• #MSF dénonce la #complicité_de_fait du #gouvernement français avec les trafiquants d’êtres humains en #Libye | #Médecins_sans_frontières
    https://www.msf.fr/communiques-presse/msf-denonce-la-complicite-de-fait-du-gouvernement-francais-avec-les-trafiquants-

    De nombreux éléments, dont le dernier rapport des #Nations_unies publié en décembre 2018, ont établi les relations troubles entre autorités officielles et trafiquants en Libye, au point que le chef d’une unité de #garde-côtes #libyen a été visé en juin dernier, fait tangible, par des sanctions du Conseil de Sécurité de l’#ONU pour trafic d’êtres humains. La France se compromet en choisissant d’appuyer ces garde-côtes et en annonçant par la voix de sa ministre des Armées, Mme Parly, la donation de six bateaux pour soutenir leurs activités. « Le gouvernement français entretient le système criminel qu’il prétend dénoncer, un système extrêmement violent qui viole les droits humains les plus fondamentaux », déclare Pierre Mendiharat.

  • Operation Sophia : new training module in Italy

    A Training “Package 2” module in favour of Libyan Coastguard and Navy started in #La_Maddalena (Italy) on October the 8.

    In the wide framework of Libyan Coastguard and Navy training carried out by SOPHIA operation, a new module, composed by “#Deck_Officer_Course” and “#Maintainer_Course” and in favour of 69 trainees, was launched in the Italian Navy Training Centre in LA MADDALENA (Italy) last 8th of October.

    The end of the course is scheduled for next 30th of November 2018.

    The course, hosted by the Italian Navy, will last 8 weeks, and it will provide knowledge and training in relation to the general activity on board an off shore patrol vessel and lessons focused on Human Rights, Basic First Aid, Gender Policy and Basic English language.

    Additionally, with the positive conclusion of these two courses, the threshold of 305 Libyan Coastguard and Navy personnel trained by EUNAVFOR Med will be reached.

    Moreover, further training modules are planned in Croatia and other EU member states in favour of a huge number of trainees.

    From October 2016, SOPHIA is fully involved in the training of the Libyan Coastguard and Navy; the aim of the training is to improve security of the Libyan territorial waters and the Libyan Coastguard and Navy ability to perform the duties in their territorial waters, with a strong focus on respect of human rights, including minors and women’s rights, and the correct handling of migrants in occasion of search and rescue activities to save lives at sea.


    https://www.operationsophia.eu/operation-sophia-new-training-module-in-italy
    #Opération_sophia #Italie #Libye #frontières #contrôles_frontaliers #cours #formation

    • EU rift widens on migrants, Sophia Op extended for 3 months

      The EU’s Political and Security Committee has approved a three-month extension for Operation Sophia, the bloc’s mission against human trafficking in the Mediterranean Sea whose mandate was set to expire on December 31. But there are still many issues regarding border protection and migration that the 28 EU countries disagree on.

      The decision to extend Operation Sophia came on the second day of the EU summit held in Brussels on December 13 and 14. Though migration was not even the central topic of the summit (Brexit was), it ended up being the cause of friction once again with many losing their patience altogether.

      At the end of the summit, European Commission president Jean-Claude Juncker criticized what he viewed as the hypocrisy of those calling for more secure borders but who are blocking Frontex reform at the same time.

      He also accused some European leaders of spreading false news, such as Hungarian prime minister Viktor Orban.

      Divisions in the EU

      Even Belgium, which on the Global Compact issue has lost part of the government, called for those blocking the reform of the Dublin Rules on asylum to be removed from the Schengen zone. It also asked Brussels for an investigation into misinformation spread on social media on the UN agreement.

      Despite six months of negotiations, the 28-member bloc is still divided on Operation Sophia. The EU mission in the Mediterranean was due to expire at the end of this month, but has received a three-month extension in a last-minute attempt to achieve an agreement at the beginning of the year to review the rules of engagement and the distribution of migrants taken to Italian ports.

      Faced with EU conclusions that are even vaguer than usual, in which there are no expiration dates for the Dublin reform nor for the Frontex one, Juncker said that he was losing his patience.

      He said that though ’’everyone says they want better protection of external borders’’, a proposal on the table for a 10,000-strong EU border guard agency had been refused by those claiming to be the most interested in border control - among them are Hungary and Italy, who oppose the measure for reasons of national sovereignty.
      Juncker rails against governments supporting fake news

      Some heads of state and governments were also spreading fake news on issues ranging from migrants to Brexit, Juncker said, such as ’’when Orban says I am responsible’’ for Brexit or that migrants were.

      The countdown for Visegrad countries - meaning the Czech Republic, Hungary, Poland and Slovakia - who do not want to accept migrants could come soon, said Belgian prime minister Charles Michel. There is ’’ever more agreement’’ among EU states to remove those blocking Dublin reform from the Schengen zone, he said. Michel asked the European Commission to open an investigation into ’’manipulated information’’ on the Global Compact circulated online with a deliberate desire to destabilize EU democracies.

      http://www.infomigrants.net/en/post/13971/eu-rift-widens-on-migrants-sophia-op-extended-for-3-months?ref=tw

    • La fin de la plongée croate pour les #garde-côtes_libyens

      Pour trois gardes-côtes libyens et trois autres marins libyens, ce 29 mars sonne comme la fin des cours de #plongée.

      Durant cinq semaines, ils ont suivi un module de formation au Centre de formation de la marine croate à Split (Croatie), géré par l’opération Sophia d’EUNAVFOR MED. La cérémonie de clôture a eu lieu au centre d’instruction de la marine croate à Split, en présence de son chef, le commandant adjoint de l’opération Sophia EUNAVFOR MED et de son chef du secteur de l’instruction de l’OHQ, ainsi que d’une délégation libyenne d’officiers supérieurs.

      Le cours, organisé par la marine croate, portait sur les procédures et techniques de plongée afin de pouvoir effectuer des opérations de maintenance sous-marine des navires. Le cours comprenait également quelques leçons sur les droits de l’homme, les premiers soins et la politique en matière d’égalité des sexes (un rituel côté européen).

      Avec ce cours, l’opération Sophia indique avoir atteint un niveau de 355 membres du personnel des garde-côtes et de la marine libyens formés.

      http://www.bruxelles2.eu/2019/03/29/la-fin-de-la-plongee-croate

      #Croatie

  • Beaucoup a déjà été publié sur seenthis sur l’#externalisation des frontières et sur la question du #tri et de la #catégorisation

    Sur ce fil, je réunis surtout les documents de la politique de #Macron à ce sujet. Il s’agit de messages que j’ai ajoutés à des messages d’autres personnes (pour éviter que si jamais l’auteur du message original quitte seenthis et efface son compte, moi je ne perds pas mes informations —> je vais faire cela assez systématiquement, quand j’ai le temps, dans les prochains mois = paranoïa de perte de données).

    Ces 2 fils restent tels quels car ils ont été initiés par moi :
    https://seenthis.net/messages/618133
    https://seenthis.net/messages/531563
    Par contre, pour celui-ci, je vais copier les messages ci-dessous :
    https://seenthis.net/messages/625374
    #France
    #frontières #contrôles_frontaliers #frontières #asile #migrations #réfugiés
    cc @isskein

    • Macron veut « identifier » les demandeurs d’asile au #Tchad et au Niger

      Lors d’un mini-sommet organisé à l’Élysée lundi 28 août, Paris, Berlin, Madrid et Rome ont proposé l’envoi de « missions de protection » au Niger et au Tchad dans le but d’identifier en amont les migrants éligibles à l’asile. Une initiative qui pose plus de questions qu’elle n’en résout.

      À l’issue d’un mini-sommet organisé à Paris le 28 août, les chefs d’État ou de gouvernement de sept pays européens et africains – la France, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, d’un côté de la Méditerranée, le Tchad, le Niger et la Libye, de l’autre – se sont mis d’accord autour d’une « feuille de route » visant à « contrôler les flux migratoires » entre les deux continents.
      Réunis avec les présidents du Tchad, Idriss Déby, et du Niger, Mahamadou Issoufou, ainsi qu’avec le premier ministre libyen du gouvernement d’union nationale, Fayez al-Sarraj, le président français, Emmanuel Macron, la chancelière allemande, Angela Merkel, le premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, et le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni, ont ainsi proposé l’envoi de « missions de protection » au Niger et au Tchad, dans le but d’identifier en amont les migrants éligibles à l’asile (retrouver ici et là les déclarations conjointes).

      « Nous avons acté, je m’y étais engagé à Orléans au début de l’été, d’avoir un traitement humanitaire à la hauteur de nos exigences et de pouvoir, dans des zones identifiées, pleinement sûres, au Niger et au Tchad, sous la supervision du HCR [Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés – ndlr], identifier les ressortissants qui ont le droit à l’asile, pouvoir les mettre en sécurité le plus rapidement », a expliqué le président français lors de la conférence de presse.

      Le 27 juillet, ce dernier avait créé la polémique en affirmant, en marge d’une visite dans un centre d’hébergement de réfugiés à Orléans, vouloir créer des « hot spots », ces centres chargés de trier les candidats à l’asile en France, « dès cet été », pour maîtriser l’arrivée des migrants venus de Libye et, avait-il ajouté, pour « éviter aux gens de prendre des risques fous alors qu’ils ne sont pas tous éligibles à l’asile ». Quelques heures plus tard, son entourage avait fait machine arrière en expliquant que, pour l’heure, seuls le Tchad et le Niger devraient être concernés. Après la visite, dans un discours à la préfecture du Loiret, le président avait d’ailleurs rectifié le tir en se contentant d’évoquer l’envoi de missions de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) « sur le sol africain ».

      La feuille de route du 28 août, qui substitue l’idée de « missions de protection » à celle de « hot spots », prévoit que l’identification des demandeurs d’asile se fera par le HCR, avec l’aval des autorités du pays de premier accueil et le soutien d’équipes européennes spécialistes de l’asile. Les personnes sélectionnées entreraient dans le programme dit de réinstallation du HCR « sur des listes fermées », c’est-à-dire listant les migrants d’ores et déjà identifiés par le HCR, et « selon des critères fixés en commun », non communiqués pour l’instant.

      Les migrants ne répondant pas à ces conditions devraient être reconduits « dans leur pays d’origine, dans la sécurité, l’ordre et la dignité, de préférence sur une base volontaire, en tenant compte de la législation nationale et dans le respect du droit international ».

      Sur le papier, l’idée pourrait paraître séduisante, puisqu’elle se donne comme objectif d’« ouvrir une voie légale pour les personnes ayant besoin d’une protection conformément au droit international et européen, en particulier pour les personnes les plus vulnérables selon les procédures du HCR relatives à la détermination de la qualité de réfugié, et qui sont susceptibles de migrer vers l’Europe ». Le but serait ainsi de leur éviter l’enfer libyen, où il est de notoriété publique que les migrants subissent les pires sévices, mais aussi les dangers de la traversée de la Méditerranée sur des canots pneumatiques. Depuis le début de l’année, près de 98 000 personnes sont arrivées par cette route maritime centrale, et près de 2 250 ont péri en mer, selon les chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations.

      Mais derrière cette intention louable, se cache surtout le projet de réduire au maximum l’arrivée sur le Vieux Continent de personnes perçues par les dirigeants européens comme des « migrants économiques », pour lesquels aucun accueil n’est envisagé. L’objectif est ainsi de décourager les départs le plus en amont possible. Cette politique n’est pas nouvelle : voilà une vingtaine d’années que Bruxelles multiplie les accords avec les pays d’origine et de transit, par des campagnes d’affichage et des bureaux d’information, à coups de dizaines de millions d’euros, afin de convaincre les migrants de rester chez eux.

      Avec ces nouveaux guichets de pré-examen de la demande d’asile, il s’agit d’aller plus loin, car il est fort à parier que le nombre de personnes retenues par le HCR et in fine réinstallées en Europe sera extrêmement réduit. Dans les pays de l’UE, les demandeurs d’asile originaires d’Afrique subsaharienne obtiennent rarement le statut de réfugié. Les ONG sont donc particulièrement sceptiques à l’égard de ce genre d’initiatives, qu’elles considèrent comme une manière déguisée de sous-traiter la demande d’asile à des pays tiers, aussi éloignés que possible du continent européen. « On repousse la frontière européenne dans des pays de plus en plus lointains », a ainsi affirmé à l’AFP Eva Ottavy, de la Cimade, pour qui, « sous couvert de sauver des vies, on bloque l’accès au territoire ».

      Par ailleurs, le dispositif de réinstallation mis en place dans le monde par le HCR est décrié par ces mêmes associations de défense des droits des étrangers qui estiment que les critères mis en œuvre sont trop restrictifs et les procédures trop peu transparentes.

      Quand on sait que le système de relocalisation organisé par l’Union européenne pour répartir les réfugiés arrivés en Grèce ne fonctionne pas, alors même que ces exilés sont des ressortissants de pays susceptibles d’obtenir l’asile (Syrie, Afghanistan, Irak et Iran principalement), on peut s’interroger sur le nombre d’Africains subsahariens qui pourront effectivement bénéficier de cette « voie légale » pour arriver en Europe.

      Enfin, la décision de Paris, Berlin, Madrid et Rome d’« améliorer la coopération économique avec les communautés locales se trouvant sur les routes migratoires en Libye, afin de créer des sources de revenu alternatives, d’accroître leur résilience et de les rendre indépendantes de la traite des êtres humains » a de quoi laisser dubitatif. En effet, Reuters a récemment révélé l’existence sur les côtes libyennes, à Sabratah, principale ville de départ des migrants, d’une milice armée qui empêcherait violemment les embarcations de partir et détiendrait les candidats au passage dans des conditions dégradantes (lire notre article). Or, d’après de nombreux témoignages, il semble que ce groupe mafieux soit, en partie au moins, financé par le gouvernement d’union nationale de Tripoli, lui-même soutenu par les fonds européens.

      https://www.mediapart.fr/journal/international/290817/macron-veut-identifier-les-demandeurs-d-asile-au-tchad-et-au-niger

      #hotspots #externalisation #asile #migrations #réfugiés #Macron #Tchad #Niger

      v. aussi : http://seen.li/d8yd

      Et ce magnifique titre de l’opération :
      #missions_de_protection

    • Juste pour rappeler que Macron n’a rien inventé, mais qu’il surfe sur la vague...

      Voici l’extrait d’un article qui date de 2009...

      Les tendances et mesures amorcées dans les récentes prises de position politiques ne servent qu’à confirmer la direction prise depuis la fin des années quatre-vingt-dix et indiquent clairement une réalité politique qui accentue certains aspects : la présence policière, la surveillance des frontières et l’endiguement, au détriment des autres. D’abord, les orientations prises conjointement pour limiter l’accès aux demandeurs d’asile, aux réfugiés et aux familles des travailleurs, à travers une série de directives et de règlements (c’est-à-dire des populations ayant droit à l’accès) et le développement croissant d’une politique d’immigration sélective des travailleurs, ont contribué à créer une étape de plus dans l’externalisation. Cette étape a été franchie en 2003 et 2004 avec deux propositions, l’une émanant des Britanniques sur les “#Transit_Processing_Centres” (#TPCs) et l’autre des Italiens et des Allemands, pour mettre en place des bureaux d’immigration en Afrique du Nord.

      Tiré de :
      Dimension extérieure de la politique d’immigration de l’Union européenne
      https://hommesmigrations.revues.org/342

      #Italie #Allemagne #UK #Angleterre

    • Au Niger, la frontière invisible de l’Europe

      L’enquête des « Jours » sur la trace des migrants morts en mer passe par le Niger, nouveau pays de transit pour les candidats à l’exil.

      Depuis l’été 2016 et la mise en œuvre de la loi via le « #plan_Bazoum », du nom du ministre de l’Intérieur Mohamed Bazoum, toute personne transportant des étrangers dans le désert, au nord de l’axe Arlit-Dirkou (consulter notre carte des Disparus), est considéré comme étant en infraction avec la loi. D’ailleurs, à proximité de la gare de Rimbo, une pancarte affichant les logos de l’Union européenne et de l’Agence nationale de lutte contre la traite des personnes (ANLTP) du Niger le rappelle : « Transporter illégalement des migrants vous expose à une peine d’amende de 1 000 000 à 3 000 000 CFA [1 525 à 4 575 euros, ndlr]. »

      v. aussi : http://seen.li/cz4o

      « Dans cette histoire de migration, rien n’est ni noir, ni blanc. C’est un sujet tellement complexe qu’on ne peut pas le résumer en quelques vérités », dit Kirsi Henriksson, au volant de son 4x4, dans les rues de Niamey. Kirsi Henriksson dirige Eucap Sahel au Niger, une opération civile de l’Union européenne créée en 2012, après la chute de Kadhafi, pour lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée dans la région. Quand Henriksson a pris son poste en août 2016, le mandat de l’opération venait d’être élargi à la lutte contre l’immigration irrégulière. Le moment était parfait pour l’Union européenne : le plan Bazoum venait d’être mis en application. Désormais, des policiers et des gendarmes européens conseillent et forment leurs homologues nigériens à des techniques de contrôle et renseignement visant à intercepter les trafics de drogues et d’armes, mais aussi ceux d’êtres humains. « Nous n’avons pas de mandat exécutif, nous n’arrêtons personne. Mais nous formons les autorités nigériennes à arrêter les gens. Pour beaucoup, nous sommes les méchants de cette histoire. »

      Avant le Niger, Kirsi Henriksson a travaillé pour des missions similaires de l’Union européenne au Mali, en Libye et en Irak. Universitaire de formation, elle s’est spécialisée dans les études sur la paix et les conflits avant de partir « construire la paix dans la vraie vie ». « Je dois avouer que les résultats n’ont pas toujours été à la hauteur de l’ambition », elle sourit. En 2014, elle a été évacuée de la Libye avec le reste de la mission européenne. Les organisations internationales sont parties elles aussi. Aujourd’hui, elles sont toutes au Niger, de même que les armées étrangères. « Une industrie de la paix », comme le qualifie la cheffe de mission.
      « Le Niger est the new place to be. Tout le monde est ici : l’armée française avec l’#opération_Barkhane, l’armée allemande qui ravitaille ses troupes au Mali depuis le Niger, l’armée américaine qui construit une base de #drones à Agadez. » À la fin de l’année 2017, l’#Italie a annoncé à son tour l’envoi de troupes – une information que les autorités nigériennes ont démentie par la suite. « Tout le monde vient parce que dans la région du Sahel, le Niger assure une certaine stabilité. Et préserver cette stabilité est dans l’intérêt de toute l’Europe. »

      Mais la migration est-elle une menace pour la stabilité du Sahel ? Paradoxalement, avec l’augmentation des contrôles et la criminalisation du trafic, elle est peut-être en train de le devenir. Le #trafic_d’êtres_humains est passé des mains des transporteurs ordinaires à celles de #réseaux_criminels transfrontaliers qui gèrent aussi d’autres trafics : la #drogue – surtout du #Tramadol, un antalgique dérivé de l’#opium –, qui arrive depuis le Nigeria vers la Libye, et les #armes, qui descendent de la Libye vers le sud.

      #commerce_d'armes

      Seulement, pour le moment, l’aide européenne promise arrive lentement et souvent sans consultation des populations concernées. Le #Fonds_fiduciaire officiellement destiné à l’aide au #développement vise en réalité à produire du contrôle, reconnaît Kirsi Henriksson. C’est également le but de l’#opération_Eucap_Sahel. La cheffe de mission trace avec son index les nouvelles routes que le contrôle renforcé a dessinées dans le désert : directement depuis #Diffa, situé à la frontière nigériane, vers #Séguédine dans le nord, en traversant le #Ténéré, de #Gao au Mali vers #Assamaka à la frontière algérienne, qu’on longera ensuite pour arriver en Libye. Ces nouvelles routes sont plus dangereuses.

      #Eucap #routes_migratoires #parcours_migratoires

      « Davantage de personnes meurent dans le désert. Et c’est vraiment malheureux. » C’est la première fois que j’entends cette affirmation pendant mon voyage. Je ne cesserai de l’entendre par la suite. À chacun, je demanderai combien. Combien mouraient avant, combien meurent maintenant ? Personne ne sait. Personne ne semble savoir qui pourrait savoir.

      #mourir_dans_le_désert #décès

      https://lesjours.fr/obsessions/migrants/ep6-niger
      #Agadez #gardes-frontière #frontières #contrôles_frontaliers

    • At French Outpost in African Migrant Hub, Asylum for a Select Few

      In a bare suite of prefab offices, inside a compound off a dirt road, French bureaucrats are pushing France’s borders thousands of miles into Africa, hoping to head off would-be migrants.

      All day long, in a grassy courtyard, they interview asylum seekers, as the African reality they want to escape swirls outside — donkey carts and dust, joblessness and poverty, and, in special cases, political persecution.

      If the French answer is yes to asylum, they are given plane tickets to France and spared the risky journey through the desert and on the deadly boats across the Mediterranean that have brought millions of desperate migrants to Europe in recent years, transforming its politics and societies.

      “We’re here to stop people from dying in the Mediterranean,” said Sylvie Bergier-Diallo, the deputy chief of the French mission in Niger.

      But very few are actually approved, and so the French delegation is also there to send a message to other would-be migrants: Stay home, and do not risk a perilous journey for an asylum claim that would ultimately be denied in France.

      The French outpost is part of a new forward defense in Europe’s struggle to hold off migration from Africa; it is a small, relatively benign piece of a larger strategy that otherwise threatens to subvert Europe’s humanitarian ideals.

      After years of being buffeted by uncontrolled migration, Europe is striking out. Italy is suspected of quietly cutting deals with Libyan warlords who control the migration route. The European Union has sent delegations to African capitals, waving aid and incentives for leaders to keep their people at home. Now come the French.
      “There’s a much more active approach to see that the immigrant stays as far away as possible from Europe, and this is completely to the detriment of those concerned,” said Philippe Dam of Human Rights Watch.

      The French mission was “positive,” he said, “but it’s too late and too small.”

      It is also the flip side of a fast-toughening stance by France against migrants, as President Emmanuel Macron began his push this month for what critics say is a draconian new law aimed at sending many of those who have already arrived back home.

      Even if some of Europe’s new methods are questionable, the results have been evident: Last year, for the first time since the crisis began several years ago, the migration flow was reversed, according to Giuseppe Loprete, head of the United Nations migration agency office in Niger.

      About 100,000 would-be migrants returned through Niger from Libya, compared with 60,000 who traversed the vast and impoverished desert country heading toward Europe.

      As the hub for West African migration, Niger had long been under pressure from Europe to crack down on the migrant flow. And something has shifted.

      The bus stations in Niamey, once packed with West Africans trying to get to Agadez, the last city before Libya, are now empty. The police sternly check identity documents.

      When I visited Agadez three years ago, migrants packed what locals called “ghettos” at the edge of town, hanging out for weeks in the courtyards of unfinished villas waiting for a chance to cross the desert.
      Migration officials say there are many fewer now. The Nigerien government has impounded dozens of the pickups formerly used by smugglers at Agadez, they say.

      “Lot less, lot less than before,” said a bus agent, who declined to give his name, at the open-air Sonef station in Niamey, drowsing and empty in the late-afternoon heat. “It’s not like it was. Before it was full.”

      The tile floor was once crowded with migrants. No more. A sign outside bears the European Union flag and warns passengers not to travel without papers.

      In itself, the so-called French filtration effort here is so small that it is not responsible for the drop, nor is it expected to have much effect on the overall migration flow.

      It began well after the drop was underway. Only a handful of such missions to interview asylum seekers have embarked since Mr. Macron announced the policy last summer, staying for about a week at a time.

      Meager as it is, however, the French effort has already helped shift the process of sifting some asylum claims to Africa and out of Europe, where many of those who are denied asylum tend to stay illegally.

      For Mr. Macron, a chief aim is to defuse the political pressures at home from the far right that have escalated with the migrant crisis.
      The French hope that the greater visibility of a formal, front-end system will discourage those without credible claims of asylum from risking their lives with smugglers.

      The process is also intended to send a potentially important message: that those with legitimate claims of persecution do have a chance for safe passage.

      “Politically it’s huge,” said Mr. Loprete. “But in terms of numbers it is very low.”

      In a recent week, 85 people were interviewed by the four officials from the French refugee agency, known as Ofpra.

      The selective scale is in line with Mr. Macron’s determination to keep out economic migrants. “We can’t welcome everybody,” he said in his New Year’s speech.

      On the other hand, “we must welcome the men and women fleeing their country because they are under threat,” Mr. Macron said. They have a “right to asylum,” he said.

      Critics of the plan say that it amounts to only a token effort, and that the real goal is to keep potential migrants at arms’ length.

      “Macron’s policy is to divide migrants and refugees, but how can we do so? What is the ethical principle behind this choice?” said Mauro Armanino, an Italian priest at the cathedral in Niamey who has long worked with migrants in African nations. “It is a policy without heart.”

      Still, the French have been the first to undertake this kind of outreach, working closely with the United Nations, out of its refugee agency’s compound in Niamey.

      The United Nations International Office for Migration does a first vetting for the French in Libya, Niger’s northern neighbor, where human smuggling networks have thrived in the chaotic collapse of the country.

      In Libya, the smugglers herd the Africans together, beat them, sometimes rape them and extort money. Some are even sold into slavery before being loaded onto rickety boats for the Mediterranean crossing.

      Some of the Libyan camps are run by smugglers and their associated militias, and others by the government, such as it is. But regardless of who runs them, they are essentially concentration camps, officials say, and there is no distinction made between political refugees and migrants.

      United Nations officials are allowed to enter the government-run camps to look for potential asylum cases — principally Eritreans and Somalis, whose flight from political persecution and chaos might qualify them. From lists supplied by the United Nations, the French choose whom they will interview.

      “The idea is to protect people who might have a right to asylum,” said Pascal Brice, the head of Ofpra, the French refugee agency. “And to bypass the horrors of Libya and the Mediterranean.”

      “It is limited,” Mr. Brice acknowledged. “But the president has said he wants to cut back on the sea crossings,” he added, referring to Mr. Macron.
      Bénédicte Jeannerod, who heads the French office of Human Rights Watch, was less a critic of the program itself than of its scale. “I’ve told Pascal Brice that as long as it works, make it bigger,” he said.

      But the potential difficulties of making the program larger were evident in a day of interviews at the sweltering United Nations center in Niamey.

      One recent Saturday night, 136 Eritreans and Somalis were flown to Niamey by the United Nations, all potential candidates for asylum interviews with the French.

      The dozens of asylum seekers already there waited pensively, looking resigned as they sat on benches, betraying no sign of the import of what the French deputy chief of the mission had to offer.

      “If you are chosen, you will soon be in France,” Ms. Bergier-Diallo told them, pronouncing the words slowly and deliberately. “And we are delighted.”

      Indeed, if the refugees pass muster, the rewards are enormous: a free plane ticket to France, free housing, hassle-free residence papers and free French lessons.

      The French agents, stiff and formal in their questioning that could last well over an hour, inquired relentlessly about the refugees’ family ties, uninterested in establishing the narrative of their escape and suffering.
      The idea was to “establish the family context,” in an effort to confirm the authenticity of the refugees’ origins, said one French official, Lucie.

      (Sensitive to security, the French authorities asked that the last names of their agents and those of the refugees not be published.)

      Shewit, a diminutive, bespectacled 26-year-old Eritrean woman, was asked whether she ever phoned her family, and if so what they talked about.

      “Only about my health,” Shewit said. “I never tell them where I am.”

      Mariam, 27, told the French agent she had been raped and ostracized in her village and feared going back because “the people who raped me are still there.”

      “They could rape me again,” said Mariam, an illiterate animal herder from Somaliland.

      Even if she finds safety in France, integrating her into society will be a challenge. Mariam had never attended any school and looked bewildered when the French agent told her to remove her head scarf.

      Wearing the scarf “is not possible in the French administration, or in schools,” Emoline, the agent, said gently to Mariam in English, through an interpreter.

      Then there was Welella, an 18-year-old Eritrean girl who, before being rescued from neighboring Libya, had spent time in a refugee camp in Sudan, where she endured what she simply called “punishments.”
      Her father is a soldier, her siblings had all been drafted into Eritrea’s compulsory military service, and she risked the same.

      “Why is military service compulsory in Eritrea?” Lucie asked the girl, seated opposite her. “I don’t know,” Welella answered mechanically.

      She had long planned on fleeing. “One day I succeeded,” she said simply.

      “What could happen to you in Eritrea if you returned?” Lucie asked.

      “I suffered a lot leaving Eritrea,” Welella said slowly. “If I return, they will put me underground.”

      She was questioned over and over about the names of her siblings in Eritrea, and why one had traveled to a particular town.

      After nearly two hours of questioning, a hint of the French agent’s verdict finally came — in English. It was rote, but the message clear: France was one step away from welcoming Welella.

      “You will have the right to enter France legally,” Lucie told her. “You will be granted a residence permit, you will be given your own accommodations, you will have the right to work …”

      Welella smiled, barely.


      https://www.nytimes.com/2018/02/25/world/africa/france-africa-migrants-asylum-niger.html?smid=tw-share
      #Niamey

    • A French Processing Centre in Niger: The first step towards extraterritorial processing of asylum claims or (just) good old resettlement?

      When The New York Times made headlines in the migration world with its recent article “At French Outpost in African Migrant Hub, Asylum for a Select Few” about the French refugee agency’s role in the UNHCR humanitarian evacuation scheme, it was not long before the magical concept of “extraterritorial processing” resurfaced. Mostly defined as the processing of asylum requests outside the country of destination, this proposal, repeatedly raised by European Union member states and academics alike since the beginning of the 2000s, has regularly been turned down by EU officials as being mere politically-driven hot air. Often confused with resettlement or other legal access channels, it has been praised as the panacea of the migration and asylum challenges by some, while being criticized as outsourcing and shady responsibility shifting by others.


      http://www.aspeninstitute.it/aspenia-online/article/french-processing-centre-niger-first-step-towards-extraterritorial-pr

    • Les migrants paient le prix fort de la coopération entre l’UE et les #gardes-côtes_libyens

      Nombre de dirigeants européens appellent à une « coopération » renforcée avec les #garde-côtes_libyens. Mais une fois interceptés en mer, ces migrants sont renvoyés dans des centres de détention indignes et risquent de retomber aux mains de trafiquants.

      https://www.mediapart.fr/journal/international/280618/les-migrants-paient-le-prix-fort-de-la-cooperation-entre-lue-et-les-garde-

  • Border Wars
    Mark Akkerman

    While tens of thousands of refugees have died fleeing terrible violence and hardship to get to Europe, not everyone has lost out. This report exposes the military and security companies that have profited from the tragedy, winning contracts to provide the equipment to border guards, the surveillance technology to monitor frontiers, and the IT infrastructure to track population movements.

    https://www.tni.org/files/publication-downloads/border-wars-report-web1207.pdf

    Border Wars - Executive Summary: https://www.tni.org/files/publication-downloads/border-wars-report-executive-summary-english1207.pdf

    #réfugiés #migrants #immigration #frontière #frontières #technologie #contrôle #surveillance #garde-côtes #police #armée

  • Coast guard rejects blame for migrant sea tragedy

    The coast guard on Wednesday rebuffed reports that one of its vessels had been towing a boat full of would-be immigrants back to Turkey when a number of the passengers fell into the sea, resulting in several drownings, following criticism from international bodies over the incident.

    http://www.ekathimerini.com/4dcgi/_w_articles_wsite1_1_22/01/2014_536731

    #Méditerranée #mourir_en_mer #Grèce #décès #mort #tragédie #responsabilité #mer #migration #Mer_Egée

    • The Coast Guard “drowned” the migrants in Farmakonisi

      Eyewitnesses accuse the Greek Coast Guard of drowning migrants off the coast of the island of Farmakonisi.

      As UNHCR reports: “According to survivors’ testimonies, the Coast Guard boat towing their vessel was heading, at high speed, towards the Turkish coast, when the tragic incident happened amid rough seas. The same witnesses said people were screaming for help, since there was a large number of children on the boat”.

      International organisations have condemned, several times, the refoulement policy against migrants entering Greece without papers.

      UNHCR has requested explanations in the past from the Greek authorities about the mysterious “disappearance” of dozens of migrants by the Greek police, under circumstances that caused an international outcry against the Greek government.

      In other cases, residents of peripheral islands have denounced that migrants surrendering to the port authorities, in order to be transferred to reception centres, never arrive there.

      http://www.x-pressed.org/?xpd_article=the-coast-guard-drowned-the-migrants-in-farmakonisi

    • Varvitsiotis reacts to criticism following deadly boat incident

      Merchant Marine Minister Militadis Varvitsiotis on Thursday responded to international criticism of Greek authorities following a deadly boat accident involving immigrants in the east Aegean Sea.

      The boat capsized off the island of Farmakonisi on Monday while being towed by a Greek coastguard vessel. The bodies of a woman and a child aged around 5 were found near the Turkish coast early Wednesday, but another 10 people were missing. Sixteen people were rescued and were transferred to Piraeus.

      The incident prompted criticism from the United Nations Refugee Agency (UNHCR) which quoted survivors as saying that several migrants fell off the boat as it was being towed, at high speed, toward the Turkish coast. The UNHCR has called for an inquiry into the circumstances of the tragedy.

      The Council of Europe’s commissioner for human rights, Nils Muiznieks, said he was “shocked and distressed” and called on Greek authorities to “put an end to the illegal practice of collective expulsions and effectively investigate all such cases.”

      Speaking to Skai on Thursday, Varvitsiotis rejected allegations that the Greek coast guard was towing the boat toward the Turkish coast. He said panicking migrants caused the boat to capsize themselves.

      “Muiznieks and several others want to create a political issue in Greece,” Varvitsiotis said.

      “Such issues should not become the subject of petty [political] exploitation,” Varvitsiotis told Skai adding that neither PASOK nor SYRIZA have so far asked to be briefed on the incident.

      “No one really wants to open up the gates and grant asylum to every immigrant in this country,” said Varvitisotis adding that Greek coast guard officials have so far rescued 3,500 people at sea.



      http://www.ekathimerini.com/4dcgi/_w_articles_wsite1_1_23/01/2014_536742

    • Greek Government must carry out a transparent and thorough investigation into the loss of life in the Aegean

      Amnesty International urges the Greek Government to carry out a transparent and thorough investigation into the circumstances which led to loss of life in the Aegean.

      http://www.whenyoudontexist.eu/greek-government-must-carry-out-a-transparent-and-thorough-investig

      #secours_en_mer

    • Grèce : les garde-côtes ont-ils provoqué le naufrage du bateau de réfugiés syriens en Mer Égée ?

      Dans la nuit de lundi, un bateau de pêche convoyant 28 réfugiés, a fait naufrage en Mer Égée, non loin de l’île de #Farmakonisi. Bilan : douze morts, principalement des femmes et des enfants. Les #témoignages des #survivants sont accablants pour les #garde-côtes grecs, qui auraient délibérément fait chavirer le bateau en le remorquant à grande vitesse en direction des eaux territoriales turques.

      http://balkans.courriers.info/article24101.html

      #push-back #refoulement_illégal

    • The Greek Coast Guard “drowned” the Asylum seekers in Farmakonisi

      Following the tragic incident near Farkakonisi island on Sunday 20 January, which cost the lives of 11 Afghan
      refugees, the 15 survivors arrived in the port of Pireaus on the morning of Thursday 23 January, whereupon they were received by a number of organizations that showed their solidarity to the survivors, including the UNHCR, the Greek Forum for Refugees and other networks and organizations that support immigrants and refugees. There was wide media coverage. One of the survivors, testified that there were 28 people on board the ship. Upon finding themselves approximately 100 meters from the shore of the Farmakonisi island, they were warned by a Greek coastal guard boat not to approach the island. The coastal guard then tied the boat with their own, and started to drag it back towards the Turkish coast, at great speed. Suddenly the part of the ship to which the Greek coastal guard’s ship was
      tied, broke off from the ship carrying the refugees, causing great damage to the boat and thus allowing water to flood the boat. The boat was old and frail, and began sinking. The Greek coastal guard boat then turned back, but the refugees attempted to board the Greek coastal guard ship in order to save themselves. The coastal guard beat them in order to keep them out of their ship, forcing them to remain inside their own sinking vessel. Only 16 of those persons managed to board the coastal guard’s boat. One of the survivors, from Syria, tried saving a small child by extending him a stick from the safety of the coastal guard boat, but was brutally prevented by a member of the coastal guard, who beat the man assisting the child, thus resulting in the drowning of the child. The same witness claims that no attempt whatsoever was made by the coastal guard to save the drowning individuals. The testimonies of all the survivors describe the same sequence of events. Two of the bodies (one woman and one small child) were discovered on the Turkish coast. Of the other persons who died in the incident, two were women and seven were small children.

      http://refugeegr.blogspot.gr/2014/01/the-greek-coast-guard-drowned-asylum.html

    • Reports from press conference by survivors of Farmakonisi

      On 25 January, during the press conference held by organizations and movements for human rights,th January in Farmakonisi.
      thousands of people including refugees and migrant communities, women - children and various reporters participated and listened carefully to speakers who were among the survivors of the incident on 20 January in Farmakonisi.

      http://refugeegr.blogspot.gr/2014/01/reports-from-press-conference-by.html

    • Grèce : les garde-côtes ont-ils provoqué le naufrage du bateau de réfugiés syriens en Mer Égée ?

      Dans la nuit de lundi, un bateau de pêche convoyant 28 réfugiés, a fait naufrage en Mer Égée, non loin de l’île de Farmakonisi. Bilan : douze morts, principalement des femmes et des enfants. Les témoignages des survivants sont accablants pour les garde-côtes grecs, qui auraient délibérément fait chavirer le bateau en le remorquant à grande vitesse en direction des eaux territoriales turques.

      http://balkans.courriers.info/article24101.html

    • Des migrants naufragés accusent la Grèce
      Publié dans Le Monde, le 1er février 2014

      Un grand sourire illumine le visage du petit Youssef, 15 mois. Bien au chaud dans les bras de sa mère, il rit, s’agite et s’amuse des grimaces de son père. Un enfant comme les autres… ou presque. Youssef est le seul enfant ayant survécu au terrible naufrage survenu dans la nuit du 19 au 20 janvier à proximité de l’île grecque de Farmakonisi et qui a coûté la vie à onze migrants, principalement des femmes et des enfants.

      Ce soir-là, vingt-quatre Afghans et trois Syriens s’entassent clandestinement dans un petit bateau de pêche depuis le port turc de Didim. « J’ai payé 6 000 dollars - 4 400 euros - au passeur pour ma femme, mon fils et moi », explique Khaiber Rahemi, 25 ans, le père de Youssef. Deux heures de navigation plus tard, les voici dans les eaux territoriales grecques. L’Europe. « Notre moteur est tombé en panne mais, assez vite, nous avons vu arriver vers nous un bateau grec. Je me suis dit : ça y est, notre longue route est finie. »

      Enquête préliminaire

      Parti il y a cinq mois de Kaboul, cet ancien chauffeur de taxi raconte les semaines de marche dans les montagnes enneigées du Pakistan, puis les quatre mois dans un hôtel miteux d’Istanbul à attendre le feu vert du passeur. « La lumière de ce bateau grec, c’était l’espoir concrétisé de cette vie nouvelle, sans danger ni violence, que ma femme et moi voulions pour notre fils. Mais rien ne s’est passé comme nous l’attendions. »

      Khaiber affirme que les policiers grecs ont attaché une corde à leur bateau et ont commencé à les remorquer vers la Turquie. « Je suis sûr de ce que je dis car je voyais les lumières », insiste Khaiber. Les autorités grecques, transcriptions radar à l’appui, rejettent ces accusations de refoulement vers les eaux turques. Cette opération les placerait dans l’illégalité, le droit européen interdisant de renvoyer de force à la frontière des réfugiés et potentiels demandeurs d’asile.

      Pour les ONG qui travaillent sur la question, le refoulement est pourtant une réalité en Grèce. En juillet 2013, un rapport d’Amnesty International dénonçait de telles pratiques et rappelait que, depuis août 2012, au moins 136 réfugiés ont perdu la vie alors qu’ils tentaient de rejoindre la Grèce en bateau depuis la Turquie. « La différence ici, c’est que le drame s’est déroulé alors que l’embarcation des migrants était déjà sous le contrôle des gardes-côtes grecs et qu’il y a des survivants pour nous le dire », souligne Georges Tsarbopoulos, le chef du bureau du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à Athènes.

      A part le petit Youssef et sa mère, Zoura, les quatorze autres survivants sont des hommes. « Lorsque le bateau grec nous tirait de plus en plus vite en faisant des zigzags, l’eau rentrait de partout dans le bateau, alors les femmes et les enfants se sont réfugiés dans la petite cabine. Ils se sont retrouvés piégés lorsqu’on a sombré », explique Abdul Sabur Azizi, 30 ans. « Nous, les hommes, on a réussi à se hisser à bord du bateau grec malgré les tentatives pour nous en empêcher. Un Grec a coupé la corde reliant les deux bateaux », soutient encore M. Azizi.

      La marine grecque affirme de son côté que les migrants ont fait chavirer leur bateau lorsque deux d’entre eux sont tombés à l’eau et nie avoir refusé de prendre à bord les clandestins et les avoir maltraités. Mais sous la pression des ONG, la cour navale du Pirée a ouvert une enquête préliminaire.

      « Scandale politique »

      L’affaire a pris un tour politique quand le ministre grec de la marine marchande, Miltiadis Varvitsiotis, irrité par les critiques du commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Nils Muiznieks, dénonçant un « acte probable d’expulsion collective ayant échoué », a affirmé que « Muiznieks et certains autres veulent créer un scandale politique en Grèce ». Le ministre a assuré que la garde côtière avait fait de son mieux pour sauver le plus possible de personnes, compte tenu des conditions de navigation difficiles. « Personne ne veut ouvrir en grand les portes et octroyer l’asile à tous les immigrants qui se présentent dans ce pays », a-t-il ajouté.

      Selon les chiffres du HCR, 39 759 migrants ont été appréhendés lors de leur entrée en Grèce en différents points du territoire en 2013. Ils étaient 73 976 en 2012. Hébergés à Athènes, les seize survivants ont reçu une invitation à quitter le territoire dans les trente jours. Le HCR demande au gouvernement grec de leur accorder un permis de séjour afin qu’ils puissent témoigner dans la procédure judiciaire.

      Abdul Sabur Azizi refuse de partir tant que les autorités ne lui auront pas remis les corps de sa femme de 28 ans, Elaha, et de son fils de 10 ans, Bezad, tous deux probablement prisonniers de l’épave. « J’étais si fier de lui. Je voulais qu’il ait une vie loin des guerres de clans qui déciment ma famille », dit en s’effondrant ce jeune homme qui avait tenu à raconter sans faillir son histoire, le regard hanté. « Finalement, j’aurais préféré mourir avec eux. Regardez comme elle est belle et lui… si sérieux », ajoute-t-il en montrant, dans le creux de sa main, deux minuscules photos plastifiées de sa femme et son fils. « C’est tout ce qu’il me reste d’eux. »

      Adéa Guillot

    • HRW urges MPs to investigate pushbacks, summary expulsions in wake of Farmakonisi tragedy

      Greek MPs must urgently launch an inquiry into allegations of collective expulsions, pushbacks, and dangerous maneuvers by the Greek Coast Guard on the country’s sea borders with Turkey, Human Rights Watch said on Thursday.

      Twelve women and children died in the sea area of Farmakonisi, in the southern Aegean Sea, on January 20, in what survivors allege was a pushback operation in bad weather.

      http://www.ekathimerini.com/4dcgi/_w_articles_wsite1_1_30/01/2014_536936

    • Greek police detain dozens protesting boat deaths

      Greek police detained dozens of people Thursday during a protest at the merchant marine minister’s office over the deaths of immigrants whose boat sank as it was being towed by the Coast Guard.

      Twelve people, mostly children, are believed to have died last week when a small boat carrying 28 people from Turkey into Greece sank in the eastern Aegean Sea. Only two bodies, those of a woman and a child, have been recovered.

      Police detained 47 people during the protest at office of the minister, Miltiadis Varvitsiotis, who is responsible for the Coast Guard.

      http://news.yahoo.com/greek-police-detain-dozens-protesting-boat-deaths-111936042.html?soc_src

    • Farmakonisi: Frontex confirms that the testimonies presented by the Greek Coast Guard are false

      Frontex’ report about the tragedy that took place on 20 January 2014 close to Farmakonisi island, and cost the lives of twelve people (women and yound children in their majority), confirms that the “testimonies” of the survivors which were presented by the Greek Coast Guard on 24 January are false.

      http://greekcrisisreview.wordpress.com/2014/02/13/farmakonisi-frontex-confirms-that-the-testimonies-prese

    • Invitation to Press Conference on Farmakonisi shipwreck- Thursday 31 July at 12:00 hrs

      the Greek Council for Refugee, the Hellenic League for Human Rights, the Network of Social Support to Refugees and Migrants - DIKTYO and the Group of Lawyers for the Rights of Migrants and Refugees cordially invite you to attend their Press Conference on Thursday, 31 July 2014, at 12:00pm, in the Venue Room of the Athens Bar Association at Akadimias Str. No 60.

      http://omadadikigorwnenglish.blogspot.gr/2014/07/urgent-invitation-to-press-conference.html

    • "Wir wollen Gerechtigkeit. Bitte unterstützt uns."

      Die Angehörigen und Überlebenden der Opfer vom 20. Januar 2014 haben uns darum gebeten, ihren Aufruf und die Fotos ihrer Verstorbenen zu veröffentlichen. Am 20. Januar 2014 starben vor der griechischen Insel Farmakonisi acht Kinder und drei Frauen im Schlepptau der griechischen Küstenwache. Vermutlich handelte es sich bei dem Einsatz um eine völkerrechtswidrige Push-back-Operation.

      Aufklärung versprachen staatsanwaltliche Ermittlungen. Doch diese wurden eingestellt. Es kommt nicht zu einem Gerichtsverfahren. Mit einem Appell wenden sich die Angehörigen der Opfer, darunter auch die Väter und Ehemänner, die am 20. Januar überlebten, nun an die europäische Öffentlichkeit. Sie sind schockiert über die Einstellung der Ermittlungen und fordern Aufklärung und Gerechtigkeit für ihre Toten.


      http://www.proasyl.de/de/home/farmakonisi-we-demand-justice

    • Human rights watchdog criticizes decision to file Farmakonisi case

      Europe’s top human rights official has criticized a decision by a Greek prosecutor earlier this week to shelve the investigation into the deaths of 11 immigrants who drowned during a controversial coast guard operation near the eastern Aegean islet of Farmakonisi in January.

      www.ekathimerini.com/4dcgi/_w_articles_wsite1_1_01/08/2014_541872

    • Grèce : « Le #verdict de la honte »

      A Manolada dans le Péloponnèse, c’est la consternation parmi les migrants, travailleurs originaires du Bangladesh, associations anti-racistes et parti d’opposition de la gauche radicale Syriza. A la Cour d’appel de Patras, le verdict vient de tomber : contre toute attente, le propriétaire néo-esclavagiste de la ferme productive de fraises M. Vaggelatos vient d’être acquitté à l’unanimité de l’accusation d’agression et d’emploi illégal de migrants. Le contremaître, Costas Haloulas, a lui aussi été acquitté. Les deux autres surveillants ont été condamnés, l’un pour coups et blessures graves volontaires et l’autre, pour simple complicité en coups et blessures graves.

      http://blogs.mediapart.fr/edition/immigration-un-autre-regard/article/010814/grece-le-verdict-de-la-honte

    • Migrants morts en mer Egée : la Grèce enterre le dossier Farmakonisi

      En janvier dernier, les garde-côtes grecs étaient mis en cause dans le naufrage d’un bateau de pêche transportant 28 migrants en mer Egée, causant la mort de onze personnes dont huit enfants. La semaine dernière, la justice militaire a cependant décidé de classer le dossier, mettant fin à toute procédure judiciaire. Une décision inacceptable pour les mouvements de défense des droits des migrants.

      http://balkans.courriers.info/article25374.html

  • Sauvés des eaux

    Plage de #Morghella, en #Sicile, le 15 août 2013. Des #garde-côtes et des #vacanciers viennent en #aide à près de 160 #migrants arrivés par #bateau. L ’été est la saison qui compte le plus de traversées de migrants au départ de l ’Afrique du Nord, ceux-ci profitant de meilleures conditions de navigation.

    Enfin une image qui fait plaisir !
    Elle a été publiée par LeCourrier (http://www.lecourrier.ch), le 17 août 2013.

    #humanité

  • #‎Surpeuplement‬ des centres d’‪#‎accueil‬ en ‪#‎Italie‬.

    Le 10 juillet 2013, 17 algériens à la dérive ont été secourus par les #garde-côtes sardes.

    Quatre d’entre eux ont été acheminés à l’hôpital de Sirai, dans le sud-ouest de la #Sardaigne, d’où ils ont essayé de s’échapper. Un seul y est parvenu, les seize autres #harraga ont été enfermés dans le centre de première assistance d’Elmas, CPA, près de Cagliari. Ils ont été placés dans le bâtiment des femmes, qui ont été transférées dans les locaux réservés aux gardiens.

    Les militants No Border en Sardaigne dénoncent le #surpeuplement, le #racisme et la #gestion_autoritaire de ce centre, ainsi que la piètre qualité des repas, l’insuffisance de la ration alimentaire et l’absence d’assistance médicale.

    No Border Sardaigne explique également que pendant trois semaines, des demandeurs d’asile ont été arbitrairement enfermés dans la structure sans autorisation de sortie. Suite à la montée des tensions, l’administration les a finalement laissé sortir le 12 juillet.

    Le 19 juin dernier, en raison du surpeuplement du centre de secours et de premier accueil de Lampedusa, CSPA, environ deux cent personnes avaient été transférées au centre d’Elmas, qui est pourtant un centre de première assistance.

    Enfin, le 11 juillet à #Lampedusa, plus de 600 personnes étaient encore dans l’attente d’un transfert vers une autre structure en Italie- rappelons que le centre peut normalement héberger jusqu’à 300 pesonnes. La veille 140 personnes quittaient l’île par voie aérienne vers Rome et Turin. Le 11 juillet en fin de matinée, 123 personnes étaient à leur tour transférées par ferry en #Sicile alors que les garde-côtes venaient de secourir -à 100 miles de Lampedusa- une embarcation avec à son bord 123 personnes...

    http://www.boats4people.org/index.php/fr/actualite/actuarticles/612-sardaigne-centre-daccueil-transferts-lampedusaAgrigento.

    #migration #demandeurs_d'asile #centres_pour_requérants_d'asile