• Courge turban farcie au quinoa
    http://cuisine-libre.fr/courge-turban-farcie-au-quinoa

    Préchauffer le #Four à 210°C. Laver les courges. Les placer dans un plat et les enfourner pour 30 minutes. Pendant ce temps, cuire le quinoa. Laver les radis. Émincer les radis ainsi que leurs fanes. Peler et émincer l’oignon et l’ail. Émincer les poireaux. Chauffer un filet d’huile dans une casserole pour y faire revenir l’oignon et les radis pendant 5 minutes. Ajouter leurs fanes et les faire suer 3 minutes en mélangeant. Ajouter les verts de poireau, l’ail et saler. Couvrir et laisser cuire 10 … #Farcis, #Giraumon / Végétalien (vegan), #Sans_viande, #Sans_œuf, #Végétarien, #Sans_lactose, #Sans_gluten, Four

    #Végétalien_vegan_

  • La France périphérique un an après : un mythe aux pieds d’argile | AOC media - Aurélien Delpirou et Achille Warnant
    https://aoc.media/analyse/2019/12/11/la-france-peripherique-un-an-apres-un-mythe-aux-pieds-dargile

    En dix ans, le consultant en géographie #Christophe_Guilluy a acquis une forte notoriété et réussi à imposer des formules chocs dans le débat public, à l’instar de sa trop fameuse « #France_périphérique ». Si les critiques sérieux n’ont pas attendu si longtemps pour déconstruire et réfuter cette doxa médiatique, le mouvement des Gilets jaunes est venu lui porter le coup de grâce. Il serait temps d’en prendre acte.
    Un an après l’explosion du mouvement des #Gilets_jaunes, qu’il aurait prophétisé, le géographe et essayiste Christophe Guilluy est considéré comme l’un des plus fins observateurs des recompositions sociales et territoriales à l’œuvre dans la France contemporaine. Théoricien, au début des années 2000, du concept de France périphérique, il se présente volontiers comme le porte-voix des territoires éloignés des métropoles, décrits comme étant relégués spatialement et socialement.

    Mobilisées par des responsables politiques de toutes obédiences et largement relayées par les médias et les réseaux sociaux, ses idées se sont progressivement imposées dans le débat public, comme en témoigne l’usage désormais banalisé de la notion de France périphérique.

    Ce succès politico-médiatique est d’autant plus remarquable que Guilluy s’estime ostracisé par les milieux académiques et « victime du politiquement correct ». Un avis que partage son confrère Laurent Chalard, qui lui a consacré un long article hagiographique en 2017 dans la revue Outre-Terre : « si vous souhaitez vous faire des amis au sein de la (petite) communauté des géographes français, il est vivement conseillé de ne pas aborder avec ses membres la question du plus célèbre de ses représentants vivants, Christophe Guilluy », ironise-t-il.

    Coupable de ne « pas être issu du sérail » et d’avoir « volé la vedette aux mandarins d’une communauté réputée pour sa fermeture et son entre-soi », Christophe Guilluy ferait l’objet de critiques « irrationnelles » de la part des chercheurs[1].

    Comment expliquer ce décalage inédit par son ampleur dans le champ des sciences sociales francophones ? Comment interpréter le succès des thèses de Guilluy malgré les controverses qu’elles ont suscitées ?

    Afin d’apporter quelques éléments de réponse à ces questions, cet article entend s’éloigner des polémiques en reconstruisant de manière factuelle le parcours éditorial du géographe, puis en présentant de manière aussi « rationnelle » que possible les principales critiques adressées à la notion de France périphérique, sans entrer dans les dimensions politico-idéologiques et ethnoculturelles du débat. Nous terminerons en montrant en quoi la crise des Gilets jaunes a signé dans le même temps l’apogée et le dépassement de cette notion.

    La bonne fortune médiatique d’un géographe « hors-circuit »
    Né en octobre 1964 à Montreuil, Christophe Guilluy grandit à Paris où il suit, dans les années 1980, un cursus de géographie à l’université. Dans son mémoire de maîtrise (1987), il s’intéresse aux conséquences des politiques de rénovation urbaine sur les quartiers populaires de Paris.

    Encadré par deux géographes proches du parti communiste, Jean-Philippe Damais et Michel Grosse, ce travail est l’un des premiers à mettre en lumière l’embourgeoisement de l’Est parisien. Faute d’avoir obtenu une bourse de thèse, Guilluy devient d’abord pigiste pour différents médias, avant de se tourner vers le conseil aux collectivités locales en 1989. Cette reconversion est dans un premier temps difficile : ses clients, pour l’essentiel des municipalités gérées par des élus communistes, se raréfient avec l’effondrement du parti.

    En 1995, le géographe crée un bureau d’études ; Maps, qui se spécialise dans l’appui à la rénovation des quartiers de grands ensembles. Dans le cadre de cette activité, il s’engage en faveur de la politique de la ville et prend des positions qui le situent alors à la gauche de la gauche[2].

    Cette même année, l’élection présidentielle est marquée par le discours de Marcel Gauchet et d’Emmanuel Todd sur la « fracture sociale » opposant la « France d’en haut » à celle « d’en bas ». Guilluy y est sensible et débute, à la fin des années 1990, l’écriture de son premier essai, Atlas des fractures françaises, qui paraît en 2000 aux éditions L’Harmattan.

    L’ouvrage s’attache à montrer les effets inégalitaires de la métropolisation sur les territoires à toutes les échelles. Cette analyse le conduit à évoquer, par opposition aux métropoles « qui concentrent l’essentiel du progrès économique et des richesses », des « territoires périphériques » constitués à la fois de « zones industrielles au tissu productif fragile » et de « zones à dominante rurale et tertiaire ».

    Si le succès éditorial n’est pas au rendez-vous, le livre permet à Guilluy d’ordonner ses idées et d’acquérir une certaine légitimité pour intervenir dans le débat public. En 2001, quelques mois avant les élections municipales, Libération lui ouvre ses colonnes : dans une tribune intitulée « Municipales : les bobos vont faire mal », le géographe explique que la gauche est susceptible de remporter la Ville de Paris grâce à l’apparition d’une nouvelle bourgeoisie bohème qui opère une « ghettoïsation par le haut » de la capitale.

    Le concept de « bobo », repris au journaliste américain David Brooks, permet au texte d’être remarqué. Guilluy signe une nouvelle tribune dans Libération l’année suivante, intitulée « Arlette et Le Pen, incarnation du peuple ». Il y explique que ces deux figures politiques sont les candidats « naturels » des catégories populaires, mais aussi que « paradoxalement, les discours des deux mouvements, loin de s’opposer, se complètent en couvrant un large spectre des causes de l’exaspération [sociale] ».

    Pour la première fois, l’auteur parle explicitement de la France périphérique[3], cette « terra incognita des fameuses élites gestionnaires ». La notion est définie en 2003, de manière très large, dans une tribune publiée elle-aussi dans Libération : il s’agit de la France des « régions industrielles, des espaces ruraux, des quartiers de logements sociaux et des zones de lotissements pavillonnaires bas de gamme ». 

    Ces idées sont développées et précisées dans l’Atlas des nouvelles fractures sociales en France, rédigé avec le géographe Christophe Noyé (Autrement, 2004). Les auteurs identifient une double dynamique d’embourgeoisement des centres urbains et de décrochage de la France périphérique.

    Celle-ci est désormais définie, à l’aide de plusieurs cartes et graphiques et dans une perspective plus sociologique, comme celle « des ouvriers ruraux, des petits paysans, des employés de lotissements pavillonnaires bas de gamme et des chômeurs de banlieue ». Le tableau des lignes de fracture du territoire français est encore complexe et nuancé.

    L’ouvrage connait un succès d’estime dans la sphère académique – il entre dans la plupart des bibliothèques universitaires –, tout en suscitant l’intérêt de personnalités politiques de premier plan : Dominique de Villepin, alors ministre de l’Intérieur, invite les deux auteurs à venir lui présenter leurs travaux[4].

    La publication de Fractures françaises en 2010 aux éditions François Bourin marque un tournant. La dimension ethnoculturelle prend une place nettement plus grande dans l’analyse[5], les données empiriques se font plus rares, le ton devient plus polémique sinon vindicatif.

    En opposition aux travaux « idéologiques » des « chercheurs politisés », Guilluy revendique désormais un « discours de vérité ». Le géographe dénonce l’« obsession des banlieues », qui masquerait selon lui les deux principales recompositions socio-spatiales liées à la mondialisation : gentrification et immigration dans les métropoles d’un côté ; relégation des catégories populaires traditionnelles (ouvriers et employés) dans la France périphérique de l’autre.

    Laissée à l’écart de la production de richesses, cette majorité invisible, blanche et laborieuse serait de plus en plus sensible aux idées du Front national en raison de son opposition au « multiculturalisme cosmopolite ». En conclusion, Guilluy en appelle à la reconnaissance du « capital d’autochtonie », au « retour du peuple » et à la réhabilitation du « récit national ».

    En raison de la modestie de son éditeur, le livre rencontre initialement peu d’écho. Selon Laurent Chalard, son destin bascule quand Alain Finkielkraut recommande « la lecture de Fractures Françaises à l’occasion d’une émission télévisée sur France 5 ».

    De fait, plusieurs quotidiens et hebdomadaires nationaux lui consacrent des articles (Le Monde, Le Figaro, Marianne,), tandis que Guilluy est invité dans l’émission Zemmour & Naulleau sur Paris Première, où il est présenté comme l’« idole » du polémiste star de la droite identitaire. L’ouvrage retient même l’attention du président de la République, Nicolas Sarkozy, qui invite le géographe à l’Élysée sur les recommandations de son conseiller spécial Patrick Buisson.

    Aux débuts des années 2010, plus largement, la notion de France périphérique est progressivement reprise dans le champ politique, à droite (Laurent Wauquiez, Jean-François Copé) et à l’extrême droite (Marine Le Pen) aussi bien qu’à gauche (Manuel Valls, Cécile Duflot), dans des versions très différentes toutefois.

    En 2012, François Hollande l’invite à son tour à l’Élysée, où il échange avec Emmanuel Macron qui, selon Guilluy, aurait « valid[é] [son] diagnostic » à l’occasion d’une rencontre informelle entre les deux hommes. De fait, dans son ouvrage Révolution (2016), le futur président cite abondamment la France périphérique.

    Les critiques sont rares ; la plus notable est sans doute celle de Martin Vanier dans la revue Urbanisme. Dans un court texte, il dénonce la « confusion sulfureuse » entretenue par l’auteur et sa façon de caricaturer les « contenus sociologiques, fonctionnels et idéologiques des catégories qu’il oppose ». Adoptant une posture qui sera la sienne jusqu’à aujourd’hui, Guilluy refuse de lui répondre ou même seulement de débattre, malgré de nombreuses propositions.

    Guilluy publie un quatrième essai en 2014, La France périphérique. Comment on a sacrifié les classes populaires (Flammarion). Si la thèse est sensiblement la même, sa réception change de ton et d’ampleur.

    L’ouvrage est encensé par la quasi-totalité de la presse nationale – l’hebdomadaire Marianne qualifiant l’essai de « seul livre que devrait lire Hollande ». L’analyse prend une dimension nettement plus politique : le géographe dénonce la trahison de la gauche de gouvernement, accusée d’avoir abandonné les classes populaires au profit (seulement apparent) des minorités. Une rhétorique néomarxiste, déployée à travers la question des inégalités territoriales, parcourt tout l’ouvrage.

    Mais celui-ci emprunte aussi le ton de la dénonciation morale en dressant le portrait d’un acteur collectif – les « classes dominantes » – pourvu d’une intentionnalité malveillante visant à exploiter le peuple tout en affichant un « faux altruisme ».

    Pour la première fois, l’ouvrage fait l’objet de quelques critiques, notamment dans Libération. Si l’éditorial de Laurent Joffrin reste plutôt positif, quelques universitaires reprochent à l’auteur sa vision binaire et caricaturale et son absence de prise en compte de la diversité des situations territoriales.

    Certains journalistes critiquent également sa lecture ethnicisée des problèmes sociaux et sa posture victimaire, susceptible d’alimenter les fractures qu’il prétend dénoncer.

    Dans Le Crépuscule de la France d’en haut (2016) et No Society (2018), Guilluy tente de faire monter ses analyses en généralité. Déployant une rhétorique qui emprunte à tous ses travaux antérieurs, il y annonce la fin de la « classe moyenne occidentale » et fait de l’identité la principale clé de lecture des problèmes politiques et sociaux de la France contemporaine.

    Il développe également sa vision de l’« Allemagne périphérique », de l’« Angleterre périphérique » et de l’« Italie périphérique », etc. Les données empiriques se sont presque totalement taries ; les écrits de journalistes ou de philosophes-essayistes (tout particulièrement Alain Finkielkraut) remplacent les cartes, les statistiques et les références aux travaux de sciences sociales[6].

    Le succès médiatique n’en est pas moins au rendez-vous, notamment grâce à la publication de « bonnes feuilles » ou la reprise de « bonnes formules » : la bourgeoisie des métropoles est qualifiée de « nouveaux Rougon Macquart (…) déguisés en hipsters », tandis que les « classes dominantes qui vivent le multiculturalisme à 5000 euros par mois » sont opposées aux « classes populaires qui vivent le multiculturalisme à 1000 euros par mois ».

    Le complotisme qui parcourt les deux ouvrages – « il n’est rien d’aussi puissant que la révélation au monde d’un secret dissimulé depuis des décennies mais connu intuitivement par une majorité de l’opinion » – trouve, par ailleurs, un large écho sur les réseaux sociaux.

    Les deux ouvrages suscitent plusieurs critiques de la part d’experts et d’universitaires. Ainsi, dans Libération, les membres de la revue Métropolitiques, un collectif de jeunes chercheurs en sciences sociales, signent une courte tribune dans laquelle ils dénoncent les « représentations fausses ou biaisées » de Christophe Guilluy qui, « bien qu’usant d’oripeaux scientifiques (cartes, statistiques) », s’affranchissent de « toute précaution et d’objectivité pour alimenter des arguments tronqués ou erronés ».

    Pourtant éparses, ces réactions déclenchent un véritable déchainement des partisans de Guilluy dans les médias et les réseaux sociaux, tandis que le géographe lui-même reste une nouvelle fois silencieux. Ainsi, dans Causeur, la démographe Michèle Tribalat s’insurge contre une entreprise de « démolition médiatique » (sic), tandis que la rédactrice en chef de l’Express regrette que la « lucidité » de Guilluy puisse lui valoir « de mauvais procès d’intentions politiques ». D’autres vont jusqu’à qualifier les auteurs de la tribune de « lâches », de « nouveaux censeurs » ou encore d’« aveugles corporatistes ».

    Le géographe reçoit également le soutien de nombreux sites de la droite identitaire, de l’Observatoire du journalisme à Radio Courtoisie en passant par Breizh Info. Quelques semaines après seulement, la crise des Gilets jaunes lui offre une exposition médiatique sans précédent.

    Cette trajectoire éditoriale singulière est donc marquée par quatre dynamiques : une prise de distance progressive et désormais radicale vis-à-vis des méthodes des sciences sociales en matière de collecte, d’exploitation et de validation des données ; l’affirmation croissante d’une dimension ethnoculturelle dans l’analyse, ouvrant la voie à une rhétorique identitaire victimaire ; une couverture médiatique d’envergure nationale et très largement favorable, y compris depuis 2016 ; une consécration politique précoce, se traduisant par de nombreux liens avec des responsables de tous bords, jusqu’aux trois derniers présidents de la République.

    À l’aune de ces éléments, on peut affirmer, sans esprit de polémique, que ce qui est totalement « irrationnel », c’est de continuer à présenter Guilluy comme une victime du « politiquement correct » ou d’un « lynchage médiatique ». Aveuglement sincère ou stratégie classique de retournement de stigmates ? La question mérite d’être posée.

    Du mythe politique à la mystification scientifique[7]
    Si la France périphérique est devenue le mainstream de la pensée territoriale dans les médias et les partis de gouvernement, elle suscite une très large opposition parmi les chercheurs en sciences sociales. Les critiques adressées à la notion – et plus largement aux thèses défendues par Christophe Guilluy – se sont exprimées à partir du début des années 2010.

    Contrairement à ce qu’affirment régulièrement ses partisans, elles sont dans le même temps largement convergentes et marquées par une grande diversité d’auteurs, de registres et de focales. L’idée qu’il y aurait « deux camps opposés au sein de la géographie française », récemment évoquée à la radio par le romancier Aurélien Bellanger, apparait donc erronée.

    En premier lieu, plusieurs éléments du diagnostic posé par Guilluy sont issus de recherches académiques bien antérieures à ses propres ouvrages. Ainsi, la thèse de la « moyennisation » de la société a été battue en brèche par de nombreux travaux sur « le retour des classes sociales » (selon le titre d’un article fameux de Louis Chauvel paru en 2001), sur le creusement des inégalités sociales (d’Edmond Préteceille à Thomas Piketty) ou sur l’émergence de nouveaux « ouvriers après la classe ouvrière ».

    Par ailleurs, Guilluy s’attribue ou attribue à quelques intellectuels des approches et des notions forgées dès le début des années 2000 par des universitaires, comme le « périurbain subi » (Martine Berger), le décrochage de certaines campagnes subissant la désindustrialisation ou les difficultés de la France des marges.

    Enfin, le consensus idéologique sur certains objectifs politiques, devenus de véritables totems de l’action publique (métropolisation, compétitivité, excellence, etc.), ou encore la théorie du « ruissellement » depuis les métropoles, ont fait l’objet de nombreuses déconstructions stimulantes (de Fabien Desage à Olivier Bouba-Olga, en passant par les travaux de l’ANR Altergrowth sur la décroissance urbaine). La prétention de Guilluy à révéler « un monde secret dissimulé depuis des décennies » (No Society, p. 21) est donc soit le témoignage d’une méconnaissance des références majeures de son champ d’études soit, plus prosaïquement, le fruit d’une mise en scène cherchant à faire le buzz.

    Elle témoigne aussi, plus profondément, de la difficulté des universitaires à diffuser et à valoriser leurs résultats pour construire les bases de controverses utiles au débat public.

    En effet, et en deuxième lieu, l’idée qu’il y aurait une collusion entre monde académique, classe politique et médias est une supercherie. La réalité est que, pour plusieurs raisons comme le quasi-monopole du pouvoir par les hauts-fonctionnaires ou la dévalorisation sociale et économique des diplômes académiques (à commencer par le doctorat), les universitaires français sont très faiblement représentés dans le débat politique et médiatique.

    Dans un récent entretien au média spécialisé Acteurs publics, l’ancien secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la recherche Thierry Mandon confirme et regrette cette marginalisation, unique en Europe par son ampleur : en Allemagne, en Italie, en Grande-Bretagne, l’expertise académique est non seulement reconnue mais recherchée ; les cadres des collectivités, les élus et souvent même les ministres sont issus de l’université ; les méthodes des sciences sociales irriguent les débats. Les réactions des chercheurs étrangers au succès politico-médiatique de Christophe Guilluy, oscillant entre incrédulité et exaspération, sont tout à fait significatives à cet égard.

    En troisième lieu, croire ou laisser croire que les chercheurs constitueraient un bloc homogène aux plans scientifique et politique, dont les théories et intérêts seraient convergents relève du fantasme. Bien au contraire, le monde académique est traversé par de nombreuses controverses, parfois très vives.

    Celles-ci s’expriment dans le respect des règles du débat scientifique, qui s’appliquent partout dans le monde : honnêteté et rigueur intellectuelles, validité empirique, confrontation des résultats. Si l’opposition à la notion de France périphérique est l’un des rares objets de consensus au sein des sciences sociales francophones, c’est qu’elle s’adosse à des critiques solidement argumentées – et s’aventurant rarement sur le terrain politico-idéologique, alors que, précisément, Guilluy et ses partisans tentent de les décrédibiliser a priori comme venant d’idéologues, plus militants que scientifiques.

    Un premier ensemble de critiques concerne la méthodologie utilisée par le géographe pour construire « sa » France périphérique. Au fil des ouvrages, les contours de celle-ci ne cessent de changer et sa définition n’est toujours formulée qu’en creux : la France, toute la France, hors des quinze-ou-vingt ou-vingt-cinq aires urbaines les plus peuplées du pays au sens de l’Insee (et une partie de leur couronne périurbaine, jamais définie néanmoins).

    Une telle représentation conduit, par exemple, à classer comme « périphériques » les classes créatives d’Angers, les chercheurs de la Rochelle et les cadres supérieurs d’Annecy, tandis que les dockers de la Seyne-sur-Mer ou les mineurs retraités de Lens seraient pour leur part « métropolitains » – élus et habitants seront heureux de l’apprendre ! De même, l’ensemble de l’espace rural, des vallées désindustrialisées de l’Est aux campagnes viticoles prospères du Val-de-Loire, en passant par les villages touristiques du Luberon, est relégué dans la France périphérique.

    Ces écueils sont directement liés à la fragilité du protocole méthodologique mobilisé par l’auteur. On l’a dit, la présentation des données et des sources se fait de plus en plus floue au gré de ses publications, au point d’être totalement invisibilisée dans No society – ce qui permet de ne plus avoir à en rendre compte. Quelques chercheurs ont néanmoins fait l’effort d’analyser les grandes variables statistiques agrégées servant de base à la démonstration analytique et cartographique de Guilluy.

    La réalité est qu’elles sont presque toujours construites ad hoc pour les besoins de la démonstration. Ainsi, le critère de fragilité sociale, point cardinal de l’analyse dans La France périphérique, est défini de manière particulièrement extensive : près de 25 000 communes françaises, regroupant 65% de la population nationale, sont classées comme « fragiles » ! Leur répartition géographique, leur composition sociale, leur profil fonctionnel sont pourtant extrêmement hétérogènes.

    Pour éviter ces biais homogénéisateurs, les recherches en sciences sociales mobilisent des méthodes qualitatives (par exemple des monographies détaillées de communes ou de quartiers) et des travaux de terrain. En la matière, le bât blesse à nouveau : comme tant d’autres commentateurs après lui, Christophe Guilluy analyse la France périphérique depuis… le cœur de la France métropolitaine.

    Nulle trace, dans ses travaux, d’entretiens avec les élus, d’enquêtes au contact des habitants et des usagers, d’observations participantes dans les associations, les mairies ou les bistrots. Comme le souligne justement le sociologue Benoît Coquard, la représentation de la France périphérique a donc été entièrement produite et appropriée par des personnes qui ne connaissent pas les territoires qu’elles recouvrent et encore moins leurs habitants ! La prétention à parler à leur place et en leur nom n’est pas sans rappeler les écueils de la « classe-objet », dénoncés par Pierre Bourdieu à propos de l’étude des paysans : la France périphérique a été en quelque sorte dépossédée d’elle-même.

    La rhétorique des deux France s’inscrit dans une histoire longue : l’Est urbain et industrialisé contre l’Ouest rural et paysan au XIXème siècle ; Paris et le « désert français » au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ; la « diagonale du vide » des années 1970.

    Ces lignes de fractures se fondaient, au moins partiellement, sur des observations objectives et rendaient compte au moins autant des oppositions que des complémentarités entre les territoires. Au contraire, comme le rappelle le géographe Daniel Béhar, la France périphérique se borne à postuler un clivage vertical et irréductible entre un peuple / des territoires « dominés » et des élites / des territoires « dominants ».

    Pourtant, des dizaines de travaux de sciences sociales ont documenté de manière beaucoup plus rigoureuse, plus précise et plus stimulante que Guilluy les effets inégalitaires de la mondialisation sur les sociétés et sur les territoires. À la suite de Pierre Veltz, pourtant l’un des principaux inspirateurs des premiers travaux du géographe, on peut essayer de résumer leurs principaux résultats.

    En premier lieu, les grandes évolutions socioéconomiques décrites par Guilluy concernent tous les types de territoires, dans des proportions assez comparables entre les métropoles (hors Ile-de-France) et le reste du pays. Ainsi, la part des ouvriers et des employés décline de manière continue et régulière depuis 40 ans dans les espaces ruraux aussi bien qu’urbains – ces derniers accueillant encore, en stock, une large majorité d’entre eux.

    Cette dynamique ne signifie pas pour autant la « fin de la classe moyenne occidentale » (sic). Les professions intermédiaires sont loin d’avoir disparu : elles représentent un quart de l’emploi, un chiffre en croissance. En outre, si la mobilité sociale n’a pas augmenté depuis les années 1980, elle n’a pas non plus diminué et ce sont précisément les enfants issus des classes moyennes qui ont vu le plus progresser leurs chances d’ascension sociale.

    En deuxième lieu, les disparités territoriales ne distinguent plus nettement telles ou telles catégories (urbain / rural, Paris / Province, métropoles / France périphérique). Au contraire, elles s’enracinent désormais à des échelles fines, le plus souvent au sein du monde urbanisé : les grandes villes sont à la fois les lieux privilégiés de concentration des richesses et les points de fixation de la pauvreté (les faibles niveaux de vie y sont systématiquement surreprésentés, y compris dans les villes les plus riches comme Paris et Lyon).

    En troisième lieu ; selon les points de vue, les échelles et les indicateurs considérés, on trouve des « gagnants » et des « perdants » partout en France, dans des combinaisons diverses. Ainsi, la Seine-Saint-Denis est le septième département de France métropolitaine pour la richesse produite mais l’avant-dernier pour le revenu médian des ménages.

    À une autre échelle, l’Occitanie est à la fois la deuxième région française par le taux de chômage et la première par l’accueil de populations nouvelles et la création d’emplois ! Si « le territoire français a plus d’une pente » (selon la formule du géographe Roger Brunet), c’est que les difficultés sont loin d’être toujours cumulatives dans l’espace et dans le temps.

    En quatrième lieu, de très nombreux territoires non-métropolitains sont en bonne santé démographique et économique. Depuis les années 1970, l’espace peu dense a vu sa population progresser à un rythme plus soutenu que celui du cœur des grandes aires urbaines.

    Cette croissance est essentiellement liée au solde migratoire ; autrement dit, ces espaces supposés délaissés attirent chaque année de nouveaux habitants. De même, les zones d’emploi les plus dynamiques du pays sont situées loin des pôles métropolitains (Issoire, Les Herbiers, Avranches, Cluses, etc.).

    Avec un taux de chômage de 5% et un taux de pauvreté de 12%, le département du Cantal, si souvent cité par Guilluy comme emblème de la France périphérique, pourrait presque apparaître comme un havre de prospérité en regard de la métropole la plus attractive de France, Montpellier (13% de chômeurs et 19% de pauvres).

    Comme toujours, toutefois, les statistiques masquent un réalité sociale contrastée et les difficultés des entreprises locales à attirer de jeunes actifs qualifiés.

    Enfin, la France périurbaine est marquée par une grande diversité sociale et fonctionnelle. Elle crée plus d’emplois que les centres des villes ; elle accueille aussi bien des chefs d’entreprises installés que des ouvriers qui quittent le logement social, des employés attirés par la faiblesse relative des prix fonciers que des fonctionnaires se rapprochant de leur lieu de travail, des retraités attachés à l’idéal villageois que des jeunes cadres y déployant leur projet familial.

    À l’échelle nationale, ces périurbains disposent d’un revenu médian annuel (20 975 euros) plus élevé que celui des habitants des villes-centres (19 887). Et ils ne constituent pas un « réservoir naturel de vote FN, comme le voudrait une sociologie simpliste de la haie de thuyas et du chien de garde : leurs votes se répartissent sur tout le spectre, à peu près comme la moyenne du pays » (Pierre Veltz[8]).

    En effet, l’une des raisons principales de l’écho rencontré par les thèses de Guilluy tient dans le lien qu’il établit entre la France périphérique et une colère sociale qui trouverait son exutoire dans le vote pour l’extrême-droite (Front national puis Rassemblement national). Les périodes électorales se suivent et se ressemblent : Guilluy s’empresse de décrypter les résultats à l’aune de ses propres grilles de lecture et d’y voir une validation de ses théories.

    « Macron est […] le candidat des métropoles mondialisées. Inversement, de la même manière que l’Amérique périphérique a porté le vote Trump et l’Angleterre périphérique le Brexit, la France périphérique, celle des petites villes, des villes moyennes et des zones rurales, porte la contestation populiste. » (Christophe Guilluy, Le Monde, 26 avril 2017).

    Pourtant, les travaux académiques, fondés sur des échelles d’analyse fines et des méthodes pluridisciplinaires dessinent une géographie électorale bien différente. Ainsi, plusieurs chercheurs ont bien montré, en prenant appui sur les résultats électoraux du premier tour de l’élection présidentielle de 2017, que les voix des électeurs des trois principaux candidats (Macron, Le Pen, Mélenchon) se sont réparties de manière relativement homogène dans l’ensemble du territoire français.

    Emmanuel Macron, candidat ô combien emblématique des « élites parisiennes et mondialisées », a obtenu des scores très proches dans les grandes villes, les villes petites et moyennes et les territoires ruraux (et, au deuxième tour, 78% dans le Cantal ; 75% à Bourges, préfecture désindustrialisée de la « diagonale du vide » ; 72% à Dourdan, dans le lointain périurbain pavillonnaire francilien ; et encore 71% à Thionville, au cœur d’un des bassins industriels en décroissance parmi les plus durement frappés par les crises de 2008 et 2011).

    Si le vote pour Marine Le Pen est plus polarisé spatialement, près de 80% des voix qui se sont portées sur elle sont celles d’électeurs des grandes aires urbaines (cœur et périphérie). Dans une analyse statistique détaillée, des chercheurs du CNRS ont enfoncé le clou en soulignant l’absence de corrélation nette entre le vote pour ces deux candidats et le type de territoire.

    Dans ce champ d’étude aussi, un consensus se dégage : les explications du vote sont avant tout à chercher dans la profonde transformation des rapports au travail, dans l’accentuation des inégalités sociales et dans les déstructurations des instances de régulation collective (dans les lieux d’emplois, dans les activités associatives et dans la vie locale).

    Finalement, il n’est pas si compliqué de comprendre le succès éditorial, politique et médiatique de Christophe Guilluy. D’une part, ses analyses offrent des interprétations simples non seulement des fractures sociales et territoriales, mais aussi du rejet des élites, de la montée du populisme ou des succès électoraux du Front national.

    De l’autre, celles-ci sont parées des atours de la scientificité grâce à une série d’indicateurs et de cartes présentés comme objectifs. Or, force est de constater que certains élus, experts et journalistes sont particulièrement friands de vérités simples et unilatérales, susceptibles de déboucher sur des solutions manichéennes ou de nourrir des discours démagogiques potentiellement mobilisateurs.

    Guilly en est parfaitement conscient : face aux tenants du « c’est plus compliqué que ça », il dénonce « le refus de généraliser » et la tendance qu’auraient les universitaires à « occulter le réel », alors que, précisément, ce sont ses positions qui sont en contradiction avec toutes les données et analyses disponibles.

    Mais si cette rhétorique du « seul contre tous » est utile pour occuper l’espace médiatique et commercial, voire pour construire la mythologie du « chercheur-courage », elle s’effrite à mesure que la fragilité de ses fondements est mise en lumière. Le mouvement des Gilets jaunes a joué un rôle décisif en la matière.

    Les Gilets jaunes, apogée et dépassement de la France périphérique
    Il y a un an encore, Christophe Guilluy ne cachait pas son enthousiasme face à l’irruption des Gilets jaunes. En effet, celle-ci semblait consacrer de manière éclatante sa représentation d’une France coupée en deux entre métropoles dynamiques mondialisées et territoires « périphériques » laissés pour compte (et rassemblant le gros du « peuple »).

    La contestation en cours n’était finalement que l’expression de la revanche des seconds à l’égard des premières. Las, loin de conforter cette théorie, ce mouvement social atypique en a montré toutes les limites et impasses, au gré des rapports de police, des sondages des grands instituts et des enquêtes de terrain réalisées par les chercheurs en sciences sociales sur la base d’échantillons significatifs[9].

    – Les premiers Gilets jaunes, ainsi que plusieurs coordinateurs nationaux, sont originaires de l’agglomération parisienne, métropole mondiale située au sommet de la France métropolitaine. Et pour cause : si les Franciliens utilisent un peu moins leur voiture et réalisent des trajets un peu plus courts que le reste des Français, ils passent en moyenne 75 minutes par jour dans leur véhicule, contre 45 minutes pour les habitants de l’espace rural ! En somme, dans le Grand Paris, le budget-temps compense largement les moindres coûts liés aux déplacements.

    – Les figures charismatiques des Gilets jaunes sont marquées par une grande diversité sociale et résidentielle : ce sont aussi bien des chefs d’entreprises vendéens que des ouvriers d’Amiens, des petits commerçants du périurbain toulousain que des fonctionnaires du centre de Moulins, des retraités bretons que des jeunes cadres franciliens au pouvoir d’achat plombé par le coût du logement ; en somme, une véritable mosaïque socio-professionnelle totalement imperméable aux représentations binaires.

    – La cartographie des lieux de blocage et d’action des Gilets jaunes montre que l’immense majorité des communes concernées est située au sein des grandes aires urbaines. Bien sûr, on ne manifeste pas toujours là où l’on habite. Et pour cause : le mouvement reflète moins des frontières infranchissables que le rôle central des interdépendances territoriales dans les pratiques sociales des Français. De fait les Gilets jaunes dits de la « périphérie » se retrouvent bien souvent pour manifester au « centre », c’est-à-dire là où ils ont fait leurs études, où ils vont faire leurs courses le week-end, où ils emmènent un proche à l’hôpital ou leur famille au cinéma. Ainsi, l’automobile est moins le symbole d’une France périphérique marginalisée qu’un outil – coûteux – qui permet aux ménages de tirer parti des ressources et des services offerts par ces différents espaces. Cette forme de « zapping territorial » contredit frontalement les analyses en termes de relégation ou de sédentarisation.

    – Bien qu’étant encore plurielles, les revendications des Gilets jaunes ont progressivement convergé vers des enjeux de justice fiscale, sociale et spatiale : augmentation des bas salaires, revalorisation du pouvoir d’achat, égalité face à l’impôt, maintien des services publics sont les seuls mots d’ordre partagés par l’ensemble des manifestants. Or, la fragilité sociale traverse les territoires autant que les origines ou les générations : elle concerne aussi bien des familles du Pas-de-Calais frappées par le déclin industriel que des agriculteurs du Berry lourdement endettés ou des travailleurs précaires de la banlieue lyonnaise. Le mélange des uns et des autres au sein du mouvement, ainsi que l’absence de revendication de type identitaire (malgré quelques tentatives de manipulation grossières), montrent que les visions binaires et/ou ethnicisées des divisions des classes populaires relèvent avant tout de la récupération idéologique.

    – Élus et citoyens ont exprimé leur lassitude grandissante face aux grilles de lecture simplistes et caricaturales. Les seconds ne se sentent en aucun cas « périphériques », mais demandent de la considération de la part des médias, des chercheurs et des responsables politiques. Les premiers souhaitent travailler sur la base de données empiriques et d’analyses robustes, qui permettent de regarder la réalité en face, dans sa complexité. Ainsi, les fédérations d’élus, les centres de formation des techniciens territoriaux, les associations se détournent les uns après les autres de la France périphérique. Pour une raison simple : le succès du concept est inversement proportionnel à sa capacité à forger des réponses concrètes aux problèmes des Français ! Aucun responsable ne peut aujourd’hui construire des politiques de solidarité susceptibles de concilier innovation, transition écologique et respect des idéaux de justice sociale et spatiale sur la base d’une représentation incorrecte et purement victimaire ! Opposer grossièrement « territoires gagnants » et « perdants », ou « bons pauvres » et « mauvais pauvres », permet de faire un tri pour réduire le nombre de ceux qui « méritent » d’être aidés. Mais cela n’a jamais réglé leurs problèmes…

    Finalement, le double primat de la question sociale sur la question territoriale d’une part, de l’insécurité économique sur la supposée « insécurité culturelle » de l’autre, est sans aucun doute l’une des grandes leçons du mouvement. Dans ces conditions, il faut un certain art du funambulisme intellectuel pour continuer à interpréter les Gilets jaunes à l’aune de quelques obsessions géographiques.

    Si les climato-sceptiques, les théories du complot ou le mythe du Grand remplacement ont si peu d’audience en France, c’est le fruit d’une maturité collective des chercheurs, des citoyens, des médias et des institutions. Dans les sciences sociales et territoriales, il est temps de forger, avec humilité mais résolution et sans irénisme, de nouvelles manières de penser et d’agir pour répondre aux immenses défis – environnementaux, économiques, migratoires et sociaux – du début du XXIème siècle.

     

    [1] Laurent Chalard., 2017, « Guilluy en politique », Outre-Terre, n° 51, pp. 47-58.

    [2] Romain Ducornet, 2016, Christophe Guilluy dans la presse : étude d’une controverse géographique, Mémoire de Master 2, Reims, Université de Reims Champagne-Ardenne.

    [3] Entre guillemets dans le texte.

    [4] Laurent Chalard, op. cit.

    [5] Guilluy explique par exemple que « le changement de nature et d’origine de l’immigration a fait surgir une question à laquelle la France n’était pas préparée, celle de l’ethnicisation des territoires » (p. 65).

    [6] Les travaux de Pierre Bourdieu, de Nicolas Renahy, d’Éric Maurin ou de François Héran, plusieurs fois cités dans Atlas des fractures françaises et dans Fractures françaises, disparaissent au profit d’écrits d’autres auteurs comme Michèle Tribalat ou Jean-Claude Michéa, des « figures qui ont pour point commun de ne pas faire consensus dans leurs disciplines » comme le remarque Romain Ducornet. En parallèle, les études d’organismes publics sont de moins en moins mobilisées au profit d’articles de presse issus de différents médias, notamment Le Figaro.

    [7] Selon le titre d’un célèbre de Jean-Marc Offner sur les effets structurants du transport paru en 1993 dans L’espace géographique

    [8] Ibid. : Le département des Yvelines offre une illustration frappante de cette situation. Le score d’Emmanuel Macron ne décroit pas avec la distance à Paris, mais il atteint des pics aux franges de l’aire urbaine, dans des communes favorisées comme Houdan (71 %), Rambouillet (73 %) ou Montfort-L’amaury (77 %).

    [9] Voir par exemple : https://editionsladecouverte.fr/catalogue/index-a__Gilets_jaunes_a____hypoth__ses_sur_un_mouvement-978234 ; https://www.seuil.com/ouvrage/le-fond-de-l-air-est-jaune-collectif/9782021426205 ; https://www.pacte-grenoble.fr/programmes/grande-enquete-sur-le-mouvement-des-gilets-jaunes ; ainsi que toutes les enquêtes d’opinion des grands institut de sondage (un exemple parmi d’autres : https://www.institutmontaigne.org/blog/les-gilets-jaunes-la-partie-emergee-de-la-crise-sociale-francaise).

  • Courge turban farcie au quinoa
    https://cuisine-libre.fr/courge-turban-farcie-au-quinoa

    Préchauffer le #Four à 210°C. Laver les courges. Les placer dans un plat et les enfourner pour 30 minutes. Pendant ce temps, cuire le quinoa. Laver les radis. Émincer les radis ainsi que leurs fanes. Peler et émincer l’oignon et l’ail. Émincer les poireaux. Chauffer un filet d’huile dans une casserole pour y faire revenir l’oignon et les radis pendant 5 minutes. Ajouter leurs fanes et les faire suer 3 minutes en mélangeant. Ajouter les verts de poireau, l’ail et saler. Couvrir et laisser cuire 10 … #Farcis, #Giraumon / Végétalien (vegan), #Sans_viande, #Sans_œuf, #Végétarien, #Sans_lactose, #Sans_gluten, Four

    #Végétalien_vegan_

  • Jen Schradie : « Internet a toujours été inégalitaire »
    https://usbeketrica.com/article/interview-jen-schradie-internet-inegalitaire (pas lu, j’archive, #hacktivisme #militer #internet)

    pour développer et poursuivre :

    « On n’imagine pas au départ combien de temps ça peut prendre de s’occuper d’une page Facebook. » Quand elle tire le bilan de son action lors du mouvement des « gilets jaunes », à l’espace Niemeyer le 19 avril dernier, Mme Priscillia Ludosky parle comme une cadre syndicale. « C’est toute une administration que l’on doit mettre en place. (…) Ça devient un métier, une deuxième vie. » Coadministratrice des deux plus grands groupes #Facebook de « #gilets_jaunes », dont La France en colère !!! (288 000 membres fin octobre 2019), celle qui lança la pétition contre la hausse du prix du carburant qui servit de détonateur au mouvement fut propulsée en quelques jours au cœur de l’économie de l’attention. « Le mouvement a été sans conteste aidé par le nouvel algorithme Facebook, qui survalorise les contenus de groupes au détriment des contenus postés par des pages (et donc par les médias) », relevait très tôt Vincent Glad (Libération, 30 novembre 2018). Conclusion du journaliste : « Les admins de groupe Facebook (…) sont les nouveaux corps intermédiaires, prospérant sur les ruines des syndicats, des associations ou des partis politiques. » Pour rebooter la démocratie, suffirait-il de changer d’algorithme ? Un tel jugement rappelle l’emphase de l’année 2011 : « Si vous voulez une société libre, donnez-lui accès à Internet », s’emportait alors l’Égyptien Wael Ghonim, administrateur de la page Facebook à l’initiative du premier rassemblement de la place Tahrir, au début de la séquence qui précipitera la chute du président Hosni Moubarak.

    Depuis, l’eau a coulé sous les ponts (et sur les places occupées). Mme Ludosky se fait plus nuancée que ses prédécesseurs : le réseau social lui paraît bien favoriser la discussion politique — « avec tous, tous ceux qui n’ont pas de diplômes » —, jusqu’à obtenir l’attention du pouvoir, voire l’obliger à réagir ; mais elle concède qu’il faudra « forcément à un moment pouvoir sortir de la plate-forme ».

    Dans la somme tout juste traduite en français qu’elle consacre à la « sphère publique connectée », depuis le mouvement zapatiste, au milieu des années 1990, jusqu’à l’élection de M. Donald Trump, la sociologue turque Zeynep Tufekci décrit l’effet ambivalent des technologies sur la dynamique des luttes contemporaines. « Autrefois, les mouvements renforçaient d’abord leurs capacités sur une longue période avant de pouvoir organiser de grandes manifestations, résume-t-elle. Aujourd’hui, les mouvements sont d’abord organisés presque exclusivement en ligne, puis n’entament généralement le dur travail nécessaire à leur pérennisation qu’après leur premier grand moment sous les feux des projecteurs. »

    https://www.monde-diplomatique.fr/mav/168/HENNETON/61029

  • #ACAB nonobstant.
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/49213348788

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    Album « Florilege ACABoniste » : https://www.flickr.com/photos/valkphotos/albums/72157680086984148
    .
    #LaPrécaritéTue ! #Nantes : rassemblement en solidarité avec le jeune lyonnais qui s’est immolé vendredi 8 novembre devant le CROUS de Lyon pour dénoncer la précarité. Retrouver sa lettre de revendication : http://rebellyon.info/Un-etudiant-s-immole-devant-le-CROUS-21331
    Plus d’infos sur l’appel aux rassemblements : http://44.demosphere.net/rv/4163
    .
    Université de Nantes, Campus du Tertre, mardi 12 novembre 2019.
    .
    📷 : (cc-by-nc-sa) ValK. 👀 : http://frama.link/valk 👛 : https://liberapay.com/ValK

  • Les gilets jaunes face à l’empire (2/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1000-Les-gilets-jaunes-face-a-l-empire

    Voir la première partie

    (.../...)

    Deuxième point la question identitaire, au sens large. Immédiatement les gilets jaunes ont brandi des symboles nationaux – le drapeau, la Marseillaise, le bonnet phrygien – et tenus les propos les accompagnant. Il s’agissait moins d’un nationalisme idéologisé qu’un appel à revenir aux fondements républicains, qu’une réaction en face de l’effacement du cadre national, celui-ci étant vu comme un cadre collectif, issu d’une histoire commune, incarnant une identité partagée, lieu d’exercice de la souveraineté populaire et espace de déploiement d’un projet de société admis et revendiqué auquel sont conviés les nouveaux arrivants, enfants ou immigrés. On peut, ici aussi, être d’accord ou pas, mais inutile de préciser que c’est, là encore, contre toute la mécanique impériale, qui repose sur l’envers exact de tous ces points. (...)

    #Assemblée, #Conférence, #Empire, #Gauchisme, #Gilets jaunes_(2018-2019), #Libéralisme, #Lieux_Communs, #Multiculturalisme, #Politique, #Récupération

  • La gendarmerie recherche désespérément des blindés pour remplacer ses VBRG antédiluviens
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/la-gendarmerie-recherche-desesperement-des-blindes-pour-remplacer-ses-vbrg


    Des VAB de l’armée de Terre pourrait être gendarmisés (Crédits : Ministère des armées)

    Après avoir souhaité lancer un programme de nouveaux véhicules blindés, la gendarmerie pourrait rénover tout ou partie de son parc de blindés et en obtenir d’autres des forces armées. Une solution beaucoup plus économique.

    La gendarmerie trépigne. Elle veut, et le plus rapidement possible, de nouveaux blindés, de préférence rénovés, pour remplacer ses « antiquités ». « Le VBRG est né avec la 4L », a d’ailleurs rappelé le 10 octobre à l’Assemblée nationale le général Richard Lizurey, alors encore directeur général de la gendarmerie nationale. Mais pourquoi rénover de très vieux VBRG (véhicules blindés à roues de la gendarmerie) entrés en service en 1974 ? La raison en est simple, le prix. « On s’achemine plus vers cette solution que vers l’achat de blindés neufs, qui pourraient coûter très cher et qui n’existent pas sur étagères en tant que tels, avait expliqué le 9 octobre au Sénat le général Richard Lizurey. L’idée est de diviser par quatre ou cinq au moins leur coût d’acquisition ».

    « Nous avons 84 engins blindés opérationnels, la moitié en outre-mer et la moitié en métropole, a précisé l’ancien patron de la gendarmerie. Depuis décembre 2018, nous avons vu que cela pouvait présenter un intérêt dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre. Dans le cadre de l’élaboration du livre blanc (qui doit être prêt début 2020, ndlr), nous cherchons à déterminer si et dans quelles conditions il est possible de renouveler la flotte actuelle des véhicules blindés ».

    Au départ, la gendarmerie envisageait le nec plus ultra avec le développement d’un programme de véhicules blindés de nouvelle génération. Mais les gendarmes sont très vite revenus à la réalité surtout face à leurs limites budgétaires : « C’est devenu hors de portée budgétaire et peu souhaitable, car on ne va pas engager un programme pour 84 véhicules blindés », a confirmé à l’Assemblée nationale le général Richard Lizurey. La gendarmerie s’est donc résolue à rénover deux types de blindés, tout ou partie de ses VBRG ainsi que des VAB cédés par l’armée de Terre. Dans ce cadre, le général Richard Lizurey prévoyait de faire rénover "six ou sept matériels chaque année pendant quatre ou cinq ans, selon l’ancien patron de la gendarmerie. Nous disposerions ainsi au bout de cette période d’une flotte de 84 véhicules blindés qui pourraient repartir pour trente, quarante ou cinquante ans".

  • « C’est ici que le #GIGN a abattu mon fils. Il s’appellait #Angelo » | #StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1575997736-pourquoi-policiers-portent-pas-matricule-rio-obligatoire
    #Angelo_garand

    Henri Lenfant, le 28 septembre 2018, a connu le même sort qu’Angelo. Le voyageur a été abattu de trois balles, dont une mortelle dans la nuque, par le GIGN de #Reims. Depuis 2016, dans un contexte d’état d’urgence, des antennes régionales de ces groupes d’intervention d’élite ont été créées. C’est celle de #Tours qui tire sur Angelo en 2017. « La possibilité qu’il se soit agi d’un entraînement n’est pas à écarter », avance une source policière dans un article de Libération. En d’autres termes, les gendarmes auraient pu intervenir pour se faire la main entre deux missions, comme peuvent le faire d’autres compagnies d’élite, précise le quotidien en 2017. « Et de manière tout à fait normale, on choisit des gens du voyage pour s’entraîner », tacle, cynique, Munia. La grande femme aux cheveux crépus en bataille fait partie des militants antiracistes historiques du coin. Avec Aurélie, elles se sont rencontrées après que la soeur a partagé une vidéo sur les réseaux sociaux, quelques jours après le drame. Face caméra, les yeux mouillés et la voix rongée par la tristesse, elle s’adresse au #préfet de #police :

    « Vous parlez d’un évadé qu’il aurait fallu neutraliser. C’est faux ! C’est une #exécution ! Rien d’autre. »

    https://desarmons.net/index.php/2017/04/01/angelo-garand-tue-par-les-gendarmes-a-seur-le-30-mars-2017

  • Notre #enquête #vidéo : comment la police a #éborgné un « #gilet_jaune » le 16 novembre sur la #place_d’Italie à Paris
    https://www.lemonde.fr/police-justice/video/2019/12/11/notre-enquete-video-comment-la-police-a-grievement-blesse-un-gilet-jaune-le-

    "Le 16 novembre, à Paris, le manifestant « gilet jaune » Manuel Coisne est touché au visage par une grenade lacrymogène. Un projectile qui lui ouvre le globe oculaire gauche, et lui fait perdre définitivement l’usage de son œil.

    Grâce à la collecte et à l’analyse de plusieurs heures de vidéos, diffusées en direct ou publiées après la manifestation, et réalisées par des amateurs et des journalistes professionnels, l’enquête vidéo du Monde permet de reconstruire précisément la séquence qui a mené à grave blessure de Manuel Coisne.

    À la violence des échauffourées qui opposent manifestants et CRS à 14 h 40 succèdent au moins deux tirs de grenades lacrymogènes qui posent question. L’enquête du Monde révèle que l’un de ces tirs, effectué avec un angle de 15° et un dispositif de propulsion de 100 m, est très probablement celui qui a touché Manuel Coisne, situé 55 m plus loin.

    Dans cette affaire, une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris pour « violences volontaires par une personne dépositaire de l’autorité publique suivies de mutilation ou infirmité permanente »."

  • N’est-ce pas plus salutaire de réduire en poussière ces bâtiments où l’on enferment les esprits libres pour les priver d’autonomie ?

    L’instruction et l’éducation sont des notions propres aux valeurs de notre nation. L’École de la République ne sert qu’une seule chose : transformer les étudiants en de bons citoyens dociles et respectueux des valeurs d’ordre et de sécurité de l’État. Elle aspire seulement à créer un peuple qui obéit, qui se vend sur le marché du travail comme une prostituée du savoir.

    https://zeka.noblogs.org/nombreux-lycees-bloques-partout-en-france

    #bruletonecole

  • Le Monde - Seize « individus proches de la mouvance "black bloc" » arrêtés à Bordeaux avant une manifestation de « gilets jaunes »

    #Dix hommes et six femmes, âgés de 19 à 45 ans ont été placés en #garde_à_vue. Selon les autorités, ils « n’allaient visiblement pas manifester de façon pacifique », ce samedi 7 décembre.

    « Le choix de #Bordeaux, devenue au fil des actes une des villes hors Paris où la mobilisation des « gilets jaunes » était la plus forte, ne le surprend pas. « Il y a des points d’ancrage dans certaines villes, dont Bordeaux, avec des personnes qui essaient seules ou avec du renfort, de peser sur une ville et de faire déraper une manifestation en s’en prenant aux forces de l’ordre. »

    Les seize hommes et femmes interpellés ont, durant leur garde à vue, « reconnu qu’ils s’étaient retrouvés en vue de la manifestation de l’après-midi, dévoile la procureure de la République de Bordeaux, Frédérique Porterie. Aucun ne revendique cependant la propriété des objets retrouvés en perquisition. » Un gros travail de police technique et scientifique s’annonce.

    « Cinq d’entre eux sont connus de la justice », précise le parquet de Bordeaux, pour participation à un attroupement avec arme et dissimulation de visage, pour violences avec arme ou encore pour des infractions à la législation sur les stupéfiants. D’autres ont été vus et remarqués à l’occasion de manifestations de « gilets jaunes » ou du dernier G7, à Biarritz. Tous ont été déférés lundi au parquet de Bordeaux. Une information judiciaire pour « dégradation et association de malfaiteurs en vue de commettre des dégradations et des violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique » a été ouverte.

    Des réquisitions de placement en détention provisoires ont été prises à l’encontre de l’ensemble des seize mis en cause. Seuls trois d’entre eux, cependant, en ont finalement fait l’objet. Les autres ont été placés sous contrôle judiciaire.« 

  • If you’re trying to catch an atom, try bending Heisenberg’s uncertainty principle a little
    https://massivesci.com/notes/quantum-mechanics-heisenberg-uncertainty-measurement-pendulum

    Study author describes how quantum mechanics can be used to enhance the precision of measurements — and how other fields can benefit too

  • Les #gilets_noirs en #France... les #sardine_nere en #Italie...
    Napoli, i migranti in protesta: «Siamo le sardine nere»

    Corteo delle «sardine nere». È la provocazione di immigrati che attraversano il centro di Napoli per protestare contro il mancato rilascio dei permessi di soggiorno. Il corteo arriverà in questura.

    A manifestare circa 200 persone partite da piazza Garibaldie e dirette in via Medina: «Vogliamo incontrare il questore».


    https://napoli.repubblica.it/cronaca/2019/12/07/news/napoli_i_migranti_in_protesta_siamo_le_sardine_nere_-242797344/?ref=RHPPLF-BH-I242746828-C8-P8-S1.8-T1
    #manifestation #résistance #cortège #migrations #sardines

  • Mon beau sapin roi des forêts...


    12 novembre 2019 - Les manifestants de Hong Kong donnent le coup d’envoi de la saison de la guerre contre Noël en brûlant le sapin de #Noël dans un centre commercial haut de gamme à Kowloon Tong.
    source : kropotkindersurprise.tumblr.com
    #gif

  • Les gilets jaunes face à l’empire (1/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?999-Les-gilets-jaunes-face-a-l-empire

    Les idées exposées ici avaient été évoquées dans les conclusions des deux textes « L’horizon impérial » (mars 2018) et « Gilets jaunes et démocratie directe » (décembre 2018) auxquels on se référera. Elles ont également été présentées dans l’émission « Offensive Sonore : Gilets jaunes III » (février 2018) sur Radio Libertaire puis résumées lors de la [soirée-débat du 18 novembre 2019 à la librairie parisienne « La lucarne des écrivains ». On se reportera d’une manière générale à nos deux brochures « Le mouvement des Gilets Jaunes », décembre 2018 – juin 2019. (...)

    #Assemblée, #Conférence, #Empire, #Gauchisme, #Gilets jaunes (2018-2019), #Libéralisme, #Lieux Communs, #Multiculturalisme, #Politique, #Récupération

  • Cerveaux non disponibles sur Twitter : « Image forte et lourde de sens ! Des dizaines de pompiers en première ligne font reculer la police et mettent fin à une nasse du cortège de tête. #retraites #grevedu5decembre #5decembre #GreveGenerale #GiletsJaunes #greve5decembre #parishttps://t.co/YTEbhU4OAO »
    https://twitter.com/cerveauxnon/status/1202615734687477761

    Image forte et lourde de sens ! Des dizaines de pompiers en première ligne font reculer la police et mettent fin à une nasse du cortège de tête. #retraites #grevedu5decembre #5decembre #GreveGenerale #GiletsJaunes #greve5decembre #paris

    Cerveaux non disponibles sur Twitter : « Le moment où les pompiers avancent au milieu du cortège de tête et libèrent la voie. La police détale. #retraites #grevedu5decembre #5decembre #GreveGenerale #GiletsJaunes #greve5decembrehttps://t.co/ngRIxDOWrN »
    https://twitter.com/cerveauxnon/status/1202658750374535170

    ❝Le moment où les pompiers avancent au milieu du cortège de tête et libèrent la voie. La police détale."

    • 5 décembre
      Paris : les pompiers font reculer les CRS et cassent la nasse à République
      https://www.revolutionpermanente.fr/Paris-les-pompiers-font-reculer-les-CRS-et-cassent-la-nasse-a-R

      Alors que la manifestation était bloquée par les forces de l’ordre sur le Boulevard Magenta et au niveau de la place de la République, les pompiers fortement mobilisés en cette journée du 5 décembre ont fait reculer les CRS en tête de cortège et ont cassé la nasse.

      Léa Luca

      Depuis plus d’une heure la manifestation parisienne est violemment réprimée est gazée par les forces de l’ordre, au point où l’air est absolument irrespirable et que la manifestation ne pouvait plus avancer. Face à cette situation, comme on le voit sur cette vidéo publiée par Cerveaux non disponibles, des dizaines de pompiers ont fait face aux forces de police afin de faire redémarrer la manifestation. On les voit sur cette vidéo faire reculer les CRS au niveau de la place de la République.

    • Je ne sais pas quoi penser de cette présence pompière. Certes nous avons des héros, qui font ce que nous n’arrivons pas à faire, avec un uniforme qui signifie plus « service public » que « répression et violences » mais c’est quand même une attitude très virile. Et puis de lire le même aprem sur mon fil Twitter les nouvelles de cette mère de famille dont la fille ado a été l’objet sexuel d’une bande de pompiers de Paris, et les deux ne se laissent pas démonter, demandent justice pour l’utilisation d’une enfant, franchement, ça met un froid...
      #super-héros

    • #rapport_de_force et donc les seuls à pouvoir se protéger efficacement durant les (manifestations) violences policières avec des masques/casques/vêtements antifeu sont les pompiers.
      Des quelques politologues émérites que je suis, la politique néolibérale ne tombera que si il y a aussi un retournement de la police et de l’armée contre ses propres commanditaires.
      cf #révolution_des_œillets

    • Oui, pareil avec les communiqués de presse des syndicats de flics. On les déteste mais on a besoin d’eux, alors on regarde avec inquiétude leur pauvre socialisation politique déterminer leur action dans la lutte : pour Macron ? avec nous ? avec Le Pen ?

  • The SWIID · Frederick Solt
    https://fsolt.org/swiid

    incorporates data from the OECD Income Distribution Database, the Socio-Economic Database for Latin America and the Caribbean generated by CEDLAS and the World Bank, Eurostat, the World Bank’s PovcalNet, the UN Economic Commission for Latin America and the Caribbean, national statistical offices around the world, and academic studies while minimizing reliance on problematic assumptions by using as much information as possible from proximate years within the same country

    #inégalités #datasouce #gini

  • Lexique pour temps de grèves et de manifestations - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/Lexique-pour-temps-de-greves-et-de-manifestations

    « Privilèges » : Désigne les avantages (relatifs) dont disposent certains salariés par comparaison à d’autres, mais non les avantages exorbitants dont disposent les tenanciers de tous les pouvoirs au détriment de ceux sur lesquels ces pouvoirs s’exercent. Les tenanciers des médias, par exemple, disposent de quelques avantages qu’ils doivent à leur seul mérite, tandis que les infirmières, les cheminots ou les enseignants, sont des privilégiés.

    #acrimed #gif

  • Sous un gilet jaune, il y a... Liliane
    https://visionscarto.net/sous-un-gilet-jaune-il-y-a-7

    Suite de notre petite radioscopie de la France qui se réveille, avec une série de portraits sans retouche de #gilets_jaunes. Aujourd’hui : Liliane. 7. Liliane Je suis à la retraite depuis 2010. Après 43 années de travail, je perçois 1197 euros nets mensuels. Depuis 9 ans, j’ai bénéficié de moins de 10 euros d’augmentation ! Mon loyer est de 450 euros. Le coût de la vie est monté en flèche : essence, électricité, gaz... Par conséquent : je ne vis pas, je survis. Le 17 novembre 2018, je m’apprête à fêter (...) #Billets

    / gilets jaunes

  • « Notre droit successoral freine une certaine générosité » Gabriel Attal
    https://www.latribune.fr/economie/france/notre-droit-successoral-freine-une-certaine-generosite-gabriel-attal-83447

    [Entretien] Mécénat, fiscalité, service national universel, étudiants... le secrétaire d’Etat en charge de la jeunesse, Gabriel Attal, veut inciter les Français au don à l’occasion du Giving Tuesday célébré ce mardi 3 décembre. Il prône une philantropie "démocratique et territoriale".

    LA TRIBUNE- Pourquoi voulez-vous mobiliser pour le Giving Tuesday ?

    GABRIEL ATTAL-Le « #giving_Tuesday » entre dans ce développement de la #philanthropie que je veux promouvoir. Cette initiative, développée outre-Atlantique, est une réponse au Black Friday tourné vers la consommation de masse. Cette journée nous rappelle la nécessité de contribuer aussi à l’intérêt général. Je souhaite qu’on le développe en France, et je soutiens pour cela l’association française des fundraisers qui porte de manière opérationnelle ce projet.

    Avec Jean-Michel Blanquer, nous avons mobilisé les recteurs d’académie pour qu’il y ait des initiatives autour de cette question du don dans les établissements scolaires. Avec le ministère de la Culture et l’association Admical, nous avons construit un kit de mobilisation à destination de tous les parlementaires pour leur proposer de réunir dans leur territoire les PME, associations et fondations locales afin d’initier des synergies et d’améliorer la connaissance des dispositifs existants.

    Sur le mécénat et le financement des fondations, le gouvernement a annoncé à la fin de l’été qu’il voulait revoir à la baisse le taux de défiscalisation pour les dons supérieurs à 2 millions d’euros. Où en est ce projet ?
    Le gouvernement soutient fortement le mécénat. Il s’est beaucoup développé depuis le vote de la loi Aillagon, en 2003, qui a permis une forte incitation fiscale. Les entreprises ont aussi pris conscience de leur responsabilité sociétale et environnementale. Les consommateurs les appellent également à s’engager, à soutenir des projets d’intérêt général. Enfin, les jeunes actifs qui arrivent sur le marché du travail sont de plus en plus en attente de sens dans leur travail.

    Pour autant, un certain nombre de dérives et abus ont été constatés par la Cour des comptes et des rapports parlementaires. Il y a des situations où l’on peut légitimement se demander si le mécénat doit être soutenu à hauteur de 60% par la solidarité nationale, ou si l’argent public ne sert pas une action de communication ou de sponsoring.

    Comment limiter les dérives ?
    Le souhait du gouvernement est de fixer un cadre en travaillant sur la notion de contrepartie. Actuellement, une entreprise qui fait du mécénat a droit à une contrepartie de 25% à son don. La contrepartie n’est pas clairement définie. On ne sait pas qui calcule les 25% et comment ils sont calculés. Or, un cadre clair permettrait de régler de nombreuses dérives. C’est un travail que nous avons initié avec les entreprises et les associations. Dans le même temps, pour les 78 grandes entreprises qui donnent le plus, nous réduisons la déduction fiscale de 60% à 40% ; uniquement lorsque les dons dépassent 2 millions d’euros et en préservant les associations dites « loi Coluche ».

    Nous encadrerons aussi le mécénat de compétences. Il permet à une entreprise de détacher un salarié auprès d’une association et de défiscaliser 60% de son salaire. Aujourd’hui, certains détachements concernent des salaires supérieurs à 15.000 euros mensuels. Le gouvernement a annoncé un plafonnement autour de 9.000 euros. Ce cadre a été adopté dans le budget par l’Assemblée nationale en première lecture et il est actuellement dans la navette parlementaire.

    Combien d’entreprises seraient concernées ?
    Actuellement, 78 grandes entreprises donnent plus de deux millions d’euros de mécénat dans l’année. J’appelle ces entreprises à maintenir leurs dons. Malgré cette réduction sur le mécénat, le cadre fiscal reste favorable car elles bénéficient également de la baisse de l’impôt sur les sociétés.

    Quel est le montant de la dépense fiscale de ce dispositif pour les finances publiques ?
    C’est certes une dépense fiscale mais je considère aussi que c’est un investissement, qui s’élève aujourd’hui à environ 2 milliards d’euros par an et qui a doublé en cinq ans.
    […]
    Quelles sont vos pistes de réflexion [concernant les droits de succession] ?
    Au sein du gouvernement, nous sommes opposés à toute hausse de droits de succession. Quant à la réserve héréditaire, toute évolution doit être mûrement réfléchie car c’est une question extrêmement sensible, et qu’il faut évidemment préserver les droits des héritiers. Une possibilité pourrait être d’inverser la part réservée et la quotité disponible dans le cas des héritages les plus conséquents. Si par exemple, si il y a trois enfants, ce ne serait pas deux tiers/ un tiers. Cette inversion serait possible uniquement si ces fonds sont attribués à des associations ou des fondations. Mais nous verrons ce que propose la mission confiée aux parlementaires.

    Comment voulez-vous développer la philanthropie ?
    Je crois à une philanthropie à la française. On a tendance à penser aux fondations américaines qui ont des budgets comparables à ceux des ministères. La différence est que les personnes à la tête de ces fondations ne sont pas élues. Cette question est un enjeu démocratique alors que des pans entiers des politiques publiques sont assumés par des fondations privées aux États-Unis. La philanthropie à la française doit être démocratique. Elle doit également être territoriale. Je pense que l’on peut créer des synergies locales entre entreprises, collectivités locales, fondations et pouvoirs publics autour de projets d’intérêt général. C’est une forme de réponse à la crise des gilets jaunes.

    N’y-a-t-il pas un risque d’affaiblir la puissance publique ?
    On ne peut pas opposer le développement de la philanthropie et de la puissance publique. Derrière le don privé et le mécénat d’entreprise, il y a toujours la puissance publique, ne serait-ce que par le biais de la défiscalisation. Les deux sont complémentaires et se renforcent. Certaines associations et fondations peuvent parfois être plus rapides, plus agiles, pour répondre à des besoins qui émergent ; il faut accompagner cela.

    Où en est le projet de service national universel (#SNU) ? Après un premier test en juin, le dispositif sera-t-il renouvelé ?
    Après la préfiguration avec 2.000 jeunes, j’ai confié une évaluation à des chercheurs et sociologues spécialistes de la jeunesse. Les retours sont très encourageants. Les objectifs assignés au SNU comme la mixité sociale, la cohésion territoriale, le partage des valeurs de la République et l’engagement ont été tenus. Les échanges que j’ai pu avoir avec les parents sont aussi extrêmement encourageants. Le dispositif va se déployer et concernera autour de 30 000 jeunes en juin prochain. Cette fois-ci, tous les départements déploieront le SNU.

    Quel est le coût annuel de ce dispositif critiqué par les organisations étudiantes ?
    À partir de la préfiguration de juin dernier, le coût d’une généralisation pour 800.000 jeunes serait de l’ordre de 1,6 milliard d’euros ; mais il va y’avoir des économies d’échelle. Le coût par jeune devrait baisser dès 2020. En année pleine, le coût se situerait en année pleine entre 1 milliard et 1,5 milliard. Le Président de la République a toujours été clair sur le fait que, derrière le coût budgétaire, il y avait surtout un investissement fort pour notre jeunesse. Aujourd’hui, un décrocheur scolaire représente en moyenne 230 000 euros de fonds publics alloués pour son accompagnement. Il y en a environ 100 000 chaque année. Je vous laisse faire le calcul... le SNU est donc potentiellement à terme une source d’économies.
    […]
    Où en est le projet de revenu universel d’activité (RUA) ?
    Une concertation a été lancée au printemps dernier. C’est une transformation profonde de notre modèle d’accompagnement social qui regrouperait les aides sociales en une allocation socle et simplifierait donc considérablement les choses pour les bénéficiaires. L’idée est d’améliorer ainsi le recours et de renforcer le lien droits-devoirs pour bénéficier de la solidarité nationale. Je co-préside, avec Frédérique Vidal, un collège dédié à la question des jeunes dans le revenu universel d’activité qui travaillent à déterminer la nécessité de créer un RUA pour les jeunes ou non.

    La prime d’activité va-t-elle être élargie aux étudiants ?
    Je l’ai déjà dit, je souhaite que nous y réfléchissions. Je ne peux pas me résoudre à l’idée que des étudiants mettent en péril leurs études car ils sont contraints de trop travailler. Actuellement, la prime d’activité se déclenche lorsque l’on travaille au minimum à hauteur de 80% du SMIC. Travailler autant quand on est étudiant est quasiment impossible, sauf à alimenter l’échec dans l’enseignement supérieur. J’ai demandé à ce que l’on étudie le déclenchement de la prime d’activité en soutien aux étudiants, dès lors qu’ils travaillent au moins 12 heures par semaine.

    • On apprend de ces trucs quand même :

      le mécénat de compétences. Il permet à une entreprise de détacher un salarié auprès d’une association et de défiscaliser 60% de son salaire. Aujourd’hui, certains détachements concernent des salaires supérieurs à 15.000 euros mensuels. Le gouvernement a annoncé un plafonnement autour de 9.000 euros.

    • Ce mécénat de compétences permet à des entreprises comme Orange de placer ses « futurs retraités » (des gens avec de l’expérience et qui donc « coûtent cher ») dans des assos qui acceptent car elles n’ont pas les moyens de refuser puisqu’on leur refusent des subventions par ailleurs. Sauf que la défiscalisation permise par ce type d’opération fait que l’état récupère moins de sous, et peut donc donner moins de subs aux assos en question. Elle est pas belle la vie ?

    • Ah oui c’est un florilège ! Celle-ci par exemple

      Aujourd’hui, un décrocheur scolaire représente en moyenne 230 000 euros de fonds publics alloués pour son accompagnement.

      A part l’armée (SNU) et la police qui les récupèrent parce qu’on les fait glisser subrepticement dans cet entonnoir sans issue, je voudrais vraiment connaitre quel est l’accompagnement du décrocheur scolaire.
      Pour les décrocheurs que je connais, ils ont eu droit à un coup de fil pour répondre à une enquête d’une question, zéro suivi, aucune aide financière ni d’études publiques possibles. Il y a surement une commission qui s’occupe de réfléchir à savoir si leurs parents leur laisseront 1/3 tiers ou 2/3 de la part réservataire de leur non retraite.
      #marché_des_pauvres

    • Et donc, on a tout un monde d’acronymes qui se nourrit sur les djeuns décrocheurs
      – Le Groupe de prévention au décrochage scolaire (GPDS)
      – Les Missions de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS)
      – Le Service Académique d’Information et d’Orientation (SAIO)
      – Les structures de retour à l’école (SRE)
      – Les réseaux Formation Qualification Emploi de l’éducation nationale FOQUALE
      – Les plates-formes de suivi et d’appui aux décrocheurs (PSAD)
      – Le comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC)

      Bon je m’arrête, ça me fait pas rire, ça fait cher 230000€ le décrocheur pour rien raccrocher du tout, un bon mal de crâne administratif où on lui évite juste d’augmenter le nombre de chômeurs et de s’inscrire à Pôle Emploi ?

      A mettre en face du fait qu’il n’y a qu’un·e seul·e médecin scolaire pour 10.000 enfants et donc aucune possibilité de suivi psychologique sur place en cas de problème alors que harcèlement ou agressions à l’école ou au lycée particulièrement sur les filles sont les mêmes que de l’autre côté des grilles voire pire, mais ça, faut demander au médecin scolaire n’est-ce pas.
      https://www.unicef.fr/article/1-medecin-scolaire-pour-10-000-eleves-au-lieu-de-5000

  • L’antisémitisme au programme des députés
    News Letter JDD 02/12/2019
    http://ats.ccmp.eu/ats/msg.aspx?sg1=66085dc00992fd88c76fca8f29da97fb

    Les députés se prononcent demain à partir de 17 heures sur une proposition de résolution visant à lutter contre l’antisémitisme. Mais ce texte, initié en début d’année par Sylvain Maillard (LREM), crée des remous. Le débat porte notamment sur le lien entre antisémitisme et antisionisme.

    > Pour la majorité et le gouvernement, «  l’#antisionisme est une des formes modernes de l’#antisémitisme  ». « Les actes antisionistes peuvent parfois occulter des réalités antisémites », peut-on lire dans l’exposé des motifs de la résolution.

    > Pour les opposants au texte, l’antisionisme est « une opinion politique ». Le collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens (CNPJDPI), qui a manifesté aujourd’hui devant l’Assemblée, appelle les parlementaires « à ne pas signer » la résolution Maillard. « Au moment où le gouvernement prétend combattre tous les communautarismes, l’adoption de cette résolution produirait l’effet inverse », écrit le collectif, rejoint par 127 intellectuels juifs qui ont lancé un appel à voter contre dans Le Monde

    La résolution, qui propose de reprendre la définition de l’antisémitisme donnée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (#IHRA), permettra de « préciser et raffermir les pratiques de nos forces de l’ordre, de nos magistrats, de nos enseignants », expliquait le chef de l’Etat lors du dîner du Crif en février.

    • N° 2403 - Proposition de résolution de M. Sylvain Maillard visant à lutter contre l’antisémitisme
      http://www.assemblee-nationale.fr/15/propositions/pion2403.asp

      EXPOSÉ DES MOTIFS

      Mesdames, Messieurs,

      Depuis plusieurs années, la France, l’ensemble de l’Europe, mais aussi la quasi-totalité des démocraties occidentales, sont confrontées à une résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la seconde guerre mondiale.

      Les actes antisémites ont en effet augmenté de 74 % en 2018 en France. À nouveau, depuis plusieurs années, l’antisémitisme tue en France.

      La haine des juifs tend encore aujourd’hui à se perpétuer dans ses manifestations les plus terribles : meurtres, profanations de tombes, séquestrations de concitoyens de confession juive au seul motif que, parce que juifs, ils « auraient de l’argent ».

      Ce sont aussi les agressions du quotidien qui se multiplient. Aujourd’hui en France, porter une Kippa revient à s’exposer à des injures voire à des agressions physiques, qui développent chez nos compatriotes de confession juive un sentiment d’insécurité et de mal-être dans notre République.

      L’antisémitisme du XXIe siècle a changé. Si le vieil antisémitisme français a subsisté, de nouvelles formes se sont développées.

      L’antisémitisme est une négation de la République, une menace grave à la cohésion nationale. Il doit être combattu dans ses racines.

      Or les actes antisionistes peuvent parfois occulter des réalités antisémites. Critiquer l’existence même d’Israël en ce qu’elle constitue une collectivité composée de citoyens juifs revient à exprimer une haine à l’égard de la communauté́ juive dans son ensemble, tout comme rendre collectivement responsables les juifs de la politique menée par les autorités politiques israéliennes est une manifestation d’antisémitisme. De telles dérives font de plus en plus de l’antisionisme « une des formes contemporaines de l’antisémitisme », pour reprendre les mots du Président de la République. Pointer de telles dérives n’empêche par ailleurs aucunement la libre critique de la politique et des prises de positions des gouvernements israéliens.

      Ces nouvelles expressions de l’antisémitisme, perverses parce que masquées, insidieuses parce que malhonnêtes et hypocrites, ont donné lieu en réaction à un important travail réalisé par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste. Ses trente-un États membres, dont la France, ont adopté le 26 mai 2016 une définition opérationnelle de l’antisémitisme ainsi formulée :

      « L’antisémitisme est une certaine perception des Juifs qui peut se manifester par une haine à leur égard. Les manifestations rhétoriques et physiques de l’antisémitisme visent des individus juifs ou non et/ou leurs biens, des institutions communautaires et des lieux de culte. »

      Si cette définition permet de qualifier d’antisémites les attaques antisionistes motivées par une haine des juifs, elle ne reconnaît pas comme antisémites les critiques à l’égard des politiques menées par l’État d’Israël.

      « Il s’agit de préciser et de raffermir les pratiques de nos forces de l’ordre, de nos magistrats, de nos enseignants, de leur permettre de mieux lutter contre ceux qui cachent derrière le rejet d’Israël la négation même de l’existence d’Israël », comme l’a souligné le Président de la République.

      Face au retour du fléau antisémite, la représentation nationale se doit de poser un acte fort et de mettre des mots sur ce qu’est le nouvel antisémitisme, dans la droite ligne du Parlement européen en 2017 et du Conseil de l’Union européenne en 2018, qui ont reconnu la justesse et l’efficacité de la définition opérationnelle de l’Alliance. C’est le sens de cette proposition de résolution.

    • Je reprends, tellement les formulations de l’exposé des motifs sont hallucinantes de paralogisme.

      Or les actes antisionistes peuvent parfois occulter des réalités antisémites.

      peuvent parfois, donc la partie éventuellement délictueuse entraîne la condamnation du tout.

      Critiquer l’existence même d’Israël en ce qu’elle constitue une collectivité composée de citoyens juifs revient à exprimer une haine à l’égard de la communauté́ juive dans son ensemble,…

      Dans l’esprit du rédacteur, il ne semble pas y avoir d’espace entre critiquer l’existence d’Israël et critiquer la politique (sioniste) de l’État d’Israël.

      … tout comme rendre collectivement responsables les juifs de la politique menée par les autorités politiques israéliennes est une manifestation d’antisémitisme.

      QUI procède ainsi ?
      QUI assimile les Juifs de France et Israël ?

      « A tous les juifs de France, tous les juifs d’Europe, je vous dis : Israël n’est pas seulement le lieu vers lequel vous vous tournez pour prier, l’Etat d’Israël est votre foyer »
      10/01/2015
      https://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/netanyahu-aux-juifs-de-france-israel-est-votre-foyer_1639413.html

      … s’attirant même ! une réplique de Manuel Valls,

      qui a assuré avec force, […], que la place des juifs de France était en France.

    • Appel de 127 intellectuels juifs aux députés français : « Ne soutenez pas la proposition de résolution assimilant l’antisionisme à l’antisémitisme »
      Tribune - Collectif - Publié 2 décembre 2019
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/12/02/appel-de-127-universitaires-juifs-aux-deputes-francais-ne-soutenez-pas-la-pr
      Un collectif du monde entier appelle les élus à ne pas apporter leur soutien à ce texte, qui doit être débattu dès mardi.

      (...)
      Tout en soulignant fermement notre préoccupation, nous nous opposons à la proposition de résolution sur l’antisémitisme pour deux raisons principales, et appelons les députés de l’Assemblée nationale à ne pas y apporter leur soutien.

      Premièrement, l’exposé des motifs de la proposition de résolution associe l’antisionisme à l’antisémitisme. Il assimile même l’antisionisme à l’antisémitisme en précisant que « critiquer l’existence même d’Israël en ce qu’elle constitue une collectivité composée de citoyens juifs revient à exprimer une haine à l’égard de la communauté juive dans son ensemble ». (...)

      http://www.france-palestine.org/Appel-de-127-universitaires-juifs-aux-deputes-francais-Ne-soutenez

    • Sylvain Maillard avait, avec d’autres députés, été reçu par ELNET (Lobby pro-Israël au niveau européen), et avait discuté avec ELNET et une délégation de colons, de la proposition de résolution qu’il devait présenter à l’Assemblée nationale !

      Garder en mémoire les noms de ceux qui ont déposé cette résolution qui vise à interdire la critique de l’état d’Israël :

      Sylvain MAILLARD, Gilles LE GENDRE, Stanislas GUERINI, Brigitte BOURGUIGNON, Roland LESCURE, Yaël BRAUN-PIVET, Françoise DUMAS, Bruno STUDER, Sabine THILLAYE, Damien ABAD, Caroline ABADIE, Jean-Félix ACQUAVIVA, Damien ADAM, Éric ALAUZET, Christophe AREND, Sophie AUCONIE, Laetitia AVIA, Jean-Noël BARROT, Sophie BEAUDOUIN-HUBIÈRE, Aurore BERGÉ, Hervé BERVILLE, Grégory BESSON-MOREAU, Christophe BLANCHET, Bruno BONNELL, Jean-Claude BOUCHET, Florent BOUDIÉ, Jean-Louis BOURLANGES, Bertrand BOUYX, Valérie BOYER, Marine BRENIER, Jean-Jacques BRIDEY, Bernard BROCHAND, Anne BRUGNERA, Stéphane BUCHOU, Pierre CABARÉ, Jacques CATTIN, Sébastien CAZENOVE, Émilie CHALAS, Philippe CHALUMEAU, Guillaume CHICHE, Francis CHOUAT, Paul CHRISTOPHE, Éric CIOTTI, Fabienne COLBOC, Paul-André COLOMBANI, François CORMIER-BOULIGEON, Olivier DAMAISIN, Dominique DA SILVA, Olivier DASSAULT, Dominique DAVID, Marc DELATTE, Stéphanie DO, Frédérique DUMAS, Jean-François ELIAOU, Jean-Michel FAUVERGUE, Agnès FIRMIN LE BODO, Laurence GAYTE, Annie GENEVARD, Séverine GIPSON, Joël GIRAUD, Claude GOASGUEN, Philippe GOSSELIN, Guillaume GOUFFIER-CHA, Fabien GOUTTEFARDE, Olivia GREGOIRE, Benjamin GRIVEAUX, Émilie GUEREL, Marie GUÉVENOUX, Meyer HABIB, Michel HERBILLON, Danièle HÉRIN, Antoine HERTH, Philippe HUPPÉ, Monique IBORRA, Catherine KAMOWSKI, Guillaume KASBARIAN, Brigitte KUSTER, Jean-Christophe LAGARDE, Jean-Luc LAGLEIZE, Guillaume LARRIVÉ, Philippe LATOMBE, Marie LEBEC, Constance LE GRIP, Martine LEGUILLE-BALLOY, Geneviève LEVY, Richard LIOGER, Brigitte LISO, Gilles LURTON, Lise MAGNIER, Franck MARLIN, Stéphane MAZARS, Thomas MESNIER, Thierry MICHELS, Patricia MIRALLÈS, Jean-Michel MIS, Adrien MORENAS, Mickaël NOGAL, Claire O’PETIT, Bernard PERRUT, Anne-Laurence PETEL, Valérie PETIT, Damien PICHEREAU, Laurent PIETRASZEWSKI, Éric POULLIAT, Natalia POUZYREFF, François PUPPONI, Didier QUENTIN, Bruno QUESTEL, Cathy RACON-BOUZON, Pierre-Alain RAPHAN, Rémy REBEYROTTE, Frédéric REISS, Stéphanie RIST, Laurianne ROSSI, François de RUGY, Pacôme RUPIN, Laetitia SAINT-PAUL, Thierry SOLÈRE, Joachim SON-FORGET, Éric STRAUMANN, Michèle TABAROT, Agnès THILL, Alice THOUROT, Huguette TIEGNA, Élisabeth TOUTUT-PICARD, Laurence TRASTOUR-ISNART, Frédérique TUFFNELL, Alexandra VALETTA ARDISSON, Cédric VILLANI, Guillaume VUILLETET, Jean-Marc ZULESI,

      #IHRA #antisionisme #antisémitisme #Israel #Droit-International #Paris #Benjamin-GRIVEAUX #Cédric-VILLANI #Sylvain-Maillard #Pacôme-RUPIN #Thierry-SOLÈRE #François-de-RUGY #Jean-Christophe-LAGARDE #François-PUPPONI #Claude-GOASGUEN #Valérie-BOYER #Eric-Ciotti #Gilles-LE-GENDRE #Stanislas-GUERINI #Yaël-BRAUN-PIVET #Laetitia-AVIA #Aurore-BERGÉ #Jean-Louis-BOURLANGES #Olivier-Dassault

    • Article du Jerusalem Post daté du 17/07/2019 et relayé par ELNET :

      https://www.jpost.com/International/French-MP-Paris-should-be-more-supportive-of-Israel-595953

      France should be “more courageous” in its foreign policy and “more capable” of identifying its true friends in the region, French parliamentarian Constance Le Grip, formerly an adviser to then French President Francois Sarkozy (!!! #WTF) , said on Wednesday.
      Le Grip, a member of The Republicans who acknowledged that as a member of the opposition in the French parliament it easy to be critical, said Paris should be more clear on”what we want, and which countries we support.”

      #lobbying_sioniste