• Mussolini à Tbilissi – Un récit de la Géorgie d’aujourd’hui
    Festivals littéraires, chaises vides et poètes emprisonnés : l’écrivain géorgien Archil Kikodze réfléchit à ce que signifie faire vivre une culture assiégée – et voit l’Europe devenir un mythe au moment même où ses concitoyens tentent de s’y raccrocher.
    https://voxeurop.eu/fr/mussolini-tbilissi-georgie-europe-archil-kikodze

    Le parcours européen inachevé de la Géorgie : la question universitaire
    Alors que la liberté académique est mise à mal en Géorgie, revenir sur l’histoire complexe de l’enseignement supérieur dans ce pays apporte un nouveau regard sur ses aspirations européennes et les obstacles qui se dressent sur son chemin.
    https://voxeurop.eu/fr/georgie-parcours-europeen-universites

    #georgie

  • Géorgie : comment le gouvernement démantèle l’opposition et les universités 

    Alors que des dizaines de milliers de personnes ont rendu hommage, dans la capitale Tbilissi, au patriarche de l’Église orthodoxe géorgienne, Ilia II, une figure religieuse majeure décédée le 17 mars dernier, le virage autoritaire engagé depuis un certain temps en Géorgie se poursuit. Outre les figures plus ou moins importantes de l’opposition, les journalistes et les simples citoyen·nes, c’est désormais le système éducatif qui est pris pour cible : un scénario déjà vu dans d’autres régimes autoritaires à travers le monde, comme en Hongrie, en Russie et en Turquie.

    https://www.valigiablu.it/georgia-repressione-dissenso-universita

    #georgie

  • L’Irlande, cinquième pays de l’UE en termes de nombre de demandes d’asile par habitant - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70776/lirlande-cinquieme-pays-de-lue-en-termes-de-nombre-de-demandes-dasile-

    L’Irlande, cinquième pays de l’UE en termes de nombre de demandes d’asile par habitant
    Par La rédaction Publié le : 08/04/2026
    Avec 2,4 demandes d’asile pour 1 000 habitants, l’Irlande se place en cinquième position des pays de l’Union européenne en nombre de primo-demandeurs par rapport à sa population. La Somalie est la première nationalité, représentant plus d’un demandeur sur six. Même si les chiffres sont en baisse, comme partout en Europe, le gouvernement irlandais envisage pour 2026 des mesures de restriction de l’accueil et d’accélération des procédures. L’Irlande est le cinquième pays de l’Union européenne (UE) en termes de premières demandes d’asile reçues par habitant. Et ce, même si les chiffres de l’asile ont diminué de 30 %, passant de plus de 18 000 demandes reçues en 2024 à près de 13 000 en 2025 - ce qui constitue un retour aux seuils de 2022 / 2023. De nouveaux chiffres publiés fin mars par la Commission européenne montrent en effet que l’Irlande a reçu 2,4 demandeurs d’asile pour 1 000 habitants l’année dernière. Il s’agit du cinquième ratio derrière la Grèce (5,3 pour 1 000) ; Chypre et l’Espagne (2,9 toutes les deux) et le Luxembourg (2,6).
    Ce taux est en baisse : en 2024 avec ses 18 000 demandes reçues, l’Irlande comptait 3,4 demandeurs pour 1 000 habitants, détaille le média irlandais BreakingNews.ie : le pays se plaçait alors au troisième rang européen. Cette diminution s’inscrit dans un contexte plus large : l’Union européenne a connu une baisse générale des demandes d’asile de 27 % en 2025. Le taux moyen est alors passé de 2 à 1,5 demandes pour 1 000 habitants dans l’UE. Parmi les États-membres, seuls la Lettonie, la Lituanie et la Hongrie ont enregistré une légère augmentation du nombre de demandes d’asile.
    Malgré la baisse de la demande d’asile, le gouvernement irlandais compte bien faire entrer en vigueur cette année son nouveau projet de loi sur la protection internationale, qui prévoit un traitement plus rapide des demandes d’asile et des potentiels renvois. Cet important ensemble de réformes présenté fin 2025 prévoit, entre autres, que les demandeurs d’asile salariés reversent entre 10 et 40 % de leur revenu hebdomadaire aux frais d’hébergement - ce qui concernerait environ 7 500 personnes selon le ministre de la Justice, Jim O’Callaghan. Dans le cadre de ce projet de loi également, le gouvernement a durci les règles relatives au regroupement familial pour les réfugiés, en limitant la possibilité de faire venir leurs proches dans le pays. Ceux-ci devront patienter pendant trois ans avant que leur conjoint-e et leurs enfants puissent les rejoindre.
    Si le texte est adopté sans modification par le parlement, cette mesure entrera en vigueur avec le reste de la loi sur la protection internationale à la mi-2026. Une telle proposition gouvernementale « est cruelle » et va « directement à l’encontre de tout ce que nous devrions défendre en tant que pays », a réagi en février le porte-parole du Parti travailliste pour la justice, Alan Kelly.C’est que les conditions de vie des primo-arrivants sont déjà rudes. Fin février, la Haute cour de justice a condamné l’État irlandais à verser 9 500 et 6 000 euros à deux demandeurs d’asile - un Afghan et un Indien - qui avaient attaqué l’État en justice pour avoir été laissés sans abri à leur arrivée dans le pays en 2023, a rapporté l’Irish Times.
    Ces dernières années, en particulier en 2024 lors de la hausse des arrivées, les hommes seuls se sont de plus en plus retrouvés sans solution d’hébergement, le gouvernement mettant en avant la crise du logement et la saturation des centres d’accueil. « Pour aller faire nos besoins, nous devons marcher environ six kilomètres. On va dans une mosquée du centre-ville qui nous accepte », témoignait Sami*, un Afghan rencontré par InfoMigrants dans les rues de Dublin en 2024. « C’est tellement insupportable la vie ici, je suis à bout. Je me sens tout le temps triste ». En janvier 2026, 1 123 nouvelles demandes d’asile sont arrivées en Irlande, selon le dernier rapport mensuel des autorités de protection irlandaises. Soit légèrement plus (3,5%) qu’en janvier 2025. Pas moins d’un quart de ces demandes émanaient de ressortissants somaliens. La Somalie promet ainsi de se maintenir en tête des nationalités qui demandent l’asile dans le pays. Avec 2 015 demandes en 2025, le pays représente au moins un demandeur sur six en Irlande. Les nationalités qui suivent sont le Nigeria (1 910) ; le Pakistan (1 665) ; l’Afghanistan (1 290) et la Géorgie (865).
    Depuis septembre 2025, le gouvernement encourage les retours volontaires vers les pays d’origine, en gonflant l’aide financière dédiée. Les personnes choisissant de rentrer volontairement avant ou après avoir reçu une décision de première instance sur leur demande de protection peuvent désormais recevoir 2 500 euros d’aide par personne, et jusqu’à 10 000 euros maximum par famille.

    #Covid-19#migration#migrant#UE#irlande#asile#politiquemigratoire#sante#somalie#nigeria#pakistan#afghanistan#georgie

  • Géorgie : « Quand ils s’en prennent à quelqu’un comme Mzia, ils espèrent dissuader tous les journalistes de continuer ce métier » - entretien avec Irma Dimitradze

    Ces dernières années, la liberté de la presse en Géorgie s’est fortement dégradée, sous l’effet de pressions politiques croissantes, de lois restrictives et d’une multiplication des attaques contre les journalistes. La condamnation en 2025 de la journaliste Mzia Amaghlobeli, fondatrice des médias indépendants Batumelebi et Netgazeti, à l’issue d’un procès largement dénoncé comme inéquitable, est devenue le symbole de ce tournant autoritaire. Reporters sans frontières (RSF) s’est entretenue avec Irma Dimitradze, proche collaboratrice de Mzia Amaghlobeli. 

    https://rsf.org/fr/géorgie-quand-ils-s-en-prennent-à-quelqu-un-comme-mzia-ils-espèrent-dissuader-t

    #georgie

  • Géorgie : la stratégie discrète de Pékin dans l’espace informationnel

    Depuis 2022, Pékin renforce discrètement sa présence dans l’espace informationnel géorgien. Sans ouvrir de média d’État sur place, les autorités chinoises s’appuient sur des relais locaux, en particulier des médias pro-Kremlin ou pro-gouvernementaux, pour promouvoir leurs narratifs. Reporters sans frontières (RSF) alerte sur cette stratégie d’influence diffuse qui, dans un paysage médiatique fragilisé, contribue à la circulation et au renforcement mutuel de récits autoritaires au détriment du pluralisme.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/11/15/la-georgie-donne-lexemple-frappant-dun-recul-democratique-extremement-rapide/#comment-72731

    #georgie #chine

  • Comment les émigrés russes ont discrètement pris le contrôle de secteurs-clé de l’économie géorgienne

    Arrivés par dizaines de milliers après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, les émigrés russes sont en train de transformer rapidement les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la tech en Géorgie, évinçant les entreprises locales, cassant les prix des guides touristiques, exploitant les failles fiscales et suscitant des inquiétudes économiques, culturelles et sécuritaires.

    Lire l’article de Mariam Kachkachashvili, Eto Midelashvili, Aydan Yusif - iFact (Tbilisi) traduit par VoxEurop
    https://voxeurop.eu/fr/prise-controle-economie-georgie-russie

    #georgie

  • Mzia Amaghlobeli, un modèle pour tous les journalistes de Géorgie que le gouvernement cherche à faire taire
    La journaliste Mzia Amaghlobeli est détenue depuis janvier 2025. Son arrestation est une mise en garde adressée aux médias indépendants de Géorgie, et révèle l’érosion de la liberté de la presse, un droit miné par la loi contre les “agents étrangers” et par les actes d’un régime qui craint davantage la vérité que la dissidence.
    https://voxeurop.eu/fr/mzia-amaghlobeli-georgie-journalisme-liberte-presse

    Ce que la Géorgie révèle sur la montée du techno-autoritarisme
    Le parti pro-russe au pouvoir en Géorgie n’est pas une anomalie. Il s’inscrit dans une vague d’accélérationnisme qui déferle sur le monde, suivant un modèle autoritaire alimenté par le techno-féodalisme, l’influence chinoise dans la région et l’érosion de la démocratie libérale à travers le monde.
    https://voxeurop.eu/fr/georgie-democratie-techno-autoritarisme

    #georgie

  • Les mouvements démocratiques aux portes de l’Union Européenne : Serbie, Géorgie, Belarus

    Avec Ivica Mladenović (CRESPPA/CNRS), Danica Djerić (collectif Pariz 11:52 de soutien aux étudiants serbes), Marika Mikiashvili (parti დროა !, Droa !, de l’opposition démocrate libérale géorgienne) et Alice Syrakvash (opposition bélarusse et communauté des Bélarusses à Paris).

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Les-mouvements-democratiques-aux-portes-de-l-Union-europeenne-Ser

    #serbie #georgie #belarus

  • Géorgie : pourquoi l’Europe doit agir maintenant

    La dérive autoritaire de la Géorgie dépasse largement le cadre d’un processus politique interne. C’est là que la Russie teste dans quelle mesure elle peut diffuser des politiques répressives et des discours anti-occidentaux sans que l’UE ne prenne de contre-mesures. La résistance de la société civile est forte, mais l’action de l’Europe est indispensable.

    Cela fait environ un an que le controversé Premier ministre géorgien Irakli Kobakhidze a annoncé la suspension unilatérale des négociations d’adhésion à l’UE. Depuis lors, un grand nombre de Géorgiens, qui voient l’avenir de leur pays fermement ancré dans l’UE et non comme vassal d’une Russie néo-impérialiste, protestent chaque jour contre cette décision.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/12/30/manifestations-antigouvernementales-en-georgie/#comment-70585

    #georgie

  • Géorgie : 600 attaques contre la presse en un an, un tournant répressif sans précédent

    Depuis un an, les atteintes à la liberté de la presse en Géorgie franchissent un seuil inédit, selon les données du Center for Media, Information, and Social Studies (CMIS), dévoilées en partenariat avec Reporters sans frontières (RSF). L’organisation dénonce une stratégie délibérée d’intimidation, de harcèlement et de criminalisation du journalisme indépendant et appelle les autorités à mettre fin immédiatement à cette dérive autoritaire.

    Lire en russe / Читать на русском

    Samedi 22 novembre au soir, le journaliste de TV Pirveli Giorgi Mamniashvili disparaît après avoir couvert une manifestation sur l’avenue Rustaveli, à Tbilissi : plusieurs heures plus tard, la police confirme sa détention. Son avocat rapporte qu’il a subi un traitement dégradant au commissariat – menotté les mains dans le dos, forcé à se déshabiller et à faire des squats – et a été privé, dans les premières heures, de son droit à contacter un avocat. Deux semaines plus tôt, les journalistes de Formula TV Liza Tsitsishvili et de Mediachecker.ge Ninia Kakabadze étaient interpellées, elles aussi pour avoir couvert une marche de protestation. Ces arrestations éclair illustrent ce qu’est devenue la Géorgie pour les médias indépendants : un pays où près d’une cinquantaine de violations les visent chaque mois.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/11/15/la-georgie-donne-lexemple-frappant-dun-recul-democratique-extremement-rapide/#comment-70397

    #international #georgie

  • « La Géorgie donne l’exemple frappant d’un recul démocratique extrêmement rapide »

    Mediapart publie une lettre exclusive d’Elene Khoshtaria, présidente du parti d’opposition pro-européen Droa. Placée en détention provisoire depuis le 15 septembre 2025 pour avoir tagué une affiche électorale du parti au pouvoir, le Rêve géorgien, elle risque entre 7 et 15 ans de prison.

    « Ce dont nous sommes témoins en Géorgie n’est pas une simple crise nationale. C’est une crise à trois dimensions : géopolitique, autocratique et humanitaire.

    Le régime en place, sous la direction du Kremlin, mène une guerre hybride afin de prendre le contrôle du pays, mettre fin à son intégration euro-atlantique et créer une zone d’instabilité dans la région du Caucase.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/11/15/la-georgie-donne-lexemple-frappant-dun-recul-d

    #inernational #georgie

  • #Frontex, agent intouchable du #renseignement_migratoire

    L’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, Frontex, est devenue, en vingt ans [1], le bras armé des politiques sécuritaires de l’Union européenne (UE) et de ses États membres. Initialement créée pour coordonner le contrôle des #frontières, organiser les #expulsions et produire des « #analyses_de_risques » des mouvements de populations, Frontex a élargi son champ d’intervention bien au-delà des questions migratoires.

    Nonobstant des enquêtes institutionnelles et journalistiques ayant démontré que ses officiers s’étaient rendus coupables de graves #violations_de_droits, tout semble organisé pour que la responsabilité de l’agence Frontex ne soit ni engagée ni reconnue. En sus de ses traditionnelles activités de #surveillance et de #contrôle des frontières prévues dans le règlement (UE) 2019/1896, l’agence tentaculaire dotée de moyens exponentiels est devenue tout à la fois agent du renseignement, négociateur, influenceur et membre d’un réseau de dissuasion violente, que rien ni personne ne semble pouvoir arrêter.

    Produire de l’information, qu’importe sa véracité

    Comme pour tout bon agent du renseignement, recueillir et exploiter des informations relevant de la vie privée est un axe essentiel du travail de Frontex. Elle collecte ces #données par le biais des États membres, d’agences européennes et d’organisations partenaires, mais aussi dans le cadre de ses propres opérations (maritimes, aériennes, terrestres). Elle est présente aux #frontières_maritimes (Méditerranée centrale et Manche), ainsi qu’aux #frontières_terrestres et aériennes de plusieurs pays (#Albanie, #Géorgie, #Monténégro, #Serbie, #Macédoine_du_Nord, #Moldavie, #Ukraine). Elle a progressivement élargi ses activités vers la zone #pré-frontière de l’UE et ouvert des bureaux #satellites temporaires dans des pays tiers du voisinage méridional et en #Afrique_de_l’Ouest [2].

    Quantité d’informations sont susceptibles d’être enregistrées : certaines sont générales, telles les routes migratoires empruntées, les dates de franchissement de frontière, les listes de passagers ou le pays de provenance ; d’autres, plus spécifiques, sont relatives aux #données_biographiques, aux incidents au cours d’opérations, jusqu’au lieu où se cachent les personnes au moment du contrôle. Les données recueillies nourrissent divers fichiers, parmi lesquels celui d’#Eurosur, instrument de surveillance et d’échange d’informations entre Frontex et les États membres, ou le #Joint_Operation_Reporting_Application (#Jora). Elles donnent aussi – et surtout – lieu à la production de #rapports_analytiques, avec une photographie de la situation aux frontières, supposés permettre de déterminer le niveau de « #risques » de déplacements vers le continent européen.

    Le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) estime que, malgré les moyens déployés, les « analyses de risques » produites par l’agence sont fondées sur des informations peu fiables, obtenues lors d’entretiens menés sans le consentement des migrant·es ni protection de leur identité [3]. Il a également émis des réserves quant à la sécurisation des données et l’ampleur de la collecte.

    L’#opacité des activités de Frontex inquiète aussi le Médiateur européen, qui a traité plusieurs plaintes concernant l’impossibilité d’accéder à des documents et informations. Il faut préciser que l’agence est très réticente à fournir les informations demandées, y compris à ses propres contrôleurs, chargés depuis 2019 d’évaluer en permanence le respect des droits fondamentaux dans ses activités opérationnelles [4].

    Frontex reconnaît elle-même que ses chiffres comportent des #erreurs : alors qu’elle communique chaque année sur le nombre de franchissements de frontières non autorisés, elle admet qu’« il n’existe aucun dispositif permettant d’établir le nombre exact de personnes ayant franchi les frontières [5] ». Mais pour elle, il s’agit presque d’une question secondaire : selon sa directrice adjointe, Aija Kaljana, « il est essentiel de devenir une organisation axée sur le #renseignement, car les ressources humaines et techniques sont limitées [6] ». L’ambition de Frontex est donc de passer d’une agence du contrôle migratoire à un #service_de_renseignement.

    Travailler en synergie, y compris hors du champ migratoire

    L’agence, au cœur d’un vaste réseau d’échanges de données, coopère avec de nombreux services, civils ou militaires, ayant des objets aussi variés que la pêche, la lutte contre le #narcotrafic ou la #sécurité_aérienne [7]. Frontex a créé, en 2018, la #Maritime_Intelligence_Community–Risk_Analysis_Network (#MIC-RAN), soit une communauté du #renseignement_maritime et un réseau d’analyse des risques, pour collecter des données et diffuser des rapports sur les #menaces_maritimes (i.e. l’appropriation illégale des zones maritimes, les conséquences du réchauffement climatique, les « usages illégaux » de la mer). Autre illustration de la diversité de ses collaborations : l’agence négocie des accords avec des sociétés d’affrètement comme #EASP_Air, #DEA_Aviation ou #Airbus [8] qui fournissent des #aéronefs, le personnel pour les exploiter et l’infrastructure technique pour la transmission des données enregistrées, en temps réel, au siège à Varsovie [9]. Elle capte également des données depuis l’espace, car elle a conclu un contrat avec #Unseenlabs, une entreprise française spécialisée dans la surveillance maritime par radiofréquence depuis l’espace, ou se sert des satellites du programme #Copernicus d’observation de la Terre qui sont utilisés pour la sécurité, la protection civile, la gestion de l’environnement et la recherche sur le changement climatique [10].

    Engagée dans des projets de recherche et développement, l’agence finance ceux qui se focalisent sur le matériel de surveillance [11]. Elle a étroitement suivi les avancées du programme #ITFlows, un outil de prédiction des flux migratoires à partir de techniques d’analyse automatisée de données, en y contribuant activement via la fourniture d’informations récoltées dans le cadre de ses missions [12]. Dans le même registre, elle a organisé avec des garde-côtes italiens, début 2025, un atelier international intitulé Évolution des garde-côtes : l’#intelligence_artificielle et les systèmes sans pilote améliorent les opérations de recherche et de sauvetage. Vaste programme à l’heure où le recours à l’intelligence artificielle (#IA) pose de sérieuses questions éthiques [13].

    Au-delà des frontières de l’Europe, Frontex multiplie des #campagnes qui sont de véritables opérations de séduction, afin de s’assurer du concours des États tiers pour empêcher les départs depuis les pays d’origine. Ainsi est-elle à l’initiative du projet #Africa–Frontex_Intelligence_Community (#Afic) dans huit pays africains (#Côte_d’Ivoire, #Gambie, #Ghana, #Mauritanie, #Niger, #Nigeria, #Sénégal et #Togo), officiellement lancé pour « collecter et analyser des données sur la #criminalité_transfrontalière et soutenir les autorités impliquées dans la #gestion_des_frontières ». Frontex a également organisé des séances opérationnelles de #sensibilisation à la lutte contre la #fraude_documentaire et la fraude à l’identité en #Albanie, #Bosnie-Herzégovine, #Égypte, #Géorgie, #Moldavie, #Macédoine_du_Nord, #Serbie et en #Tunisie.

    Comme pour conforter sa place centrale dans le réseau d’information qui surveille tout et constamment, c’est avec les services de répression, tels l’#Office_européen_de_police (#Europol) et l’#Organisation_internationale_de_police_criminelle (#Interpol), que l’agence a intensifié ses relations. Depuis 2008, Frontex signe des accords de coopération et des plans d’action conjoints avec Europol pour partager avec cette agence les informations qu’elle recueille, singulièrement via Eurosur, à des fins de lutte contre la criminalité ou le terrorisme. Sur le terrain, cette entente s’est notamment matérialisée durant des opérations relevant de la politique de sécurité et de défense commune (opérations #Sophia et #Jot_Mare en 2015). Plus surprenant : en 2024, Frontex a codirigé une opération internationale visant à lutter contre la #contrebande_de_drogue par voie maritime en fournissant un soutien technique et opérationnel [14] ; elle est aussi intervenue pour des opérations de soutien pendant les #Jeux_olympiques en France [15], pendant la compétition de l’Euro en Allemagne, ou encore durant la guerre en Ukraine... Elle outrepasse ainsi sa mission initiale et s’érige comme un organe de « super-contrôle ».

    De son côté, Interpol travaille avec l’UE et Frontex dans le domaine de la sécurisation des frontières, sous forme de collaborations techniques, de #formations et de projets de recherche communs. Frontex a élaboré un manuel de référence contenant des alertes de falsification et des cartes de contrôle rapide servant d’aides visuelles à la décision lors de la vérification de documents. Ce dispositif est désormais au cœur du système de bibliothèque électronique de documents #Frontex-Interpol (#Fields). Les #bases_de_données d’une agence de surveillance des frontières et celles d’une organisation de lutte contre la criminalité sont dès lors interconnectées.

    Une agence opaque et délétère qui influence les législations

    Plusieurs enquêtes documentées décrivent les actes illicites commis par l’agence sur ses terrains d’intervention. Il n’est plus à démontrer qu’elle s’est rendue complice ou coupable, à de nombreuses reprises, de #refoulements (#push-backs) en Grèce, pourtant interdits par le droit international. Des refoulements qui sont recensés dans sa base de données #Jora comme de simples opérations de « #prévention_de_départs [16] ». Des pratiques similaires ont été dénoncées à la frontière bulgare, où des violences ont été commises par des garde-frontières participant aux opérations de Frontex [17]. À #Chypre, de nombreux ressortissant·es syrien·nes ont été illégalement enfermé·es et d’autres ont été expulsé·es vers la Syrie, sous les yeux d’officiers de Frontex [18]. Des pratiques épinglées par l’Office européen de lutte antifraude (Olaf), qui a émis des doutes sur « la capacité de l’agence FRONTEX à […] veiller au respect et à la protection des droits fondamentaux dans toutes ses activités aux frontières extérieures ».

    L’agence va jusqu’à fabriquer de fausses informations lorsqu’elle prétend sauver des vies en mer, alors qu’elle transmet la position des embarcations en détresse aux #garde-côtes_libyens, dont les comportements violents envers les personnes migrantes sont notoires [19]. Il lui arrive aussi d’interrompre la prise de vue aérienne au-dessus de la mer Méditerranée pour ne pas avoir à référer d’abandon de personnes en mer [20]. En 2023, un navire où s’entassaient près de 200 migrants au large des côtes italiennes (Crotone) ne présentait, selon le rapport d’incident de Frontex, « pas d’intérêt particulier ». La même année, Frontex a omis d’envoyer un signal de détresse lors du naufrage de l’Adriana (Pylos), provoqué par une manœuvre des garde-côtes grecs [21]. Faut-il le rappeler, alerter les secours relève pourtant d’une obligation internationale de droit maritime. La multiplication des cas de refoulements ou le silence gardé à la vue d’embarcations en détresse contribuent à abaisser les standards de protection. L’agence fait en outre croire qu’elle s’intéresse au sort des personnes expulsées, voire améliore leur situation, lorsqu’elle met en avant les effets bénéfiques qu’aurait eu le retour dans le pays d’origine [22]. La violation des #droits_fondamentaux se banalise et, dans un contexte d’impunité généralisée, est traitée en matière migratoire comme un dommage collatéral.

    Malgré ces multiples mises en cause, Frontex exerce une influence croissante sur les instances politiques et les législations européennes. Ses « analyses de risques » sont l’unique source d’information de la Commission européenne, et l’image construite d’une perpétuelle « #crise aux frontières » qu’elles donnent à voir sert à justifier l’augmentation des contrôles et des mesures sécuritaires. Depuis des années, l’agence véhicule une image négative de la migration en la présentant comme une menace dont il faudrait se protéger.

    Cette image trouve sa traduction dans les réformes législatives. L’insistance de Frontex à alerter, dans ses rapports d’activité, sur « les #mouvements_secondaires […] à grande échelle » ou sur la persistance de la #pression_migratoire a sans nul doute contribué à l’adoption, en 2024, du #pacte_européen_sur_la_migration_et_l’asile. Un pacte dans la mise en œuvre duquel Frontex détient un rôle clé, avec, notamment, les nouvelles attributions qui lui sont confiées aussi bien lors des procédures frontalières (« #filtrage ») que dans l’organisation des #expulsions. Onze États sont en train de s’équiper d’un système informatique numérisé de gestion des retours sur le modèle du #Return_Case_Management_System (#Recamas) mis au point par Frontex.

    La réforme du règlement #Eurodac ouvre une nouvelle brèche en permettant à l’agence de consulter le #répertoire_central_des_rapports_et_statistiques (#CRRS) et d’avoir accès aux #statistiques de l’agence de l’Union européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d’information à grande échelle au sein de l’espace de liberté, de sécurité et de justice (#EU-Lisa).

    Enfin, la #réforme en cours des directives « Facilitation » et « Retour » risque de renforcer les pouvoirs de l’agence, en augmentant – encore – son #budget et en l’autorisant à transférer à des pays tiers des données relatives à des ressortissants aux fins de #réadmission.

    Une agence peu fiable, mais intouchable

    Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 74 352 personnes ont trouvé la mort depuis 2014 en tentant de franchir les frontières [23]. En dehors du champ de la migration, l’acteur, personne physique ou morale, qui serait impliqué dans une telle hécatombe serait poursuivi et jugé, voire condamné. Malgré les preuves tangibles de la #responsabilité de Frontex, comme de l’UE et de ses États membres, dans ces drames, aucun d’entre eux n’a jamais été inquiété. Bien au contraire, la Commission européenne confirme son agenda politique basé sur la mise à l’écart des personnes exilées en donnant à l’agence un rôle de premier plan dans les politiques migratoires européennes et en proposant de tripler ses effectifs. Les États s’appuient toujours plus sur Frontex : en 2024, la #Belgique a adopté une loi pour permettre le déploiement d’officiers de l’agence sur son territoire afin de soutenir la police fédérale dans l’exécution des expulsions. Le #Royaume-Uni a signé un accord de coopération avec Frontex sur divers aspects de la gestion des frontières, comme la surveillance et l’évaluation des risques, l’échange d’informations, le renforcement des capacités et le partage d’expertise. Dans ces conditions, pourquoi l’agence intouchable s’arrêterait-elle là, même coupable du pire ? La meilleure défense étant l’attaque, la criminalisation des solidarités et la décrédibilisation de celles et ceux qui dénoncent ses actions – à l’image de la campagne Abolish Frontex accusée de « discours haineux » – sont érigées en stratégie de dissuasion. De même, celles et ceux qui pallient l’action défaillante des États, comme les ONG de sauvetage en mer, sont assimilées à des réseaux de passeurs. Une #rhétorique qui ressemble à s’y méprendre à celle des partis populistes.

    https://migreurop.org/article3472.html
    #migrations #réfugiés #directive_retour #directive_facilitation

    ping @karine4 @reka

  • En Géorgie, l’Horeca paie le prix de la dérive autoritaire du pays

    Alors que les chiffres officiels du gouvernement pro-Kremlin célèbrent un boom touristique record, le secteur hôtelier géorgien est confronté à des fermetures, des licenciements et une chute des prix. En effet, les troubles politiques et l’incertitude effraient les visiteurs européens et freinent la reprise locale.

    https://voxeurop.eu/fr/georgie-entreprises-horeca-crise-russie

    #international #georgie

  • La Géorgie se rapproche de plus en plus de Poutine entre manifestations, élections sans observateurs/observatrices et opposition réduite au silence

    Moins de douze mois après les élections législatives controversées de 2024, des élections municipales ont eu lieu le 4 octobre en Géorgie, dominées une fois de plus par le parti au pouvoir depuis treize ans, Rêve géorgien. Cependant, l’appel aux urnes a été boycotté par la plupart des partis d’opposition qui ont invité les citoyen·nes à descendre dans la rue le jour du vote dans le cadre d’une « révolution pacifique » annoncée ces dernières semaines. À partir de samedi après-midi, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées sur la place de la Liberté, dans le centre de la capitale, Tbilissi. Lorsque des groupes de manifestant·es ont tenté de faire irruption dans le palais présidentiel, elles et ils ont toutefois été dispersés par la police à l’aide de canons à eau et de gaz lacrymogènes.

    https://www.valigiablu.it/georgia-elezioni-sogno-georgiano-proteste

    #international #georgie

  • Contre l’inscription de la Géorgie sur la liste des pays d’origine sûrs

    Par une décision du 25 avril 2024, le Conseil d’Etat avait confirmé la légalité de l’inscription de la Géorgie sur la liste des pays d’origine sûrs (POS) à la date de son inscription. Le placement d’un pays sur la liste des POS entraîne d’importantes conséquences pour les personnes demandeuses d’asile originaires de ces Etats. Ainsi, au moment de l’enregistrement de la demande d’asile, la préfecture place automatiquement la demande d’un-e ressortissant-e POS en procédure accélérée. Comme l’ensemble des demandes d’asile en procédure accélérée, elle doit être examinée plus rapidement par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) mais aussi par la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) qui statue à juge unique et non pas en formation collégiale comme c’est le cas pour les procédures normales. En outre, le recours devant la CNDA n’est pas suspensif.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/12/09/georgie-comment-vaincre-ivanishvili-et-autres-textes/#comment-69467

    #international #georgie

  • Géorgie. La condamnation de manifestant·e·s témoigne d’une justice dévoyée dans le but de faire taire la dissidence

    En réaction à la condamnation en Géorgie, les 2 et 3 septembre 2025, de 20 manifestant·e·s à des peines de prison pour avoir participé à des rassemblements antigouvernementaux, notamment le 3 septembre du militant de l’opposition Saba Skhvitaridze et de l’acteur Andro Chichinadze, le directeur adjoint pour l’Europe de l’Est et l’Asie centrale à Amnesty International, Denis Krivosheev, a déclaré :

    « Les procès d’Andro Chichinadze, de Saba Skhvitaridze et des autres accusés révèlent que le gouvernement géorgien instrumentalise la justice pénale afin de punir les manifestant·e·s et de réduire au silence les dissident·e·s. Les manifestants en Géorgie subissent des violations des droits humains sous forme de torture et de mauvais traitements, de détentions arbitraires et de procès iniques.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/12/09/georgie-comment-vaincre-ivanishvili-et-autres-textes/#comment-68767

    #international #georgie

  • “Le gouvernement a mis la main sur l’audiovisuel public” : le journaliste géorgien Joseph Katsitadze témoigne de la perte d’indépendance du groupe GPB

    Dans une vidéo pour Reporters sans frontières (RSF), le journaliste géorgien Joseph Katsitadze témoigne de la subordination du Georgian Public Broadcaster (GPB), son ancien employeur, par les autorités. Le média public a peu à peu été transformé en relais du parti au pouvoir, Rêve géorgien, de façon plus marquée depuis la campagne pour les élections législatives d’octobre 2024, entachées de fraudes. RSF appelle tous les partenaires du GPB, dont l’Union Européenne de Radio-Télévision (UER), à prendre des mesures pour contrer ces ingérences.

    “Ce n’est plus de l’audiovisuel public. C’est de l’obéissance politique grimée en journalisme.” Dans une vidéo pour RSF, l’ancien journaliste du groupe audiovisuel public GPB Joseph Katsitadze témoigne de la mainmise des autorités géorgiennes sur la chaîne publique. Émissions critiques du pouvoir supprimées, couverture minimale des manifestations, ou encore information orientée au profit des autorités… Pour le journaliste, l’indépendance éditoriale a disparu – un constat partagé par la plupart des organisations locales et internationales de défense de la liberté de la presse.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/12/09/georgie-comment-vaincre-ivanishvili-et-autres-textes/#comment-68595

    #international #georgie

  • Soutenez le café Praktika à l’occasion de son troisième anniversaire

    Chers camarades,

    Pourriez-vous partager ceci dans vos groupes ? Praktika est un Café Populaire à Tbilissi, en Géorgie, qui met en pratique la pensée de gauche. C’est un espace accessible et accueillant pour tous et toutes, en particulier les classes populaires, les étudiant·es et les élèves, un lieu de rencontre pour toutes et tous , un lieu pour nouer des amitiés et partager des idées. Le café a accueilli de nombreux événements et des invité·es de gauche du monde entier, notamment des artistes, des musicien·nes et des cinéastes, qui ont partagé leurs œuvres avec la communauté locale. Aujourd’hui, nous nous réunissons pour redonner à cet espace qui nous a tant apporté.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/12/09/georgie-comment-vaincre-ivanishvili-et-autres-textes/#comment-68437

    #international #georgie

  • Demandez justice pour les manifestant·e·s en Géorgie !

    Depuis le 29 novembre 2024, en Géorgie, des manifestant·e·s protestent contre des lois restrictives et la décision du gouvernement de suspendre le processus d’adhésion à l’Union européenne. Les autorités ont réprimé violemment ces manifestations. Selon les informations reçues par Amnesty International, des centaines de manifestant·e·s auraient subi des actes de torture ou d’autres mauvais traitements. L’État géorgien doit enquêter sur ces violations des droits humains, amener la police à répondre de ses actes et prévenir de futures exactions.

    Les manifestations en Géorgie ne font plus les titres des médias étrangers. Pourtant, les autorités ont intensifié la répression contre les manifestant·e·s, faisant usage d’une force disproportionnée, d’accusations exagérées, de torture et autres mauvais traitements et de violences fondées sur le genre. Les services du médiateur public ont recensé plus de 240 cas de torture ou autres mauvais traitements sur des manifestant·e·s, dont 85 ont officiellement obtenu le statut de victime, mais les chiffres réels sont probablement bien plus élevés. Défiant la répression exercée par les autorités, les manifestantes sont devenues un symbole de courage – mais aussi la cible d’humiliations et de violences physiques et psychologiques, notamment de la part des forces de l’ordre. Or, à ce jour, aucun policier n’a été traduit en justice pour ces actes.

    https://www.amnesty.org/fr/petition/demand-accountability-and-justice-for-protesters-in-georgia

    #international #georgie

  • Mzia Amaghlobeli, un modèle pour tous les journalistes de Géorgie que le gouvernement cherche à faire taire

    La journaliste Mzia Amaghlobeli est détenue depuis janvier 2025. Son arrestation est une mise en garde adressée aux médias indépendants de Géorgie, et révèle l’érosion de la liberté de la presse, un droit miné par la loi contre les “agents étrangers” et par les actes d’un régime qui craint davantage la vérité que la dissidence.

    https://voxeurop.eu/fr/mzia-amaghlobeli-georgie-journalisme-liberte-presse

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    En Géorgie, la liberté de la presse ne tient plus qu’à un fil, et il est sur le point de se rompre.
    Mais nous, journalistes indépendants, n’abandonnerons pas

    La Géorgie est confrontée à une grave dérive autoritaire. Les agressions contre les journalistes se multiplient, tout comme la censure, la surveillance et les lois répressives. Malgré les risques, les médias indépendants persévèrent. Ils sont animés par le devoir, la passion et la solidarité, écrit Mariam Nikuradze, une célèbre reporter dans le collimateur du régime.

    https://voxeurop.eu/fr/georgie-liberte-presse-journalistes

    #international #georgie

  • Géorgie. La décision de justice concernant cinq ONG indépendantes est un coup porté à la liberté d’association

    En réaction aux informations selon lesquelles un tribunal géorgien a ordonné à cinq organisations indépendantes de la société civile de communiquer au Bureau de lutte contre la corruption des informations très sensibles sur des bénéficiaires protégés par leur action en faveur des droits humains, ainsi que des informations sur leurs activités et les subventions qu’elles ont reçues, Denis Krivosheev, directeur adjoint du programme Europe de l’Est et Asie centrale à Amnesty International, a déclaré :

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/05/25/georgie-les-manifestantes-de-plus-en-plus-ciblees-par-des-violences-et-des-represailles-liees-au-genre/#comment-67527

    #international #georgie

  • Chiatura : oro nero, silenzio grigio
    https://www.balcanicaucaso.org/aree/Georgia/Chiatura-oro-nero-silenzio-grigio-238401

    Nel cuore della Georgia, una comunità plasmata da un metallo lotta per non venirne sepolta. Un secolo di intensiva estrazione l’ha lasciata malconcia, malata e senza voce. Ora, con l’attività estrattiva in stallo, Chiatura chiede più che giustizia: è in piazza per il proprio futuro

  • Géorgie. Les manifestantes de plus en plus ciblées par des violences et des représailles liées au genre

    En Géorgie, la police a de plus en plus souvent recours à des violences liées au genre, telles que des insultes sexistes, des menaces de violence sexuelle et des fouilles au corps illégales et dégradantes, contre les femmes qui participent à des manifestations, dans un contexte de campagne plus générale visant à intimider et punir les manifestant·e·s pacifiques, indique Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue publique vendredi 23 mai.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/05/25/georgie-les-manifestantes-de-plus-en-plus-ciblees-par-des-violences-et-des-represailles-liees-au-genre/#more-94269

    #feminisme #georgie

  • Tamar Kintsurashvili : « En Géorgie, nous menons des recherches sur la désinformation, notamment des études sur la désinformation sexiste »

    L’activiste géorgienne Tamar Kintsurashvili est la fondatrice, directrice exécutive de Media Development Foundation (MDF) et rédactrice en chef du portail en ligne de vérification des faits (fact-checking) Myth Detector. Son principal domaine d’expertise est la recherche sur les discours de haine, la propagande anti-occidentale et la désinformation, y compris les contenus préjudiciables fondés sur l’identité sexuelle, bien qu’elle ait une grande expérience de la création et de la mise en œuvre de politiques en matière de droits de l’homme en Géorgie. Autrice de nombreuses publications sur la mobilisation anti genre et anti-LGBTQI, la propagande anti-occidentale, la guerre de l’information russe, Tamar Kintsurashvili enseigne également l’éthique des médias et les méthodes de recherche sur la propagande à l’université d’État d’Ilia.

    https://www.50-50magazine.fr/2025/05/15/tamar-kintsurashvili-en-georgie-nous-menons-des-recherches-sur-la-desi

    #international #georgie