• #Noël_Godin, comique #belge et « #entarteur » en série, est mort
    https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2026/08/24/noel-godin-comique-belge-et-entarteur-en-serie-est-mort_6755437_3382.html

    Noël Godin, comique belge et célèbre « entarteur » de personnalités, dont Bill Gates, Nicolas #Sarkozy ou Marguerite Duras, est mort dimanche à l’âge de 80 ans, a annoncé lundi 24 août sa compagne à l’Agence France-Presse (AFP).

    « Entartons les pompeux cornichons » avait coutume de déclarer Noël Godin, qui s’était fait une spécialité du jet de tarte à la crème sur les personnalités qu’il jugeait trop vaniteuses, inscrivant aussi à son tableau de chasse l’essayiste #Bernard-Henri_Levy. « A vrai dire, quand il ne sera plus là, je serai désemparé », avait-il confié en 2021 lors d’un entretien avec l’AFP. Noël Godin disait alors avoir entarté huit fois l’intellectuel français, sans compter les actes des assaillants qui l’ont imité à travers le monde.

    En 1997, il chargea des complices d’« entarter » le futur président français Nicolas Sarkozy, restant lui-même en retrait de peur d’être reconnu. Celui qui se faisait appeler « #Georges_Le_Gloupier » – il crie « Gloup ! Gloup ! » après ses entartages – avait déclaré en septembre 2002 : « Voilà maintenant trente-trois ans que j’ai entrepris une croisade pâtissière, en hommage à l’humoriste Alphonse Allais, contre des personnalités qui se prennent très, très, très au sérieux. » Noël Godin avait été condamné par le tribunal correctionnel pour avoir lancé une tarte à la crème sur l’ancien ministre socialiste français Jean-Pierre Chevènement en mars de la même année.

    « Passer du faux au réel »
    « L’entarteur » avait expliqué au tribunal que M. Chevènement représentait « la tête à tarte par excellence », car il avait, selon lui, un passé politique de « girouette ». « L’attentat pâtissier est une matérialisation de la lettre d’insultes d’autrefois », avait-il ajouté.

    Né à Liège, en Belgique, le 13 septembre 1945, Noël Godin, humoriste et journaliste de cinéma, a découvert sa vocation grâce à l’écrivaine Marguerite Duras, sa première personnalité « entartée ». L’implication de la romancière française est d’abord née dans l’imagination de M. Godin, qui s’amuse à répandre des « faux » dans une revue belge de cinéma.

    Il y raconte un jour que Georges Le Gloupier – son double fictif – a entarté le cinéaste Robert Bresson. Dans un autre numéro, Marguerite Duras annonce sa décision de venger ce dernier en s’attaquant à Le Gloupier. Elle le surprend sur la terrasse du café Flore à Paris et l’entarte. Le ton est donné. Et Noël Godin saisit l’occasion d’une visite de Duras en Belgique pour « passer du faux au réel ». Une tarte à la crème s’écrase sur elle le 11 novembre 1969.

  • Pierre Raiman, George Orwell × Raoul Peck : 2×-2=-4,
    https://sniadecky.wordpress.com/2026/08/11/raiman-orwell-peck
    https://desk-russie.eu/2026/04/06/george-orwell-x-raoul-peck-2x-2-4.html
    https://seenthis.net/messages/1169133

    Une dure recension du dernier film de Raoul Peck.

    Dans 1984, Winston Smith posait un axiome sur lequel reposait tout l’édifice de la résistance intérieure : la liberté, c’est la liberté de dire que deux et deux font quatre [3]. Or le film de Peck prend l’équation orwellienne et produit un résultat négatif. Orwell multiplié par Peck, ce n’est pas quatre : c’est moins quatre. Le cinéaste ne manque pas de talent, mais sa grille de lecture – anti-impérialiste, anticapitaliste, héritière d’une tradition marxiste qui n’a jamais admis et compris le concept de totalitarisme – le conduit à retrancher d’Orwell ce qui en constitue le cœur. Le spectateur en sort plus confus qu’il n’était entré. C’est ce rendez-vous manqué qu’il faut examiner : il dit quelque chose de la difficulté de l’intelligentsia occidentale à nommer le monde dans lequel nous vivons.

    […]

    Ce que Peck retient de Loznitsa prolonge l’effacement : pour l’immense majorité des spectateurs, le nom de Babi Yar n’évoquera rien ; ils verront des nazis allemands pendus par des bourreaux soviétiques devant une foule, sans savoir que cette foule regarde mourir les assassins de dizaines de milliers de Juifs. La séquence est vidée, par couches successives, nazie, soviétique et cinématographique de sa réalité juive.

    Traiter cette scène comme la variation d’un même thème qui relierait la justice rendue aux bourreaux de Babi Yar et la pantomime séditieuse du Capitole, c’est abolir toute distinction entre la justice, la terreur et la farce sinistre. Le fossé entre l’usage qu’en fait Loznitsa – patient, contextuel, hanté par le devoir de mémoire – et celui qu’en fait Peck – illustratif, instrumentalisé, dépouillé de sa substance – indique la distance entre un cinéaste qui donne à penser et celui qui assène. En laissant les images « parler d’elles-mêmes », Peck dissimule l’intervention la plus décisive – celle du monteur qui choisit l’ordre, le rythme et le voisinage.

    […]

    En dégradant les putschistes espagnols du rang de fascistes à celui de conservateurs, Peck les rapproche du présent américain. Ce glissement quasi imperceptible, est un cas d’école de ce qu’Orwell dénonçait : le langage politique imprécis ne reflète pas une pensée confuse, il la fabrique. Orwell, qui avait pris une balle dans la gorge sur le front d’Aragon pour combattre le fascisme, et qui avait risqué sa vie une seconde fois en échappant à la police stalinienne de Barcelone, méritait mieux qu’un euphémisme destiné à servir une analogie partisane.

    […]

    Peck ouvre l’œuvre d’Orwell comme une « boîte à outils » – la formule revient dans ses entretiens [20]. L’expression semble modeste ; elle est en réalité ruineuse. Une boîte à outils suppose des instruments utilisables séparément. On prend le tournevis « novlangue » pour la propagande trumpiste, le marteau « doublepensée » pour Fox News, la clé à molette « Big Brother » pour les caméras chinoises. Chaque outil est arraché au système qui lui donne sens. Le résultat est un film où tout se vaut : l’Empire britannique et le Goulag, la Silicon Valley et Pyongyang – bref l’abolition des distinctions.

    Une tout autre lecture est possible. 1984 n’est pas un répertoire de citations prophétiques mais un dispositif romanesque inédit, qui fonctionne comme un tout. La société d’Oceania n’est pas un hybride de l’Allemagne nazie et de la Russie stalinienne, mais un variant de deuxième génération [21] – un totalitarisme de laboratoire, épuré des scories de ses modèles et ramené à son essence. Orwell n’a décrit ni le passé ni le présent : il a inventé une machine à penser les totalitarismes futurs. Le noyau en est le pouvoir comme pure fin, une idée empruntée à l’oligarque Wickson dans Le Talon de fer de Jack London – le premier roman à avoir esquissé un système totalitaire [22].

    #film #documentaire #recension #Raoul_Peck #totalitarisme #autoritarisme #George_Orwell #le_cinéma_est_politique

    • Merci @rastapopoulos pour l’info. Je dirai quelque chose sur le film quand je l’aurai regardé.

      Pour le moment je ne peux que constater que les critiques citées partent d’un point de vue de l’idéologie du totalitarisme. C’est une idée confusionniste qui perturbe la réflexion quand on essaye de se faire une idée d’une oeuvre d’un auteur qui connaît bieden la philosophie dite marxiste ou socialisme scientifique.

      Le totalitarisme n’étant qu’une notion de propagande anticommuniste son utilisation nous mène nulle part. Elle est biaisée par son identification infondée du socialisme stalinien avec le nazisme allemand. Ce fond d’hypothèse axiomatique mène systématiquement toute réflexion à des résultats imprécis et floues dans le meilleur cas.

      Ceci vaut pour la grande oeuvre littéraire qu’est 1984. Orwell le voyant publie sa divination, son cauchemar lucide vise juste, mais il ne fournit ni analyse ni outil politique. Pourtant il se donne une allure plus politique que « Nous autres » (1920) de Evgueni Zamiatine et « Le Meilleur des mondes » (1932) d’Aldous Huxley parce qu’il décrit une organisation du monde en blocs ennemis tout à fait plausible pour ses contemporain et l’époque de la guerre froide.

      Aujourd’hui nous sommes confrontés à des défis plus importants qu’à l’époque d’Orwell. Les dernier développements mettent en cause profondément nos idées sur les systèmes politiques, l’éthique et la survie de l’espèce humaine.

      Alors si on veut avancer dans sa réflexion il faut aller plus loin et dépasser les systèmes de pensée anciens. Je viens de découvrir une approche intéressante dans « Le Problème à trois corps ». Liu Cixin y déconstruit systématiquement toutes les idées sur la raison d’être de l’humanité, sur les systèmes politiques et de société ou d’éthique qu’elles soient orientales ou occidentales y compris le positivisme, le libéralisme, le communisme et les religions du monde. Dans sa trilogie tout est un problème de taille et de physique. Les agissements et idées humaines ne sont que des réactions à la réalité matérielle qui impose ses lois.

      J’aime beaucoup Orwell, mais sa prose vient d’une époque révolue tout comme les idées qui tournent autour du totalitarisme et la confrontation entre le socialisme/communisme et le capitalisme/impérialisme. À notre époque et dans les prochaines décennies il faudra revoir l’humanisme et les idées sur le progrès, la justice sociale et l’organisation politique du monde. Orwell nous a fourni quelques indices qu’on doit analyser et situer dans le contexte du siècle présent.

      J’irai regarder le film de Raoul Peck afin de comprendre s’il contribue aux étapes nécessaires pour y arriver.

      Nous autres / Wir (traduction allemande)
      https://nemesis.marxists.org/samjatin-wir1.htm
      Nous autres dans Wikipedia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Nous_autres

      Le Meilleur des mondes dans Wikipedia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Meilleur_des_mondes

      Le Problème à trois corps dans Wikipedia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Probl%C3%A8me_%C3%A0_trois_corps

      #1984 #Orwell #science_fiction #théorie_politique #film #philosophie

    • Merci pour ton commentaire. Je suis en partie d’accord sur les problèmes des anti-totalitaires par rapport aux marxismes. Mais je cite quand même des passages qui me semblaient intéressants et bien argumentés, concernant la manière de Peck de « manipuler » les concepts même sans parole par le montage uniquement, et du coup de faire de la propagande lui aussi, en rapprochant des types de gouvernements assez éloignés.

      Cependant je me suis dit la même chose pour l’auteur de l’article qui est totalement dans la mouvance libéral anti-totalitaire, et qui pourrait recevoir des critiques sur ce point.

      J’ai entendu récemment quelqu’un rappeler cette blague de l’URSS : qu’un journaliste de là-bas vient en occident et se dit effaré de toute cette propagande, et un collègue occidental est perdu, il répond mais enfin c’est vous qui venez de l’URSS, chez vous c’est bien pire, et l’autre de répondre « mais chez nous personne n’y croit ! »

      Jacques Ellul a bien analysé (avant Orwell il me semble) à quel point la propagande occidentale peut être pire (et bien plus assimilée par le public) que dans les régimes totalitaires. Peck ne doit pas être étranger à ce genre de critiques, sans compter aussi les fausses comparaisons « ici c’est le moindre mal », alors que les régimes occidentaux peuvent avoir fait autant ou plus de morts dans leurs guerres (en comptant toutes les guerres coloniales)… et on peut même aller plus loin avec Aimé Césaire, qui disait que le nazisme n’était en gros que la suite logique du colonialisme (des « bonnes » nations libérales donc).

      Bref plein de critique à faire sur le point de vue anti-totalitaire aussi (qui n’était pas forcément celui d’Orwell au point où le croit l’auteur de l’article ! il était plus fin que ça me semble-t-il, et très anti-colonialiste aussi !)

  • #George_Lucas likens AI sceptics to #luddites clinging to horses and carts
    https://www.theguardian.com/film/2026/jul/15/george-lucas-likens-ai-sceptics-to-luddites-clinging-to-horses-and-cart

    #Star_Wars director calls #AI technology ‘the future’ of film-making and says ‘there’s nothing you can do about it’

    George a parlé :-) Apparemment, il est du côté obscur, et il ne nous l’avait jamais vraiment avoué. Enfin... j’ai jamais bien lu ce qu’il a écrit dans le passé, mais peut-être que c’était déjà clair.

  • How Beavers Are Bringing America’s Dead Deserts Back to Life

    Every day, scientists, engineers, communities, and ordinary people are quietly fixing the planet. Forests are being replanted. Rivers are running clean again. Species we thought were gone are coming back. Whole technologies are pulling carbon out of the sky.This channel tells stories of the people, the projects, and the breakthroughs that are actually making Earth better.

    https://www.youtube.com/watch?v=exsCSUdjQX8

    #castors #écologie #désert #USA #Etats-Unis #eau #rivière #renaturation #histoire #chasse #végétation #Oregon #Hudson's_bay_company #George_Simpson #fur_desert #Peter_Skene_Ogden #élevage #bovins #sécheresse #restauration #inondations #beaver_dam_analogue (#BDA) #poissons #faune #coût #Bridge_Creek #John_Day_River

    John Day (rivière)


    https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Day_(rivi%C3%A8re)

    • Beaver Dam Analogs (BDA)

      Revitalisation method

      The Beaver Dam Analog revitalisation method uses simple, nature-inspired techniques to initiate the beneficial long-term effects caused by natural beaver dams in streams. The BDAs are built cost-effectively using simple tools – usually an axe, shovel, chainsaw and pile driver. No heavy construction machinery is needed. The building materials are sourced from the immediate surroundings.

      BDAs are among the most sustainable measures in stream revitalisation. Their construction and maintenance initiates ecological restoration processes leading to the recovery of small and medium-sized streams to a near-natural state.

      https://www.beaverdamanalogs.ch

    • Ecosystem experiment reveals benefits of natural and simulated beaver dams to a threatened population of steelhead (Oncorhynchus mykiss)

      Beaver have been referred to as ecosystem engineers because of the large impacts their dam building activities have on the landscape; however, the benefits they may provide to fluvial fish species has been debated. We conducted a watershed-scale experiment to test how increasing beaver dam and colony persistence in a highly degraded incised stream affects the freshwater production of steelhead (Oncorhynchus mykiss). Following the installation of beaver dam analogs (BDAs), we observed significant increases in the density, survival and production of juvenile steelhead without impacting upstream and downstream migrations. The steelhead response occurred as the quantity and complexity of their habitat increased. This study is the first large-scale experiment to quantify the benefits of beavers and BDAs to a fish population and its habitat. Beaver mediated restoration may be a viable and efficient strategy to recover ecosystem function of previously incised streams and to increase the production of imperiled fish populations.

      https://www.nature.com/articles/srep28581

  • Mussolini à Tbilissi – Un récit de la Géorgie d’aujourd’hui
    Festivals littéraires, chaises vides et poètes emprisonnés : l’écrivain géorgien Archil Kikodze réfléchit à ce que signifie faire vivre une culture assiégée – et voit l’Europe devenir un mythe au moment même où ses concitoyens tentent de s’y raccrocher.
    https://voxeurop.eu/fr/mussolini-tbilissi-georgie-europe-archil-kikodze

    Le parcours européen inachevé de la Géorgie : la question universitaire
    Alors que la liberté académique est mise à mal en Géorgie, revenir sur l’histoire complexe de l’enseignement supérieur dans ce pays apporte un nouveau regard sur ses aspirations européennes et les obstacles qui se dressent sur son chemin.
    https://voxeurop.eu/fr/georgie-parcours-europeen-universites

    #georgie

  • Les Sambassadeurs : passeurs de la musique brésilienne en France.

    https://lhistgeobox.blogspot.com/2026/06/les-sambassadeurs-passeurs-de-la.html

    « A compter des années 1960, l’entrée dans l’ère de la culture de masse contribue à la diffusion des musique et culture brésiliennes, via le cinéma avec des films comme L’homme de Rio ou Un homme et une Femme, via la radio, la télévision, notamment grâce au Sacha Show, une émission présentée par Sacha Distel, dans laquelle il reçoit et joue avec le gratin de la musique brésilienne. Avec la tenue de grands festivals de musique organisés à Rio et São Paulo dans la deuxième moitié des années 1960, des artistes français invités rencontrent leurs homologues latino-américains et leurs créations. Ce fut le cas de Nicoletta, Moustaki, Françoise Hardy.
    L’organisation d’événements comparables en France, à l’instar du MIDEM, accentue encore le phénomène.
    L’afflux d’exilés politiques au début des années 1970, dont plusieurs musiciens (Chico Buarque, Nara Leão, Gilberto Gil, Caetano Veloso), au temps de la dictature militaire, fit aussi de ces migrants des passeurs. Paradoxalement, la diplomatie brésilienne des généraux apportât son soutien à la promotion internationale de musiciens pourtant considérés comme des ennemis du régime (ceux cités précédemment par exemple). »

  • Ein panischer Anruf, dann ein Schrei – warum starb Tatiana Cherchneva in ihrer Berliner Wohnung?
    https://www.berliner-zeitung.de/article/ein-panischer-anruf-dann-ein-schrei-warum-starb-tatiana-cherchneva-

    Das Berlin umd die Welt, in der diese Geschichte spielt sind ungefähr so weit entgernt vom heutigen Leben wie Ereignisse aus dem Jahr 1946. Die Welt ist kleiner geworden.

    24.5.2026 von Katrin Bischoff - Die Verbindung bricht ab – wenige Minuten später liegt Tatiana Cherchneva tot in ihrer Wohnung. Doch ihr Mörder bleibt bis heute ein Rätsel. Ein Cold Case voller Widersprüche.

    Als Tatiana Cherchneva kurz vor 18 Uhr anruft, freut sich ihr Freund Thomas S., der in der Nähe des Kreuzberger Maybachufers wohnt. Der 36-Jährige hat gekocht. Er und Tatiana wollen den Montagabend zusammen genießen.

    Doch was seine Freundin ihm sagt, hört sich nicht nach einem harmonischen Abend an, es löst Panik bei ihm aus: „Komm bitte sofort her, da ist ein Mann in meiner Wohnung“, ruft Tatiana Cherchneva aufgeregt ins Telefon. Sie wisse nicht, was für ein Mann, sagt sie auf Nachfrage. Thomas S. hört einen lauten, entsetzlich klingenden Schrei. Dann ist die Leitung tot.

    Thomas S. kann seine Freundin nicht mehr erreichen. Voller Unruhe wählt er den Polizeinotruf, bittet, sofort einen Streifenwagen in die Georg-Wilhelm-Straße in Wilmersdorf zu schicken – zur Wohnung von Tatiana Cherchneva. Seine Freundin werde bedroht, begründet er den Notfall.

    Dann sagt Thomas S., er werde auch gleich losfahren. „Aber ich bin in Kreuzberg, ich brauche wahrscheinlich ziemlich lange.“ Der Notruf wird aufgezeichnet und um 18.03 Uhr beendet. Schon zwei Minuten später fährt ein Funkwagen los, so geht es aus den Akten hervor.

    Mit Blaulicht und Martinshorn erreicht das Polizeifahrzeug um 18.15 Uhr die Wohnadresse der 31-jährigen Frau. Es ist ein fünfgeschossiger Neubaublock. Ein Nachbar öffnet den beiden Beamten die Tür des viergeschossigen Mehrfamilienhauses.

    Tatiana Cherchneva wohnt im ersten Obergeschoss. Sie reagiert weder auf das Klingeln noch auf das Klopfen der Polizisten. Eine Viertelstunde später stürmt ihr Freund Thomas S. die Treppen herauf. Er hat noch im Auto versucht, seine Freundin zu erreichen, ihr auf den Anrufbeantworter geschrien, dass sie durchhalten solle. Mit einem Schlüssel öffnet er die Wohnungstür, die nicht abgeschlossen, sondern nur ins Schloss gefallen ist.

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    Die Akten des ungelösten Mordfalls Tatiana Cherchneva liegen bei der Staatsanwaltschaft. © Maurice Weiss/Ostkreuz

    Im Flur der Wohnung sind die Teppichläufer ungewöhnlich zusammengeschoben, mehrere Aktenordner vor der Konsole auf dem Boden verstreut. Im Wohnzimmer läuft der Fernseher. Davor liegt Tatiana Cherchneva in einer Blutlache, ihr linker Schuh neben ihrem Fuß. Alles sieht so aus, als habe sie jemand dorthin geschleift.

    Tatiana Cherchneva trägt ein leichtes Sommerkleid, sie ist tot. Ihr Mörder hat ihr dreimal in den Rücken gestochen. Der Stichkanal hat eine Länge von 19 Zentimetern. Am Ende hat ihr der Täter die Kehle aufgeschlitzt. Die Mordwaffe fehlt. Nichts deutet auf eine emotionale Tat hin, bei der der Täter rasend vor Wut oder Eifersucht tötet. Es ist Montag, der 13. September 1999. Die Ermittler stehen vor einem Rätsel.

    Die Buchhalterin stammte aus Odessa

    Fast 27 Jahre später sitzt Staatsanwalt Michael Petzold, ein Sprecher der Berliner Staatsanwaltschaft, vor einem großen Aktenberg, der 28 Bände umfasst. Sie beinhalten die Ermittlungsergebnisse, die Fotos und Gutachten im Fall der getöteten Ukrainerin, die bisher nicht zum Erfolg führten. Und in dem es so viele Sonderbarkeiten gibt.

    Trotz vieler Spuren und einer hohen Geldsumme, die damals zur Belohnung ausgesetzt wurde, konnte das Rätsel um den gewaltsamen Tod der jungen Frau bis heute nicht gelöst und ihr Mörder nicht gefunden werden. „Aber wir geben nicht auf“, sagt Petzold zuversichtlich. Weil Mord nicht verjährt. Und einige Spuren noch offen seien. DNA-Spuren, die an der Kleidung gefunden wurden und den Täter überführen könnten.

    Dann berichtet der Staatsanwalt, was über die Tote bekannt ist: Tatiana Cherchneva stammt aus Odessa. Dort soll sie Germanistik studiert haben. 1990 lernte sie in ihrer Heimatstadt ihren späteren Chef Kurt K. kennen, der in Berlin-Kreuzberg eine Exportfirma für Büromaschinen führte und auf Geschäftsreise war.

    Sie dolmetschte für ihn, er holte sie ein Jahr später aus der noch bestehenden Sowjetunion nach Berlin. Dort zog sie in die Wohnung in der Georg-Wilhelm-Straße in Wilmersdorf, die Kurt K. gehörte. Zwei Zimmer, Küche, Bad, Balkon. Sie fing in seiner Firma als Buchhalterin an, wollte sich später zur Finanzbuchhalterin qualifizieren. Beide wurden ein Paar.

    Kurt K. war 24 Jahre älter als Tatiana Cherchneva. Nach acht Jahren trennten sie sich, weil sie Kinder wollte, er aber krank und zeugungsunfähig war. Sie sei jung gewesen, man sei im Guten auseinandergegangen, hat Kurt K. nach dem Tod der 31-Jährigen bei der Polizei ausgesagt. Dafür spricht, dass er ihr auch nach der Trennung die Wohnung und ihr Handy weiterbezahlte. Und dass niemand aus dem Bekanntenkreis von Streitigkeiten erzählen konnte.

    „Auffällig ist, dass Tatiana Cherchneva jegliche Kontakte in ihr Heimatland komplett vermieden hat“, sagt Michael Petzold heute. Eine Ausnahme sei ihre beste Freundin Julia S. gewesen. Sie stamme aus Moskau. Fast täglich hätten die Frauen miteinander telefoniert. Manchmal stundenlang.

    Kurz vor ihrem Tod sprach sie noch mit ihrer Freundin

    So auch wenige Minuten vor dem Tod von Tatiana Cherchneva. In einem Telefonat soll sich die 31-Jährige bei ihrer Freundin darüber beschwert haben, dass ihre Spülmaschine schon wieder defekt sei. Möglich, vielleicht sogar wahrscheinlich sei, sagt Petzold, dass sich zu dieser Zeit der Mörder schon in der Wohnung des Opfers befunden habe. Denn es gebe weder Spuren eines Einbruchs noch eines Kampfes. Kannte Tatiana Cherchneva ihren Mörder? Ließ sie ihn freiwillig in die Wohnung? Hatte er gar einen Schlüssel?

    Das Opfer wird in den Akten als lebensfroh, freundlich und nett beschrieben. Tatiana Cherchneva hatte Englischunterricht genommen und Klavier gelernt. Mit dem Englischlehrer soll sie eine Affäre angefangen haben. Er galt, genauso wie Kurt K. und ein weiterer Mann, später als tatverdächtig. Aber alle Ermittlungsverfahren wurden eingestellt. Entweder weil die Tatverdächtigen kein Motiv hatten – oder ein lupenreines Alibi.

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    Michael Petzold von der Berliner Staatsanwaltschaft liest sich durch den Aktenberg. © Maurice Weiss/Ostkreuz

    Jeden Freitag, so geht es aus den Akten hervor, war Tatiana Cherchneva im Fitnessstudio, am Wochenende machte sie gern Party. Sie liebte es, auf ihrem Balkon zu sitzen und mit Bekannten am Telefon zu plaudern.

    Ihren Freund Thomas S., einen Schauspieler, lernte sie rund ein Jahr vor ihrem Tod in der Charlottenburger Kantstraße in der Diskothek Abraxas kennen, die es seit 2009 nicht mehr gibt.

    Doch offenbar hatte Tatiana Cherchneva vor, sich von Thomas S. zu trennen. Darauf deutete ein 20 Seiten langer Brief hin, der nach ihrem Tod in ihrer Wohnung gefunden wurde. Von dem Thomas S. aber nichts gewusst haben will.

    In dem Schreiben, laut Petzold ein „Schlussmachbrief“, hieß es: „Ich möchte lieben, lieben, lieben und genauso geliebt werden. (...) Wenn uns aber nun gar nichts mehr verbindet, dann ist das schlecht und wir können nicht zusammensein.“ Tatiana Cherchneva machte ihrem Freund in dem Brief Vorwürfe, nicht ehrlich zu ihr zu sein.

    Das Wochenende vor ihrem Tod verbrachte Tatiana Cherchneva mit Thomas S. in einer Pension in der Sächsischen Schweiz. „Offenbar war das Wochenende so idyllisch, dass sie sich nicht mehr trennen wollte“, sagt Petzold. Ihrer Freundin soll sie berichtet haben, der Kurzurlaub sei zu schön gewesen.

    Tatiana Cherchneva verließ grußlos ihren Arbeitsplatz

    Klar ist, dass Tatiana Cherchneva am Tag ihres Todes ihren Arbeitsplatz gegen 17 Uhr verließ – grußlos, was ungewöhnlich war für die ansonsten immer freundliche Buchhalterin. Sie fuhr wie immer über die Stadtautobahn nach Hause, traf 28 Minuten später mit ihrem grünen Nissan Micra, einem Firmenwagen, in der Tiefgarage ihres Wohnblocks ein.

    Bepackt war sie, als sie die Treppen zu ihrer Wohnung hinaufstieg: mit der Reisetasche vom Wochenende, einem Schlafsack, ihrem Lederrucksack mit den persönlichen Sachen, dem Inhalt ihres Briefkastens, dem Handy und den Schlüsseln. Das haben die Fahnder ermittelt. Durch Nachbarn wurde die 31-Jährige zu dieser Zeit nicht gesehen.

    Doch warum wurde kein Bewohner des Hauses aufmerksam auf das, was dann geschah? „Niemand hat etwas von einem Kampf in der Wohnung gehört oder gar Schreie“, sagt Petzold. Auch sei niemand nach der Tat gesehen worden, als er aus der Wohnung geeilt sei. Und das in den wenigen Minuten, bis die Polizei eintraf.

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    Tatiana Cherchneva in ihrer Wohnung. Als sie ermordet wurde, war sie 31 Jahre alt. © Maurice Weiss/Ostkreuz

    Fest steht, dass der Mörder Schränke im Ankleidezimmer durchwühlt und verschiedene Sachen von Tatiana Cherchneva mitgenommen haben muss. Es fehlten der Schlüsselbund mit den Wohnungsschlüsseln, eine Schmuckschatulle und der Rucksack mit Bargeld, Personalausweis, EC-Karte und Terminkalender.

    Das Sonderbarste an dem Fall, so erzählt es Michael Petzold, sei jedoch das Mobiltelefon gewesen, das nicht mehr bei dem Opfer gefunden werden konnte. Tatiana Cherchneva hatte es erst wenige Monate vor ihrem Tod preisgünstig in einem Telefonladen an der Friedrichstraße erworben. Nach der Tat war es ausgestellt und in der Wohnung nicht mehr zu finden.

    Doch einen Tag nach dem Mord wurde eine neue SIM-Karte in das Mobiltelefon eingelegt und das Handy eingeschaltet. 26 Stunden nach der Tat konnte es bei einer Frau geortet werden. Sie gab an, das Handy von ihrem Freund Bernd L. geschenkt bekommen zu haben.

    Der Mann erzählte den Ermittlern eine schräge Geschichte, so sagt es Staatsanwalt Petzold heute. Demnach gab er zu Protokoll, das Handy am 14. September 1999 einem Blumenhändler in einem Pub im Europa-Center abgekauft zu haben. Also einen Tag nach dem Mord.

    Drei Bier will er dem Rosenverkäufer, der sich Micha genannt habe, spendiert und den Preis für das Mobiltelefon von 100 auf 50 Mark heruntergehandelt haben. Bernd L. beschrieb den ominösen Blumenhändler damals als 30-jährigen Russen mit dunkelblonden, halblangen Haaren und einem freundlichen, lustigen Blick.

    Zudem soll „Micha“ seinen Großvater als Russlanddeutschen mit Verbindungen zum russischen Geheimdienst KGB beschrieben haben. Die Polizei fertigte ein Phantombild des geheimnisvollen „Micha“ an, doch es gab nicht einen einzigen Hinweis auf den Blumenhändler.

    Nach der Funkzellenanalyse stellte sich zudem heraus, dass Bernd L. zum Zeitpunkt des angeblichen Handykaufs nicht in dem Pub, sondern im brandenburgischen Bestensee gewesen war. „Der Mann war hochverdächtig. Aber es gab keinen Grund, warum er Tatiana Cherchneva umgebracht haben soll. Es gab keinerlei Verbindung zwischen ihm und dem Opfer“, sagt Petzold.

    Die Staatsanwaltschaft lobte damals 10.000 Mark für Hinweise aus, die zur Ergreifung des Täters führen würden. Ohne Erfolg. Kurt K., einst Liebhaber der Getöteten und ihr Chef, zählte zu den Verdächtigen. Auch weil er, wie Staatsanwalt Petzold sagt, unbedingt in die Akten der Polizei schauen wollte. K. erhöhte die Belohnung um 50.000 Euro.

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    Das Phantombild von Micha, der angeblich das Handy von Tatiana Cherchneva verkauft haben soll. © Maurice Weiss/Ostkreuz

    Mit einer Anzeige in einer Berliner Tageszeitung und Plakaten ging der Unternehmer an die Öffentlichkeit, suchte Zeugen für das Gewaltverbrechen an seiner einstigen Lebensgefährtin. „Hilfe!“, war auf den Plakaten über einem Foto von Tatiana Cherchneva in großen Lettern zu lesen. „Bitte helfen Sie uns, unseren Seelenfrieden durch die Ergreifung des Täters noch in diesem Jahrtausend zu finden“, hieß es weiter.

    „Den entscheidenden Hinweis im Fall der getöteten Tatiana Cherchneva gab und gibt es nicht“, sagt Staatsanwalt Petzold. Selbst ein Beitrag in der ZDF-Fahndungssendung „Aktenzeichen XY … ungelöst“ habe nicht zu dem erwünschten Durchbruch geführt.

    Michael Petzold erklärt, dass viel für ein gewisses professionelles Vorgehen spreche. Sogar die Spezialeinheit Kommando Spezialkräfte (KSK) der Bundeswehr hätten die Ermittler damals konsultiert, um zu klären, ob der Täter militärisches Wissen gehabt habe. „Die Einschätzung: Die Tat war schon fachmännisch ausgeführt worden – aber für das KSK doch etwas zu dilettantisch“, sagt der Staatsanwalt.

    Eine vielversprechende DNA-Spur an der Kleidung des Opfers

    War es eine Beziehungstat? War es ein Auftragsmord? Die Ermittlungen gegen Kurt K. und Bernd L. wurden im Dezember 2003 eingestellt. „Es kommt eine Auftragstat in Betracht, es kommt eine ganz andere Person als Täter infrage“, sagt Petzold. Zum Beispiel jene Person, von der Bernd L. das Handy des Opfers erworben hat. Wer das gewesen sei, ist bis heute unklar.

    Es gibt diese eine, vielversprechende DNA-Spur an der Kleidung des Opfers. Sie stimme mit keinem der Männer überein, die als tatverdächtig geführt worden seien, sagt Michael Petzold. Wegen dieser Spur und auch Zeugen, die noch immer gesucht würden, sei die Akte im März wieder „angefasst“ worden.

    Die sichergestellte DNA ist nicht in der Datenbank des Bundeskriminalamtes gespeichert. Das heißt, dass der Täter oder seine Kinder noch nie straffällig geworden sind. „Vielleicht ist er auch schon tot“, sagt Petzold.

    Aus Duckduckgo / Apple maps
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    Abraxas
    Nightlife in Charlottenburg-Wilmersdorf
    Kantstraße 134, Charlottenburg, 10625 Berlin, Germany
    Phone +49 30 3129493

    #Berlin #Charlottenburg #Kantstraße

    #Georg-Wilhelm-Straße #Wilmersdorf

    #Kreuzberg #Maybachufer

    #Nachtleben #Verbrechen

  • Autour de l’École de Francfort — Kritische Theorie
    https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/2026/05/13/autour-de-lecole-de-francfort-kritische-theorie

    En 1923 fut fondé à Francfort l’Institut de Recherche sociale qui se donna pour but de faire de la philosophie critique ou théorie critique un instrument de changement et de transformation sociale. L’Institut s’éloigna rapidement du pseudo-communisme importé d’U.R.S.S et chercha à promouvoir une collaboration interdisciplinaire entre philosophie et sciences sociales. Loin de se figer […] L’article Autour de l’École de Francfort — Kritische Theorie est apparu en premier sur Atelier d’Écologie Sociale et Communalisme.

    #Orientation_bibliographique #Andrew_Feenberg #École_de_Francfort #Ernst_Bloch #Franz_Borkenau #Georg_Lukács #Günther_Anders #Hartmut_Rosa #Herbert_Marcuse #Max_Horkheimer #Oskar_Negt #Siegfried_Kracauer #Theodor_W._Adorno #Walter_Benjamin

  • AI data center project secretly sucked 29 million gallons of water over 15 months before detected by residents complaining about low water pressure — officials refuse to fine builders of massive 6.2 million-square-foot facility over unauthorized water use

    County’s soft touch is attributed to the data center being ’our largest customer, and we have to be partners.’

    Fayette County, Georgia, was telling residents to stop watering their lawns to conserve water. The request came after homeowners in a nearby subdivision reported unusually low water pressure, but when the county investigated, it found the cause: a data center campus 20 miles south of Atlanta had been drawing roughly 29 million gallons through two water connections the county didn’t know existed, Politico reported Saturday.

    Quality Technology Services (QTS), the Blackstone-owned developer behind the 615-acre Fayetteville campus, owed $147,474 in retroactive charges for the unmetered consumption, but the county didn’t fine the company.

    The QTS Fayetteville (“Project Excalibur”) campus is among the largest data center developments in the country, currently comprising 13 buildings totaling approximately 6.2 million square feet, with plans for up to 16 buildings at full buildout. QTS has said it expects to invest up to $1 billion in the project, which began construction in 2023 and isn’t expected to be completed for another three to five years.

    QTS told Politico the 29 million gallons were consumed during temporary construction activities, including concrete work, dust control, and site preparation. The company markets a “closed-loop” cooling system for its data centers, which recirculates the same water rather than drawing from the municipal supply. Once operational, QTS said its facilities would only require water for domestic needs like bathrooms and kitchens.

    However, the discrepancy between QTS’s stated and actual water usage remained undetected for months, with Politico reporting that the county’s water system director, Vanessa Tigert, attributed the oversight to a procedural error during the county’s transition to a cloud-based metering system.

    Tigert told Politico that her department has a single employee handling both inspections and plan reviews, saying, “... we don’t have enough staff. We can’t keep staff.” QTS and the county disagreed on how long the water went unmetered, withTigert estimating about four months and QTS saying 9 to 15 months. Despite the unauthorized connections, Fayette County opted not to fine the company. “They’re our largest customer, and we have to be partners,” Tigert said. “It’s called customer service.”

    The incident came to light last week after a Fayette County resident obtained the utility’s May 2025 letter to QTS through a public records request. Fayetteville had already moved to restrict data center growth before this, with the city council banning new data centers in every zoning district earlier this year, adopting Ordinance 26-0-12. A separate proposal from developer Crow Holdings was denied by the city’s planning commission in January, and the company withdrew its appeal in March.

    Georgia’s Public Service Commission also froze Georgia Power’s base rates through 2028, specifically to prevent data centers from shifting electricity costs to residential customers. The state is currently experiencing moderate to severe drought, and Gov. Brian Kemp declared a state of emergency last month over wildfires. Georgia hosts more than 200 data center facilities.

    The QTS campus is projected to generate $150 million to $200 million annually in property tax revenue, according to the city. Fayetteville is one of at least 50 cities across the U.S. that currently have active bans on new data center construction, with four adopting permanent prohibitions, according to the U.S. Data Center Moratorium Tracker.

    https://www.tomshardware.com/tech-industry/georgia-data-center-used-29-million-gallons-of-water
    #eau #AI #IA #intelligence_artificielle #infrastructure #data_centers #centres_de_données

    • Data center guzzled 30 million gallons of water, and nobody noticed for months

      A curious case in #Georgia serves as a warning for many parts of the US hastily approving data center developments without first updating their water systems to better monitor for severe upticks in usage.

      On Friday, Politico reported that one of the country’s biggest data center developments had guzzled nearly 30 million gallons of water without paying for it. Even worse, the water grab came at a time when nearby drought-stricken residents were warned to restrict their personal water consumption, and some reported sudden decreases in water pressure.

      An investigation conducted by utility officials in Georgia’s Fayette County found that the Quality Technology Services (QTD) facility had two industrial-scale water hookups that weren’t being monitored. “One water connection had been installed without the utility’s knowledge, and the other was not linked to the company’s account and therefore wasn’t being billed,” Politico reported.

      QTS eventually paid about $150,000 for the water, but there were no consequences for exceeding peak limits established by the county during the data center planning process. Frustrating residents, the county declined to fine QTS. Fayette County’s water system director, Vanessa Tigert, told Politico that the decision was partly because the county blamed itself and didn’t want to offend QTS.

      “They’re our largest customer, and we have to be partners,” Tigert said. “It’s called customer service.”

      Notably, the main reason the water usage was overlooked is that the county is transitioning from outdated water meters to a smart, cloud-based system that is supposed to make it easier to track leaks and other unexpected drains on the county’s water system. Tigert also told Politico that the county failed to notice the water usage because it’s understaffed, explaining that the only worker available to inspect meters is “spread pretty thin.”

      Ultimately, the county dismissed QTS’s excess water usage as a “procedural mix-up,” Tigert said, retroactively charging QTS at a higher construction rate for the water but imposing no penalties for taking more water than the county expected.

      Asked for comment, QTS told Ars that it’s “false and inaccurate” to suggest the facility “used any water improperly.”

      “Once this billing issue was flagged, QTS paid all charges,” QTS said. “All water usage followed relevant and applicable regulations.”

      QTS also pointed to statements from county officials denying residents’ claims that the facility’s excess water usage had decreased water pressure across the county system. Residents complaining about water pressure relied on wells, the county has said, while QTS does not draw water from wells or groundwater.

      Moving forward, the county confirmed that QTS’s water hookups will now be accurately monitored. Additionally, QTS emphasized that after construction, the facility’s water needs will drastically drop.

      However, residents are likely still stinging after receiving county notices recommending they restrict their water consumption due to ongoing drought conditions in the area. And some have lost trust in both QTS and the county.

      James Clifton, an attorney and property rights advocate who first exposed the QTS controversy after submitting a public records request, told Politico that he’s upset that QTS will face no consequences simply because “most months” they’re the county’s “No. 1 customer.”

      “The first thing they do is lean on the individuals and the citizens to stop water consumption when we have QTS that’s just absolutely draining us,” Clifton said.
      AI industry can’t easily solve water crisis

      Increased demand for water to fuel America’s AI ambitions comes just as crumbling water systems across the country require upgrades, and, unsurprisingly, many AI firms expect AI to help address water supply problems in the industry.

      In a report on Monday, The Information explained why the water-supply question is a problem for the entire AI industry to solve—not just data centers, which are already finding ways to reduce and reuse water.

      Citing research from a water technology company called Xylem, The Information reported that “the water toll of AI is far greater at semiconductor factories and the power plants electrifying chipmaking and computing than at the data centers themselves.”

      However, as hyperscale data centers from tech giants like Meta, Google, and Microsoft perhaps increasingly rely on power for cooling, the demand for water to cool down power plants will explode, experts suggest. And it doesn’t help that 40 percent of data centers and 29 percent of global chip fabs are built in “water-stressed” areas, Xylem reported.

      Over the next 25 years, “AI-associated water use will more than double,” Xylem forecasted.

      One solution to make up some of the difference could be to recover about 30 percent of the world’s water that is lost to leaks and theft, The Information reported.

      That’s why some AI firms, like Microsoft, are paying to install “high-tech water leak detection systems” built by FIDO Tech.

      By feeding sensor data into AI, advanced smart meters can detect and “isolate” leaks, speeding up repairs and preventing excess water loss. Such smart meters can also help identify where fixes are most needed, as many areas scrambling to fix their water systems are “cash-starved” and cannot cover all the needed repairs, The Information reported.

      In drought-stricken Georgia, QTS claimed it’s also exploring alternative water solutions, such as capturing storm water or roof runoff.

      The Environmental Protection Agency announced in March an initiative to “focus on… innovative water infrastructure” to strengthen water systems across the US, with early efforts focusing particularly on rural areas where budgets might be most stretched. However, the water sector isn’t completely sure yet how using AI might impact the nation’s systems and is not rushing to implement tech companies’ solutions.

      According to a 2026 State of the Water Industry report from the international nonprofit American Water Works Association, “utilities are cautiously exploring new technologies like artificial intelligence, recognizing both their potential benefits and associated risks, especially in the area of cybersecurity.”

      Most organizations haven’t implemented comprehensive solutions yet and “are not expecting revolutionary changes in the immediate future, the report said.
      Residents fight to protect water sources

      For residents in embattled areas like Fayette County, questions about water remain.

      Although QTS plans to use a closed-loop cooling system that does not consume water for cooling when the data center is online, construction, which is draining far more water, is expected to continue for up to five more years, Politico reported.

      Additionally concerning to residents, data centers rely on “electricity-hungry equipment” for cooling, which “often entails a trade-off,” Politico noted.

      Consumer Reports reached the same conclusion in March, reporting that “generating the electricity to keep data centers powered up requires additional millions of gallons of water, even more than the water used for cooling.”

      That’s why communities aren’t satisfied when data centers promise that construction-phase water consumption represents temporary peak usage.

      In drought-plagued Arizona, a nonprofit advocacy group called Ceres estimated that data centers around Phoenix “already use approximately 385 million gallons of water per year for direct cooling need,” Consumer Reports noted. Once all that region’s data centers come online, “that amount will skyrocket to 3.7 billion gallons per year,” Ceres forecasted.

      In a letter to Congress last month, more than 120 organizations advocating against rushed data center developments warned lawmakers that it’s not enough to focus legislation on addressing spiking electricity bills.

      “Water use is equally alarming,” among other harms, groups said.

      “In drought-prone regions,” groups explained, data centers that consume up to 5 million gallons a day strain “drinking water supplies, agriculture, and ecosystems.” Meanwhile, closed-loop systems “require the use of toxic chemicals that, if not properly disposed of, can eventually flow and pollute water ways.”

      To avoid disastrous consequences for the country’s water supply, groups recommended that Congress pass laws requiring comprehensive environmental reviews prior to construction. They also want Congress to commit to rejecting “any legislation that would fast-track permitting and development for hyperscale, artificial intelligence, and other conventional data centers” through the end of this legislative session.

      Some efforts to protect water resources have had limited success, as backlash has increased to secretive deals that allow data center developments without public notice.

      In Utah, one hyperscale data center in Box Elder County withdrew an application to transfer 1,900 acre-feet of water from a ranch to their facility. About 4,000 residents paid about $15 each to file notices of opposition to block that request, the Salt Lake Tribune reported. But although that battle was won, residents expect the larger fight to be far from over.

      As the war against data centers rages on beyond Utah, the Salt Lake Tribune editorial board published an op-ed, warning that officials risk eroding trust the more they shrug off residents’ reasonable concerns about things like water supplies, electric bills, air quality, and quality of life.

      “Even if the data center isn’t as dreadful as feared—or if it never is actually built—the stench attached to the rushed and secret political process will take a very long time to dissipate,” the editorial board wrote. “If it ever does.”

      https://arstechnica.com/tech-policy/2026/05/data-center-used-30-million-gallons-of-water-without-initially-paying

  • George Orwell × Raoul Peck : 2×-2=-4
    Ou comment dissoudre en images le totalitarisme dans la critique du monde occidental

    Dès ses premières minutes, le film donne la mesure de son ambition – et de son égarement. Sur un extrait en voix off de The Prevention of Literature , ce texte de 1946 où #George_Orwell décrit une société devenue totalitaire parce que sa classe dirigeante se maintient au pouvoir par la force et la fraude, #Raoul_Peck déploie un carrousel de visages : Orbán, Pinochet, Museveni, Min Aung Hlaing, Poutine, Ferdinand Marcos, et pour finir George W. Bush. Le procédé est visuellement efficace. Il est aussi d’une confondante approximation. Car de tous les dirigeants convoqués dans cette galerie, un seul – Poutine – gouverne un régime totalitaire. Les autres relèvent de catégories certes peu aimables, mais profondément différentes : dictature militaire, kleptocratie, junte, Big Man africain cramponné au pouvoir, démocratie illibérale. Quant à la présence de Bush, elle procède d’un réflexe anti-impérialiste qui n’entretient avec le totalitarisme qu’un rapport de métaphore paresseuse.
    Est-ce un défaut de mise en scène ? Plutôt une faute de pensée, qui contamine tout le film, car le totalitarisme n’est pas l’#autoritarisme monté d’un cran ; il en diffère par nature : là où l’un se satisfait du silence, l’autre exige l’adhésion, et entreprend de substituer à la réalité une fiction obligatoire. En alignant sur un même plan une junte birmane, un autocrate ougandais et un président américain élu, le documentaire sert le contraire de ce qu’il prétend : il dilue la pensée orwellienne dans un brouet.
    Dans 1984 , Winston Smith posait un axiome sur lequel reposait tout l’édifice de la résistance intérieure : la liberté, c’est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Or le film de Peck prend l’équation orwellienne et produit un résultat négatif. Orwell multiplié par Peck, ce n’est pas quatre : c’est moins quatre. Le cinéaste ne manque pas de talent, mais sa grille de lecture – anti-impérialiste, anticapitaliste, héritière d’une tradition marxiste qui n’a jamais admis et compris le concept de #totalitarisme – le conduit à retrancher d’Orwell ce qui en constitue le cœur. Le spectateur en sort plus confus qu’il n’était entré. C’est ce rendez-vous manqué qu’il faut examiner : il dit quelque chose de la difficulté de l’intelligentsia occidentale à nommer le monde dans lequel nous vivons.

    #cinéma #documentaire #film #anticapitalisme #marxisme

    Simon Leys avait noté avec une ironie tendre qu’Orwell avait toujours fait sereinement face à ses nombreux ennemis, mais qu’on se demandait s’il aurait pu garder son sang-froid devant certains de ses admirateurs. Peck est de ceux-là – un admirateur sincère, un cinéaste de talent, un homme dont l’indignation ne fait aucun doute. Mais l’admiration qui se trompe d’objet peut faire sous les apparences de l’hommage presque autant de dégâts que l’hostilité franche. Orwell nous demandait une seule chose : tenir bon sur le fait que deux et deux font quatre. Peck, en multipliant Orwell par ses certitudes personnelles, arrive à moins quatre.
    #Pierre_Raiman,
    docteur en Histoire, spécialiste des totalitarismes.

    Article publié sur le site Desk Russie le 6 avril 2026.
    https://desk-russie.eu/2026/04/06/george-orwell-x-raoul-peck-2x-2-4.html

    Dans un entretien avec Raoul Peck dans Libération du 24 février 2026, il déclare :

    Déjà dans les années 1980, Georges Marchais était ridiculisé comme un clown… C’était difficile à supporter - une arme pour ridiculiser les idées de gauche.

    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/raoul-peck-cest-un-film-qui-fait-le-catalogue-du-present-comme-orwell-dan

    Georges Marchais , secrétaire général du Parti communiste français (PCF) de 1972 à 1994, c’est-à-dire un stalinien : une personne qui prétendait défendre la classe ouvrière et qui dans les faits en a été un des actifs fossoyeurs.
    Manifestement, Peck n’a pas très bien compris le sens de La Ferme des animaux d’un certain George Orwell...

    #confusionnisme #gauchisme

  • Géorgie : comment le gouvernement démantèle l’opposition et les universités 

    Alors que des dizaines de milliers de personnes ont rendu hommage, dans la capitale Tbilissi, au patriarche de l’Église orthodoxe géorgienne, Ilia II, une figure religieuse majeure décédée le 17 mars dernier, le virage autoritaire engagé depuis un certain temps en Géorgie se poursuit. Outre les figures plus ou moins importantes de l’opposition, les journalistes et les simples citoyen·nes, c’est désormais le système éducatif qui est pris pour cible : un scénario déjà vu dans d’autres régimes autoritaires à travers le monde, comme en Hongrie, en Russie et en Turquie.

    https://www.valigiablu.it/georgia-repressione-dissenso-universita

    #georgie

  • L’Irlande, cinquième pays de l’UE en termes de nombre de demandes d’asile par habitant - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70776/lirlande-cinquieme-pays-de-lue-en-termes-de-nombre-de-demandes-dasile-

    L’Irlande, cinquième pays de l’UE en termes de nombre de demandes d’asile par habitant
    Par La rédaction Publié le : 08/04/2026
    Avec 2,4 demandes d’asile pour 1 000 habitants, l’Irlande se place en cinquième position des pays de l’Union européenne en nombre de primo-demandeurs par rapport à sa population. La Somalie est la première nationalité, représentant plus d’un demandeur sur six. Même si les chiffres sont en baisse, comme partout en Europe, le gouvernement irlandais envisage pour 2026 des mesures de restriction de l’accueil et d’accélération des procédures. L’Irlande est le cinquième pays de l’Union européenne (UE) en termes de premières demandes d’asile reçues par habitant. Et ce, même si les chiffres de l’asile ont diminué de 30 %, passant de plus de 18 000 demandes reçues en 2024 à près de 13 000 en 2025 - ce qui constitue un retour aux seuils de 2022 / 2023. De nouveaux chiffres publiés fin mars par la Commission européenne montrent en effet que l’Irlande a reçu 2,4 demandeurs d’asile pour 1 000 habitants l’année dernière. Il s’agit du cinquième ratio derrière la Grèce (5,3 pour 1 000) ; Chypre et l’Espagne (2,9 toutes les deux) et le Luxembourg (2,6).
    Ce taux est en baisse : en 2024 avec ses 18 000 demandes reçues, l’Irlande comptait 3,4 demandeurs pour 1 000 habitants, détaille le média irlandais BreakingNews.ie : le pays se plaçait alors au troisième rang européen. Cette diminution s’inscrit dans un contexte plus large : l’Union européenne a connu une baisse générale des demandes d’asile de 27 % en 2025. Le taux moyen est alors passé de 2 à 1,5 demandes pour 1 000 habitants dans l’UE. Parmi les États-membres, seuls la Lettonie, la Lituanie et la Hongrie ont enregistré une légère augmentation du nombre de demandes d’asile.
    Malgré la baisse de la demande d’asile, le gouvernement irlandais compte bien faire entrer en vigueur cette année son nouveau projet de loi sur la protection internationale, qui prévoit un traitement plus rapide des demandes d’asile et des potentiels renvois. Cet important ensemble de réformes présenté fin 2025 prévoit, entre autres, que les demandeurs d’asile salariés reversent entre 10 et 40 % de leur revenu hebdomadaire aux frais d’hébergement - ce qui concernerait environ 7 500 personnes selon le ministre de la Justice, Jim O’Callaghan. Dans le cadre de ce projet de loi également, le gouvernement a durci les règles relatives au regroupement familial pour les réfugiés, en limitant la possibilité de faire venir leurs proches dans le pays. Ceux-ci devront patienter pendant trois ans avant que leur conjoint-e et leurs enfants puissent les rejoindre.
    Si le texte est adopté sans modification par le parlement, cette mesure entrera en vigueur avec le reste de la loi sur la protection internationale à la mi-2026. Une telle proposition gouvernementale « est cruelle » et va « directement à l’encontre de tout ce que nous devrions défendre en tant que pays », a réagi en février le porte-parole du Parti travailliste pour la justice, Alan Kelly.C’est que les conditions de vie des primo-arrivants sont déjà rudes. Fin février, la Haute cour de justice a condamné l’État irlandais à verser 9 500 et 6 000 euros à deux demandeurs d’asile - un Afghan et un Indien - qui avaient attaqué l’État en justice pour avoir été laissés sans abri à leur arrivée dans le pays en 2023, a rapporté l’Irish Times.
    Ces dernières années, en particulier en 2024 lors de la hausse des arrivées, les hommes seuls se sont de plus en plus retrouvés sans solution d’hébergement, le gouvernement mettant en avant la crise du logement et la saturation des centres d’accueil. « Pour aller faire nos besoins, nous devons marcher environ six kilomètres. On va dans une mosquée du centre-ville qui nous accepte », témoignait Sami*, un Afghan rencontré par InfoMigrants dans les rues de Dublin en 2024. « C’est tellement insupportable la vie ici, je suis à bout. Je me sens tout le temps triste ». En janvier 2026, 1 123 nouvelles demandes d’asile sont arrivées en Irlande, selon le dernier rapport mensuel des autorités de protection irlandaises. Soit légèrement plus (3,5%) qu’en janvier 2025. Pas moins d’un quart de ces demandes émanaient de ressortissants somaliens. La Somalie promet ainsi de se maintenir en tête des nationalités qui demandent l’asile dans le pays. Avec 2 015 demandes en 2025, le pays représente au moins un demandeur sur six en Irlande. Les nationalités qui suivent sont le Nigeria (1 910) ; le Pakistan (1 665) ; l’Afghanistan (1 290) et la Géorgie (865).
    Depuis septembre 2025, le gouvernement encourage les retours volontaires vers les pays d’origine, en gonflant l’aide financière dédiée. Les personnes choisissant de rentrer volontairement avant ou après avoir reçu une décision de première instance sur leur demande de protection peuvent désormais recevoir 2 500 euros d’aide par personne, et jusqu’à 10 000 euros maximum par famille.

    #Covid-19#migration#migrant#UE#irlande#asile#politiquemigratoire#sante#somalie#nigeria#pakistan#afghanistan#georgie

  • Géorgie : « Quand ils s’en prennent à quelqu’un comme Mzia, ils espèrent dissuader tous les journalistes de continuer ce métier » - entretien avec Irma Dimitradze

    Ces dernières années, la liberté de la presse en Géorgie s’est fortement dégradée, sous l’effet de pressions politiques croissantes, de lois restrictives et d’une multiplication des attaques contre les journalistes. La condamnation en 2025 de la journaliste Mzia Amaghlobeli, fondatrice des médias indépendants Batumelebi et Netgazeti, à l’issue d’un procès largement dénoncé comme inéquitable, est devenue le symbole de ce tournant autoritaire. Reporters sans frontières (RSF) s’est entretenue avec Irma Dimitradze, proche collaboratrice de Mzia Amaghlobeli. 

    https://rsf.org/fr/géorgie-quand-ils-s-en-prennent-à-quelqu-un-comme-mzia-ils-espèrent-dissuader-t

    #georgie

  • « #L’affaire_Abdallah », un mensonge et une ingérence américaine en France - RFI
    https://www.rfi.fr/fr/france/20260324-l-affaire-abdallah-un-mensonge-et-une-ing%C3%A9rence-am%C3%A9ricaine-en

    « L’affaire Abdallah », un mensonge et une ingérence américaine en France
    Après plus de quatre décennies de détention, le militant libanais pro-palestinien #Georges_Abdallah a été libéré le 25 juillet 2025. Un #documentaire retrace l’histoire de cette détention hors norme, des mensonges qui l’ont entourée et des pressions exercées sur la France. Entretien avec son réalisateur #Pierre_Carles.

    #georges_Ibrahim

    #exellent_docu !

    https://www.cp-productions.fr

  • « L’affaire Abdallah », un mensonge et une ingérence américaine en France - RFI
    https://www.rfi.fr/fr/france/20260324-l-affaire-abdallah-un-mensonge-et-une-ing%C3%A9rence-am%C3%A9ricaine-en

    Une grande part de responsabilité de cette situation revent au pouvoir politique, mais également aux médias durant vingt ans. À partir de 2003, moment où Georges Abdallah est vraiment libérable et qu’il aurait dû être libéré, sa détention commence à devenir hors norme, et cela dure jusqu’en 2023. Pendant vingt ans, donc, il va y avoir une sorte d’omerta médiatique sur cette histoire. Elle n’est pas documentée. La fake news de 1986, c’est à dire le fait qu’on ait attribué à Abdallah et ses frères des attentats qu’ils n’ont pas commis, qui relevaient du contentieux franco-iranien, n’a pas été documentée avant que je fasse cette enquête. Vous ne verrez pas une seule fois un article racontant qu’il y a eu une fake news de cette ampleur en 1986, avec le journal Le Monde en première ligne, et les autres qui ont suivi, les chaînes de télévision, les journaux.

    En 2024, le plafond de verre médiatique se brise. Avant cela, seule une journaliste de RFI réalise, en octobre 2022, un reportage sur le sujet. C’est alors la première fois dans des médias dits non militants qu’on entend parler de cette affaire. Puis en 2024, Benoît Collombat, qui dirige aujourd’hui la cellule investigation de Radio France, réalise une enquête très sérieuse sur l’affaire Abdallah suite à une bande dessinée que moi même j’ai réalisée peu de temps avant chez Delcourt, Dans les oubliettes de la République* ( là aussi chez un éditeur non militant qui a eu le courage de me commander une version bande-dessinée de cette enquête). Ensuite, la grande presse va embrayer. Mais elle a attendu qu’on lui donne l’autorisation, en quelque sorte. Voilà pourquoi cette affaire est passée aux oubliettes pendant vingt ans.

  • Géorgie : la stratégie discrète de Pékin dans l’espace informationnel

    Depuis 2022, Pékin renforce discrètement sa présence dans l’espace informationnel géorgien. Sans ouvrir de média d’État sur place, les autorités chinoises s’appuient sur des relais locaux, en particulier des médias pro-Kremlin ou pro-gouvernementaux, pour promouvoir leurs narratifs. Reporters sans frontières (RSF) alerte sur cette stratégie d’influence diffuse qui, dans un paysage médiatique fragilisé, contribue à la circulation et au renforcement mutuel de récits autoritaires au détriment du pluralisme.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/11/15/la-georgie-donne-lexemple-frappant-dun-recul-democratique-extremement-rapide/#comment-72731

    #georgie #chine

  • #Le_Moment_orwellien , #Tamara_Ben_Ari, | #Editions_Seuil
    https://www.seuil.com/ouvrage/le-moment-orwellien-tamara-ben-ari/9782021617214

    À partir d’événements récents aux États-Unis et en France, cet ouvrage mobilise les concepts développés par #George_Orwell dans #1984 pour analyser la mécanique contemporaine de brouillage du réel, qui a fait de la science une cible politique.

    Il montre comment les savoirs et celles et ceux qui les produisent ont d’abord été fragilisés par leur soumission à la logique de marché, puis discrédités par le pouvoir à travers une succession de procès idéologiques. Cet affaiblissement a ouvert la voie à un glissement vers un autoritarisme assumé, fondé sur la manipulation du langage, la réécriture du passé et l’effacement de la vérité au nom de la liberté. Dans ce moment orwellien, la science, en tant que langage universel de description du réel, n’a plus lieu d’être.

    Nommer et comprendre ces mécanismes est une condition essentielle pour pouvoir y résister.

    Tamara Ben Ari, chercheuse en sciences de l’environnement, conduit des recherches sur la stabilité de la production agricole ainsi que sur la transition écologique de la recherche.
    #Olivier_Berné, astrophysicien, spécialiste de la nébuleuse d’Orion, est responsable de projets scientifiques avec le télescope spatial James Webb.
    #Emmanuelle_Perez_Tisserant, maîtresse de conférences en histoire, travaille sur l’histoire nord-américaine et son héritage colonial, notamment en Californie.
    Valérie Masson-Delmotte, chercheuse en sciences du climat, est membre de l’Académie des Sciences et de l’Académie des Technologies.

    Ensemble ou séparément, elles et il ont contribué à l’émergence de plusieurs collectifs engagés dans la défense de la science, notamment #Stand_up_for_Science France.

  • ALERTE Big Brother sourit encore
    17 février 2026 - AuPoste
    https://www.youtube.com/watch?v=IXs6ykl75Vw

    Au fil d’une causerie exceptionnelle, dense et souriante à la fois, Raoul Peck démonte les mécanismes du mensonge contemporain en s’appuyant sur Orwell. De la Birmanie coloniale à la guerre d’Espagne, de Trump à Bolloré, il relie passé et présent avec une rigueur implacable. Le dialogue navigue entre cinéma, mémoire, propagande et responsabilité démocratique. Il revient sur son travail, ses recherches, sa science du montage. Un dialogue lumineux, où chaque mot compte — parce que, justement, c’est par les mots que tout commence.

  • Comment les émigrés russes ont discrètement pris le contrôle de secteurs-clé de l’économie géorgienne

    Arrivés par dizaines de milliers après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, les émigrés russes sont en train de transformer rapidement les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la tech en Géorgie, évinçant les entreprises locales, cassant les prix des guides touristiques, exploitant les failles fiscales et suscitant des inquiétudes économiques, culturelles et sécuritaires.

    Lire l’article de Mariam Kachkachashvili, Eto Midelashvili, Aydan Yusif - iFact (Tbilisi) traduit par VoxEurop
    https://voxeurop.eu/fr/prise-controle-economie-georgie-russie

    #georgie

  • Épisode 1/2 : #Fabrizio_de_André, #cantautore en toute liberté

    Chantée en italien, son œuvre compte parmi les plus importantes de la chanson européenne. Hommage au cantautore Fabrizio de André (1940-1999), qui vit en #Brassens un véritable Socrate, et qui chanta les #marginaux, la #vie et l’#amour avec #humanité.

    Véritable #conteur, Fabrizio de André décida de chanter l’amour par la #fable et mit au centre de ses textes les #antihéros de la société dans laquelle il vivait. Dans les années 1960, c’est un titre comme “La Canzone di Marinella” qui lui a permis de gagner sa vie comme cantautore, un terme désignant les gens qui chantent, qui écrivent et qui composent leurs propres #chansons.

    Chanter les marginaux

    Né à Gênes en 1940, juste avant la guerre et dans une famille très bourgeoise, Fabrizio de André vit sa petite enfance dans une grande liberté, habitant notamment à la campagne, où la guerre les mène. Il retourne ensuite à Gênes, ville au port labyrinthique où l’on retrouve marins, pêcheurs, artisans mais aussi prostituées et voleurs. Gênes que Fabrizio de André chante dans des titres comme “La città vecchia” (1965), qui évoque la vieille ville tout en se référant aux nombreux textes qui ont formé sa plume. Parmi ces derniers, Embrasse-moi de Jacques Prévert, une évocation de la figure des prostituées.

    Toute sa vie, Fabrizio de André sera le chanteur des marginaux. Il se sent lui-même en marge de sa famille très bourgeoise, dont le père, grand lecteur, lui transmet l’amour de la langue française. D’abord marié à Enrika avec qui il a un enfant, Fabrizio choisit de s’éloigner de cette vie conventionnelle au profit de l’#alcool et de l’#anarchie.

    #Georges_Brassens, un maître à penser

    Fabrizio de André ne serait sans doute pas devenu Fabrizio de André s’il n’avait pas écouté un certain Georges Brassens dans les années 1950. Une découverte musicale qui lui montre à quel point les chansons peuvent parler du monde réel. En outre, son premier album, Tutto Fabrizio De André (1966), comprend deux chansons de Brassens, dont La marche nuptiale.

    Il fait également référence à l’oeuvre de Brassens dans des chansons comme Bocca di Rosa, qui peut faire penser au titre Brave Margot de ce dernier. Bocca di Rosa est devenue si mythique qu’on l’utilise plus ou moins dans la langue italienne comme synonyme d’une femme légère ou d’une prostituée. Car c’est un peu l’histoire que raconte cette chanson inspirée à Fabrizio de André par l’une de ses premières fiancées, une prostituée surnommée Anna “la gorilla”.

    Un engagement pacifiste

    La #violence et la #guerre comptent parmi les thématiques qui habitent Fabrizio de André. On les retrouve dans une chanson comme “La ballata dell’eroe”, chantée par un certain #Luigi_Tenco, camarade de Fabrizio, compagnon de Dalida et dont le suicide tragique en 1967 au festival de la chanson italienne de Sanremo fut longtemps entouré de mystère. En outre, la mort de son ami marqua durablement Fabrizio de André.

    Avant cela, dans la chanson antimilitariste “La guerra di Piero” (1964), Fabrizio de André affirme son #pacifisme radical. Préfigurant l’#engagement social et politique du cantautore, ce titre fait autant référence à un oncle revenu des camps de concentration qu’au Dormeur du Val de Rimbaud et aux textes pacifistes de l’écrivain et résistant #Italo_Calvino, notamment Dove vola l’avvoltoio ?.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-serie-musicale/fabrizio-de-andre-cantautore-libre-et-myhte-italien-6191275

    #chanson #chanson_italienne #musique #antimilitarisme
    #podcast #audio

  • Mzia Amaghlobeli, un modèle pour tous les journalistes de Géorgie que le gouvernement cherche à faire taire
    La journaliste Mzia Amaghlobeli est détenue depuis janvier 2025. Son arrestation est une mise en garde adressée aux médias indépendants de Géorgie, et révèle l’érosion de la liberté de la presse, un droit miné par la loi contre les “agents étrangers” et par les actes d’un régime qui craint davantage la vérité que la dissidence.
    https://voxeurop.eu/fr/mzia-amaghlobeli-georgie-journalisme-liberte-presse

    Ce que la Géorgie révèle sur la montée du techno-autoritarisme
    Le parti pro-russe au pouvoir en Géorgie n’est pas une anomalie. Il s’inscrit dans une vague d’accélérationnisme qui déferle sur le monde, suivant un modèle autoritaire alimenté par le techno-féodalisme, l’influence chinoise dans la région et l’érosion de la démocratie libérale à travers le monde.
    https://voxeurop.eu/fr/georgie-democratie-techno-autoritarisme

    #georgie

  • Les mouvements démocratiques aux portes de l’Union Européenne : Serbie, Géorgie, Belarus

    Avec Ivica Mladenović (CRESPPA/CNRS), Danica Djerić (collectif Pariz 11:52 de soutien aux étudiants serbes), Marika Mikiashvili (parti დროა !, Droa !, de l’opposition démocrate libérale géorgienne) et Alice Syrakvash (opposition bélarusse et communauté des Bélarusses à Paris).

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Les-mouvements-democratiques-aux-portes-de-l-Union-europeenne-Ser

    #serbie #georgie #belarus

  • Géorgie : pourquoi l’Europe doit agir maintenant

    La dérive autoritaire de la Géorgie dépasse largement le cadre d’un processus politique interne. C’est là que la Russie teste dans quelle mesure elle peut diffuser des politiques répressives et des discours anti-occidentaux sans que l’UE ne prenne de contre-mesures. La résistance de la société civile est forte, mais l’action de l’Europe est indispensable.

    Cela fait environ un an que le controversé Premier ministre géorgien Irakli Kobakhidze a annoncé la suspension unilatérale des négociations d’adhésion à l’UE. Depuis lors, un grand nombre de Géorgiens, qui voient l’avenir de leur pays fermement ancré dans l’UE et non comme vassal d’une Russie néo-impérialiste, protestent chaque jour contre cette décision.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/12/30/manifestations-antigouvernementales-en-georgie/#comment-70585

    #georgie