• Pierre Raiman, George Orwell × Raoul Peck : 2×-2=-4,
    https://sniadecky.wordpress.com/2026/08/11/raiman-orwell-peck
    https://desk-russie.eu/2026/04/06/george-orwell-x-raoul-peck-2x-2-4.html
    https://seenthis.net/messages/1169133

    Une dure recension du dernier film de Raoul Peck.

    Dans 1984, Winston Smith posait un axiome sur lequel reposait tout l’édifice de la résistance intérieure : la liberté, c’est la liberté de dire que deux et deux font quatre [3]. Or le film de Peck prend l’équation orwellienne et produit un résultat négatif. Orwell multiplié par Peck, ce n’est pas quatre : c’est moins quatre. Le cinéaste ne manque pas de talent, mais sa grille de lecture – anti-impérialiste, anticapitaliste, héritière d’une tradition marxiste qui n’a jamais admis et compris le concept de totalitarisme – le conduit à retrancher d’Orwell ce qui en constitue le cœur. Le spectateur en sort plus confus qu’il n’était entré. C’est ce rendez-vous manqué qu’il faut examiner : il dit quelque chose de la difficulté de l’intelligentsia occidentale à nommer le monde dans lequel nous vivons.

    […]

    Ce que Peck retient de Loznitsa prolonge l’effacement : pour l’immense majorité des spectateurs, le nom de Babi Yar n’évoquera rien ; ils verront des nazis allemands pendus par des bourreaux soviétiques devant une foule, sans savoir que cette foule regarde mourir les assassins de dizaines de milliers de Juifs. La séquence est vidée, par couches successives, nazie, soviétique et cinématographique de sa réalité juive.

    Traiter cette scène comme la variation d’un même thème qui relierait la justice rendue aux bourreaux de Babi Yar et la pantomime séditieuse du Capitole, c’est abolir toute distinction entre la justice, la terreur et la farce sinistre. Le fossé entre l’usage qu’en fait Loznitsa – patient, contextuel, hanté par le devoir de mémoire – et celui qu’en fait Peck – illustratif, instrumentalisé, dépouillé de sa substance – indique la distance entre un cinéaste qui donne à penser et celui qui assène. En laissant les images « parler d’elles-mêmes », Peck dissimule l’intervention la plus décisive – celle du monteur qui choisit l’ordre, le rythme et le voisinage.

    […]

    En dégradant les putschistes espagnols du rang de fascistes à celui de conservateurs, Peck les rapproche du présent américain. Ce glissement quasi imperceptible, est un cas d’école de ce qu’Orwell dénonçait : le langage politique imprécis ne reflète pas une pensée confuse, il la fabrique. Orwell, qui avait pris une balle dans la gorge sur le front d’Aragon pour combattre le fascisme, et qui avait risqué sa vie une seconde fois en échappant à la police stalinienne de Barcelone, méritait mieux qu’un euphémisme destiné à servir une analogie partisane.

    […]

    Peck ouvre l’œuvre d’Orwell comme une « boîte à outils » – la formule revient dans ses entretiens [20]. L’expression semble modeste ; elle est en réalité ruineuse. Une boîte à outils suppose des instruments utilisables séparément. On prend le tournevis « novlangue » pour la propagande trumpiste, le marteau « doublepensée » pour Fox News, la clé à molette « Big Brother » pour les caméras chinoises. Chaque outil est arraché au système qui lui donne sens. Le résultat est un film où tout se vaut : l’Empire britannique et le Goulag, la Silicon Valley et Pyongyang – bref l’abolition des distinctions.

    Une tout autre lecture est possible. 1984 n’est pas un répertoire de citations prophétiques mais un dispositif romanesque inédit, qui fonctionne comme un tout. La société d’Oceania n’est pas un hybride de l’Allemagne nazie et de la Russie stalinienne, mais un variant de deuxième génération [21] – un totalitarisme de laboratoire, épuré des scories de ses modèles et ramené à son essence. Orwell n’a décrit ni le passé ni le présent : il a inventé une machine à penser les totalitarismes futurs. Le noyau en est le pouvoir comme pure fin, une idée empruntée à l’oligarque Wickson dans Le Talon de fer de Jack London – le premier roman à avoir esquissé un système totalitaire [22].

    #film #documentaire #recension #Raoul_Peck #totalitarisme #autoritarisme #George_Orwell #le_cinéma_est_politique

    • Merci @rastapopoulos pour l’info. Je dirai quelque chose sur le film quand je l’aurai regardé.

      Pour le moment je ne peux que constater que les critiques citées partent d’un point de vue de l’idéologie du totalitarisme. C’est une idée confusionniste qui perturbe la réflexion quand on essaye de se faire une idée d’une oeuvre d’un auteur qui connaît bieden la philosophie dite marxiste ou socialisme scientifique.

      Le totalitarisme n’étant qu’une notion de propagande anticommuniste son utilisation nous mène nulle part. Elle est biaisée par son identification infondée du socialisme stalinien avec le nazisme allemand. Ce fond d’hypothèse axiomatique mène systématiquement toute réflexion à des résultats imprécis et floues dans le meilleur cas.

      Ceci vaut pour la grande oeuvre littéraire qu’est 1984. Orwell le voyant publie sa divination, son cauchemar lucide vise juste, mais il ne fournit ni analyse ni outil politique. Pourtant il se donne une allure plus politique que « Nous autres » (1920) de Evgueni Zamiatine et « Le Meilleur des mondes » (1932) d’Aldous Huxley parce qu’il décrit une organisation du monde en blocs ennemis tout à fait plausible pour ses contemporain et l’époque de la guerre froide.

      Aujourd’hui nous sommes confrontés à des défis plus importants qu’à l’époque d’Orwell. Les dernier développements mettent en cause profondément nos idées sur les systèmes politiques, l’éthique et la survie de l’espèce humaine.

      Alors si on veut avancer dans sa réflexion il faut aller plus loin et dépasser les systèmes de pensée anciens. Je viens de découvrir une approche intéressante dans « Le Problème à trois corps ». Liu Cixin y déconstruit systématiquement toutes les idées sur la raison d’être de l’humanité, sur les systèmes politiques et de société ou d’éthique qu’elles soient orientales ou occidentales y compris le positivisme, le libéralisme, le communisme et les religions du monde. Dans sa trilogie tout est un problème de taille et de physique. Les agissements et idées humaines ne sont que des réactions à la réalité matérielle qui impose ses lois.

      J’aime beaucoup Orwell, mais sa prose vient d’une époque révolue tout comme les idées qui tournent autour du totalitarisme et la confrontation entre le socialisme/communisme et le capitalisme/impérialisme. À notre époque et dans les prochaines décennies il faudra revoir l’humanisme et les idées sur le progrès, la justice sociale et l’organisation politique du monde. Orwell nous a fourni quelques indices qu’on doit analyser et situer dans le contexte du siècle présent.

      J’irai regarder le film de Raoul Peck afin de comprendre s’il contribue aux étapes nécessaires pour y arriver.

      Nous autres / Wir (traduction allemande)
      https://nemesis.marxists.org/samjatin-wir1.htm
      Nous autres dans Wikipedia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Nous_autres

      Le Meilleur des mondes dans Wikipedia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Meilleur_des_mondes

      Le Problème à trois corps dans Wikipedia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Probl%C3%A8me_%C3%A0_trois_corps

      #1984 #Orwell #science_fiction #théorie_politique #film #philosophie

    • Merci pour ton commentaire. Je suis en partie d’accord sur les problèmes des anti-totalitaires par rapport aux marxismes. Mais je cite quand même des passages qui me semblaient intéressants et bien argumentés, concernant la manière de Peck de « manipuler » les concepts même sans parole par le montage uniquement, et du coup de faire de la propagande lui aussi, en rapprochant des types de gouvernements assez éloignés.

      Cependant je me suis dit la même chose pour l’auteur de l’article qui est totalement dans la mouvance libéral anti-totalitaire, et qui pourrait recevoir des critiques sur ce point.

      J’ai entendu récemment quelqu’un rappeler cette blague de l’URSS : qu’un journaliste de là-bas vient en occident et se dit effaré de toute cette propagande, et un collègue occidental est perdu, il répond mais enfin c’est vous qui venez de l’URSS, chez vous c’est bien pire, et l’autre de répondre « mais chez nous personne n’y croit ! »

      Jacques Ellul a bien analysé (avant Orwell il me semble) à quel point la propagande occidentale peut être pire (et bien plus assimilée par le public) que dans les régimes totalitaires. Peck ne doit pas être étranger à ce genre de critiques, sans compter aussi les fausses comparaisons « ici c’est le moindre mal », alors que les régimes occidentaux peuvent avoir fait autant ou plus de morts dans leurs guerres (en comptant toutes les guerres coloniales)… et on peut même aller plus loin avec Aimé Césaire, qui disait que le nazisme n’était en gros que la suite logique du colonialisme (des « bonnes » nations libérales donc).

      Bref plein de critique à faire sur le point de vue anti-totalitaire aussi (qui n’était pas forcément celui d’Orwell au point où le croit l’auteur de l’article ! il était plus fin que ça me semble-t-il, et très anti-colonialiste aussi !)

  • #George_Lucas likens AI sceptics to #luddites clinging to horses and carts
    https://www.theguardian.com/film/2026/jul/15/george-lucas-likens-ai-sceptics-to-luddites-clinging-to-horses-and-cart

    #Star_Wars director calls #AI technology ‘the future’ of film-making and says ‘there’s nothing you can do about it’

    George a parlé :-) Apparemment, il est du côté obscur, et il ne nous l’avait jamais vraiment avoué. Enfin... j’ai jamais bien lu ce qu’il a écrit dans le passé, mais peut-être que c’était déjà clair.

  • How Beavers Are Bringing America’s Dead Deserts Back to Life

    Every day, scientists, engineers, communities, and ordinary people are quietly fixing the planet. Forests are being replanted. Rivers are running clean again. Species we thought were gone are coming back. Whole technologies are pulling carbon out of the sky.This channel tells stories of the people, the projects, and the breakthroughs that are actually making Earth better.

    https://www.youtube.com/watch?v=exsCSUdjQX8

    #castors #écologie #désert #USA #Etats-Unis #eau #rivière #renaturation #histoire #chasse #végétation #Oregon #Hudson's_bay_company #George_Simpson #fur_desert #Peter_Skene_Ogden #élevage #bovins #sécheresse #restauration #inondations #beaver_dam_analogue (#BDA) #poissons #faune #coût #Bridge_Creek #John_Day_River

    John Day (rivière)


    https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Day_(rivi%C3%A8re)

    • Beaver Dam Analogs (BDA)

      Revitalisation method

      The Beaver Dam Analog revitalisation method uses simple, nature-inspired techniques to initiate the beneficial long-term effects caused by natural beaver dams in streams. The BDAs are built cost-effectively using simple tools – usually an axe, shovel, chainsaw and pile driver. No heavy construction machinery is needed. The building materials are sourced from the immediate surroundings.

      BDAs are among the most sustainable measures in stream revitalisation. Their construction and maintenance initiates ecological restoration processes leading to the recovery of small and medium-sized streams to a near-natural state.

      https://www.beaverdamanalogs.ch

    • Ecosystem experiment reveals benefits of natural and simulated beaver dams to a threatened population of steelhead (Oncorhynchus mykiss)

      Beaver have been referred to as ecosystem engineers because of the large impacts their dam building activities have on the landscape; however, the benefits they may provide to fluvial fish species has been debated. We conducted a watershed-scale experiment to test how increasing beaver dam and colony persistence in a highly degraded incised stream affects the freshwater production of steelhead (Oncorhynchus mykiss). Following the installation of beaver dam analogs (BDAs), we observed significant increases in the density, survival and production of juvenile steelhead without impacting upstream and downstream migrations. The steelhead response occurred as the quantity and complexity of their habitat increased. This study is the first large-scale experiment to quantify the benefits of beavers and BDAs to a fish population and its habitat. Beaver mediated restoration may be a viable and efficient strategy to recover ecosystem function of previously incised streams and to increase the production of imperiled fish populations.

      https://www.nature.com/articles/srep28581

  • George Orwell × Raoul Peck : 2×-2=-4
    Ou comment dissoudre en images le totalitarisme dans la critique du monde occidental

    Dès ses premières minutes, le film donne la mesure de son ambition – et de son égarement. Sur un extrait en voix off de The Prevention of Literature , ce texte de 1946 où #George_Orwell décrit une société devenue totalitaire parce que sa classe dirigeante se maintient au pouvoir par la force et la fraude, #Raoul_Peck déploie un carrousel de visages : Orbán, Pinochet, Museveni, Min Aung Hlaing, Poutine, Ferdinand Marcos, et pour finir George W. Bush. Le procédé est visuellement efficace. Il est aussi d’une confondante approximation. Car de tous les dirigeants convoqués dans cette galerie, un seul – Poutine – gouverne un régime totalitaire. Les autres relèvent de catégories certes peu aimables, mais profondément différentes : dictature militaire, kleptocratie, junte, Big Man africain cramponné au pouvoir, démocratie illibérale. Quant à la présence de Bush, elle procède d’un réflexe anti-impérialiste qui n’entretient avec le totalitarisme qu’un rapport de métaphore paresseuse.
    Est-ce un défaut de mise en scène ? Plutôt une faute de pensée, qui contamine tout le film, car le totalitarisme n’est pas l’#autoritarisme monté d’un cran ; il en diffère par nature : là où l’un se satisfait du silence, l’autre exige l’adhésion, et entreprend de substituer à la réalité une fiction obligatoire. En alignant sur un même plan une junte birmane, un autocrate ougandais et un président américain élu, le documentaire sert le contraire de ce qu’il prétend : il dilue la pensée orwellienne dans un brouet.
    Dans 1984 , Winston Smith posait un axiome sur lequel reposait tout l’édifice de la résistance intérieure : la liberté, c’est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Or le film de Peck prend l’équation orwellienne et produit un résultat négatif. Orwell multiplié par Peck, ce n’est pas quatre : c’est moins quatre. Le cinéaste ne manque pas de talent, mais sa grille de lecture – anti-impérialiste, anticapitaliste, héritière d’une tradition marxiste qui n’a jamais admis et compris le concept de #totalitarisme – le conduit à retrancher d’Orwell ce qui en constitue le cœur. Le spectateur en sort plus confus qu’il n’était entré. C’est ce rendez-vous manqué qu’il faut examiner : il dit quelque chose de la difficulté de l’intelligentsia occidentale à nommer le monde dans lequel nous vivons.

    #cinéma #documentaire #film #anticapitalisme #marxisme

    Simon Leys avait noté avec une ironie tendre qu’Orwell avait toujours fait sereinement face à ses nombreux ennemis, mais qu’on se demandait s’il aurait pu garder son sang-froid devant certains de ses admirateurs. Peck est de ceux-là – un admirateur sincère, un cinéaste de talent, un homme dont l’indignation ne fait aucun doute. Mais l’admiration qui se trompe d’objet peut faire sous les apparences de l’hommage presque autant de dégâts que l’hostilité franche. Orwell nous demandait une seule chose : tenir bon sur le fait que deux et deux font quatre. Peck, en multipliant Orwell par ses certitudes personnelles, arrive à moins quatre.
    #Pierre_Raiman,
    docteur en Histoire, spécialiste des totalitarismes.

    Article publié sur le site Desk Russie le 6 avril 2026.
    https://desk-russie.eu/2026/04/06/george-orwell-x-raoul-peck-2x-2-4.html

    Dans un entretien avec Raoul Peck dans Libération du 24 février 2026, il déclare :

    Déjà dans les années 1980, Georges Marchais était ridiculisé comme un clown… C’était difficile à supporter - une arme pour ridiculiser les idées de gauche.

    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/raoul-peck-cest-un-film-qui-fait-le-catalogue-du-present-comme-orwell-dan

    Georges Marchais , secrétaire général du Parti communiste français (PCF) de 1972 à 1994, c’est-à-dire un stalinien : une personne qui prétendait défendre la classe ouvrière et qui dans les faits en a été un des actifs fossoyeurs.
    Manifestement, Peck n’a pas très bien compris le sens de La Ferme des animaux d’un certain George Orwell...

    #confusionnisme #gauchisme

  • #Le_Moment_orwellien , #Tamara_Ben_Ari, | #Editions_Seuil
    https://www.seuil.com/ouvrage/le-moment-orwellien-tamara-ben-ari/9782021617214

    À partir d’événements récents aux États-Unis et en France, cet ouvrage mobilise les concepts développés par #George_Orwell dans #1984 pour analyser la mécanique contemporaine de brouillage du réel, qui a fait de la science une cible politique.

    Il montre comment les savoirs et celles et ceux qui les produisent ont d’abord été fragilisés par leur soumission à la logique de marché, puis discrédités par le pouvoir à travers une succession de procès idéologiques. Cet affaiblissement a ouvert la voie à un glissement vers un autoritarisme assumé, fondé sur la manipulation du langage, la réécriture du passé et l’effacement de la vérité au nom de la liberté. Dans ce moment orwellien, la science, en tant que langage universel de description du réel, n’a plus lieu d’être.

    Nommer et comprendre ces mécanismes est une condition essentielle pour pouvoir y résister.

    Tamara Ben Ari, chercheuse en sciences de l’environnement, conduit des recherches sur la stabilité de la production agricole ainsi que sur la transition écologique de la recherche.
    #Olivier_Berné, astrophysicien, spécialiste de la nébuleuse d’Orion, est responsable de projets scientifiques avec le télescope spatial James Webb.
    #Emmanuelle_Perez_Tisserant, maîtresse de conférences en histoire, travaille sur l’histoire nord-américaine et son héritage colonial, notamment en Californie.
    Valérie Masson-Delmotte, chercheuse en sciences du climat, est membre de l’Académie des Sciences et de l’Académie des Technologies.

    Ensemble ou séparément, elles et il ont contribué à l’émergence de plusieurs collectifs engagés dans la défense de la science, notamment #Stand_up_for_Science France.

  • ALERTE Big Brother sourit encore
    17 février 2026 - AuPoste
    https://www.youtube.com/watch?v=IXs6ykl75Vw

    Au fil d’une causerie exceptionnelle, dense et souriante à la fois, Raoul Peck démonte les mécanismes du mensonge contemporain en s’appuyant sur Orwell. De la Birmanie coloniale à la guerre d’Espagne, de Trump à Bolloré, il relie passé et présent avec une rigueur implacable. Le dialogue navigue entre cinéma, mémoire, propagande et responsabilité démocratique. Il revient sur son travail, ses recherches, sa science du montage. Un dialogue lumineux, où chaque mot compte — parce que, justement, c’est par les mots que tout commence.

  • The great unlearning: notes on the #Empower_Learners_for_the_Age_of_AI conference
    https://redasadki.me/2025/10/14/the-great-unlearning-notes-on-the-empower-learners-for-the-age-of-ai-confe

    Artificial intelligence is forcing a reckoning not just in our schools, but in how we solve the world’s most complex problems. When ChatGPT exploded into public consciousness, the immediate fear that rippled through our institutions was singular: the corruption of process. The specter of students, professionals, and even leaders outsourcing their intellectual labor to a machine seemed to threaten the very foundation of competence and accountability. In response, a predictable arsenal was deployed: detection software, outright bans, and policies hastily drafted to contain the threat. Three years later, a more profound and unsettling truth is emerging. The Empowering Learners AI 2025 global conference (7-10 October 2025) was a fascinating location to observe how academics – albeit mostly (...)

    #Artificial_intelligence #AI4Health #Artificial_Intelligence #George_Siemens #The_Geneva_Learning_Foundation

  • Hedy Lamarr, le génie scientifique éclipsé par la beauté | CNRS Le journal
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/hedy-lamarr-le-genie-scientifique-eclipse-par-la-beaute

    TOP 2025 - L’actrice #Hedy_Lamarr est décédée il y a 25 ans. Inventrice de génie, elle a conçu un système de codage des transmissions de données, utilisé notamment dans les télécommunications. Mais, durant des décennies, l’histoire n’a retenu que la star hollywoodienne.
    Le 10 juin 1941, avec son ami compositeur et pianiste #George_Antheil, Hedy Lamarr dépose le brevet intitulé « Système de communication secrète » auprès de l’Office des brevets et des marques des États-Unis. En quoi consiste cette invention ?

    Ce brevet est déposé en pleine Seconde Guerre mondiale, où il était crucial de protéger les communications, par exemple celles d’un navire attaquant un sous-marin. En effet, l’ennemi pouvait intercepter le signal envoyé par l’émetteur radio de guidage dudit navire à destination d’une torpille équipée d’un récepteur radio. Dans leur brevet, Antheil et Lamarr proposent d’avoir recours à ce qu’on appelle aujourd’hui l’« étalement du spectre par saut de fréquence ». Il s’agit, au cours d’une transmission, de passer d’une fréquence radio à l’autre, en suivant un ordre aléatoire et non périodique connu à l’avance par l’émetteur et le récepteur, à la manière d’un code secret. Cela permet de transmettre des instructions sans que l’ennemi puisse les intercepter ou les brouiller.

    [...]

    Elle n’a pourtant été reconnue pour son brevet que près d’un demi-siècle plus tard, en 1997, lorsqu’elle a reçu les prix Pioneer et de l’Electric Frontier Foundation, ainsi que le Bulbie Gnass Spirit of Achievement Award, souvent surnommé l’« oscar des inventeurs ». A-t-elle été victime de son image de beauté ?

  • En #Roumanie, la colère contre le libéralisme de Bruxelles nourrit le #poujadisme
    https://lvsl.fr/en-roumanie-la-colere-contre-le-liberalisme-de-bruxelles-nourrit-le-poujadisme

    En annulant la présidentielle et en accusant la #Russie de manipuler l’élection, les élites roumaines espéraient bloquer la percée de l’extrême-droite. Mais entre la volonté de changement en matière économique, le retour de #Trump et le dégagisme des partis corrompus, celle-ci a plus que jamais le vent en poupe.

    #Politique #Calin_Georgescu #corruption #Extrême-droite #George_Simion #néolibéralisme #OTAN #PNL #présidentielle_roumaine #PSD #services_secrets #Union_Européenne #USR

  • La pseudo-science qui exonérait les violences policières
    https://laviedesidees.fr/Beliso-De-Jesus-Excited-Delirium

    Le « délirium agité » est un diagnostic fabriqué de toutes pièces pour absoudre les officiers de #police du meurtre d’hommes noirs et latinos placés sous leur responsabilité. Tout un réseau de médecins légistes, de forces de l’ordre et d’entreprises privées ont soutenu cette pseudo-science.

    #International #justice #racisme #CASBS

    • #racisme #sexisme #viols #meurtres #Taser #George_Floyd

      Excited Delirium fait partie d’un champ de recherche en plein essor aux États-Unis, qui analyse comment le savoir médical peut contribuer à la pathologisation et à la criminalisation des corps racialisés (par exemple, Conviction. The Making and Unmaking of the Violent Brain d’Oliver Rollin, Stanford University Press, 2021, The Protest Psychosis. How Schizophrenia Became a Black Disease, de Jonathan Metzl, Beacon Press, 2011). Les recherches futures pourraient se pencher sur les circulations internationales de cette science et sur le rôle des organisations internationales dans la légitimation et la diffusion du laboratoire racial.

  • The origins of may 1st : The martyrs of Chicago
    https://www.partage-noir.fr/the-origins-of-may-1st-the-martyrs-of-chicago

    A meeting was held in Chicago’s Haymarket Square on May 4, 1886. Anarchist speakers #Albert_Parsons, #August_Spies and #Samuel_Fielden supported the demand for an eight-hour day for workers. The “Knights of Labor” had just launched a major mobilization campaign to obtain this right. The demonstrators begin to disperse when the police charge in. A bomb explodes among the police, who then fire into the crowd. #[en]_English

    / August Spies, #George_Engel, Albert Parsons, #Louis_Lingg, #Adolph_Fischer, #Michael_Schwab, #Oscar_Neebe, Samuel Fielden

    https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/pages_de_bd-mai-gb.pdf

  • The Professors Are the Enemy. Right-wing attacks on academic freedom have real repercussions

    “The professors are the enemy.” So said J.D. Vance, a candidate for the U.S. Senate in Ohio, quoting #Richard_Nixon at last month’s National Conservatism Conference. The irony of this statement, coming from someone who has boasted of his position as scholar in residence at Ohio State University, is indisputable. But it is important to ask why it is that #Vance, and others of his political ilk, appear so viscerally hostile to higher ed. One piece of the explanation comes from another Republican, George W. Bush, who, speaking of a quite different enemy, famously declared, “They hate our freedoms.”

    (#pawall)

    https://www.chronicle.com/article/the-professors-are-the-enemy

    #ESR #attaque #enseignement_supérieur #université #extrême_droite #liberté_académique #USA #Etats-Unis #ennemis #George_Bush #hostilité

  • #Vernon_Richards un anarchiste photographe
    https://www.partage-noir.fr/vernon-richards-un-anarchiste-photographe

    À la fin de l’année 2004 dans la ville de Reggio Emilia (Italie du Nord), une exposition présentait un aperçu de l’œuvre photographique de Vernon Richards. Elle était intitulée Un attimo de verità : Vernon Richards fotografo (Un instant de vérité : Vernon Richards photographe). Cet anarchiste anglais reste méconnu en France où un seul de ses livres a été publié. Enseignement de la révolution espagnole, traduit par Frank Mintz, est paru en 197 5 dans la collec­tion 10-18 puis a été réédité (…) #Le_Monde_libertaire_n°1390_du_17_mars_2005

    / Vernon Richards, #Camillo_Berneri, #Giovanna_Berneri, #Marie-Louise_Berneri, #George_Orwell, Le Monde (...)

    #Le_Monde_Libertaire
    https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/9de23256-900a-4307-9e56-66a7bc57651f.pdf

  • George Grosz - Les années françaises d’un peintre allemand

    Figure majeure de la Nouvelle Objectivité, #George_Grosz a disséqué la société allemande des années 1920 dans des toiles et dessins corrosifs. Revisitant son parcours, ce documentaire se penche sur ses séjours prolongés en France, où il a connu un succès considérable.

    https://www.arte.tv/fr/videos/112330-000-A/george-grosz

    Observateur implacable de son temps, George Grosz (1893-1959) a croqué les travers de la société et de la vie politique sous la #République_de_Weimar dans une succession de tableaux et dessins férocement satiriques. Si ces visions grotesques, imprégnées d’un réalisme quasi scientifique le rattachant à la Nouvelle Objectivité, lui ont assuré une immense renommée en France, l’artiste dandy, maître de la #critique_sociale et encarté au Parti communiste, s’est régulièrement heurté à la justice de son pays. Après plusieurs condamnations pour « outrage aux bonnes mœurs », une caricature du Christ lui vaut d’être poursuivi pour blasphème au cours d’un procès qui s’étalera sur quatre années. Éreinté par ces batailles judiciaires, George Grosz se réfugie en France. Le peintre a déjà fréquenté la bohème parisienne par deux fois : en 1913, alors qu’il était encore étudiant et aspirait à perfectionner sa technique ; et en 1924, séjour marqué par le succès de sa première exposition personnelle. Cette fois, le Berlinois pose ses valises sur la Côte d’Azur, où il se rend à trois reprises entre 1925 et 1928. Sous les lumières du Midi, son trait et sa palette s’adoucissent, comme en témoignent les paysages et natures mortes réalisés à Cassis, dans lesquels surgissent des éléments fantastiques.

    https://seenthis.net/messages/1012052

  • Usa: da Black Lives Matter alla Palestina, fratture possibili oltre le elezioni
    https://radioblackout.org/2024/10/usa-da-black-lives-matter-alla-palestina-fratture-possibili-oltre-le-

    Nell’ultimo “ciclo politico” americano, che aveva visto l’arroccarsi del Trumpismo su posizioni ultraconservatrici e l’emergere di una base militante repubblicana progressivamente radicalizzata a destra, era irrotto l’omicidio poliziesco di #george_floyd ed il potentissimo ciclo di rivolte che avevano portato all’ordine del giorno sullo scenario politico americano la risposta alla violenza della polizia. Segno distintivo […]

    #L'informazione_di_Blackout #donald_trump #elezioni_Usa #Stati_Uniti
    https://cdn.radioblackout.org/wp-content/uploads/2024/10/ElezioniUsaImmigrazione-.mp3

  • Hommage à la Catalogne
    https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/2024/10/16/hommage-a-la-catalogne

    Soutenir financièrement le nouveau film documentaire de Frédéric Goldbronn, Hommage à la Catalogne raconte l’engagement de l’écrivain #George_Orwell dans la révolution et la guerre d’Espagne. C’est un livre hanté par des images, que l’on retrouve dans les actualités cinématographiques et en particulier dans les reportages tournés par les opérateurs anarchistes de la #CNT à […]

    #Articles_d'intérêt_et_liens_divers #[VF] #La_Commune


    https://2.gravatar.com/avatar/2e86edb6869ad618f52242644383e9665082817a44ce419d4c36880090934335?s=96&d=

  • Autopsy and State Violence: Implications in the Death Investigation of #George_Floyd

    The killing of George Floyd by former officer Derek Chauvin of the Minneapolis Police Department on May 25th, 2020 proved to be the catalyst for yet another set of contestations between people of color and the punitive structures of the U.S. state. One part of this contestation played out in Minneapolis, where protestors took to the streets to express their sadness, shock, and rage at Floyd’s murder. These protests took center stage in the consciousness of the world, and once again demanded a reckoning with the pervasiveness of state-sanctioned murder of Black, Indigenous, and other people of color in the United States. These protests were soon followed by another contestation, one that garnered significantly less media attention, but was no less important: the struggle to properly assign a cause of Floyd’s death. While a criminal trial against Chauvin eventually proceeded, the process of determining the definitive cause of death required an additional autopsy due to doubts regarding the initial report by the Hennepin County Medical Examiner. This second autopsy was critical in the criminal trial against Chauvin and in his ultimate conviction.

    In a system where coroners and medical examiners are empowered to make definitive statements as to the cause of one’s death, Floyd’s death reveals the gaps and structural weaknesses of these processes. How might we critically examine the assumed ‘objectivity’ and ‘neutrality’ of the autopsy process in cases where law enforcement structures play a significant role in the initial death investigation, especially in cases that are imbued with questions of police violence and racialized death?

    To understand these gaps, assumptions, and the biases revealed in the aftermath of Floyd’s death, I define what the act of autopsy is and how law enforcement is served by it. I recount the events surrounding the autopsy of George Floyd and the differing causes of death that were declared. Turning to the ways coroners/medical examiners work in the service of law enforcement, I show how forensic work becomes intertwined with state power, demonstrating how ‘objectivity’ often protects said power. Finally, I contemplate the implications of these queries in regard to autopsy and the medical examiner/coroner position, given the increased attention in American society to BIPOC deaths at the hands of the state.

    My hope is that this writing can spur conversations on how we approach the politics of death investigations, especially in a time where death is all-too widespread in the public consciousness, in both public health and state brutality contexts. This work touches upon questions of systemic racism, the disproportionate killing of Black Americans by the police, and the ways in which autopsy implicates both of these things within structures of state power. This work is not novel to me, as I have written and researched the fraught nature of autopsy in Indigenous communities for most of my academic career, particularly in the context of Minnesota (Smiles 2018, 2020). The aftermath of Floyd’s death and the ensuing controversy over the autopsy of his body thus was all too familiar and saddening to me. Additionally, the location of Floyd’s death is a neighborhood in South Minneapolis where I spent much of my childhood. For this, I feel compelled in this moment to address the myriad legal and medical structures that define the act of autopsy, to assess how it comes to bear on the dead, and to account for how it factored into the contestations over the documented cause of Floyd’s death.

    https://agitatejournal.org/article/autopsy-and-state-violence-implications-in-the-death-investigation-o

    #violence_d'Etat #autopsie

  • ‘It could disappear for ever’: Anger over sale of George Orwell archive

    Businesses are selling off priceless documents piecemeal, after publisher gave the order to ‘get rid of’ them.

    George Orwell’s archives provide an invaluable insight into one of the most influential British writers of the 20th century, casting light on how he produced his most memorable books, his sensitivity to criticism, and his fears that legal threats could ruin his work. Now the treasure trove that is the extensive archive of correspondence and contracts amassed by Orwell’s original publisher, Victor Gollancz, could be scattered to the winds in what has been described as an act of “cultural vandalism”.

    Crucial correspondence involving the Nineteen Eighty-Four author and Observer correspondent is being offered for sale on the open market, following a decision in 2018 by the publisher’s parent company to sell the archive because the warehouse was closing.

    Richard Blair, 80 – whose father Eric Blair wrote under the pen-name George Orwell – is dismayed by the loss: “It’s terribly sad … Once Gollancz material is acquired by private collectors, it could disappear into the ether for ever.”

    For £75,000, Peter Harrington, a leading antiquarian bookseller, is currently offering Gollancz papers relating to Orwell’s second novel, A Clergyman’s Daughter. They include his original contract, a letter with his corrections, and a 1934 report by Gerald Gould – then fiction editor of the Observer and a Gollancz manuscript reader – stating that it should be published.

    Harrington is also selling letters for £50,000 relating to Orwell’s third novel, Keep the Aspidistra Flying, which show that libel concerns led to key alterations in the final text. In 1936, dismayed by Gollancz’s desired changes, Orwell wrote that he would nevertheless do what he could to meet his publisher’s demands – “short of ruining the book altogether”.
    Victor Gollancz in 1959.

    For £35,000, Jonkers Rare Books, another prominent bookseller, is selling papers relating to The Road to Wigan Pier, Orwell’s classic study of industrial poverty in the north of England. It includes a long letter to Gollancz denying accusations that he was a middle-class snob, asking him to intervene and threatening legal action against his detractors.

    Documents relating to A Clergyman’s Daughter include Orwell’s letter clarifying that none of the characters could be linked to any persons living. Correspondence about Animal Farm records Gollancz’s famous rejection of the classic anti-totalitarian fable first published in 1945, due to the pro-Soviet political environment created by the second world war. Orwell wrote: “I must tell you that it is I think completely un­acceptable politically from your point of view (it is anti-Stalin).” Gollancz initially took issue with the notion that he was beholden to the Stalinist line but, after reading the manuscript, wrote on 4 April 1944: “You were right and I was wrong. I am so sorry. I have returned the manuscript.”

    Victor Gollancz founded one of the most influential publishing houses of the 20th century. The company was acquired by the Orion Group, which became part of Hachette, owned by the French multinational Lagardère.

    Rick Gekoski, a leading antiquarian bookseller, was asked to dispose of the archive, which included correspondence with Kingsley Amis and Daphne du Maurier, among other Gollancz authors. Last week, he dismissed criticisms of the disposal as “misguided”, saying: “The whole thing was sanctioned by Malcolm Edwards, publishing director of Orion, and it was sold at the request of the board.” In Gekoski’s 2021 book Guarded by Dragons, he wrote: “No one on the Orion board cared where they went, or to whom.”

    He recalled a warehouse full of tens of thousands of volumes as well as dozens of filing cabinets – “rusty and dusty, stuffed with all of the production, editorial and rights files of Gollancz publishers, the vast majority unopened for perhaps 50 years”.

    After he tried in vain to sell the entire archive to various institutions for around £1m, it was divided up between dozens of dealers, private collectors and libraries: “All the board asked us to do was to get rid of as much material as possible… and the rest… had to be thrown away.”

    Jean Seaton, director of the Orwell Foundation, said: “That nobody had opened those filing cabinets for 50 years was because they were idiots and didn’t understand the archive’s value. Why didn’t their board consult experts and historians, who would have understood that they needed perhaps to make some revenue from it, but would have understood the real public worth? Instead, they have dispersed a national archive.”

    The Orwell biographer DJ Taylor recalled that, when he and the Orwell Foundation discovered that the Gollancz archive was being sold, they tried to raise money: “We couldn’t because these were very valuable documents. We were worried of course that the archive would simply be sold off piecemeal.”

    He added that the publisher’s handling of its “incredibly valuable” archive had always been “amateurish”. He recalled lax security when he was working on his first Orwell book 23 years ago. “I remember once coming into the office, and they went ‘oh, where’s it gone?’ A box containing Orwell’s letters to Victor Gollancz had just gone awol somewhere in the building,” he said.

    Bill Hamilton, a literary agent at AM Heath and executor of Orwell’s estate, said: “The archiving of literary material is just not something that commercial publishers think about particularly, which is kind of ironic.”

    He observed that most authors are today “keenly aware of what role their archive has in their literary heritage”. The late Wolf Hall author Hilary Mantel, for example, sent her papers to the Huntington Library in America.

    Liz Thomson, who reported on the book trade for 35 years, described the sell-off as “cultural vandalism”: “Britain’s cultural heritage was going cheap via second-hand booksellers… What hope for future biographers and historians?”

    She singled out Gollancz’s Animal Farm correspondence – sold by Jonkers with an asking-price of £100,000 – which included Orwell’s 1944 letter describing it as “a little fairy story… with a political meaning” and the publisher’s rejection. “Gollancz refused to publish the novel because he feared it would upset Anglo-Soviet relations… The archive is priceless,” Thomson said.

    The publisher’s disposal contrasts with Richard Blair’s efforts to maintain an archive of the writer’s correspondence. In 2021, he bought 50 letters so that he could donate them to the Orwell Archive at University College London, fearing that they would otherwise have gone on to the market and be “never seen again”.

    Pom Harrington, son of Harrington’s founder, said: “Of course, it would be lovely if institutions can step up to acquire these unique materials. It’s not reasonable for them to expect it to be given to them.” Christiaan Jonkers, founder of Jonkers Rare Books, said: “There wouldn’t be nearly as much of this sort of material made available if people like us weren’t enabling the process. Even something as monumental as this Orwell archive might simply be thrown out were it not for the market.”

    Hachette declined to comment.

    https://www.theguardian.com/books/article/2024/aug/17/it-could-disappear-for-ever-anger-over-sale-of-george-orwell-archive

    #archives #disparition #George_Orwell #privatisation #vente

  • Leurs noms jugés racistes, des plantes vont être rebaptisées

    Plus de 200 plantes aux noms renvoyant à des insultes racistes ou des personnages esclavagistes vont être rebaptisées. La décision a été prise lors du Congrès international des botanistes à Madrid.

    Une décision importante dans le milieu botanique. Les professionnels du secteur du monde entier, qui se réunissent jusqu’au 27 juillet à Madrid pour le 20e Congrès international des botanistes, ont voté pour renommer des plantes à connotation raciste.

    Comme le rapporte le journal britannique du Times, 63 % des 556 experts en botaniques présents se sont dits favorables à ce changement. Ainsi, plus de 200 plantes, #algues et #champignons seront rebaptisés jusqu’en 2026.

    Sont notamment remis en cause des noms d’espèce contenant le mot latin « #caffra » (#caffre en français), rapporte le Times. Ce terme était utilisé pendant l’#apartheid en #Afrique_du_Sud pour désigner péjorativement les personnes noires. Selon le Journal of South African Studies (https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/03057070.2018.1403212), il est rattaché à des notions de racisme et de justification de la #supériorité_blanche.

    Une #commission pour valider le processus

    Les espèces composées sur nom « caffra » verront leurs dérivés être remplacés par « affra » afin de rappeler leur origine africaine. #Erythrina_Caffra devrait ainsi être rebaptisée Erythrina Affra, Protea Caffra en Protea Affra, et Dovyalis Caffra en Dovyalis Affra, selon les propositions de Gideon Smith et d’Estrela Figueiredo de l’Université Nelson-Mandela (Afrique du Sud).

    « Nous nous réjouissons de l’éradication d’une injure raciste dans les noms scientifiques des plantes, des algues et des champignons. Nous nous félicitons de la majorité de plus de 60 % que la communauté botanique mondiale a exprimée en faveur de notre proposition », a réagi Gideon Smith auprès du journal britannique.

    Une commission va être également créée pour s’assurer du bon déroulé du changement de nom, sur la proposition du taxonomiste végétal à l’université nationale d’Australie à Canberra, Kevin Thiele, qui salue une avancée dans la reconnaissance du problème. Pour autant, certains biologistes expriment des inquiétudes quant à ce changement de #nomenclature. « Cela pourrait entraîner beaucoup de confusion et de problèmes pour les utilisateurs dans de nombreux domaines autres que la botanique », estime Alina Freire-Fierro, botaniste à l’université technique de Cotopaxi, en Équateur.

    D’autres noms sont dans le viseur des botanistes, comme ceux associés à des personnages esclavagistes ou opposés à l’abolition de l’esclavage. L’#Hibbertia vient par exemple de #George_Hibbert, un membre du lobby pro-esclavagiste de Grande-Bretagne.

    https://www.lepoint.fr/environnement/leurs-noms-juges-racistes-des-plantes-vont-etre-rebaptisees-23-07-2024-25662
    #plantes #noms #racisme #nomination #botanique #esclavagisme

    ping @cede @reka

    • What’s in a Word? Historicising the Term ‘Caffre’ in European Discourses about Southern Africa between 1500 and 1800

      In the 19th and 20th centuries, southern Africa’s white colonists used the word ‘Caffre’ to characterise the region’s black majority as an inferior race of African origins. While this historical context explains why the term ‘Caffre’ is considered hate speech in post-apartheid South Africa, the word’s history dates back to the beginning of Europe’s engagement with the region in c. 1500. Based on primary sources in multiple languages, this article explores this deeper history and shows that Europeans imbued the word ‘Caffre’ with racialising ideas from the start. The Portuguese first racialised the term by linking it explicitly to black skin colour in the 16th century. In the 17th century, Cape Colony officials reinforced its racialisation by creating a ‘Hottentot–Caffre’ race dichotomy, a racial divide of long-term significance in southern African history. By the end of the 18th century, most European naturalists argued that ‘Caffre’ identified a people racially distinct from ‘Hottentots’ and ‘true Negroes’, an idea that shaped missionary approaches to Bible translation in the region until the mid 19th century. Moreover, naturalists rationalised these alleged racial differences by placing the origins of the ‘Caffres’ outside the African continent, thereby effectively defining them as a superior race of non-African provenance. The word’s deeper history, therefore, exposes a major transformation in meaning over the course of the 19th century: whereas the word ‘Caffre’ represented a superior race of non-African origin in 1800, it described an inferior race of African origin in 1900. Because the radical change in meaning parallels the process of black political and economic disempowerment in southern Africa, the article suggests that the term became directly implicated in and transformed by this process and, for this reason, should be viewed as a valuable historical record of the establishment of white supremacist rule in the region.

      https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/03057070.2018.1403212

  • Premières images de Furiosa : Mais au fait, pourquoi Mad Max : Fury Road était turbo de gauche ? - Frustration Magazine
    https://www.frustrationmagazine.fr/fury-road
    https://www.frustrationmagazine.fr/wp-content/uploads/2023/12/that-look-charlize.webp

    En plus d’un Miller excellant indéniablement dans la réalisation technique, de la photographie immersive de John Seal mais aussi du rythme électrisant et frénétique (mais néanmoins digeste) du montage de Margaret Sixel, le film pouvait également se pâmer de produire une critique sociale puissante et d’infuser chez son spectateur des idées révolutionnaires pas si dystopiques que ça. À travers son univers (post-apo) impitoyable, ses personnages résolument engagés, et ses thèmes audacieux, “Mad Max : Fury Road” s’était rapidement érigé en un manifeste en faveur de la lutte des classes. Bien plus donc, qu’une simple épopée motorisée, le film était une source d’inspiration pour ceux qui, comme nous, prônent la justice sociale, l’égalité des genres, et la lutte contre l’oppression des classes dominées.

  • Parliament Funkadelic - The Mothership Connection (Live in Houston, TX, 1976)

    https://youtu.be/r5aHD5ruSZ0?feature=shared


    Parliament Funkadelic - The Mothership Connection (Live in Houston, TX, 1976)

    It was Halloween night and Parliament Funkadelic was about to tear the roof off the Houston Summit, ready to bless the crowd with their cosmic brew of interplanetary funk. George Clinton, Bernie Worrell, Bootsy Collins and the rest of the P-Funk collective were riding the success of their first Top 5 R&B hit, “Give Up The Funk (Tear The Roof Off The Sucker),” a track that had earned them the kind of radio play that would bring the masses out to see them live in a stadium-sized arena. The group was only five dates into the tour when they arrived in Houston, but they were definitely ready to take it to the stage for an out-of-this-world show like no other. Taped on October 31, 1976, these seldom-seen performances at the Houston Summit represent Clinton and Parliament Funkadelic in their ’70s prime, in the era of their Mothership Connection and The Clones Of Dr. Funkenstein LPs-a rare opportunity for everyone to get their proper dose of The P-Funk.

    ///////////// Setlist (by duncan) //////////////
    0:00:25 - 0:02:03 : Prelude
    0:03:31 - 0:10:57 : Cosmic Slop
    0:10:59 - 0:14:33 : Dr Funkenstein’s Supergroovalisticprosifunkstication Medley
    0:14:33 - 0:18:15 : Do That Stuff
    0:18:19 - 0:21:36 : Gamin’ On Ya
    0:21:37 - 0:26:32 : Standing On The Verge Of Getting It On
    0:26:31 - 0:34:27 : Undisco Kidd (The Girl Is Bad)/Pussy
    0:34:27 - 0:37:24 : Children Of Production
    0:37:24 - 0:46:29 : Mothership Connection (Star Child)/Swing Down Sweet Chariot
    0:47:14 - 0:52:19 : Dr Funkenstein
    0:52:19 - 0:55:46 : Comin’ Round The Mountain
    0:55:55 - 1:00:56 : P Funk (Wants To Get Funked Up)
    1:01:42 - 1:16:28 : Give Up The Funk (Tear The Roof Off The Sucker)/Night Of The Thumpasorus Peoples
    1:17:31 - 1:21:29 : Funkin’ For Fun

  • George Orwell: Looking Back on the Spanish War
    https://www.orwellfoundation.com/the-orwell-foundation/orwell/essays-and-other-works/looking-back-on-the-spanish-war

    I have little direct evidence about the atrocities in the Spanish Civil War. I know that some were committed by the Republicans, and far more (they are still continuing) by the Fascists. But what impressed me then, and has impressed me ever since, is that atrocities are believed in or disbelieved in solely on grounds of political predilection. Everyone believes in the atrocities of the enemy and disbelieves in those of his own side, without ever bothering to examine the evidence. Recently I drew up a table of atrocities during the period between 1918 and the present; there was never a year when atrocities were not occurring somewhere or other, and there was hardly a single case when the Left and the Right believed in the same stories simultaneously. And stranger yet, at any moment the situation can suddenly reverse itself and yesterday’s proved-to-the-hilt atrocity story can become a ridiculous lie, merely because the political landscape has changed.