• Trop d’hétéros dans les bars gais ? Sophie Chartier - 17 Aout 2019 - Le devoir

    Dans les métropoles comme Montréal, les bars gais ne sont plus (que) des antres glauques aux planchers collants et à la luminosité inadéquate qui permettent à une population marginalisée de trouver refuge le temps d’une nuit. Évolution des moeurs aidant, ils accueillent de plus en plus d’hétérosexuels en quête de bonne musique, de spectacles de drag queens ou simplement d’un endroit chouette où tous se sentent bien. Mais ces lieux sont-ils faits pour eux ? C’est une question d’attitude plus que de strict accès, répondent des membres de la communauté.

    Scène de samedi soir entre amis dans la jeune trentaine. Daniel (le prénom a été modifié) est un peu éméché et a une confession à faire : il en a marre de voir des jeunes femmes présentant tous les attributs de l’hétérosexualité faire des égoportraits pour alimenter leurs réseaux sociaux à la terrasse d’un de ses débits de boisson favoris du Village.

    « Est-ce qu’on peut encore avoir des places réservées pour nous autres ? » demande Daniel. C’est-à-dire des lieux où la norme demeure l’homosexualité. » Les amis présents entrent en débat. À cause de la présence trop fréquente d’hétéros, le bon vieux bar gai serait-il effectivement en danger d’extinction ? Derrière la discrimination apparente de sa remarque, Daniel aurait-il mis le doigt sur un enjeu important qui doit préoccuper sa communauté ? Y a-t-il trop d’hétéros dans les bars gais ?

    « Pour les hétéros, c’est peut-être difficile de concevoir pourquoi c’est important, des lieux pour les LGBTQ, explique la militante. Quand tu arrives à prendre conscience du fait que tu es — dans mon cas — lesbienne, tu te sens seule. Un sentiment d’appartenance, c’est hyperimportant. En l’occurrence, pour moi, ce sentiment s’est créé grâce aux bars gais, aux bars et clubs de province [en France]. »

    Mme Jourdain préconise donc un éveil des consciences pour les personnes hétéros qui voudraient clubber avec les minorités sexuelles : « J’ai juste envie de sensibiliser les hétéros à notre histoire. C’est une histoire de lutte politique intense, pas seulement une histoire de fête et de paillettes. »

    À qui le royaume ?
    Est-ce une raison suffisante pour faire un tri à l’entrée des bars qui départagerait les créatures colorées (c’est-à-dire gaies) et les banals mecs en shorts cargo ou les instagrammeuses avides de like ?

    Pour le chroniqueur David Cloutier, il ne faut pas nécessairement voir la présence hétérosexuelle dans les bars du Village, par exemple, comme une mauvaise chose. « Je ne pense pas que ce serait une bonne idée de dire aux hétéros de ne plus venir. Ce n’est pas ça, la solution, dit-il au téléphone. Comme les gais plus jeunes ne viennent même plus dans le Village, il n’y aurait plus grand monde », lance à la blague celui qui a écrit l’an dernier pour Urbania une chronique intitulée Petit guide d’étiquette pour straights dans le Village gai.

    Dans son papier, qu’il décrit comme intentionnellement provocateur, Cloutier rit autant des hommes qui, déstabilisés, empoignent la main de leur douce à la vitesse grand V dès qu’ils ont franchi la frontière de la rue Saint-Hubert que des bandes de filles intoxiquées qui prendraient un peu trop de libertés en touchant le corps d’inconnus sur la piste de danse.

    Ainsi, tout est une question d’attitude et de respect. « Moi, ça ne me dérange pas quand ils prennent leur trou, dit David Cloutier. Mon petit malaise, il vient du fait qu’un hétéro, il est roi partout. En général, un hétéro, c’est plus accepté qu’un gai dans le monde. [Le bar gai], c’est la seule place où le gai est roi. L’hétéro est déjà dans son petit royaume à peu près partout. Pourrait-il ne pas venir nous rendre mal à l’aise chez nous ? »

    . . . . . .
    La suite : https://www.ledevoir.com/societe/560752/societe-trop-d-heteros-dans-les-bars-gais
    #quebec #marché #mode #lgbt #homosexualité #hétérophobie #gay #discrimination #genre #sexisme

  • #Amy_Dyess : Le mot « TERF » est une appellation haineuse et il est temps de s’en débarrasser.
    https://tradfem.wordpress.com/2019/07/28/%e2%80%89terf%e2%80%89-est-une-appellation-haineuse-et-il-est-tem

    Pour la plupart, les médias grand public et les soi-disant organisations LGBT ont choisi d’ignorer une catégorie démographique particulière du mouvement #MeToo. « TERF » est une insulte utilisée pour harceler sexuellement, menacer et faire taire les lesbiennes. Au lieu de défendre les homosexuelles, les organisations et les médias « LGBT » persécutent les lesbiennes et déguisent cette haine en justice sociale. L’actuel gaslighting (enfumage) est plus subtil, mais la majorité des gens commence à s’éveiller à cette injustice. Ça suffit !

    TERF a débuté comme un acronyme qui signifiait « féministe radicale excluant les personnes trans » (Trans-Exclusionary Radical Feminist), mais cette expression a toujours été utilisée pour empêcher les femmes de lutter pour leurs droits. Depuis un an et demi, le mot TERF est largement utilisé comme propos haineux homophobe visant TOUTES les lesbiennes. Oui… TOUTES les lesbiennes.

    Il n’est pas nécessaire d’être une féministe radicale pour être qualifiée de TERF. Une lesbienne peut dire clairement qu’elle croit que les personnes transsexuelles méritent les droits humains et le respect, mais elle reste une « TERF » parce que son orientation sexuelle comprend une frontière innée. Cette frontière est l’attraction du même sexe anatomique pour d’autres femmes femelles adultes. Les lesbiennes sont la seule orientation sexuelle à exclure le pénis, ce qui fait de noues l’adversaire le plus dangereux du patriarcat.

    Traduction : #Typhaine_Olivier
    Version originale : https://medium.com/@amydyess83/terf-is-hate-speech-and-its-time-to-condemn-it-6efc897ce407
    #transphobie #féminisme #identité_de_genre #gay #lesbienne #insulte

  • Electric Ladies - Portraits de combattantes
    Soul Bag N°235, Juil-Sep-Oct 2019
    https://www.soulbag.fr/magazines/n235-electric-ladies

    Eh non, ce dossier n’est pas consacré à une série de “divas” ou autres poupées dociles que le monde de la musique aime tant museler à sa guise. Place à des artistes conquérantes, à des femmes déterminées, à des personnalités plurielles, combatives et inspiratrices d’une plus grande liberté pour toutes et tous.

    Avec Sister Rosetta Tharpe, Dinah Washington, Nina Simone, Koko Taylor, Tina Turner, Millie Jackson, Betty Davis, Chakah Khan, Lauryn Hill, H.E.R

    Mais aussi : Gaye Adegbalola - The Dog Was Here First (1999)
    https://www.youtube.com/watch?v=wQVoTa4Sx6E

    A ajouter à la playlist de chanteuses féministes de @mad_meg :
    https://seenthis.net/messages/392880

    #Musique #Femmes #Gaye_Adegbalola #blues #jazz #soul #funk #rap #USA

  • Est-ce que les #cyclistes se croient au-dessus des lois ? Et est-ce important après tout ?
    http://carfree.fr/index.php/2019/07/09/est-ce-que-les-cyclistes-se-croient-au-dessus-des-lois-et-est-ce-important-a

    Voici une #vidéo du journal britannique The Guardian pour répondre aux éternels commentaires qui relèvent le manque de respect des cyclistes sur des articles qui parlent… d’automobilistes (dernier exemple en Lire la suite...

    #Insécurité_routière #Vélo #angleterre #droit #justice #loi #sécurité_routière #société

  • LGBT+ : « L’égalité n’est pas atteinte, elle reste sous condition »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/230619/lgbt-l-egalite-n-est-pas-atteinte-elle-reste-sous-condition

    Comment se manifeste l’acceptation des gays et lesbiennes dans des quartiers gentrifiés, comme le Marais à Paris ou Park Slope à Brooklyn (New York) ? Quelles sont ses limites ? #Entretien avec la sociologue Sylvie Tissot sur les ambivalences de la « gayfriendliness ».

    #gayfriendliness

  • The Dead Kennedys - I Fought the Law
    https://www.youtube.com/watch?v=9dB_ubVAnGw

    1978 / 1987 - I Fought the Law - The Dead Kennedys version
    https://en.wikipedia.org/wiki/I_Fought_the_Law#Dead_Kennedys_version

    Songwriters: Sonny Curtis, Jello Biafra, East Bay Ray

    The punk band Dead Kennedys put together their own version of “I Fought The Law” shortly after San Francisco politician Dan White murdered city Supervisor Harvey Milk and Mayor George Moscone in 1978. Most of the lyrics were re-written so the song was from White’s point of view; the chorus was changed to “I fought the law, and I won”, with the final line in the final chorus changed to “I am the law, so I won.” The song portrays White as someone who got away with first-degree premeditated murder and is unrepentant about it and specifically cites his use of the diminished responsibility defense. It also makes use of the reference “Twinkie defense”, where lead singer Jello Biafra sings “Twinkies are the best friend I ever had”.

    Dead Kennedys lyrics

    Drinking beer in the hot sun
    I fought the law and I won, I fought the law and I won
    I needed sex and I got mine
    I fought the law and I won, I fought the law and I won

    The law don’t mean shit if you’ve got the right friends
    That’s how this country’s run
    Twinkies are the best friend I’ve ever had
    I fought the law and I won, I fought the law and I won

    I blew George and Harvey’s brains out with my six-gun
    I fought the law and I won, I fought the law and I won
    Gonna write my book and make a million
    I fought the law and I won, I fought the law and I won

    I’m the new folk hero of the Ku Klux Klan
    My cop friends think that’s fine
    You can get away with murder if you’ve got a badge
    I fought the law and I won, I fought the law and I won

    I fought the law and I won
    I am the law so I won

    The Crickets - I Fought The Law
    https://www.youtube.com/watch?v=hKrxq5U8SBY

    The Crickets furent le groupe de Buddy Holly jusqu’à sa mort le 3 février 1959 .

    1958 / 1959 / 1960 - I Fought the Law - The Crickets version

    Songwriter: Sonny Curtis of the Crickets
    The Crickets lyrics

    I’m breakin rocks in the hot sun
    I fought the law and the law won
    I fought the law and the law won

    I miss my baby and good fun
    I fought the law and the law won
    I fought the law and the law won

    I’ve left my baby and it feels so bad
    Guess my race is run
    Shes the best girl that I ever had
    I fought the law and the law won
    I fought the law and the law won

    Robbin people with a zip-gun
    I fought the law and the law won
    I fought the law and the law won

    I needed money cause I had none
    I fought the law and the law won
    I fought the law and the law won

    I’ve left my baby and it feels so bad
    Guess my race is run
    Shes the best girl that I’ve ever had
    I fought the law and the law won
    I fought the law and the law won

    A titre de comparaison voici la version qui a rendu célèbre la chanson et en a fait la clé du succès des Bobby Fuller Four .

    Bobby Fuller Four - I Fought The Law - 45 RPM Original Mono Mix
    https://www.youtube.com/watch?v=Pc8fdHYMLT4

    Une fois tombé entre les producteurs des grands labels le Bobby Fuller Four sort une version beaucoup moins hard .

    Bobby Fuller Four I Fought The Law Stereo Single Mix
    https://www.youtube.com/watch?v=pzgKR-AkhBs

    #musique #rock_n_roll #punk #politique #gay

  • Au #Niger, l’UE mise sur la #police_locale pour traquer les migrants

    Au Niger, l’Union européenne finance le contrôle biométrique des frontières. Avec pour objectif la lutte contre l’immigration, et dans une opacité parfois très grande sur les méthodes utilisées.

    Niger, envoyé spécial.– Deux semaines après une attaque meurtrière attribuée aux groupes armés djihadistes, un silence épais règne autour du poste de la gendarmerie de Makalondi, à la frontière entre le Niger et le Burkina Faso. Ce jour de novembre 2018, un militaire nettoie son fusil avec un torchon, des cartouches scintillantes éparpillées à ses pieds. Des traces de balles sur le mur blanc du petit bâtiment signalent la direction de l’attaque. Sur le pas de la porte, un jeune gendarme montre son bras bandé, pendant que ses collègues creusent une tranchée et empilent des sacs de sable.
    L’assaut, à 100 kilomètres au sud de la capitale Niamey, a convaincu le gouvernement du Niger d’étendre les mesures d’état d’urgence, déjà adoptées dans sept départements frontaliers avec le Mali, à toute la frontière avec le Burkina Faso. La sécurité a également été renforcée sur le poste de police, à moins d’un kilomètre de distance de celui de la gendarmerie, où les agents s’affairent à une autre mission : gérer les flux migratoires.
    « On est les pionniers, au Niger », explique le commissaire Ismaël Soumana, montrant les équipements installés dans un bâtiment en préfabriqué. Des capteurs d’empreintes sont alignés sur un comptoir, accompagnés d’un scanneur de documents, d’une microcaméra et d’un ordinateur. « Ici, on enregistre les données biométriques de tous les passagers qui entrent et sortent du pays, on ajoute des informations personnelles et puis on envoie tout à Niamey, où les données sont centralisées. »
    Makalondi est le premier poste au Niger à avoir installé le Midas, système d’information et d’analyse de données sur la migration, en septembre 2018. C’est la première étape d’un projet de biométrisation des frontières terrestres du pays, financé par l’UE et le #Japon, et réalisé conjointement par l’#OIM, l’Organisation internationale pour les migrations – créatrice et propriétaire du système #Midas –, et #Eucap_Sahel_Niger, la mission de sécurité civile de Bruxelles.


    Au cœur de ce projet, il y a la Direction pour la surveillance du territoire (DST), la police aux frontières nigérienne, dont le rôle s’est accru au même rythme que l’intérêt européen à réduire la migration via le Niger. Dans un quartier central de Niamey, le bureau du directeur Abdourahamane Alpha est un oasis de tranquillité au milieu de la tempête. Tout autour, les agents tourbillonnent, en se mêlant aux travailleurs chinois qui renouvellent leur visa et aux migrants ouest-africains sans papiers, en attente d’expulsion.
    Dessinant une carte sur un morceau de papier, le commissaire Alpha trace la stratégie du Niger « pour contrôler 5 000 kilomètres de frontière avec sept pays ». Il évoque ainsi les opérations antiterrorisme de la force G5 Sahel et le soutien de l’UE à une nouvelle compagnie mobile de gardes-frontières, à lancer au printemps 2019.
    Concernant le Midas, adopté depuis 2009 par 23 pays du monde, « le premier défi est d’équiper tous les postes de frontière terrestre », souligne Alpha. Selon l’OIM, six nouveaux postes devraient être équipés d’ici à mi-2020.

    Un rapport interne réalisé à l’été 2018 et financé par l’UE, obtenu par Mediapart, estime que seulement un poste sur les douze visités, celui de Sabon Birni sur la frontière avec le Nigeria, est apte à une installation rapide du système Midas. Des raisons de sécurité, un flux trop bas et composé surtout de travailleurs frontaliers, ou encore la nécessité de rénover les structures (pour la plupart bâties par la GIZ, la coopération allemande, entre 2015 et 2016), expliquent l’évaluation prudente sur l’adoption du Midas.
    Bien que l’installation de ce système soit balbutiante, Abdourahamane Alpha entrevoit déjà le jour où leurs « bases de données seront connectées avec celles de l’UE ». Pour l’instant, du siège de Niamey, les agents de police peuvent consulter en temps quasi réel les empreintes d’un Ghanéen entrant par le Burkina Faso, sur un bus de ligne.
    À partir de mars 2019, ils pourront aussi les confronter avec les fichiers du Pisces, le système biométrique du département d’État des États-Unis, installé à l’aéroport international de Niamey. Puis aux bases de données d’Interpol et du Wapis, le système d’information pour la police de l’Afrique de l’Ouest, un fichier biométrique financé par le Fonds européen de développement dans seize pays de la région.
    Mais si le raccordement avec des bases de données de Bruxelles, envisagé par le commissaire Alpha, semble une hypothèse encore lointaine, l’UE exerce déjà un droit de regard indirect sur les écrans de la police nigérienne, à travers Frontex, l’agence pour le contrôle des frontières externes.

    Frontex a en effet choisi le Niger comme partenaire privilégié pour le contrôle migratoire sur la route dite de la Méditerranée centrale. En août 2017, l’agence y a déployé son unique officier de liaison en Afrique et a lancé, en novembre 2018, la première cellule d’analyse de risques dans le continent. Un projet financé par la coopération au développement de l’UE : 4 millions d’euros destinés à ouvrir des cellules similaires dans huit pays subsahariens.
    L’agence n’a dévoilé à Mediapart que six documents sur onze relatifs à ses liens avec le Niger, en rappelant la nécessité de « protéger l’intérêt public concernant les relations internationales ». Un des documents envoyés concerne les cellules d’analyse de risques, présentées comme des bureaux équipés et financés par Frontex à l’intérieur des autorités de contrôle des frontières du pays, où des analystes formés par l’agence – mais dépendants de l’administration nationale – auront accès aux bases de données.
    Dans la version intégrale du document, que Mediapart a finalement pu se procurer, et qui avait été expurgée par Frontex, on apprend que « les bases de données du MIDAS, PISCES et Securiport [compagnie privée de Washington qui opère dans le Mali voisin, mais pas au Niger – ndlr] seront prises en considération comme sources dans le plan de collecte de données ».
    En dépit de l’indépendance officielle des cellules par rapport à Frontex, revendiquée par l’agence, on peut y lire aussi que chaque cellule aura une adresse mail sur le serveur de Frontex et que les informations seront échangées sur une plateforme digitale de l’UE. Un graphique, également invisible dans la version expurgée, montre que les données collectées sont destinées à Frontex et aux autres cellules, plutôt qu’aux autorités nationales.
    Selon un fonctionnaire local, la France aurait par ailleurs fait pression pour obtenir les fichiers biométriques des demandeurs d’asile en attente d’être réinstallés à Paris, dans le cadre d’un programme de réinstallation géré par le UNHCR.
    La nouvelle Haute Autorité pour la protection des données personnelles, opérationnelle depuis octobre 2018, ne devrait pas manquer de travail. Outre le Midas, le Pisces et le Wapis, le Haut Commissariat pour les réfugiés a enregistré dans son système Bims les données de presque 250 000 réfugiés et déplacés internes, tandis que la plus grande base biométrique du pays – le fichier électoral – sera bientôt réalisée.
    Pendant ce temps, au poste de frontière de Makalondi, un dimanche de décembre 2018, les préoccupations communes de Niamey et Bruxelles se matérialisent quand les minibus Toyota laissent la place aux bus longue distance, reliant les capitales d’Afrique occidentale à Agadez, au centre du pays, avec escale à Niamey. Des agents fouillent les bagages, tandis que les passagers attendent de se faire enregistrer.
    « Depuis l’intensification des contrôles, en 2016, le passage a chuté brusquement, explique le commissaire Ismaël Soumana. En parallèle, les voies de contournement se sont multipliées : si on ferme ici, les passeurs changent de route, et cela peut continuer à l’infini. »
    Les contrôles terminés, les policiers se préparent à monter la garde. « Car les terroristes, eux, frappent à la nuit, et nous ne sommes pas encore bien équipés », conclut le commissaire, inquiet.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/280219/au-niger-l-ue-mise-sur-la-police-locale-pour-traquer-les-migrants
    #migrations #réfugiés #asile #traque #externalisation #contrôles_frontaliers #EU #UE #Eucap #biométrie #organisation_internationale_contre_les_migrations #IOM

    J’ajoute à la métaliste :
    https://seenthis.net/messages/731749

    • Biometrics: The new frontier of EU migration policy in Niger

      The EU’s strategy for controlling irregular West African migration is not just about asking partner countries to help stop the flow of people crossing the Mediterranean – it also includes sharing data on who is trying to make the trip and identifying to which countries they can be returned.

      Take Niger, a key transit country for migrants arriving in Europe via Libya.

      European money and technical assistance have flowed into Niger for several years, funding beefed-up border security and supporting controversial legislation that criminalises “migrant trafficking” and has led to a sharp fall in the registered number of people travelling through the country to reach Libya – down from 298,000 in 2016 to 50,000 in 2018.

      Such cooperation is justified by the “moral duty to tackle the loss of lives in the desert and in the Mediterranean”, according to the EU’s head of foreign policy, Federica Mogherini. It was also a response to the surge in arrivals of asylum seekers and migrants to European shores in 2015-16, encouraging the outsourcing of control to African governments in return for development aid.

      In April, as a further deterrent to fresh arrivals, the European Parliament passed a tougher “Regulation” for #Frontex – the EU border guard agency – authorising stepped-up returns of migrants without proper documentation to their countries of origin.

      The regulation is expected to come into force by early December after its formal adoption by the European Council.

      The proposed tougher mandate will rely in part on biometric information stored on linked databases in Africa and Europe. It is a step rights campaigners say not only jeopardises the civil liberties of asylum seekers and others in need of protection, but one that may also fall foul of EU data privacy legislation.

      In reply to a request for comment, Frontex told The New Humanitarian it was “not in the position to discuss details of the draft regulation as it is an ongoing process.”

      Niger on the frontline

      Niger is a key country for Europe’s twin strategic goals of migration control and counter-terrorism – with better data increasingly playing a part in both objectives.

      The #Makalondi police station-cum-immigration post on Niger’s southern border with Burkina Faso is on the front line of this approach – one link in the ever-expanding chain that is the EU’s information-driven response to border management and security.

      When TNH visited in December 2018, the hot Sunday afternoon torpor evaporated when three international buses pulled up and disgorged dozens of travellers into the parking area.

      “In Niger, we are the pioneers.”

      They were mostly Burkinabès and Nigeriens who travelled abroad for work and, as thousands of their fellow citizens do every week, took the 12-hour drive from the Burkina Faso capital, Ouagadougou, to the Niger capital, Niamey.

      As policemen searched their bags, the passengers waited to be registered with the new biometric #Migration_Information_and_Data_Analysis_System, or #MIDAS, which captures fingerprints and facial images for transmission to a central #database in Niamey.

      MIDAS has been developed by the International Organisation for Migration (#IOM) as a rugged, low-cost solution to monitor migration flows.

      “In Niger, we are the pioneers,” said Ismael Soumana, the police commissioner of Makalondi. A thin, smiling man, Soumana proudly showed off the eight new machines installed since September at the entry and exit desks of a one-storey prefabricated building. Each workstation was equipped with fingerprint and documents scanners, a small camera, and a PC.
      Data sharing

      The data from Makalondi is stored on the servers of the Directorate for Territorial Surveillance (DTS), Niger’s border police. After Makalondi and #Gaya, on the Benin-Niger border, IOM has ambitious plans to instal MIDAS in at least eight more border posts by mid-2020 – although deteriorating security conditions due to jihadist-linked attacks could interrupt the rollout.

      IOM provides MIDAS free of charge to at least 20 countries, most of them in sub-Saharan Africa. Its introduction in Niger was funded by Japan, while the EU paid for an initial assessment study and the electrical units that support the system. In addition to the border posts, two mobile MIDAS-equipped trucks, financed by #Canada, will be deployed along the desert trails to Libya or Algeria in the remote north.

      MIDAS is owned by the Nigerien government, which will be “the only one able to access the data,” IOM told TNH. But it is up to Niamey with whom they share that information.

      MIDAS is already linked to #PISCES (#Personal_Identification_Secure_Comparison_and_Evaluation_System), a biometric registration arm of the US Department of State installed at Niamey international airport and connected to #INTERPOL’s alert lists.

      Niger hosts the first of eight planned “#Risk_Analysis_Cells” in Africa set up by Frontex and based inside its border police directorate. The unit collects data on cross-border crime and security threats and, as such, will rely on systems such as #PISCES and MIDAS – although Frontex insists no “personal data” is collected and used in generating its crime statistics.

      A new office is being built for the Niger border police directorate by the United States to house both systems.

      The #West_African_Police_Information_System, a huge criminal database covering 16 West African countries, funded by the EU and implemented by INTERPOL, could be another digital library of fingerprints linking to MIDAS.

      Frontex programmes intersect with other data initiatives, such as the #Free_Movement_of_Persons_and_Migration_in_West_Africa, an EU-funded project run by the IOM in all 15-member Economic Community of West African States. One of the aims of the scheme is to introduce biometric identity cards for West African citizens.

      Frontex’s potential interest is clear. “If a European country has a migrant suspected to be Ivorian, they can ask the local government to match in their system the biometric data they have. In this way, they should be able to identify people,” IOM programme coordinator Frantz Celestine told TNH.

      The push for returns

      Only 37 percent of non-EU citizens ordered to leave the bloc in 2017 actually did so. In his 2018 State of the Union address, European Commission President Jean-Claude Juncker urged a “stronger and more effective European return policy” – although some migration analysts argue what is needed are more channels for legal migration.

      Part of the problem has been that implementing a returns policy is notoriously hard – due in part to the costs of deportation and the lack of cooperation by countries of origin to identify their citizens. Europe has had difficulty in finalising formal accords with so-called third countries unwilling to lose remittances from those abroad.

      The Commission is shifting to “informal arrangements [that] keep readmission deals largely out of sight” – serving to ease the domestic pressure on governments who cooperate on returns, according to European law researcher, Jonathan Slagter.

      The new Frontex regulation provides a much broader mandate for border surveillance, returns, and cooperation with third countries.

      It contains provisions to “significantly step up the effective and sustainable return of irregular migrants”. Among the mechanisms is the “operation and maintenance of a platform for the exchange of data”, as a tool to reinforce the return system “in cooperation with the authorities of the relevant third countries”. That includes access to MIDAS and PISCES.

      Under the new Frontex policy, in order to better identify those to be deported, the agency will be able “to restrict certain rights of data subjects”, specifically related to the protection and access to personal data granted by EU legislation.

      That, for example, will allow the “transfer of personal data of returnees to third countries” - even in cases where readmission agreements for deportees do not exist.

      Not enough data protection

      The concern is that the expanded mandate on returns is not accompanied by appropriate safeguards on data protection. The #European_Data_Protection_Supervisor – the EU’s independent data protection authority – has faulted the new regulation for not conducting an initial impact study, and has called for its provisions to be reassessed “to ensure consistency with the currently applicable EU legislation”.

      “Given the extent of data sharing, the regulation does not put in place the necessary human rights safeguards."

      Mariana Gkliati, a researcher at the University of Leiden working on Frontex human rights accountability, argues that data on the proposed centralised return management platform – shared with third countries – could prove detrimental for the safety of people seeking protection.

      “Given the extent of data sharing, the regulation does not put in place the necessary human rights safeguards and could be perceived as giving a green light for a blanket sharing with the third country of all information that may be considered relevant for returns,” she told TNH.

      “Frontex is turning into an #information_hub,” Gkliati added. “Its new powers on data processing and sharing can have a major impact on the rights of persons, beyond the protection of personal data.”

      For prospective migrants at the Makalondi border post, their data is likely to travel a lot more freely than they can.

      https://www.thenewhumanitarian.org/news-feature/2019/06/06/biometrics-new-frontier-eu-migration-policy-niger
      #empreintes_digitales #OIM #identification #renvois #expulsions #échange_de_données

      ping @albertocampiphoto @karine4 @daphne @marty @isskein

  • deuxième nouvelle de ces jours derniers qui vient consoler un peu la découverte du pillage de mon travail : la sortie de Trou !
    c’est le queerzine de C. de Trogoff et de ses éditions PCCBA
    il est beau comme tout, il parle depuis plein d’horizons corporels psychiques et sexuels
    j’ai deux poèmes dedans (c’est le moment où je me met dans la lumière !)
    il y a un teaser là https://www.le-terrier.net/pccba/index.htm

    #queer #folie #psy #trans #genres #gay #art #fanzine

  • Nouvelle année, nouveaux récits
    http://www.radiopanik.org/emissions/hot-lips/nouvelle-annee-nouveaux-recits

    Dans cette émission, vous entendrez la lecture d’un récit #gay par Ctrlx

    http://ctrlx.fr/podcast/plus-fort-moi

    « Plus fort que moi » de Guillaume Dustan

    Interprété par Olivier Thuillier et mis en sons par Philippe Guerrieri.

    et d’un récit #lesbien "Film émoi " de Théo Delil paru dans le dernier Bateau Magazine : https://www.lebateau.org

    La musique est #cinéma de Claude Nougaro

    Et le final est l’écoute du documentaire sonore "Coming In" d’Elodie Font, une jolie production d’Arte Radio : https://www.arteradio.com/son/61658766/coming

    #érotisme #cinéma,gay,érotisme,lesbien
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/hot-lips/nouvelle-annee-nouveaux-recits_06036__1.mp3

  • En Grèce, des policiers impliqués dans la mort d’un activiste LGBT

    C’est un condensé de la Grèce éreintée par des années de crise et d’austérité. Un cocktail mortel de haine et d’intolérance, face à des passants silencieux. Mais c’est aussi une histoire qui montre les survivances, sous le pouvoir Syriza, des violences policières et d’une justice sélective qui ont longtemps caractérisé ce que l’on appelle en Grèce le parakratos, cet « État profond » qui s’est maintenu au sein de certaines autorités après la chute de la dictature des Colonels, en 1974.

    par Amélie Poinssot

    C’est un condensé de la Grèce éreintée par des années de crise et d’austérité. Un cocktail mortel de haine et d’intolérance, face à des passants silencieux. Mais c’est aussi une histoire qui montre les survivances, sous le pouvoir Syriza, des violences policières et d’une justice sélective qui ont longtemps caractérisé ce que l’on appelle en Grèce le parakratos, cet « État profond » qui s’est maintenu au sein de certaines autorités après la chute de la dictature des Colonels, en 1974.

    Cela se passe le 21 septembre dernier. Sur une vidéo, on voit un jeune homme coincé à l’intérieur d’une bijouterie, qui, pour s’en échapper, tape dans une vitre avec un extincteur. À l’extérieur de la boutique, deux autres hommes l’empêchent de sortir et le frappent violemment. Sur d’autres images, tournées quelque temps plus tard, on retrouve la victime dehors, gisant par terre, rouée de coups par des policiers. Autour de la scène, il y a des dizaines de témoins.

    Ce jeune homme, c’est Zak Kostopoulos – Zakie de son nom de scène –, une personne bien connue des milieux LGBTQI athéniens (voir sous l’onglet Prolonger). En quelques instants, tabassé sur la place publique et en plein jour, cet activiste gay et performeur drag queen de 33 ans a perdu la vie. Depuis, ses amis et sa famille se mobilisent pour faire établir la vérité et juger les coupables. Car, pour l’heure, tout indique que l’enquête n’a pas suivi un cours normal et que les auteurs des violences bénéficient d’étranges protections.

    https://www.youtube.com/watch?v=smRTYl2ygu8


    Les images de l’agression dont a été victime Zak Kostopoulos © Ert

    Plusieurs faits soulèvent en effet des interrogations. Tout d’abord, les huit policiers qui interviennent sur le lieu de l’altercation ne viennent en aucun cas porter secours à Zak. Au contraire : ils frappent à leur tour le jeune homme, puis le menottent alors qu’il est agonisant. La victime est ainsi emmenée, mains attachées, en ambulance à l’hôpital, où elle est déclarée morte à son arrivée. « C’est une pratique habituelle, que vous l’appréciiez ou non », dira, quelque temps plus tard, à propos de ces coups portés par les représentants de l’ordre, le porte-parole du syndicat de la police athénienne, Dimosthenis Pakos.

    Autre problème : les forces de police quittent aussitôt les lieux sans les sécuriser et sans faire de prélèvements. Pendant plus d’une heure, la bijouterie et ses alentours sont ouverts au tout-venant, le cordon sanitaire habituel n’est pas installé pour permettre l’enquête préliminaire, et le propriétaire du magasin qui a frappé Zak nettoie tranquillement sa boutique. « Il a eu assez de temps pour retirer les caméras de surveillance qui existent en principe dans toutes les bijouteries », souligne Stavroula Louzi, une amie de Zak, contactée par Mediapart. De fait, lorsque l’enquête commencera enfin, les premiers éléments indiqueront qu’il n’y avait pas de matériel vidéo dans la boutique. Or un enregistrement aurait été crucial pour reconstituer l’enchaînement des faits. Comment et pourquoi Zak s’est-il retrouvé tout seul coincé à l’intérieur du magasin ? La question pour l’instant est sans réponse.

    Une autre irrégularité est très vite constatée dans l’enquête : alors que les vidéos tournées à l’extérieur par des témoins de la scène font très rapidement le tour du Web, le procureur n’en tient pas compte dans le premier dossier judiciaire constitué. Circule alors dans les principaux médias grecs la version d’une tentative de vol. Selon ce scénario, la victime serait un toxicomane qui aurait voulu cambrioler la bijouterie et le propriétaire de la boutique aurait réagi en légitime défense. Ce scénario ne tient pas la route face aux vidéos amateurs, où l’on voit l’agresseur harceler une victime effrayée et paniquée. Mais il faudra attendre le 10 octobre – soit plus de deux semaines après le meurtre – pour que le procureur joigne ces éléments à l’enquête.

    Par ailleurs, regrette l’avocate de la famille de Zak, Anny Paparousou, les témoignages des très nombreuses personnes ayant assisté à la scène manquent à l’appel : « La police prétend que les personnes que l’on voit sur les vidéos ne sont pas identifiables. Elle n’a pas fait de recherche de témoins. Finalement, il nous manque donc deux matériaux importants : les caméras de surveillance et les témoignages. »

    Pourquoi de tels manquements ? D’après l’avocate, tout cela relève d’un « scénario de résistance », dont le but est de faire passer l’intervention de la police pour une simple interpellation et de minorer sa responsabilité dans la mort de Zak. Il faut dire que la Grèce a derrière elle une longue histoire de violences policières qui sont restées impunies ou n’ont été sanctionnées que très légèrement. La plus emblématique d’entre elles a été le meurtre de l’adolescent Alexis Grigoropoulos, tué par une balle de policier reçue dans le dos, il y a bientôt dix ans, le 6 décembre 2008. Ces violences ont par ailleurs émaillé les innombrables manifestations qui ont accompagné les cures d’austérité depuis 2010.

    Mais un autre élément intervient dans le tableau. L’endroit où s’est déroulée l’agression, près d’une des places centrales d’Athènes, Omonia, est un quartier depuis longtemps déshérité, où se croisent toxicomanes et petits trafics en tout genre. La crise économique et financière du pays a vu s’ouvrir là de nombreux petits magasins de rachat d’or, où les Grecs pouvaient vendre leurs bijoux de famille en échange d’argent liquide. De nombreux témoignages soulignent que ces « bijouteries » sont en réalité alimentées par des vols, et que tout cela se ferait en toute impunité devant les forces de police, qui sont présentes quotidiennement dans le quartier. On comprend bien, dès lors, pourquoi la police aurait tout intérêt à étouffer son rôle dans l’affaire.

    Le meurtre de Zak a donné lieu à des réactions officielles. Le ministre de la protection du citoyen (équivalent du ministre de l’intérieur, le ministère de tutelle de la police grecque) a exprimé ses regrets. « Il semble qu’il y ait une volonté politique, mais c’est comme si les services n’y obéissaient pas ou étaient totalement déconnectés entre eux, explique l’avocate Anny Paparousou à Mediapart. Il y a une distorsion entre les propos exprimés par les responsables politiques et la situation réelle des services chargés de l’enquête. Les deux agissent de façon asymétrique. »

    Les huit policiers qui ont participé au tabassage de Zak ont été suspendus jusqu’à nouvel ordre. Mais ils ne sont pas mis en cause dans l’enquête pour l’instant. De son côté, après avoir été placé en détention provisoire pendant 24 heures, le propriétaire du magasin a été remis en liberté. D’après des journalistes grecs, son complice – que l’on voit également frapper Zak sur les vidéos – continue, sous le nom de Snake (serpent), de répandre sur Twitter la thèse d’un cambrioleur drogué. Ils ont par ailleurs établi que cet homme était membre d’un groupuscule ultranationaliste grec, Front patriotique.

    Lundi 19 novembre, les examens histologiques (c’est-à-dire des tissus biologiques) et toxicologiques effectués sur le corps de la victime ont établi formellement ce que disaient ses proches depuis le début : Zak n’était aucunement sous l’effet de drogues lorsqu’il s’est retrouvé dans le magasin. Ce n’était pas un toxicomane à la recherche d’argent. « Un pas a été fait vers la vérité », estime Stavroula Luzi. Mais le chemin est encore long. « Je n’ai pas seulement perdu un ami. Et ce n’est pas seulement un meurtre à caractère raciste et homophobe, poursuit la jeune femme. C’est une affaire politique. Car Zak représentait beaucoup de choses. Il avait fait partie des premiers en Grèce, il y a huit ans, à déclarer publiquement sa séropositivité. Pour lui, ce virus ne devait pas être une honte, et il encourageait les autres personnes touchées à faire de même. »

    Les associations liées aux communautés gay, lesbienne et trans d’Athènes, ainsi que les proches de Zak, ont organisé de nombreuses manifestations pour que justice soit faite sur le meurtre de leur ami. La prochaine, le 1er décembre, se déroulera sous les fenêtres du commissariat central d’Athènes.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/241118/en-grece-des-policiers-impliques-dans-la-mort-d-un-activiste-lgbt

    #Grèce #policiers #activiste #LGBT #crise #Syriza #violences_policières #justice #Zak #LGBTQI #gay #drag_queen # #vidéos #Grigoropoulos #lesbienne #trans #Athènes

  • Comme une prière : à la mémoire de Zak Kostopoulos par Dimitris Alexakis

    Le vendredi 21 septembre 2018, Zak Kostopoulos, activiste #LGBTQI+, séropositif et drag queen (Zackie Oh), a été assassiné dans des circonstances atroces et à la vue de tous dans le centre d’#Athènes. Ce lynchage est le fait de « bons citoyens » qui ont agi sous la protection et avec le concours de la #police grecque. Ces faits ont été suivis d’une entreprise sans précédent de désinformation de l’opinion publique et de culpabilisation de la victime, notamment accusée par les assassins puis une grande partie de la presse d’avoir essayé de commettre un cambriolage, avant que cette version ne s’effondre à l’épreuve des témoignages et des vidéos recueillis depuis lors.

    « Je suis terrifiée par le fascisme qui monte, écrit C., sa vitesse. » « Je suis terrifiée par la pensée que nous ne saurons peut-être jamais ce qui t’est arrivé. » « Je suis terrifiée à la pensée que nous nous étions promis de nous retrouver bientôt pour que tu me maquilles et que nous avons fini par nous retrouver à tes obsèques. » « Je suis terrifiée à l’idée que tu t’es retrouvé seul, entièrement seul face au démon que tu redoutais tant, la haine. » « Je suis terrifiée quand je pense, je n’arrête pas d’y penser, que tu as laissé échapper ton dernier souffle entouré d’assassins qui voyaient en toi quelqu’un de dangereux ; dangereux, toi !? » « Je suis terrifiée par leur haine mais me souviens que tu arrivais à convertir tout ce qui te terrorisait en motif d’action. Et je te promets que tes assassins seront condamnés. Je t’en donne ma parole, notre parole à tou.te.s. La société que tu voulais, c’est nous qui allons la construire, même si c’est la dernière des choses que nous ferons jamais. »

    https://vacarme.org/article3181.html

    #Grèce #fascisme #paraétatique #citoyens #minorités #LGBT #gay #trans #lesbiennes #queer #assassinat #violence #désinformation #résilience #résistances #mouvement

  • ‘Boys for Sale’ : le monde obscur de la #prostitution #gay au #Japon.
    ‘Boys for Sale’ : the dark world of gay prostitution in #Japan.

    Cet article de Julian Riall traite du documentaire « Boys For Sale » produit par Ian Thomas Ash.
    http://www.scmp.com/week-asia/society/article/2127079/boys-sale-dark-world-japans-gay-prostitution
    Publié le 07/01/2018
    Vu le 03/06/2018

    C’est à “#Tokyo #2-chome gay district” que se localisent ces activités #occultes et plus précisément dans les clubs de danse, les #sex shops, les #bars gays et les « salon d’#urisen » (l’équivalent gay des « #hostess-clubs » japonais.) Certains hommes politiques fréquentent ces lieux qui sont ainsi à la fois reconnus et inscrits dans la ville tout en étant #tabous. De plus, la loi du pays à propos de la #prostitution ne prend en compte que les relations hétérosexuelles ce qui ne rend pas ces affaires #illégales, malgré l’âge de certains des hommes de moins de 20 ans. La plupart d’entre eux proviennent de régions japonaises frappées de catastrophes naturelles (tsunami ; tremblement de terre ; accident de Fukushima en 2011).

    When we think about vulnerable communities affected by war or natural disaster, we tend to think about young women being forced to work in this sector but it never previously occurred to me that this would be happening in Japan after Fukushima.

    https://melmagazine.com/the-straight-male-sex-workers-of-japan-who-sell-their-services-to-gay-m
    _Publié le 19/07/2017
    Vu le 03/06/2018

    L’article de C. Brian Smith à propos du même sujet nous apporte des précisons. En premier lieu, même s’il est difficile de recenser un nombre de prostitués car la plupart procèdent par Internet, on estime le nombre de bars à #Shinjuku 2-chome comportant des garçons "à la carte" de 10 ou 12. D’autre part, les bars sont pour eux un lieu de vie avec des dortoirs où ils dorment à huit, ce qui fait vraiment de ces lieux un univers hors de la société japonaise et qu’elle préfère ignorer malgré les #conditions_de_vie #inacceptables de la « #communauté » de jeunes hommes.

    So we took him to a cheap family restaurant. He looked at the menu and said, “I can have anything I want? Oh, they have ice cream!” After dinner, he got an ice cream cone and was eating it like a 5-year-old kid in heaven. The whole time I was thinking, Now I’m going to bring him back to the bar so some 70- or 80-year old guy can try to rape him. That was as horrible as it was memorable.

  • Régulation d’Internet : le Royaume-Uni donne le sourire au principal fournisseur de contenus porno
    https://reflets.info/regulation-dinternet-le-royaume-uni-donne-le-sourire-au-principal-fourniss

    Le débat autour de la protection des mineurs sur Internet, et notamment de l’accès à la pornographie, a refait surface dans les déclarations récentes d’Emmanuel Macron, sans que ce dernier ne précise ce qu’il entendait […]

    #Economie #Technos #Gaytube #Grande-Bretagne #Mind_Geek #Porn #Pornhub #Redtube #Tube8 #Twistys #YourPorn

  • L’histoire oubliée des Young Lords, les Black Panthers latinos, féministes et pro-gays

    Féministes et pro-gays (une rareté dans le paysage des mouvements nationalistes de l’époque), les Young Lords pratiquaient un militantisme de terrain, centré sur les #luttes locales et les besoins réels de leur « peuple » –d’où leur intérêt pour les mouvements de santé. Dans Les #Young_Lords, histoire des #Black_Panthers latinos (Éd. L’échappée), Claire Richard a rencontré plusieurs membres fondateurs du groupe et compulsé de nombreuses archives pour raconter leur histoire, avec leurs propres mots. Bonnes feuilles de cette histoire oubliée des luttes américaines –dont la modernité a encore beaucoup à nous dire.

    #féminisme #USA #gay #latino #archives

    http://m.slate.fr/story/153971/young-lords-porto-rico

  • Mirage gay à Tel-Aviv
    Israël, comme tous les pays encore prisonniers des religions monothéistes, reste très homophobes. Mais #Tel-Aviv est une des capitales mondiales de l’homosexualité. Depuis quelques années, la propagande israélienne mesuré le profit qu’elle pouvait tire de la sympathie des gays occidentaux grâce à ce pinkwashing , camouflage de l’occupation et de la colonisation de la Palestine. Cofondateur de Gai Pied , puis journaliste à Libération et à La Tribune , fin connaisseur d’Israël, Jean Stern était bien placé pour enquêter sur ce ripolinage particulier de la « marque Israël ».
    Il en présente les acteurs et en éclaire les mécanismes : Gay Pride, Chanteurs trans, campagnes de publicité, émissions de télévision, invitations - souvent refusées - de personnalités étrangères, films homosexuels grand public ou pornographies et, bien sûr, déclarations démagogiques du premier ministre Benyamin Netanyahou et consorts. Ce reportage n’oublie pas la #Palestine, où les #gays subissent à la fois l’oppression d’une société traditionaliste et le chantage des autorités d’occupation.
    Dominique Vidal _ Le Monde Diplomatique juin 2017

    #Israël #Jean_Stern #homosexualité #pinkwashing

    Dans cette enquête inédite et à contre-courant, Jean Stern démonte une stratégie marketing et politique orchestrée par l’État israélien – le pinkwashing – qui consiste à camoufler la guerre, l’occupation, le conservatisme religieux et l’homophobie derrière le paravent sea, sex and fun d’une plaisante cité balnéaire, Tel Aviv. De Tsahal, armée affichée « gay-friendly », au cinéma – porno ou branché – empreint d’orientalisme, en passant par la frénésie nataliste chez les gays via la gestation pour autrui, l’auteur raconte l’envers du décor d’un rouleau compresseur. Ce « mirage rose » est décrié par les homosexuels palestiniens et les militants radicaux LGBT israéliens, juifs comme arabes.

    http://www.editionslibertalia.com/catalogue/hors-collection/jean-stern-mirage-gay-a-tel-aviv
    #homophobie
    Cofondateur de GaiPied en 1979, puis journaliste à Libération et à La Tribune, Jean Stern a publié Les Patrons de la presse nationale. Tous mauvais (La Fabrique, 2012).

    Paru dans CQFD n° 154, mai 2017. @cqfd

    LE PINKWASHING À L’HEURE DE TEL AVIV (OU ISRAËL SE RACHÈTE UNE IMAGE PINK)

    Publié aux #éditions_Libertalia, le livre de Jean Stern est une enquête inédite qui décortique la stratégie marketing de l’État israélien draguant la communauté gay occidentale. Rencontre avec l’auteur, cofondateur de Gai Pied, puis journaliste à Libération et actuel rédacteur en chef de La Chronique d’Amnesty International.

    CQFD : « Mirage gay à Tel Aviv » est une enquête sur ce que l’on appelle le pinkwashing. Est-ce que tu peux nous expliquer de quoi il s’agit ?

    Jean Stern : Je vais prendre un exemple simple avec le « greenwashing », qui consiste pour les entreprises à repeindre en vert leurs actions, à mettre par exemple des plantes vertes dans les sièges sociaux. Le pinkwashing apparaît en 2008 avec l’idée d’attirer la communauté gay occidentale à Tel Aviv pour tenter d’« adoucir » l’image d’Israël et de développer un nouveau tourisme. À partir de 2009-2010, une vraie stratégie marketing est pensée, élaborée, construite par la mairie de Tel Aviv, les hôteliers et le ministère du tourisme pour tenter de changer l’image d’Israël. Il faut rappeler qu’Israël était en dehors des grands circuits touristiques mondiaux jusqu’à la fin des années 2000. Et le gouvernement israélien s’est dit : il va falloir mettre en avant nos atouts. Tel Aviv, balnéaire, dotée de nouveaux lieux de sociabilité et dont l’image était en train de changer offrait un vrai potentiel. Ils ont trouvé le slogan : « Tel Aviv, la ville qui ne dort jamais ». Un slogan festif adapté aux hétéros mais qui marche aussi bien pour les gays. Israël a alors ciblé les médias gays, invités des dizaines de journalistes LGBT à Tel Aviv, fait des opérations de promo dans les clubs gays etc. Mais le pinkwashing a aussi et surtout permis un discours idéologique, avec cette idée sous-jacente : il y a des droits pour les gays en Israël, et ils n’en ont pas dans le monde arabe.

    Dans ton livre, on entre dans le détail puisqu’on découvre qu’une boîte de com’ basée aux Pays-Bas a été embauchée pour faire ce travail de marketing…

    Oui, il s’agit d’Outnow, une entreprise habituée à travailler avec des marques comme Orange, IBM mais aussi avec des villes comme Berlin, Vienne ou Copenhague. À partir de 2008, le gouvernement israélien a mis en place la structure « Brand Israël » directement reliée au cabinet de la ministre des Affaires étrangères de l’époque, Tzipi Livni. Cette ancienne agente du Mossad, le service secret israélien, n’ignorait rien de l’image désastreuse de son pays. L’équipe de Livni a utilisé toutes les ressources du marketing pour l’améliorer. Des dizaines de millions de dollars ont été dépensés sur plusieurs années. Entre autres choses, le congrès de l’association mondiale du tourisme LGBT a été accueilli là-bas. Dès 2009-2010, un flux touristique s’est instauré. Aujourd’hui, des dizaines de milliers de touristes gays occidentaux se rendent chaque année à la semaine de la fierté gay, début juin. Un tourisme très rentable puisqu’il contribue à faire tourner les nombreux bars, clubs et hôtels de Tel Aviv. Même si Israël a investi beaucoup d’argent, le retour sur investissement est flatteur puisque cela a non seulement amené des gens à Tel Aviv mais a surtout contribué à changer l’image du pays chez les gays avec cette idée assez simplette mais qui hélas marche : « Un pays aussi sympa avec nous ne peut pas être aussi horrible qu’on le dit avec les Palestiniens. »

    Par ailleurs, on comprend dans ton livre qu’à travers ce plan marketing, Israël utilise le désir des gays occidentaux pour l’homme oriental.

    Israël a récupéré ce que l’on a appelé l’orientalisme sexuel dont on trouve les traces chez des écrivains du XIXe siècle comme Flaubert ou Gérard de Nerval. Dans son livre L’Orientalisme, Edward Saïd explique comment l’image du monde arabo-musulman était très liée au désir sexuel des hommes occidentaux pour « l’homme arabe ». Cet orientalisme sexuel a connu son âge d’or dans les années 1950-60 avec pas mal d’écrivains emblématiques qui s’installaient au Maroc, en Tunisie, mais aussi s’engageaient aux côtés des Palestiniens. Jusque dans les années 1970, nombre de gays occidentaux sont allés ainsi au Maroc, en Égypte ou en Tunisie, rencontrer des hommes arabes. Et de fait, ça marchait assez bien parce qu’on était dans une sorte de « pas vu pas pris » réciproque. Mais le durcissement des pays arabo-musulmans, comme le Maroc et l’Égypte, à l’égard des homosexuels, a rendu de plus en plus compliqué ce tourisme sexuel. Et puis le contexte post-11 septembre 2001 a fait qu’une partie des homosexuels sont devenus hostiles à l’islam, et aux Arabes en général. Cela a été la naissance de l’homonationalisme, et il faut aujourd’hui déplorer qu’une partie des homosexuels occidentaux soutiennent la droite et l’extrême droite dans la croisade mondiale contre l’Islam. Israël leur propose un genre de placebo d’Orient qui leur convient assez bien, et je raconte comment de ludique le séjour à Tel Aviv devient de plus en plus politique.

    Dans ce contexte particulier, comment vivent les homosexuels en Palestine ?

    Dans une société plutôt conservatrice et homophobe, les homosexuels sont harcelés, parfois arrêtés et torturés par la police palestinienne. Une situation qu’exploite Israël grâce à une unité de surveillance électronique (l’unité 8200). Il y a trois ans, 43 réservistes de cette unité ont publié un texte où ils dénoncent le travail qu’on leur demande. C’est-à-dire non pas la prévention du terrorisme mais la détection des homosexuels et des lesbiennes, des hommes adultères, des alcooliques, etc., afin de les soumettre à un chantage. Ceux qui acceptent de s’y soumettre deviennent des collabos et risquent la mort s’ils sont découverts. S’ils refusent, Israël peut les dénoncer à la police palestinienne, et c’est également un péril mortel pour eux. Derrière le sirupeux discours gay-friendly d’Israël que mon livre essaye de décrypter, il y a une réalité bien plus sombre. Mais en Israël, en dehors de Tel Aviv, la société reste majoritairement homophobe. Les jeunes LGBT sont harcelés, violentés. Au-delà de son objectif de faire oublier l’occupation de la Palestine, le pinkwashing est aussi un paravent qui cache la réalité peu reluisante de la société israélienne, homophobe, inégalitaire, de plus en plus raciste.

    Il y a aussi un chapitre sur l’utilisation de mères porteuses en Thaïlande, en Inde et ailleurs par les couples gays israéliens qui laisse sans voix…

    En commençant cette enquête il y a trois ans, j’étais surpris de croiser dans les rues de Tel Aviv des couples de garçons poussant des landaus avec des bébés. Je me suis aperçu qu’il y avait un baby-boom gay en Israël d’une ampleur considérable, unique au monde. On parle de plus de 10 000 naissances dans les couples de lesbiennes et de 5 000 dans les couples homosexuels à Tel Aviv depuis 2010. Pour les lesbiennes, c’est relativement simple puisque Israël est un des pays pionniers de la fécondation in vitro. Pour les gays c’est plus compliqué. Au début, ils ont eu recours à la coparentalité, avec des amies souvent lesbiennes. Et on se partage le temps de garde, une semaine chez l’un, une semaine chez l’autre. Mais petit à petit, ils ont préféré la gestation pour autrui (GPA), baptisée en Israël maternité de substitution. La GPA est devenue un vrai marché avec ses cours : c’est plus cher de louer une mère porteuse juive aux États-Unis qu’une femme non juive au Népal ou en Thaïlande. Pour donner une échelle des prix, cela va de 45 000 à plus de 150 000 dollars. Dans ce nouveau marché de l’enfant, fait d’hyper-capitalisme mêlé de nationalisme – il faut des fils pour peupler Israël – il y a quelque chose qui provoque le malaise. Il y aussi une sérieuse bagarre avec les religieux, dont le poids politique est important en Israël, sur la question de la judaïté de ces enfants. Pour la loi juive, on est juif par la mère. À l’exception de certaines mères porteuses aux États-Unis, la plupart ne sont pas juives. Ces questions éthiques sont en fait très politiques.

    Où est donc l’espoir ? Peut-être du côté du Black Laundry qui a marqué l’histoire de la défense des droits LGBT en Palestine / Israël dans les années 2000 ?

    Il y a eu effectivement au début des années 2000 un mouvement LGBT très novateur, Black Laundry, qu’on peut traduire par lessiveuse noire et qui prônait l’exact inverse du pinkwashing. Il y avait là aussi bien des filles, des garçons ou des trans palestiniens et israéliens. Ce mouvement mixte dans tout les sens du terme a su mener une lutte à la fois contre le pinkwashing alors naissant mais aussi et surtout contre l’occupation, qui est la question centrale en Israël. Ce mouvement a fini par se déliter et beaucoup de ses militants ont d’ailleurs quitté le pays pour Berlin. Mais après plus de dix ans d’atonie, et pendant que les homos réacs jouissent de leur bonne fortune dans leurs luxueux penthouses de Tel Aviv, on assiste depuis quelque temps à une petite renaissance de l’expression de la radicalité LGBT, notamment avec des groupes palestiniens qui tentent de se réapproprier la culture queer arabo-musulmane et de se développer à l’intérieur même des Territoires occupés. C’est difficile, car il leur faut combattre sur tous les fronts, dénoncer ce pinkwashing qui les présente comme des victimes de l’homophobie de leur société, alors qu’Israël contribue largement à leur oppression. Il ne faut pas se leurrer, le combat est très dur, contre la famille, la police, l’armée et un discours qui nie leur identité pour les LGBT palestiniens, contre une société parfois hystériquement homophobe et une extrême droite de plus en plus violente en Israël pour les LGBT israéliens. C’est d’ailleurs en Palestine et en Israël que les mirages du pinkwashing sont souvent le plus violemment critiqués, et cela a quelque chose de réconfortant, surtout vu de France, où il est si difficile de critiquer Israël. Toutes les arnaques ont cependant une fin.

    Propos recueillis par Martin Barzilai


    • @lundimatin

      En Tchétchénie, on persécute les homosexuels. Voici peu de jours, la radio rapportait que le gouvernement turc faisait tirer à balles en caoutchouc sur la Gay Pride place Taksim. Ces horreurs ne se produiraient certes pas en Israël. En effet, le pays est devenu « gay friendly ». C’est ce que nous rapporte Jean Stern dans ce #Mirage_gay qui est une enquête rondement menée sur l’entreprise de pinkwashing lancée par l’État israélien afin de séduire et d’attirer les homosexuels du monde entier. L’énoncé peut paraître caricatural, mais il ne l’est pas du tout. Nous avons bien affaire ici à une hénaurme opération de com’, comme aurait dit le père Ubu et qui, ce qui ne gâte rien, alimente aussi la pompe à phynances… « Lancée en 2009, la conquête publicitaire des gays aura pour cadre une opération plus globale, Brand Israel, “Vendre [lamarque] Israël”. Principe de base : faire oublier l’occupation de la #Palestine, voire son existence. » Le concepteur de l’opération est un diplomate, Ido Aharoni, qui a travaillé aux États-Unis avant de revenir au ministère des Affaires étrangères à #Jérusalem. Il expose ainsi sa stratégie : « Chasser de l’esprit mondial le mur de séparation, Jérusalem et les hommes en noir, l’aspect guerrier et religieux du pays [1] » et « faire du Web un allié » – en investissant pour cela tout l’argent nécessaire.

      https://lundi.am/Mirage-gay-a-Tel-Aviv-Jean-Stern

      Cofondateur de #GaiPied en 1979, puis journaliste à Libération et à La Tribune, Jean Stern a publié Les Patrons de la presse nationale. Tous mauvais (La Fabrique, 2012). En mars 2017 paraissait Mirage gay à #Tel_Aviv aux éditions Libertalia. En plus de cet entretien, vous pouvez lire une recension de l’ouvrage dans notre édition estivale.

      https://lundi.am/Pinkwashing-a-Tel-Aviv

  • #Jean_Stern décrypte le #marketing #gay d’Israël
    https://www.mediapart.fr/journal/international/100617/jean-stern-decrypte-le-marketing-gay-disrael

    Vidéo accessible dans le corps de l’article. Depuis une quinzaine d’années, #Tel-Aviv s’est positionnée sur le créneau du « tourisme gay ». Une manière de redorer son image, mais qui s’avère particulièrement hypocrite, selon le journaliste Jean Stern, auteur de l’ouvrage Mirage gay à Tel-Aviv.

    #International #Culture-Idées #homosexualité #Israël #livre

  • DVD Review: ’Taxi Zum Klo’ - Film Reviews | CineVue
    http://www.cine-vue.com/2011/03/dvd-releases-taxi-zum-klo_15.html

    During one scene from Frank Ripploh’s semi-autobiographical tale of a sex-obsessed, German school teacher Taxi Zum Klo (1980) we witness a man lying on a bed being sprayed in the face with urine. For ten, maybe fifteen seconds, all we are shown is the increasingly soaked and excited gent and a stream of the aforementioned urine being directed by an unknown party. 

    Although a large percentage of the film-going public would claim to be appalled by the allusion of one man relieving himself on another, I thought it was a brave and interesting scene. Certainly my first experience of seeing a ’golden shower’ on the big screen and being a liberal fellow in an art house cinema I had no problem with the suggestion. Hell, it was only a stream of water or something; it’s not as if Ripploh had furnished us with a wide shot of him with his cock out actually pissing into the guy’s mouth!

    When the wide shot of Ripploh with his cock out actually pissing into the guys’s mouth arrived, a strange silence swept across the audience. Nobody walked out, nobody vomited on the person in the neighboring seat and it wasn’t long before the silence was replaced with laughter - though it wasn’t the act itself which we all found amusing, it was the director’s audacity.

    Taxi Zum Klo is audacity personified. Upon its release it quickly became notorious for its graphic portrayal of gay sex. Few people have actually seen the film in its entirety, altough a few gay men of a certain age might have seen the sex scenes cobbled together in a private Soho club or on a grainy videotape. Taken out of context those scenes wouldn’t look out of place in a hardcore porn movie, but to dismiss the film as being nothing more than a sexual aid does Frank Ripploh a gross disservice: it’s a funny, provocative and clever piece of film making. 

    Shot in a documentary style on a shoe string budget, Ripploh is fearless in exposing his life and desires. By day he’s a good primary school teacher who shares a fabulous relationship with this students and by night he’s a sex tourist haunting public toilets in search of cheap thrills. Along the way he meets a man in a cinema and falls in love but his lust, verging on nymphomania, eventually spirals out of control.

    Ripploh is unapologetic about his sexual exploits and being as this film was made in a Pre-AIDS Germany we shouldn’t make the mistake of judging his reckless behaviour by modern standards. Plenty of heterosexual folk liberally put it about back then without fear of reprisal and although some may question his morality, in reality it’s nobody’s business what Frank gets up to with his own body.

    The film also attempts to dispel certain myths regarding homosexuals and children. At one point a public information film about paedophiles is inter-cut with scenes of Frank tutoring a student. He deliberately provokes the audience and although he does it in a humorous way he is also making a point. Just because you’re gay that doesn’t mean you pray on children and just because you have a broad sexual appetite that doesn’t mean you can’t be good at your day job. There is no conflict unless you, or a disapproving other, creates one.

    All in all the film works best as an insight into the normality of gay life. Frank may run around like a sex-crazed Timothy Claypole at times, and the editing is a little on the clunky side, but if you want to be challenged and experience a piece of cinema quite unlike anything you have seen before then ’Taxi Zum Klo’ is essential viewing. As a straight man - who, admittedly, has always shied way from gay cinema, believing that it wasn’t for him - I was pleasantly surprised.

    Although I’m not going to rush down to Blockbuster video and order a stack of homoerotic DVDs, I’m glad to report to anyone laboring under the mis-apprehension that watching two men have sex turns you gay that it simply isn’t true...now where’s my copy of Brokeback Mountain?

    Lee Cassanell

    Taxi Zum Klo, review - Telegraph
    http://www.telegraph.co.uk/culture/film/filmreviews/8467365/Taxi-Zum-Klo-review.html

    On its first release, Taxi Zum Klo (1980) was seized by US Customs. The film (its title translates as Taxi to the Toilet) was written and directed by Frank Ripploh who also takes the lead role of a schoolteacher who likes sex. He marks student essays while sitting on cottage toilets, picks up garage attendants, tells his homebody boyfriend that he’s going to clubs to pick up strangers.
    These adventures, intercut with scenes of vintage porn, are shot naturalistically with (literally) warts-and-all candour and a good deal of droll humour. The film, far from being degenerate filth, is a loving document of pre-Aids Berlin, and a touching comedy about the human desire for and struggle to achieve intimacy.

    Taxi Zum Klo Movie Review & Film Summary (1982) | Roger Ebert
    http://www.rogerebert.com/reviews/taxi-zum-klo-1982

    “Taxi zum Klo” is an unsparingly honest film, documentary matched with (I assume) docudrama, in which Ripploh reveals himself fearlessly. The revelations that must have taken the most courage are not the ones about his homosexuality, but the ones about his unhappiness, his sense of inadequacy. He appears in this film to be seeking a life of openness, love, beauty and loyalty to a lover — and at the same time he marches on a treadmill of futile promiscuity.

    As the film opens, Ripploh is a schoolteacher in West Germany. He seems to be a pretty good teacher, cheerful and frank with his students. After hours, he cruises the gay bars and public meeting places, seeking anonymous sex, often with a sadomasochistic flavor. He’s particularly drawn to gay sleaze, to the bars specializing in the theatrical flaunting of sexual identity, to the places in the big city where sex is mixed with danger.

    He meets a young man, Berndt, whom he values more than most of his partners. They become lovers. They move in together, and Ripploh tries to break his pattern of addictive sex and to be faithful to one person. The movies best scenes involve Frank and Berndt trying to work out the ground rules of a relationship.

    Meanwhile, Ripploh gets fired from his job (for staying out too late after a drag ball and imprudently turning up in his classroom in drag). He contract hepatitis, is hospitalized, and, in the movie’s saddest scene, leaves the hospital bed in his patient’s gown, and hails a taxi to take him to a rendezvous with an anonymous stranger (hence the title’s English translation, “Taxi to the Toilet”).

    How does he feel about his sex life? Judging by the movie, he finds the sex itself an exciting addiction, but fears his promiscuity is training him to see persons as objects. The end of the process is clearly a great, bleak loneliness, and it is against his loneliness that he seeks protection with Berndt.

    “Taxi Zum Klo” does not contain much explicit sex, but the sex it does portray is graphic and will probably shock some viewers. Ripploh believes he could not make an honest film of his life without showing us all of it, and his frankness redeems even his most scatological scene.
    The triumph of “Taxi zum Klo” is that, in the midst of its portrait of isolation, Frank Ripploh himself emerges as a cheerful, open man, willing to reveal his weakness, willing to hope that things will take a turn for the better. The movie is about a person, not about his sex life. It understands that all of our identities and lifestyles are just hopeful strategies in the search for a sense of belonging, usefulness and love.

    #cinéma #gay #Berlin

  • Festival Chéries-Chéris 2016 : du #Cinéma LGBTQI engagé
    http://www.lecinemaestpolitique.fr/festival-cheries-cheris-2016-du-cinema-lgbtqi-engage

     Le 22e festival Chéries-Chéris de films lesbiens, gays, bi, #trans, #queer & ++++ s’est tenu à Paris du 15 au 22 novembre 2016 et proposait une programmation riche en fictions, documentaires et courts métrages français et internationaux. La répartition par des thèmes du nombre de projections des films sélectionnés poursuit la tendance de ces […]

    #Brèves #gay #lesbien #lgbtq+

  • Pour un féminisme matérialiste et #queer – CONTRETEMPS
    http://www.contretemps.eu/pour-un-feminisme-materialiste-et-queer

    Annotations :

    Le processus de réification dans le capitalisme fordiste a créé les conditions de possibilité pour qu’un processus de marchandisation et de privatisation participe de la constitution des identités sexuelles et de genre dans le néolibéralisme6. Kevin Floyd explique de quelle manière le néolibéralisme est une nouvelle stratégie d’accumulation qui répond à la crise du fordisme. Cette stratégie donne la priorité à l’accumulation à court terme, car elle fait de l’instabilité sociale générée par la crise du fordisme une source de profit, contrairement au fordisme qui misait sur la constitution de formations « culturelles » stables et organiquement structurées sur le long terme. En ce sens, le néolibéralisme développe de nouveaux outils d’accumulation (...)

    #.articles_revues #féminismes #marxisme #matérialisme #_Kevin_Floyd #:Sophie_Noyé