• PMA : l’occasion manquée d’une loi progressiste sur la famille
    https://www.mediapart.fr/journal/france/230919/pma-l-occasion-manquee-d-une-loi-progressiste-sur-la-famille

    En ouvrant la PMA aux couples de femmes et femmes seules dans le cadre d’un projet de loi sur la bioéthique, débattu à partir de ce mardi à l’Assemblée, le gouvernement réalise une réforme importante pour l’égalité, mais se prive de l’occasion d’une loi progressiste remettant à plat la façon dont on pense la filiation.

    #GENRE #famille,_PMA,_droit,_filiation,_projet_de_loi_bioéthique,_A_la_Une

  • PMA : l’occasion manquée d’une grande loi sur la famille
    https://www.mediapart.fr/journal/france/230919/pma-l-occasion-manquee-d-une-grande-loi-sur-la-famille

    En ouvrant la PMA aux couples de femmes et femmes seules dans le cadre d’un projet de loi sur la bioéthique, le gouvernement réalise une réforme importante pour l’égalité, mais se prive de l’occasion d’une grande loi progressiste sur la famille, remettant à plat la façon dont on pense la filiation.

    #GENRE #famille,_PMA,_projet_de_loi_bioéthique,_droit,_filiation,_A_la_Une

  • Transgender woman in male prison ‘nightmare’ on hunger strike | Society | The Guardian
    https://www.theguardian.com/society/2018/jan/27/marie-dean-trans-prisoner-male-prison-hunger-strike
    https://i.guim.co.uk/img/media/a74ed7d831a2c364cd8b3174d1630eb718e55e1a/0_100_3000_1800/master/3000.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Dean has been diagnosed with gender dysphoria and serving an indeterminate sentence for public protection (IPP) after being convicted of more than 30 offences including repeated burglary and voyeurism. Her crimes included breaking into several homes and filming herself wearing underwear belonging to teenage girls. The judge at her trial said she engaged in “behaviour that anyone is bound to find chilling”.

    The Marie Dean story shows there’s no simple answer to how we treat transgender prisoners
    https://www.newstatesman.com/politics/feminism/2018/01/marie-dean-story-shows-there-s-no-simple-answer-how-we-treat-transgend

    It was presented, at first, as a simple case of injustice in the prison system. The Observer ran the story with the headline “Transgender woman in male prison ‘nightmare’ on hunger strike”. The facts given were these: Marie Dean, 50, is refusing food in protest at being held in HMP Preston on an indeterminate sentence for burglary without access to “hair straighteners, epilator or any makeup”. The report linked to a Change.org petition demanding that Dean be “moved into the female estate as quickly as possible”. Some detail, though, seemed to be missing.

    That’s why the crimes came with an indeterminate sentence: because Dean was a sexual offender with an escalating pattern of behaviour against women. After complaints, The Observer updated its report with details of Dean’s crimes, but the fundamental outline of the story remains as it was, while the Pink News version still only mentions burglary. Alarmingly, it was only possible to learn this because Dean had made a relatively minor name change. One unhappy consequence of the well-intentioned taboo against “deadnaming” (using a trans individual’s pre-transition name) is that past actions are able to slip from the record.

    At this point, I think it’s OK to ask where women figure in all this. This is someone who presents a manifest danger to women, someone whose victims live in the long shadow of violation in their own homes; yet media outlets have given an uncritical platform to demands for Dean’s transfer into the female estate.

    BBC NEWS | UK | England | Lancashire | Cross-dressing burglar is jailed
    http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/england/lancashire/8064491.stm

    Marie was convicted of 24 offences at his trial including burglary, aggravated burglary, six counts of voyeurism and 10 counts of possessing indecent photographs of children.

    Cross-dressing Burnley burglar jailed indefinitely | Lancashire Telegraph
    https://www.lancashiretelegraph.co.uk/news/4390490.cross-dressing-burnley-burglar-jailed-indefinitely

    Meanwhile, images were found on the mobile phone and camera of Marie in bedrooms, dressed again in women’s underwear and performing sex acts on himself.

    Detectives charged Marie with assault and going equipped and launched an investigation, involving newspaper coverage, to trace the bedrooms where the footage was filmed.

    One house in the images was found to be the home of a woman and her 15-year-old daughter, whose bedroom Marie had filmed himself in.

    Je résume : une personne fait effraction chez des femmes, porte les sous-vêtements des filles, se masturbe et se filme, possède du matériel pédopornographique. Et demande à être placée dans une prison pour femmes puisqu’elle s’identifie comme telle. Il faut arbitrer ensuite entre ses droits et celles des femmes qui devront partager leurs espaces avec une personne coupable de crimes sexuels contre d’autres femmes.

  • Bioéthique : les droits des personnes transgenres et des enfants intersexes en débat
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170919/bioethique-les-droits-des-personnes-transgenres-et-des-enfants-intersexes-

    Ils sont souvent les oubliés du droit. En commission, les députés ont rejeté les amendements visant à ouvrir la PMA aux hommes transgenres. Ils ont également débattu de la prise en charge médicale des enfants intersexes.

    #GENRE #sante,_intersexe,_transgenre,_droits,_bioéthique

  • #Féminicide : « Le #principe_d’égalité devant la loi s’oppose à ce que les crimes soient “genrés” »

    L’introduction du terme « féminicide » dans le #code_pénal nuirait à la clarté du #droit et donc à son efficacité, estime Céline Parisot, présidente de l’Union syndicale des magistrats, dans une tribune au « Monde ».

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/09/12/feminicide-le-principe-d-egalite-devant-la-loi-s-oppose-a-ce-que-les-crimes-
    #genre #justice #égalité

  • Les « mauvaises filles » de l’après-guerre, symboles d’une justice genrée
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/060919/les-mauvaises-filles-de-l-apres-guerre-symboles-d-une-justice-genree

    Qui sont les « mauvaises filles » de l’après-guerre, placées ou enfermées par les juges des enfants ? Que nous disent-elles des normes sociales qui pèsent encore aujourd’hui sur les femmes ? Entretien avec l’historienne Véronique Blanchard, qui fait entendre la voix de ces adolescentes dans un livre sorti cette semaine.

    #GENRE #juge_des_enfants,_Littérature,_violence_féminine,_justice_des_enfants

  • La #Suisse face au défi de protéger les réfugiés #LGBTI

    La Suisse a encore beaucoup d’efforts à faire afin d’agir conformément au droit en matière d’asile pour les personnes discriminées en raison de leur identité sexuelle, écrit Ihsan Kurt, spécialiste en migration.

    Comme ailleurs, le nombre de demandes d’asile des nouvelles minorités persécutées augmente en Suisse. Dans la plupart des pays d’accueil, les demandeurs d’asile pour des raisons d’orientation sexuelle ou d’identité de genre (LGBTI) sont discriminés et les lois en la matière ne tiennent pas compte de ces vulnérabilités spécifiques à un groupe déterminé. La Convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés nécessite des réformes.

    Après la Seconde Guerre mondiale, des millions d’exilés arrivent en Europe pour y trouver refuge. Les Etats signent à Genève, sous l’égide des Nations unies, une convention internationale pour garantir le respect des droits de l’homme et gérer des mouvements de ces populations. C’est ainsi qu’ils ont défini la notion juridique du « réfugié ».

    Dans le contexte politique où cette convention a été rédigée, à part la Suède, aucun Etat n’a envisagé l’orientation sexuelle comme motif d’exil suite à des persécutions ou des craintes y relatives. Les persécutions en raison de l’homosexualité n’ont été considérées qu’après les grandes transformations dans la perception de l’homosexualité, notamment aux Etats-Unis et en Europe, avec le développement des théories féministes, dans les années 1970, les mouvements homosexuels et la mobilisation de la lutte contre le sida, dans les années 1980. C’est ainsi qu’à partir des années 1990 les personnes homosexuelles ont commencé à oser sortir de l’ombre et que les demandes d’asile liées à l’orientation sexuelle deviennent visibles aux Etats-Unis puis en Europe occidentale.
    Le problème de la preuve

    Ces vingt dernières années, plusieurs demandes invoquant des persécutions en raison de l’orientation sexuelle ont abouti à l’octroi du statut de réfugié en Suisse. Les demandeurs d’asile sont alors reconnus, en tant qu’homosexuels ou transsexuels, d’un pays déterminé, comme appartenant à un « groupe social particulier ». Ils se retrouvent ainsi dans les motifs stipulés dans la convention de 1951, à l’instar des femmes victimes de mariage forcé ou de mutilations génitales.

    Il est difficile pour un Iranien, une Afghane ou une Tanzanienne de prouver leur homosexualité, puisque dans ces pays un simple soupçon suffit pour être persécuté

    Considérée comme une déviance, l’homosexualité est illégale dans plusieurs pays figurant sur la liste « des pays sûrs » pour le renvoi des requérants, établie par le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM). Le critère de groupe social déterminé est difficilement appliqué dans la procédure d’asile. Le principe de devoir prouver la crainte et la persécution lors de la demande d’asile tient peu compte de la vulnérabilité de cette population. Or les organisations de défense des droits de l’homme et des réfugiés, comme l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) ou Amnesty International, rappellent souvent ces principes de groupe social déterminé et de vulnérabilité des LGBTI. A cette vulnérabilité particulière en raison des traumatismes liés aux persécutions, j’ajoute aussi des sentiments de honte, de non-acceptation de soi. Ces personnes sont davantage exposées aux préjugés et aux discriminations à caractère homophobe. Sur le chemin de l’exode, elles peuvent subir des agressions spécifiques à leur orientation sexuelle.

    Dans la procédure d’asile, elles doivent surtout prouver leur homosexualité. Or prouver qu’on a subi des persécutions dans son pays d’origine en raison de son orientation sexuelle est très compliqué étant donné que le pays d’origine ne reconnaît pas l’homosexualité. Il est ainsi extrêmement difficile pour un Iranien, une Afghane ou une Tanzanienne de prouver leur homosexualité, puisque dans ces pays un simple soupçon suffit pour être persécuté.
    La Suisse trop stricte

    La pratique suisse est extrêmement stricte concernant les allégations tardives : la plupart du temps, la déclaration tardive d’orientation sexuelle ou de son identité de genre est rejetée et considérée comme non crédible par les autorités, contrairement aux directives du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR). Mais il est aussi compliqué pour les enquêteurs et les juges fédéraux d’établir effectivement l’homosexualité du requérant car il est très difficile de poser des questions intimes portant, par exemple, sur les pratiques sexuelles.

    Il y a une prise de conscience de cette réalité des personnes LGBTI et de leur besoin de protection. Néanmoins, la vérification de l’homosexualité demeure problématique. Et la Suisse a encore beaucoup d’efforts à faire afin d’agir conformément au droit international et à la Déclaration universelle des droits de l’homme.

    https://www.letemps.ch/opinions/suisse-face-defi-proteger-refugies-lgbti
    #réfugiés #asile #migrations #homosexualité #genre

  • Violences conjugales : une prise de conscience, mais peu de moyens
    https://www.mediapart.fr/journal/france/040919/violences-conjugales-une-prise-de-conscience-mais-peu-de-moyens

    En ouverture du « Grenelle contre les violences conjugales », le premier ministre a annoncé la création de postes de procureurs spécialisés et l’expérimentation de chambres d’urgence. Sans pour autant débloquer les moyens espérés par les associations. 101 féminicides ont été commis depuis le début de l’année.

    #GENRE #Edouard_Philippe,_Justice,_violences_conjugales,_Grenelle,_féminicides,_A_la_Une

  • Violences conjugales : une prise de conscience, mais toujours pas de moyens
    https://www.mediapart.fr/journal/france/040919/violences-conjugales-une-prise-de-conscience-mais-toujours-pas-de-moyens

    À l’occasion du lancement du « Grenelle contre les violences conjugales », le premier ministre a annoncé la création de postes de procureurs spécialisés et l’expérimentation de chambres d’urgence. Sans pour autant débloquer le « plan Marshall » ni les moyens espérés par les associations. 101 féminicides ont été commis depuis le début de l’année.

    #GENRE #Justice,_Edouard_Philippe,_Grenelle,_violences_conjugales,_féminicides

  • Le genre toujours au centre des loisirs - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/08/25/le-genre-toujours-au-centre-des-loisirs_1747243

    Selon les recherches d’Yves Raibaud et Edith Maruéjouls, 75 % des budgets publics profitent directement ou indirectement aux garçons, toutes activités confondues : centres de loisirs, séjours de vacances, danse, foot, écoles de musique et même médiathèques. Les financements ne sont pas égalitaires. Des équipements publics, notamment sportifs, comme les city stades ou skate parcs, visent aussi une activité majoritairement masculine. Tandis que les lieux de pratique plus féminine comme les centres d’équitation sont moins aidés. Yves Raibaud : « Ce ne sont pas les filles qui s’autocensurent ou n’ont pas envie, on a juste privilégié la moitié de la population au détriment d’une autre à travers ce financement. » Le géographe a d’ailleurs mené un travail avec le conseil départemental de la Gironde pour parvenir à des arbitrages budgétaires égalitaires. « On l’a fait aussi avec la ville de Bordeaux sur leurs séjours d’été. Il doit y avoir autant de filles que de garçons pour des budgets équivalents. » La directrice de Larobe abonde : « Etre à égalité, c’est partager un budget, un espace, sinon on hiérarchise. On voit des maisons des jeunes, des centres occupés par 90 % de garçons. » Les filles viennent pour un cours de danse ou de l’aide aux devoirs mais ne restent pas. Une illusion de présence.

    Au moment de la préadolescence, la fracture se creuse encore. Les travaux d’Edith Maruéjouls montrent que dès 12 ans, les filles disparaissent de ces structures. « Le groupe social des filles dans un micro-espace de loisirs ou sociétal, comme la cour de récré ou le centre, est relégué sur les bords. Elles ne prennent pas l’espace physique et sont réduites à leurs capacités à négocier. » La géographe mesure depuis deux ans un autre phénomène : « Ce que j’appelle la première charge mentale des filles : à cet âge, c’est la première fois qu’elles sont confrontées au harcèlement de rue en raison de leurs tenues vestimentaires, ce qui leur fait élaborer des stratégies d’évitement. » Un cercle vicieux en termes d’activités. Les filles étant moins présentes dans les centres, les activités risquent d’être encore plus orientées côté masculin.

    • J’aimerais avoir les références sur l’aspect « médiathèques », dont l’accès serait genré. Autant pour les autres éléments cités, je vois assez bien, mais pour les médiathèques, j’aimerais savoir comment ça joue.

    • J’en sais pas plus que toi @arno Peut être qu’il y a plus d’abonnement à des revues de foot, jeux vidéos... que de revues de poney et de danse, ou plus de lecture d’auteurs que d’autrices, plus de bouquins avec des héros que d’héroines...

    • J’ai trouvé ceci qui develloppe un peu mais j’ai pas encore tout lu

      ici un résumé
      https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01560821/document

      Je me suis intéressé dans les années 2000 aux lieux de répétition des musiques amplifiées (rock, rap, techno, reggae), puis par extension aux cultures urbaines (graff, hip-hop, mais aussi sports urbains tels que skateboard et Bmx). Il m’est apparu assez rapidement que ces cultures, dont on disait qu’elles étaient l’expression des jeunes et des quartiers fragiles, étaient surtout déterminées par le sexe de leurs pratiquants, plus de 90 % de garçons. Le modèle de la « maison des hommes » convient assez bien pour caractériser ces lieux de production d’identité masculine, dont la culture commune est souvent teintée de sexisme et d’homophobie. J’ai prolongé ce travail en étudiant les skateparks et les citystades. Mis à disposition des jeunes (en réalité des jeunes garçons), ils ont pour but avoué de canaliser leur violence dans des activités positives. Il me semble qu’ils fonctionnent au contraire comme des « écoles de garçons », produisant l’agressivité et la violence qu’ils sont censés combattre.

    • C’est intéressant, cet aspect sécuritaire. Il reprend la même idée sur les colos populaires :

      De l’autre côté du périphérique, les séjours et activités organisées par les municipalités (Opération Prévention Été, séjours courts, Ville Vie Vacances) sont clairement orientés vers la prévention de la délinquance et proposent des activités spécialisées vers le public cible : les jeunes garçons des cités. Exit les filles des vacances des pauvres.

      En revanche, il n’explique pas plus la question des médiathèques.

    • ici plus de détails
      https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00658958/document

      Pour les médiathèques tu as raison d’avoir tiqué @arno car c’est le seul graphique ou les filles sont légèrement majoritaire, mais ca reste une majorité assez faible selon l’étude.

      On pourrait penser que les pratiques culturelles sont plus féminines que les pratiques sportives, par compensation ou pour des choix liés aux stéréotypes de sexe. Les chiffres montrent au contraire que les filles sont à peine plus présentes que les garçons dans les médiathèques et légèrement moins nombreuses dans les écoles de musique

    • Si tu veux une version très détaillé, voici

      Mixité, égalité et genre dans les espaces du loisir des jeunes : pertinence d’un paradigme féministe
      par Édith Maruéjouls-Benoit

      Thèse de doctorat en Géographie humaine (379 pages)

      https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01131575/document

      La partie sur les médiatèques est à la page 174

      2.1.2Le renforcement des stéréotypes : les activités culturelles et artistiques.

      Les pratiques culturelles et artistiques semblent plus équitablement réparties entre filles et garçons. Cependant les stéréotypes attachés aux pratiques sont forts et séparent les sexes à l’adolescence, c’est alors qu’on observe de nouveau un décrochage des filles. Les pratiques culturelles des jeunes sont encadrées dans des équipements municipaux ou au sein des associations prestataires de la commune, parfois dans des associations non subventionnées, hébergées dans des locaux municipaux. Les équipements municipaux tels que médiathèques et écoles de musique et de danse accueillent majoritairement un public de jeunes enfants et connaissent une désaffection à partir de l’entrée au collège, puis au lycée. Ce décrochage est compensé en partie, pour les garçons, par des propositions culturelles moins académiques, portées par le secteur de l’animation, principalement musiques actuelles, danse hip hop, espace multimédia, comme nous le verrons plus avant.Premier équipement étudié, la médiathèque est le lieu de la quasi parité.Création Edith Maruéjouls (2011)Les statistiques sur les emprunts dans les médiathèques ne permettent pas de dégager une analyse sexuée sur l’usage du lieu. On note seulement que les filles ne sont pas massivement plus utilisatrices que les garçons. Le découpage par âgepour la commune de Floiracnous enseigne que c’est à 13 ans que les filles effectuent plus d’emprunts que les garçons.
      A Floirac, les filles à partir de 13 ans sont plus nombreuses que les garçons à emprunter à la médiathèque. La commune de Blanquefort propose des enseignements spécialisés, notamment un lycée viticole et des lycées techniques. Il y a une importante population masculine étudiante venant de tout le département. Les garçons sont donc proportionnellement plus nombreux que les filles sur le territoire à partir de la seconde voire la troisième. Ils deviennent majoritaires pour les emprunts en médiathèque.
      On entend souvent que les pratiques culturelles sont plus féminines que les pratiques sportives, par compensation ou pour des choix liés aux stéréotypes de sexe. Les chiffres montrent au contraire que les filles sont à peine plus présentes que les garçons dans les médiathèques et dans les écoles de musique

    • Personnellement, j’ai été frappée par le passage bulldozer de la bibliothèque (l’endroit des rats de bibliothèque, c’est-à-dire des corps enfermés dans le silence et les espaces contraints, donc les femmes et les hommes peu virilisés) vers la médiathèque, souvent un espace plus volumineux, plus lumineux, plus mis en scène (plus tape à l’œil, donc plus couteux et valorisant), qui se caractérise par un retrait assez net de l’emprise du livre au profit de l’espace presse-magazines — avec souvent une disposition « club » avec des fauteuils très confortables qui n’existaient pas dans les bibliothèques, spartiates —, musique, jeux vidéos, films, c’est-à-dire des pratiques culturelles plus « masculines ».

      Ce n’est qu’une impression, cela dit, mais il y aurait l’idée d’investissements massifs de la collectivité pour viriliser et rendre attractif un lieu qui était auparavant un parent pauvre des équipements collectifs, surtout investi par les dominés…

    • @monolecte : pas que. À mon goût (d’homme, certes), les médiathèques sont aussi des lieux plus ouverts aux enfants et aux familles (gros poufs sur le sol pour lire vautrés comme des otaries, livres directement accessibles aux petits, présentation scénarisée pour les pré-ados, etc.). Et aussi beaucoup d’espace de travail pour les adolescents, auxquels ça donne un lieu pour se retrouver et travailler (travaux scolaires), avec un équilibre entre le silence et le calme nécessaires pour bosser, mais en même temps une certaine « modernité » des usages, avec la machine à café/boissons, les toilettes propres et accessibles… (ces lieux de travail, systématiquement le week-end, c’est plein de lycéens). Par rapport à la tradition « rats de bibliothèque », il me semble aussi qu’il y a une présentation nettement moins austère des livres, par exemple l’espace pour les jeunes ados valorise clairement des lectures plus à la mode que les classiques du XIXe siècle.

      Sans compter, évidemment, ce qui caractérise les médiathèques : y’a pas que des livres. Gros espace de DVD (à une époque, ça eut été intéressant), gros espace de CDs (à une époque…), désormais ludothèque, ici un énorme espace pour emprunter des partitions…

      Il me semble avoir lu par ici que le « problème » des médiathèques était moins l’aspect genré (autant de femmes que d’hommes) que la sélection sociale qui s’opère en amont, et il n’est pas certain que le passage de la bibliothèque à la médiathèque ait énormément modifié cet aspect.

    • @arno : effectivement, en bibli/mediathèque, le problème est plus une question de CSP que de genre. Alors que je me plaignais du faible nombre de bouquins (à E. Zola), une responsable m’a expliqué que trop de bouquins intimidaient les gens (pas les CSP+, s’entend) et que donc on allait à l’encontre du principe même d’une bibli en restreignant le nombre d’ouvrages.

  • Watching the clothes dry: How life in Greece’s refugee camps is changing family roles and expectations

    On the Greek Islands where refugees face long waiting times and a lack of adequate facilities, women are being pushed to the margins of camp society as children are deprived of education and safe places to play. While governments and the EU fail to provide satisfactory support, and NGOs fight to fill the gaps, how can we stop a generation of women and girls with high hopes of independence and careers from being forced back into domestic roles?

    “The days here are as long as a year.

    “In the camp I have to wash my clothes and dishes with cold water in the cold winter, and I have to watch my clothes dry because I lost almost all of my dresses and clothes after hanging them up.

    “As a woman I have to do these jobs – I mean because I am supposed to do them.”

    The boredom and hopelessness that Mariam* describes are, by now, common threads running through the messy, tragic tapestry of stories from the so called “migrant crisis” in Greece.

    Mariam is from Afghanistan, and had been studying business at university in Kabul, before increasing violence and threats from the Taliban meant that she was forced to flee the country with her husband. Soon after I met her, I began to notice that life in camp was throwing two distinct concepts of herself into conflict: one, as a young woman, ambitious to study and start a career, and the other, as a female asylum seeker in a camp with appallingly few facilities, and little freedom.

    While Mariam felt driven to continue her studies and love of reading, she could not escape the daily domestic chores in camp, a burden placed particularly on her because of her gender. I was familiar with Mariam the student: while managing the Alpha Centre, an activity centre run by Samos Volunteers, I would often come across Mariam sitting in a quiet spot, her head bent over a book for hours, or sitting diligently in language classes.

    The other side of her was one I rarely saw, but it was a life which dominated Mariam’s camp existence: hours and hours of her days spent cooking, cleaning, mending clothes, queuing for food, washing dishes, washing clothes, watching them dry.
    Women as caregivers

    Mariam’s experience of boredom and hardship in the camp on Samos is, unfortunately, not uncommon for any person living in the overcrowded and squalid facilities on the Greek islands.

    Many, many reports have been made, by newspapers, by Human Rights organisations such as Amnesty International, and NGOs such as Medécins Sans Frontières (MSF). All of them speak, to varying degrees, of the crushing boredom and despair faced by asylum-seekers in Greece, the dreadful conditions and lack of resources, and the mental health implications of living in such a situation. MSF describes the suffering on the Aegean islands as being on an “overwhelming scale.”

    While these issues apply indiscriminately to anyone enduring life in the island camps – and this undoubtedly includes men – there have been reports highlighting the particular hardships that women such as Mariam have to face while seeking asylum in Greece. In a 2018 report, “Uprooted women in Greece speak out,” Amnesty International comments on the additional pressures many women face in camp:

    The lack of facilities and the poor conditions in camps place a particularly heavy burden on women who often shoulder the majority of care responsibilities for children and other relatives. The psychological impact of prolonged stays in camps is profound. Women spoke of their anxiety, nightmares, lack of sleep and depression.

    The article recognises how much more likely women are than men to take on a caregiving role, an issue that is not unique to asylum-seeking populations. According to a report titled ‘Women’s Work’ released in 2016 by the Overseas Development Institute, women globally do on average over three times more unpaid work than men – work including childcare and domestic chores. This is across both ‘developed’ and ‘developing’ countries, and demonstrates inequality on a scale far beyond refugee and migrant populations.

    However, as Amnesty points out, it is not the perceived roles themselves which are the issue, but rather the glaring lack of facilities in camps – such as lack of food, ‘horrific’ sanitary conditions, and poor or non-existent washing facilities, as well as significant lack of access to education for children, and waiting times of up to two years. All of these factors exacerbate the gender divides which may or may not have been prevalent in the first place.

    The expectation for women to be primary caregivers was something I particularly noticed when running women’s activities on Samos. There was a stark difference between the daily classes – which would fill up with men attending alone, as agents distinct from their families in camp – and the women-only sessions, where accompanying children were almost always expected, and had to be considered in every session plan.

    The particular burden that I noticed so starkly in Mariam and many other women, was a constant battle to not be pushed to the margins of a society, which she desperately wanted to participate in, but had no opportunity to do so.

    Beyond lack of opportunities, many women speak of their great fear for themselves and their children in camp. Not only does a lack of facilities make life harder for people on the move, it also makes it incredibly dangerous in many ways, putting the most vulnerable at a severe disadvantage. This issue is particularly grave on Samos, where the camp only has one official doctor, one toilet per 70 people, and a gross lack of women-only bathrooms. This, alongside a volatile and violent environment – which is particularly dangerous at night – culminates in a widespread, and well-founded fear of violence.

    In an interview with Humans of Samos, Sawsan, a young woman from Syria, tells of the agonising kidney stones she experienced but was unable to treat, for fear of going to the toilet at night. “The doctor told me you need to drink a lot of water, but I can’t drink a lot of water, I am afraid to go outside in the night, is very dangerous,” she explained to my colleague.

    As Amnesty International reported last year, “women’s rights are being violated on a daily basis” in the Greek island hotspots. Their report features a list of ten demands from refugee women in Greece, including “full access to services,” “safe female only spaces,” and “livelihood opportunities.” All of these demands not only demonstrate a clear lack of such services currently, but also a real need and desire for the means to change their lives, as expressed by the women themselves.

    I remember the effect of this environment on Mariam, and the intense frustration she expressed at being forced to live an existence that she had not chosen. I have a vivid memory of sitting with her on a quiet afternoon in the centre: she was showing me photos on her phone of her and her friends at university in in Kabul. The photos were relatively recent but seemed another world away. I remember her looking up from the phone and telling me wearily, “life is so unexpected.”

    I remember her showing me the calluses on her hands, earned by washing her and her husband’s clothes in cold water; her gesturing in exasperation towards the camp beyond the walls of the centre. She never thought she’d be in this position, she told me, performing never ending domestic chores, while waiting out her days for an unknown life.

    Stolen childhoods

    Beyond speaking of their own difficulties, many people I approached told me of their intense concern for the children living in camps across Greece. As Mariam put it, “this situation snatches their childhoods by taking away their actual right to be children” – in many inhumane and degrading ways. And, as highlighted above, when children are affected, women are then far more likely to be impacted as a result, creating a calamitous domino effect among the most vulnerable.

    I also spoke to Abdul* from Iraq who said:

    The camp is a terrible place for children because they are used to going out playing, visiting their friends and relatives in the neighbourhood, and going to school but in the camp there is nothing. They can’t even play, and the environment is horrible.”

    Many asylum-seeking children do not have access to education in Greece. This is despite the government recognising the right of all children to access education, regardless of their status in a country, and even if they lack paperwork.

    UNHCR recently described educational opportunities for the 3,050 5-17 year olds living on Greece’s islands, as “slim.” They estimate that “most have missed between one and four years of school as a result of war and forced displacement” – and they continue to miss out as a result of life on the islands.

    There are several reasons why so many children are out of school, but Greek and EU policies are largely to blame. Based mistakenly on the grounds that people will only reside on the islands for brief periods before either being returned to Turkey or transferred to the mainland, the policies do not prioritise education. The reality of the situation is that many children end up waiting for months in the island camps before being moved, and during this time, have no access to formal education, subsequently losing their rights to play, learn, develop and integrate in a new society.

    In place of formal schooling, many children in camps rely on informal education and psychosocial activities provided by NGOs and grassroots organisations. While generally doing a commendable job in filling the numerous gaps, these provisions can sometimes be sporadic, and can depend on funding as well as groups being given access to camps and shelters.

    And while small organisations try their best to plug gaps in a faulty system, there will always, unfortunately, be children left behind. The ultimate result of Greek and EU policy is that the majority of children are spending months in limbo without education, waiting out their days in an unsafe and unstable environment.

    This not only deprives children of formative months, and sometimes years, of education and development, it can also put them at risk of exploitation and abuse. Reports by the RSA and Save the Children state that refugee children are at much higher risk of exploitation when they are out of school. Save the Children highlight that, particularly for Syrian refugee girls, “a lack of access to education is contributing to sexual exploitation, harassment, domestic violence and a significant rise in forced marriages”.

    There have also been numerous cases of children – often unaccompanied teenage boys – being forced into “survival sex,” selling sex to older, predatory men, for as little as €15 or even less, just in order to get by. The issue has been particularly prevalent in Greece’s major cities, Athens and Thessaloniki.

    While all children suffer in this situation, unaccompanied minors are especially at risk. The state has particular responsibilities to provide for unaccompanied and separated children under international guidelines, yet children in Greece, especially on Samos, are being failed. The failings are across the board, through lack of education, lack of psychological support, lack of appropriate guardians, and lack of adequate housing – many children are often placed in camps rather than in external shelters.

    This is a particular issue on Samos, as the designated area for unaccompanied minors in the reception centre, was not guarded at all until recently, and is regularly subject to chaos and violence from other camp residents, visitors or even police.

    Many refugee children in Greece are also at risk of violence not only as a result of state inactions, but at the hands of the state itself. Children are often subject to violent – and illegal – pushbacks at Greece’s border with Turkey.

    There have been multiple accounts of police beating migrants and confiscating belongings at the Evros river border, with one woman reporting that Greek authorities “took away her two young children’s shoes” in order to deter them from continuing their journey.

    The Council of Europe’s Committee for the Prevention of Torture and Inhuman or Degrading Treatment or Punishment (CPT) spoke out earlier this year, criticising treatment in Greek camps and detention facilities, stating that conditions were “inhuman and degrading.” They have called for an end to the detention of children with adults in police facilities, as well as the housing of unaccompanied minors in reception and identification centres, such as the hotspot on Samos.

    Smaller organisations are also making their voices heard: Still I Rise, a young NGO on Samos providing education for refugee children, has just filed a lawsuit against the camp management at the refugee hotspot, for their ill treatment of unaccompanied minors. The organisation states:

    We are in a unique position to witness the inhumane living conditions and experiences of our students in the refugee hotspot. With the support of Help Refugees, we gathered evidence, wrote affidavits, and build a class action on behalf of all the unaccompanied minors past and present who suffered abuse in the camp.

    After witnessing the many failings of the camp management to protect the unaccompanied minors, the NGO decided to take matters into their own hands, raising up the voices of their students, students whose childhoods have been stolen from them as they flee war and persecution.
    “Without love I would give up”

    Every day on Samos, I worked with people who were battling the ever-consuming crush of hardship and boredom. People came to the activity centre to overcome it, through learning languages, reading, socialising, exercising, teaching and volunteering. They demonstrated amazing commitment and perseverance, and this should not be forgotten in the face of everything discussed so far.

    Nadine*, a young woman from Cameroon whose help at the centre became invaluable, told me that she ‘always’ feels bored, and that “the worst is a closed camp,” but that she has managed to survive by teaching:

    I teach the alphabet and sounds, letters for them to be able to read. I teach adult beginners, it’s not easy because some of them didn’t go to school and they are not able to write in their own language. So it’s hard work, patience and love because without love I would give up.”

    The perseverance demonstrated by Nadine, Mariam, and other women like them, is extraordinary. This is not only considering the challenges they had to confront before even reaching Greece, but in the face of such adversity once reaching the EU.

    Those refugees who are most vulnerable – particularly women and children, but also the silent voices of this article, those who are disabled, LGBTQ+ or otherwise a minority – are being pushed to the margins of society by the despicable policies and practices being inflicted on migrants in Greece. Refugees and migrants are being forced to endure immense suffering simply for asking for a place of safety.

    Yet despite everything, even those at the most disadvantage are continuing to fight for their right to a future. And while I know that, especially in this climate, we need more than love alone, I hang onto Nadine’s words all the same: “without love I would give up.”

    https://lacuna.org.uk/migration/watching-the-clothes-dry-how-life-in-greeces-refugee-camps-is-changing-fa
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    #cpa_camps

  • Trop d’hétéros dans les bars gais ? Sophie Chartier - 17 Aout 2019 - Le devoir

    Dans les métropoles comme Montréal, les bars gais ne sont plus (que) des antres glauques aux planchers collants et à la luminosité inadéquate qui permettent à une population marginalisée de trouver refuge le temps d’une nuit. Évolution des moeurs aidant, ils accueillent de plus en plus d’hétérosexuels en quête de bonne musique, de spectacles de drag queens ou simplement d’un endroit chouette où tous se sentent bien. Mais ces lieux sont-ils faits pour eux ? C’est une question d’attitude plus que de strict accès, répondent des membres de la communauté.

    Scène de samedi soir entre amis dans la jeune trentaine. Daniel (le prénom a été modifié) est un peu éméché et a une confession à faire : il en a marre de voir des jeunes femmes présentant tous les attributs de l’hétérosexualité faire des égoportraits pour alimenter leurs réseaux sociaux à la terrasse d’un de ses débits de boisson favoris du Village.

    « Est-ce qu’on peut encore avoir des places réservées pour nous autres ? » demande Daniel. C’est-à-dire des lieux où la norme demeure l’homosexualité. » Les amis présents entrent en débat. À cause de la présence trop fréquente d’hétéros, le bon vieux bar gai serait-il effectivement en danger d’extinction ? Derrière la discrimination apparente de sa remarque, Daniel aurait-il mis le doigt sur un enjeu important qui doit préoccuper sa communauté ? Y a-t-il trop d’hétéros dans les bars gais ?

    « Pour les hétéros, c’est peut-être difficile de concevoir pourquoi c’est important, des lieux pour les LGBTQ, explique la militante. Quand tu arrives à prendre conscience du fait que tu es — dans mon cas — lesbienne, tu te sens seule. Un sentiment d’appartenance, c’est hyperimportant. En l’occurrence, pour moi, ce sentiment s’est créé grâce aux bars gais, aux bars et clubs de province [en France]. »

    Mme Jourdain préconise donc un éveil des consciences pour les personnes hétéros qui voudraient clubber avec les minorités sexuelles : « J’ai juste envie de sensibiliser les hétéros à notre histoire. C’est une histoire de lutte politique intense, pas seulement une histoire de fête et de paillettes. »

    À qui le royaume ?
    Est-ce une raison suffisante pour faire un tri à l’entrée des bars qui départagerait les créatures colorées (c’est-à-dire gaies) et les banals mecs en shorts cargo ou les instagrammeuses avides de like ?

    Pour le chroniqueur David Cloutier, il ne faut pas nécessairement voir la présence hétérosexuelle dans les bars du Village, par exemple, comme une mauvaise chose. « Je ne pense pas que ce serait une bonne idée de dire aux hétéros de ne plus venir. Ce n’est pas ça, la solution, dit-il au téléphone. Comme les gais plus jeunes ne viennent même plus dans le Village, il n’y aurait plus grand monde », lance à la blague celui qui a écrit l’an dernier pour Urbania une chronique intitulée Petit guide d’étiquette pour straights dans le Village gai.

    Dans son papier, qu’il décrit comme intentionnellement provocateur, Cloutier rit autant des hommes qui, déstabilisés, empoignent la main de leur douce à la vitesse grand V dès qu’ils ont franchi la frontière de la rue Saint-Hubert que des bandes de filles intoxiquées qui prendraient un peu trop de libertés en touchant le corps d’inconnus sur la piste de danse.

    Ainsi, tout est une question d’attitude et de respect. « Moi, ça ne me dérange pas quand ils prennent leur trou, dit David Cloutier. Mon petit malaise, il vient du fait qu’un hétéro, il est roi partout. En général, un hétéro, c’est plus accepté qu’un gai dans le monde. [Le bar gai], c’est la seule place où le gai est roi. L’hétéro est déjà dans son petit royaume à peu près partout. Pourrait-il ne pas venir nous rendre mal à l’aise chez nous ? »

    . . . . . .
    La suite : https://www.ledevoir.com/societe/560752/societe-trop-d-heteros-dans-les-bars-gais
    #quebec #marché #mode #lgbt #homosexualité #hétérophobie #gay #discrimination #genre #sexisme

  • Et si la #ménopause n’était qu’une construction sociale, un enjeu de #pouvoir ? - j’ai piscine avec Simone
    https://www.jaipiscineavecsimone.com/et-si-la-menopause-netait-quune-construction-sociale-un-enjeu-

    C’est le fait que bien avant d’être physiologiquement stérile, les femmes arrêtent de faire des enfants. A partir de 40/45 ans la norme pour une femme c’est de continuer d’être féconde mais de ne plus avoir d’enfants. C’est une norme qui est tout a fait construite dans les discours médicaux, qui appellent les grossesses à partir de 40 ans, les grossesses “à risque”, “tardives”. Il existe une rhétorique du risque qui les cataloguent comme indésirables. Une norme qui enjoint les femmes à se déprendre de la fécondité bien avant d’être physiologiquement stériles. Cette #norme est intéressante car elle ne concerne pas les hommes, les paternités qu’elles aient 45 ans ou 60 ans ne sont pas étiquetées comme tardive, à risque, déviantes ou à éviter.

  • PMA : « Etre parent et procréer sont deux choses différentes »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/250719/pma-etre-parent-et-procreer-sont-deux-choses-differentes

    Sociologue au CNRS et spécialiste de l’homoparentalité, Martine Gross se réjouit de l’ouverture de la PMA à toutes les femmes et de la suppression de l’anonymat pour les donneurs, mais regrette la création d’un régime spécifique de filiation pour les couples de lesbiennes.

    #GENRE #filiation,_homoparentalité,_loi_bioéthique,_PMA