• Gaza launches ‘Return Park’ along Israel fence
    October 14, 2019 – Middle East Monitor
    https://www.middleeastmonitor.com/20191014-gaza-launches-return-park-along-israel-fence

    Gaza launches ‘Return Park’ along Israel fence [Wafa Aludaini/Middle East Monitor]

    The Committee of the Great Return March opened a park east of Gaza city in an effort to encourage residents to use the area near the Gaza fence.

    The park, located near the fence between Gaza and Israel, has been set up in the area which has been deemed “unliveable” as a result of Israeli violence in the area. Called the “Return Park”, the area includes a playground for children. Ibrahim Musallam, media coordinator for the committee, said: “The occupation kills life in the buffer zones, so we shall revive these lands by encouraging people to visit without fear of being killed. The park is over 700 metres away from the fence.”

    “This place was used for waste collections but from now on it will be a place of joy. We are willing to revive all the border areas from Rafah to Beit Hanoun in order to benefit from these large spaces,” he added. (...)

    #Gaza #marcheduretour

  • On 75th Friday of Great March of Return: 109 Civilians Injured, Including 39 children, a Woman, 2 Paramedics, and a Journalist |
    September 20, 2019 | Palestinian Center for Human Rights
    https://pchrgaza.org/en/?p=12941

    On 75th Friday of Great March of Return, 109 civilians were injured as a result of the Israeli military’s continued use of excessive force against peaceful protests along the Gaza Strip’s eastern border; 39 children, a woman, 2 paramedics, and a journalist, were among those injured this Friday, 20 September 2019.

    This week witnessed an increase in the number of injuries among protestors, in comparison to the last 3 weeks, indicating that Israeli forces escalated their use of excessive force against the protesters with the use of live ammunition and targeting protestors’ bodies. As a result, 52 protestors were shot with live bullets; 2 of them sustained serious wounds.

    The Supreme National Authority of Great March of Return and Breaking the Siege called for today’s protests under the slogan “Refugee Camps of Lebanon”, coinciding with the 37th anniversary of Sabra and Shatila massacre that targeted Palestinian refugees in Lebanon.

    #marcheduretour 75 #Gaza

  • La France en danger : où en est le renseignement ?
    Eric Dénécé, Diffusé en direct le 11 sept. 2019
    https://www.youtube.com/watch?v=mx5QlspmmE8

    La France en danger : où en est le renseignement ?

    vers 24:00 Eric Dénécé émet de forts doutes sur l’autonomie de la diplomatie française
    #Macron, #G7, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad #Javad_Zarif, #John_Bolton.

    Vers 34:50 #Ukraine #CIA
    vers 45:50 #Arabie_Saoudite #Iran
    54 : #Intelligence_économique #Alsthom
    1:09:20 #Affaire_Skripal
    1:11:15 #Yemen
    1:14:50 seule mention de Gaza pour dire que les images sur la #Syrie étaient manipulées, et qu’on montrait à la place les destructions sur #Gaza.
    1:16 frappes chimiques fausses

    Eric dénécé directeur du CF2R : https://www.cf2r.org/#
    Il conseille de lire Le secret de l’Occident : Vers une théorie générale du progrès scientifique de David Cosandey, Flammarion

  • Benjamin Netanyahu: ’Palestinians must make concessions to Israel’s national interests’ | SyriaNetwork
    https://syrianetwork.wordpress.com/2013/07/22/netanyahu-palestinians-must-make-concessions-to-israels-nati

    ‘Our negotiating partners will have to make concessions that enable us to preserve out security and crucial national interests’.

    Palestinians must make concessions to Israel’s national interests for the future Middle East peace talks to bring fruit, says the Israeli prime minister. The negotiations promise to be hard, with a wave of criticism already coming from both sides.

    Benjamin Netanyahu said his two principal goals in the negotiations would be maintaining a Jewish majority in Israel and avoiding creation of an Iran-backed “terrorist state” on its borders.

    #israël

    palestine #frontières #annexions #concessions (sic)

  • » Corpse Of Missing Palestinian Found In Bosnia and Herzegovina
    September 10, 2019 9:08 AM – IMEMC News
    https://imemc.org/article/corpse-of-missing-palestinian-found-in-bosnia-and-herzegovina

    A corpse of a young Palestinian man, who went missing around three weeks ago, was found by the authorities in Bosnia and Herzegovina, after he tried to immigrate to Europe to escape the dire conditions in the besieged Gaza Strip.

    The family of Saleh Hamad , 22, from Beit Hanoun, in the northern part of the Gaza Strip, said it was officially informed that its son drowned to death.

    #Gaza

  • L’UJFP lance un appel pressant à développer la solidarité avec les agriculteurs de Gaza : Khuza’a saison 4 - [UJFP]
    dimanche 8 septembre 2019 par Coordination nationale de l’UJFP
    http://www.ujfp.org/spip.php?article7367

    Les graines de l’avenir :
    Pour la pépinière des paysans de Khuza’a et Abasan

    Sous la menace des balles,
    sur leurs terres souvent ravagées par les chenilles des bulldozers et les aspersions de défoliants,
    soumis à un blocus interdisant toute exportation et décidant arbitrairement les maigres importations,
    étranglés financièrement pas un système bancaire aussi impitoyable que partout au monde,

    Les paysans de Khuza’a et Abasan proclament :

    « Nous continuerons à cultiver nos terres, maîtres de nos savoirs et de notre travail,
    et pour cela, nous vous demandons votre aide pour échapper au lobby des semenciers et produire nous-mêmes les graines de nos jardins maraîchers. » (...)

    #Gaza

  • Pour la première fois, le #Royaume-Uni a invité officiellement le gouvernement israélien au plus grand #salon_d'armement au monde, le salon DSEI, qui va se tenir à Londres ce mois-ci :

    J’ai assisté à la mort de mon père et de mon frère, tués par les balles israéliennes. Pour moi, le commerce des armes au Royaume-Uni est profondément personnel
    Amal Samouni, The Independent, le 2 septembre 2019
    https://www.aurdip.org/j-ai-assiste-a-la-mort-de-mon-pere.html

    En accueillant les entreprises d’armement israéliennes qui vendent leurs armes comme « testées au combat » - parce qu’elles les ont testées sur nous, les Palestiniens de Gaza -, le gouvernement britannique se rend directement complice des crimes continuels du gouvernement israélien contre nous, crimes bien documentés par toutes les grandes organisations de défense des droits de l’homme.

    #Palestine #Gaza #Samouni #Amal_Samouni #complicité #Embargo #BDS

  • MSF : Plus de 1.000 patients souffrent à Gaza de ‘graves infections’ à la suite de blessures par balles subies dans la Grande Marche du Retour
    Yumna Patel, Mondoweiss, le 4 septembre 2019
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2019/09/06/msf-plus-de-1-000-patients-souffrent-a-gaza-de-graves-infection

    D’après le nouveau rapport publié par MSF, plus de 1.000 Palestiniens qui ont été blessés par balles par l’armée israélienne au cours de l’année écoulée ont développé de « graves infections des os » qui deviennent de plus en plus difficiles à traiter.

    Les forces israéliennes ont blessé plus de 7.400 Palestiniens pendant les manifestations, « la moitié environ souffrant de fractures ouvertes, où l’os est brisé près de la blessure », a dit MSF.

    D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), entre le 30 mars 2018 et le 31 mars 2019, on a enregistré 277 décès et plus de 28.000 blessures.

    Les blessures par balle ont représenté 25 % du total des pertes, tandis qu’on estimait que 172 personnes, dont 36 enfants, restaient infirmes à vie à cause de leurs blessures par balles.

    #Palestine #Gaza #Marche_du_Retour #blessés

  • « Sur le point d’entrer en éruption » : qu’y a-t-il derrière les attaques à la frontière de Gaza ?
    Par Motasem A Dalloul – GAZA – Date de publication : Jeudi 29 août 2019 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/sur-le-point-dentrer-en-eruption-quy-t-il-derriere-les-attaques-la-fr

    Les récentes attaques isolées de combattants palestiniens signifient-elles que la position du Hamas en tant que parti au pouvoir à Gaza est menacée ?

    #Gaza #Hamas

  • Two Palestinians Killed In Gaza Explosion
    August 28, 2019 1:50 AM – IMEMC News
    https://imemc.org/article/two-palestinians-killed-in-gaza-explosion

    The Palestinian Health Ministry in the Gaza Strip has reported, on Tuesday evening, that two Palestinians were killed, and three were injured, in an explosion that took place west of Gaza city.

    The Health Ministry stated that Salama Majed an-Nadim, 32, and Ala Ziad al-Gharabily, 32, were killed in the explosion, and two others, including a woman, were moderately injured.

    An-Nadim was a Palestinian police officer, from the Zeitoun neighborhood in Gaza city. (...)

    #Gaza

    • Le Jihad Islamique condamne les attentats à la bombe visant la sécurité et la stabilité à Gaza
      Mercredi 28/Août/2019 9:15:43 AM
      https://french.palinfo.com/news/2019/8/28/Le-Jihad-Islamique-condamne-les-attentats-la-bombe-visant-la-s-curit

      Le Mouvement du Jihad islamique a fermement condamné les deux explosions qui visaient deux points de contrôle de la police palestinienne à Gaza, mardi soir, qualifiant cet acte de"perfide" visant tout le peuple palestinien sous de fausses déclarations, au moment où il ne servirait que l’ennemi occupant sioniste".

      Le mouvement a souligné dans une déclaration, se tenant fermement aux côtés de la police et des services de sécurité face à toute tentative malveillante visant à frapper notre front intérieur, en faveur d’un agenda au service de l’ennemi sioniste qui tente par tous les moyens de nuitre à notre peuple et à sa vaillante résistance.

    • Etat d’alerte à Gaza après des attentats fatals à trois policiers du Hamas
      28 Août 2019
      https://www.afp.com/fr/infos/334/etat-dalerte-gaza-apres-des-attentats-fatals-trois-policiers-du-hamas-doc-1jt4q

      (...) Les services de sécurité à Gaza ont sous la main des premières informations concernant ce crime odieux et leurs auteurs et poursuivent leurs enquêtes afin d’établir les circonstances exactes (...) de ces attentats à la bombe", a indiqué le ministère de l’Intérieur à Gaza, ajoutant que l’enclave était en « état d’alerte ».

      Les autorités, qui avaient évoqué dans la nuit des « explosions » d’origine indéterminée, ont fait passer le bilan des attaques, survenues contre des check-points de la police dans la ville de Gaza, de deux à trois morts, en plus de trois blessés.

      Des témoins ont déclaré à l’AFP qu’il s’agissait d’attentats suicide menés par des kamikazes à moto. Le ministère de l’Intérieur n’a pas confirmé ces informations mais, selon une source proche de l’enquête, « les soupçons penchent du côté des salafistes ». Ce terme est traditionnellement utilisé par le Hamas pour décrire des groupuscules radicaux qui contestent son autorité à Gaza et s’inspirent de l’organisation Etat islamique (EI).

      Il s’agirait des premiers attentats suicide dans l’enclave palestinienne en plus de deux ans. La dernière en date, le 17 août 2017, visait un garde du Hamas dans le sud de l’enclave, près de la frontière égyptienne.(...)

    • PCHR Condemns the Explosions Targeting Two Traffic Police Checkpoints in Gaza City Demanding Perpetrators Be Brought To Justice
      August 28, 2019
      https://pchrgaza.org/en/?p=12831

      The Palestinian Centre for Human Rights (PCHR) condemns in the strongest terms the explosions targeting two traffic police checkpoints in Gaza City yesterday evening, killing three members of the traffic police and injuring 9 civilians including a woman. PCHR demands that the Gaza Strip Attorney General investigate the crimes and bring perpetrators to justice.

      According to PCHR investigations, two violent explosions occurred on Tuesday evening, 27 August 2019, at two separate traffic police checkpoints in Gaza city. The first occurred at 22:45 at al-Dahdouh Square, southern part of the city, and resulted in the killing of two police officers and the injury of three civilians including a woman. The second explosion occurred at 23:45 at a checkpoint along the Gaza sea corniche where one police officer was killed and 6 civilians sustained injuries.

      The Palestinian Ministry of Interior Affairs announced on its website that the three killed traffic and rescue police officers were: Lieutenant Salama Majed al-Nadeem (32); Lieutenant Wael Moussa Mohammed Khalifa (45); and police assistant Alaa’ Ziad al-Gharably (32). Additionally, three others were injured. The Ministry’s statement also assured that “security services have leads on those behind this obscene crime,” they also asserted that they are investigating the incident and will announce the results in due time. (...)

    • Les explosions de mardi soir à Gaza causées par deux kamikazes
      28 août 2019 Par Agence Reuters
      https://www.mediapart.fr/journal/international/280819/les-explosions-de-mardi-soir-gaza-causees-par-deux-kamikazes

      GAZA (Reuters) - Les explosions qui ont tué trois policiers mardi dans la bande de Gaza étaient dues à des attentats suicides commis par deux kamikazes et une enquête a été ouverte pour savoir qui est derrière ces attaques, a déclaré mercredi le mouvement Hamas qui contrôle ce territoire palestinien.

      « Deux personnes ont déclenché hier soir leurs charges explosives à deux points de contrôle de la police », a dit à Reuters Eyad al Bozom, porte-parole du ministère gazaoui de l’Intérieur. « Nous les avons identifiées et nous poursuivons notre enquête pour savoir qui les a envoyées. »

      Le but de ces attentats, a-t-il ajouté, est de « semer le chaos et l’anarchie à Gaza ».

    • Update 2: “Hamas Arrests Ten Persons Believed To Be Behind The Fatal Bombings In Gaza”
      August 29, 2019 8:04 PM
      https://imemc.org/article/two-palestinians-killed-in-gaza-explosion

      Mousa Abu Marzouq, a member of the political bureau of Hamas, stated on Thursday that the security forces of the Interior Ministry in Gaza have arrested ten persons who are believed to be members of the cell that carried out the two bombings on Tuesday evening, which killed three security officers.

      For his part, Eyad al-Bozom, the spokesperson of Gaza’s Interior Ministry, stated on Wednesday evening that the investigations are advancing and that the identity of those behind the bombing have been ascertained.

      He added that the bombings were carried out by two suicide bombers who detonated themselves at two police checkpoints and that they have been identified. (...)

  • Israel encourages Gazans to leave prison Strip has become
    https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2019/08/israel-palestinians-gaza-strip-ayelet-shaked-rightward.html

    srael was willing to encourage one-way emigration of Palestinians from the Gaza Strip. He said that the National Security Council had put out feelers to Arab states to see if they would take Gaza immigrants in, but they had refused. The official also told the dumbfounded reporters that the prime minister had approved the plan and the security cabinet had discussed it several times. He added that Israel had expressed its willingness to cover the costs of moving the Gazans abroad and to put Air Force bases (probably the southern Nevatim base) at their disposal to facilitate their departure.

    The official did not divulge what foreign governments Israel had approached, but they were probably Gulf states with which Israel has greatly improved diplomatic ties. These countries are in dire need of working hands, whereas the Palestinians, many of them skilled construction workers, would serve as a cheap labor source.

    #palestine #gaza #migrants #réfugiés, une définition bien difficile une fois de plus !

    • Israël encourage l’émigration palestinienne de Gaza, selon un haut responsable
      Par RFI Publié le 20-08-2019 - Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul
      http://www.rfi.fr/moyen-orient/20190820-israel-encourage-emigration-palestinienne-gaza-selon-haut-responsable

      Un député arabe israélien accuse le gouvernement de Benyamin Netanyahu de vouloir procéder à un « transfert de population » dans la bande de Gaza.

      C’est une polémique qui secoue en ce moment tout le pays. En cause, la nouvelle politique que chercheraient à mettre en œuvre les autorités israéliennes dans l’enclave palestinienne, à savoir tout faire pour la vider de ses habitants, en s’efforçant de leur trouver différents pays d’accueil.

      Les Israéliens seraient prêts à assumer les coûts liés à cette émigration, et seraient même disposés à permettre l’utilisation d’un aérodrome israélien situé près de Gaza pour permettre aux Palestiniens de s’envoler vers leur nouvelle destination. Le problème, à ce stade, est qu’Israël n’a trouvé aucun pays d’accueil.

      Haut fonctionnaire anonyme

      Cette information est reprise par l’ensemble des médias en Israël avec une même source, un haut fonctionnaire anonyme dans l’entourage du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. Ce dernier est actuellement en déplacement en Ukraine.

      Toujours selon cette même source, il existerait une émigration spontanée de la bande de Gaza, avec des Palestiniens qui trouvent eux-mêmes des pays d’accueil.

      Un « transfert de population »

      Plus de 35 000 habitants de Gaza sur 2 millions ont quitté l’enclave palestinienne en 2018, affirme le haut fonctionnaire anonyme, la plupart en raison de la situation économique.

      Un député arabe israélien a affirmé que cette politique n’était autre qu’une forme de « transfert de population ». Si les habitants de Gaza doivent émigrer, a renchéri un de ses collègues, c’est vers la Palestine.

  • Sabreen al-Najjar a reçu une balle en caoutchouc dans la
    tête et a été légèrement blessée hier lors de la 70ème Marche du grand Retour.

    https://pchrgaza.org/en/?p=12787

    Khan Younis: Israeli forces’ attacks against protestors participating in Khuza’a protests resulted in the injury of 9 civilians, including 2 children and a woman. Among those injured: 3 were shot with live bullets and shrapnel, 2 with rubber bullets and 4 were directly hit with tear gas canisters. Sabreen Isma’il Ibrahim al-Najjar (42) was hit with a rubber bullet in her head and sustained minor wounds.

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    I see my daughter Razan in the eyes of every young Palestinian | Middle East Eye
    Sabreen Juma’a al-Najjar - 21 March 2019
    https://www.middleeasteye.net/opinion/i-see-my-daughter-razan-eyes-every-young-palestinian

    This year is as bitter as wormwood. What meaning does life have when I can no longer see Razan surprising me with a special gift on Mother’s Day?

    She used to hide the gift behind her back, then give me a kiss and sing the famous Arabic song “Sit il-habayeb, ya habiba” (“Dear mother, my most beloved”).

    She will not this year. Her absence consumes us; we are filled with melancholy. But at the same time, I am determined to continue on her path of humanitarian and nationalistic work. (...)

    #Gaza

  • Chronik sur Twitter : ""« Tout ce à quoi j’assiste, à #Gaza et dans les territoires palestiniens, comme témoin, c’est beaucoup… beaucoup… » Sa voix se brise. Son regard est noir et triste.". #Amira_Hass, une #journaliste israélienne, une Juste. #Palestine https://www.lemonde.fr/festival/article/2019/08/15/de-l-education-sarajevienne-a-la-cause-palestienne_5499759_4415198.html" / Twitter
    https://twitter.com/Chronikfr/status/1162304074487881731

    #sionisme

    • Lorsque son journal, Haaretz, lui demande en 1993 de couvrir l’actualité palestinienne, elle décide de partir à Gaza et de « vivre l’occupation ». Puisque Israéliens et Palestiniens vivent séparés, il lui faut être chaque jour au plus près de ceux dont elle raconte la vie. Quatre ans plus tard, elle déménage à Ramallah, la « capitale » d’une Palestine non reconnue et elle-même divisée en territoires et enclaves. Elle y vit toujours, dans un immeuble anonyme et sans charme du faubourg d’El-Bireh, au milieu de plantes vertes et de centaines de livres.

      Amira Hass a trois raisons de vivre avec les Palestiniens plutôt qu’à Jérusalem. La première est qu’elle estime que c’est « une décision normale pour une journaliste », une question de conscience professionnelle. La seconde est que c’est « une décision normale pour une fille de communistes : ce n’est pas un acte de rébellion mais la continuité de ce à quoi je crois », raconte la militante, qui récolte autant de prix internationaux de défense des droits de l’homme que de journalisme.

      pour la troisième raison : La suite est réservée aux abonnés.

    • Quand on se met en mode lecture sur les appareils “Apple” on a droit à plus de paragraphes :

      Amira Hass ne mentionne jamais la troisième raison, estimant que ni Israéliens ni Palestiniens ne la comprendraient. Elle ne les intéresserait d’ailleurs sans doute pas. Cette raison-là vient d’une culture lointaine et a une part d’irrationnel : la mère d’Amira Hass est de Sarajevo. Au-delà de ses convictions communistes et pacifistes, elle a ainsi donné à sa fille, admet la journaliste en souriant, « une éducation sarajévienne ».

      La Yougoslavie comme une « mère patrie »

      Hanna Lévy-Hass est née à Sarajevo un an avant que Gavrilo Princip, du mouvement révolutionnaire lié aux services secrets serbes Jeune Bosnie, tue d’une balle de pistolet dans le cou, le 28 juin 1914, l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’Empire austro-hongrois, déclenchant la première guerre mondiale.

      Elle est issue, comme l’immense majorité des juifs sarajéviens, d’une famille sépharade dont les ancêtres sont arrivés dans les Balkans après leur expulsion de la péninsule Ibérique par les rois catholiques en 1492. Après des études à Belgrade, elle enseigne au Monténégro lorsque la seconde guerre mondiale embrase l’Europe. Tandis que son père meurt de faim dans une cache de Sarajevo, elle est arrêtée et déportée.

    • De l’« éducation sarajévienne » à la cause palestinienne
      Rémy Ourdan, Le Monde, le 15 août 2019

      Sarajevo-Jérusalem (5/6). Fille d’une survivante sarajévienne de Bergen-Belsen, Amira Hass vit depuis vingt-cinq ans en Cisjordanie. Cette reporter et éditorialiste au quotidien « Haaretz » défend sans relâche la cause palestinienne dans les colonnes de son journal.

      Dans l’interminable et douloureux conflit israélo-palestinien, Amira Hass est l’unique Israélienne juive à avoir décidé seule, en conscience, de vivre depuis vingt-cinq ans dans les territoires palestiniens occupés.

      Lorsque son journal, Haaretz, lui demande en 1993 de couvrir l’actualité palestinienne, elle décide de partir à Gaza et de « vivre l’occupation ». Puisque Israéliens et Palestiniens vivent séparés, il lui faut être chaque jour au plus près de ceux dont elle raconte la vie. Quatre ans plus tard, elle déménage à Ramallah, la « capitale » d’une Palestine non reconnue et elle-même divisée en territoires et enclaves. Elle y vit toujours, dans un immeuble anonyme et sans charme du faubourg d’El-Bireh, au milieu de plantes vertes et de centaines de livres.

      Amira Hass a trois raisons de vivre avec les Palestiniens plutôt qu’à Jérusalem. La première est qu’elle estime que c’est « une décision normale pour une journaliste », une question de conscience professionnelle. La seconde est que c’est « une décision normale pour une fille de communistes : ce n’est pas un acte de rébellion mais la continuité de ce à quoi je crois », raconte la militante, qui récolte autant de prix internationaux de défense des droits de l’homme que de journalisme.

      Amira Hass ne mentionne jamais la troisième raison, estimant que ni Israéliens ni Palestiniens ne la comprendraient. Elle ne les intéresserait d’ailleurs sans doute pas. Cette raison-là vient d’une culture lointaine et a une part d’irrationnel : la mère d’Amira Hass est de Sarajevo. Au-delà de ses convictions communistes et pacifistes, elle a ainsi donné à sa fille, admet la journaliste en souriant, « une éducation sarajévienne ».

      La Yougoslavie comme une « mère patrie »

      Hanna Lévy-Hass est née à Sarajevo un an avant que Gavrilo Princip, du mouvement révolutionnaire lié aux services secrets serbes Jeune Bosnie, tue d’une balle de pistolet dans le cou, le 28 juin 1914, l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’Empire austro-hongrois, déclenchant la première guerre mondiale.

      Elle est issue, comme l’immense majorité des juifs sarajéviens, d’une famille sépharade dont les ancêtres sont arrivés dans les Balkans après leur expulsion de la péninsule Ibérique par les rois catholiques en 1492. Après des études à Belgrade, elle enseigne au Monténégro lorsque la seconde guerre mondiale embrase l’Europe. Tandis que son père meurt de faim dans une cache de Sarajevo, elle est arrêtée et déportée.

      L’histoire d’Hanna Lévy-Hass dans les camps nazis est connue grâce à son poignant Journal de Bergen-Belsen (Seuil, 1989). Après la Shoah, c’est sa fille qui a retracé la vie familiale dans Notes on my Mother et On my Parents, deux récits publiés en préface et postface de l’édition américaine du livre de sa mère (Diary of Bergen-Belsen, Haymarket, 2009).

      Elle écrit comment la communiste Hanna Lévy a épousé la création de la Yougoslavie. « Les juifs se sentaient bien dans la nouvelle fédération, un mélange d’identités religieuses et ethniques sous un seul régime. Peut-être se sentaient-ils bien avec le potentiel non ethnique et égalitaire d’une fédération où leur identité juive n’était qu’un élément – ni inférieur ni supérieur – d’une mosaïque riche et colorée. Elle se sentait égale parmi des égaux. » C’est ainsi qu’Hanna Lévy regarde la Yougoslavie de 1945, comme une « mère patrie », écrit sa fille, ce qu’elle aura du mal à faire pendant les décennies suivantes en Israël.

      Une errance sans fin

      La jeune communiste yougoslave émigre en 1949, un an après la création de l’Etat juif. « Après le choc des camps de concentration et comme beaucoup de survivants de l’Holocauste, elle ne s’y est pas sentie particulièrement bien accueillie », raconte Amira Hass.

      Déçue, Hanna Lévy retourne à Belgrade. Elle s’y sent certes yougoslave et communiste, en harmonie avec le projet de Tito, mais elle y est également déçue par le peu de considération envers les survivants du génocide. Elle revient en Israël où, dit Amira, « elle ne s’est jamais sentie chez elle ». Comme si l’errance ne devait pas avoir de fin. Comme s’il était devenu impossible de trouver une terre, une maison, une communauté à embrasser après Bergen-Belsen, après l’extermination.

      Hanna Lévy n’a curieusement jamais tenté de revenir dans sa ville natale. Pourtant, « elle parlait tout le temps de Sarajevo », dit sa fille. Sarajevo, la nouvelle Tolède, la ville de la coexistence communautaire, la cité où le temps s’arrête, pour privilégier la douceur de vivre et la relation au voisin – sauf lorsque l’histoire la rattrape, comme en 1941 avec l’arrivée des nazis et de leurs alliés croates oustachis, ou en 1992, avec le siège de l’armée serbe.

      La survivante de Bergen-Belsen a plaisanté toute sa vie sur ce déracinement et l’impossibilité de trouver une nouvelle maison. « Ses blagues favorites, se souvient Amira, concernaient toujours des réfugiés juifs européens. » La première est celle d’un juif qui, ayant décidé de quitter l’Europe, se rend dans une agence de voyages. On lui demande où il veut aller. En URSS ? Non, trop dictatorial. Aux Etats-Unis ? Non, trop capitaliste. En Afrique du Sud ? Non, trop raciste. En Israël ? Non, trop de guerres, et trop de juifs. Alors, finalement, le juif demande : et auriez-vous une autre planète ?

      La seconde est celle d’un juif qui, ayant décidé de quitter l’Europe, se rend en Israël. Après quelques mois, l’Europe lui manque et il y retourne. Puis Israël lui manque et il y retourne. Et ainsi de suite, en permanence, pendant des années. Alors quelqu’un lui demande où il se sent le mieux, en Europe ou en Israël ? Et le juif répond : sur la route, en chemin.

      Réfugiée en Israël, le pays où elle ne se sentira jamais chez elle, Hanna Lévy adhère au Parti communiste israélien, avec le même naturel qu’elle était membre du Parti communiste de Yougoslavie. Elle y rencontre son futur mari, Abraham Hass, un réfugié roumain.

      Le communisme israélien est très différent du communisme européen : « En URSS et en Europe de l’Est, être communiste signifiait faire partie d’une nomenklatura ; en Israël, cela voulait dire être dissident », note Amira Hass. Le parti de l’époque réunit juifs et Arabes « contre la politique coloniale israélienne ».

      Ce communisme à l’israélienne et l’« éducation sarajévienne » infusée par sa mère font que la future journaliste d’Haaretz n’a pas une enfance classique. « Un enfant israélien apprend très jeune que l’Arabe est un ennemi, un monstre. Chez nous, il y avait toujours des étudiants palestiniens qui vivaient là. J’avais davantage tendance à m’identifier à l’opprimé… »

      Après les tueries de Sabra et Chatila, au Liban, en 1982, commises par les phalangistes chrétiens libanais protégés par l’armée israélienne, sa mère décide de reprendre la route. « Elle en avait définitivement assez d’Israël », dit sa fille. Elle émigre pendant une décennie en Belgique, puis à Paris. « La blague du juif éternellement sur la route, en fait, c’est ma mère elle-même, en conclut Amira. Elle n’était venue vivre en Israël qu’à cause de l’antisémitisme génocidaire en Europe, mais elle se sentait bien dans la diaspora. Elle n’est jamais devenue sioniste. L’idée de la diaspora était pour elle une idée naturelle. »

      « Tous mes mondes se sont effondrés »

      Finalement revenue à Jérusalem, Hanna Lévy-Hass voit, un an avant sa mort, le conflit israélo-palestinien reprendre en 2000 avec la seconde Intifada. Mère et fille ne croient de toute façon pas au processus de paix enclenché en 1993 à Oslo : pour elles, l’origine du problème est dans la colonisation israélienne de la Palestine, pas uniquement dans les pics de violence d’une guerre sans fin.

      Avant de mourir, l’éternelle réfugiée juive sarajévienne confie : « Tous mes mondes se sont effondrés. » Amira explique que sa mère a perdu tour à tour « le monde juif de la diaspora, avec l’Holocauste ; le monde socialiste, avec l’échec des pays communistes ; le monde yougoslave, avec l’effondrement de la Yougoslavie ; puis le monde israélien, à cause de la politique envers les Palestiniens ».

      Lorsque la Yougoslavie s’embrase pendant la dernière décennie du XXe siècle et que Sarajevo est assiégée, Amira Hass vient de quitter Jérusalem pour Gaza. Elle sent bien qu’il se joue là-bas, dans la ville natale de sa mère, quelque chose d’essentiel pour quiconque s’intéresse au sort de la planète. « J’étais anéantie, mais je ne parvenais pas à être investie émotionnellement pour deux endroits. » Concentrée sur le reportage qui va devenir sa vie, elle fait en sorte de ne pas trop regarder vers Sarajevo.

      Amira Hass connaît chaque sentier de la Cisjordanie

      « Tout ce à quoi j’assiste, à Gaza et dans les territoires palestiniens, comme témoin, c’est beaucoup… beaucoup… » Sa voix se brise. Son regard est noir et triste.

      Un matin, à Ramallah, elle a entendu dire que des colons juifs ont attaqué le village de Jalud et brûlé des oliviers de la famille de Fawzi Ibrahim. Cela fait quelques années qu’Amira Hass ne couvre plus l’actualité quotidienne palestinienne et chaque incident lié au conflit, mais elle est toujours à l’affût d’histoires significatives pour ses trois articles hebdomadaires – un reportage et deux éditoriaux – et elle connaît cette famille depuis vingt ans.

      Elle se souvient de Fawzi Ibrahim, mort deux ans auparavant, comme d’un paysan particulièrement déterminé, ne se résignant jamais à l’incendie volontaire de ses oliviers à intervalles réguliers et n’hésitant pas à lancer des procédures judiciaires jusqu’à la Cour suprême. « Un Palestinien a besoin d’un avocat de sa naissance à sa mort », constate-t-elle amèrement.

      Amira Hass connaît chaque sentier, chaque recoin de la Cisjordanie occupée et fracturée. Elle raconte, au détour des collines, l’expansion des colonies juives. Elle remarque qu’elle doit emprunter un chemin de terre différent de celui de sa dernière visite. La carte de la Palestine n’arrête pas de changer, d’évoluer au gré de la colonisation.

      Arrivée à Jalud, elle mène son enquête. Elle rend visite aux cinq fils de Fawzi Ibrahim. Le cadet, Mahmoud, l’emmène voir l’école du village, attaquée par les colons masqués qui ont ensuite mis le feu aux champs d’oliviers. Elle récupère une vidéo de surveillance, elle compare les témoignages, les heures d’appel aux pompiers et leur intervention. Dans le reportage publié cette semaine-là, elle rappelle que les règles de l’occupation israélienne n’autorisent cette famille à se rendre dans ses champs et à récolter les olives que cinq jours par an. Elle retrace l’histoire des colonies de Shyut Rachel et d’Ahiya, établies autour de Jalud, qui demandent que l’armée israélienne interdise définitivement aux fils de Fawzi Ibrahim d’accéder à leurs champs d’oliviers, afin de pouvoir s’approprier leurs terres.

      Après le reportage suit dans les colonnes d’Haaretz son éditorial, dans lequel Amira Hass compare Israéliens et Palestiniens se masquant le visage pour mener des actions violentes. Elle frappe dur et les mots employés ne sont pas ceux que l’on entend généralement en Israël. Pour elle, les hommes masqués qui attaquent un village palestinien tel que Jalud sont « affreux et méprisables », tandis que les Palestiniens qui manifestent masqués devant la barrière de séparation de Gaza sont « beaux et touchants ». Elle note que pour les colons, n’ayant rien à craindre de la découverte de leurs identités, l’objectif de porter un masque est d’« imposer la terreur ». Elle pense, en revanche, que les manifestants palestiniens se masquent par nécessité de dissimuler leur identité à l’armée et à la police.

      Commentant l’usage de la violence, et notamment du jet de pierres devenu un phénomène commun aux jeunes colons juifs et aux jeunes Palestiniens, elle voit là aussi une différence : le colon visant les fermiers palestiniens est « un criminel qui s’inscrit dans un soutien aux crimes du gouvernement », tandis que le Palestinien visant l’armée et la police israéliennes répond à « son droit et son devoir historique de s’insurger contre un ennemi ».

      Pour Amira Hass, le premier se situe dans « la même tradition que le racisme pathologique du Ku Klux Klan aux Etats-Unis », tandis que le second s’inscrit dans « le continuum des combattants de la liberté ».

      Partisane de la coexistence intercommunautaire

      S’ensuit une liste de ces combattants ayant été forcés d’agir clandestinement et ayant marqué l’histoire avec, parmi eux – référence probablement incongrue pour un lecteur israélien ou palestinien –, le partisan yougoslave, du nom du mouvement de résistance de la seconde guerre mondiale.

      On comprend qu’Amira Hass, qui aurait certes pu développer ces convictions personnelles avec un autre héritage, n’est pas la fille d’Hanna Lévy pour rien. Contrairement à sa mère, elle n’a jamais été membre du mouvement communiste – « aucun parti, aucune Eglise », dit-elle –, mais ses vingt-cinq années de vie avec les Palestiniens font qu’un retour en arrière n’est pas envisageable.

      Cette partisane de la coexistence intercommunautaire méprise profondément ce que le sionisme et la création de l’Etat juif ont entraîné pour les autres communautés sur cette terre de Palestine. « Ce sont l’antisémitisme en Europe, l’extermination par les nazis et le refus du monde entier d’accueillir les juifs qui ont entraîné le sionisme. Si les juifs avaient eu des refuges, le sionisme aurait échoué, car l’idée de vivre comme une diaspora est très naturelle pour les juifs… », croit-elle. Tout en reconnaissant que « les Palestiniens ont tendance à idéaliser le passé », elle pense qu’« avant le sionisme, avant la déclaration de Balfour [1917] et la création d’Israël [1948], à Jérusalem, il y avait différentes communautés qui vivaient sans que l’une d’elles domine les autres ».

      « C’est de l’épuration ethnique »

      Elle en revient aux ancêtres de sa mère, expulsés d’Espagne et accueillis dans l’Empire ottoman, à Sarajevo. Elle croit que, de même que les jeunes Israéliens grandissent aujourd’hui avec « de fausses informations sur les Palestiniens », les générations précédentes ont été abreuvées d’histoires sur « la cruauté des Ottomans ». Elle note avec satisfaction qu’une nouvelle historiographie revisitant l’époque ottomane voit actuellement le jour, reconnaissant les bienfaits qu’elle a pu avoir sur Jérusalem et la Palestine. « Les gens étaient racistes, admet-elle. Mais ils vivaient ensemble, et aucune communauté ne dominait l’autre. »

      Amira Hass est aujourd’hui désespérée par la situation. Celle qui, il y a vingt-cinq ans, ne croyait déjà pas au processus de paix, voit dans la colonisation israélienne un processus irréversible. « La politique d’Israël, en résumé, c’est : le plus possible de territoires, avec le moins possible de Palestiniens. » Ayant fait son deuil de la gauche israélienne, car « il ne peut pas y avoir de gauche quand on soutient la colonisation et l’apartheid », elle pense qu’Israël « tente de pousser les Palestiniens hors de leur pays par tous les moyens ». Faisant écho aux concepts politiques de la seconde guerre mondiale, elle emploie une référence apparue pour la première fois dans le New York Times en 1992 à l’occasion de la guerre de Bosnie : « C’est de l’épuration ethnique. »

      De telles convictions, brandies au fil de ses chroniques – dont celles de la première décennie ont été publiées en France dans Boire la mer à Gaza et Correspondante à Ramallah (La Fabrique, 2001 et 2004) –, font qu’Amira Hass est parfois qualifiée de « traître » en Israël. D’autres la vénèrent pour son intégrité et son radicalisme. Et beaucoup l’ignorent tout simplement, peu intéressés par ce qu’elle a à écrire sur les territoires palestiniens, cet autre monde. « Mes articles sont, je crois, davantage lus sur le site en anglais d’Haaretz, dit-elle en souriant, que dans le journal en hébreu. »

      Imaginant mal de retourner vivre à Jérusalem après vingt-cinq ans passés en territoire palestinien, elle conclut en riant : « Finalement, je suis une juive typique : j’aime vivre en tant que minorité, j’aime vivre dans la diaspora. » Pour une minorité, elle est servie, puisqu’elle est seule.

      Amira Hass vit comme si elle avait amené les idées qu’elle partageait avec sa mère à leur paroxysme. Elle ne voit pas les descendants de son père roumain, car « ce sont des colons ». Elle ne fait aucune concession.

      A la fin de ces conversations menant de Sarajevo à Ramallah en passant par Bergen-Belsen et Jérusalem, elle murmure tout d’un coup : « Peut-être devrais-je boucler la boucle et aller finir ma vie à Sarajevo. » Elle ne connaît rien de cette ville dont sa mère lui a tant parlé. Tout juste admet-elle écouter passionnément Damir Imamovic, le maître sarajévien de la sevdalinka, la musique traditionnelle bosnienne, sans comprendre un seul mot des paroles, lorsqu’elle parcourt la Cisjordanie en voiture. Elle éclate de rire à l’idée de Sarajevo, comme si elle y puisait une énergie revigorante : « Le moment est peut-être enfin venu de m’enfuir d’ici… »

  • Les plans de bataille pour Gaza montrent que l’armée israélienne s’enfonce dans l’immoralité
    Jeudi 15 août 2019 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/les-plans-de-bataille-pour-gaza-montrent-que-larmee-israelienne-senfo

    Les plans de bataille pour une éventuelle invasion de Gaza ont été partiellement révélés : l’armée israélienne a élaboré une stratégie consistant à mener une campagne militaire de haute intensité visant à endommager les infrastructures civiles de la bande côtière et affaiblir le Hamas, sans toutefois l’empêcher de gouverner.

    Alors que Gadi EizenkoT, le prédécesseur de l’actuel chef d’état-major de l’armée israélienne Aviv Kochavi, qui a présidé à l’assassinat de près de 200 manifestants palestiniens lors de la Grande marche du retour à Gaza, a été critiqué pour son attitude jugée trop gauchiste, il est clair que ce ne sera pas le cas de son successeur.

    Eizenkot avait appelé à sanctionner le soldat Elor Azaria pour avoir exécuté un Palestinien blessé à Hébron, averti le gouvernement qu’une crise humanitaire à Gaza menacerait les intérêts israéliens et insisté sur le fait que les troupes israéliennes devaient user du minimum de force nécessaire pour empêcher les Palestiniens d’atteindre la barrière entre Gaza et Israël.

    Kochavi, en revanche, semble disposé à céder aux desiderata des Israéliens de droite plutôt qu’à entretenir le mythe selon lequel l’armée israélienne serait « l’armée la plus morale au monde ».

    Les nouveaux plans pour Gaza sont les derniers d’une série de mesures et de déclarations qui indiquent que le nouveau chef d’état-major guidera l’institution militaire israélienne sur la voie d’une plus grande violence. (...)

    #Gaza

  • Haidar Eid, militant et chanteur de Gaza, souligne l’importance de l’art et en particulier de la chanson dans la lutte pour l’autodétermination des Palestinien.ne.s :

    Documenter le désir des Palestiniens d’être libres
    Haidar Eid, Mondoweiss, le 7 août 2019
    https://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/08/10/documenter-le-desir-des-palestiniens-detre-libres

    Il annonce à cette occasion la sortie d’un nouveau CD, Tyrants’ Fear of Songs avec des chansons de résistance qu’il interprète en arabe, historiques et récentes, d’Egypte au Yémen, en passant par la Palestine et la campagne BDS...
    https://haidareid.bandcamp.com/releases

    #Palestine #Musique #Musique_et_politique #Haidar_Eid #BDS #Boycott_culturel #Gaza

  • A Gaza, « l’effondrement du système universitaire est une tragédie »
    Guillaume Gendron, Libération, le 30 juillet 2019
    https://www.liberation.fr/planete/2019/07/30/a-gaza-l-effondrement-du-systeme-universitaire-est-une-tragedie_1742912

    « L’éducation a toujours été la fierté des Palestiniens, un pilier de la lutte, ce qui reste après la perte de la terre », résume Omar Shaban, fondateur du groupe de réflexion PalThink. Souvent décrit comme le peuple le plus éduqué du monde arabe, les Palestiniens ont un des taux d’alphabétisation les plus élevés de la planète et un pourcentage de diplômés du supérieur (12 %) qui fait l’envie du Moyen-Orient. Gaza compte cinq universités et une douzaine d’instituts d’études supérieures. Mais, dans l’enclave rongée par une abyssale crise humanitaire, prise en tenaille par le blocus israélien et la pression financière de Mahmoud Abbas sur ses rivaux du Hamas, cet acquis s’érode aussi.

    Les derniers garçons stables et brillants nous quittent, notre élite n’a plus la patience d’attendre pour vivre. L’effondrement de notre système universitaire est une tragédie. Le résultat, c’est la paupérisation terminale de Gaza et la plongée finale vers le conservatisme.

    Les rédacteurs en chef s’excusent après une publication d’Israel Studies accusée d’être anti-BDS et de parti-pris pro-Israël
    Judy Maltz, Haaretz, le 1er août 2019
    https://www.aurdip.org/les-redacteurs-en-chef-s-excusent.html

    Le numéro spécial controversé d’Israel Studies, consacré à la lutte contre l’antisionisme, a entraîné la démission de onze des membres de son comité de rédaction.

    #Palestine #Gaza #Université #BDS #Boycott_universitaire #exil #antisionisme #propagande #complicité #excuses

    • Les derniers garçons stables et brillants nous quittent, notre élite n’a plus la patience d’attendre pour vivre. L’effondrement de notre système universitaire est une tragédie. Le résultat, c’est la paupérisation terminale de Gaza et la plongée finale vers le conservatisme.

      Je ne comprend pas cette histoire de dernier garçons stables et brillant. Ou sont les femmes ? Est-ce qu’elles ont le droit à faire des études ?

    • @mad_meg En plus les situations de sous nombre ont souvent entrainé l’entrée des femmes dans les batailles (faute d’armée). C’est le cas d’Israël lui même, en 1948, il devaient pas se sentir bien nombreux.
      Et là je suis allé lire la page wiki sur l’armée d’Israël, et je trouve que ça manque de latitudes d’écriture, comme si un fort contrôle s’était appliqué. Exemple : pas de paragraphes sur « femmes dans l’armée ».

  • Les secouristes ont besoin de miracles pour rester en vie à Gaza
    Hamza Abu Eltarabesh, The Electronic Intifada, le 19 juillet 2019
    https://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/07/26/les-secouristes-ont-besoin-de-miracles-pour-rester-en-vie-a-gaz

    Muhammad a été le quatrième secouriste de Gaza à être tué depuis le début de la Grande Marche du Retour l’année dernière.

    Un assassinat semblable – celui de l’infirmière Razan al-Najjar – a bénéficié d’une certaine couverture médiatique à l’international.

    Le cinquième anniversaire de l’attaque de 2014 ravive des souvenirs douloureux pour les secouristes de Gaza.

    Au total, 23 membres du personnel de santé ont été tués pendant cette offensive, 16 d’entre eux en service. Les secouristes qui ont survécu ont, très souvent, eu à faire face à des deuils.

    #Palestine #Gaza #secouristes #Marche_du_Retour #assassinats #Razan_al-Najjar

  • Le blocus du siècle
    Ahmed Abbes, TACBI, le 25 juillet 2019
    http://tacbi.org/node/119

    Israël a transformé Gaza en une prison à deux portes et a confié l’une des clés au général Sissi. Même si la responsabilité de l’Égypte dans ce blocus inhumain reste de loin la plus importante après celle d’Israël, d’autres pays arabes y contribuent plus ou moins activement. Nul n’ignore plus le rôle politique des pays du Golfe. Mais on connait beaucoup moins la politique de visa scandaleusement restrictive que certains pays arabes, dont la Tunisie, appliquent aux habitants de Gaza, aggravant ainsi leur isolement.

    #Palestine #Gaza

  • La semaine dernière, 8 artistes se retiraient de la prestigieuse biennale d’art du Whitney Museum de New-York pour protester contre la présence au CA de Warren Kanders, lié à une entreprise de fabrication de gaz lacrymogène utilisés contre les migrants mexicains aux USA et contre les manifestants pacifiques à Gaza :

    Eight Artists Withdraw Their Work From 2019 Whitney Biennial
    Zachary Small, Hyperallergic, le 20 juillet 2019
    https://hyperallergic.com/510167/artists-withdraw-work-from-2019-whitney-biennial

    Aujourd’hui, Warren Kanders annonce qu’il démissionne du CA du musée !

    Warren Kanders Resigns From Whitney Museum Board After Months of Controversy and Protest
    Zachary Small, Hyperallergic, le 25 juillet 2019
    https://hyperallergic.com/511052/warren-kanders-resigns

    #Palestine #Gaza #Mexique #USA #Whitney_Museum #Biennale #Musée #Art #BDS #Boycott_culturel #victoire #Warren_Kanders #gaz_lacrymogène

  • Herbicidal Warfare In Gaza
    Publication Date 19.07.2019← Forensic Architecture
    https://forensic-architecture.org/investigation/herbicidal-warfare-in-gaza

    Over three decades, in tandem with the Madrid and Oslo negotiation processes, the occupied Gaza Strip has been slowly isolated from the rest of Palestine and the outside world, and subjected to repeated Israeli military incursions. These incursions intensified from September 2003 to the fall of 2014, during which Israel launched at least 24 separate military operations targeting Gaza, giving shape to its surrounding borders today. (...)

    #Gaza #Herbicides

  • Le sionisme a produit une crise environnementale qui finit par impacter toute la Palestine historique
    Ramzy Baroud & Romana Rubeo - 7 juillet 2019 – Al-Jazeera – Traduction : Chronique de Palestine – Lotfallah
    http://www.chroniquepalestine.com/sionisme-produit-crise-environnementale-impacter-toute-palestine

    La destruction par Israël de l’environnement dans les territoires palestiniens menace maintenant des vies israéliennes.

    La crise humanitaire grandissante à Gaza est enfin considérée en Israël comme un problème urgent nécessitant une action « claire et immédiate ». Mais surtout n’imaginons pas que c’est l’impact de la crise sur la population de Gaza qui déclenche l’alarme à Tel Aviv, mais plutôt les dommages environnementaux possibles que la misère actuelle de Gaza pourrait causer à Israël.

    Le 3 juin, des chercheurs des universités israéliennes de Tel-Aviv et de Ben Gourion ont présenté un rapport, commandé par l’organisation environnementale EcoPeace Middle East, dans lequel ils avertissaient que « l’effondrement des infrastructures d’eau, d’égout et d’électricité dans la bande de Gaza constituait un danger réel pour les eaux souterraines, l’eau de mer, les plages et les usines de dessalement d’Israël ».

    On pourrait s’attendre à ce que tout rapport sur la situation environnementale à Gaza se concentre sur le fait que près de deux millions de Palestiniens dans le territoire de Gaza vivent dans des conditions inhumaines en raison d’un blocus impitoyable vieux de 12 ans imposé par Israël. Et en raison de plusieurs assauts militaires dévastateurs qui rendent la région inhabitable d’ici 2020.

    Mais non ! Le rapport laisse entendre que les habitants de l’enclave assiégé sont les seuls responsables de la catastrophe environnementale imminente à Gaza, laquelle menace « la sécurité et le bien-être des citoyens israéliens ». Le journal israélien Haaretz, qui a publié un résumé détaillé du rapport, a également abordé la question du point de vue de la « sécurité nationale » [israélienne].

    Mais ce que Israël a maintenant identifié comme un « problème de sécurité nationale » est en réalité un désastre qu’il a lui-même créé. L’occupation, la colonisation, la dépossession et l’agression contre la Palestine et les Palestiniens ont causé tant de dommages à l’environnement que même l’occupant israélien finit par en souffrir.

    #Gaza

    • Donc en fait, après avoir tout bousillé, les Israéliens accusent les Palestiniens de Gaza et autres territoires d’avoir laissé se dégrader leur propre environnement, sauf que, l’environnement n’a pas de frontière et voilà qu’Israël subit en retour les dégâts occasionnés par leur propre clique de dirigeants abrutis et ivres de toute puissance. Pour ces derniers, cela constituera un motif supplémentaire pour éliminer les surnuméraires terroristes et pouilleux de cette enclave qui subit l’administration d’apartheid de l’état hébreu. Odieux.

  • Entre septembre 2018 et avril 2019, c’est un à deux articles par mois qui sont publiés sur la situation en israel-Palestine, avec un ton particulièrement critique contre israel et la position de Trump, particulièrement ouvert à discuter de la pertinence du boycott, particulièrement incisif sur la violence israélienne à Gaza, et clairement à l’encontre de la tradition généralement pro-israélienne du New-York Times
    https://seenthis.net/messages/752002

    #New-York_Times #USA #Palestine #BDS #Gaza

    Boycotter Israël est-il de la « haine » ?
    Joseph Levine, The New-York Times, le 4 septembre 2018
    https://seenthis.net/messages/720220

    Curbing Speech in the Name of Helping Israel
    Editorial, The New-York Times, le 18 décembre 2018
    https://seenthis.net/messages/745317

    Un jour, une vie : quand une infirmière a été tuée à Gaza, était-ce un accident ?
    David Halbfinger, The New-York Times, le 30 décembre 2018
    https://seenthis.net/messages/747975

    Il est temps de briser le silence autour de la Palestine
    Michelle Alexander, The New-York Times, le 19 janvier 2019
    https://seenthis.net/messages/753662

    Une écrivaine décrit la cuisine palestinienne et le monde qui l’entoure
    Mayukh Sen, The New-York Times, le 4 février 2019
    https://seenthis.net/messages/760255

    Jaffa Is Tel Aviv’s Unexpected Luxury Hotspot (et la correction du New-York Times)
    Debra Kamin, The New-York Times, le 14 mars 2019
    https://seenthis.net/messages/767481

    How the Battle Over Israel and Anti-Semitism Is Fracturing American Politics
    Nathan Thrall, The New-York Times, le 28 mars 2019
    https://seenthis.net/messages/770633

    A Jewish Councilman Who Said ‘Palestine Does Not Exist’ Loses Seat on Immigration Committee
    Jeffery C. Mays, The New-York Times, le 31 mars 2019
    https://seenthis.net/messages/772339

    La démocratie, style israélien
    Hagai El-Ad, The New-York Times, le 7 avril 2019
    https://seenthis.net/messages/773110

    Views of a Founder of B.D.S.
    Omar Barghouti, The New-York Times, le 24 avril 2019
    https://seenthis.net/messages/777735

    Fin avril, une caricature est publiée, dénonçant le soutien aveugle de Trump à la politique israélienne. Jugé antisémite, le dessin est retiré, le dessinateur conspué et le New-York Times décide de ne plus publier de caricature. Repris en main, on note aussi que depuis lors, aucun article notable n’y a été publié qui critiquait israel...
    https://seenthis.net/messages/777967
    https://seenthis.net/messages/778783

    #caricature #censure #antisémitisme #prétexte

    • Rappel de mars 2013 :

      On Questioning the Jewish State
      Joseph Levine, The New-York Times, le 9 mars 2013
      https://seenthis.net/messages/120603

      Is Any Hope Left for Mideast Peace ?
      Rashid Khalidi, The New-York Times, le 12 mars 2013
      https://seenthis.net/messages/121636

      Is This Where the Third Intifada Will Start ?
      Ben Ehrenreich, The New-York Times, le 15 mars 2013
      https://seenthis.net/messages/121636

      Et les remarques de @nidal qui pourraient s’appliquer en 2019, dans l’Amérique de Trump aussi :

      Le New York Times ? Oui, le New York Times. Prévoir un scandale à base d’imputation d’antisémitisme dans le courant de la semaine prochaine, et idéalement quelqu’un va se faire virer.

      Est-il en train de se passer quelque chose dans l’establishment américain ? Ou est-ce un simple règlement de compte des Démocrates contre le lobby israélien de droite

  • Gaza - Un film de Andrew McConnell et Garry Keane -
    Bande-annonce avec sous-titres français

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=134&v=0_R8cV2DuoY


    Filmoption International - Ajoutée le 10 juin 2019

    Gaza nous conduit dans un endroit unique situé au-delà des reportages des nouvelles télévisées. Gaza vous révèle un monde rempli de personnages résilients et éloquents. Il offre un portrait cinématographique riche d’enseignements de ces gens qui arrivent à donner un sens à leur vie dans les décombres des conflits permanents.

    #Gaza

  • How Israeli spies are flooding Facebook and Twitter | The Electronic Intifada
    https://electronicintifada.net/content/how-israeli-spies-are-flooding-facebook-and-twitter/27596

    Act.IL is run by a former Israeli spy who has argued that his outfit is involved in “a new kind of war.”

    While Act.IL publicly denies being supported by the Israeli government, the group’s chief executive has admitted in Hebrew to working closely with Israeli ministries, and in English that his staff are mostly former Israeli spies.

    His name is Yarden Ben Yosef. Last year, he explained his group’s methods in an article for a journal aimed at Israeli diplomats. He lamented that – in #Gaza that May – “the Palestinian narrative prevailed in world media over the Israeli one.”

    Israeli snipers had massacred more than 60 unarmed Palestinian protesters on a single day during the Great March of Return protests, injuring thousands more.

    Ben Yosef advocated for “inserting ourselves” into online discussions, because readers nowadays see the comments section under articles published by websites as part of the story.

    Using sophisticated “monitoring software,” he wrote, Act.IL closely watched news and social media the week before the opening of the new US embassy in Jerusalem – one of the triggers for the Palestinian protests.

    Ben Yosef explained that “controlling the online media discussion became our top priority.”

    He claimed victory in these efforts, successfully “bumping the pro-Israeli comments to the top of the list in 85 percent of the cases.”

    #hasbara #propagande #Palestine