• Belgrade-Paris : expériences de #gauche
    https://laviedesidees.fr/Belgrade-Paris-experiences-de-gauche.html

    À propos de : Frank Georgi, L’Autogestion en chantier. Les gauches françaises et le « modèle yougoslave » (1948-1981), Nancy, L’Arbre bleu.. Introduit en Yougoslavie en 1949, le principe de l’autogestion dans les entreprises a fasciné de larges pans de la gauche française jusqu’à la fin des années 1970. Cet enthousiasme, nourri par des échanges et des voyages, n’a pas résisté à l’étatisme et au centralisme français.

    #Histoire #autogestion
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200924_georgiautogestion.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200924_georgiautogestion.pdf

  • Inge Hannemann: »Ich bleibe aktiv«
    https://www.neues-deutschland.de/artikel/1141549.inge-hannemann-ich-bleibe-aktiv.html

    08.09.2020 von Markus Drescher - Inge Hannemann über ihren Austritt aus der Linkspartei

    Die damalige Arbeitsvermittlerin Inge Hannemann wurde als »Hartz-IV-Rebellin« einer breiten Öffentlichkeit bekannt. Sie kritisierte vehement die Sanktionspraxis in den Jobcentern. Im Jahr 2015 erschien ihr Buch »Die Hartz IV Diktatur. Eine Arbeitsvermittlerin klagt an.« Von 2015 bis zu ihrem krankheitsbedingten Ausscheiden 2017 saß Hannemann für die Linke in der Hamburger Bürgerschaft. Heute lebt sie in Lüneburg.

    Sie haben am Dienstag Ihren Austritt aus der Linkspartei öffentlich gemacht. Was hat Sie dazu bewogen, die Partei zu verlassen?

    Ich möchte zuerst betonen, dass dieser Schritt nicht von heute auf morgen kam, oder aus einer Frustsituation heraus. Der Entschluss zum Parteiaustritt hat sich über die letzten Monate langsam entwickelt. Begleitet auch von Gesprächen mit meinem Kreis- und Landesverband - aber auch mit Berlin. Es war also keine Entscheidung, die ich für mich im Stillen getroffen habe, sondern die tatsächliche viele Monate Vorlauf hatte mit Diskussionen und Beobachtungen.

    Sie konnten also letztendlich nicht davon überzeugt werden zu bleiben.

    Ich habe in dieser Zeit natürlich versucht, meine Kritik deutlich anzusprechen - nämlich, dass die Linke neben all den anderen wichtigen und richtigen Themen auch das Soziale wieder in den Vordergrund rücken sollte. Allerdings aus meiner Sicht letztendlich tatsächlich ohne Erfolg.

    Was meinen Sie mit dem Sozialen?

    Es geht um die Situation der Menschen, die »draußen« sind. Das sind auch die Erwerbslosen, auf die sich meistens kapriziert wird - aber bei Weitem nicht nur. Das sind auch Menschen mit Behinderung, Erwerbsunfähige oder Menschen, die aus den unterschiedlichsten Gründen einfach keine Chance mehr auf dem Arbeitsmarkt haben. Sehr vieles hängt immer noch am Arbeitsethos, politisch berücksichtigt werden deshalb vor allem diejenigen, die arbeitsfähig sind. Das ist natürlich wichtig, aber es sollten eben auch nicht die vergessen werden, die nicht mehr arbeiten können.

    Warum ist die Linke Ihrer Meinung nach derzeit nicht in der Lage, vehement für die Interessen dieser Menschen zu kämpfen?

    Ich denke, ein ganz großes Problem ist nach wie vor die interne Zerstrittenheit der Partei und der Bundestagsfraktion sowie die vielen Strömungen und unterschiedlichen Ansichten. Anstatt gemeinsam zu handeln, gibt es diese Lagerbildung. Das führt aus meiner Sicht dazu, dass man eher reagiert und nicht selbst agiert. Und man hat auch den Blick dafür verloren, was auf der Straße und unter den »einfachen« Mitgliedern los ist. Für die ist es zudem auch wahnsinnig schwer, durchzudringen. Ohne Position, Funktion oder die richtigen Beziehungen ist es kaum mehr möglich, Einfluss zu nehmen.

    Was hätten Sie sich gewünscht?

    Ein deutlicheres Auftreten und Vorangehen. Zum Beispiel im Fall der Forderung nach einer Corona-Bonuszahlung für Erwerbslose von 200 Euro. Dazu gab es zwar einen Antrag im Bundestag - der erwartungsgemäß an der Großen Koalition scheiterte. Doch kam dieser erst, als Sozialverbände und Aktivisten das Thema schon gesetzt hatten. Die Linke ist da nur aufgestiegen, anstatt selbst aktiv zu werden und als erstes zu sagen: »Moment, so geht das nicht.« Das tolle Engagement, das nun etwa rund um den Cum-Ex-Skandal und Finanzminister Olaf Scholz gezeigt wird, hätte ich mir so auch für die sozialen Belange gewünscht.

    Hat die Partei ihre soziale Vorreiterrolle verloren?

    Komplett. Derzeit sehe ich leider keine Partei, die diese Rolle innehat. Die Linke muss wieder ein Ort für Erwerbslose und von Armut Betroffene werden - politisch und sichtbar vor Ort. Derzeit wird die parlamentarische Arbeit für von Armut Betroffene mit dem Kampf nach außen mit dieser Gruppe gleichgesetzt. Das ist sie aber gerade für die Erwerbslosen oder von Armut Betroffenen eben nicht.

    Wie geht es für Sie nun politisch weiter?

    Ich werde auf jeden Fall nicht unpolitisch. Ich bleibe hier vor Ort in Lüneburg aktiv in dem Bündnis Lüneburg sozial, in dem Sozialverbände, der SDS, die Linke, Gewerkschaften und einzelne Aktivisten engagiert sind. Ich werde auch weiterhin die Linkspartei in Lüneburg mit inhaltlicher Arbeit unterstützen. Ich verlasse die Partei ja nicht im Groll, sondern sehe einfach meine politische Heimat dort nicht mehr. Die Linke Lüneburg schätzt das Engagement für und mit Erwerbslosen um Würde und soziale Sicherheit, und das wird auch meinerseits fortgesetzt.

    #gauche #Allemagne #Hartz_IV #politique

  • Pierre Nora : « Pourquoi nous arrêtons “Le Débat” » - Ok, boomer
    https://www.lepoint.fr/postillon/pierre-nora-pourquoi-nous-arretons-le-debat-29-08-2020-2389471_3961.php

    (…)
    Alors, interprétons. Vous aviez lancé « Le Débat » avec l’idée de pouvoir débattre de manière calme, rationnelle, respectueuse. Est-ce cette idée-là qui sombre dans le contexte actuel ? Peut-on mener encore ce débat ?
    Il y a certes un gauchissement de l’idéologie radicale, qui complique le débat. Nous pensions être de #gauche, nous sommes considérés comme une droite qui ne dit pas son nom. La radicalité est devenue un trait majeur. Les sensibilités des communautés et des minorités imposent leurs revendications. Lorsque nous avons lancé Le Débat, en 1980, c’était la fin des intellectuels révolutionnaires, les intellectuels se ralliaient à la démocratie. Or la démocratie, c’est le débat. C’était la fin du slogan léniniste, « en finir avec… » Nous entrions dans le monde de la discussion, de l’analyse d’un monde en pleine transformation. Les repères gauche/ droite commençaient à s’effondrer, marxisme et psychanalyse étaient en crise, il fallait trouver d’autres outils intellectuels. À l’époque, un éditeur nous avait prédit que nous ne tiendrions pas plus de huit numéros. Antoine Gallimard lui avait répondu que nous durerions au moins vingt ans. Nous avons duré le double.

    (…)

    Si l’État n’a pas à dire l’Histoire, on l’a vu lors du débat sur les lois mémorielles, un président comme Emmanuel Macron a-t-il son mot à dire dans cette dérive ?
    Plus qu’un mot à dire, un cap à fixer. Or ce cap, hélas, n’est pas donné. Nous assistons à la liquéfaction finale de la conscience historique des Français. Cela remonte à loin. En 1978, on a fait de l’Histoire une discipline d’éveil. Elle n’était plus une discipline pivot. Ce n’est pas seulement une déshistorisation, mais une défaite de la conscience. Les jeunes sont aujourd’hui accablés par le poids de l’Histoire, qu’ils esquivent. Je crains que le temps ne soit pas éloigné où les historiens n’écriront plus que pour les historiens.

    • «Le Débat» est mort, les idées sont vivantes | Joseph Confavreux @Mediapart
      https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/010920/le-debat-est-mort-les-idees-sont-vivantes-0?onglet=full

      Dans l’entretien qu’il a accordé au Point pour expliquer l’arrêt de sa publication, Nora avoue en effet : « J’anticipe la remarque qu’on va nous faire, c’est le vieux monde qui meurt. Je répondrai : ce monde nouveau n’est pas meilleur. Notre revue s’appuyait aussi sur un triptyque, histoire, politique, société, qui s’est sans doute déplacé vers d’autres centres d’intérêt : la biodiversité, le spécisme, les crises climatiques, sanitaires. À d’autres de le faire ! » Minorer ou négliger à la fois les questions postcoloniales et climatiques, sans compter les questions de genre, rend pourtant difficile la prétention à publier de nos jours une revue intitulée Le Débat.

      Cette déconnexion de certains enjeux contemporains est surtout la marque de l’embourbement politique des principaux artisans du Débat et, avec eux, d’une génération d’intellectuels ayant déserté la question sociale, étréci une République réduite à sa dimension autoritaire et mis au centre des problèmes français la question de l’islam.

      Dans son édito, Pierre Nora refuse de voir cela et juge que Le Débat, contrairement à d’autres revues, n’aurait eu que pour seul but de « mettre des analyses de fond à la portée d’un public aussi large que possible. Des analyses, plutôt que des plaidoyers ou des manifestes. Une communauté d’exigence plutôt qu’une communauté d’opinion. La confrontation des points de vue plutôt que l’affirmation d’une appartenance ».

      Dans la réponse qu’il fait au Point, il complète sa pensée, estimant qu’il y a « un gauchissement de l’idéologie radicale, qui complique le débat. Nous pensions être de gauche, nous sommes considérés comme une droite qui ne dit pas son nom ».

      Pourtant, s’il serait aussi injuste que réducteur de juger Le Débat uniquement à l’aune de l’évolution personnelle et intellectuelle de ses deux codirecteurs, le philosophe Marcel Gauchet et l’historien Pierre Nora, le problème est-il vraiment celui décrit par ce dernier, d’une radicalisation gauchiste et maladroite du débat public, comprenant mal le positionnement politique des artisans de la revue publiée par Gallimard ?

      Ne serait-il pas, à l’inverse, que les directeurs du Débat, en relayant, comme l’a fait Marcel Gauchet, les thèses de la « Manif pour tous » au micro de Radio Vatican ou en signant, comme l’a fait Pierre Nora, des pétitions approximatives contre le « séparatisme islamiste » aux côtés d’Élisabeth Lévy ou d’Ivan Rioufol, ont fini par rompre toutes les amarres avec la gauche et le progressisme, poussés par le vent de droite dure assumé par Valeurs actuelles ou Causeur ?

      Dans l’éditorial où il annonce la fin de la parution du Débat, Pierre Nora se réjouit que la collection du même nom, également publiée par Gallimard, et déjà forte de 80 titres, puisse « prendre le relais » de la revue. Avant de conclure : « L’esprit du Débat n’est pas mort, continuons le combat. »

      Le choix de ce dernier terme peut surprendre, quelques paragraphes seulement après avoir estimé que Le Débat, contrairement aux autres revues, avait fait le choix du « déchiffrement d’une réalité complexe plutôt que la prise de position ». Mais il correspond à la collection « Le Débat », nettement moins ouverte que la revue homonyme et située, à quelques exceptions près, sur une ligne oscillant entre le Printemps républicain, un néoconservatisme à la française plus sirupeux et enrobé que son homologue américain, et la vindicte permanente contre la « vulgarité » contemporaine, nouvelle figure de la décadence chère aux réactionnaires de tous bords et de toutes époques.

      La collection a aussi publié les livres d’Hervé Juvin, candidat du RN aux élections européennes et idéologue d’un « localisme » d’extrême droite mâtiné d’écologie ; de Bernard Lewis, à la fois spécialiste de l’islam, négationniste du génocide des Arméniens et conseiller des faucons américains et israéliens ; ou encore de Claude Allègre, dont les dénis écologiques et climatiques ont ruiné le travail scientifique.

      Pour marquer les débuts du Débat (numéro 4, septembre 1980), Pierre Nora et Marcel Gauchet avaient lancé une enquête auprès d’une vingtaine d’alors jeunes auteurs (parmi lesquels une seule femme, Blandine Barret-Kriegel, et les signatures d’Alexandre Adler, Pascal Bruckner, Luc Ferry, Alain Finkielkraut ou François Ewald) en leur posant une même question : « De quoi l’avenir intellectuel sera-t-il fait ? » Quarante ans après, cet avenir intellectuel s’écrit sans cette génération, avant même la décision de ses directeurs de mettre fin à la parution d’une revue qui l’incarne plus que d’autres.

  • Marseille, la gauche impuissante ?
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2020/marseille-la-gauche-impuissante-oj8drj-lTL-BbbXP_7efPQ

    Le 4 juillet dernier, c’était la fête à la mairie de Marseille. Le Printemps Marseillais, sorti victorieux de la course aux #Municipales, fêtait la nomination de sa tête de liste Michèle Rubirola au poste de maire de la deuxième plus grande ville de…

    #Gauches

  • En Grèce, la gauche convalescente pâtit encore de l’échec de Syriza
    3 AOÛT 2020 PAR ELISA PERRIGUEUR

    Le parti conservateur Nouvelle Démocratie est en position de force. Face à sa politique de plus en plus ferme et à l’ordre néolibéral qu’il met en place à l’issue de la première phase de la crise sanitaire, la gauche a du mal à être entendue.

    Athènes (#Grèce).– #Athènes, fin juillet 2020. Les manifestations sont désormais restreintes, comme le prévoit la loi tout juste adoptée au Parlement. Le gouvernement jugeait que les rassemblements paralysaient l’activité des commerçants, déjà rendue difficile par le #Covid-19. En cette période estivale, les #réfugiés des camps d’identification dits « hotspots » ne sont pas libres de leurs mouvements, car le ministère de l’immigration limite toujours leurs déplacements, officiellement « par mesure de précaution » en raison du virus.

    Deux mois après la fin du #confinement, la droite Nouvelle Démocratie (ND) applique sans obstacle sa politique conservatrice sous le sceau de la loi et l’ordre. Le faible impact sanitaire du coronavirus sert son entreprise. Le parti est plébiscité pour sa bonne gestion au début de la pandémie. 

    En face, l’opposition de #gauche parlementaire, composée de #Syriza, la principale force, des communistes du KKE et des altermondialistes du parti #MeRA_25, critique le manque d’action sociale et les faibles moyens alloués à l’hôpital public durant le confinement. Mais elle a visiblement bien du mal à se faire entendre. 

    « La Grèce vit actuellement dans un espace de non-idée à gauche, constate Filippa Chatzistavrou, politiste de l’université d’Athènes. Le premier ministre Kyriakos Mitsotakis intervient dans l’urgence dans cette crise. Il joue un rôle de pompier globalement apprécié par la société. » Quant aux difficultés de la gauche, elles sont plus anciennes que la pandémie, ajoute-t-elle. « C’est l’échec de Syriza qui a fait perdre espoir à beaucoup de citoyens. » 

    Pour comprendre la désillusion de l’électorat de la gauche grecque, il faut remonter à la « capitulation idéologique », selon l’expression de ses partisans amers. Elle a eu lieu le 13 juillet 2015, lorsque l’ancien premier ministre de gauche radicale Alexis #Tsipras a signé le troisième #mémorandum. Selon le parti Syriza, il s’agissait d’éviter une sortie de la zone #euro

    Les électeurs séduits par son programme anti-#austérité, issus du centre, de l’extrême gauche, voire du mouvement anarchiste, ont alors subi un #choc. Beaucoup parlent toujours de « trahison ». D’autant que quelques jours plus tôt, le 5 juillet 2015, 61,3 % des électeurs avaient exprimé leur refus aux mesures d’austérité des créanciers lors d’un référendum. Sur les murs d’Athènes, quelques tags défraîchis « Oxi » (« Non », en grec) rappellent encore aujourd’hui cette séquence intense pour la gauche grecque. 

    « Je n’étais pas d’accord avec ce mémorandum même si on ne connaît pas les dessous des négociations, il y avait beaucoup de pressions de la part des médias, de l’UE… Le tout sur fond de crise des réfugiés [qui venaient en nombre depuis la Turquie –ndlr]… », se souvient Nikolaos Kourampas, 49 ans, géologue qui partage sa vie entre la Grèce et l’Écosse. Il vote encore Syriza, mais « sans grande conviction ».

    La sanction est tombée cinq ans après le référendum lors des législatives anticipées de juillet 2019, auxquelles seulement 58 % des inscrits ont participé. Syriza a été devancé de huit points par la droite ND qui a obtenu 39,8 % des suffrages. Syriza a remplacé l’ex-parti socialiste Pasok comme principale force d’opposition de gauche au Parlement. L’historique mouvement socialiste s’est, lui, fondu dans une coalition centriste baptisée Kinal.

    « Les électeurs de gauche attendaient de Syriza qu’il revendique une véritable idéologie contre ce système d’austérité, qu’il propose une politique alternative dépassant les ordres néolibéraux des créanciers internationaux, ce que le parti n’a pas fait. Aujourd’hui, ces personnes, traumatisées, ont perdu confiance et ne s’intéressent plus à l’activité parlementaire », décrypte Seraphim Seferiades, directeur d’un laboratoire de recherches sur les politiques contestataires à l’université Panteion, à Athènes. 

    Syriza paie toujours son retournement lors du #référendum de 2015, estime aussi l’Athénien Ramin Bakhtiari, 35 ans, salarié d’une organisation internationale d’aide aux migrants. Lui a voté pour le parti de gauche en 2019, « uniquement pour tenter de barrer la route à la ND, ultralibérale, qui veut transformer la Grèce en hôtel », résume-t-il. Ce dernier apprécie la « ligne sociale » du parti, qui durant son mandat a mis en place une aide humanitaire pour les plus démunis, augmenté le salaire minimum, etc. « Mais il se voulait parti antisystème en 2015, il est devenu un parti systémique », regrette-t-il.

    Syriza s’est en effet transformé au contact du pouvoir entre 2015 et 2019, constate la politiste Filippa Chatzistavrou. « Mais au lieu de renforcer sa présence dans les syndicats [puissants en Grèce – ndlr] ou au niveau local, le mouvement a préféré constituer un cercle de fidèles autour d’Alexis Tsipras et passer à une organisation verticale. »

    Syriza défend désormais sa position de poids au Parlement. « Élu avec 31 % des suffrages, le parti s’est établi comme la force dominante des politiques de gauche et progressiste en Grèce, insiste son porte-parole Alexis Charitsis. Néanmoins, nous sommes ouverts aux critiques. Nous répondons à ceux qui disent à Syriza de “faire plus” avec notre programme déterminé “Restons debout”. » Lancé à la fin du confinement, ce dernier privilégie l’action sociale. 

    Syriza propose entre autres « des aides sans conditions aux entreprises, particulièrement les PME, le soutien financier aux indépendants et aux scientifiques, un salaire minimum pour les plus vulnérables », détaille Alexis Charitsis. « La période actuelle d’instabilité, de désespoir et d’austérité n’est pas le résultat de la pandémie mais de la politique gouvernementale consistant à prioriser les intérêts des oligarques et des grandes sociétés. »

    Mais dans l’hémicycle, aucune alliance ne semble possible face à une droite majoritaire. Le parti communiste #KKE, auquel quelques déçus de Syriza ont donné leur voix en juillet 2019, estime qu’« une grande partie du peuple grec est aux limites de la survie », dénonce l’eurodéputé communiste Lefteris Nikolaou-Alavanos. « Le résultat d’une gestion du gouvernement grec, avec l’accord des partis politiques bourgeois tels que Syriza, Pasok ou Kinal », ajoute-t-il.

    Ce parti post-stalinien à la culture très militante, qui continuer à placer la lutte des classes au cœur de sa politique, a toujours fait cavalier seul. Le KKE stagne au Parlement avec des scores allant de 5 à 8 % des voix depuis le milieu des années 1990.

    D’autres déçus de Syriza ont donné leur bulletin au jeune parti de gauche radicale MeRA25. Mais son leader, Yanis #Varoufakis, divise. Les critiques jugent l’ancien ministre des finances de Syriza trop « narcissique » ou « provocateur ».

    Dimitri*, trentenaire athénien, admire celui « qui a tenté de négocier un accord juste en 2015 alors que les autres membres de Syriza étaient paniqués [au cours des réunions tendues de l’Eurogroupe pour trouver une solution à la crise de la dette, comme l’ont montré (écouter ici) les enregistrements « Varoufakis Leaks » diffusés sur Mediapart]. » Et d’ajouter : « MeRA25 a un programme clair en cas de prise de pouvoir. »

    Parmi ses propositions figurent la réduction de la TVA de 24 % à 15 ou 18 %, la création d’une taxe spéciale pour les banques ou les étrangers ayant investi dans l’immobilier pour obtenir un « golden visa » [permettant à des ressortissants non européens de s’établir et voyager dans l’UE – ndlr]. 

    En dépit d’une offre politique peu inspirante, la société civile est prête à bouger. Les violences policières de plus en plus visibles, le traitement controversé des réfugiés, les projets jugés anti-écologiques du gouvernement alimentent une résistance sociale. Elle se manifeste chez des mouvements autonomes, des initiatives anarchistes ou anticapitalistes ou de partis extra-parlementaires, à l’origine de manifestations récentes. 

    « Pendant le confinement, nous avons organisé des actions contre le fascisme, en faveur de l’hôpital, plusieurs collectes pour les réfugiés », assure Petros Constantinou, l’un des membres du front extra-parlementaire Antarsya, qui rassemble des organisations trotskistes et anticapitalistes. Ses quelques milliers d’adhérents, favorables entre autres au « Grexit » et à l’effacement de la dette, tentent d’être de toutes ces luttes contre le pouvoir. 

    « Malheureusement, cette gauche extra-parlementaire milite aujourd’hui dans un registre de résistance en proposant des solutions maximalistes [comme la sortie de l’euro ou de l’Otan – ndlr] difficilement applicables dans la conjoncture actuelle, estime la politiste Filippa Chatzistavrou. Ce contre-système attire les jeunes politisés mais n’est qu’un canal de colère. » 

    Ces résistances pourraient permettre à la gauche radicale de se renouveler, pense au contraire l’expert Seraphim Seferiades. « Je ne serai pas surpris qu’un processus de formation d’une force politique composée de plusieurs groupes soit en cours à l’extérieur de l’hémicycle, dit-il. C’est le même schéma qui avait mené dans les années 2000 à la formation de la coalition Syriza. » Ce processus, qui avait pris de court les partis traditionnels, avait abouti en 2015 à l’accession au pouvoir du parti de gauche radicale.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/030820/en-grece-la-gauche-convalescente-patit-encore-de-l-echec-de-syriza

  • Oui, c’est bien Israël de l’apartheid. Même sans annexion
    Par Michael Sfard, le 9 juillet 2020 | Agence Media Palestine
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/07/13/oui-cest-bien-israel-de-lapartheid-meme-sans-annexion

    Le 1er juillet est passé sans annexion, tout comme les jours suivants. Nous assistons peut-être à l’évaporation de la politique la plus téméraire de la droite dans le conflit israélo-palestinien, une politique dont les plus grands partisans d’Israël ont averti qu’elle allait le transformer en un État d’apartheid. La suppression de l’annexion de l’ordre du jour supprime-t-elle aussi le danger de l’apartheid ?

    Malheureusement, la réponse est non. Ces derniers mois, j’ai étudié la question en profondeur et, dans un avis juridique que j’ai rédigé pour le groupe de défense des droits Yesh Din, je suis arrivé à une conclusion démoralisante sur la pertinence de ce terme pour décrire le type de contrôle exercé par Israël en Cisjordanie. Oui, même sans annexion.

    Le mot « apartheid » est utilisé de diverses manières dans différents contextes ; la signification de ce terme dans l’arène publique n’est pas identique à sa signification en science politique, en histoire et en droit. (...)

    #Apartheid
    traduction de https://seenthis.net/messages/866580

  • #Municipales_2020 : les alliances #LREM - #LR ou le retour du #clivage #gauche / #droite ?

    À #Clermont-Ferrand, comme à #Bordeaux, à #Lyon ou encore à #Aurillac, beaucoup de candidats de #La_République_en_marche (LREM) s’allient au second tour avec #Les_Républicains (LR) pour contrer la gauche. Pourtant, ces #alliances ne font pas l’unanimité dans les deux forces politiques, obligeant les candidats à revoir leur programme du premier tour.

    On est face à un jeu politique classique qui montre que l’ancien monde est toujours d’actualité et que le clivage gauche-droite n’est en rien dépassé.

    Cette vision d’un clivage obsolète n’est pas innocente : elle est très dépendante d’une volonté d’affirmer que « l’entreprise Macron » inaugure un monde nouveau, il s’agirait d’une rupture fondamentale introduisant en France un nouveau système partisan avec un parti dominant au centre de l’échiquier politique.

    De fait, l’électorat d’Emmanuel #Macron de 2017 n’était pas du tout « #ni_droite_ni_gauche », il acceptait autant que les autres électorats de se situer sur une échelle gauche-droite et il choisissait souvent la position au centre de l’échelle (39 %) ou les positions voisines de centre gauche (27 %) ou de droite modérée (21 %), d’après l’enquête post-électorale « French Election Study » (FES 2017).

    Au moment des législatives, la nomination d’un premier ministre issu de la droite juppéiste, en la personne d’Edouard Philippe, avait contribué à siphonner l’électorat de droite. La République en marche (LREM) gagnait très largement la majorité absolue à l’Assemblée nationale, mais sur des profils de candidats très diversifiés, ce qui laissait présager la montée des divisions internes et… un avenir incertain. Les Républicains demeuraient malgré tout la première force d’opposition parlementaire.

    Comment a-t-on pu en arriver, trois ans plus tard, à des compétitions de second tour municipal où la majorité présidentielle pactise avec la première force d’opposition ? Même si les politiques suivies par le président ont de plus en plus été marquées à droite, le phénomène demande des explications.
    Aux européennes, LREM voulait surtout s’opposer au Rassemblement national

    Au moment des élections européennes de 2019, la majorité présidentielle résistait plutôt bien, réunissant 22,4 % des suffrages (contre 24 % pour Emmanuel Macron au premier tour présidentiel), mais était devancée par le Rassemblement national (23,7 %), ce qui semblait annoncer un système partisan opposant deux forces centrales, LREM et le Rassemblement national, alors que Les Républicains (avec seulement 8,5 % des suffrages) et la gauche semblaient en perdition. Le résultat de LREM s’expliquait avant tout par un glissement d’électeurs de droite vers la parti présidentiel alors qu’il perdait des électeurs de gauche.

    Depuis les européennes de 2019, la division s’est progressivement concrétisée à LREM, notamment autour du projet de réforme des retraites, jugé très bon par certains, trop libéral par d’autres. LREM a perdu récemment la majorité absolue à l’Assemblée. Des députés ont quitté de manière isolée le groupe parlementaire et d’autres sont partis en créant deux nouveaux groupes minoritaires : « Ecologie, démocratie, solidarité », plutôt à la gauche de l’axe central gouvernemental, l’autre, « Agir ensemble », plutôt sur sa droite. Au même moment, une cinquantaine de députés LREM ont lancé l’association « En commun » pour peser dans les débats internes à la majorité sur la « transition écologique et sociale ».

    Les élections municipales n’étant, en général, pas favorables au pouvoir en place, elles s’annonçaient très difficiles pour LREM. D’autant que le parti présidentiel avait jusque là très peu d’élus municipaux, puisqu’il n’existait pas en 2014. Il ne disposait donc que de quelques maires ralliés après 2017 comme Gérard Collomb à Lyon ou Jean‑Louis Fousseret à Besançon.

    Une possible implantation communale du parti présidentiel apparaissait d’autant plus difficile que les maires sortants étaient, en général, à la vielle des élections, assez bien perçus par leurs électeurs.
    L’échec de l’implantation locale de LREM

    Avec la crise du Covid-19, le premier tour municipal faillit être repoussé alors que le confinement de la population se mettait en place. L’abstention a donc atteint un niveau historique (55,7 % contre 36,5 % en 2014).

    Les résultats mettent en évidence une prime aux maires sortants, un nombre assez important de maires, qu’ils soient membres du Parti Les Républicains (LR) (comme à Troyes), socialistes (comme à Denain, Cahors, Bourg-en-Bresse, Pantin, Alfortville), Rassemblement national (RN) (comme à Hénin Beaumont, à Beaucaire, à Béziers) étant réélus. D’autres édiles sont en ballotage favorable comme à Paris, Nantes et Rennes.

    Les conseils municipaux ont été élus dès le premier tour dans plus de 90 % des communes françaises (essentiellement celles de taille limitée). On n’observe pas de rupture électorale avec les résultats de 2014, pas de raz de marée du « nouveau monde » pour reléguer l’ancien aux oubliettes de l’Histoire. Pour LREM, on est très loin de l’euphorie des législatives de 2017. Le parti peine à s’imposer et à s’implanter, même dans des villes qui lui étaient pourtant favorables dans les scrutins précédents. Ainsi, ses listes à Paris, minées par la division, font des scores décevants, 17,3 % pour Agnès Buzyn (LREM), 7,9 % pour Cédric Villani (dissident LREM).

    Pour le second tour, les espoirs de gains de villes importantes sont rares. Derrière Edouard Philippe, la liste LREM pourrait cependant l’emporter au Havre mais dans un duel serré contre une liste communiste.

    Si LREM échoue à s’implanter, les écologistes profitent fortement de ce premier tour, ce qui prolonge leur succès des européennes de 2019 et s’explique par les préoccupations renforcées des Français pour l’écologie de proximité.

    Cet échec au niveau local pousse LREM à trouver chez Les Républicains (LR) de nouveaux alliés leur permettant de remporter plus de communes au second tour.
    Ententes entre gauche et EELV, LR et LREM : des répercussions nationales ?

    Le scrutin du 28 juin concerne donc surtout les grandes villes, soit un tiers de la population française. Les enjeux de ces élections sont considérés comme locaux par beaucoup d’électeurs qui votent en fonction des programmes et de la personnalité des candidats, plutôt qu’en fonction de leurs appartenances partisanes. Mais on pourra cependant probablement tirer quelques enseignements de portée plus générale.

    https://twitter.com/lemondefr/status/1275099666712068098?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12

    Les alliances entre listes se sont fait dans des négociations surtout locales, sans grande régulation nationale, du fait de l’affaiblissement des partis. On trouve de nombreuses alliances entre listes écologistes et listes de gauche, constituant un « front de gauche écolo », contre lequel l’alliance LREM-LR va tenter de se dresser.

    Cette stratégie souvent vert-rose, alors qu’elle était plutôt rose-verte autrefois du fait de la domination socialiste, semble pouvoir être payante. Cette union pourrait s’imposer dans plusieurs grandes villes.

    Les Verts ne dirigeaient un grand exécutif municipal qu’à Grenoble, mais pourraient gagner Lyon, Strasbourg, Poitiers, Besançon, Bordeaux, Toulouse, Tours. Ils menacent Martine Aubry à Lille. Les résultats à Marseille restent très incertains, ils se jouent sur 8 secteurs avec des alliances variées, résultat des tensions internes aussi bien à gauche qu’à droite. Marseille pourrait basculer à gauche, ce qui serait un désaveu fort des politiques menées par Jean‑Claude Gaudin.

    Face à la dynamique écologiste souvent appuyée par les autre partis de gauche, LREM et Les Républicains se sont aussi souvent unis pour le second tour, comme à Bordeaux, Strasbourg, Tours et même Lyon. Les alliances entre LREM et la gauche au premier et au second tour sont rares et concernent des villes plus petites. Ce qui confirme l’évolution à droite de la majorité depuis 2017.

    On verra donc dimanche prochain s’opposer le plus souvent une alliance LR-LREM à une alliance EELV-gauche. Le clivage gauche droite semble donc bien structurer cette élection locale. C’est à l’intérieur de chaque camp que les équilibres ont bougé par rapport au passé, avec la montée des écologistes d’un côté, et celle d’un parti centriste de l’autre.

    Ce rapprochement – municipal – entre LR et LREM avait été envisagé il y a déjà plusieurs mois. Mais du fait de récriminations nombreuses chez les Républicains, craignant d’y perdre leur âme et d’être vassalisés, cela n’avait pas abouti.

    https://www.youtube.com/watch?v=se-IhgHd_CI&feature=emb_logo

    Le risque de nombreuses victoires de l’écologie rose et rouge le 28 juin a donc poussé les listes en difficulté à s’unir pour espérer sauver des villes. On verra dimanche soir si cette stratégie aura convaincu les électeurs.
    Une alliance LR-LREM au-delà des municipales, pour faire barrage à la gauche et au RN ?

    L’implantation municipale du Rassemblement national (RN) reste timide. S’il a réussi à maintenir ses quelques fiefs, il n’est que rarement en position de s’imposer au second tour. Perpignan est la seule ville, traditionnellement de droite, où le Rassemblement peut espérer l’emporter, Louis Aliot ayant obtenu 35,7 % des suffrages, loin devant le sortant LR.

    On affirmait il y a quelques années que le système partisan avait de fortes chances d’évoluer d’un système bipartisan avec alternance entre les deux grands partis de gouvernement vers un système tripolaire opposant gauche, droite et Rassemblement national (RN). Depuis 2017, on semblait s’acheminer vers un duopole entre République en marche (LREM) et Rassemblement national (RN).

    Avec ces municipales, on semble voir émerger un tripode un peu nouveau, avec des écologistes unis à d’autres forces de gauche, une alliance entre LREM et Les Républicains, et, toujours isolé, le Rassemblement national (RN).

    L’alliance entre La République en marche (LREM) et Les Républicains n’est-elle que conjoncturelle pour faire face à la progression écologiste ou bien aura-t-elle un véritable impact sur les présidentielles de 2022 ? Et auparavant, sur les départementales et les régionales prévues – théoriquement – en 2021 ?

    Les alliances électorales municipales peuvent rester longtemps différentes des coalitions nationales, comme le maintien d’ententes locales de gauche, alors que la désunion faisait rage au plan national, l’a démontré ces dernières décennies.

    On peut penser que l’exécutif aimerait bien vassaliser Les Républicains et peut pour cela chercher à étendre la majorité lors de remaniements ministériels. Mais une partie des Républicains résistera certainement.

    Pour les présidentielles de 2022, face à Emmanuel Macron, il est vraisemblable que Les Républicains voudront faire entendre leur différence et qu’ils choisiront donc un candidat pour les représenter au premier tour. Tout dépendra ensuite des résultats. C’est avec la qualification de deux candidats pour le « scrutin décisif » que les désistements et les alliances pour gouverner au cours du prochain quinquennat pourront se nouer.

    https://theconversation.com/municipales-2020-les-alliances-lrem-lr-ou-le-retour-du-clivage-gauc
    #élections_municipales

  • Petra Bueskens , de l’université de Melbourne, refuse de voir qualifiée de « transphobe » toute interrogation à propos du mantra transgenriste et s’excuse auprès de #JK_Rowling de la réception faite à ses propos par une branche identitariste de la gauche aveuglée par la callout culture qu’attisent les médias comme Twitter . https://tradfem.wordpress.com/2020/06/30/jk-rowling-a-droit-a-nos-excuses
    #transgenrisme #censure #gauche

  • Güterabwägung bei der polizeilichen Gefahrenabwehr am Beispiel Diether Dehm und Deutsche Bank
    https://archive.org/details/GueterabwaegungPolizeilicheGefahrenabwehrDietherDehm

    Gefahren im lokalen Strassenverkehr vs. Gefahren durch den internationalen Geldverkehr

    Polizist: Sind Sie Herr Dr. Dehm?
    Dehm: Ja.
    Polizist: Sind Sie Magistrat der Stadt Frankfurt?
    Dehm: Ja.
    Polizist: Sind Sie der, der die Deutsche Bank als Krebsgeschwür für Demokrate und Volkswirtschaft und Demokratie bezeichnet?
    Dehm: Ja.
    Polizist: Dann wünschen wir Ihnen gute Fahrt.

    #politique #police #banques #gauche #collusion

  • qui sont les communistes ? Blind date, Paolo Virno

    1. Substance de choses espérées

    On a intitulé cette session : « Qui sont les communistes ? » À première vue, la question semble délicate et même embarrassante et son objectif est de se focaliser sur un type humain, une disposition psychologique, une tension éthique. À la suite de ce que vient de dire Toni, je voudrais tenter de répondre à cette question fatale sans le moindre embarras ni la moindre délicatesse. Les matérialistes pauvres d’esprit, toujours gênés par les dispositions psychologiques et les types humains, s’intéressent plutôt à une localisation objective, aussi impersonnelle qu’un croisement routier, sur la carte topographique de notre présent. La curiosité de savoir « qui sont les communistes » ne peut être satisfaite que par la description du lieu mental et matériel dans lequel, fût-ce non délibérément, ceux-ci finissent par planter leurs tentes.

    Communistes, aujourd’hui, ce sont les très jeunes garçons et filles et ceux que le temps a consumés qui ont intériorisé la transformation d’une rupture irréversible avec la gauche, avec sa doctrine risible et sa pratique aussi bienfaisante qu’un gaz urticant. Celui qui est communiste, comme l’était déjà alors celui qui s’est servi du laboratoire marxien pour comprendre les formes de vie contemporaines, n’a rien à voir avec l’adoration de l’État, l’exaltation du travail salarié, l’idée d’une égalité que la gauche a arborée en guise de pièce d’identité pendant un siècle tout entier. Communiste, donc pas de gauche : voici une inférence aussi calmement prononcée qu’irréfutable. Depuis le vote en faveur des crédits de guerre en 1914, jusqu’à la « politique des sacrifices » de Berlinguer dans les années soixante-dix, la gauche n’a pas été une version timide et conciliante de l’instance communiste, mais sa négation radicale, avec une tendance non retenue au pogrom. Se dire communiste, aujourd’hui, signifie déposer sur l’étal du fripier l’album de famille qui prétend nous assimiler à des progressistes et des réformateurs toujours prêts à s’indigner de l’illégalité d’un sabotage ouvrier et à la dénoncer.

    « Substance des choses espérées » est une des expressions les plus émouvantes du Paradis de Dante. Reprenons-la à notre compte sans le moindre scrupule : personne n’en pâtira, j’espère. Substance des choses espérées des communistes est, aujourd’hui, plus que jamais, l’abolition du travail salarié. Marx disait qu’il ne doit pas être libéré, puisque dans tous les pays modernes il est déjà libre du point de vue juridique, mais supprimé comme un intolérable préjudice. En plus de constituer d’emblée une calamité, le travail salarié est devenu aussi, au cours des dernières décennies, un coût social excessif. C’est quelque chose de superflu, et même de parasite, dans la prestation pour un patron alors que la pensée et le langage montrent qu’ils constituent la ressource publique, à savoir le bien commun, qui est la plus à même de satisfaire les besoins et les désirs. Et pour ceux qui seraient friands de petites phrases marxiennes : il y a quelque chose de parasite dans le travail salarié alors que le processus de reproduction de la vie est confié au general intellect , à l’intellect général d’une multitude.

    #communistes #gauche #travail_salarié #intellect_général #Paolo_Virno

    • Quelle bouillie ! Non, les communistes, aujourd’hui, sont ceux qui militent pour une révolution prolétarienne mondiale. Ceux qui s’engagent au quotidien pour armer politiquement et moralement la classe ouvrière, la seule classe qui pourra s’emparer des moyens de production et les mettre en œuvre au service de l’humanité (et non plus pour les profits d’une classe devenue parasite). Une dimension à laquelle cet auteur, en dépit des allusions qui constituent son papier, semble étranger. .

  • Publié il y a 3 heures sur MARIANNE (avec un excellent texte de Pauline ARRIGHI) et dans la Tribune VOX du Figaro ou l’on est invite-e a commenter : https://www.lefigaro.fr/vox/societe/nous-feministes-soutenons-j-k-rowling-contre-le-lynchage-des-activistes-tra

    J.K. Rowling, l’autrice de Harry Potter s’est attiré les foudres d’activistes trans, après avoir posté une série de tweets où elle exprimait un point de vue ironique sur la différence des sexes.

    Nous féministes souhaitons alerter le grand public sur la situation de la communauté lesbienne en France et à l’international. Pour commencer nous souhaiterions rappeler que les lesbiennes ne sont pas les seules à vivre dans la peur de l’activisme trans extrême.

    James Caspian, Eva Poen, Kathleen Lowrey… la liste est longue de chercheurs universitaires (américains, canadiens, britanniques ...) harcelés et parfois licenciés par leur hiérarchie sur ordre des activistes trans radicaux (qui ne représentent pas l’ensemble des communautés trans).

    James Caspian a par exemple été attaqué pour avoir essayé de mettre en place une étude sur le pourcentage de personnes regrettant d’avoir « changer de sexe ». Le simple fait de vouloir faire une étude sur le sujet étant maintenant considéré comme offensant.

    En Suède, le nombre de fillettes de moins de 18 ans voulant « changer de sexe » pour devenir des personnes transmasculines a été multipliée par 15 de 2010 à 2018.
    Selina Todd, une historienne britannique n’a pas été harcelée par sa hiérarchie mais a dû embaucher des gardes du corps suite à des menaces de certains trans-activistes hardcore. Rosa Freedman, professeure de droit, a elle été bousculée et menacée de viol.

    Depuis un an environ, on observe dans les pays anglophones et scandinaves un boom de personnes mettant en scène sur Twitter, Reddit et YouTube leur dé-transition. Mais ces personnes devront vivre toute leur vie avec les conséquences de leur transition. Plus la transition est avancée, plus les dommages physiques sont lourds et irréversibles. Les hormones créent des problèmes osseux sévères. Les ablations sont définitives.

    En Suède, le nombre de fillettes de moins de 18 ans voulant « changer de sexe » (une chose techniquement impossible) pour tenter de devenir des personnes transmasculines a été multipliée par 15 de 2010 à 2018. Selon les statistiques du gouvernement suédois, parmi elles 15% étaient autistes et 19% hyperactives.

    Des youtubeurs français incitent des jeunes de moins de 15 ans à prendre des hormones « en cachette de leurs parents ».
    Au Royaume-Uni leur nombre a été multiplié par 45 de 2010 à 2018 (passant de 40 cas par an en 2010 à plus de 1 800 pour l’année 2018). La ministre britannique des droits des femmes de l’époque, Penny Mordaunt, s’en était publiquement émue.

    Des youtubeurs français incitent des jeunes de moins de 15 ans à prendre des hormones « en cachette de leurs parents » et en toute illégalité.

    Mais le vent finit par tourner, malgré le marché qui s’est créé, malgré le lobbying de l’industrie pharmaceutique.

    Le 22 avril 2020, sous la pression de mouvements lesbiens féministes, le Royaume-Uni a annoncé vouloir interdire les opérations chez les moins de 18 ans (NDLR : elles étaient autorisées avec autorisation parentale). Depuis novembre 2019, six États des États-Unis ont interdit toutes formes de transition : hormones, opérations et bloqueurs de puberté (inhibiteurs hormonaux qui ont vocation à retarder la puberté avant de commencer une transition). Huit autres États de ce pays débattent en ce moment de lois identiques.

    En Australie, la sénatrice Amanda Stoker est partie en croisade contre les changements de sexe chez les enfants.
    Un article du journal « The Economist » montrait par ailleurs que dans la très grande majorité des cas, les bloqueurs de puberté sont inutiles car la très grande majorité des enfants concernés ne deviendront pas trans à l’âge adulte.

    La Suède commence aussi à envisager une loi interdisant les opérations et les bloqueurs de puberté après des émissions sur le sujet réalisées par Malou Von Sivers, présentatrice de télévision et militante féministe.

    En Australie, la sénatrice (mère de trois filles) Amanda Stoker est partie en croisade contre les changements de sexe chez les enfants. Les pays pionniers dans la transition de masse sont en train de devenir les pays pionniers de la dé-transition de masse.

    Par ailleurs, les études sur les taux de regret ne prennent pas en compte les personnes qui quittent la « communauté trans », cessent tout suivi et sortent donc des statistiques. Et surtout, ces études ont été faites à l’époque où les enfants ne pouvaient pas transitionner, quand la transition était un traitement pour une situation très rare et très spécifique : la dysphorie de genre qui qualifie le sensation pour une personne d’être né du mauvais sexe.

    Dire d’une catégorie de la population qu’elle englobe n’importe qui prétendant en faire partie, c’est dire de cette catégorie qu’elle n’existe pas.

    Une étude de Lisa Littman - chercheuse en santé publique - explique que certaines formes de dysphorie de genre à déclenchement rapide à l’adolescence (« rapid onset gender dysphoria ») sont parfois causées par des traumas, des difficultés d’adaptation, des phénomènes de contagion liés aux réseaux sociaux ou à une homosexualité mal assumée dans une société où celle-ci est invisibilisée. Les recherches de Littman ont été reniées publiquement par l’université l’employant non pas en raison des moyens utilisés mais parce que les résultats invalidaient les ressentis de certains.

    A travers les lesbiennes toutes les femmes sont attaquées
    Certains mouvements se prétendant féministes expliquent qu’une femme est une personne qui se dit femme. Dire d’une catégorie de la population qu’elle englobe n’importe qui prétendant en faire partie, c’est dire de cette catégorie qu’elle n’existe pas.

    Nous observons que les hommes ne sont pas concernés par cela : un homme est toujours une personne qui est dit homme par les autres hommes, qui est perçu homme par les autres hommes.

    Comment Keira Bell, cette jeune militante lesbienne anglaise de 23 ans qui regrette aujourd’hui d’avoir pris des hormones et des bloqueurs de puberté à l’âge de 16 ans, pouvait-elle savoir qu’elle était lesbienne ?

    En France aussi, quand des lesbiennes veulent organiser des activités entre elles, elles subissent des pressions de la part de groupes s’identifiant féministes « queers » pour intégrer dans leurs activités des personnes transféminines attirées exclusivement par les femmes.

    Nous constatons que trop souvent ces personnes essaient de contrôler notre parole, nos pratiques et notre visibilité. Nous voulons garder nos espaces, nos activités sportives et festives en non-mixité.

    Nous voulons notre espace sans que certains groupes nous en empêchent au nom d’un « droit à l’inclusion ».
    Les gays ont des espaces intimes à eux, les personnes trans ont des associations aussi, nous voulons pouvoir faire de même sans que certains groupes cherchent violemment à nous en empêcher au nom du droit à l’« inclusion » .

    L’injonction à la transition d’adolescentes (lesbiennes ou pas) et la négation de la sexualité des femmes lesbiennes relèvent du sexisme et de la lesbophobie.

    Nous alertons l’ensemble de la société sur les dangers du trans-activisme extrême (qui ne représente pas l’ensemble des personnes trans) qui occulte l’ensemble des femmes et leur demandons d’œuvrer à la visibilité lesbienne.

    Celle-ci est la preuve donnée aux petites filles et aux adolescentes (y compris hétérosexuelles) qu’il est possible d’être une femme sans se conformer aux stéréotypes de genre. Plus nous tarderons à réagir, plus nombreuses seront les jeunes femmes affectées, qui pourraient se voir forcées d’effectuer une transition, et plus les dommages physiques seront lourds et irréversibles.

    * La tribune est signée par l’association « 44 vilaines Filles » (collectif lesbien nantais), et par Marie-Jo Bonnet, Chercheuse, historienne, co-fondatrice des Gouines Rouges, lesbienne et militante féministe ; Christine Le Doaré , Ex-présidente du centre LGBT de Paris et militante féministe universaliste ; Yolanda Alba, Vice présidente du réseau européen des femmes journalistes et écrivaine ; Florence-Lina Humbert, Journaliste 50/50 Magazine ; Marguerite Stern, Réalisatrice de podcast et militante féministe ; Marie Josèphe Devillers, militante lesbienne féministe ; Ana Minski, écrivaine et militante ; Marie Montaigue, enseignante ; Valérie Pelletier, abolitionniste et militante féministe radicale ; Nadia Guenet, réalisatrice radio et productrice de « la révolution sera féministe » ; Julie-Elisa Go, féministe et développeuse ; Chantal Hervouet, militante féministe lesbienne et abolitionniste ; Alexis Solis, féministe lesbienne, abolitionniste ; Martine Ragon, militante féministe abolitionniste ; Morgane Ricard, militante ; Valentine Minery féministe ; Lucie Robin-Lesage, féministe ; Marie Noëlle Gerolami, lesbienne féministe ; Sophie Plisson, archéologue ; Muriel Petit, enseignante ; Annick Karsenty, militante feministe abolitionniste.

    #Rowling

  • J.K. Rowling Writes about Her Reasons for Speaking out on Sex and Gender Issues - J.K. Rowling
    https://www.jkrowling.com/opinions/j-k-rowling-writes-about-her-reasons-for-speaking-out-on-sex-and-gender-i

    The one thing that gives me hope is that the women who can protest and organise, are doing so, and they have some truly decent men and trans people alongside them. Political parties seeking to appease the loudest voices in this debate are ignoring women’s concerns at their peril. In the UK, women are reaching out to each other across party lines, concerned about the erosion of their hard-won rights and widespread intimidation. None of the gender critical women I’ve talked to hates trans people; on the contrary. Many of them became interested in this issue in the first place out of concern for trans youth, and they’re hugely sympathetic towards trans adults who simply want to live their lives, but who’re facing a backlash for a brand of activism they don’t endorse. The supreme irony is that the attempt to silence women with the word ‘TERF’ may have pushed more young women towards radical feminism than the movement’s seen in decades.

    The last thing I want to say is this. I haven’t written this essay in the hope that anybody will get out a violin for me, not even a teeny-weeny one. I’m extraordinarily fortunate; I’m a survivor, certainly not a victim. I’ve only mentioned my past because, like every other human being on this planet, I have a complex backstory, which shapes my fears, my interests and my opinions. I never forget that inner complexity when I’m creating a fictional character and I certainly never forget it when it comes to trans people.

    All I’m asking – all I want – is for similar empathy, similar understanding, to be extended to the many millions of women whose sole crime is wanting their concerns to be heard without receiving threats and abuse.

    Via FB :

     !! LA RÉPONSE DE JK ROWLING !!💬
    TRADUCTION :
    10 JUIN 2020
    ●JK Rowling écrit sur ses raisons de s’exprimer sur le sexe et le genre
    ( Avertissement : ce texte contient un langage inapproprié pour les enfants. )
    Ce n’est pas une pièce facile à écrire, pour des raisons qui deviendront bientôt claires, mais je sais qu’il est temps de m’expliquer sur une question entourée de toxicité. J’écris ceci sans aucun désir d’en rajouter à cette toxicité.
    Pour les personnes qui ne le savent pas : en décembre dernier, j’ai tweeté mon soutien à Maya Forstater, une fiscaliste qui avait perdu son emploi pour ce qui était considéré comme des tweets « transphobes ». Elle a porté son affaire devant un tribunal du travail, demandant au juge de décider si une croyance philosophique selon laquelle le sexe est déterminé par la biologie est protégée par la loi. Le juge Tayler a décidé que non.
    Mon intérêt pour les questions trans remontait à près de deux ans à l’affaire Maya, au cours de laquelle j’ai suivi de près le débat sur le concept d’identité de genre. J’ai rencontré des personnes trans, j’ai lu divers livres, blogs et articles de personnes trans, de spécialistes du genre, de personnes intersexuées, de psychologues, d’experts en protection, de travailleurs sociaux et de médecins, et j’ai suivi le discours en ligne et dans les médias traditionnels. À un certain niveau, mon intérêt pour cette question a été professionnel, car j’écris une série policière, qui se déroule de nos jours, et ma détective fictive est en âge d’être intéressée et affectée par ces questions elle-même, mais sur un autre point, c’est intensément personnel, comme je vais l’expliquer.
    Pendant tout ce temps, j’ai fait des recherches et appris, des accusations et des menaces de militants trans ont bouillonné dans ma chronologie Twitter. Cela a été initialement déclenché par un « like ». Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à l’identité de genre et aux questions transgenres, j’ai commencé à capturer des commentaires qui m’intéressaient, afin de me rappeler ce que je pourrais vouloir rechercher plus tard. À une occasion, j’ai distraitement « aimé » au lieu de faire des captures d’écran. Ce simple « like » a été considéré comme une preuve de mauvaise pensée, et un faible niveau persistant de harcèlement a commencé.
    Des mois plus tard, j’ai aggravé mon crime accidentel en mettant « j’aime » et en suivant Magdalen Berns sur Twitter. Magdalen était une jeune féministe et lesbienne extrêmement courageuse qui est morte d’une tumeur cérébrale agressive. Je l’ai suivie parce que je voulais la contacter directement, ce que j’ai réussi à faire. Cependant, comme Magdalen croyait beaucoup à l’importance du sexe biologique et ne croyait pas que les lesbiennes devraient être appelées des fanatiques pour ne pas sortir avec des femmes trans avec un pénis, des points ont été réunis dans la tête des activistes trans de Twitter et le niveau des médias sociaux les abus ont augmenté.
    Je mentionne tout cela uniquement pour expliquer que je savais parfaitement ce qui allait se passer lorsque je soutiendrais Maya. Je devais être sur ma quatrième ou cinquième annulation d’ici là. Je m’attendais à ce que les menaces de violence, qu’on me dise que je tuais littéralement des personnes trans avec ma haine , m’appeler conne et salope et, bien sûr, que mes livres soient brûlés, bien qu’un homme particulièrement violent m’ait dit qu’il les avait compostées.
    À la suite de mon annulation, je ne m’attendais pas à l’avalanche de courriels et de lettres qui m’arrivaient, dont la très grande majorité était positive, reconnaissante et encourageante. Ils provenaient d’un échantillon représentatif de personnes aimables, empathiques et intelligentes, certaines travaillant dans des domaines traitant de la dysphorie de genre et des personnes trans, qui sont toutes profondément préoccupées par la façon dont un concept sociopolitique influence la politique, la pratique médicale. Ils s’inquiètent des dangers pour les jeunes, les homosexuels et l’érosion des droits des femmes et des filles. Surtout, ils s’inquiètent d’un climat de peur qui ne profite à personne - et surtout pas aux jeunes trans -.
    J’avais échappé à Twitter pendant de nombreux mois avant et après avoir tweeté le soutien à Maya, parce que je savais que cela ne faisait rien de bon pour ma santé mentale.
    Je ne suis revenu que parce que je voulais partager un livre pour enfants gratuit pendant la pandémie. Immédiatement, des militants qui se croient clairement bons, gentils et progressistes ont envahi ma chronologie, assumant le droit de contrôler mon discours, m’accusant de haine, m’appellent, m’insultent de misogynes et, surtout - comme chaque femme impliquée dans ce débat saura - de TERF.
    Si vous ne le saviez pas déjà - et pourquoi le feriez-vous ? - « TERF » est un acronyme inventé par des militantes trans, qui signifie Trans-Exclusionary Radical Feminist. Dans la pratique, un échantillon représentatif de femmes énorme et diversifié est actuellement appelé TERF et la grande majorité n’a jamais été des féministes radicales. Les exemples de soi-disant TERF vont de la mère d’un enfant gay qui avait peur que son enfant veuille faire la transition pour échapper à l’intimidation homophobe, à une dame plus âgée jusqu’alors totalement non féministe qui a juré de ne plus jamais visiter Marks & Spencer parce qu’ils autorisent n’importe quel homme qui dit s’identifier comme une femme dans les vestiaires des femmes. Ironiquement, les féministes radicales ne sont même pas trans-exclusives - elles incluent les hommes trans dans leur féminisme, car elles sont nées femmes.
    Mais les accusations de TERFery ont suffi à intimider de nombreuses personnes, institutions et organisations que j’admirais autrefois, qui se recroquevillent devant les tactiques de la cour de récréation. « Ils vont nous appeler transphobes ! « Ils diront que je déteste les trans ! » Et ensuite, ils diront que vous avez des puces ? En tant que femme biologique, beaucoup de personnes en position de pouvoir ont vraiment besoin de se faire pousser une paire (ce qui est sans doute littéralement possible, selon le genre de personnes qui soutiennent que le poisson-clown prouve que les humains ne sont pas une espèce dimorphe).
    Alors pourquoi je fais ça ? Pourquoi parler ? Pourquoi ne pas faire tranquillement mes recherches et garder la tête baissée ?
    ●Eh bien, j’ai cinq raisons de m’inquiéter du nouveau militantisme trans et de décider que je dois parler.
    Tout d’abord, j’ai une fiducie caritative qui se concentre sur la réduction de la privation sociale en Écosse, avec un accent particulier sur les femmes et les enfants. Entre autres choses, ma cause soutient des projets pour les femmes détenues et pour les victimes de violences domestiques et sexuelles. Je finance également la recherche médicale sur la SEP, une maladie qui se comporte très différemment chez l’homme et la femme. Il est clair pour moi depuis un certain temps que le nouvel activisme trans a (ou est susceptible d’avoir, si toutes ses demandes sont satisfaites) un impact significatif sur de nombreuses causes que je soutiens, car il pousse à éroder la définition légale du sexe et le remplacer par le genre.
    La deuxième raison est que je suis une ancienne enseignante et la fondatrice d’une association caritative pour enfants, ce qui fait que je m’intéresse à la fois à l’éducation et à la sauvegarde. Comme beaucoup d’autres, je suis profondément préoccupé par l’effet du mouvement des droits des trans sur les deux cas.
    Le troisième est qu’en tant qu’autrice très interdite, je m’intéresse à la liberté d’expression et je l’ai défendue publiquement, même au sujet de Donald Trump.
    Le quatrième est l’endroit où les choses commencent à devenir vraiment personnelles. Je suis préoccupé par l’énorme explosion de jeunes femmes souhaitant effectuer une transition et également par le nombre croissant de personnes qui semblent se détransitionner (retourner à leur sexe d’origine), car elles regrettent d’avoir pris des mesures qui, dans certains cas, ont irrévocablement modifié leur corps, et enlevé leur fertilité. Certains disent qu’ils ont décidé de faire la transition après avoir réalisé qu’ils étaient attirés par le même sexe et que la transition était en partie due à l’homophobie, soit dans la société, soit dans leur famille.
    La plupart des gens ne savent probablement pas - je ne l’étais certainement pas, jusqu’à ce que j’ai commencé à faire des recherches sur ce problème - qu’il y a dix ans, la majorité des personnes souhaitant passer au sexe opposé étaient des hommes. Ce ratio s’est désormais inversé. Le Royaume-Uni a connu une augmentation de 4400% de filles référées pour un traitement de transition. Les filles autistes sont extrêmement surreprésentées dans leur nombre.
    Le même phénomène a été observé aux États-Unis. En 2018, la médecin et chercheuse américaine Lisa Littman a entrepris de l’explorer. Dans une interview, elle a déclaré :
    « Les parents en ligne décrivaient un modèle très inhabituel d’identification transgenre où plusieurs amis et même des groupes d’amis entiers étaient identifiés transgenres en même temps. J’aurais été négligente si je n’avais pas considéré la contagion sociale et les influences des pairs comme des facteurs potentiels.
    Littman a mentionné Tumblr, Reddit, Instagram et YouTube comme facteurs contribuant à la dysphorie de genre à apparition rapide, où elle estime que dans le domaine de l’identification transgenre, « les jeunes ont créé des chambres d’écho particulièrement insulaires ».
    Son journal a fait fureur. Elle a été accusée de partialité et de diffusion de fausses informations sur les personnes transgenres, soumise à un tsunami de maltraitance et à une campagne concertée pour discréditer à la fois son travail et elle. La revue a mis le journal hors ligne et l’a revu avant de le republier. Cependant, sa carrière a pris un coup similaire à celui subi par Maya Forstater. Lisa Littman avait osé contester l’un des principes centraux de l’activisme trans, à savoir que l’identité de genre d’une personne est innée, comme l’orientation sexuelle. Personne, a insisté les militants, n’a jamais pu être persuadé d’être trans.
    L’argument de nombreux militants trans actuels est que si vous ne laissez pas un adolescent dysphorique faire la transition, ils se tueront. Dans un article expliquant pourquoi il a démissionné du Tavistock (une clinique du genre du NHS en Angleterre), le psychiatre Marcus Evans a déclaré que les affirmations selon lesquelles les enfants se tueraient s’ils n’étaient pas autorisés à faire la transition ne correspondaient pas substantiellement à des données ou études solides dans ce domaine. Ils ne correspondent pas non plus aux cas que j’ai rencontrés au cours des décennies en tant que psychothérapeute.
    Les écrits de jeunes hommes trans révèlent un groupe de personnes particulièrement sensibles et intelligents. Plus j’ai lu leurs récits de dysphorie de genre, avec leurs descriptions perspicaces d’anxiété, de dissociation, de troubles de l’alimentation, d’automutilation et de haine de soi, plus je me suis demandé si, si j’étais né 30 ans plus tard , Moi aussi, j’aurais pu essayer de faire la transition. L’attrait de fuir la féminité aurait été énorme. J’ai été aux prises avec un trouble obsessionnel-compulsif sévère à l’adolescence. Si j’avais trouvé en ligne une communauté et une sympathie que je ne pouvais pas trouver dans mon environnement immédiat, je pense que j’aurais pu être persuadé de me transformer en fils que mon père avait ouvertement dit qu’il aurait préféré.
    Quand j’ai lu la théorie de l’identité de genre, je me souviens à quel point je me sentais mentalement asexué chez les jeunes. Je me souviens que Colette se décrivait comme une "hermaphrodite mentale ’’ et les mots de Simone de Beauvoir : "Il est parfaitement naturel que la future femme se sente indignée des limites que son sexe lui impose. La vraie question n’est pas de savoir pourquoi elle devrait les rejeter : le problème est plutôt de comprendre pourquoi elle les accepte.
    Comme je n’avais pas la possibilité réaliste de devenir un homme dans les années 1980, ce devait être des livres et de la musique qui m’ont fait traverser à la fois mes problèmes de santé mentale et l’examen et le jugement sexualisés qui mettent tant de filles en guerre contre leur corps. à l’adolescence.
    Heureusement pour moi, j’ai trouvé mon propre sens de l’altérité et mon ambivalence d’être une femme, reflétées dans le travail des femmes écrivains et musiciens qui m’ont rassuré que, malgré tout, un monde sexiste essaie de se jeter sur le corps féminin, c’est bien de ne pas se sentir rose, froufrou et souple dans votre propre tête ; c’est OK de se sentir confuse, sombre, à la fois sexuel et non sexuel, incertain de quoi ou de qui vous êtes.
    Je veux être très clair ici : je sais que la transition sera une solution pour certaines personnes dysphoriques de genre, bien que je sache également grâce à des recherches approfondies que des études ont constamment montré qu’entre 60 et 90% des adolescents dysphoriques de genre sortiront de leur dysphorie. À maintes reprises, on m’a dit de « juste rencontrer des personnes trans ».
    Je l’ai fait : en plus de quelques jeunes, qui étaient tous adorables, il se trouve que je connais une femme transsexuelle autoproclamée qui est plus âgée que moi et merveilleuse. Bien qu’elle soit ouverte sur son passé d’homosexuel, j’ai toujours eu du mal à la considérer comme autre chose qu’une femme, et je crois (et j’espère certainement) qu’elle est complètement heureuse d’avoir fait la transition. Cependant, étant plus âgée, elle a traversé un long et rigoureux processus d’évaluation, de psychothérapie et de transformation par étapes. L’explosion actuelle de l’activisme trans incite à la suppression de presque tous les systèmes robustes par lesquels les candidats au changement de sexe devaient auparavant passer. Un homme qui a l’intention de ne subir aucune intervention chirurgicale et de ne prendre aucune hormone peut désormais obtenir un certificat de reconnaissance du genre et être une femme au regard de la loi. Beaucoup de gens ne le savent pas.
    Nous vivons la période la plus misogyne que j’ai connue. Dans les années 80, j’imaginais que mes futures filles, si j’en avais, vivrait bien mieux que jamais, mais entre la réaction contre le féminisme et une culture en ligne saturée de porno, je crois que les choses ont considérablement empiré pour les filles . Je n’ai jamais vu de femmes dénigrées et déshumanisées au point où elles le sont aujourd’hui. Du chef de file de la longue histoire du monde libre des accusations d’agression sexuelle et sa fierté de s’ "emparer d’elles par la chatte’’, au mouvement incel ("célibataire involontaire’’) qui fait rage contre les femmes qui ne leur donneront pas de sexe, les activistes trans qui déclarent que les TERF ont besoin de coups de poing et de rééducation, les hommes de tous les horizons politiques semblent d’accord : les femmes créent des ennuis. Partout, on dit aux femmes de se taire et de s’asseoir, sinon.
    J’ai lu tous les arguments sur la féminité ne résidant pas dans le corps sexué, et les affirmations selon lesquelles les femmes biologiques n’ont pas d’expériences communes, et je les trouve aussi profondément misogynes et régressives. Il est également clair que l’un des objectifs de nier l’importance du sexe est d’éroder ce que certains semblent voir comme l’idée cruellement ségrégationniste des femmes ayant leurs propres réalités biologiques ou - tout aussi menaçantes - des réalités unificatrices qui en font une classe politique cohérente. Les centaines de courriels que j’ai reçus ces derniers jours prouvent que cette érosion en inquiète beaucoup d’autres. Il ne suffit pas que les femmes soient des alliées trans. Les femmes doivent accepter et admettre qu’il n’y a pas de différence matérielle entre les femmes trans et elles-mêmes.
    Mais, comme beaucoup de femmes l’ont dit avant moi, « femme » n’est pas un costume. « Femme » n’est pas une idée dans la tête d’un homme. "Femme’’ n’est pas un cerveau rose, un goût pour Jimmy Choos ou l’une des autres idées sexistes désormais présentées d’une manière ou d’une autre comme progressistes. De plus, le langage « inclusif » qui appelle les femmes « menstrues » et « personnes vulvaires » frappe de nombreuses femmes comme déshumanisantes et dégradantes. Je comprends pourquoi les militants trans considèrent ce langage comme approprié et gentil, mais pour ceux d’entre nous qui ont eu des insultes dégradantes crachées sur nous par des hommes violents, ce n’est pas neutre, c’est hostile et aliénant.
    Ce qui m’amène à la cinquième raison pour laquelle je suis profondément préoccupé par les conséquences de l’activisme trans actuel.
    Je suis dans l’œil du public depuis plus de vingt ans et je n’ai jamais parlé publiquement d’être une survivante de la violence domestique et des agressions sexuelles. Ce n’est pas parce que j’ai honte que ces choses m’arrivent, mais parce qu’elles sont traumatisantes à revisiter et à mémoriser. Je me sens également protectrice de ma fille de mon premier mariage. Je ne voulais pas revendiquer la propriété exclusive d’une histoire qui lui appartient aussi. Cependant, il y a peu de temps, je lui ai demandé comment elle se sentirait si j’étais publiquement honnête au sujet de cette partie de ma vie, et elle m’a encouragée à aller de l’avant.
    Je mentionne ces choses maintenant non pas dans le but de susciter la sympathie, mais par solidarité avec le grand nombre de femmes qui ont des histoires comme la mienne, qui ont été insultées en tant que fanatiques pour avoir des inquiétudes autour des espaces unisexes.
    J’ai réussi à échapper à mon premier mariage violent avec une certaine difficulté, mais je suis maintenant marié à un homme vraiment bon et fondé sur des principes, sûr et sécurisé comme je ne l’aurais jamais pensé dans un million d’années. Cependant, les cicatrices laissées par la violence et les agressions sexuelles ne disparaissent pas, peu importe à quel point vous êtes aimés et quel que soit l’argent que vous avez gagné. Ma nervosité perpétuelle est une blague familiale - et même je sais que c’est drôle - mais je prie que mes filles n’aient jamais les mêmes raisons que moi de détester les bruits soudains et forts ou de trouver des gens derrière moi quand je ne les ai pas entendus s’approcher.
    Si vous pouviez entrer dans ma tête et comprendre ce que je ressens en lisant une femme trans mourant entre les mains d’un homme violent, vous trouveriez la solidarité et la parenté. J’ai un sens viscéral de la terreur dans laquelle ces femmes trans auront passé leurs dernières secondes sur terre, parce que moi aussi j’ai connu des moments de peur aveugle quand j’ai réalisé que la seule chose qui me maintenait en vie était la retenue timide de mon agresseur .
    Je crois que la majorité des personnes trans-identifiées représentent non seulement une menace zéro pour les autres, mais sont vulnérables pour toutes les raisons que j’ai décrites. Les personnes trans ont besoin et méritent d’être protégées. Comme les femmes, elles sont plus susceptibles d’être tuées par des partenaires sexuels. Les femmes trans qui travaillent dans l’industrie du sexe, en particulier les femmes trans de couleur, sont particulièrement exposées. Comme tous les autres survivants d’agression domestique et d’agression sexuelle que je connais, je ne ressens que de l’empathie et de la solidarité avec les femmes trans qui ont été maltraitées par des hommes.
    Je veux donc que les femmes trans soient en sécurité. En même temps, je ne veux pas rendre les filles et les femmes natales moins sûres. Lorsque vous ouvrez les portes des salles de bains et des vestiaires à tout homme qui croit ou se sent qu’il est une femme - et, comme je l’ai dit, des certificats de confirmation de genre peuvent maintenant être accordés sans avoir besoin de chirurgie ou d’hormones - alors vous ouvrez la porte à tous les hommes qui souhaitent entrer. Telle est la simple vérité.
    Samedi matin, j’ai lu que le gouvernement écossais poursuivait ses plans controversés de reconnaissance du genre, ce qui signifie en fait que tout ce dont un homme a besoin pour « devenir une femme », c’est de le dire. Pour utiliser un mot très contemporain, j’ai été « déclenché ». Terrassé par les attaques incessantes d’activistes trans sur les réseaux sociaux, alors que je n’étais là que pour donner aux enfants des commentaires sur les photos qu’ils avaient dessinées pour mon livre sous verrouillage, j’ai passé une grande partie de samedi dans un endroit très sombre à l’intérieur de ma tête, comme souvenirs d’une agression sexuelle grave que j’ai subie dans la vingtaine s’est répétée en boucle. Cette agression s’est produite à un moment et dans un espace où j’étais vulnérable, et un homme a profité d’une opportunité.
    Tard samedi soir, en parcourant les photos des enfants avant d’aller me coucher, j’ai oublié la première règle de Twitter - ne t’attends jamais à une conversation nuancée - et j’ai réagi à ce que je ressentais comme un langage dégradant à propos des femmes. J’ai parlé de l’importance du sexe et j’en paie le prix depuis. J’étais transphobe, j’étais une conne, une chienne, une TERF, je méritais l’annulation, le coup de poing et la mort. Vous êtes Voldemort a dit une personne, sentant clairement que c’était la seule langue que je comprendrais.
    Il serait tellement plus facile de tweeter les hashtags approuvés - car bien sûr, les droits des trans sont des droits de l’homme et bien sûr, les vies trans comptent - ramasser les cookies réveillés et se prélasser dans une rémanence de signalisation de la vertu. Il y a de la joie, du soulagement et de la sécurité en conformité. Comme l’a également écrit Simone de Beauvoir, « … sans aucun doute, il est plus confortable de supporter la servitude aveugle que de travailler pour sa libération ; les morts aussi sont mieux adaptés à la terre que les vivants. »
    Un grand nombre de femmes sont à juste titre terrifiées par les activistes trans ; Je le sais parce que beaucoup sont entrés en contact avec moi pour raconter leurs histoires. Ils ont peur de faire du doxxing, de perdre leur emploi ou leurs moyens de subsistance, et de la violence.
    Mais c’est infiniment désagréable, ce ciblage constant contre moi, je refuse de m’incliner devant un mouvement qui, à mon avis, fait du tort en cherchant à éroder les `` femmes ’’ en tant que classe politique et biologique et en offrant une couverture à des prédateurs comme peu auparavant. Je me tiens aux côtés des femmes et des hommes courageux, homosexuels, hétérosexuels et trans, qui défendent la liberté d’expression et de pensée, ainsi que les droits et la sécurité de certaines des personnes les plus vulnérables de notre société : les jeunes gays, les adolescents fragiles, et les femmes qui sont tributaires et souhaitent conserver leurs espaces de sexe unique. Les sondages montrent que ces femmes sont une grande majorité, et excluent seulement celles qui ont le privilège ou la chance de ne jamais avoir été confrontées à la violence masculine ou à des agressions sexuelles, et qui n’ont jamais eu la peine de se renseigner sur la prévalence de la violence.
    La seule chose qui me donne de l’espoir, c’est que les femmes qui peuvent protester et s’organiser le font, et qu’elles ont à leurs côtés des hommes vraiment honnêtes et des personnes trans. Les partis politiques qui cherchent à apaiser les voix les plus fortes dans ce débat ignorent les préoccupations des femmes à leurs risques et périls. Au Royaume-Uni, les femmes se tendent la main entre les partis, préoccupées par l’érosion de leurs droits durement acquis et l’intimidation généralisée. Aucune des femmes sensibles au genre à qui j’ai parlé ne déteste les personnes trans ; au contraire. Beaucoup d’entre elles se sont intéressés à cette question en premier lieu par souci pour les jeunes trans, et ils sont extrêmement sympathiques envers les adultes trans qui veulent simplement vivre leur vie, mais qui font face à un contrecoup pour une marque d’activisme qu’ils n’approuvent pas.
    La dernière chose que je veux dire est la suivante. Je n’ai pas écrit cet essai dans l’espoir que quelqu’un me procurera un violon, même pas minuscule. J’ai une chance extraordinaire ; Je suis une survivante, certainement pas une victime. Je n’ai mentionné mon passé que parce que, comme tout autre être humain sur cette planète, j’ai une trame de fond complexe, qui façonne mes peurs, mes intérêts et mes opinions. Je n’oublie jamais cette complexité intérieure quand je crée un personnage fictif et je ne l’oublie certainement jamais quand il s’agit de personnes trans.
    Tout ce que je demande - tout ce que je veux - c’est qu’une empathie similaire, une compréhension similaire, soit étendue aux millions de femmes dont le seul crime est que leurs préoccupations soient entendues sans recevoir de menaces et d’abus.

    https://www.facebook.com/Joanavrillaud/posts/168681517970985

    • Je vous laisse taguer :-)
      Comme dans les débats sur la Police, les débats féminisme vs transgenrisme devraient pouvoir être clôt en quelques mots.
      L’autre fois, j’ai mis un terme à une entame pénible sur les violences_policières_qui_n’existent_pas par mon interlocuteur du type « mais dans les quartiers, j’y habite, alors je sais ce que je dis, ils (la police) laissent faire, les motos, les rodéos, tous les wesh wesh peuvent faire ce qu’ils veulent depuis le confinement » ; car oui, visiblement, à Lyon, il n’y a pas eu de volonté de casser du populo. En retour, j’ai émis l’idée que « en France, la peine de mort est abolie, personne n’est supposé mourir lors d’une interpellation ». Ça m’a étonné, mais ça a marché.
      Dans le débat Féminisme vs Transgenrisme, on doit sans doute pouvoir émettre une opinion du type « le harcèlement est interdit, personne ne devrait être obligé de fermer son compte twitter/instagram/que sais-je pour des faits de harcèlement, de menaces physiques, de menaces de mort ».

    • aussi seenthisé par @tintin par là https://seenthis.net/messages/860214

      Après une recherche sur seenthis il y a quelques jours, j’ai découvert qu’ici aussi on a de nombreuses fois tenté d’avoir des échanges sur des problèmes de compréhension, comme des traduction simplifiées telle la notion de « lobby trans », qui n’aident pas plus que les appels à meutes-contre-meutes, mais personnellement, quand je vois que ça ne sert à rien au bout de X fois, je pars du principe que la transphobie est avérée et assumée https://seenthis.net/messages/859349

    • C’est ton « not-all-trans » qui m’a fait ramener cet échange, @biggrizzly , l’ayant justement moi aussi utilisé comme argument. Quand au texte de J.K. Rowling j’avoue avoir beaucoup de mal à le lire, entre les sous-entendus que je ne maîtrise pas dans l’original, la mauvaise traduction, les tonnes de références toutes plus justifiantes les unes que les autres et son parcours personnel, à chaque fois qu’elle assimile le harcèlement, réel, qu’elle subit, avec la cause, qu’elle prétend ne pas combattre, je ... préfère fuir car une colère immense me submerge. Je ne sais pas comment expliquer ça à part la sensation d’une profonde injustice venant d’une personne qui a absolument tous les éléments pour ne pas la commettre.

    • Je l’ai déjà signifié sur de vieux fils, qui peuvent d’ailleurs avoir été effacé du fait de la disparition des contributeurices concerné·e·s. Le sujet trans me dépasse mais je le lis toujours avec intérêt. J’ai évoqué le « not all XXX » pour évoquer la façon dont certains hommes l’utilisent pour mettre sous le tapis le débat de fond « on n’est pas tous violents, alors bon hein, y-a pas débat ». La façon dont le débat autour du sujet soulevé par JKR se passe me fait penser à ça (j’ai bien dit autour du débat soulevé par JKR, JKR ne m’intéresse pas).

      Le sujet de fond que je suis via Martin Dufresne, sans pour autant partager ses choix d’expression, c’est ce chemin tracé dans les pays anglo-saxon sur la transition. L’auto-détermination, la non-mixité, etc. On a eu des débats déjà sur la non-mixité, et les hommes et les hommes blancs, ont mené des agressions contre les espaces non-mixtes féminins ou non-blancs. Et visiblement, on a le même genre d’agressions entre femmes et trans et la bataille ne semble pas aller dans le sens d’une victoire pour le féminisme, et la façon dont cela se passe a des aspects peu ragoûtants.

      Je ne conclus rien, j’en serais bien incapable. Je dis juste que je ressens que les termes du débat sont incertains et que tout simplement, je ne comprends pas comment il est possible d’en arriver à un tel niveau de violence et de situations paraissant si ubuesques.

    • La comparaison avec d’autres sujets tabou, déclencheurs d’agressions mimant la colère, est heuristique. On a effectivement déjà vu des gens se braquer et lancer les accusations les plus illogiques et les procès d’intention les plus injustifiés contre les membres de populations opprimées qui cherchaient à se défendre contre des coups de force drapés dans l’universalisme. Merci du relai de cete version française du texte de Rowling. Nous travaillons à TRADFEM à en peaufiner une traduction plus attentive, qui devrait élever le niveau du débat au-dessus des accusations de « transphobie » et du déni de l’existence d’une politique concertée d’abolition des droits des femmes, que l’on reconnaisse ou non le lobby qui y travaille (https://www.partage-le.com/2018/11/16/les-principes-de-jogjakarta-une-menace-internationale-contre-les-droits-)

    • J’étoile mais j’ai pas très envie de lire... La défense à là « femme = utérus », elle simplifie les choses mais politiquement elle n’a aucun sens. Et stratégiquement, elle isole les féministes radicales.

      http://yogyakartaprinciples.org/wp-content/uploads/2016/08/principles_fr.pdf

      Je viens de commencer Mes bien chères sœurs de Chloé Delaume et deux citations en exergue.

      La seule chose que toutes les femmes partagent, c’est le fait d’être perçues en tant que femmes et d’être traitées comme telles.

      Julia Serano

      Je lis cette phrase aussi bien comme un refus de l’auto-identification (qui a bien avancé dans tous les pays occidentaux sauf la France, qui a trouvé une mesure intéressante entre ça et la psychiatrisation) que comme un refus de l’essentialisme actuellement promu par des féministes radicales qui nous disaient bien qu’être femme est une position sociale. C’est la définition qui me convient.

      La complaisance absolue à l’identification au féminin de la part de personnes qui ont une expression de genre masculine, la complaisance absolue à d’amicales pressions envers des lesbiennes à avoir des relations sexuelles (coerced into sex, comme on dit amicalement) avec des femmes trans non opérées, la complaisance absolue au harcèlement et aux attaques contre des femmes et des féministes, y compris quand des mecs cis sans passif proféministe militant s’y mettent, tout ça est aussi merdique que de voir des féministes super intéressantes comme M. Murphy, S. Jeffreys ou Ch. Delphy réduire leur définition de ce qu’est être une femme.

    • Même s’il y a quelques allusions au biologique, je trouve le texte de Rowling ni clivant ni virulent (évidemment on va dire, ouais mais toi t’es pas un « premier concerné » donc t’as rien à dire), comparé à la violence des réponses (et là aussi je dis ça en étant bien conscient qu’on peut comparer avec ceux qui se plaignent de la violence des féministes ou autres dominé⋅es). Elle ne parle pas du tout de lobby trans, elle parle bien de femmes trans et d’hommes trans, sans nier leur nouveau genre. Mais elle dit qu’avant ça prenait un temps et des étapes précises pour y arriver (qui pouvaient sûrement être améliorées et être moins jugeantes, mais ça avait des raisons), alors que maintenant c’est vraiment uniquement sur le ressenti personnel, ce qui n’a justement pas de sens pour un truc sensé être social. Et que de par sa vie et la violence qu’elle a subit elle-même, elle est très préoccupée par les attaques à la non-mixité.

      Quand je lis ça :

      Ma nervosité perpétuelle est une blague familiale - et même je sais que c’est drôle - mais je prie que mes filles n’aient jamais les mêmes raisons que moi de détester les bruits soudains et forts ou de trouver des gens derrière moi quand je ne les ai pas entendus s’approcher.

      et connaissant des proches qui ont très exactement ce comportement, pour les mêmes raisons violentes, ça me touche particulièrement et immédiatement, et je comprends parfaitement qu’on s’inquiète d’une augmentation des situations où on peut se retrouver avec un pénis dans un lieu où on pensait être un peu plus en sécurité qu’ailleurs parce que non-mixte.

    • en lien cette tribune récente : https://seenthis.net/messages/860296

      Je n’arrive pas à comprendre ce qu’il y a de transphobe là-dedans... (à part de publier dans le figaro)

      je rappelle aussi que cette guerre, comme les autres, a des conséquences très concrètes, ici même en france : le 8 mars dernier, un cortège abolitioniste composé de survivantes de la prostitution, s’est fait agressé, violemment, pour leurs positions politique :

      https://seenthis.net/messages/830962

      Je me demande qui sont ces gens, qui ont visiblement décidé d’utiliser la violence pour faire passer leur point de vue. Très franchement ces gens me foutent la haine et ça ne m’encourage pas du tout à la nuance.

    • Ça y est, j’ai lu le texte. Je le trouve bien à 90 %. Mais elle semble renvoyer toutes les personnes trans à leur identité de naissance, whatever. Je ne comprends même pas : des mecs trans peuvent venir parce que c’est des femmes en vrai, on n’est que son corps, femmes trans opérées ou avec une expression de genre masculine sont également des hommes. On est son corps ou on n’est pas son corps ? Et quid de ce que des féministes ont passé des décennies à documenter, le fait qu’on est des êtres socialisés à être ci ou ça et qu’il n’y a pas d’essence féminine ou masculine (même s’il y a un certain dimorphisme, voir la doc sur la recherche médicale androcentrée, qui produit aussi des différences).

      Je ne sais pas ce qu’elle voulait dire mais ça me semble assez incohérent sur le fond, même si je suis ultra d’accord que des femmes, des féministes radicales et des personnes en détransition n’ont pas à subir cette violence, à se taire. Même si une partie de l’activisme trans me débecte (réduction au silence des lesbiennes se disant sous pressions multiples à avoir des rapports sexuels avec des femmes trans non-opérées, défense des criminels sexuels ayant faire reconnaître leur statut de femmes, etc.). Même si j’ignore encore beaucoup des réseaux et de l’argent qui a réussi à faire bouger aussi vite les législations sur la transidentité, le passage d’une psychiatrisation sexiste et abusive (sur laquelle Rowling passe avec un certain déni) à des dispositions d’auto-déclaration simplement aberrantes. Même si j’attends avec impatience que le parapluie trans se déchire, entre les copines et les copains trans féministes et les personnes bardées de male entitlement qui estiment avoir le droit d’être inclues dans nos espaces (y compris quand elles sont prédatrices sexuellement) alors qu’elles sont identifiées comme des hommes dans leur vie de tous les jours.

      Le fait que JKR déclenche une telle tempête de merde pour un texte pas mal (encore que je ne le signerais pas, loin de là), c’est inquiétant.

    • A la fois je déplore absolument ces excès, et en même temps, je n’ai pas vraiment d’exemples de mouvements qui n’aient pas à un moment cédés à des excès, des procès et des exclusions. Je crois, qu’il ne faut pas sous-estimer la souffrance des personnes qui militent sur ces questions et la dynamique de groupe qui recèle, en même temps, de l’émulation collective positive et une radicalité excluante. C’est ce double mouvement, sur un sujet difficile, profondément remuant et qui vient remettre en cause beaucoup de nos repères(1), qui mène à ces anathèmes, qui sont, je l’espère souvent transitoires.

      1) que faire de ces catégories du féminin/masculin quand tu sais que sans aucune intervention médicale ou chimique, une femme enceinte peut s’avérer être XY au niveau génétique, tout en ayant tous les signes extérieurs et internes du féminin comme c’est le cas d’une connaissance. Perso, je ne suis pas sûre de savoir...

      Et en même temps, je me méfies absolument de la suppression des toilettes non mixtes. Et en même temps je ne voudrais pas qu’une femme trans se phase tabasser ou pire parce qu’elle a été « repérée » dans des toilettes pour hommes... Etc.

      Bref, comme toujours, continuer à s’informer, se former, écouter, réfléchir...

    • Sur les toilettes...
      https://seenthis.net/messages/823002#message823059

      Dans quelles toilettes peut-on aller tranquillement faire ses besoins quand on est une personne trans ? Si on « passe » facilement, aller aux chiottes sans se faire remarquer devient un jeu gratifiant. Si ce n’est pas le cas, on risque des agressions verbales ou physiques.

      En attendant cette abolition, être une femme, ce n’est pas se sentir « féminine », c’est ne pas se sentir tout à fait à l’abri de ces inégalités et de ces violences. Et il n’est ni illégitime ni ringard qu’un groupe de personnes concernées par la prévalence des agressions sexuelles et des viols dans leurs vies exige le droit d’uriner dans des lieux sûrs. À Stockholm, où les toilettes de la gare centrale sont mixtes (et payantes), le personnel est très présent dans les lieux et peut-être que les hommes suédois ont appris à mettre leur fierté ailleurs que dans le fait d’uriner debout. La question de toilettes dans lesquelles les femmes trans seraient les bienvenues est alors réglée mais la mixité ne se décide pas d’un coup de baguette magique, sans se soucier de ce que vivent les autres femmes et à leurs dépens.

    • Je repense à nos discussions... Et à comment respecter l’intégrité des unes sans foutre en l’air celle des autres.

      Les 10 % avec lesquels je suis très opposée à JKR, c’est quand elle refuse (ça n’a pas l’air si clair dans son texte mais c’est l’idée des féministes radicales ou « critiques du genre » qu’elle défend) de voir dans des femmes trans des femmes comme d’autres. Alors qu’elle le dit elle-même, elle n’est pas capable de voir dans sa pote trans l’homme qu’elle a pu être un jour au regard des autres (je pige pas). Nier que les femmes trans sont des femmes, c’est transphobe, pas besoin d’aller chercher plus loin à coups de « je ne comprends pas ce qui est transphobe » (réflexion qui ont fait vomir l’une d’entre nous qui en a quitté le réseau, je le rappelle).

      Arbitrer entre les besoins des unes et des autres ne sera pas facile et l’ambiance délétère actuelle n’aide pas. Quand je vois des non-binaires barbus qui bouffent du privilège masculin puis veulent intégrer des espaces non-mixtes, 50 % de femmes trans au Royaume-Uni en prison pour violences sexuelles envers des femmes (les rad fem parlent d’autogynophilie, une attirance pour soi en femme parce qu’on est attiré·e sexuellement par les femmes), je me dis que les acteurs de cette lutte n’en ont pas grand chose à foutre, des droits des femmes cis ni trans (celles qui ont envie de vivre leurs vies de meufs en sororité, pas d’exercer un entitlement sur les autres femmes, corps ou agenda politique, en les menaçant de les étouffer de leur bite), quand je vois les mecs woke se faire les « alliés » en ne voyant pas le problème d’appeler à et d’exercer la violence contre des féministes... je me dis qu’il va falloir que des copines se réveillent.

    • euh... j’ai dit : « je ne comprends pas ce qui est transphobe là-dedans » un peu énervé c’est vrai, mais pas dans l’idée de blesser quelqu’un... Il y a le même problème posé là : https://seenthis.net/messages/579254
      par #Chimamanda_Ngozi_Adichie, mais je pense que vous l’avez tous lu...

      Le truc qui me semble problématique c’est le désir d’une identité femme ou homme non-équivoque . Je comprends bien qu’on ai envie de stabiliser tout ça, mais ça semble impossible et plutôt source de future souffrance... Pour être plus clair j’ai envie de faire la comparaison avec des problèmes d’identité que j’ai pu traverser. J’ai un nom de vrai grec, et pendant une longue phase, j’ai vraiment voulu devenir grec. A force de me prendre un mur, j’ai pas vraiment pas eu d’autre choix que de me dire mixte, ou en tout cas que l’accès à cette identité d’une façon entière, était, malgré tous les efforts possible, eh bah... impossible quoi. ça ne résouds pas grand chose, mais ça donne l’impression d’être honnête avec moi-même, de prendre acte de ça. D’une façon très abstraite, je le reconnais, je préférais qu’on défende la bâtardise, le mixte, le mélangé, le métis, le trans et l’ambigue (qui n’est toujours pas vraiment une place agréable à habiter so far) que l’univoque. On en est au point où dire de quelqu’un qu’il est trans devient de la transphobie. Ok, si ce n’est pas le ou la première concernée qui s’exprime, c’est une assignation, mais il n’y pas de code qui ne soit pas social non ? On navigue là-dedans, pas l’intérieur de soi-même...

      Encore une fois cette petite comparaison a ses limites et je n’ai bien sûr pas l’expérience de certains, certaines... Et surtout peut-être que des choses peuvent changer dans des proportions que je peine à imaginer... (mon expérience de réunification d’identité a été un échec assez dur, je ne pars donc pas d’une expérience positive).

    • Ah oui, le lien, c’était la fois où nos petites discussions étaient passées sur rezo.net !

      Pour beaucoup de féministes radicales, dire « trans femme », ça veut dire d’abord que la personne est trans et pas une femme avec une histoire différente, et le but est de les exclure des lieux non-mixtes. Dans un des textes de Tradfem, il était question d’une femme trans à côté de la plaque dans une discussion sur les règles. Je suis ok pour qu’on fasse des réunions « vulves » ou « règles » avec des personnes qui en ont, femmes cis et mecs trans, mais l’exclusion s’étend au reste.

      Je ne suis pas pour qu’on appelle ça « transphobe » parce que ce ne sont que des exclusions de lieux spécifiques par des personnes qui en ont besoin parce que minorisées par ailleurs. C’est pas la discrimination à l’embauche ou au logement (que Trump a rendu légales, si j’ai bien compris), les atteintes à l’intégrité des corps des personnes trans, hommes et femmes, etc. Je préfère dire « préjudiciable aux personnes trans » sans préjuger des sentiments qu’il peut y avoir derrière mais je dois constater que c’est des manières de parler qui sont délibérées et les meufs continuent de parler de cette manière dont on leur dit qu’elle humilie. Alors oui, ça commence à puer la haine de l’autre.

      Les féministes transinclusives ne se refusent pas de dire femmes cis et femmes trans. Et certaines femmes trans reconnaissent la force que ça donne, d’avoir une socialisation initiale masculine (Paula Stone Williams) pendant que d’autres le nient (Julia Serano n’est pas super sur ça, elle note en passant que les femmes trans ne sont pas des paillassons et n’en tire pas d’autre conclusion que les femmes cis sont un peu de la merde).

      L’auto-définition de l’identité ethno-raciale, c’est encore autre chose ! Et c’est aussi un problème, quand des personnes chrétiennes à la peau claire et un passing bien blanc se prétendent racisées alors qu’elles ne partagent pas l’expérience d’une personne qui l’est. Racisé, c’est un passif, c’est pas génial mais ça rend compte du regard qu’on pose sur toi et de la socialisation qu’on t’impose : la discrimination, les violences, les préjugés, les attentes incohérentes, etc.

      Après, l’intime, c’est encore autre chose...

    • « Nier que les femmes trans sont des femmes, c’est transphobe, pas besoin d’aller chercher plus loin... »
      Ben voilà, il suffisait de l’affirmer.
      « ...je pars du principe que la transphobie est avérée et assumée... »
      "...ça commence à puer la haine de l’autre..."
      Comme disait monsieur de Lafontaine, « qui veut noyer son chien dit qu’il a la rage. » Passons.
      CPar contre, je tiens à répondre au propos de Supergéante qui écrivait « Je crois, qu’il ne faut pas sous-estimer la souffrance des personnes qui militent sur ces questions... »
      Il ne manque pas de cas de figure de gens qui militent dans des luttes identitaires sans souffrance aucune, simplement pour rétablir ce qui est à leurs yeux un ordre naturel, actuellement contesté par des groupes opprimés de longue date. Je pense aux mascus, mais aussi aux racistes assumés, aux bourgeois et gens d’affaires qui se disent étranglés par taxes et impôts, aux sociologues comme JP Kaufmann qui montent au front en tentant de banaliser le viol sur conjointe endormie.
      Aucune souffrance là mais un cement de dominants, un agaopportunisme qui cherche à battre en brèche les avancées des femmes à la faveur de médias réacs. Il y a des personnes identifiées trans qui sont dans la souffrance, j’en conviens, mais pas toutes - et elles ne sont pas toutes hostiles aux femmes qui défendent leurs droits. Ça semble évident à le dire, mais l’équation réflexe trans = souffrance fait le jeu d’une certaine droite, d’où le déferlement anti-Rowling : celle qui affirme posément que la nouvelle impératrice est nue et qu’on lui voit les couilles.

  • The Left Reflects on the Global Pandemic: Gayatri C. #Spivak

    As humanity faces the catastrophic COVID-19 pandemic, unprecedented in recent times, the Left internationally must address this crisis with both short and long term action, analysis and planning. We are active day by day, driven by the needs of our communities - this is already reshaping the way we do politics. We are building solidarity networks and launching campaigns to protect and work alongside the people that are hardest hit by the crisis. At the same time, we must think strategically and present alternatives for the future. There can be no going back to the vicious circle of austerity and poverty: we cannot allow the global reimposition of a failed system on the people. The radical left will pose alternatives to reinvent socialist politics for the 21st century: to build a new society that empowers and liberates us all.

    https://www.youtube.com/watch?v=EseEPBQoVLE

    #conférence #vidéo #Gayatri_Spivak #pandémie #épidémie #coronavirus #covid-19 #crise #gauche #solidarité #pauvreté #austérité #alternative #alternatives #le_monde_d'après

    ping @isskein @karine4

  • Face à la crise, le #mouvement_social choisit l’#unité pour faire entendre sa voix - Basta !
    https://www.bastamag.net/Plan-de-sortie-de-crise-Attac-CGT-Greenpeace-Hopital-gratuite-des-masques-

    Un petit noyau, articulé autour d’Attac, Greenpeace et la CGT, se forme, qui débouche sur un premier « appel pour la justice sociale et le climat », publié en janvier, juste avant le Forum de Davos, auquel se joignent cinq autres organisations, parmi lesquelles Oxfam, le syndicat Solidaires ou la Confédération paysanne. Depuis, la base s’est encore élargie, au point de ne pouvoir soutenir toutes les velléités de ralliement. En l’état actuel, on pourra toutefois regretter l’absence de mouvements de terrain, aux formes moins instituées, tels que le Collectif Inter-urgences, incontournable dans les hôpitaux, ou le comité Adama. La porte est loin d’être fermée, au contraire : « Le plan n’est pas figé, il est évolutif. Ce travail a vocation à s’inscrire dans le temps, et à générer des débats locaux », répond Aurélie Trouvé.

    Reste l’épineuse question des partis politiques. Mercredi 20 mai, une grande réunion virtuelle s’est tenue avec les directions d’une dizaine de formations représentant un éventail plutôt exhaustif de la gauche, du Parti socialiste jusqu’au NPA, avec la France insoumise et EELV. Un dialogue qui n’augure pas, pour autant, d’une dynamique commune : « Nous ne serons pas le lieu de recomposition politique, si tant est que celle-ci puisse exister », assure Aurélie Trouvé. Une erreur qui se révélerait même contreproductive, à l’en croire : « Nous avons vocation à verser ces #idées au #débat, et à les faire #infuser. Mais il n’y aura pas de #gauche et d’#écologie au pouvoir sans mouvements sociaux qui pèsent pour faire avancer la #bataille_culturelle. »

  • « Pourquoi le gouvernement ne veut-il pas de mon aide ? Parce que je ne suis qu’une aide-soignante ? »
    https://www.bastamag.net/France-insoumise-deputee-caroline-Fiat-aide-soignante-Ehpad-assemblee-nati

    Caroline Fiat est députée de la France insoumise. Aide-soignante de profession, elle est, comme certains autres élus, retournée exercer dans un service de réanimation Covid à Nancy. Quelle est sa perception de la gestion de la crise par le gouvernement ? Comment voit-elle la sortie du confinement ? Entretien. Basta ! : Vous êtes retournée travailler comme aide-soignante au CHU de Nancy lors du pic de l’épidémie. Cette mission est aujourd’hui terminée. La situation s’est-elle normalisée ? Caroline (...) #Résister

    / #Gauche_radicale, #Politique, Santé

    #Santé_

  • L’impensé colonial de la #politique_migratoire italienne

    Les sorties du Mouvement Cinq Étoiles, au pouvoir en Italie, contre le #franc_CFA, ont tendu les relations entre Paris et Rome en début d’année. Mais cette polémique, en partie fondée, illustre aussi l’impensé colonial présent dans la politique italienne aujourd’hui – en particulier lors des débats sur l’accueil des migrants.

    Au moment de déchirer un billet de 10 000 francs CFA en direct sur un plateau télé, en janvier dernier (vidéo ci-dessous, à partir de 19 min 16 s), #Alessandro_Di_Battista savait sans doute que son geste franchirait les frontières de l’Italie. Revenu d’un long périple en Amérique latine, ce député, figure du Mouvement Cinq Étoiles (M5S), mettait en scène son retour dans l’arène politique, sur le plateau de l’émission « Quel temps fait-il ? ». Di Battista venait, avec ce geste, de lancer la campagne des européennes de mai.
    https://www.youtube.com/watch?v=X14lSpRSMMM&feature=emb_logo


    « La France, qui imprime, près de Lyon, cette monnaie encore utilisée dans 14 pays africains, […] malmène la souveraineté de ces pays et empêche leur légitime indépendance », lance-t-il. Di Battista cherchait à disputer l’espace politique occupé par Matteo Salvini, chef de la Ligue, en matière de fermeté migratoire : « Tant qu’on n’aura pas déchiré ce billet, qui est une menotte pour les peuples africains, on aura beau parler de ports ouverts ou fermés, les gens continueront à fuir et à mourir en mer. »

    Ce discours n’était pas totalement neuf au sein du M5S. Luigi Di Maio, alors ministre du travail, aujourd’hui ministre des affaires étrangères, avait développé à peu près le même argumentaire sur l’immigration, lors d’un meeting dans les Abruzzes, à l’est de Rome : « Il faut parler des causes. Si des gens partent de l’Afrique aujourd’hui, c’est parce que certains pays européens, la #France en tête, n’ont jamais cessé de coloniser l’Afrique. L’UE devrait sanctionner ces pays, comme la France, qui appauvrissent les États africains et poussent les populations au départ. La place des Africains est en Afrique, pas au fond de la Méditerranée. »

    À l’époque, cette rhétorique permettait au M5S de creuser sa différence avec la Ligue sur le dossier, alors que Matteo Salvini fermait les ports italiens aux bateaux de migrants. Mais cette stratégie a fait long feu, pour des raisons diplomatiques. Celle qui était alors ministre des affaires européennes à Paris, Nathalie Loiseau, a convoqué l’ambassadrice italienne en France pour dénoncer des « déclarations inacceptables et inutiles ». L’ambassadeur français à Rome a quant à lui été rappelé à Paris, une semaine plus tard – en réaction à une rencontre de dirigeants du M5S avec des « gilets jaunes » français.

    En Italie, cet épisode a laissé des traces, à l’instar d’un post publié sur Facebook, le 5 juillet dernier, par le sous-secrétaire aux affaires étrangères M5S Manlio Di Stefano. À l’issue d’une rencontre entre Giuseppe Conte, premier ministre italien, et Vladimir Poutine, il écrit : « L’Italie est capable et doit être le protagoniste d’une nouvelle ère de #multilatéralisme, sincère et concret. Nous le pouvons, car nous n’avons pas de #squelettes_dans_le_placard. Nous n’avons pas de #tradition_coloniale. Nous n’avons largué de bombes sur personne. Nous n’avons mis la corde au cou d’aucune économie. »

    Ces affirmations sont fausses. Non seulement l’Italie a mené plusieurs #guerres_coloniales, jusqu’à employer des #armes_chimiques – en #Éthiopie de 1935 à 1936, dans des circonstances longtemps restées secrètes –, mais elle a aussi été l’un des premiers pays à recourir aux bombardements, dans une guerre coloniale – la guerre italo-turque de 1911, menée en Libye. Dans la première moitié du XXe siècle, l’Italie fut à la tête d’un empire colonial qui englobait des territoires comme la Somalie, la Libye, certaines portions du Kenya ou encore l’Éthiopie.

    Cette sortie erronée du sous-secrétaire d’État italien a au moins un mérite : elle illustre à merveille l’impensé colonial présent dans la politique italienne contemporaine. C’est notamment ce qu’affirment plusieurs intellectuels engagés, à l’instar de l’écrivaine et universitaire romaine de 45 ans #Igiaba_Scego. Issue d’une famille somalienne, elle a placé la #question_coloniale au cœur de son activité littéraire (et notamment de son roman Adua). Dans une tribune publiée par Le Monde le 3 février, elle critique sans ménagement l’#hypocrisie de ceux qui parlent du « #colonialisme_des_autres ».

    À ses yeux, la polémique sur le franc CFA a soulevé la question de l’effacement de l’histoire coloniale en cours en Italie : « Au début, j’étais frappée par le fait de voir que personne n’avait la #mémoire du colonialisme. À l’#école, on n’en parlait pas. C’est ma génération tout entière, et pas seulement les Afro-descendants, qui a commencé à poser des questions », avance-t-elle à Mediapart.

    Elle explique ce phénomène par la manière dont s’est opéré le retour à la démocratie, après la Seconde Guerre mondiale : #fascisme et entreprise coloniale ont été associés, pour mieux être passés sous #silence par la suite. Sauf que tout refoulé finit par remonter à la surface, en particulier quand l’actualité le rappelle : « Aujourd’hui, le corps du migrant a remplacé le corps du sujet colonial dans les #imaginaires. » « Les migrations contemporaines rappellent l’urgence de connaître la période coloniale », estime Scego.

    Alors que le monde politique traditionnel italien évite ce sujet délicat, la question est sur la table depuis une dizaine d’années, du côté de la gauche radicale. Le mérite revient surtout à un groupe d’écrivains qui s’est formé au début des années 2000 sous le nom collectif de Wu Ming (qui signifie tout à la fois « cinq noms » et « sans nom » en mandarin).

    Sous un autre nom, emprunté à un footballeur anglais des années 1980, Luther Blissett, ils avaient déjà publié collectivement un texte, L’Œil de Carafa (Seuil, 2001). Ils animent aujourd’hui le blog d’actualité politico-culturelle Giap. « On parle tous les jours des migrants africains sans que personne se souvienne du rapport historique de l’Italie à des pays comme l’Érythrée, la Somalie, l’Éthiopie ou la Libye », avance Giovanni Cattabriga, 45 ans, alias Wu Ming 2, qui est notamment le co-auteur en 2013 de Timira, roman métisse, une tentative de « créoliser la résistance italienne » à Mussolini.

    Dans le sillage des travaux du grand historien critique du colonialisme italien Angelo Del Boca, les Wu Ming ont ouvert un chantier de contre-narration historique qui cible le racisme inhérent à la culture italienne (dont certains textes sont traduits en français aux éditions Métailié). Leur angle d’attaque : le mythe d’une Italie au visage bienveillant, avec une histoire coloniale qui ne serait que marginale. Tout au contraire, rappelle Cattabriga, « les fondements du colonialisme italien ont été posés très rapidement après l’unification du pays, en 1869, soit huit ans à peine après la création du premier royaume d’Italie, et avant l’annexion de Rome en 1870 ».

    La construction nationale et l’entreprise coloniale se sont développées en parallèle. « Une partie de l’identité italienne s’est définie à travers l’entreprise coloniale, dans le miroir de la propagande et du racisme que celle-ci véhiculait », insiste Cattabriga. Bref, si l’on se souvient de la formule du patriote Massimo D’Azeglio, ancien premier ministre du royaume de Sardaigne et acteur majeur de l’unification italienne qui avait déclaré en 1861 que « l’Italie est faite, il faut faire les Italiens », on pourrait ajouter que les Italiens ont aussi été « faits » grâce au colonialisme, malgré les non-dits de l’histoire officielle.
    « La gauche nous a abandonnés »

    Au terme de refoulé, Cattabriga préfère celui d’oubli : « D’un point de vue psychanalytique, le refoulé se base sur une honte, un sentiment de culpabilité non résolu. Il n’y a aucune trace de ce sentiment dans l’histoire politique italienne. » À en croire cet historien, l’oubli colonial italien deviendrait la pièce fondamentale d’une architecture victimaire qui sert à justifier une politique de clôture face aux étrangers.

    « Jouer les victimes, cela fait partie de la construction nationale. Notre hymne dit : “Noi fummo da sempre calpesti e derisi, perché siam divisi” [“Nous avons toujours été piétinés et bafoués, puisque nous sommes divisés” – ndlr]. Aujourd’hui, le discours dominant présente les Italiens comme des victimes des migrations pour lesquelles ils n’ont aucune responsabilité. Cette victimisation ne pourrait fonctionner si les souvenirs de la violence du colonialisme restaient vifs. »

    Un mécanisme identique serait à l’œuvre dans la polémique sur le franc CFA : « On stigmatise la politique néocoloniale française en soulignant son caractère militaire, à quoi on oppose un prétendu “style italien” basé sur la coopération et l’aide à l’Afrique. Mais on se garde bien de dire que l’Italie détient des intérêts néocoloniaux concurrents de ceux des Français », insiste Cattabriga.

    L’historien Michele Colucci, auteur d’une récente Histoire de l’immigration étrangère en Italie, est sur la même ligne. Pour lui, « l’idée selon laquelle l’Italie serait un pays d’immigration récente est pratique, parce qu’elle évite de reconnaître la réalité des migrations, un phénomène de longue date en Italie ». Prenons le cas des Érythréens qui fuient aujourd’hui un régime autoritaire. Selon les chiffres des Nations unies et du ministère italien de l’intérieur, ils représentaient environ 14 % des 23 000 débarqués en Italie en 2018, soit 3 300 personnes. Ils ne formaient l’année précédente que 6 % des 119 000 arrivés. De 2015 à 2016, ils constituaient la deuxième nationalité, derrière le Nigeria, où l’ENI, le géant italien du gaz et du pétrole, opère depuis 1962.

    « Les migrations de Somalie, d’Éthiopie et d’Érythrée vers l’Italie ont commencé pendant la Seconde Guerre mondiale. Elles se sont intensifiées au moment de la décolonisation des années 1950 [la Somalie est placée sous tutelle italienne par l’ONU de 1950 à 1960, après la fin de l’occupation britannique – ndlr]. Cela suffit à faire de l’Italie une nation postcoloniale. » Même si elle refuse de le reconnaître.

    Les stéréotypes coloniaux ont la peau dure. Selon Giovanni Cattabriga, alias Wu Ming 2, « [ses collègues et lui ont] contribué à sensibiliser une partie de la gauche antiraciste, mais [il n’a] pas l’impression que, globalement, [ils soient] parvenus à freiner les manifestations de racisme » : « Je dirais tout au plus que nous avons donné aux antiracistes un outil d’analyse. »

    Igiaba Scego identifie un obstacle plus profond. « Le problème, affirme-t-elle, est qu’en Italie, les Afro-descendants ne font pas partie du milieu intellectuel. Nous sommes toujours considérés un phénomène bizarre : l’école, l’université, les rédactions des journaux sont des lieux totalement “blancs”. Sans parler de la classe politique, avec ses visages si pâles qu’ils semblent peints. »

    Ce constat sur la « blanchitude » des lieux de pouvoir italiens est une rengaine dans les milieux militants et antiracistes. L’activiste Filippo Miraglia, trait d’union entre les mondes politique et associatif, en est convaincu : « Malgré les plus de cinq millions de résidents étrangers présents depuis désormais 30 ans, nous souffrons de l’absence d’un rôle de premier plan de personnes d’origine étrangère dans la politique italienne, dans la revendication de droits. À mon avis, c’est l’une des raisons des défaites des vingt dernières années. »

    Miraglia, qui fut président du réseau ARCI (l’association de promotion sociale de la gauche antifasciste fondée en 1957, une des plus influentes dans les pays) entre 2014 et 2017 (il en est actuellement le chef du département immigration) et s’était présenté aux législatives de 2018 sur les listes de Libres et égaux (à gauche du Parti démocrate), accepte une part d’autocritique : « Dans les années 1990, les syndicats et les associations ont misé sur des cadres d’origine étrangère. Mais ce n’était que de la cooptation de personnes, sans véritable ancrage sur le terrain. Ces gens sont vite tombés dans l’oubli. Certains d’entre eux ont même connu le chômage, renforçant la frustration des communautés d’origine. »

    L’impasse des organisations antiracistes n’est pas sans rapport avec la crise plus globale des gauches dans le pays. C’est pourquoi, face à cette réalité, les solutions les plus intéressantes s’inventent sans doute en dehors des organisations traditionnelles. C’est le cas du mouvement des Italiens de deuxième génération, ou « G2 », qui réunit les enfants d’immigrés, la plupart nés en Italie, mais pour qui l’accès à la citoyenneté italienne reste compliqué.

    De 2005 à 2017, ces jeunes ont porté un mouvement social. Celui-ci exigeait une réforme de la loi sur la nationalité italienne qui aurait permis d’accorder ce statut à environ 800 000 enfants dans le pays. La loi visait à introduire un droit du sol, sous certaines conditions (entre autres, la présence d’un des parents sur le territoire depuis cinq ans ou encore l’obligation d’avoir accompli un cycle scolaire complet en Italie).

    Ce mouvement était parvenu à imposer le débat à la Chambre basse en 2017, sous le gouvernement de Matteo Renzi, mais il perdit le soutien du même Parti démocrate au Sénat. « La gauche a commis une grave erreur en rejetant cette loi, estime Igiaba Scego, qui s’était investie dans la campagne. Cette réforme était encore insuffisante, mais on se disait que c’était mieux que rien. La gauche nous a abandonnés, y compris celle qui n’est pas représentée au Parlement. Nous étions seuls à manifester : des immigrés et des enfants d’immigrés. Il y avait de rares associations, quelques intellectuels et un grand vide politique. À mon avis, c’est là que l’essor de Matteo Salvini [le chef de la Ligue, extrême droite – ndlr] a commencé. »

    Certains, tout de même, veulent rester optimistes, à l’instar de l’historien Michele Colucci qui signale dans son ouvrage le rôle croissant joué par les étrangers dans les luttes du travail, notamment dans les secteurs de l’agriculture : « Si la réforme de la nationalité a fait l’objet de discussions au sein du Parlement italien, c’est uniquement grâce à l’organisation d’un groupe de personnes de deuxième génération d’immigrés. Ce mouvement a évolué de manière indépendante des partis politiques et a fait émerger un nouvel agenda. C’est une leçon importante à retenir. »

    https://www.mediapart.fr/journal/international/241219/l-impense-colonial-de-la-politique-migratoire-italienne?onglet=full
    #colonialisme #Italie #impensé_colonial #colonisation #histoire #migrations #causes_profondes #push-factors #facteurs_push #Ethiopie #bombardements #guerre_coloniale #Libye #histoire #histoire_coloniale #empire_colonial #Somalie #Kenya #Wu_Ming #Luther_Blissett #littérature #Luther_Blissett #contre-récit #contre-narration #nationalisme #construction_nationale #identité #identité_italienne #racisme #oubli #refoulement #propagande #culpabilité #honte #oubli_colonial #victimes #victimisation #violence #néocolonialisme #stéréotypes_coloniaux #blanchitude #invisibilisation #G2 #naturalisation #nationalité #droit_du_sol #gauche #loi_sur_la_nationalité #livre

    –—
    Mouvement #seconde_generazioni (G2) :

    La Rete G2 - Seconde Generazioni nasce nel 2005. E’ un’organizzazione nazionale apartitica fondata da figli di immigrati e rifugiati nati e/o cresciuti in Italia. Chi fa parte della Rete G2 si autodefinisce come “figlio di immigrato” e non come “immigrato”: i nati in Italia non hanno compiuto alcuna migrazione; chi è nato all’estero, ma cresciuto in Italia, non è emigrato volontariamente, ma è stato portato qui da genitori o altri parenti. Oggi Rete G2 è un network di “cittadini del mondo”, originari di Asia, Africa, Europa e America Latina, che lavorano insieme su due punti fondamentali: i diritti negati alle seconde generazioni senza cittadinanza italiana e l’identità come incontro di più culture.

    https://www.secondegenerazioni.it

    ping @wizo @albertocampiphoto @karine4 @cede

  • En ouvrant un vieux placard dans la cave grâce au confinement : La gauche et les syndicats retrouvent les bienfaits de l’Etat-providence , Abel Mestre, Raphaëlle Besse Desmoulières et Sylvia Zappi
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/04/23/la-gauche-retrouve-les-bienfaits-de-l-etat-providence_6037572_823448.html

    Dans un contexte d’épidémie due au coronavirus, qui remet tout en question, de nombreuses voix plaident pour un retour de la puissance publique en France.
    « Il ne faut pas tout attendre de l’Etat. » La phrase prononcée par Lionel Jospin en 1999 serait-elle devenue le symbole de l’ancien monde ? A l’époque, le premier ministre socialiste reconnaissait son impuissance à empêcher les 7 500 licenciements décidés par Michelin. Un aveu douloureux pour ce défenseur d’un Etat stratège.
    Depuis, l’allégement de l’intervention de la puissance publique est devenu la grammaire commune des partis de gouvernement. Même en ayant appartenu à des gouvernements de gauche, certains en ont fait une marque de fabrique. Emmanuel Macron n’a ainsi jamais caché son prisme libéral, par lequel on ne doit « pas tout attendre de l’autre », selon ses propres termes quand il était ministre de l’économie. Aujourd’hui, il évoque régulièrement le rôle salvateur d’un Etat plus interventionniste. Comme si la crise liée au coronavirus avait ébranlé ses convictions passées.

    Mais, depuis quelques semaines, la gauche et les syndicats veulent croire qu’un changement de paradigme est en cours. Avec l’épidémie, tout semble avoir basculé. Aides massives aux entreprises, directives répétées aux banques et assurances, mesures de chômage partiel, prolongation des droits aux allocations de chômage, soutien à l’emploi et aide aux plus démunis… C’est par le gouvernement et les administrations centrales que les décisions vitales pour la survie économique du pays sont prises. Oubliée la règle des 3 % de déficit à ne pas dépasser et la peur des dépenses, les robinets sont ouverts.
    Avec la crise sanitaire, les services publics, notamment les hôpitaux, tiennent la première ligne, même affaiblis. Dans ce contexte, la critique de l’austérité a pris de l’ampleur et est redevenue audible.

    « Ça fait du bien »
    Avec le Covid-19, la « première gauche » – jacobine, centralisatrice, interventionniste – semble enfin tenir sa revanche : ses idées redeviennent à la mode. En premier lieu, celle de l’Etat protecteur. Une notion critiquée encore récemment par une grande partie du spectre politique, y compris l’aile droite du Parti socialiste (PS), qui vantait les bienfaits du social-libéralisme, de la « troisième voie » chère à Tony Blair, l’ancien premier ministre britannique. Il faut dire que les principaux tenants de cette ligne ont quitté les rives de la gauche pour rejoindre La République en marche (LRM) et Emmanuel Macron. Quelques années auparavant, déjà, les plus libéraux – comme Jean-Marie Bockel – avaient choisi Nicolas Sarkozy. Ces défections ont donc laissé la gauche sans contradiction interne.

    « La difficulté est que l’on doit avoir des serviteurs de l’Etat à la hauteur de la tâche, mais ils sont ravagés par l’idéologie néolibérale et managériale, comme Emmanuel Macron » [et nous mêmes,ndc]

    « On vient de subir trente ans d’idéologie de haine de l’Etat [ah ah ah] . Cela a commencé dans les années 1980, et peut-être que ça se termine aujourd’hui. Toutes les sphères sociales ont été contaminées », explique l’eurodéputé Emmanuel Maurel, proche de La France insoumise, (LFI). Il estime que l’heure des néolibéraux triomphants est passée. Un sentiment partagé par Clémentine Autain. La députée (LFI) de Seine-Saint-Denis l’a expliqué dans un texte publié sur son compte Facebook : « Les services publics sont plébiscités. L’obsession de la rentabilité pour notre système de soins, visiblement criminelle, n’est plus à l’ordre du jour. (…) L’idée de nationalisation ou de réquisition s’énonce sans susciter des cris d’orfraie. (…) Oui, ça fait du bien. » Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français, partage cet avis : « L’heure est venue de tourner radicalement la page d’un néolibéralisme (…) et de prendre le pouvoir sur la finance (…), de défendre et d’étendre les services publics, de prendre le contrôle des secteurs-clés de l’économie. »

    Peu de voix dissonantes dans ce concert interventionniste. Même du côté de ceux qu’on appelle les « sociaux-libéraux », qu’ils soient des anciens proches de Manuel Valls ou d’ex-partisans de Dominique Strauss-Kahn, le ton a changé. Il faut dire que l’ancien directeur du Fonds monétaire international a lui-même publié, le 5 avril, dans la revue Politique internationale, un long texte dans lequel il plaide pour l’émission massive de droits de tirage spéciaux – sorte de réserve de monnaie mondiale – pour les pays pauvres et une relocalisation des économies nationales. « Tout responsable politique, une fois l’état de sidération face au virus passé, a une responsabilité d’ouvrir les robinets [de vin rouge ? ndc] pour répondre à l’urgence sanitaire, économique et sociale et accompagner tout le monde », reconnaît Luc Carvounas, député du Val-de-Marne et ancien vallsiste.

    « Une fiscalité juste »
    Pour la première gauche, c’est le moment d’avancer ses pions et de porter un coup majeur au néolibéralisme. Plus question de laisser passer des réformes qui vont dans le sens d’un affaiblissement des autorités publiques ou même de réduction des coûts et d’investissements dans les domaines comme la santé, l’éducation ou la sécurité. [on a qu’à mettre la Garde nationale danse sures de Paris, Hidalgo] Boris Vallaud, député socialiste des Landes, confirme : « La première urgence est le retour de l’Etat protecteur face à l’insécurité sanitaire et sociale. Il faut mettre en place une sorte de caisse d’amortissement de la dette sociale. » Arnaud Montebourg ne s’y trompe pas : le moment actuel est propice pour défendre ses positions favorables à des pouvoirs publics interventionnistes. « En organisant l’austérité, on a affaibli l’Etat. Son réarmement sera le moyen par lequel les Français vont retrouver le chemin de la décision collective, avance l’ancien ministre du redressement productif. Et dépasser la remise en question et la contestation de la décision publique. » [good luck...]

    De même, ils sont nombreux à réclamer qu’on rémunère mieux ceux que la CGT appelle les « #premiers_de_corvée », les professions « les plus modestes », souvent en première ligne aujourd’hui. « Il faut revoir la politique salariale de l’Etat dans la fonction publique et revaloriser le smic dans le privé, sur lequel est appuyée l’échelle des salaires », plaide Fabrice Angei, membre de la direction de la confédération de Montreuil (Seine-Saint-Denis).

    « La première urgence est le retour de l’État protecteur face à l’insécurité sanitaire et sociale »
    Problème : comment financer cette générosité sans trop creuser la dette du pays ? « Si on veut réinvestir, il faudra le faire par l’impôt : ce nouvel Etat social demandera une fiscalité juste et un registre financier tant au plan national qu’international, afin de pouvoir mettre à contribution les plus riches et les grandes entreprises autant que nécessaire », estime Thomas Piketty, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et à l’Ecole d’économie de Paris, auteur d’une chronique dans les colonnes du Monde.

    Un avis partagé par Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, pour qui « il faudra redistribuer les richesses ». Dans une interview à Ouest-France, mardi 21 avril, ce dernier propose de créer « un impôt exceptionnel sur des entreprises liées à des secteurs qui n’ont pas été impactés par la crise, voire qui ont réalisé des bénéfices ».

    Retour du revenu universel dans les débats
    La crise sanitaire et économique actuelle oblige le personnel politique à réfléchir à de nouvelles protections. L’idée d’un revenu universel – très éloignée de la culture de la première gauche et chère à Benoît Hamon – revient dans le débat. L’ancien candidat socialiste à la présidentielle a défendu la mise en place de cet « antidote social » dans une tribune au Monde [c’est vous dire...] . D’autres pistes sont également explorées.
    Le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts, Julien Bayou, prône « une garantie universelle des loyers, sorte de cinquième pilier de la protection sociale » [pas mal cette reprise du 5eme pilier, qui devait être le chômage..., ndc] . Ce dernier n’a jamais fait des nationalisations l’alpha et l’oméga de sa pensée : « Nationaliser ne rime pas forcément avec intelligence », affirme-t-il. Mais il souhaite, malgré tout, une intervention publique.

    D’autres cherchent à adapter les réponses étatiques à une économie qui a muté. « On a vu avec cette crise que notre système social est inadapté : construit au XXe siècle quand les carrières étaient linéaires et sécurisées par des CDI, il est inapte à aider des salariés précaires, intérimaires ou autoentrepreneurs qui ne peuvent bénéficier du chômage partiel et qui souffrent , assure Julia Cagé, économiste à Sciences Po, par ailleurs présidente de la Société des lecteurs du Monde. On doit mettre en place un mécanisme de revenu minimal automatique, immédiat et sans démarche administrative. » [ça alors]

    Ne pas laisser faire le seul marché
    Au-delà de cette mission de pompier [ces journalistes sont vraiment...] , le débat tourne autour du rôle stratégique de l’Etat. Des mots comme « planification » ou « nationalisation » ont refait surface. La puissance publique doit retrouver sa place centrale, plaident économistes comme politiques. « En matière industrielle, il faut être en capacité de restaurer une approche planifiée et stratégique et ne pas s’en remettre aux marchés. Dans un contexte mondialisé, ça ne peut fonctionner que s’il y a une approche coordonnée au niveau européen », assure ainsi Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière.
    « L’État en tant qu’actionnaire doit jouer son rôle dans les entreprises où il est présent », relève l’économiste et porte-parole du PS, Gabrielle Siry
    Les autorités publiques doivent donc orienter les choix majeurs de développement et ne pas laisser faire le seul marché. Au risque, sinon, de voir partir des filières stratégiques et de se rendre trop dépendants des pays fournisseurs, comme on l’a vu avec les médicaments, les masques ou les respirateurs. « On doit aller vers un Etat entrepreneur qui affiche un volontarisme, pour regagner de la souveraineté économique par des sociétés publiques d’investissement dans les secteurs des énergies, du stockage, des transformations écolos », explique ainsi M. Vallaud.

    Les leviers d’intervention sont là, il suffirait de s’en servir. « L’Etat en tant qu’actionnaire doit jouer son rôle dans les entreprises où il est présent. Il peut aussi renforcer la réglementation et agir en soutien financer avec la BPI. Et, enfin, il y a le levier de la commande publique nationale et de celle des collectivités locales pour faire pression sur les grandes entreprises pour qu’elles relocalisent et réduisent leur impact environnemental », relève Gabrielle Siry, chargée d’enseignement en économie à l’université Paris-Dauphine et membre de la direction du PS.

    A la différence des années 1980, l’urgence climatique s’est ajoutée à l’équation. En clair, la puissance publique doit anticiper l’avenir. Un point de vue partagé par Mme Cagé : « Réinjecter de l’argent de manière aveugle serait un contresens, il faut réorienter les investissements vers le moins de carbone », prévient l’économiste. En clair, on ne doit pas relancer l’industrie automobile sans se préoccuper de la conversion des chaînes de production vers la voiture propre ni engager de plan de soutien à l’aérien sans engagement ferme à moins polluer [d’ailleurs Bruno Le Maire, l’a dit : Air France, on paie, ok, mais ça doit être écolo] . M. Bayou reprend la « théorie du donut », développée par l’économiste britannique Kate Raworth, selon laquelle il est impératif de ne laisser personne tomber dans un trou, sans les éléments essentiels à la survie, tout en respectant la nature : « On agit dans un espace avec un plancher social de droits élémentaires [étiques] et un plafond environnemental des ressources à préserver. Entre les deux, c’est la société vivable. » [puisque j’aurais un gros ministère, comme Emmanuelle Cosse, mais en plus réussi car j’ai pas de mari].

    Les conséquences de cette crise peuvent être considérables. Certains espèrent que ce traumatisme provoquera un changement des règles du marché, une volonté d’investir dans les écoles ou d’anticiper les conséquences du réchauffement climatique [des climatiseurs ?]. « L’histoire nous a montré que des crises financières ou sociales peuvent transformer le rôle de l’Etat et sa conception », souligne encore Thomas Piketty.

    Les Français, en tout cas, veulent plus de protection. Selon une étude de Viavoice pour Libération, publiée le 31 mars, la « souveraineté collective », nationale et européenne, le « dépassement de la société de marché » et la défense des biens communs, rencontrent une adhésion inédite (entre 70 % et 85 % d’opinions favorables, selon les items). En affirmant, le 13 avril, qu’il souhaitait « sortir des sentiers battus, des idéologies » et se « réinventer », Emmanuel Macron a, peut-être, ouvert une brèche.

    Bel effet de surprise pour ne pas conclure et inciter à méditer la politique et ses bifurcations intempestives, en pleine conscience, il fallait oser.

    #revenu_universel #étatisme #minables
    Un seen pour mémoire sur cette « #gauche » morte qui court après un électorat qui ne vote pas.

  • Red Media Kollektiv - YouTube
    https://www.youtube.com/channel/UCliPPVwkyid7INjTUoOuZ2A

    Solidarität mit Ibrahim Gökçek & Mustafa Kocak im Todesfasten

    1998 Frank Böttcher Gedenkdemonstration Magdeburg /Stadtfeld Presseschau

    Dreiviertel des Lebens - Medvedkine Gruppe von Sochaux (1970)

    Gewalt & Isolation gegen Flüchtlinge in der ZASt Halberstadt #LeaveNoOneBehind

    Helin Bölek im Todesfasten gegen die türkische Repression unsterblich geworden (3.4.2020 Istanbul)

    Wir fordern Gerechtigkeit für Mustafa Koçak [political-prioners.net]

    Gangs in Los Angeles - 213 Das Gangprojekt [Doku]

    Stopp #Defender2020 - Nein zum Dankeskonzert in der Johanneskirche am 12.3.2020 / Magdeburg

    „Den Rechten Terror stoppen“ in gedenken an #Hanau /Magdeburg 20.2.2020

    Sie waren die Roten Brigaden (Teil 2) - Revolution ist keine Dinnerparty

    Sie waren die Roten Brigaden (Teil 1) - Wählen führt zu nichts- wir schießen

    Internationale Brigaden im Spanischen Bürgerkrieg 1936

    Krieg dem US/NATO Imperialismus Kundgebung am 1.2.20 Hasselbachplatz [Magdeburg]

    Rebellisches Schlesien soziale Kämpfe in Oberschlesien (Dokumentation 2016 )

    [No comment] Polizei prügelt Faschisten den Weg frei #md1701 /Magdeburg

    Die Revolte in Chile - (20 min /by Gaby Weber)

    ’’Wir wollen Gerechtigkeit’’ Aktionstag zum 19.12.2000 [MD/2019]

    Von der Stadtguerilla zum bewaffneten Arm der Bolivarischen Revolution [colectivos chavistas]

    In memory of ALEXANDROS GRIGOROPOULOS - never forget- never forgive (2019)

    [Mobi] Gegen Faschismus & Repression /Demonstration 16.11.2019 Magdeburg

    Solidaritätsaktion für #Rojava bei der Volksstimme in #Magdeburg 16.10.2019

    Stoppt den Krieg! Freiheit für #Rojava! 19.10.2019 Demonstration-[MD]

    Bambule - Fernsehspiel von Urlike Meinhof (1970)

    Solidaritätsaktion für #Rojava bei der Volksstimme in #Magdeburg (16.10.2019 )

    Nachricht aus #Rojava zum Deal mit dem Regime und Aufruf zum Widerstand #riseup4rojava

    Rojava verteidigen #riseup4rojava Demo|Samstag|12.10.2019 |14 Uhr |Magdeburg Hbf - [Mobi]

    [MD] Hände weg von Rojava! Gegen die Invasion der Türkei in Syrien #riseup4rojava

    Nach Nazi-Attentat in Halle #hal0910 9.10 2019/ Spontandemo gegen Faschismus [MD]

    Faschismus Tötet - Antifaschistische Demonstration 28.9.2019 Magdeburg

    Tödliche Rache Vom Holocaust-Opfer zum Partisan Dokumentation 2017

    [ Drama/Theater] „Point Of No Return“ - Eine szenische Lesung über den Klimawandel

    OP Genova 2001 - Öffentliche Sicherheit und Ordnung beim G8 in Genua Juli 2001

    [Dokumentation/ Deutsch ] „La batalla de Chile/ Der Kampf um Chile“ 3/3 - Die Macht des Volkes

    [Dokumentation/ Deutsch ] „La batalla de Chile/ Der Kampf um Chile“ 2/3- Der Putch

    [Dokumentation/ Deutsch ] „La batalla de Chile/ Der Kampf um Chile“ 1/3- Aufstand der Bourgeoisie

    (Trailer ) 8.11.2019 [OstBlockParty] Magdeburg sieht Rot gegen Repression

    #giletsjaunes Klassenkampf auf der Straße [scene of urban guerilla classwar]

    Impressionen „Klimaschutz geht nur sozial“ Demonstration [Magdeburg 26.7.2019] #FridaysforFuture

    Leila Khaled- Flugzeugentführerin & Revolutionärin (Dokumentation)

    G8 Summit 2007 Rostock / Heiligendamm #NOHDRIOT

    Rest in Power - EWAN unvergessen!

    Impressionen vom 1.Mai 2019 in Magdeburg

    Wofür steht BDS? - Das allgemeine Erklärungsvideo zur BDS Kampagne

    [Teaser] Demonstration Staat & Nazis Hand in Hand Magdeburg 5.4.2019 #md0504 #ausgefackelt

    [Impressionen] Klimastreik #FridaysForFuture - Magdeburg 15.3.2019

    8.März 2019 Impressionen vom Frauenkampftag in Magdeburg #8M

    [Mobi] #md0604 5.4.2019 Magdeburg Antifa-Vorabenddemo / 6.4.2019 Faschisten offensiv entgegentreten

    [No comment] 19.01.19 | Faschistenaufmarsch Magdeburg | Blockaden | Barrikaden

    #unheimlichsicher Mobi + Demonstration gegen die Innenministerkonferenz 24.11.2018 Magdeburg

    Pressekonferenz -unheimlich sicher Bündnis Magdeburg 22.11.2018 mit Christian Simon

    [No comment] Faschisten laufen mit Fackeln durch Magdeburg 10.11.2018

    [Interview] Exclusiv mit Christian Simon Sprecher des unheimlich sicher Bündnis Magdeburg #noimk

    [MOBI] Widerstand - Aufstand - Klassenkampfblock auf der #NOIMK Demo am 24/11/2018 in Magdeburg

    [MOBI] 24/11/2018 auf die Straße gegen die Innenministerkonferenz in Magdeburg

    (MOBI) Faschismus tötet damals wie heute (29/9/18 /Magdeburg ) prod. by: Jugendoffensive

    Magdeburg fährt nach Köthen 16/9/2018

    Der Pferdeflüsterer von Köthen - 16/9/2018

    FÜR EINE ANTIFASCHISTISCHE PROVINZ - NAZISTRUKTUREN ZERLEGEN 14. Juli 2018 (Salzwedel)

    Für eine antifaschistische Provinz -Naziprovokation in Salzwedel 14.Juli 2018

    Stadtfeld unbreakable Leben heißt Kämpfen / Dokumentation (2018)

    Infoladen bleibt -Stadtfeld unbreakable preview Trailer(2018)

    1.Mai 2018 Magdeburg /Internationale Solidarität & Klassenkampf!

    STADTFELD UNBREAKABLE - Der Film (2018) (first generation trailer)

    STADTFELD UNBREAKABLE - Der Film (2018) Trailer

    Da platzt uns der Kragen, Holger! -.Mobivideo (Bad Kids 2017)

    „Da brennt ein Fiat Panda- das ist wie Krieg!“- Stop bomb the world!

    In Gedenken an Farid Boukhit- Kein Vergeben Kein Vergessen (Magdeburg 2017)

    Bad Kids Magdeburg - Feiern am Hassel gegen Verdrängung - 22.September 2017

    Ein Fest der Demokratie- Polizeigewalt G20 Hamburg (2017)

    ELN Kolumbien - Das Leben als Guerilla ( Dokumentation)

    Antifa Mobivideo 17 01 /18 01 2014 Magdeburg

    One year on! Antifa Aktionen 18 Januar 2014 Magdeburg

    Impressionen vom Fackelmarsch / Magida 23.3.2015, Magdeburg

    Kein Tag ohne soziale Frei- Räume! Mieten runter Löhne rauf!

    Solidarität mit Kurdistan Biji berxwedana Rojava !

    No pasaran Magdeburg!

    revolutionäre 1.Mai Demonstration 2017 Magdeburg

    Gender an der Uni?- Ohne AfD! 12.Januar 2017 Magdeburg

    Kämpferisch ins Jahr 2017 – Solidarität aufbauen! Demo: 31.12.2016 Magdeburg

    Bad Kids Magdeburg -Wir feiern lieber ohne Cops - 9 September 2016

    #film_documentaire #résistance #gauche

  • Coronavirus : la crainte d’une contamination rapide dans les squats et foyers de travailleurs
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/04/11/coronavirus-la-crainte-d-une-contamination-rapide-dans-les-squats-et-foyers-

    Si la propagation du Covid-19 reste contenue pour le moment, la promiscuité et les dépistages tardifs inquiètent les pouvoirs publics en Ile-de-France.

    « Une bombe sanitaire à désamorcer d’urgence », alerte, dans un communiqué daté du 5 avril, le collectif de soutien aux résidents, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), d’un foyer officieux, plus proche du squat, occupé par des travailleurs maliens. Dans ce hangar de 700 m2, 270 sans-papiers vivent dans une promiscuité totale : 110 lits superposés, disposés à touche-touche, où les résidents sont censés rester confinés, et des conditions sanitaires déplorables – cinq toilettes, une douche, un seul cumulus d’eau chaude de 300 litres…
    Les autorités, mairie de Montreuil, préfecture, agence régionale de santé (ARS), sont sur le qui-vive : « Un médecin du centre municipal de santé est passé les 26 et 30 mars, puis le 7 avril, explique Anne-Claire Mialot, préfète déléguée pour l’égalité des chances de Seine-Saint-Denis. Il a recensé trente personnes fragiles, parce que malades et-ou âgées, et huit suspectées d’être contaminées par le Covid, immédiatement “mises à l’abri” dans un hôtel à Bondy. »

    Mais, lors du dernier passage de ce médecin, aucun résident n’a accepté d’être examiné, car la crise du Covid réveille la crainte d’expulsion du squat, voire du pays. « On a été mis à la rue, on nous a abandonnés, estime Omar, porte-parole du groupe. Mais nous sommes de Montreuil, nous ne voulons pas être dispersés, car notre seule force, c’est d’être ensemble. » « Je comprends ce besoin. On ne les abandonne pas, mais toute solution durable passe par leur régularisation, jusqu’ici refusée par l’Etat », argumente Patrice Bessac, maire de Montreuil.

    « 737 cas suspects ou avérés »

    « Il faut respecter le désir des résidents de rester ensemble, plaide le neuropsychologue Sébastien Bogajewski, responsable d’un collectif local de médecins libéraux qui a visité cinq des treize foyers de la ville. Le Covid y est, bien sûr, déjà entré, dans celui-là et dans d’autres, et nous pouvons assurer un suivi médical sur place en leur confiant des thermomètres, des saturomètres [pour vérifier le taux d’oxygénation du sang] afin qu’ils nous alertent en cas de symptôme inquiétant. »

    Prison, cra, usines, entrepôts, HP, Ehpad, foyers, transports en commun, mortalité quel est ton contexte ?

    Vu les conditions, si des récup de nourriture et préparation de repas se font dans divers lieux de Montreuil, il a pas encore été possible de filer des masques aux Baras... La mairie de #gauche vaut ici Hidalgo CAC40, affichant son souci humanitaire sans rien assurer de concret quant aux besoins matériels et sanitaires.

    #foyers

    • Mel reçu

      J’ai la tristesse d’annoncer le décès ce matin à l’hôpital de Samba Top, délégué et président du comité de résidents du foyer Adef, 141 rue Lenain de Tillemont à Montreil-sous-Bois.

      Samba est né le 10 décembre 1957 à Thielel Sénégal, de parents peul et wolof. Il était aussi président du « Regroupement des délégués des foyers ADEF », association que nous avons créé pour représenter l’ensemble des foyers Adef face à leur gestionnaire, peu enclin au dialogue démocratique, en 2012.

      Il est mort suite à plusieurs complications médicales, mais il avait aussi attrapé le coronavirus, comme plusieurs camarades de son foyer.

      Que son âme repose en paix. C’était un camarade, un lutteur, et un délégué qui se battait inlassablement dans l’intérêt de tous, même si tous ne le suivaient pas toujours dans son activisme volontariste. Il nous manquera.

      Michael Hoare

      #copaf

  • « La crise consacre la faillite de l’État en tant que puissance anticipatrice agissant au nom de l’intérêt général »
    https://www.bastamag.net/Effondrement-covid19-ecologie-role-de-l-Etat-autogestion-alternatives

    « Cette expérience de confinement ne préfigure en aucun cas ce que serait un programme écologiste », prévient Corinne Morel Darleux, militante « éco-socialiste » et auteure du livre « Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce » qui a connu un joli succès de librairie. Elle nous invite à remettre en cause « nos schémas d’analyse » pétris de croissance du PIB, et dresse des pistes d’action pour reprendre en main notre avenir devenu subitement incertain. Basta ! : Cette crise sanitaire semble exacerber les (...) #Décrypter

    / A la une, #Gauche_radicale, #Entretiens, #Climat, #Société_de_consommation, #Services_publics, Innovation (...)

    #Innovation_politique

    • Corinne Morel Darleux [1] : Cette crise vient effectivement lever le voile sur beaucoup d’enjeux : le plus flagrant, aujourd’hui, étant l’état de délabrement du système hospitalier. Jusqu’à présent l’alerte était difficile à faire entendre, elle crève désormais les yeux. Si on tire le fil, toute la pelote du « système » vient avec, notamment la question de la délocalisation de la production de biens de première nécessité – ceux liés à la santé bien sûr, mais aussi à l’alimentation, avec ses chaînes d’approvisionnement absurdes qui nous poussent à importer ce qu’on pourrait produire ici, ou à faire appel à de la main d’œuvre d’autres pays… Ce qui explique la situation inquiétante en ce début de saison agricole. Il est beaucoup question des stocks de masques que les pays se disputent entre eux. On observe la même chose sur les produits alimentaires, avec des pays qui stockent pour leurs propres besoins et n’exportent plus.

      C’est ce qui m’a beaucoup marqué, ces derniers jours : nous voyons un effondrement des places financières, mais à l’inverse une très nette croissance des indices sur les bourses de produits alimentaires, qui ont gagné aux alentours de 10% en une semaine… Comme s’il y avait une inversion entre la #valeur_d’usage et la valeur marchande, une sorte de retournement du fameux paradoxe de l’eau et du diamant d’Adam Smith [paradoxe dans la différence de valeur marchande d’un diamant par rapport à l’eau, alors même qu’un diamant n’a aucune valeur d’usage puisqu’il ne sert ni à manger, ni à se soigner, ndlr]. Au fond, c’est très significatif d’un certain retour à la « #matérialité » du monde. Soudain, on se souvient que nos corps sont vulnérables, que nos subsistances sont dépendantes de flux extérieurs et que la première nécessité, c’est de pouvoir se nourrir, se soigner. (...)

      Cela ne me réjouit pas d’être obligée d’en appeler à l’auto-organisation pour pallier l’incurie des pouvoirs publics. Mais je défends l’idée de partir du réel quand on élabore des stratégies politiques. Or aujourd’hui, partir du réel, c’est partir du constat que l’État n’assure plus cette fonction, qu’on le veuille ou non. Nous devons donc apprendre à faire sans, ou a minima « à côté ». Par ailleurs, cela fait quelques années que je découvre le potentiel d’émancipation incroyable de courants anarchistes et libertaires. Pour moi, ce n’est plus seulement un palliatif : l’auto-organisation possède une vraie fonction émancipatrice, qui permet de retrouver une puissance d’action collective. Par les temps qui courent, cela permet de faire de nécessité vertu. (...)

      Nous avons cherché pendant des années à « forcer » cette unité politique, en vain. Nous avons fini par confondre rapport de force et culture du nombre. Cette vision « continentale » est, je le crois, une impasse. L’idée d’archipel consiste plutôt à respecter les spécificités de chacun des îlots existants – qui sont des espaces de résistance, mais aussi d’invention et de construction d’alternatives, qui ont leur identité propre, leur culture et leur vécu politique, et des modes d’actions différents – tout en trouvant le moyen de créer des passerelles entre ces îlots, pour tirer tous dans le même sens. (...)

      La dignité du présent, c’est l’idée qu’il faut mener les combats qui nous paraissent justes aujourd’hui, sans faire trop de paris sur l’avenir. Au fond, cela revient à refuser une vision « utilitariste » de l’action politique. C’est la nécessité de trouver des moteurs à l’action, en termes de luttes sociales et environnementales, ou d’organisation collective, qui soient situés dans le présent, plutôt que dans d’hypothétiques victoires futures ou des échéances électorales à venir. Cet avenir-là est trop incertain. Il est tellement difficile de prévoir ce que cela va donner. On ne peut pas s’engager juste pour gagner à la fin. (...)

      #crise_sanitaire #capitalisme #État #vulnérabilité #produits_alimentaires #écologie_politique #archipélisation #Corinne_Morel_Darleux

    • Les Portugais ont donc pris de l’avance... y-a-t-il des raisons plus structurelles ?

      Il y a d’abord, une continuité gouvernementale dont les Espagnols ne peuvent se prévaloir. L’actuelle coalition de gauche est au pouvoir à Lisbonne depuis 2015. L’Espagne, dans la même période, ont connu quatre élections générales.

      Sans même parler de la crise institutionnelle en Catalogne. Ensuite, contrairement à l’Espagne, le Portugal est sorti beaucoup plus tôt de l’austérité et avec succès. Moins d’austérité, moins de coupes claires dans la santé publique, un pays mieux préparé.

      Ce qui autorise d’ailleurs Lisbonne à faire preuve de générosité : le 28 mars, Lisbonne a décidé de régulariser tous les migrants qui ont déposé un dossier de résidence et de renouveler automatiquement les titres de séjour qui arrivent à échéance.

      Générosité mais aussi mesure de salubrité publique : en régularisant tout le monde, le gouvernement donne accès à toute la population résidant au Portugal au système de santé gratuit et universel : tout le monde protège tout le monde du Covid-19.

    • #coronavirus, mesures sociales de ces derniers jours :

      À gauche

      Espagne : Interdiction des licenciements.
      Portugal : Régularisation des sans-papiers et gel des loyers des foyers les plus modestes.

      À droite

      France : 60 heures hebdomadaires et cueillette des ... Fraises

  • Municipales : la poussée des écologistes et des listes d’alliance à gauche contrariée par le coronavirus
    https://www.bastamag.net/Municipales2020-premier-tour-second-tour-report-EELV-LREM-listes-citoyenne

    Rarement une soirée électorale n’a connu aussi peu d’effusions de joie. Face à la crise sanitaire de grande ampleur, l’heure n’est pas à la célébration pour les gagnants du premier tour. Parmi eux, les écologistes et les listes d’union des gauches. Il est toujours difficile de tirer de grands enseignements politiques des scrutins municipaux, en raison des contextes locaux très différenciés. Cette fois, c’est une crise sanitaire mondiale qui rend la tâche ardue, pour ne pas dire impossible : le (...) #Décrypter

    / Élections , #Europe_Ecologie_-_Les_Verts, #Politique, #Gauche_radicale

    #Élections_

  • Des femmes, des survivantes de la prostitution, agressées lors des manifestations du 8 mars ! – Osez le feminisme !
    http://osezlefeminisme.fr/des-femmes-des-survivantes-de-la-prostitution-agressees-lors-des-man

    Osez le Féminisme ! dénonce fermement les violences contre des militantes féministes dont 3 survivantes de la prostitution, au sein même des manifestations le 8 mars pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Menaces de mort, violences physiques, arrachage de pancartes et de banderoles… les “pro-prostitution” redoublent de violences, pour confisquer la parole des survivantes qui témoignent héroïquement des violences prostitutionnelles subies.

    À Toulouse, une survivante d’inceste et de prostitution, a été attaquée par 3 personnes pour lui arracher sa pancarte abolitionniste.
    A Paris, 15 personnes organisées ont arraché et volé une banderole, et ont frappé violemment des militantes féministes abolitionnistes, dont une survivante de la prostitution et de viols pédocriminels. Elles ont déposé plainte et passé la nuit aux urgences.

    Donc voilà, à des manifs féministes il y a des meufs qui expliquent qui a le droit d’exister et qui pas, et le fait que leurs cibles soient des #personnes_les_premières_concernées, le fait qu’elles aient les meilleures raisons du monde de considérer la prostitution comme une violence de plus faite aux femmes n’empêche pas certaines de se sentir hyper légitimes en s’attaquant à des corps de femmes.
    #prostitution #abolitionnisme #violence_en_milieu_féministe

    • même si je suis loin d’être en première ligne, pas question de m’habituer. Je vais plutôt sonder autour de moi... c’est pas compliqué, je ne connais personne qui a lu dworkin, et celles et ceux qui connaissent son nom sont en mode « ah ouais le truc puritain là... ». J’en veux beaucoup à despentes (et ardisson qui l’invitait) pour la domination des arguments pseudo prosexe dans le débat général. Cette histoire est consternante et elle n’a fait presqu’aucun bruit...

    • Je trouve facile et particulièrement méprisant le fait de tenter de disqualifier des débats réels et cruciaux qui existent depuis les débuts du féminisme en balançant (avec une morgue bien masculine) des phrases comme « il va falloir s’habituer à ce nouveau féminisme où celles qui savent mieux que les autres leur tapent dessus pour leur faire passer la malcomprenance... »
      Je ne tente plus de répondre aux vannes de ce genre (on se doute duquel), mais je mets en ligne des analyses qui prennent au sérieux ces débats. À chacune d’en juger. De plus en plus de gens se dégagent des tentatives d’intimidation grossière, et je suis optimiste quant à un avenir où la prétention commode d’être « non binaire » ou même « une femme » si on veut paraître tel deviendra moins crédible du fait d’être soumise à une analyse politique collective, plutôt qu’à l’occupation de plate-formes médiatiques.

    • Je crois que t’as rien compris à cette phrase. Le première commentaire du seen lui-même, et plein d’autres messages ailleurs, montre parfaitement que @antonin1 n’aime pas ce comportement et le critique à chaque fois. Bref… C’est surtout que t’arrives pas à comprendre qu’on peut à la fois essayer d’être contre ces comportements masculinistes, individualistes, contre l’identité définie uniquement soi-même ET être contre les stigmatisations transphobes, les petites phrases perfides, comme il y en a tant (de plus en plus au fil des mois) dans les textes choisis par tradfem. Et qu’on peut argumenter, et faire des textes qui critiquent le genre sans être insultant pour d’autres, et aussi réfléchir à des solutions concrètes (les toilettes etc) pas juste théoriques qui soient à la fois réellement féministes, anti-prostitution, anti-individualiste, mais aussi transinclusives, sans mettre personne sur le carreau (voire en danger de violence ou de mort). Mais pour ça faut se casser la tête un peu, c’est moins dans la facilité que mettre les femmes contre les trans ou ce genre de conflit… binaire.

    • « mettre les femmes contre les trans »... Cette inversion est inqualifiable. Libre à vous de tenter de convaincre les transactivistes de cesser de mener la guerre aux femmes, mais un peu de perspective SVP. Vous me rendez de plus en plus difficile de croire en votre bonne foi. Je sais que antonin1 critique régulièrement les outrances antiféministes mais j’ai trouvé malheureux son renvoi dos à dos de féministes alors que c’est un antiféminisme qui fait rage.

    • Merci @rastapopoulos, je plussoie.

      @martin4, mon truc sur « faire passer la malcomprenance » est évidemment ironique, je condamne la violence que subissent, et que j’ai pas mal documentée ici, les féministes radicales. Et avec cette ironie je condamne cette certitude de mieux valoir moralement, d’être plus open, plus généreux, plus jeune (!) de beaucoup de monde dans cette sphère « antiTERF ». Mais vous n’aidez pas et Rastapopoulos le dit très bien. Le discours naturalisant et désormais « critique du genre » (que reste-t-il du féminisme sans ça ?), méprisant envers des personnes trans qui sont ou pourraient être des alliées... Votre attitude à vous Martin ici même a fait fuir une femme qui ne supporte pas votre faible capacité au dialogue (et doit avoir quelque chose contre les chevaliers blancs qu’aucun doute n’assaille, visiblement). Oui, des fois j’aurais envie de renvoyer les deux camps dos à dos. Mais je dois bien constater que les féministes trans-exclusives sont traitées comme aucune féministe ne devrait jamais être traitée pour ses engagements. Que c’est grave. Et que c’est compliqué de prendre votre défense en public, quand l’intransigeance des féministes trans-exclusives n’est rien face à la violence inouïe des transactivisites anti-TERF... Misère !