• Changer le monde, un octet à la fois
    https://framablog.org/2018/10/16/changer-le-monde-un-octet-a-la-fois

    Cette année, comme les précédentes, #Framasoft fait appel à votre générosité afin de poursuivre ses actions. Depuis 14 ans : promouvoir le logiciel libre et la culture libre L’association Framasoft a 14 ans. Durant nos 10 premières années d’existence, nous avons … Lire la suite­­

    #Communs #Contributopia #Dégooglisons_Internet #Fédération #Framabook #Libres_Logiciels #Libres_Services #Communaute #contributopia #Degooglisons #don #EducPop #essaimage #GAFAM #Planet #RezoTIC #soutenir


  • Parle avec elle
    https://lesjours.fr/obsessions/alexa-amazon-espionne/ep1-web-voix

    Avec Alexa, l’assistante intégrée d’Amazon, le web devient vocal. Pratique, inutile ou flippant ? « Les Jours » posent la question à voix haute. Je me suis tendu le piège tout seul : en juin, j’ai installé une enceinte dotée d’un assistant vocal à la maison. Si on m’avait dit deux mois plus tôt que je ferais entrer dans mon foyer cet engin, mi-espion mi-vendeur de tout à la solde des géants du net, j’aurais doucement rigolé, moi qui ne suis pas sur Facebook parce que ma vie est privée, qui ai basculé de (...)

    #Apple #Google #Microsoft #Amazon #algorithme #Alexa #Echo #Cortana #Look #Siri #biométrie #voix (...)

    ##GAFAM


  • Khrys’presso du lundi 15 octobre
    https://framablog.org/2018/10/15/khryspresso-du-lundi-15-octobre

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Brave New World The Big Hack : la micropuce espionne venue de Chine, un fantasme ? (numerama.com) – voir aussi : Une … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #DRM #espionnage #Facebook #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Surveillance #veille #webrevue
    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14170-13.10.2018-ITEMA_21850232-0.mp3


  • Privatisation de la liberté d’expression Ph. Huysmans - 14 Octobre 2018 - Le Vilain Petit Canard
    https://www.levilainpetitcanard.be/articles/actu/privatisation-de-la-liberte-dexpression_2113932380

    Le 11 octobre dernier, Facebook publiait un article intitulé Removing Additional Inauthentic Activity from Facebook, https://newsroom.fb.com/news/2018/10/removing-inauthentic-activity et dans la foulée, supprimait 559 pages et 291 comptes d’utilisateurs, pour un total de 59 millions d’abonnés. Des années de travail mises à néant d’un simple clic, des pans entiers de l’information alternative passés à la trappe, des associations privées de tout moyen de subsistance, sans parler des conséquences directes pour les collaborateurs qui se retrouvent au chômage du jour au lendemain. Bienvenue au pays de la liberté d’expression.

    Justification donnée par Facebook
    Les gens doivent pouvoir faire confiance aux liens qu’ils établissent sur Facebook. C’est la raison pour laquelle nous avons une politique interdisant les comportements inauthentiques coordonnés - des réseaux de comptes ou des Pages travaillant pour tromper les autres sur qui ils sont et ce qu’ils font. Cette année, nous avons appliqué cette politique à de nombreux sites, groupes et comptes créés pour susciter un débat politique, notamment aux États-Unis, au Moyen-Orient, en Russie et au Royaume-Uni. Mais le gros de l’activité inauthentique que nous voyons sur Facebook est du spam qui est généralement motivé par l’argent, et non par la politique. Et les personnes qui en sont à l’origine adaptent leur comportement à mesure que notre mise en application s’améliore.

    Oui mais voilà, bon nombre de ces pages étaient en réalité tout ce qu’il y a de légitimes, gérées par des personnes ne se cachant nullement derrière l’anonymat, avec pour seul point commun de faire partie de la presse alternative, qu’elle soit de gauche ou de droite, ou qu’elle concerne par exemple des mouvements citoyens visant à rendre compte des abus commis par les forces de l’ordre aux États-Unis.

    Il ne faut pas s’y tromper, les prétextes invoqués, dans la pratique, pourraient tout aussi bien s’appliquer à la presse mainstream, qui elle, sort grande gagnante de l’opération puisque la concurrence est muselée et que cela leur donnera (du moins le croient-ils) la possibilité d’élargir leur lectorat sans avoir à travailler sur le fond, à savoir que plus grand monde n’est intéressé à lire leur propagande, et encore moins à payer pour ça.

    Vous noterez que Facebook s’est bien gardé de publier la liste de toutes les pages qu’ils ont supprimées, ce qui aurait fait apparaître clairement les motivations politiques derrière cette purge. Intéressant aussi de noter que la plupart des médias censurés ont également été bannis de Twitter, ce qui montre clairement que c’est une action coordonnée qui dépasse largement le cadre de l’entreprise Facebook.

    Est-ce bien légal ?
    Eh bien aux USA, la liberté de presse est sanctuarisée par le premier amendement de la constitution : 

    Le Congrès n’adoptera aucune loi relative à l’établissement d’une religion, ou à l’interdiction de son libre exercice ; ou pour limiter la liberté d’expression, de la presse ou le droit des citoyens de se réunir pacifiquement ou d’adresser au Gouvernement des pétitions pour obtenir réparations des torts subis.

    Mais Facebook est une entreprise privée, et à ce titre a parfaitement le droit de décider de ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Certes, c’est un jeu dangereux, surtout dans le contexte actuel des affaires qui ont secoué l’entreprise ces derniers mois, et qui ont coûté très cher aux actionnaires, ainsi qu’à Mark Zuckerberg lui-même.

    Plus grave sans doute, mais ce n’est pas moi qui m’en plaindrai, Facebook a perdu bon nombre d’abonnés, accélérant ainsi une tendance qui remontait déjà à quelques années : c’est clair, Facebook n’intéresse plus les jeunes qui s’en détournent au profit d’autres réseaux sociaux moins lourds, moins intrusifs, moins saturés de publicité.

    Ces mesures s’ajoutent à celles qui avaient été révélées en janvier 2018 : https://www.levilainpetitcanard.be/articles/informatique/lhiver-qui-vient_1490777810

    Vous verrez moins de contenus publics comme ceux provenant d’entreprises, de marques, ou de médias. (les pages, ndlr).

    Ce qui s’est avéré être un euphémisme pour exprimer que désormais, seuls les contenus sponsorisés seront mis en avant : pire, des mécanismes ont été introduits dans le logiciel pour empêcher la croissance naturelle du nombre d’abonnés, ceux-ci étant magiquement contrebalancés par des désabonnements (tout en continuant à vous faire savoir régulièrement comment votre page affiche une santé insolente et en vous communiquant le nombre de nouveaux abonnés).

    C’est lorsque j’ai compris la portée de ces modifications que j’ai décidé de fermer ma page facebook, mais aussi mon compte twitter : le problème ne réside pas dans des petites modifications « à la marge » du logiciel, il indique que désormais, l’État profond américain a mis ces entreprises au pas de la manière la plus perverse qui soit, en privatisant la censure politique, puisque celle-ci ne peut exister dans la sphère publique.

    Syndrome de Stockholm
    De ce qui précède, je pense qu’on peut raisonnablement conclure que les carottes sont cuites, et qu’il n’y a plus grand-chose à attendre des réseaux sociaux de la part des éditeurs de la presse alternative.

    Aussi je suis stupéfait quand je lis des réactions comme celle-ci : 

    Facebook has unpublished our page After 5 years of building fans Facebook has officially unpublished our page (3.1 million fans) so we can’t post on it anymore. This is truly an outrage and we are devastated. We will do everything we can to recover our page and fight back (Free Thought Project).

    En fait, la plupart de ces éditeurs s’imaginent encore qu’ils pourront récupérer l’accès à leur page, c’est juste affligeant de bêtise. On conduit ces gens à l’abattoir et dans la file, ils discutent encore pour savoir si, moyennant qu’ils seront doux comme des agneaux, on leur permettrait de reculer un peu et laisser les autres mougeons passer devant. Parvenus à un tel stade d’aveuglement, sentiront-ils seulement le maillet ?

    Pendant ce temps, de ce côté-ci de l’Atlantique
    Les autruches continuent à se mettre la tête dans le sable avec une persévérance qui force l’admiration. Croient-ils naïvement que cette vague de purge n’atteindra pas nos côtes ? Que la tentation n’existerait pas chez nos propres dirigeants de faire taire une bonne fois les voix de la dissidence ? Ne vous y trompez pas, ce n’est pas une question de « gauche » ou de « droite », il s’agit bien de museler tous les médias qui refusent de danser sur l’air qu’on leur chante, le « politiquement correct » approuvé par Decodex & co.

    Résister
    Résister c’est d’abord se mettre à l’abri des censures arbitraires, une fois pour toutes. Les médias sociaux sont censurés ? Eh bien quittons les médias sociaux ! Continuer à y publier ne fait qu’alimenter la machine à tuer le cochon, et empêche de prendre dès à présent les mesures salutaires qui s’imposent, le développement d’un plan B.

    Si les médias alternatifs font le choix de quitter les réseaux sociaux, ceux-ci se trouveront sérieusement amputés de tout contenu informationnel qui ne soit pas issu de la machine de propagande des médias mainstream. C’est eux qui ont quelque chose à perdre, pas nous !

    Les internautes à la recherche d’information remonteront à la source, et reprendront leurs anciennes habitudes de navigation, les bons vieux signets.

    Solidarité
    Le pouvoir des élites ne repose que sur leur capacité à diviser l’opposition. Semer la confusion, lancer les uns contre les autres, soutenir les minorités contre la majorité en tout temps, rendre les gens incapables de réaliser qu’ils représentent le seul pouvoir légitime dans une société démocratique. Il ne faut pas se payer de mots, nous vivons dans une société que les réseaux sociaux ont largement contribué à éclater, et que nos politiques ont habilement su transformer en terrain hostile, anxiogène, et bientôt, répressif.

    C’est en développant la solidarité, en restant à l’écoute des autres, en rejetant toute forme de censure et d’ostracisme que nous pouvons opposer un mur à la dictature qui vient.

    Ne savons-nous plus dire « non », tout simplement ?

    #Facebook #algorithme #BigData #discrimination #GAFAM #censure #internet #médias #syndrome_de_stockholm #politiquement_correct


  • From the birth of computing to Amazon : why tech’s gender problem is nothing new
    https://www.theguardian.com/technology/2018/oct/11/tech-gender-problem-amazon-facebook-bias-women

    Decades after women were pushed out of programming, Amazon’s AI recruiting technology carried on the industry’s legacy of bias A recent report revealed Amazon’s AI recruiting technology developed a bias against women because it was trained predominantly on men’s resumes. Although Amazon shut the project down, this kind of mechanized sexism is common and growing – and the problem isn’t limited to AI mishaps. Facebook allows the targeting of job ads by gender, resulting in discrimination in (...)

    #Alphabet #Google #Amazon #Facebook #algorithme #BigData #discrimination #GAFAM


  • EXCLUSIVE : Meet the Reporters Whose Pages Were Shut Down By Facebook - Sputnik International
    https://sputniknews.com/us/201810121068814924-Reporters-Pages-Shut-Down-By-Facebook

    C’est mon beau-frère américain qui m’a transmis l’info : sous couvert de lutte contre les #fake_news, les réseaux sociaux des #GAFA (Facebook et Twitter, notamment) ont fermé des centaines de pages et de comptes appartenant à des journalistes indépendants ou juste plutôt critiques sur la société américaine. À l’approche des #élections de mi-mandat, il s’agit d’une #censure brutale et inquiétante.

    Signalons que mon beau-frère est un Républicain plutôt progressiste, mais un Républicain quand même, même s’il n’a jamais pu blairer Trump.

    Facebook purged hundreds of pages from its platform on Thursday. But instead of the usual targets - namely Russia and Iran - Thursday’s ban shut down accounts operated by independent American reporters and activists, Sputnik News has learned.

    Facebook said the pages were “working to mislead others about who they are, and what they are doing,” but the co-founder of one of the pages, The Free Thought Project, tells Sputnik News Facebook’s claim couldn’t be further from the truth.

    Most of the pages that were banned and viewed by Sputnik News were independent media outlets and pages that advocated for marijuana legalization or shined a light on police brutality.
    Anti-Trump Facebook event posted by the Resisters page, which has been accused of being set up by the alleged Russian troll farm Internet Research Agency.
    Facebook
    The Kremlin Line? Facebook’s Latest Ban Nets Resistance Pages, Anti-Trump Events

    In total, Facebook removed 559 pages and 251 personal accounts “that have consistently broken our rules against spam and coordinated inauthentic behavior,” the social media giant said. “Given the activity we’ve seen — and its timing ahead of the US midterm elections — we wanted to give some details about the types of behavior that led to this action,” Facebook said, going on to accuse the accounts of manipulating the platform to make their content appear more popular, hawking fake products or functioning as ad farms that tricked “people into thinking that they were forums for legitimate political debate.”

    — Jon Ziegler “Reb Z” (@Rebelutionary_Z) October 12, 2018

    The founder of one of the pages — The Anti-Media — said he had no knowledge of his page engaging in any such behavior. The Free Thought Project co-founder similarly denied Facebook’s accusations. Rachel Blevins, a reporter for RT America whose personal journalism page was nixed, also denied inauthentic behavior.

    Just hours after its ban from Facebook, Twitter suspended Anti-Media from its platform, following a pattern of social media companies successively banning users that has been demonstrated in the past. For example, Facebook, YouTube and Apple all banned the far-right conspiracy theory site InfoWars around the same time. And after the CIA-funded cybersecurity firm FireEye contacted Facebook, Google and Twitter, each company banned a number of accounts allegedly linked to Iran.

    — Alex Rubinstein (@RealAlexRubi) September 6, 2018

    In the case of InfoWars, Twitter eventually followed suit.

    While many warned that the ban of InfoWars from social media would establish a slippery slope, they were often mocked and ridiculed. Thursday’s onslaught on independent media appears to have confirmed their suspicions, however.

    — Anya Parampil (@anyaparampil) August 6, 2018

    Facebook has been partnering with the Digital Forensics Lab, an arm of the Atlantic Council think tank — a neoconservative group funded by Gulf monarchies and defense giants like Raytheon — to weed out inauthentic users from its platform. Similarly, it has been partnering with the neoconservative Weekly Standard magazine to fact check so-called fake news.
    Facebook headquarters in Menlo Park, Calif.
    © AP Photo / Ben Margot
    Facebook Bans Russia-Linked Social Media Firm for Alleged ’Scraping’ of Users’ Data

    Journalist Abby Martin, who hosts “The Empire Files” on TeleSur English, told Sputnik News after TeleSur’s page was temporarily removed from Facebook, “The shuttering of progressive media amidst the ‘fake news’ and Russiagate hysteria is what activists been warning all along — tech companies, working in concert with think tanks stacked with CIA officials and defense contractors, shouldn’t have the power to curate our reality to make those already rendered invisible even more obsolete.”

    Sputnik News contacted a number of journalists caught up in the ban. Below is what they had to say, edited extremely lightly for clarity.

    Independent reporter John Vibes, who contributes to The Free Thought Project and other websites:

    This signifies a re-consolidation of the media. Cable news media controlled the narrative for most of modern history, but the internet has lowered that barrier to entry and allowed the average person to become the media themselves. This obviously took market share and influence away from the traditional media, and it has allowed for a more diverse public conversation. Now it seems the platforms that have monopolized the industry are favoring mainstream sources and silencing alternative voices. So now, instead of allowing more people to have a voice, these platforms are creating an atmosphere where only powerful media organizations are welcome, just as we had on cable news.

    People think that we are just providing an activist spin on the news, but they don’t see the families struggling to have their voice heard. For example, when someone is shot by police, mainstream media sources often just republish the press release from the police department, without presenting the victim’s side of the story. We give the victims and their families a voice, which is essential to keep power in check. This also goes for bigger issues like foreign policy as well; multiple full-scale invasions of Syria have been prevented because of information that the alternative media made viral.

    “Information exchange” activist Jason Bassler, who co-founded The Free Thought Project and solely founded Police the Police, both of which were banned:

    We were verified by Facebook with a little check mark next to our name, so they know we are a legitimate organization/outlet. They have seen our “Articles of Organization” which was issued by the state of Louisiana, which is where my partner and The Free Thought Project co-founder lives.

    We have even paid Facebook to boost our posts and for likes in the past, meaning they gladly took our money for a product that they ended up manipulating and backing out on. It wasn’t much, maybe $1,200 over the past 6 years. Do we get that money back now?

    We have already had the lawyers at Rutherford Institute (a nonprofit civil liberties organization) send them a letter late last month about unfair treatment by third-party “fact checkers,” which they ignored and never responded to.

    I was motivated [to start The Free Thought Project] by the injustices I saw on social media during Occupy Wall Street in 2011. I knew I had an obligation to get involved somehow and to share information critical for liberty and peace. I never thought I would have built fan pages of 5 million fans, nor did I ever think we would employ and give jobs to nine other activists (at one point), but I was inspired to do what I could to plant seeds and combat the mainstream media’s bullsh*t narratives, to keep police and government accountable, to make sure people knew their rights and how to interact with police.

    All that’s gone now with a click of a button. Six years of hard work, literally seven days a week, working our as*es off finding stories, researching them, writing them, making thumbnails and titles for them, making graphics and videos for them, sharing them on various social media outlets.

    What’s next? I will fight this until I am utterly exhausted. We will fight back tooth and nail. I don’t care if that means protesting in front of Facebook headquarters (which I’ve already considered doing many times in the past two years), I will make sure people know how corrupt and untrustworthy Facebook is if it’s the last thing I do. You can’t just steal years of hard work from someone and not expect there to be consequences. I will do everything I can to make their lives miserable. That’s a promise.

    Rachel Blevins, a correspondent for RT America:

    Today I was locked out of my Facebook account for four hours, and my public page was “unpublished.” There appears to be no explanation for this other than the vague claim from Facebook that my page was taken down because it was “administered by a fake account, misleading users or violating the Facebook spam policies.” I am the only person who publishes posts on my page; the only posts I publish are articles I have written or videos of my reports, and I only post one or two times a day — which rules out all of the claims that I have violated Facebook’s policies.

    My page had nearly 70,000 followers before it was taken down. I have poured the last four years into building my page as a journalist, and I have noticed recently that the reach seems to have been stifled and that the engagement on my posts was down significantly. I know that I am not the only one who has become a victim of this purge, and there are hundreds of other pages — many of which had millions of followers — that have been taken down with no warning and no explanation.

    Ford Fischer, the founder of the media startup News2Share, had a number of his live streams removed during the purge, although they were later restored:

    This attack was a long time coming. Facebook has been slowly clamping down on independent media. First, they removed more extreme pages and made it harder for the surviving ones to make a living by hurting their algorithms (unless they paid, of course!). Then they started purging those that didn’t quickly respond to their ID requests. Today, hundreds of pages belonging to the family of independent media, especially those that question state authority, were removed without explanation. This is just one step further toward the total state and corporate takeover of what you’re allowed to think.

    Nicholas Bernabe, founder of The Anti-Media:

    Our approach generally is to cover stories and angles that corporate media underreport or misreport and to amplify activist and anti-war voices and stories. All of our content is professionally fact-checked and edited.

    I got into this line of work because I felt there was a need for media that challenged mainstream assumptions and biases in politics. I wanted to shed light on corruption and wrongdoing against oppressed peoples and cover the harsh truth about American foreign policy.

    Over the last 28 days, we reached 7,088,000 people on Facebook.

    The timing of this purge is rather dubious in my view, coming shortly before the midterm elections. This could be an attempt by Facebook itself to affect the outcome of the coming elections. The Twitter suspension caught me by surprise. I can only speculate that these suspensions were a coordinated effort to stifle our message ahead of the coming elections.

    By Alexander Rubinstein.

    #démocratie


  • La #diplomatie sociale des #multinationales

    Alors qu’un #traité_international sur la #responsabilité_sociale des multinationales est actuellement en négociation aux #Nations_Unies, Marieke Louis montre comment les entreprises ont investi les arènes de la #gouvernance_mondiale et fait ressortir les rapports ambivalents entre États et multinationales.

    https://laviedesidees.fr/La-diplomatie-sociale-des-multinationales.html
    #Etat-nation #Etats #ONU

    Le #pouvoir des multinationales

    Qu’est-ce qu’une firme multinationale ? Cette question, simple en apparence, est au cœur de nombreux débats politiques actuels, fortement polarisés, qui témoignent de la difficulté à comprendre ce que sont et font des entreprises comme #Google, #Apple, #Facebook, #Amazon (les fameuses « #Gafa ») et bien d’autres. Présentées tantôt comme des havres de #développement_économique, tantôt comme des enfers sociaux, elles sont dans tous les cas le symptôme d’économies mondialisées, qui remettent en cause les #régulations_nationales.
    Cet ouvrage a pour ambition d’analyser les firmes multinationales comme le résultat et le moteur d’un processus économique, politique et social au cœur de la mondialisation. En croisant les travaux d’économistes, de juristes, de politistes, de sociologues et de géographes, l’enjeu est de mieux cerner les fondements de leur pouvoir et d’ouvrir des pistes de réflexion sur leur #régulation.


    https://www.puf.com/content/Le_pouvoir_des_multinationales
    #livre #régulation


  • Khrys’presso du lundi 8 octobre
    https://framablog.org/2018/10/08/khryspresso-du-lundi-08-octobre

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Brave New World Les Occidentaux se coordonnent pour accuser la Russie de cyberattaques (lemonde.fr) La Chine espionnerait les entreprises … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #DRM #espionnage #Facebook #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Surveillance #veille #webrevue
    https://media.radio-libertaire.org/backup/2018-40/vendredi/RL_2018-10-05_21-00.mp3


  • Khrys’presso du lundi 1er octobre
    https://framablog.org/2018/10/01/khryspresso-du-lundi-01-octobre

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Brave New World Gov. Jerry Brown signs bill to restore net neutrality in California (nbcnews.com – en anglais) Fight … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #DRM #espionnage #Facebook #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Surveillance #veille #webrevue


  • GAFA : « Il faut prendre la Bastille numérique »
    https://www.alternatives-economiques.fr/gafa-faut-prendre-bastille-numerique/00086228

    Ils bousculent tout sur leur passage. Les GAFA (pour Google, Apple, Facebook et Amazon) ont pris le contrôle d’un monde numérique en expansion continue. Leur emprise soulève une opposition croissante de la part des citoyens comme des gouvernements, que ce soit parce que ces entreprises évitent massivement l’impôt, ou parce que l’économie de plate-forme qu’elles instaurent bouleverse les règles d’organisation de notre économie. Comment les pouvoirs publics peuvent-ils réagir ? Sébastien Soriano, à la (...)

    #Apple #Google #Amazon #Facebook #Uber #Netflix #Deliveroo #algorithme #travail #domination #données #solutionnisme #BigData #GAFAM #Akamai #ARCEP #France_Telecom #Orange #GooglePlayStore #AppleStore #Android #iOS (...)

    ##terms


  • Les évaluations nationales de Cp Ce1 hébergées par Amazon (Le Café Pédagogique)
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2018/09/24092018Article636733698371558513.aspx

    Est-il normal que les évaluations nationales de Cp et Ce1 soient hébergées à l’étranger sur un serveur d’une entreprise du GAFAM célèbre par sa capacité à exploiter les données ? La question a été posée sur Twitter le 22 septembre par une enseignante référente pour les usages du numérique (ERUN), un corps qui s’estime oublié par l’Education nationale. Alors que les réseaux sociaux bruissent des critiques énervées des professeurs des écoles qui ont commencé à faire passer les évaluations nationales de Cp et Ce1, la nouvelle est de nature à leur porter un nouveau coup. Un enseignant peut-il contribuer à la fuite des données personnelles de ses élèves vers Amazon ?

    #éducation #évaluation #GAFA

    • Les évaluations nationales des élèves sont conçues pour garantir la protection des données personnelles des élèves (MEN)
      http://www.education.gouv.fr/cid132391/l-evaluation-des-acquis-des-eleves-du-cp-au-lycee.html

      Aucune donnée à caractère personnel des élèves n’est stockée par le prestataire de l’éducation nationale à l’occasion des évaluations. Ni le nom, ni le prénom ou encore la classe ou l’établissement de l’élève ne sont accessibles au prestataire. Seules les données traduisant les réponses aux tests d’évaluation sont accessibles au prestataire, qui ne dispose d’aucun moyen pour les relier aux élèves.

      L’éducation nationale a testé à partir de 2015 des évaluations numériques des élèves puis les a étendues progressivement. Pour ce faire, elle a recours depuis 2016 à un prestataire, l’entreprise OAT, spécialiste reconnu internationalement en matière d’évaluation en ligne pour le secteur public et l’éducation. Cette entreprise utilise les services techniques d’Amazon Web Services pour héberger sa plateforme d’évaluation et permettre la connexion simultanée d’un très grand nombre d’utilisateurs.


  • Khrys’presso du lundi 24 septembre
    https://framablog.org/2018/09/24/khryspresso-du-lundi-24-septembre

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Brave New World Crédit social chinois : citoyens modèles et dictature numérique (abc.net.au – article en anglais) Le crédit social … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #DRM #espionnage #Facebook #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Surveillance #veille #webrevue


  • La « salle de crise » de Facebook contre la désinformation AFP - 19 Septembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/science/537181/une-salle-de-crise-speciale-elections-contre-la-desinformation-chez-facebo

    Facebook est en train de mettre sur pied une « salle de crise » (war room) installée au siège du groupe, destinée à déjouer « en temps réel » les tentatives de manipulation des élections, ont annoncé des responsables du groupe américain.

    « Nous construisons une war room à Menlo Park [où est situé le siège de Facebook, au sud de San Francisco] pour les élections au Brésil et aux États-Unis », a expliqué mercredi Samidh Chakrabarti, responsable « élections et engagement civique » lors d’une conférence téléphonique consacrée aux mesures prises par Facebook pour sinon empêcher, du moins limiter la manipulation politique de scrutins via des publications circulant sur la plateforme.


    Cloué au pilori depuis deux ans pour ne pas avoir su combattre ces campagnes de désinformation en particulier pendant la présidentielle américaine de 2016, Facebook n’en finit plus de promettre de faire mieux désormais et détaille régulièrement ses différentes initiatives.

    Facebook est « en permanence » à l’affût de ces campagnes de désinformation dans le monde entier et passe son temps à supprimer faux comptes et contenus litigieux, mais ce « centre de commandement » sera en mesure « de prendre des décisions en temps réel » en cas de « pire des scénarios », comme des afflux de messages trompeurs à l’approche des élections ou le jour même du scrutin, a expliqué M. Chakrabarti.

    Il a cité comme exemple des messages erronés indiquant que l’on pouvait voter par SMS, comme cela s’est produit lors de scrutins précédents.

    La salle devrait être opérationnelle pour l’élection présidentielle au Brésil, dont le premier tour est prévu le 7 octobre. Les élections de mi-mandat aux États-Unis doivent se dérouler le 6 novembre.

    Des campagnes de manipulation politiques, prenant le plus souvent la forme de publications sur des sujets polémiques dans le but de diviser encore davantage la société, ont été attribuées par Facebook à une officine russe, elle-même liée au Kremlin, selon les services de renseignements américains.

    Facebook a aussi récemment détecté des tactiques similaires venant d’Iran.

    Le réseau est « mieux préparé » contre les tentatives de manipulation d’élections, avait une nouvelle fois assuré son patron Mark Zuckerberg dans un long texte sur le sujet diffusé la semaine dernière.

    Pour autant, avait-il poursuivi, « nous faisons face à des adversaires sophistiqués et bien financés. Ils ne lâcheront pas et ils vont continuer à évoluer ».

     #désinformation #médias #propagande #manipulation #fake_news #information #facebook #manipulation #réseaux_sociaux #élections #etats-unis #USA #Brésil #gafa



  • Khrys’presso du lundi 17 septembre
    https://framablog.org/2018/09/17/khryspresso-du-lundi-17-septembre

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Une revue web assurée avec maestria par Khrys ! Brave New World L’accès à l’internet haut débit est un problème … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #DRM #espionnage #Facebook #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Surveillance #veille #webrevue


  • Que peut changer la directive européenne sur le droit d’auteur pour les internautes ?
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/09/11/que-peut-changer-la-directive-europeenne-sur-le-droit-d-auteur-pour-les-inte

    Le Parlement européen se penchait, mercredi, sur une réforme contestée du copyright. Ce texte peut avoir des conséquences directes sur l’utilisation d’Internet. Le Parlement européen a finalement adopté, mercredi 12 septembre, le projet de directive censé adapter les droits d’auteur à l’heure du numérique. Il offre une victoire nette aux industries des médias et de la culture, qui ont beaucoup milité pour son adoption. Pour les opposants à cette directive – les grandes entreprises du Web et les (...)

    #Google #Facebook #algorithme #Robocopyright #censure #filtrage #législation #copyright (...)

    ##GAFAM


  • Articles 11/13 : la liberté du web sacrifiée sous un tonnerre d’applaudissements
    https://mrmondialisation.org/articles-11-13-la-liberte-du-web-sacrifiee

    En adoptant une directive controversée sur le droit d’auteur, dont le filtrage à l’upload, le Parlement européen se plie aux exigences des éditeurs de presse et de l’industrie du divertissement. Les dispositions, si elles devaient entrer en vigueur de manière définitive, changeraient radicalement le visage d’internet avec le risque d’un coup de grâce pour le « libre » et ses plateformes alternatives. Les plateformes web devront-elles bientôt payer à chaque fois qu’elles utilisent un simple lien ou (...)

    #algorithme #Robocopyright #censure #filtrage #législation #web #surveillance #copyright (...)

    ##GAFAM


  • Our lives in a scored society, by Frank Pasquale (Le Monde diplomatique - English edition, May 2018)
    https://mondediplo.com/2018/05/05data

    Every aspect of #Big_Data needs clear governmental regulation — its collection, its use with analysis to classify people, and its exploitation. We shouldn’t be expected to fight it alone.

    #données #intrusion #violation #agression


  • Directive droit d’auteur : l’industrie culturelle et la presse réclament les miettes de l’économie de la surveillance de masse
    https://www.laquadrature.net/fr/droit_auteur_12_sept

    Le Parlement européen vient d’adopter la directive droit d’auteur, qu’il avait pourtant repoussée une première fois cet été. En ayant fait adopter cette directive, les industries culturelles et de la presse réclament les miettes de l’économie de la surveillance de masse. Plutôt que de combattre cette capitulation devant les GAFAM, le gouvernement français l’a vigoureusement encouragée. En 20 ans, l’industrie culturelle française n’a jamais su s’adapter à Internet. Aujourd’hui, elle est folle de rage (...)

    #Google #Amazon #Facebook #Netflix #Robocopyright #publicité #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) #web #surveillance #BigData #copyright #ePrivacy #GAFAM #CNIL (...)

    ##publicité ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##LaQuadratureduNet


  • Decentralisation: the next big step for the world wide web
    https://www.theguardian.com/technology/2018/sep/08/decentralisation-next-big-step-for-the-world-wide-web-dweb-data-interne

    he story that broke early last month that Google would again cooperate with Chinese authorities to run a censored version of its search engine, something the tech giant has neither confirmed nor denied, had ironic timing. The same day, a group of 800 web builders and others – among them Tim Berners-Lee, who created the world wide web – were meeting in San Francisco to discuss a grand idea to circumvent internet gatekeepers like Google and Facebook. The event they had gathered for was the Decentralised Web Summit, held from 31 July to 2 August, and hosted by the Internet Archive.

    The proponents of the so-called decentralised web – or DWeb – want a new, better web where the entire planet’s population can communicate without having to rely on big companies that amass our data for profit and make it easier for governments to conduct surveillance. And its proponents have got projects and apps that are beginning to function, funding that is flowing and social momentum behind them. In light of the Snowden revelations and Cambridge Analytica scandal, public concerns around spying and privacy have grown. And more people have heard about the DWeb thanks to the television comedy Silicon Valley, whose main character recently pivoted his startup to try and build this “new internet”.

    #Internet #GAFA #DWeb #réinventer_l'Internet


  • Copyright numérique : stériliser pour mieux tuer - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2018/09/09/copyright-numerique-steriliser-pour-mieux-tuer_1677568

    Le 12 septembre, nos députés européens auront à se prononcer sur la directive relative au « droit d’auteur dans le marché unique numérique », que les Etats membres ont déjà validé. Dès le préambule du texte, le cadre est fixé : il est question d’œuvres, d’auteurs, de patrimoine. Le texte veut clarifier le « modèle économique » qui définira dans quelles conditions les « consommateurs » (le mot apparaît quatre fois dans l’introduction) pourront faire usage de ces œuvres.

    Le monde est ainsi découpé simplement : d’un côté, les artistes et les titulaires de droits d’auteurs, et parfois les structures et les institutions connexes (musées, universités, éditeurs) ; de l’autre, la grande masse des anonymes. La porosité entre les uns et les autres n’est pas de mise : le cas d’une personne écoutant des concerts sur Internet et publiant ses interprétations d’un prélude de Chopin n’est pas évoqué. Les médiateurs entre propriétaires (de droits, de licences) et locataires-utilisateurs sont les Etats, chargés de faire respecter la future loi, et les « prestataires de services en ligne » (les hébergeurs). Là encore, nulle place pour les auteurs-éditeurs de sites web altruistes, qui publient leurs analyses, leurs découvertes, leurs concerts de rock entre amis. On reste dans une logique traditionnelle où l’Etat et l’Union européenne régulent le fonctionnement d’industriels qui seraient laxistes en matière de propriété artistique ou intellectuelle.
    Une volée de récriminations

    Mais comment appliquer une telle loi ? Grâce à de gigantesques algorithmes. L’article 13 précise que les prestataires de services, en étroite coopération avec les titulaires de droits, développeront des techniques de reconnaissance des contenus. Les acteurs hors Facebook, Sacem ou équivalents seront censurés, donc éliminés du Web. Ulrich Kaiser, professeur de musique allemand, l’a vérifié. Il a mis en ligne quelques interprétations de son fait de morceaux de Schubert, tombé depuis longtemps dans le domaine public, et a vérifié comment le logiciel de vérification de droits d’auteur de YouTube (Content ID) réagissait. Il a vite reçu une volée de récriminations prétendant qu’il violait des droits d’auteur. Et ses arguments étaient systématiquement rejetés. En bref, pour qui n’est pas adossé à une agence de droits d’auteur, il y aura toujours un robot ou un digital worker payé au clic qui lui interdira toute publication, au motif qu’il copie une œuvre, même s’il a le droit pour lui. Belle inversion juridique où nous devons faire la preuve de notre innocence, quand sa présomption figure dans notre Constitution.

    Le second souci est que ces algorithmes coûtent très cher (de l’ordre de 50 millions d’euros), et sont évidemment très protégés par… le copyright. Nous sommes ici bien loin des logiciels libres façonnés par des poignées de bénévoles, et qui font vivre Internet. Et notre Union européenne, qui veut protéger les big industries du numérique et de la culture, ne réalise pas qu’elle se transforme en bourgeois de Calais, au seul bénéfice des Etats-Unis, puisqu’elle ne sait produire ces logiciels et bases de données associées.
    La peur du don

    Ainsi, du haut de Bruxelles, on ne fait pas que penser le contemporain avec des catégories obsolètes, aux dépens des citoyens et de leur créativité. On se trompe.

    Apparaît d’abord une étrange peur du don. Le don, ce phénomène social total, qui structure nos sociétés via l’échange, qui nourrit nos idées : celles-ci se confortent et s’affinent au contact d’autrui. Tenter de les censurer, d’en vérifier systématiquement l’authenticité, c’est aller contre l’éducation, contre le développement personnel : la science et la création se nourrissent d’emprunts, d’appropriations, de détournements.

    Ensuite, supposer que la technique va sauver ou protéger la culture relève de l’erreur. De tout temps technique et culture forment une tresse inséparable. Nos films sont faits avec des caméras, qui fonctionnent à l’électricité, désormais montés sur ordinateur. Nous appelons nos ponts (du Gard ou de Tancarville) des « ouvrages d’art ». Et avec l’informatique, nous prenons conscience de la dimension technique de l’écriture, qui nous sert autant à développer un raisonnement, à jeter les bases d’une nouvelle loi qu’à déguster un Rimbaud qui a peu profité de ses droits d’auteur. La grande majorité des productions informatiques relèvent de ces jeux d’écriture où copier, coller, emprunter, détourner, articulent recettes, banales applications et imagination.
    Façonner le monde

    Et enfin, l’idée qu’un algorithme puisse se substituer au jugement humain est erronée. Un algorithme est écrit par des humains, qui y injectent leur subjectivité, leurs représentations du monde, leurs valeurs morales, comme le montre le philosophe Andrew Feenberg. Il n’est pas neutre. Un algorithme l’est d’autant moins s’il appartient à une firme, qui va évidemment l’adapter à ses intérêts économiques. La chose est manifeste quand il s’appuie sur des bases de données massives pour produire du deep learning. C’est le principe même de l’apprentissage : si nous apprenons à des ordinateurs à modéliser le climat, nous ne pouvons leur confier des opérations chirurgicales sur des humains. Et l’idée que les machines puissent résoudre des problèmes moraux (liés au vol, à l’invention) signale avant tout une démission politique. La volonté de déléguer à ces machines des questions qui méritent d’être débattues par tous : démocratiquement.

    C’est toute la question du « numérique » : cette technique a plus que jamais le pouvoir de façonner le monde. Y compris politiquement. Avec les réseaux sociaux, nous ressentons, non pas son pouvoir, mais ses effets sur nos sociétés. L’histoire de l’écriture nous rappelle que ces effets sont lents, variés, particulièrement dépendants de ce que nous voulons qu’ils soient. Moins que jamais, la technique est éloignée de nous. Sauf si nous déléguons à quelques managers le formatage de nos sociétés par le biais de leurs chimères. Souvent, celles-ci se réduisent à quelques croyances, qui confinent à la numérologie. Il s’agit de projeter toute la complexité humaine, ses variations multidimensionnelles, sur une droite, où chacun.e d’entre nous serait évaluable. Avec une seule note entre 0 et 20.

    Le numérique, c’est politique. Ça se pratique aussi, ça s’apprend. Comme l’écriture. Ça se débat. Il est urgent de l’enseigner à toutes les générations, à tous les corps de métier ; d’en expérimenter les facettes actuelles, d’en inventer les futures. Les artistes, les historiens, les physiciennes usent tous de l’écriture. Il en est de même pour le « numérique ». Jeunes et vieux, Chinois, Français et Californiens prenons le temps de penser le numérique, au-delà de nos moules et frontières disciplinaires. La technique nous appartient. A nous tous d’en convaincre nos députés.

    Eric Guichard philosophe, responsable de l’Equipe réseaux, savoirs et territoires de l’ENS-Ulm, maître de conférences HDR à l’Ecole nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques (Enssib) , Nicolas Schabanel informaticien, directeur de recherches au CNRS, Laboratoire de l’informatique du parallélisme (LIP), ENS-Lyon, membre de l’Institut rhônalpin des systèmes complexes (IXXI)

    #copyright #partage


  • Directive sur le droit d’auteur : l’affrontement factice des deux têtes du capitalisme informationnel
    https://www.laquadrature.net/fr/capitalisme_informationnel

    Un quart de siècle qu’on se repasse ce même mauvais film, celui où les industries culturelles instrumentalisent la loi pour faire la guerre à leur public. En cause cette fois-ci, l’article 13 de la directive sur le droit d’auteur en cours d’examen à Bruxelles, et sur lequel le Parlement européen se prononcera le 12 septembre. Dans sa rédaction actuelle, cette disposition impose que, dans le cadre d’accords avec les sociétés d’ayants droit (telle la Sacem), les ­plates-formes numériques (YouTube, (...)

    #Apple #Google #Microsoft #SACEM #Amazon #Facebook #YouTube #algorithme #ContentID #Robocopyright #censure #filtrage #web #surveillance #ACTA #GAFAM #CJUE (...)

    ##LaQuadratureduNet


  • Amazon se dote d’une impressionnante flotte de 20.000 vans Mercedes Gilles Boutin - 9 Aout 2018 - le figaro _
    http://www.lefigaro.fr/societes/2018/09/09/20005-20180909ARTFIG00095-amazon-se-dote-d-une-impressionnante-flotte-de-20

    Le géant du e-commerce complète son offre aux États-Unis avec une flotte de 20.000 camionnettes, destinées à effectuer la livraison dite du « dernier kilomètre ».

    Les images parlent d’elles-mêmes. Amazon a annoncé la semaine dernière avoir passé commande de 20.000 vans Mercedes-Benz Sprinter pour constituer sa toute première flotte de véhicules légers de livraison aux États-Unis. La commande initiale était de 5000, mais face à l’afflux de candidatures pour postuler à ce nouveau service, le géant du web dit avoir réévalué ses ambitions. Les premiers utilitaires aux couleurs du géant du e-commerce sont sortis ces derniers jours de l’usine du constructeur allemand, récemment installée à Charleston, dans l’État de Caroline du Nord. Dave Clark, vice-président des opérations mondiales d’Amazon, a diffusé le 5 septembre sur son compte Twitter une vidéo sur laquelle on peut voir des milliers de camionnettes arborant sur leur flanc une flèche bleue et un sobre « Prime », en référence au service de livraison auquel les clients d’Amazon peuvent s’abonner. « J’ai hâte de les mettre entre les mains de nos partenaires du service de livraison », écrit Clark.

    Ce dernier fait référence au lancement du nouveau service de livraison d’Amazon, qui entre directement en concurrence avec les acteurs traditionnels du secteur que sont FedEx, UPS ou encore DHL et Chronopost. La société de e-commerce s’attaque ainsi au marché dit du « dernier kilomètre ». Les Américains qui le désirent peuvent, depuis le mois de juillet, postuler pour devenir livreurs pour le compte d’Amazon, sans pour autant être salariés. En échange d’un investissement minimum de 10.000 dollars, ils pourront ouvrir et gérer leur propre service de livraison de colis Amazon et se verront confier des camionnettes, des uniformes et bénéficieront de formations de trois semaines délivrées par l’entreprise. Selon cette dernière, un entrepreneur à la tête d’une petite flotte de 40 camionnettes Amazon pourrait générer un profit de 300.000 dollars, rapportait le New York Times en juin.

    Dans une interview accordée à CNN, Dave Clark affirme s’attendre à développer une centaine de partenariats et voir rouler plusieurs milliers de ses vans sur les routes américaines d’ici la fin de l’année. D’après lui, « des dizaines de milliers » de personnes ont déjà déposé leur candidature pour devenir collaborateurs d’Amazon. Le représentant n’a pas indiqué si la compagnie comptait étendre son service à d’autres pays.

    #gafa #amazon #mercedes #uberisation les #drones à la poubelle #vente_forcée #has_been #raket


  • Petite mise au point sur les « GAFA | « Calipia : le blog
    https://blog.calipia.com/2018/08/28/petite-mise-au-point-sur-les-gafa

    Assises sur des montagnes de cash « les GAFA » sont désormais en position de force, ils rachètent des sociétés à tour de bras et empêchent l’arrivée de nouveaux entrants, parfois en copiant purement et simplement leurs produits.

    A tel point, que l’âge d’or des start-ups pourraient bien toucher à sa fin d’autant que la nouvelle vague technologique qui émerge (intelligence artificielle, voitures autonomes, réalités altérées, crypto-monnaies virtuelles, …) favorise les grosses firmes qui possèdent déjà les données et la puissance informatique.

    Car en plus de racheter de nombreuses sociétés les GAFAM investissent massivement dans les infrastructures Cloud dites hyperscale qui sont et seront nécessaires à la mise en œuvre des nouveaux services à venir pour les entreprises et utilisateurs.

    Ces dépenses d’investissement (Capex) en infrastructure des opérateurs cloud à très grande échelle ont atteint 75 milliards de dollars en 2017, dont 22 au quatrième trimestre, soit une croissance de 19 % par rapport à 2016.

    Amazon, Apple, Facebook, Google et Microsoft ont représenté plus de 70 % des investissements à très grande échelle du quatrième trimestre, ce qui fait d’eux les cinq premiers investisseurs, selon les données collectées par Synergy Research Group[3]. En fait, le cabinet d’études souligne que les GAFAM ont dépensé plus de 13 milliards de dollars par trimestre en 2017 sur ce simple secteur.

    Une solide culture d’évasion fiscale

    Les outils traditionnels de régulation (taxes, anti-trust, …) semblent bien inadaptés pour maîtriser cette nouvelle puissance concentrée entre les mains de quelques-uns. Semblant intouchables, ils utilisent leur fortune à renforcer leur influence. Pas facile d’aller ennuyer ceux qui jonglent avec nos informations les plus secrètes, qui sont en passe de maîtriser les outils de l’intelligence artificielle (avec les changements sociétaux y afférant), qui bouleversent radicalement le marché de l’emploi, et qui sont sollicités par les états lorsque leurs budgets ne permettent plus de financer leurs ambitions d’investissement.

    Champions de l’optimisation et des paradis fiscaux, ces géants, pourtant si riches et si rentables, sont aussi accusés de ne pas prendre part au bien commun des sociétés par l’impôt et de ne pas savoir faire face à leurs nouvelles responsabilités sociales.

    Pas facile non plus d’appliquer des lois anti-trust quand les prix de leurs services restent bas ou gratuits, et de plus en plus addictifs puisque les GAFA restent immensément populaires en simplifiant la vie du consommateur qui continue d’utiliser massivement leurs services et appareils.

    Google et Facebook ont désormais une influence sur plus de 70% du trafic Internet et la majorité du trafic des sites d’infos dépend de ces deux plateformes (recherche et trafic social). Des tests effectués récemment dans six pays par Facebook ont montré comment une modification de son algorithme pouvait priver des sites d’informations des trois quarts de leur trafic. Et cette expérience est vécue quotidiennement par les organes de presse ayant des articles référencés sur Apple News (selon des critères pour le moins opaques) accessibles aux utilisateurs d’iPhone. Un déréférencement pouvant faire chuter le nombre de lecteur de 35 %[4].

    Donc Facebook, meilleur moteur de ciblage, et Google, meilleur moteur de recherche, ont pris le contrôle de la distribution des créateurs et des médias d’information.

    Mais sans les responsabilités qui sont généralement associées, car Google, Facebook, Apple, Twitter ou LinkedIn se présentent comme des plateformes technologiques neutres, des hébergeurs, qui ne prennent pas de décisions éditoriales, ne produisent pas de contenus elles-mêmes, et n’emploient pas de journalistes.

    Elles estiment donc, contre toute évidence, ne pouvoir être donc assimilées à des médias, refusant d’en assumer les devoirs. Or non seulement, elles diffusent les contenus, qui informent bien ou mal les citoyens, mais elles vivent (plutôt bien) de la pub qui y est associée.

    Sur cet aspect de l’utilisation des technologies de Machine Learning dans les algorithmes définissant les contenus et les publicités proposés aux utilisateurs de moteurs de recherches ou de réseaux sociaux, je vous recommande la lecture d’un article[5] de François Chollet (chercheur en Intelligence Artificielle chez Google, spécialiste de « l’apprentissage profond »), dans lequel il distingue quatre techniques d’optimisation sociale actuellement utilisées :

    Le renforcement social négatif : si vous publiez un post qui exprime un point de vue que l’algorithme de contrôle ne veut pas que vous teniez, il peut choisir de ne le montrer qu’à des personnes ayant un point de vue opposé au vôtre et qui auront une critique sévère afin de vous isoler.
    Le renforcement social positif : si vous faites un post qui exprime un point de vue que l’algorithme de contrôle veut propager, il peut choisir de montrer votre post à des gens (ou des robots) qui vont l’aimer afin de renforcer votre ego.
    Le biais d’échantillonnage : l’algorithme favorise parmi les publications de vos amis celles qui défendent l’opinion qu’il veut que vous ayez.
    La personnalisation des arguments : l’algorithmes peut observer que l’exposition de personnes dont le profil psychologique est proche du vôtre à certains contenus provoque souvent un changement de point de vue. A terme, l’algorithme peut générer ce genre de contenu spécialement pour vous convaincre.

    #Plateformes #GAFA #Politique_algorithmes

    • Le monde se referme...

      Car en plus de racheter de nombreuses sociétés les GAFAM investissent massivement dans les infrastructures Cloud dites hyperscale qui sont et seront nécessaires à la mise en œuvre des nouveaux services à venir pour les entreprises et utilisateurs.

    • (...) je vous recommande la lecture d’un article[5] de François Chollet (chercheur en Intelligence Artificielle chez Google, spécialiste de « l’apprentissage profond »), dans lequel il distingue quatre techniques d’optimisation sociale actuellement utilisées :

      Le renforcement social négatif : (...)
      Le renforcement social positif : (...)
      Le biais d’échantillonnage : (...)
      La personnalisation des arguments : (...)

    • Des copines d’un groupe politique m’envoient sur notre super outil de partage : Google Drive ! Je leur ai répondu que je n’ai pas d’adresse Gmail et que je n’avais pas accès. Tout ça après des mois à proposer une arborescence de pages sur Framapad : une page d’accueil et des pages spécifiques en lien, le tout avec obsolescence de six mois. Oui, c’est moins bien. Elles ont refusé parce qu’on ne peut pas mettre de couleur dans les Framacalc. Ah oui, tiens, si je peux pas mettre de couleurs je vais aller chez Big Brother, c’est tellement plus important, de pouvoir mettre des cases en rose, que de préserver un peu de liberté dans ce monde. Arrrrrgh !


  • Khrys’presso du lundi 10 septembre
    https://framablog.org/2018/09/10/khryspresso-du-lundi-10-septembre

    Brave New World – Le Bénin : dernière nation africaine en date à avoir décidé de taxer #Internet (qz.com – en anglais) Yahoo ! persiste à vouloir analyser les courriels de ses utilisateurs à des fins publicitaires (lemonde.fr) Twitter a finalement banni … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #DRM #espionnage #Facebook #GAFAM #Revue_de_web #Surveillance #veille #webrevue