• Demain matin
    ►https://www.youtube.com/watch?v=HABu_R7GLc8

    Informations tirées du site Les Glottes Rebelles (▻https://www.lesglottesrebelles.com/deman-matin) :

    Paroles et musique #Les_Mécanos, chanson issue de l’album « Usures » (▻https://lesmecanos.bandcamp.com/album/usures).

    L’origine de la #chanson :

    Le 16 juin 1869 à la #Ricamarie, près de #Saint-Étienne, 4 ans après la première loi autorisant le droit de grève, un groupe d’une quarantaine de #mineurs grévistes est conduit en prison. La #garde_républicaine tire sans sommation après que des proches des prisonniers ont tenté d’arrêter le convoi. Les soldats blessent gravement de nombreux civils et en tuent quatorze, dont un bébé. « Nous chantons l’histoire fictive d’un ouvrier armurier au lendemain du drame, en quête de sens face aux violences d’État et du Capital ».

    Traduction du refrain chanté en occitan :
    "Demain matin je me lèverai, je n’irai pas travailler
    Dans mon sommeil je rêverai un peu, à ce que je peux faire avec mes mains"

    Sur l’événement, une page wikipédia dédiée "#Fusillade_du_Brûlé" :

    La #fusillade du Brûlé (dénommée à l’époque #fusillade_du_puits_Caintin ou #fusillade_de_la_tranchée_du_Brûlé) eut lieu le 16 juin 1869 au lieu-dit « le Brûlé »[1] à #La_Ricamarie près de Saint-Étienne. À la suite de l’#arrestation d’un groupe de mineurs grévistes, l’armée tira sur la population de La Ricamarie et tua quatorze civils. L’événement connut un retentissement national et fait partie de l’#histoire moderne du #mouvement_ouvrier français.

    ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Fusillade_du_Br%C3%BBl%C3%A9

    –-

    Paroles :

    Ce matin dans notre atelier
    La mine est basse et l’œil brillant
    Là-haut au chemin du Brûlé
    Ils ont tué des innocents
    Ils ont tué des innocents

    Il faudrait reprendre le travail
    Comme si rien ne s’était passé
    Je crois n’en être plus capable
    Ils ont tué des ouvriers
    Ils ont tué des ouvriers

    Refrain :
    Deman matin me levarai pas
    Me’n anirai pas trabalhar
    Dins mon somelh reivarai un pauc
    A çò que mas mans podrián far

    Deman matin me levarai pas [O-o-pa]
    Me’n anirai pas trabalhar [O-opa]
    Dins mon somelh reivarai un pauc [O-o-pa]
    A çò que mas mans podrián far [—podrián far]
    A çò que mas mans podrián far [—podrián far]

    Nous sommes rentrés sans dire un mot
    Décidé que c’était fini
    Laissant outils, limes et rabots
    Je n’ fabriqu’rai plus de fusils
    Je n’ fabriqu’rai plus de fusils

    Mes mains cultiv’ront le jardin
    J’aurai même quelques animaux
    Mon bleu habill’ra un pantin
    Pour effrayer les étourneaux
    Pour effrayer les étourneaux

    Refrain :
    Deman matin me levarai pas
    Me’n anirai pas trabalhar
    Dins mon somelh reivarai un pauc
    A çò que mas mans podrián far
    A çò que mas mans podrián far

    S’il faut arrêter les machines
    Pour faire entendre notre voix
    Alors on bloquera l’usine
    Et on réclamera nos droits
    Et si une fumée noire et dense
    Inonde à nouveau la vallée
    Plus de patron, plus de cadence
    L’usine sera aux ouvriers
    L’usine sera aux ouvriers

    Refrain :
    Deman matin me levarai pas
    Me’n anirai pas trabalhar
    Dins mon somelh reivarai un pauc
    A çò que mas mans podrián far

    Deman matin me levarai pas [O-o-pa]
    Me’n anirai pas trabalhar [O-opa]
    Dins mon somelh reivarai un pauc [O-o-pa]
    A çò que mas mans podrián far [—podrián far]
    A çò que mas mans podrián far [—podrián far]

    O-o-pa [Paouw] O-opa [Paouw]
    O-o-pa Ils ont tué des innocents
    O-o-pa [Paouw] O-opa [Paouw]
    O-o-pa Ils ont tué des ouvriers
    O-o-pa [Paouw] O-opa [Paouw]
    O-o-pa Je n’fabriquerai plus de fusils
    O-o-pa [Paouw] O-opa [Paouw]
    O-o-pa L’usine sera aux ouvriers
    L’usine sera aux ouvriers

    ►https://www.youtube.com/watch?v=HABu_R7GLc8


    #musique #polyphonie #Saint_Etienne

  • « Cette génération est marquée au fer rouge par la violence d’État »
    ▻https://reporterre.net/Mouvement-lyceen-Une-generation-marquee-au-fer-rouge-par-la-violence-d-E

    À 16 ans, en novembre 2007, Pierre Douillard-Lefèvre a lui-même perdu l’usage d’un œil à cause d’un tir de #LBD, lors d’une manifestation lycéenne à Nantes. Depuis, ce sociologue et chercheur en sciences sociales travaille sur la #militarisation du maintien de la sécurité et les violences policières. Il analyse pour Reporterre ce qu’il considère comme une nouvelle étape de la répression : son intensification et son extension à l’ensemble de la jeunesse.

    « l’usage proportionné de la force ne doit jamais inhiber l’action visant à rétablir l’ordre », le gouvernement.

    #MDO #police #terrorisation #violence_d'État #néofascisme #lycéen.nes

    • Mobilisation lycéenne : ce que nous dit le recours massif à la garde à vue

      ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/10/10/lyceens-ce-que-nous-dit-le-recours-massif-a-la-garde-vue_6790982_3232.html

      Ce sont des chiffres effrayants. Selon le ministère de la justice, entre le début du mouvement lycéen le 21 septembre et le jeudi 8 octobre, 6 877 personnes ont été placées en #garde_à_vue dont 86 % étaient des mineurs. Parmi eux, 453 majeurs (soit près d’un majeur placé en garde à vue sur deux) et 1 923 mineurs (soit environ un mineur placé en garde à vue sur trois) font l’objet de poursuites. A titre de comparaison, lors des émeutes qui ont secoué la France à la suite de la mort du jeune Nahel Merzouk en 2023 – durant lesquelles de nombreuses violences et dégradations avaient eu lieu –, 4 481 personnes, dont 1 319 étaient mineures, avaient été placées en garde à vue entre le 27 juin et le 7 juillet de cette année-là. La garde à vue n’est pas un acte anodin, ni un classique interrogatoire de vérification d’identité. C’est une mesure privative de liberté, encadrée juridiquement, d’une durée de 24 heures pouvant être renouvelée.

      [...]

      Les données communiquées par la Chancellerie montrent à quel point la réponse judiciaire est utilisée comme un moyen non seulement de contenir une protestation, mais également de dissuader de participer aux prochaines manifestations. Au prix d’un détournement de procédure, puisque plus de six gardés à vue sur dix ne sont pas poursuivis. (...)

      #judiciarisation #criminalisation

  • Folio: Twelve Houses of Our Time by Gerd Arntz - The Architectural Review

    ▻https://www.architectural-review.com/essays/folio/folio-twelve-houses-of-our-time-by-gerd-arntz

    1 February 2023

    The German modernist artist’s series of woodcuts feature a geometrical analysis of a series of workplaces

    Gerd Arntz was an artist and council communist working in Weimar Germany who, with the Viennese sociologist Otto Neurath, developed the Isotype system, a universalising pictorial language for use in statistics. Arntz’s 1927 woodcut series Twelve Houses of Our Time included Factory, Residential Building of Three Apartments, Prison and Warehouse and Barracks, Hospital, Stadium and Hotel. The series drew on Arntz’s Isotype work to communicate, in the simplest means possible, the injustices of a society organised under the conditions of capitalism.

    #neurath #gard_arntz #isotype

  • #Calenella, il #Gargano che ha scelto la qualità
    ▻https://informareonline.com/calenella-il-gargano-che-ha-scelto-la-qualita

    Tra San Menaio e #Peschici, nel territorio di Vico del Gargano, la pineta sembra quasi accompagnare il visitatore verso il mare. I pini d’Aleppo e i profumi della macchia mediterranea costituiscono l’identità di un villaggio nato quando il turismo sul Gargano stava appena cominciando a scoprire le proprie possibilità. Il Camping Calenella nasce nel 1972 […] L’articolo Calenella, il Gargano che ha scelto la qualità proviene da Informareonline, scritto da Tommaso Morlando

    #Approfondimenti #Attualità #Magazine_Agosto_2026 #Luigi_Damiani

  • Bierverbot am Bahnsteig, Sekt im Abteil : Die bittere Wahrheit hinter dem Bahn-Plan
    ▻https://www.berliner-zeitung.de/article/bierverbot-am-s-bahnsteig-sekt-im-abteil-die-bittere-wahrheit-hinte

    La chasse aux pauvres continue. Le propriétaire privé des gares allemandes Deutsche Bahn y iinterdit la consommation d’alcool . La mesure concerne uniquement les plus pauvres qui vivent et dorment dans ces lieux publiques. Dans les bars et restaurants des gares et trains on continuera à vendre de l’alcool.

    21.7.2021 vom Oliver Weinlein - Die Deutsche Bahn plant ein Alkoholverbot an 5400 Bahnhöfen. Warum die Regel vor allem Obdachlose verdrängt und soziale Probleme nicht löst.

    Im Bordbistro des ICE wird auch künftig Sekt ausgeschenkt. Auf dem Bahnsteig davor kostet die geöffnete Bierdose bald einen Platzverweis. Das ist die Logik des Alkoholverbots, das die Deutsche Bahn nun auf alle 5400 Bahnhöfe ausweiten will – bis spätestens 15. Oktober 2026, in Berlin ab 1. September am Hauptbahnhof und in Gesundbrunnen.

    Der Anlass ist ernst. Nach dem brutalen Angriff auf einen Sicherheitsmitarbeiter der Deutschen Bahn bei einer eskalierten Ticketkontrolle zieht Bahnchefin Evelyn Palla die Notbremse. Gut ein Drittel aller Gewalttaten an Bahnhöfen geschieht laut Bundespolizei unter Alkoholeinfluss.

    Wer abends am Gleis wartet, während nebenan eine Wodkaflasche kreist, kennt das mulmige Gefühl. Frauen kennen es besser als Männer.

    Und das Verbot ist kein Papiertiger, jedenfalls nicht überall. An den rund 30 Bahnhöfen, wo es bereits gilt, darunter Köln, München und Hamburg, meldet die Bahn weniger Gewaltdelikte, auch weniger Müll. Wer das Verbot pauschal als Symbolpolitik abtut, macht es sich zu einfach.
    Wer hier eigentlich verschwinden soll

    Trotzdem lohnt ein genauer Blick auf die Zielgruppe. Der Fan mit dem Wegbier steigt in seinen Zug und ist weg. Getroffen wird, wer nicht wegfahren kann: Menschen, die ihre Tage und Nächte am Bahnhof verbringen, weil sie keine Wohnung haben. Für sie ist er einer der letzten öffentlichen Orte mit Dach und Wärme.

    Dass die Gastronomie ausgenommen bleibt, entlarvt den Plan. Wer sich den Prosecco im Sitzen leisten kann, darf weitertrinken. Verboten wird der Alkohol der Armen.
    Ausgewichen ist nicht verschwunden

    „Verdrängung löst keine Probleme“, hält die Berliner Caritas dagegen. Die Bahnhofsmission am Ostbahnhof, wo das Verbot seit Mai als Modellversuch läuft, beschreibt aus der Praxis, was dann passiert: Wer vom Bahnsteig verwiesen wird, zieht ein paar Hundert Meter weiter – in den nächsten Park oder hinunter in den U-Bahnhof, wo die BVG-Hausordnung gilt und die neue Regel ins Leere läuft.

    Das Elend wird verschoben, dorthin, wo keine Bahnhofsmission mehr hinschaut. Genau darin liegt der Denkfehler: Die Leute müssen von der Straße – nicht bloß aus dem Blickfeld der Touristen und Reisenden.
    Ein Schild ist billiger als Hilfe

    Was stattdessen nötig wäre, haben die Sozialverbände längst aufgeschrieben: aufsuchende Sozialarbeit auch nachts, dazu Suchtberatung direkt am Bahnhof statt drei Ämter weiter. Das kostet Geld. Ein Schild mit durchgestrichener Bierflasche kostet fast nichts. Deshalb hängt bald das Schild.

    Ob es mehr wird als ein Schild, bezweifelt ausgerechnet die Gewerkschaft der Polizei: Bei der aktuellen Personallage sei eine konsequente Durchsetzung kaum machbar.

    An neuralgischen Orten kann ein Verbot ein sinnvoller Baustein sein. Als Antwort auf Wohnungslosigkeit und Sucht ist es ein Offenbarungseid. Wenn im Oktober das letzte Schild hängt, sind die Bahnhöfe aufgeräumter. Wie viele Menschen dann noch draußen schlafen, steht auf keinem Schild.

    #Allemagne #alcool.#sdf #gares #prohibition #pauvreté

  • Sovraffollamento, dignità e diritti: il Garante dei detenuti Saggiomo aderisce alla mobilitazione nazionale del 13, 14 e 15 luglio
    ▻https://informareonline.com/sovraffollamento-dignita-e-diritti-il-garante-dei-detenuti-saggiomo

    In occasione della mobilitazione nazionale promossa dalla Conferenza Nazionale dei Garanti territoriali delle persone private della libertà personale, il Garante dei detenuti della Provincia di Caserta, Don Salvatore Saggiomo, in piena comunione istituzionale con il Garante regionale della Campania, Prof. Samuele Ciambriello, ha aderito alle iniziative di sensibilizzazione e denuncia sul drammatico stato del sistema […] L’articolo Sovraffollamento, dignità e diritti: il Garante dei detenuti Saggiomo aderisce alla mobilitazione nazionale del 13, 14 e 15 luglio proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Comunicati_Stampa #diritti_detenuti #don_saggiomo #garante_detenuti #sovraffollamento_carceri

  • La #Necropoli arcaica di #Via_dei_Pastai a #Gragnano: conferenza stampa di presentazione dei risultati della campagna di scavo 2025/2026
    ▻https://informareonline.com/la-necropoli-arcaica-di-via-dei-pastai-a-gragnano-conferenza-stampa

    Mercoledì 15 luglio, alle ore 16.00, presso il Pastificio #Garofalo di Gragnano in Via dei Pastai 42, saranno presentati alla stampa gli esiti di una delle più significative scoperte degli ultimi anni, relativa ad una necropoli arcaica venuta in luce a Gragnano, all’interno dello stesso Pastificio Garofalo. La necropoli arcaica di Via dei Pastai a […] L’articolo La necropoli arcaica di Via dei Pastai a Gragnano: conferenza stampa di presentazione dei risultati della campagna di scavo 2025/2026 proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Comunicati_Stampa

  • Contre la #présomption de #légitime_défense pour les #forces_de_l'ordre. - Contre la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre. - Plateforme des pétitions de l’Assemblée nationale
    ►https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-6334

    #gardiens_de_la_paix

    Contre la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre.
    Avatar Isam EL KHALFAOUI
    26/06/2026
    Identifiant : N°6334

    Le 7 juillet 2026, l’Assemblée Nationale est appelée à se prononcer sur la #proposition_de_loi n°691, portée par le député Eric Pauget (#LR), visant à reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre dans l’exercice de leurs fonctions. Un amendement gouvernemental instaurant une présomption de légalité des tirs a déjà été adopté en première lecture le 22 janvier 2026.
    Nous, citoyennes et citoyens signataires de cette #pétition, demandons aux député·es de voter contre la #PPL n°691 lors du scrutin du 7 juillet 2026. Ce texte, examiné en commission des lois en janvier 2026, est désormais inscrit à l’ordre du jour de la session extraordinaire. Son adoption constituerait une atteinte grave à l’État de droit, à nos engagements européens et au principe constitutionnel d’égalité devant la #loi.

    Cette demande repose sur quatre #motifs_graves_et_documentés.

    Premier motif : un bilan humain qui rend ce #texte_inadmissible.
    La loi de 2017 ayant élargi les conditions d’usage des armes à feu par les forces de l’ordre a produit des effets documentés et alarmants. Selon le recensement indépendant du média Basta !, confirmé par les données de l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN), 66 personnes ont été tuées lors d’interventions policières en 2024, dont 27 par arme à feu, record absolu depuis 1967.
    La France a été interpellée à trois reprises par les organes de l’ONU comme le pays de l’Union Européenne comptant le plus grand nombre de personnes tuées ou blessées par des agents de la force publique. Adopter une nouvelle loi présumant la légalité des tirs policiers aggraverait mécaniquement cette tendance.

    Deuxième motif : une violation caractérisée de la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et de l’obligation de l’État de protéger le droit à la vie.
    La jurisprudence constante de la CEDH impose à l’État une présomption de responsabilité lorsqu’une personne décède aux mains de ses agents. Il appartient à l’État de démontrer que le recours à la force létale était absolument nécessaire et proportionné et non aux victimes ou à leurs proches de prouver son illégalité. La Cour a affirmé que cette obligation est un élément intégral du devoir de l’État de protéger la vie, rendre justice aux victimes d’un usage illégal de la force et prévenir la répétition de tels actes.
    Qu’un agent de l’État prenne la vie d’autrui constitue la plus grave ingérence aux droits humains possible. Le cadre déontologique de toute force de l’ordre doit poser un principe clair : en cas de doute, ne tirez pas. Ce principe est incompatible avec une présomption de légalité du tir.

    La PPL n°691 inverse précisément cette logique. En présumant la légalité du tir, elle transfère la charge de la preuve sur les victimes, libère l’État de son obligation de justification, et va à l’encontre du concept même des droits humains. Voter ce texte exposerait la France à des condamnations répétées à Strasbourg.

    Troisième motif : une rupture de l’égalité des citoyens devant la loi, contraire à la redevabilité des forces de l’ordre et susceptible d’être sanctionnée par le Conseil constitutionnel.
    Le principe d’égalité des citoyens devant la loi est consacré par l’article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Le Conseil constitutionnel en est le garant et sanctionne régulièrement les dispositions qui y portent atteinte sans justification objective et proportionnée.
    En créant une présomption de légalité au bénéfice exclusif des agents armés de l’État, la PPL n°691 établit une différence de traitement radicale entre la puissance publique et le citoyen ordinaire. Aucun autre justiciable ne bénéficie d’une telle présomption lorsqu’il cause la mort d’autrui. Cette inégalité structurelle, qui n’est justifiée par aucune nécessité proportionnée à l’objectif poursuivi, est susceptible d’être censurée par le Conseil constitutionnel.
    Au-delà de la question constitutionnelle, ce texte porte atteinte à un principe fondamental de l’État de droit : la redevabilité des forces de l’ordre. Conférer à des agents de l’État le pouvoir de faire usage de la force létale implique nécessairement un contrôle juridictionnel effectif de cet usage. C’est précisément ce contrôle qui fonde la légitimité de la police dans une démocratie. Une force de l’ordre soustraite à la reddition des comptes ne perd pas seulement sa légitimité juridique, elle perd la confiance de la population qu’elle est censée protéger. Ce texte affaiblit la police autant qu’il affaiblit l’État de droit.
    Nous appelons les parlementaires qui doutent de la constitutionnalité de ce texte à saisir le Conseil constitutionnel avant promulgation, conformément à l’article 61 de la Constitution.

    Quatrième motif : un texte qui paralyse les enquêtes judiciaires et détruit les droits des victimes.
    Si la légalité du tir est présumée dès l’ouverture du feu, l’infraction disparaît au moment même où elle est susceptible d’être commise. Cette logique rend impossible le placement en garde à vue dans les premières heures cruciales qui permettent d’éviter les concertations et de préserver les preuves. Elle vide l’instruction judiciaire de sa substance et prive les familles de victimes de toute voie de recours effective.
    Une telle présomption porte le risque qu’il n’y ait aucune investigation prompte, efficace et impartiale puisque c’est souvent seulement après une investigation approfondie que les éléments permettant de douter de la légitimité de l’action policière ressortent. Le Comité contre la Torture des Nations Unies a déjà recommandé à la France en 2024 de veiller à ce que toutes les allégations d’usage excessif de la force fassent l’objet d’une enquête rapide, approfondie et impartiale par une instance indépendante. Cette loi va dans la direction opposée.
    Ce constat est partagé par des professionnels du droit : le Syndicat de la Magistrature, le Syndicat des Avocats de France, et la CGT-Intérieur s’opposent à ce texte pour des raisons techniques. Ce dernier a relevé que ce texte introduirait “une logique plus proche de l’accusatoire, sans en donner les garanties”.

    NOTRE DEMANDE
    Pour l’ensemble de ces motifs, violation de la jurisprudence de la CEDH, atteinte au principe constitutionnel d’égalité devant la loi pour toutes et tous, impact dévastateur sur le fonctionnement de la justice, aggravation prévisible du nombre de morts, nous demandons aux député·es de l’Assemblée Nationale de voter contre la PPL n°691 lors du scrutin du 7 juillet 2026.
    La France est déjà le pays d’Europe comptant le plus grand nombre de personnes tuées par des agents de la force publique. Ce texte aggravera mécaniquement ce bilan. Les représentant·es du peuple ont le pouvoir et la responsabilité de l’arrêter.
    Nous demandons donc aux députés de :
    – Voter contre la PPL n°691 lors du scrutin du 7 juillet 2026 ;
    – Demander publiquement au gouvernement de soumettre ce texte au Conseil d’État pour avis avant le vote ;
    – Soutenir la demande d’avis public adressée au Défenseur des droits sur la constitutionnalité et l’impact discriminatoire de ce texte.

    Cette pétition ne constitue pas un procès fait aux forces de l’ordre. Elle est un appel à la défense de l’État de droit, adressé aux représentant·es du peuple français, avant qu’une loi aux conséquences humaines et juridiques graves ne soit adoptée sans les vérifications qui s’imposent.

  • La lutte pour la baignade
    ►https://lundi.am/La-lutte-pour-la-baignade

    La lutte pour la baignade

    ou le mépris de la gauche pour une jouissance populaire

    La récente canicule a ouvert des questions politiques et pratiques nouvelles, parmi elles, celle de l’usage des cours d’eau et donc de la possibilité même de se baigner et de se rafraîchir. La bataille du canal Saint-Martin a forcé le pouvoir à accepter des usages nouveaux (mais en réalité ancien), pendant qu’un peu plus loin sur les bords de la Marne, les autorités ont mobilisé des drones pour surveiller et réprimer les baigneurs. Depuis son expérience politico-aquatique danoise Jens Philip Yazdani propose de réinventer une politique communiste anticapitaliste et sauvage de la baignade.

    […]

    J’ai parfois l’impression que les parisiens d’aujourd’hui ont un peu perdu le fil de l’histoire. Est-ce qu’à tout hasard on aurait pas fondé cette ville ici du fait même qu’y passait un très gros cours d’eau ? Ou c’était juste pour le joli paysage ? Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de remonter si loin dans le temps. Il suffit de suivre le canal de l’Ourcq au-delà de la proche banlieue pour retrouver les traces d’un passé beaucoup plus récent et qui raconte une toute autre histoire.

    À Sevran, plusieurs panneaux présentent d’anciennes photographies en noir et blanc montrant les habitants qui se baignaient dans le canal pendant l’été : on y voit des cyclistes, des enfants, ils ont l’air heureux, soulagés, profitant pleinement de la vie commune et des possibilités plus ou moins naturelles de l’endroit (c’est Napoléon 1er qui fit creuser, à d’autres, le canal).

    En remontant le cours d’eau jusqu’à l’écluse de Vignely, on tombe sur un autre panneau installé par la Ville de Paris(qui reste la propriétaire de tout le canal). Son titre : « La vie autour du canal au XIXᵉ siècle » et a pour légende : « Le dimanche, la pêche et la baignade font oublier le dur labeur de la semaine. »

    #eau #baignade #canicule #politique #biopolitique #gauche #urbanisme #urban_matters #villes_fluviales #Paris #Copenhague

  • Canicule : EDF contrainte de stopper le réacteur n° 2 à la centrale #nucléaire de #Golfech avec une #température de la #Garonne prévue à 28 °C
    ▻https://www.ladepeche.fr/2026/06/23/canicule-historique-edf-contrainte-de-stopper-le-reacteur-n-2-a-la-central

    L’épisode de #canicule exceptionnel perturbe l’activité industrielle en #Occitanie. Ainsi, EDF a été contrainte de stopper la production d’#électricité de la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne) depuis lundi 22 juin à 23 h 45. L’exploitant doit se conformer à une réglementation de 2006 qui entre en vigueur dès que la température de la Garonne atteint 28 °C, ce qui sera le cas mardi 23 juin 2026.

    #oups #nucléaire #edf #intermittence #canicule #énergie #rte #asnr #réglementation

    On te donne la solution dans le résumé : Cette réglementation d’un autre âge nous empêche de profiter de la climatisation. Supprimons ces limites !

    EDIT : mi-juillet, la centrale du #bugey a le droit de continuer à produire malgré la canicule
    ▻https://seenthis.net/messages/1181806

    • Héhé, plein de têtes et de lieux connus ouè. On a pas mal d’histoires de conteneurs à l’eau par ici : une fois c’était des pamplemousses, une autre des paquets de tabac (scellés sous plastique), c’est moins pire que le mazout...

  • « L’écrasante majorité des pédocriminels n’est pas pédophile » : domination et masculinité... un sociologue révèle les vrais ressorts des violences sexuelles sur enfants
    ▻https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/gers/auch/l-ecrasante-majorite-des-pedocriminels-n-est-pas-pedophil
    ▻https://france3-regions.franceinfo.fr/image/CEjqvrzHAKTHstE9W4LNwQ2dPXc/930x620/regions/2026/06/16/6a3171e9d05ab640344876.jpg

    Après le choc du meurtre de la jeune Lyhanna dans le Gers, les Centres Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles (CRIAVS) ont été sollicités par le gouvernement. L’objectif ? Trouver des pistes de solutions à mettre en œuvre pour agir contre les violences sexuelles et les assassinats d’enfants liés à des violences sexuelles. Nous avons demandé à un sociologue du CRIAVS quelles réponses les spécialistes qui travaillent sur les auteurs de violences sexuelles peuvent apporter.

    Tristan Renard : (...) Sur toutes les enquêtes de référence en France, Virage en 2016 et CSF en 2006, renouvelée en 2023, on constate que le nombre de violences sexuelles ne baisse pas. Dans ces enquêtes, on voit que dans 95% des cas, les auteurs désignés sont des hommes. Ça concerne les victimes adultes et les victimes enfants y compris quand les victimes sont des garçons et des petits garçons.

    Il y a plusieurs choses derrière tout ça. Il y a d’une part la socialisation, c’est-à-dire l’apprentissage, l’éducation. Les #garçons, quand ils se construisent en tant que garçon et qu’ils imaginent ce qu’ils doivent faire pour être un garçon, la violence fait partie du bagage. Quand les garçons sont à l’adolescence, la prise de risque, la démonstrativité du rapport de force, l’indifférence parfois aux règles de civilité font partie de la construction du rôle de garçon, dans une forme de #masculinité dominante aujourd’hui.

    Chaque petit comportement n’est pas une violence en soi - même si certaines fois, c’est le cas - mais c’est l’ensemble qui façonne des #dispositions à agir de manière violente. Il y a l’apprentissage qui façonne des comportements violents dans les formes de masculinité actuelles.

    France 3 : Les violences sexuelles puisent dans la masculinité dominante selon vous ?

    Tristan Renard : Oui. Quasiment 90 %, des violences sexuelles sont des violences qui s’inscrivent dans des rapports de pouvoir, des rapports de domination. Par exemple, même quand la violence est le fait d’un mineur, il y a un écart d’âge.

    Quand les enfants sont victimes, c’est majoritairement le fait d’adultes, et donc c’est systématiquement dans des relations de pouvoir, un enseignant sur un élève, un entraîneur sportif sur un enfant qui est entraîné, un parent sur son enfant, etc. Cette question des #rapports_de_pouvoir, elle renvoie à notre culture institutionnelle, à notre culture familiale.

    #VSS #pédocriminalité

  • #lavoro e formazione, il #Sud punta sul #Programma_GOL
    ▻https://informareonline.com/lavoro-e-formazione-il-sud-punta-sul-programma-gol

    Negli ultimi anni il mercato del lavoro italiano ha mostrato segnali di crescita che hanno coinvolto anche il Mezzogiorno, un’area storicamente caratterizzata da tassi di occupazione più bassi rispetto alla media nazionale. In questo scenario si inserisce il Programma GOL, acronimo di #Garanzia_di_Occupabilità_dei_Lavoratori, una delle principali riforme previste dal Piano Nazionale […] L’articolo Lavoro e formazione, il Sud punta sul Programma GOL proviene da Informareonline, scritto da Elisabetta Rota

    #Approfondimenti #Attualità #pnrr

  • Renanera - ’A voce e sti briganti [Voci di una terra: Basilicata - Rai Storia]

    I Renanera hanno musicato ed interpretato le ricostruzioni storiche della docu fiction in 8 puntate «Voci di una terra: Basilicata» andata in onda su Rai Storia tra Novembre e Dicembre 2018. Regia di Federico Cataldi. Il video è stato girato a Lagopesole (Avigliano - PZ). La ricostruzione mette in scena momenti di vita da campo ai tempi dei briganti.

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=WI29HuL0wk0

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=ncmqh0w6qKU


    #brigands #briganti #brigandage #Italie #terre #Italie_du_Sud #musique #chanson #Garibaldi #Giuseppe_Garibaldi #femmes #brigantesse

    #Michelina_De_Cesare
    #Arcangela_Cotugno
    #Filomena_Pennacchio
    #Giuseppina_Vitale

  • Six points factuels sur l’Iran, au-delà du brouillard médiatique
    ▻https://lvsl.fr/six-points-factuels-sur-liran-au-dela-du-brouillard-mediatique

    La #République_islamique vacillerait sous les bombes. La population iranienne attendrait une libération venue des airs. Les #Etats-Unis interviendraient pour conjurer le risque du programme nucléaire iranien. Les Israéliens n’auraient aucune visée expansionniste. Depuis le commencement de la guerre, ces éléments sont ressassés par une série d’« analystes », parfois liés aux Etats-Unis - ou au fils du « Shah » d’Iran -, qui donnent la réplique à d’authentiques experts dans les débats télévisés. Face à cette confusion entre information et #Propagande, une frange de l’opinion tend à rejeter en bloc le discours médiatique, et à idéaliser la vie ordinaire des Iraniens d’avant les bombardements - malgré l’extrême brutalité de la répression qui s’est abattue sur les manifestants en janvier 2026. (…)

    #International #Gardiens_de_la_révolution #Guerre_en_Iran #impérialisme #Iran #médias

  • Gardiens de la forêt - Voyages et découvertes | ARTE
    ▻https://www.arte.tv/fr/videos/RC-024524/gardiens-de-la-foret

    Au cœur de cinq forêts primaires, de l’Amazonie à l’Océanie en passant par l’Afrique, cinq représentants des communautés autochtones s’engagent pour la protection de ces poumons verts : reboiser, lutter contre la pollution, préserver la biodiversité... À travers leur regard sensible, cette série documentaire nous invite à redonner place à leur vision du monde.

    #arbres #forêts #gardiens_de_la_forêt #communautés_autochtones

  • « C’est bon ça la pêche aux bicots » : une équipe de la #BAC de #Nice accusée de #racisme

    Après un an de calvaire au sein d’un groupe de la brigade anti-criminalité de Nice, où elle était la seule fonctionnaire d’origine maghrébine, la policière Chaïma a porté #plainte pour #harcèlement_moral et #discrimination.

    Une semaine avant sa prise de poste sur la Côte d’Azur, le 6 septembre 2024, la brigadière-cheffe Chaïma (1) aurait reçu un appel de mauvais augure. À l’autre bout du fil, son futur supérieur hiérarchique : « Je suppose que tu es musulmane ? », « tu fais la prière ? », « tu fais le ramadan ? » Et le chef de groupe Éric C. de souffler à chaque réponse positive. La policière originaire de la région lilloise a beau le rassurer, en lui précisant que cela n’aura aucun impact sur son travail, il lui aurait expliqué que ses gars « s’inquiètent ». « Ils ne pourront plus s’exprimer librement dans la voiture. » Quelques heures plus tôt, son mari, lui aussi policier à Nice, aurait vécu le même appel sous forme d’interrogatoire. Il confirme via son avocat la teneur des questions de l’agent niçois sur les pratiques religieuses de sa femme.

    Les inquiétudes de Chaïma se seraient vérifiées sur place. De septembre 2024 à août 2025, la policière, témoin de nombreux propos racistes, aurait vécu humiliations racistes et sexistes, pressions et ostracisation au sein d’une équipe de la brigade anti-criminalité (BAC) de Nice (06). La fonctionnaire dénonce également les violences et d’autres actes illégaux commis par ses collègues, comme révélé dans le premier épisode de cette enquête. Après un an de calvaire, elle lance l’alerte. Elle a porté plainte contre X ce 5 février auprès du tribunal judiciaire de Nice pour « harcèlement moral, discrimination, faux en écriture publique et usage de faux, violences volontaires sur mineur, atteinte à la liberté individuelle, menaces et abus d’autorité et violation de domicile par personne dépositaire de l’autorité publique ». Le parquet de Nice a informé StreetPress de l’ouverture d’une enquête préliminaire confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Contactés, ni la Direction générale de la police nationale ni les responsables hiérarchiques et les agents de la BAC de Nice concernés n’ont souhaité nous répondre.

    « Comme c’est le cas dans la plupart des affaires où des policiers dénoncent par les voies traditionnelles les actes illégaux au sein de la police, la hiérarchie tente de les faire taire en les marginalisant et en les sanctionnant », estime Maître Arié Alimi, l’avocat de Chaïma. Si la plaignante n’a pas souhaité s’exprimer, StreetPress a pu consulter de nombreux documents et échanger avec son avocat. Malgré une enquête administrative qui, selon nos informations, aurait reconnu des propos discriminatoires et entraîné le départ de son chef de groupe en mars 2025, le harcèlement de la policière, actuellement en arrêt maladie, n’aurait pas cessé. Devenu délégué départemental du puissant syndicat Unité-SGP, il n’a pas été sanctionné et a été décoré quatre mois après sa nomination en tant que délégué syndical.

    Racisme décomplexé de la « BAC JB »

    Dans la ville qui vient d’élire le maire d’extrême droite Éric Ciotti, toutes les équipes de la BAC ne se valent pas. Elles sont divisées en quatre, deux de jour, deux de nuit. L’une d’entre elles, la BAC « JB », pour « Jour B », est connue pour son turn-over important et la relative jeunesse de ses effectifs. C’est là qu’atterrit Chaïma, unique agent d’origine maghrébine dans un groupe de douze composé de dix hommes. Elle découvre que certains de ses collègues appellent les arabes « les bougnoules » et les noirs « les macaques », détaille-t-elle dans sa plainte, que StreetPress a pu consulter. Parmi les expressions racistes que lanceraient ses collègues : « Le macaque, je vais le faire descendre de son arbre. » Une autre habitude des policiers de la BAC JB serait d’ironiser : « de toute façon t’es coupable ! » ou de répéter « coupable, coupable, coupable » lors de contrôles de personnes racisées, surtout lorsqu’elles ne parlent pas français.

    Dans une capture d’écran de conversation WhatsApp datant du 7 janvier 2025, que StreetPress a pu consulter, un gardien de la paix indique l’horaire et la teneur d’une grosse intervention à venir, en concluant par « pêche au » suivi de l’émoji canard. Le gardien de la paix Nicolas F. lui répond : « C’est bon ça la pêche aux bicôts. » Le chef de groupe Éric C. et son adjoint Fabrice L. auraient assisté à l’échange numérique sans intervenir.
    L’enfer de Chaïma, de Tourcoing à Nice

    La policière de 38 ans Chaïma a vécu dix-neuf ans de carrière sans remous au sein de la gendarmerie puis de la police, jusqu’à obtenir le concours de brigadière-cheffe. Ses problèmes commencent en mars 2024, lorsqu’elle rejoint la police-secours de nuit de Tourcoing (59), dans le Nord de la France. Pour la première fois, un supérieur, l’adjoint du chef de groupe, lui fait sentir sa différence. « T’aurais pas pu t’appeler Virginie ou Elodie ? Ça serait plus simple », se serait moqué Stéphane H., lors de l’appel dès sa première soirée de service.

    Quelques heures plus tard, pendant une pause bavardage au commissariat sur le thème du football, le même aurait évoqué devant elle les « gènes de fils de pute » de Karim Benzema. Dans la même nuit, il lui aurait fait remarquer que les chiens sont arrivés avant les femmes dans la police. Des scènes confirmées auprès de StreetPress par plusieurs sources policières tourquennoises. Dès le lendemain, Chaïma décide d’alerter sa hiérarchie, qui lui aurait recommandé de prendre sur elle et de ne pas faire de vagues. Pendant l’été 2024, décidée à s’éloigner de ce climat hostile, Chaïma obtient l’oral de la BAC et postule à Nice, rassurée par les promesses d’un quotidien ensoleillé et réparateur avec son mari et ses deux enfants.

    Peine perdue. Dans l’institution policière, les réputations de mouton noir se transmettent parfois de service en service. « Deux chefs ont répété devant plusieurs personnes qu’ils connaissaient du monde à Nice et qu’ils allaient lui mettre des bâtons dans les roues. Elle est arrivée dans le Sud avec une étiquette », confie un policier des Hauts-de-France, sous couvert d’anonymat. Leur connaissance était-elle Éric C. ? Chaïma en est persuadée. Elle assure dans sa plainte que ce dernier l’aurait questionnée sur ses mésaventures à Tourcoing lors de son interrogatoire téléphonique. Le policier niçois semble pour le moins partager les idées rances de son homologue du Nord. Sur sa page Facebook, entre une photo de profil des Templiers — ces chevaliers de l’époque des croisades — et le partage du site d’extrême droite Damoclès, le fonctionnaire postait en 2020 l’image d’un guerrier en armure enfonçant sa lance dans un corps sans vie accompagnée de la phrase « non à l’islamisation de la France ». En 2025, il récidive en partageant les phrases xénophobes « ici c’est la France, pas le bled » ou « l’arrêt de l’immigration massive, c’est 70 milliards d’euros d’économie et le retour d’une France paisible ».

    Lorsque Chaïma débarque au sein de la BAC JB, Éric C. s’arrangerait pour l’avoir systématiquement au sein de son équipe. Admiré par ses troupes, le chef répèterait à qui veut l’entendre qu’il la soupçonne d’être une infiltrée qui les enregistre avec une oreillette pour les « balancer » à l’IGPN. Il lui interdirait de parler en arabe auprès des victimes ou des mises en cause, sauf avec son autorisation. Quand elle n’est pas avec lui, il l’appellerait des dizaines de fois d’affilée pour connaître ses faits et gestes. Quand la fonctionnaire demande à poser des congés pendant les fêtes de fin d’année, son supérieur lui aurait refusé sous prétexte qu’elle est la dernière arrivée avant de lui glisser, d’après son témoignage, qu’elle n’est pas catholique et n’aurait donc pas besoin de fêter Noël.
    Enquête administrative et vengeance

    Six mois après l’installation douloureuse de Chaïma dans les Alpes-Maritimes, un rapport du chef de la BAC de Nice, le capitaine R., enclenche une enquête interne. Selon nos informations, cette enquête administrative ouverte en février 2025 retient l’existence de propos sexistes et discriminatoires imputables au brigadier-chef Éric C. La qualification de harcèlement moral n’est pas retenue, ce que contestent Chaïma et son avocat. Le chef de groupe, contre lequel aucune sanction disciplinaire n’est prononcée, quitte en avril 2025 les effectifs de la BAC pour occuper un poste de délégué syndical chez Unité-SGP à Nice, tout en restant affecté à la BAC. Un détachement qui lui permet de bénéficier d’une protection liée au statut syndical. Auprès de StreetPress, une source policière niçoise s’indigne :

    « Comment un policier qui a tenu des propos discriminatoires, reconnus par une enquête administrative, peut être nommé par un syndicat pour défendre les agents ? C’est lunaire. »

    Quelques mois plus tard, le 8 juillet 2025, l’agent Éric C., à l’origine du harcèlement de Chaïma à Nice, a reçu en présence du préfet la « médaille d’honneur de la Police nationale échelon Or » pour l’ensemble de son œuvre. Mais, sur le terrain, le cauchemar de Chaïma aurait continué. Avant son départ, dans un groupe WhatsApp qui réunit des agents de la BAC JB, le chef de groupe envoie le 16 mars 2025 :

    « Le vieux lion est gravement blessé mais pas encore totalement mort, sa vengeance sera terrible. Ça marche bien les cachets lol. »

    Informée de cet avertissement écrit par une collègue, la policière Chaïma l’interprète comme une menace de l’empoisonner. Elle prévient le capitaine R., chef de la BAC, qui ne lui répond pas. Terrorisée, elle se met à vérifier ses boissons. L’ancien adjoint Fabrice L., devenu chef de groupe et la majorité de l’équipage, aurait pris le parti de leur ancien supérieur, qui viendrait souvent leur rendre visite. Ils auraient mis à exécution sa « vengeance ».
    Syndrome de stress post-traumatique

    L’exclusion de Chaïma serait montée d’un cran. Elle apprend que des informations sont échangées dans un groupe WhatsApp de travail auquel elle n’a pas accès. Lors d’interventions dans des quartiers populaires de Nice, la policière aurait régulièrement pour ordre de rester dans le véhicule : elle y serait « trop visible ». Dans un SMS consulté par StreetPress, un policier de la BAC de Nice compatit :

    « Je n’ai jamais vu un accueil pareil et une tournure aussi pourrie pour un collègue. »

    C’est quatre jours après avoir refusé de couvrir les violences de ses collègues sur un mineur isolé — détaillées dans un premier article — que la policière aurait été convoquée par sa hiérarchie. En guise de porte de sortie, le capitaine R. — le même qui avait été à l’initiative du rapport sur les discriminations qu’elle subissait —, son chef de groupe Fabrice L. et un major lui proposent de demander une mutation. Elle refuse, estimant que ce n’est pas à elle de partir. Chaïma prétend que ces derniers l’auraient ensuite menacée de transmettre eux-mêmes à la direction départementale des rapports antidatés pour justifier son éviction. Depuis le 29 juillet, la Lilloise est en arrêt de travail pour syndrome de stress post-traumatique. Son médecin lui a prescrit des anxiolytiques et des somnifères.

    Selon l’avocat Arié Alimi, qui défend Chaïma, cette affaire révèle que « le processus d’impunité et de harcèlement des policiers qui dénoncent se fait en lien entre la hiérarchie policière, le ministère public et les syndicats de police ».

    (1) Le prénom a été modifié pour protéger l’identité du témoin.

    #forces_d'ordre #islamophobie #travail
    –-

    ajouté à la métaliste, mais pour l’instant tout à fait incomplète, de #témoignages de #forces_de_l'ordre, #CRS, #gardes-frontière, qui témoignent de leur métier. Pour dénoncer ce qu’ils/elles font et leurs collègues font, ou pas :
    ►https://seenthis.net/messages/723573

  • #AGS : la #cour_des_comptes s’attaque au filet de sécurité des #salariés
    ▻https://lenouveauparadigme.fr/ags-la-cour-des-comptes-sattaque-au-filet-de-securite-des-salarie

    Sous couvert d’équilibre #budgétaire, la haute juridiction financière ouvre la voie à une remise en cause d’un des dispositifs les plus protecteurs pour les salariés en cas de #faillite d’entreprise.

    Perdre son #emploi est toujours une épreuve. Mais le perdre parce que son #entreprise s’effondre, parfois du jour au lendemain, l’est encore davantage. Dans ces moments-là, un mécanisme discret mais essentiel entre en jeu : l’#Association pour la #gestion du #régime de #garantie des #créances des salariés, plus connue sous le sigle AGS.

    Créé en 1973, ce #dispositif repose sur un principe simple et profondément #social. Lorsqu’une entreprise n’est plus en mesure de payer ses salariés, la #collectivité des #employeurs prend le relais. Concrètement, l’AGS avance les #salaires, les #indemnités et certaines créances dues aux #travailleurs, puis tente de récupérer ces sommes lors de la #liquidation de l’entreprise. Sans ce mécanisme, des centaines de milliers de personnes se retrouveraient sans #revenu du jour au lendemain.

  • DataFlow: An Open-Source System Accelerating LLM Data Prep
    ▻https://dzone.com/articles/dataflow-an-open-source-dcai-system-for-llm-data-p

    As data preparation becomes critical to LLM training, DataFlow emerges as an open-source system designed to automatically and systematically produce AI-ready data.

    Competition among large language models (LLMs) has intensified significantly over the past two years, with many believing that their core competitiveness lies in algorithms. However, this is not the case. The current open-source ecosystem has made mainstream architectures increasingly transparent — model structures such as Llama, GPT, and Gemma can all be publicly reproduced, and the competitive edge at the algorithmic level is rapidly eroding. The real competitive barrier actually exists at a more fundamental level — data.

    Data is the sole source of knowledge for LLMs, and data quality determines a model’s “emotional intelligence” and “intelligence quotient.” This means the development of LLMs has largely relied on large-scale, high-quality training data. However, most mainstream training datasets and their processing workflows remain undisclosed, and the scale and quality of publicly available data resources are still limited. This poses significant challenges for the community in building and optimizing training data for LLMs.

    Additionally, although there are already a large number of open-source datasets, making them AI-ready remains an obstacle for both the community and industry due to a lack of systematic and efficient tool support. Existing data processing tools, such as Hadoop and Spark, mostly support operators oriented toward traditional methods rather than effectively integrating intelligent operators based on the latest LLMs. Moreover, they provide limited support for constructing training data for advanced large models. How can we address this dilemma?

    DataFlow: A Data Preparation Engine for LLMs
    As data preparation becomes the main battlefield of competition, the open-source technology ecosystem is becoming the key to breaking the deadlock. That’s why we created DataFlow, a data-centric AI system that transforms “black-boxed” data preparation engineering capabilities into reusable and scalable open-source AI infrastructure.

    DataFlow fully supports text-modality data governance and also supports extracting and translating text content from PDFs, web pages, and audio. The processed data can be used for pre-training, supervised fine-tuning (SFT), and reinforcement fine-tuning of LLMs. It can effectively improve the inference and retrieval capabilities of LLMs in both general domains and specific domains such as healthcare, finance, and law.

  • EU doubles pullback system in Libya: Renegade Benghazi to receive control centre and coastguard equipment

    Control centre and surveillance tower: the EU is copying its backdoor model from western Libya to the east. Notorious militias are to intercept refugees on a new route to Crete.

    Following a landmark ruling by the European Court of Human Rights (ECtHR) in 2012, EU member states are prohibited from pushing back to Libya people intercepted in boats in the central Mediterranean while on their way to Europe. To circumvent this obstacle, Italy and the European Commission have constructed a legal and operational backdoor: using funds from Brussels, the Italian Ministry of the Interior and the navy installed a Maritime Rescue Coordination Centre (MRCC) in Libya from 2017 onwards, which can be contacted by the coastguards of European Mediterranean states to return boat refugees to Libya – something that, according to the official interpretation, does not violate the ECtHR ruling.

    The EU border agency Frontex provides aerial surveillance, as Libya itself has neither aircraft nor helicopters. Critics describe this interplay as “pullbacks”, in reference to the term “pushback”, which denotes the unlawful direct return of people to Libya by Frontex or coastguards from EU states.

    The EU now intends to establish the same system in eastern Libya as well – even though the two parts of the country, with their political centres in Tripoli and Benghazi, have been embroiled in a civil war since the fall of Muammar al-Gaddafi in 2011, which repeatedly flares up. The architect of this mirrored system is the military mission Irini, through which EU states have been operating off the eastern Libyan coast since 2021. However, as in Tripoli, the concrete establishment of a maritime control centre in Benghazi will be carried out by Italy, which has applied to Irini for a “quick impact project”. The possibility of such “quick impact projects” was provided for the first time in Irini’s mandate, renewed earlier this year. The advantage is that decisions and implementation of measures take place via shorter channels.

    The European External Action Service in Brussels is now expected to conclude an agreement with Italy’s Ministry of Foreign Affairs for the installation of an MRCC in Benghazi. Start-up funding of €3 million can then be drawn from the “European Peace Facility”. This was confirmed to “nd” by an EU official upon enquiry. This fund finances military and defence-related measures within the framework of the Common Foreign and Security Policy – such as the common costs of EU military operations or arms deliveries and training programmes for partner armed forces.

    However, Italy is to bear the lion’s share of the costs, of an as yet unknown amount, for the 18-month implementation phase. This also includes the installation of a tower with radar and surveillance technology, which is to be erected in Tobruk in eastern Libya – a main point of departure. This and other equipment delivered is to be taken over by the responsible Libyan authorities after the end of the project.

    The background to the Italian initiative is apparently the shift of the Libyan migration route from the west, where the coastguard is intercepting increasing numbers of people, to the more dangerous waters in the east. There, people from war-torn Sudan in particular are currently attempting to reach Crete – because in Libya, too, Black people are victims of hate crimes and abuse.

    Arrivals from eastern Libya have increased by around 60 per cent compared with 2024, amounting to more than 5,000 people in total. Almost as many people on the Tobruk–Crete route come from Egypt, which has for years successfully prevented crossings to Europe. The third-largest group among those departing by boat from the region are Bangladeshis, followed by Pakistanis.

    For Irini and its “lead nation” Italy, the shift of the migration route to eastern Libya is inconvenient. The EU military mission is primarily intended to enforce the UN arms embargo on Libya at sea, monitor illegal oil exports from the country, collect information on smuggling networks, and support the build-up of the Libyan coastguard and navy.

    The government in Rome, however, saw the small EU fleet and its reconnaissance aircraft off Libyan waters as an incentive (“pull factor”) for departures of boat refugees from Libya, and insisted on renaming the mission Sophia, which ran until 2021, to Irini and restricting the area of operations to waters off eastern Libya.

    This Irini area is now being crossed by the increasing flight movements. The number of distress-at-sea incidents there is reportedly over 100 this year. Although this was supposed to be excluded as far as possible under the new mandate, Irini has also had to participate in rescue missions itself – and subsequently bring the boat occupants to the European Union.

    Alarm Phone, which operates a hotline for refugees in distress at sea, does not believe that the EU’s new plans are about saving lives. “From a new control centre in Benghazi, as far as search and rescue is concerned, no more can be expected than from the one in Tripoli”, a spokesperson told “nd”. When it comes to urgent cases of distress at sea, help rarely comes from there. The structures in the west and east serve to organise pullbacks.

    The most recent trip by a high-level EU delegation has fuelled these concerns: at the beginning of December, the EU ambassador to Libya, Nicholas Orlando, and the Italian Irini fleet admiral met in Benghazi with the notorious General Khalifa Haftar, who had once launched the civil war against the internationally recognised government in the west. The topic was the expansion of cooperation “including strengthening border security on land and at sea” as well as combating “transnational networks of migrant smuggling and trafficking”.

    A Libyan newspaper reported that the EU delegation had lavishly praised the efforts of the military “to protect its land and sea borders”. Haftar’s sons Khaled and Saddam, who hold high military ranks, are also said to have attended the reception with Ambassador Orlando.

    It remains unclear which eastern Libyan authorities are to benefit from the new “quick impact project” in terms of border surveillance and the operation of control centres. Neither the European Commission nor the Council provided concrete information in response to an enquiry from nd – Italy’s Ministry of Foreign Affairs did not respond at all. An EU official did state, however, that an MRCC in Benghazi would have to be set up as a civilian centre. Presumably, however, it will be run by military structures and militias connected to them – as is also the case in western Libya in the EU-funded SIBMMIL project.

    This would also mean that the eastern Libyan Tariq Bin Ziyad Brigade (TBZ) would benefit from the new MRCC. Human rights organisations accuse it of war crimes, torture and violence against migrants. The militia is said to have been responsible in mid-October for an armed attack on a boat carrying refugees – at the time when a delegation from eastern and western Libya was visiting Frontex headquarters and subsequently the Commission in Brussels. Officially, the Commission declined to comment substantively on this “technical dialogue” – unofficially, however, “nd” learned that members of the coastguard, border troops and the Department for Combating Illegal Migration (DCIM) from the east took part.

    As is customary with such projects, a feasibility study must first be carried out for the maritime control centre in Benghazi and the watchtower in Tobruk, after which the procurement procedure will be prepared. Implementation then requires a contract with the authorities in Benghazi, which would probably – as already in the SIBMMIL project in western Libya – be signed by Italy. Only then can equipment be delivered and training measures officially begin.

    However, a first such training course for MRCC operators already took place at the end of September 2025 at an Italian naval base in Taranto in Apulia – initially with the location and date kept confidential. It presumably conveyed knowledge of maritime IT and navigation systems as well as the associated technical terminology in English.

    The German Bundeswehr is with its navy also part of Irini – currently with soldiers at the command headquarters in Rome and a reconnaissance aircraft. Germany is not currently involved in the “support for capacity-building” or the training of the Libyan coastguard or navy, according to a response to an enquiry from “nd”. Whether this will also apply in future cannot be inferred from the reply: in any case, the Bundeswehr does not intend to conduct “training on site” or train Libyan military personnel in Germany – participation in courses in Italian Taranto, however, would not be ruled out.

    ▻https://digit.site36.net/2026/01/06/eu-doubles-pullback-system-in-libya-renegade-benghazi-also-to-receive-
    #pull-backs #MRCC #Libye #externalisation #frontières #contrôles_frontaliers #migrations #réfugiés #gardes-côtes_libyens #Frontex #surveillance_aérienne #Tripoli #Benghazi #Italie #European_Peace_Facility #technologie #Tobruk #Crète #Irini

  • Le #statut_des_fonctionnaires au menu de la « revue #stratégique » sur l’avenir de la #fonction_publique

    ▻https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/03/12/le-statut-des-fonctionnaires-au-menu-de-la-revue-strategique-sur-l-avenir-de

    La pertinence du statut de fonctionnaire comme levier d’attractivité est pourtant régulièrement interrogée. La #garantie_de_l’emploi promise par ce statut perd de plus en plus son pouvoir d’attraction, notamment chez les jeunes. D’où la nécessité désormais, selon l’administration, de s’interroger sur les voies de recrutement, sur la logique de carrières, sur les mobilités mais aussi sur la coexistence entre #fonctionnaires et #contractuels, ces derniers étant de plus en plus nombreux dans le #secteur_public.

    Un sujet de la #présidentielle ?
    Pour le ministère, la structuration même de la fonction publique en trois versants (Etat, territorial, hospitalière) doit aussi pouvoir être questionnée. « Faudra-t-il maintenir l’unicité de la fonction publique ? Quel doit en être le socle commun ? Comment donner plus de marge de manœuvre aux employeurs publics pour tenir compte de la diversité des environnements professionnels et des métiers ? », interroge-t-il. Des questionnements eux aussi très sensibles. Si cette « revue stratégique » traitera également des « aspirations individuelles » des agents, la question des rémunérations et des carrières ne fait pas pour autant partie des thématiques de discussion retenues. Le chantier sera néanmoins évoqué en parallèle dans le cadre d’un cycle d’échanges spécifique qui débutera fin mars.

    #en_route_vers_un_doge_a_la_française ?
    #demantelement
    #tapis_rouge_au_rn_en_2027
    #CNR

    • Je tombe sur cette enquête sur les professeurs des écoles stagiaires (à mi-temps en responsabilité de classe, à mi-temps en formation avec un M2 à valider). On se demande vraiment pourquoi « la garantie de l’emploi promise par ce statut perd de plus en plus son pouvoir d’attraction, notamment chez les jeunes ».

      Les stagiaires déclarent travailler en moyenne 46 heures par semaine, un tiers d’entre elles et eux déclarant même consacrer 50 heures ou plus de leur temps. Cette charge comprend le temps de classe, de préparation, de correction mais aussi le travail universitaire demandé par l’INSPE.

      [...] Cette pression permanente fragilise l’entrée dans le métier. Un stagiaire sur cinq ne se projette pas dans l’enseignement au-delà de cinq ans, et 14 % déclarent se demander chaque jour combien de temps ils ou elles vont tenir.

      Ces résultats font écho à l’augmentation des démissions chez les enseignant·es stagiaires observée depuis plusieurs années.

      ▻https://www.snuipp.fr/actualites/posts/une-entree-dans-le-metier-toujours-difficile

  • Qui veut la peau de la lanceuse d’alerte ? - Regarder le documentaire complet | ARTE
    ►https://www.arte.tv/fr/videos/122196-000-A/qui-veut-la-peau-de-la-lanceuse-d-alerte

    Lourdement sanctionnée pour avoir dénoncé de potentiels #détournements de #fonds publics, #Houria_Aouimeur, reconnue par plusieurs instances comme #lanceuse_d'alerte, s’est heurtée à un mur judiciaire. Retour sur son parcours de combattante.

    À l’automne 2018, la juriste Houria Aouimeur est nommée directrice de l’#AGS, le régime de #garantie des #salaires, créé en 1973 et géré conjointement par le #patronat et l’#Unedic. Quand une #entreprise est en #cessation de #paiement, cette association avance les fonds destinés à verser les #salaires du #personnel tant que l’activité se poursuit. Ces quinze dernières années, elle a versé près de 26 milliards d’euros à plus de 3,2 millions de salariés. Mais à son arrivée, la nouvelle directrice, dont le prédécesseur est resté trente-huit ans en place, découvre un système opaque, des labels attribués à certains mandataires judiciaires selon des critères obscurs, des avocats bénéficiant de contrats mirobolants et, surtout, des sommes colossales classées en pertes, sans véritables justificatifs ni contrôle. Un premier puis un second audit révèlent que près de 7 milliards d’euros se seraient évaporés. La nouvelle directrice découvre aussi que certains dossiers de liquidation judiciaire à forts enjeux financiers restent indéfiniment ouverts. Alors que, à son initiative, l’AGS dépose plusieurs plaintes pour #vol, #corruption et #abus_de_confiance, cette femme à la carrière irréprochable subit des pressions et des menaces qui vont crescendo : porte vandalisée à plusieurs reprises, filatures ostensibles, messages inquiétants... C’est le début d’un engrenage qui aboutit, en 2023, à son licenciement pour « faute lourde », avec des accusations qu’elle récuse point par point. En vain.

    Sans protection

    À l’automne 2025, alors que plusieurs témoins clés n’ont pas été entendus, la justice a prononcé un non-lieu pour toutes les plaintes de l’AGS relatives aux détournements de fonds. Elle a par ailleurs jusqu’ici refusé d’accorder à Houria Aouimeur le statut protecteur de lanceuse d’alerte, statut que lui ont pourtant reconnu la défenseure des droits et la Maison des lanceurs d’alerte. L’association #Anticor, en pointe sur le combat anticorruption, lui a de son côté décerné un prix éthique en 2025. Pour cette fille d’immigrés algériens qui a grandi dans une cité de Saint-Étienne et gravi un à un les échelons, la consécration qu’avait représentée sa nomination à l’AGS a tourné au cauchemar. En suivant le parcours de cette femme blessée mais pas vaincue, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade (Sophie Rollet contre Goodyear) retracent un feuilleton judiciaire qui, pour le moins, questionne.

  • « Il s’est transformé de façon très insidieuse, sans que je le voie » : le désarroi des parents face à leur fils masculiniste
    ▻https://www.lemonde.fr/intimites/article/2026/02/21/un-soir-mon-fils-me-dit-c-est-quand-meme-ton-role-de-nous-servir-le-desarroi

    Le #masculinisme progresse dans toutes les couches de la société française, selon le dernier « Rapport annuel sur l’état des lieux du sexisme en France », publié en janvier par le Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes. On y apprend notamment que 23 % des hommes de plus de 15 ans adhèrent au « sexisme hostile », défini comme « un sexisme violent, qui se traduit par une hostilité envers les femmes et peut inclure des attitudes agressives ou dévalorisantes ».

    Chez les 15-24 ans, le baromètre du sexisme – outil statistique sur lequel s’appuient les auteurs – indique que l’écart de genre s’est encore creusé : 81 % des femmes de 15 à 24 ans considèrent qu’il est « désavantageux d’être une femme dans la société actuelle », contre 57 % des hommes du même âge, tandis que 23 % des hommes de 15 à 24 ans pensent qu’il est désavantageux d’être un homme, contre 10 % des femmes du même âge. Mais le rapport insiste sur le fait que la progression du sexisme est loin de ne concerner que la jeunesse : plus l’âge augmente, moins il est perçu comme un problème social. « Certains ados sont peut-être perdus, mais les hommes de 40-50 ans ne sont pas plus doués quand il s’agit de la sphère intime et affective », insiste Aziga Billot, psychiatre à Toulouse et chercheuse au Centre de ressources en santé mentale pour la prévention des processus de radicalités violentes d’Occitanie.

    Une vague antiféministe comme nous en avons vécu d’autres, par le passé ? « Le masculinisme n’a rien de nouveau, on peut le faire remonter à l’Antiquité, analyse Sylvie Tenenbaum, psychothérapeute et autrice du livre Le Péril masculiniste (HarperCollins, 256 pages, 19,90 euros ; version numérique 12,99 euros). Mais nous sommes face à une forme très radicale, avec l’apparition de #gourous qui vendent une image de la masculinité complètement faussée à des ados en pleine construction identitaire… Ça, c’est très nouveau. »

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