• #Géographie_féministe

    GeoAgenda 2019/1 est dédié à la géographie
    féministe. Les Guest Editors Sara Landolt
    et Marina Richter proposent en introduction
    un état de l’art de la géographie féministe
    en Suisse.

    Jasmine Truong et Carolin Schurr présentent ensuite le nouveau groupe de recherche « Geographies of the global intimate » de l’institut de géographie de l’Université de Berne. Isabella Stingl offre une contribution sur la production de connaissances scientifiques féministes au sein de la recherche sur les #migrations. Jennifer Steiner, Karin Schwiter et Anahi Villalba introduisent le projet de « Live-in care », liant le travail de #soins à domicile et la #migration_internationale. Susan Thieme et Marina Richter proposent, quant à elles, une analyse intersectionnelle des compétences du #personnel_médical dans les #hôpitaux au prisme du #genre et du #parcours_migratoire. Kathrin Naegeli et Marlene Kronenberger présentent le programme « #Girls_on_Ice ». Enfin, Karine Duplan et Elisabeth Militz font un résumé du workshop « Bodies, space and difference in the global intimate » qui s’est tenu lors du Swissgeosciences Meeting 2018.
    Dans la rubrique « Autres Contributions », Suzy Blondin nous emmène dans la vallée du #Bartang au #Tadjikistan. Juliane Krenz présente un guide pratique de l’étude du sol, en tant qu’expérience d’enseignement de la géographie. La contribution de Itta Bauer propose de penser au-delà des frontières disciplinaires de la géographie et de la didactique. Finalement, Stephanie Summermatter et Peter Stucki discutent des enjeux liés aux inondations en Suisse, à partir d’une perspective historique remontant à 1868.


    https://sciencesnaturelles.ch/uuid/dfabd5da-19c7-5496-b075-6a3cbad19e0c?r=20190205110021_1557134729_

  • #Bordeaux, une ville faite pour les hommes  ?

    Un article publié en 2015 et signalé ici https://seenthis.net/messages/718935 par @touti.

    Je remets ici pour mettre en évidence...

    Le géographe #Yves_Raibaud, maître de conférence à Bordeaux-Montaigne, publie un texte argumentatif sur la place des #femmes en ville.

    Yves Raibaud aime les femmes. Disons qu’il ne rechigne pas à sortir la poubelle et à faire la vaisselle en sus. Féministe, donc. Ce géographe, maître de conférences à Bordeaux-Montaigne, est chargé de mission égalité hommes-femmes. Depuis une dizaine d’années, il interroge la ville sous l’angle du genre en se plaçant plus particulièrement… à Bordeaux. La ville où tout le monde rêve de vivre tellement elle est trop tout.

    Yves Raibaud vient de publier aux éditions Belin un petit texte argumentatif, à mettre entre toutes les mains viriles : « La Ville faite par et pour les hommes ». Alors, Bordeaux aime-t-elle les femmes  ? Sourire gêné. « Observer la ville sous cet angle très clivant oblige à tout compter. Tout. Ce #livre est le résumé d’une étude scientifique, avec chiffres, entretiens et statistiques, commence-t-il en se mordant les lèvres. La sentence est sans appel : Bordeaux préfère les hommes. 90 % des #noms_de_rues sont des noms d’hommes, eux qui, par essence, aiment laisser leur trace. Les graffeurs sont des hommes. Seuls les hommes pissent dans la rue, marquent leur territoire, car depuis l’enfance ils savent qu’ils ont la #légitimité de l’#espace_public. »

    #Équipements_sportifs

    Les chercheurs d’Yves Raibaud ont étudié les infrastructures de loisirs en ville, qui sont conçues et utilisées par des hommes à 90 %. « Les #skate-parks à 90 % et les #city-stades à 100 %. À un plus grand niveau, l’infrastructure majeure est le nouveau #stade. 5 % des utilisateurs sont des femmes. Un équipement visant 40 000 femmes n’a jamais encore vu le jour. »

    Voilà une première salve, qui calme. Mais, après tout, il n’y a pas que le sport dans la vie, qu’en est-il des autres espaces de la ville  ? « Pas mieux. On voit que les femmes ne sortent le soir, par exemple, que grâce à des stratégies. Toutes. Les hommes non. Elles calculent comment prendre le moins de risques possible. Elles calculent leur allure : ni trop vite, pour éviter de montrer qu’elles ont peur, ni trop lentement pour éviter de laisser croire qu’elles cherchent, et surtout elles ne stationnent pas. Stationner signifie clairement tapiner. Les étudiantes, par exemple, évitent le tram tard, car il faut attendre aux arrêts et, là, elles sont sûres de se faire embêter. »

    Ah, mais il reste le #vélo. Fidèle destrier désormais entré dans les mœurs urbaines. Moue du géographe. « Moins de 40 % des cyclistes bordelais sont des femmes. En plus, elles décrochent dès le second enfant, ne circulent pas la #nuit et rarement quand il pleut. Lorsqu’on observe les bonnes pratiques conseillées par la ville, on mesure qu’elles sont toutes faites pour les hommes. Et par les hommes. Souvent, ce sont les femmes qui font les courses en ayant récupéré les enfants à l’école, à vélo… pas évident. »

    Donc, il reste du chemin à faire à Bordeaux pour qu’elle dégote un énième label, celui de la ville où les femmes aiment vivre. « Je vais vous dire un secret bien gardé, ironise l’universitaire. Les hommes construisent une ville faite pour eux, la ville heureuse l’est pour les hommes. L’#entre-soi_masculin nie toutes les problématiques féminines. En creux, l’honnête femme ne sort pas le soir, elle garde les enfants. » Ouch.

    https://www.sudouest.fr/2015/09/08/la-ville-qui-fait-male-2117485-2780.php
    #villes #géographie_urbaine #genre #géographie_féministe #féminisme #uriner #pisser #toponymie #sport #mobilité #transport_public

    Le livre « La ville faite par et pour les hommes » déjà signalé ici :


    https://seenthis.net/messages/736428

  • Lancement d’un Groupe de Recherche de #Géographie_Féministe au sein de l’Association Suisse de Géographie (ASG)

    Ce nouveau groupe thématique vise avant tout à créer des liens entre géographes féministes de toutes les universités et instituts de recherche en Suisse, au-delà des barrières linguistes et quel que soit le niveau d’avancement de carrière des personnes intéressées. Il souhaite favoriser le partage d’expériences et de pratiques académiques, de recherche et d’enseignement en géographie féministe au travers de la mise en place de réseaux et de collaborations scientifiques reposant notamment sur des approches de genre, queer, postcoloniale et antiracistes.

    La session « Bodies, space and difference in the global intimate », du Symposium de Géographie Humaine de la 16è édition du Swiss Geoscience Meeting, se trouve dans ce cadre être le premier évènement organisé par le Groupe de Géographie Féministe de l’ASG ! Il se déroulera à Berne, le samedi 1er décembre 2018 en après-midi. Vous trouverez le programme de la journée ici :
    https://geoscience-meeting.ch/sgm2018/program/session-program/#title22

    Pour plus d’information sur le Groupe de recherche de Géographie Féministe de l’ASG - poster joint - ou sur la session organisée pour le Symposium de Géographie Humaine du Swiss Geosciences Meeting, vous pouvez prendre contact avec :
    Karine Duplan (karine.duplan@unige.ch) ou Elisabeth Militz (elisabeth.militz@giub.unibe.ch)

    Nous comptons sur vous pour diffuser cette information dans vos réseaux et espérons vous accueillir très bientôt !

    Karine & Elisabeth

    #féminisme #géographie

  • Masculins/Feminins 2017 : Geographies feministes : theories, pratiques, engagements - Sciencesconf.org

    https://biennalemasfem4.sciencesconf.org/resource/page/id/3

    C’est encore loin, mais sans aucun doute très intéressant de suivre ls préparatifs et le colloque l’année prochaine.

    La 4e biennale portera sur les géographies féministes. Alors que les trois premières portaient nommément sur le genre ou les sexualités, il a en effet semblé opportun au comité organisateur de se pencher cette fois sur les perspectives qu’offre le féminisme dans la compréhension du rapport des personnes et des sociétés à l’espace. Après tout, les études sur le genre et les sexualités apparaissent historiquement dans les universités américaines et en France grâce au combat féministe dans l’institution universitaire.

    L’objectif poursuivi est d’impulser une dynamique collective sur les apports, les usages et les pratiques féministes en géographie. Cela permettra d’écrire collectivement l’histoire du féminisme en géographie dans le contexte universitaire français. On se demandera parallèlement de quelles façons certaines influences anglo-américaines ont été plus ou moins prises en compte. Nous souhaitons entre autres examiner la présence, l’absence, voire l’éclipse du féminisme dans l’espace de l’institution universitaire et des programmes de géographie. Quels sont donc les espaces des féminismes qui restent ? Quelles sont les références principales qui ont été adoptées, à quels moments ? Quelles sont les réticences qui ont pu limiter le développement de certains types de féminismes ? Quelle place pour les féminismes dans les questions de genre et de sexualités (en lien avec le développement des théories queer et trans notamment). Le colloque a aussi pour ambition d’interroger les liens et les rapports du masculin aux féminismes, non seulement sa théorie mais également sa pratique, par son combat pour l’égalité, par sa critique de la production du savoir, par ses modes pédagogiques de transmission du savoir. Il interrogera également la manière dont l’éventail des masculinités et des féminités cisgenres et transgenres permettent de redéfinir les féminismes. Enfin, au-delà des genres et des sexualités, les féminismes peuvent être pensés de manière intersectionnelle en lien avec les autres rapports de domination ou dans le cadre de différents rapports de pouvoir, liés à l’âge, au statut social, au groupe culturel, aux genres et sexualités, au handicap, etc.

    Le colloque invite des communications de nature théorique, épistémologique, historique, des études de cas, des expériences et des témoignages à propos du féminisme en géographie, dans les sciences sociales en général mais aussi, plus largement, dans les institutions (Éducation Nationale, enseignement supérieur, laboratoires de recherche) et dans la société.

    Les organisateur.ice.s du colloque lancent un appel à communications et à des ateliers thématiques. Nous proposons d’ores et déjà plusieurs axes thématiques :

    Théories, épistémologies, terrains et méthodes

    Quelles théories féministes pour et en géographie ? (théories, méthodologies, épistémologies) ? Comment le féminisme en tant que positionnement vient déstabiliser la manière de faire de la recherche, proposer d’autres modèles que celui de la science masculine et dite universelle ? Qu’apporte le féminisme à la pensée et à la pratique féministes ? Comment peut-on légitimer des thèmes de recherches qui étaient auparavant considérés comme non légitimes ? Quelles réticences ? Quels blocages ? Quels sont les apports des concepts d’intersectionnalité et de consubstantialité/coextensivité des rapports de domination ?

    Terrain et pratiques au prisme du féminisme

    Quels enjeux pour des corps minoritaires (femmes, personnes queers, trans, non blanches, handicapé.e.s…) sur le terrain, sur des terrains ? Les conceptions du terrain en géographie sont-elles sexistes ? Quelles approches du terrain pour des études féministes ? Quel genre de terrain ?

    Pédagogies critiques et féministes

    Les pédagogies féministes visent à déconstruire le rapport de pouvoir à la connaissance : est-ce possible ? Quelles dynamiques de classe (classroom dynamics) favorisent-elles ? La e.Education est-elle une opportunité ou au contraire menace-t-elle le potentiel d’innovation apporté par les pédagogies féministes ?

    Être féministe dans les institutions de recherche et l’université

    Comment se dire féministe et quelles pratiques dans l’institution ?

    Se déclarer féministe dans le monde universitaire est-il une expérience en soi ? Quelle visibilité pour le féminisme dans l’institution ? Quelles pratiques peuvent permettre de changer l’institution et les différents types de rapports de pouvoir qui s’y manifestent ?

    Militantisme ou engagement ?

    Comment le féminisme se traduit-il en pratique ? Quels liens effectuer entre action féministe dans et hors de l’institution ? Entre action militante et vie quotidienne ?

    Comment le masculin se situe-t-il par rapport au combat féministe ?

    Le genre masculin et les hommes sont-ils solubles dans le féminisme ? Quelles conséquences pour les hommes se déclarant (pro)féministes ? Au-delà de la critique et de la théorie, quelles sont les pratiques adaptées pour les hommes ? Quid des groupes masculinistes (men’s groups) et de l’opposition aux féministes ? Comment penser les alliances entre hommes cisgenres (pro)féministes et femmes féministes ?

    Féminisme à la française ?

    Quelles spécificités nationales ou culturelles ?

    La France connait plusieurs courants féministes depuis les années 1970-1980 : féminismes « lutte de classe », différentialiste, matérialiste, pro-sexe. Comment l’histoire du féminisme en France évolue-t-elle dans le monde de la recherche ces dernières années ? Comment l’émergence des théories queers s’oppose ou se conjugue-t-elle au féminisme ?

    Que signifie être géographe féministe (dans les années 1980, 1990, 2000 et 2010) ? Ou se dire féministe ?

    Pour répondre à cette question, plusieurs axes peuvent être proposés. Comment les géographes entrent-elles en contact avec le féminisme (par le militantisme, par la recherche ?) ? Comment le féminisme (en géographie ?) peut-il être pensé en complémentarité avec d’autres positionnements (trans, queer of color…) ? Comment penser un féminisme qui part des femmes pour s’étendre de façon intersectionnelle à d’autres rapports de domination que le patriarcat ? Existe-t-il une lecture géographique du féminisme ?

    Espaces, lieux et spatialités du féminisme

    Dans quels lieux et espaces se déploient les mouvements féministes (terrain d’expression : militantisme ? académie ?) Mais aussi : dans la rue/espace public (manifestations), sur Internet/espace virtuel (textes, blog, réseaux sociaux…). Que nous révèlent les grandes exploratrices ou les récits de voyages au féminin ? Quelles trajectoires, parcours dans l’Institution, entre légitimité scientifique et discrimination structurelle ?

    Organisation des journées : le comité organisateur a tenu à ouvrir la biennale dans le haut lieu de la géographie en France, soit l’Institut de géographie (matinée du jeudi). Le reste de la biennale aura lieu à la Maison de la Recherche de l’université Paris Sorbonne et possiblement dans un autre lieu. Des rencontres avec des collectifs militants et des performances sont également prévues.

    Document de travail pour la biennale : Le comité d’organisation souhaite mettre à disposition des participant.e.s et des coordinateur.ice.s de session un document pdf de toutes les communications qui seront présentées permettant de faire circuler plus facilement les connaissances quand des sessions se tiendront en parallèle. Pour cette raison, nous demanderons aux participant.e.s d’envoyer une version écrite de leur communication pour le 15 mai. Pour plus d’informations, rendez-vous sur la page "Recommandations aux auteur.e.s".

    #féminisme