• Male gaze, ce que voient les hommes (1/2)
    https://www.youtube.com/watch?v=0oMsFlQk_m4

    Dans cet épisode, il est question de cinéma et de séries télévisées vues par le prisme du genre. Victoire Tuaillon s’entretient avec Iris Brey, spécialiste de la représentation du genre et des sexualités à l’écran, critique de séries et de cinéma, enseignante à l’université de Californie à Paris, et autrice de « Le regard féminin : une révolution à l’écran » (éditions de L’Olivier).

    Dans cette première partie, elles discutent de ce qu’est le male gaze, c’est à dire le regard masculin : à quoi est-ce qu’il correspond concrètement, en terme d’esthétique, de choix de mise en scène et de cadrage ? Où en est-on de la parité dans l’industrie cinématographique et pourquoi aujourd’hui encore, la majorité des films produits sont financés et réalisés par des hommes ?

    RÉFÉRENCES CITÉES DANS L’ÉPISODE

    Cette étude du CNC sur la place des femmes dans l’industrie cinématographique et audiovisuelle (https://www.cnc.fr/cinema/etudes-et-r...), où l’on apprend que :
    – 80% des films français sortis en salles en France sur la période 2011- 2015 sont réalisés par des hommes.
    – A la FEMIS, en dix ans, 546 étudiants ont été admis à la Fémis dont 51 % de femmes et 49 % d’hommes
    – Le budget moyen des films réalisés par des femmes est 1,6 fois moins élevé que celui réalisé par des hommes. Plus les budgets augmentent, moins les femmes sont présentes. Au delà de 20 millions d’euros, il n’y a plus aucune femme.
    – En moyenne, une réalisatrice de long métrage a un salaire horaire inférieur de 42 % à celui de ses collègues masculins.

    Cette étude menée par trois économistes sur les différences de cachets entre acteurs et actrices (https://www.theguardian.com/world/201...), étude portant sur 246 acteurs et actrices apparus dans 1343 films entre 1980 et 2015 : pour un même film, les acteurs gagnent en moyenne 1,1 million de dollars de plus que leurs partenaires féminines

    Le test de Bechdel : un film « passe le test » si
    1/ il possède au moins deux personnages féminins et que ceux-ci portent un nom
    2/ ces deux personnages ont au moins une discussion
    3/ que cette discussion concerne autre chose qu’un homme

    Ce site (en anglais) répertorie tous les films qui le passent : https://bechdeltest.com
    Le site Polygraph a passé 4 000 films sortis en salle durant les vingt dernières années au test de Bechdel : http://poly-graph.co/bechdel

    The Riz test, pour mesurer les stéréotypes concernant les personnes musulmanes dans les fictions : https://www.riztest.com

    Le test du paternel : https://lepaternel.com/comment-cinema...
    Un film « passe le test » si :
    1 / Voit-on un père en train de s’occuper de son enfant ?
    2 / A-t-il une conversation avec son enfant sans faire mention de la mère ?
    3 / Accomplit-il une tâche domestique sans que cela semble inhabituel ?

    « Plaisir visuel et cinéma narratif » : le texte fondateur de Laura Mulvey, datant de 1975
    La revue de critique Débordements en avait proposé une traduction :
    http://debordements.fr/Plaisir-visuel...

    CRÉDITS
    Les couilles sur la table est un podcast de Victoire Tuaillon produit par Binge Audio. Cet entretien a été enregistré dans le studio Surya Bonaly de Binge Audio (Paris 19e). Prise de son et réalisation : Quentin Bresson. Réalisation : Quentin Bresson Générique : Théo Boulenger. Chargée d’édition : Camille Regache. Direction des programmes : Joël Ronez. Direction de la rédaction : David Carzon. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles.

    Female gaze, ce que vivent les femmes (2/2)
    https://www.youtube.com/watch?v=qIbepR7G1tA

    Dans la suite de cet entretien, Iris Brey expose le coeur de sa thèse sur le regard féminin à l’écran : à quoi peut-on le reconnaître ? Qu’est-ce que cela change à notre expérience de spectateurice ? Pourquoi est-ce qu’il ne s’agit pas d’une censure, mais au contraire d’une chance pour l’art cinématographique ?

    Le female gaze n’est pas l’inverse du male gaze, il peut être produit quel que soit le genre du réalisateur ou de la réalisatrice. Il ne s’agit pas d’objectifier les hommes comme on objectifie les femmes, mais bien de tout réinventer : la manière de filmer, de raconter des histoires, de les évaluer en terme critique… et d’enseigner le cinéma !

    LES OEUVRES DONT IL EST QUESTION DANS L’ÉPISODE
    « Titanic » de James Cameron (1997), « Portrait de la jeune fille en feu » de Céline Sciamma (2019), la série « La servante écarlate » par Bruce Miller (2017) pour Hulu, tirée du roman de Margaret Atwood, la série « I Love Dick » par Jill Soloway et Sarah Gubbins pour Amazon Video (2017), tirée d’un livre de Chris Kraus paru en 1997 et traduit en français en 2016 (éditions Flammarion), le film « Madame a des envies » d’Alice Guy (1906), qu’on peut visionner ici : https://www.youtube.com/watch?v=arIMC..., « Cléo de 5 à 7 » d’Agnès Varda (1962), « Jeanne Dielman, 23, quai du Commerce, 1080 Bruxelles » de Chantal Akerman (1975), « A bout de souffle » de Jean-Luc Godard (1960)

    OEUVRES RECOMMANDÉES
    Iris Brey recommande « Wanda » de Barbara Loden (1970) et « Simone Barbès ou la Vertu » de Marie-Claude Treilhou (1980)

    Victoire Tuaillon recommande l’écoute du podcast Mansplaining, du journaliste Thomas Messias et la fréquentation du site Le Genre et l’écran, qui se propose de faire une critique féministe des productions audiovisuelles.

    OEUVRES DE L’INVITEE
    « Sex and the series » 2016 (éd. L’Olivier)
    « Le regard féminin : une révolution à l’écran » 2020 (éd. L’Olivier)

    LE TEST DU FEMALE GAZE, selon Iris Brey
    1 / Il faut que le personnage principal s’identifie en tant que femme.
    2/ Que l’histoire soit racontée de son point de vue.
    3/ Que son histoire remette en question l’ordre patriarcal.
    4/ Que grâce à la mise en scène, le spectateur ou la spectatrice ressente l’expérience féminine.
    5/ Si les corps sont érotisés, le geste doit être conscientisé.
    6/ Le plaisir des spectateurs ne découle pas d’une pulsion scopique.

    CRÉDITS
    Les couilles sur la table est un podcast de Victoire Tuaillon produit par Binge Audio. Cet entretien a été enregistré dans le studio Surya Bonaly de Binge Audio (Paris 19e). Prise de son et réalisation : Quentin Bresson. Réalisation : Quentin Bresson Générique : Théo Boulenger. Chargée d’édition : Camille Regache. Direction des programmes : Joël Ronez. Direction de la rédaction : David Carzon. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles.

    #male_gaze #femal_gaze #perspectives #cinéma #genre

  • [Les Promesses de l’Aube] Faire #genres !
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/faire-genres--21

    Faire Genres ! glisse ses pieds dans les pantoufles des Promesses de l’Aube et vous propose une matinale antipatriarcale, queer et féministe.

    Ce matin, deux playlists de l’angoisses très angoissantes, un point sur les TERFS, un petit jeu du « tu préfères... », une chronique de mise au point sur les féministes de droite et misogynes de gauche pour qu’il n’y ai plus jamais confusion de classification !

    Bonne écoute !

    Retrouvez FAIRE GENRES aussi ICI !

    #feministe #genres,feministe
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-promesses-de-l-aube/faire-genres--21_08254__1.mp3

  • Les médias s’éveillent au problème transgenre… plus ou moins

    https://racinerouge.fr/2020/02/les-medias-seveillent-au-probleme-transgenre-plus-ou-moins

    Il est erroné de voir ce conflit comme une simple « compétition absurde » comme l’écrit Charlie Hebdo, une guéguerre puérile entre des groupuscules sur internet, surtout quand on met en lumière des choses aussi graves que la pression exercée sur les lesbiennes dans le monde réel, comme le rapporte Marguerite Stern dans Nouvelle Veg, pour élargir leur conception de l’homosexualité aux hommes à partir du moment où ils s’auto-proclament femme et lesbienne. J’ai relaté nombre de ce genre de folies dans les pays anglo-saxons, dont on ne cesse d’adopter les obsessions identitaires et rétrogrades sur la race, la religion et le sexe, avec les conséquences que l’on connait sur la société française. Ne pas voir l’ombre du danger des revendications transgenres se profiler sur la France indique au mieux une mauvaise maîtrise du sujet, au pire une grande naïveté. Si Marguerite Stern a décidé de dénoncer ces dérives, c’est bien parce qu’elle en a constaté l’emprise sur son initiative au sein des collectifs de colleuses et sur les murs des villes de France.

    Elle n’est pas la seule à se retrouver confrontée à ce militantisme agressif dans le « vrai monde », pour ainsi dire. Vendredi soir, j’ai reçu un coup de fil d’une amie enseignante dans un collège où elle anime un atelier « lutte contre le sexisme ». Ce matin-là, elle participait à une formation sur inscription libre pour enseignants venus de divers établissements, tenue au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, créée par l’Éducation Nationale et intitulée « Stéréotypes hommes/femmes dans les médias ». Les intervenants se composaient des journalistes Isabelle Motrot, rédactrice-en-chef de Causette, et Lauren Bastide, créatrice de la Poudre, une série de podcasts, ainsi que de Laurence Corroy-Labardens, professoresse à la Sorbonne-Nouvelle spécialisée sur les médias.

    Bastide consacre une partie de son intervention à la question transgenre, en qualifiant les critiques actuelles du mouvement de « conservatrices » et qui selon elle ne sont énoncées que par des personnes « d’extrême-droite » aussi bien que « fascistes ». Elle explique que « le féminisme, c’est un point de départ, il faut maintenant converger vers un mouvement plus large incluant les femmes trans » et autres minorités sexuelles. En d’autres termes, défendre les intérêts de la moitié de la population mondiale, c’est bien mignon, mais il faut maintenant consacrer nos ressources à une petite minorité d’hommes travestis.

    La journaliste défend l’idée d’une multitude de sexes, en prenant pour exemple une femme de sa connaissance née sans utérus. Déconcertée, mon amie fait remarquer que, tout de même, les différences biologiques entres les hommes et les femmes sont nombreuses, et que seules les femmes peuvent porter un enfant. « Donc selon vous, si on naît sans utérus, on n’est pas une femme ? » lui rétorque une enseignante. Ni l’une ni l’autre ne semble comprendre qu’elles parlent d’une anomalie rare. « Je n’ai pas osé le leur dire, » me confie mon amie. Une autre lui cite Simone De Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient ! » Un autre enseignant propose d’installer des toilettes mixtes dans les écoles, une idée qui revient souvent au prétexte que les personnes transgenres y seraient protégées.

    Il y quelque temps déjà, un collègue enseignant en histoire, qui s’était dit intéressé par le projet anti-sexisme de mon amie, s’était invité dans sa classe pour « sensibiliser » les enfants aux « droits des personnes transgenres », plus précisément leur accès au droit de vote en Inde. « Ça n’avait rien à faire là, » me dit mon amie en revenant sur toutes ces interventions. « Ils ne parlaient presque que de ça alors que nous, avec ma collègue, on apprend aux gamins que si tu es un garçon et que tu veux devenir coiffeur, eh bien tu peux être coiffeur. Le but, c’est de leur expliquer que les mains aux fesses, c’est pas possible, traiter un garçon qui a des amies de pédé non plus, regarder un peu comment les hommes et les femmes sont représentés dans les médias : est-ce qu’on ressemble à ça ? Etc… »

    Plus tard, c’est Laurence Corroy-Labardens qui est intervenue auprès des enseignants. « Son discours était bien différent. Elle faisait la distinction entre les différences biologiques et les différences imposées par la société. Elle a par exemple dit qu’il fallait garder à l’esprit les différences biologiques car c’était important dans certaines études. » Corroy-Labardens évoque notamment le fait qu’en médecine, ce sont principalement sur des modèles masculins que l’on teste les traitements, alors que le corps des femmes n’y réagit pas nécessairement de la même façon. De même, les hommes et les femmes ne sont pas atteints des mêmes maladies. En cause : les différences comme le poids, la masse musculaire, le métabolisme, la structure osseuse, etc. L’idée selon laquelle le sexe « binaire » ne serait qu’une invention fantasmée par les bigots ne tient donc pas face au réel.

    Cette propagande est proférée par des personnes qui sortent des universités et d’écoles prestigieuses, se croyant décidément très éclairées. « Tout ça manquait de nuance, » opine mon amie. « Pour une formation censée combattre les stéréotypes, je trouve qu’on était en plein dedans. Je ne me suis pas retrouvée dans ce discours. Comme il est à la mode, on ne le remet pas en question et on diabolise le propos inverse : si tu considères les femmes trans comme des hommes, tu es forcément un fasciste. Il y avait un manque de prise de recul face aux polémiques actuelles sur le sujet. »

    #féminicide #sexisme_trans #appropriation #domination_masculine #backlash #invisibilisation_des_femmes

  • Comment les masculinités s’incarnent à l’écran ? De « Drive » à « Crazy Love », retour sur la carrière de l’acteur Ryan Gosling sous le prisme du genre
    #genre #masculinité #cinéma

    https://sms.hypotheses.org/23595

    Qui n’a pas entendu parler de la performance de Ryan Gosling dans Drive ? Ou dans La La Land ? Encensés par la critique, ces films donnent à l’acteur une stature et l’identifient auprès du public. On pourrait donc penser que le succès de ce type de personnage cantonne l’acteur à les répéter indéfiniment. Pourtant, sa filmographie montre que Ryan Gosling, pas plus que d’autres, n’hésite pas à casser son image pour incarner une pluralité de rôles.

    Au cours de leur carrière, les acteurs et actrices incarnent donc différents personnages, qui peuvent tout aussi bien correspondre à une norme sociale qu’à son opposé. Concilier ces images permet de séduire des publics différents. C’est donc en diversifiant ses rôles qu’une actrice ou un acteur peut accéder au rang de star et y rester (...)

  • La ville faite par et pour les #hommes

    Des noms d’hommes sur les plaques à tous les coins de rues. Des #loisirs qui profitent en priorité aux #garçons. Des offres de transport insensibles aux spécificités de genre. Sans oublier la culture du #harcèlement. La ville se décline surtout au #masculin. Plusieurs études récentes le confirment. L’auteur décrit comment la cité renforce les #inégalités entre les femmes et les hommes et en crée de nouvelles, et montre qu’il est possible de la rendre plus égalitaire. L’usage de la ville est mixte, et travailler sur le mieux vivre des femmes, n’est-ce pas travailler pour tous ?

    https://www.belin-editeur.com/la-ville-faite-par-et-pour-les-hommes#anchor1
    #genre #livre #urban_matter #villes #toponymie #toponymie_politique #mixité #femmes #géographie_urbaine

  • #Minorités / #Majorités

    Des #villes coupées, couturées, rafistolées, des vies assignées, mais aussi émancipées : de l’analyse des #politiques_ségrégationnistes aux réflexions sur le caractère inclusif des #espaces_publics en passant par la #négociation des expériences minoritaires individuelles et collectives, les villes constituent des lieux privilégiés de l’analyse des relations entre #groupes_minoritaires et #groupes_majoritaires. La vive actualité scientifique sur le sujet en France comme ailleurs en témoigne. On peut notamment penser au colloque Question raciale / questions urbaines (https://www.pacte-grenoble.fr/actualites/question-raciale-questions-urbaines-frontieres-territoriales-et-racia) : frontières territoriales et #racialisation organisé en février 2019 à Grenoble, au dernier numéro de l’Information géographique (2019) consacré aux géographies de la #différence en ville, ou encore aux nombreuses sessions de la conférence annuelle de l’American Association of Geographers 2020 (https://aag.secure-abstracts.com/AAG%20Annual%20Meeting%202020/sessions-gallery) abordant des questions urbaines sous l’angle des #rapports_sociaux (perspectives féministes, marxistes, empruntant à la Critical Race Theory ou aux approches du Settler Colonialism). C’est dans la continuité de cette actualité que s’inscrit le #13 de la revue Urbanités. En refusant de donner a priori la primauté thématique d’un rapport social sur un autre tout en mettant l’accent sur les mécanismes de production du minoritaire et du majoritaire, ce numéro propose une pluralité de lectures des manières dont les contextes urbains participent à la (re)production des positionnements sociaux, et par conséquent, à la redéfinition du rapport entre minorités et majorités en ville.

    http://www.revue-urbanites.fr/13-edito

    Sommaire :

    Edito

    #Minorités_sexuelles en #exil : l’expérience minoritaire en ville à l’aune de #marginalisations multiples

    Les riverains contre le nourrissage des #pigeons à #Paris

    Construire sa place en #montagne quand on vient des #quartiers_populaires : un enjeu pour l’#éducation_populaire

    Mouvements de #résistance autochtones et #street-art décolonial aux #États-Unis. De la réserve de #Standing_Rock aux murs d’#Indian_Alley

    Hiérarchie sociale et politique pour la visibilité sur le territoire dans un espace ségrégé. Le cas des républicains nord-irlandais

    « L’infusion » d’approches genrées dans l’urbanisme parisien : métaphore d’une propagation aux échelles organisationnelles et individuelles

    Point(s) de rencontres dans les villes émiriennes : le partage d’espaces publics où les minorités sont majoritaires

    #revue #urban_matter #géographie_urbaine #ségrégation #genre #peuples_autochtones #Irlande_du_Nord #Emirats_Arabes_unis #USA

    –---

    Avec cette note :

    La revue Urbanités a la joie de vous annoncer la parution en ligne de son treizième numéro thématique, consacré à la question des rapports entre minorités et majorités en ville. Nous tenons également à souligner que ce numéro ne pourrait pas exister sans les apports précieux de chercheur·e·s aux statuts largement précaires. Sans elleux, ce numéro ne compterait qu’un article et sa direction serait amputée. Ces contributeur·trice·s essentiel·le·s au fonctionnement des revues méritent une plus grande visibilité et une plus grande stabilité professionnelle, garantes d’une recherche de qualité.

  • Le harcèlement sexuel en milieu professionnel : l’exemple du métier d’employée domestique
    #travail #genre #harcèlement #sexualité

    https://sms.hypotheses.org/23570

    À partir d’octobre 2017, le hashtag #Meeto s’est répandu sur la toile de manière virale. Inventé en 2006 par la travailleuse sociale Tarana Burke, sa reprise par Alyssa Milano a permis de dénoncer et de rendre publiques les agressions sexuelles d’Harvey Weinstein. Décliné dans de nombreuses langues, il a permis de lever le voile sur la banalité du harcèlement sexuel dans les milieux professionnels.

    Ce sont des personnalités, femmes célèbres du monde du cinéma, de la musique, du sport, qui ont fait de ce hashtag un symbole féministe, permettant à la peur « [de] changer de camp ». Au regard de cet unanimisme, la situation d’autres femmes, notamment du milieu populaire new-yorkais, semble avoir rencontré moins d’échos, si l’on songe par exemple à l’affaire du « Sofitel ». Elle a opposé, en 2011, Nafissatou Diallo une femme de chambre de l’hôtel de luxe à un homme politique français (Dominique Strauss-Kahn), alors directeur du Fonds Monétaire International (...)

  • Notes anthropologiques (XLVII)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XLVII

    Traité sur l’apparence (III)
    Cosmovision et réalité

    Percevoir le monde comme purement naturel et dire que la nature est toute la réalité, que celle-ci n’a rien d’humain, qu’elle est constituée de phénomènes physiques, qu’elle n’est qu’une pure apparence dont le fondement ne nous est pas accessible, ou alors qu’il fuit toujours devant nous, devant tous les instruments de la science qui le poursuivent et le traquent sans relâche, qui poursuivent et traquent la matière, telle serait notre façon de voir les choses. Et cette façon de concevoir le réel, nous est propre, elle est propre à notre civilisation, elle a émergé peu à peu au cours des temps, elle est un aboutissement et elle n’est partagée que par l’avant-garde de notre civilisation, par son élite, par tous ceux qui travaillent d’arrache-pied à son accomplissement. C’est à la fois une idéologie et une cosmovision. C’est une vue de la réalité qui a pu apparaître chez quelques penseurs grecs, il y a très, très longtemps sur la côte égéenne de l’Asie mineure. Elle est apparue, d’une manière encore bien floue, chez ces penseurs grecs alors que leur société était devenue (ou était en train de devenir) une société fondamentalement esclavagiste, mais cette vision du monde n’était partagée ni par la population grecque dans son ensemble ni même par les esclaves. Ce n’est que tout dernièrement qu’elle a fini par s’imposer au plus grand nombre, en opposition auxdites « superstitions » qui ont toujours cours dans certaines couches de plus en plus marginalisées de la société. Que signifie, ou que peut bien signifier, cette adhésion pour ainsi dire unanime de la société à une telle cosmovision ? (...)

    #apparence #réalité #cosmovision #genre #être #société #loup-garou #jaguar #alchimie #Marshall_Sahlins #La_Ciotat

  • La recherche en Suisse : quand le #genre interroge l’#excellence

    L’intervention de Farinaz FASSA a pour objet la recherche en Suisse en relation avec celle du genre sous l’angle des rapports sociaux de sexes. Elle expose les résultats de plusieurs études qui portent pour l’essentiel sur les carrières académiques et leurs aspects genrés. Trois notions clés structurent donc sa présentation : la recherche en Suisse, la notion de genre et celle d’excellence.

    http://savoirlibre.net/?article=la-recherche-en-suisse-quand-le-genre-interroge-lexcellence
    #université #Suisse #Farinaz_Fassa #femmes #hommes #hiérarchie #carrière_académique #relève #ptc #prétatitularisation_conditionnelle #audio

  • La sexualité des garçons et des filles dans les années 1968... à travers les paroles des garçons. Partenariat avec le Centre d’Histoire Sociale du XXe siècle
    #sexualité #genre #années1968 #histoire

    https://sms.hypotheses.org/11494

    Le film présenté ici traite d’une histoire de la sexualité des garçons (et des filles) dans la France des années 1950 et 1960, mais une histoire étudiée uniquement à partir de la parole des garçons. En s’appuyant sur les archives du COPES (Centre d’observation public de l’éducation surveillée), le chercheur Régis Révenin met en évidence une grande liberté sexuelle dont bénéficiaient les garçons, bien avant 1968, liberté dont ne disposaient pas les filles.

    L’histoire est marquée par un grand fossé entre deux éducations, deux socialisations, celle des femmes et des hommes que soulignait déjà Simone de Beauvoir.

    L’historien remet en cause la réelle importance de Mai 68 du point de vue de la libération sexuelle. Il s’appuie sur les archives du COPES pour montrer que cette liberté existait déjà pour les garçons, y compris en matière de pratiques homosexuelles. Lorsqu’elles avaient lieu, ces dernières ne renvoyaient pas forcément à une identité d’homme « gay », n’impliquaient pas automatiquement que le garçon se considère comme un « homosexuel » (...)

    • https://www.youtube.com/watch?v=qdbEtrlFO1M


      Il dit que l’écart d’éducation et de socialisation est tel entre les femmes et les dominants masculins assez libres finalement d’être homosexuels ou hétéros que ce sont les hommes qui décident du statut sexuel d’une femme. Aucune notion de liberté pour les femmes, puisqu’à partir de la fin des années 60, les « salopes » acquièrent juste le statut de « libérées ».

      J’ajoute que le renversement de culpabilité s’opère dans tous les cas, en 50 une femme victime d’un viol collectif est considérée consentante par ces jeunes hommes, et en 70, si la fille ne consent pas, elle est coupable d’être coincée.

      #prière_d'attendre_300_ans
      5em signalement sur seenthis pour cette recherche

  • La testostérone, un traitement pour l’endométriose et un antidouleur ?
    https://blogs.mediapart.fr/juliet-drouar/blog/201219/la-testosterone-un-traitement-pour-lendometriose-et-un-antidouleur

    Le patriarcat se fonde sur l’idée et la (re)production de la différence des corps et des sexes en deux catégories. Sur une nature à être femme ou homme. Or tous les êtres humains produisent de la testostérone et des œstrogènes à des taux différents et la #testostérone est une piste de traitement sérieuse pour lutter contre la douleur et l’ #endométriose . Et ça, le #patriarcat n’en veut pas...

    • #testostérone #hormone #douleur #endométriose #genre #sexisme #santé

      Ya toujours un mélange chez les militant⋅es trans avec des choses totalement avérées de critique sociale, associées à des suppositions voire affabulations au niveau scientifique. Autant c’est clairement un choix social de pas vouloir donner de supplément de testostérone aux femmes (alors qu’on leur donne d’autres hormones en quantité !). Autant je ne vois aucune source probante, au niveau histoire biologique, pour les mammifères de notre genre, qu’il y ait autre chose que la reproduction sexuée totalement binaire (gamète mâle et femelle, et dont les exceptions, intersexes etc, existent évidemment mais sont un pourcentage infime). Encore une fois c’est la différence entre les courants qui veulent critiquer/abolir le genre (le fait qu’on oblige des normes de manière de vivre suivant le sexe identifié), et les courants qui veulent abolir les différences de sexe comme si elles avaient les mêmes incidences (ou non-incidences plutôt) que la couleur des cheveux par ex.

  • La presse féminine est-elle le fossoyeur de l’émancipation des femmes ? Bonne question, d’autant que les magazines féminins sont en tête en terme de diffusion ! La réponse passe ici par l’étude historique d’un « grand » titre de la presse féminine française #presse #magazines #femmes #genre

    http://sms.hypotheses.org/10166

    Nombre de journalistes et de scientifiques partagent une même posture : la presse féminine ne serait qu’un amas de normes aliénantes pour les femmes. Pire, leur production ne vanterait que le soin des apparences, la gestion du foyer et de la famille, les soins des enfants, une sexualité libre et épanouie, un travail émancipateur, un mode de vie plus écologique etc. Autant de recommandations indiquant aux femmes comment faire, comment être, selon des modèles figés et des injonctions commerciales. Il ne s’agit pas de s’opposer à ce constat mais de revenir sur l’histoire de cette presse et de ses contenus pour tenter de comprendre les enjeux complexes de la première presse de France.

    Pour étudier l’histoire de la presse féminine française et des normes de féminité qui y sont diffusées, le magazine Marie-Claire représente une bonne source. Il est fondé en 1937 par Jean Prouvost, figure majeure du paysage de la presse française, avec la collaboration de Marcelle Auclair, journaliste spécialisé dans l’écriture destinée aux femmes. Leur objectif est de s’adresser à « toutes les femmes » sans autre distinction – a priori – qu’une communauté de sexe. Leur projet s’inscrit dans un contexte d’évolution de la presse magazine, marqué notamment par le développement d’un grand nombre de titres spécialisés (...)

  • Guerre de tranchées dans le mouvement féministe
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Guerre-de-tranchees-feministe

    Nous ne sommes pas obligées de faire vivre le seul mouvement politique unanime, qui n’est pas traversé d’interrogations, de lignes de fracture, de vifs débats ou d’un brin de mauvaise foi. Mais, contrairement à d’autres, nous avons le devoir de nous ménager les unes les autres, de mener nos débats avec autant de rigueur que de respect, d’assumer nos divergences sans violence. Ce n’est pas le cas.

    #féminisme #genre #trans #trans-activisme #identité_de_genre #politique_de_l'identité #lutte #débat #vindicte #Aude_Vidal

    • Chez les zapatistes :
      https://seenthis.net/messages/822985

      Peut-être que soudain cela t’aidera dans ta lutte d’écouter et de connaître d’autres luttes menées en tant que femmes que nous sommes.

      Que nous soyons en accord ou pas avec d’autres luttes et leurs manières et leurs géographies, à toutes, cela nous sert d’écouter et d’apprendre.

      C’est pour cela qu’il ne s’agit pas d’entrer en compétition pour voir quelle est la meilleure lutte ; l’idée, c’est de partager et de partager avec nous.

      C’est pour cette raison que nous te demandons de toujours respecter les différentes pensées et les différentes manières.

      Toutes celles qui sont ici, et bien d’autres qui ne sont pas présentes, nous sommes des femmes qui luttons.

      Nous avons des façons de faire différentes, c’est certain.

      Mais tu sais que notre pensée en tant que zapatistes que nous sommes est que ça ne sert à rien que toutes nous ayons les mêmes pensées et les mêmes manières.

      Nous pensons que la différence n’est pas une faiblesse.

      Nous pensons que la différence est une force puissante s’il y a du respect entre nous et qu’il existe un accord pour lutter ensemble mais sans perdre nos particularités.

      Nous te demandons donc que tu partages ta douleur, ta rage et ta lutte avec dignité et que tu respectes les autres douleurs, les autres rages et les autres dignes luttes.

    • Cela dit, il y a des luttes qui de part leur base philosophique sont alors fondamentalement incompatibles :
      – le fait que des femmes luttent pour avoir des lieux, ne serait-ce que les toilettes au quotidien, sans hommes au sens social (qui est reconnu par les gens comme un homme)
      – et le fait que d’autres luttent pour que des personnes vues par les autres comme ayant une apparence et un comportement d’homme puissent s’auto-définir comme femme, et donc rentrer dans les toilettes pour femmes…
      Bah c’est difficilement combinable avec respect.

      (Là bien sûr on ne parle pas des femmes trans qui sont reconnues par leurs paires comme femmes, et qui donc peuvent parfaitement aller dans les mêmes toilettes.)

    • Il est beau, le texte des zapatistes !

      Sur les toilettes (et en général), il y a trois options :
      –définition de qui peut entrer dans les toilettes des femmes par le biologique (ne correspond pas au vécu des femmes trans et les laisse aller pisser chez les gars aux dépens de leur sécurité) ;
      –définition de qui peut entrer par le genre ou sexe social (conforme avec l’idée que ce sont les rôles dont on investit l’un ou l’autre sexe qui sont à l’origine des comportements, dont la violence dont on essaie ici de protéger les femmes) ;
      –auto-définition qui laisse la porte ouverte à des abus (même si la personne avec un corps d’homme, sapée comme un gars, est peut-être une femme trans en tout début de transition, elle n’est pas en danger dans les chiottes des hommes et elle ne respecte pas les besoins de sécurité des femmes qui peuvent se sentir menacées par sa présence).

      Ou 4e option : fête du slip, toilettes non genrées. L’avantage, c’est que des personnes ne se font jamais reprendre par d’autres (une copine a vécu ça : une petit fille lui demande, les yeux dans les yeux, pourquoi elle est dans les toilettes des filles), ce qui peut gâcher la vie des personnes non conformes. L’inconvénient : « ça vous emmerde, vous êtes prudes, de voir un sexe d’homme non sollicité » (ce qu’en droit on appelle de l’exhibitionnisme et qui est interdit, du grand manteau dans la rue aux dick pics) comme disait l’autre #Agnès_Giard pour parler d’agressions sexuelles, voir #toilettes et http://sexes.blogs.liberation.fr/2019/11/18/pourquoi-faire-des-toilettes-separees-homme-et-femme. On décide de n’accorder aucune protection particulière aux groupes dont on sait qu’ils sont menacés. Et de fait les agressions semblent plus nombreuses dans les espaces mixtes, toilettes ou vestiaires.

      Bref, tout ça se discute et ça n’a pas l’air bien parti, voir @tradfem.

      Et le mot « pairs » est invariable, @rastapopoulos ;-).

    • Le problème, c’est que les hommes restent très mal éduqués. L’entretien des chiottes reste un boulot d’intouchables (les femmes) et donc les hommes continuent à dégueulasser les chiottes, puisque qu’elles seront « magiquement » nettoyées après leur passage.

      Donc, dans les chiottes non genrées, les chiottes ont tendance à être rapidement impraticables pour les femmes… ce qu’il faut pondérer par le fait qu’il y a aussi des femmes dégueulasses.

    • Autre contribution sur la violence de ce débat.

      Commentaires sur le texte : Prendre les problèmes à la racine : à propos des jeunes femmes et du féminisme radical – Le blog de Christine Delphy
      https://christinedelphy.wordpress.com/2020/01/29/commentaires-sur-le-texte-prendre-les-problemes-a-la-raci

      Présenter comme violentes les féministes critiques du genre occulte la réalité que ce sont des hommes qui exercent l’écrasante majorité des exactions infligées aux personnes trans ; ce faisant, on supprime toute possibilité pour les hommes d’être tenus responsables de cette violence. Les hommes ne sont pas blâmés pour leurs actes, quels que soient les dommages qu’ils causent, alors que les femmes sont souvent brutalement ciblées pour nos idées. À cet égard, le discours queer reflète fidèlement les normes établies par le patriarcat.

      Suit un développement pas très convainquant sur le fait que les féministes radicales ne sont pas transphobes :
      –aucune ne hait les trans (ça reste à prouver et si je m’en prenais plein la gueule je commencerais à ressentir de l’agressivité donc bof, ça me semble plus intéressant de revenir à où est la violence transphobe, voir plus haut) ;
      –d’ailleurs elles appellent l’abolition du genre (oui mais elles renforcent l’importance du sexe pour dire le genre et les queer aussi appellent l’abolition de genre en exigeant au final une gender blindness comme on disait color blindness du temps de Reagan).

    • Sur ce sujet de l’inégalité FH devant la propreté des toilettes : « structurellement plus attentives » est une bonne formulation qui ne suppose pas que les femmes sont dans leur ensemble des personnes formidables qui ne laissent jamais une goutte sur l’abattant !

      Mixité choisie : une histoire de chiottes - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
      http://cqfd-journal.org/Mixite-choisie-une-histoire-de

      D’autres inégalités peuvent sembler plus anecdotiques que la vulnérabilité au viol, par exemple le fait que beaucoup de femmes ne s’hydratent pas correctement tout aux long de la journée car hors de chez elles, elles n’ont pas de sanitaires suffisamment propres à leur disposition. Elles souffrent alors de migraines ou d’infections urinaires, des problèmes de santé que m’a décrits un médecin qui a pris le temps de comprendre le comportement de ses patientes. Faire cohabiter dans de mêmes espaces des personnes qui sont structurellement plus attentives à la propreté de l’assise et d’autres qui peuvent rechigner à relever l’abattant avant de pisser debout, voilà autre chose qui porte tort aux premières.

    • récap’ de slate :

      « Qu’est-ce qu’une femme ? », la question qui oppose activistes trans et féministes radicales

      À partir de cette position, une féministe critique du genre comme Holly Lawford-Smith conclut que « les personnes trans méritent d’obtenir tous les droits et protections légales nécessaires. Mais il serait beaucoup plus logique que ces protections légales soient accordées en fonction de leur statut de personne trans, pas en fonction de celui de femme ».

      Le problème est que défendre cette position, théoriquement logique, revient de fait à exclure des personnes trans. De fait, si les femmes trans ne sont pas reconnues comme femmes, elles sont alors exclues des espaces réservés aux femmes, par exemple les refuges pour femmes victimes de violence conjugale, les prisons ou les toilettes séparées.

      http://www.slate.fr/story/185381/feminisme-feministes-critiques-genre-gender-critical-terf-activistes-trans-def

    • De fait, si les femmes trans ne sont pas reconnues comme femmes, elles sont alors exclues des espaces réservés aux femmes, par exemple les refuges pour femmes victimes de violence conjugale, les prisons ou les toilettes séparées.

      Si on accorde le statut de femme sur auto-définition, on inclut des personnes se définissant comme femmes mais ayant des comportements genrés homme (par exemple : se taper la queue devant ou chez des gens qui ne l’ont pas demandé, groomer des filles, violer ses codétenues avec son pénis). Les autorités carcérales britanniques ont fini par juger autoritairement des femmes trans dont la présence était acceptable en prison pour femmes, alors que socialement ils ont une loi qui se tient à l’auto-définition, qui s’avère pas très opérante.

    • Transgender group ATH says it is fine to punch women | Daily Mail Online
      https://www.dailymail.co.uk/news/article-4914582/Radical-transgender-group-says-FINE-punch-women.html

      A transgender campaign group defended an activist who attacked a 60-year-old by comparing the ’radical feminists’ who question their views to ’Nazis’.

      Members of the Action for Trans Health (ATH) clashed with their bitter enemies the Trans-Exclusionary Radical Feminists (or so-called TERFs) in London’s Hyde Park before a scheduled event to discuss gender issues.

      It culminated in an unseemly bust-up that ended with a 60-year-old mother-of-two being bundled to the ground and punched in the face by an ATH campaigner.

      Following that the group have issued a number of statements defending the activist, widely identified on social media as 25-year-old courier Tara Flik Wood.

      Elsewhere on social media ATH supporters say ’TERFS must die’ and ’burn in a fire, TERF’.

      Before the meeting, a trans-woman posted: ’Any idea where this is happening? I want to f*** some TERFs up, they are no better than fash [fascists].’

      In a statement Action for Trans Health said: ’We condemn violence against women in all forms. We’re proud that many self-originating activists, allies and supporters stood against hatred, misogyny and intimidation.’

    • ‘Punch a TERF’ Rhetoric Encourages Violence Against Women | Sister Outrider
      https://sisteroutrider.wordpress.com/2017/09/15/punch-a-terf-rhetoric-encourages-violence-against-women

      If you’re a feminist who has ever used the term TERF to describe a radical feminist, stop and think about the violent misogyny it’s used in conjunction with. Think about how “punch a TERF” led to Maria MacLachlan being assaulted. Think about whether you want to be complicit in violence against women, or play a part in challenging that violence – I suspect it’s the latter.

  • Quels axes pour une protection sociale dans une perspective féministe ? | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/01/28/quels-axes-pour-une-protection-sociale-dans-une-perspec

    La protection sociale et le système fiscal ne peuvent pas continuer à reposer sur une conception familialiste obsolète, qui conduit à de fortes inégalités, notamment au détriment des femmes. Chaque personne doit disposer de droits propres à la protection sociale et être reconnue comme une personne à part entière par le système fiscal. Cela ne signifie pas que l’aide de la société aux différentes formes de famille disparaîtrait, mais il semble plus rationnel qu’elle relève de la politique familiale, entièrement revue elle aussi, pour mettre en œuvre le principe d’égalité entre les sexes.

  • Le donne della Repubblica
    Wikiradio del 2/06/2016 - Rai Radio 3
    https://www.raiplayradio.it/audio/2016/05/Le-donne-della-Repubblica-494c87cf-ea1e-4b06-897d-9d6383349623.html

    Il 2 giugno #1946, le donne italiane votano per la prima volta in una consultazione politica nazionale con Simonetta Soldani

    Repertorio

    – Frammento di un intervista a Nadia Spano, membro dell’Assemblea costituente italiana e deputato del Partito comunista italiano
    – Frammento di un intervista a Laura Lombardo, insegnante, partigiana e politica italiana
    – Frammento di un’intervista a Giovanna Marturano, partigiana, esponente di rilievo del movimento femminista

    Brano musicale

    – 18 aprile, cantata dal coro delle Mondine di Porporana, dal cd “Cante dal cuore”
    http://www.mondineporporana.com/senonciconoscete.htm

    #podcast #wikiradio #RaiRadio3 #Italie #république #genre #votation #féminisme #société #politique

  • [Le Varia fait sa chronik] #création et #imagination
    http://www.radiopanik.org/emissions/le-varia-fait-sa-chronique/creation-et-imagination

    Elena Doratiotto, Benoît Piret (Des caravelles & des batailles), Ludovic Barth et Mathylde Demarez (Ton joli rouge-gorge) parlent d’imaginaires, de leurs outils de création, de ce qui les inspire et les pousse à inventer de nouveaux mondes...

    Playlist :

    Je bosse dans le culturel - Aurélien Belle Just an illusion - Imagination Comment Arrêter les Pensées ? | Sadhguru Flash Back - Imagination Clara Rockmore - The Swan

    Régie : Fredo Lubansu Animatrices : Aurélia Noca

    Crédit photo : Alice Piemme / AML (sur la photo : Gwen Berrou dans Ton joli rouge-gorge)

    Pour suivre nos actualités, RDV sur notre page (...)

    #théâtre #genre #utopie #montagne #forêt #artistes #théâtre,genre,utopie,création,montagne,forêt,artistes,imagination
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/le-varia-fait-sa-chronique/creation-et-imagination_08015__1.mp3

  • Selon l’historien Jules Michelet, « les hommes ont pris la Bastille, les femmes ont pris le roi ». Retour sur quelques lieux communs sur la place et le rôle des femmes dans la Révolution française #genre #histoire #femmes #révolution

    https://sms.hypotheses.org/22395

    L’historien Jules Michelet écrivait dans son Histoire de la Révolution française « Les hommes ont pris la Bastille, les femmes ont pris le roi », soulignant ainsi le rôle moteur des femmes dans les événements révolutionnaires. Si de grandes figures comme Olympe de Gouges, Charlotte Corday, Madame Roland et Théroigne de Méricourt sont restées dans les mémoires, elles ne résument pas à elles seules la condition féminine et les attentes sociales et politiques des femmes pendant cette période. L’ouvrage de Christine Le Bozec Les femmes et la Révolution (1770-1830), permet de revenir sur certains lieux communs à propos de la place et du rôle des femmes au cours de la Révolution française.

    Le premier cliché concernant cette période renvoie à une supposée liberté des femmes du XVIIIe siècle que les révolutionnaires auraient cherché à réduire : « Il est courant, voire banal, […] d’affirmer qu’au XVIIIe siècle les femmes étaient libres, pour ne pas dire libérées. La Révolution française les aurait privées de leurs droits, de leurs acquis et des avancées dont elles pouvaient se prévaloir […]. » Ces femmes indépendantes tiennent des salons où se succèdent savants, artistes, intellectuels et philosophes. Or, elles ne sont pas représentatives de la condition féminine dans son ensemble, constituant plus l’exception que la règle (...)

    • Le boulanger, la boulangère et le petit mitron
      https://blogs.mediapart.fr/vingtras/blog/061012/le-boulanger-la-boulangere-et-le-petit-mitron

      L’été 1789 fut l’été de tous les dangers pour la monarchie. Ebranlée en juillet par la prise de la Bastille, symbole du pouvoir absolu, elle fut à nouveau mise à l’épreuve les 5 et 6 octobre par une marche des femmes des faubourgs sur Versailles afin de ramener à Paris la famille royale. Journées révolutionnaires restées célèbres par ce cri du peuple : « Nous ramenons le boulanger, la boulangère et le petit mitron ».

      Cet événement dont les féministes pourraient commémorer l’anniversaire marque, pour la première fois dans notre histoire, le rôle majeur des femmes dans un processus révolutionnaire. Car ce « kidnappage » de la monarchie permit non seulement d’obtenir la signature du roi pour sanctionner la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen » mais aussi et surtout de mettre la famille royale sous la surveillance du peuple de Paris.

      C’est un banquet qui a mit le feu aux poudres et a déclenché ces « Journées d’Octobre ».
      . . . . . . .

  • Climate change ’impacts women more than men’ - BBC News
    https://www.bbc.com/news/science-environment-43294221

    Women are more likely than men to be affected by climate change, studies show.

    UN figures indicate that 80% of people displaced by climate change are women.

    Roles as primary caregivers and providers of food and fuel make them more vulnerable when flooding and drought occur.

  • Invisible Women by Caroline Criado Perez – a world designed for men | Books | The Guardian
    https://www.theguardian.com/books/2019/feb/28/invisible-women-by-caroline-criado-perez-review

    The problem with feminism is that it’s just too familiar. The attention of a jaded public and neophiliac media may have been aroused by #MeToo, with its connotations of youth, sex and celebrity, but for the most part it has drifted recently towards other forms of prejudice, such as transphobia. Unfortunately for women, though, the hoary old problems of discrimination, violence and unpaid labour are still very much with us. We mistake our fatigue about feminism for the exhaustion of patriarchy. A recent large survey revealed that more than two thirds of men in Britain believe that women now enjoy equal opportunities. When the writer and activist Caroline Criado Perez campaigned to have a female historical figure on the back of sterling banknotes, one man responded: “But women are everywhere now!”

    #féminisme #data_féminisme #données #statistiques

  • [Les Promesses de l’Aube] #Fafoul, un point c’est #Stou
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/fafoul-un-point-c-est-stou

    Ce matin, c’est FAFOUL qui nous nettoye les oreilles dans les Promesses de l’Aube :)

    En plus de nos rubriques habituelles, découvrez les différents styles de zic de Renaud et Gilles.

    C’est engagé, varié, frais et super agréable pour débuter l’année 2020.

    En vous embrasse, prenez soin de vous un peu et profitez à fond...

    Violaine, Pierre, Laszlo et JP ;)

    #Extinction_Rebellion #Genre_Humain #Kumbuka #Nunca_Mas #Kom_à_la_maison #decolonisation #Extinction_Rebellion,Fafoul,Stou,Genre_Humain,Kumbuka,Nunca_Mas,Kom_à_la_maison,decolonisation
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-promesses-de-l-aube/fafoul-un-point-c-est-stou_07976__1.mp3