• Les Portugais ont donc pris de l’avance... y-a-t-il des raisons plus structurelles ?

      Il y a d’abord, une continuité gouvernementale dont les Espagnols ne peuvent se prévaloir. L’actuelle coalition de gauche est au pouvoir à Lisbonne depuis 2015. L’Espagne, dans la même période, ont connu quatre élections générales.

      Sans même parler de la crise institutionnelle en Catalogne. Ensuite, contrairement à l’Espagne, le Portugal est sorti beaucoup plus tôt de l’austérité et avec succès. Moins d’austérité, moins de coupes claires dans la santé publique, un pays mieux préparé.

      Ce qui autorise d’ailleurs Lisbonne à faire preuve de générosité : le 28 mars, Lisbonne a décidé de régulariser tous les migrants qui ont déposé un dossier de résidence et de renouveler automatiquement les titres de séjour qui arrivent à échéance.

      Générosité mais aussi mesure de salubrité publique : en régularisant tout le monde, le gouvernement donne accès à toute la population résidant au Portugal au système de santé gratuit et universel : tout le monde protège tout le monde du Covid-19.

    • #coronavirus, mesures sociales de ces derniers jours :

      À gauche

      Espagne : Interdiction des licenciements.
      Portugal : Régularisation des sans-papiers et gel des loyers des foyers les plus modestes.

      À droite

      France : 60 heures hebdomadaires et cueillette des ... Fraises

  • Municipales : la poussée des écologistes et des listes d’alliance à gauche contrariée par le coronavirus
    https://www.bastamag.net/Municipales2020-premier-tour-second-tour-report-EELV-LREM-listes-citoyenne

    Rarement une soirée électorale n’a connu aussi peu d’effusions de joie. Face à la crise sanitaire de grande ampleur, l’heure n’est pas à la célébration pour les gagnants du premier tour. Parmi eux, les écologistes et les listes d’union des gauches. Il est toujours difficile de tirer de grands enseignements politiques des scrutins municipaux, en raison des contextes locaux très différenciés. Cette fois, c’est une crise sanitaire mondiale qui rend la tâche ardue, pour ne pas dire impossible : le (...) #Décrypter

    / Élections , #Europe_Ecologie_-_Les_Verts, #Politique, #Gauche_radicale

    #Élections_

  • La gauche presque rassemblée autour de l’écologie et de la jeunesse aspire à reprendre Besançon
    https://www.bastamag.net/Municipales-Besancon-gauches-rassemblement-Anne-Vignot-BesanconParNature-e

    La ville gouvernée par la gauche depuis l’après-guerre a vu en 2017 son maire rejoindre LREM. Trois ans plus tard, c’est une liste de rassemblement « rouge-verte-rose » qui est donnée favorite pour reprendre les rênes de la municipalité. Reportage. La phrase est discrète, inscrite le long d’un muret, juste derrière une statue en bronze de Victor Hugo : « Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’Homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré ». Elle est (...) #Décrypter

    / #Gauche_radicale, Élections , #Europe_Ecologie_-_Les_Verts, #Politique

    #Élections_

  • Pour les municipales, les listes de gauche se disputent la participation citoyenne
    https://www.bastamag.net/Marseille-Municipales-Listes-Citoyennes-Democratie-Participative-EELV-Fran

    Avec la multiplication des listes dites citoyennes, difficile de faire campagne, surtout à gauche, sans ouvrir les listes aux non professionnels de la #Politique. À Marseille, alors que l’ère Gaudin s’achève, des dizaines de « non-encartés » se lancent dans la bataille des municipales. Vrai renouveau ou « citizenwashing » ? En plein centre-ville de Marseille, à la station de métro Réformés, un samedi matin de février. Le soleil inonde la fontaine aux danaïdes et les affiches électorales. Parmi elles, celle (...) #Inventer

    / #Europe_Ecologie_-_Les_Verts, Élections , #Gauche_radicale, Démocratie !, Politique, A la une, Innovation (...)

    #Élections_ #Démocratie_ ! #Innovation_politique

  • Féminicide politique : les étranges liens du clan Bolsonaro avec le meurtre de Marielle Franco
    https://www.bastamag.net/Marielle-Franco-Bolsonaro-meurtres-feminicides-Bresil-Rio-de-Janeiro-milic

    Son visage et son nom sont devenus symboles de lutte au Brésil. Sociologue et femme politique, issue d’une favela, noire et lesbienne, Marielle Franco a été assassinée il y a deux ans, le 14 mars 2018. Les enquêteurs recherchent encore les commanditaires du meurtre. L’une des pistes s’arrête à l’entrée de la résidence où habitent le président Jair Bolsonaro et ses fils. Dimanche 16 février 2020. Stade du Maracaña, à Rio de Janeiro. L’équipe de Flamengo, championne en titre du Brésil et d’Amérique du Sud, (...) #Décrypter

    / A la une, #Gauche_radicale, #Droites_extrêmes, #Amériques, #Enquêtes, #Féminisme

  • Qu’est-ce que le Green New Deal, cette ambitieuse #Politique qui pourrait radicalement changer les États-Unis ?
    https://www.bastamag.net/SuperTuesday-Sanders-Biden-primaires-democrates-Green-new-deal-AOC-Trump

    Bernie Sanders comme Joe Biden, les deux principaux candidats démocrates à l’investiture pour affronter Donald Trump en novembre, soutiennent le « Green New Deal ». Avec cependant quelques nuances. Décryptage d’un plan qui pourrait changer en profondeur les États-Unis et... contribuer à sauver la planète. C’est l’une des propositions phares de la gauche américaine. Le Green New Deal place l’écologie et la crise climatique au cœur des débats de la primaire démocrate. Suite au Super Tuesday – quatorze (...) #Décrypter

    / #Gauche_radicale, Politique, #Sociaux-démocrates, A la une, #Alternatives_concrètes, #Amériques, #Le_défi_du_réchauffement_climatique, #Eviter_le_dépôt_de_bilan_planétaire, (...)

    #Climat

  • Empörung über Parteichef Riexinger Teilnehmer von Linken-Veranstaltung spricht über das „Erschießen“ von Reichen
    https://m.tagesspiegel.de/politik/empoerung-ueber-parteichef-riexinger-teilnehmer-von-linken-veranstaltung-spricht-ueber-das-erschiessen-von-reichen/25606280.html

    Après une remarque ironique à propos du sort des riches après la révolution par une participante d’une rencontre du parti de gauche Die Linke les politiciens et médias de droite s’emballent : D’après eux le chef du parti aurait dû choisir des mots plus fermes quand il a rappellé ä l’ordre sa camarade. Bernd Riexinger s’est exécuté immédiatement. Quel spectacle lamentable.

    Bernd Riexinger @b_riexinger

    Zur Klarstellung: Auch wenn der Kommentar einer Teilnehmerin auf der Strategiekonferenz nun völlig aus dem Kontext gerissen wird, er war und ist inakzeptabel. Ich bedauere, dass ich ihn nicht sofort unmissverständlich zurückgewiesen habe.

    ... pire encore ..

    Bodo Ramelow @bodoramelow

    Wer Menschen erschiessen will und von einer Revolution mit oder durch Gewalt schwadroniert hat mit meinem Wertekanon nichts gemein.
    So eine Aussage auf einer Konferenz meiner Partei ist inakzeptabel und hätte nie lächelnd übergangen werden dürfen!

    Là c’est la droite chrétienne au sein du parti qui profite de l"occasion pour lancer une polémique contre les courants syndicales et socialistes. A vomir.

    #politique #parodie #gauche #décadance

  • Ideal : Erschießen !
    https://youtube.com/watch?v=gIxti-HEbkQ

    Komm, wir lassen uns erschießen,
    an der Mauer Hand in Hand.
    Komm, wir lassen uns erschießen,
    mit dem Kopf an der Wand.
    Komm, wir lassen uns erschießen,
    Sonntag morgens 5 vor 10.
    Ich kann den Sonntag nicht ertragen,
    und ich will keinen Montag sehn.

    Langeweile killt nur langsam,
    du wirst sehn, es tut uns gut,
    mir ist heute so gewaltsam,
    mir ist nach Schüssen heut zumut.

    Komm, wir lassen uns erschießen,
    zwei Schüsse mitten ins Gehirn.
    Komm, wir lassen uns erschießen,
    ich hab nichts zu verlier’n.
    Komm, wir lassen uns erschießen,
    Sonntag morgens 5 vor 10.
    Ich kann den Sonntag nicht ertragen,
    und ich will keinen Montag sehn.

    Langeweile killt nur langsam,
    du wirst sehn, es tut uns gut,
    mir ist heute so gewaltsam,
    mir ist nach Schüssen heut zumut.

    Erschießen! Erschießen!.

    #musique #NDW #Berlin #politique #parodie #gauche #décadance

  • Une théorie du mouvement révolutionnaire
    https://lundi.am/Une-theorie-du-mouvement-revolutionnaire

    En 1963, Socialisme ou Barbarie (SouB), se scinde en deux. Né au sein de la IVe Internationale, il avait rompu avec celle-ci en 1949, sur base d’un désaccord centré sur la nature du stalinisme et de l’URSS. Lors de la scission de 1963, une partie des membres, regroupés au sein de la Tendance, font leurs le renouvellement théorique avancé par Cornélius Castoriadis (1922-1997), l’un des fondateurs de SouB. Ils gardent le nom de la revue et poursuivent sa publication jusqu’en 1965. Deux ans plus tard, le groupe s’auto-dissout. Les membres qui, eux, refusent cette orientation, l’Anti-tendance, et dont la plupart sont en charge de la publication du bulletin mensuel de SouB, Pouvoir Ouvrier (PO), adopte le nom du bulletin, qu’ils continueront à publier jusqu’en octobre 1969.
    ...

    La question des antagonismes sociaux

    Un demi-siècle après la scission de SouB, la figure du prolétariat comme agent de la révolution a pratiquement disparue. Mais, c’est peut-être moins à sa disparition à laquelle nous assistons qu’à son reclassement implicite dans d’autres figures (femmes, immigrés, etc.). Quoi qu’il en soit, la haine de classes – principalement celle de l’élite pour le « peuple » –, elle, est loin d’avoir été soldée. Demeure également le questionnement sur la représentativité du conflit.
    ...
    Mort et dépassement de la politique

    La mort diagnostiquée de la politique et de ses institutions, ainsi que des formes traditionnelles du mouvement ouvrier, n’empêche pas celles-ci d’opérer et d’avoir des effets. Et de ne plus en finir de mourir. L’enjeu est dès lors d’inventer de nouvelles formes et organisations de faire la politique, qui soient réellement révolutionnaires. À l’encontre de Véga affirmant que « l’organisation d’avant-garde ne peut pas être une préfiguration de la société socialiste », Castoriadis écrivait déjà dans Le mouvement révolutionnaire sous le capitalisme moderne : « Le mouvement révolutionnaire doit donc cesser d’être une organisation de spécialistes. Il doit devenir le lieu – le seul dans la société actuelle, en dehors de l’entreprise – où un nombre croissant d’individus réapprennent la vraie vie collective, gèrent leurs propres affaires, se réalisent et se développent en travaillant pour un projet commun dans la reconnaissance réciproque ».
    ...
    Les relations en sont sein étaient prises, selon Debord, dans un « rapport enseignants-élèves », marqué par quelques vedettes et les entraves implicites à la participation de tous. Bref, la volonté de non-spécialisation, d’exercer une activité totale, venait buter sur le manque de mise en œuvre de la critique de la vie quotidienne. Or, sans celle-ci, « l’organisation révolutionnaire est un milieu séparé » . Toujours est-il que l’IS ne fut pas plus capable que SouB de développer (dans la durée) des relations libres et égalitaires, qui préfigurent la société émancipée. L’objectif reste cependant toujours aussi pertinent.
    ...
    Plus près de nous, si l’incapacité (jusqu’à présent) des « gilets jaunes » à se définir autrement que négativement, a souvent été présentée avantageusement comme un « refus d’étiquettes », elle témoigne surtout d’un défaut de positionnement autonome .

    Enfin, les conséquences et leçons tirées de la prétendue mort de la politique interrogent.
    ...
    Conclusions
    ...
    L’élaboration théorique de SouB demeure une source importante et stratégique pour penser les luttes ici et maintenant. Ce qui s’y est joué soulève une série de problèmes, sur lesquels continuent de buter les groupes, qui n’ont pas renoncé à poser la question de la vie quotidienne dans cette société : comment, justement, faire groupe, créer des formes de luttes renouvelées, doublement fixées sur l’autonomie et sur les luttes, lier théorie et pratique, etc. ?

    #gauche #théorie_politique #trotzkisme #marxisme #occupy #socialisme_ou_barbarie #révolution #histoire #mouvements_sociaux #internationale_situationniste

    • Je complète : j’ai posté ça hier juste avant d’éteindre les lumières et de dormir, et j’ai posté vite fait sans commentaire pour pas le perdre.

      C’est donc Alexandria Ocasio-Cortez, faisant le speech de présentation avant l’arrivée sur scène du candidat Bernie Sanders, la veille du caucus du New Hampshire.

      Je note, d’abord parce que j’ai été assez sidéré par l’énergie qu’elle dégage. J’ai déjà vu des images de ses interventions, notamment, en commission ; impressionnante, très claire, et ayant visiblement bossé ses dossiers. En revanche, je ne savais pas qu’elle tenait une scène d’une telle manière.

      Je note aussi, parce qu’il me semble qu’elle a un façon de discourir très « contemporaine », avec une gestuelle à mi-chemin entre le hip-hop et le gospel, et une façon de scander des textes rythmés façon slam.

      Je note aussi qu’elle commence son énumération des choses bien que Sanders aurait faites par la Palestine, provoquant les applaudissements de la salle (certes Sanders est sans doute surfait sur la Palestine, mais cette scène d’enthousaisme de ses supporters est notable, et je note qu’elle ne prononce que Palestine, et pas Israël).

  • Germany’s pro-Israel left has a new target in the crosshairs : Jews - World News - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/world-news/.premium-germany-s-pro-israel-left-has-a-new-target-in-the-crosshairs-jews-

    Donc : #gauche_radicale (sic) anti nationaliste mais pour la nation sioniste remède de (absolument) tous les maux sur terre, ce qui justifie (absolument) l’alliance avec des néolibéraux et la guerre contre.... des juifs.

    #Délire #absurdité

    I met Thomas, an ardent young German, more than a decade ago at a radical-left demonstration in Berlin protesting the commemorative celebrations of the anniversary of Germany’s reunification. Because the official event was packed and rife with security that year, I preferred to go to the protest rally, which also sounded more interesting. It was billed as an anti-nationalist demonstration warning against the dangers of patriotic discourse about “national unity.” But when I got there, I was surprised to see that many of the protesters were waving Israeli flags. Thomas was one of them. He ran through the street draped in the blue-and-white flag. The presence of the Israeli flag puzzled me – after all, for decades the German state he was demonstrating against had been one of Israel’s biggest supporters. Thomas explained: “I am anti-nationalist and I hate every flag, other than the Israeli flag, because Israel is the answer to fascism.” He then joined the other demonstrators in roaring, “Grandpa, Grandma, stop whining – you’re criminals, not victims.”

    That was my introduction to the political phenomenon known as Antideutsche – anti-Germans. It started in the late 1980s as an exotic offshoot of the Maoist left, whose members denied the very legitimacy of a German nation after Nazism, under the slogan, “Germany, never again.” But for the past two decades, Antideutsche has had one primary focus: an unrestrained attack on anyone who is critical, even a bit, of Israeli policy. According to their amazingly simplistic approach, anti-Semitism is the source of all evil, Israel is the answer to anti-Semitism, and thus constitutes absolute good. Hence, at demonstrations and in Facebook posts of this left-wing group, there have even been calls to drop a nuclear bomb on Gaza – that is, calls for genocide.

    The absurdity doesn’t end there. Even a call for regulation of Germany’s financial markets constitutes anti-Semitism in the eyes of the Antideutsche, because they believe it hints at a conspiracy of “Jewish bankers” and “international Zionism.” Intellectuals in this group also assail women’s meditation gatherings, where participants hold hands and connect with the Great Mother, defining them as pagan rites aimed against Jewish monotheism.

    The Hebrew-language Wikipedia terms the Antideutsche an “anti-nationalist communist movement.” But it’s hard to define them as communists, much less anti-nationalists. Antideutsche people don’t come only from the left; many come from the neoliberal economic right and some are even willing to stand with the extreme-right AfD party, because it supports Israel.

    All this sounds like a description of a bizarre ideological cult. Indeed, the Antideutsche number a few thousand activists at most. But in the current global political climate, the marginal becomes central and the central, marginal. As a result, in recent years, the worldview espoused by these people has become a phenomenon that transcends the anecdotal. It wields considerable influence in civil society and on the editorial boards of the most important newspapers in Germany, and now also in Austria and Switzerland. More particularly, it has become increasingly evident in Berlin, where there is an especially large concentration of Antideutsche. Thomas, the enthusiastic demonstrator, has since become an academic and an editor of an influential cultural column in a German paper.

    Antideutsche sympathizers are now the driving force behind journalistic and social-media attacks on institutions in Berlin, notably those dealing with Jewish history and even anti-Semitism research. Thus, the Jewish Museum Berlin became the object of a particularly ugly offensive. The institution’s director, Peter Schaefer, a Jewish studies scholar, was vilified by pro-Israel activists to the point where he was compelled to resign last June. In the wake of the museum’s sharing on Twitter of a story that implied support for the BDS movement, it was claimed that Schaefer personally supports BDS and is therefore anti-Semitic.

    Subsequently, the denunciations focused on another senior official of the institution, Yasemin Shooman, who was accused of having dared to compare anti-Semitic attacks to attacks on Muslim migrants. For his part, Thomas Thiel, a senior editor at the newspaper Frankfurter Allgemeine Zeitung, wrote an opinion piece alleging that Shooman had turned the museum, which features exhibitions focusing on Jewish history and the Holocaust, into an active center of “political Islam.”

    In fact, intellectual and academic discourse in Germany today is consistently skewed toward the Israeli right. When the subject is Israel, the most distinguished media and academic platforms publish items that look like they could have been culled from the Israeli right-wing site Mida. Even the Center for Research on Anti-Semitism, one of the most important institutions of its kind in Germany, has been caught up in a public storm and accused of anti-Semitism.

    The Antideutsche want everything having to do with anti-Semitism to be subjected to their uniform and dogmatic line. Paradoxically, ideas and opinions that can be voiced in Israeli academia with no special problem, foment a huge ruckus in Berlin. Incensed Germans, some of them descendants of Nazis, don’t hesitate to attack Jewish and Israeli left-wingers. Scholars who have devoted their lives to Jewish studies tread carefully for fear they will say something that is not consistent with this absurd conception of reality.

  • Primaire démocrate : le #New_York_Times soutient Warren et Klobuchar
    https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/202001/20/01-5257515-primaire-democrate-le-new-york-times-soutient-warren-et-klobucha

    Il y a décidément une vague sans précédent de #crimes contre la #langue,

    Pour justifier cette ambivalence, le prestigieux quotidien explique que les deux approches en compétition parmi les nombreux candidats- celle, « radicale », représentée par Elizabeth Warren ou celle, « réaliste », portée par Amy Klobuchar [...]

    [...]

    Mme Warren, 70 ans, qui représente l’aile #gauche du parti démocrate, est assez bien placée dans les sondages pour la primaire démocrate, [...] derrière [...] un rival très à gauche, #Bernie_Sanders.

    #états-unis

    • Une brève histoire des hurluberlus Paul Laity
      http://www.entelekheia.fr/2016/11/20/une-breve-histoire-des-hurluberlus

      Paul Laity revisite sur le ton de l’humour la gauche britannique de l’époque de George Orwell et les rapports de ce dernier avec ceux qu’il avait appelé « les hurluberlus de la gauche ». Inutile de dire que nous avions exactement les mêmes en France.

      Pour reprendre le terme d’Orwell, les racines du #gauchisme « hurluberlu » sont similaires de chaque côté de la Manche, nommément l’Owenisme en Grande-Bretagne et en France, le socialisme utopique et ses dérivés. Différence culturelle oblige, les nôtres étaient moins épris de vélocipède, de végétarisme, de laine brute et de grand air que les Britanniques ; la version hexagonale les voulait laïcards, républicains, scientistes, athées et bouffeurs de curés, avec malgré tout parfois, comme chez leurs congénères anglo-saxons, des penchants mystiques qui les conduisaient volontiers au spiritisme. #Victor_Hugo est le chef de file des aînés de ce type « d’hurluberlus », mais d’autres noms connus du XIXe siècle l’ont rejoint au panthéon des exaltés du guéridon, par exemple #Camille_Flammarion, #Victorien_Sardou, #Delphine_de_Girardin, #Henri_Bergson qui s’adonnait à des recherches psychiques (hypnose, lucidité somnambulique, médiumnité) ou encore #Jules_Verne, etc. Cette tendance se perpétuera chez les #surréalistes, en particulier avec l’écriture automatique d’André Breton et au-delà, dans l’art moderne et contemporain, dans le « psychologisme » qui imprègne toute la gauche ainsi que dans le #pédagogisme actuel – Ainsi, malgré ce qu’écrit l’auteur dans sa conclusion, la question de l’héritage idéologique du socialisme utopique et de la gauche « hurluberlue » historique déborde très largement des seuls écologistes pour embrasser toute la gauche libérale moderne.

      « Le socialisme », a écrit #George_Orwell dans son célèbre Quai de Wigan (1936), attire à lui « avec une force magnétique tous les buveurs de jus de fruit, les nudistes, les porteurs de sandales, les obsédés sexuels, les quakers, les charlatans naturopathes, les pacifistes et les féministes d’Angleterre ». De façon mémorable, sa tirade contre ces « hurluberlus » s’étend dans d’autres passages du livre aux « végétariens à barbes flétries », aux « Jésus de banlieue » uniquement préoccupés de leurs exercices de yoga, et à « cette tribu lamentable de femmes de haute vertu, de porteurs de sandales, de buveurs de jus de fruits qui affluent vers l’odeur du ‘progrès’ comme des mouches à viande vers un chat mort. »


      Andrew Muir, architecte consultant de la ville-jardin de Letchworth, portant ce qui s’appelait à l’époque un « costume rationnel » et des sandales. Crédit photo, First Garden City Heritage Museum du Letchworth Garden City Heritage

      Les #stéréotypes et caricatures des hurluberlus de la #classe_moyenne s’inscrivent profondément dans la culture nationale anglaise. Pendant tout le XIXe siècle, Punch Magazine a brocardé les obsessionnels de la santé qui recherchaient une vie plus pure dans le chou bouilli et l’antialcoolisme. Une histoire d’Aldous Huxley, The Claxtons, qui anticipait la philippique d’Orwell, dresse le tableau d’une famille bourgeoise puritaine, radicale et aveuglée sur elle-même : « Dans leur petite maison sur le terrain communal, comme les Claxton vivaient une belle, une spirituelle vie ! Même le chat était végétarien » . Et plus tôt cette année, le Daily Mail, tabloïd de droite, a tourné le Guardian en dérision (pour la énième fois, sans aucun doute) en l’accusant d’être dirigé par, et pour, des « porteurs de sandales ». C’est une pique encore censée suggérer la même chose qu’à l’époque d’Orwell : une naïveté fumeuse, une pseudo-supériorité morale et une vie de bohème méritoire – certainement un monde bien éloigné des valeurs de pragmatisme et de décence de l’Angleterre censément « véritable ».

      La férocité des caricatures « d’hurluberlus » d’Orwell trahissent une certaine anxiété sur la liberté sexuelle, mais vise en général directement leur travers le plus évident – leur sérieux. Les hurluberlus veulent que le monde devienne un endroit moins cruel, moins bassement commercial, plus beau. Leurs plaisirs sont sains, « naturels » et énergiques. (Quand j’étais enfant, mes parents dépeignaient certaines personnes comme très « riz complet et bicyclettes »). La mentalité de ces progressistes contre-culturels veut à tout prix que tout soit sain et aide à s’améliorer. L’un des objets de raillerie d’Orwell est donc une « gueule de bois de la période de #William_Morris » [1] qui propose de « niveler le prolétariat ‘par le haut’ (jusqu’à son niveau à lui) par la méthode de l’hygiène, des jus de fruit, du contrôle des naissances, de la poésie, etc. » Dans son roman Un peu d’air frais (1939), nous rencontrons « le professeur Woad, un chercheur psychique » : « Je connaissais le genre. Végétarisme, vie simple, poésie, culte de la nature, se roulant dans la rosée avant le petit-déjeuner… ce sont tous soit des maniaques de l’alimentation naturelle, ou alors ils ont quelque chose à voir avec les boy-scouts – dans les deux cas, ils sont toujours partants pour la Nature et le Grand air. »

      La satire d’Orwell dans le Quai de Wigan s’inscrivait dans le cadre d’une cause particulière et urgente : la formation d’une #politique radicale, populaire (non-hurluberlue) et réaliste pour faire front à la menace montante du fascisme. (Peu après avoir remis le manuscrit de son livre à son éditeur, Victor Gollancz, il entamait son voyage à Barcelone pour y rejoindre le camp républicain de la guerre civile d’Espagne). A ses yeux, les hurluberlus – avec les « marxistes chevelus mâchouillant des polysyllabes » – donnaient mauvaise allure au socialisme. Il impliquait aussi qu’ils étaient superficiellement dévoués à la cause socialiste mais au bout du compte, bien plus préoccupés par leur propre pureté morale que par l’exploitation de la classe ouvrière. Mais à qui exactement Orwell pensait-il quand il a lancé ses invectives ? Qui étaient les hurluberlus ?

      Il avait fait le choix de ne jamais mentionner par écrit qu’il s’était lui-même commis avec beaucoup de personnages de la #contre-culture, à commencer par sa tante, Nellie Limouzin, une bohème dont le mari, socialiste, soutenait fidèlement le mouvement espérantiste, et les Westrope, qui possédaient la librairie de Hampstead où il travaillait au milieu des années 30. Francis Westrope avait été objecteur de conscience pendant la guerre et adhérait au Parti travailliste indépendant ; son épouse, Myfanwy, militait pour les droits des femmes – et les deux étaient des espérantistes passionnés. Sa grande admiratrice et conseillère Mabel Fierz [2] également, vivait dans une grande maison de Hampstead Garden et penchait pour un socialisme mystique et spirituel.

      Les amis et membres de sa famille ont sans nul doute influencé les portraits d’Orwell dans une certaine mesure, mais il avait toute une tradition politico-culturelle en ligne de mire. Elle s’étendait aux sectes millénaristes socialistes des années 1830 et 1840 inspirées par le réformateur #Robert_Owen et son journal, le New Moral World (le Nouveau monde moral). Les « hurluberlus » étaient sur-représentés dans ces communautés modèles – Catherine et Goodwyn Barmby, par exemple, qui s’agacèrent du ton insuffisamment puriste du mouvement Owenite et formèrent l’Église Communiste (ses organisations-sœurs comprenaient les #White_Quakers de Dublin et le #Ham_Common_Concordium de Richmond.) [3] Ils prêchaient diverses prophéties #New_Age, ainsi que le végétarisme, l’#hydrothérapie, les cheveux longs et le port de sandales. Au fil des années, #Goodwyn_Barmby se mua en figure christique, avec de longs cheveux blonds flottant sur les épaules ; ensemble, le jeune couple arpentait les rues de Londres avec un chariot où il puisait des tracts qu’il distribuait en haranguant les passants.

      Le renouveau #socialiste de la fin du XIXe siècle était lourdement investi de croyances « hurluberlues ». Comme l’a écrit Michael Holroyd, c’était largement a partir « d’ #agnostiques, #anarchistes et #athées ; de #réformistes du costume [4] et du régime alimentaire ; d’#économistes, de #féministes, de #philanthropes, de #rationalistes et de #spirites tentant tous de détruire ou de remplacer le #christianisme » que le renouveau s’est opéré. L’activiste #Henry_Hyndman, un disciple d’Engels et le fondateur de la Social Democratic Federation (SDF, fédération socialiste démocratique) en 1881, désespérait comme Orwell de ce type de tocades morales. « Je ne veux pas que le mouvement » , martelait-il, « soit un dépotoir de vieux hurluberlus, d’humanitaires, de #végétariens, d’anti-vivisectionnistes, d’anti-vaccinationnistes, d’artistes du dimanche et toute cette espèce. »  Sans surprise, William Morris et ses amis au sein de la SDF décidèrent de s’en séparer et fondèrent leur propre groupe en 1884, la plus anarchique (et sexuellement radicale) Ligue socialiste. La #Fabian_Society , [5] qui débutait au même moment, était un groupe dissident de la #Fellowship_of_the_New_Life (Compagnons de la nouvelle vie), une communauté éthico-spirituelle (et végétarienne).

      C’était également l’époque de la #Vegetarian_Cycling_Society (Société des Cyclistes Végétariens) et des clubs nés autour de l’hebdomadaire socialiste #The_Clarion, qui visait à #« amener le citadin à entrer plus fréquemment en contact avec la beauté de la nature, et faire progresser l’idéal d’une vie plus simple, d’un mode de vie modéré et d’une élévation de la pensée. » #George_Bernard_Shaw qui, en tant que végétarien porteur de laine brute, naturelle et tricotée à la main, entretenait une relation de proximité avec les hurluberlus, a résumé les deux impulsions différentes du socialisme du temps : l’une tenait à « organiser les docks » , l’autre à « s’asseoir au milieu des pissenlits ».

      Le saint patron des pique-niqueurs au milieu des pissenlits était #Edward Carpenter, et Orwell l’avait clairement à l’esprit. Ancien vicaire anglican qui avait été l’invité de Thoreau, auteur d’un long poème whitmanesque, ‘Vers La Démocratie’ , Carpenter prônait un socialisme spirituel et le retour à la nature. A la suite d’une vision, il avait acheté une petite exploitation rurale à Millthorpe, près de Sheffield, où il faisait pousser ses propres légumes. Il était végétarien et prêchait le contrôle des naissances ainsi que le mysticisme oriental ; il avait écrit The Intermediate Sex (Le Sexe intermédiaire) , le premier livre qui présentait l’homosexualité sous un jour positif à être largement diffusé en Angleterre. Il avait pour habitude de se baigner nu à l’aube en compagnie de son domestique et amant, et sa vie était dénoncée comme scandaleuse et immorale.


      Edward Carpenter devant son cottage de Millthorpe, dans le Derbyshire, 1905. Il porte une paire des célèbres sandales de style indien qu’il fabriquait lui-même et une veste, un bermuda, une cravate et une large ceinture de sa propre conception. Crédits Sheffield Archives, Carpenter Collection, Box 8/31 a.

      Plus que n’importe qui d’autre, Carpenter a été responsable de l’introduction des sandales dans la vie britannique. Quand son ami Harold Cox partit pour l’Inde, Carpenter le chargea d’envoyer une paire de sandales du Cachemire à Millthorpe. La paire en question comprenait une lanière qui remontait de la semelle, passait par-dessus les orteils et s’accrochait à la cheville. « J’ai rapidement éprouvé une joie à les porter », écrivit Carpenter. « Et au bout de quelque temps, j’ai décidé d’en fabriquer. » Les chaussures, décida-t-il, étaient « des étouffoirs en cuir » . Il prit des leçons auprès d’un bottier de Sheffield et arriva « vite à fabriquer beaucoup de paires pour moi-même et plusieurs amis. » (Il en offrit une paire à Shaw, mais elles lui sciaient les pieds et il renonça à les porter en jurant de ne jamais y revenir.) Plusieurs disciples firent le pèlerinage à Millthorpe, y compris, dans les souvenirs de Carpenter, une réformiste du costume – « Son nom était Swanhilda quelque chose » , qui avait marché des kilomètres, sous une pluie battante, seulement vêtue d’une robe de serge bleue grossièrement coupée et de sandales qui s’enfonçaient dans la boue presque à chaque pas. Un des domestiques de Carpenter à Millthorpe, George Adams, entreprit aussi de fabriquer des sandales. Quand il se brouilla avec son maître, il déménagea dans la toute nouvelle ville-jardin de Letchworth, dans le Hertfordshire, et y ouvrit un petit commerce de sandales.

      Letchworth occupe une place spéciale dans l’histoire des hurluberlus. « Un jour cet été » , écrivait Orwell dans le Quai de Wigan, « je traversais Letchworth quand le bus s’est arrêté pour laisser monter deux hommes âgés d’allure affreuse. Tous deux très petits, roses, joufflus et tous deux tête nue, ils devaient avoir dans les soixante ans. Ils étaient habillés de chemises couleur pistache et de shorts kakis dans lesquels leurs énormes arrière-trains étaient si boudinés que vous auriez pu en étudier chaque fossette. Leur arrivée fit courir un léger frisson d’horreur sur l’impériale du bus. L’homme assis à côté de moi… murmura ‘des socialistes’. Il avait probablement raison », continue le passage. « Le Parti travailliste indépendant tenait son université d’été dans la ville. » (Orwell néglige de mentionner qu’il y assistait lui-même).

      La ville-jardin de #Letchworth, une expérience en urbanisme inaugurée en 1904 – une utopie d’air frais et de vie rationnelle – devint instantanément une Mecque pour les amoureux de la vie simple et acquit une réputation nationale de ville « hurluberlue » : sandales et scandales à foison. Un de ses deux architectes originels, Raymond Unwin, avait été l’un des associés de Carpenter au sein du socialisme de Sheffield (et un végétarien). Un ancien résident a offert une description du « citoyen typique de la ville-jardin » : il portait des sandales, ne mangeait pas de viande, lisait William Morris et Tolstoï, et possédait deux tortues « qu’il cirait périodiquement avec la meilleure des huiles de moteur Lucas. » Les végétariens de la ville ouvrirent le Simple Life Hotel (l’hôtel ‘Vie Simple’), qui comprenait un magasin de produits alimentaires naturels et un restaurant réformiste alimentaire. Un membre de la famille quaker Cadbury ouvrit un pub sans alcool, la Skittles Inn (l’Auberge des Quilles), où il faisait un fructueux commerce de chocolat chaud et de Cydrax, un vin de pomme sans alcool. (Ce qui inspira un commentaire sur une vie « toute en quilles et sans bière » [6] à G.K Chesterton, et plus tard une raillerie à John Betjeman dans son poème Huxley Hall, « Ni mon dîner végétarien, ni mon jus de citron sans gin/ ne peuvent noyer mon hésitante conviction selon laquelle nous pourrions bien être nés dans le péché ».)

      Les dimanches, les Londoniens faisaient des excursions en train pour étudier l’étrange collection d’espérantistes vêtus de blouses et de théosophistes de Letchworth ; une bande dessinée d’un journal local dressait même le tableau comique de visiteurs d’un zoo d’humains. « Papa, je veux voir comment on les nourrit ! » , y réclame un enfant. Les panneaux indicateurs pour les visiteurs y signalaient : « Direction Les Lutins Raisineux Porteurs de Sandales À Pointes Longues », « Par Ici Pour Le Pub Non-toxique » et « Direction Les Mangeurs de Bananes Hirsutes » . Annie Besant, une théosophiste militante du contrôle des naissances, y ouvrit l’école St. Christopher – où le Parti travailliste indépendant tenait sa réunion d’été – et qui aujourd’hui encore offre exclusivement de la nourriture végétarienne (ses élèves admettent se rabattre sur McDonald’s).


      Dessin de Louis Weirter, publié dans le journal local The Citizen, 1909. Crédits image, First Garden City Heritage Museum de la Letchworth Garden City Heritage Foundation

      Les années 1920 et 1930 offraient nombre de tendances contre-culturelles propres à faire frémir Orwell. Un pacifisme de type jusqu’au-boutiste s’était davantage généralisé au milieu des années 30 qu’à n’importe quelle autre époque de l’histoire britannique. Il y avait aussi une manie du grand air (associée à un développement des loisirs) et d’un mode de vie hygiénique et non raffiné. Les adhésions au club cycliste du Clarion atteignirent leur apogée au milieu des années 30, et un nombre sans précédent de citadins en bermudas et chemises à col ouvert s’entichèrent d’hôtels de jeunesse et de randonnées pédestres. « Le droit de vagabonder » à travers vallons, coteaux et landes devint une cause de gauche et la randonnée de masse, un acte politique parfois nuancé de mysticisme de la nature. En 1932, l’écrivain S. P. B. Mais conduisit seize mille personnes dans le parc naturel des South Downs pour y admirer le lever du soleil sur Chanctonbury Ring (malheureusement, le ciel était nuageux ce matin-là). Le mouvement de retour à la nature prenait d’autres formes aussi. À Marylebone en 1928, la Nature Cure Clinic (clinique de cure naturelle) ouvrait ses portes, avec des idées homéopathiques venues de l’Est via l’Allemagne. Les fruits crus et les jus de légumes y étaient considérés nécessaires à l’élimination des toxines. Et dans les mêmes années 30, le Dr Edward Bach vantait les vertus curatives des essences de fleurs qu’il avait découvertes en recueillant des gouttes de rosée sur des plantes, à l’aube.

      Le #nudisme organisé fit son apparition en Grande-Bretagne à la fin des années 1920. L’un de ses premiers centres à s’ouvrir a été Sun Lodge, à Upper Norwood au sud-est de Londres. A partir de 1928, les membres de la #Sun_Bathing_Society (société des bains de soleil) se retrouvaient les week-ends pour s’imprégner des rayons salutaires et revigorants et pour d’autres activités comme la « danse rythmique. » Les habitants locaux s’agglutinaient autour de la clôture pour tenter d’entrapercevoir les baigneurs en puris naturalibus. En 1929, la police dut intervenir au Welsh Harp Reservoir, à côté de Wembley, pour protéger les naturistes contre des émeutiers. En dépit de la controverse qu’il suscitait, le mouvement #nudiste prit de l’ampleur. En 1932, une lettre au Times en appela à la reconnaissance des bénéfices du culte du soleil - « en moins qu’un costume de bain. » - Ses signataires comprenaient George Bernard Shaw et C. E. M. Joad, philosophe populaire, socialiste, pacifiste, enthousiaste de la campagne (et peut-être le modèle du “Professeur Woad » d’Orwell). Joad était convaincu des vertus des siestes « nu au soleil », même seulement sur des criques désertes. Le ridicule n’était jamais loin. Dans le film I See Ice (1938), George Formby chantait - « Une photo d’un camp nudiste/ Dans mon petit album d’instantanés/ Très jovial mais un peu humide/ Dans mon petit album d’instantanés. » -

      #Leslie_Paul, fondateur des Woodcraft Folk, une alternative antimilitariste aux scouts ouverte aux garçons comme aux filles, se décrivait comme un « socialiste du style d’Edward Carpenter, épris d’une vision mystique de l’Angleterre. » En 1933, cinq cent jeunes membres des Woodcraft Folk campèrent autour d’une pierre levée de l’âge du bronze, dans le Herefordshire, pour y écouter un exposé sur les alignements de sites. [7] Deux garçons étaient accroupis dans une cage d’osier au sommet du monument. (Aujourd’hui, le propriétaire de la terre sur laquelle se dresse la Queen Stone préfère ne pas donner sa localisation exacte pour ne pas encourager la tenue de séances.) Paul, qui était écrivain et journaliste, passait le plus clair de son temps dans un cottage de la campagne du Devonshire. Un ami local, Joe, avec des poils sur la poitrine « épais et bouclés » comme un « matelas de fils de fer » aimait à s’allonger nu au soleil, à déclarer sa passion pour Tolstoï et à dénigrer les chaussures de cuir. « Le végétarisme était dans l’air du temps progressiste », écrivit plus tard Paul. « De nouveaux magasins de nourriture offraient de quoi satisfaire de fantastiques nouveaux goûts. … j’ai bu un mélange de lait malté, d’eau chaude et d’huile d’olive qui passait pour avoir les plus heureux effets sur le colon et les nerfs. » C’était un admirateur de l’Union Soviétique, un socialiste et un pacifiste. « Le #pacifisme avait une extraordinaire affinité avec le végétarisme », se souvenait-il, « de sorte que nous vivions d’énormes saladiers de bois emplis de salade aromatisée à l’ail, de lentilles et de pignons de pin garnis de poireaux. Nous respirions la santé. »

      Orwell a participé à deux universités d’été en 1936 : l’une à Letchworth et l’autre organisée par #The_Adelphi, un magazine pour qui il écrivait, dans une grande maison de Langham, près de Colchester. L’éditeur et fondateur du journal était le critique John Middleton Murry, un pacifiste et socialiste d’un type spirituel et poète qui avait acquis la maison dans l’espoir d’en faire le foyer d’une nouvelle forme de communauté égalitaire. (« Dans cette simple et belle maison, notre socialisme est devenu réalité » , écrivait-il. « Il me semblait que nous avions atteint une nouvelle sorte d’immunité contre l’illusion. ») Tous les invités étaient mis à contribution pour aider à la bonne marche du centre : Orwell était très demandé à la plonge, où il employait des talents cultivés lors de ses jours de pauvreté à Paris. Au cours d’une des discussions, il asséna apparemment à son auditoire, en majorité des gens de la classe moyenne, qu’ils ne « reconnaîtraient même pas un mineur ou un débardeur s’il en entrait un dans la pièce. » Murry finit par penser que le Centre Adelphi tenait trop de l’atelier d’idées : les socialistes qui y résidaient manquaient de la discipline qu’apporte le rude labeur physique.
Son projet suivant fut une ferme pacifiste.

      Il y a cent autres exemples de socialistes épris de ‘vie simple’ qui auraient suscité le mépris d’Orwell. Mais, malgré tous ses efforts, la longue et riche histoire des « hurluberlus » continua au-delà des années 1930 jusqu’aux éléments de la Campagne pour le Désarmement Nucléaire, les #hippies et les #Verts. (Et au-delà de l’Angleterre aussi, bien sûr.) Dans les années 1960, un restaurant végétarien a effacé un siècle de moqueries en adoptant fièrement le nom « Les Hurluberlus ». De bien des façons, la situation s’est retournée contre Orwell. Les personnages comme Edward Carpenter et Leslie Paul peuvent désormais être considérés comme les pionniers de l’anti-capitalisme écologiste moderne. L’environnementalisme est de plus en plus une cause et de moins en moins une distraction d’excentrique.

      Beaucoup de choses qu’Orwell considérait comme hurluberlues sont aujourd’hui à la mode. Il y a trois millions et demi de végétariens en #Grande-Bretagne, le yoga fait de plus en plus partie de la vie quotidienne des classes moyennes, et des pilules homéopathiques sont avalées par millions. (Malgré tout, ces tendances suggèrent, encore plus que du temps d’Orwell, une volonté d’auto-préservation et un style de vie égoïste, le contraire d’une volonté authentique de changer le monde.)

      Inévitablement, alors que des aspects hurluberlus ont été absorbés dans le courant dominant, d’autres pratiques et croyances étranges prennent leur place et sont ridiculisées par la majorité. Dans l’esprit du Quai de Wigan , on pourrait dire de l’anti-capitalisme d’aujourd’hui qu’il attire avec une force magnétique tous les écolos forcenés, les fruitariens organiques, les scooteristes à batterie solaire, les enthousiastes des naissances dans l’eau, les pratiquants de sexe tantrique, les fans de world music, ceux qui vivent dans des tipis, les porteurs de pantalons de chanvre et les accros aux massages ayurvédiques d’Angleterre. Quant aux sandales, les journalistes du Daily Mail _ peuvent bien conserver la mémoire de l’association entre hurluberlus d’antan et pieds quasi-nus, mais les longues queues devant les boutiques Birkenstock devraient les y faire réfléchir à deux fois. La vie simple est peut être aussi illusoire aujourd’hui qu’hier, mais nous sommes tous devenus des porteurs de sandales.

      Paul Laity est rédacteur littéraire au sein de la vénérable London Review of Books. En 2001, il a publié la Left Book Club Anthology (l’Anthologie du club du livre de gauche) , (Weidenfeld & Nicolson)
      Traduction Entelekheia
      [1] William Morris, peintre, dessinateur de papier peint, écrivain et l’une des figures de proue d’un mouvement conjuguant art et artisanat, l’Arts and Crafts.
      [2] La première à avoir reconnu le talent d’Orwell. Elle l’aida à faire publier son premier livre en le portant elle-même à un agent littéraire qui le transmit à un éditeur, Victor Gollancz. Le livre, Down and Out in Paris and London, parut en 1933.
      [3] Une communauté socialiste utopique également connue sous le nom « Alcott House ».
      [4] Les réformistes du costume militaient contre le corset, pour le pantalon féminin, pour que les femmes s’habillent de façon adaptée à la mode des vélocipèdes, pour le port de sous-vêtements hygiéniques en laine, et plus généralement pour le port de vêtements pratiques, dits « rationnels ».
      [5] Club politique de centre-gauche, socialiste et réformiste créé en 1884. Gorge Bernard Shaw et Herbert George Wells en faisaient partie. La Fabian Society , qui se décrit aujourd’hui comme progressiste, existe toujours au sein du Parti travailliste. Elle est aujourd’hui alignée sur le néolibéralisme européiste de Tony Blair.
      [6] Jeu de mots sur un proverbe anglais. Littéralement, « la vie n’est pas toute faite de bière et de quilles », signifiant « la vie n’est pas toujours facile ».
      [7] Théorie loufoque sur des lignes imaginaires (également appelées « ley lines ») censées relier des sites préhistoriques de façon occulte.

      #culpabilisation #Gauche #Histoire_des_idées #Libéralisme #Socialisme_utopique #espéranto #hurluberlu #hurluberlue

      Cet article est paru dans Cabinet Magazine http://www.cabinetmagazine.org/issues/20/laity.php sous le titre ‘A Brief History of Cranks’.

  • Linkspartei: Digitaler oder alter Kapitalismus? (neues-deutschland.de)
    https://www.neues-deutschland.de/artikel/1129799.linkspartei-digitaler-oder-alter-kapitalismus.html

    08.12.2019 von Peter Nowak - Konferenz der Linkspartei stellte Fragen nach den eigenen Ansprüchen im digitalen Zeitalter

    Vor knapp 10 Jahren gab es noch zwei gegensätzliche Szenarien für die digitale Gesellschaft. Manche Linke sahen einen Freifahrtschein in den Kommunismus, eher Konservative darüber klagten, dass ganze Branchen wie die Musikindustrie durch das Internet ruiniert würden. Nichts davon ist eingetreten, konstatierte Sabine Nuss. Sie beschäftigt sich seit Jahren wissenschaftlich mit dem digitalen Kapitalismus und gehört zu den Herausgeber*innen des Sammelbandes »Marx und die Roboter«. Am Samstag moderierte sie den Abschluss der von der Linkspartei organisierten Digitalkonferenz mit dem programmatischen Titel »(K)eine automatische Revolution«. Für Sabine Nuss sind die Klammern überflüssig. Es habe sich in den letzten Jahren an vielen Punkten gezeigt, dass die Digitalisierung den Kapitalismus stärkt.

    Über die Frage nach linken Gegenkräften tauschten sich die Teilnehmer*innen am Samstag in zahlreichen Workshops aus. Eingeladen waren Gewerkschaft*innen, Wissenschaftler*innen, Softwareentwickler*innen und Politiker*innen der LINKEN. Die Bandbreite der Debatte wurde schon in den Workshops deutlich. Ihre Themen: »Welchen Sozialstaat brauchen wir für den sozialen Wandel?«. »Leben, lernen und arbeiten in digitalen Dörfern«. Oder »Digitalisierung im Gesundheits- und Pflegesystem und in der Bildung«.

    Mit allgemeinen gesellschaftlichen Fragen beschäftigte sich der Workshop »Die Demokratie- und Eigentumsfrage stellen«. Mehrere Teilnehmer*innen betonten, dass eine Demokratisierung der Internetkonzerne nicht mit ihrer Verstaatlichung gleichzusetzen ist. Es könne nicht darum gehen, staatlichen Behörden mehr Daten zukommen zu lassen.

    Weitgehend Konsens bestand darin, dass das Internet Bestandteil der öffentlichen Infrastruktur sein soll - wie Wohnungsbau, Bildung oder Gesundheit. Der Vorsitzende der LINKEN Bernd Riexinger wies auf den Widerspruch hin, dass das Internet viele Güter kostenlos zur Verfügung stellt, dass aber durch das kapitalistische Profitinteresse Barrieren eingebaut werden, die genau das verhindern sollen. Riexinger sieht gute Chancen für seine Partei, mit diesen Widersprüchen zu arbeiten.

    Das war auch zentrales Thema der Abschlussrunde, die sich mit »digitalen Klassenkämpfen« beschäftigte. Die Journalistin Nina Scholz lehnte den Begriff genauso ab wie auch den Terminus »digitaler Kapitalismus«. Es sei vielmehr der alte Kapitalismus, der schon immer auf Ausbeutung und Arbeitskampf beruhe, betonte Scholz. Sie kritisierte, dass auch die Linkspartei einen feuilletonistischen Katastrophendiskurs bediene und bei der Digitalisierung wie das Kaninchen auf die Schlange starre. Nicht die Gig-Ökonomie, sondern die Gig-Ökonomisierung der Arbeitsverhältnisse sei gewachsen.

    Die tatsächlichen Klassenkämpfe seien viel weiter, moniert Scholz die nach ihrer Ansicht zahmen Lösungen der LINKEN. »Warum wird von einem digitalen New Deal und nicht von der Verstaatlichung von Airbnb gesprochen, fragte Scholz mit Verweis auf ein von den LINKE-Politikerinnen Katja Kipping, Anke Domscheit-Berg und Katalin Gennburg vorgelegtes Positionspapier «Digitale Demokratie statt Herrschaft der Monopole». Als Beispiel führte Scholz aktuelle Kämpfe von Google-Beschäftigten in verschiedenen Ländern an.

    In den Workshops erinnerte ein Teilnehmer an die Konferenz «Bytes und Bäume», auf der im letzten Jahr die Frage gestellt wurde, welchen Beitrag die Tech-Industrie im Nachhaltigkeits- und Klimadiskurs leisten könne. Dort hätten Mitglieder der LINKEN kaum eine Rolle gespielt. Bernd Riexinger sieht aber gerade eine zentrale Aufgabe der LINKEN dahin, die Kämpfe der Klimabewegung mit den Interessen der Beschäftigten zu verbinden. In der Tarifrunde 2020 für die Beschäftigten des Öffentlichen Nahverkehrs (ÖPNV) sah er eine gute Chance, Gewerkschaften und Klimaaktivist*innen zusammenzubringen. Schließlich gehe es beiden um die Stärkung des ÖPNV. Das Beispiel gab den Einwänden von Nina Scholz Recht. Hier handelt sich um Klassenkämpfe im Kapitalismus ganz ohne das Adjektiv digital.

    #Allemagne #gauche #numérisation #lutte_des_classes #auf_deutsch

  • Romaric Godin : « Les élites néolibérales ne veulent plus transiger avec le corps social »
    https://lvsl.fr/romaric-godin-les-elites-neoliberales-ne-veulent-plus-transiger-avec-le-corps-s

    Nous avons retrouvé Romaric Godin au siège de Médiapart, dans le XIIe arrondissement parisien. Journaliste économique, passé par « La Tribune » où ses analyses hétérodoxes l’ont fait connaître, il travaille désormais pour le site d’actualité dirigé par Edwy Plenel. En septembre dernier, il publie son premier livre « La guerre sociale en France. Aux sources économiques de la démocratie autoritaire » paru aux éditions La Découverte. Dans cet essai, il développe ce qui constitue selon lui la spécificité du moment Macron et analyse les racines sociales et économiques profondes qui ont présidé à l’avènement du néolibéralisme autoritaire qu’il dépeint. Source : Le vent se (...)

  • Kfar Ruman, le chêne du Sud et le sanctuaire révolutionnaire d’octobre : bienvenue dans la diversité
    [Je n’arrive pas à bien traduire le titre : كفررمان سنديانة الجنوب وملجأ ثوار تشرين : أهلاً بالتنوع]
    https://www.legal-agenda.com/article.php?id=6099


    Auteure : Badia Fahs

    La ville de Kafr Rumman, dans le district de Nabatiyeh, a joué un rôle essentiel dans le soulèvement du 17 octobre 2019, en raison de la spécificité politique et culturelle de cette ville unique parmi les villes de la région et de la sensibilisation de ses familles aux affaires politiques à leur courage et à leur expérience des affaires publiques. Depuis le début du soulèvement populaire, la ville a été transformée en un espace de liberté et de sécurité pour tous les habitants de la région, en particulier les habitants de Nabatiyeh, qui ont tiré de son atmosphère beaucoup d’enthousiasme, d’impulsion et d’espoir après avoir été victimes d’actes de violence, de répression et de trahison

    (via Google Trad un peu corrigé)
    L’article présente des éléments d’histoire intéressants sur la culture du tabac, le syndicalisme et la tradition communiste, les rôles des intellectuels formés en URSS et dans le bloc de l’Est. Les éléments sociologiques sur la période, et les oppositions avec les partis chiites dominants Amal, l’adversaire principal, et le Hezbollah, sont beaucoup plus ténus.
    #Liban #gauche @gonzo #protestations #mobilisations

  • Démission du journaliste Mohammed Zbeeb du journal Al Akhbar, en désaccord sur le ligne éditoriale
    mohammad zbeeb sur Twitter : « صدر ملحق »رأس المال" اليوم من دوني ومن دون غسان ديبة واخرين كانوا من رواد هذه التجربة. منعا لاي التباس، تقدمت باستقالتي من صحيفة « الاخبار »، في الاسبوع الماضي، احتجاجا على موقف ادارة الصحيفة من الانتفاضة. وبالتالي لم اعد مسؤولا عن هذا الملحق. لذا اقتضى التوضيح" / Twitter
    https://twitter.com/mzbeeb/status/1191244266116440064

    صدر ملحق “رأس المال” اليوم من دوني ومن دون غسان ديبة واخرين كانوا من رواد هذه التجربة.
    منعا لاي التباس، تقدمت باستقالتي من صحيفة “الاخبار”، في الاسبوع الماضي، احتجاجا على موقف ادارة الصحيفة من الانتفاضة. وبالتالي لم اعد مسؤولا عن هذا الملحق.
    لذا اقتضى التوضيح

    Le supplément de capital a été publié aujourd’hui sans moi, sans Ghassan Dibba et d’autres pionniers de cette expérience. Pour éviter toute confusion, j’ai présenté ma démission du journal Al-Akhbar la semaine dernière pour protester contre la position de la direction du journal sur l’Intifada. Je ne suis donc plus responsable de ce supplément. Donc, il fallait une clarification

    Mohammad Zbeeb publiait de remarquables articles d’économie politique dans Al Akhbar.

  • Une marche pour le climat infiltrée par l’extrême-gauche
    TVA Nouvelles, le 21 septembre 2019
    https://www.tvanouvelles.ca/2019/09/21/une-marche-pour-le-climat-infiltree-par-lextreme-gauche

    Cet article n’a pas d’intérêt autre que le titre qui m’a interpelé : une marche pour le climat EST forcément d’extrême #gauche, même si elle est parfois infiltrée par des capitalistes honteux, et des CRS...

    On l’ajoute à la troisième compilation :
    https://seenthis.net/messages/680147

    #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène #France

  • Derrière le « miracle économique portugais », l’accroissement des inégalités sociales
    https://www.bastamag.net/miracle-portugais-bloc-de-gauche-radicale-parti-socialiste-Antonio-Costa-c

    Si le Parti socialiste a remporté les élections législatives, et que la #Gauche_radicale constitue la troisième force #Politique, la situation est loin d’être rose au Portugal. Le premier défi pour ces « progressistes » consistera à faire profiter l’ensemble de la population du semblant de prospérité retrouvée. Sans surprise, le Parti socialiste a largement remporté les élections législatives portugaises. Celles-ci ont cependant été marquées par une abstention record à plus de 45,5%. Si l’on prend en compte (...) #Décrypter

    / Élections , Politique, Gauche radicale, #Sociaux-démocrates, #Inégalités, #Europe

    #Élections_

  • Making Portugal’s Break With Austerity Real
    https://jacobinmag.com/2019/10/portugal-elections-economy-socialist-party-left-bloc-francisco-louca

    Dans cet entretiens on apprend comment le parti communiste et la gauche non-dogmatique ont réussi à cobtraindre les socialistes de droite à accepter une série de mesures qui ont soulagé le sort des pauvres tout en permttant de relancer l’économie portugaise

    An interview with Francisco Louçã

    As Portugal heads to the polls this Sunday, the Socialist government boasts of its success in breaking the country out of austerity. Yet as the Left Bloc’s Francisco Louçã tells Jacobin, the current low-investment growth model is unsustainable — and fundamental questions around debt restructuring and the Eurozone architecture remain to be answered.

    Interview by David Broder

    For many on the European center-left, Portugal stands as proof that it is possible to break out of austerity without any need for a “populist” offensive against Brussels. For the Guardian, Portugal today stands as “Europe’s beacon of social democracy”; for the New Stateman, it is “Europe’s socialist success story.” Since 2015 the Socialist-led government has been acclaimed for its role in escaping the sovereign debt crisis, returning Portugal to growth even while taking poverty-reduction measures.

    The government is especially notable for its parliamentary majority, dependent on the external support of both the Left Bloc and the Communists. Yet if Portuguese right-wingers deem Costa “in hock to the extreme left,” his government can also be seen as a rejuvenation of mainstream social democracy. Where other austerity-hit countries have seen a rise of Eurosceptic or otherwise populist forces, polls for Sunday’s vote suggest a strengthening of the Socialists’ position, outstripping even their success in the 2015 contest.

    Yet for all the triumphalism surrounding the center-left’s record in office, the difference between Portugal and other PIIGS countries is, at best, relative. Without doubt, since the harshest period of austerity in the early 2010s Portugal has gained some economic breathing space — putting an end to the cycle of falling wages, lower consumption, tax rises, and rising debt. Aided by Europe’s emergence from the worst moment of crisis, Portugal has also seen a return to economic growth.

    However, the particular forms this takes is also storing up long-term problems. In particular, the government has slashed investment — in 2016 it even recorded negative levels of public investment, where the depreciation in state assets outstripped spending. This is what Mickaël Correia called the “dark side of Portugal’s economic success story” — a historic tightening of the purse strings, in which even the return to growth has added to the economic weight of property speculation, tourism, and precarious employment.

    Since 2015 the Left Bloc has offered external support for Costa’s administration, while also trying to exert leverage over it on such issues as precarious contracts and rises in the minimum wage. Ahead of Sunday’s vote, Left Bloc cofounder and economist Francisco Louçã spoke to Jacobin’s David Broder about the government’s record in combating austerity, the limits imposed by the Eurozone architecture, and the radical left’s attempts to push more profound structural change.

    In the period of the sovereign debt crisis, Portugal’s governments have been presented by European institutions as a counterexample to Syriza. In particular, looking at the Socialist government in office since 2015, Antonio Costa has emphasized his fiscal credibility as well as his bid to alleviate the effects of the crisis. This has also drawn the Socialists (PS) praise from the international center-left, as a party that regenerated itself while also remaining solidly pro-European. Is it right to say that this has been a “model student” of the EU?

    Portugal was, indeed, presented as a counterexample to Syriza’s government during the first years of the austerity program, when the Greek government first tried to resist the economic and social policy imposed by (German finance minister) Wolfgang Schäuble and (chancellor) Angela Merkel — and then capitulated — while at the same time the center-right government in Lisbon fully complied with austerity.

    But when the PS leader Antonio Costa took office as prime minister at the end of 2015, the austerity program led by the troika (European Commission, European Central Bank, International Monetary Fund) was no longer a so-called legal rule, since the official troika intervention was over. From that moment, the strategy of the new government — conditioned by the written agreements with the left parties — made the opposite choice and dismantled some of the austerity decisions.

    For instance, the minimum wage was raised by 20 percent, despite pressure from the European authorities not to do this, claiming that it would generate unemployment; in reality, unemployment fell from 13 to 6 percent, according to official figures. So, this was not a “model student” for the European authorities.

    In an interview for Jacobin before the 2015 election, you expressed doubts that a new government could manage the country for four years under EU pressure, without a restructuring of the debt, given the effects of the fiscal straitjacket in suppressing investment and job creation. Indeed, over the last four years, public investment has been so low that it has barely kept pace with the depreciation of state assets. Yet there is some growth, primarily driven by tourism and property speculation. What kind of rebalancing of the Portuguese economy does this imply, to whose advantage — and how sustainable is it?

    Yes, by the end of 2015 everyone was under the impression that not only would the European authorities try to oppose the government’s policy (as they did), but also that the straitjacket would impose too much restraint. But the political conditions for such pressure became very difficult. In 2016, the European Commission even discussed the possibility of imposing sanctions, since in the last year under the previous government (2015) there had been a 0.3 percent deviation in the deficit-to-GDP ratio.

    The decision not to proceed won out by only one vote — but such a move would have been impossible, since it was too scandalous (France had never met the same criteria, which Portugal risked being sanctioned for transgressing) and, after the disaster imposed on Greece, having another troubling situation could have been damaging for the official European discourse.

    Moreover, the international conditions became more favorable for the peripheral countries, with the low oil price and a slight expansion of European imports. Combined with the expansion of aggregate demand, given the rises in wages and pensions, this favored some growth. Exports also expanded — and not only tourism.

    In this period, public debt was not restructured, but the very low, even negative, interest rates for medium-term debt emissions substantially reduced Portugal’s burden of payments. Although this remains a structural fragility, and any recession or speculative attack will mean more debt — or more political pressure, using the debt as a lever — this has not been the case over the last four years. I believe, as before, that this is not a sustainable economy in the long term and that a debt restructuring must, indeed, be imposed. But for the Left to advance from such a reflection to the actual ability to deliver on it, it first needs to achieve the necessary balance of forces.

    In the 2015 general election the Left Bloc (Bloco de Esquerda) enjoyed a big jump, from 5.2 to 10.2 percent of the vote. It then offered its external support to the PS government, as did the Communist Party (PCP), though neither participated directly in the cabinet. If this afforded you some leverage over the government, can we really say the questions of restructuring the debt, the euro, and public investment have become more central to Portuguese public debate over the last four years?

    No, the euro is barely discussed today, and the question of the public debt has become a marginal topic of political debate. This is because interest rates are negative; the ECB (European Central Bank) quantitative easing program has absorbed one-third of the new debt issued, and therefore some of the current stock of debt is being replaced by very cheap debt.

    In 2018 the PS government agreed to sign a detailed report with the Left Bloc, prepared by a technical group, which proposed a reduction of 52 billion euros in the current institutionalized debt stock. This was a restructuring to be imposed on the ECB and European Funds. But then this was rebuffed by the PS.

    There was some controversy earlier this year when Marisa Matias said that the Left Bloc had never supported Portugal leaving the euro, though in the past its spokesperson Catarina Martins has suggested it should at least prepare for this eventuality. Looking at the wider European left, even initiatives like the “conferences for the Plan B” have not produced any single project for reforming or breaking up the euro. Has the window of opportunity for the left-wing challenge to the euro architecture passed?

    I don’t see any controversy, here, but perhaps you are referring to a couple of articles published in the right-wing press on the issue. There is no contradiction: the Left Bloc’s official documents do not propose leaving the euro, but they state very clearly that if in any circumstances new austerity measures are imposed for the sake of the euro, or by the European authorities, then leaving must be an option.

    That is exactly what both Marisa and Catarina repeated, and that is also why the Left Bloc proposes rejecting the Budget Treaty and leaving the Banking Union. My personal view is somewhat different: I prefer to immediately present a plan for leaving the euro. Indeed, I published such a plan in a book A Solução Novo Escudo, (The Solution – a New Escudo) with my colleague João Ferreira do Amaral.

    But you are right — the European initiatives challenging austerity were not strong enough, or persistent enough, to attack the architecture of the euro. Moreover, Europe’s left-wing parties have, in general, weakened rather than become stronger these last few years. There is today no convergence and no European instrument of effective cooperation among popular and left-wing parties and movements.

    As you note in a recent column, sporadic injections of liquidity seem ill-equipped to promote a general economic recovery, and indeed this is also an instrument little-vulnerable to democratic control. You claim, the alternative instead lies in boosting internal demand through wage rises. So, what can be done to strengthen workers’ bargaining power? Looking at disputes like the labor law or recent strikes by nurses, how would you assess the Socialists’ record in this regard, and how far has the Left Bloc been able to exert leverage to support these actions?

    There was a recovery of wages and pensions, as many tax rises were eliminated, the minimum wage was increased as well as the majority of pensions. Other important measures were also taken which acted like an indirect wage rise: for instance, a social electricity price (with reduced bills for families on low incomes), much cheaper public transport tickets, free books for all students until the age of eighteen, and social protection for children. This was the result of the Left’s leverage over the government.

    Conversely, the conflict over the labor law has been one of the crucial differences between the government and the left parties over the last couple of months. As we speak, the most important rule within this law — the extension of an “experimental period” in workers’ contracts, covering their first six months of their employment — is being examined by the Constitutional Court.

    Looking at this Sunday’s election, what would be a good result for the Left Bloc — and what conditions would you place on supporting a Socialist government, if it doesn’t win a majority?

    The PS will be the largest party, but it probably won’t have a majority in Parliament. There is strong evidence that the PS will try to avoid any sort of negotiation with the Left. Indeed, its electoral campaign has been bitterly directed against the Left Bloc, indeed much more so than against the main right-wing party (the Social-Democrats, PSD). It is also notable that the PS campaign hasn’t been directed against the Communists. They will likely lose some ground, but at least the PS government can consider them a nonthreatening partner.

    For the Left Bloc, a good result would be to secure a larger popular and electoral influence than it achieved in 2015 and to prevent an absolute majority for the PS. That would provide the best scenario for fighting for a fresh rise in the minimum wage and in pensions, to propose concrete measures for a housing program and the national health system, a new wave of public investment in urban transport in order to reduce emissions, and the nationalization of the Post Office, for instance. It is, however, quite implausible that the PS would agree to negotiate these measures, and still less to apply them.

    #Portugal #politique #sicial-démocrates #gauche #élections #austérité #keynesianisme

  • António Costa: A Socialist Success Story in #Portugal - SPIEGEL ONLINE
    https://www.spiegel.de/international/europe/antonio-costa-a-socialist-success-story-in-portugal-a-1288837.html

    The Left Bloc, however, is now challenging Costa on his spending plan, with the party’s head saying that the prime minister’s lack of spending during his first term has weakened infrastructure from schools to the healthcare system. Portugal’s far left would also like to revoke labor market reforms, which allowed more flexible employment contracts. Since the beginning of the year, teachers, nurses and doctors have been striking for higher salaries and better working conditions.

    When fuel-tanker drivers went out on strike over the summer, the prime minister used the police and the military to supply the country’s gas stations. The opposition attacked the prime minister, accusing him of being an illegitimate strikebreaker. But millions of vacationers were grateful.

    #gauche #secteur_public

  • A Villejuif, les gauches rassemblées veulent « arrêter de faire les clowns »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290919/villejuif-les-gauches-rassemblees-veulent-arreter-de-faire-les-clowns

    Réunis ce week-end sous le patronage de Génération·s, à Villejuif, une dizaine de représentants de la gauche ont appelé au rassemblement en vue de la prochaine présidentielle. Fini l’incantation, place aux actes, ont-ils seriné. Sans toutefois entériner d’action commune.

    #GAUCHE_S_ #génération.s,_écologistes,_La_France_insoumise,_2022,_présidentielle

  • En campagne à Paris, les écolos peinent à sortir de l’ombre portée d’Anne Hidalgo
    https://www.mediapart.fr/journal/france/270919/en-campagne-paris-les-ecolos-peinent-sortir-de-l-ombre-portee-d-anne-hidal

    Galvanisés par leur score aux européennes, les écologistes, menés par David Belliard, affichent leur volonté de « conquérir » la capitale aux municipales. Mais occupés à défendre leur bilan aux côtés de la maire socialiste, ils peinent pour l’heure à s’imposer comme une alternative.

    #GAUCHE_S_ #municipales,_Yannick_Jadot,_Anne_Hidalgo,_Europe_Ecologie_Les_Verts,_paris,_david_belliard