• Histoire populaire de la France | l’Egrégore
    http://audioblog.arteradio.com/post/3088124/20181008__histoire_pop_de_la_france

    A l’occasion de la sortie en librairie du livre de Gérard Noiriel “Une histoire populaire de la France”, nous diffusons l’enregistrement d’une intervention enregistrée le 26 septembre à Paris au CICP. L’ambition de l’historien est à travers cette domme d’éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grans événements et les grandes luttes qui ont scandé son histoire depuis la fin du Moyen Age : les guerres, l’affirmation de l’Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations et les crises, l’esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale. Durée : 2 épisodes d’1h chacun. Source : Radio (...)

    http://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/sons/3047541/3090401_20181008_Une_histoire_populaire_de_la_France.mp3


  • Histoire populaire de la France
    En 1980, l’universitaire Howard Zinn publiait une « Histoire populaire des États-Unis » afin de redonner la parole à ceux qui en avaient été privés — les femmes, les Amérindiens, les esclaves… Trois décennies plus tard, #Gérard_Noiriel s’est lancé dans un projet comparable au sujet de la #France. De la guerre de Cent Ans à nos jours, son ouvrage décortique les relations de pouvoir au sein de la société.
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/08/NOIRIEL/58948
    https://agone.org/memoiressociales/unehistoirepopulairedelafrance
    #histoire


    À paraître le 19/09/2018


  • Vers un racisme (vraiment) français ? | Le blog de Christine Delphy
    http://delphysyllepse.wordpress.com/2016/09/27/vers-un-racisme-vraiment-francais
    Vers un racisme (vraiment) français ?
    Par #Gérard_Noiriel, historien, avec l’aimable permission de l’auteur.
    Publié d’abord dans le Monde du 25.09.16.
    #racisme #histoire_politique #carte_de_séjour #loi_sécuritaire

    Gérard Noiriel
    Une histoire populaire de la France
    Du XIVe siècle à nos jours

    À paraître en mars 2017
    Souscription au prix de 20 € (prix public 28 €)

    http://agone.org/memoiressociales/unehistoirepopulairedelafrance


  • Vers un racisme (vraiment) français ?

    Les politiciens de tous bords se ­livrent aujourd’hui une concurrence effrénée pour capter les pulsions sécuritaires et xénophobes qui traversent l’opinion. Ce phénomène n’est pas inédit. Il s’est déjà produit dans les années 1930.

    Dès le début de cette décennie, la droite et l’extrême droite rendent les immigrés responsables de la très grave dépression économique qui vient d’éclater. La France ferme ses frontières, mais des centaines de milliers de migrants fuyant les régimes totalitaires tentent de trouver refuge dans le pays des droits de l’homme. La crise sociale et les antagonismes politiques alimentent une violence dans laquelle sont impliqués parfois des étrangers.

    En 1932, le président de la République française, Paul Doumer, est assassiné par un réfugié russe ; en 1934, le ministre des affaires étrangères, Louis Barthou, périt dans un attentat commis par les membres d’une organisation terroriste originaire des Balkans.

    La même année, Alexandre Stavisky, fils d’un réfugié juif ukrainien, principal instigateur d’un immense scandale ­politico-financier, est retrouvé mort dans le chalet où il se cachait. C’est l’étincelle qui déclenche les émeutes antiparlementaires orchestrées par l’extrême droite le 6 février 1934. La fusillade fait plusieurs dizaines de morts et 2 000 blessés.

    Amalgame et surenchère

    Ces événements extérieurs et intérieurs alimentent un sentiment croissant d’insécurité, sentiment manipulé par les journalistes et les politiciens qui pratiquent l’amalgame en incriminant l’ensemble des étrangers vivant en France.

    Les élus de droite et d’extrême droite se lancent alors dans une surenchère de mesures xénophobes. La loi du 10 août 1932 autorise la mise en œuvre de quotas de travailleurs étrangers dans certaines branches d’activité. Pour satisfaire ceux qui ne veulent plus d’immigrés dans leur commune, on entrave ensuite leurs déplacements grâce à des cartes de séjour dont la validité est limitée à un seul département.

    En 1934, est adoptée une loi qui exclut les nouveaux naturalisés de la profession d’avocat, sous prétexte que « la culture française et le génie de la race [leur] sont inconnus ». L’année suivante, la mesure est étendue au corps médical.

    La victoire du Front populaire marque une pause dans ces dérives. Mais elle exacerbe les haines de l’extrême droite. Cette dernière s’attaque à ceux qui ne veulent pas s’assimiler, qui n’ont pas de beaux noms français, bref, qui ne sont pas de vrais descendants des Gaulois.

    Le fossé entre « eux » et « nous » se déplace de la nationalité (Français/étrangers) vers la religion (chrétiens/juifs). Le 6 juin 1936, Léon Blum, le nouveau chef du gouvernement du Front populaire, est insulté à la Chambre des députés par Xavier Vallat, l’un des leaders de la droite républicaine : « Pour gouverner cette nation paysanne qu’est la France, il vaut mieux avoir quelqu’un dont les origines, si modestes soient-elles, se perdent dans les entrailles de notre sol, qu’un talmudiste subtil. »

    « Français de fraîche date »

    La gauche au pouvoir n’étant pas parvenue à résoudre la crise, certains de ses plus éminents représentants finissent par se rallier aux positions de la droite national-sécuritaire. A la fin de l’année 1938, Edouard Daladier, dirigeant du Parti radical, qui avait été l’un des principaux artisans du rassemblement des forces du Front populaire (dont il a été lui-même ministre), promulgue des ­décrets-lois qui légalisent l’internement des « indésirables étrangers » dans des camps.

    Il s’attaque également aux Français naturalisés, qui sont désormais exclus de la fonction publique et du barreau pendant dix ans et privés du droit de vote pendant cinq ans. La loi de 1927 sur la déchéance de nationalité est aggravée pour atteindre tous ceux qui commettent des actes jugés « incompatibles avec la qualité de citoyens français ».

    Ces mesures créent une catégorie de citoyens de seconde zone (ceux que les journaux appellent les « Français de fraîche date »). Mais comme la menace et les discours sur la menace n’ont pas disparu pour autant, l’extrême droite a beau jeu de reprocher à Daladier son « laxisme ».

    Il faut aller encore plus loin. Après la nationalité, la religion, les racines, il ne reste plus qu’un échelon sur l’échelle des assignations identitaires, celui de la « race française ». C’est elle qu’il convient désormais de protéger.

    Défendre « l’identité nationale »

    Le mot « racisme » désignait, à cette époque, un programme (ou un projet) politique révolutionnaire, calqué sur le programme politique marxiste, sauf que la lutte des classes était remplacée par la lutte des races.

    Jusque-là, les politiciens français avaient toujours condam­né le racisme, car il était considéré comme une invention allemande. Se dire publiquement « raciste », c’était donc briser un tabou, franchir un palier, en prouvant ainsi à l’opinion qu’on allait enfin « nettoyer les écuries d’Augias ». Mais il fallait néanmoins éviter d’apparaître comme un émule d’Hitler. C’est pourquoi l’innovation consistera à revendiquer un « racisme français ».

    En mars 1939, l’avocat René Gontier est le premier à publier un livre exposant explicitement ce nouveau programme politique (Vers un racisme français, éd. Denoël). Il défend un racisme qu’il juge compatible avec les idéaux républicains des droits de l’homme. « Ce racisme français est un aspect de la défense nationale. Il diffère du racisme allemand car le Français est humaniste d’instinct. » (sic !) Il poursuit : « Racisme, je le répète, ne signifie pas asservissement d’une race par une autre, mais bien respect de toutes les races dont la fusion n’est pas à souhaiter. »

    Le racisme français prôné par Gontier vise à défendre « l’identité nationale » en prenant des mesures contre les deux menaces mortelles qui, selon lui, pèsent sur elle.

    Menace coloniale et juive

    La première concerne les migrations coloniales. « Nos sujets coloniaux viendront plus nombreux dans la métropole et seront tentés d’y rester. Alors on ne verra plus le vrai visage de la France, ­nation blanche, mais celui d’une France métisse. Que l’esprit le plus fermé à l’idée d’un tel péril évoque cette France future. Le poète noir de Champagne ressemblera-t-il à Racine ou à Molière ? Et le philo­sophe jaune rappellera-t-il Descartes ou Auguste Comte ? Si la France n’adopte pas un régime raciste sage, j’estime que le ­génie de notre peuple est gravement ­ menacé. »

    Il faut noter que, pour Gontier, la menace coloniale ne concerne pas les Arabes, car l’islam n’a pas encore été placé au centre du discours national-sécuritaire. « Parmi les sujets assimilables, on rangera les Arabes et les Berbères. Véritables Blancs, leur mélange avec les Français n’offre aucun danger. C’est donc les Jaunes et les Noirs qui devront être déclarés racialement inassimilables, leur intrusion dans le peuple français risquant d’en modifier la composition. »

    La seconde menace, la plus grave aux yeux de Gontier, ­concerne les juifs, présentés comme les ennemis de l’intérieur. Ce n’est pas leur religion qu’il incrimine, mais leurs caractéristiques raciales ainsi définies : « En leur qualité de Blancs métissés de sang nègre et jaune, le mélange des juifs avec les Français est à réprouver. Aucun lot de gènes inassimilables ne doit pénétrer dans le corps national. »

    Gontier relaye ainsi l’antisémitisme extrêmement répandu chez les médecins et les avocats, qui accusent les juifs d’avoir colonisé les professions libérales et la fonction publique.

    Machine infernale

    Gontier prône des solutions radicales afin d’anéantir définitivement les menaces qui pèsent sur l’identité française. Pour se protéger des migrants issus de l’empire colonial, il propose une loi rédigée ainsi : « La qualité de citoyen ne peut être accordée qu’aux personnes de race blanche. Elle ne le sera point aux personnes de couleur et aux métis ».

    Pour en finir avec les ennemis de l’intérieur, il ébauche un projet de statut excluant les juifs de la fonction publique.

    Le volet antisémite du « racisme français » défendu par Gontier sera appliqué par le gouvernement de Vichy. La loi sur le statut des juifs sera en effet adoptée le 3 octobre 1940. Son livre deviendra la référence privilégiée des francistes de Marcel Bucard, mouvement qui sombrera dans la collaboration active avec les nazis, et de Louis Darquier de Pellepoix, le sinistre directeur du Commissariat général aux questions juives. Il faudra une guerre mondiale et plusieurs dizaines de millions de morts pour enrayer cette machine infernale.

    Il ne s’agit pas d’affirmer ici que la France actuelle serait dans une situation comparable à celle des années 1930. Ce rappel historique met néanmoins en relief le danger mortel auquel sont exposées nos démocraties quand elles sont confrontées à d’incessantes surenchères sécuritaires et identitaires.

    A tous ceux (journalistes, politiciens, experts…) qui colonisent aujourd’hui l’espace public pour alimenter à nouveau ces discours, l’historien peut simplement répondre : « Vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous avait pas prévenus. »

    Gérard Noiriel

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/09/26/vers-un-racisme-vraiment-francais_5003205_3232.html#MpHK743bIUmZm10O.99


  • Une histoire populaire de la France. Du XIVe siècle à nos jours
    http://agone.org/memoiressociales/unehistoirepopulairedelafrance/index.html

    Souscription pour livre à paraître

    Cette histoire se veut « populaire » au sens où elle s’adresse au grand public, mais aussi en raison de son objet. Le but est de montrer, preuves historiques à l’appui, que ce ne sont pas les « grands hommes » (ni « les grandes femmes ») qui font l’histoire, mais le peuple. Pour que « ceux d’en bas » puissent constituer un véritable « peuple » (au sens politique du terme) et non plus une simple population d’individus répartis sur un territoire, il faut qu’ils soient liés entre eux. Ce lien, ce n’est pas le « sentiment d’appartenance à la nation » – comme veulent nous le faire croire les idéologues républicains – mais la domination exercée par le pouvoir d’État et les résistances de ceux qui la subissent.
    Dans cette perspective, l’histoire populaire de la France débute avec le prélèvement des impôts directs sur ses sujets, coup de force qui suscite un immense mouvement de révolte au cours duquel s’opère la jonction du peuple des villes et du peuple des campagnes.
    En prenant, comme fil conducteur, ce processus de domination/résistance, l’ouvrage éclaire sous un jour nouveau tous les grands événements qui ont scandé l’histoire de la France depuis la fin du Moyen Age (l’esclavage, la colonisation, les migrations, les révoltes et les révolutions, les guerres, les crises économiques et politiques).
    « La France » étant ici définie comme l’ensemble des territoires qui ont été placés, à un moment où un autre, sous la coupe de l’État français (ce qui inclut toutes les possessions coloniales), cet ouvrage est aussi un monument élevé aux multiples composantes des classes populaires qui ont construit ce pays, depuis le XIVe siècle jusqu’aujourd’hui.


  • #Roschdy_Zem réussit son « Chocolat »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/040216/roschdy-zem-reussit-son-chocolat

    Omar Sy et #James_Thierrée, dans « Chocolat », de Roschdy Zem Roschdy Zem raconte le destin du premier artiste noir de la scène, à la fin du XIXème et au début du XXème siècle. James Thierrée et #Omar_Sy, l’amour du spectacle et les formes paradoxales du racisme : une remarquable réussite dans le ciel sombre du cinéma commercial français.

    #Culture-Idées #chocolat #Gérard_Noiriel


  • Entretien avec le philosophe Alain Brossat sur la question de la figure de l’étranger en France et le discours politique qui l’accompagne.
    http://www.lesinrocks.com/2013/07/17/actualite/la-france-a-peur-11409641

    Pourquoi la question de « l’étranger parmi nous » obsède-t-elle aujourd’hui, de manière démesurée, le discours politique ?

    #Alain_Brossat - Le geste philosophique dont je me sens proche s’attache davantage au « comment » qu’au « pourquoi », je veux dire aux causes ultimes ou à l’origine première des #objets ou #phénomènes sur lesquels nous travaillons. Dans ce #travail, je pars de ce #constat : d’une part, la question de l’#étranger, telle qu’elle est non seulement mise en #discours mais aussi mise en pratique par nos #gouvernants, est le domaine par excellence où les éléments de rationalité, les #stratégies, l’art de #gouverner, etc., sont constamment envahis et contaminés par les #fantasmagories. C’est, par opposition à « l’imagination au #pouvoir », le basculement et la fuite perpétuels dans l’#imaginaire, un imaginaire #réactif peuplé d’une multitude de #menaces disparates et de projections fantastiques sur les parois de la caverne du présent – le spectre du terrorisme islamique, l’insoutenable envahissement de nos cités par les #Roms, insupportables #parasites, etc.

    Un indice très sûr de cette dérive de la #politique de l’étranger de nos gouvernants dans les eaux de l’imaginaire #sécuritaire est son écart croissant avec les analyses produites par les corps de spécialistes disposant d’une expertise sur ces questions et incarnant, disons, un certain #principe de #réalité#démographes, #sociologues, #historiens, etc. Ce n’est pas par hasard que ceux qui inspirent les ministres de l’Intérieur en la matière (ceux-là mêmes qui donnent le la de la #politique de l’étranger réduite, symptomatiquement, aux conditions d’une politique de l’#immigration) sont des exaltés de la #défense #sociale repeints aux couleurs de la #criminologie comme Alain Bauer plutôt que des historiens ou des démographes respectés comme #Gérard_Noiriel ou #Hervé_Le_Bras… Ce que vous appelez la démesure en rapport avec cette question, c’est tout simplement pour moi le fait que le discours et les pratiques des gouvernants soient, en la matière, émancipés de toute prise en compte des éléments majeurs constitutifs du réel – voir la façon dont cette politique met en avant une supposée lutte contre l’ »immigration clandestine » et le « travail au noir » dont les promoteurs ne peuvent ignorer qu’ils constituent des éléments structurels dans des secteurs d’activité économique aussi importants que le #bâtiment, la #restauration, la #confection, etc.

    En quoi le sort réservé à l’étranger s’inscrit selon vous dans la longue histoire des persécutions liées au déploiement de l’Etat moderne ?

    Question essentielle à tous égards. Dans son cours au Collège de France intitulé « Il faut défendre la société », #Michel_Foucault énonce une thèse forte : le racisme, dit-il en substance, ce n’est pas en premier lieu une question d’#idéologie dévoyée, de mauvais héritage, de relations entre communautés virant à l’aigre, c’est une #technologie de pouvoir. Pour lui, le racisme devient le problème perpétuel de la politique moderne et une arme de destruction massive dès lors qu’il entre en composition dans les mécanismes de l’#Etat ; c’est qu’il est l’un des gestes décisifs par lesquels s’affirme la capacité de gouverner une #population, le geste consistant à fragmenter cette population, à produire et reconduire la coupure entre cette part des gouvernés qui a vocation à être placée sous le signe de la prise en charge de la vie et une autre, placée sous un signe de mort. Pour Foucault, ce partage (au sens de séparation) est un élément fondateur de l’exercice du pouvoir dans nos #sociétés ; il est très visible dans un temps où les massacres et le #travail #forcé accompagnent la #colonisation tandis qu’en métropole on installe le tout-à-l’égout dans les villes et on met en place la médecine sociale. Il est moins exposé aujourd’hui mais n’en demeure pas moins opérant en tant que matrice, opérateur fondamental du #biopouvoir. Comme l’a montré #Didier_Fassin dans un récent ouvrage, La Force de l’ordre, les #habitants des #quartiers #défavorisés sont soumis à un régime de police (celui qu’imposent les brigades anticriminalité) totalement différent de celui qui prévaut dans les #centres-villes ; la bavure policière, comme action homicide sans crime, telle qu’en font les frais en règle générale des sujets #postcoloniaux, est un autre exemple probant de la perpétuation de ce partage implacable entre cette part de la population (que j’appelle « l’#autochtone_imaginaire ») et cette autre qui se trouve exposée à cette violence du pouvoir dont l’abandon constitue la ligne d’horizon.


  • Guéant, Gobineau et les « valeurs républicaines » - PERFORMANCES. (Science, culture et politique)
    http://noiriel.over-blog.com/article-gueant-gobineau-et-les-valeurs-republicaines-99094335.htm

    Ce n’est pas un hasard si le mot « racisme » apparaît en France au début du XXe siècle (pendant l’affaire Dreyfus). En tant que doctrine politique, le racisme présuppose l’égalité et l’homogénéité des citoyens appartenant à un même Etat national. C’est le peuple français tout entier qui est désormais érigé en « aristocratie » face aux autres peuples de la terre. Ceux qui tentent de discréditer les propos de Claude Guéant en affirmant qu’ils ne sont pas « républicains » font fausse route. Ils ne veulent retenir qu’une facette de la République : les droits de l’homme. Mais la République c’est aussi le régime politique qui a justifié la colonisation au nom de la supériorité de la civilisation française ; le régime qui a placé, dès la Première Guerre mondiale, les travailleurs immigrés issus des pays en guerre avec la France, dans des camps de concentration.

    #Histoire #Gérard_Noiriel