellement les lois et convoque ou dissout le parlement.

    Sa nomination intervient alors que la découverte récente de plus d’un millier de tombes anonymes d’enfants à proximité d’anciens pensionnats autochtones a douloureusement rappelé au Canada le lourd héritage de ces établissements.

    Des dizaines de milliers d’enfants amérindiens, métis et inuits ont été enrôlés de force dans ces pensionnats de la fin du 19e siècle aux années 1990, écartés de leurs familles et de leur culture et souvent soumis à de mauvais traitements, une politique qualifiée de « génocide culturel » par une commission officielle.

    – « Reconnaître les torts du passé » -

    Après avoir annoncé la nomination de Mme Simon, M. Trudeau s’est rendu dans la province de Saskatchewan auprès de la nation des Cowessess, à l’origine de la découverte de 751 tombes anonymes près d’un pensionnat dans cette région.

    « Il est honteux qu’ici à Cowesses, et à travers le pays des enfants soient morts à cause de la politique des pensionnats » a lancé M. Trudeau, avant d’aller se recueillir sur les tombes.

    Les événements récents « nous ont rappelé que, comme pays et comme gouvernement, la voie vers la réconciliation suppose de reconnaître les torts du passé », a ajouté le Premier ministre. Lors de sa visite, M. Trudeau a signé un accord, le premier du genre, transférant à la nation Cowesses la responsabilité de l’aide à l’enfance jusqu’ici assurée par des organismes fédéraux.

    La découverte des tombes a alimenté la colère et suscité de la part de nombreux leaders autochtones des appels à ce que le pape vienne au Canada présenter des excuses officielles pour les abus et violences dont ont souffert les élèves de ces pensionnats gérés par l’Eglise catholique pour le compte du gouvernement canadien.

    Plusieurs églises catholiques ont été incendiées ou vandalisées ces dernières semaines au Canada.

    Le choix de Mme Simon a été salué par plusieurs leaders autochtones, dont le chef sortant de l’Assemblée des Premières Nations Perry Bellegarde et Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et Labrador, pour qui sa nomination intervient « à un bon moment ».

    Le leader de l’opposition conservatrice, Erin O’Toole a pour sa part évoqué sur Twitter « un jour important à la fois pour notre pays dans son ensemble et pour les peuples autochtones en particulier ».

    Mme Simon, qui dit avoir été « un pont » entre les différentes réalités canadiennes au cours de sa vie, a promis de travailler chaque jour pendant son mandat à la « promotion de la réconciliation et du bien-être de toute la société canadienne ».

    « C’est un moment dont j’espère qu’il concerne tous les Canadiens car ma nomination témoigne de notre progrès collectif vers la construction d’une société plus inclusive, plus juste et équitable », a-t-elle déclaré.

    Elle succédera à l’ex-astronaute Julie Payette qui avait démissionné en janvier après des accusations de harcèlement de certains de ses collaborateurs.

    La première tâche de la nouvelle gouverneure générale pourrait être de dissoudre le parlement à la demande du Premier ministre pour provoquer des élections anticipées, attendues cet automne par de nombreux commentateurs. M. Trudeau, qui est à la tête d’un gouvernement minoritaire, a toutefois démenti avoir parlé élections avec Mme Simon.

    • Mary Simon est donc la cinquième femme à occuper le poste de gouverneure générale du Canada.

      L’ancienne gouverneure générale du Canada, Julie Payette avait démissionné en Janvier de cette année.
      Une scientifique, administratrice et femme d’État canadienne.
      Astronaute en chef de l’Agence spatiale canadienne entre 2000 et 2007, elle a participé aux missions STS-96 et STS-127.

      Elle (Julie Payette) a démissionné en 2021, suite aux allégations de harcèlement au sein du bureau de la gouverneure générale.

      En 2016, Julie Payette avait déjà démissionné de son poste au Centre des sciences de Montréal « à la suite de plaintes relatives à la façon dont elle traitait ses employés ».

      En 2017, elle avait aussi démissionné du Comité olympique canadien « après le déclenchement [...] de deux enquêtes internes concernant son comportement envers les employés et des allégations de harcèlement verbal ».

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Julie_Payette

  • #Rwanda_1994

    Rwanda, 1994, entre avril et juillet, 100 jours de génocide...
    Celui que l’on appelle « Le dernier génocide du siècle » s’est déroulé dans un tout petit pays d’Afrique, sous les yeux du monde entier, sous le joug des politiques internationales, et sous les machettes et la haine de toute une partie de la population. Sur environ 7,5 millions de Rwandais d’alors, 1,5 million de personnes ont été exterminées pour le seul fait d’appartenir à la caste « tutsi » (chiffres officiels de 2004) : hommes, femmes, enfants, nouveau-nés, vieillards... De cette tragédie historique, suite à plusieurs années de recherche dont sept mois passés au Rwanda pour récolter des témoignages, les auteurs ont tiré une fiction éprouvante basée sur des faits réels.

    https://www.glenat.com/drugstore/rwanda-1994-integrale-9782356261120
    #BD #bande_dessinée #livre
    #Kigali #Murambi #fosses_communes #Nyagatare #FAR #génocide #Rwanda #France #armée_française #opération_Turquoise #camps_de_réfugiés #réfugiés #Goma #zone_turquoise #aide_humanitaire #choléra #entraide #eau_potable

  • Nansen, un passeport pour les apatrides

    Trente ans avant la Convention de Genève, le diplomate norvégien Fridtjof Nansen crée le 5 juillet 1922 un passeport auquel il donnera son nom qui, entre 1922 et 1945, protégera environ 500 000 hommes et femmes destitués de leur nationalité et devenus apatrides du fait des grands bouleversements occasionnés par la première guerre mondiale, le génocide arménien, la révolution russe.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/48212_1

    #film #film_documentaire #documentaire #déchéance_de_nationalité #histoire #apatridie #Nansen #Arméniens #réfugiés #Société_des_Nations #Russie #Croix-Rouge #Constantinople #statut_juridique #frontières #réfugiés_russes #passeport_Nansen #certificat_d'identité_Nansen #travail #Albert_Thomas #BIT #Paris #ILO #Renault #Citroën #comités_de_réfugiés_arméniens #resocialisation #génocide_arménien #Union_soviétique #Convention_de_Genève #déchéance_massive_et_collective_de_nationalité #Fridtjof_Nansen #asile

  • #Canada - Nouveaux incendies d’églises catholiques sur des terres #autochtones - 20 minutes
    https://www.20min.ch/fr/story/nouveaux-incendies-deglises-catholiques-sur-des-terres-autochtones-34219098327

    Deux nouvelles églises ont été incendiées samedi sur des territoires autochtones de l’ouest du Canada, portant à quatre le nombre d’églises brûlées depuis la découverte d’un millier de tombes anonymes près d’anciens pensionnats autochtones gérés par l’Église catholique en Colombie britannique.

    Samedi à l’aube, l’église St. Ann et l’église Chopaka, toutes deux situées sur des bandes de territoires autochtones en Colombie britannique, ont été incendiées à moins d’une heure d’intervalle, a indiqué la police fédérale. « Les deux églises ont été détruites », a précisé le sergent Jason Bayda de la police montée canadienne dans un communiqué.

    Ces incendies surviennent deux jours après l’annonce de la découverte de plus de 750 tombes anonymes sur le site d’un ancien pensionnat géré par l’Église catholique à Marieval (ouest). Le mois dernier, l’identification des restes de 215 enfants près d’un autre établissement du même type avait déjà meurtri et indigné le pays, illustrant le calvaire subi pendant des décennies par des enfants autochtones dans des établissements scolaires gérés par l’Église catholique.

    Les autorités considèrent que les incendies de samedi sont « suspects et cherchent à vérifier s’ils ont un lien avec les incendies d’églises survenus le 21 juin à Penticton et Oliver », a indiqué le Sergent Bayda. Les enquêtes sur les incendies de juin sont toujours en cours.

    Les découvertes des tombes ont ravivé le traumatisme vécu par quelque 150’000 enfants amérindiens, métis et inuits, coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture et enrôlés de force jusque dans les années 1990 dans 139 de ces pensionnats à travers le pays. Nombre d’entre eux ont été soumis à des mauvais traitements ou à des abus sexuels, et plus de 4000 y ont trouvé la mort, selon une commission d’enquête qui avait conclu à un véritable « génocide culturel » de la part du Canada.

    Vendredi, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a présenté les excuses de son pays, appelé le pape à en faire de même et n’a pas écarté l’hypothèse une enquête pénale. Lors d’un point presse, il est longuement revenu sur les « terribles erreurs » du Canada, qui a mené pendant plusieurs siècles une politique controversée d’assimilation forcée des premières nations.

  • voir aussi : https://seenthis.net/messages/918443

    Le #Canada choqué par la découverte de 750 nouvelles tombes près d’un pensionnat pour #autochtones - Toute l’actualité de la Guadeloupe sur Internet - FranceAntilles.fr
    https://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/international/le-canada-choque-par-la-decouverte-de-750-nouvelles-tombes

    Une tribu autochtone a annoncé jeudi la découverte lors de fouilles de plus de 750 tombes anonymes sur le site d’un pensionnat au Canada, nouvelle illustration du calvaire subi pendant des décennies par des enfants autochtones dans des établissements scolaires catholiques.

    Le mois dernier, l’identification des restes de 215 enfants près d’un autre établissement autochtone avait déjà meurtri le pays.

    « Nous avons repéré 751 tombes non marquées », sur le site d’un ancien pensionnat hébergeant des enfants autochtones à Marieval, en Saskatchewan, dans l’ouest du Canada, a déclaré jeudi le chef de la nation Cowessess, Cadmus Delorme.

    « Ce n’est pas une fosse commune, ce sont des tombes non-identifiées », a-t-il ajouté.

    Le Premier ministre Justin Trudeau, qui a dit sa « peine » jeudi dans un communiqué, a estimé que le Canada devait « tirer les leçons de (son) passé et avancer sur le chemin commun de la réconciliation ».

    Ces découvertes ravivent le traumatisme vécu par quelque 150.000 enfants amérindiens, métis et inuits, coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture et enrôlés de force jusque dans les années 1990 dans 139 de ces pensionnats à travers le pays.

    Nombre d’entre eux ont été soumis à des mauvais traitements ou à des abus sexuels, et plus de 4.000 y ont trouvé la mort, selon une commission d’enquête qui avait conclu à un véritable « génocide culturel » de la part du Canada.

    Le chef de la Fédération des nations autochtones souveraines de la province de la Saskatchewan, Bobby Cameron, a dénoncé jeudi un « crime contre l’humanité ».

    « Le seul crime qu’on ait jamais commis était d’être nés autochtones », a-t-il affirmé.

    « Nous trouverons d’autres corps et nous ne nous arrêterons que lorsque nous aurons trouvé tous les enfants », a promis le responsable.

    Les fouilles autour de cette ancienne école de Marieval avaient débuté fin mai après la découverte des restes de 215 écoliers enfouis sur le site d’un autre ancien pensionnat, celui de Kamloops, en Colombie-Britannique, province la plus à l’ouest du pays.

    – « Tragique mais pas surprenant » -

    Cette découverte avait provoqué une onde de choc au Canada et relancé le débat sur ces institutions honnies où les enfants autochtones étaient envoyés de force afin d’y être assimilés à la culture dominante.

    Elle avait également relancé les appels à l’intention du pape et de l’Eglise à présenter des excuses pour les abus et violences dont ont souffert les élèves de ces pensionnats. Le souverain pontife s’était toutefois refusé à présenter de telles excuses, provoquant la colère et la frustration des communautés autochtones canadiennes.

    De leur côté, les experts en droits humains de l’ONU ont exhorté Ottawa et le Vatican à mener une enquête rapide et complète.

    « C’est absolument tragique mais pas surprenant », avait réagi dès mercredi soir Perry Bellegarde, chef de l’Assemblée des Premières nations, qui représente plus de 900.000 autochtones au Canada, sur son compte Twitter.

    Le pensionnat de Marieval, dans l’est de la Saskatchewan, a accueilli des enfants autochtones entre 1899 et 1997, avant d’être démoli deux ans plus tard et remplacé par une école de jour.

    Interrogé sur la chaîne CBC, un ancien pensionnaire de l’école de Marieval, Barry Kennedy, a estimé que cette nouvelle découverte n’était que la partie émergée de l’iceberg.

    « J’imagine que, vous savez, d’après les histoires qui ont été racontées par nos amis et camarades de classe, il y a plusieurs endroits (où se trouveraient des sépultures) par école », a-t-il expliqué.

    « J’ai eu un ami qui a été traîné au dehors une nuit, il hurlait », s’est-il souvenu. Il ne l’a plus jamais revu. « Il s’appelait Bryan... Je veux savoir où est Bryan. »

    « On nous a fait découvrir le viol », a ajouté Barry Kennedy. « On nous a fait découvrir les coups violents. On nous a fait découvrir des choses qui n’étaient pas normales dans nos familles. »

    Dans la foulée de la découverte des restes d’enfants au pensionnat de Kamloops, des fouilles ont été entreprises autour de plusieurs de ces anciens établissements scolaires partout au Canada, avec le concours des autorités gouvernementales.

    Plusieurs dirigeants de la communauté autochtone s’attendent à d’autres découvertes macabres dans les prochains mois.

  • Reconnaître le génocide et le déni de l’État canadien

    Une entrevue avec la juriste et universitaire Crie Tamara Starblanket. Tiré de la revue Canadian Dimension

    Tamara Starblanket est une NehiyawIskwew (femme Crie) de la nation Crie Ahtahkakoop dans le cadre du traité 6. Elle est interviewée ici par Aziz Choudry, un écrivain et universitaire basé à Johannesburg, en Afrique du Sud, sur l’histoire du génocide au Canada, les échecs de la réconciliation et l’impératif de la décolonisation. Aziz Choudry est décédé le 26 mai dernier à Johannesburg, peu de temps après avoir réalisé cette entrevue.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/06/23/reconnaitre-le-genocide-et-le-deni-de-letat-canadien

    #international #canada #histoire #génocide

  • Der Vernichtungskrieg | Unsere Zeit
    https://www.unsere-zeit.de/der-vernichtungskrieg-156090

    18. Juni 2021 VON Klaus WGNER - Der Krieg im Osten wurde mit zynischer Brutalität geführt. Mit den siegreichen Kriegen im Westen glaubten sich der Faschismus und die Wehrmachtsspitzen hinreichend stark, um die strategische Ostexpansion des Deutschen Reiches vorantreiben zu können. Die Aufrüstung zur vollen Kriegsstärke war vom Reichswehr-Generalstab bereits 1923 bis 1925 detailliert geplant worden. Und nach exakt diesen Reichswehr-Planungen wurde die deutsche Kriegsmaschine errichtet und genauso eröffneten die Hitlerfaschisten 1939 den Zweiten Weltkrieg.

    Die Reichswehr/Wehrmacht als das entscheidende deutsche Machtzentrum hätte Faschismus, Krieg und Vernichtung verhindern können. Die Militärs wählten die Kollaboration. Auch sie wollten den Krieg, auch den Vernichtungskrieg. Eine „saubere Wehrmacht“ gab es nicht. Von vornherein war allen Beteiligten klar, dass dieser Krieg als „weltgeschichtlicher Kampf“ gegen das „Weltjudentum“ und den „Bolschewismus“ zu konzipieren war, wie Hitler es schon in „Mein Kampf“ geschrieben hatte und wie es dann bei den vorbereitenden Gesprächen mit den Spitzen des faschistischen Staatsapparates und des Militärs immer wieder dargelegt wurde. Wie bei der Besprechung mit 200 führenden Wehrmachtsoffizieren am 30. März 1941, bei der Hitler ausdrückte, was alle dachten: der Kommunist sei „vorher kein Kamerad und nachher kein Kamerad“. Es gehe um die „Vernichtung der bolschewistischen Kommissare und der kommunistischen Intelligenz“.

    Der neue deutsche „Lebensraum im Osten“ sollte nach der Eroberung als eine Art vorindustrieller, hauptsächlich agrarischer Siedlungsraum mit spärlicher, nur notdürftig gebildeter Bevölkerung entstehen. Dazu musste die 170-Millionen-Bevölkerung der UdSSR deutlich dezimiert werden. „Die Bildung einer militärischen Macht westlich des Ural“ dürfe „nie wieder in Frage kommen und wenn wir hundert Jahre darüber Krieg führen müssten“, so hatte es Hitler vor Partei- und Wehrmachtsführern am 16. Juni 1941 ausgedrückt.

    Ebenso klar war den Nazi- und Wehrmachts-Kriegsplanern, dass das Ziel von „Barbarossa“ die Eroberung, Annexion und wirtschaftliche Ausbeutung des weiten sowjetischen Raumes, des „neuen Lebensraumes im Osten“ war. Die Eroberung „neue(r) Gebiete in Europa“ könne „in der Hauptsache nur auf Kosten Russlands geschehen“, hatte Hitler in „Mein Kampf“ geschrieben, das neue deutsche Reich solle „seinen Vormarsch auf demselben Wege beginnen, den in früheren Zeiten die deutschen Ordensritter entlangritten, diesmal jedoch, um durch das deutsche Schwert Boden für den deutschen Pflug zu gewinnen und so der Nation ihr tägliches Brot zu geben“. In die gleiche Richtung dachte auch die deutsche Generalität. Daher der Codename „Barbarossa“. Natürlich ging es nicht nur um „das tägliche Brot“, sondern vor allem auch um Arbeitskräfte, Rohstoffe, Kohle, Erze, Mineralien und insbesondere Erdöl. Das „deutsche Schwert“ hatte zu diesem Zweck die „Wirtschaftsorganisation Ost“, eine Mammutbehörde mit 20.000 Mitarbeitern, geschaffen, die damit größer war als die kriegswirtschaftlichen Verwaltungen des Reiches und aller übrigen besetzten Gebiete zusammengenommen. Strategisch betrachtet ging es um die Schaffung eines vom Deutschen Reich unangefochten beherrschten Großraums vom Atlantik bis zum Ural, von der Barentssee bis zum Nahen/Mittleren Osten.

    Schon das Kaiserreich hatte mit der Bagdadbahn und mit Hilfe der Osmanen vergeblich versucht, Zugriff auf die strategisch wichtigste Region des Globus zu erlangen. Nun versuchte es der deutsche Faschismus mit einer Art großräumiger Zangenbewegung von Nordwesten durch die Sowjetunion und von Südwesten aus Nordafrika. Das erklärte geostrategische Ziel war die Erringung einer blockadesicheren Nahrungsmittel-, Energie- und Rohstoffversorgung, der Erbeutung eines ausreichenden Arbeitskräftepotentials, um dem herrschenden anglo-amerikanischen Machtkomplex auf Augenhöhe gegenübertreten zu können. Hier lagen, wie es sich im Ersten Weltkrieg gezeigt hatte, die großen kriegswirtschaftlichen Probleme des strategisch weit unterlegenen Deutschen Reiches. Der Faschismus hatte diese Kriegsziele, die zur Erringung einer Weltmachtposition führen sollten, nicht erfunden. Sie wurden in den strategischen Zirkeln des Reiches schon seit mehr als einem halben Jahrhundert diskutiert.

    Das „tägliche Brot“ des Reiches war aus eigenen Ressourcen nicht zu sichern. Im Ersten Weltkrieg waren angesichts der britischen Seeblockade 800.000 Menschen in Deutschland aufgrund von Unterernährung gestorben. Die „Barbarossa“-Planungen sahen daher eine Nahrungsmittelversorgung aus den Ressourcen der Sowjetunion vor. Auf der Besprechung der Staatssekretäre am 2. Mai 1941 stellte Staatssekretär Herbert Backe (Ernährung und Landwirtschaft) die nach ihm benannten agro-ökonomischen Planungen für „Barbarossa“ vor. Danach sollten dort allein 8,7 Millionen Tonnen Getreide für Deutschland requiriert werden. Die Sowjetunion hatte keine Getreideüberschüsse. Den Planern war klar, dass „hierbei zweifellos zig Millionen Menschen verhungern“ werden. Die sowjetische Getreideproduktion hatte sich in Folge des Krieges in 1942 ohnehin auf 11,7 Millionen Tonnen etwa halbiert. Trotzdem wurden den sowjetischen Menschen in diesem Jahr 4,3 Millionen Tonnen Getreide, 495.000 Tonnen Fleisch, 723.000 Tonnen Speiseöle und Fette und 1,9 Millionen Tonnen Kartoffeln geraubt. Der Hunger wurde ebenso wie das Morden der Einsatzgruppen zu einem primären zynischen Mittel zur Dezimierung der Bevölkerung. Nicht nur rund eine Million Bürger Leningrads, auch drei Millionen sowjetische Kriegsgefangene ließ man bewusst verhungern. Insgesamt starben mehr als sieben Millionen Sowjetbürger durch den Hungerplan des deutschen Faschismus.

    Mit „Barbarossa“ begannen auch die systematischen Vernichtungskampagnen der als Juden, Slawen, Zigeuner oder sonstwie als „Untermenschen“ diskriminierten Menschen, sogar von Kranken und Behinderten, aber auch die Ermordung von Partisanen, Kommunisten, von Rote-Armee-Kommissaren, von Angehörigen der Intelligenz und von sowjetischen Kriegsgefangenen. Es begann die Errichtung der sechs großen Vernichtungslager Chelmno, Belzec, Sobibor, Treblinka, Majdanek und Auschwitz-Birkenau. Das Morden der als „Einsatzgruppen“ verharmlosten Killerkommandos aus SS und SD hatte schon während des Überfalls auf Polen begonnen, wurde nun aber massiv ausgeweitet. Eine der bekanntesten Massenerschießungsstätten lag in der Schlucht Babij Jar bei Kiew. Hier wurden zwischen 1941 und 1943 etwa 100.000 bis 200.000 Menschen erschossen. Insgesamt ermordeten die Einsatzgruppen in der UdSSR etwa 1,5 Millionen Menschen.

    Die Dezimierung der sowjetischen Bevölkerung um 30 Millionen wurde allerdings nicht erreicht. Die deutschen Planungsstäbe hatten nicht mit dem Widerstandswillen der sowjetischen Menschen gerechnet. Nach der Operation Bagration im Sommer 1944, bei der die Rote Armee die gesamte Wehrmachts-Heeresgruppe Mitte zerschlug und rund 600 Kilometer bis Ostpreußen und Mittelpolen vorstieß, hörte das große Morden auf russischem Boden auf. „Barbarossa“ stand wieder an der deutschen Grenze.

    Wer Menschen im großen Stil umbringen will, braucht dazu eine legitimierende Theorie, die ihn und seine Anhänger davon zu überzeugen vermag, dass das, was sie tun, richtig und notwendig ist. Die lebensphilosophischen und rassebiologischen „Begründungen“ für den Vernichtungskrieg im Osten sind ebenso wenig vom deutschen Faschismus erfunden worden wie die dazu notwendigen Truppenformationen. Den Hitlerfaschisten gebührt das „Verdienst“, die seit Jahrzehnten kursierenden rassistischen und geostrategischen Wahnvorstellungen aufgegriffen, zu einer „Staatsidee“ zusammengebastelt und sie im Verlauf des Krieges hin zu einem Vernichtungswillen radikalisiert zu haben. Mit der Herausbildung des Imperialismus entwickelten seine Theoretiker den alten, häufig religiös geprägten Suprematiegedanken, der geholfen hatte, Millionen Indigene in Amerika umzubringen und Millionen Afrikaner zu versklaven, zu einem biologisch definierten, „wissenschaftlich“ begründeten Rassismus weiter. Grob verkürzend: Arthur de Gobineau hatte 1855 mit seinem „Versuch über die Ungleichheit der Menschenrassen“ gewissermaßen das Tor dazu aufgestoßen. Mit einem auf die menschliche Gesellschaft übertragenen Sozialdarwinismus wurde aus der Ungleichheit ein Überlebenskampf der Menschenrassen. Nietzsche hatte in seiner „Genealogie der Moral“ dem „Raubtier“, der „prachtvolle(n) nach Beute und Sieg lüstern schweifende(n) blonde(n) Bestie“ seine ganze Sympathie zugeschrieben. Nietzsche und seine Adepten waren im Kaiserreich und in der Weimarer Republik in rechten Kreisen entsprechend populär. Der verlorene Erste Weltkrieg hatte zu einer Radikalisierung dieser Ansichten geführt. Eine Radikalisierung, die zum Mordprogramm wurde, als nach 1941 auch dieser Krieg verloren zu gehen drohte.

    Die „vornehme Rasse“ (Nietzsche) der Arier hatte in dieser „Logik“ nicht nur das Recht, sondern es war ihre historische Aufgabe, sich von der Bedrohung und Durchmischung niederer, parasitärer Rassen zu reinigen und zu befreien. In diesem Sinne war die „Endlösung der Judenfrage“ und die Eliminierung des slawisch-jüdischen Bolschewismus ein Akt der Notwehr und der Befreiung. Die Täter, die SS- oder SD-Einsatzgruppen waren, wie Himmler bei seinen Posener Reden mehrfach betonte, Helden, welche das deutsche Volk vor der Dekadenz, dem Verfall und letztlich der Versklavung bewahrten. „Ob bei dem Bau eines Panzergrabens 10.000 russische Weiber an Entkräftung umfallen oder nicht, interessiert mich nur insoweit, als der Panzergraben für Deutschland fertig wird.“ Die millionenfachen Morde – „ein Ruhmesblatt unserer Geschichte“. In der Tat: Die Aufkündigung aller zivilisatorischen Standards, „die Umwertung aller Werte“.

    #nazis #impérialisme #guerre #shoa urss

  • 215 corps d’enfants #autochtones découverts au #Canada : le pape exprime sa « douleur » mais ne s’excuse pas
    https://www.sudouest.fr/culture/religion/215-corps-d-enfants-autochtones-decouverts-au-canada-le-pape-exprime-sa-dou

    Après la découverte des restes de 215 enfants sur le site d’un ex-pensionnat autochtone, le Premier ministre canadien Justin #Trudeau avait déploré le refus du #pape et de l’Eglise catholique de reconnaître leur « responsabilité »

    Le pape François a exprimé dimanche sa « douleur » concernant la découverte, au Canada, des restes de 215 enfants autochtones sur le site d’un ex-pensionnat géré par l’Eglise catholique, sans aller jusqu’à s’excuser malgré de multiples appels en ce sens.

    « Je suis avec douleur les nouvelles arrivant du Canada à propos de la découverte choquante des restes de 215 enfants » en Colombie britannique (Ouest), a déclaré le pape, dimanche, place Saint-Pierre.

    Le Premier ministre canadien Justin Trudeau avait déploré vendredi le refus du pape et de l’Eglise catholique de reconnaître leur « responsabilité » et leur « part de culpabilité » dans la gestion des pensionnats autochtones au Canada.
    « Des moments difficiles »

    Dimanche, le pape a simplement déclaré : « Je m’unis aux évêques canadiens et à toute l’Eglise catholique au Canada pour exprimer ma solidarité au peuple canadien traumatisé par cette nouvelle choquante ».

    « La triste découverte augmente ultérieurement la conscience des douleurs et des souffrances du passé. Que les autorités politiques et religieuses du Canada continuent à collaborer avec détermination pour faire la lumière sur cette triste affaire et s’engagent humblement sur un chemin de réconciliation et de guérison », a-t-il poursuivi.

    « Ces moments difficiles représentent un fort rappel pour nous tous à nous éloigner du modèle colonisateur et aussi des colonisations idéologiques d’aujourd’hui », a-t-il dit.

    Les appels de groupes autochtones à des excuses du pape se sont multipliés ces derniers jours après la localisation des dépouilles d’écoliers la semaine dernière dans l’ancien pensionnat de Kamloops, dirigé par l’Eglise catholique de 1890 à 1969.

    Quelque 150 000 enfants amérindiens, métis, et inuits ont été enrôlés de force dans 139 pensionnats semblables à travers le pays, où ils ont été coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture. En 2015, une commission nationale d’enquête avait qualifié ce système de « #génocide culturel ».

  • L’histoire s’est arrêtée… à #Wounded_Knee

    Retour sur le #massacre de Wounded Knee, au cœur du #Dakota_du_sud, le 29 décembre 1890, lorsque 300 #Sioux Lakota, femmes et enfants compris, furent tués par le 7e régiment de cavalerie de l’#armée américaine. Avec l’historien et archéologue #Laurent_Olivier, auteur d’un livre sur le sujet.

    https://www.franceculture.fr/emissions/carbone-14-le-magazine-de-larcheologie/lhistoire-sest-arretee-a-wounded-knee

    #génocide_Amérindien #amérindien #états-unis_d'Amérique #radio #podcast

  • Malgré le cessez-le-feu, peu de laissez-passer médicaux pour les Gazaouis Par Aaron Boxerman
    De nombreux traitements, dont la chimiothérapie, sont indisponibles à Gaza ; Tsahal (l’armée israeliene) déclare que seuls les cas "urgents" sont autorisés en Israël au vu de la situation sécuritaire.

    En dépit d’un cessez-le-feu fragile ayant mis fin aux combats entre Israël et les terroristes du Hamas, de nombreux Gazaouis autorisés à entrer en Israël pour un traitement médical n’ont toujours pas pu le faire mercredi.


    Israël délivre des permis aux Gazaouis, qui sont ensuite orientés vers des hôpitaux en Israël et en Cisjordanie pour des traitements qui ne sont pas disponibles dans l’enclave.

    L’armée israélienne a fermé les points de passage entre Israël et Gaza pendant la guerre de 11 jours du mois dernier. Suite au cessez-le-feu, le ministère de la Défense a annoncé que les Gazaouis cherchant à se faire soigner en Israël seraient à nouveau autorisés à entrer.

    Mais des responsables israéliens ont par la suite précisé que seuls les Gazaouis ayant besoin d’un traitement « vital » seront autorisés à rentrer à l’heure actuelle.

    « Au vu de la situation actuelle, les seuls patients pouvant entrer en Israël depuis Gaza sont ceux qui ont besoin de soins médicaux vitaux et ceux dont la vie est en danger immédiat », a déclaré l’agence de liaison de l’armée avec les Palestiniens, connue sous son acronyme COGAT.

    Salwa, une résidente de Gaza atteinte d’un cancer, détient un permis d’entrée de trois mois qui lui permet d’entrer et de sortir d’Israël pour subir des séances de chimiothérapie à l’hôpital Augusta Victoria de Jérusalem.

    Depuis la guerre, Salwa – dont le nom a été changé pour protéger son identité – a tenté à plusieurs reprises d’entrer en Israël, mais a été refoulée. Sa dernière séance de chimiothérapie était prévue pour le 23 mai, mais elle l’a manquée en raison des nouvelles restrictions.

    « Chaque jour, nous les appelons ou nous nous rendons au poste de contrôle, pour nous entendre dire que nous ne pouvons pas passer aujourd’hui non plus. C’est terrible de la voir se détériorer lentement et de savoir que nous ne pouvons rien y faire », a déclaré le mari de Salwa, qui a demandé l’anonymat, lors d’un appel téléphonique depuis le nord de la bande de Gaza.

    Le mari de Salwa a démenti l’idée que la chimiothérapie de sa femme n’était pas « urgente ». « Ce sont des traitements complexes, et ils doivent être entrepris à temps. Si elle ne reçoit pas son traitement, son état pourrait se détériorer davantage », a-t-il déclaré.

    Israël et l’Égypte bloquent l’enclave côtière depuis 2006, imposant des restrictions strictes à la circulation des personnes et des biens pour empêcher les terroristes du Hamas de constituer une menace encore plus grave pour la sécurité.

    Les groupes de défense des droits de l’homme déplorent l’impact que les restrictions ont eues sur la population civile de Gaza. De nombreux hôpitaux de Gaza sont mal équipés et de nombreuses procédures médicales – telles que la chimiothérapie pour les patients atteints de cancer – ne sont tout simplement pas disponibles dans l’enclave.

    Au cours de la récente série de combats entre Israël et le groupe terroriste Hamas, Israël a fermé tous les points de passage avec la bande de Gaza. Seules quelques exceptions ont été faites pour que des convois d’aide spécifiques pénètrent dans l’enclave côtière pendant les combats. Des terroristes palestiniens ont bombardé ces convois, blessant un soldat.

    Dans le même temps, les autorités israéliennes ont accepté beaucoup moins de dérogations de Gazaouis cherchant des soins d’urgence depuis les récentes violences.

    Selon le groupe de défense des droits de l’homme Physicians for Human Rights-Israel, seulement 7 % des demandes urgentes ont été acceptées par les autorités israéliennes entre le 25 et le 31 mai. Avant l’escalade actuelle, le taux d’acceptation était d’environ 66 %.

    Lundi, Ahmad Abd al-Harati, 62 ans, habitant de Gaza, est décédé après que son transfert vers les urgences de l’hôpital al-Makassed de Jérusalem-Est lui ait été refusé. Abd al-Harati souffrait d’une tumeur à la langue et à la gorge, selon PHR-I.

    Un certain nombre de groupes de défense des droits de l’homme, dont PHR-I, ont demandé à la Cour suprême de revoir la nouvelle politique. La date d’une audience n’a pas encore été fixée.

    #Gazaouis #génocide #santé #soins #chimiothérapie interdite #israël #Égypte #ghetto #ghettos #racisme #Palestine #Gaza #ségrégation
    Source : https://fr.timesofisrael.com/malgre-le-cessez-le-feu-peu-de-laissez-passer-medicaux-pour-les-ga

    • L’armée israélienne recommande d’épaissir les pièces fortifiées dans la périphérie de Gaza
      Face au "développement des capacités" des terroristes gazaouis, le chef de la Défense passive veut que des plaques d’acier plus épaisses soient placées sur les fenêtres des abris

      Le chef du commandement du front intérieur de Tsahal a déclaré mardi, aux chefs municipaux des communautés proches de la bande de Gaza, qu’il recommanderait que des plaques d’acier plus épaisses soient placées au-dessus des fenêtres des abris anti-bombes, dans les maisons situées à proximité de l’enclave côtière.


      Selon un communiqué de Tsahal, suite à la recommandation du général de division, Uri Gordin, les plaques d’acier dans les communautés situées dans un rayon de sept kilomètres de la frontière, seront remplacées par des plaques d’au moins 32 millimètres d’épaisseur, en raison du « développement des capacités » des terroristes palestiniens dans la bande de Gaza.
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      La suite : https://fr.timesofisrael.com/larmee-recommande-depaissir-les-pieces-fortifiees-dans-la-peripher

  • L’impérialisme français et le génocide rwandais
    https://journal.lutte-ouvriere.org/2021/06/02/limperialisme-francais-et-le-genocide-rwandais_160307.html

    Jeudi 27 mai, quand Macron est allé au #Rwanda, la presse a annoncé qu’il allait s’excuser du rôle joué par la France dans le #génocide qui a fait 800 000 morts en 1994. Il ne l’a pas fait. Formellement, vingt-sept ans après les massacres, Macron a reconnu « la part de souffrance que la France a infligée au peuple rwandais en faisant prévaloir le silence sur l’examen de la vérité ». Tous ses mots étaient pesés pour avoir l’air de concéder une certaine responsabilité de l’État français, sans la reconnaître vraiment.

  • Le génocide des Herrero et Nama enfin reconnu par l’Allemagne

    Ce fut le premier génocide du vingtième siècle, il est enfin pris en compte.

    Le 28 mai l’Allemagne a pour la première fois reconnu, avoir commis un génocide contre les populations des Herero et des Nama en Namibie, pendant l’ère coloniale. C’est le résultat d’une mobilisation déterminée des descendant-es des victimes qui combattent dans ce sens depuis des dizaines d’années.

    « Nous qualifierons maintenant officiellement ces événements pour ce qu’ils sont du point de vue d’aujourd’hui : un génocide », a déclaré le ministre des affaires étrangères allemand, Heiko Maas, dans un communiqué.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/06/02/le-genocide-des-herrero-et-nama-enfin-reconnu-par-lalle

    #international #histoire #génocide

  • L’indescriptible histoire des pensionnats indiens Siwel
    Source : https://www.siwel.info/le-canada-demande-pardon-aux-peuples-autochtones-lindescriptible-histoire-de

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    1859 : le jésuite Paul Durieu, installé en Colombie Britannique, prévoit d’exterminer tous les chefs indiens non chrétiens. Un modèle qui a eu cours ensuite dans les Indian Residential School, des pensionnats pour les enfants indiens dont on va longuement reparler.

    1862-63  : épidémie de variole introduite par un missionnaire anglican, futur évêque, John Sheepshanks, qui a inoculé le virus à des enfants amérindiens. Cela, sous la couverture du gouvernement provincial et le commerce de fourrures de la compagnie Hudson Bay, qui parraine les premières missions protestantes chez les indiens. C’est aussi la première guerre bactériologique connue de l’histoire, et elle a permis à des chercheurs d’or de piller les terres de ces milliers d’indiens assassinés.

    1870  : la couronne anglaise donne les terres des indiens aux anglicans et autres missionnaires catholiques.

    1873  : on établit une force armée (la police montée) qui a parmi ses attributions de refouler tous les indiens dans des réserves, et cela tout le long de la voie ferrée qui traverse le pays.

    1876  : l’Indian Act retire aux indiens le statut de citoyens. Ils ne peuvent pas voter, sont considérés comme mineurs et ne peuvent aller en justice.

    1886  : les cérémonies indiennes sont interdites.

    1889  : les écoles indiennes sont interdites, les enfants doivent aller dans pensionnats destinés aux autochtones.

    1891  : premiers décès en masse d’enfants indiens dans les pensionnats à cause de tuberculose non soignée. Le gouvernement canadien ne s’en soucie pas.

    1905  : plus d’une centaine de ces pensionnats sont actifs au Canada.

    1907  : le Dr Peter Bryce qui est médecin chef aux Affaires Indiennes, fait une étude de la santé des enfants dans ces pensionnats. Il en ressort que plus de la moitié (entre 35 et 60%) des enfants meurent à cause de tuberculose qui y est introduite délibérément par le personnel. Le DrBryce parlait d’un « crime national »[1]. En parallèle, le chef des affaires indiennes Duncan Scott, cherchait une solution finale au « problème indien », ce peuple vu par lui comme une sous race.
    C’est d’ailleurs lui qui a fait passer le rapport Bryce à la trappe. Tout cela était donc intentionnel, et le virus était introduit exprès, afin d’éradiquer les indiens.

    1910  : Duncan Scott confie par contrat la gestion des pensionnats aux catholiques, anglicans, presbytériens et méthodistes.

    1919  : fin des examens médicaux dans les residential schools.

    1920  : tous les enfants de plus de 7 ans doivent être envoyés dans les pensionnats sinon les parents vont en prion et prennent une amende[2]. Là, la moitié de leurs enfants mouraient.

    1925  : création de l’Eglise unie du Canada pour christianiser tout le monde. Elle est financée par la couronne d’Angleterre. Elle hérite de tous les pensionnats et des terres volées par les méthodistes et les presbytériens.

    1928  : loi sur la stérilisation en Alberta, qui permet de stériliser les enfants des pensionnats à leur insu sur décision d’un curé. Au moins 2.800 enfants ont ainsi été mutilés. Une loi similaire est adoptée en 1933 en Colombie Britannique. Dans les années 30, c’est le boom des pensionnats, il y en aurait environ 130 dans le pays.

    Janvier 1939  : les enfants Cowichan servent de cobayes à des expériences menées par des médecins allemands au pensionnat Kuper Island à l’ile de Vancouver. Le foyer était tenu par des catholiques allemands. Dans les années qui suivent, un futur premier ministre canadien s’est occupé de définir le génocide de manière à ce que le génocide des amérindiens ne rentre pas dans ce cadre.

    1946-1952  : des centaines de médecins nazis et SS obtiennent la nationalité canadienne (projet Paperclip, dont les archives commencent à peine à sortir). Et beaucoup ont mené leurs expériences dans les pensionnats d’indiens, centres militaires et autres cliniques comme celle du Dr Ewen Cameron, qui a travaillé sur les projets de manipulation mentale de la CIA MK ultra et Monarch. Sur les patients, on teste l’usage de drogues, les électrochocs, la privation de sommeil, les chocs traumatiques, cela pour développer la manipulation mentale.


    1956  : un survivant de la Lincoln Royal Canadian Air Base à Calgary (Alberta) dit qu’un médecin qui avait un tatouage SS a torturé des enfants à mort, dont des enfants indiens amenés par les policiers du RMMP (la police montée canadienne royale), venant des pensionnats catholiques. Des survivants des bases militaires de Suffield en Alberta, de Nanaimo en Colombie Britannique, de l’hôpital psychiatrique Lakehead en Ontario évoquent des faits similaires.


    1962 – 1971  : des milliers d’enfants indiens sont enlevés à leurs familles dans le cadre du programme « sixties scoop » qui aurait concerné officiellement 20.000 enfants. Etrangement, on observe que le programme actuel d’adoptions forcées aux Etats-Unis ressemble beaucoup à « Sixties Scoop », ces rafles d’enfants qui pourraient n’avoir été qu’un test. Beaucoup de ces enfants sont morts et les circonstances ont été dissimulées.

    1970  : suite à des révoltes, le gouvernement cède l’éducation des enfants indiens aux communautés indiennes, petit à petit. En 1972, les affaires indiennes ordonnent la destruction de tous les dossiers personnels des indiens, y compris l’origine et les documents de propriété. En 1975, la majorité des pensionnats étaient sortis de l’orbite des catholiques. Pourtant, les abus ont continué dans de nombreux établissements passés aux autochtones, à savoir des écoles maternelles. Le dernier pensionnat ferme en 1996.

    1980  : suite à la pression des indiens, le gouvernement établit une assemblée fantoche de chefs non élus, qui ne cherche pas à enquêter sur les abus commis contre les indiens, ni à demander la souveraineté du peuple indien.

    1986  : l’église unie du Canada demande "pardon". Mais elle ne veut pas indemniser ses victimes.

    1989  : Nora Bernard, qui a survécu au pensionnat de New Brunswick, démarre les poursuites contre l’église catholique canadienne et le gouvernement. Elle a été assassinée en décembre 2007[3], juste avant les « excuses » du gouvernement pour les pensionnats. Nora Bernard a quand-même été à l’origine de la plus grosse ‘class action’ du Canada, représentant 79.000 survivants[4].

    1993 – 1995  : des indiens parlent publiquement de meurtres d’enfants à l’école St Andrews de Port Alberni, qui était gérée par l’Eglise catholique du Canada. C’est là qu’officie Kevin Annett, ce pasteur qui est tombé sur une transaction foncière entre le gouvernement et l’église qui achetait, concernant des terres volées aux indiens. Annett est renvoyé à la suite de son indignation publique au sujet de cette magouille. Puis un autre parle d’enfants battus à mort dans un autre pensionnat.

    1996 – 1998  : Annett rend publics des centaines de témoignages rapportant des crimes dans les pensionnats. A partir de là, il a plein d’ennuis (divorce, procès…). Des procès intentés par des survivants suivent malgré tout. Des indemnités commencent à tomber pour les 86.000 survivants, écœurés de voir qu’on tente d’acheter leur mémoire. Et des millions de dollars de subventions diverses et variées pleuvent sur les réserves indiennes. Mais l’argent a été très mal réparti, et souvent accaparé par les chefs tribaux et autres administrations.

    2000  : comme 10.000 survivants avaient porté plainte, l’église du Canada a demandé au gouvernement de restreindre le cadre des poursuites et d’assumer la responsabilité première pour les crimes commis dans les pensionnats. De nombreux tribunaux refuseront d’ailleurs aux indiens le droit de poursuivre l’Eglise.

    2002  : l’Eglise mène une campagne de propagande pour dire qu’elle sera ruinée si elle doit assumer les conséquences des poursuites. Du coup, le gouvernement a pris l’entière responsabilité des crimes, y compris les compensations financières.

    2005  : des survivants désignent à Annett des lieux de sépultures de masse, autrement dit des charniers, proches d’anciens pensionnats de Colombie Britannique. On monte alors « Friends and relatives of the disappeared » (amis et proches des disparus). Le film Unrepentant est réalisé à partir des travaux d’Annett.

    2007  : le gouvernement met en place une commission de réconciliation et de vérité, qui refuse de dédommager plus de la moitié des survivants.

    Juin 2008  : sous la pression, le gouvernement « s’excuse » pour les crimes, tout en cherchant à les minimiser. Il n’est toujours pas question de faire payer l’Eglise.

    2009  : un témoin de meurtre d’enfant, Johnny “Bingo” Dawson, est assassiné par la police, qui l’avait menacé au cas où il parlait.

    2010  : les contacts entre les survivants de l’Eglise canadiens, irlandais, italiens, allemands et anglais se nouent. Il apparaît clairement que Ratzinger, le pape, a œuvré toute sa vie pour dissimuler ces abus au public.

    2012  : pendant que le gouvernement fait encore mine de faire de la « réconciliation » et de la « vérité », les actions en Justice vont démarrer sérieusement. Au passage, précisons que les survivants des résidential school conchient littéralement la « Truth and reconciliation commission » qui tente de les enfumer depuis quelques années déjà, à grands coups de subventions. Et aujourd’hui, on ne connait toujours pas le nombre d’enfants qui sont passés dans ces pensionnats. On parle officiellement de 100.000 à 200.000 enfants.


    2. Le génocide

    On peut parler de génocide par bien des aspects. Notamment parce qu’on retrouve dans celui des indiens du Canada les trois phases habituelles : conquête, confinement, destruction. Mais celui des indiens a duré longtemps et a fonctionné par vagues successives, sous le couvert de la religion et de l’éducation. Les survivants parlent de camps de concentration chrétiens.

    En 1910, la plupart de la centaine de pensionnats (les residential school) dans lesquels sont envoyés les enfants indiens du Canada est dans le giron de l’Eglise catholique romaine. Ces pensionnats étaient de véritables mouroirs, où le taux de décès était encore pire que dans les camps de concentration nazis : d’après les chiffres disponibles, il apparaît que plus de la moitié des enfants y mouraient chaque année, et cela durant un bon demi siècle (contre 15 à 20% par an dans les camps de concentration). Duncan Scott l’a écrit en 1910 : les décès massifs de ces enfants indiens dans les pensionnats sont « en accord avec la politique du ministère, qui est orientée vers la Solution Finale du problème Indien ».

    Et cette Solution Finale a été assez efficace : entre 1900 et 1960, le taux de mortalité des enfants indiens de ces pensionnats oscillait entre 40 et 60% par an. Pendant soixante ans, ce taux est resté le même, malgré les « progrès de la médecine » et la fertilité des terres sur lesquelles étaient installées ces « écoles ». Bien sûr, l’Etat a tout fait pour dissimuler cette réalité. Quelques années plus tard, ce concept de « Solution Finale » a été repris par les Nazis.
    De plus, de 1920 à 1930, en plein cœur du massacre, les inspections médicales ont carrément été suspendues dans les pensionnats. Au total, entre 1890 et 1996, ce sont de 50 à 100.000 enfants qui sont morts dans ces endroits lugubres.

    Et puis, il y a eu cette politique de stérilisation[5]. Des centres de stérilisation ont existé, dans lesquels les jeunes gens étaient drogués et stérilisés, surtout s’ils n’étaient pas chrétiens. Mais tous les registres concernant ces stérilisations ont été détruits à partir de 1995, quand l’enquête de l’Etat a démarré. Les garçons étaient parfois mis devant des rayons X intensifs afin d’être rendus stériles, ou bien on leur faisait boire des poisons.

    Et quand les bébés, souvent le fruit de viols par les pasteurs et compagnie, naissaient quand-même, on les tuait.


    Toutefois, ce processus de stérilisation n’a pas pris fin avec les écoles résidentielles. Royce White Calf, un ancien Lakhota qui a été juge au Tribunal concernant ces pensionnats en juin 1998 à Vancouver, estime qu’entre un tiers et la moitié de toutes les femmes aborigènes du Canada Ouest et de l’Alaska ont été stérilisées par des méthodes intrusives physiques ou chimiques autour de 1980.

    Le taux de stérilisations chimiques administrées sous couvert de vaccins parmi les indigènes a en fait augmenté depuis cette époque, particulièrement dans le tiers monde, sous des programmes relativement secrets conduits par l’OMS et les Nations Unies. Même après 1980, les stérilisations ont continué, mais de manière plus cachée encore.

    Aujourd’hui, on « vaccine ». Mais dans le vaccin, il n’y a parfois que du produit stérilisant. Annett explique « En 2004, on a découvert que l’Organisation Mondiale de la Santé a administré pendant des années des substances stérilisantes en même temps que les vaccins contre la grippe et la polio, aux femmes indigènes des Philippines et de nombreux pays d’Afrique. De la même façon, plus de 40.000 hommes et femmes Inuits ont été rendus infertiles par le Département de la Santé des USA (US Health Department) entre 1986 et 1993 après qu’on leur ait administré un sérum nommé Heptavax, une drogue de stérilisation interdite dans la plupart des pays du monde ».

    Accessoirement, la définition du génocide, révisée par le canadien Raphael Lemkin, a fini par insister sur la notion d’intention : pas de génocide si l’intention de faire un génocide n’est pas clairement prouvée. Ce qui permettait à celui des indiens de passer à la trappe de l’histoire. Même la dernière loi concernant le crime de génocide passée en 2000 au canada interdit toute poursuite contre l’Etat canadien si le génocide imputé date d’avant 2000. Si bien qu’avant 2000, le génocide était légal au Canada, comme sous le IIIe Reich.
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    Source : https://www.siwel.info/le-canada-demande-pardon-aux-peuples-autochtones-lindescriptible-histoire-de

    Notes
    [1] En fait, Bryce n’a parlé de crime national dans un rapport publié après sa retraite, en 1922.

    [2] Cette obligation vient probablement du fait qu’autrement, les enfants s’échappaient dès qu’ils le pouvaient pour retourner dans leurs villages.
    [3] On a d’abord dit qu’elle était morte de causes naturelles, avant d’accuser son petit fils, qui a été envoyé en prison.
    [4] Le Canada a réglé les poursuites en 2005 pour 5 milliards de dollars.
    [5] Mais la stérilisation des populations indiennes a également lieu aux Etats Unis, au Perou et en Asie. Cela, ce sont les faits connus et prouvés. Sommes-nous certains qu’on n’est pas victimes du même processus en Europe, où certaines études montrent qu’un tiers des hommes sont stériles dans certains pays. On a appris aussi que des indiens guatémaltèques ont été contaminés avec des maladies comme la syphilis pour ensuite rentrer chez eux et permettre de voir comment évolue la maladie.
    [6] Sur une liste de 250.000 décès depuis le XIXe siècle, ce qui laisse penser que plus de 200.000 enfants sont passés dans ces pensionnats.
    [7] Cela a été confirmé par des recherches dans les archives militaires, effectuées par le sergent Gasseau du National Investigation Service de l’armée en 1994. Bizarrement, ce militaire a ensuite nié tout ce qu’il avait dit auparavant. Sara a même été menacée de poursuites par le gouvernement, afin de la dissuader de demander réparation. Aujourd’hui, elle et son mari doivent vivre cachés et sont harcelés par le gouvernement.
    [8] Deux juges de la cour suprême de la Province avaient été un peu embêtés pour avoir violé des enfants indiens, mais finalement ce sont ceux qui les avaient poursuivis qui ont été détruits.
    [9] Les toutes premières disparitions remontaient 1978, mais la gendarmerie n’a commencé à enquêter qu’en 1999.
    [10] Ce fut le cas par exemple pour Danielle Larue, disparue à 25 ans début 2003. Il a fallu plus de six mois pour que la police s’interroge. Ses ancêtres étaient des chefs héréditaires de la tribu Neskonlith, chassés par l’Etat. Son père a été dans les pensionnats où il a été maltraité, et il été parmi les premiers à signer le recours collectif contre l’Etat. Mais, il est devenu alcoolique et délinquant. La grand-mère paternelle de Danielle a été assassinée quand son père était encore bébé. Danielle, son frère et sa sœur ont donc été placés et séparés très jeunes, car leur père alcoolique était violent. La mère est partie, mais il était déjà trop tard pour récupérer ses enfants. Les trois enfants ont été violés et maltraités dans ces centres, si bien que Danielle a fini par les enlever pour les protéger, alors qu’elle avait seulement 10 ans. Peu après, de retour en foyer, Danielle a commencé à se prostituer pour avoir un peu d’argent. Puis elle est tombée dans l’héroïne, de même que sa jeune sœur. A ce moment, Danielle n’avait pas 18 ans. Les choses se sont sérieusement gâtées quand Danielle a commencé à aller chercher de la drogue dans la banlieue pauvre de Downtown Eastside à Vancouver. Là d’où viennent beaucoup de disparues. Quant à leur frère, il affichait déjà plus de 18 condamnations à 19 ans.
    [11] Un serial killer a qui on a imputé quelques unes des disparitions du highway 16, mais il ne serait certainement pas le seul à avoir sévi dans le coin même si on le soupçonne d’une soixantaine de disparitions. Arrêté en 2002, il vient d’une famille de dingues, et ses frères Steve, Dave et Willie ne sont pas en reste. Mais là encore, l’enquête est des plus poussives : pas mal de témoins ont vu des flics amener des victimes dans la ferme familiale de 17 ha, semble-t-il, et il travaillait, semble-t-il encore, avec beaucoup de monde. Ajoutons aussi que Pickton tuait déjà des prostituées dans les années 90 – 2000, mais bien sûr la police ne l’a pas arrêté.
    Source AFP & Wikisrik / Canada : le massacre du peuple indien passe par la destruction et l’exploitation de leurs enfants

    #civilisation #canada #conquête, #confinement, #destruction #Solution_Finale #génocide #stérilisation #indiens #innuits #femmes #enfants #hommes #vaccins #polio #Heptavax #tuberculose #stérilisation #pensionnats #sévices #viols #meurtres #expériences_médicales #églises #prêtres #moines #pasteurs #religieuses #docteurs #capitalisme #pensionnats #extermination

    • Deux églises catholiques brûlées sur des terres autochtones en Colombie-Britannique

      Deux églises catholiques installées dans des territoires autochtones de Colombie-Britannique ont été détruites dans la nuit de dimanche à lundi lors d’incendies « suspects », a annoncé lundi 21 juin la police fédérale canadienne, qui a lancé une enquête.
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      Ces deux incendies interviennent quelques semaines après la découverte des restes de 215 enfants près d’un ancien pensionnat autochtone géré par l’Église catholique à Kamloops, dans cette province de l’Ouest canadien. Cette découverte a relancé les appels au pape et à l’Église à présenter des excuses pour les abus et violences dont ont souffert les élèves de ces pensionnats, où ils étaient enrôlés de force pour être assimilés à la culture dominante.
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      Source : https://www.lefigaro.fr/international/deux-eglises-catholiques-brulees-sur-des-terres-autochtones-en-colombie-bri

  • L’Allemagne reconnaît avoir commis un « génocide » en Namibie pendant la colonisation
    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210528-l-allemagne-reconna%C3%AEt-avoir-commis-un-g%C3%A9nocide-en-namibie-pen

    Berlin a pour la première fois reconnu vendredi avoir commis un « génocide » en Namibie contre les populations Herero et Nama pendant l’ère coloniale entre 1884 et 1915. L’Allemagne se démarque des autres anciens pays colonisateurs, réticents à reconnaître leurs fautes, et parfois leurs crimes. Cette annonce est le fruit de longues négociations entre les deux États.

    http://genocide-herero-nama.memorialdelashoah.org/expositions.html

    En 1904, en réaction aux règles imposées par l’administration coloniale allemande ainsi qu’aux abus et maltraitances des colons, une révolte éclate dans le Sud-Ouest africain allemand, aujourd’hui la #Namibie. Les forces du Deuxième Reich la répriment avec brutalité et mettent en défaite les Herero. Un ordre d’extermination – émis par le général Lothar von Trotha le 2 octobre 1904 – enjoint les troupes du Kaiser à tuer sans distinction, condamnant ainsi hommes, femmes et enfants. Les Nama prennent à leur tour les armes contre les Allemands et subissent le même sort que les Herero. Dans les camps de concentration ouverts en 1905, comme ceux de Windhoek, Swakopmund et Shark Island, les prisonniers Nama et Herero sont éliminés par le travail et succombent à la maladie, aux mauvais traitements et à la malnutrition. Des crânes de victimes sont alors envoyés en Allemagne à des fins de recherches scientifiques raciales.

    #génocide

  • Grandeur des petits gestes
    https://laviedesidees.fr/Entretien-avec-Jacques-Semelin.html

    Les massacres de civils, selon Jacques Semelin, obéissent à une « grammaire » conçue comme un processus mental qui conduit à la destruction de groupes humains. Dans cet entretien, l’historien des violences de masse évoque aussi sa cécité et la manière dont celle-ci l’a rendu sensible aux petits gestes qui sauvent des vies.

    #Histoire #Shoah #génocide #massacre #handicap #enquête

  • Le #génocide est piégé en moi
    #gael_faye #rwanda #burundi
    https://le1hebdo.fr/journal/qu-a-fait-la-france-au-rwanda/348/article/le-gnocide-est-pig-en-moi-4594.html

    a nuit tombée, dans la cour de la maison familiale, nous allumons des torches afin de nous recueillir. Plus tard, dans le salon, nous disposons des bougies devant les photographies de nos proches exterminés au printemps 1994. Ce soir, il y a trois générations sous le même toit. Ma fille de 11 ans, hésitante, ose une question douloureuse. Elle veut savoir où repose son arrière-grand-mère, Suzana, assassinée dès les premiers jours du génocide à la paroisse Saint-André de Nyamirambo, un quartier du sud-ouest de Kigali. Comme la plupart des familles de victimes, nous ignorons où se trouvent les corps des nôtres. Chaque année, des charniers sont découverts dans le pays, et les familles tentent désespérément d’identifier des proches disparus sur la base de maigres indices : un vêtement, un soulier, un chapelet, une photo, une carte d’identité…

  • Irantzu Varela, #ElTornillo y las fronteras

    La España que quiere seguir siendo rica, blanca, paya y católica necesita fronteras para que no llegue gente buscando una vida mejor. Que no te engañen: esas barreras no están para protegerte, están para proteger a los que llevan siglos beneficiándose del sistema.

    https://www.youtube.com/watch?v=3-ymDvM5DV8

    #frontières #déconstruction #invention #identité #nationalisme #conquête #Espagne #génocide #exploitation #esclavage #violence #colonisation #richesse #migrations #vidéo

  • Verfahren gegen KZ-Sekretärin : Warum noch heute ? | NDR.de - Fernsehen - Sendungen A-Z - Panorama 3
    https://www.ndr.de/fernsehen/sendungen/panorama3/Verfahren-gegen-KZ-Sekretaerin-Warum-noch-heute,nsverbrechen268.html

    La secrétaire du camps de concentration de Stutthof sera jugée cet automne. Elle a 95 ans, au moment des crimes elle avait 18 ans. Le procès suivra alors le règles pour mineurs. Ce procès contre une accusées sans responsabilité directe pour les meurtres nazis est possible depuis le jugement de John Demjanjuk en 2011 qui marque un changement juridique principal en Allemagne.

    La question dont la réponse sera décisive pour sa condamnation est si elle était au courant des meurtres à Stutthof qui comptent evnirons 65.000. Le parquet lui reproche une responsabilité dans au moins 11.430 cas et un nombre inconnu de cas de coups et blessures .

    DLa jeune femme s’occupa de tous les dossiers de son patrons alors il semble évident qu’elle fût courant des faits précis dans le camp de Stutthof. A travers sa participation à la gestion des crimes elle s’est sans doute rendue coupable.

    11.05.2021, von Julian Feldmann - Jahrzehnte nach Ende des Zweiten Weltkriegs wird heute noch gegen mutmaßliche NS-Verbrecher*innen ermittelt. Die Staatsanwaltschaft Itzehoe hat im Januar eine ehemalige Schreibkraft eines Konzentrationslagers wegen Beihilfe zum Mord in tausenden Fällen angeklagt.

    Irmgard F., heute 95 Jahre alt, war Sekretärin des Kommandanten des Konzentrationslagers Stutthof bei Danzig. Ihr wird vorgeworfen, das Morden im KZ unterstützt zu haben.Die Meinungen darüber, was solche Verfahren 76 Jahre nach dem Kriegsende bringen, sind ganz unterschiedlich.
    Wolf Molkentin © NDR Foto: Screenshot
    Wolf Molkentin ist der Verteidiger der Angeklagten Irmgard F.

    „Die Aufarbeitung finde ich grundsätzlich sinnvoll, auch wenn das für einen alten Menschen in gewisser Weise eine Zumutung darstellt, wenn man das so spät zum Lebensende tut“, sagt Rechtsanwalt Wolf Molkentin im Interview mit Panorama 3. Er ist der Verteidiger von Irmgard F. Ein solches Verfahren sei auch eine Chance, so Molkentin, sich damit auch persönlich auseinanderzusetzen.

    In einem Prozess würde er auch sicherstellen wollen, dass den Überlebenden der NS-Verbrechen Gehör geboten werde, sagt Molkentin. Mit seiner Mandantin sei er sich darüber einig, dass die Verteidigung die historischen Tatsachen nicht infrage stellt. „Den industriellen Massenmord werden wir nicht anzweifeln“, stellt Molkentin klar. Die individuelle Schuld seiner Mandantin sei aber noch nicht bewiesen, die müsse das Gericht klären.
    Beleidigungen gegen Staatsanwaltschaft

    Juristisch zweifelsfrei ist: Mord verjährt nicht und Beihilfe zum Mord auch nicht. Die Staatsanwält*innen müssen gegen die mutmaßlichen Täter*innen auch heute noch ermitteln. Dass die „einfache“ Tätigkeit in einem KZ juristisch als Mordhilfe gewertet wird, hat mit einer Änderung der Rechtspraxis zu tun. Den Beginn dieser Änderung markiert das Urteil gegen John Demjanjuk, der in München 2011 wegen Beihilfe zum Mord in 28.060 Fällen zu einer fünfjährigen Haftstrafe verurteilt wurde.
    Der Angeklagte im Stutthof-Prozess wird im Landgericht Hamburg in einen Gerichtssaal geschoben. © picture alliance/Daniel Bockwoldt/dpa Foto: Daniel Bockwoldt

    Der 93-jährige ehemalige KZ-Wachmann wurde zu einer Bewährungsstrafe verurteilt.

    Demjanjuk war Wachmann im Vernichtungslager Sobibor, ihm konnten aber keine eigenhändigen Mordtaten nachgewiesen werden. Seitdem werden auch einfache Wachleute aus Konzentrationslagern, in denen systematisch gemordet wurde, wegen Beihilfe zum Mord angeklagt. So wurden die Auschwitz-Wächter Oskar Gröning und Reinhold Hanning zu Freiheitsstrafen verurteilt. Im vergangenen Jahr sprach das Landgericht Hamburg den Stutthof-Aufseher Bruno Dey schuldig und verurteilte ihn zu einer zweijährigen Bewährungsstrafe.

    Ab 1943 Sekretärin im KZ Stutthof

    Eine alte schwarz-weiße Aufnahme zeigt Stenotypistin des KZ Außenlagers Stutthof Irmgard F in ihren jungen Jahren. © NDR
    Irmgard F. war die Stenotypistin des Lagerkommandanten Paul-Werner Hoppe. Jetzt hat die Staatsanwaltschaft Itzehoe sie angeklagt wegen Beihilfe zum Mord.

    Irmgard F., die in einem Pflegeheim im Kreis Pinneberg lebt, wird vorgeworfen, von dem Morden im KZ Stutthof gewusst und mit ihrer Tätigkeit das KZ-System unterstützt zu haben. In Stutthof und den Außenlagern ermordeten die Deutschen etwa 65.000 Menschen. Im Lager wurde mit einer Genickschussanlage, mit Giftspritzen und dem Giftgas Zyklon B gemordet. Außerdem starben durch die lebensfeindlichen Bedingungen Zigtausende, etwa an den Folgen einer Typhus-Epidemie. Die Anklageschrift der Staatsanwaltschaft wirft F. Beihilfe zum Mord in mindestens 11.430 Fällen und Beihilfe zum versuchten Mord in weiteren Fällen vor.

    Von Juni 1943 an war die damals 18-jährige F. als persönliche Sekretärin und Stenotypistin des Kommandanten des KZ Stutthof tätig. Ihren Chef, den KZ-Kommandanten Paul Werner Hippe, hatte F. in einer Aussage in den 1950ern als „pflichtbewusst“ beschrieben. Über ihren Schreibtisch sei der gesamte Schriftverkehr mit dem SS-Wirtschaftsverwaltungshauptamt gelaufen, sagte F. in einer Zeugenvernehmung damals. Durch ihre Tätigkeit habe F. von den Vorgängen im KZ detailliert Kenntnis gehabt, so die Anklage. Nach Informationen von Panorama 3 bezeichnete F. die Vorwürfe gegenüber Ermittlern im Jahr 2017 als „lächerlich“. Zu den Tatvorwürfen will sich F.s Anwalt nicht äußern.
    Historiker: Fokus auf Täter*innen
    Jens-Christian Wagner © NDR Foto: Screenshot
    Der Historiker Jens-Christian Wagner sieht in dem Verfahren eine Chance zur gesellschaftlichen Auseinandersetzung mit den Täter*innen in der NS-Zeit.

    Für den Historiker Professor Jens-Christian Wagner bergen Verfahren wie das gegen Irmgard F. noch heute eine Chance für die Gesellschaft. Zwar könnte die heutige Aufklärung von einzelnen Tatkomplexen vor Gericht die Schuld der versäumten juristischen Aufarbeitung nicht wiedergutmachen. Doch heutige Gerichtsverfahren könnten ein Anstoß sein, sich intensiver mit den „kleinen“ Täter*innen zu befassen. „Tatsächlich kann es, wenn vor Gericht darüber gesprochen wird, wie ein KZ funktioniert - das war ja quasi ein Uhrwerk mit ganz vielen kleinen Rädchen (…) Das kann insofern hilfreich sein, die breite Arbeitsteilung bei den NS-Verbrechen - dass das gesellschaftlich weiter transportiert wird und dazu beiträgt, dass Verbrechen eben nicht nur von einigen Exzesstätern und von einigen ’ganz da oben’ begangen wurden, sondern dass Verbrechen immer nur dann funktionieren, wenn ein großer Teil der Bevölkerung mitmacht“, so Wagner.

    Mit den Mechanismen, die zu den Gewaltverbrechen geführt haben, müsse sich die Gesellschaft stärker beschäftigen, fordert Wagner. „Das Trauern um Opfer ist wohlfeil, wenn man nicht danach fragt, warum Menschen zu Opfern geworden sind. Und das wird viel zu wenig gemacht.“ Die späten Prozesse gegen mutmaßliche NS-Verbrecher*innen könnten dazu beitragen, der breiten Bevölkerung etwa das „arbeitsteilige“ Morden in einem Konzentrationslager vor Augen zu führen, hofft Wagner.

    Das Landgericht Itzehoe prüft derzeit die Verhandlungsfähigkeit der Beschuldigten. Ein Prozess könnte im dritten Quartal beginnen.

    #Allemagne #nazis #génocide #shoa #justice

  • Quand les États Unis récupèrent les dechets des victimes de l’expérimentation humaine conduite par les Mengele japonais
    https://www.sterlingseagrave.com/z5379qurv6oyuznpzqygkudn1x91a2

    L’intérêt principal du livre des Seagrave consiste dans le récit de la récupération par les États Unis de l’énorme trésor amassé par le Japon pendant le pillage systématique de 32 nations asiatiques entre 1937 et 1945. Sterling et Peggy Seagrave ont pourtant investi une grande partie de leur propre temps et de celui de leurs collaborateurs dans la documentation de la préparation et la mise en pratique systématique du pillage préparé par la cour impériale japonaise depuis les anees 1920.

    L’histoire de l’unité 731 ne prend pas beaucoup de place dans le livre même mais il ont publié d’importants documents relatifs à cet aspect dans les CDs contenant tous les documents ayant servi de base aux affirmations dans le livre. Ces documents digitaux sont malheureusement hors de vente aujourd’hui.

    Voici les extraits du livre qui parlent de l’unité 731

    GOLD WARRIORS - HOW AMERICA SECRETLY RECOVERED YAMASHITA’S GOLD, by Sterling & Peggy Seagrave, ISBN 1-85984-542-8

    CHAPTER TWO - ROGUE SAMURAI

    Manchuria also became the main proving ground for Japan’s biological warfare program, called simply Unit 731. Headquartered at Ping Fan, outside Harbin, it was headed by Colonel Ishii Shiro , a 1920 graduate of Kyoto University, who persuaded the high command to let him develop chemical and biological weapons, and test them on Chinese in Manchuria. Pu Yi said he learned that his subjects were being enslaved by the Japanese to build these installations, then were poisoned to keep the locations secret. Later, during the Pacific War, other labs were set up in Peking, Canton, and Singapore, experimenting on Allied POWs and civilian prisoners. Emperor Hirohito was briefed about it in detail during at least one recorded meeting with Colonel Ishii. The emperor’s brothers toured Ping Fan to observe experiments. Prince Mikasa , Hirohito’s youngest brother, revealed after the war that he had seen films in which “large numbers of Chinese prisoners of war…were made to march on the Manchurian plain for poison gas experiments on live subjects”. Others, he said, were “tied to posts in a wide field [and] gassed and shot. It was a horrible scene that could only be termed a massacre.”

    CHAPTER EIGHT - DIRTY TRICKS

    Marquat was supposed to dissolve the banks and conglomerates that financed Japan’s war and profited from it. Despite purely cosmetic changes and the break-up and sale of several small conglomerates, the biggest war profiteers were let off without even a slap on the wrist. General Marquat was also in charge of closing down and punishing Japan’s biological and chemical warfare service, Unit 731. Instead, the U.S. Government secretly absorbed Unit 731, moving most of its scientists, personnel, and documents to U.S. military research centers like Fort Dietrich in the Maryland countryside . All information about its activities, including biological warfare atrocities, and horrific experiments on fully conscious victims, was withheld by Washington from the American and Japanese public, and from the Tokyo War Crimes Tribunals. All Unit 731’s records held by the U.S. Government are still top secret.

    Bribes from the Keenan Fund also were used to prevent testimony about Japan’s biological and chemical warfare program, and the vast scale of looting carried out by the imperial family’s Golden Lily operation. We now know that the U.S. Government and other Allied governments browbeat POWs when they were liberated from Japanese slave labor camps. They were bullied into signing secrecy oaths before they were allowed to go home, forced to swear that they would not reveal anything they knew about war looting or about the chemical and biological weapons testing of Unit 731. Even men who had been victims of Japanese medical experiments were forced to take this oath. At the time, they were told it was their patriotic duty to remain silent. Today they are realizing that they were victimized by their own governments, which were less interested in justice than in staying in power, and preparing for the coming Cold War.

    BIBLIOGRAPHY
    Gold, Hal. Unit 731 Testimony. Tokyo: Yenbooks, 1996.

    CHAPTER TWO annotations
    Pu Yi learned about Unit 731 installations. Pu Yi, Emperor to Citizen, Vol. Two, p. 289.

    CHAPTER EIGHT - annotations
    Unit 731 Information on Japan’s medical experiments and biological warfare programs was withheld from the Tokyo War Crimes Tribunals. Casesse and Roling, The Tokyo Trials and Beyond. For a comprehensive treatment of the subject, see Harris, Factories of Death. Unit 731 records are part of those to be reviewed for release under the Japanese Imperial Government Disclosure Act

    Pour se faire une idée générale
    https://en.wikipedia.org/wiki/Unit_731

    #Japon #USA #expérimentation_médicale #expérimentation_humaine #unit_731 #guerre #génocide