• Ces apicultrices palestiniennes qui font le buzz sur les toits de Jérusalem-Est Par Sue Surkes
    https://fr.timesofisrael.com/ces-apicultrices-palestiniennes-qui-font-le-buzz-sur-les-toits-de-

    En deux ans, le projet Sinsila a enseigné à près de 100 femmes comment élever des abeilles, faire du miel commercialisable et à cultiver des plantes et des légumes à domicile


    Zahia Abu-Armeilah avec sa ruche dans le quartier Abu Tor de Jérusalem-Est. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

    Les allées bétonnées qui mènent à l’habitation de Zahia Abu-Armeilah, située dans la partie palestinienne d’Abu Tor, sont trop étroites pour y faire pousser des plantes. Mais il suffit de monter sur le toit de son logement de Jérusalem-Est pour découvrir un véritable jardin d’Eden, riche de végétaux, de jeunes arbres fruitiers qui s’épanouissent dans une cacophonie provoquée par le bourdonnement de centaines d’abeilles.

    C’est par hasard, il y a deux ans, qu’Abu-Armeilah, âgée de 51 ans, a vu un post sur Facebook qui avait été publié par Muslala, une organisation à but non-lucratif de Jérusalem-Ouest qui combine l’art, l’activisme social et le développement durable. Le groupe avait construit une oasis sur le toit du bâtiment Clal, dans un centre commercial délabré installé à proximité du marché Mahane Yehuda – un paradis vert constitué de ruches, de plantes, de légumes et d’arbres fruitiers.

    Sur la publication figuraient les coordonnées de Sinsila – un mot qui signifie « terrasse agricole » en arabe – une nouvelle organisation qui s’efforçait alors d’établir un groupe à peu près similaire pour les Palestiniens.

    Après avoir initialement pensé que c’était « majnun, » une folie, de garder des abeilles chez soi, Abu-Armeilah s’est inscrite au premier cours d’apiculture dispensé par Sinsila et elle en a suivi d’autres là-bas sur la création de jardins végétalisés, sur le développement durable et sur l’hydroponie, qui est l’art de faire pousser des plantes hors-sol. Mère au foyer dans le passé, elle enseigne dorénavant les sciences environnementales à des petits garçons, du CE1 au CM2, qui fréquentent une école du quartier d’A-Tor, à Jérusalem-Est. C’est le tout premier emploi qu’elle a obtenu dans sa vie.

    Que lui a apporté cette expérience ? « La confiance en moi-même », s’exclame-t-elle, « et un bel espace où la famille peut s’installer et se divertir. Ce jardin, c’est mon bébé. Je suis si heureuse quand je m’y trouve ».

    Avant, le toit était nu – et il ne servait que d’espace de stockage.


    Une partie du jardin de Zahia Abu-Armeilah, perché sur les toits, dans le quartier Abu Tor de Jérusalem-Est. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

    Avec la ruche que Sinsila l’a aidée à mettre en place, Abu-Armeilah fait du miel pour sa famille et pour ses amis. A terme, espère-t-elle, elle pourra commencer à le vendre et contribuer ainsi aux revenus du foyer.

    La ruche requiert peu d’attention, explique-t-elle, les abeilles se prenant en charge majoritairement de manière autonome – « mais je vais les voir tous les jours », ajoute-t-elle en riant.

    A l’arrivée d’une guêpe, elle montre avec enthousiasme comment les abeilles se rassemblent pour défendre la ruche et écarter l’intruse. Plus tard, elle montre le pollen jaune que ramènent les abeilles à la ruche après avoir butiné.

    Pendant les confinements entraînés par le coronavirus, l’époux d’Abu-Armeilah, qui n’avait pas caché son dédain, à l’origine, à l’égard du projet d’apiculture de son épouse, s’est affairé à construire des rayonnages pour les plantes qui ornent dorénavant le toit – et il y a de tout, des plantes d’ornement, des piments, des aubergines, des tomates, même du citron et des mandariniers. Les restes de fruits et de légumes sont jetés dans un vermicomposteur, qui utilise les vers de terre pour créer un compost de haute qualité.


    Travaux d’apiculture dans le quartier d’al-Thuri-Abu Tor à Jérusalem-Est. (Autorisation : Sinsila)

    « Et maintenant, mon mari est très heureux », note Abu-Armeilah. « Il s’installe là, le soir, pour profiter du grand air ». Son fils, âgé de 26 ans, qui vit encore chez elle parce qu’il ne s’est pas encore marié, vient là avec ses amis pour fumer la chicha. Les abeilles, qui sont plus intéressées par les plantes, ignorent en général les invités.

    Abu-Armeilah est l’une des dizaines de femmes palestiniennes de Jérusalem-Est qui, grâce à Sinsila, élèvent aujourd’hui des abeilles et font pousser des légumes sur leur toit, économisant ainsi l’argent dépensé dans les épiceries et s’assurant, dans quelques cas, un revenu supplémentaire.

    C’est Tariq Nassat, architecte, qui est à l’origine du projet. En seulement deux ans, il a transformé le toit et deux grandes terrasses d’une bibliothèque municipale du quartier Wadi Roz de Jérusalem-Est en école d’apiculture, de jardinage et d’agriculture urbaine. Ce sont 95 femmes, jusqu’à présent, qui ont suivi ses cours.


    Hanan, architecte et membre de Sinsila, montre à une étudiante en architecture de l’Académie des arts Bezalel de l’université hébraïque la culture des concombres s’appuyant sur l’hydroponie sur le toit de Sinsila, le 6 septembre 2021. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

    Sur une terrasse, une grande ruche et un vermicomposteur. Sur l’autre, des bacs en bois avec des fleurs et des herbes, qui s’épanouissent grâce à divers systèmes d’hydroponie qui permettent de cultiver des légumes avec de l’eau fertilisée.

    Au mois d’août, l’ONG a organisé une fête sur le toit de la bibliothèque et elle a lancé une coopérative de femmes, avec un café en ligne et un point de vente pour commercialiser le miel et d’autres produits à base de cire d’abeille.

    Plusieurs femmes ont transformé leurs activités d’apiculture en affaire et trois d’entre elles – notamment Abu-Armeilah – enseignent le développement durable dans des écoles de Jérusalem-Est. Le groupe crée aussi le lien entre ses diplômées et certains événements. Au début du mois, elles ont par exemple fourni des rafraîchissements lors d’une cérémonie au cours de laquelle les tout premiers arbres d’un verger communautaire ont été plantés sur un terrain surplombé par l’école Hand in Hand, dans le sud de la ville, qui accueille des petits Juifs et des petits Arabes.


    Un atelier de fabrication de panier sur le toit de Sinsila. (Autorisation, Sinsila)

    Nassar tente actuellement d’obtenir le feu vert pour transformer un jardin délabré de la bibliothèque en nursery pour les petits arbres fruitiers. Ailleurs, il a créé un jardin sur un toit qui est cultivé par les jeunes Palestiniens en difficulté et il prévoit d’ouvrir, l’année prochaine, une branche de Sinsila dans un nouveau bâtiment municipal à Abu Tor. Il travaille aussi avec des experts des toits végétalisés et avec des employés municipaux pour redonner vie aux toits de six bâtiments publics – des centres communautaires et des écoles.

    Nassar, 37 ans, le plus jeune d’une fratrie de dix enfants, élevé dans une famille musulmane conservatrice, a grandi dans le quartier Ras el-Amud de Jérusalem-Est et il a fréquenté ce qu’il appelle « une école très médiocre » de la Vieille Ville.


    Tariq Nassar. (Autorisation)

    Nassar, un élève brillant, a étudié l’architecture à l’université Bir Zeit, en Cisjordanie. Il a travaillé aux États-Unis et aux côtés de l’UNRWA – agence de l’ONU des réfugiés palestiniens – en Jordanie. Il a ensuite suivi un programme d’urbanisation intégrée et de conception durable à l’université de Stuttgart, en Allemagne.

    Mais il dit avoir finalement réalisé que la conception était bien davantage que de simples plans esquissés sur le papier : elle est aussi question plus largement de culture et de société.

    « J’ai réfléchi à la manière de développer des quartiers de façon durable. Mais pour ça, il faut travailler avec les locaux. Tout s’entremêle », dit-il.

    Après être revenu en 2015 à Jérusalem, Nassar s’est marié ; il a eu deux enfants et il a travaillé à Jérusalem et ailleurs dans le secteur de la création d’espace – qui mobilise les communautés locales pour qu’elles décident elles-mêmes comment tirer le meilleur des espaces publics où elles vivent.

    S’il a grandi en haïssant les Juifs, il n’a eu l’occasion de parler avec un Juif qu’à l’âge de 17 ans seulement alors qu’il se trouvait dans un vol en direction des États-Unis pour rendre visite à l’un de ses frères. « Ce type, dans l’avion, était sympa et j’ai commencé à me poser des questions », se souvient-il. « A partir de ce moment-là, beaucoup de choses ont changé ».

    Pendant une rencontre d’activistes communautaires en provenance de tout Jérusalem, Nassar a rencontré Matan Israeli, artiste et cofondateur de Muslala.

    « J’avais les toits en tête en permanence », dit Nassar, en raison de l’absence d’espaces vacants à Jérusalem-Est, au sol. Il a également compris que les Palestiniennes de Jérusalem-Est – qui, pour la plupart, ne travaillent pas pour des raisons sociales et culturelles – étaient la force dominante dans le foyer et, en conséquence, les partenaires parfaites pour végétaliser les toits de la ville. Il souligne que les revenus issus de leur implication dans le projet représentent également, pour elles, une opportunité économique.

    Nassar a aussi rencontré l’expert en apiculture biodynamique Yossi Aud, qui cherchait à mettre en place des cours en direction des femmes de Jérusalem-Est.

    Il a trouvé une salle de classe au sein de la bibliothèque de Wadi Joz, créé un prospectus qu’il a envoyé dans les centres communautaires palestiniens. En deux semaines, cent femmes se sont portées candidates au cursus.



    Les apiculteurs du quartier de Jabel Mukaber, à Jérusalem-Est. (Autorisation : Sinsila)

    Amassant à la hâte et à grand peine des donations, Nassar a lancé un premier programme de trois mois qui a réuni 15 femmes au mois d’avril 2019. Ont suivi six mois de supervision des travaux réalisés sur leur toit par chaque participante, sur place. Les cours sont réservés aux femmes et il n’a autour de lui que des assistantes.

    “Yossi, Matan et moi-même avons passé ce mois de juillet à circuler dans tout Jérusalem-Est pour livrer des ruches », explique Nassar qui, jusqu’à une date récente, était le seul salarié employé par Sinsila.



    Tariq Nassar, fondateur de Sinsila, à la ruche de Sinsila. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel) _

    Il a dorénavant de quoi financer deux postes à plein-temps – celui de Hanan, une architecte, et celui de Hashem, un habitant de Jérusalem-Est qui a obtenu un diplôme en études environnementales à l’université Ben-Gurion, dans le sud du pays.

    « La jeune génération de Palestiniens n’a pas d’espoir et c’est dangereux », estime Nassar. « Nous avons besoin d’espoir, mais il faut aussi qu’il soit combiné à l’action. Sinsila aide à redonner de l’espoir et c’est novateur. »

    #Femmes #palestine #israël #gaza #israel #bds #palestine_assassinée #occupation #colonisation #apartheid #miel #apiculture #abeilles

  • Frappe israélienne sur la tour al-Jalaa à Gaza : révélations du quotidien « Haaretz »
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20211108-frappe-isra%C3%A9lienne-sur-la-tour-al-jalaa-%C3%A0-gaza-r%C3%A9v%C3%A9

    C’était l’un des bombardements les plus impressionnants lors de la guerre à #Gaza, au mois de mai dernier. Treize étages qui s’écroulent comme un château de cartes à la suite d’une frappe aérienne israélienne. Le quotidien israélien Haaretz révèle que les forces israéliennes n’ont, en réalité, découvert que cette tour accueillait des médias internationaux qu’au dernier moment.

    De notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa

    Comme avant presque tous ses bombardements à Gaza, l’armée israélienne commence par alerter les civils dans la zone ciblée. Certains habitants reçoivent un appel téléphonique : « Vous avez une heure pour quitter les lieux ».

    Tous entendent également le roof knocking, littéralement « la frappe sur le toit » : une des techniques utilisées par l’armée israélienne à Gaza pour signaler un bombardement imminent. Il s’agit d’une bombe d’avertissement, qui produit une forte déflagration, mais pas de dommages. Lors de cette frappe d’alerte, rapporte le quotidien israélien Haaretz, les journalistes de la tour al-Jalaa alertent la presse israélienne de leur présence dans l’immeuble. Et l’information finit par remonter jusqu’à l’état-major d’Israël : « La tour abrite les locaux de médias internationaux », à savoir de l’agence d’information américaine Associated Press et de la chaîne de télévision Al-Jazeera.

    À partir de là, la confusion règne dans les rangs de l’armée. Selon l’armée israélienne, cet immeuble servait aux renseignements du Hamas. Certains responsables militaires prônent l’annulation du bombardement. Selon eux, une telle opération ne ferait que nuire à l’image de l’État hébreu sur la scène internationale. Mais pour d’autres hauts responsables de l’armée, le raid aérien doit être mené. À 15h17, le 15 mai, la tour al-Jalaa est détruite. Elle abritait également une trentaine d’appartements et autant de bureaux.

  • Palestiniens agressés, voiture brûlée Par Times of Israel Staff
    https://fr.timesofisrael.com/dautres-residents-dimplantation-accuses-palestiniens-agresses-voit

    Un groupe de résidents d’implantation aurait attaqué samedi des Palestiniens et vandalisé des véhicules à l’extérieur d’une ville de Cisjordanie près de Ramallah, selon les médias palestiniens.


    Une voiture en feu près du village de Turmus Ayya en Cisjordanie, après qu’elle a été incendiée par des résidents d’implantation d’un avant-poste voisin, le 23 octobre 2021. (Crédit : capture d’écran : Twitter)

    Des Israéliens de l’avant-poste d’Adei Ad ont agressé des villageois de la ville voisine de Turmus Ayya alors qu’ils récoltaient des olives. Un homme a dû recevoir un traitement médical après avoir été aspergé de gaz poivré, a rapporté l’agence de presse officielle de l’Autorité palestinienne (AP), Wafa.

    Les résidents d’implantation auraient également mis le feu à une voiture et en auraient vandalisé trois autres.

    « Voilà à quoi ressemble le terrorisme », a tweeté le député Mossi Raz, du parti de gauche Meretz.

    Ces événements s’inscrivent dans le cadre d’une récente recrudescence des attaques de résidents d’implantation extrémistes, dont beaucoup ciblent spécifiquement les oliveraies palestiniennes dans le cadre de la récolte automnale des olives en Cisjordanie qui a débuté au début du mois.

    Dimanche, la police a arrêté deux suspects qui auraient donné des coups de bâton à deux soldats et attaqué un Palestinien devant Adei Ad la semaine dernière. L’agression a eu lieu après qu’un groupe de résidents d’implantation a détruit une oliveraie appartenant à des Palestiniens près d’un autre village palestinien proche de Ramallah.

    Par ailleurs, des procureurs ont déposé jeudi de rares actes d’accusation contre deux mineurs israéliens pour leur implication présumée dans une récente attaque au jet de pierres contre un village palestinien dans les collines du sud de Hébron, qui aurait fait au moins 12 blessés palestiniens, dont un garçon de trois ans.
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    #violences #agressions #vol #Palestine #israël #colonisation #implantation #terrorisme #palestine_assassinée #gaza #bds #israel #occupation #colonisation #racisme #cisjordanie #apartheid #boycott #sionisme #prix_à_payer

  • La peintre palestinienne Malak Mattar raconte la bande de #Gaza, la peur et la violence | Konbini
    https://arts.konbini.com/peinture/la-peintre-palestinienne-malak-mattar-raconte-la-bande-de-gaza-la-peur

    En 2014, alors qu’elle n’avait que 13 ans, Malak Mattar est restée enfermée chez elle pendant 51 jours, tandis que la bande de Gaza, dont elle est originaire, ployait sous les tirs de l’armée israélienne.
    Terrorisée par les conflits et le sang versé chaque jour tout autour de chez elle (selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), 1 462 citoyen·ne·s palestinien·ne·s – dont un tiers d’enfants – ont été tué·e·s entre le 8 juillet et le 26 août 2014), l’adolescente a "ressenti le besoin de relâcher toute son énergie négative" en peignant, rapporte sa biographie.

  • Des employés anonymes de Google et d’Amazon dénoncent un accord avec Israël
    https://fr.timesofisrael.com/des-employes-anonymes-de-google-et-damazon-denoncent-un-accord-ave

    Ils sont des centaines à protester dans un courrier contre l’accord du projet Nimbus concernant "la vente de technologies dangereuses à l’armée et au gouvernement israéliens"

    Plusieurs centaines d’employés anonymes de Google et d’Amazon ont fait part, dans une lettre ouverte publiée mardi, de leur rejet de la décision prise par leurs employeurs de construire des centres de données régionaux, des données basées sur le cloud, au sein de l’État juif.


    Sur cette photo non-datée fournie par Google, les canalisations colorées qui envoient et reçoivent l’eau de refroidissement pour le centre de données de Google de The Dalles, dans l’Oregon (Crédit : dit : AP/Google, Connie Zhou)

    Ils s’opposent également à la fourniture de services à Israël, précisant qu’ils veulent que tous les liens soient rompus avec l’armée israélienne.

    Selon le courrier, qui a été publié par The Guardian, plus de 90 salariés de Google et plus de 300 « employés originaires de différents milieux » d’Amazon ont signé la missive.

    Ils ont indiqué souhaiter rester anonymes « par crainte de représailles », ce qui rend impossible de vérifier le nombre de signataires de manière indépendante.

    La lettre faisait référence au projet Nimbus sur le cloud, qui permettra aux ministères israéliens et aux autres entités publiques de transférer des serveurs et des services sur le cloud fourni par les deux firmes technologiques. Jusqu’à ce que les centres de données régionaux soient construits – ce qui devrait survenir à l’horizon 2023 – les services du cloud seront assurés par des centres de données AWS de Google et d’Amazon en Irlande, en Hollande et à Francfort. Toutes les données seront ensuite transférées dans les centres qui seront établis au sein de l’État juif.

    « En tant qu’employés permettant à ces firmes de mener leurs activités, nous sommes dans l’obligation morale de dénoncer les violations de valeurs déterminantes. Et pour cette raison, nous nous trouvons dans l’obligation d’appeler les responsables d’Amazon et de Google à abandonner le projet Nimbus et à couper tous les liens avec l’armée israélienne », indique le courrier sans mentionner les autres entités qui bénéficieront des services des deux entreprises.

    Les employés ajoutent que les deux firmes technologiques ont entamé des discussions concernant des contrats avec des institutions américaines comme le département de la Défense, l’ICE (l’instance chargée de l’immigration et des douanes) et la police.

    « Ces contrats entrent dans le cadre d’un modèle perturbant de militarisation, de manque de transparence, où toute supervision est évitée », poursuit la lettre.

    Les employés notent que l’accord conclu avec l’État juif est dans la même veine – un contrat autorisant « la vente d’une technologie dangereuse au gouvernement et à l’armée israélienne ».

    Il poursuit en indiquant que le contrat a été signé au mois de mai – « la même semaine où l’armée israélienne a attaqué les Palestiniens de la bande de Gaza, tuant presque 250 personnes dont 60 enfants ». Elle ne précise pas que les frappes israéliennes sont venues répondre aux lancers, par les groupes terroristes de l’enclave côtière, de milliers de roquettes vers des civils israéliens, qui ont fait un certain nombre de victimes dans le pays.


    Des roquettes sont lancées depuis la bande de Gaza en direction d’Israël, le 10 mai 2021. (Crédit : AP Photo/Khalil Hamra)

    « Les technologies que nos firmes s’engagent à mettre en place rendront les discriminations et les déplacements systématiques commis par l’armée israélienne plus cruels et plus meurtriers encore pour les Palestiniens », poursuit la lettre. « Le projet Nimbus est un contrat à hauteur de 2,1 milliards de dollars visant à fournir des services de cloud au gouvernement et à l’armée israélienne. Cette technologie va permettre une surveillance encore plus grande des Palestiniens et la collecte illégale de données à leur encontre, et elle va faciliter l’expansion illégale des colonies israéliennes sur les terres des Palestiniens. »

    Les auteurs du courrier concluent qu’il est « impossible » pour eux « de détourner le regard » alors que leurs produits sont utilisés pour « retirer aux Palestiniens leurs droits fondamentaux, aider à leur expulsion et aider les attaques israéliennes dans la bande de Gaza – des actions qui ont entraîné des enquêtes pour crime de guerre à la Cour pénale internationale (CPI) ». En réalité, les investigations lancées par le tribunal de La Haye sur des crimes de guerre présumés de la part d’Israël concernent également le groupe terroriste du Hamas qui est accusée de la même chose par les magistrats.

    Le contrat conclu avec Google et Amazon par le gouvernement s’étend sur sept années initiales, avec l’option de le prolonger pendant un total de 23 ans, ont commenté les responsables. Après les sept premières années, l’État juif pourra ajouter d’autres fournisseurs de service ou cesser ses activités avec Amazon et Google.

    Le projet, qui prévoit l’installation de six centres de données en Israël – ce qui correspond à un investissement d’au moins 4 milliards de dollars – entraînera la création d’environ 500 postes directs pour chaque centre, mais il permettra aussi de dynamiser l’emploi via les services auxquels ces centres auront recours de la part d’autres entreprises.

    Ces centres aideront aussi à créer un écosystème pour les start-ups spécialisées dans les services du cloud, ont ajouté les responsables, et ils formeront une main-d’œuvre en leur donnant les compétences appropriées – des compétences qui pourront ensuite se propager dans l’écosystème technologique national. Les pays voisins pourront également profiter des infrastructures israéliennes, a précisé le ministère des Finances.

    Cette année, dans un contexte de conflit entre l’État juif et les groupes terroristes de la bande de Gaza, des employés de Google avaient demandé aux responsables de l’entreprise de réexaminer les contrats conclus entre le géant technologique et « les institutions qui soutiennent les violations des droits des Palestiniens de la part d’Israël », citant l’armée israélienne comme exemple.

    La missive, écrite par des employés juifs de Google, avait été envoyée au directeur-général Sundar Pichai. Elle avait aussi appelé la firme à renforcer son soutien apporté aux Palestiniens en réponse au conflit.


    Le directeur-général de Google Sundar Pichai pendant une visite au El Centro College à Dallas, au Texas, le 3 octobre 2019. (Crédit : AP Photo/LM Otero, File)

    Alors qu’il lui avait été demandé, au mois de mai, si les géants de la technologie pouvaient décider d’interrompre leurs services et de laisser Israël dans l’embarras, l’avocat Zviel Ganz, qui travaille au département juridique du ministère des Finances, avait répondu « qu’au vu des exigences présentées dans les appels d’offres, la réponse est non ». Les contrats interdisent également aux firmes de refuser leurs services à des entités gouvernementales particulières, avait-il ajouté lors d’un point-presse.

    Ganz avait noté que de telles possibilités avaient été prises en compte lors de la formulation des appels d’offres. « Nous avons créé plusieurs modèles pour ce type de scénario et ils sont envisagés et encadrés dans tous les appels d’offres », a-t-il poursuivi.

    #gaza #gafam #google #amazon #cloud #data_center #surveillance #contrôle #technologie #Palestine #israël #Palestine_assassinée #israel #occupation

  • وسم “كوفيتي هويتي” يتصدر المنصات الفلسطينية رداً على منع ارتدائها داخل الحرم الجامعي في غزة- (تغريدات) | القدس العربي
    https://www.alquds.co.uk/%d9%88%d8%b3%d9%85-%d9%83%d9%88%d9%81%d9%8a%d8%aa%d9%8a-%d9%87%d9%88%d9%8a

    Gaza : curieuse info à propos d’un mouvement sur les réseaux sociaux réclamant le droit de porter le keffieh à l’intérieur de l’enceinte de l’université. Il semble que la police du Hamas l’ait interdit, pour une raison difficile à comprendre... [Serait-ce un signe nationaliste considéré comme pro-Autorité palestinienne mais celle-ci n’en a plus guère d’autorité, surtout à Gaza ?... Est-ce parce que le keffieh est un symbole national (palestinien) et que le Hamas cherche à mobiliser d’autres dimensions identitaires (musulmanes, par exemple) ?,Mais toute sa stratégie récente est axée sur la dimension nationale... Alors ?...]

    #palestine #gaza #keffieh

  • Benny Gantz war crimes in Gaza case goes to Dutch appeals court
    September 17, 2021 - Quds News Network
    https://qudsnen.co/?p=29406

    Dutch court will hear an appeal on 23 September against a ruling that granted immunity to two former Israeli military commanders in a lawsuit related to war crimes in Gaza.

    One of those commanders is Benny Gantz, who was Israeli forces Chief and currently Israel’s war minister and deputy prime minister and the other is Amir Eshel, then air force chief.

    The Palestinian-Dutch citizen Ismail Ziada has been suing Gantz and Eshel, for the decision to bomb his family’s home during Israel’s 2014 aggrrssion on Gaza Strip.

    The Israeli aggression that time reduced his family’s three-floor building in al-Bureij refugee camp to rubble and killed his 70-year-old mother Muftia, his brothers Jamil, Yousif and Omar, sister-in-law Bayan, and 12-year-old nephew Shaban, as well as a seventh person visiting the family.

    Ziada sued the Israeli generals for more than $600,000 in damages plus court costs.

    During the 51 days of the 2014 aggression on Gaza, Israel attacked residential and other civilian buildings, an independent investigation commissioned by the UN Human Rights Council revealed.
    (...)
    In January 2020, the district court in The Hague denied Ziada access to justice by granting immunity to the Israeli commanders because the alleged crimes were committed while they acted in an official capacity.

    This ruling flew in the face of the Nuremberg principles – established after the trials of Nazi war criminals – that those who commit war crimes or crimes against humanity cannot hide behind their official functions, or the excuse that they were just following orders.

    Indeed, in his appeal, to be heard next week, Ziada will argue that there can be no immunity for such grave crimes.

    Although Ziada’s lawsuit is a civil action filed in the Dutch national courts, the principle that acting in an official capacity does not shield a person from accountability is now well recognized in international law.

    #crimes_de_Guerre #GAZA

  • Enquête sur un crash d’avion en Grèce : une victime devait témoigner au procès de Netanyahu RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_enquete-sur-un-crash-d-avion-en-grece-une-victime-devait-temoigner-au-pr

    La Grèce a annoncé mardi qu’elle allait enquêter sur l’accident d’un avion privé, la veille au soir près de Samos, dans lequel est mort un Israélien qui devait témoigner au procès de l’ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu, selon le bureau du procureur israélien.

     » Un pêcheur local a dit qu’il y avait eu une grosse explosion, suivie d’une plus petite", a déclaré à l’AFP Ioannis Kondylis, chef du bureau national d’investigation sur les catastrophes aériennes et sur la sécurité aérienne.


    "L’épave montrera si c’est le cas", a ajouté M. Kondylis, précisant que les débris de l’appareil reposaient pour l’instant par 33 mètres de fond.

    Un couple israélien est mort lundi soir dans le crash en mer de ce monomoteur Cessna C182, non loin de l’aéroport de l’île grecque de Samos.

    Le ministère israélien des Affaires étrangères a identifié les victimes comme Haim et Esther Giron, un couple de 69 ans de Tel Aviv.

    Haim Giron, ex-directeur adjoint au ministère israélien de la Communication, devait témoigner au procès de Benjamin Netanyahu, a indiqué à l’AFP un porte-parole du bureau du procureur en Israël.

    L’ancien Premier ministre est accusé de corruption, fraude et abus de confiance, et d’avoir accordé des faveurs à des magnats des médias en échange d’une couverture médiatique favorable.
    Il est accusé d’avoir "usé de façon illégitime" du pouvoir gouvernemental pour "demander et obtenir des avantages injustifiés de propriétaires de médias en Israël pour faire avancer ses affaires personnelles", selon la procureure principale citée en avril au procès.
     
    #israël #israel #gaza #bds #netanyahu #colonisation #sionisme #occupation #israfrique #racisme #colonialisme_de_peuplement #assassinat #meurtre

    • Soit Netanyahu a le "cul bordé de nouille... soit il a un super service de barbouzes !

      Enquête sur un crash d’avion en Grèce : une victime devait témoigner au procès de Netanyahu meurt lundi soir, dans l’explosion d’un avion qui ls transportait

  • Palestinian Dies From Serious Wounds He Suffered In Gaza
    Aug 25, 2021– – IMEMC News
    https://imemc.org/article/palestinian-dies-from-serious-wounds-he-suffered-in-gaza-2

    Medical sources at the Shifa Medical Center, west of Gaza city, has reported on Wednesday morning, that a young Palestinian man died from serious wounds he suffered, on Saturday, August 21st, 2021, after Israeli soldiers shot him with live fire.

    The sources stated that last Saturday evening, the soldiers shot and seriously injured Osama Khaled D’eij, 32 , during protests that took place near the perimeter fence, east of Gaza city.

    The Palestinian was rushed to the Shifa Medical Center before he was immediately admitted to surgery but remained in a critical condition at the Urgent Care Unit until he succumbed to his wounds.

    Osama, from Jabalia refugee camp, in the northern part of the Gaza Strip, was shot with expanding bullets.

    His family said that he got married only a month before he was shot and subsequently died from his serious wounds.

    On the same day, the soldiers shot and injured 41 Palestinians, including several children, during protests on Palestinian land near the fence, commemorating the 52nd anniversary of the burning of the Al-Aqsa Mosque, in occupied Jerusalem.

    The holy site was burnt, on August 23rd, 1969, by Denis Michael Rohan, a fanatic Australian citizen.

    Israel arrested Rohan, before alleging that he was “insane”, and hospitalized him in a mental institution, and on May 14th, 1974, he was released and deported on what Israel called “humanitarian grounds, further psychiatric treatment near his family”.

    #Palestine_assassinée #GAZA

  • #Eyal_Weizman : « Il n’y a pas de #science sans #activisme »

    Depuis une dizaine d’années, un ensemble de chercheurs, architectes, juristes, journalistes et artistes développent ce qu’ils appellent « l’architecture forensique ». Pour mener leurs enquêtes, ils mettent en œuvre une technologie collaborative de la vérité, plus horizontale, ouverte et surtout qui constitue la vérité en « bien commun ». Eyal Weizman en est le théoricien, son manifeste La Vérité en ruines a paru en français en mars dernier.

    https://aoc.media/entretien/2021/08/06/eyal-weizman-il-ny-a-pas-de-science-sans-activisme-2

    #recherche #architecture_forensique #forensic_architecture #vérité #preuve #preuves #régime_de_preuves #spatialisation #urbanisme #politique #mensonges #domination #entretien #interview #espace #architecture #preuves_architecturales #cartographie #justice #Palestine #Israël #Cisjordanie #Gaza #images_satellites #contre-cartographie #colonialisme #Etat #contrôle #pouvoir #contre-forensique #contre-expertise #signaux_faibles #co-enquête #positionnement_politique #tribunal #bien_commun #Adama_Traoré #Zineb_Redouane #police #violences_policières #Rodney_King #Mark_Duggan #temps #Mark_Duggan #Yacoub_Mousa_Abu_Al-Qia’an #Harith_Augustus #fraction_de_seconde #racisme #objectivité #impartialité #faits #traumatisme #mémoire #architecture_de_la_mémoire #Saidnaya #tour_Grenfell #traumatisme #seuil_de_détectabilité #détectabilité #dissimulation #créativité #art #art_et_politique

    • La vérité en ruines. Manifeste pour une architecture forensique

      Comment, dans un paysage politique en ruines, reconstituer la vérité des faits ? La réponse d’Eyal Weizman tient en une formule-programme : « l’architecture forensique ». Approche novatrice au carrefour de plusieurs disciplines, cette sorte d’architecture se soucie moins de construire des bâtiments que d’analyser des traces que porte le bâti afin de rétablir des vérités menacées. Impacts de balles, trous de missiles, ombres projetées sur les murs de corps annihilés par le souffle d’une explosion : l’architecture forensique consiste à faire parler ces indices.
      Si elle mobilise à cette fin des techniques en partie héritées de la médecine légale et de la police scientifique, c’est en les retournant contre la violence d’État, ses dénis et ses « fake news ». Il s’agit donc d’une « contre-forensique » qui tente de se réapproprier les moyens de la preuve dans un contexte d’inégalité structurelle d’accès aux moyens de la manifestation de la vérité.
      Au fil des pages, cet ouvrage illustré offre un panorama saisissant des champs d’application de cette démarche, depuis le cas des frappes de drone au Pakistan, en Afghanistan et à Gaza, jusqu’à celui de la prison secrète de Saidnaya en Syrie, en passant par le camp de Staro Sajmište, dans la région de Belgrade.

      https://www.editionsladecouverte.fr/la_verite_en_ruines-9782355221446
      #livre

  • Deux mois après les bombardements, Gaza tente de revenir à la vie
    26 juillet 2021 Par Alice Froussard
    Retour dans l’enclave palestinienne occupée, plus de deux mois après les affrontements. Après avoir perdu sa maison, son travail ou des proches, comment revit-on, alors que les traumatismes sont toujours là ? Témoignages de Gazaouis.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/260721/deux-mois-apres-les-bombardements-gaza-tente-de-revenir-la-vie

    « Avant/après », l’immeuble de 7 étages appartenant à la famille de Yazeed Abu Safieh. © Alice Froussard pour Mediapart

    (...) « Je n’arrive même pas à décrire tout ça avec des mots, tente de poursuivre Yazeed. Mon père a commencé à travailler pour construire cet immeuble alors qu’il avait 15 ans, il y a mis tout son argent, toute sa vie. En une seconde, tout a disparu. Sans raison… » Aujourd’hui, pour se loger, lui et sa famille doivent louer des appartements.

    Ils ont réussi à obtenir de l’argent liquide (« cash first aid ») – par des organisations internationales. « Mais c’est vraiment simplement histoire d’avoir un toit… C’est provisoire, et ce n’est pas assez pour toute notre famille. » Ce qu’il attend ? La reconstruction. Mais sans grand espoir : « On a vu l’ONU, on a vu le bureau des statistiques… Ça va encore prendre des années. Et à la prochaine guerre, tout recommencera, et ça nous ramènera encore une fois des années en arrière. » (...)

    #GAZA

  • La France honore l’homme qui a fait avancer la cause palestinienne à la CPI Lazar Berman

    Le consul général à Jérusalem a donné l’Ordre national du mérite à Raji Sourani, qui a représenté de nombreux Gazaouis à La Haye et qu’Israël accuse d’être lié au Hamas

    La France a remis l’Ordre du mérite – un éminent titre honorifique – à un avocat de Gaza qui a porté plainte à des dizaines de reprises contre Israël devant la Cour pénale internationale, à quelques jours d’une visite en Europe du ministre des Affaires étrangères Yair Lapid.


    Le consul général français à Jérusalem Rene Troccaz décore l’avocat palestinien des droits de l’Homme Raji Sourani de l’ordre national du mérite à l’institut français de Gaza, le 7 juillet 2021. (Crédit : MOHAMMED ABED / AFP)

    Raji Sourani, 67 ans, est un avocat vivant au sein de l’enclave côtière, qui préside le Centre palestinien pour les droits de l’Homme (PCHR), a été promu chevalier de l’Ordre national du mérite français mercredi dernier.

    La cérémonie, qui a été accueillie par le Consul français à Jérusalem, René Troccaz, a eu lieu au Centre culturel français de Gaza City.

    « En tant que directeur du centre Palestinien pour les droits de l’Homme, vous avez contribué à l’accession de la Palestine au traité de Rome de la Cour pénale internationale », a écrit Toccaz dans un courrier adressé à Sourani avant la cérémonie, selon le PHCR. « Homme de paix, vous avez œuvré sans relâche en faveur de la justice et vous avez livré tous les efforts possibles en vue de la réconciliation ».

    « Les dernières crises et tensions prouvent que le conflit israélo-palestinien va rester en tête de l’ordre du jour international et la France a pris plusieurs initiatives qui visent à promouvoir la solution à deux États et à souligner les principes de base du droit international », a déclaré le consul-général lors de la cérémonie.

    Dans ses propos, Sourani a accusé Israël de cibler intentionnellement des civils et a promis de demander des comptes « aux criminels de guerre ».

    Sourani a représenté des centaines de Palestiniens devant la CPI depuis 2009, accusant l’État juif de crimes de guerre.
    . . . . . . . .
    La suite gratuite : https://fr.timesofisrael.com/la-france-honore-lhomme-qui-a-fait-avancer-la-cause-palestinienne-

    •  #gaza #palestine #israël #palestine_assassinée #israel #france #bds #occupation

  • La fermeture d’une usine Pepsi à Gaza imputée aux restrictions israéliennes Par Times of Israel Staff
    Jérusalem a facilité l’importation de produits vers Gaza, mais le directeur de l’usine affirme que l’interdiction du dioxyde de carbone et du sirop a entraîné des licenciements.

    Les nouvelles restrictions israéliennes sur les importations dans la bande de Gaza, imposées après 11 jours de conflit le mois dernier, auraient contraint l’usine de boissons Pepsi de l’enclave palestinienne à fermer ses portes.
    . . . . . .
    source : https://fr.timesofisrael.com/la-fermeture-dune-usine-pepsi-a-gaza-imputee-aux-restrictions-isra
    #Pepsi #Gaza #7UP #Mirinda #sucre #restrictions #blocus #occupation #blocus_gaza #israel #occupation

  • The war in my head
    Reporter Tareq Hajjaj shares how his family barely escaped two Israeli attacks in Gaza, revealing the trauma reporters experience when they cover the wars they are also trying to survive.
    By Tareq S. Hajjaj - June 4, 2021 – Mondoweiss
    https://mondoweiss.net/2021/06/the-war-in-my-head

    For the first time, I’m not sure I can manage to finish a dispatch. Last month, death loomed closer than a walk to the bathroom. It did not matter where I was inside Gaza, every place in this small territory of 140.9 square miles was proximal to shelling and airstrikes.

    Hostilities escalated on May 10, 2021, and came to a close in a ceasefire brokered by Egypt 11 days later, but I am still thinking about the six days after I fled my home in Shuja’iyya, a neighborhood in the east of Gaza. In total, my family and I were uprooted twice during the fighting. Each time with more relatives in tow, we rushed out the door with only a moment’s notice and joined the exodus in the streets that spanned as far as the eye could see across Gaza’s flat roads.

    I live in a residential area that is adjacent to the buffer zone with Israel. Days into what started as strikes from Israeli jets and rockets from Gaza, Israeli forces opened fire from the ground and sea. Explosives rained from the west and east, and of course the sky. My sister, who lives closer to the border, came to take shelter in my home.

    In the first days of the war, the adults and older teenagers taught the kids a few tricks to attempt to block out the sounds of the blasts. We could dilute the noise, but the impact shook the walls and floors and us on them. (...)

    #GAZA

  • Malgré le cessez-le-feu, peu de laissez-passer médicaux pour les Gazaouis Par Aaron Boxerman
    De nombreux traitements, dont la chimiothérapie, sont indisponibles à Gaza ; Tsahal (l’armée israeliene) déclare que seuls les cas "urgents" sont autorisés en Israël au vu de la situation sécuritaire.

    En dépit d’un cessez-le-feu fragile ayant mis fin aux combats entre Israël et les terroristes du Hamas, de nombreux Gazaouis autorisés à entrer en Israël pour un traitement médical n’ont toujours pas pu le faire mercredi.


    Israël délivre des permis aux Gazaouis, qui sont ensuite orientés vers des hôpitaux en Israël et en Cisjordanie pour des traitements qui ne sont pas disponibles dans l’enclave.

    L’armée israélienne a fermé les points de passage entre Israël et Gaza pendant la guerre de 11 jours du mois dernier. Suite au cessez-le-feu, le ministère de la Défense a annoncé que les Gazaouis cherchant à se faire soigner en Israël seraient à nouveau autorisés à entrer.

    Mais des responsables israéliens ont par la suite précisé que seuls les Gazaouis ayant besoin d’un traitement « vital » seront autorisés à rentrer à l’heure actuelle.

    « Au vu de la situation actuelle, les seuls patients pouvant entrer en Israël depuis Gaza sont ceux qui ont besoin de soins médicaux vitaux et ceux dont la vie est en danger immédiat », a déclaré l’agence de liaison de l’armée avec les Palestiniens, connue sous son acronyme COGAT.

    Salwa, une résidente de Gaza atteinte d’un cancer, détient un permis d’entrée de trois mois qui lui permet d’entrer et de sortir d’Israël pour subir des séances de chimiothérapie à l’hôpital Augusta Victoria de Jérusalem.

    Depuis la guerre, Salwa – dont le nom a été changé pour protéger son identité – a tenté à plusieurs reprises d’entrer en Israël, mais a été refoulée. Sa dernière séance de chimiothérapie était prévue pour le 23 mai, mais elle l’a manquée en raison des nouvelles restrictions.

    « Chaque jour, nous les appelons ou nous nous rendons au poste de contrôle, pour nous entendre dire que nous ne pouvons pas passer aujourd’hui non plus. C’est terrible de la voir se détériorer lentement et de savoir que nous ne pouvons rien y faire », a déclaré le mari de Salwa, qui a demandé l’anonymat, lors d’un appel téléphonique depuis le nord de la bande de Gaza.

    Le mari de Salwa a démenti l’idée que la chimiothérapie de sa femme n’était pas « urgente ». « Ce sont des traitements complexes, et ils doivent être entrepris à temps. Si elle ne reçoit pas son traitement, son état pourrait se détériorer davantage », a-t-il déclaré.

    Israël et l’Égypte bloquent l’enclave côtière depuis 2006, imposant des restrictions strictes à la circulation des personnes et des biens pour empêcher les terroristes du Hamas de constituer une menace encore plus grave pour la sécurité.

    Les groupes de défense des droits de l’homme déplorent l’impact que les restrictions ont eues sur la population civile de Gaza. De nombreux hôpitaux de Gaza sont mal équipés et de nombreuses procédures médicales – telles que la chimiothérapie pour les patients atteints de cancer – ne sont tout simplement pas disponibles dans l’enclave.

    Au cours de la récente série de combats entre Israël et le groupe terroriste Hamas, Israël a fermé tous les points de passage avec la bande de Gaza. Seules quelques exceptions ont été faites pour que des convois d’aide spécifiques pénètrent dans l’enclave côtière pendant les combats. Des terroristes palestiniens ont bombardé ces convois, blessant un soldat.

    Dans le même temps, les autorités israéliennes ont accepté beaucoup moins de dérogations de Gazaouis cherchant des soins d’urgence depuis les récentes violences.

    Selon le groupe de défense des droits de l’homme Physicians for Human Rights-Israel, seulement 7 % des demandes urgentes ont été acceptées par les autorités israéliennes entre le 25 et le 31 mai. Avant l’escalade actuelle, le taux d’acceptation était d’environ 66 %.

    Lundi, Ahmad Abd al-Harati, 62 ans, habitant de Gaza, est décédé après que son transfert vers les urgences de l’hôpital al-Makassed de Jérusalem-Est lui ait été refusé. Abd al-Harati souffrait d’une tumeur à la langue et à la gorge, selon PHR-I.

    Un certain nombre de groupes de défense des droits de l’homme, dont PHR-I, ont demandé à la Cour suprême de revoir la nouvelle politique. La date d’une audience n’a pas encore été fixée.

    #Gazaouis #génocide #santé #soins #chimiothérapie interdite #israël #Égypte #ghetto #ghettos #racisme #Palestine #Gaza #ségrégation
    Source : https://fr.timesofisrael.com/malgre-le-cessez-le-feu-peu-de-laissez-passer-medicaux-pour-les-ga

    • L’armée israélienne recommande d’épaissir les pièces fortifiées dans la périphérie de Gaza
      Face au "développement des capacités" des terroristes gazaouis, le chef de la Défense passive veut que des plaques d’acier plus épaisses soient placées sur les fenêtres des abris

      Le chef du commandement du front intérieur de Tsahal a déclaré mardi, aux chefs municipaux des communautés proches de la bande de Gaza, qu’il recommanderait que des plaques d’acier plus épaisses soient placées au-dessus des fenêtres des abris anti-bombes, dans les maisons situées à proximité de l’enclave côtière.


      Selon un communiqué de Tsahal, suite à la recommandation du général de division, Uri Gordin, les plaques d’acier dans les communautés situées dans un rayon de sept kilomètres de la frontière, seront remplacées par des plaques d’au moins 32 millimètres d’épaisseur, en raison du « développement des capacités » des terroristes palestiniens dans la bande de Gaza.
      . . . . . . . . .
      La suite : https://fr.timesofisrael.com/larmee-recommande-depaissir-les-pieces-fortifiees-dans-la-peripher

  • La sénatrice s’étonne d’une niche fiscale en faveur de Tsahal, elle est menacée de mort

    Faire un don à l’armée israélienne permettrait aux Français d’obtenir une réduction d’impôts... La sénatrice UDI-UC Nathalie Goulet a reçu des menaces de mort après s’être étonnée de cette possibilité offerte aux contribuables français qui font un don à l’armée israélienne, Tsahal, de bénéficier d’une réduction d’impôts de 60%, a-t-elle annoncé vendredi.

    La sénatrice Nathalie Goulet affirme avoir reçu des menaces de mort à la suite d’une question écrite sur une niche fiscale accordée aux contribuables français faisant un don à Tsahal

    La sénatrice de l’Orne, vice-présidente de la commission de la Défense, avait posé le 10 mars une question écrite au secrétaire d’Etat chargé du budget, Christian Eckert, pour attirer son attention sur le sujet. Souhaitant « avoir l’explication de cette disposition exorbitante du droit commun », elle avait souligné qu’il s’agissait là « d’une niche fiscale payée par le contribuable français au profit d’une armée étrangère ».

    Des dons directs à Tsahal ne permettraient pas une réduction d’impôts. Ce sont plutôt des dons à des associations qui serviraient à financer des équipements individuels et de la nourriture pour les jeunes qui font leur service militaire, qui permettraient cette réduction fiscale.

    Reste que Nathalie Goulet n’a pas eu de réponse du ministre, mais a reçu des menaces de mort anonymes sur les réseaux sociaux.

    https://www.leparisien.fr/resizer/c6h2skDQvyJeeH5Ij5kfi80QX9M=/622x132/arc-anglerfish-eu-central-1-prod-leparisien.s3.amazonaws.com/public/WFTNVIHYW3AFZJLPBV55XZF4HI.jpg

    Source : https://www.leparisien.fr/politique/la-senatrice-s-etonne-d-une-niche-fiscale-en-faveur-de-tsahal-elle-est-me

    #Israel #israël #Gaza #Gazaouis #CrimesdeGuerre #Palestine #BDS #Apartheid #colonisation #nakba #Ramallah #violences #Arabes_israéliens ##Palestine_assassinée #occupation #colonisation #racisme #sionisme 

  • Israël-Palestine : le Conseil des droits de l’homme de l’ONU crée une commission d’enquête | ONU Info
    https://news.un.org/fr/story/2021/05/1097002

    Plus généralement, #Gaza a souvent été qualifiée de plus grande #prison à ciel ouvert du monde, la puissance occupante ayant toute autorité pour déterminer qui et quoi entre et sort de la bande. « Il n’existe aucune autre situation comparable dans le monde moderne où une puissance étrangère a enfermé et mis à l’écart une communauté entière de personnes », a affirmé M. Lynk.

    #crimes #sionisme #impunité

  • Nach dem Waffenstillstand: Netanjahu und Hamas erklären sich zum Si...
    https://diasp.eu/p/12940456

    Nach dem Waffenstillstand: Netanjahu und Hamas erklären sich zum Sieger | 21. Mai 2021

    https://www.buchkomplizen.de/blog/aktuelles/nach-dem-waffenstillstand-netanjahu-und-hamas-erklaeren-sich-zum-siege (Transkript zum Video-Interview - schlechte Tonqualität)

    https://www.youtube.com/watch?v=WxTOjyNTRak

    [/]

    Moshe Zuckermann aus Tel Aviv sieht keinen Sieger, profiliert habe sich aber Hamas, die Netanjahu weiter braucht. Er hat nun wieder Chancen, eine neue Regierung bilden zu können.

    In der Nacht gab es den erwarteten Waffenstillstand. Beide Seiten haben sich als Sieger bezeichnet. Was sagen Sie dazu?

    Moshe Zuckermann: Es ist jedes Mal so, dass nach einem Waffenstillstand, der meist durch Druck von außen, also von den USA oder den Vereinten Nationen, zustande kommt, beide Seiten sagen, (...)

    • [...]

      In der Nacht gab es den erwarteten Waffenstillstand. Beide Seiten haben sich als Sieger bezeichnet. Was sagen Sie dazu?

      Moshe Zuckermann: Es ist jedes Mal so, dass nach einem Waffenstillstand, der meist durch Druck von außen, also von den USA oder den Vereinten Nationen, zustande kommt, beide Seiten sagen, sie hätten einen Sieg erzielt. Klargestellt werden muss, dass von einem Sieg für die Hamas sowieso nicht die Rede sein kann, wenn Gaza halb in Schutt und Asche gelegt wird. Man darf aber auch auf der anderen Seite nicht aus dem Auge verlieren, dass Israel mit seiner weit überlegenen und bestausgestatteten Armee, die eine der stärksten der Welt ist, mit einer Guerilla-Armee kämpft und es nicht geschafft hat, den Raketenbeschuss zu stoppen. Das kann die Hamas für sich verbuchen: Ihr habt uns bombardiert, Gaza in Schutt und Asche gelegt, aber ihr habt uns nicht zum Schweigen gebracht.

      In der israelischen Presse ist nicht zuletzt von Militärexperten zu lesen, dass Israel zwar groß angibt, was es geleistet hat, aber das seien nur Halbwahrheiten. Netanjahu hat auf einer Pressekonferenz beispielsweise gesagt, das Tunnelsystem der Hamas seit weitgehend zerstört worden, 100 km habe man vernichtet. Zerstört wurde vermutlich nur ein Bruchteil des unterirdischen Systems. Wenn man sich gefeiert hat, weil Hochhäuser zerstört wurden, dann wurde aber nicht nachgewiesen, dass dort wirklich Hamas-Einrichtungen waren.

      Ohne jetzt zu sagen, dass die eine oder die andere Seite gesiegt hat, so muss man aber feststellen, dass Israel die Hamas nicht bezwungen hat. Dazu muss man aber auch sagen, was wir schon in den früheren Gesprächen festgestellt haben, dass Israel kein Interesse daran hat, die Hamas ganz niederzuschlagen. Israel will die Hamas erhalten. In einer Zeitung wurde geschrieben, Hamas und Netanjahu seien Verbündete. Hamas braucht Netanjahu, der braucht die Hamas. Daher war auch nicht zu erwarten, dass es zu einem entscheidenden Schlag kommt.

      Ist denn die Hamas jetzt in Bezug auf die Fatah und die israelischen Araber gestärkt?

      Moshe Zuckermann: Hamas ist aus dem Waffengang verstärkt in dem Sinne hervorgegangen, dass sie gekämpft und sich profiliert haben, während die anderen nichts weiter gemacht haben. Aber wenn die einen Raketen auf die Zivilbevölkerung schießen und Israel mit der stärksten Luftwaffe der Region letztlich auch die Zivilbevölkerung bombardiert, ist das alles andere als ein großartiger Erfolg, auf den man stolz sein kann. Objektiv betrachtet ist die Hamas aus dem Kräftemessen gestärkt hervorgegangen, was das Ansehen und die Profilierung anbelangt. Hamas wollte aber den Waffenstillstand, Israel auch, wie lange dieser aber anhalten wird, steht in den Sternen.

      Politisch wird sich erst einmal nichts ändern?

      Moshe Zuckermann: Doch, politisch hat sich etwas geändert. Wir hatten ja schon darüber gesprochen, dass es auch zu diesem Waffengang gekommen ist, weil Naftali Bennett sich von dem liberal-konservativen Yair Lapid, der die neue Regierung bilden sollte, abgewandt hat, um eine Rotationsregierung mit Netanjahu einzugehen, in der er und Netanjahu sich als Ministerpräsident abwechseln wollten. Bennett ist aber schon bald nach Beginn der Kämpfe wieder abgesprungen.

      Jetzt gibt es drei Möglichkeiten: Entweder schafft es Netanjahu, Abtrünnige aus dem Gegenlager auf seine Seite zu ziehen, um doch noch eine Regierung zu bilden. Wenn Yair Lapid keine Regierung aufstellen kann, wonnach es aussieht, besteht die Möglichkeit, ein Gesetz zu schaffen, nach dem der Ministerpräsident direkt gewählt wird. Da hätte Netanjahu die besten Chancen nach Umfragen. Die dritte Möglichkeit wären Neuwahlen im Oktober. Das wäre dann der fünfte Wahlgang innerhalb von zwei Jahren. Israel ist wirklich schon zu einer Bananenrepublik geworden.

      Netanjahu bezeichnet die israelische Armee als die moralischste Armee der Welt, weil sie angeblich so präzise feuern und Kollateralschäden möglichst vermeiden will. Kann man das erstnehmen?

      Moshe Zuckermann: Nein, das kann man schon seit Jahren nicht ernstnehmen. Das ist das Selbstbild, das sich die Israelis geschaffen haben, obwohl sie in jedem Waffengang gegen einen Gegner, den sie jeder Zeit bezwingen könnten, wenn sie das wollten, Hunderte von Menschen töten, darunter viele Frauen und Kinder. Von einer moralischen Armee kann nicht die Rede sein. Dass man präzisere Waffen hat und in ein Fenster hineinschießen kann, ohne gleich ein Stadtviertel zu zerstören, ist wahr, aber das ist keine Errungenschaft der Moral. Man kann aber auch aus einem anderen Grund nicht von einer moralischen Armee sprechen. Es geht ja nicht nur um die Waffengänge, sondern auch darum, was das Militär ansonsten das ganze Jahr über macht. Das Militär spielt dann die Polizei in den besetzen Gebieten. Was sich dort tagsüber und nachts abspielt, ist alles andere als moralisch. Das ist eine schikanenreiche Barbarei. Auch der Ausdruck, den sich Israel zugelegt hat, die einzige Demokratie im Nahen Osten zu sein, kann man vergessen. Von Demokratie kann nicht die Rede sein, wenn man 50 Jahre lang eine Besatzung gegen ein Volk, das man knechtet, aufrechterhält. Von einer Demokratie kann unter Netanjahu auch nicht mehr gesprochen werden, weil er die Gewaltenteilung fast demoliert hat und das Kollektivinteresse ganz seinen privaten Interessen unterworfen hat. Man kann sich diese Attribute schenken: Es gibt keine moralische Armee und keine Demokratie im Nahen Osten.

      Gerade war der deutsche Außenminister Maas in Israel und hat auch Mahmud Abbas im Westjordanland besucht. Hätte er auch mit Hamas sprechen sollen?

      Moshe Zuckermann: Das ist das ganze Elend mit Deutschland, das sich dezidiert auf die Seite von Israel gestellt hat, weil das das Grundverhältnis von Deutschland zu Israel ist. Es ist vollkommen egal, welche völkerrechts- und menschrechtswidrige Verbrechen Israel begeht, immer wird sich Deutschland auf Israels Seite wegen der deutschen Vergangenheit stellen und die Gleichsetzungsidiotie machen, mit der Judentum, Zionismus und Israel gleichgestellt werden. Wenn man dagegen protestiert, dass Israel eine unverhältnismäßige Gewalt gegen Hamas oder Gaza ausführt, ist man gleich Antisemit. Was in Deutschland mit dem Vorwurf des Antisemitismus getrieben wird, hat nichts mehr mit der Bekämpfung des Antisemitismus oder dem Holocaust-Gedenken zu tun.

      [/]

      #Israël #Hamas #Judaïsme #Sionisme #Gaza
      #antisémitisme #Allemagne #Palestine #apartheid

  • Suède : enquête sur un médecin juif qui circoncit les bébés sans anesthésie Par Cnaan Liphshiz
    Peter Borenstein, rabbin et médecin, aurait donné aux garçons de huit jours de l’eau sucré avant de pratiquer un rite religieux, comme le font de nombreux mohalim

    Les responsables du ministère de la Santé en Suède ont lancé une enquête sur les agissements d’un rabbin et d’un médecin qui ont circoncis des enfants juifs sans anesthésie.

    Par ailleurs, le Parlement du Danemark a voté mardi contre un projet de motion non contraignant appelant le gouvernement à interdire la circoncision non médicale des garçons.

    L’article suédois au sujet du rabbin et médecin Peter Borenstein fait suite à des articles du Svenska Dagbladet dans lesquels d’autres médecins lui reprochent de ne pas avoir administré d’anesthésie. Borenstein est également un mohel (terme hébreu désignant celui qui pratique les circoncisions rituelles) chevronné.

    Les mohalim (pluriel de mohel ) n’ont généralement pas recours à l’anesthésie. Ils sont nombreux, dont Borenstein, à proposer aux bébés quelques gouttes d’un liquide riche en sucre pour les distraire. Le quotidien a appelé cela « l’eau sucrée analgésique ».

    L’Inspection suédoise de la santé et des soins a déclaré qu’elle jugeait la performance de Borenstein « inadéquate » et a exigé une explication avant le 28 mai, a rapporté mercredi le site d’information Lakartidningen.

    En Suède, la loi autorise la circoncision non médicale des garçons mais exige la présence d’un professionnel de santé agréé. Par conséquent, les mohalim en Suède sont généralement également médecins.
    . . . . . . .
    La suite : https://fr.timesofisrael.com/suede-enquete-sur-un-medecin-juif-qui-circoncit-les-bebes-sans-ane

    #bébés #souffrance #santé #enfance #santé #circoncision #religion #israël #prépuce #dingues #religieux #obsédés_sexuels #tarés

  • Operazione Guardiano delle Mura
    I nuovi scontri fra Israele e Palestina

    In poco più di una settimana dall’inizio dell’escalation militare tra Israele e Hamas sono migliaia i missili e i razzi che hanno sorvolato il cielo. Un racconto interattivo per spiegare che cosa sta succedendo...

    Youssef Hassan Holgado (testi) e Filippo Teoldi (grafica e dati)

    https://editorialedomani.netlify.app

    #infographie #gaza #palestine #hamas #

  • A Gaza, le repaire des amoureux des livres enseveli sous les bombardements israéliens
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/20/a-gaza-le-repaire-des-amoureux-des-livres-enseveli-sous-les-bombardements-is

    Des dizaines de milliers d’ouvrages sont partis en fumée dans le pilonnage, mardi 18 mai, de la librairie Samir Mansour, la plus renommée de l’enclave palestinienne.

    C’était le temple des amoureux des livres à Gaza, le repaire des fanas de littérature, arabe et étrangère. Mardi 18 mai, la librairie Samir Mansour, la plus renommée de l’enclave côtière, a été détruite dans un bombardement de l’aviation israélienne. La boutique en forme de caverne, remplie de bouquins du sol au plafond, a été réduite à l’état de gravats par une frappe sur l’immeuble dont elle occupait les deux premiers étages.

    Selon son propriétaire, joint par Le Monde, des dizaines de milliers d’ouvrages sont partis en fumée dans l’explosion. « C’est comme si j’avais perdu mes enfants, se désole Samir Mansour, 53 ans, d’une voix cassée par l’émotion. Le travail d’une vie a été anéanti en une seconde. Voir mon magasin en ruines, c’est plus dur que mourir. »

    Depuis son lancement, le 10 mai, en réponse à des tirs de roquettes du Hamas sur Jérusalem, l’offensive israélienne a causé la mort de 230 habitants de la bande côtière palestinienne, dont 65 enfants et 39 femmes. L’armée israélienne, qui cherche à démanteler les capacités offensives du Hamas et traque notamment son réseau de tunnels, n’a pas expliqué pourquoi l’immeuble qui abritait la librairie, sur la rue Talatini, dans le centre de Gaza-ville, a été pris pour cible.

    Vitrine de la production palestinienne

    Le bâtiment hébergeait plusieurs organismes éducatifs, un centre de formation, une imprimerie et une bibliothèque, en lien avec les deux principales universités de la bande de Gaza, Al-Azhar et Al-Aqsa, situées à proximité. Le bombardement a eu lieu en fin d’après midi. Comme pour la tour abritant les bureaux de l’agence de presse AP et de la chaîne Al-Jazira, dont la démolition, samedi 15 mai, a causé une indignation internationale, l’armée israélienne a prévenu les occupants de l’immeuble une heure avant l’attaque.

    « Un militaire m’a appelé pour me demander si j’habitais là-bas et si des gens étaient présents dans le bâtiment, raconte Samir Mansour. Je leur ai répondu que non. » « Israël n’avait aucune raison de faire cela, poursuit-il. Je suis un simple citoyen de Gaza, je n’ai rien à voir avec la politique. »

    La librairie avait ouvert en 2000, juste avant le démarrage de la seconde Intifada. Dans ses rayons en bois verni, les Gazaouis trouvaient aussi bien des ouvrages religieux que des livres pour enfants, des manuels scolaires ou universitaires et des romans. L’endroit servait de vitrine à la production littéraire palestinienne, notamment aux auteurs de Gaza, comme par exemple Talal Abu Shawish, un enfant du camp de réfugiés de Nuseirat.

    La boutique de la rue Talatani était aussi prisée des amateurs de classiques et de best-sellers occidentaux, en version originale ou bien traduits en arabe. Des ouvrages que le blocus imposé à Gaza par Israël et par l’Egypte, depuis que le mouvement islamiste s’est emparé de ce territoire en 2007, rendent particulièrement difficile à se procurer. « L’une de mes plus grosses ventes après le Coran, c’était la traduction des Misérables, de Victor Hugo », expose Samir Mansour, avant d’ajouter, sur un ton las : « Les misérables d’aujourd’hui, c’est nous. »

    « Passerelle vers le reste du monde »

    L’écrasement sous les bombes de cette institution de la vie culturelle gazaouie a suscité sur les réseaux sociaux un flot de commentaires outragés et attristés. « Les missiles ont dévoré tout ce que nous aimions », s’est ému sur Twitter @Almeqdad, un avocat de Gaza. « Ils ont volé les histoires et les souvenirs, et ils nous ont laissé la colère », s’est indignée sur Facebook Aya Al-Farra, une jeune journaliste. « C’était mon havre de paix, l’endroit qui me rendait joyeux, où je rencontrais des gens comme moi et où je me sentais moins seul », s’est lamenté un autre journaliste, Omar Ghraieb.

    « Avec cette librairie, nous perdons notre passerelle vers le reste du monde, car Samir Mansour distribuait non seulement nos livres, mais il les imprimait aussi et il assurait leur promotion dans les foires du livre du monde arabe », confie au Monde Mahmoud Al-Shaër, 30 ans, habitant de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, et directeur de la revue littéraire 28, en référence au nombre de lettres dans l’alphabet arabe.

    En plus de ceux qu’abritait l’immeuble pulvérisé mardi, plusieurs autres lieux de culture ont fait les frais du pilonnage israélien, notamment une deuxième bibliothèque, située dans la tour Hanadi, et qui a été bombardée la semaine dernière, ainsi que le studio Masharek, fréquenté par les jeunes chanteurs gazaouis. L’endroit fut notamment le théâtre des premiers enregistrements de Mohamed Assaf, idole de la scène musicale arabe, révélé en 2013 par l’émission Arab Idol.

    Détruire « les moyens d’éducation »

    « L’occupation israélienne ne cherche pas à détruire le Hamas, mais tout Gaza, son peuple, ses infrastructures, ses moyens d’éducation et de culture », s’insurge Refaat Alariir, un professeur de littérature, qui se rappelle avoir acheté chez Samir Mansour deux romans de Charles Dickens, ainsi que My Life, l’autobiographie de Bill Clinton.
    Bien qu’abattu, le libraire veut croire qu’il pourra redémarrer son affaire, en s’appuyant sur les deux autres locaux, de plus petite taille, qu’il possède dans Gaza. « J’ai dit à mes amis écrivains de continuer à écrire, comme si de rien n’était », assure-t-il.

    Selon lui, une cinquantaine de titres ont pu être sauvés des ruines. Parmi eux, clin d’œil de l’histoire, le fameux Retour à Haïfa, un roman de Ghassan Kanafani, un écrivain assassiné par le Mossad à Beyrouth en 1972 en raison de son appartenance au Front populaire de libération de la Palestine. L’ouvrage met en scène un couple de Palestiniens, de retour dans leur ville natale, Haïfa, vingt ans après en avoir été chassés, à la création d’Israël, en 1948. En signe de résilience, des Gazaouis ont déposé un exemplaire de ce livre, à la couverture noircie, devant les décombres de la librairie.

    #Gaza

  • Pourquoi les palestiniens protestent ils à Gaza ?

    – 95 % de l’eau n’est pas potable.
    – 4 heures d’électricité par jour.
    – 45 % de chômage.
    – 46% des enfants souffrent d’anémie aiguë.
    – 50% des enfants n’expriment aucun désir de vivre.
    – 2 millions de personnes interdites de circuler.

    #Israel #israël #Gaza #Gazaouis #CrimesdeGuerre #Palestine #BDS #Apartheid #colonisation
    #nakba #Ramallah #violences #Arabes_israéliens ##Palestine_assassinée #occupation #colonisation #racisme #sionisme Tsahal l’#armée_israélienne

    • Palestine et pétainisme Badia Benjelloun

      Toute honte bue, le gouvernement français a condamné la riposte armée des Palestiniens à la dépossession de leurs terres, maisons et villes. Il s’est abstenu de commenter l’origine de ce nouvel embrasement en Palestine. L’expulsion de leur domicile des Palestiniens à Cheikh Jarrah, Silwan, Khan Al Ahmar pour les quartiers de Jérusalem mais aussi des villes de Jaffa, Um Fahm, près de Haïfa dans les territoires conquis en 1948 par l’entité occupante sont des crimes de guerre.

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      Que les expropriations soient validées par la Cour Suprême de l’entité militaro-ethnique renforce le caractère de l’illégitimité de cette organisation terroriste fondée en 1948 sous le patronage des Etats occidentaux. Cette pratique d’obéir, voire de devancer, les ordres d’une puissance occupante est l’une des expressions du pétainisme, une forme de gouvernement et d’idéologie moultepolitique qui remonte à 1815, exposée par Alain Badiou dans son opus De quoi Sarközy est-il le nom ?(1). Les deux moteurs du pétainisme selon le philosophe sont la vassalisation (à une puissance étrangère) et la peur que les gouvernants ont d’une partie de la population démunie, violentée par l’oppression économique et policière, et dès lors potentiellement révolutionnaire. A cet égard, les successeurs de Sarközy, le plus outrageusement et ostensiblement américain et sioniste des présidents français, constituent une parfaite continuité du transcendal pétainiste.

      Alors que les peuples du monde entier ne peuvent contenir leur colère et leurs larmes face à des provocations, car qu’est-ce donc que d’envoyer colons et armée sur l’Esplanade des mosquées le sept et le dix mai au moment où soixante-dix mille Palestiniens priaient en ce mois du Ramadan, sacré pour les Musulmans ? et face aux crimes de l’entité occupante, manifestent leur solidarité, Macron a répété l’antienne vide de sens : « Israël a le droit de se défendre ». Les Palestiniens, eux, les colonisés, sans Etat protecteur, ne l’auraient sans doute pas.

      Ce droit, ils l’ont pris.
      Agressés par l’armée et les colons, les habitants du quartier Sheikh Al Jarrah, au Nord de Jérusalem, ont fait appel aux branches armées de la résistance palestinienne à Gaza pour les défendre. Le recours à l’Autorité palestinienne, nom donné aux collaborateurs palestiniens chargés de faire la police pour le compte de l’occupant dans de minuscules territoires sous son administration et de lui livrer les résistants depuis 1993, est impossible par définition et après moultes vérifications de son rôle de supplétif. La concertation entre les différents groupes palestiniens ne fut pas longue pour décider d’intervenir. Ils s’y étaient préparés depuis de nombreux mois voire des années.

      Des salves de roquettes s’abattent sur des points sensibles dans les territoires de 1948. D’une portée de 250 km, les roquettes artisanales sont plus précises, elles perturbent l’aéroport international de Tel Aviv où les vols ont été suspendus, attaquent des pipelines. Elles échappent en bonne part au ‘dôme de fer’ censé les capter et les inactiver, financé très généreusement par les Usa et elles atteignent n’importe quel point de la Palestine historique occupée depuis 1948.

      Tenir six mois
      Les brigades Azzedine al Qassam, bras armé du Hamas, affirment disposer d’un arsenal qui leur permettraient de maintenir leur pression offensive durant six mois. C’est la nouveauté et la surprise de cet affrontement entre des forces assurément asymétriques. Le nombre, la précision et la portée des roquettes ont fait des dégâts d’une ampleur inattendue et grande impression.

      Liebermann, ancien ministre de la Sécurité en convient. Il déplore que soit donnée en spectacle au monde la difficile situation militaire de l’entité sioniste face à une formation militaire populaire, non étatique. Il n’a pas hésité à souligner que cette guerre est une opportunité pour l’actuel chef de gouvernement de prolonger son mandat. Il est exposé à un procès pour corruption aggravée et de plus une crise profonde traverse la société israélienne.

      Dans la ‘seule démocratie’ au Moyen Orient, quatre élections législatives se sont déroulées en moins de deux ans sans que n’ait pu être dégagée une majorité de gouvernement stable et consistante. Pour la première fois de l’histoire, le parti des ‘Arabes’, soit celui des Palestiniens non expulsés en 1948, a un rôle à jouer pour la composition d’une majorité à la Knesset et donc dans le choix d’un exécutif.

      L’unité palestinienne.
      L’autre inédit réside dans le soulèvement simultané des Palestiniens de la Cisjordanie et de la Palestine de 1948. Plusieurs fronts ont été ouverts, obligeant à une dispersion des forces de répression. C’est à l’occupant que revient en réalité cette prouesse.

      Fort de l’impunité conférée par le soutien de l’Occident rejoint par les Etats arabes vassaux, l’entité a multiplié ses agressions contre les Palestiniens de Jaffa et de Umm al Fahm, près de Haïfa. Là aussi, les ‘Arabes israéliens’ sont expulsés de leurs maisons. Comble de la perversion, quand les constructions sont déclarées illégales, l’arsenal juridique discriminatoire est très fourni et s’étoffe sans cesse depuis 1948, ou que la zone soit répertoriée comme d’intérêt militaire, les Palestiniens sont contraints de détruire eux-mêmes leur domicile sous peine d’avoir à payer (3) l’intervention d’une entreprise israélienne. L’actuelle guerre contre ce peuple dépossédé de tout réalise l’unité totale des Palestiniens, fragmentés géographiquement entre Gaza, la Cisjordanie elle-même morcelée par le Mur de séparation et les innombrables check-points et la Palestine de 1948.

      Le Hamas a déclaré sa séparation de la mouvance des Frères musulmans. Le Hamas se considère comme autonome de cette nébuleuse idéologique, récupérée par les régimes rétrogrades du Qatar et de la Turquie d’Erdogan et de son parti, israélo-compatibles. Cette autonomie nouvelle lui redonne une grande liberté d’action, de quoi se consacrer à la lutte pour la libération sans attendre une aide financière humanitaire à la fois parcimonieuse et soumise aux orientations du moment des donateurs. Cette étape est importante, elle marque une rupture très nette avec son positionnement antérieur aligné sur celui de la Turquie et des EAU sur la guerre qui n’a rien de civile instaurée en Syrie par les proxy de l’OTAN. Khalid Mechaal, ancien chef démissionnaire du Hamas, vient cependant d’être réintégré comme responsable des affaires extérieures au sein de son bureau politique. La direction militaire de son côté souligne l’importance de sa coopération avec le Hezbollah libanais, l’Iran et la Syrie. Un équilibre semble se dessiner entre l’aile du refus et celle de l’ex direction étrangère.

      Centralité de la Palestine.
      Le problème palestinien n’est évidemment pas religieux. Le projet sioniste, fou, repose sur l’invention aberrante d’une terre sans peuple pour un peuple sans terre. Il faut donc à cette idéologie incarnée par toutes les variantes de l’éventail politique représentées à Tel Aviv effacer toute trace des Palestiniens, quitte à s’en approprier des traits de leur culture, musicale ou culinaire par exemple. Les colons fondamentalistes de Jérusalem se promettent de détruire toutes les Eglises chrétiennes (4) qu’ils considèrent comme relevant d’un rite impie. L’aversion des intégristes ne se limite donc pas aux seuls musulmans. Au fur et à mesure que disparaît la génération des pionniers fondateurs de l’Etat juif qui affichait une idéologie libérale laïque (tout en instituant une loi de citoyenneté théocratique) l’intégrisme religieux imprègne de plus en plus tout le spectre politique. Il est clairement suprémaciste et ouvertement raciste.

      L’objectif colonial commun est donc à la fois de nier l’existence des Palestiniens et de les faire partir. Le grignotage permanent continuel des terres, les expulsions, les emprisonnements, le harcèlement continuel des Palestiniens vise à les faire disparaître par toute sorte de moyens. Les faire partir et/ou les exterminer (solution extrême inapplicable en raison du frein éthique partagé par toutes les sociétés, marqué par le martelage du précédent nazi auquel les sionistes ont contribué) tel est le but du nettoyage ethnico-religieux entrepris dès le 15 mai 1948. Cet événement et cette date ont fait des Palestiniens un peuple composé pour moitié de réfugiés puisque près de 800 000 ont fui les exactions d’une armée de terroristes lors de la Naqba (la Catastrophe). Ils sont devenus désormais plus de sept millions à revendiquer leur droit au retour.

      En dehors de rares exceptions, tous les peuples ont tenu à manifester leur solidarité avec la Palestine dans cette énième épreuve, bravant souvent les interdictions liées à la crise sanitaire. Ceux du monde arabe n’ont pas manqué à l’appel, y compris quand ils sont dirigés par des gouvernements qui ont consenti à normaliser leurs relations avec Tel Aviv. En Iraq, pays déchiqueté et très affaible depuis son invasion en 2003, des milliers de partisans de Moqtada Sadr ont manifesté dans plusieurs villes.

      Après une éclipse de quelques années liée aux problématiques locales et nationales nées avec le ‘printemps arabe’, la Palestine reprend sa place centrale. La création d’une colonie de peuplement en plein cœur du monde arabe est vécue comme une réplique tardive de l’impérialisme occidental et l’attaque de Jérusalem qui concentre des enjeux culturels et religieux considérables a réveillé des réactions et des émotions que l’on croyait taries.

      Les Etats attaqués par l’OTAN ces dernières années faisaient tous partie du front du refus et n’avaient jamais établi des accords de paix avec l’occupant. L’Irak, le Soudan, la Libye et la Syrie appartiennent à cette série tragique. Partitionné en 2011, le coup d’Etat de 2019 au Soudan a évincé Omar el Bachir et pour lever les sanctions économiques imposées par les Usa, le nouveau régime soudanais a accédé à la condition de Trump, établir des relations diplomatiques avec Israël.

      Toute la politique étrangère des Usa au Moyen Orient depuis 1967 consiste à protéger Israël, de façon prioritaire bien au-delà de ses propres intérêts nationaux stratégiques. Il n’est plus tabou de le reconnaître depuis la publication par deux universitaires étasuniens Stephen Walt et John Mearsheimer en 2007 de leur travail Le Lobby israélien et la politique étrangère des Usa. (5)

      Depuis cette date, l’émergence de la Chine comme rivale économique, danger vital pour leur suprématie, a contraint les Usa à déployer plus d’efforts militaires, diplomatiques, de renseignements, d’opérations de contre-insurrections diverses en Afrique. Et donc à réduire (relativement) leurs moyens au Proche Orient arabe. Cette tendance à vouloir retirer les troupes d’Irak, d’Afghanistan et de Syrie est certes contrecarrée. Des supplétifs comme les milices djihadistes et des firmes militaires privées font bien l’affaire pour entretenir le chaos dans tous les pays dans le voisinage de l’occupant israélien.

      Pressions-Sanctions.
      De plus en plus des voix s’élèvent pour demander des pressions effectives comme des sanctions économiques contre Tel Aviv afin de l’obliger à cesser ses crimes de guerre. La campagne internationale BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) initiée en 2005 par 171 ONG palestiniennes ne cesse de prendre de l’ampleur malgré les efforts de propagande sioniste de l’assimiler à une discrimination antisémite. La Cour européenne des droits de l’homme a tranché (6) en septembre 2020, le boycott est une protestation d’une politique garantie par la liberté d’expression démocratique.

      Une partie des Démocrates étasuniens commence à poser le problème de la conditionnalité de l’aide étasunienne à Israël. La majorité de la jeunesse juive étasunienne ne se reconnaît pas dans cette barbarie perpétrée au nom du judaïsme qu‘elle tient à ne pas confondre avec le sionisme. En France, l’Union des juifs de France pour la paix rappelle ses positions très nettes en faveur des droits nationaux palestiniens, elles sont tout à fait opposées à la colonisation rampante de la Palestine. L’UJFP précise que le CRIF ne représente qu’une infime minorité des juifs en France et qu’il représente les intérêts de l’Etat hébreu de Tel Aviv et pas celle d’une communauté religieuse. Elle était signataire de l’appel pour la manifestation du 15 mai, interdite par Darmanin quelques jours après qu’elle fut autorisés par les autorités préfectorales compétentes en la manière.

      Se basant sur le droit constitutionnel en vigueur en France, les organisateurs ont maintenu la manifestation. Le résultat de son interdiction et l’extrême concentration des forces de police sur le site de son départ ont abouti au surgissement des couleurs du drapeau palestinien dans de nombreux lieux de la capitale.

      Comme à la grande époque des Gilets Jaunes, la dissémination des manifestants a désorganisé les plans de la préfecture. Des rendez-vous alternatifs diffusés par la messagerie Whatsapp ont servi efficacement de leurres et ont mobilisé du personnel répressif et leurs innombrables véhicules place de la Bastille, vide de manifestants. Un immense drapeau palestinien avait été accroché un moment sur les marches de l’Opéra Bastille, raison pour laquelle aussi sans doute des dizaines de cars y ont afflué- trop tard. D’autres rassemblements, très dynamiques avaient lieu ailleurs en particulier à République.

      Palestine plus que jamais vivante.
      Une jeunesse ardente a été repoussée sur le boulevard Barbès à hauteur du métro Château Rouge. Elle a ‘tenu’ le boulevard jusqu’à la porte de Clignancourt près de quatre heures. Elle a été renforcée par l’arrivée de jeunes des cités qui bordent le boulevard Ney. Quand fut donné l’assaut final par les forces de l’ordre, les quelques six cents personnes se sont évaporées dans les dédales de leurs cités. CRS et BRAV (brigades de répression de la violence motorisée, résurrection des voltigeurs de Pasqua corps dissout en 1986 à l’occasion des Gilets Jaunes) sont restés bredouilles dans leur chasse.

      Bien mieux que ne pourraient le faire toutes les commémorations nostalgiques de la Commune de Paris, cette jeunesse française a renoué avec la tradition des combats de rue livrés aux régimes pétainistes, qu’ils portent le nom de Thiers, de Pétain ou de Macron. 73 ans d’occupation, de destruction de sociocides, de dispersion mais la Palestine aujourd’hui ressoude ses membres disloqués, reconstitue son corps, est plus que jamais vivante, on a entendu son cœur battre à Paris ce 15 mai.

      Badia Benjelloun
      16 mai 2021.

      (1) https://www.babelio.com/livres/Badiou-De-quoi-Sarkozy-est-il-le-nom-/96549
      (2) https://french.almanar.com.lb/2070246
      (3) https://www.france24.com/en/20200830-denied-permits-palestinians-raze-own-homes-in-jerusalem
      (4) https://imemc.org/article/59791
      (5)https://www.editionsladecouverte.fr/le_lobby_pro_israelien_et_la_politique_etrangere_americaine-978
      (6) https://europalestine.com/2020/09/16/bds-le-jugement-historique-de-la-cour-europeenne-des-droits-de-lhomme

      Source : http://www.librairie-tropiques.fr/2021/05/palestine-et-petainisme.html

      #palestine, #géopolitique, #Badia_Benjelloun, #pétainisme #france #occupation

    • Israeli Settlers Burn Church in Jerusalem rappel

      A hundred year old church was burned, Friday, by right-wing Israeli settlers, who broke a number of windows of the church and hurled Molotov cocktails inside.The damage to the church was substantial, with burning throughout the first floor of the building.

      The church was built in Jerusalem in 1897, and housed the Palestinian Bible College until 1947, when parishioners were pushed out by Jewish armed gangs, during the violence accompanying the creation of the state of Israel.

      Christians make up 2% of the population of both Israel and the Palestinian Territories – the number used to be around 15%, but many Christians from the Holy Land have emigrated due to the harsh conditions of the Israeli occupation, and discrimination against them by the Israeli state.

      This is not the first time that Israeli right-wingers have destroyed churches and church property – a number of Christian churches were destroyed during the second intifada (uprising) which began in 2000, and many more were destroyed by Israeli forces during the 1948 and 67 wars.

      In 2006, an Israeli couple tried to firebomb an ancient church in Nazareth, the city where Chrisitians believe that Jesus Christ lived 2,000 years ago. An Israeli court which tried the case failed to convict the couple of any charges.

      A leader who, in the church, was assaulted on Friday, Zachariah al-Mashriqi, told reporters that the attack on the church was a clear attempt to provoke Palestinians to respond in anger. He urged Palestinian Christians to respond to the attack with virtue and patience.

      Al-Mashriqi urged the Israeli government to act responsibly and condemn the attack, and work on investigating the attack to find out who was involved and actually file charges in the case. He asked the Israeli government to protect holy sites in the city of Jerusalem, as these sites come under increasing attack by Israeli settlers.

      Source : https://imemc.org/article/59791
      #eglise_Orthodoxe