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  • #Gaslighting #justice #Suisse

    Manipulation psychologique : un homme condamné en Valais | 24 heures
    https://www.24heures.ch/manipulation-psychologique-un-homme-condamne-en-valais-593843590222

    En créant un savant climat d’angoisse, un homme a poussé sa compagne à douter de sa propre santé mentale. Il a été condamné à 50 mois de prison ferme par la justice valaisanne.

    En bref :

    Un Français établi dans le Bas-Valais était accusé notamment de contrainte, pour avoir poussé sa compagne à douter de sa raison.
    L’instruction a mis au jour une précédente relation, durant laquelle, cet homme avait incité son ex à se prostituer.
    Messages mystérieux, menaces, simulation de cambriolage ont servi à bâtir un climat d’angoisse.
    L’homme écope d’une peine privative de liberté de 50 mois, assorti d’une expulsion pour une durée de 7 ans du territoire suisse.

    L’affaire est digne d’un thriller psychologique, tant les faits présentés lundi devant le Tribunal de district de Martigny sont rocambolesques et glaçants. Deux femmes – Elena* et Célia* – accusent Dorian* de les avoir maintenues sous son emprise, poussant l’une à se prostituer et la seconde à douter de sa propre santé mentale.

    Une quinzaine de chefs d’inculpation pèsent sur le prévenu, dont la contrainte, la diffamation ou encore la violation du domaine privé, pour avoir pris des photos de l’une de ses compagnes en sous-vêtements, alors qu’elle dormait. En préventive depuis près de 600 jours, ce Français de 27 ans établi dans le Bas-Valais s’étonne de ces accusations, « si tant est que je sois coupable », lâche-t-il avec aplomb. Les comportements décrits dans l’acte d’accusation brossent le portrait d’un homme manipulateur, dénué d’empathie.
    Hackers, menaces et somnambulisme

    Sa relation avec Célia, de cinq ans sa cadette, n’a duré qu’une petite année. Le couple, qui s’est rencontré en février 2023, se met en ménage en juin de la même année, en compagnie d’un colocataire et ami du prévenu.

    Au cours de cette période, Dorian convainc Célia de se convertir à l’islam et de porter le voile. Peu à peu, il la pousse à couper tous ses liens sociaux. Ayant accès à tous ses supports numériques, l’accusant de le tromper, il l’oblige à supprimer ses contacts masculins.

    Mi-décembre, Célia décide de quitter Dorian et prend un appartement. Précisément à cette période, le téléphone de la plaignante est piraté et des messages sont envoyés à ses proches depuis les comptes de Célia. Dorian lui fait croire que c’est elle qui les a envoyés et qu’elle les a ensuite effacés. Il lui explique que les données de géolocalisation de son téléphone montrent qu’elle se promène la nuit, se couchant parfois sur les rails. Il décrit des soliloques nocturnes, des crises de somnambulisme, des coupures totales avec la réalité.

    De fait, la suite des événements prend un tour surréaliste. Convaincue d’être un danger pour elle-même, Célia renonce à déménager et accepte la prise d’un neuroleptique. Dans le même temps, les pirates haussent le ton et profèrent des menaces de mort si le couple venait à se séparer.

    Les faits inexpliqués se poursuivent : entrées sans effraction dans l’appartement, mise en scène d’un cambriolage, véhicule qui s’arrête près du couple au milieu de la nuit… Le climat d’angoisse est complet.

    Quelles raisons ces pirates avaient-ils de s’en prendre au couple ? « Aucune idée », répond le prévenu. Pourquoi cachait-il dans son slip un téléphone miroir, dont la configuration lui permettait de l’utiliser comme s’il s’était agi de celui de Célia, le jour de son arrestation ? Pourquoi les menaces ont-elles cessé à cette date ? L’accusé reste muet à ce sujet.

    Son avocat, Me Jean-Valéry Gilliéron y voit des faits « trop exagérés pour être vrais ». Le Ministère public a trouvé en son client « un coupable idéal, occultant les éléments à décharge : les auteurs des messages restent inconnus à ce jour. Par ailleurs, la plaignante entretenait des relations compliquées avec ses proches ; faire peser ces difficultés sur sa relation avec Dorian est facile. »
    « Un système, un art de vivre »

    L’instruction a pourtant mis au jour des agissements similaires envers une ex-compagne, Elena, que l’intéressé a fréquentée entre 2019 et 2023. Selon son avocate Me Marie Mouther, « ces similitudes témoignent d’un système rodé, d’un véritable art de vivre ».

    Contre la promesse, à terme, d’une relation stable, Elena l’a soutenu financièrement, lui versant un total de 67’000 francs sous forme de dons et de prêts et se prostituant pour lui, lui laissant l’intégralité des gains liés à cette activité. « Il m’avait dit qu’il se suiciderait si je ne l’aidais pas ; qu’il préférait mourir que d’être dans la galère. »

    À l’époque, Elena venait de subir un avortement et avait perdu un ami, qui s’était donné la mort. Pour son avocate, Dorian « a usé de ces plaies ouvertes pour satisfaire ses propres besoins égoïstes ».

    Elena et Célia ont-elles péché par excès de naïveté ? Selon Jean-Valéry Gilliéron, en tout cas, l’emprise exercée reste à démontrer : Elena s’est montrée proactive dans son activité de prostitution, composant l’annonce en ligne et consultant Dorian sur les tarifs, montrant ainsi que sa liberté de décision n’était pas entravée. Quant à Célia, elle a accepté le traitement prescrit par son psychiatre, tout comme elle a décidé de quitter Dorian, puis de résilier son bail et revenir vers lui.

    Ces femmes étaient-elles encore capables de discernement ? Marie Mouther souligne : « Ce sont 1885 messages qui ont été envoyés par Dorian en une quarantaine de jours, soit deux toutes les heures, 24 h/24 ! La pression était constante. » L’avocat de Célia, Me Valentin Descombes, appuie : « Il a créé le contexte, il a créé l’angoisse pour obtenir le consentement. »
    Un mécanisme de manipulation connu

    « Ce genre de schémas se construit dans une stratégie globale qui peut aboutir à une perte partielle du discernement de la victime. Cette dernière peut donner son consentement, sans pour autant que sa liberté de décision soit totale : les deux ne sont pas antinomiques », réagit le Dr. Emmanuel Escard, responsable de l’Unité interdisciplinaire de médecine et de prévention de la violence aux HUG.

    L’affaire n’est pas sans évoquer le film « Gaslight », de 1944, qui a donné son nom au gaslighting. Le médecin acquiesce : « C’est un mécanisme de subordination connu, qui peut amener la victime à douter de son ressenti, à se dévaloriser, voire à se saborder. »

    Insidieux, ce type de violences semble en progression : « Elles ont toujours existé, mais les violences physiques sont aujourd’hui scrutées avec attention, estime Emmanuel Escard. Les auteurs font en sorte de ne pas laisser de marques et recourent malheureusement à d’autres mécanismes. »

    Ces mécanismes, la cour les a identifiés chez Dorian qui a été reconnu coupable de tous les chefs d’inculpation. La présidente souligne la gravité de la faute, un déni total et une absence de repentir. Elle a prononcé une peine de 50 mois de prison sans sursis, assorti d’une expulsion du territoire suisse pour une durée de 7 ans.

  • Harvard s’oppose à Donald Trump, le président américain gèle 2,2 milliards de dollars d’aide à la prestigieuse université
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/04/15/harvard-refuse-de-se-soumettre-aux-injonctions-de-l-administration-trump_659

    Harvard s’oppose à Donald Trump, le président américain gèle 2,2 milliards de dollars d’aide à la prestigieuse université

    La réponse de Donald Trump n’a pas tardé contre l’université accusée de ne pas avoir lutté contre l’antisémitisme, lors des manifestations propalestiniennes après les massacres du 7-Octobre et la guerre dans la bande de Gaza. La plus ancienne université des Etats-Unis est la première à oser un choc frontal contre le président américain, affaibli par ses reculs dans sa guerre commerciale.
    .../...
    « D’ici à août, l’université doit réformer son recrutement des étudiants internationaux afin d’empêcher l’admission d’étudiants hostiles aux valeurs et aux institutions américaines, y compris les étudiants soutenant le terrorisme ou l’antisémitisme », exige l’Etat fédéral. La prise en compte de la diversité et de l’inclusion dans le recrutement des élèves est proscrite et l’université est priée de communiquer tous les documents d’admission à l’Etat fédéral.

    https://justpaste.it/8en30

    • La diversité est proscrite pour les minorités mais exigée pour les prof nuls de droite.

      « L’université devra demander à un organisme externe de procéder à un audit de la diversité des points de vue auprès des étudiants, des professeurs, du personnel et de la direction, de sorte que chaque département soit individuellement diversifié »

      Après ce serait vraiment un « choc frontal » si Harvard revendiquait fièrement les protestations contre le génocide qui s’y sont tenues plutôt que de dire que beaucoup de changements nécessaires ont eu lieu depuis 1 an qui vont dans le sens de l’état fédéral et que ce n’est déjà plus la même université...

    • Réactions sur le gel des aides à Harvard par l’administration Trump (via @politipet sur le Fediverse ; https://piaille.fr/@politipet/114340866874780308) :

      The Harvard chapter of the American Association of University Professors sued the Trump administration Friday over what they call an “unlawful and unprecedented” attempt to use federal funding cuts to restrict free speech.

      The Department of Education announced in late March that it would review $8.7 billion in federal grants and contacts given to Harvard, alleging that the school failed to prevent antisemitic discrimination on campus.

      The Trump administration then unveiled a broad set of demands on April 4 the university must agree to in order to keep getting federal funding, including cutting all diversity, equity and inclusion programming, and modifying any programming and departments that “fuel antisemitic harassment.” The administration gave Columbia University a similar set of demands in March, which the school agreed to.

      The lawsuit by the professors’ group, filed in Massachusetts federal court, alleges that the administration’s federal funding review violates the Title VI of the Civil Rights Act, which prohibits discrimination in programs that receive federal funds. The court filing says the law requires specific procedures to cut federal funds and that the Trump administration has not taken any of those steps.

      The group said in a press release that the administration’s actions are in effort to create a chilling effect among universities and faculty to stop speech that the president does not like.

      “Eliminating discrimination and protecting all students is important,” said Nikolas Bowie, a Harvard law professor and the secretary-treasurer of the school’s AAUP chapter, in a statement. "But Trump is defying the Civil Rights Act, terrifying students, and illegally holding hostage grants for hospitals and scientific research so he can accomplish his real goal of punishing academics for our politics.”

      The lawsuit says that the actions by the administration have “already caused severe and irreparable harm by halting academic research and inquiry at Harvard.”

      This is the second suit that the Harvard AAUP* chapter has filed against the Trump administration this year. The first was a joint suit with other chapters, including one from Columbia, over federal efforts to deport Mahmoud Khalil and students that engaged in Pro-Palestinian activism.

      https://www.wbur.org/news/2025/04/14/harvard-aaup-trump-funding-cuts-lawsuit

      *AAUP : American Association of University Professors

    • Pr. Logos sur le Fediverse à propos de la mise au pas (de l’oie) des universités françaises par notre « cher » ministre chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste :

      Pourquoi Philippe Baptiste a-t-il soudainement mis l’accélérateur sur la LRU 2.0, par les COMP, c’est à dire la liquidation de toute autonomie des universitaires et des chercheurs et la soumission intégrale des sciences et de l’Université au pouvoir politique ?
      Hypothèse (sans preuve)

      Parce que la communauté académique a bougé contre les KeyLabs (victoire), pour Stand Up for Science (immense succès), pour obtenir la suppression du contrôle politique par le Hcéres (victoire à confirmer), et les étudiants bougeottent contre les 3 milliards € de coupes et annulation de crédits.

      Il tente la guerre éclair pour déborder les défenses immunitaires en pensant qu’il n’en a pas forcément pour longtemps au ministère, du fait de la condamnation de la Le Pen (le RN tenant le gouvernement dans sa main). Il veut soumettre l’Université et la recherche avant de donner les clés au RN.

      Il sait qu’il peut compter sur la veulerie des laquais invertébrés de France Universités qui ont décidé ce jour de soutenir cette soumission (chimique) de l’Université au pouvoir politique. Il espère que Stand Up + austérité + Hcéres + etc + cela fasse trop de fronts pour la Résistance.

      Nous avons une chance paradoxale : les attaques aux Etats-Unis ont immensément choqué la communauté universitaire et scientifique. Tout le monde voit (sauf les buraucrates de l’Udice et France Universités) que les COMP livrent l’Université à l’extrême-droite, à poil, et pieds et poings liés.

      Et le milieu académique a renoué avec l’idée qu’elle ait se mettre debout, et même qu’elle peut faire front commun avec les étudiantes et les étudiants.

      Nous sommes dos au mur. Et l’accélérationnisme musko-trumpien est bien là, reconnaissable à son odeur.

      Nous allons nous battre pied à pied.

      (https://piaille.fr/@Pr_Logos/114338206067666297)

      Et aussi :

      #ESR #VeilleESR
      4200 universitaires, chercheurs et praticiens défendent un nouvel horizon pour l’Université et les sciences, contre le ministre, seul, et ses COMP (contrat d’objectifs, de moyens et de performances) qui livrent l’ESR au RN.
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/04/15/le-haut-conseil-de-l-evaluation-de-la-recherche-et-de-l-enseignement-superie

      Vous pouvez signer cette tribune pour soutenir une recherche et une université autonome vis-à-vis du pouvoir politique (et de tous les pouvoirs) et de la reprise en main accélérationniste en cours ici, dans le temps même où les sciences sont sous attaque aux USA.
      https://rogueesr.fr/tribune-hceres

      (https://piaille.fr/@Pr_Logos/114340619342173033)

    • [Univetsity President] Garber condemned the demands, calling them a political ploy disguised as an effort to address antisemitism on campus.

      It makes clear that the intention is not to work with us to address antisemitism in a cooperative and constructive manner,” he wrote. “Although some of the demands outlined by the government are aimed at combating antisemitism, the majority represent direct governmental regulation of the ‘intellectual conditions’ at Harvard.

      Garber’s response on Monday follows an intense campaign from Harvard faculty and Cambridge residents to resist the Trump administration’s demands.

      On Saturday, nearly 500 Harvard affiliates and Cambridge residents gathered in Harvard Square to urge Garber to resist the demands — a call he appeared to answer on Monday.

      Garber’s Monday email marked the most forceful condemnation yet from any Harvard official against the Trump administration’s now months-long campaign against the University.

      In the lead-up to the funding review, Garber had tried to quietly walk a middle road between federal pressure and resistance on campus. In March, Harvard ousted personnel at its Center for Middle Eastern Studies, suspended programming focused on Israel and Palestine at the Harvard Divinity School, and terminated its partnership with the oldest university in the West Bank — seemingly a preemptive measure to fend off scrutiny from Washington.

      And while the Trump administration acknowledged the moves as an “expression of commitment” to addressing antisemitism on campus, it was not enough to halt the $9 billion funding review or curb the flow of new demands.

      https://www.thecrimson.com/article/2025/4/15/harvard-denies-trump-demands

    • on est dans le délire le plus total…

      Elie Honig Gobsmacked at White House Letter to Harvard
      https://www.mediaite.com/tv/elie-honig-stunned-when-white-house-admits-it-sent-menacing-letter-to-harv

      Elie Honig Stunned When White House Admits It Sent Menacing Letter to Harvard by Mistake – But Blamed Harvard Anyway : ‘I Mean…’

      The White House admitted on Friday that it mistakenly sent Harvard University a threatening letter that the school’s attorneys subsequently ripped apart in a public rebuke.

      The New York Times published a wild report on Friday evening, stating that the rejection prompted “a frantic phone call from a Trump official.”

      “The April 11 letter from the White House’s task force on antisemitism, this official told Harvard, should not have been sent and was ‘unauthorized,’” two sources told the Times. The letter included a list of demands, including the elimination of diversity, equity, and inclusion programs and the expulsion of pro-Palestine protestors. It also demanded that Harvard guarantee “viewpoint diversity.”

      President Donald Trump threatened to rescind the institution’s tax-exempt status after the university rejected his administration’s demands.

      The Times report included quite the comment from a Trump official, who said Harvard should have called the White House after receiving the letter instead of responding with a letter of its own that it made public.

      “It was malpractice on the side of Harvard’s lawyers not to pick up the phone and call the members of the antisemitism task force who they had been talking to for weeks,” said May Mailman, the White House senior policy strategist. “Instead, Harvard went on a victimhood campaign.”

      On Friday’s edition of The Source, CNN Senior Legal Analyst Elie Honig phoned in to discuss the Times report about the errant letter, which he called “outrageous” and “obviously unconstitutional.” He was also in awe of the administration placing the blame on Harvard:

      Ok, so the White House’s position is, it was malpractice by Harvard to not realize that this letter was so outrageous, it probably wasn’t true. I mean, [inaudible] I think that statement actually just sort of gives away the whole game. Essentially, the argument that we’re hearing there from May Mailman at the White House is, “They should’ve known. They should’ve known there was something wrong. They should’ve picked up the phone and said to us at the White House, ‘Hey guys, this looks like a mistake.’”

      I think it’s pretty obvious where the fault lies, though.

      Honig concluded by wondering what’s next.
      “Now, does the White House withdraw this?” he said. “Or do they sort of decide, ‘Whoops, we’re pot-committed now, and we’re gonna have to have this fight through to the end’?”

  • Comment traduire « #gaslighting », mot de l’année de Merriam-Webster, en français ? | Noovo Info
    https://www.noovo.info/nouvelle/comment-traduire-gaslighting-le-mot-de-lannee-selon-merriam-webster-en-franc

    La principale définition de Merriam-Webster pour « gaslighting » est la manipulation psychologique d’une personne, généralement sur une longue période, qui « amène la victime à remettre en question la validité de ses propres pensées, sa perception de la réalité ou ses souvenirs et conduit généralement à la confusion, à la perte de confiance et d’estime de soi, l’incertitude quant à sa stabilité émotionnelle ou mentale et une dépendance à l’égard de l’agresseur ».

    Plus largement, le dictionnaire définit ainsi le mot : « L’acte ou la pratique consistant à tromper quelqu’un de manière grossière, en particulier pour son propre avantage. »

    « #Gaslighting » est un outil odieux fréquemment utilisé par les agresseurs dans les relations

  • Covid : des autorités déconnectées du réel ou perverses narcissiques ?
    https://www.liberation.fr/societe/sante/covid-des-autorites-deconnectees-du-reel-ou-perverses-narcissiques-202302

    Le terme « gaslighting » désigne une forme de manipulation perverse dans laquelle le manipulateur tend à faire croire à sa victime qu’elle a perdu la raison. C’est une technique fréquemment utilisée par les pervers narcissiques, un classique de la violence intraconjugale, qui doit sa désignation à un film noir de George Cukor daté de 1944, Gaslight, avec Ingrid Bergman et Charles Boyer. Dans les années 80, un mari cupide étend son emprise sur sa jeune épousée, héritière d’une fortune sur laquelle il compte bien mettre la main. Il l’isole de ses proches, la tient quasiment prisonnière dans sa grande maison londonienne de caractère gothique et, à la tombée de la nuit, baisse l’intensité des lampes à gaz de la maison pour lui faire croire qu’elle devient folle.

    En ce début d’année 2023, ce sont des centaines de milliers de personnes à risque, et ceux et celles qui se préoccupent un tant soit peu de santé publique, qui se trouvent aux prises avec une entreprise assumée de gaslighting.

    #covid-19 #santé_publique #RDR #masques #déni #gaslighting

    • (...) le gouvernement a décidé début 2023 que le virus n’existait plus, voire n’avait jamais existé. Les promesses d’un effort massif dans la qualité de l’air en lieu clos, les mécanismes de veille sanitaire permettant d’anticiper un éventuel rebond épidémique, les séquençages, la vaccination, tout a été abandonné, à l’encontre des recommandations de l’OMS s’alertant de la tendance générale à invisibiliser la pandémie. Alors même que la Chine a été sévèrement atteinte et que des millions de personnes continuent à être touchées chaque année par une maladie encore mal connue qui semble, d’après un faisceau d’études concordantes, en capacité d’attaquer durablement, au-delà de la phase initiale, l’organisme humain, avec des conséquences pulmonaires, neurologiques, cardiovasculaires et immunologiques. Comme l’avait préconisé en 2022 Gérald Kierzek, directeur général de #Doctissimo et expert de plateau télé : « Plus on le [Covid] cherche, plus on le trouve. » Et nous y sommes : plus de test, plus de masque, des courbes et des chiffres totalement déconnectés du réel, qui laissent penser que le risque est derrière nous. Jusqu’à Santé publique France qui dans ses campagnes de communication amalgame systématiquement bronchiolites, grippe, gastro-entérites et Covid, parmi « les maladies de l’hiver ». Le Covid… cette maladie qui a circulé tout au long de l’hiver 2022 et qui, selon les anciens, a duré de décembre 2021 à janvier 2023, avec cinq vagues « hivernales ».

      https://justpaste.it/7eabk

      https://seenthis.net/messages/991414

  • Comment reconnaître une relation toxique ? – Egalitaria
    https://egalitaria.fr/2020/06/19/comment-reconnaitre-une-relation-toxique

    Les relations toxiques ne sont pas une exception dommageable. Elles ont cours partout, chez nos voisin-es, nos ami-es, nous-mêmes.

    Bien sûr, toutes ne connaîtront pas une issue funeste. Mais tous les féminicides ont en commun d’avoir commencé par une relation dysfonctionnelle, construite sur une logique de domination patriarcale.

    Les relations toxiques sont toutes différentes, mais elles ont une ossature commune. C’est pourquoi il est crucial d’apprendre à les identifier. Car la meilleure manière de quitter une relation violente, c’est encore de ne jamais y entrer.

    Le principal dénominateur commun est la structure de la relation. Celle-ci ressemble à un étau, qui se resserre un peu plus fermement chaque jour. Plus le temps passe, et plus il devient difficile de partir. La peur a fini par s’installer de manière diffuse, tout comme l’emprise.

    • Ce texte s’attaque à cette démarche intellectuelle de réduction nommée ici dénégation. [...] cette dénégation n’est pas du déni ou du tabou, puisqu’elle laisse au contraire une grande place à l’exhibition des raisons pour lesquelles il ne faut pas penser avec une partie de la situation réelle, qui devient même centrale, de ce fait, ou obsessionnelle dans le discours et la théorie.

      Face à une réalité effrayante, la fuite est parfois possible, mais quand c’est l’Histoire et l’humanité qui se font ogres, quand ce qui se passe dépasse notre capacité de compréhension et d’acceptation, la tentation semble exister de transformer l’ogre en souris, et ainsi de sortir triomphant d’une confrontation dont on pense avoir pu choisir les termes, à l’intérieur des limites contraintes de notre, parfois susceptible, entendement. Et chaque événement démesuré voit naître, très tôt car il ne faudrait pas laisser s’installer une représentation de ce qui se passe dans sa taille originelle, ses détracteurs, ou ses réducteurs, comme si réduire la représentation de ce qui se passe pour le mettre à sa portée donnait le moyen de triompher de ce qui terrifierait, si toutefois on le regardait dans ses dimensions propres. Comme si se battre contre les faits était une manière de se battre contre le monde qui les produit.

      Ces «  réducteurs d’Histoire  » trouvent enfin ainsi un adversaire à leur petite taille, et il peuvent alors, littéralement, le réduire à leur merci, le tenir en respect sur la table de leur cuisine et rêvasser enfin, eux aussi, à la dévoration. Mais se rêve-t-on dévoreur de planète comme ça, un matin, en se réveillant ? Aussi petit et insignifiant qu’on soit face à un fait objectivement écrasant, comme le chat du conte face à l’ogre, on peut donc le rapetisser à une taille accommodable, le tenir captif et apprivoisé dans sa main en le regardant dans les yeux, et même l’écraser, et passer sans trop de peine à autre chose.

      publication d’origine https://ravageeditions.noblogs.org/post/2020/05/01/denegations-maria-desmers

      #crise_sanitaire #dénégation #Maria_Desmers

    • si tous ceux qui doivent normalement mourir un jour sont égorgés dans la même seconde, c’est toujours la mort qui advient, mais pas tout à fait pareil que si chacun avait vécu sa vie...

    • comme une séance d’hypnose où on voudrait persuader chacun qu’il n’a rien vu et rien entendu et qu’il doit passer son chemin.

      ça le fait penser aussi aux histoires de #gaslighting

      une forme d’abus mental dans lequel l’information est déformée ou présentée sous un autre jour, omise sélectivement pour favoriser l’abuseur, ou faussée dans le but de faire douter la victime de sa mémoire, de sa perception et de sa santé mentale.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaslighting

    • bon *me, je ne parle pas encore de moi à la troisième pers. Juste qu’y veut pas me laisser modif le robot. (@seenthis #bug qui serait peut-être intéressant à résoudre (?), j’ai mis une tof, et quand je clique sur modifier, il me renvois à la page d’accueil. Je suis sous firefox, windows je sais plus combien...)

  • Témoignage Twitter sur les #boys_club à l’école des Gobelins, par Kelsi Phụng.

    #Racisme #Queerphobies #Gaslighting #Cinéma_d'Animation

    Storytime.

    J’ai besoin de parler des dynamiques qui m’ont traumatisé-e pendant 4 ans d’études au sein des Gobelins, dans une classe remplie de personnes cis blanches avec lesquelles je n’avais aucunement ma place.

    J’ai besoin d’en parler parce que j’ai la nausée rien qu’à l’idée de croiser une personne qui m’a traumatisé-e au sein de ma promotion et qui vient de mettre les pieds pour la semaine dans la petite ville dans laquelle je réside actuellement. Une parmi tant d’autres, dans une classe remplie de personnes cis blanches qui m’ont enfoncé-e pendant 4 ans dans une dépression dont je ne suis pas sorti-e. Des dynamiques qui m’ont tellement bouffé-e de l’intérieur que je n’ai jamais eu le courage d’en extérioriser les ressorts.

    Quand je suis arrivé-e aux Gobelins, j’avais beaucoup d’espoir et d’ambition. Je pensais pouvoir échanger avec des personnes talentueuses et ouvertes d’esprit, dans un milieu qu’on considère comme artistique alors qu’il se rapproche plus, en réalité, d’une industrie compétitive, individualiste et écrasante des plus faibles. Les plus faibles, c’est les personnes qui n’arrivent pas à s’intégrer à la majorité active : les boys clubs.

    Les boys clubs sont d’une efficacité remarquable : ils ont le temps de balancer des blagues misogynes, racistes et homophobes et de bosser selon ce qu’on exige d’eux. Les plus faibles, les minorités, reçoivent, que ça leur soit adressé ou non, les propos qui les dénigrent de plein fouet. C’est la charge mentale des minorités. Et laissez-moi vous dire que je me la suis farcie à chaque minute passée dans ma classe.

    Quand j’ai eu le malheur (oui, le malheur) de rapporter l’impact de ces dynamiques aux personnes en charge de la coordination de nos classes, on m’a demandé de : faire des efforts. De leur faire confiance. D’accepter de RIRE avec eux.

    J’ai commencé cette école en 2014. Je n’avais pas Twitter. Je n’avais pas de référent-e queer racisé-e engagé-e. Pas d’exemples. Je ne savais pas quelle était ma légitimité à l’ouvrir. Je ne connaissais pas le fabuleux travail de @Napilicaio.

    J’ai donc ravalé ce que je croyais (littéralement) être ma “fierté”. Je devais leur accorder leur chance. Alors j’ai rassemblé mon courage malgré ma fatigue. Je leur ai proposé d’aller voir ensemble des films qui pouvaient peut être les aider à ouvrir leur regard sur nos vies. Et j’ai cru que ça allait marcher. Mais leur retour sur un biopic qui mettait en scène un protagoniste homosexuel m’a glacé-e. Ils l’ont résumé à un film “avec des bites qui claquent” tout du long, pas à même d’être critiqué selon son histoire.
    Là, j’ai compris que je mettais les pieds en enfer. Les semaines s’enchaînent. Je débarque dans la classe et j’en entends un gueuler une trentaine de fois par jour “Faggot !”. C’est sa nouvelle expression préférée.

    A longueur de journée, ils dénigrent les femmes, les homosexuel-les, les personnes racisées. Ils se cherchent “une meuf”. Quelle qu’elle soit. Ils veulent pécho. Il paraît qu’en section photo, “elles sont grave bonnes”. “Sauf elle, pourquoi elle a atterri là, elle”. Leur fond d’écran : des femmes hypersexualisées, en maillot de bain. J’essaie de les sensibiliser, puisqu’il paraît que c’est mon rôle : essayer de m’intégrer, ouvrir le dialogue. Je leur parle d’homophobie, je leur parle de slutshaming, je leur parle d’hypersexualisation.

    Je les vois déshumaniser une de mes camarades. Elle se fait convoquer. On lui demande pourquoi elle porte des vêtements “trop courts”. Elle se défend. Mais on doit s’intégrer, après tout, ils ont l’air de bien rigoler.
    Dans l’œil de l’équipe pédagogique, c’est ceux qu’on entend le plus fort, qui réussissent le mieux les exercices, qui savent rigoler, venir en cours à l’heure et avec le sourire, à qui on doit l’ambiance merveilleuse qu’ils semblent propager.

    Je me dis que j’ai un problème. Que ça doit pas être si grave de les entendre dire que “c’est trop gay”, ils doivent pas en connaître beaucoup des gays. Alors en soirée, j’essaie de jouer leur jeu, je raconte mes aventures, comme eux viennent de le faire.
    On me dit “Ew, commence pas à raconter ça”. Je me tais. Un autre soir, il y en a un qui demande des conseils par rapport à son couple à notre table. Ah, pardon ! Je dois la fermer, je suis pédé-e, j’ai failli oublier !

    Heureusement, dans ma classe, il y avait des meufs qui se considéraient #féministes. Heureusement, dans ma classe, il y avait des meufs blanches hétérosexuelles qui se considéraient féministes. Alors je leur dis que c’est homophobe. Je leur dis que je n’en peux plus de ces piques à longueur de journée. Alors elles demandent au boys club “Mais ça va, non, c’était pas méchant ?” et le boys club leur répond “Mais clair, faut pas abuser”.

    Heureusement, dans ma classe, il y avait des meufs blanches hétérosexuelles féministes. Heureusement parce que sinon, je n’aurais pas compris qu’il fallait que je pardonne les “bêtises” qu’exprime le boys club chaque jour : c’est de l’ignorance, il paraît !
    Alors j’accepte ce postulat. De l’ignorance ? Mais les ressources et les mots que je leur apporte sur un plateau, est-ce que ça les laisse toujours dans l’ignorance ? Après tout, il y a des luttes plus importantes, alors je me laisse m’effacer.
    Alors on parle. On parle d’écologie, avec mes amies blanches hétérosexuelles féministes. Alors on parle. Alors on parle et puis un jour je découvre des personnes queer racisées sur les réseaux.

    Alors on parle et pendant qu’on parle je découvre grâce aux réseaux que je suis non-binaire. Alors on parle et pendant qu’on parle je découvre grâce aux réseaux que j’ai le droit de ne pas me laisser marcher sur les pieds.
    Alors on parle et pendant qu’on parle je leur demande si on ne pourrait pas se passer de la projection d’un film qui a remplacé volontairement ses protagonistes asiatiques par des personnes blanches.
    Alors on me dit d’arrêter de parler, que je vais peut-être trop loin. Alors plus tard on parle d’autre chose mais j’en reparle, de mon intérêt pour mon histoire, de mon intérêt pour comprendre les rouages de la #colonisation qu’a vécue ma famille.

    Alors on parle et un jour avec une de mes amies blanches hétérosexuelles féministes, on regarde un documentaire sur le génocide des Khmers Rouges et à son issue, elle me dit que ce visionnage lui a donné envie de manger thaï.

    Alors j’ai envie de craquer, j’ai envie de pleurer. Mais je me dis qu’elle ne prendra pas bien ma colère ou les pleurs que je n’arrive plus depuis longtemps à faire sortir de mon corps. Alors je prends un temps et je lui explique qu’elle ne peut pas dire ça.
    Je lui explique que ça n’a rien à voir et que la comparaison est déplacée. Je lui explique que ça me blesse mais tout ce qu’elle entend, c’est que j’implique qu’elle est raciste.

    Alors toute une nuit, alors qu’on doit travailler jour et nuit sur nos films de fin d’études respectifs, elle m’explique à quel point c’est violent que je lui exprime mon indignation. Elle m’explique sa peine et le lendemain, elle me dit qu’elle n’en a pas fermé l’œil.
    (Elle, c’est la personne que je redoute de croiser dans la ville où je réside actuellement. Elle, c’est une militante écologiste médiatisée dont je ne prendrai même pas la peine d’écrire le nom)
    Alors dans ma classe on en parle à voix basse pendant que j’essaie de rattraper mon retard et de ravaler, encore une fois, mon intégrité.

    Alors dans ma classe il se dit que je m’exprime trop fort sur le racisme, alors dans ma classe il se dit que je sous-entends que le racisme les concerne. Alors dans ma classe il se dit que je devrais. Peut-être. Me taire, encore.
    Généreuse, mon amie blanche hétérosexuelle féministe, m’exprime en aparté ce qu’il se dit de moi. Généreuse, elle me fait réviser la communication non-violente et me propose de parler de racisme avec humour. Avec même, si cela s’exprime à l’écrit, des émoticones.

    Je suis à bout. Je suis au bout de mes quatre ans dans cette école.

    J’entends les meufs blanches hétérosexuelles féministes se targuer d’avoir fait évoluer la mentalité du boys club. J’entends le boys club, quand elles ne sont plus là, noter qui est la + “bonne”, la + “salope”, la + “dégueue”.

    Fin 2018. L’école est finie. Je les ai laissé-e-s de côté, je suis parti-e de Paris parce que je n’avais pas les moyens d’y rester. Je peine à commencer mon activité en indépendant-e. J’ai envie de pleurer tout le temps.
    Je repense à ces années passées à m’écraser. Je repense à ces amies blanches hétérosexuelles féministes qui n’ont pas hésité à me gaslighter à la minute où j’ai osé me défendre face à leur racisme ou à leur transphobie.
    Je repense au boys club qui m’aura fait me sentir comme la pire des merdes pendant ces 4 ans. Qui m’aura fait me sentir comme risible, ridicule, trop sensible puis trop véner-e. Qui m’aura fait me taire et me dégoûter de moi-même.
    Je repense à l’équipe pédagogique qui n’aura jamais cherché à comprendre tout ce que je devais affronter pour venir à l’école. La charge de leurs remarques, la charge de les voir rire autour de ce qui construit une part importante de mon identité.

    Je repense au fait d’avoir dû me découvrir dans ce contexte scolaire, de m’être mis-e en danger chaque jour sans que cela ne soit jamais considéré ni remis en question.

    Les mois passent et au début de 2019, je retombe sur le groupe Facebook de ma classe à la suite d’une annonce d’offre d’emploi. Je vois que leurs soirées se déroulent maintenant au Comptoir Général. Je leur exprime mon dégoût. L’un d’entre elleux juge bon d’assumer et de faire des blagues sur la colonisation, la fabrication de son smartphone par mes comparses asiatiques, l’esclavage, même. Personne ne le remet à sa place. A la même période, je remarque l’enchaînement de mèmes qu’iels s’amusent à poster sur le groupe. Il y en a un qui compare l’un des mecs de ma classe à un vétéran de la Guerre du Vietnam. Jungle, paysage apocalyptique, bombardements.

    Je déroule le fil. Je vois un GIF supposé humoristique qui fait défiler des photographies d’enfants vietnamiens calcinés par le napalm. Je vois les likes. Les likes du boys club. Les likes des meufs blanches hétérosexuelles féministes. Je. Vomis.
    Je leur écris un message d’adieu, leur expliquant l’inacceptable de la situation présente et passée. Iels réagissent par l’ironie, le mépris ou la morale inversée. “J’ai fait un test ADN, j’ai 0,5% de sang asiat, tu peux rien me dire”. “Tu me traites pas de blanc, sale raciste”.

    Je mets du temps à me remettre de l’impact qu’a eu cette classe et cette école sur moi-même. J’ai mis du temps à me reconstruire, à me retrouver pour pouvoir avoir assez de confiance en moi pour ne plus me laisser marcher sur les pieds.

    Aujourd’hui, je cherche à créer des histoires pour lutter contre notre invisibilisation en tant que minorités et pour mettre en lumière les ravages que cause l’hégémonie cis hétérosexuelle blanche tout au long de notre vie.
    Je cherche aussi à montrer l’importance du collectif, l’entraide et notre besoin immense de repères et de solidarités non-mixtes.

    Aujourd’hui malheureusement, ces personnes qui m’ont marqué-e à vif ont les jobs les plus gratifiants de notre industrie, les mieux payés et les plus reconnus.
    Aujourd’hui, je ne peux plus mettre le pied dans un open space sans redouter de retomber face à ces dynamiques. Je travaille tant bien que mal en freelance en attendant de pouvoir développer mes projets plus conséquents en CHOISISSANT mes équipes.
    Et je vous jure que je ferai tout pour qu’elles soient constituées de mes adelphes queer et racisé-e-s les plus resplendissant-e-s et que notre identité pourra briller comme jamais.