• LE #MANIFESTE ACADÉMIQUE POUR LA GRÈVE FÉMINISTE DU 14 JUIN 2019 EN SUISSE

    Nous sommes des #scientifiques de différentes disciplines et nous allons nous mettre en grève le 14 juin 2019. Les femmes* sont systématiquement et massivement sous-représentées au sein des universités et des hautes écoles spécialisées suisses. Cet état de fait a des conséquences fondamentales sur les processus de production et de transmission du savoir. Nous portons les revendications suivantes en lien avec notre environnement de travail :

    – Jusqu’à ce que 50 pourcent des postes professoraux soient occupés par des femmes* dans toutes les disciplines, chaque université et haute école suisse doit pourvoir les #postes_professoraux nouvellement mis au concours par des femmes* à hauteur de 50 pourcent. Les femmes* ne doivent pas être renvoyées à des emplois moins bien dotés. Le même principe vaut pour tous les organes directeurs et postes académiques des hautes écoles et des universités.
    – Nous exigeons un #salaire égal pour un travail égal, sans distinction de genre. Pour cela les classifications salariales individuelles et les #barèmes_salariaux doivent être rendus transparents.
    – Chaque poste professoral doit permettre le job sharing. Toutefois, le #job_sharing n’équivaut pas à fournir la même quantité de travail pour la moitié du salaire. Seule une réelle réduction de la charge de travail permet une meilleure compatibilité des activités professionnelles et extra-professionnelles.
    – Au minimum 50% des postes faisant suite au doctorat et financés par les universités doivent être de durée indéterminée.
    – L’#enseignement et la #recherche doivent être rémunérés à leur juste valeur. Le fait que les privat-docents doivent enseigner gratuitement afin de ne pas perdre leur titre doit être immédiatement aboli. Les titulaires de contrats d’enseignement et de mandats ne doivent pas avoir à attendre la fin du semestre pour recevoir leur rémunération.
    – La #parité de genre est requise au sein de chaque commission de recrutement, de chaque jury et de chaque organe décisionnel du Fonds national suisse #FNS de la recherche scientifique, ce pour chaque discipline.
    – Afin de garantir des procédures de recrutement équitables et une gestion du personnel sensible aux dimensions de genre, nous exigeons des #formations_continues obligatoires pour les personnes siégeant dans des commissions de recrutement ou qui occupent des fonctions de cadres.
    – L’enseignement de même que les procédures administratives au sein des universités et hautes écoles suisses doivent être attentives aux questions de genre. Nous exigeons pour cela des mesures de #sensibilisations adaptées aux fonctions de chaque groupe professionnel concerné au sein des hautes écoles et des universités suisses. L’enseignement doit sensibiliser à un usage de la langue prenant en compte les questions de genre.
    – Nous appelons à des mesures globales pour une meilleure compatibilité des activités professionnelles et extra-professionnelles.
    – La #mobilité (notamment pour les mesures d’encouragement) doit être promue, mais ne doit pas constituer un impératif.
    – Les #obligations_professionnelles régulières, telles que les réunions ou les séances administratives liées à l’institution doivent avoir lieu durant la semaine et se terminer à 17 heures.
    – La #vie_familiale doit être rendue possible dans les universités et les hautes écoles et les familles doivent être soutenues. Nous exigeons l’introduction et le développement du #congé_parental, afin qu’un partage équitable des #gardes_d’enfants et des tâches éducatives soit réellement possible.
    – La couverture légale et financière du congé parental doit également être assurée dans le cadre des projets financés par des fonds tiers. Le congé parental ne peut être déduit de la période de recherche définie pour le projet au détriment des chercheuses et chercheurs.
    – Les infrastructures pour la garde d’enfants au sein des hautes écoles et des universités doivent être renforcées. Un nombre suffisant de places de #crèche à des prix abordables doit être garanti, de même qu’une offre suffisante d’espaces parents-enfants.
    – Nous exigeons que les acquis pour lesquels le mouvement féministe s’est battu - comme la mise en place d’études genre dans les universités ainsi qu’au sein de différentes disciplines - soient étendus et non pas démantelés.
    – Nous exigeons davantage de moyens pour la prévention et la répression du #harcèlement_sexuel au sein des institutions universitaires.
    – L’instrument d’encouragement qui soutenait spécifiquement les femmes* en lien avec leur situation familiale aux niveaux doctoral et post-doctoral (Marie Heim-Vögtlin) a été aboli par le FNS au profit d’un format se réduisant à l’#excellence à partir du niveau post-doctoral. Nous appelons à la création de nouveaux instruments d’encouragement et au renforcement des instruments existants, afin que les jeunes chercheuses et chercheurs indépendamment de leur situation familiale ou de leur genre et des réseaux professionnels liés au genre, bénéficient des mêmes perspectives professionnelles.
    – Les #coming_out forcés, les imputations erronées de genre et les assignations de genre superflues doivent être combattues au sein des hautes écoles et des universités. Nous exigeons des adaptations administratives et institutionnelles pour les personnes non-binaires, trans et inter ; par ex. adaptations simplifiées ou suppression de l’indication de genre et toilettes non-genrées. Nous exigeons des formations à destination du personnel ainsi que des services compétents sur ces questions dans toute université et haute école.
    – Les #discriminations liées au genre et à l’#identité_de_genre sont étroitement liées à d’autres types de discriminations telles que celles fondées sur la racialisation, la religion, les origines sociales ou géographiques, l’orientation sexuelle, l’âge ou le handicap. Nous demandons à ce que les discriminations liées au genre au sein des établissements de recherche soient combattues dans une perspective multidimensionnelle et intersectionnelle.
    – Enfin, nous exigeons des mécanismes et des mesures de contrôle réels et contraignants pour mettre en œuvre l’#égalité des genres.

    Nous nous solidarisons avec le personnel non-académique des hautes écoles et des universités qui s’engage pour des conditions de travail meilleures et égalitaires, ainsi qu’avec les étudiant-e-s en grève. Nous soutenons par ailleurs toutes les autres revendications émises dans le cadre de la grève des femmes*.

    https://www.feminist-academic-manifesto.org
    #grève #grève_féministe #Suisse #14_juin_2019 #université #femmes #féminisme #lutte #résistance #genre #rémunération #travail #salaire

    • La grève des femmes, Suisse repetita

      Il y a vingt-huit ans, le 14 juin 1991, en Suisse, plus de 500000 femmes descendaient dans la rue pour réclamer l’application de l’article constitutionnel sur l’égalité entre hommes et femmes. Au bureau, à l’usine, à la maison, à l’école, elles décident de pas travailler pendant une journée, pour montrer que sans leur travail, la société ne peut continuer à fonctionner… Vingt-huit ans plus tard, l’égalité n’ayant toujours pas été obtenue, de très nombreuses femmes préparent une nouvelle journée de grève qui aura lieu le 14 juin prochain. Au pays de la « paix du travail », c’est un événement absolument exceptionnel, pour lequel se mobilisent particulièrement les jeunes générations de femmes.

      Victoire Tuaillon du podcast Les Couilles Sur La Table, et Emilie Gasc, journaliste à la Radio Télévision Suisse, ont interrogé ces femmes d’hier et d’aujourd’hui qui incarnent ce combat. Un documentaire en trois épisodes, à retrouver à partir du 11 juin dans Programme B pour Binge Audio, et sur Play RTS, Apple Podcasts et Spotify pour la RTS.

      https://www.binge.audio/la-greve-des-femmes-suisse-repetita

  • "La justice des « gilets jaunes » en chiffres" [encore un titre délirant où on écrit "des gilets" au lieu de "contre les gilets"]
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/03/21/01016-20190321ARTFIG00061-la-justice-des-gilets-jaunes-en-chiffres.php

    Les mandats de dépôt représentent près d’un quart des comparutions immédiates et 5% des gardes à vue.

    Comment la justice traite-t-elle les dérives violentes de certains « #gilets_jaunes » ? Nous dévoilons les chiffres de la Chancellerie :
    Depuis le 17 novembre dernier, les autorités policières ont procédé à 8645 #gardes_à_vues. Certes, toutes ne se sont pas traduites par des #comparutions_immédiates. Ces dernières se sont élevées, sur la France entière, à 1665. Elles ont débouché sur 388 mandats de dépôt exactement, c’est-à-dire à de l’emprisonnement immédiat après l’annonce du jugement. Cela représente très exactement 23,3% des condamnations, soit près d’un quart.

    En tout, 1800 affaires sont en attente de jugement. Un chiffre en constante évolution qui grossit samedi après samedi, au fil des exactions. Au nombre de ces dernières, les convocations ultérieures devant les chambres correctionnelles, au nombre de 1655, certains auteurs présumés étant sous #contrôle_judiciaire.

    Actuellement, on compte 111 informations judiciaires - des affaires dont la complexité exige l’enquête longue de juges d’#instruction -. C’est notamment le cas pour le saccage de l’Arc de Triomphe et les destructions du week-end dernier qui ont donné lieu à plusieurs interpellations. Mais l’on ignore le nombre de #détentions_provisoires.
    Sur ces près de 9000 gardes à vues, il faut retrancher le cas particulier des mineurs : pas moins de 349 d’entre eux ont été présentés à un juge pour enfants.

    Par ailleurs, la justice a classé sans suite, souvent faute de preuves suffisantes, 1725 dossiers. Elle a déjà infligé 1796 mesures alternatives aux poursuites, soit près de 20% des gardes à vues, et a déclenché 518 comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité, qui n’ont pas vocation à déboucher sur des incarcérations.

    On notera l’us et l’abus des "mesures alternatives aux poursuites soit des #rappel_à_la_loi, une reconnaissance de culpabilité extorquée sous la menace de procès voire d’emprisonnement (élision radicale du "contradictoire", supposé régir le droit)..

    #justice #prison #répression

    • Vol au Fouquet’s : les deux Gilets Jaunes tourangeaux en comparution immédiate samedi Info Tours.fr l’actualité de Info Tours.fr
      http://www.info-tours.fr/articles/tours/2019/03/23/10738/vol-au-fouquet-s-les-deux-gilets-jaunes-tourangeaux-en-comparution-immedi

      Après leur arrestation jeudi.

      Une semaine après les dégradations du célèbre restaurant parisien le Fouquet’s sur les Champs-Elysées, deux personnes se retrouvent devant la #justice ce samedi 23 mars : un couple de Gilets Jaunes tourangeau (Ambre et Franck). Ils sont accusés d’avoir volé des éléments de l’établissement. Arrêtés jeudi matin à leur domicile, ils ont été identifiés par la gendarmerie suite à la publication de photos sur #Facebook, la jeune femme posant avec un tabouret ramené de Paris après l’Acte XVIII du mouvement. Des proches avaient pourtant conseillé de retirer rapidement les clichés.

      Prévenus par la gendarmerie, les policiers parisiens sont venus interpeller la jeune femme avec son compagnon jeudi matin dès 8h aux portes de l’agglomération tourangelle, avant de ramener les deux jeunes gens dans la capitale pour des interrogatoires dans les locaux du commissariat du Ier arrondissement.

      La garde à vue a été prolongée pour la journée de vendredi, et on apprend ce samedi que les deux militants très impliqués depuis le 17 novembre (où on les décrit comme pacifistes et modérateurs) sont convoqués devant le tribunal dès ce week-end. Ils devront s’expliquer sur la présence du tabouret mais aussi de couverts à leur domicile. Selon leurs proches, ils n’auraient pas participé aux violences et ne se seraient pas non plus rendus coupables de vol, ils pourraient même avoir reçu un accord tacite d’un membre du personnel du Fouquet’s pour emporter les objets.

      Depuis la révélation de l’arrestation, de nombreux messages de soutien ont été publiés sur les réseaux sociaux. Notons que le couple a la possibilité de demander un délai pour affiner sa défense.

      On rappellera également que la jeune femme a été placée en garde à vue 10h mercredi pour une action [tentative de blocage du centre de stockage pétrolier de La Sotrapid] à La-Ville-aux-Dames, une interpellation qui avait déjà entraîné bon nombre de commentaires hostiles aux forces de l’ordre. Néanmoins, les deux affaires n’auraient pas de lien entre elles.

      #gilets-jaunes

    • « Gilets jaunes » : près de 2 000 condamnations depuis le début des manifestations
      Environ 40 % des jugements ont abouti à une peine de prison ferme
      https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2019/03/24/2-000-condamnations-en-justice-depuis-le-debut-du-mouvement-des-gilets-jaune

      (...) la garde des sceaux a précisé que « 390 mandats de dépôt [avaient été] prononcés », représentant le nombre de personnes à être effectivement allées en prison, soit dans le cadre d’une condamnation, soit dans le cadre d’une détention provisoire dans l’attente d’un procès.
      Lors d’une condamnation à de la prison ferme sans mandat de dépôt, la personne concernée est laissée libre avant d’être convoquée à une rencontre avec le juge des libertés et de la détention, qui est chargé d’examiner les modalités de la peine et de possibles aménagements (placement sous bracelet électronique par exemple).

      1 800 personnes en attente d’être jugées

      Les quantums de peine prononcés sont très variés et s’étalent entre un mois et trois ans de prison, parfois avec une partie assortie d’une mise à l’épreuve, selon les données de la chancellerie :
      « Il peut par ailleurs être observé que la peine d’#interdiction_de_séjour, notamment à Paris, est fréquemment prononcée à titre complémentaire, notamment dans le cadre des comparutions immédiates. »
      « Près de 1 800 » personnes interpellées lors des manifestations, qui se tiennent tous les samedis depuis plus de quatre mois en France, doivent encore être jugées, selon la ministre, (...)

      #incarcération #détenus #interdits_de_séjour

  • Gilets jaunes : samedi à Paris, la police avait une arme secrète [du #liquide_incapacitant ? parole de flic et de journaliste, mais qui sait, ndc]
    https://www.marianne.net/societe/gilets-jaunes-paris-police-arme-secrete

    Selon nos informations, certains des blindés de la #gendarmerie disposés pour la première fois dans Paris ce samedi 8 décembre étaient secrètement équipés d’une réserve de liquide incapacitant. Un dispositif radical qui ne devait servir qu’en dernier recours.
    C’est dire si le pouvoir a eu peur. Samedi 8 décembre, certains des blindés de la gendarmerie disposés pour la première fois dans Paris étaient secrètement équipés d’un dispositif radical, qui n’aurait été utilisé « qu’en dernier recours » : une réserve de liquide incapacitant. Selon nos sources, la pulvérisation de ce liquide sur une foule de gilets jaunes aurait été capable de « les arrêter net, mettant les gens à terre, même avec des masques ». Chaque engin aurait pu « neutraliser » une surface de plusieurs terrains de football… « Heureusement, que l’on n’en est pas arrivé là », ajoute cette source haut placée dans le dispositif policier. « L’autorité politique », comme le disent les fonctionnaires, aurait approuvé l’éventuel emploi d’un tel produit, qui n’aurait été utilisé qu’en cas de « débordement ultime ». Une sorte de « dernier rempart », utilisable sur décision politique… Interrogée, la préfecture de police de Paris renvoie au #ministère_de_l'Intérieur.

    C’est le premier enseignement de la journée du 8 décembre : le préfet de police de Paris a perdu son leadership sur le maintien de l’ordre dans la capitale. La semaine dernière, le ministère de l’Intérieur, sous la double commande de Christophe Castaner et Laurent Nuñez, a pris les choses en main, largement épaulé en ce sens par les #syndicats_policiers. Cette mainmise du ministère de l’Intérieur ne s’est pas faite sans friction avec la préfecture de police de Paris, où le #préfet #Michel_Delpuech a grincé à plusieurs reprises devant la mise en place d’un dispositif mobile et décentralisé, contraire aux pratiques antérieures. Selon nos informations, le préfet a d’ailleurs réclamé en fin de semaine dernière « des instructions écrites », ce qui, en mœurs préfectoraux, consiste à « se couvrir » à l’approche d’une situation controversée. « D’un point de vue policier, le #maintien_de_l’ordre de samedi à Paris a finalement été un succès, ces frictions ne sont plus d’actualité », sourit une source à la préfecture de police. Bilan en six points.

    1 - Un nettoyage sans précédent. De mémoire de policier, aucune #manifestation parisienne contemporaine n’avait mobilisé autant de préparatifs en amont. Quasiment toute la rive droite avait tiré les stores, barricadé ses vitrines et rangé ses voitures. Le mobilier urbain avait été démonté et la plupart des chantiers de voirie vidés sur un large périmètre, pas seulement autour de la place de l’Etoile. Lors de la première manifestation sur les Champs-Elysées, celle du 24 novembre, un seul chantier sur l’avenue avait servi de combustible aux barricades. Lors de la deuxième manifestation, ce sont tous les chantiers autour de l’Etoile qui ont joué le même rôle… Samedi 8 décembre, pour ne pas fournir « armes et combustibles aux manifestants », la majeure partie de la rive droite ressemblait à une ville morte.

    2 - Des mesures d’exception aux abords. Autre initiative policière restée cachée jusqu’à samedi matin, les #fouilles_préventives. Vendredi, les #procureurs compétents, notamment aux péages de la région parisienne, avaient pris des réquisitions judiciaires autorisant les contrôles d’identité, invoquant les risques d’infractions liées à la manifestation sur Paris. Ces contrôles ont permis de saisir des objets potentiellement dangereux comme des boules de pétanque, des manches de pioche, ou d’autres signant la participation à un rassemblement, comme des masques de plongée. Résultat, samedi, Paris a battu son record de #gardes_à_vue. Le dispositif initial permettant d’en absorber 800 a même été dépassé. Il y en a finalement eu 974 en région parisienne. Mais « seulement » 278 ont donné lieu à un déferrement judiciaire. Dans la majorité des cas, les gardes à vue étaient levées ou se soldaient par un « #rappel_à_la_loi ». Autrement dit une admonestation [non, le rappel à la loi est la reconnaissance d’une infraction suite à laquelle les dispositions prévues pour la récidive légale sont applicables : aggravation de la peine encourue, ndc] , la simple possession d’un masque de plongée ou d’une bombe à peinture ne pouvant pas, en tant que tel, constituer un délit.

    Les interpellations de Julien Coupat, figure de l’ultragauche, ainsi que d’autres activistes d’extrême droite, dès samedi matin, participent du même « dispositif préventif » inédit et controversé. Henri Leclerc, ancien président de la Lige des droits de l’Homme, dénonce un potentiel usage « liberticide très grave ». En clair, une sorte d ’interdiction de manifester qui ne dirait pas son nom .

    « On assume, confie une source policière. Au moins, ces gens n’étaient pas dehors. Cela a fait dégonfler les effectifs de durs potentiels ». Autre dispositif en amont, la plupart des gilets jaunes, avant de rejoindre les principaux « spots » de manifestation (Champs-Elysées, Bastille, République), étaient systématiquement fouillés. La plupart y perdaient leurs masques de protection contre les lacrymogènes. Pour parvenir jusqu’au Champs-Elysées, avec toutes les stations de métro bloquées et les barrages de policiers disposés à certains endroits autour du périmètre interdit, la plupart des gilets jaunes ont dû marcher plusieurs heures… Résultat, une grosse partie des manifestants errait d’un point à un autre, sans parvenir à rejoindre aucun « point chaud ». De fait, durant la quasi-totalité de la journée, le rapport de force sur les lieux de friction est toujours resté à l’avantage des policiers [ en jouant sur la #mobilité et une certaine rapidité "on a évite la formation de #nébuleuses" disait un type du syndicat des commissaires, ndc] .

    3 - Un dispositif mobile et décentralisé. C’est la grande nouveauté de cette journée. Les policiers et gendarmes sur Paris étaient « mobiles » et leur commandement largement décentralisé, par secteur . « Bien sûr, il y avait toujours autant de galonnés autour du préfet, dans la salle de commandement de la préfecture de police, se désole un fonctionnaire, mais pour la première fois, c’est vraiment le commissaire de terrain qui menait sa troupe en fonction de ce qu’il voyait sur place » . Avec une efficacité spectaculaire, à l’œuvre sur les Grands Boulevards, où, avançant au milieu de deux canons à eau, des policiers et gendarmes « nettoyaient » au fur et à mesure les feux de poubelles moins de cinq minutes après leur déclenchement. « Comme à l’entraînement ! On avançait vite, sans leur laisser le temps de former une véritable barricade devenant vite un point de fixation », raconte un fonctionnaire. Ce dispositif a permis d’éviter la confrontation générale du 1er décembre, avec une place de l’Etoile occupée par les gilets jaunes et des forces de l’ordre assiégées des heures durant, en direct sous les yeux des caméras du monde entier. « Samedi, dans l’après-midi, il y a eu des moments de grande tension , notamment autour de l’Etoile, mais ils se sont moins vus », admet cette source.

    Jusque-là, le maintien de l’ordre parisien « habituel » privilégiait l’absence de contact avec la foule [ heu oui, toujours très variable ce principe, ndc] . « Pour ce genre de manifestation, la mobilité était souhaitable depuis longtemps, il y aura un avant et un après samedi 8 décembre », se réjouit un commissaire parisien, saluant pour sa part l’efficacité du dernier dispositif. « On nous rétorque depuis des années que le contact risque d’augmenter le nombre de blessés, cela n’a pas été le cas », ajoute-t-il. Le bilan de samedi est de 264 blessés dont 39 fonctionnaires. Un manifestant a eu une main arrachée à cause d’une grenade, une femme a perdu un œil sur les Champs-Elysées, vraisemblablement à cause d’un tir de flash-ball. Dès vendredi, après des premiers incidents liés à des #flash-ball lors de manifestations lycéennes, 200 personnalités, dont plusieurs députés de gauche, ont appelé à cesser immédiatement l’usage de ces armes.

    4 - Une mobilisation en hausse. Autre constat, malgré les appels incitant à ne pas manifester à Paris, la mobilisation des gilets jaunes a grossi d’une semaine sur l’autre. Le message envoyé par l’Elysée, selon lequel certains « venaient pour tuer » [ et que on va légitimement se défendre avec nos joujoux ; menaces de mort contre les manifestants, ndc] , n’est pas parvenu à inverser la tendance. Aucune arme n’a pourtant été saisie lors des contrôles de police. « La dramatisation n’a pas empêché le monde, de l’ordre de 10.000 personnes » [ quelle rigolade, encore une fois : qui informe les journalistes ? ndc] , admet un fonctionnaire. Ce 8 décembre, les #gilets_jaunes étaient visibles par grappes de Bastille à l’Etoile en passant par République et les grands Boulevards, quand le week-end précédent, ils n’étaient concentrés que sur l’Etoile. « Raison de plus pour se féliciter de notre dispositif », glisse un syndicaliste qui espère, sans trop y croire, « que la tension va désormais retomber ». « Si ce samedi, on avait fait comme le week-end d’avant, on aurait eu une nouvelle journée de chaos, dit-il. Mais je ne sais pas combien de samedis consécutifs on tient encore comme cela ». Face aux 136.000 gilets jaunes recensés dans toute la France, ce 8 décembre, le ministère de l’Intérieur avait déployé 89.000 policiers. Sans parler des effectifs d’agents municipaux pour ranger et réinstaller le mobilier urbain, et des efforts des commerçants pour barricader et débarricader leurs vitrines.

    5 - Un déséquilibre Paris-Province. Autre constat, la province trinque. Saint-Etienne, Toulouse, Bordeaux notamment ont été le théâtre d’affrontements d’une rare violence. « Sur 150 unités, 50 étaient à Paris et cent en province », indique une source au ministère de l’Intérieur. Un tiers, deux tiers… Officiellement, pas question d’avouer que certaines zones avaient été dégarnies faute de troupes. Ce lundi matin, en déplacement à Bordeaux, Laurent Nuñez a estimé que les effectifs (4 unités) y avaient été suffisants. Une affirmation qui fait sourire certains syndicalistes. « Le ministre ne peut pas le dire, mais certains secteurs étaient très dégarnis. Samedi, on était à notre maximum. On ne peut pas plus… Au delà, c’est l’armée qu’il faut appeler », dit un policier. C’est d’ailleurs le paradoxe de ce mouvement. Etant durable, disséminé sur tout le territoire et violent, il met les forces de l’ordre au bord de la rupture. Samedi prochain, en cas d’acte V, Paris sera-t-il délaissé de certaines unités au profit de villes de province ? La décision politique, au ministère de l’Intérieur, ne sera pas facile à prendre.

    6 - Des pillages du soir en hausse. Le dernier constat concerne ce que certains policiers appellent la troisième mi-temps des manifestations de gilets jaunes : les #pillages. Samedi soir à Paris, ils ont été « deux fois plus nombreux encore que ceux du 1er décembre », selon un policier de terrain. « Ce sont des petits groupes, pour la plupart de #jeunes_de_banlieue, qui attendent la fin de la journée et la tombée de la nuit pour cibler des boutiques et se servir », se désole-t-il. De fait, les 90 mineurs arrêtés samedi à Paris l’ont tous été en flagrant délit de pillage, ainsi que bon nombre de « jeunes majeurs ». « Un gérant de bijouterie a tiré au flash-ball… Si ces pillages continuent, cela peut dégénérer », prévient ce policier, qui craint un « sérieux risque de bavure » de ce coté-là. « De toute façon, maintenant, on marche sur le bord d’un volcan », conclut-il. Jusqu’à quand ?

    Le message émis le 1er décembre à Paris, au Puy en Velay et ailleurs a été entendu et repris le 8 décembre dans de nombreuses grandes villes et villes moyennes. Ce que l’action de la police a parfois favorisé, comme dans le cas de ces bordelais qui avaient payé leur billet de train mais ont été empêchés de « monter à Paris » par la police.

    Avec sa tête de bon élève ce soir (la pitoyable scène de contrition est la seule que j’ai vue), et sa fausse hausse du SMIC, nul doute que nombreux seront ceux pour qui Jupiter fait à minima office de tête à claque.

    • Je vous rappelle qu’en Allemagne aussi la transformation de la Bundeswehr dans une armée de guerre civile est en cours. Le journal très conservateur Tagesspiegel y dédie un dossier entier sous son propre domaine internet.

      Afghanistan-Connection
      http://www.afghanistan-connection.de

      Sie waren zusammen im Afghanistan-Einsatz. Dem längsten und gefährlichsten seit Gründung der Bundeswehr.
      Jetzt sitzen sie auf entscheidenden Posten im Verteidigungsministerium, im Einsatzführungskommando, im Planungsamt.
      Ihr Wort hat Gewicht. Sie prägen das Bild, das sich die Ministerin macht.
      Sie bestimmen Ausrichtung, Struktur und Selbstverständnis der Truppe. Ihr Blick ist geprägt vom Erlebnis des Krieges.
      Vom Kampf gegen einen unsichtbaren Gegner. Vom Töten und Getötetwerden.
      Ein einseitiger Blick, der sich ausschließlich an Afghanistan orientiert. Mit gravierenden Folgen für die Sicherheit Deutschlands,
      wie Recherchen vom Tagesspiegel und dem ARD-Magazin FAKT zeigen.

      #Allemagne #armée #guerre_civile

    • Les précisions de la gendarmerie - Le 11.12.2018 à 17h30

      A la suite de la parution de notre article, la gendarmerie nationale a souhaité préciser que le dispositif dont nous vous rapportons l’existence n’est pas un liquide mais une « poudre »… Certains blindés déployés à Paris samedi étaient bien équipés d’un dispositif de « pulvérisation » d’un produit « incapacitant », de type « lacrymogène à dose forte », qui n’aurait été utilisé que sur « ordre d’une autorité ». Chacun des blindés équipés de ce dispositif de pulvérisation (visible en haut à droite face à l’engin) contient trois bouteilles de plongée dont deux sont chargées de la fameuse poudre sous pression. « Cela n’a jamais été utilisé en métropole », confie à Marianne le Sirpa gendarmerie, qui reconnaît qu’en « configuration normale », un blindé peut « pulvériser » sous forme d’épandage sur l’équivalent d’une surface de « un à deux terrains de football ». Marianne maintient que lors des réunions de crise au plus haut niveau, préparatoires à la manifestation du 8 décembre, il a bien été question de ce dispositif comme d’un « dernier rempart »… et qu’il aurait été capable « d’arrêter net une foule, mettant les gens à terre, même avec des masques ».

    • Capable de « neutraliser » une surface de plusieurs terrains de football…
      => Ce qui inclue les policiers en contact avec les manifestant.e.s. .
      Donc ne peut être utilisé facilement.

      – Réaction des policiers gazés envers leurs collègues et leur hiérarchie.

      – Si des policiers sont hors service, suite à l’utilisation de cette saloperie, les manifestants non touchés peuvent venir leur prendre leurs armes.

  • University lecturers must remain educators, not border guards

    The increasingly stringent control of student migration by the Home Office is damaging both the integrity of our relationships as teachers with students and the future of our universities. It was for this reason that 160 academics signed a letter published in The Guardian against the ways in which this crackdown corrodes relationships of trust that are essential to learning.

    https://theconversation.com/university-lecturers-must-remain-educators-not-border-guards-23948

    #home_office #frontières #frontières_mobiles #université #UK #Angleterre #gardes_frontières (#flexibilisation_introvertie, pour utiliser un concept de Paolo Cuttitta)

    Article de 2014, mais qui reste de très forte actualité !

    • UK academics oppose visa monitoring regime for foreign staff

      UK academics oppose visa monitoring regime for foreign staff
      UK university leaders are being urged to review their attitudes towards foreign staff and students, following fresh reports of visa holders being “unfairly monitored” and even threatened with home visits by nervous administrators.

      Institutions say that efforts to record the whereabouts of international employees and students on sponsored visas are necessary to comply with Home Office regulations, but union representatives argue that the requirements are being misinterpreted and create a “hostile environment” for foreign workers.
      One foreign academic employed by the University of Birmingham told Times Higher Education that they had become “confused and scared” after being told that they must report their attendance weekly or “risk deportation”.

      “I feel like I am not trusted, that I can’t do my job, that I’m assumed [to be] a criminal,” said the academic, who chose to remain anonymous. “Being constantly monitored in this way makes me feel like I don’t really want to be here…if I had an opportunity somewhere else I would consider leaving the UK.”

      A letter issued by Birmingham’s human resources department to international staff and seen by THE states that any individual who fails to report their attendance as well as any time spent off campus on a weekly basis will have their “name passed to the UK Border Agency”.

      Failure to comply may result in “disciplinary action and/or withdrawal of your certificate of sponsorship, and thereby your eligibility to remain in the UK”.

      Birmingham had to operate “within the requirements set out by the Home Office”, a university spokesman said. “Our priority is ensuring that we are supporting staff to remain in the UK.”

      Meanwhile, staff at the University of Sussex launched a petition last week calling on vice-chancellor Adam Tickell to “end the hostile environment” found towards “migrants, people of colour and Muslims” on campus, which they said had been made worse as a result of “immigration monitoring”.

      The Sussex branch of the University and College Union said that managers at the institution had chosen to interpret Home Office guidelines in a needlessly stringent manner. “Staff and students are made aware that if they are not able to attest to their whereabouts for 80 per cent of the semester, they risk having their [immigration] status withdrawn,” a spokesman said. “This is not necessary."

      Those on Tier 2 and Tier 5 visas were at one stage told to “expect home visits” if they chose to work out of the office, but the university has since admitted that this approach is “not feasible”, the UCU spokesman added.

      An email sent from one head of department on 10 April informs Sussex staff they must have “complete records of their movements at any given time” recorded via “electronic calendars, so if auditors turn up at any given time we can point to it”.

      “I found this procedure extraordinary,” said one academic, “and I am sure there would be revolt if this were imposed on everyone in the department.”

      A University of Sussex spokeswoman said that Professor Tickell was aware of the petition, and had “already clarified with members of our community why and how the university needs to comply with statutory regulations”.

      “Our policies and procedures are informed by UK and EU legislation, statutory regulations and duties and best practice,” she added.

      Separately, staff at UCL have written to the institution’s president, Michael Arthur, expressing “serious concerns” over rules that require staff to have “physical check-ins” with international students every three weeks in order to monitor visa compliance.

      The policy takes up staff time “in bureaucracy that is irrelevant”, “builds a culture of mistrust” and creates “added pressure...at a time when we have increasing evidence about risks to student wellbeing and mental health”, the letter says.

      A Home Office spokeswoman said it remained “the responsibility of individual sponsors to develop their own systems to ensure they meet their reporting responsibilities”.

      https://www.timeshighereducation.com/news/uk-academics-oppose-visa-monitoring-regime-foreign-staff

  • Les véritables questions à se poser face à la mutilation de Maxime Collectif de soutien suite à l’opération du 22 Mai effectué par les forces de l’ordre sur la ZAD de Notre Dame des Landes, ayant causé la mutilation de notre ami.
    https://blogs.mediapart.fr/collectif22mai/blog/250518/les-veritables-questions-se-poser-face-la-mutilation-de-maxime

    Cet article à pour but de mettre sous les projecteurs les véritables questions à se poser suite à ce qui est arrivé à Maxime et de répondre aux grands médias et leur acharnement médiatique.

    Tous les articles de presse sortis dans la hâte du sensationnel brodent autour d’un communiqué sans même plus d’informations, ou même d’accord auprès de la famille, constitués uniquement dans le but d’entacher la personne qui a été blessée et sa famille. Qu’il ait ou non ramassé la grenade n’est pas tant la question, celle que nous avons plutôt tendance à nous poser est la suivante : comment se fait-il que ce genre de grenade puisse faire tant de dégât ?

    Surtout après Sivens avec la mort de Rémi Fraisse ou à Bure avec la mutilation de Robin.

    Soulignons aussi dans les gros titres la redondance de l’identité du méchant zadiste, et donc du présumé coupable, bien plus encline à faire accepter les mutilations policières que lorsque qu’il s’agît d’un étudiant. A croire qu’un « zadiste » qui défend des terres et des constructions afin de bâtir un monde différent de celui qu’on nous propose mérite la répression qui accompagne son évacuation, la mutilation à Notre des Landes, à Bure, ou comme à Sivens la mort.

    Aux vues de la stratégie médiatique développée par l’état qui a été déployée dans nombre de cas de violences policières, la criminalisation des victimes et de leur famille au travers d’un processus de décrédibilisation et d’humiliation, ne nous étonne plus.

    #Zad #gardes_mobiles #maintien_de_l'ordre #armes_à_létalité_réduite #grenade_GLI_F4

  • [vidéo] Hommage à la ZAD
    http://www.lille43000.com/index.php/joomla-fr/en-santiags/889-hommage-a-la-zad

    « Ce qui se passe à Notre Dame des Landes illustre un conflit qui concerne le monde entier. Il met aux prises, d’une part, les puissances financières résolues à transformer en marchandise les ressources du vivant et de la nature et, d’autre part, la volonté de vivre qui anime des millions d’êtres dont l’existence est précarisée de plus en plus par le totalitarisme du profit. » Raoul Vaneigem. Durée : 18 min. Source : Lille 43000

  • Les safaris-chasse de Benjamin de Rothschild impliqués dans des abus contre les « Pygmées » - Survival International
    http://www.survivalfrance.org/actu/11491

    Survival International a découvert qu’une opération de #safaris de #chasse_à_l’éléphant, conjointement détenue par le milliardaire français Benjamin de #Rothschild, a été impliquée dans la #violation des droits de « #Pygmées » #baka locaux et de leurs voisins. Parmi ces violations figurent des #expulsions illégales et des #tortures.

    L’opération est basée au #Cameroun, dans deux « aires protégées » louées par Benjamin de Rothschild. Elle offre aux touristes la possibilité d’abattre, contre la somme de 55.000 euros, un éléphant de forêt.

    Afin de créer cette opération de #chasse aux #trophées, les Baka ont été expulsés de leur #territoire ancestral — ce qui est contraire au droit international. Des #soldats, #policiers et #gardes_armés patrouillent le territoire ; les Baka ont maintenant été informés que les patrouilleurs tireraient à vue si les Baka pénétraient sur le territoire pour chasser afin de nourrir leurs familles, ramasser des plantes ou se rendre sur des sites sacrés.

    ...

    Le Fonds mondial pour la nature (WWF) est très actif au Cameroun où les « aires protégées » permettant la chasse aux trophées font partie de l’un de ses « paysages écologiques » clefs. Le WWF doit encore commenter ces allégations ou annoncer s’il compte prendre des mesures.

    #monde_civilisé #terres #lamentable

  • Des migrants attaqués sous les yeux des secouristes au large de la Libye

    « Des hommes à bord d’un navire des gardes-côtes libyens », autrement dit des garde-côtes libyens, attaquent à coups de bâtons des migrants dans un canot en pleine nuit au large de la Libye, sous les yeux de secouristes allemands qui ne parviennent à sauver que 120 des quelque 150 personnes à bord.

    Commentaire de FRANCE 24 :

    « Ce nouvel incident illustre les défis auxquels fait face le projet européen de former et équiper les gardes-côtes libyens pour lutter contre le trafic qui a fait de cette partie de la Méditerranée l’une des frontières les plus mortelles au monde. »

    Défi. Projet européen. Lutter contre le trafic.

    http://www.france24.com/fr/20161021-migrants-attaques-sous-yeux-secouristes-large-libye?ns_campaign=r

    #migrants #réfugiés #Europe #Sophie #UE #gardes_côtes #Libye #trafic #Méditerranée #frontières

  • Comment l’Europe autorise ses garde-côtes à ouvrir le feu sur des bateaux de #réfugiés
    https://coutoentrelesdents.noblogs.org/post/2016/10/04/comment-leurope-autorise-ses-garde-cotes-a-ouvrir-le-feu

    Rien ne sera donc épargné aux réfugiés qui bravent la mer pour fuir les tragédies en cours en Afrique et au Moyen-Orient. Pas même l’infamie. Dans les bras de mer qui séparent les îles grecques des côtes turques, les garde-côtes … Continue reading →

    #ACAB #ANTICAPITALISME #ANTIRACISME #armes_à_feu #balle #blessés #frontex #frontieres #gardes_côtes #immigrés #migrants #passeur #turquie

  • Border Patrol Accused of Profiling and Abuse

    TUCSON — The federal checkpoints on highways near the Mexican border, with trained dogs and expensive scanning equipment, are supposed to stop drugs and immigrants without legal status from heading north. But newly released complaints against United States Customs and Border Protection paint a disquieting portrait of the interactions between agents and many of those they stopped and searched.

    http://www.nytimes.com/2015/10/15/us/aclu-accuses-border-patrol-of-underreporting-civil-rights-complaints.html?_
    #frontières #violences #USA #Etats-Unis #profilage #profilage_racial #contrôles_frontaliers #gardes_frontière

  • Procès HSBC-Suisse : "Les Suisses font du mercenariat à grande échelle -« Hervé Falciani 5 janvier 2016

    L’ex-informaticien français de la banque HSBC Suisse, Hervé Falciani, à l’origine d’un des plus grands scandales fiscaux helvétiques, dénonce l’opacité du système bancaire mondialisé dans une interview au quotidien Sud Ouest à paraître mercredi.

    Hervé Falciani avait été condamné par contumace le 28 novembre 2015 à cinq ans de prison par la justice suisse pour "espionnage économique".

    Il s’agit d’ « une condamnation politique", déclare-t-il au quoditien régional en rappelant que l’espionnage économique "relève des délits politiques". "Je suis coupable car la Suisse défend le secret bancaire.

    Mais selon les intérêts de tout le reste de la communauté, ajoute-t-il, c’est la Suisse qui est coupable en protégeant ce genre d’activité  ».
     » Les Suisses ont développé à très grande échelle une activité de mercenariat"


    _ « On a fait, selon lui, la preuve de la dangerosité de ce secret tel qu’il est utilisé" et à cet égard HSBC représentera "un cas d’école » .

    L’ex-employé de HSBC affirme que la maison-mère de la banque « _ reconnaît qu’il y a eu de grosses et graves dérives en Suisse" sa filiale ayant dû acquitter 40 millions de francs suisses d’amende. "Cette affaire a montré (...) non seulement qu’une banque avait organisé un système massif de fraude fiscale mais aussi qu’il est permis de faire quelque chose contre ça » .

     « Pour survivre, les Suisses ont développé à très grande échelle une activité de mercenariat. Ce sont les fameux gardes suisses.

    Aujourd’hui, ce même principe est à l’oeuvre, mais au service des multinationales à travers la finance offshore (...) On pourrait dire la même chose du Luxembourg » , déclare Hervé Falciani.

    Il se dit « sceptique » sur l’idée d’une rémunération des indicateurs fiscaux que propose le projet de loi du ministre français des Finances, Michel Sapin : « Un indic transmet des informations. Mais les informations ne sont pas la vraie valeur. Elles ne sont que le symptôme de mécanismes qu’il faut décortiquer", estime-t-il. "Quelqu’un qui voit pourquoi ça ne marche pas, c’est beaucoup plus précieux » .

    Selon lui, « ce qui importe, ce n’est pas tant les informations que de savoir pourquoi ces informations continuent à nous échapper". "Pourquoi était-il impossible de sortir ces informations sans encourir des poursuites de la part de la justice suisse ? Pourquoi n’y a-t-il pas de statut de lanceur d’alerte » ?

    Aujourd’hui, l’homme à l’origine du scandale «  Swissleaks  » dit travailler «  pour une université en Argentine et avec des communes en Italie et Espagne, sur la mise en place de systèmes de paiement collaboratifs en euros « .
    Source : http://www.rtbf.be/info/economie/detail_proces-hsbc-suisse-herve-falciani-denonce-l-opacite-du-systeme-bancaire?

    #Mercenaire #guerre #hsbc #Hervé_Falciani #banques #finance #Swissleak #gardes_suisses

  • Dans le Val-d’Oise, récit d’une perquisition musclée
    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/11/23/dans-le-val-d-oise-recit-d-une-perquisition-musclee_4815543_1653578.html
    Par Paul Barelli (Nice, correspondant), Richard Schittly (Lyon, correspondant) et Laurent Borredon

    Perquisitions au Pepper-Grill à Saint-Ouen-l’Aumône, le 21 novembre. (...)
    A 20 h 31, un homme tente péniblement d’ouvrir la porte intérieure du sas d’entrée, (...) casque, gilet pare-balles, bouclier antiémeute. (...)

    Sous le regard ébahi des clients, des dizaines de policiers en tenue d’intervention déboulent dans la grande salle du restaurant. Une perquisition administrative commence...

    Les clients se figent. Les fonctionnaires ordonnent à la dizaine de salariés présents en salle de se rassembler autour d’une table libre. « Ordre du préfet ! », répondent-ils lorsqu’on les interroge.

    Braqué avec un fusil

    Puis les policiers tentent d’ouvrir les portes avec un bélier. Ils en défoncent une première. Elle donne sur les cuisines, par ailleurs accessibles par une porte battante : il suffisait de s’avancer de quelques mètres dans le couloir.

    Ils partent ensuite à l’#assaut d’une deuxième porte, celle-là bien fermée. Le propriétaire du restaurant leur propose de l’ouvrir avec sa clé. Pas de réponse, la porte est cassée. (...) Une dernière porte est attaquée. Un coup, deux coups, puis le policier qui tient le bélier se rend compte qu’il suffisait en fait de tourner la poignée. Derrière, une salle de douche.

    Le propriétaire, Ivan Agac, 28 ans, (...) découvre qu’« il existe des raisons sérieuses de penser que se trouvent des personnes, armes ou objets liés à des activités à caractère terroriste » dans le restaurant qu’il a lancé il y a deux ans. Il est estomaqué. Pendant la discussion, un policier en uniforme farfouille sans conviction dans les armoires, jetant les dossiers à terre sans même faire mine d’en examiner le contenu.

    Pas un seul contrôle d’identité

    « Vous avez de la chance, on n’a rien trouvé, vous n’allez pas partir en garde à vue », conclut l’officier. Puis la troupe s’en va. Il est 21 h 01. Les policiers n’ont découvert ni « armes » ni « objets liés à des activités à caractère terroriste ». Quant aux « personnes », en trente minutes de perquisition, ils n’ont pas procédé à un seul contrôle d’identité, ni d’employés, ni de clients, donc ils ne risquaient pas d’en trouver… (...)

    Pourquoi, alors ? Le maire PS, Alain Richard, ancien ministre de la défense de Lionel Jospin (1997-2002), ne souhaite pas commenter une perquisition « qui pourrait avoir des suites judiciaires ». Une source policière explique qu’une « #salle_de_prière_clandestine » était recherchée. Sauf qu’une salle de prière, il y en a bien une, mais elle n’est pas particulièrement clandestine, il s’agit d’une petite pièce indiquée par un pictogramme, située à côté du bureau de M. Agac, et destinée aux clients qui le souhaitent.

    « On ne fait pas mouche à tous les coups, loin de là. Le principe de ces perquisitions, c’est de taper large, justifie le préfet, Yannick Blanc. (...)

    « C’est de la communication »

    Dans la région lyonnaise, les responsables policiers évoquent ainsi un bilan des saisies « plutôt positif » : lance-roquettes, fusil d’assaut AK47, fusil-mitrailleur MAT49, 1 kg d’héroïne, 1,2 kg de cannabis… « On a bénéficié d’un effet de surprise, ces perquisitions nous ont donné une #liberté_d’action efficace, estime le patron d’un service d’enquête spécialisé. Nous avons ciblé des gens que nous n’avions pas réussi à accrocher dans nos investigations, nous en entendions parler en marge de nos enquêtes sans avoir de billes, notre intuition était bonne ! »

    (...) « C’est de la communication », commente un haut responsable policier à Paris. Et le risque de dommages collatéraux n’est jamais très loin. A Nice, vendredi 20 novembre, une fillette de 6 ans a été légèrement blessée lors d’une perquisition administrative menée dans le centre. (...)

    Lundi 23 novembre, la police avait procédé à 1 072 perquisitions en application de l’article 11 de la loi de 1955 sur l’état d’urgence. Elles ont donné lieu à 139 #interpellations, qui ont débouché sur 117 #gardes_à_vue. Ce qui signifie que, dans environ 90 % des cas, les policiers ont fait chou blanc. Comme au Pepper-Grill.

    Au niveau national, le ministère de l’intérieur affiche la saisie de 201 armes. Dans 77 cas, de la drogue a été découverte.

    #perquisitions_administratives #état_d'urgence

  • L’Union européenne va déployer plus de 400 gardes à ses frontières

    Pour réguler l’afflux de migrants dans l’ouest des #Balkans, l’#UE a décidé dimanche de déployer plus de 400 gardes à ses frontières d’ici une semaine. Jean-Claude Juncker a appelé à cesser le « laissez-passer ».

    http://www.rts.ch/info/monde/7198033-l-union-europeenne-va-deployer-plus-de-400-gardes-a-ses-frontieres.html
    #asile #migrations #réfugiés #fermeture_des_frontières #gardes_frontières #Europe

  • Refugees claim Greek coastguard are ROBBING them in the Mediterranean | Daily Mail Online
    http://www.dailymail.co.uk/news/article-3225321/Pirate-rogue-element-Greek-coastguard-ROBBING-migrants-gunpoint-punctur

    Masked gunmen from the Greek coastguard’s special forces have turned pirate and are robbing refugees in boats in the middle of the Mediterranean, migrants and aid-workers claim.

    Migrants have told MailOnline shocking stories of how ’commandos’ wearing balaclavas and armed with guns have struck in dozens of attacks between Turkey and Greece during July and August.

  • #Espagne
    Des #gardes_civils posent devant une statue de #Franco, avec le drapeau espagnol. Une question a été posée au gouvernement espagnol par un député basque...
    #Tout_va_bien_là_bas

    El diputado de Amaiur Jon Iñarritu ha registrado una pregunta dirigida al Gobierno español para que este responda por una fotografía difundida las en redes sociales en la que aparece una veintena de agentes uniformados de la Guardia Civil posando junto a una estatua de Franco en Melilla.
    ...

    http://www.naiz.eus/eu/actualidad/noticia/20150612/amaiur-pregunta-al-gobierno-espanol-por-la-fotografia-de-guardias-civiles-posa

  • UNHCR concerned by border practices after deaths of two Iraqis at the Bulgaria-Turkey border

    GENEVA, 31 March (UNHCR) – The UN refugee agency on Tuesday expressed increasing concern that people needing international protection were being blocked from entering the European Union, citing the deaths of two Iraqi men who were in a group of 12 Yazidi people allegedly beaten by Bulgarian border guards.

    http://unhcr.org/551abb606.html
    #frontière #Bulgarie #Turquie #mourir_aux_frontières #asile #migration #réfugiés #décès #gardes_frontières #violences_policière #police

    • UNHCR calls for an investigation into the death of two Iraqis at the Bulgaria-Turkey border, raises concerns over border practices

      UNHCR continues to receive testimonies from people seeking international protection, who have been denied entry, have been “pushed back” or encountered violence at the European Union’s external borders. UNHCR is concerned over a recent incident where two Iraqi men lost their lives earlier this month at the land border between Bulgaria and Turkey. According to the information received, a group of 12 Iraqis belonging to the Yazidi minority, who were trying to enter Bulgaria from Turkey, were stopped by Bulgarian border guards. The Iraqis had their belongings seized and were badly beaten up. The group scattered and two of the men, who had sustained severe injuries, died later of hypothermia on the Turkish side of the border. According to the reports, a third person who was travelling with the group was taken in a critical condition to a hospital in Edirne, after the Turkish Gendarmerie was alerted and carried out a search operation to locate the victims.

      http://www.unhcr.org/551a70379.html

  • #Manus_Island asylum seeker alleges New Zealand guard used brutal force

    Sustained and brutal force was used by a New Zealand security guard during violence in the Manus Island detention centre that killed one asylum seeker, a witness has alleged.

    The asylum seeker witness, whose name has been suppressed, says the guard came into his dormitory room on the second night of the violence in February and began hitting his brother, who has diabetes, before turning on the witness and five other asylum seekers.

    “[My brother] said to him ’I beg you, don’t hit me because I am sick, I have diabetes’,” the witness said. “But he hit him with force and said to him ’I hate asylum seekers’.”


    http://www.smh.com.au/federal-politics/political-news/manus-island-asylum-seeker-alleges-new-zealand-guard-used-brutal-force-20140

    #Nouvelle_Zelande #réfugiés #violence #gardes_cotes #asile #migration #Ausralie

  • Innocents at the Border

    The surge of desperate young migrants across the southwest border has the Obama administration scrambling to respond. It was clearly ill-prepared for a problem that grew steadily for years before exploding this year, with more than 47,000 unaccompanied children caught at the border since October.

    http://www.nytimes.com/2014/06/17/opinion/immigrant-children-need-safety-shelter-and-lawyers.html?_r=1

    #frontière #migration #mineurs #USA #Mexique #enfants #mineurs_non_accompagnés

  • Greek border police illegally deporting Syrian refugees

    Syrian refugees detained by Greek police last month say they were beaten and denied food and water during a 12-hour detention period.

    “Mohammad”, a medical professional from the Syrian city of Hama, said he and five others sought the help of smugglers to get from Istanbul to Sweden via Greece last month. However, within hours of reaching Greece, they found themselves being beaten by border police, forced on to a boat and covertly returned to Turkish territory under cover of darkness.

    “What we suffered there, it was like shaking hands with the devil,” he said from an apartment in central Istanbul.

    “Some countries say they are ‘friends of Syria’. They are liars.”

    Attempts by migrants to reach EU countries have resulted in hundreds of deaths in recent weeks.

    http://www.irishtimes.com/news/world/europe/greek-border-police-illegally-deporting-syrian-refugees-1.1591361

    #Grèce #migration #asile #réfugié #Syrie #police #gardes_frontière #déportation #renvoi #refoulement #push-back

  • Mort de harraga : ce que la Marine nationale ne veut pas dire

    L’intervention musclée contre des harraga par les gardes-côtes et le décès d’un jeune harrag et d’un militaire dimanche dernier relancent la polémique sur ces agissements. D’autres cas ont été enregistrés au large de Annaba, sans que la lumière soit faite. Accident ou nouvelle méthode pour terroriser les migrants clandestins ?

    http://www.elwatan.com//actualite/mort-de-harraga-ce-que-la-marine-nationale-ne-veut-pas-dire-12-07-2013-2207

    #harraga #harrag #marine #migration #Annaba #gardes_côtes #Hamza_Guerbi #Méditerranée #décès

  • Greece/Europe: ‘Somebody put a knife to the boat and it sank’

    “Of course I remember you,” said Adam, when I visited him again on the Greek island of Lesvos. Coming here has become something of a habit lately: this is my third time on the island in just seven months. I’ve come to hear more stories from refugees and migrants who have made dangerous journeys to try and reach Europe.

    “Adam” and “Lara” (not their real names) are both from Somalia and in their 20s. The last time I met Adam he was lying seriously injured in a hospital bed. The boat he was in had just sunk in the open sea. “Somebody put a knife to the boat and it sunk,’’ he told me.

    “We were more than 40 people, including a pregnant woman, children and a disabled person on board, and we all fell in the water.” Lara couldn’t swim, and as he tried to save her life Adam’s leg was torn by the propeller of the coast guard’s boat.

    Today, Lara greets me with a big smile in her colorful clothes. She is about to have dinner provided by local volunteers from the island. Local people also run the disused holiday camp she and Adam is staying in, along with other refugees and migrants.

    Adam and Lara are among the lucky ones. The local authorities on Lesvos still seem unprepared for receiving the boats full of desperate people that keep coming from places like Syria and Afghanistan. Many, even children, are stuck for hours, even days, in the island’s main port, with little or no protection from the sun and the heat.

    Detention, in often terrible conditions, is the standard fate for most of the migrants arriving in the island (read our feature in WIRE July/August to find out more).

    And many don’t make it here at all. Our new report documents many allegations of the Greek authorities pushing desperate migrants and refugees back to Turkey. Some, like Adam and Lara’s fellow passenger, even slash their own boats in open sea, in the hope that this will force the coast guard to rescue them and take them to Greece.

    Pressure from migration has been high in Greece, and the economic crisis makes it even harder for people here to cope. The fates of these migrants and refugees are not just Greece’s responsibility: the rest of Europe needs to play its part to find urgent solutions.

    Meanwhile, Amnesty is asking Greece to stop putting lives at risk by ending the practice of push-backs. Now.

    Find out more
    Sign our petition and read our new briefing at at www.whenyoudontexist.eu

    http://livewire.amnesty.org/2013/07/10/greeceeurope-somebody-put-a-knife-to-the-boat-and-it-sank

    #Grèce #migration #push-back #refoulement #Turquie #frontière #Lesbos #Lesvos #gardes_côtières

  • Les gardes à vue sans avocat jugées irrégulières | Mediapart
    http://www.mediapart.fr/journal/france/310511/les-gardes-vue-sans-avocat-jugees-irregulieres

    La #Cour_de_cassation a jugé illégales, mardi, les #gardes_à_vue réalisées sans assistance effective d’un #avocat. Toutes les gardes à vue réalisées avant le 15 avril 2011, date de l’entrée en application en catastrophe d’une partie de la réforme de la garde à vue, sont concernées. Avant cette date, la personne gardée à vue n’avait en effet droit qu’à un entretien d’une demi-heure avec son avocat, sans possibilité pour ce dernier d’assister aux interrogatoires.

    « C’est une décision parfaitement logique et sans surprise, réagit Me Alain Mikowski, du Conseil national du barreau. Il est clair que, dans toutes les affaires y compris celles de stupéfiant et de terrorisme, toutes les gardes à vue réalisées avant le 15 avril sont illégales puisque l’avocat n’a pas pu jouer son rôle. »

    « C’est l’aboutissement du mouvement entamé depuis des mois : potentiellement, l’ensemble des gardes à vue réalisées avant le 15 avril (dans des affaires où aucune condamnation définitive n’a encore été prononcée) sont susceptibles d’êtres mises en cause », souligne Me Patrice Spinosi, avocat d’un des quatre dossiers présentés devant la Cour de cassation ce mardi. Environ 700.000 gardes à vue ont été réalisées en 2010.

    Mais, dans le cadre d’une information judiciaire, seules les gardes à vue réalisées au cours des six derniers mois sont concernées (car le mis en examen dispose d’un délai maximum de six mois pour invoquer la nullité d’un acte). Lorsqu’il n’y a pas eu d’instruction (l’immense majorité des cas), ces nullités pourront être soulevées devant le tribunal correctionnel. « Il y a toute une masse de requêtes en nullité encore pendante devant les juridictions pénales, on est dans l’ordre du millier d’affaires potentiellement concernées », estime Me Patrice Spinosi.