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    "Homes indiens", l’histoire sombre des pensionnats catholiques en Guyane
    Par Yann Lagarde
    Publié le mercredi 30 novembre 2022 à 18h30

    En Guyane dans les années 30, des centaines d’enfants amérindiens ont été placés dans des pensionnats catholiques. Ils y ont été victimes d’une assimilation forcée, d’un isolement qui a brisé leurs liens avec leurs familles et leurs repères culturels. Retour sur un épisode colonial resté tabou.

    Sur le territoire français, en Guyane précisément, dans la première moitié du XXe siècle, des enfants indigènes ont été retirés à leurs familles et élevés par des missionnaires dans des pensionnats catholiques, les “homes”. “La spécificité des homes guyanais c’est qu’ils étaient destinés à des populations bien identifiées : les Amérindiens. Les populations marronnes elles aussi ont été visées par la politique d’assimilation et d’évangélisation déployée dans les homes” raconte la journaliste Hélène Ferrarini.

    Début des années 1930, dans la colonie française de Guyane, le père Du Maine part à la rencontre des communautés autochtones qui vivent le long des fleuves. Sous prétexte de les scolariser, le prêtre commence à rassembler les enfants des villages kali’nas dans le presbytère de Mana.

    En 1946, la Guyane devient un département français, d’autres pensionnats ouvrent sur le même modèle, comme le rappelle Hélène Ferrarini : "Ces pensionnats sont considérés comme un moyen privilégié d’évangéliser ces populations que l’Église catholique cherche à convertir en Guyane depuis des siècles. On y rassemble des enfants qu’on qualifie de "païens".
    La Guyane, une terre de mission pour l’Eglise

    Dès leur arrivée dans ces homes, les enfants sont forcés de prier, d’assister aux messes, d’apprendre le catéchisme, sous peine de punition. Ils sont contraints aussi d’apprendre et de parler une seule langue : le français. Hélène Ferrarini énumère les multiples violences dont ces enfants ont été victimes : "Le dénigrement, la diabolisation des cultures autochtones, de la spiritualité amérindienne, les langues maternelles qu’ils ne devaient plus parler et qui se sont appauvries. Tout cela, ce sont les violences qu’on peut qualifier de symboliques et culturelles. Il y avait également les violences physiques : des châtiments corporels, des coups, des punitions."

    Ces homes sont en partie financés par l’État français, la loi de laïcité de 1905 ne s’appliquant pas en Guyane. Les cultes y sont régis par une ordonnance royale du XIXe siècle.

    Après ce passage au pensionnat, beaucoup d’enfants étaient destinés à devenir une main d’œuvre bon-marché comme l’explique Hélène Ferrarini : "L’un des objectifs de ces pensionnats était de grossir les rangs de la main-d’œuvre guyanaise, perçue comme trop faible. Faire sortir ces populations de leur mode de vie ancestral et les pousser à s’embaucher dans l’exploitation forestière pour les hommes, ou à exercer des emplois de domestiques pour les jeunes femmes."

    En 80 ans, ces homes vont accueillir plus de 2 000 enfants, dont une majorité d’Amérindiens issus de ce communautés menacées de disparition, mais aussi des Noirs-marrons, descendants d’esclaves.

    En 2022, le pape François s’est exprimé au sujet de pensionnats similaires au Canada, destinés également aux enfants autochtones Il a alors demandé pardon au nom de l’Eglise pour ce qu’il a qualifié de “génocide”.

    #catholicisme #génocide

  • The Making of an SS Killer - The Life of Colonel Alfred Filbert - 7
    #Alfred_Filbert #Einsatzgruppen #génocide #shoa #Thomas_Harlan #Wundkanal

    Notes part 2

    36. The corresponding passage can be found in UniA GI, ‘Urteil Landgericht Berlin vom 22. Juni 1962’, fols. 91–92.
    37. Wundkanal, 00:57:09 – 00:57:40: ʻJa, was sage ich denn dazu? Da wäre ja allerhand zu sagen dazu.ʼ
    38. See Schmiedecker, ʻFassungslose Geschichtsschreibungʼ, p. 75. Schmiedecker correctly points out that the name ‘Albert Filbert’ is not used at all during the film, but incorrectly claims that this is the name of the ‘real person’ (see Schmiedecker, ʻFassungslose Geschichtsschreibungʼ, pp. 74–75 and 81).
    39. Internationales Forum des jungen Films / Freunde der deutschen Kinemathek, ed., 15. internationales Forum des jungen Films, Berlin 1985, p. 1.
    40. Ibid., p. 8.
    41. Interview with Robert Kramer’s widow, Erika Kramer, Paris, 6 April 2013. I am very grateful to Erika for her time and her candour.
    42. Notre Nazi, 00:03:26 – 00:03:35; Ulrich Greiner, ʻÜber den Tod hinaus: Liebe und Haß. Die 41. Filmfestspiele von Venedigʼ, Die Zeit, 14 September 1984, p. 52; Jonas Engelmann, ʻSauvater, du Land, du Un, du Tierʼ, Jungle World, 18 February 2010; Bert Rebhandl, ʻAus der Generation der Unbedingtenʼ, Frankfurter Allgemeine Zeitung, 26 October 2010.
    43. Thomas Harlan – Extrasplitter, 01:18:50 – 01:19:29. See also Christoph Schneider, ʻTäterarbeitʼ, Einsicht 03. Bulletin des Fritz Bauer Instituts, Vol. 2 (spring 2010), p. 82.
    44. Thomas Harlan – Extrasplitter, 01:20:38 – 01:23:43 and 01:29:25 – 01:30:17 (quote 01:23:29 – 01:23:31). See also Stephan, Thomas Harlan, p. 172.
    45. Thomas Harlan – Extrasplitter, 01:22:58 – 01:23:03: ʻEr wartete fiebernd dar- auf, am nächsten Tag wieder geschminkt zu werden.ʼ
    46. Written notification from Ursula Langmann, Paris, 4 September 2013. Harlan later referred erroneously to a ‘Mercedes with a uniformed chauffeur’ (Mercedes mit einem Chauffeur in Uniform). See Thomas Harlan – Extrasplitter, 01:22:45 – 01:22:47.
    47. See Notre Nazi, 00:55:49 – 00:59:31.
    48. Interview with Robert Kramer’s widow, Erika Kramer, Paris, 6 April 2013.
    49. See Stephan, Thomas Harlan, p. 173.
    50. Ekkehard Knörrer [sic], ‘Der Täter im Spiegelkabinett’, Die Tageszeitung, 10 December 2009.
    51. Stephan, Thomas Harlan, p. 179. The moment it happens can be seen in Notre Nazi, 01:42:51–01:43:00.
    52. Written notification from Ursula Langmann, Paris, 12 March 2013.
    53. Interview with Ursula Langmann, Paris, 25 June 2013. I am very grateful to Ursula for generously giving of her time and for the effort she took to recall the events of thirty years before.
    54. See Chapter 5.
    55. Thomas Harlan in Notre Nazi, 01:34:41 – 01:35:04: ‘[. . .] ce barbare, qui est resté un barbare. Il n’est pas que vous trouvez [sic] devant un homme. C’est le reste, la dépouille mortelle de quelqu’un qui n’existe plus, et qui n’a jamais existé, qui n’a même pas existé comme enfant. C’est un des pires des [sic] individus que la terre a vu, qui a le malheur de ne pas le savoir.’ I am grateful to Ursula Langmann and Martin Holler for their assistance in transcribing this passage from the film.
    56. See Notre Nazi, 01:35:06–01:45:05: ʻMein Bruder war in Buchenwald und er ist totʼ (quote 01:42:05–01:42:09). According to Robert Kramer’s widow, Erika, the six men were in fact spontaneously ‘scooped up and brought in’ that same day, in order that Harlan could shoot this scene with the Jewish men (interview with Erika Kramer, Paris, 6 April 2013). Ursula Langmann confirms that Thomas Harlan had the spontaneous idea during the shoot, though she insists that – whatever the recruitment process may have been – the men were genuine Holocaust survivors (interview with Ursula Langmann, Paris, 25 June 2013).
    57. Notre Nazi, 01:31:09–01:31:29: ʻIch habe durch meinen Bruder, durch diese Aussage, musste ich 18 [sic] Jahre sitzen. Ich habe meine Augen dabei verloren, verlorene Ehre, Nervenbelastung. Ja, danke schön!ʼ
    58. Ibid., 01:33:46–01:33:52.
    59. Ibid., 01:33:14–01:33:27: ‘[. . .] schuldig sind an einem der größten Verbrechen, die gegen die Menschheit möglich sind.’ According to his widow Erika, Robert Kramer was ‘playing himself’ here (interview with Erika Kramer, Paris, 6 April 2013).
    60. Notre Nazi, 01:18:58–01:23:16 (quote 01:20:03–01:20:09): ‘Ich habe natürlich schwer darunter gelitten.’
    61. M. Scott Peck, The Road Less Travelled, 25th Anniversary Edition (Rider: London, 2003 [1978]), pp. 163–167 (quote: p. 165).
    62. Dicks, Licensed Mass Murder, p. 251.
    63. Stephan, Thomas Harlan, p. 179.
    64. Interview with Erika Kramer, Paris, 6 April 2013.
    65. ʻInterview mit Thomas Harlan. Von Noël Simsoloʼ, p. 3.
    66. Stephan, Thomas Harlan, p. 178: ʻEin Film, der Wundkanal die Maske abreißt. Wundkanal ist ein Film über die Schuld, und Nôtre Nazi ist ein zweiter Film über die Schuld. Der Film über die Schuld geht in den Film über die Entstehung der Schuld über. Diese neu entstandene Schuld, von der Nôtre Nazi handelt, war unsere Schuld. Es war kein Wunder, daß diese Selbstentblößung durch das Publikum bestraft werden mußte über kurz oder lang.ʼ
    67. Stephan, Thomas Harlan, pp. 178 and 180.
    68. Thomas Harlan, ʻDas Gesicht des Feindesʼ, in Stefan Drössler and Michael Farin, eds., Thomas Harlan. Wundkanal (Munich: Filmmuseum München/ Goethe-Institut München, 2009) [12-page booklet accompanying the DVD].
    69. ʻInterview mit Thomas Harlan. Von Noël Simsoloʼ, p. 3: ʻHier wird ein Großvater entführt, nicht ein Vater, und verhört und gequält. Und der Großvater ist sympathisch; die Enkel können nicht leiden, daß ein gestandener Ahne – auch wenn er viel auf dem Kerbholz hat – in diesem Alter zum zweiten Mal Verfolgungen ausgesetzt wird; ihnen schaudert bei der Einkreisung eines Familienoberhauptes und seiner Ausfragung nach 40-Jahre alten Morden und Selbstmorden; ganz besonders, wenn sie dann Robert Kramers Unser Nazi, sehen, den Spiegelfilm von WUNDKANAL: hier legen wir uns selbst bloß und zeigen, wie Verfolger rasch die Eigenschaften des Verfolgten annehmen, wir werden ekelhaft, vor allem ich selbst. [. . .] Unser Nazi, das bin dann ich selbst.ʼ
    70. Written notification from Manfred Hobsch, Zitty, Berlin, 8 June 2013.
    71. Written notification from Danièle Brey, Paris, 9 April 2013.
    72. Greiner, ʻÜber den Tod hinausʼ; ʻImmensee in Wilnaʼ.
    73. See ʻInterview mit Thomas Harlan. Von Noël Simsoloʼ, p. 4.
    74. Notre Nazi, 01:45:56–01:46:35.
    75. Standesamt Wilmersdorf von Berlin, Sterbeeintrag 1391/1990, Sterbeurkunde Alfred Filbert, Beglaubigte Abschrift aus dem Sterbebuch, 3 August 1990. I am grateful to Dieter Filbert for providing me with a copy of this document. Incorrect date of death (30 July) in Klee, Das Personenlexikon zum Dritten Reich, p. 150; ‘Biografie Alfred (Albert) Filbert’, in Drössler and Farin, eds., Thomas Harlan. Wundkanal.

  • The Making of an SS Killer - The Life of Colonel Alfred Filbert - 6
    #Alfred_Filbert #Einsatzgruppen #génocide #shoa #Thomas_Harlan #Wundkanal

    Notes part 1

    1. Written notification from Dieter Filbert, Berlin, 17 March 2013.
    . See the correspondence in BStU, MfS, HA IX/11, AK 3101/83, ‘Überprüfung zur Person Fillbert [sic], wohnhaft: Westberlin [sic]’, Bezirksverwaltung für Staatssicherheit Rostock, Abteilung II, II/1138/83 A, 2 June 1983, fol. 3, and ‘Auskunftsersuchen vom 02.06.1983, 1138/83 A, eck-sto’, Ministerrat der Deutschen Demokratischen Republik, Ministerium für Staatssicherheit, Hauptabteilung IX/11, gei-br/3377/83, 28 July 1983, fols. 1–2.
    3. BStU, MfS, HA IX/11, AK 3101/83, ‘Überprüfung zur Person Fillbert [sic], wohnhaft: Westberlin [sic]’, Bezirksverwaltung für Staatssicherheit Rostock, Abteilung II, 2 June 1983, fol. 3.
    4. BStU, MfS, HA IX/11, AK 3101/83, fol. 5, Memorandum, 28 July 1983.
    5. Hachmeister, Der Gegnerforscher, pp. 224 (with photo) and 372, n. 69.
    6. Wundkanal, 01:38:34. The film was viewed by the author on the DVD released jointly in 2009 by the Filmmuseum München and the Goethe- Institut München as volume 49 in the series Edition Filmmuseum.
    7. Jean-Pierre Stephan, ʻFritz Bauers Briefe an Thomas Harlan. Eine deutsche Freundschaftʼ, Einsicht 09. Bulletin des Fritz Bauer Instituts, Vol. 5 (spring 2013), pp. 36–44, here p. 36.
    8. ʻInterview mit Thomas Harlan. Von Noël Simsoloʼ, in Internationales Forum des jungen Films / Freunde der deutschen Kinemathek, ed., 15. internationales Forum des jungen Films, Berlin 1985. 35. Internationale Filmfestspiele Berlin. Nr. 9: Wundkanal (Execution a Quatre Voix):Notes to pages 111–113 205 Hinrichtung für Vier Stimmen (Berlin: Internationales Forum des jungen Films, 1985), pp. 2–4, here p. 3: ʻDer Film ist eine Arbeit über den Plural, ich fange lediglich mit meinem Vater an [. . .].ʼ See also Notre Nazi, 00:06:45 – 00:07:50. The film was viewed by the author on the DVD released jointly in 2009 by the Filmmuseum München and the Goethe-Institut München as volume 49 in the series Edition Filmmuseum.
    9. Stephan, Thomas Harlan, p. 170. On Geschonneck see F.-B. Habel, ed., Lexikon Schauspieler in der DDR (Berlin: Neues Leben, 2009), pp. 117–119.
    10. Written notification from Ulrich Adomat, Berlin, 18 September 2013. Adomat was the accountant of the production firm Quasar Film at the time Wundkanal was made and was present during the entire shoot.
    11. Thomas Heise, ‘Das Projekt “Wundkanal”’, Der Freitag, 23 February 2010.
    12. See the closing credits of Wundkanal, 01:42:06.
    13. Written notification from Heike Geschonneck, Berlin, 11 April 2013. On the Zentrale Stelle see Weinke, Eine Gesellschaft ermittelt gegen sich selbst.
    14. See LArch Berlin, B Rep. 058, Nr. 7189, fol. 49, Letter from Thomas Harlan, c/o Smolinska, Smolna 13, Warszawa, POLSKA, to the Generalstaatsanwalt beim Landgericht Berlin, AZ: 3 P (K) Js 45/60, 26 April 1961.
    15. Stephan, Thomas Harlan, pp. 171–172: ‘[. . .] er war gerührt über den Besuch eines Harlan-Sohns, eines Sohnes des großen Trösters, und es war an dem ersten Tag unserer Bekanntschaft schon klar, daß er bereit war zu sprechen; ob zu spielen, das konnte niemand wissen. Und später auch dauerte es zwei Wochen, bevor wir merkten, daß er angebissen hatte und Schauspieler werden wollte; es war an dem Tag, an dem wir in der Wüste stehen mit ihm und er bereit ist, die Pistole zu halten, wie sie Andreas Baader gehalten haben soll an seinen Nacken, aber nicht gehalten haben konnte.’ Parts of Veit Harlan’s wartime film Immensee (1943) are shown in Wundkanal and Dr S. watches it with a captivated smile on his face. His kidnappers also briefly question Dr S. about the film.
    16. Stefan Aust, Der Baader-Meinhof-Komplex, exp. and rev. ed. (Hoffmann und Campe: Hamburg, 1997 [1985]), pp. 651–652; Stephan, Thomas Harlan, pp. 166 and 174–175.
    17. Wundkanal, 00:05:28.
    18. Stephan, Thomas Harlan, p. 166.
    19. Ibid., pp. 174–175 (quote: p. 175); Thomas Harlan – Extrasplitter, 01:16:12 – 01:16:34. See also Robert Kramer’s questions as one of the interrogators in Wundkanal, 00:24:51 – 00:24:59: ‘Why did the prisoners then kill themselves? Why? Answer: to prove that they had been murdered, right?’.
    20. See Thomas Harlan – Extrasplitter, 01:32:39 – 01:32:44.
    21. Stephan, Thomas Harlan, p. 170.
    22. See the closing credits of Wundkanal, 01:42:06. See also Stephan, Thomas Harlan, p. 170.
    23. Written notification from Ursula Langmann, Paris, 15 May 2013; written notification from Danièle Brey, Paris, 9 April 2013; written notification from Heike Geschonneck, Berlin, 11 April 2013.
    24. Written notification from Ursula Langmann, Paris, 15 May 2013. The duration of the shoot is incorrectly given as three weeks in ‘Immensee in Wilna’, p. 210.
    25. Pierre Joffroy, ‘Les faussaires de la mort’, Libération, 30 November 1983. Pierre Joffroy receives special thanks in the closing credits of Wundkanal (01:41:50).
    26. Written notification from Ursula Langmann, Paris, 12 March 2013.
    27. Written notification from Ursula Langmann, Paris, 14 April 2013: ʻKein Unwohlsein, nicht das geringste Schuldgefühl . . . Das hatte in seinen Augen mit ihm und seiner Geschichte überhaupt nichts zu tun.ʼ
    28. On Feltrinelli see Stephan, Thomas Harlan, pp. 123–125.
    29. Ibid., pp. 96–97: ʻDie Wahrheit, die man nicht mehr verbergen muß, hat die größte Wuchtʼ (quote: p. 96).
    30. Wundkanal, 00:04:16.
    31. See Mitteilungen der Forschungs–und Arbeitsgruppe ‘Geschichte des BND’, ed. Bundesnachrichtendienst, special issue ‘Kassationen von Personalakten im Bestand des BND-Archivs’, 22 December 2011.
    32. According to the BND, there is no record of Filbert in the BND Archives (written notification from Dr Andreas Elbach, Leiter der Arbeitsgruppe Archiv, Bundesnachrichtendiesnt, Pullach, 4 January 2013; written notification from Ulrich Utis, Leiter der Arbeitsgruppe Archiv, Bundesnachrichtendienst, Berlin, 19 April 2012). According to Germany’s domestic intelligence agency, the Federal Office for the Protection of the Constitution (Bundesamt für Verfassungsschutz, or BfV), there is no record of Filbert in the BfV Archives (written notifications from Laura Kempers, Bundesamt für Verfassungsschutz, Cologne, 9 January 2013 and 10 April 2012).
    33. See Wundkanal, 00:04:27. See also Andreas Schmiedecker, ʻFassungslose Geschichtsschreibung. Geschichtliche und biografische (De) Konstruktionen bei Thomas Harlanʼ, in Thomas Marchart, Stefanie Schmitt and Stefan Suppanschitz, eds., reflexiv. Geschichte denken, SYN. Magazin für Theater-, Film–und Medienwissenschaft, Vol. 2 (Berlin/ Münster/Vienna/Zürich/London: LIT, 2011), pp. 69–83, here p. 74. It is tempting to speculate that the character of ‘Colonel Humphrey Ian Donald Calleigh’ may be a reference to Second Lieutenant William Laws Calley, who was sentenced to life imprisonment for his role in the My Lai massacre of 16 March 1968 during the Vietnam War (though the sentence was subse- quently commuted to 20 and then 10 years imprisonment, and Calley was in fact released after only three-and-a-half years under house arrest).
    34. Paul Werner was head of Group A in the Reich Criminal Police Office (Office V of the RSHA) and Nebe’s deputy. After the war he held a senior position in the Interior Ministry of the federal state of Baden-Württemberg. The city of Stuttgart is located in Baden-Württemberg. In Wundkanal he is referred to as being responsible for the construction of the secure wing of Stammheim Prison that housed the RAF leadership. On Werner see Wildt, Generation des Unbedingten, pp. 314–316.
    35. Wundkanal, 00:04:57.

  • The Making of an SS Killer - The Life of Colonel Alfred Filbert - 5
    #Alfred_Filbert #Einsatzgruppen #génocide #shoa #Thomas_Harlan #Wundkanal

    In spite of the commotion that took place on the final day of the shoot and the resulting alleged injury to his ribs, Filbert stated his willingness to return and continue shooting. Some months later, a member of the crew happened to see Filbert in Berlin. Filbert confided in him that his experience of the movies had been the single greatest moment of his life.(74) Karl Wilhelm Alfred Filbert died in Berlin’s Saint Gertrude Hospital at 11:30 on the morning of Wednesday, 1 August 1990, five-and-a-half weeks short of his 85th birthday.(75) Although Filbert had been stripped of his doctor of laws title more than twenty-six years previously, he was still adorned with the qualification on his death certificate.

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  • The Making of an SS Killer - The Life of Colonel Alfred Filbert - 4
    #Alfred_Filbert #Einsatzgruppen #génocide #shoa #Thomas_Harlan #Wundkanal

    It was not the first time during the shooting of Wundkanal that Filbert had presented himself as a victim on account of the fate of his brother. On another occasion he explains his imprisonment not as a result of the atrocities he had committed in Lithuania and Belarus but instead as a result of his brother expressing regret at the failure of the attempt on Hitler’s life in November 1939: ‘I had to as a result of my brother, as a result of this statement [following the attempt on Hitler’s life], I had to sit in prison for 18 [sic] years. I lost my eyesight in the process, I lost my honour, the nervous strain. Yes, thanks a lot!’(57) In Filbert’s eyes, it was ‘a crime under constraint’ ( ein erzwungenes Verbrechen ).(58) This response was aimed at Robert Kramer, who described Filbert as ‘guilty of one of the greatest crimes against humanity possible’.(59) On another occasion, Filbert weeps whilst talking about the fate of his brother. It initially appears to the viewer that Filbert’s show of emotion is on account of the suffering and death of his brother, before it becomes clear that he is in fact weeping – at least in part – for himself and his damaged career in the SS: ‘I naturally suffered a lot from this.’(60) In his bestselling book The Road Less Travelled , psychiatrist M. Scott Peck describes a not dissimilar situation he encountered during an interview with the parents of a schizophrenic patient, Susan. Describing to them Susan’s great progress in therapy, Peck was surprised to find Susan’s mother crying. It soon became clear that these were not tears of joy but tears of sadness. He eventually realised that Susan’s mother ‘was not crying for Susan but for herself’. Peck defined this failure to perceive the separateness of another person on an emotional level and the use of the other as a vehicle to express one’s own needs as narcissism.(61) Henry V. Dicks also characterised Filbert as a ‘narcissistic prig’.(62) In Filbert’s case, it was his brother Otto whom he was using as a vehicle to express his own needs.

    The two films, Wundkanal and Notre Nazi , should be watched consecutively,(63) and Harlan indeed drew up a legal contract to prevent Notre Nazi from being shown without Wundkanal.(64) Harlan, who also produced Notre Nazi,(65) later explained the film’s purpose:

    A film that unmasks Wundkanal . Wundkanal is a film about guilt, and Nôtre Nazi is a second film about guilt. The film about guilt merges into the film about the origins of guilt. This newly formed guilt, which Nôtre Nazi deals with, was our guilt. It was no wonder that this self-exposure had to be punished by the audience sooner or later.(66)

    Harlan was referring here to the public reaction when the two films were premiered at the Venice International Film Festival ( Mostra Internazionale d’Arte Cinematografica di Venezia ) at the end of August 1984. The film provoked anger, uproar, fits of dizziness and shattered glass doors.(67) Harlan was beaten at the exit to the cinema.68 As Harlan himself well knew, the shock provoked by the film was because of the perceived hounding of an old man:

    Here, a grandfather is kidnapped, not a father, and interrogated and tormented. And the grandfather is likeable; the grandchildren cannot stand to see how a seasoned forebear – even if he has much to answer for – is persecuted for a second time at his age; they shudder to see the patriarch encircled and questioned about 40-year-old murders and suicides, especially when they then watch Robert Kramer’s Our Nazi , the mirror image of WUNDKANAL: here, we expose ourselves and show how the persecutors quickly assume the attributes of the persecuted; we become revolting, above all myself. [. . .] Our Nazi , that is then myself.(69)

    It was a similar story at the Berlin International Film Festival ( Internationale Filmfestspiele Berlin ) in February 1985, though the two films did share the Prize of the Readers’ Jury of the alternative Berlin magazine Zitty.(70) The films were also shown at the Strasbourg International Film Festival on Human Rights ( Festival International du Film des Droits de l’Homme de Strasbourg ) in 1984.(71) Lengthy articles appeared in the national weekly newspaper Die Zeit and the weekly news magazine Der Spiegel following the premiere in Venice.(72) Hans-Dieter Seidel from the conservative Frankfurter Allgemeine Zeitung found the juxtaposition of Auschwitz and Stammheim to be scandalous and ‘com- pletely obscene’ ( vollends widerwärtig ). This in turn provoked a response by the Hamburg-based, left-wing monthly magazine konkret in its October 1984 issue.(73)

  • The Making of an SS Killer - The Life of Colonel Alfred Filbert - 3
    #Alfred_Filbert #Einsatzgruppen #génocide #shoa #Thomas_Harlan #Wundkanal

    Wundkanal thus offers the viewer a total of six different identities for Filbert: 1. The name ‘Dr Alfred Selbert’, as used in the opening credits; 2. ‘Paulssen’, a pseudonym for ‘Dr Alfred Selbert’; 3. ‘Grodnow’, like- wise a pseudonym for ‘Dr Alfred Selbert’; 4. The name ‘Alfred Filbert’, also used in the opening credits; 5. ‘Dr S.’, who – as the closing credits make clear – is the name of the character we see on the screen, and who is also referred to during the reading of the (real) judgement against Filbert and seen written on various sketches laid out on the floor; and 6. ‘Alfred F.’, the name of the actor playing ‘Dr S.’, according to the closing credits.(38) So many identities evidently confused the organisers of the Berlin International Film Festival, at which the film was shown in February 1985, as in a data sheet containing crew, cast and plot they listed the actor playing the part of ‘Dr S.’ as ‘Alfred Selbert’ and even added that the role of ‘Dr S. II’ was played by ‘Aldred [sic] Selbert’.(39) Or was this merely a ploy on the part of Thomas Harlan to further confuse his audience? It was he, after all, who was cited as the editor of the data sheet.(40)

    As soon as Harlan decided to replace Erwin Geschonneck with Filbert, that is, an actor with a real perpetrator, Wundkanal ceased to be a fictional film. Instead, it became an experiment. From this point on, the entire crew was only concerned with Filbert the person, with his crimes and with the question of his guilt. The making of the film became the actual event, rather than the film itself. For this reason, the documentary Notre Nazi (‘Our Nazi’), which was shot at Harlan’s request by the American film- maker Robert Kramer parallel to the shooting of Wundkanal and designed to document the whole process, became just as important as Wundkanal and considerably more interesting. Harlan and Kramer had met each other during the mid-1970s in Portugal, where both men were making films about the Carnation Revolution of 1974, Torre Bela (1975) and Scenes from the Class Struggle in Portugal (1977), respectively. Harlan subsequently visited Kramer at his home in San Francisco in the late 1970s, but it was only later, after Kramer and his family had moved to France, that Harlan invited him to document the filming of Wundkanal . Kramer accepted the offer, though he remained very independent from Harlan and shot less a companion piece to Wundkanal than a film of his own, which can be watched in its own right.(41)

    Why did Filbert agree to star in a film in which he not only played himself as a recognised mass murderer but in which he was also subjected to an intensive interrogation over twenty years after his trial in Berlin? First of all, Filbert was paid a fee of 150,000 French francs (or 50,000 German marks) for his involvement in the film.(42) Above and beyond that, however, there are several indications to the effect that Filbert did not realise what he was getting himself into. Towards the end of Wundkanal , when asked to make a confession, Dr S. refuses, adding ‘I’ve had enough’ ( Mir hat’s genügt ). The viewer has the feeling that it is not (just) Dr S. who has had enough but in fact the actor Filbert himself. Before shooting began, Harlan – by his own admission – had deceived Filbert into believ- ing that he wanted to make a film about him. By means of this tactic, Harlan succeeded in persuading Filbert to take part in the film Harlan actually wanted to make, which was not in fact about Filbert as such.(43) Harlan and his crew treated Filbert so well, paid him so much attention and gave him a feeling of importance that he had not enjoyed for decades, that Filbert was soon prepared to become an actor (see Figure 25). Harlan later said that ‘little pressure and a whole lot of seduction’ had brought this about.(44) ‘He feverishly waited to be made up again the next day.’(45) Ursula Langmann was effectively Filbert’s ‘chauffeur’, among other things, and she drove him around every day in a mid-range rental car.(46) On Filbert’s birthday, which fell during the shoot, Harlan arranged flowers and a cake for him.(47) Erika Kramer, Robert Kramer’s widow, spent a great deal of time on set and later described the interaction between Harlan and Filbert as ‘a chess game of egos’. She cites three things as the principal motivations for Filbert agreeing to take part in the film: money, his identification with whom Harlan was (i.e. the son of Veit Harlan) and a belief on Filbert’s part that any guilt had been expiated because he had served his time in prison.(48) In an interview that he gave Pierre Joffroy from the French daily newspaper Libération at the time, Filbert stated that he had obeyed Harlan like he had once obeyed Heydrich.(49) This, in the words of the film critic Ekkehard Knörer, demonstrated the willingness of an authoritarian character to do as he is told.(50)

    Although Dr S. is released at the end of Wundkanal without any physical harm being done to him, the film shoot did not conclude quite so peacefully. On the final day of shooting, Harlan’s Algerian assistant director, Aziz Bel Milloud, allegedly broke five of Filbert’s ribs. This incident cost Harlan and his crew 5,000 German marks, 1,000 for each rib.(51) Filbert did not require inpatient treatment,(52) however, and Ursula Langmann suspected that Filbert obtained a falsified medical certificate attesting to the five broken ribs in order to be freed from his contract.(53) How the injury came about can be seen in Notre Nazi . The backdrop to the injury was a discussion initiated by Harlan about a massacre of 100 Jewish men in Belarus in August 1941. Filbert had personally com- manded the shooters.(54) Harlan also notes that two prisoners had mana- ged to flee the execution and escape. The viewer sees Harlan briefing a group of six Jewish men, telling them about Filbert: ‘[T]his barbarian, who has remained a barbarian. You are not facing a man here. It is the remnant, the mortal remains of somebody who does not exist anymore, and who existed forever as a child. It is one of the worst individuals that the earth has seen, which has the misfortune not to know it.’(55) Filbert does not want to talk about the massacre in question, which he in any case denies being involved in, instead making Tunnat responsible. He stands up and attempts to leave the set; a physical confrontation ensues. Filbert is confronted by the men briefed by Harlan, Holocaust survivors, one of whom may or may not be one of those who fled the massacre. One of the men then rolls up his sleeve and shows Filbert a tattoo on his arm, which he says came from Auschwitz, where his entire family was murdered. Filbert responds by saying, ‘My brother was in Buchenwald and he is dead.’(56)

  • The Making of an SS Killer - The Life of Colonel Alfred Filbert - 2
    #Alfred_Filbert #Einsatzgruppen #génocide #shoa #Thomas_Harlan #Wundkanal

    Following his return from Hungary, Harlan wanted to resume shooting in the Peruvian jungle, though the state of Filbert’s health did not permit this.(21) Instead, shooting took place at Exposure Studios in Charenton outside Paris.(22) The shoot began on 22 August 1983(23) and lasted for eight weeks.(24) According to the French journalist Pierre Joffroy, during his Parisian outings, Filbert carefully avoided certain quarters, where there were surviving witnesses to the Holocaust, and he insisted that the production car that took him from his hotel to the studio and back stick to the same route every day; otherwise, he panicked and was afraid the driver might be attempting to abduct him.(25) The interpreter on set, Ursula Langmann, relates a very different and telling story. She was responsible not only for translating between Filbert and the largely French crew (only Thomas Harlan and Heike Geschonneck spoke German) but also for taking care of Filbert on and off the set, including picking him up from his hotel on the Rue Kepler in the morning, driving him back to the hotel in the evening, eating with him, attending costume fittings, etc.(26) One Saturday, Langmann had to accompany Filbert to a costume fitting at a tailors in the 9th arrondissement in Paris, where the costume designer had ordered a couple of suits for the film shoot. Afterwards, around lunch- time, Filbert was hungry and wanted to eat something. Langmann suggested various restaurants at more conventional tourist locations in Paris in order that they could leave that particular quarter of the city as soon as possible. The reason for her desire to go elsewhere was that at the time around the cabaret music hall Folies Bergère there were predominantly restaurants belonging to Tunisian or Moroccan Jews and Langmann wanted to reach what she termed ‘neutral ground’ with Filbert. As Filbert was a little hard of hearing and therefore spoke very loudly, the thought was anathema to Langmann that Filbert might trumpet some- thing about his past in one of the restaurants. Yet Filbert, ‘stubborn’ as he was, could not be persuaded to eat elsewhere. The two of them ended up in a Jewish couscous restaurant, where the food was admittedly very tasty but where Langmann soon lost her appetite at the site of the large families gathered there on the Sabbath, unaware of who was sitting at the neighbouring table. Eventually, Langmann asked Filbert if he knew where they had ended up: he, of course, knew that the restaurant was run by North African Jews and that he was surrounded first and foremost by Jewish families, eating their lunch. Yet this did not bother Filbert in the slightest: ‘No qualms, not the least sense of guilt . . . In his eyes, it had nothing whatsoever to do with him or his past.(27)

    In the film Wundkanal itself, ‘Dr S.’, a war criminal, is kidnapped by a group of four young people, heirs to Andreas Baader and Ulrike Meinhof, and imprisoned in a room filled with mirrors and monitors, where he is constantly confronted with his own image. The four voices, belonging to the unseen kidnappers, one of whom speaks English (the American film- maker Robert Kramer) and one of whom is a woman (Heike Geschonneck), interrogate him in a mock trial scenario, force him to pass judgement on himself and attempt to elicit a confession of guilt. Ultimately, whereas the prisoner is released, the film ends with the four kidnappers lying dead on the floor, evidently in reference to the fate of the four RAF members in Stammheim: Baader, Meinhof (or, alternatively, Irmgard Möller, who survived the night of 18 October 1977), Gudrun Ensslin and Jan-Carl Rasspe. Harlan dedicated the film to the memory of Giangiacomo Feltrinelli,(28) the Italian publisher and left-wing revolution- ary who had financed his research on Nazi perpetrators and their post-war careers. The release of Dr S. also prefigures Harlan’s advocacy of and admiration for the Truth and Reconciliation Commission created by Nelson Mandela and established in South Africa after the abolition of apartheid. Harlan later noted, ‘The truth that must no longer be con- cealed has the greatest power.’ He contemplated what might have hap- pened, had the National Socialists testified before a truth commission: it would have created in German society an awareness of the crimes com- mitted. A truth commission would have contrasted significantly with the criminal courts, before which the perpetrators felt compelled to deny their complicity.(29) Historical scholarship on National Socialist crimes would surely have benefitted immeasurably from a conception of justice that prioritised truth over guilt.

    The film Wundkanal mixes fact and fiction to such an extent that it is unclear to the viewer which is which. Filbert is mentioned for the first time during the opening credits, which include the following text (in English):

    DR ALFRED SELBERT ALIAS PAULSSEN ALIAS GRODNOW
    BORN SEPT. 8, 1906 AT HEIDELBERG (W. GERMANY)
    FORMER CHIEF SS INTELLIGENCE DEPT. 6.
    NOW IN LA PAZ, BOLIVIA, DIRECTOR SINCE 1971
    FEDERAL INTELLIGENCE AGENCY B.N.D. (W. GERMANY)
    LOCAL REPRESENTATIVE.(30)

    Filbert had, of course, lived for the first six years after the war under the name ‘Dr Alfred Selbert’ and this was the man – thus, in effect, himself – whom he was now playing in Wundkanal. He was indeed born on 8 September, though in the year 1905, not 1906. Later in the film, however, Filbert – as Selbert – correctly states that he was born on 8 September 1905. Though his mother had been born in Heidelberg, Filbert himself was born in Darmstadt. Filbert was not the former chief of SS intelligence, department 6, but rather the former deputy chief of Office VI of the RSHA. The Bolivian connection was potentially also not far from the truth, depending on whether one believes Harlan’s afore- mentioned claim that Filbert had worked for the CIA in Bolivia after the war. Without any hard evidence to this effect, however, his assertion must be regarded as tenuous. Although Filbert was still in Berlin’s Tegel Prison in 1971, the holding of a function in the BND either prior to or subse- quent to his imprisonment is not in itself entirely unlikely in light of the high number of former Nazis in the BND(31) and also the close working relationship between the CIA and the BND (including its forerunner, the Gehlen Organisation).(32)

    The slight inconsistencies contained in the information given are not accidental, they are not errors. They are, on the contrary, intentional and have the purpose of disorientating the viewer, of persuading the viewer to accept the possibility that everything he/she sees is factual or, conversely, that nothing is factual at all. The very real continuity of Nazi biographies in the Federal Republic of Germany is merged with the possibility of foul play in the Stammheim deaths but also with clearly fictitious elements such as the figure of Colonel Humphrey Ian Donald Calleigh, director of the ‘Office of Peace Planning & Security’ of British Military Intelligence in Hertfordshire, England.(33) This approach allows Harlan to play with the accepted conventions of documentary filmmaking and to straddle the boundary between fact and fiction.

    When Filbert is mentioned for a second time during the opening credits, it is his real name that is used:

    PAUL WERNER(34) ALFRED FILBERT PAUL WERNER THE AUTHORS OF THE 1939–1945 GENOCIDE NOW STILL ACTIVE & INVOLVED IN THE GERMAN PRISON KILLINGS (1977 . . .)(35)

    The 1977 ‘German prison killings’ were, of course, the aforementioned deaths of the RAF leadership in Stuttgart’s Stammheim Prison. Just over halfway through the film, Dr S. is instructed to read an abridged but verbatim passage on the liquidation of the Vitebsk ghetto from the actual judgement against Filbert from 1962.(36) The only alteration made to the passage is that the words ‘Dr Filbert’ are replaced with ‘Dr S.’, though Filbert is on the verge of saying ‘Dr Selbert’ (!) and only at the last moment corrects himself. Even Greiffenberger is mentioned by name during the reading of the passage. Confronted with his own image on another monitor, Dr S. concludes the passage by removing his spectacles and saying: ‘Yes, what can I say to that? All sorts of things could be said to that.’(37)

  • The Making of an SS Killer - The Life of Colonel Alfred Filbert 1905–1990 - 1
    #Alfred_Filbert #Einsatzgruppen #génocide #shoa #Thomas_Harlan #Wundkanal

    Alex J. Kay,
    Institute of Contemporary History, Berlin
    Chapter 10 - ‘A chess game of egos’
    Wundkanal and aftermath, 1975–1990

    Following his release from prison for health reasons in June 1975, Filbert lived for another fifteen years. He returned to 49 #Bamberger_Straße in West #Berlin (#Schöneberg), where he would remain until his death in 1990.(1) In 1983, Filbert’s pre-1945 biography was the subject of a request for information submitted by the District Administration for State Security in Rostock in East Germany to the Main Department IX/11 within the Ministry of State Security, commonly known as the Stasi, in East Berlin.(2) The request was made in the context of the ‘processing of operative material’ ( Bearbeitung eines operativen Materials ).(3) The backdrop to the request appears to have been the fact that the District Administration for State Security in Rostock had become aware ‘that in the FRG a film is being made with the professional advice of Fillbert ( sic )’ ( daß in der BRD ein Film unter Fachberatung des Fillbert gefertigt wird ).(4) In fact, Filbert was providing much more than specialist advice: he was acting in the lead role.

    The former SD officer, RSHA member and Italy specialist Karl Haß – whose wife had officially declared him dead in 1953 – had played small supporting roles in various feature films during the 1960s, including a bit part in Luchino Visconti’s La caduta degli dei (‘The Damned’, 1969), generally as a member of the SA or the SS.(5) The only time a convicted Nazi mass murderer has played a mass murderer in a feature film, how- ever, was in 1984 in the film Wundkanal – Hinrichtung für vier Stimmen (‘Gun Wound – Execution for Four Voices’). According to the film’s closing credits, it stars ‘Alfred F.’ in the lead role of ‘Dr S.’.(6) This was Alfred Filbert, wearing a toupee and, intermittently, a false moustache. The character’s name was no coincidence. Filbert had once before been known under the name ‘Dr S.’: Dr Selbert, the name he had used for the first six years after the war. In Wundkanal , Filbert was in many ways playing himself. The director and producer was Thomas Harlan, son of Veit Harlan, director of the notorious Nazi anti-Semitic propaganda film Jud Süß (‘The Jew Süss’). Harlan junior devoted his life, initially in the Polish archives, later in films and novels, to tracking down and uncovering mid-level Nazi perpetrators and their post-war careers; men like his father, men like Filbert. He ultimately brought criminal charges against more than 2,000 Nazi perpetrators who were still alive. As Harlan stated in an interview after the release of Wundkanal : ‘The film is a work about the plural; I merely start with my [own] father’.(8)

    The shooting of the film Wundkanal began in 1981, initially in Hungary with the actor Erwin Geschonneck, a former concentration camp prisoner and one of East Germany’s most celebrated actors. According to Harlan, the West German embassy managed to have the film shoot stopped, however, on the grounds that Harlan and his crew were allegedly engaging in propaganda for terrorism.(9) The abrupt ter- mination of the shoot led to a legal dispute between the production firm Quasar Film and Hungarofilm.(10) After returning to East Berlin, Harlan decided to shoot Wundkanal with a real perpetrator in the lead role: Alfred Filbert.(11) Harlan and Heike Geschonneck, the fourth wife of the aforementioned Erwin Geschonneck and executive producer(12) of Wundkanal , came across Filbert’s name whilst at the Central Office of the Judicial Authorities of the Federal States for the Investigation of National Socialist Crimes ( Zentrale Stelle der Landesjustizverwaltungen zur Aufklärung nationalsozialistischer Verbrechen ) in the German city of Ludwigsburg.(13) This, however, was not the first time that Harlan had been acquainted with the name Alfred Filbert: two decades earlier, Harlan had corresponded with the Chief Public Prosecutor attached to the Regional Court in Berlin, regarding the trial against Filbert. The Public Prosecutor’s Office had been at the time in the process of pre- paring the indictment against Filbert and his co-defendants.(14) Harlan met with Filbert over coffee and cake in the latter’s West Berlin apartment at 49 Bamberger Straße. According to Harlan, Filbert

    [. . .] was touched by a visit from the son of Harlan, the son of the great consoler, and it was already clear on this first day of our acquaintance that he was prepared to speak; whether [he was also prepared] to act, this no-one could know. And later it lasted two weeks before we noticed that he had taken the bait and wanted to become an actor; it was on the day when we are standing in the desert with him and he is prepared to hold the pistol how Andreas Baader is supposed to have held it to his neck, but could not have held it. (15)

    This comment (see Figure 24) was a reference to Harlan’s theory that the leadership of the radical left-wing RAF had not in fact committed suicide in Stuttgart’s Stammheim Prison on the night of 18 October 1977 but instead had been murdered. Baader, for example, was supposed to have shot himself in cell 719 in the base of the neck so that the bullet exited through his forehead. Tests indicated, however, that it was virtually impossible for a person to hold and fire a pistol in such a way at the distance necessary to cause the powder burns found on the skin of Baader’s neck. Harlan concluded that one’s own arm is too short.(16) His conclusions are reflected in the opening credits of Wundkanal : ‘IN THE NECK AT A DISTANCE LONGER THAN A MAN’S ARM / AT A DISTANCE OF 30.5 CENTIMETERS FROM THE WOUND / THE BULLET BEING FIRED INTO THE NECK BY STRANGERS’.(17) In Wundkanal , Dr S. compels another man, whom he has just finished interrogating, to shoot himself in precisely the same way in which Baader was supposed to have killed himself. The title of the film, Wundkanal , is based on this idea: the ‘Wundkanal’, or wound channel, is the trajectory taken by a bullet in a body (in this case, a skull) between the point of entry and the point of exit.(18) On other occasions, Harlan argued that the RAF leadership had indeed killed themselves, though only ‘in order to prove that they were to be murdered’.(19) One of the principal concerns of the RAF was also Harlan’s principal concern and the real subject of the film: the continuity of Nazi biographies in the Federal Republic of Germany and of murder in the name of the state. Harlan was, by his own admission, less concerned with the murder of Jews than with the murderers of Jews.(20)

  • Gun Wound ( Wundkanal. Hinrichtung für vier Stimmen ) ( Wundkanal ) [ NON-USA FORMAT, PAL, Reg.0 Import - Germany ] by Thomas Harlan
    https://www.amazon.de/Wundkanal-Hinrichtung-Stimmen-Wundkanal-NON-USA/dp/B01EGQQL3I

    L’exercice de la violence devient inévitable quand tu quittes le monde de la production artistique pure afin de faire parler les monstres. On est tenté d’affirmer le contraire en regardant « The Act of Killing » de Joshua Oppenheimer, Christine Cynn et de leur collègue indonésien anonyme. L’équipe a choisi de limiter l’impact du tournage sur la vie des tortionnaires en leur donnant champ libre pour s’exprimer à propos du côté fatigant du travail meutrier qu’ils ont excercé dans leur jeunesse. Ils n’ont subi aucun acte violent de la part des réalisateurs et de la réalisatrice. Tout le monde est reste dans un rôle de spectateur hors champ comme le public de cinémà.

    Du coup le filme reste à la surface. Il n’y a pas de confrontation. L’équipe ne creuse pas dans les profondeurs humaines des protagonistes. Elle agit comme des archéologues qui se contentent de la présentation d’images satellites en expliquant qu’ici et là il est probable de trouver des artefacts sous terre. Les monstres ont gagné la guerre et présentent leur version tordue des événemments.

    Thomas Harlan s’est pris autrement au tournage de sa fiction Wundkanal. Hinrichtung für vier Stimmen (trajet de la balle. exécution pour quatre voix).

    Vers 1982 nous entendions d’abord des rumeurs qu’un réalisateur allemand aurait séquestré un viel homme dans un sombre hangar parisien et serait en train de le torturer pendant son tournage. Il s’agissait d’Alfred Filbert, ancien commandant de l’Einsatzkommando 9, un criminel de guerre condamné pour le meurtre d’au moins 6800 hommes, femmes et enfants. Filbert s’est laissé leurrer par Harlan avec la promesse d’un cachet raisonnable. Une fois sur place on le soumit aux même procédé technique comme les autres acteurs. En leur insérant dans les oreilles de petits récepteurs audio sans fil le réalisateur maîtrisait chaque détail du jeux des acteurs et exercait une pression psychologique énorme.

    Wundkanal. Hinrichtung für vier Stimmen | filmportal.de
    https://www.filmportal.de/film/wundkanal-hinrichtung-fuer-vier-stimmen_f9636912224f4b46afa8058c0af0430b

    Le film est inspiré par le kidnapping et par l’interrogatoire de l’ancien officier SS Hanns Martin Schleyer devenu président du BDA, patron des patrons allemands (Bundesvereinigung der Deutschen Arbeitgeberverbände e. V.), par le « Kommando Siegfried Hausner » issu de la Fraction de l’Armée Rouge RAF. Thomans Harlan fait jouer au meurtrier Alfred Filbert le personnage fictif qui aurait participé à la construction du camp d’Auschwitz ainsi qu’en 1975 trente ans après la défaite du nazisme allemand à la conception de la prison spéciale pour les membre de la RAF à Stuttgart Stammheim. La mise en scène reproduit la situation de l’interrogatoire du prisonnier. L’antifasciste Harlan et son équipe ont alors dépasseé les limites de ce qu’on considère comme traitement respectueux d’un acteur.

    Thomas Harlan était le fils du réalisateur nazi Veit Harlan connu pour le film antisemite Jud Süß et l’oeuvre de propagenade en couleur Kolberg . Il a consacré sa vie à la poursuite des criminels de guerre nazis. Son film Wundkanal pose la quation de la continuité du fascisme dans l’Allemage de l’Ouest après la guerre où les pires bouchers profitaient de généreuses pensions d’état après avoir toucéh d’importants dédommagement pour ceux dont les domains agricoles avaient été expropriés par les communistes et les polonais.

    Robert Kramer a suivi avec sa caméra documentaire le tournage de Wundkanal et Thomas Harlan a imposé à chaque projection de son film la projection du documentaire Unser Nazi (notre nazi) afin de pousser le public à saisir les connexions entre fiction et réalité. En regardant les films de Kramer et Harlan on s’expose aux violences au sein de l’équipe cinématographique, aux actes criminels commis par le protagoniste dans la vraie vie et à l’acharnement meurtrier de la République Fédérale d’Allemagne contre sa jenuesse révoltée.

    C’est un double feature au pouvoir cathartique.

    Aucun viellard n’a été blessé pendant le tournage.

    Ecrit en réponse au texte de @mona https://seenthis.net/messages/981368
    Le commentaire étant devenu trop long j’en ai fait ce billet apart.

    https://en.wikipedia.org/wiki/The_Act_of_Killing
    https://en.wikipedia.org/wiki/The_Look_of_Silence

    Unser Nazi | filmportal.de
    https://www.filmportal.de/film/unser-nazi_d7e71038ebe44b73abd812f2726a6bc7

    Wundkanal. Hinrichtung für vier Stimmen | filmportal.de
    https://www.filmportal.de/film/wundkanal-hinrichtung-fuer-vier-stimmen_f9636912224f4b46afa8058c0af0430b

    Regie Thomas Harlan
    Drehbuch Yvette Biró
    Kamera Henri Alekan
    Ausstattung Max Berto (Szenenbild)
    Schnitt Patricia Mazuy

    Darsteller
    Alfred Filbert
    Gerhard Riedmann
    Hans Bruckberger

    Produktionsfirma
    Quasar Film GmbH (Berlin/West)
    Reass Films S.a.r.l. (Paris)
    Quasar Inc. (Beverly Hills)
    Cannon International (Los Angeles)

    Produzent
    Wieland Schulz-Keil
    Renée Gundelach (consulting producer)

    Länge: 107 min
    Format: 35mm (?), 1:1,66
    Bild/Ton: Eastmancolor, Ton
    Aufführung:
    Uraufführung (IT): 29.08.1984, Venedig, IFF

    https://en.wikipedia.org/wiki/The_Act_of_Killing
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Hanns_Martin_Schleyer
    https://en.wikipedia.org/wiki/Thomas_Harlan
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Filbert

    Einsatzgruppe B, Einsatzkommando 9
    https://en.wikipedia.org/wiki/Einsatzkommando

    The operational command of Einsatzgruppe B, attached to the Army Group Center, was established under the command of Arthur Nebe a few days after the German attack on the Soviet Union in Operation Barbarossa.
    ...
    Einsatzkommando 9
    The Einsatzkommando was active in Vilna (see the Vilna Ghetto), Grodno (the Grodno Ghetto), Lida, Bielsk-Podlaski, Nevel, Lepel, Surazh, Vyazma, Gzhatsk, Mozhaisk, Vitebsk (the Vitebsk Ghetto), Smolensk, and Varena. It executed 41,340 people.

    SS-Obersturmbannführer Alfred Filbert [de] (June–20 October 1941)
    SS-Obersturmbannführer Oswald Schäfer [de] (October 1941 – February 1942)
    SS-Obersturmbannführer Wilhelm Wiebens (February 1942 – January 1943)
    SS-Obersturmbannführer Dr. Friedrich Buchardt (January 1943 – October 1944)
    SS-Sturmbannführer Werner Kämpf (October 1943 – March 1944)

    Jud Süß
    https://de.wikipedia.org/wiki/Jud_S%C3%BC%C3%9F_(1940)
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Juif_S%C3%BCss_(film,_1940)

    Alex J. Kay - The Making of an SS Killer - The Life of Colonel Alfred Filbert, 1905-1990, Cambridge University Press, 2016

    In this pioneering biography of a frontline Holocaust perpetrator, Alex Kay uncovers the life of SS Lieutenant Colonel Alfred Filbert, responsible as the first head of SS-Einsatzkommando 9, a mobile killing squad, for the murder of more than 18,000 Soviet Jews – men, women and children – on the Eastern Front. He reveals how Filbert, following the political imprisonment of his older brother, set out to prove his own ideological allegiance by displaying particular radicalism in implementing the orders issued by Hitler, Himmler and Heydrich. He also examines Filbert’s post-war experiences, first in hiding and then being captured, tried and sentenced to life imprisonment. Released early, Filbert went on to feature in a controversial film in the lead role of an SS mass murderer. The book provides compelling new insights into the mindset and motivations of the men, like Filbert, who rose through the ranks of the Nazi regime.
    ...
    Alfred Filbert remains
    little known, even among subject specialists. Although he never joined the senior ranks of the SS, he nonetheless ended the war with the same SS rank as the far better known Adolf Eichmann.

    #film #nazis #génocide #shoa #Stammheim #Wundkanal

    • Zum Beispiel Wundkanal :
      https://seenthis.net/tag/wundkanal
      Voilà l’essentiel qui décrit le caractère absolument exceptionnel de ce film :

      Thomas Harlan hat wichtige Hinweise und Methoden für den Umgang mit dem Widerspruch von Beteiligung/Beobschtung gegeben. Was tun wir als Betroffene, die zugleich Widerstandskämpfer und Dokumentaristen unserer Gegner sind?

      A propos du rôle de l’argent donc du pouvoir pour la production de ce film : Harlan a tourné pendant plusieurs mois avec toute une équipe de cinéma dans plusieurs pays. Il a loué des studios, gagné Henri Alekan comme cameraman et payé un cachet de 150.000 FF à Filbert.
      Ce film est donc le résultat du pouvoir de persuasion de Harlan qui a su convaincre les meilleurs producteurs européens à financer un film dont on savait d’avance qu’il n’aurait jamais une chance de gagner de l’argent par la vente de billets de cinéma. Il les a tous fait participer à une aventure de résistance imaginée et exemplaire.

      #résistence #antifascisme #agitation #cinéma_vérité

  • Cités, Empires, Nations (3/3)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1123-Cites-Empires-Nations-3-3

    Partie précédente disponible ici (.../...)

    15. Le germe des logiques totalitaires

    La tradition du nouveau est le propre de l’Occident, seule civilisation en rupture germinale avec le tabou universel qui règne dans les autres groupements humains, qui aspirent à conjurer l’innovation historico-sociale tout en la subissant à reculons. Le rapport créateur entre l’individu et l’institution social-historique est ce qui démarque l’Occident prométhéen et le rend unique. L’intelligentsia d’origine (...)

    / #Fargette G., #Dynamiques_Géopolitiques, #Politique, #Totalitarisme#Géopolitique, #Histoire, #Progressisme, #Islamogauchisme, #Article, #Anéantissement, #Génocide, #Empire, #Guerre

  • A Genève, une sépulture théâtrale pour les victimes du colonialisme allemand

    Dans « #Vielleicht », l’acteur #Cédric_Djedje met en lumière le combat d’activistes berlinois pour que les rues du « #quartier_africain » de la capitale allemande changent de nom. Au Grütli, ce spectacle touche souvent juste, malgré des raccourcis discutables.

    Antigone est leur sœur. Comme l’héroïne de Sophocle, les comédiens afro-descendants Cédric Djedje et #Safi_Martin_Yé aspirent à rendre leur dignité aux morts, à ces dizaines de milliers de #Hereros et de #Namas exterminés en #Namibie par les Allemands entre 1904 et 1908. Un #génocide, reconnaissaient les autorités de Berlin au mois de mai 2021.

    Au Grütli à Genève, avant le Théâtre de Vidy et le Centre de culture ABC à La Chaux-de-Fonds, Cédric Djedje – à l’origine du spectacle – et Safi Martin Yé offrent une sépulture symbolique à ces oubliés de l’Histoire. L’artiste a découvert cette tragédie lors d’un séjour prolongé à Berlin. Il en est revenu avec Vielleicht, plongée personnelle dans l’enfer du #colonialisme. Ce spectacle est militant, c’est sa force et sa limite. Il met en lumière l’inqualifiable, dans l’espoir d’une #réparation. Il ne s’embarrasse pas toujours de subtilité formelle ni intellectuelle dans son épilogue.

    Qu’est-ce que Vielleicht ? Un rituel d’abord, une enquête ensuite, avec le concours de l’historienne #Noémi_Michel. Les deux à la fois en vérité. Un geste poétique et politique. Cédric Djedje et Safi Martin Yé ne vous attendent pas dans l’agora qui sert de lice à leur dialogue. Ils s’affairent déjà autour d’un monticule de terre. Ils y enfouissent des bocaux vides, habitacles des âmes errantes, qui sait ? Vous vous asseyez en arc de cercle, tout près d’eux. En face, une feuille d’arbre géante servira d’écran. Dans le ciel, des cerfs-volants badinent. Dans l’air, une musique répand sa prière lancinante.

    Le poids des noms

    C’est beau et triste à la fois. Ecoutez Cédric Djedje. Il raconte ces semaines à arpenter le quartier berlinois de Wedding, l’« #Afrikanisches_Viertel », son étonnement quand il constate que très peu d’Africains y habitent, sa surprise devant les noms des rues, « #Togostrasse », « #Senegalstrasse « . Que proclame cette nomenclature ? Les appétits de conquête de l’empire allemand à la fin du XIXe siècle. Que masque-t-elle surtout ? Les exactions d’entrepreneurs occidentaux, avidité prédatrice incarnée par l’explorateur et marchand #Adolf_Lüderitz qui fait main basse en 1883 sur #Angra_Pequena, baie de la côte namibienne.

    Cédric Djedje rencontre des activistes allemands d’origine africaine qui se battent pour que les rues changent de nom. Il les a interviewés et filmés. Ce sont ces personnalités qui s’expriment à l’écran. Quarante ans qu’elles œuvrent pour que #Cornelius_Fredericks notamment, chef nama qui a osé défier les troupes impériales entre 1904 et 1907, soit honoré. Vielleicht est la généalogie d’un crime et un appel à une réparation. C’est aussi pour l’artiste un retour sur soi, lui qui est d’origine ivoirienne. Dans une séquence filmée, il demande à sa mère pourquoi elle ne lui a pas parlé le #bété, la #langue de ses ancêtres.

    Si le propos est souvent captivant, les deux insertions théâtrales, heureusement brèves, n’apportent rien, tant elles sont maladroites et outrées – trois minutes pour résumer la fameuse conférence de Berlin qui, entre la fin de 1884 et le début de 1885, a vu les puissances européennes se partager l’Afrique. Le théâtre militant va droit au but, quitte à parfois bâcler la matière ou à asséner des parallèles qui méritent d’être interrogés.

    Le naturaliste genevois Carl Vogt, dont les thèses reposent sur une vision raciste de l’homme hélas courante à l’époque, est-il ainsi comparable aux colonialistes allemands de la fin du XIXe ? Invitée surprise, une activiste genevoise l’affirme à la fin de la pièce, exigeant avec d’autres que le boulevard Carl-Vogt soit débaptisé – le bâtiment universitaire qui portait son nom le sera bientôt, annonçait le rectorat fin septembre. On peut le comprendre, mais le cas Vogt, qui est toujours au cœur d’un débat vif, mériterait en soi une pièce documentée. Toutes les situations, toutes les histoires ne se ressemblent pas. L’amalgame est la tentation de la militance. Exit la nuance. C’est la limite du genre.

    https://www.letemps.ch/culture/geneve-une-sepulture-theatrale-victimes-colonialisme-allemand
    #toponymie #toponymie_politique #colonialisme #Allemagne #colonialisme_allemand #Allemagne_coloniale #art_et_politique #théâtre #Berlin #noms_de_rues

    ping @_kg_ @cede

    • Vielleicht

      Nous arpentons quotidiennement les rues de notre ville, nous y croisons des noms d’hommes (le plus souvent…) qui nous sont totalement inconnus. Qui étaient-ils au fond ? Qu’ont-ils fait de leur vivant pour mériter que leur mémoire soit honorée par un boulevard, une avenue, une place ?
      Cédric Djedje s’est penché sur ces questions en vivant plusieurs mois à Berlin dans le quartier de Wedding, quartier dit « africain » ou Afrikaniches Viertel qui doit son surnom avec vingt-cinq noms de rue se rapportant au passé colonial allemand, lui rendant par là hommage à l’endroit même où vivent, en somme, les descendants des peuples colonisés.
      En s’intéressant aux fantômes de la colonisation dans l’espace urbain contemporain, le comédien s’est interrogé sur comment on s’attache à un espace, comment l’histoire coloniale résonne avec cet attachement et comment dialoguent Histoire et vécu intime et quotidien.
      En imaginant une performance où se mêleront dimensions documentaire et fictionnelle, à la convergence de plusieurs disciplines et en faisant coexister et se frictionner les temporalités, la compagnie Absent.e pour le moment ambitionne de créer un spectacle qui questionne les concepts d’Histoire et de restitution : que veut dire « restituer » ? Est-ce possible ? Et comment ?
      Entre histoire dite « grande » et sentiments personnels vécus par le créateur — lui-même afro-descendant — lors de son enquête, Vielleicht fera peut-être écho chez les spectatrices à l’heure de traverser la place ou le carrefour si souvent empruntés au sortir de chez soi.

      https://grutli.ch/spectacle/vielleicht

  • Cités, Empires, Nations (1/3)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1121-Cites-Empires-Nations

    Texte extrait du bulletin « Le Crépuscule du XXe siècle », n°38-39, mai 2021. 1. Les deux grandes innovations du XXe siècle La première a consisté dans le surgissement d’un régime totalitaire à partir de 1917 en Russie, dont l’analyse lucide demeure hors de portée de la plupart des héritiers de l’aspiration socialiste. Celle-ci, formulée dans les années 1840 comme un nouvel Évangile, s’est nécrosée au fur et à mesure de ses succès politico-militaires. Le processus a culminé dans l’établissement de régimes (...)

    / #Fargette G., #Dynamiques_Géopolitiques, #Politique, #Totalitarisme#Géopolitique, #Histoire, #Progressisme, #Islamogauchisme, #Article, #Anéantissement, #Génocide, #Empire, #Guerre

  • Le #génocide des Ouïghours expliqué en BD
    https://www.blast-info.fr/articles/2022/le-genocide-des-ouighours-explique-en-bd-Q3XrnccpS8KpRRpN7D3guw

    Lorsqu’ils évoquent le régime chinois, les médias occidentaux se focalisent souvent sur le risque de conflit imminent avec Taïwan. Ils évoquent plus rarement un génocide en cours, pourtant reconnu par l’Assemblée nationale française cette année, et qui…

    #Bande_dessinée #Chine
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-le-genocide-des-ouighours-explique-en-bd-Q3Xrnccp

  • Les #Ouïghours. Histoire d’un peuple sacrifié

    La tragédie ouïghoure a surgi récemment et provoqué l’effroi. Pourtant, ses signes avant-coureurs sont ancrés dans l’histoire de ce peuple lointain, aussi riche que méconnue. Qui sait qu’un empire ouïghour bouddhiste et chrétien a jadis traité d’égal à égal avec l’Empire chinois ? Que Mao avait promis l’indépendance aux Ouïghours avant de leur imposer une colonisation brutale dès 1949 ? Voici le récit d’une persécution programmée.

    Aujourd’hui, aucun Ouïghour n’est libre. Dans cette enquête édifiante, #Laurence_Defranoux révèle plus de soixante-dix ans de mise en place progressive de l’engrenage génocidaire. Elle raconte le drame qui a lieu au #Xinjiang, entre #espionnage totalitaire high-tech et #enfermement de plus d’un million d’hommes et de femmes pour « #terrorisme » dans des conditions terrifiantes. Elle a étudié le contexte historique, épluché les rapports d’enquête, interrogé des rescapés des camps, des familles de détenus, les chercheurs qui travaillent sur les milliers de documents officiels chinois décrivant la volonté d’#éradication totale de la #culture, de la #langue et de la société ouïghoures. Carrefour de l’Eurasie depuis quatre millénaires, le Xinjiang regorge de #ressources_naturelles. C’est l’un des points stratégiques des #Nouvelles_Routes_de_la_soie, une pièce maîtresse du grand « #rêve_chinois » de #Xi_Jinping, sur l’autel duquel le Parti a décidé de sacrifier un peuple entier.

    https://www.tallandier.com/livre/les-ouighours
    #Chine #livre #génocide

  • Des Juifs tués par des Polonais inclus dans la demande de réparation à l’Allemagne Par Judah Ari Gross - Time of israel
    https://fr.timesofisrael.com/des-juifs-tues-par-des-polonais-inclus-dans-la-demande-de-reparati

    Un dossier, publié la semaine dernière par le gouvernement polonais pour justifier ses nouvelles demandes de réparations à l’Allemagne pour la Seconde Guerre mondiale, mentionne la mort de Juifs tués pourtant par des citoyens polonais, et non par des nazis.

    Le troisième tome de ce rapport, long de plus de 1 300 pages, et intitulé « Rapport sur les pertes subies par la Pologne du fait de l’agression et de l’occupation allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale, 1939-1945 », comprend une liste de 9 293 villages, villes et agglomérations où des « atrocités nazies allemandes » ont été commises, ainsi que leur nombre de victimes. La Pologne a réclamé 1 300 milliards d’euros de réparations pour les dommages subis.


    Le grand rabbin polonais Michael Schudrich, deuxième à partir de la droite en cravate bleue, prend la parole à côté d’ecclésiastiques catholiques lors de la cérémonie de commémoration de Jedwabne, le 11 juillet 2021. (Crédit : Krzysztof Bielawski)

    Commentant la publication du dossier et les demandes de réparations, le vice-Premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski a déclaré que l’argent était avant tout une « compensation pour la mort de plus de 5,2 millions de citoyens polonais ».

    Or, la liste des atrocités inclut des villages qui ont été le théâtre de pogroms commis par des Polonais contre des Juifs – dont le plus tristement célèbre est sans doute le village de Jedwabne https://fr.timesofisrael.com/topic/Jedwabne , où plus de 300 Juifs ont été brûlés vifs par des Polonais de souche – ainsi que d’autres meurtres de Juifs qui peuvent aussi être attribués à des citoyens polonais. Les attaques directes menées par des citoyens polonais contre des Juifs ont eu lieu principalement dans l’est de la Pologne en 1941, lorsque l’Allemagne a reconquis la région aux mains des Soviétiques, qui la contrôlaient avec brutalité depuis 1939 en vertu du pacte Ribbentrop-Molotov.

    Jan Grabowski, professeur d’origine polonaise à l’Université d’Ottawa et chercheur réputé sur la Shoah, trouve l’inclusion de ces atrocités dans la liste « tout à fait effroyable ».

    « Je ne sais vraiment pas s’il s’agissait d’un acte d’obscurcissement intentionnel ou d’une inclusion irréfléchie de sources peu fiables datant des années 1950 et 1960. Ce n’est pas à moi de le dire », a-t-il déclaré au Times of Israel dans un courriel jeudi.

    Ailleurs par contre, Grabowski a ouvertement accusé, les auteurs du dossier d’avoir intentionnellement ignoré les crimes polonais commis contre les Juifs et a rejeté le dossier comme étant de la propagande.

    « Il s’agit d’un document purement politique qui n’a aucune valeur historique », a-t-il déclaré.

    Ces dernières années, la Pologne a mené un effort largement controversé pour présenter la Shoah comme un crime perpétré uniquement par l’Allemagne, et a même adopté une loi en 2019 qui rend illégale toute accusation de crimes nazis à l’encontre de la nation polonaise. Cette loi, ainsi que les autres efforts de la Pologne sur ce front, l’ont mise en profond désaccord avec les principaux experts de la Shoah – dont Grabowski, qui a été poursuivi devant un tribunal civil polonais en vertu de cette loi – et avec Israël. Cet été, Israël a annoncé qu’il interrompait les voyages de ses écoles secondaires en Pologne https://fr.timesofisrael.com/un-voyage-detudiants-israeliens-en-pologne-annule-suite-a-une-brou pour y enseigner la Shoah, en grande partie suite à la demande insistante du gouvernement polonais de valider le programme, ce qu’Israël a compris comme signifiant la suppression des discussions sur les collaborateurs polonais.

    Le rapport, publié au début du mois, ne mentionne pas les crimes commis contre les Juifs par les civils polonais et les autorités polonaises, alors qu’il existe de nombreuses preuves historiques de tels actes.


    L’historien Jan Grabowski. (Crédit : Autorisation)

    « L’obscurcissement réel et prémédité est clairement visible dans le volume I (‘Études historiques’) d’où toute responsabilité polonaise pour les pertes juives a été soigneusement retirée », a déclaré Grabowski.

    « Dans le rapport, il n’y a, par exemple, pas une seule mention de la tristement célèbre ‘police bleue’ polonaise, responsable de dizaines de milliers de morts juives. De même, il n’y a pas un mot sur les pompiers volontaires polonais qui ont participé à la liquidation des ghettos et sur les innombrables ‘spectateurs’ polonais qui se sont joints aux actions de liquidation », a-t-il ajouté.

    La Police bleue était une unité polonaise créée par l’Allemagne après la prise du pays par les nazis. Bien que le bilan de la Police bleue soit encore débattu par les historiens, certains experts ont décrit son traitement des Juifs comme « méprisant, et parfois pire que celui des Allemands ».

    Les pompiers volontaires polonais étaient parfois chargés de rechercher les Juifs qui se cachaient et de les remettre aux nazis pour qu’ils les assassinent.

    Dans le cadre de ses recherches, Grabowski a estimé que sur les 6 millions de Juifs tués pendant la Shoah – dont environ 3 millions de Juifs polonais – quelque 200 000 ont été tués par des Polonais ou à la suite d’actions polonaises pendant la Shoah.

    Dans le cadre de ses travaux de recherche, M. Grabowski a fait l’objet de critiques sévères de la part du gouvernement polonais et de poursuites judiciaires de la part de citoyens polonais https://fr.timesofisrael.com/pologne-2-specialistes-de-la-shoah-condamnes-a-sexcuser-pour-inexa en vertu de la loi de 2019 du pays.

    Outre les crimes perpétrés par les Polonais sous la direction des nazis, comme la police bleue, Sara Bender, professeure à l’université de Haïfa, a également écrit un article fondamental sur les crimes perpétrés par des citoyens polonais de leur propre gré au cours de l’été 1941, après le retrait des forces soviétiques de l’est de la Pologne.

    Dans l’article de 2013, intitulé Not Only in Jedwabne : Accounts of the Annihilation of the Jewish Shtetlach in Northeastern Poland in the Summer of 1941 , Bender détaille les pogroms menés par les Polonais contre leurs voisins juifs dans les villages de la région.

    « Les Polonais ont commis trois ‘boucheries’… au total 300 Juifs ont été assassinés… Les femmes juives ont fait appel à l’intelligentsia polonaise… mais ils ont refusé de les aider… Ce sont les soldats allemands qui ont mis fin au pogrom, après avoir été payés par les Juifs », se souvient Bender en citant un survivant du village de Szczuczyn.

    Dans le même article, Bender décrit des agressions similaires commises par des civils polonais contre des Juifs dans huit autres villages cet été-là.

    Le gouvernement de droite actuel de la Pologne a rejeté les tentatives visant à dépeindre les Polonais comme les instigateurs des crimes contre les Juifs, et a toujours attribué la responsabilité finale à l’Allemagne.

    Le dossier de 1 300 pages et la demande de 1 300 milliards d’euros de réparations ont été au centre des célébrations nationales de l’anniversaire de la guerre, qui a commencé le 1er septembre 1939 avec le bombardement et l’invasion de la Pologne par l’Allemagne nazie et qui ont été suivis de plus de cinq ans d’occupation brutale. Des dizaines d’économistes, d’historiens et d’autres experts ont travaillé sur le dossier pendant environ cinq ans avant qu’il ne soit publié ce mois-ci.

    L’Allemagne a rejeté les demandes de compensation de la Pologne, se référant à la décision prise par la Pologne en 1953 de renoncer officiellement à ses revendications à l’égard de l’Allemagne de l’Est.

    #pologne #génocide #pogroms #propagande #police_bleue

  • La rafle du 26 août 1942, à la responsabilité exclusive française, largement oubliée Times of Israel Staff
    https://fr.timesofisrael.com/la-rafle-du-26-aout-1942-a-la-responsabilite-exclusive-francaise-l

    Le 26 août 1942, année charnière dans la mise en œuvre du génocide des Juifs par les nazis et leurs alliés, six semaines après la rafle du Vél d’Hiv, une autre vague d’arrestations était organisée, cette fois en zone non-occupée, dite « libre ».

    Ainsi, sous la responsabilité exclusive du régime de Vichy et de la France, 6 584 Juifs étrangers (Allemands, Autrichiens, Polonais, Tchèques, Estoniens, Lettons, Dantzigois, Sarrois, Russes) entrés en France depuis le 1er janvier 1936 – dont des femmes et des enfants – étaient arrêtés dans une quarantaine de départements. Ils ont ensuite été transférés dans les semaines qui ont suivi vers le camp de Drancy, d’où ils ont été déportés vers Auschwitz et, pour un certain nombre, immédiatement assassinés.


    Illustration : La salle des noms du musée de la Shoah Yad Vashem à Jérusalem. (Crédit : Mendy Hechtman / Flash90)

    Cette rafle suivait les exigences nazis en matière d’arrestation des Juifs présentées pour la première fois le 25 juin 1942.

    Suite aux discussions de début juillet entre autorités nazies et françaises, le gouvernement de Vichy s’était engagé à arrêter prochainement 10 000 Juifs apatrides en zone libre.

    Largement oublié et passé sous silence, cet épisode est pourtant primordial du fait de la responsabilité exclusive de la France quant à son exécution – au contraire de la rafle du Vel d’Hiv. Cet évènement a aussi eu un rôle prépondérant dans la prise de conscience d’une partie de la population française sur la réalité des déportations.

    Néanmoins, malgré l’oubli général, il y a 10 ans, en 2012, plusieurs publications ont évoqué cette rafle, lors de son 70e anniversaire.

    https://www.youtube.com/watch?v=we_FJds9cRg

    Dans une lettre ouverte au président de la République qui faisait suite à la reconnaissance de la responsabilité de la France dans la rafle du Vél’d’Hiv, le pasteur Charles l’Éplattenier, à l’époque membre de la Cimade et témoin direct de la rafle d’août 1942, « s’étonne que semble tombée dans l’oubli la rafle similaire [à celle du Vel d’Hiv] qui eut lieu dans la zone dite ‘non-occupée’, le 26 août de la même année. […] Comme à Paris, l’opération fut réalisée par la police française. Heureusement, sauvant l’honneur, des policiers eurent le courage de prévenir ceux qu’ils devaient arrêter […]. J’ai constaté avec regret que, dans la plupart des rappels chronologiques des événements marquants de la période, on omet la mention de cette rafle pourtant aussi honteuse que celle du Vél d’Hiv. […] Je me permets d’adresser cette lettre ouverte à la presse. Les rédactions auront le temps de consulter des historiens sérieux de la période pour confirmer mes dires. Elles auront alors la responsabilité d’évoquer d’une manière ou d’une autre la date du 26 août 1942, faisant œuvre salutaire de mémoire. »

    Plusieurs commémorations locales avaient également été organisées, notamment à la gare de Nexon, où se trouve un petit monument commémoratif, et à Grenoble, où une plaque commémorative a été inaugurée en 2016.

    Cette année, plusieurs médias ont publié des articles au sujet de la rafle (Libération, France 24, France 3…). Un arbre de la mémoire a également été inauguré en Savoie, et quelques autres commémorations ont eu lieu.

    #pétain qu’essaye de réhabiliter #emmanuel _macron dit #macron #France #Histoire #Vichy #racisme #antisémitisme #travail #petain #extrême_droite #rafle #oubli #mémoire #police #génocide

  • Londres-Kigali, un pacte inique (1/2) | Un accord sur le dos des demandeurs d’asile
    https://afriquexxi.info/article4983.html

    Londres-Kigali, un pacte inique (2/2) | Le choix du Rwanda, tout sauf un hasard
    https://afriquexxi.info/article4982.html

    Le gouvernement rwandais a bien compris que les mesures draconiennes mises en place par les États occidentaux pour le contrôle de leurs frontières offrent des opportunités politiques et diplomatiques. Depuis 2007, le Genocide Fugitive Tracking Unit (GFTU), un département du parquet national rwandais, collabore avec des forces de police, des agents de contrôle aux frontières et des autorités judiciaires du monde entier pour enquêter, extrader ou faire expulser les personnes soupçonnées d’avoir joué un rôle dans le génocide. 1 146 actes d’accusation pour génocide émis par la GFTU ont abouti à des procédures judiciaires dans plus de vingt pays. Ma base de données sur ces procédures montre que les expulsions pour des infractions liées à l’immigration ont été plus rapides, mieux financées, beaucoup moins examinées et plus favorables au renvoi des personnes au #Rwanda que les #extraditions pour cause de #génocide.

    Le gouvernement rwandais a aussi compris depuis longtemps que le contrôle des frontières fixe les termes des relations entre le Sud et le Nord à l’échelle mondiale. Ce contrôle constitue la base sur laquelle les États sont disposés à engager des ressources pour certaines politiques. Le bilan de l’extradition des personnes soupçonnées de génocide vers le Rwanda est mitigé : le Royaume-Uni, la France, l’Italie, la Suisse et la Finlande refusent l’extradition, tandis que le Danemark, la Suède, les Pays-Bas, la Norvège, l’Allemagne et la République démocratique du Congo l’autorisent. En revanche, les procédures d’expulsion et d’immigration ont donné lieu à des retraits de permis de séjour, des retraits de citoyenneté, des refus de demandes d’#asile ou des poursuites pénales pour des infractions liées à l’immigration dans tous ces États, ainsi qu’aux États-Unis, au Canada et en Ouganda.

    Dans son premier discours public après la conclusion de l’accord avec le Royaume-Uni, le président rwandais, Paul Kagame, a établi un lien direct entre ces transferts potentiels vers le Rwanda et la demande d’extradition de cinq suspects de génocide vivant au Royaume-Uni.

  • Maître Reiner FUELLMICH est formel ! Les ’vaccins’ sont là pour tuer ...!
    https://www.crashdebug.fr/maitre-reiner-fuellmich-est-formel-les-vaccins-sont-la-pour-tuer

    La télévision US admet publiquement que l’Hydroxychloroquine fonctionne contre le sars-cov2 et que les emails de Fauci révèlent qu’il le savait, mais l’a sciemment décrédibilisée pendant 18 mois pic.twitter.com/XR5VOBiGFZ — Idriss J. Aberkane Ph.D, Ph.D & Ph.D (@idrissaberkane) June 8, 2021

    #InjectionPoison Nous, les soi-disant complotistes, le disons, le crions, depuis 2 ans !#genocide des populations 🚨🚨🚨🚨RT en masse, il faut arrêter ces meurtres de masse les amis. https://t.co/zYI2bDaiea — Tirami Soulier #Résistance (@TiramiSoulier) June 6, 2022

    Chiffres à multiplier par 10 à cause de la sous-déclaration. Des milliers de morts. Des millions de blessés par les injections 💉💉 de poisons. Ce n’est pas dit à la télé ! Ce sont pourtant des chiffres UE officiels. pic.twitter.com/vektMC8Gu6 — Julia Cerisi (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales

  • « Les négationnistes poursuivent l’œuvre des génocidaires. » Luttes mémorielles juives et rwandaises. Entretien avec Jessica Gérondal Mwiza et Jonas Pardo
    Par Judith Chouraqui et Elvina Le Poul

    Les génocides font systématiquement l’objet de discours les dépolitisant et les remettant en cause. Autour de l’extermination des Juif·ves d’Europe et de celle des Tutsi au Rwanda, des thèses s’insinuent qui nient aussi bien la volonté d’anéantissement guidant les génocidaires que la réalité des massacres qu’iels ont perpétrés. Discussion croisée avec Jessica Gérondal Mwiza, militante afroféministe franco-rwandaise travaillant notamment au sein de l’association Ibuka France, et Jonas Pardo, membre du Réseau d’action contre l’antisémitisme et tous les racismes.
    Cet entretien est issu du dernier numéro de la revue papier Jef Klak, intitulé « Feu follet » et traitant des relations entre les vivant⋅es et les mort⋅es.

    https://www.jefklak.org/%e2%80%85les-negationnistes-poursuivent-loeuvre-des-genocidaires-%e2%80%85

  • Le temps de la clarté (+ Survie : Rwanda, les mercenaires invisibles)

    Cette information n’avait jamais été révélée. Ni par les députés de la Mission d’Information Parlementaire de 1998. Ni par les juges saisis depuis 2013 d’une plainte contre Paul Barril, l’ex-gendarme de l’Élysée. Ni par les historiens de la commission Duclert qui ont remis leur rapport il y a tout juste un an, fin mars 2021, en reconnaissant qu’ils avaient manqué de temps pour approfondir ce sujet. Ni par l’exécutif et notamment le président Macron, qui lors de son voyage à Kigali fin mai 2021 a nié toute complicité française dans le génocide des Tutsis.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/04/28/le-temps-de-la-clarte-survie-rwanda-les-mercen

    #international #france #rwanda #génocide

  • Les Roms : un génocide méconnu

    Les Roms sont ainsi la plus importante minorité en Europe, entre 7 à 9 millions. Ces hommes et femmes ne se résument pas aux seuls Roms qui arrivent de nos jours de Roumanie et Bulgarie, fuyant misère et xénophobie. D’autres appellations sont aussi utilisées :

    Kalés (Gitans), en Espagne, au Portugal, en Amérique latine et en France (Occitanie et Provence), qui parlent le kalo (ou calo), un mélange de castillan ou catalan ou portugais et de romani

    Sintis (Manouches), en Europe occidentale (France, Italie, Allemagne…), qui parlent le romani ainsi que les langues des pays où ils résident.

    Le peuple Rom dans l’histoire

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/04/07/les-roms-un-genocide-meconnu

    #europe #rrom #genocide

  • La lutte contre la négation du génocide est à la croisée des chemins

    Les Rwandais vivant ici, ou issus de la diaspora, comme nous, ont depuis longtemps l’habitude de lire des rapports, articles et autres « analyses » mêlant critiques acerbes du gouvernement rwandais, obsession des identités ethniques et réécriture inquiétante de l’histoire du pays. Par le passé, nous avons toutes les deux pris position dans le débat public de nos pays respectifs – la France et la Belgique – pour confronter et exposer ce discours. Aujourd’hui, nous vous écrivons pour tirer la sonnette d’alarme face à une réalité inquiétante : même si le Rwanda a gagné en crédibilité et en popularité sur la scène internationale, nous sommes sur le point de perdre la guerre médiatique.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/04/05/la-lutte-contre-la-negation-du-genocide-est-a-la-croise

    #international #rwanda #génocide

  • Dossier thématique : L’offensive militaire russe vers l’ouest
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1098-Dossier-thematique-L-offensive-russe

    Ce qui devrait surprendre n’est pas l’offensive de l’armée russe en Ukraine, mais son ampleur, d’ailleurs non circonscrite. La volonté expansionniste de la Russie s’exprimait depuis deux décennies pour qui voulait la voir, témoignant de la permanence de ses ressorts impériaux dont le #Totalitarisme communiste de l’URSS fut une expression modernisée. Le prétexte des populations russophones du Donbass fait le lien, celles-ci étant largement issue du remplacement démographique qui a succédé à l’Holodomor, (...)

    #Dossiers_thématiques, #Lieux_Communs, #Politique, #Géopolitique, #Histoire, #Progressisme, #Empire, #Guerre#Anéantissement #Génocide

  • Exterminez toutes ces brutes (1/4). La troublante conviction de l’ignorance

    Dans une puissante méditation en images, Raoul Peck montre comment, du génocide des Indiens d’Amérique à la Shoah, l’impérialisme, le colonialisme et le suprémacisme blanc constituent un impensé toujours agissant dans l’histoire de l’Occident.

    « Civilisation, colonisation, extermination » : trois mots qui, selon Raoul Peck, « résument toute l’histoire de l’humanité ». Celui-ci revient sur l’origine coloniale des États-Unis d’Amérique pour montrer comment la notion inventée de race s’est institutionnalisée, puis incarnée dans la volonté nazie d’exterminer les Juifs d’Europe. Le même esprit prédateur et meurtrier a présidé au pillage de ce que l’on nommera un temps « tiers-monde ».

    Déshumanisation
    Avec ce voyage non chronologique dans le temps, raconté par sa propre voix, à laquelle il mêle celles des trois auteurs amis qui l’ont inspiré (l’Américaine Roxanne Dunbar-Ortiz, le Suédois Sven Lindqvist et Michel-Rolph Trouillot, haïtien comme lui), Raoul Peck revisite de manière radicale l’histoire de l’Occident à l’aune du suprémacisme blanc. Tissant avec une grande liberté de bouleversantes archives photo et vidéo avec ses propres images familiales, des extraits de sa filmographie mais aussi des séquences de fiction (incarnées notamment par l’acteur américain Josh Hartnett) ou encore d’animation, il fait apparaître un fil rouge occulté de prédation, de massacre et de racisme dont il analyse la récurrence, l’opposant aux valeurs humanistes et démocratiques dont l’Europe et les États-Unis se réclament. « Exterminez toutes ces brutes », phrase prononcée par un personnage du récit de Joseph Conrad Au cœur des ténèbres, et que Sven Lindqvist a choisie comme titre d’un essai, résume selon Raoul Peck ce qui relie dans un même mouvement historique l’esclavage, le génocide des Indiens d’Amérique, le colonialisme et la Shoah : déshumaniser l’autre pour le déposséder et l’anéantir. De l’Europe à l’Amérique, de l’Asie à l’Afrique, du XVIe siècle aux tribuns xénophobes de notre présent, il déconstruit ainsi la fabrication et les silences d’une histoire écrite par les vainqueurs pour confronter chacun de nous aux impensés de sa propre vision du passé.

    https://www.arte.tv/fr/videos/095727-001-A/exterminez-toutes-ces-brutes-1-4

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