• Facebook , gangster aux 55 milliards de dollars Pia de Quatrebarbes - 21 Juin 2019 - Solidaire
    https://www.solidaire.org/articles/facebook-gangster-aux-55-milliards-de-dollars

    Un chiffre d’affaire de plus de 55 milliards de dollars en 2018 : en quinze ans, le réseau aux 2,2 milliards « d’amis » a engrangé un paquet de fric sur nos informations, quitte à s’asseoir sur quelques lois. Un « #gangster_numérique », a tranché le parlement britannique dans un rapport au vitriol... Comment le réseau social qui voulait « rendre le monde meilleur » en est-il arrivé la ?


    Photo Wachiwit /iStock

    En 2008, quand Facebook débarque en France, c’est la ruée sur les « murs ». On y voit alors un formidable moyen de communiquer, partager des photos, personne ne s’y informe encore, mais on y dissémine naïvement des informations aux quatre vents : scolarité, opinion, statut amoureux....et déjà on #like. Rien de grave a priori, #Mark_Zuckerberg, le concepteur du réseau souhaite alors « rendre le monde meilleur ». Pas « le conquérir, seulement rendre les gens plus ouverts et connectés ».

    L’histoire est typique des innovations du web. 4 ans auparavant, dans sa chambre de Harvard, à Boston, le petit génie veut rencontrer des filles, il crée alors avec des camarades un #trombinoscope des étudiants, « The Facebook ». Les universités américaines s’y branchent, puis les lycées et collèges – Il suffit d’avoir 13 ans et une adresse mail. Et bientôt le monde entier : 2,2 milliards d’utilisateurs, un chiffre d’affaires de 55 milliards de dollars, et le 3e site internet le plus visité.

    De ses utilisateurs, il sait à peu près tout !
    Mais 15 ans après, sa firme est devenue un « gangster numérique au dessus des lois ». La sentence est venue mi-février de la Commission du numérique, de la culture et des médias du #Parlement_britannique. Pendant 18 mois, elle a planché sur le scandale #Cambridge_Analytica. Une centaine de témoins ont été auditionnés, mais le PDG de Facebook, lui, a refusé... A la lecture des 110 pages, on comprend pourquoi et comment #Mark_Zuckerberg a choisi « le profit avant la vie privée ».

    Comprenons bien : Que Facebook sait-il de ses utilisateurs ? A peu près tout ! « La pratique la plus problématique, c’est la captation systématique de nos données personnelles », explique Sylvain Steer, enseignant en droit et membre de l’association la Quadrature du Net. Pour les « amis », ce sont donc les contenus publics, les messages privés sur #Messenger, la listes des personnes, pages et groupes suivis, la façon dont on utilise le service et accède aux contenus et les informations sur l’appareil (adresse IP, fichiers présents, mouvements de la souris, accès au GPS et à l’appareil photo).

    Pour ceux qui n’ont pas de compte, la firme de Palo Alto a la solution : le « profil fantôme ». Les #cookies, les boutons « J’aime » et « Partager » affichés sur de nombreux sites, transmettent à Facebook les informations de navigation... En bref, Facebook s’accorde un pouvoir de surveillance de masse.

    Et quand Mark Zuckerberg répète à tout va, « Facebook ne vend pas les données », le parlement Britannique répond : il ment. En cause, le modèle économique : « la gratuité » pour l’utilisateur contre la monétisation de ses données. « Facebook vend aux annonceurs des catégories de publicité. Ce sont l’ensemble des caractéristiques sociales, économiques et comportementales que le réseau associe à chaque utilisateur afin de mieux le cibler », explique Sylvain Steer. « Avec l’argument fallacieux que c’est pour nous proposer des contenus de la façon la plus adaptée : sous entendu la plus subtile ». Facebook est donc avant tout « une #régie_publicitaire », analyse Yann Le Pollotech, chargé des questions numériques au PCF. 98 % de son chiffre d’affaires mondial provient de la publicité ciblée.

    L’accès aux données des téléphones
    Le réseau ouvre aussi ses données à des développeurs tiers contre rémunération « 250 000 dollars de publicités par an », écrivait le PDG dans un mail obtenu par les parlementaires britanniques. Facebook nie, explique que l’idée n’avait jamais été appliquée. En 2015, pourtant il restreint l’accès sauf pour une liste de 150 entreprises, dont Apple, Amazon, Netflix, ou Airbnb ou encore le site de rencontre #Tinder. Et là, c’est open bar ! Et Zuckerberg écrivait : « je ne vois pas de cas où des données ont été diffusées de développeurs à développeurs et ont causé un réel problème pour nous »... Raté ! 3 ans après, Cambridge Analytica allait prouver le contraire. La société, basée à Londres, a siphonné les données de 87 millions de comptes. La cheville ouvrière de la campagne numérique de Donald Trump en 2016, a réalisé un micro ciblage des électeurs.

    Parmi les autres pépites du rapport : l’accès aux données des téléphones. En 2015, la nouvelle version de l’application sur mobiles #Android pouvait avoir accès au journal des appels téléphoniques. Un cadre de Facebook s’inquiète dans un mail interne que les utilisateurs s’en rendent compte. « Ça serait très risqué : des journalistes (..) qui écrivent des articles sur “Facebook qui utilise sa mise à jour pour espionner votre vie privée” », écrit le cadre. Car le but de la firme, est bel et bien de tout savoir.... Pour cela, il faut capturer l’utilisateur et faire en sorte qu’il y reste. Et le pousser à partager toujours plus d’informations.

    Les #Fake_News rentrent dans cette catégorie. C’est parce qu’elles sont beaucoup plus partagées que Facebook les laisse se propager... Le sociologue Dominique Cardon limite leur portée dans un livre salvateur (1). Pendant la campagne américaine, ces « fake news » ont été le plus consultées par les 10% des électeurs les plus convaincus, y écrit-il. Pour Yann Le Pollotech aussi, « il faut se méfier de ce concept. Depuis que les hommes communiquent, il y a de la #désinformation. Mais ici, il y a aussi une sorte de racisme social : les fake news ne concerneraient que les moins diplômés.. et les gilets jaunes ! A chacun ses Fakes news ; celle des #CSP_+ [cadres supérieurs, NdlR], c’est que les cheminots partent à la retraite à 50 ans avec un pont d’or. Mais ce n’est pas à Facebook de décider ce qui est de l’ordre du complot ou de la #vérité. La seule manière de les éviter : c’est la délibération, le débat démocratique ».

    Mais ce n’est pas le programme du géant. Lui, il a un autre objectif : « enfermer les internautes dans son monde, son univers. Plus que du gangster, cela relève de la #mafia, au sens où c’est aussi une organisation sociale », continue Yann Le Pollotech. Dans ce système, Facebook compte aussi la messagerie #Whatsapp (1,5 milliard d’utilisateurs) et le site de partage de photos et vidéos #Instagram (1 milliard). Et avec elles, toutes leurs données ! En 2014, au moment du rachat de Whatsapp pour 19 milliards de dollars, Zuckerberg promettait « de ne pas combiner les données des comptes Facebook et Whatsapp. Bien sûr, il l’a fait deux ans après », continue Sylvain Steer.

    Depuis les scandales continuent : le 20 mars, Facebook reconnaissait ne pas protéger les #mots_de_passe de centaines de millions de comptes. En février, d’autres applications donnaient accès à Facebook à leurs données : une application pour suivre son cycle menstruel, de sport, de santé... En septembre, 50 millions de comptes étaient piratées.

    Un modèle basé sur l’illégalité
    Que font les législateurs ? En Europe, ils ont franchi une première étape avec le Règlement général pour la protection des données ( #RGPD ), entré en vigueur le 28 mai dernier. Ce dernier impose des formes de consentement éclairé et libre. Mais « Facebook continue de violer les textes, car tout son modèle économique est illégal », rappelle Sylvain Steer. Une plainte collective a été déposée, la CNIL Irlandaise – là où est le siège social de Facebook en Europe- l’examine. Sauf qu’elle prend son temps. « Bien sûr, Facebook comme les autres, fait un lobbying pour retarder sa mise en conformité et prolonger son business », continue-t-il.

    Le Parlement britannique veut la fin du far west... Sauf que Facebook, comme #Google « à force de ne pas être réglementés, se sont imposés comme des autorités centralisatrices sur internet. Les États au lieu de le limiter, continuent à lui déléguer des pouvoirs ». La France en tête, « les gouvernements, demandent à ces plateformes géantes de devenir juges et modérateurs des contenus en ligne. Ce qui devrait être de l’ordre de la justice ou du service public », poursuit Sylvain Steer ... Ou comment les gouvernements donnent à Facebook les clés de la censure. Zuckerberg, lui, s’excuse, encore une fois, et promet « de changer ». En attendant, le nombre d’utilisateurs recule, les jeunes désertent la plateforme... Mais pour Instagram. Et restent ainsi dans le monde clos de Facebook.

    Culture numérique, Dominique Cardon, Les presses de Sciences Po, sorti en février, 19 euros, 428 pages
    (Article paru dans le journal L’Humanité -Dimanche du 28 mars 2019)

    #facebook #surveillance #internet #algorithme #censure #réseaux_sociaux #publicité #données #bigdata #profiling #manipulation #marketing #domination #web #voleur de vies #escroc #gangster #fric

  • https://www.thehindu.com/opinion/op-ed/a-river-running-dry/article25783214.ece
    les obstacles mis à la descente des sédiments bouleversent la fertilité du delta et l’auto régénération du fleuve . Les affluents sont asséchés par la tunnelisation . La vase en mousson excède les prévisions , les précipitations d’hiver sont insuffisantes , moyennant quoi les glaciers régressent et l’envasement suit réduisant encore le débit ....
    #barrages #glaciers #Gange

  • La #guerre contre #Huawei by Jeffrey D. Sachs - Project Syndicate
    https://www.project-syndicate.org/commentary/trump-war-on-huawei-meng-wanzhou-arrest-by-jeffrey-d-sachs-2018-1

    Les #États-Unis tentent d’attaquer Huawei notamment en raison de la réussite de l’entreprise dans la commercialisation des #technologies de pointe 5G au niveau mondial. Les États-Unis prétendent que la société présente un risque de sécurité spécifique grâce à des capacités de surveillance cachées dans ses matériels et logiciels. Pourtant, le gouvernement américain n’a fourni aucune preuve pour étayer cette affirmation.

    Une diatribe récente contre Huawei parue dans le #Financial_Times est révélatrice à cet égard. Après avoir concédé que « vous ne pouvez pas avoir des preuves concrètes d’ingérence dans les TIC, à moins que vous soyez assez chanceux pour trouver une aiguille dans une botte de foin », l’auteur affirme simplement que « vous ne pouvez pas prendre le risque de mettre votre sécurité dans les mains d’un adversaire potentiel ». En d’autres termes, bien que nous ne puissions pas vraiment pointer de mauvaise conduite de la part de Huawei, nous devrions néanmoins placer l’entreprise sur une liste noire.

    Lorsque les règles du commerce mondial obstruent les tactiques de #gangster de Trump, les règles doivent changer, selon lui. Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo l’a admis la semaine dernière à Bruxelles. « Notre administration », a-t-il dit, est « en train de sortir ou de renégocier légalement les traités #obsolètes ou nuisibles, les accords commerciaux et autres accords internationaux qui ne servent pas nos #intérêts souverains ou ceux de nos alliés. » Néanmoins, avant de sortir de ces accords, l’administration est en train de les mettre en miettes par des actions téméraires et unilatérales.

    L’arrestation sans précédent de Meng est encore plus provocante parce qu’elle est basée sur des sanctions américaines extra-territoriales, à savoir, la prétention des États-Unis qu’ils peuvent ordonner à d’autres pays d’arrêter de commercer avec des pays tiers tels que Cuba ou l’Iran. Les Etats-Unis ne toléreraient certainement pas que la #Chine ou tout autre pays disent aux entreprises américaines avec qui elles peuvent ou ne peuvent pas commercer.

  • U.S. Opposition to Breast-Feeding Resolution Stuns World Health Officials - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/07/08/health/world-health-breastfeeding-ecuador-trump.html

    American officials sought to water down the resolution by removing language that called on governments to “protect, promote and support breast-feeding” and another passage that called on policymakers to restrict the promotion of food products that many experts say can have deleterious effects on young children.

    When that failed, they turned to threats, according to diplomats and government officials who took part in the discussions. Ecuador, which had planned to introduce the measure, was the first to find itself in the cross hairs.

    The Americans were blunt: If Ecuador refused to drop the resolution, Washington would unleash punishing trade measures and withdraw crucial military aid. The Ecuadorean government quickly acquiesced.

    #Etats-Unis #corrompu #corruption #lobbying #gangsters #mafia #sans_vergogne

    • Health advocates scrambled to find another sponsor for the resolution, but at least a dozen countries, most of them poor nations in Africa and Latin America, backed off, citing fears of retaliation, according to officials from Uruguay, Mexico and the United States.

    • Breastfeeding: achieving the new normal - The Lancet
      https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(16)00210-5/abstract

      The deaths of 823 000 children and 20 000 mothers each year could be averted through universal breastfeeding, along with economic savings of US$300 billion. The Series confirms the benefits of breastfeeding in fewer infections, increased intelligence, probable protection against overweight and diabetes, and cancer prevention for mothers.

      Via @AndrewAlbertson sur twitter.

    • The Baby-Formula #Crime Ring - The New York Times
      https://www.nytimes.com/interactive/2018/05/02/magazine/money-issue-baby-formula-crime-ring.html

      SOME $4.3 BILLION worth of infant formula was sold in the United States last year, a vast majority of it in powdered form. Between factory and baby aisle, its cheap ingredients (dehydrated milk and vitamins) become steeply, even mysteriously expensive. Basic types run about $15 for a 12.5-ounce can, amounting to perhaps $150 a month for a fully formula-fed infant. Specialty recipes like EleCare can cost two or three times as much. Strict Food and Drug Administration regulations govern formula production, and three companies dominate. Abbott Laboratories, which makes Similac, and Mead Johnson, which makes Enfamil, each control about 40 percent of the market. The Nestlé-owned brand Gerber holds a roughly 15-percent share.

      A market with so little competition is bound to have generous margins, and formula makers have grown richer still because a single buyer accounts for roughly half of all domestic sales: the United States government. The Special Supplemental Nutrition Program for Women, Infants and Children, commonly known as WIC, provides needy mothers with cash assistance for certain foods, including powdered formula. When it began, in 1972, WIC represented a fresh, lush source of inelastic demand, by effectively eliminating from the formula market those customers most sensitive to price. During the ’80s, formula prices rose by more than 150 percent, vastly outpacing increases in milk costs. By the middle of that decade, formula was absorbing 40 percent of WIC’s food budget, prompting shortfalls that shunted many eligible families to a waiting list.

    • Allaitement maternel : Trump défend le lait en poudre | États-Unis
      http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201807/09/01-5188885-allaitement-maternel-trump-defend-le-lait-en-poudre.php

      Attitude criminelle des Etats-Unis : ils défendent les intérêts des fabricants du lait en poudre au détriment de la santé des enfants,

      L’article, paru dans le New York Times, affirme que les délégués américains à une réunion annuelle de l’OMS à Genève en mai ont cherché à supprimer un passage d’une résolution sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant qui invitait les États membres à « protéger, promouvoir et soutenir » l’allaitement maternel.

      Les Américains auraient fait pression sur l’Équateur afin que le pays renonce à proposer la résolution, et c’est la Russie qui aurait pris le relais. La phrase a finalement été approuvée et figure dans le document disponible aujourd’hui en ligne.

      « L’article du New York Times sur l’allaitement doit être dénoncé. Les États-Unis soutiennent fortement l’allaitement, mais nous pensons que les femmes ne doivent pas se voir interdire l’accès au lait en poudre. De nombreuses femmes ont besoin de cette option à cause de la malnutrition et de la pauvreté », a tweeté Donald Trump.

  • Bruxelles : Le « gang des vieux en colère » manifeste ce lundi : « Messieurs du gouvernement, tremblez ! » Fabrice Gerard - 16 Avril 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-gang-des-vieux-en-colere-manifeste-ce-lundi-messieurs-du-gouvernement

    C’est une bande de copains. Une petite dizaine tout au plus. Qui ont choisi de créer un mouvement citoyen original. « Le Gang des Vieux en Colère » voilà son nom. Ce 16 avril à 15 heures, place de la Liberté à Bruxelles, ils ont décidé de se mobiliser. Une manifestation qu’ils annoncent spectaculaire. 

    Pourquoi ? Et bien parce qu’ils ne peuvent accepter les réformes du gouvernement fédéral en matière de pension. Notamment l’âge légal de départ à la retraite à 67 ans. Mais aussi le nouveau système de pensions à points.
    « Pour nous qui sommes vieux, ce n’est déjà pas facile » dénonce Michel Huisman. « Mais pour vous les plus jeunes, nos enfants, nos petits-enfants, avec le projet de monsieur Bacquelaine, c’est monstrueux. Tout le monde n’est pas capable de financer soi-même une partie de sa pension ».

    « Ce sont les ruisseaux qui font les grandes rivières »
    Le Gang des Vieux en colère n’a pas pour ambition de faire infléchir les choix du gouvernement en matière de pension.
    « Mais tous les mouvements de contestation mis en ensemble, cela fait que les ruisseaux deviennent des grandes rivières. Puis se transforment en fleuves. Messieurs, mesdames du gouvernement, tremblez ! ».
    L’idée du #Gang des #Vieux_en_Colère est né dans un troquet bruxellois. Et s’ils n’étaient que quelques-uns. Aujourd’hui, grâce à la caisse de résonnance que sont les réseaux sociaux, ils sont environ 2000.

    https://www.facebook.com/Gang-des-Vieux-en-col%C3%A8re-156293225018750

    #Vieux_Fourneaux #Manifestation #Retraite #Solidarité

    • Escuse moi @bce_106_6 je t’ai pas cité comme source. C’est assez interessant, surtout la partie sur le type de contrat qu’a signé Stormy Daniels et dont il faut se méfié.
      Je trouve regrettable qu’a la fin il n’appel que les mâles pas dominants à s’occuper du cas de Trump. Il prend la peine de parler des femmes dominantes mais quant il s’agit de lutter il n’en fait plus qu’une affaire de mâles alphas VS mâles pas alphas alors que c’est quant même les femmes (et en particulier ici Stormy Daniels ), qui depuis le début de son mandat, luttent le plus contre Trump - et se font confisquer leurs actions ( cf par exemple ; https://seenthis.net/messages/562751 ).

    • Retranscription de Les temps qui sont les nôtres : Trump ou la star du porno ? Merci à Catherine Cappuyns et Pascale Duclaud !
      https://www.pauljorion.com/blog/2018/03/29/les-temps-qui-sont-les-notres-trump-ou-la-star-du-porno-le-26-mars-2018-retranscription/#more-103442
      . . . . . . . je vais vous parler cette fois-ci de ce qui s’est passé hier soir aux États-Unis : l’émission ‘60 Minutes’ où était interviewée la star du porno, Stormy Daniels (de son nom de naissance : Stéphanie Gregory, et au point de vue, je dirais, des autorités : Stéphanie Clifford, du nom de son premier époux).

      Pourquoi était-elle interviewée ? En raison des différends entre elle et le Président Trump depuis un certain temps. Elle a été payée 130.000 dollars, pas par #Trump directement mais par l’avocat de Trump, pour ne pas parler de la relation sexuelle qu’ils ont eue (si j’ai bon souvenir c’est en 2006), et du procès qui lui est intenté pour ce qui apparaît un non-respect de son #NDA – « Non Disclosure Agreement » (je ne sais pas comment on appelle ça en français, un « accord de ne pas en parler »). Ça devient de plus en plus courant dans les entreprises : vous devez jurer sur la tête de votre grand-mère et de vos enfants de ne jamais parler de ce qui s’est passé là où vous étiez. Je ne sais pas si c’est un statut véritablement légal mais comme vous le savez sans doute, ce qui se passe maintenant dans le milieu des affaires, le plus souvent, n’a pas de statut légal véritable et c’est pour ça qu’il vous reste toujours la possibilité de vous tourner vers les #tribunaux, comme le fait Madame Clifford en ce moment : on lui a imposé un #arbitrage_privé sur l’accord qu’elle a passé en échange des 130.000 dollars et son avocat lui a dit qu’il fallait dire que tout ça n’était pas légal.

      Vous vous souvenez des aventures de l’État français avec Monsieur #Tapie ? Où l’État français était passé avec Monsieur Tapie, dans un accord, par un arbitrage, ce qui est quand même assez sinistre de voir qu’alors que l’État dispose quand même de l’exercice de la justice – ça fait partie d’un des trois piliers du fonctionnement de l’État : l’exécutif, le législatif et le judiciaire – que l’État accepte aussi de se tourner vers des individus privés qui pourraient décider de la justesse, de la justice, dans une affaire. Et l’illustration dans le cas de Monsieur Tapie, bien entendu a été remarquable : non, l’État, s’il vous plaît, abstenez-vous – au moins vous ! – de faire ce genre de choses. Bien entendu, un des arbitres était de mèche avec Monsieur X et toute l’affaire s’est écroulée.

      D’où est-ce que ça nous vient ça ? Ça nous vient de la #lex_mercatoria. C’est le droit marchand, qui avait souvent lieu entre les marchands qui n’appartenaient pas à de mêmes pays et on se mettait d’accord de se tourner vers des arbitres, des arbitres privés. Alors, avertissement à vous tous : n’acceptez jamais un contrat où on vous dit que le règlement éventuel du conflit passera par un arbitrage privé : ce sont des gens qui sont de mèche avec ceux qui vous font signer le contrat. N’acceptez jamais ça ! Ce sont des gens qui… (il y a des statistiques qui ont été faites par des sociologues et autres) qui donnent raison dans 95% des cas à celui qui vous a fait signer le contrat et donc c’est de l’escroquerie pure et simple. Non, non : il existe des #lois dans nos pays et elles continuent de fonctionner et donc il faut se tourner vers elles – tant que ce système-là n’est toujours pas entièrement vendu d’ailleurs aux marchands, qui disposent déjà du système d’arbitrage !

      Alors, qu’est-ce qui s’était passé ? Donc, effectivement Monsieur Trump a eu un « one night stand » : ils ont dormi une fois ensemble, Madame Clifford et lui. Ça n’a eu lieu qu’une fois apparemment, en 2006, et les circonstances méritent d’être racontées parce qu’elles sont importantes pour la conclusion de ce que je vais dire : Monsieur Trump et Madame Clifford se sont trouvés dans une chambre dans un des golfs qui lui appartient et une fois la porte fermée, il lui a montré la couverture d’un magazine où il y avait une photo de lui et il a dit : « Est-ce que ce n’est pas formidable ? » et elle lui a dit : « Pour avoir dit ça, vous méritez une bonne fessée. Baissez votre pantalon ». Et prenant le magazine pour le fesser, elle l’a fessé avec le magazine ; lui, ayant aimablement accepté de baisser son pantalon.

      Alors, pourquoi est-ce que tout se tourne maintenant vers la télévision, vers l’opinion publique, comme étant un moyen de trancher ? Parce qu’elle explique que tous les accords dans lesquels elle a accepté de signer, ça a été sous la menace. Ça a été dans un climat d’intimidation, et elle a raconté pour la première fois hier – c’est un élément dont le public ne disposait pas – qu’en 2011, en se rendant à un club de fitness avec sa toute petite gamine, au moment où elle sort de sa voiture sur le parking, il y a un gars qui l’attend et qui lui dit comme dans la tradition des #gangsters, qui lui dit en regardant la gamine : « Cette petite fille n’aimerait pas qu’il arrive quelque chose de pas sympathique à sa maman ! ». Et l’avocat actuel de Madame Clifford dit que l’accord – elle a reçu 130.000 dollars pour ne rien dire – et qui la menace par arbitrage privé un million de dollars chaque fois qu’elle ouvre la bouche, il a affirmé hier : « Tout cela n’est pas très différent finalement de la menace sur le parking. Si on vous dit : « Chaque fois que vous ouvrez la bouche pour dire quelque chose à mon sujet, vous devrez payer un million de dollars », dit-il « ce sont des méthodes de gangsters et c’est de l’intimidation du même ordre. »

      J’en sais quelque chose : je me suis retrouvé dans une affaire – vous avez peut-être entendu parler de ça – où on m’a traité de la pire des manières et en me disant : « Si vous bronchez, ça va vous coûter très très cher. » Et dans ce cas-là, chers amis, faites comme Madame Clifford, faites comme moi : expliquez à ces gens-là que oui ! souvent le vrai monde c’est effectivement le monde des gangsters, que les gangsters l’emportent souvent mais rappelez à la personne qui vous dit ça, dites-lui la chose suivante : « Même Al Capone a fini en prison ». Parce que nous avons heureusement encore – et ça c’est la #solidarité – la solidarité entre les êtres humains qui fait que nous avons encore des systèmes qui permettent à celui qui apparaît en position de faiblesse de se défendre.

      Alors, ce qu’on apprend là de Monsieur Trump, ce n’est pas nouveau si vous regardez un petit peu ce que des biographes ont déjà écrit à son sujet. C’est un monsieur qui est… je dirais, il est né #voyou et il a été voyou toutes les années qui se sont écoulées depuis sa naissance jusque maintenant. Comment est-ce qu’on devient voyou comme ça ? Eh bien, avec un père comme le sien : membre du #Ku_Klux_Klan et qui répète à son gosse d’ être un #tueur  : on s’en sort dans la vie en étant un tueur. Manque de pot pour ce Monsieur #Fred_Trump (il s’est trouvé dans pas mal d’ennuis du point de vue légal), un jour son fils devient vraiment un voyou et il est obligé de l’envoyer dans une espèce de maison de correction de type militaire. L’affaire officielle, c’est qu’il serait allé acheter avec un copain des couteaux à cran d’arrêt en ville. En ville, où il disparaissait souvent. Mais le biographe en question écrit : « La maison de correction, c’était peut-être un peu fort pour un couteau à cran d’arrêt. Il y a peut-être encore des choses qu’on ne sait pas ». Alors, voilà : il y a peut-être encore des choses qu’on ne sait pas.

      Et à partir de là, ce Monsieur s’est toujours conduit de la même manière, si vous regardez un petit peu ses affaires. Si vous regardez #Trump_University , « l’université Trump », c’est une escroquerie en grand, où simplement des bonimenteurs poussaient les gens à s’endetter pour suivre des pseudo-cours qui en fait étaient des trucs recopiés de bouquins écrits par d’autres que Trump, et des choses assez expédiées. Plusieurs milliers de dollars pour trois jours de cours, un montant – si j’ai bon souvenir – de trente neuf mille dollars pour un cours approfondi et des choses de cet ordre-là, et qui s’adressent bien entendu aux gens qui n’ont que les billets de loterie pour sortir de leur condition. « C’est peut-être ma dernière chance », « Ça vaut peut-être la mise », et ainsi de suite. Et cet argent est entièrement pompé. Trump avait dit qu’il allait donner cet argent-là à des bonnes œuvres et ça s’est retrouvé, vous allez voir, c’est dans les « records », dans les attendus : « Les sommes sont difficiles à tracer » (rires). Pas les bonus bien sûr qui lui ont été donnés ! Et quand on regarde ses affaires, ses affaires immobilières, eh bien en général ce sont des catastrophes. Il commence par… en fait ce sont des pyramides. Il s’attribue à lui des bonus énormes sur le premier argent qui rentre et puis après si ça marche ou si ça ne marche pas, ça c’est une question liée au hasard.

      Alors, pourquoi ça a marché pour lui ? Pourquoi est-ce qu’il se retrouve quand même président des États Unis ? Eh bien c’est parce que voilà : j’ai mis l’autre jour, sans commentaire, un petit truc que j’ai trouvé sur Wikipedia : sur le mâle dominant chez les chimpanzés. Si vous avez lu ça, eh bien vous avez vu cette description du comportement de Monsieur Trump. Je n’ai pas mis la dernière phrase parce que je me suis dit que ça pourrait apparaître comme une incitation au meurtre (rires). J’ai mis simplement une des phrases qui disait : « Quand le mâle dominant exagère, les autres se liguent contre lui et lui font passer un mauvais quart d’heure ». Et la phrase que je n’ai pas mise est : « Parfois il se fait même tuer ».

      C’est comme ça que ça marche. C’est comme ça que ça marche dans certains cas : c’est que ce comportement de mâle dominant – qui, chez nous, est plus ou moins caché par les #institutions, plus ou moins caché par le fait que les gens [aillent] à l’ #école, par le fait que les gens raisonnent et ne réagissent pas purement « à l’instinct » comme on dit (ce que le corps nous dicte dans l’instant immédiat), font des plans à long terme, essayent de s’en tenir à des principes, à prendre de bonnes résolutions et à essayer de – voilà – de s’en tenir à leurs bonnes résolutions, etc. mais il y a aussi l’aspect purement voyou, c’est-à-dire King Kong (rires) : le mâle dominant de la bande de chimpanzés ou de gorilles : ça aussi ça existe.

      Et malheureusement… malheureusement si nous avons permis dans nos institutions – qu’est l’ #État en particulier – que ce comportement soit plus ou moins mis entre parenthèses dans les entreprises – moi j’ai travaillé dans des #entreprises qui étaient des bonnes entreprises, et dans de mauvaises, mais même dans les bonnes, c’est toujours le modèle King Kong qui décide ! C’est toujours un #mâle_dominant qui se trouve au sommet ! Ou alors une #femelle_dominante, ça arrive aussi, mais qui est du même style alors que le mâle dominant : c’est-à-dire un « Moi, Je ! », « Fermez votre gueule ! », « C’est moi qui gagnerai de toute manière : je peux vous foutre à la porte demain si vous répétez ce que vous venez de dire ! », etc. Pourquoi est-ce que j’ai perdu treize de mes emplois : parce que je leur ai à chaque fois dit « Allez vous faire foutre ! », hé hé hé ! (rires) Mais euh… tout le monde n’est pas comme ça ! Alors ça continue.

      De #La_Boétie a parlé de « #servitude_volontaire »… Ce n’est pas de la servitude volontaire. Il faut survivre aussi, hein ! Il faut survivre ! Les mâles non dominants doivent aussi survivre et les femelles doivent survivre quand même, etc. Il faut leur trouver des excuses. Comme les généticiens… il y a un bel article, je ne sais plus si c’est dans le Washington Post ou dans le New York Times que j’ai lu ça hier, un article d’un #généticien disant : « Ecoutez, on trouve quand même des choses ! Il est quand même vrai qu’il y a dix-sept gènes qui sont liés au fait d’être intelligent et si on ne les a pas ou s’ils sont en mauvais état, c’est pour ça qu’on ne réussit pas à l’école », etc. etc.

      Bon, alors : les gens qui ne réussissent pas à l’école, eh bien on le sait, Todd en parle dans son dernier bouquin (il y a d’autres analyses qui sont faites) : qu’est-ce qu’ils ont fait, les gens qui n’ont pas réussi à l’école ? Ils ont voté pour Trump massivement ! C’est surtout eux ! C’est surtout les blancs qui n’ont pas réussi à l’école qui ont voté pour Trump. Ils ont reconnu : « Voilà, après tout ce n’est pas si mal ! Après tout ce n’est pas si mal de réussir comme ça ! ». Et il dit… il dit en fait, ce gars-là qui est mu essentiellement par le ressentiment (alors que lui, il ne devrait pas hein ! avec tous les millions qu’il a), mais il sait que les millions qu’il a, il ne les mérite pas. C’est ça le problème, c’est ça qui le taraude.

      Enfin voilà : ces gens-là ont voté pour ça et ils ont le résultat de leurs actions, d’avoir voté de cette manière-là. Alors qu’est-ce que cela nous donne ? Cela nous donne un Trump qui, vendredi dernier, nomme comme conseiller pour les affaires de sécurité nationale – c’est-à-dire à la défense – il nomme un certain Bolton qui est partisan de frappes préventives sur l’Iran et sur la Corée du Nord.

      On est véritablement bien embarqués… ! Quand même, le moment est venu… le moment est venu pour les mâles non dominants de se mettre d’accord et d’éliminer le gars-là ! Alors, qui est-ce qui va réussir à le faire ? Est-ce que c’est M. Robert Mueller qui est un héros, un type irréprochable qui s’est conduit comme un héros incroyable dans des situations de batailles… sur un champ de bataille, un monsieur d’une intégrité extraordinaire : est-ce que c’est lui qui va parvenir à faire tomber King Kong ? Ou bien est-ce que c’est Mme #Stormy_Daniels ? Parce que les gens ordinaires et peut-être en particulier ceux qui n’ont pas réussi à l’école parce qu’ils n’ont pas les dix-sept gènes qui permettent d’être intelligents et qui se reconnaissent en Trump ? Avec qui est-ce que maintenant les gens ordinaires vont s’identifier ? Avec King Kong ? Ou avec la jolie blonde kidnappée par King Kong et qui lui dit de baisser son pantalon parce qu’elle va lui donner la fessée ?

      Alors je ne suis pas sûr (sourire) que ce soit avec King Kong dans cette situation-là. Alors bonne chance Madame Daniels ! Madame Daniels nous explique qu’à dix-sept ans, elle a participé volontairement à un #strip-tease, à un concours de strip-tease, et que de fil en aiguille, bon, elle est devenue une star du #porno. Elle dit aussi, quand on lui parle de sa vie, de sa vie à cette époque-là, elle disait : « Je vivais dans un quartier de merde. Ce n’est pas donné de travailler dans des… de vivre dans des conditions comme celles-là ». Alors voilà ! Voilà comment on devient une star du porno, sans être une mauvaise personne, parce qu’on est à des endroits où comme elle le disait : « J’ai gagné à cette soirée-là, la première soirée du strip-tease, j’ai gagné tout ce que je gagnais d’autre part comme serveuse en une seule semaine ». Et voilà comment les choses se décident.

      Alors, le [dilemme] de l’américain moyen à partir de demain : Stormy Daniels (Stephanie Clifford ou encore #Stephanie_Gregory ) ou Monsieur Donald Trump, le King Kong facilement dominé par quelqu’un d’autre (rires) ? À eux de choisir !

      Bon, je ne suis pas Américain… Je prie… « Praise the Lord » [Le Seigneur soit loué !], je prie le Seigneur pour ma famille américaine puisque c’est comme ça qu’on parle là-bas ! Allez, à bientôt !
      #BDSM #féssée

      il sait que les millions qu’il a, il ne les mérite pas. _ C’est ça le problème, c’est ça qui le taraude.

    • Je crois que je n’arriverais jamais à comprendre l’intérêt de ces vidéos de personnes, pourtant pas toutes idiotes, qui nous parlent depuis leur salon à propos d’un truc qu’elles ont relevé dans l’actualité, un livre qu’elles ont lu, d’un film qu’elles vu et donc, face caméra : on y lit tellement le fantasme d’être vu, écouté par des millions, des multitudes, et ce qu’ils ou elles disent, en étant nullement contredit ou renchéri, n’a, en fait, aucune portée, beaucoup moins que si ils ou elles étaient filmées dans leur salon avec des connaissances avec lesquelles ils et elles échangeraient.

      Paul Jorion peut dire, de temps en temps, des choses assez remarquables, ce n’est pas @laurent2 qui me contredirait pour en avoir repris de larges extraits dans son excellent Journal de la crise , en revanche là, quel néant et comment est-ce qu’il s’écoute pisser sur les feuilles !

      Et j’ai naturellement l’esprit très mal tourné (c’est de notoriété publique), parce que chaque fois que je tombe sur de tels extraits, je ne peux m’empêcher de penser que les membres de leur famille doivent les entendre depuis la pièce d’à côté et se dire : « tiens le vieux il est encore en train de parler à sa webcam » avec une comparable suspicion que si le vieux était justement en train de se masturber devant tel ou tel film pornographique en streaming .

      Si j’avais un peu de talent pour le montage et du temps pour cela je crois que je téléchargerais tant et tant de ces extraits vidéo masturbatoires (je ne peux vraiment pas voir les choses autrement) et que je mes monterais entre eux pour recréer, très artifiellement, les conditions du dialogue, de la conversation. (D’ici à ce que j’étoffe ce commentaire pour en faire une chronique de ma nouvelle rubrique de Pendant qu’il est trop tard , façon le vieux il se défoule sur son clavier en espérant être lu par des multitudes !)

    • @philippe_de_jonckheere Même réflexion. « On » a dû leur dire que les vidéos, ça allait supermarcher sur l’internet, et que d’ailleurs les jeunes ils regardent que ça.

      Mais alors, tu la lances, sa vidéo, et tu te rends compte qu’un type va te causer lentement pendant 18 minutes en plan fixe face caméra, et c’est déjà une certaine idée de la mort. L’idée même des youtubeurs me fait généralement chier, essentiellement parce qu’ils disent en 20 minutes ce que je pourrais lire en 2, et comme je l’ai déjà dit pour Le Média, généralement je peux décider de survoler, zapper ou savourer un texte même long, dont on m’aurait par exemple cité ici un extrait pertinent, alors que pour une vidéo, il faut vraiment que j’ai une vie entière à perdre pour regarder des gens qui me font la lecture.

      D’un côté on se plaint qu’avec l’interwebz « les gens ne lisent plus », et dans le même temps on s’empresse d’enterrer l’un des grandes innovations de l’internet : on a accès à tout, trop, tout le temps, et justement on a développé des méthodes de lecture à vitesse variable pour repérer, échanger et recommander les pépites, les passages pertinents, dans tout ce bazar. Et au lieu de ça, on devrait renoncer à cette possibilité, dans notre flux, de choisir notre niveau d’attention. Parce que là, à moins de regarder Jorion me ternir la bavette pendant 20 minutes en attendant de faire bouillir les nouilles, je vois même pas comment on peut tenir jusqu’au bout.

      Et ces monologues sont aussi – et ça c’est quand même génial en 2020 – le meilleur moyen qu’on ait découvert sur le Webz pour définitivement renoncer à la richesse de l’intertextualité, aux liens internes et externes, aux « Do you want to know more ? », et aux constructions collectives en ligne et aux échanges croisés. (Ah, on peut profiter tout de même des « forums » débilitants que ce type de support favorise.)

      C’est un format tellement hostile au Web que les gens se retrouvent à en extraire des GIFS sous-titrés pour partager les moments « significatifs » sur Twitter quand ils veulent pouvoir recommander une vidéo.

      (…et est-ce qu’à la fin, Paul Jorion, comme le premier Mélenchon venu, t’implore de t’abonner à sa chaîne Youtube et de lui mettre des pouces bleus ?)

    • @arno Je ne peux pas répondre à toutes tes questions, je n’arrive jamais à regarder ces trucs-là jusqu’au bout. Et celle-là n’a pas fait exception. D’autant qu’elle n’est vraiment pas brillante.

      Et oui, l’imploration qui est de moins en moins masquée pour un soutien aussi dérisoire d’une étoile, un pouce levé ou un abonnement gratuit (dans tous les sens du terme), cette imploration est absolument obscène et pathétique à la fois.

      De même tu as raison à propos de ce que cela représente de détournement des usages possiblement collectifs, et c’est précisément ce que j’entends habituellement quand je parle de réseaux asociaux .

      Enfin, même en retournant très fort la question dans ma tête, je ne parviens pas à trouver de réponses à la question, pourtant simple : « mais à qui il ou elles parlent ? »

    • Plutôt que de se faire téter les yeux par #youtube et ses #videos_masturbatoires. Le bref thriller de #Frédéric_Ciriez
      illustre bien ce sujet. @philippe_de_jonckheere @arno @bce_106_6
      http://www.editions-verticales.com/fiche_ouvrage.php?id=402&rubrique=3


      J’ai découvert cet auteur dans @cqfd qui faisait l’éloge de son premier bouquin. Depuis F.Ciriez ne m’a jamais déçu.
      #dystopie

    • Si nous sommes tout·e·s sur SeenThis, c’est bien parce que nous préférons l’écrit.
      Je reste de même perplexe face au phénomène des Youtubeur·se·s. Mais illes existent, leur public existe, ... et même Mélenchon, puisque vous en parlez, a été contraint d’adhérer à ce canal, pourtant bien tardivement, lui dont on lui reproche si régulièrement la densité de ses billets de blog, dès 2005.

    • @biggrizzly qui dit :

      Si nous sommes tous sur SeenThis, c’est bien parce que nous préférons l’écrit.

      C’est ça. En fait, les vidéo (et les images télévisuelles en général), je trouve ça de plus en plus chiant. Pour preuve, je suis devenu incapable de regarder quoi que ce soit à la télé ; au bout d’un quart d’heure, c’est la télé qui me regarde. C’est grave, docteur ?

    • @philippe_de_jonckheere , @arno la re transcription de la vidéo, ce qui demande un travail non négligeable.

      Retranscription de Les temps qui sont les nôtres : Trump ou la star du porno ? Merci à Catherine Cappuyns et Pascale Duclaud !
      https://www.pauljorion.com/blog/2018/03/29/les-temps-qui-sont-les-notres-trump-ou-la-star-du-porno-le-26-mars-2018-retranscription/#more-103442
      . . . . . . . je vais vous parler cette fois-ci de ce qui s’est passé hier soir aux États-Unis : l’émission ‘60 Minutes’ où était interviewée la star du porno, Stormy Daniels (de son nom de naissance : Stéphanie Gregory, et au point de vue, je dirais, des autorités : Stéphanie Clifford, du nom de son premier époux).

      Pourquoi était-elle interviewée ? En raison des différends entre elle et le Président Trump depuis un certain temps. Elle a été payée 130.000 dollars, pas par #Trump directement mais par l’avocat de Trump, pour ne pas parler de la relation sexuelle qu’ils ont eue (si j’ai bon souvenir c’est en 2006), et du procès qui lui est intenté pour ce qui apparaît un non-respect de son #NDA – « Non Disclosure Agreement » (je ne sais pas comment on appelle ça en français, un « accord de ne pas en parler »). Ça devient de plus en plus courant dans les entreprises : vous devez jurer sur la tête de votre grand-mère et de vos enfants de ne jamais parler de ce qui s’est passé là où vous étiez. Je ne sais pas si c’est un statut véritablement légal mais comme vous le savez sans doute, ce qui se passe maintenant dans le milieu des affaires, le plus souvent, n’a pas de statut légal véritable et c’est pour ça qu’il vous reste toujours la possibilité de vous tourner vers les #tribunaux, comme le fait Madame Clifford en ce moment : on lui a imposé un #arbitrage_privé sur l’accord qu’elle a passé en échange des 130.000 dollars et son avocat lui a dit qu’il fallait dire que tout ça n’était pas légal.

      Vous vous souvenez des aventures de l’État français avec Monsieur #Tapie ? Où l’État français était passé avec Monsieur Tapie, dans un accord, par un arbitrage, ce qui est quand même assez sinistre de voir qu’alors que l’État dispose quand même de l’exercice de la justice – ça fait partie d’un des trois piliers du fonctionnement de l’État : l’exécutif, le législatif et le judiciaire – que l’État accepte aussi de se tourner vers des individus privés qui pourraient décider de la justesse, de la justice, dans une affaire. Et l’illustration dans le cas de Monsieur Tapie, bien entendu a été remarquable : non, l’État, s’il vous plaît, abstenez-vous – au moins vous ! – de faire ce genre de choses. Bien entendu, un des arbitres était de mèche avec Monsieur X et toute l’affaire s’est écroulée.

      D’où est-ce que ça nous vient ça ? Ça nous vient de la #lex_mercatoria. C’est le droit marchand, qui avait souvent lieu entre les marchands qui n’appartenaient pas à de mêmes pays et on se mettait d’accord de se tourner vers des arbitres, des arbitres privés. Alors, avertissement à vous tous : n’acceptez jamais un contrat où on vous dit que le règlement éventuel du conflit passera par un arbitrage privé : ce sont des gens qui sont de mèche avec ceux qui vous font signer le contrat. N’acceptez jamais ça ! Ce sont des gens qui… (il y a des statistiques qui ont été faites par des sociologues et autres) qui donnent raison dans 95% des cas à celui qui vous a fait signer le contrat et donc c’est de l’escroquerie pure et simple. Non, non : il existe des #lois dans nos pays et elles continuent de fonctionner et donc il faut se tourner vers elles – tant que ce système-là n’est toujours pas entièrement vendu d’ailleurs aux marchands, qui disposent déjà du système d’arbitrage !

      Alors, qu’est-ce qui s’était passé ? Donc, effectivement Monsieur Trump a eu un « one night stand » : ils ont dormi une fois ensemble, Madame Clifford et lui. Ça n’a eu lieu qu’une fois apparemment, en 2006, et les circonstances méritent d’être racontées parce qu’elles sont importantes pour la conclusion de ce que je vais dire : Monsieur Trump et Madame Clifford se sont trouvés dans une chambre dans un des golfs qui lui appartient et une fois la porte fermée, il lui a montré la couverture d’un magazine où il y avait une photo de lui et il a dit : « Est-ce que ce n’est pas formidable ? » et elle lui a dit : « Pour avoir dit ça, vous méritez une bonne fessée. Baissez votre pantalon ». Et prenant le magazine pour le fesser, elle l’a fessé avec le magazine ; lui, ayant aimablement accepté de baisser son pantalon.

      Alors, pourquoi est-ce que tout se tourne maintenant vers la télévision, vers l’opinion publique, comme étant un moyen de trancher ? Parce qu’elle explique que tous les accords dans lesquels elle a accepté de signer, ça a été sous la menace. Ça a été dans un climat d’intimidation, et elle a raconté pour la première fois hier – c’est un élément dont le public ne disposait pas – qu’en 2011, en se rendant à un club de fitness avec sa toute petite gamine, au moment où elle sort de sa voiture sur le parking, il y a un gars qui l’attend et qui lui dit comme dans la tradition des #gangsters, qui lui dit en regardant la gamine : « Cette petite fille n’aimerait pas qu’il arrive quelque chose de pas sympathique à sa maman ! ». Et l’avocat actuel de Madame Clifford dit que l’accord – elle a reçu 130.000 dollars pour ne rien dire – et qui la menace par arbitrage privé un million de dollars chaque fois qu’elle ouvre la bouche, il a affirmé hier : « Tout cela n’est pas très différent finalement de la menace sur le parking. Si on vous dit : « Chaque fois que vous ouvrez la bouche pour dire quelque chose à mon sujet, vous devrez payer un million de dollars », dit-il « ce sont des méthodes de gangsters et c’est de l’intimidation du même ordre. »

      J’en sais quelque chose : je me suis retrouvé dans une affaire – vous avez peut-être entendu parler de ça – où on m’a traité de la pire des manières et en me disant : « Si vous bronchez, ça va vous coûter très très cher. » Et dans ce cas-là, chers amis, faites comme Madame Clifford, faites comme moi : expliquez à ces gens-là que oui ! souvent le vrai monde c’est effectivement le monde des gangsters, que les gangsters l’emportent souvent mais rappelez à la personne qui vous dit ça, dites-lui la chose suivante : « Même Al Capone a fini en prison ». Parce que nous avons heureusement encore – et ça c’est la #solidarité – la solidarité entre les êtres humains qui fait que nous avons encore des systèmes qui permettent à celui qui apparaît en position de faiblesse de se défendre.

      Alors, ce qu’on apprend là de Monsieur Trump, ce n’est pas nouveau si vous regardez un petit peu ce que des biographes ont déjà écrit à son sujet. C’est un monsieur qui est… je dirais, il est né #voyou et il a été voyou toutes les années qui se sont écoulées depuis sa naissance jusque maintenant. Comment est-ce qu’on devient voyou comme ça ? Eh bien, avec un père comme le sien : membre du #Ku_Klux_Klan et qui répète à son gosse d’ être un #tueur  : on s’en sort dans la vie en étant un tueur. Manque de pot pour ce Monsieur #Fred_Trump (il s’est trouvé dans pas mal d’ennuis du point de vue légal), un jour son fils devient vraiment un voyou et il est obligé de l’envoyer dans une espèce de maison de correction de type militaire. L’affaire officielle, c’est qu’il serait allé acheter avec un copain des couteaux à cran d’arrêt en ville. En ville, où il disparaissait souvent. Mais le biographe en question écrit : « La maison de correction, c’était peut-être un peu fort pour un couteau à cran d’arrêt. Il y a peut-être encore des choses qu’on ne sait pas ». Alors, voilà : il y a peut-être encore des choses qu’on ne sait pas.

      Et à partir de là, ce Monsieur s’est toujours conduit de la même manière, si vous regardez un petit peu ses affaires. Si vous regardez #Trump_University , « l’université Trump », c’est une escroquerie en grand, où simplement des bonimenteurs poussaient les gens à s’endetter pour suivre des pseudo-cours qui en fait étaient des trucs recopiés de bouquins écrits par d’autres que Trump, et des choses assez expédiées. Plusieurs milliers de dollars pour trois jours de cours, un montant – si j’ai bon souvenir – de trente neuf mille dollars pour un cours approfondi et des choses de cet ordre-là, et qui s’adressent bien entendu aux gens qui n’ont que les billets de loterie pour sortir de leur condition. « C’est peut-être ma dernière chance », « Ça vaut peut-être la mise », et ainsi de suite. Et cet argent est entièrement pompé. Trump avait dit qu’il allait donner cet argent-là à des bonnes œuvres et ça s’est retrouvé, vous allez voir, c’est dans les « records », dans les attendus : « Les sommes sont difficiles à tracer » (rires). Pas les bonus bien sûr qui lui ont été donnés ! Et quand on regarde ses affaires, ses affaires immobilières, eh bien en général ce sont des catastrophes. Il commence par… en fait ce sont des pyramides. Il s’attribue à lui des bonus énormes sur le premier argent qui rentre et puis après si ça marche ou si ça ne marche pas, ça c’est une question liée au hasard.

      Alors, pourquoi ça a marché pour lui ? Pourquoi est-ce qu’il se retrouve quand même président des États Unis ? Eh bien c’est parce que voilà : j’ai mis l’autre jour, sans commentaire, un petit truc que j’ai trouvé sur Wikipedia : sur le mâle dominant chez les chimpanzés. Si vous avez lu ça, eh bien vous avez vu cette description du comportement de Monsieur Trump. Je n’ai pas mis la dernière phrase parce que je me suis dit que ça pourrait apparaître comme une incitation au meurtre (rires). J’ai mis simplement une des phrases qui disait : « Quand le mâle dominant exagère, les autres se liguent contre lui et lui font passer un mauvais quart d’heure ». Et la phrase que je n’ai pas mise est : « Parfois il se fait même tuer ».

      C’est comme ça que ça marche. C’est comme ça que ça marche dans certains cas : c’est que ce comportement de mâle dominant – qui, chez nous, est plus ou moins caché par les #institutions, plus ou moins caché par le fait que les gens [aillent] à l’ #école, par le fait que les gens raisonnent et ne réagissent pas purement « à l’instinct » comme on dit (ce que le corps nous dicte dans l’instant immédiat), font des plans à long terme, essayent de s’en tenir à des principes, à prendre de bonnes résolutions et à essayer de – voilà – de s’en tenir à leurs bonnes résolutions, etc. mais il y a aussi l’aspect purement voyou, c’est-à-dire King Kong (rires) : le mâle dominant de la bande de chimpanzés ou de gorilles : ça aussi ça existe.

      Et malheureusement… malheureusement si nous avons permis dans nos institutions – qu’est l’ #État en particulier – que ce comportement soit plus ou moins mis entre parenthèses dans les entreprises – moi j’ai travaillé dans des #entreprises qui étaient des bonnes entreprises, et dans de mauvaises, mais même dans les bonnes, c’est toujours le modèle King Kong qui décide ! C’est toujours un #mâle_dominant qui se trouve au sommet ! Ou alors une #femelle_dominante, ça arrive aussi, mais qui est du même style alors que le mâle dominant : c’est-à-dire un « Moi, Je ! », « Fermez votre gueule ! », « C’est moi qui gagnerai de toute manière : je peux vous foutre à la porte demain si vous répétez ce que vous venez de dire ! », etc. Pourquoi est-ce que j’ai perdu treize de mes emplois : parce que je leur ai à chaque fois dit « Allez vous faire foutre ! », hé hé hé ! (rires) Mais euh… tout le monde n’est pas comme ça ! Alors ça continue.

      De #La_Boétie a parlé de « #servitude_volontaire »… Ce n’est pas de la servitude volontaire. Il faut survivre aussi, hein ! Il faut survivre ! Les mâles non dominants doivent aussi survivre et les femelles doivent survivre quand même, etc. Il faut leur trouver des excuses. Comme les généticiens… il y a un bel article, je ne sais plus si c’est dans le Washington Post ou dans le New York Times que j’ai lu ça hier, un article d’un #généticien disant : « Ecoutez, on trouve quand même des choses ! Il est quand même vrai qu’il y a dix-sept gènes qui sont liés au fait d’être intelligent et si on ne les a pas ou s’ils sont en mauvais état, c’est pour ça qu’on ne réussit pas à l’école », etc. etc.

      Bon, alors : les gens qui ne réussissent pas à l’école, eh bien on le sait, Todd en parle dans son dernier bouquin (il y a d’autres analyses qui sont faites) : qu’est-ce qu’ils ont fait, les gens qui n’ont pas réussi à l’école ? Ils ont voté pour Trump massivement ! C’est surtout eux ! C’est surtout les blancs qui n’ont pas réussi à l’école qui ont voté pour Trump. Ils ont reconnu : « Voilà, après tout ce n’est pas si mal ! Après tout ce n’est pas si mal de réussir comme ça ! ». Et il dit… il dit en fait, ce gars-là qui est mu essentiellement par le ressentiment (alors que lui, il ne devrait pas hein ! avec tous les millions qu’il a), mais il sait que les millions qu’il a, il ne les mérite pas. _ C’est ça le problème, c’est ça qui le taraude.

      Enfin voilà : ces gens-là ont voté pour ça et ils ont le résultat de leurs actions, d’avoir voté de cette manière-là. Alors qu’est-ce que cela nous donne ? Cela nous donne un Trump qui, vendredi dernier, nomme comme conseiller pour les affaires de sécurité nationale – c’est-à-dire à la défense – il nomme un certain Bolton qui est partisan de frappes préventives sur l’Iran et sur la Corée du Nord.

      On est véritablement bien embarqués… ! Quand même, le moment est venu… le moment est venu pour les mâles non dominants de se mettre d’accord et d’éliminer le gars-là ! Alors, qui est-ce qui va réussir à le faire ? Est-ce que c’est M. Robert Mueller qui est un héros, un type irréprochable qui s’est conduit comme un héros incroyable dans des situations de batailles… sur un champ de bataille, un monsieur d’une intégrité extraordinaire : est-ce que c’est lui qui va parvenir à faire tomber King Kong ? Ou bien est-ce que c’est Mme #Stormy_Daniels ? Parce que les gens ordinaires et peut-être en particulier ceux qui n’ont pas réussi à l’école parce qu’ils n’ont pas les dix-sept gènes qui permettent d’être intelligents et qui se reconnaissent en Trump ? Avec qui est-ce que maintenant les gens ordinaires vont s’identifier ? Avec King Kong ? Ou avec la jolie blonde kidnappée par King Kong et qui lui dit de baisser son pantalon parce qu’elle va lui donner la fessée ?

      Alors je ne suis pas sûr (sourire) que ce soit avec King Kong dans cette situation-là. Alors bonne chance Madame Daniels ! Madame Daniels nous explique qu’à dix-sept ans, elle a participé volontairement à un #strip-tease, à un concours de strip-tease, et que de fil en aiguille, bon, elle est devenue une star du #porno. Elle dit aussi, quand on lui parle de sa vie, de sa vie à cette époque-là, elle disait : « Je vivais dans un quartier de merde. Ce n’est pas donné de travailler dans des… de vivre dans des conditions comme celles-là ». Alors voilà ! Voilà comment on devient une star du porno, sans être une mauvaise personne, parce qu’on est à des endroits où comme elle le disait : « J’ai gagné à cette soirée-là, la première soirée du strip-tease, j’ai gagné tout ce que je gagnais d’autre part comme serveuse en une seule semaine ». Et voilà comment les choses se décident.

      Alors, le [dilemme] de l’américain moyen à partir de demain : Stormy Daniels (Stephanie Clifford ou encore #Stephanie_Gregory ) ou Monsieur Donald Trump, le King Kong facilement dominé par quelqu’un d’autre (rires) ? À eux de choisir !

      Bon, je ne suis pas Américain… Je prie… « Praise the Lord » [Le Seigneur soit loué !], je prie le Seigneur pour ma famille américaine puisque c’est comme ça qu’on parle là-bas ! Allez, à bientôt !
      #BDSM #féssée

    • @philippe_de_jonckheere Pourquoi les 1 % n’arrêtent ils pas de nous faire la leçon sur leur courage, leur capacité de travail, leur efficacité, leur tolérance . . . et nous traitent ils de fainéants, d’imbéciles et de sans dents. . . .

      Exemple, la salle de création.

      Les actionnaires, nés avec une cuillère en diamant dans le bouche culpabilisent.

    • @philippe_de_jonckheere

      Je crois que c’est la chose la plus idiote que je n’ai jamais lue à propos de Trump.

      C’était (peut-être) une sorte d’humour ?

      Je sais pas vous, mais dès que j’entends le mot « mérite » aujourd’hui, j’attrape vite la nausée. Quoiqu’il en soit, peut-on parler de mérite lorsqu’il s’agit d’accumulation de biens (capitaux, marchandises, propriétés foncières et immobilières) ? Ce ne serait pas plutôt du vol ?
      Je reconnaîtrais volontiers une société comme pouvant être « civilisée » si elle se dotait d’une constitution dont le préambule dirait : « Nul·le ne s’élèvera ici au dessus-de quiconque ».

    • Un p’tit croquis de Joost Swarte photographié dans l’appendice de son New York Book. (je ne sais pas si Swarte pensait à Trump en réalisant ce dessin).


      quelques liens vers ce talentueux illustrateur et bien plus encore :
      http://www.scratchbooks.nl
      http://www.joostswarte.com/swf/flash.html
      http://www.dargaud.com/bd/New-Yorkers-collected
      #Joost_Swarte

  • Was der Kaupert nicht weiß - Alfred-Scholz-Platz in Neukölln
    https://de.wikipedia.org/wiki/Liste_der_Stra%C3%9Fen_und_Pl%C3%A4tze_in_Berlin-Neuk%C3%B6lln


    Natürlich kennt Kaupert-online den Nicht-Platz Alfred-Scholz-Platz und auch seinen Vorgänger, den Nicht-Platz der Stadt Hof. Nur über Alfred Scholz weiß Kaupert nix. So viel Mühe, zu jeder Straße die wirkliche Geschichte aufzuschreiben hat sich nur die Edition Luisenstadt gemacht. Kaupert hat deren Datenbank vor langer Zeit gekauft. Seitdem ist sie tot. Historische Recherchen zu neuen Einträgen? Pustekuche. Vermutlich ist das den Kaupert-Besitzern zu teuer.

    Jetzt aber mal zum „Platz“, der keiner ist. Da will nie einer hin, nicht mit dem Taxi, und da muß höchstens mal jemand abgeholt werden, der im Schnäppchen-Center den Hals nicht voll gekriegt hat. Die Ecke heißt deshalb einfach „am Schnäppchen-Center“ und man muß schon wissen, wo das in der Karl-Marx ist. Tipp mal am Schnäppchen-Center ins Navi, dann versteht Du, wozu es Taxifahrer gibt. Aber vielleicht hat der „Platz“ doch eine Zukunft, seien wir mal optimistisch, und wird zu dem, was sein name verspricht.

    Der Platz wird begrenzt von Richardstraße, Donaustraße, Ganghoferstraße und Anzengruberstraße. Zu einem Platz wurde der Bereich erst 1984 durch den Anschluss einer Verkehrsinsel an den Bürgersteig und trug ab dem 6. Juli 1985 den Namen Platz der Stadt Hof, nach der Neuköllner Partnerstadt Hof an der Saale. Ab 2012 ließ die Bezirksverwaltung den Platz umfassend umgestalten und bis zur Richardstraße verlängern. Durch mehrfarbige Steinmosaike wird auf die Bevölkerung des Ortsteils hingewiesen, die aus verschiedenen Nationalitäten stammt. Außerdem sind mehrere Anwohnerhinweise berücksichtigt worden. Im September 2013 wurden Überlegungen bekannt, diesen Platz nach dem letzten Neuköllner (Stadt)-Bürgermeister Alfred Scholz umzubenennen. Die Wiedereröffnung und Umbenennung fand am 28. April 2014 unter dem neuen Namen und unter Anwesenheit von Angehörigen Scholz’ statt.

    Was ist denn eigentlich ein Platz?

    Platz – Wikipedia
    https://de.wikipedia.org/wiki/Platz

    Ein Platz ist im städtebaulichen Kontext eine in der Regel von Gebäuden umbaute freie Fläche in Städten. Plätze sind häufig Brennpunkte des öffentlichen Lebens in der Stadt. Sie sind daher das zentrale Thema und Raumelement des Städtebaus.

    Zentrale Plätze sind die „gute Stube“ vieler Städte und repräsentieren die Stadtherren oder Bürgerschaft. Sie sind daher zumeist besonders aufwendig gestaltet. Oft liegen wichtige öffentliche Gebäude wie Rathäuser und Kirchen an zentralen Plätzen. Die umliegenden Bauwerke haben prächtige Schaufassaden. Der Platz selbst wird mit Monumenten und Brunnen dekoriert, der Bodenbelag besteht oft aus wertvollen Materialien.

    Man lerne - es reicht nicht, einer mit „Gebäuden umbauten freien Fläche“ einen Namen zu geben, um daraus einen Platz zu machen. Da müssen schon Rathäuser, Kirchen, prächtige Schaufassaden, Monumenten und Brunnen her, damit aus einer Freifläche ein Brennpunkt des öffentlichen Lebens wird. Nicht zu vergessen sind Plätze auch Verkehrsknotenpunkte, ob nun für Kutschen, Auto- oder Fahrradverkehr hängt von Zeitalter und Geschmack ab.

    Olle Alfred hat nix davon, der hat nur sein Schnäppchen-Center. Ob das reicht, um aus dem überflüssigen urbanen Leerraum einen Platz werden zu lassen, muß die Zukunft zeigen. Zum Glück wird die U-Bahn-Sanierung bald abgeschlossen und die Karl-Marx-Straße wieder voll befahrbar und begehbar sein. In einem Jahr sind wir schlauer. Für olle Alfred sieht es dennoch schlecht aus. Der Name ist viel zu schwer für die Ausländischsprecher von #Kreuzkölln.

    Alfred-Scholz-Platz in Berlin - KAUPERTS
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Alfred-Scholz-Platz-Berlin

    Postleitzahl 12043
    Ortsteil Neukölln
    ÖPNV Zone A Bus 104
    Straßenverlauf an #Richardstraße, #Donaustraße, #Ganghoferstraße und #Anzengruberstraße
    Falk‑Stadtplan Planquadrat OP 19
    Geschichte von Alfred-Scholz-Platz
    Ehemaliger Bezirk Neukölln
    Name seit 31.03.2014
    Name bis 31.03.2014: Platz der Stadt Hof

    Gedenktafeln in Berlin - Gedenktafel Anzeige
    http://www.gedenktafeln-in-berlin.de/nc/gedenktafeln/gedenktafel-anzeige/tid/alfred-scholz

    Die Edelstahltafel ist in das Pflaster an der Fußgängerampel in Höhe der Werbellinstraße eingelassen. Die Enthüllung fand zeitgleich mit der Platzumbenennung (vorher: Platz der Stadt Hof) durch Bezirksbürgermeister Heinz Buschkowsky und Baustadtrat Thomas Blesing am 28.4.2014 statt.

    Einladung zur Eröffnung des Alfred-Scholz-Platzes am 28. April 2014 - Berlin.de
    https://www.berlin.de/ba-neukoelln/aktuelles/pressemitteilungen/2014/pressemitteilung.281354.php

    Pressemitteilung vom 14.04.2014
    Am 28. April 2014 um 12 Uhr wird das neue Herzstück der Karl-Marx-Straße durch Herrn Bezirksbürgermeister Heinz Buschkowsky und Baustadtrat Thomas Blesing eröffnet und den Neuköllnern zur Nutzung übergeben.

    Vor dem Umbau war der Platz der Stadt Hof kaum als Platz wahrnehmbar. Im Zuge der Eröffnung nach der Neugestaltung erhält der Platz nun auch seinen neuen Namen „Alfred-Scholz-Platz“ , nach dem ersten sozialdemokratischen Bürgermeister der Stadt Neukölln. Angehörige von Alfred Scholz werden bei der Enthüllung des neuen Straßenschildes und einer Gedenkplatte anwesend sein.
    Die Neuköllner sind herzlich aufgerufen, ihren neuen Platz in zentraler Lage im Neuköllner Bezirkszentrum mit Leben zu füllen. Bereits bei der Planung des Platzumbaus wurden die Bürger umfangreich beteiligt. Die Künstlerin Nadia Kaabi-Linke und Vertreter von el:ch Landschaftsarchitekten, die den Wettbewerb zur Gestaltung des Platzes mit der Idee, die Neuköllner Bevölkerung und ihre Herkunft im Pflaster des Platzes abzubilden, gewonnen haben, werden bei der Eröffnung dabei sein.

    In der [Aktion! Karl-Marx-Straße] gestalten die Akteure der Karl-Marx-Straße gemeinsam die Zukunft des Neuköllner Geschäfts-, Verwaltungs- und Kulturzentrums. Auf Initiative des Bezirksamtes Neukölln von Berlin. Weitere Informationen unter www.Aktion-KMS.de

    Neuer Alfred-Scholz-Platz: Neukölln macht Hof nicht mehr den Hof - Berlin - Tagesspiegel
    http://www.tagesspiegel.de/berlin/neuer-alfred-scholz-platz-neukoelln-macht-hof-nicht-mehr-den-hof/9817454.html

    „Wir sind natürlich nicht begeistert und finden es sehr schade, dass der Platz der Stadt Hof nicht mehr den Namen unserer Stadt trägt“, sagt Hofs Oberbürgermeister Harald Fichtner von der CSU. Die Hofer könnten nachvollziehen, dass sich der alte Name nicht im Volksmund durchgesetzt habe, doch die Enttäuschung sei schon groß. Hof habe eine besondere Beziehung zu Neukölln, wo doch viele West-Berliner zu Zeiten des Eisernen Vorhangs mal kurz Urlaub in Oberfranken gemacht hätten, gleich hinter der Grenze.

    Quiez schreibt den Platz schön. Ganz interessant ist, wie der Artikel die künstliche Beatmung des Ortes beschreibt.
    Neues Zentrum: der Alfred-Scholz -Platz in Neukölln
    https://www.qiez.de/neukoelln/wohnen-und-leben/neues-zentrum-der-alfred-scholz-platz-in-neukoelln/167116765

    Besucher kommen einfach vorbei, potenzielle Veranstalter können sich beim Citymanagement der [Aktion! Karl-Marx-Straße] über Vorgaben und Rahmenbedingungen informieren.

    So sieht es ein habes Jahr später aus beim Citymanagement: Nicht ganz up-to-date - man könnte sagen, da hat es Geld gegeben aber keine Nachhaltigkeit. Wenn kein Wunder geschieht, bleibt die Ecke ein verbreiteter Gehweg .
    Aktion Karl Marx Straße | Alfred-Scholz-Platz
    http://www.aktion-kms.de/alfred-scholz-platz

    Der Platz, der vor seinem Umbau noch Platz der Stadt Hof hieß, wirkte zuvor wie ein verbreiteter Gehweg, kaum als Platz wahrnehmbar und war bei den meisten Neuköllnerinnen und Neuköllnern unbekannt. Die [Aktion! Karl-Marx-Straße] hat ihn zum Mittelpunkt der Karl-Marx-Straße ausgebaut und seine städtebauliche Position betont. Mittlerweile hat er sich auch als beliebter Veranstaltungsort etabliert.

    Noch so eine nicht-nachhaltige Veranstaltung

    Soloh Market - Berlin.de
    https://www.berlin.de/special/shopping/designmaerkte/3802227-1741634-soloh-market.html

    Der Soloh Market ist gleichzeitig Designmarkt und Flohmarkt. Neben Design- und Upcycling-Produkten von Berliner Kreativen gibt es auch allerlei Trödel zu kaufen.

    Wann: Termine für 2018 noch nicht bekannt

    Wer soll das bezahlen? Na wir alle und zwar fürs Erste 750 Kiloeuro. Der laufende Betrieb des Platzes kostet dann natürlich laufend. Hier der Beweis:

    http://www.architekturpreis-berlin.de/Archiv/2016/Projekte/095

    Fertigstellung - April 2014
    Architekt - el:ch landschaftsarchitekten GbR
    Team - Elisabeth Lesche, Christian Henke
    Bauherr - Bezirksamt Neukölln von Berlin
    Adresse - Alfred-Scholz-Platz, 12043 Berlin (Neukölln)
    Flächenangabe - 3500 m2
    KG 500 nach DIN 276 - 750000 €

    Der Alfred-Scholz-Platz liegt im Herzen von Neukölln. Der dyna­mi­sche Bezirk ist bekannt für seinen hohen Bevölkerungsanteil mit Migrationshintergrund. Gentrifizierung hat bisher noch wenig Einfluss auf die demografische Struktur genommen. Alle Altersgruppen leben miteinander und vermischen sich auf kleinem Raum. Das Projekt „Mein Stein“ der Künstlerin Nadia Kaabi Linke prägt den Platzboden. Berliner Passe-Pflaster trifft auf mediterranes Mosaik: Die verwendeten Steine stammen aus 7 Weltregionen, der Heimat der heutigen Neuköllner Bevölkerung. Das „demographische Pflaster“ bietet viele Deutungsebenen. Das Konzept illustriert wie Neukölln durch seine Bewohner auf vielfältige Weise an Farbe, Form und Atmosphäre gewinnt. Die Arbeit übersetzt statistische Daten zurück in lebendige Formen und Farben. Dabei bildet es einen robusten Teppich, auf dem die Neuköllner ihre zahlreichen Feste feiern. Der Platz bietet seinen Nutzern Offen­heit, Flexibilität und viel Raum für Veranstaltungen und spontane Aktion. Sein lebendig gefärbter Boden verleiht ihm Dynamik und spielerische Leichtigkeit. Die Sitzgelegenheiten im lichten Schatten der Baumkronen sind vom ersten Sonnenstahl an umlagert. Auch die angepflanzten Bäume sind Kosmopoliten: Es handelt sich um Japanische Zelkoven, die genügend Widerstandskraft mitbringen.

    #Berlin #Neukölln #Alfred-Scholz-Platz

  • Le #Brésil perd le contrôle de ses #prisons
    https://www.mediapart.fr/journal/international/160118/le-bresil-perd-le-controle-de-ses-prisons

    Un prisonnier en fuite après l’émeute du 1er janvier à la prison de Goiás. © Reuters (extrait vidéo). Avec la troisième population carcérale au monde, le pays est confronté à la prise en main des établissements pénitentiaires par les #gangs. La lutte qu’ils se livrent pour leur contrôle s’est une nouvelle fois exprimée en début d’année, malgré la création d’unités policières d’élite.

    #International

  • Issa Amro عيسى عمرو on Twitter: “The land allocated by Israel to the US embassy in Jerusalem is a private Palestinian property belonging to 76 original owners of Palestinian refugees, including 90 American citizens from Palestinian origin. Legal case in the USA is a must. https://t.co/CGFHELNrSt
    https://mobile.twitter.com/Issaamro/status/939435144901005312

    #Palestine #Israel #Etats-Unis #vols #sans_vergogne #gangsters #voleurs #voyous

  • La guerre des #gangs déferle sur le #Brésil
    https://www.mediapart.fr/journal/international/031017/la-guerre-des-gangs-deferle-sur-le-bresil

    Des membres des forces armées à la Rocinha, une favela de #Rio_de_Janeiro, le 25 septembre 2017 © Reuters Les deux principaux groupes criminels s’affrontent à travers tout le pays, tandis qu’à Rio, sur fond d’impuissance et de corruption policière, des bandes locales tentent de garder le contrôle et ensanglantent la favela de la Rocinha, où les combats sont quotidiens.

    #International #drogues

  • Juggalo March on Washington - Sept 16th, 2017
    http://www.juggalomarch.com

    This march is a serious, peaceful public demonstration, organized for one purpose — to deliver a message to the world showing how Juggalos have been unfairly stigmatized and discriminated against simply for identifying as being part of a particular music-based subculture.

    https://www.youtube.com/watch?v=yTNLtTOLCuw

    #répression #musique

    après les #écoterroristes les #États-Unis ont donc inventé les #musicoterroristes

    A juggalo (feminine juggalette, or juggala in Spanish) is a fan of the group Insane Clown Posse or any other Psychopathic Records hip hop group.

    => loi sur les #gangs @intempestive @supergeante

    The People
    http://www.juggalomarch.com/the-people

    These men and women have personally been affected by the gang label and their stories will shock you. Ask any Juggalo and they’ll tell you … “We’re not a gang. We’re a family!”

    #portraits

  • Bulletproof
    http://www.swampdiggers.com/Young_Dolph_Bulletproof

    Le rappeur de #Memphis vient de sortir ce 1er avril son deuxième album studio, qui est également son deuxième projet de cette année 2017 (après Gelato, un mois auparavant). Bulletproof voit le jour suite à la fusillade dont a été victime #Young_Dolph le 25 février à Charlotte (Caroline du Nord). Alors que le rappeur se trouvait dans son van, trois tireurs ont surgi et ouvert le feu, déchargeant plus de 100 balles sur le véhicule. Tentative vaine, puisque le prévoyant Dolph avait équipé son camion d’un (...)

    #Chroniques

    / Young Dolph, #Gucci_Mane, #Zaytoven, #Metro_Boomin, #DJ_Squeeky, #trap, #gangsta, Memphis, #Tennessee, (...)

    #Chroniques
    « http://www.livemixtapes.com/mixtapes/42270/young-dolph-gelato.html »
    « http://www.xxlmag.com/news/2017/02/footage-young-dolphs-suv-shot-at »
    « 

     »
    « https://www.youtube.com/watch?v=N8Js00gAZY0
     »
    « https://www.youtube.com/watch?v=n_jldq21Xmw
     »
    « https://www.youtube.com/watch?v=VyIU5olq1Q4
     »
    « https://www.youtube.com/watch?v=poItViwebuE
     »
    « https://www.youtube.com/watch?v=RsWMqMx5Of8
     »
    « https://www.youtube.com/watch?v=9LEgymKtDNo
     »

  • Bulletproof
    http://www.swampdiggers.com/Bulletproof

    Le rappeur de #Memphis vient de sortir ce 1er avril son deuxième album studio, qui est également son deuxième projet de cette année 2017 (après Gelato, un mois auparavant). Bulletproof voit le jour suite à la fusillade dont a été victime #Young_Dolph le 25 février à Charlotte (Caroline du Nord). Alors que le rappeur se trouvait dans son van, trois tireurs ont surgi et ouvert le feu, déchargeant plus de 100 balles sur le véhicule. Tentative vaine, puisque le prévoyant Dolph avait équipé son camion d’un (...)

    #Chroniques

    / Young Dolph, #Gucci_Mane, #Zaytoven, #Metro_Boomin, #DJ_Squeeky, #trap, #gangsta, Memphis, #Tennessee, (...)

    #Chroniques
    « http://www.livemixtapes.com/mixtapes/42270/young-dolph-gelato.html »
    « http://www.xxlmag.com/news/2017/02/footage-young-dolphs-suv-shot-at »
    « 

     »
    « https://www.youtube.com/watch?v=N8Js00gAZY0
     »
    « https://www.youtube.com/watch?v=n_jldq21Xmw
     »
    « https://www.youtube.com/watch?v=VyIU5olq1Q4
     »
    « https://www.youtube.com/watch?v=poItViwebuE
     »
    « https://www.youtube.com/watch?v=RsWMqMx5Of8
     »
    « https://www.youtube.com/watch?v=9LEgymKtDNo
     »

  • #55bagz est dans la cuisine
    http://www.swampdiggers.com/55bagz-est-dans-la-cuisine

    55bagz est originaire de #Cleveland et, à l’instar d’autre étoiles montantes locales (Chxpo, Rushy Bandxz ou son collègue enfermé Lil Cray), il commence à faire parler de lui en dehors de son Ohio natal. Actif depuis un petit moment, il a récemment été poussé par l’excellent Purge, magnifique single qui mériterait de trouver son public. Il n’a étrangement pas encore de sortie officielle à son actif. 55bagz chante plus qu’il ne rappe et réjouira les amateurs de gangsterisme mélodique. Mais contrairement à (...)

    #Brèves

    / 55bagz, #Brèves, #Découverte, #emo, #gangsta, Cleveland, #trap, #CMG

  • Le #Brésil est en proie à une sanglante guerre des #gangs dans les #prisons
    https://www.mediapart.fr/journal/international/190217/le-bresil-est-en-proie-une-sanglante-guerre-des-gangs-dans-les-prisons

    Des prisonniers lors d’une émeute dans la prison de Natal en janvier 2017 © Reuters Derrière les violents massacres qui ont lieu depuis des mois à l’intérieur de plusieurs prisons se cache une bataille pour contrôler le trafic de #drogue, notamment en direction de l’Europe. La violence de ce conflit et l’impuissance du gouvernement font craindre que le Brésil ne devienne un narco-État.

    #International #Amérique_du_sud #Comando_Vermelho #criminalité #Familia_do_Norte #narcotrafic #Primeiro_Comando_da_Capital

  • #crime in #South_Africa
    http://africasacountry.com/2017/02/crime-in-south-africa

    The cover and title of the journalist Don Pinnock’s Gang Town seem to promise a sensational tour of meth dens and children caught in the crossfire.  Instead, the book patiently explains something far more grim: what happens when the legacy of South Africa’s 1950 Group Areas Act, and decades of impoverishing and alienating policies, meet an unprecedented increase in youth population. Pinnock, who […]

    #CULTURE #Books #Cape_Town #criminology #gang_culture #Johannesburg #Literature #police #reviews

  • #crime in #South_Africa
    http://africasacountry.com/2017/02/crime-in-cape-town

    The cover and title of the journalist Don Pinnock’s Gang Town seem to promise a sensational tour of meth dens and children caught in the crossfire.  Instead, the book patiently explains something far more grim: what happens when the legacy of South Africa’s 1950 Group Areas Act, and decades of impoverishing and alienating policies, meet an unprecedented increase in youth population. Pinnock, who […]

    #CULTURE #Books #Cape_Town #gang_culture #Literature #police #reviews

    • Gang Town’s focus on Cape Town’s  longue  durée corruption of the social fabric of working class  communities (…) sketches a city that has repeatedly deformed and destroyed social institutions that would otherwise channel the natural rebellions of young people away from gangs, drug  abuse  and violence. In a particularly insightful passage Pinnocks describes how forced removals under the Group Areas Act ripped up “networks of streets, houses, corner shops and shebeens, but also social webs of kin, friendship

      #Afrique_du_Sud #tissu_social #apartheid #criminalité

  • ’It’s a crime to be young and pretty’: girls flee predatory Central America gangs | Global development | The Guardian
    https://www.theguardian.com/global-development/2016/nov/23/central-america-gangs-migrants-sexual-exploitation-prostitution

    Sara Rincón was walking home from college in the capital of El Salvador when she was confronted by three heavily tattooed gang members who had been harassing her for weeks.

    The group’s leader – a man in his 30s, with the figure 18 etched on to his shaven head – threw her against a wall, and with his hands around her neck gave her one last warning.

    “He said no woman had ever turned him down, and if I refused to be his girlfriend, he would kill me and my family. I didn’t want to leave home but after that we couldn’t stay; we left for Mexico in the middle of the night,” said Rincón, forcing a smile through her tears.

    Increasing numbers of women and girls are fleeing El Salvador, Guatemala and Honduras amid mounting evidence that criminal gangs are systematically targeting adolescent girls as sexual slaves.

    #amérique_du_sud #viol #féminicide

  • La séance du dimanche : « Les gangsters et la République – Au nom du drapeau »
    https://quartierslibres.wordpress.com/2016/10/16/la-seance-du-dimanche-les-gangsters-et-la-republique-au-n

    Depuis 1945, les liaisons dangereuses qui unissent caïds, police et monde politique ont marqué l’histoire nationale et continuent de façonner le banditisme français. Cette série documentaire en trois volets, signée Julien Johan et Frédéric Ploquin, propose une relecture inédite de l’histoire française contemporaine. Source : Quartiers libres

  • La pornographie comme revanche.
    LE MONDE -2016.10.09

    Si l’on en croit les partisans d’une Fin de l’Histoire programmée pour après-demain à 14 h 38, la sexualité serait banalisée, désacralisée, to-ta-le-ment acceptée. Mais si nos vies sexuelles étaient aussi transparentes que nos habitudes alimentaires, pourquoi le revenge porn existerait-il ? En quoi est-il différent de publier la photo d’un partenaire endormi plutôt qu’en missionnaire ?
    Précisons : la pornographie « de revanche » consiste à propager des photos ou des vidéos sexuelles d’ex-partenaires, contre leur gré. L’objectif essentiel est l’humiliation, à la suite d’une rupture, d’un refus sentimental ou d’une infidélité, mais on emploie désormais ce terme pour évoquer toute diffusion non-consentie de contenus intimes (comme nous l’écrivions il y a un mois, un quart des personnes recevant des sextos les diffusent, en moyenne, à trois amis).
    Les plus jeunes d’entre nous sont aussi les plus exposés, au point que cette revanche puisse servir comme moyen de coercition sexuelle. Selon le centre francilien pour l’égalité femmes-hommes, « 17 % des filles et 11 % des garçons déclarent avoir été confrontés à des #cyberviolences à caractère sexuel… A travers la diffusion virale de #selfies_dénudés, les garçons gagnent en popularité, et les filles sont jugées de manière négative et insultées. » Avec les conséquences que l’on connaît, allant jusqu’au #suicide.

    Quand c’est en ligne, c’est trop tard

    Les adultes ne sont pas épargnés, du chantage financier (si votre ordinateur est hacké, ou si vous êtes victime d’une arnaque à la webcam) à la destruction d’une crédibilité professionnelle. La manœuvre est facile : quelques copies d’écran, une diffusion anonyme sur une plateforme étrangère, suffisent à rendre une #sexualité non seulement publique mais médiatiquement incontrôlable. A l’exception de quelques « rattrapages » réussis par des célébrités armées d’avocats, quand c’est en ligne, c’est trop tard.

    Et quand il est trop tard, comment faire ? Face à l’étendue du problème, nombre d’entre nous accusent les victimes ou choisissent de faire l’autruche : puisque tout le monde prend des selfies dénudés, puisque la nature humaine est traître, alors nous finirons tous publiquement en string-panthère , c’est comme ça, point barre.
    Outre qu’une misère partagée n’est pas forcément plus supportable, outre que personnellement, je veux croire que l’univers vaut mieux qu’une jungle peuplée de sociopathes, cette logique du « tous à poil » part du principe que les corps seraient égaux, jugés avec la même bienveillante indifférence.
    Allez dire ça aux gros, aux poilus, aux ados, aux stars, aux personnes âgées… Même au niveau symbolique, ce n’est pas pareil d’apparaître en levrette au-dessus ou en-dessous, doté d’un pénis de deux ou de vingt centimètres, à son avantage ou pas, avec un sourire ou une sale tête.
    Et surtout : l’immense majorité des victimes de #revenge_porn sont des femmes, qui se coltinent alors tous les stigmatisations possibles elles l’auraient bien cherché (nous cherchons toujours tout, n’est-ce pas), elles auraient manqué de lucidité lors du choix de leur partenaire, elles n’auraient pas dû prendre cette photo, elles n’auraient d’ailleurs pas dû avoir de sexualité.

    Ce fatalisme facile, on le retrouve dans la prostitution (le plus vieux métier du monde), le #viol (il en faut), les guerres (inévitables), la violence conjugale (pardon, les crimes « passionnels »), la violence tout court (l’homme descend du singe, et bizarrement, du loup).
    C’est sûr qu’en catégorisant un problème comme insolvable, on ne risque pas de faire avancer le schmilblick, ou pour le cas qui nous intéresse, la dignité humaine. Car c’est bien de dignité qu’il faut parler.

    Reconnaissons qu’ici et maintenant (pour la situation au Sénégal en 2189, consultez les autorités compétentes), l’étalage non-consenti de la #vie_sexuelle rend malheureux, honteux. Reconnaissons que même si cette réaction était hypocrite ou injuste (mais qui peut juger ?), 99 % d’entre nous n’ont aucune envie d’apparaître à quatre pattes lors d’une recherche Google. Ça ne fait pas sérieux, ni pour la réputation, ni pour la recherche d’un emploi, ni pour trouver un logement – les hardeurs et les escortes en savent quelque chose.
    Alors nous ressortons, de temps en temps, la possibilité d’un droit à l’oubli : concept contesté, compliqué à mettre en place au niveau international, inopérant face aux organisations criminelles.

    Reste le recours au législatif, qui implique qu’on prenne le problème au sérieux. La France, après avoir accusé un retard considérable, a réactualisé cette année son texte de loi : alors qu’en mars 2016, un arrêt de la Cour de cassation http://www.numerama.com/politique/153202-revenge-porn-nest-delit-confirme-cour-de-cassation.html qualifiait d’impossible la pénalisation des coupables (au motif qu’une image prise avec le consentement de la personne pouvait être diffusée a posteriori sans son consentement), l’article 226-2-1 adopté par le Sénat fin avril propose désormais des sanctions allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende – que l’image ait été obtenue avec l’accord de la victime ou non.

    Des évolutions similaires adviennent ailleurs : si Israël a été le pionnier du revenge porn reconnu comme #crime_sexuel en 2014, certaines régions des Etats-Unis ont suivi le mouvement, ainsi que le Canada, l’Australie, l’Angleterre, le Pays de Galles, le Japon ou les Philippines. En Allemagne, les #photos doivent être supprimées à la demande du partenaire – mais supprimées d’où, exactement, quand #Internet est mondialisé ?

    Le problème, c’est que même un arsenal législatif agressif et décourageant façon Terminator (la chaise électrique sans procès ni antidouleurs pour les auteurs, les diffuseurs, les serveurs et les spectateurs) ne suffirait pas à couvrir tous les cas « gris ».
    http://www.vocativ.com/363198/photoshopped-porn
    Certains sites sont en effet spécialisés en #fausse_pornographie : vous prenez un banal portrait de votre époux ou de votre boulangère, puis vous collez leur visage sur un corps nu (la technique du mapping nous apportera bientôt la même possibilité en #vidéo – courage, camarades). Les résultats peuvent être bluffants, et les retoucheurs les plus talentueux profitent du filon pour gagner de l’argent de poche : ils créent à la demande des #images_pornographiques plus vraies que nature, allant du #gang_bang de célébrités au portfolio érotique de votre patron.

    La loi sera toujours en retard sur la technique

    Dans ces conditions, sommes-nous face à de la diffamation, du vol d’identité, de la création, de la potacherie ? S’agit-il encore de « violation délibérée de la vie privée intime d’autrui » – quand cette vie privée est purement fictionnelle ?
    Le tout répressif ne permet pas de répondre à ces questions, et de toute façon, la loi sera toujours en retard sur la technique. Reste la prévention. Pour l’instant, on culpabilise les victimes – approche absurde et destructrice. Mais il est encore temps de prendre nos responsabilités et d’enseigner, dès l’enfance, qu’aucun rejet sentimental ou sexuel ne justifie une revanche. Qu’aucune injustice ressentie ne justifie qu’on fasse « payer » les camarades, même au second degré, même pour amuser les copains, même de manière passive en consommant ces images.
    Un simple double-clic peut avoir des conséquences dramatiques. Ce n’est pas parce que les gens sont tout nus que c’est forcément marrant : il est temps d’avoir une sérieuse conversation, en somme.


    http://www.filsantejeunes.com/cest-quoi-la-pornographie-12427