• Il faut défendre les invulnérables. Lecture critique de ce qu’on s’est laissé dire, à gauche, sur la pandémie de covid | Winslow Santé Publique
    https://www.multitudes.net/il-faut-defendre-les-invulnerables-lecture-critique-de-ce-quon-sest-lais

    La minimisation pandémique est partout et nulle part. Elle va de soi sans se dire. Elle est insaisissable. C’est pour contourner cette évidence silencieuse que nous sommes revenus sur un discours minimisateur particulier : celui tenu par la Dr Desbiolles. Elle a publié en janvier 2023 un opuscule, « Réparer la santé ». Si ce livre est intéressant, c’est moins en lui-même que parce qu’il représente une version plus élaborée des convictions que les forces politiques progressistes (et leurs soutiens) ont plus ou moins clairement embrassées au sujet d’une pandémie considérée comme révolue. En retraçant son argumentaire, on espère contribuer à désenchevêtrer certaines des confusions dans lesquelles nous sommes collectivement englué·es, y compris au sein de milieux militants où l’on aurait aimé trouvé des (...)

    • La Dr. Desbiolles, qui dénonce comme une “fabrique de l’ignorance” (26) la fermeture du Conseil Scientifique aux critiques de la vaccination (27), participe par sa minimisation et son fatalisme à une entreprise de désarmement du public face à un désastre encore en cours. Elle n’est pas seule à le faire, et s’inscrit dans un mouvement international qui présente toutes les caractéristiques des manœuvres de production d’ignorance décrites par les enquêtes “agnotologiques”. Sa signature, retirée du site mais encore visible dans les archives d’internet, figure en effet sur la Great Barrington Declaration. Cet appel, lancé à l’automne 2020 par des médecins soutenus par des think tanks libertariens gravitant dans le réseau des fameux frères Koch, invitait à lever les mesures de prévention et à se contenter d’une hypothétique protection ciblée pour la minorité vulnérable, le plus grand nombre, à commencer par les enfants, étant supposé développer une immunité de groupe grâce aux infections.

      On y reconnaît la colonne vertébrale de Réparer la santé. Son autrice se présente en gardienne de la raison tout en engageant son autorité de médecin de santé publique dans un discours scientifiquement faussé. Elle contribue ainsi à la confusion sur ce que dit réellement la science, suivant une dynamique bien expliquée par Oreskes et Conway. Les semeurs de doutes et d’ignorance sur la question du covid sont les mêmes que pour le climat, et les stratégies (et parfois les stratèges) se retrouvent à travers des dossiers tels que le tabac, l’amiante, ou les pesticides.

      Quand on se livre sournoisement à des manipulations sur la #balance_bénéfices_risques, il n’y a qu’un pas vers l’#eugénisme et force est de constater que d’aucun·es le franchissent avec une grande désinvolture.

      #agnotologie #GBD (Great Barrington Declaration) #biais_de_confirmation #biais_du_champion
      #darwinisme_social #YOLO

    • Sans perspective de sortie de crise, comment répondre à ceux qui disent : « marre de vivre comme ça, foutu pour foutu, autant en profiter un peu avant de crever » ?

      Une réponse possible :
      ce ne sont pas les morts qui sont le plus à plaindre mais ceux qui leur survivent.

  • Un long fil [de @Themislv_vls] sur les différentes prises de positions de B. STIEGLER ces dernières années, « puisque certains semblent étonnés du partage de ce tweet antisémite »
    https://threadreaderapp.com/thread/1678894070767206407.html

    (...) dès le 22 octobre 2020, en réponse à l’éditorial de Horton, Emily Mendenhall, à l’origine [du concept de syndémie],

    https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)32218-2/fulltext
    🧵explique qu’il est erroné de qualifier le COVID-19 de "syndémie" de façon générale, que le contexte compte et qu’une telle erreur passe complètement à côté de l’intérêt même du concept.
    🧵E. Mendenhall explique ainsi que “la syndémie nous permet de reconnaître comment les facteurs politiques et sociaux favorisent, perpétuent ou aggravent l’émergence et le regroupement des maladies”, citant la Nouvelle Zélande où le leadership politique en réponse à la crise
    🧵a été exemplaire, de telle sorte que le Covid n’y est pas syndémique.
    Le concept n’est donc en aucun cas utilisé pour nier la réalité de la pandémie ni la nécessité d’une prévention.


    cet excellent fil recense les trucages de cette bonimenteuse et bon nombre des membres cultivés des sections d’assaut de l’obscurantisme. n’hésitons pas à le communiquer aux gens de gauche, syndicalistes, révolutionnaires éventuellement intéressés par cette extension de la gauche de droite. ping @rezo

    edit en plus d’inspirer les orientations de LFI, Stiegler siège au comité de surveillance de l’#ARS Aquitaine et est vice-présidente du comité d’#éthique du #CHU de Bordeaux
    .

    #toctoc #pandémie #mensonge #obscurantisme_cultivé #santé_publique #philosophie #Barbara_Stiegler #confusionisme #GBD #protection_ciblée #syndémie (dévoyée) #enfants #minimisers #prévention #Alt_Right #covid_19 #gauche #gauchededroite #antivax #Aude_Lancelin

    • La perspective de B. Stiegler et F. Alla, appliquée au Covid19, combine à la fois une conception particulière de la santé publique et de la prévention, une négligence des droits fondamentaux à la vie et à la santé et une ignorance de l’état des connaissances scientifiques.
      Tout cela participe à l’adoption de positions contraires à l’éthique et à une dérive frôlant l’eugénisme.
      […]
      Enfermée dans un cadre d’analyse bancale rejetant la prévention réduite à un acte médical quand elle relève avant tout de la santé publique, collective, enfermée dans un cadre ouvrant la voie aux idées délétères, contraires à l’éthique, validistes et frôlant l’eugénisme, B. Stiegler continue donc d’ignorer les victimes d’un néolibéralisme qui a porté l’absence de prévention au rang de normes pour la préservation des profits, quoi qu’il en coûte pour la population.
      […]
      On peut sérieusement se demander, et avec inquiétude, pourquoi cette philosophe enfermée dans son récit, étanche à l’éthique et aux faits, tenant un discours si délétère, est encore associée aux luttes de la gauche et aux institutions & autorités sanitaires.

    • tenant un discours si délétère, est encore associée aux luttes de la gauche

      Parce qu’à « gauche » il y a un paquet de gens qui ont les mêmes opinions moisies que cette « philosophe » et qui sont bien contents d’intellectualiser leur connerie en citant Stiegler.

    • Trois ans déjà. L’un des effets politiques parmi les plus décisifs de la pandémie, c’est d’avoir conduit à l’émergence d’une nouvelle gauche de droite. Non gouvernementale cette fois, elle s’est créée « par le bas ». Ce qui la rend autrement dangereuse. Pour ma part, c’est par elle que l’irrespirable domine.
      « Critique » du « système » elle est excrément - le correcteur m’a suggéré un lapsus signifiant, je le garde ! - [extrêmement] composite, elle inclue tout aussi bien politiciens et gauchistes extra-parlementaires, écologistes qu’anarchistes, intellectuels et Gilets jaunes, insiders et outsiders. Terreau d’une fascisation qui n’en porte pas le nom, on la voit et la rencontre partout.
      Headshot. Le taf de snipper réalisé par @Themislv_vls suffira pas. Mais on peut imaginer que d’autres s’en saisiront, pour déciller, pour réouvrir à une position critique, une pensée et des actes qui ne reposeraient pas sur la falsification, la confusion plus ou moins délibérée.

  • Enfants, Cabrioles - #AutodéfenseSanitaire face au Covid-19.21 novembre 2022 ·
    https://cabrioles.substack.com/p/21-novembre-2022-enfants

    Depuis le début de la pandémie les enfants sont l’objet de toutes les attentions car ils représentent un enjeu économique et politique central. Et pourtant leurs morts et leurs souffrances causées par le Covid sont partout absentes.

    Résumons :

    Après avoir été qualifié·es de super-propagateur·ices les premières semaines du confinement, iels ont subitement été transformé·es en être surnaturels, “peu à risques” selon la formule consacrée, dès lors qu’il a fallut remettre leur parents au travail. Soudainement, et en dépit de la réalité et des connaissances scientifiques établies, nos gouvernant·es les ont déclaré·es magiquement immunisé·es contre le Covid.

    En France cette campagne d’expérimentation sauvage - livrer les enfants à un virus inconnu - c’est fait avec l’étonnant appui des principales sociétés savantes en charge de la petite enfance. Nous retiendrons notamment la participation à cette opération du Conseil National Professionnel de Pédiatrie et de son président Robert Cohen, fameux inventeur de la “dette immunitaire” qui aime plaisanter au sujet de la pédohilie sur le plateau de Pascal Praud, de La Société Française de Pédiatrie et sa présidente Christelle Gras Le Guen, mais aussi du Haut Conseil à la Santé Publique https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=911 qui compte parmis ses membres Alices Desbiolles, ancienne dirigeante de la commission Santé d’EELV et signataire du manifeste international financé par l’extrême-droite libertarienne pour promouvoir l’eugénisme pandémique : la Great Barrington Declaration.

    La réalité comme vous le savez est tout autre : les écoles sont le principal moteur de l’épidémie, 69 enfants sont morts du Covid en France en 2022, contre 15 entre 2020 et 2021, les études estiment à 6% les infections d’enfants qui conduisent à des séquelles persistantes, 30% pour les estimations les plus hautes. Ajoutons à cela qu’on évalue à plus de 10 millions le nombres d’enfants qui ont vu un parent ou un·e proche qui les élevaient mourir du Covid à cause des politiques criminelles de laisser faire.

    Il faudrait toujours se poser des questions sur les personnes qui affirment qu’un virus nouveau - et donc inconnu - est sans conséquence à long terme sur la santé des enfants.

    La solution pour combattre de manière durable l’exposition aux virus respiratoires est connue : améliorer la qualité de l’air dans tous les lieux clos, des transports aux écoles, des logements aux entreprises. En attendant il existe un moyen très simple et peu couteux pour réduire drastiquement la circulation des virus respiratoires qui envoient massivement les enfants dans les hôpitaux : en lieux clos, généraliser le port du masque FFP2.

    Très bonne lecture et
    prenons soin de nos luttes,

    #GBD #pandémie #covid-19 #santé_publique #enfants

  • La Macronie récompense ses héros. Aujourd’hui, le ministère de la santé décore la présidente de la société française de pédiatrie.

    Décret du 13 juillet 2022 portant promotion et nomination dans l’ordre national de la Légion d’honneur
    https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000046045274

    Ministère de la santé et de la prévention
    Au grade de chevalier

    […]

    Mme Gras-Le Guen, née Gras (Christèle, Florence, Jacqueline), professeur des universités-praticien hospitalier, cheffe du service de pédiatrie générale et des urgences pédiatriques d’un centre hospitalier universitaire ; 31 ans de services.

  • Éloge de l’immunité de « troupeau » (herd immunity)

    Face à la septième vague de Covid-19, le gouvernement adopte un profil bas inédit depuis le début de l’épidémie
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2022/07/01/face-a-la-septieme-vague-de-covid-19-le-gouvernement-adopte-un-profil-bas-in

    Après deux années ponctuées par les flux et reflux de la maladie, le gouvernement juge que les Français ont appris à cohabiter avec le virus et en connaissent les dangers.

    #disruption #en_même_temps #GBD #paywall

    Ceci dit, si on croit ces chiffres, pas loin de la moitié de la population en France a été infectée ou réinfectée par #SARS_CoV-2. Je me souviens qu’en mars 2020, Angela Merkel était catastrophée par le fait que ce virus puisse atteindre 70 % de la population en un temps record. On y arrive, on y arrive. Merci Santé Public France.

    https://www.worldometers.info/coronavirus/country/france

    “Merkel s’attend à un taux de contamination de 60 à 70 % [de la population]”, titre ce jeudi 12 mars la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ). L’information a frappé les esprits dans le pays et au-delà. Elle a été diffusée par la chancelière lors de la conférence de presse qu’elle a tenue le mercredi 11 mars en présence du ministre de la Santé, Jens Spahn, et du directeur de l’institut Robert Koch (RKI), le centre de référence pour la santé publique en Allemagne.

    https://www.courrierinternational.com/une/prevision-coronavirus-lallemagne-sattend-un-taux-de-contamina

  • Barbara Stiegler et François Alla surenchérissent avec un nouveau livre où illes racontent toujours plus de merde sur la pandémie : rassurisme, stigmatisation, contre-vérités flagrantes par rapport à l’état des connaissances sur le virus et le vaccin, etc.

    Alexander Samuel sur Twitter : "Elle pourrait faire bondir au plafond LehmannDrC avec ce qu’elle raconte sur le sida. Sa vision est à l’opposé même de ce qui s’est passé. De cette lutte CONTRE la stigmatisation de certaines communautés.
    https://twitter.com/AlexSamTG/status/1507821480503123968
    https://threadreaderapp.com/thread/1507821480503123968.html

    #Barbara_Stiegler #François_Alla #covid #santé #rassurisme #vaccin #antivax

  • Un gouvernement criminel converti à l’idéologie libertarienne.

    Covid : Des allègements annoncés pour la rentrée malgré la pandémie
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2022/02/03022022Article637794669426939752.aspx

    #herd_immunity

    J’en profite pour linker vers cette analyse de la #GBD (Great Barrington Declaration)

    https://theconversation.com/5-failings-of-the-great-barrington-declarations-dangerous-plan-for-

    Good science and sound public health policy are needed to guide us through a pandemic that will likely continue throughout 2021. Public buy-in is essential for long-term adherence to effective public health measures such as wearing masks in indoor spaces, hand washing, maintaining physical distancing and staying home when sick.
    These measures can control case spread but, let’s face it, they are no fun. Even harder to weather are the intermittent closures of businesses and schools in response to local pandemic spikes.
    We have never been in more need of coherent and consistent messaging from the medical professionals, scientists, public health agencies and the government. Unfortunately, reckless messaging by some doctors and scientists is feeding mistrust of public health policies.
    Infectious bad ideas called cognogens readily spread in our stressed pandemic environment. One such cognogen, the Great Barrington Declaration , is causing harm. The declaration takes its name from Great Barrington, a Massachusetts resort town. This declaration, signed by 12,000 people, is sponsored by the American Institute for Economic Research, a libertarian think-tank.

    The declaration begins with the false premise that governments intend to lock down society, and cherry-picks facts (for example, that COVID-19 infections are mild in healthy people). It states:

    “Those who are not vulnerable should immediately be allowed to resume life as normal. The most compassionate approach that balances the risks and benefits of reaching herd immunity, is to allow those who are at minimal risk of death to live their lives normally to build up immunity to the virus through natural infection, while better protecting those who are at highest risk.”

    The 5 flaws

    1. It creates a false dichotomy. The declaration rhetoric offers a false choice between a wholesale return to our pre-pandemic lives (which is objectively dangerous) versus a total lockdown (which no one advocates). Across Canada, schools, daycares and businesses are open and we are providing health care for patients who suffer from non-COVID-19 diseases. Timothy Caulfield, Canada Research Chair in health law and policy, notes that it’s not a binary choice between the Barrington perspective and full lockdown, and that governments are striving to balance public health with economic recovery.
    This is true in Ontario where, after the first COVID-19 peak, the province reopened in three stages, guided by epidemiology.

    2. The Barrington declaration gives oxygen to fringe groups. The signatories did not intend to support such fringe groups, but their rhetoric invalidates public health policy and feeds the 19 per cent of North Americans who don’t trust public health officials.
    When physicians and scientists sign on to the declaration they support the fears of an increasingly anxious public and fuel conspiracy theories. This is even more dangerous in America with a president that many people view as divisive, and fringe groups such as the paramilitary Oath Keepers and QAnon.

    3. The Barrington declaration puts individual preference far above public good. The declaration advocates that, “individual people, based upon their own perception of their risk of dying from COVID-19 and other personal circumstances, personally choose the risks, activities and restrictions they prefer.”
    If these views were applied to traffic safety, chaos would ensue as we each chose our own speed limit and which side of the road to drive on. Public health matters, and the approach of the declaration to place ideology over facts helps fuel the pandemic.

    4. The declaration misunderstands herd immunity. Herd immunity occurs when a large enough proportion of the population has immunity, usually more than 70 per cent. Viral spread is then slowed because the virus largely encounters immune people. Herd immunity can be safely achieved by vaccines, but in order to “naturally” develop herd immunity, people must first survive the infection.
    Despite more than nine million cases in the United States, less than 10 per cent of Americans have COVID-19 antibodies. Even if true caseloads were 10-fold greater than recognized, 94 per cent of people remain susceptible and, if rapidly infected, would swamp the health-care system and lead to many avoidable deaths.
    The declaration’s approach amounts to a global chickenpox party, a historical means of generating immunity to the varicella-zoster virus that causes chickenpox. Healthy children were put in close contact with an infected child so that all became infected with chickenpox.
    Unfortunately, even some healthy children suffered severe complications and unintended people were often infected. At least with chickenpox there was no risk of epidemic spread because society had herd immunity (which we lack for COVID-19).

    5. The declaration offers no details on how it would protect the vulnerable. In Ontario, more than 60 per cent of COVID-19 deaths have occurred in residents of nursing homes and long-term care (LTC) facilities. COVID-19 is imported into LTCs from the community by relatives and health-care workers, so we must prevent viral spread in the community to keep these vulnerable people safe.
    The experts have spoken: Experts view the Barrington declaration as wrong-minded and dangerous. Dr. Anthony Fauci dismissed the idea, calling it dangerous.
    The declaration is also rebutted by the 6,400 vetted signatories of the John Snow Memorandum, named for the 19th-century pioneer of epidemiology.
    The Snow memorandum cites clear evidence that the virus is highly contagious, several times more lethal than influenza and can have lasting consequences, even in healthy people. It affirms that COVID-19 can be constrained by good public health measures, and warns that herd immunity may be hard to achieve. It concludes:

    “… controlling community spread of COVID-19 is the best way to protect our societies and economies until safe and effective vaccines and therapeutics arrive within the coming months.”

    The Infectious Diseases Society of America’s 12,000 front-line infectious diseases scientists, physicians and public health experts strongly denounce the Barrington declaration.

    Finally, Wisconsin’s epidemic exemplifies the failure of Barrington declaration’s ideology. Its Republican-controlled legislature has supported legal challenges to the governor’s mask mandate even as the state’s rate of positive COVID-19 tests spiked to nearly 30 per cent and hospitalizations skyrocketed.

    The Great Barrington Declaration, supported by U.S. President Donald Trump, is naive and dangerous. Physicians and scientists must be responsible in our pronouncements and not sow mistrust of effective public health measures.