• #Montpellier : les #policiers traînent par les cheveux une #gilet_jaune, portent plainte contre elle et gagnent 900€ - Le Poing
    https://lepoing.net/montpellier-les-policiers-trainent-par-les-cheveux-une-gilet-jaune-portent-
    #double_peine
    #violences_policieres

    Après deux jours de garde à vue, elle est passée ce lundi 18 novembre en comparution immédiate au tribunal de grande instance de Montpellier. Elle a été condamnée à deux mois de prison avec sursis pour outrage et rébellion, plus 900€ d’amende au total, au bénéfice des deux policiers qui l’ont violentée, et qui se sont constitués #partie_civile.

  • Le procès d’Etienne H., « #gilet_jaune » et supposé contributeur du site « #Rouen_dans_la_rue »
    https://www.nouvelobs.com/societe/20190621.OBS14702/le-proces-d-etienne-h-gilet-jaune-et-suppose-contributeur-du-site-rouen-d

    Est-ce parce qu’il participerait à un #média_indépendant et #militant qu’Etienne H. est poursuivi ? C’est en tout cas ce qu’il déduit, une fois son matériel saisi et non restitué :

    « Mon interprétation, c’est qu’il s’agit d’une tentative d’#intimidation des médias indépendants, une tentative de nuire à ceux qui contribuent à ces sites. Il y a déjà eu l’affaire de Gaspard Glanz et celle d’un photographe indépendant... »
    Son avocate ne veut pas faire d’interprétation mais admet que « quelque chose cloche car la perquisition est démesurée » :

    « Elle a duré plusieurs heures, a mobilisé des policiers cagoulés. Mon client a été amené au tribunal dans une voiture dont le conducteur était cagoulé, tout était disproportionné. »
    A la lecture du dossier, d’autres éléments de la perquisition intriguent l’avocate :

    « Un enquêteur en #cybercriminalité est demandé pour la perquisition de mon client, mais pour aucun des trois autres prévenus de l’affaire de dégradation volontaire du 19 janvier. »
    Le parquet a aussi autorisé la saisie de « tout élément vidéo ayant permis de filmer et alimenter (…) les sites de propagande de gilets jaunes ». Comme si, depuis le début, Etienne H. avait eu un statut particulier lié à ce qu’il avait filmé et documenté depuis l’acte I des « gilets jaunes »...

    Note des Renseignements
    Mais ce vendredi après-midi, au tribunal de Rouen, le jeune homme ne sera poursuivi « que » pour les dégradations sur la façade du tribunal de grande instance, le 19 janvier, et des dégradations sur un établissement bancaire, le 2 février. Claire Chalot pointe la faiblesse du dossier :

    « Il y a très peu d’éléments matériels, des vidéos de mauvaise qualité sur lesquelles je n’identifie pas mon client et sur lesquelles il ne se reconnaît pas. »
    Au cœur de l’accusation, comme dans de nombreux dossiers judiciaires contre des « gilets jaunes », une #note des #Renseignements, assure-t-elle :

    « Mon client a été identifié par un service de Renseignements qui le présente comme le ’principal instigateur de nombreuses exactions commises au cours de manifestations depuis plusieurs années’. Ce courrier envoyé au procureur est par essence non contradictoire, non vérifiable et pas étayé. Mon client n’a jamais été condamné pour des faits délictueux liés à des manifestations dans le passé. »
    Etienne H. dit n’avoir participé, dans le passé, qu’aux « luttes contre la loi Travail » du printemps 2016, comme de nombreux #étudiants, ce qu’il était à l’époque. Il en saura peut-être un peu plus sur ce qu’il lui est véritablement reproché, ce vendredi, à l’audience.

  • Un appel organisationnel #gilet_jaune au fond d’un commentaire sur là-bas.org

    https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/le-boxeur-des-gilets-jaunes#forum80806

    Le 12 juin à 14:54, par Miru Giru
    Il est temps de savoir quelles sont les priorités que souhaitent voir aboutir les Gilets Jaunes. Leur donner la parole pour qu’ils puissent s’exprimer librement et que se dégage un plan de réflexion sur les sujets souhaités. Les 10, 20, 50 ou plus propositions de réflexions se dégageant comme prioritaires devront ensuite être étudiés par un groupe de travail. Composé de membres qui seront élus ou tirés au sort, accompagnés de personnalités maîtrisant le sujet et qui n’appartiennent pas au système (partis politique, syndicats, etc.) , eux-mêmes validés par tous les membres du mouvement qui le souhaitent.
    L’organisation d’un tel système est relativement simple, des sites Web protégés pour l’élaboration des sujets, leurs avancements et les votes. Facebook pour les informations et les demandes d’actions. Des lieux de rencontre pour les groupes constitués sur un sujet afin de débattre, se faire conseiller par des spécialistes, voter et rendre compte au plus grand nombre pour accord. Les votes dans les groupes d’études ne se faisant jamais à main levée, mais à bulletin secret pour éviter que des votants soient intimidés ou influencés par d’autres votants. Ce schéma d’organisation dit lui-même être réfléchi, modifié et approuvé.

    #gilets_jaunes

  • Visionscarto poursuit la publication de la série "Sous un #gilet_jaune, il y a..." : avec un (2) deuxième portrait, celui de Brigitte.

    Ces portraits montrent le mouvement des Gilets jaunes dans toute sa "multiformité" et surtout dans toute son "humanité".

    https://visionscarto.net/sous-un-gilet-jaune-brigitte

    « Bien qu’issue d’une famille « bourgeoise », toute jeune, j’ai très vite été rebelle, en révolte contre l’autorité et l’ordre soi-disant « établi » ! Révoltée par l’injustice, le racisme, les idées d’extrême droite, je commence à militer, en dehors de toute structure, pour l’Espagne républicaine en 1977. « España, mañana, será republicana » et me voilà à coudre, avec ma grand-mère, un immense drapeau républicain espagnol (rouge, jaune et violet) pour orner la salle du meeting que nous organisions ! Ma première action ! Puis s’enchaînent le soutien au peuple palestinien, le soutien aux peuples en lutte… »

  • Un président de #tribunal à un #gilet_jaune : « On ne peut pas dénoncer une société de la #surveillance, et demander à voir les vidéos » - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/230419/un-president-de-tribunal-un-gilet-jaune-ne-peut-pas-denoncer-une-societe-d

    Arrêtée boulevard Haussmann à Paris, samedi en début d’après-midi, dans le cadre des contrôles généraux autorisés par le procureur. La procédure est complexe, son dossier comprend bien un PV d’interpellation, mais pour un… homme. Un homme arrêté au même moment qu’elle, transporté dans le même fourgon qu’elle, mais qui n’a rien à voir avec elle. Margot est accusée d’outrage – « enfoirés, connards » – à l’encontre du policier dispatcheur des gardes à vue.

    La prévenue précise qu’« il n’y a pas eu de notification de mes droits, ils ont rempli le PV d’audition sans moi, en cochant les cases pour moi… Alors, après deux heures où je suis serflexée, avec une épaule en position très désagréable, mes mains sont gonflées, bleues, j’ai excessivement mal, les policiers se foutent de ma gueule… Je leur ai crié dessus, oui, mais je ne les ai pas insultés… Ils ont fini par enlever les Serflex, pour prendre mon sac. »

    La rapporteure fouille son dossier. « Et dans votre sac, il n’y avait pas de kit manifestant… » La salle rit. « Kit manifestant… » Pas la procureure, qui réclame deux semaines de travail d’intérêt général. Le tribunal la relaxe et annule la procédure. Margot a passé trois nuits en #détention pour rien.

    • Un compte-rendu de comparutions par @davduf

      Mardi, le tribunal de grande instance de Paris jugeait en comparution immédiate quelques manifestants interpellés samedi, lors de l’acte XXIII du mouvement des gilets jaunes. Choses vues.

      Mathieu A., 21 ans, chevelure souple, tee-shirt rouge, regard juvénile, employé de fast-food

      Il est venu manifester en famille (un oncle et un cousin) depuis Châlons-en-Champagne. Mathieu a bu quelques bières dans le cortège, entre Bercy et République. Sur la place du même nom, il a lancé un morceau de banc et des bouteilles en direction de gendarmes mobiles. Aucun n’a été touché.

      Le président demande : « Voulez-vous être jugé maintenant ? » Mathieu répond : « Je préfère maintenant, comme ça c’est fait. »

      La salle gronde. Elle lui conseille « Délai ! Délai ! » pour mieux préparer sa défense. L’avocat de Mathieu est pris de court, « ce n’est pas la salle qui décide, c’est le prévenu ». Le président fait du chantage à la détention provisoire, le temps de fixer une nouvelle audience. Mathieu accepte : « Maintenant. »

      Au moment de son interpellation, il présente 0,67 mg d’alcool par litre d’air expiré. « J’étais en train de manger, au pied de la statue de la République. »

      Le tribunal reconnaît que les images de vidéosurveillance ne donnent rien : « Trop de lacrymogènes », disent les enquêteurs. Mathieu ne conteste pas les faits, juste la taille de la planche du banc, « un tout petit bout de bois ». Il expose sa vie, enfance difficile, élevé par ses grands-parents.

      Depuis trois mois, il a décroché la timbale, un CDI à temps partiel chez Quick. « Ils l’attendent », lâche son avocat. Mathieu vit maritalement, il est père d’une petite fille d’un an et demi. « Ce que j’ai fait, c’est n’importe quoi… Je regrette. »

      Le parquet requiert quatre mois avec sursis. Mathieu sourit, largement. « Vous avez quelque chose à dire avant que le tribunal délibère ? », demande le président. Mathieu répond : « Vous inquiétez pas, je compte pas remettre les pieds à Paris… »

      Décision : deux mois avec sursis.

      .

      Margot S., 26 ans, brune, tee-shirt noir, au RSA

      Arrêtée boulevard Haussmann à Paris, samedi en début d’après-midi, dans le cadre des contrôles généraux autorisés par le procureur. La procédure est complexe, son dossier comprend bien un PV d’interpellation, mais pour un… homme. Un homme arrêté au même moment qu’elle, transporté dans le même fourgon qu’elle, mais qui n’a rien à voir avec elle. Margot est accusée d’outrage – « enfoirés, connards » – à l’encontre du policier dispatcheur des gardes à vue.

      La prévenue précise qu’« il n’y a pas eu de notification de mes droits, ils ont rempli le PV d’audition sans moi, en cochant les cases pour moi… Alors, après deux heures où je suis serflexée, avec une épaule en position très désagréable, mes mains sont gonflées, bleues, j’ai excessivement mal, les policiers se foutent de ma gueule… Je leur ai crié dessus, oui, mais je ne les ai pas insultés… Ils ont fini par enlever les Serflex, pour prendre mon sac. »

      La rapporteure fouille son dossier. « Et dans votre sac, il n’y avait pas de kit manifestant… » La salle rit. « Kit manifestant… » Pas la procureure, qui réclame deux semaines de travail d’intérêt général. Le tribunal la relaxe et annule la procédure. Margot a passé trois nuits en détention pour rien.

      .

      Farid S., 40 ans, artisan, venu de Vitrolles

      Accusé de jet de projectiles de « type caillou » envers des personnes dépositaires de l’autorité publique, inconnu des services de police. Lors de son arrestation rue Fontaine, dans le XIe arrondissement de Paris, il est repéré par sa cagoule noire, son masque de ski blanc, et un sac à dos. Il est artisan, il a tout perdu : « Je vais cesser mon activité d’échafaudeur », dit Farid.

      Il est gilet jaune depuis six mois, écrasé par les charges. « Un brave personnage », dit la procureure. Lui raconte la manifestation de samedi, il est venu pour « rencontrer monsieur Rodriguez, pour échanger avec lui, pour apprendre », il est monté par car spécial depuis les Bouches-du-Rhône (« affrété par qui ? » demande le président ; Farid l’ignore) : « Chez vous, ça n’a rien à voir avec chez nous, à Cagnes-sur-Mer. »

      Farid prend des photos, se met à l’écart, quand soudain : « On me saute dessus. J’ai rien compris, j’avais la tête enfoncée dans le sol, des doigts de policiers enfoncés dans le nez, et c’est là qu’une femme est arrivée, en hurlant, une pierre à la main : “T’es venu casser du flic, hein ?! T’inquiète, on va te casser les dents !” »

      Farid proteste, dit qu’il n’a rien à voir avec le jet de caillou. Il réclame les vidéosurveillances dès son interpellation, pendant la garde à vue, et encore à l’audience. Son avocat, Arié Alimi, note que la fouille n’a pas permis de retrouver les éléments : ni cagoule ni masque. « Est-ce bien lui ? Les policiers ont-ils menti ou se sont-ils trompés ? »

      L’avocat demande une confrontation avec les trois policiers qui accusent son client. Il évoque les violences policières, « devenues systémiques », et les mensonges, devenus habitudes. Le juge rapporteur ironise : « On ne peut pas dénoncer une société de la surveillance, et demander dans le même temps à voir les vidéos. »

      Le parquet requiert quatre mois avec sursis pour violences et participation à un groupement en vue de commettre des délits de dégradations et de violences. La défense demande au tribunal la relaxe. Elle ne l’obtient pas.

      .

      Tony D., 22 ans, assistant technico-commercial chez Kärcher

      Ce samedi, c’était l’acte XXIII, et c’était sa vingt-troisième manifestation. Comme depuis le premier jour, Tony était venu seul, avec son téléphone, « pour moi, pour avoir des souvenirs, et pour Facebook quand je tombe sur des violences policières ».

      À 16 h 13, place de la République, Tony est pris dans une charge : « Je me trouvais au milieu, au mauvais moment, au mauvais endroit, mais je me suis pas laissé tomber, j’ai reçu des coups de matraque sur tout le corps, mon téléphone portable est tombé, je reconnais ma participation, j’ai bien repoussé un policier, mais je n’ai pas porté de coup. »

      Dans la chute, Tony roule dans l’escalier de la place, avec un ou deux policiers – c’est peu clair – de la 11e compagnie d’intervention (CDI) ou de la Bac – c’est peu clair aussi – qui l’accusent de coups de poing, de jets de cailloux. « Sa blessure est due à sa chute dans l’escalier », notent-ils dans leur rapport.

      Tony est grand, bas de survêtement gris et tee-shirt bleu Urban Running, il fait face au tribunal, petit sourire gêné. Son poignet droit est bandé. Tony a passé trois jours à l’Hôtel-Dieu, avec 21 jours d’ITT à la clé et plusieurs hématomes.

      Malgré l’heure tardive, les bancs du public n’ont pas désempli. Militants, proches, familles, membres de comités antirépression, ils écoutent. Tony récuse toutes les accusations de rébellion et de violences sauf la bousculade. « J’ai refusé d’aller plus vite que les policiers. Je suis tout seul, ils sont six, je pèse pas lourd. » L’affaire est mal engagée.

      Soudain, du fond de la salle, un homme se lève, en colère. C’est le père de Tony. « Ça fait trois jours que je cherche à avoir des nouvelles de mon fils… Personne ne m’en donne… » Le président lui demande : « Voyez avec l’avocat commis d’office ? » Réponse : « C’est qu’il refuse de me parler. »

      Le président et ses assesseurs laissent faire. Le public acquiesce et le père reprend : « Mon fils ne se rend pas compte… Avec son petit sourire nerveux, ça joue contre lui… Moi, j’ai la vidéo ! Tout le week-end, j’ai recueilli les vidéos… Mon fils n’a rien fait. » L’avocat commis d’office se confond en explications. Après la suspension de séance, Tony est placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de se rendre à Paris. Son procès est reporté au 21 mai.

    • Le témoignage en vidéo du père de Tony, à la sortie de l’audience.
      https://youtu.be/tNoRk17cYKY

      Cette vidéo m’a fait réagir sur twitter sans avoir pu lire l’article : https://twitter.com/ValKphotos/status/1120968692467105792 Je vais recopier ça ici en l’enrichissant un peu pour seenthis :

      Je n’arrête pas de le dire, souvent dans le vent hélas : les vidéos, et parfois les photos, font condamner plein de gens. Le moindre geste de défense est considéré comme outrage. C’est une vraie hécatombe judiciaire depuis des mois et des années... C’est un peu galère à trouver, particulièrement sur un smartphone, mais la #legal_team de #Nantes fait un travail de ouf sur les comptes-rendus de procès depuis des années : https://nantes.indymedia.org/search/find_content?search%5Bsearch_terms%5D=legal+team Elle avait ainsi pu démontrer aussi que certains flics utilisent ça comme prime.
      C’est pour ça que sous-entendre, comme Le Point, que des personnes comme #Gaspard_Glanz font partie des black-blocs est une ÉNORME BLAGUE : non seulement c’est faux mais il le dit lui même : il y a autant de militant-e-s qui détestent son travail que de flics qui sont fan. Cf ce tag qui avait fait rire beaucoup de monde sur #Nantes où il est pour certains groupes, persona non-gratta (idem sur la #ZAD #NDDL) : https://www.flickr.com/photos/valkphotos/29667804996

      Flickr

      S’intéresser uniquement aux moments qui pètent en manif sans montrer le reste de ce qui fait un mouvement social et sans se renseigner sur les #violencesjudiciaires de l’after, corollaire indissociable des #violencespolicieres, c’est possible. Mais ce n’est pas politique. Mais je sais, une fois encore, que ce mini thread ne sera ni lu ni partagé : c’est trop moraliste, pas sexy, et sûrement too much #UnpopularOpinion...
      L’arrestation d’un journaliste fait réagir et c’est tant mieux, mais nous sommes combien à ne plus pouvoir travailler ? Et, comme il le dit lui même, sa notoriété lui vaut des traitements de faveur : vous rendez-vous compte de comment sont traitées TOUTES les personnes arrêtées ?

      S’en suivent quelques échanges :

      Le problème n’est pas les vidéos mais l’impunité de la police et la justice de classe. Pour les vidéos, je comprends que les gens gueulent lorsque les auteurs ne floutent pas les visages manifestants, mais pour le reste je pense qu’elles sont nécessaire pour se protéger des flics
      https://twitter.com/m_gael/status/1120978746163515392

      Sauf qu’il y a moyen de faire de la vidéo et de la photo SANS METTRE LES GENS EN DANGER ! Ça s’apprend, lentement, et parfois oui au détriment d’autres trucs. Mais mettre son propre travail au dessus de la condition humaine, c’est un choix qui peut légitimement se questionner. Je reconnais que pour moi former, donc aider à voir plus loin pour faire des choix, c’est la partie la plus importante du mot informer.

      Mais dans ce cas précis c’est le contraire, cela permet d’innocenter cet homme, non ? ?
      https://twitter.com/KpriLeo/status/1120983287617523712

      J’en doute. Si c’est le cas ce sera l’exception qui confirme la règle. J’ai assisté à un procès où un gilet jaune a accepté la compa immédiate car une vidéo prouvait la violence de son arrestation. Le flic a réussi à choper une itt pour une fausse blessure. Le GJ a été condamné.

      Et c’est là que je voulais en venir : je galère à retrouver des traces de ce procès qui m’avait particulièrement marquée : je retourne à mes recherches et vous ramène ça ici car, je crois, c’est un « exemple » important.

  • Mélanie, #gilet_jaune amiénoise frappée violemment dans la nuque par un policier samedi à Paris

    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/melanie-gilet-jaune-amienoise-frappee-violemment-dans-la-nuque-par-un-pol

    Mélanie, 39 ans, mère de deux enfants, l’une des porte-parole des Gilets Jaunes d’Amiens, Les Réfractaires du 80, a été violemment frappée à la nuque, par derrière, par un policier lors de l’acte 23 de la mobilisation des gilets jaunes à Paris samedi. Elle a déposé plainte ce mardi.
    Mélanie s’est effondrée après avoir reçu un violent coup dans la nuque par un policier
    Mélanie s’est effondrée après avoir reçu un violent coup dans la nuque par un policier - Capture d’écran YouTube

    Amiens, France

    Mélanie est encore sous le choc. Elle porte une minerve et se dit psychologiquement marquée : « Je suis quelqu’un d’humain, j’aime les humains et je ne pensais pas qu’un jour quelqu’un puisse me taper dans le dos sans que j’ai fait quoi que ce soit ».

    #violence_policière #police_voyou cc @davduf

  • Event Horizon Telescope
    https://eventhorizontelescope.org/home


    Scientists have obtained the first image of a black hole, using Event Horizon Telescope observations of the center of the galaxy M87. The image shows a bright ring formed as light bends in the intense gravity around a black hole that is 6.5 billion times more massive than the Sun. This long-sought image provides the strongest evidence to date for the existence of supermassive black holes and opens a new window onto the study of black holes, their event horizons, and gravity.
    Credit: Event Horizon Telescope Collaboration

    The Event Horizon Telescope (EHT) — a planet-scale array of eight ground-based radio telescopes forged through international collaboration — was designed to capture images of a black hole. Today, in coordinated press conferences across the globe, EHT researchers reveal that they have succeeded, unveiling the first direct visual evidence of a supermassive black hole and its shadow.

    This breakthrough was announced today in a series of six papers published in a special issue of The Astrophysical Journal Letters. The image reveals the black hole at the center of Messier 87 [1], a massive galaxy in the nearby Virgo galaxy cluster. This black hole resides 55 million light-years from Earth and has a mass 6.5 billion times that of the Sun [2].
    […]
    Notes
    [1] The shadow of a black hole is the closest we can come to an image of the black hole itself, a completely dark object from which light cannot escape. The black hole’s boundary — the event horizon from which the EHT takes its name — is around 2.5 times smaller than the shadow it casts and measures just under 40 billion km across.

    [2] Supermassive black holes are relatively tiny astronomical objects — which has made them impossible to directly observe until now. As a black hole’s size is proportional to its mass, the more massive a black hole, the larger the shadow. Thanks to its enormous mass and relative proximity, M87’s black hole was predicted to be one of the largest viewable from Earth — making it a perfect target for the EHT.

  • Amandine : « Passée à tabac par les flics, j’ai une #commotion_cérébrale mais ils ne me feront pas taire ! »
    https://www.revolutionpermanente.fr/Amandine-Passee-a-tabac-par-les-flics-j-ai-une-commotion-cerebr

    Des #Blacks_Blocs (BB) m’ont sortie de là pour m’emmener auprès des Médics de l’autre côté des Champs, au niveau de la HSBC. Puis après avoir fait les premiers soins les Médics m’ont évacuée sous une pluie de lacrymogènes, vers le poste de secours le plus proche. J’ai été emmenée par les pompiers à l’Hôpital Saint-Louis, dans le même véhicule que Laurence, une autre #gilet_jaune qui a pris un tir de #flashball en pleine tête.

    Mon #passage_à_tabac par les #flics m’a valu une fissure et #luxation de la main, un hématome sur l’épaule, les 2 coups pris sur la tête m’ont causé un #traumatisme crânien, par chance sans hémorragie cérébrale... et une commotion cérébrale. La commotion me donne des difficultés à parler, à structurer mes pensées, à écrire... je mélange toutes mes lettres, j’écris donc grâce à la reconnaissance vocale.

    Malgré tout, je suis plus déterminée que jamais. Je serai là samedi et tous les suivants, ils ne me feront pas taire. Bien sûr que je suis choquée, mais j’ai pas le droit de lâcher. Pour mes gosses, pour ceux des autres, pour nos vieux : pour l’avenir de mon Pays que j’aime tant. »

  • En #uniforme et #gilet_jaune | #StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1551697275-militaire-gilet-jaune
    #militaire #armée

    L’ancien tireur et chef de section au #Tchad, en #1983, manifestait pour la première fois de sa vie le 1er décembre dernier. Ruban blanc autour du bras, en signe de pacifisme, il réglait son appareil photo quand une balle de #LBD le frappe au cou, « à deux centimètres de la carotide ». Trois mois plus tard, la cicatrice s’efface. Mais il y a d’autres séquelles...

    L’air grave, Alain Hoffmann constate :
    « Je me suis battu pour la France au Tchad. Et le 1er décembre, la France m’a tiré dessus. »
    De retour en #manif’ un mois plus tard, la peur au ventre, il décide de porter le béret et ses deux médailles militaires.

    Lorsque Franck rejoint Alain, ils se prennent dans les bras comme des amis de toujours. Les deux anciens militaires ne se sont pourtant jamais vus. Ils ont échangé à travers la page Facebook « Soutien aux #gueules_cassées des Gilets jaunes », (link is external) créée par le plus jeune. Le 1er décembre aussi, cet ancien surveillant de bases aériennes se prend la fameuse balle de caoutchouc. Près de 10 cm, 41 grammes, tirés à #333km/h, entre les deux yeux.

    Le regard souvent ailleurs, Franck évoque la longue liste des dégâts : #traumatisme de la face, multiple fractures du nez, abaissement de la vue, cauchemars, perte de sensation dentaires, de la mémoire. « Parfois, je conduis, je sais même plus d’où je viens », lâche-t-il.

  • Quimper. Une vidéo montre un #Gilet_jaune à terre recevant de multiples coups de matraque
    https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/quimper-une-video-montre-un-gilet-jaune-terre-recevant-de-multiples-cou

    Pour Lionel Botorel, le « street médic » qui a filmé la scène, « ce n’était pas lui (Max, ndlr) qui était visé par la charge des gendarmes, mais des personnes qui se sont enfuies en courant ». « Max s’est fait attraper par la deuxième charge, les gendarmes l’ont matraqué assez violemment, ça a duré au moins 45 secondes », raconte le « street medic » de 37 ans, qui était sur place depuis une vingtaine de minutes avant de filmer la scène.

    La charge a probablement été provoquée, selon lui, par une bouteille jetée sur les forces de l’ordre de ce côté de la rivière « qui ne venait pas de Max ».

    « Je lui ai soigné un énorme hématome au niveau du mollet, du côté droit de la tête, des saignements au nez et au niveau du cuir chevelu. Ils lui ont aussi mis le doigt dans les yeux », poursuit le vidéaste amateur, ajoutant qu’un gendarme avait également « craché dans la chaussure du Gilet jaune avant de la jeter à l’eau ».

    Contactée par l’AFP, la préfecture du Finistère n’a pas souhaité faire de commentaire. Dans un communiqué publié samedi, elle avait fait état de 9 interpellations, et condamné l’action de « nombreux casseurs provenant de départements voisins ».

    #gj #violences_policières et on peut appliquer le hashtag #lâcheté #illégalité

  • Quand Emmanuel #Macron ironise sur « #Jojo avec un #gilet_jaune »
    https://www.rtl.fr/actu/politique/quand-emmanuel-macron-ironise-sur-jojo-avec-un-gilet-jaune-7796405481

    Le Président a également déploré le statut octroyé à certains des représentants des « gilets jaunes » depuis le début de la contestation en novembre dernier. Jusque là inconnus du public, Ingrid Levavasseur, Eric Drouet ou encore Priscillia Ludosky (pour ne citer qu’eux) sont régulièrement invités sur les plateaux télé. Et ce n’est pas du goût d’Emmanuel Macron. « Jojo avec un gilet jaune a le même statut qu’un ministre ou un député », a-t-il déploré.

    Une formulation qui risque de ne pas passer inaperçue et qui s’ajoute à une longue liste de sorties remarquées du président de la République. Pourtant ce dernier a fait part de sa volonté de surveiller ce qu’il appelle ses « petites phrases ». Car elles nourrissent selon lui « un procès en #humiliation ». Il poursuit : « Dans le système où nous vivons, cette #franchise n’est peut-être plus possible ». Et même si son intention était de faire preuve de #sincérité, il reconnaît que son « statut de président rend sans doute cette parole asymétrique ».

  • Entretien avec un #gilet_jaune : à côté d’un #rond-point en Haute-Garonne

    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article952

    – Peux-tu nous expliquer comment es-tu arriver ici ?

    -J’étais au rendez-vous du 17/11/18 à 7h30 dans mon village, juste pour voir car j’y croyais pas trop et puis j’avais un peu peur de me retrouver dans un mouvement politisé ou d’extrême droite. Et puis on a bloqué les stations services, fait passer les gens gratuitement au péage,etc… toute la journée.

    Le lundi j’ai vu qu’un petit groupe était réuni sur le rond-point de l’entrée du village. Vu que je suis en convalescence, j’ai le temps en ce moment et donc je me suis arrêté discuter. Puis le lendemain pareil et c’est comme ça qu’on a commencé à s’installer sur le rond-point.

    – Y avait-il une cabane aussi sur le rond-point ? (délogés du rond-point par la gendarmerie juste avant les vacances de Noël, ces Gilets Jaunes se sont ré-installés en face du rond-point)

    - Oui, même 2 ! Lorsqu’il a commencé à pleuvoir, avec les moyens du bord, ce qu’amènent les gens (palettes, planches, bâches,…) on avait construit 2 abris sur le rond-point. Quand ils nous ont obligé à tout démonter, on s’est organisé pour garder une partie du matériel et le reste on l’a brûlé sur place. Pendant que certains surveillaient ce feu de la honte, les autres sont allé à la mairie. Quatre ont été reçus par la maire pendant qu’on attendait tous devant. Elle a accordé qu’on s’installe dans un bout du parking en face du rond-point. Le problème c’est que c’était un peu loin du passage des voitures, alors il y en a qui sont allé au cadastre et on a contacté les propriétaires du terrain juste en face du rond-point. Et comme ils soutiennent les Gilets Jaunes, ils nous ont donné leur accord pour faire ce qu’on voulait dessus. Et voilà aujourd’hui la superbe cabane qui est devant tes yeux !

    – De quoi discutez-vous sur ce lieu ? De politique ? De la gestion du quotidien ?

    - On discute de tout ! De politique, oui, mais la vraie, pas la politique politicienne. On discute de la galère pour tenir jusqu’au mois suivant pour la plupart d’entre nous, du fait que les quelques plus riches du pays détiennent presque toutes les richesses, de nos revendications, d’une vraie démocratie qui permettrait sans doute de résoudre une grande partie de ces problèmes.
    La démocratie directe, on en parle mais on essaye aussi de l’appliquer : dans la gestion du lieu, dans les décisions d’actions ou dans les réunions. Je pense, et on est nombreux dans le groupe à le penser, qu’il ne faut pas de représentants, juste des portes-paroles, quand il y en a besoin, qui ont un mandat pour des choses précises décidées tous ensembles et pour une durée limitée. Et ces mandatés ne doivent pas être toujours les mêmes.

    – Comment ça se passe une journée/soirée type ?

    - Les premiers qui arrivent le matin envoient un post sur le groupe facebook s’il y a besoin de monde ou de quelque-chose en particulier (café, palettes,…) puis après il y en a qui restent presque toute la journée, d’autres qui passent 20 minutes ou 4 heures en fonction de leurs possibilités, ça tourne…

    Des gens qui ne peuvent pas passer du temps avec nous nous amènent de la bouffe ou toute autre chose qui peut nous servir, beaucoup klaxonnent, une mamie nous prépare de bons plats,… il y a un vrai soutient d’une bonne bonne partie de la population, même si nous aimerions qu’il y ait encore plus de monde qui s’arrête et contribue.

    Le soir, on a décidé d’arrêter le bruit et la musique à 22h pour ne pas déranger le voisinage et risquer une plainte, sauf à Noël et le 31/12 où plusieurs d’entre nous ont fait la fête ensembles.

    Sinon en semaine on discute, on améliore le lieu, on s’occupe de la logistique et parfois on distribue des tracts (revendications des Gilets Jaunes).
    On compte certainement faire quelques actions aussi mais ça on va en discuter vendredi en réunion.

    Et le week-end, surtout le samedi c’est mobilisation maxi : Une partie d’entre nous « montent » à Toulouse pour la manif, les autres font des actions ici (filtrage péage gratuit, distribution des tracts, opérations escargot,…).

    – Et tout cela, ça crée du lien je suppose ?

    - Oui, il y a une solidarité, une entraide qui s’est instaurée entre nous. On est un peu comme une famille qui fonctionne plutôt bien. Il y en a qui proposent de garder les enfants de ceux qui partent en manif, des qui donnent des choses dont ils ne servent plus à d’autres qui en ont besoin ou encore d’autres qui proposent leur aide quand ils savent que l’un d’entre nous a une galère.

    – Avez-vous eu des problèmes avec la police ?

    - Dans l’ensemble, ici, les gendarmes ne sont pas trop embêtants… bon quand ils ont des ordres, forcément, ça se passe moins bien, mais ça pourrait être pire. On sait qu’ils ne peuvent pas être de notre côté de par leur fonction, même si certain disent être d’accord avec nos revendications ou ont leur femme qui participent au mouvement. Les CRS, que ce soit en manif ou aux péages, ça rigole moins…
    Tout est question de rapport de force de toute façon, c’est pour ça qu’il faut continuer à se mobiliser au maximum.

    Par contre on est conscient que la répression est féroce et inadmissible ; que les morts, blessés, mutilés, incarcérés sont le fruit d’une dictature qui ne se cache même plus. L’un d’entre nous (des plus pacifistes) s’est fait jeter en garde à vue lors d’une manif à Toulouse. Le lendemain, nous étions devant le commissariat central pour réclamer sa libération. Ils l’ont relâché mais il passera en procès pour n’avoir rien fait d’autre que manifester… le même jour on a eu une blessée par flash-ball ; là non plus elle n’avait rien fait. On commence à avoir la haine et notre détermination ne s’en trouve que renforcée.

    – Et maintenant ?

    - On continue le combat ! Il faut continuer à s’organiser, toujours sans chef. Il faut continuer la mobilisation jusqu’à la destitution de Macron et l’obtention de nos revendications. Et même après il faudra rester conscients car l’éveil du peuple est nécessaire pour le futur de nos enfants. Il ne faut plus attendre quoi que ce soit de dirigeants, ces oligarques.
    C’est en décidant nous même de notre avenir qu’on sauvera la planète.
    On lâche rien !!!

    Article d’@anarchosyndicalisme ! n°162 Spécial #gilets_jaunes
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article943

  • @Anarchosyndicalisme ! 162
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article943

    SPÉCIAL #GILET_JAUNE

    Au sommaire de ce numéro :

    - La liberté en morceaux
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article954

    – Assemblée des gilets jaunes de la région Occitanie
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article953

    – Entretien avec un gilet jaune : à côté d’un rond-point en Haute-Garonne
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article952

    – Gilets jaunes
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article951

    – Gilets jaunes : qui sont les casseurs ?
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article950

    – Pourquoi être GJ quand on est Anarchosyndicaliste ?
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article949

    – De la révolte populaire à la révolution sociale ?
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article947

    – Quand la bourgeoisie à peur des classes populaires
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article948

    – La police déteste tout le monde
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article946

    – De l’utilité du salafisme
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article945

    – Les « anarchistes » dans la Révolution française
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article944

    @Anarchosyndicalisme ! n°162 version pdf à télécharger
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/IMG/pdf/anarchosyndicalisme_n162.pdf

  • Des témoignages sur les réseaux sociaux affirment qu’une Belge #gilet_jaune serait décédée à Paris : les Affaires étrangères vérifient l’information - RTL Info
    https://www.rtl.be/info/belgique/faits-divers/des-temoignages-sur-les-reseaux-sociaux-affirment-qu-une-belge-gilet-jaune-serai

    L’information circule avec insistance sur Facebook depuis quelques heures : une Belge participant à la manifestation des gilets jaunes à Paris serait décédée, touchée par un tir de #flashball selon ces témoignages. La nouvelle a été abondamment relayée par de nombreux témoins via notre bouton orange Alertez-nous.

  • Gilets jaunes: déjà des blocages de dépôts de carburant en Wallonie RTBF - 16 Novembre 2018
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_gilets-jaunes-deja-des-blocages-d-axes-routiers-pres-de-charleroi-et-nam

    Le mouvement des « gilets jaunes » est né en France et prend pas mal d’ampleur chez nos voisins depuis quatre jours déjà. En Belgique, l’appel à la mobilisation est lancé sur les réseaux sociaux. La procédure est la même qu’en France : les automobilistes sont invités à placer leur gilet de haute visibilité fluo en évidence sur le tableau de bord en guise de protestation. 

    Certains d’entre eux vont jusqu’à bloquer des dépôts de carburant. Ce vendredi matin, une centaine de « gilets jaunes » étaient présents pour bloquer l’entrée du centre Total de Feluy, à Seneffe, près de Charleroi. "Je suis contre les mesures gouvernementales qui sont prises actuellement, explique un des manifestants. Il cite notamment « l’augmentation de l’âge de la prépension » et « l’augmentation du coût des biens de première nécessité. »

    "On ne sait plus vivre, même en travaillant en couple un mi-temps ou un temps plein, renchérit un autre « gilet jaune ». Si on a le malheur de faire une activité, cinéma ou restaurant, on se prive en fin du mois. On ne fait que payer en Belgique."

    A Wierde, près de Namur, une quinzaine de personnes bloquent le dépôt de Proxyfuel. Ils sont présents depuis jeudi soir à 22h et ont passé une nuit blanche sur place autour d’un brasero.

    « Le prix du carburant n’a été qu’un élément déclencheur, qui a fait déborder un vase très bien rempli », explique Tony Deloyer, porte-parole du mouvement. L’ambiance est plutôt détendue, aucune tension n’est perceptible sur place. Les manifestants affirment que le mouvement est « pacifique, apolitique et asyndical, créé par le citoyen et pour le citoyen ». "Ça continuera le temps qu’il faudra, jusqu’à temps que nos politiques nous entendent, et qu’on puisse décider un peu nous-mêmes et donner notre avis", ajoute Tony Deloyer.

    Au dépôt Total de Wandre également, près de Liège, un blocage est en cours, une petite quinzaine de personnes est sur place.

    Pour le moment, ces blocages n’ont pas de répercussion sur le trafic routier belge.

    La Belgique est le quatrième pays européen en termes de taxation du diesel. Les accises et la TVA comptent pour 55,5% du prix. La France se situe dans le trio de tête du classement.

    #Economie #luttes #salariales #précarité #transports #lutte #Fractures_sociales #Transports #17_novembre #gilet_jaune

  • C’est jaune, c’est moche et ça peut vous pourrir la vie… | DEFENSE COLLECTIVE
    https://defensecollective.noblogs.org/post/2018/11/14/cest-jaune-cest-moche-et-ca-peut-vous-pourrir-la-vie

    Pourquoi nous n’irons pas au 17 novembre ?

    Ce 17 novembre n’a pas encore eu lieu que pourtant déjà fleurissent un peu partout des commentaires qui érigent cet appel en « mouvement » . On parle ainsi d’agrégat de colères diverses et variées, de vent de révolte populaire au sens strict du terme, et de formes de mobilisation échappant aux organisations conventionnelles. Un mouvement social aux formes inédites et capable de dépasser la situation sociale actuelle serait en gestation ? Pour l’heure, le moteur et le seul trait commun de l’ensemble des appels à l’action est une grogne antifiscale, devant se manifester par le biais d’un blocage routier…

     

    « On bloque tout » ? On rit jaune…

    Si le terme de « blocage » semble clair pour quiconque a une fois dans sa vie participé de près ou de loin à un mouvement social, dans le cas présent il revêt un aspect pour le moins singulier, notamment en raison de sa date de mise en application : le samedi. Que peut-on espérer concrètement d’un blocage un jour de fermeture de la plupart des entreprises ? Voilà la question qu’on peut se poser en premier lieu. Contre qui espère-t-on imposer un rapport de force si l’on décide d’être le moins nuisible possible pour les patrons ? D’autant plus que l’on voit fleurir parmi les consignes de certains évènements des messages du type « laisser passer ceux qui travaillent », etc.

    Ces modalités d’action n’ont rien d’inédit : elles sont courantes chez les groupements politiques droitiers, les syndicats corporatistes, les petits commerçants défendant la liberté d’exploiter… Dupont-Aignan a plusieurs fois lancé des actions de « blocage » auprès de stations de péage autoroutiers, même chose pour les Bonnets rouges. À chaque fois fut posé en règle de base le respect de la « liberté de travailler » justifiant la date et permettant de créer la distinction à faire avec les mouvements sociaux ; à chaque fois ces actions furent qualifiées d’un prétendu « spontanéisme populaire des gens des périphéries », qui trouveraient par ce biais les moyens de « se faire entendre ». Le « blocage » des gilets jaunes n’en est pas un : il n’a pas pour objectif de perturber l’économie, de mettre en difficulté le patronat, ni de libérer du temps pour s’organiser, mais uniquement de rendre visible une « colère » censée être « apolitique ».

    Le mouvement des gilets jaunes tiendrait également sa spécificité d’une forme d’organisation éclatée « jamais vue ». Il se structurerait informellement autour de Facebook, sans chef identifiable. On tient là le nœud du problème, puisqu’à vouloir prendre pour vérité le miroir déformant d’Internet, on passe à côté des éléments les plus importants d’analyse. Tout d’abord, il est faux de considérer que ce mouvement est un tant soit peu horizontal ou sans chef, c’est un effet de complète dispersion des mots d’ordres qui procure cette impression. Même Libération nous le rappelle : « Dans ces mouvements grassroots venus d’Internet, le chef, c’est l’admin de la page Facebook. Rien de plus. »1 Et tant pis pour les espaces de discussion politiques ou stratégiques, place aux nouvelles formes d’organisation 2.0 !

    En ce qui concerne les gilets jaunes rennais, par exemple, leur espace d’organisation hors Facebook a consisté en tout et pour tout en deux réunions pendant lesquelles les organisateurs de l’événement ont donnés leurs ordres à une petite trentaine de personnes, présentant de longues consignes de sécurité et montrant manifestement que tout était déjà préparé avant la réunion, qui ne servait qu’à galvaniser les troupes (« Vous pouvez applaudir ! »). Pour le fond politique, ils se sont contenté de répéter vaguement le plus petit dénominateur commun entre les membres de leur public, « Marre des taxes ! », et d’insister au final sur le caractère apolitique de la démarche : « C’est un mouvement citoyen » et autres « Si on voit des banderoles, on les arrache ! ». Pour les modes de mobilisation horizontaux et révolutionnaires, on repassera…

    La « France périphérique » s’en va-t-en guerre

    La construction d’un rapport de force contre l’État, via la revendication antifiscale, pour une question de baisse des prix de l’essence n’est pas anodine. Il trouve son sens dans un regroupement populaire formé par la poursuite d’intérêts communs ? Mais ceux-ci s’appuient sur une structuration sociale opposant le « peuple de France » (qui regroupe pêle-mêle entrepreneurs, cadres, commerçants, ouvriers, retraités et employés, en bon ordre interclassiste, et sans distinction de positions politiques bien sûr, on est pas là pour ça) aux élites urbaines coupées des problématiques populaires. En effet le « peuple » conceptuel pointe invariablement son nez quand le rapport de classe passe en arrière-plan.

    Le flou qui en résulte s’exprime aussi notamment dans des référence historiques aux contours douteux, évoquant « le monarque contre la plèbe », les révoltes paysannes sous l’ancien Régime et ainsi de suite. Se sentir obligé d’aller chercher des références datées de plusieurs siècles pour expliquer la source d’un conflit de 2018 laisse songeur. Sans même s’en rendre compte, la plupart des dernières analyses du « mouvement des gilets jaunes », posent comme acquise l’existence d’un « peuple des périphéries » (groupement de bon sens autour d’un « ras le bol de Macron », et du rejet du mouvement social) qui s’oppose aux « bobos des villes » et aux décideurs.

    C’est exactement le schéma de société théorisé et défendu par l’extrême droite, notamment parce qu’il porte en lui la refonte des questions de classes autour de concepts presque exclusivement territoriaux. Ainsi, le monde fonctionnerait autour des salauds « bobos », habitants des villes, ennemis jurés de l’essence, en rupture décadente avec le « passé » du bon peuple de France. Pour sauvegarder ce schéma de société, une barrière morale est érigée autour de la figure du « pauvre de campagne », qui a la vie dure non pas a cause de son patron qui ne le paye pas suffisamment pour qu’il puisse se rendre sur son lieu de travail, mais à cause des taxes, et d’un ennemi aux contours flous, aux allures complotistes. (...)

    https://seenthis.net/messages/735696

    #17_novembre #gilet_jaune

  • La république en vrac | Agnès Maillard
    https://blog.monolecte.fr/2018/11/14/la-republique-en-vrac

    S’il y a bien une chose que nous apprend l’appel au blocage du 17 novembre, c’est que les fractures sociales évoquées depuis plus de 20 ans par les politiques de tous bords sont à présent bien consommées. La question n’est pas tant de savoir ce qu’il faut faire ce samedi-là que de découvrir ce que cela fait ressortir comme fantasmes et représentations sociales de part et d’autre, des failles à présent béantes qui ont atomisé notre tissu social, qui nous empêche à présent totalement de faire société. Source : Le Monolecte