• « Je pensais que l’affaire était aux oubliettes » : sept ans après, neuf #CRS jugés pour des #violences contre des « #gilets_jaunes » dans un #Burger_King à #Paris
    https://www.franceinfo.fr/faits-divers/police/violences-policieres/je-pensais-que-l-affaire-etait-aux-oubliettes-sept-ans-apres-neuf-crs-jug

    Les images montrant des membres des #forces_de_l'ordre frappant des #manifestants dans un fast-food, le 1ᵉʳ décembre 2018, ont marqué les esprits. Leur #procès s’ouvre lundi à Paris, plus de sept ans après, un « délai insatisfaisant », selon le ministère de la Justice.

    Je crois que Darmanin a souhaité se foutre ouvertement de nos gueules cassées.

  • Les #gilets_jaunes et la culture de l’insurrection : retour sur les « #Autonomes »
    https://lvsl.fr/les-gilets-jaunes-et-la-culture-de-linsurrection-retour-sur-les-autonomes

    Beaucoup a été écrit sur l’imaginaire révolutionnaire des Gilets jaunes, leurs références à 1789, leurs pratiques non conventionnelles. Le mouvement a massifié une culture de l’insurrection, jusqu’alors confinée aux marges. Mais sur celles-ci, bien peu se sont penchés. C’est le cas d’Arthur Pouliquen : dans #Le_Monde_ou_rien (Cerf, 2025), il dissèque la mouvance « autonome », cette nébuleuse de gauche révolutionnaire adepte de la confrontation directe. Les Gilets jaunes ont fourni aux « autonomes » une assise plus large et prolétarienne ; à leur tour, les « autonomes » ont apporté aux Gilets jaunes une pratique insurrectionnelle, entretenue de longue (...)

    #Politique #Arthur_Pouliquen #Insurrection #révolution

  • Faire bloc, faire peuple - samedi 11 octobre à Bourg-les-Valence !
    https://ricochets.cc/Faire-bloc-faire-peuple-samedi-11-octobre-a-Bourg-les-Valence-8754.html

    Faire bloc, faire peuple face à l’oppression, face aux brutalités policières qui servent austérité et marchandisation du monde. Tables rondes du 11 octobre au VEX à Bourg les Valence : Rappelez vous, en 2005 : le peuple s’est exprimé fortement 2 fois : par les révoltes des banlieues et par le « non » à la constitution européenne (celle-là même qui jeta les fondations du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui). Rappelez vous : 2018, les gens vêtus de leur #Gilets_jaunes occupent les (...) #Les_Articles

    / Gilets jaunes, #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, #Drôme, #Luttes_sociales, #anti-racisme_et_anti-validisme, Colonialisme - luttes (...)

    #Colonialisme_-_luttes_décoloniales

  • https://youtu.be/9OVM2WshZh0?si=PKFHIVIhev6y9rgZ

    Musique : Benjamin Bobi Bonnave, Anaïs Laffon, Kalune
    Texte : Le peuple (adapté par Kalune)

    CLIP : Réalisé par Kalune avec la participation de Julien Josse, Séverine Redon, Pili Rubi, Bobi, Nana, Amarande, Luna, Sophie, Melo, Mamenito 1er et Pierrox.

    Morceau inspiré du travail du collectif Plein le Dos.
    https://pleinledos.org

    1er Album de Kalune, toujours disponible ici : http://bit.ly/kalune-amour-album

    Site : http://kalune-musique.com
    Facebook : / kalune.musique
    Instagram : / kalune_musique

    #luttes #slogan #GiletsJaunes

  • C’est quoi le mouvement « #Bloquons_Tout » qui appelle à « un #arrêt_total du pays » à partir du 10 septembre ?

    L’appel à la #mobilisation, qui veut mettre la #France à l’arrêt pour une durée illimitée, est diffusé par d’anciens #Gilets_jaunes et partagé par des relais de l’#extrême_droite.

    Un nouvel « acte » des Gilets jaunes ? Près de sept ans après le mouvement de protestation citoyen qui avait partiellement paralysé la France, entre blocage des axes routiers et appels nationaux à manifester, une nouvelle mobilisation se prépare en ligne. Baptisée « Bloquons Tout ! », elle se présente, en tout cas dans sa forme actuelle, comme une réponse au tour de vis budgétaire annoncé par le Premier ministre, François Bayrou, le 15 juillet – avec pour mesure phare la suppression de deux jours fériés. En réaction, le mouvement ambitionne de mettre en place « un arrêt total et illimité du pays » à compter du 10 septembre.

    Parmi les publications identifiées par CheckNews sur les réseaux sociaux, la première mentionnant la date du 10 septembre est en réalité un peu antérieure à la présentation du plan de Bayrou, puisqu’elle a été mise en ligne le 14 juillet – alors que le Premier ministre a pris la parole le 15. Ce contenu émane du compte TikTok des #Essentiels, une organisation prônant « une France souveraine ». Dans la vidéo, le 10 septembre est présenté comme « le jour où la France s’arrête », où le pays « se confine, pas par peur d’un virus, mais par volonté d’un peuple qui dit stop aux injustices, stop aux abus, stop à ce système qui broie les humains pour nourrir les profits ». Et sur le site web des Essentiels, un « mode d’emploi » est proposé, suggérant de « limiter sa consommation à l’essentiel », de « régler uniquement en espèces », ou de « couper la télévision », à partir du 10 septembre.

    L’appel prend de l’ampleur en ligne lorsqu’il est diffusé par d’anciennes figures des Gilets jaunes. Dans la nuit du 14 au 15 juillet – toujours en amont des annonces de Bayrou, donc – #Anaïs_Albertini, qui avait pris part aux manifestations à l’époque, est la première, sur son compte Facebook, à « répondre à l’appel du 10, 11, 12 septembre, voire plus ». « Notre seul pouvoir est le #boycott_total », clame-t-elle. Le 15 juillet dans la journée, Anaïs Albertini met en ligne un autre post Facebook contenant un « appel national à la solidarité du peuple pour un arrêt total général et illimité du pays à partir du 10 septembre 2025 ».

    Puis, le 17 juillet, c’est encore elle qui partage, sur la même plateforme, un tract, sur fond bleu, devant permettre au « peuple » de se fédérer. Dans ses publications, elle assure se contenter de relayer l’appel, et refuse d’endosser la maternité du mouvement. Sollicitée par CheckNews, elle n’a pas donné suite, mais dans un live Facebook diffusé mardi, elle explique : « Il y en a beaucoup qui se demandent qui a fait le tract […]. On ne donnera aucune source […] Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il n’y a aucun parti politique ni aucun syndicat qui est mêlé dedans. Ce sont des personnes comme nous, des citoyens et des citoyennes de ce pays qui ont lancé l’appel. »

    Une nouvelle étape dans la structuration du mouvement est franchie le 19 juillet avec la création d’un site web, « mobilisation10septembre.blog », puis d’un compte sur X dès le lendemain, qui compte déjà plus de 1 000 abonnés.

    Sur ce site, qui propose de dire « stop à l’#austérité Bayrou », un lien vers un groupe Telegram national, dédié à l’organisation de la journée du 10 septembre, a vu le jour ce mercredi. Concrètement, trois modalités sont citées. La première : le #boycott (« on arrête de faire tourner leur système ») passant notamment par le fait de ne « plus acheter dans les grandes surfaces qui profitent des baisses de cotisations, des aides publiques, tout en pressurant les salariés (Carrefour, Auchan, Amazon, etc.) » mais aussi de « retirer son argent des grandes #banques complices de la #spéculation et de la politique de #casse_sociale » pour « le placer dans des banques coopératives ou locales ». Ensuite, la #désobéissance_civile via « l’#occupation pacifique de #lieux_symboliques » comme les préfectures ou les mairies, des blocages ciblés, ou le « soutien actif à ceux qui désobéissent ». Vient enfin la « #solidarité_citoyenne » visant par exemple à mettre en place des #caisses_de_grève, « ouvrir des espaces de discussion et de coordination dans chaque quartier, chaque village » ou encore à « relier les #luttes ».

    Relais d’extrême droite

    Des modes d’action très inspirés de ce qui se fait à gauche. Mais l’initiative est aussi beaucoup relayée en ligne par des comptes d’utilisateurs clairement d’extrême droite et de la #fachosphère. Les 28 premiers abonnements du compte X lié au site du mouvement regorgent également de figures ou canaux de la sphère évoluant à la croisée de l’extrême droite et du conspirationnisme. A l’image de la journaliste #Myriam_Palomba, proche de Florian Philippot vue chez Hanouna et qui diffuse les théories conspirationnistes les plus hardcores en ligne. Ou du compte de « réinformation » de la mouvance identitaire (et complotiste pro-Kremlin) « Nice Provence info ».

    Auprès de l’Humanité, qui a échangé par écrit, en passant par le formulaire de contact, avec une personne se présentant comme un salarié de 37 ans travaillant chez Enedis et comme étant l’un des créateurs de la plateforme, on indique que le mouvement « accepte d’être soutenu par tout le monde quel que soit le parti. Nous, on est en dehors de la politique. Tout ce qu’on veut, c’est se battre contre le plan de #François_Bayrou et rassembler tout le monde en dehors des divergences politiques ». Même rengaine du côté d’Anaïs Albertini, qui insiste dans son live Facebook sur le fait d’être complètement « apartisane » et qui regrette qu’« on essaye absolument de nous coller une étiquette ».

    « Arrêter de tout politiser »

    Mais sur la page d’accueil du site, un seul tweet est mis en avant. Plutôt neutre bien que soutenant l’initiative, il émane du compte « Au bon touite français » qui diffuse à ses 133 000 followers désinformation complotiste et propagande d’extrême droite. Comme ce lundi 21 juillet, par exemple, lorsqu’il expliquait que les « piliers fondamentaux pour la destruction des sociétés occidentales » sont notamment l’« immigration massive » et le « wokisme », citant un influenceur QAnon canadien obsédé par une prétendue « cabale de pédophiles sataniques ».

    Réponse de la même personne se présentant comme le salarié d’Enedis, entre autres à l’origine du site, au Parisien, qui l’a interrogé sur cette publication mise à l’honneur : « Ce tweet s’est retrouvé là parce que c’était l’un des premiers à relayer. Ce n’est ni un membre du collectif, ni une prise de position. Il faut arrêter de tout politiser. »

    A l’autre extrême de l’échiquier politique, le compte X intitulé « Front Populaire-LFI » y est aussi allé de sa publication, où est évoquée une « #mobilisation nationale pour faire #grève et manifester contre la politique de Macron le 10 septembre ». Mais il s’agit d’un compte d’actualité tenu par des militants, et non pas du compte officiel alimenté par le parti. Reste à savoir si cette nouvelle tentative de ranimer le mouvement des Gilets jaunes saura passer du web à la rue.

    Site piraté ?

    Jeudi 24 juillet, un rebondissement était observé sur fond d’imbroglio quant à la paternité du site, lequel a été suspendu temporairement pour suspicion de piratage. Le compte X « Convoi de la Liberté » - du nom de ce mouvement de protestation contre l’obligation vaccinale contre le Covid - a ainsi indiqué à CheckNews être à l’origine du blog, et du compte X « Bloquons tout » créé dans la foulée. Pour appuyer ses dires, il nous a transmis des captures d’écran du back office du site. Problème : cet internaute assure n’avoir échangé avec aucun journaliste sur le sujet via le formulaire de contact et avance donc que sa plateforme a été piratée. Ce que CheckNews n’est pas en mesure de confirmer formellement pour l’instant. Le site a été remis en activité en fin d’après-midi, une fois « sécurisé » selon son créateur et sans possibilité de contact via un formulaire.

    https://www.liberation.fr/checknews/cest-quoi-le-mouvement-bloquons-tout-qui-appelle-a-un-arret-total-du-pays
    #10_septembre_2025

  • Quelques nouvelles de la "presse enchaînée"
    « Un arrêt total et illimité du pays » : c’est quoi ce mouvement qui appelle à bloquer la France « à partir du 10 septembre » ? - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/politique/un-arret-total-et-illimite-du-pays-cest-quoi-ce-mouvement-qui-appelle-a-b

    Une mobilisation qui prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux. Depuis plusieurs jours, des appels à bloquer le pays à partir du 10 septembre 2025 se multiplient, notamment sur X (anciennement Twitter). Ce mouvement a émergé après la présentation du plan budgétaire par François Bayrou, le 15 juillet.

    Le Premier ministre, qui vise 43,8 milliards d’euros d’économies pour ramener le déficit public à 4,6 % en 2026, prévoit notamment « une année blanche » pour 2026, mais aussi de « supprimer deux jours fériés », le lundi de Pâques et le 8 mai. Des mesures qui doivent encore être validées par le Parlement.

    Mais ces annonces ne passent pas pour certains citoyens qui sont déterminés à paralyser le pays à la rentrée. « On s’est dit qu’on ne pouvait pas laisser passer ça. Alors on a lancé cet appel. Ce n’est pas juste une manifestation classique, mais un vrai blocage », explique un trentenaire qui dit travailler chez Enedis. Ce dernier — qui refuse de donner son prénom et son nom et privilégie des réponses écrites sur une messagerie, plutôt qu’un appel téléphonique — est l’une des personnes à l’origine de cette mobilisation.

    Un compte X semble à l’origine du mouvement :
    https://xcancel.com/search?f=tweets&q=%40bloquonstout

    Et le blog du mouvement : https://mobilisation10septembre.blog

    Mouvement_social #réseaux_sociaux #blocage #grève_générale (appel à la) #Gilets_Jaunes_deuxième_saison ?
    Ceci dit, ça commence assez mal vu que les tauliers du blog relaient un post du compte AuBonTouiteFrançais 🍾🍾🍾 ...
    https://xcancel.com/search?f=tweets&q=%40VictorSinclair3&since=&until=&near=

    • Très clairement c’est la même bande gilet jaune : des fascistes lepénistes, trumpistes et poutinistes (ah et antivax aussi) qui sont derrière ce truc.

      Évidement on retrouve Alexis Poulin, Jérôme Rodriguez et Aude Lancelin.

      QUESTIONS :
      1. Que fait Nicolas Framont avec cette bande d’extrême droite ? J’avais pas remarqué son virage à la Aude Lancelin.

      2. Vont-ils réussir la même arnaque qu’avec les gilets jaunes ?

    • Malgré le soutien aux Palestiniens de Gaza ou le refus de la catastrophe écologique (sabotages et pétition), le moins que l’on puisse dire c’est que le fond de l’air n’est pas rouge.
      Que sur un fond de décomposition du régime et grâce à la vacuité syndicale et politique, des entrepreneurs de politique radicalement « anti-woke » (voir leur clip cité ici, que je retrouve plus), souverainistes et en révolte anti-fiscale tentent leur chance ne garantit pas le succès de l’idéologie natio parmi celleux qu’ils auront mobilisé.

    • Le procès en populisme (pas assez rouge ou trop jaune-brun) est forcément clivant. Sous prétexte qu’un mouvement ne prêterait pas allégeance à une idéologie « de gauche », ce ne serait qu’un agrégat de gros bourrins complètement « teubés » sans culture politique. Le mouvement Gilet Jaune nous a quand même montré que les choses était plus complexes que ça. Il y aura fatalement tentative de récupération politique mais les participant·es peuvent aussi en analyser les conséquences si on leur donne les outils pour le faire. En aucun cas, les jugements de valeurs ne les leur donneront. Laissons les révoltes exister et peut-être auront-elles une chance de devenir révolution.

    • Le fait d’axer le sujet sur un putatif « qui », alors même que rien n’a vraiment commencer, permet de jeter l’opprobre, sans en avoir l’air, comme cela avait été fait au moment des Gilets Jaunes, avec un relatif succès, malgré tout.

      Le pouvoir médiatique choisit systématiquement à qui il donne la parole. Il n’est jamais neutre, ou alors par hasard, ou par coercition.

  • 20 ans après le #référendum de 2005 : le « non » fait la force !
    https://lvsl.fr/20-ans-apres-le-referendum-de-2005-le-non-fait-la-force

    Pour le député LFI Matthias Tavel, le « non » massif des Français à la construction européenne néolibérale au référendum du 2005 dessine les contours d’une majorité sociale pour la gauche. Une victoire face à la propagande médiatique qui rappelle l’importance de la souveraineté populaire pour contrer la mondialisation et l’oligarchie.

    #Politique #austérité #Démocratie #Europe #gilets_jaunes #néolibéralisme #PS #souveraineté #trahison #UMP #Union_Européenne #vote

  • Les cahiers de doléances de #Gilets_jaunes de la Vallée de la Drôme sont en ligne
    https://ricochets.cc/Les-cahiers-de-doleances-de-gilets-jaunes-de-la-Vallee-de-la-Drome-sont-en

    Au moment du soulèvement majeur des giles jaunes, le pouvoir lance l’énorme enfumage du « grand débat national » à la suite de la récolte de doléances. En l’absence de démocratie ces écrans de fumée se sont vite évaporés dans la machinerie étatique. Sans être naïf sur la nature des institutions et les limites de cet exercice, il peut être instructif de relire ces doléances, pour des éclairages sur les galères populaires, des idées pour une autre vie politique, etc. A présent, il (...) #Les_Articles

    / #Politique,_divers, Gilets jaunes

    https://www.cooperativecitoyenne26.fr/les-cahiers-de-doleances-de-la-vallee-accessibles-des-mainten
    https://www.cooperativecitoyenne26.fr/les-doleances

  • Une grande enquête révèle le contenu des cahiers de doléances
    https://theconversation.com/une-grande-enquete-revele-le-contenu-des-cahiers-de-doleances-24468

    Les cahiers de doléances de 2018-2019 sont difficilement accessibles au public – certaines voix évoquent même leur « confiscation ». Le 11 mars 2025, l’Assemblée nationale a adopté, à l’unanimité, une résolution demandant la diffusion et la restitution de ces cahiers. Que contiennent-ils ? Un collectif de chercheurs a pu accéder aux 162 cahiers (et quelque 1 000 doléances) rédigés dans le département de la Somme et les étudier.

    Cette grande enquête, publiée dans la revue Annales, histoire, sciences sociales, révèle une profonde envie de participation citoyenne et de justice sociale.

    Finalement, les logiques et les cohérences qui président à ces propositions d’économie politique dessinent une communauté d’ayants droit aux ressources communes. Il s’en dégage une certaine conception de la citoyenneté : les contributeurs demandent à participer à la vie démocratique parce qu’ils contribuent à la richesse du pays, parce qu’ils paient des impôts.

    C’est ce qui explique l’association faite entre fiscalité et démocratie dans les doléances : pour eux, être citoyen, c’est participer. Mais c’est aussi être écouté, être entendu, avoir accès à des services publics. Et surtout, avoir droit à une vie digne

    #Gilets_jaunes #Cahiers_doléance

    • https://www.politis.fr/articles/2025/03/entretien-marie-pochon-les-cahiers-de-doleances-la-plus-grande-expression-li

      Six ans après la mobilisation des gilets jaunes, pourquoi la publication de ces 19 899 cahiers de doléances issues de ce mouvement est-elle aujourd’hui pertinente ?

      Marie Pochon : En 2019, Emmanuel Macron s’était engagé à publier en l’état les cahiers de doléances à l’issue du « grand débat ». Ça n’a jamais été fait. Au regard du niveau de défiance vis-à-vis de la classe politique, il faut tenir ces promesses en politique, et surtout quand on est chef de l’État. De plus, il y a toujours une forte attente citoyenne autour de ces cahiers de doléances. Partout dans le pays, des collectifs de citoyens et de chercheurs se sont formés. Il faut considérer cette parole citoyenne. C’est la plus grande expression libre de notre histoire. L’ignorer serait aggraver encore un peu plus la fracture démocratique en France.

  • Faut-il faire feu de tout bois ? une critique des soulèvements de la terre pour ne pas renoncer à une position autonome - La Grappe
    https://lagrappe.info/?Faut-il-faire-feu-de-tout-bois-une-critique-des-soulevements-de-la-terre

    Une autre voix a donc pu exister, comme nous en a donné l’exemple du mouvement des GJ tel qu’on a pu le vivre, mais cette voix s’est perdue dans la répression et la recomposition des mouvements suivants par les organisations de gauche, sabordant l’héritage récent. Aujourd’hui, on constate une omniprésence des soulèvements de la terre comme organisation centralisant nivelant les luttes locales et imposant, à grand coup de spectacle marketing, un discours écologique se départant de l’analyse de conditions matérielles. Mais cette dépendance n’est pas nouvelle, et elle peut donc être réfléchie. Par des assemblées qui partent de ce qui nous touche politiquement, en écrivant nos propres textes ou au moins en essayant de créer d’autres moments pour se départir d’une stratégie politique hégémonique, et en ne déléguant pas l’antirep et le récit de ce dans quoi on s’engage. L’enjeu est donc de faire exister une position autonome lorsque celle-ci est récupérée pour son esthétique et ses pratiques. De créer du lien dans nos propres espaces là où la centralité des SdT s’impose même dans le besoin de sociabilité. De s’essayer à un imaginaire et prendre acte de ses conséquences lorsque la radicalité n’est utilisée que comme composante d’une pression en vue d’un dialogue avec l’état.

    #Sdt #Sdlt #Soulèvement_de_la_terre #Gilets_jaunes #autonomie #luttes_sociales #radicalité #débat

  • Un policier, suspecté d’avoir éborgné le « gilet jaune » Jérôme Rodrigues en 2019, sera jugé devant une cour criminelle
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/01/24/suspecte-d-avoir-eborgne-le-gilet-jaune-jerome-rodrigues-en-2019-un-policier

    Deux juges d’instruction ont ordonné vendredi 24 janvier que Brice C., 34 ans, soit jugé devant une cour criminelle départementale pour « violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente par personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions », soit un crime passible de quinze ans de réclusion criminelle, selon l’ordonnance de mise en accusation consultée par l’Agence France-Presse (AFP).

    Avec une vidéo (pas encore vue) intitulée Les policiers sont-ils formés à blesser ?

    #police #LBD #violences_policières #gilets_jaunes #justice

  • Six ans après la mort de Zineb Redouane, percutée par une grenade en plein visage, un CRS mis en examen pour « homicide involontaire »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/11/28/six-ans-apres-la-mort-de-zineb-redouane-percutee-par-une-grenade-en-plein-vi


    A Marseille, le 5 décembre 2020. NICOLAS TUCAT/AFP

    Le 1ᵉʳ décembre 2018, lors d’une manifestation des « gilets jaunes » à Marseille, un policier avait tiré une grenade lacrymogène atteignant « Mama Zina », une Algérienne de 80 ans qui se trouvait alors à la fenêtre de son appartement.
    Par Mustapha Kessous

    Le 2 décembre 2018, #Zineb_Redouane mourait sur une table d’opération de l’hôpital de la Conception, à #Marseille. La veille au soir, cette Algérienne de 80 ans avait reçu une #grenade_lacrymogène en plein visage, tirée par un #CRS lors d’une #manifestation des « #gilets_jaunes », alors qu’elle était en train de fermer les fenêtres de son appartement situé au quatrième étage, rue des Feuillants, non loin du Vieux-Port. Cette manifestation s’était terminée en violents affrontements tout près de son domicile, dans une atmosphère saturée de gaz lacrymogènes : 200 grenades avaient été tirées.

    Six ans après le décès de « Mama Zina », comme elle était surnommée par ses enfants, le policier à l’origine du tir a été mis en examen, le 12 septembre, pour « homicide involontaire », a appris Le Monde. « Il est regrettable d’avoir dû attendre autant d’années pour obtenir la mise en examen du policier », déplore Yassine Bouzrou, l’avocat des enfants de la victime. Le gardien de la paix mis en cause a choisi de garder le silence lors de son audition de première comparution devant les deux juges chargées de l’instruction au tribunal judiciaire de Lyon. Thibault de Montbrial, le conseil du policier, n’a pas souhaité faire de commentaire.

    Cette première mise en examen marque une étape, au terme d’années de procédures. Une enquête préliminaire a été ouverte le 4 décembre 2018. Il a fallu d’abord dix-huit mois et un rapport balistique pour identifier le CRS, sa position et l’heure exacte du tir : le rapport estimait que le tireur se situait « entre les deux rails sur la voie du tramway (…) son buste orienté en direction de la rue des Feuillants », et identifiait un tir, à 19 h 04, qui « semble être celui qui est à l’origine des lésions corporelles de Mme Redouane ».

    Ce soir de 2018, sur les 70 agents que comptaient les rangs de la CRS 50, dépêchée depuis Nice pour sécuriser les manifestations, cinq étaient équipés de lance-grenades Cougar. Mais aucun n’avait avoué être l’auteur du coup de feu, tous disant ne plus vraiment se souvenir des événements. Ce n’est qu’en avril 2021 – dans le rapport de l’inspection générale de la police nationale (IGPN) –, que son nom avait été dévoilé.

    Pour l’identifier, les enquêteurs avaient dû procéder par élimination : après avoir analysé la vidéo d’un manifestant postée sur YouTube, les échanges radio entre les agents, les auditions administratives, la modélisation 3D du média #Disclose – qui avait reconstitué la scène du tir –, et en s’appuyant sur les clichés du rapport balistique, l’IGPN avait pu écarter quatre des policiers.

    « Manquement professionnel »

    « Le gardien de la paix [soupçonné] admettait que le porteur de Cougar (…) à l’arrière de la colonne vers 19 h 00, ne pouvait être que lui. Mais il déclarait n’avoir gardé aucun souvenir ni des lieux, ni de la situation (…), pouvait-on lire dans le rapport. Il prétendait ignorer s’il était l’auteur du tir (…) sans toutefois le contester formellement. » L’IGPN avait « mis en lumière un manquement professionnel et un comportement contraire à la déontologie policière » concernant ce CRS, mais aussi son #superviseur, chargé de donner l’ordre de tirer une fois qu’il est assuré que les conditions légales d’emploi de l’arme sont réunies. L’inspection estimait que tous deux avaient « manqué à l’obligation de discernement », et avait demandé leur « renvoi en conseil de discipline ».

    Une observation qui n’avait pas été suivie d’effet : Frédéric Veaux, alors directeur général de la police nationale, avait décidé, en octobre 2021, de ne pas suivre l’avis de l’IGPN. Un choix qui « n’a aucune incidence sur la procédure pénale », se félicite Yassine Bouzrou, qui souhaite désormais « demander la mise en examen du CRS superviseur qui a autorisé le tir », ainsi que la requalification du chef d’inculpation en « violence volontaire ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner », dans la mesure où « il n’y a aucun doute sur le fait que le tir est volontaire et vise un immeuble d’habitation », selon lui.

    Au printemps 2023, les juges d’instruction ont mandaté deux médecins afin qu’ils déterminent une éventuelle « responsabilité médicale » des pompiers et de l’hôpital de la Conception dans la prise en charge de Mme Redouane, à la santé déjà fragile. L’enjeu est de déterminer si c’est bien la grenade – d’un poids de 384,5 grammes, qui a provoqué de lourdes blessures (un fracas de l’ensemble de l’hémiface droite) – qui a bien causé son décès, et non les conditions de sa prise en charge hospitalière, comme le soutenait, au lendemain de sa mort, le procureur de Marseille. « Une thèse ridicule », balaie Me Bouzrou, qui ajoute : « Même s’il y a eu un problème dans la prise en charge médicale, cela n’aurait aucune incidence d’un point de vue juridique, car, sans le tir, Mme Redouane n’aurait jamais été aux urgences. » Les conclusions de cette expertise ne sont pas encore connues.

    #DGPN

  • Ils ont fait trembler macron ! 6 ans après, et si les #Gilets_Jaunes revenaient ?
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2024/ils-ont-fait-trembler-macron-6-ans-apres-et-si-les-gilets-jaunes-revenaien

    Nous sommes le lundi 18 novembre 2024. Au programme dans votre Toujours debout : une édition spéciale sur les 6 ans du mouvement des gilets jaunes présenté par Théophile Kouamouo :

  • Soulèvement des #Gilets_jaunes : 6 ans ! Retour sur ce mouvement avec les archives de Ricochets
    https://ricochets.cc/Soulevement-des-gilets-jaunes-6-ans-Retour-sur-ce-mouvement-avec-les-archi

    Il y a six ans naissait le mouvement des Gilets Jaunes, un mouvement splendide porté par des revendications concrètes et un horizon révolutionnaire. Un mouvement qui a su, en dehors des partis et des syndicats, fédérer des personnes aux origines très diverses. Et qui a fait trembler les puissants. Si la flamme des Gilets Jaunes ne brûle plus les quartiers riches, nul doute que l’étincelle demeure dans le cœur de millions de citoyens. (texte ci-dessus et visuels de CND) On a sans doute (...) #Les_Articles

    / Gilets jaunes, Révoltes, insurrections, débordements...

    #Révoltes,_insurrections,_débordements...

  • https://aoc.media/analyse/2024/11/14/penser-les-classes-sociales-apres-les-gilets-jaunes

    Qui étaient les Gilets jaunes ? Six ans plus tard, quelle analyse peut-on faire de cette mobilisation inédite en termes de groupes sociaux et de classes sociales ? Une approche à partir de leurs vulnérabilités, qu’elles soient inscrites dans le travail ou dans la sphère de la reproduction, permet de comprendre ce qui, aujourd’hui, peut être constitutif, par-delà les configurations sociales locales, de conditions d’existence partagées.

    https://justpaste.it/2kyb0

    #Gilets_jaunes #révoltes #déclassement #vulnérabilités #travail #prolétariat #précariat

  • Si quelqu’un du coin pouvait aller voir ça et nous le raconter, ce serait jubilatoire ...

    https://nanterre-amandiers.com/evenement/ouvrir-les-cahiers-de-doleances-penda-diouf-claudine-galea-chris

    Ouvrir les cahiers de doléances
    Avec
    Penda Diouf, Claudine Galea, Christophe Pellet, Constance de Saint Rémy et Noham Selcer
    Autrices et auteurs associés du Théâtre Nanterre-Amandiers
    16 novembre 2024 à 18h
    Réserver
    Tarifs
    Gratuit
    Horaires
    Samedi 16 novembre à 18h
    Lieu
    Au Théâtre
    Nanterre-Amandiers

    « Les archives s’ouvrent, se déplient, se racontent, témoins privilégiés d’une époque lointaine et peut-être déjà révolue »

    Penda Diouf, octobre 2024

    Et le texte de la pièce de théâtre en intégralité :
    https://justpaste.it/g9ais

    (Sous vos applaudissements)

    #Gilets_jaunes #cahiers_de_doléances #théâtre

  • Un CRS sera jugé pour avoir éborgné un « gilet jaune » | Mediapart | 25.10.24

    Ordonnance du TJ Paris signée le 24 octobre par la juge d’instruction Nadia Zaïd. Le policer est renvoyé devant cour criminelle départementale.

    Samedi 16 novembre 2019, Manuel, 41 ans, venu de Valenciennes (Nord) avec sa compagne, arrive à Paris pour fêter le premier anniversaire du mouvement des « gilets jaunes ». Alors qu’il discute tranquillement avec son épouse et un street medic, place d’Italie, où se déroulent des affrontements, il est atteint par une grenade lacrymogène (MP7) à l’œil gauche. Il en perd définitivement l’usage.

    Une plainte contre X pour « violences volontaires ayant entraîné une mutilation par personne dépositaire de l’autorité publique », ainsi que contre le préfet de police Didier Lallement, pour « atteinte à la liberté individuelle » et « complicité de violences volontaires aggravées », avait été déposée dès le 20 novembre par Arié Alimi, l’avocat de Manuel.

    Cinq ans plus tard, une juge d’instruction du tribunal judiciaire de Paris vient de décider le renvoi d’un policier devant la cour criminelle départementale. Fabrice T., 49 ans, alors gardien de la paix à la CRS 7, sera jugé pour « violences volontaires ayant entraîné une mutilation par personne dépositaire de l’autorité publique », aux termes d’une ordonnance signée le 24 octobre par la juge d’instruction Nadia Zaïd, dont Mediapart a pris connaissance.
    [...]
    L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a constaté que les vidéos, enregistrements radio et auditions des forces de l’ordre ne pouvaient servir à identifier le tireur ayant éborgné Manuel.
    [...]
    C’est l’exploitation des nombreuses vidéos prises par des manifestants, des journalistes et des témoins présents sur place qui a finalement permis d’identifier le tireur. Un gardien de la paix expérimenté et considéré comme un bon élément par sa hiérarchie.
    [...]

    Me Alimi, avocat de Manu : « ... un policier va [enfin] être jugé pour avoir éborgné Manu, un gilet jaune qui manifestait pacifiquement sur la place d’Italie, bloqué par une nasse illégale ordonnée par le préfet Lallement. ... »

    https://www.mediapart.fr/journal/france/251024/un-crs-sera-juge-pour-avoir-eborgne-un-gilet-jaune-avec-un-tir-tendu-de-gr

    #Gilets_Jaunes #police

  • Depuis Macron, la police n’exclut plus les fonctionnaires violents

    Exclu Flagrant déni. Depuis 2018, il n’y a plus du tout d’#exclusions_disciplinaires pour les policiers violents. Brutalement, les #sanctions ont été divisées par dix. Sébastian Roché (CNRS) y voit un véritable « changement de standards ». Décryptage.

    A côté du pouvoir de #condamnation de la #justice, le ministère de l’Intérieur dispose d’un pouvoir de #sanction_disciplinaire sur les policiers. Darmanin ne cesse de clamer qu’il n’a « jamais eu la main qui tremble pour ceux qui déshonorent leur propre uniforme ». Bien loin des beaux discours, les chiffres prouvent qu’en cas de #violences, le ministre donne presque toujours l’#absolution. Analyse en un #graphique et trois leçons.

    1) Hausse de la #violence, mais baisse des sanctions

    Les #sanctions_disciplinaires internes à la #police prononcées pour #violences_illégitimes ont baissé brutalement depuis que #Macron est au pouvoir. Jusqu’en 2017, année de son élection, on compte une centaine de sanctions par an (parfois plus, parfois un peu moins). Brutalement, dès 2018, ce chiffre tombe à 20 ou 30 par an (voir également notre tableau avec les chiffres complets).

    Pour comprendre ces chiffres, nous avons interrogé #Sébastian_Roché, directeur de recherches au CNRS et spécialiste de la police. Il explique : « Il y a bien une rupture dans la série statistique, un décrochement. La méthode standard, c’est de chercher un élément qui aurait déclenché ce décrochement. Avec des données mensualisées, on aurait pu y voir plus clair, mais la transparence du ministère est insuffisante. Pour autant, on voit bien qu’il se passe quelque chose. En 2017 il y a une tendance à la baisse, puis une accélération de cette baisse ».

    « Or, poursuit le chercheur, sur cette même période, on constate qu’il y a une hausse de l’#usage_de_la_force et des #armes par la police. Il y a une élévation très nette du nombre de tirs de #LBD, de #grenades sur cette période, notamment pendant la crise des #Gilets_jaunes ». En effet, entre les mandats de Hollande et de Macron, le nombre de tirs de LBD a été multiplié par trois.

    Sébastian Roché analyse : « On pourrait imaginer que plus on demande à la police d’intervenir, plus il y a de confrontations, et plus y a de #fautes , ce serait logique. Or là c’est complètement l’inverse. Mon hypothèse c’est que la crise pousse les autorités à considérer que les comportements violents ne sont pas des fautes. Ces chiffres suggèrent ça ».

    2) Les « vraies » sanctions divisées par 10

    Les sanctions disciplinaires applicables aux policiers (comme à tous les fonctionnaires) sont classées en quatre groupes en fonction de leur gravité. Le premier groupe comprend les sanctions qui ne passent pas en commission de discipline et sont effacées du dossier du fonctionnaire au bout de trois ans : #blâme, #avertissement, #suspension_de_fonctions de trois jours maximum. En fait, comme l’explique Sébastian Roché, il s’agit plus de simples « #rappels_à_la_loi » (comme ceux que peuvent prononcer les procureurs devant la justice), que de vraies sanctions.

    Or, ces « rappels à la loi » constituent la majorité des sanctions prononcées en cas de violences illégitimes. Et depuis 2018, c’est presque les seules. Le ministère de l’Intérieur ne sanctionne quasiment plus ces comportements : 2,5 véritables sanctions en moyenne par an (autant dire rien), contre au moins une trentaine annuelle avant 2018. Dans le détail, depuis 2018, on compte seulement 11 exclusions temporaires (dont une seule de plus de 15 jours), 2 rétrogradations, et 1 déplacement d’office. Les 55 autres « sanctions » prononcées depuis 2018 sont des blâmes ou des avertissements.

    Sébastian Roché note la concomitance entre l’élection de Macron et la baisse du nombre de vraies sanctions. Il pointe le rôle probable de la #hiérarchie_policière : « Ce n’est certainement pas Emmanuel Macron qui a donné des instructions. Mais on peut imaginer qu’avec la crise des Gilets jaunes, le #DGPN [directeur général de la police] se dise : “c’est le mauvais moment pour prononcer des sanctions”. Les règles semblent suspendues, voire annulées. Car depuis la fin de la crise des Gilets jaunes, la baisse du nombre de sanctions se prolonge. Il y a une modification des #standards ».

    3) La justice est désormais la seule à prononcer des exclusions

    Avant 2018, des exclusions définitives pour violences étaient parfois décidées : 13 en 2011, 7 en 2016, 5 en 2016, etc. L’exclusion peut résulter soit d’une mise à la retraite d’office, soit d’une exclusion pure et simple. Depuis 2018, l’Intérieur n’exclut plus les policiers violents. Pour Sébastian Roché, « c’est un point très important car les données sont précises et claires. C’est la meilleure preuve d’un changement de standard » dans la façon du ministère de l’Intérieur de gérer le phénomène des violences.

    Qu’en est-il du côté judiciaire ? Lorsqu’elle condamne un policier, la justice peut prononcer une peine complémentaire d’interdiction d’exercer. Cette interdiction peut être temporaire, ou définitive. Dans ce dernier cas, et même dans certains cas d’interdiction temporaire, une « #radiation_des_cadres » (équivalent au licenciement pour les fonctionnaires) doit intervenir. Flagrant Déni a pu accéder aux chiffres des #peines_complémentaires du ministère de la Justice (voir Méthodo). Le constat est clair : ce dernier est bien plus sévère que l’Intérieur. Entre 2018 et 2021, la justice a prononcé 72 interdictions d’exercer (temporaires ou définitives) pour des policiers, gendarmes et autres « personnes dépositaires » violentes .

    Ainsi, le #ministère_de_l’Intérieur compte en moyenne plus de 3 « radiations des cadres » (c’est-à-dire des exclusions définitives) pour violences illégitimes par an depuis 2018. Légalement, ces radiations ne peuvent pas être décidées par le DGPN à titre de sanctions. Elles interviennent sans doute suite aux condamnations judiciaires. Contacté le 11 mai 2023, le DGPN ne nous a pas répondu. Moralité pour les victimes : n’oubliez de rappeler à la justice qui si elle ne fait pas le travail de sanction disciplinaire, ce n’est pas Darmanin qui s’en occupera…

    https://www.flagrant-deni.fr/depuis-macron-la-police-nexclut-plus-les-fonctionnaires-violents
    #macronisme #violences_policières #impunité #statistiques #France #chiffres

    aussi signalé par @colporteur ici :
    https://seenthis.net/messages/1003945

  • #Législatives_2024 : « J’y croyais à cet #Etat qui aide le #peuple. J’ai été communiste, socialiste, mais ils ont tous capitulé face au #capitalisme. Alors, j’ai voté #blanc »

    https://www.lemonde.fr/intimites/article/2024/07/05/legislatives-2024-j-y-croyais-a-cet-etat-qui-aide-le-peuple-j-ai-ete-communi

    Moi, l’argent, je lui cours après. Je suis #fonctionnaire, je gagne à peu près 2 000 euros par mois. Je suis maître-nageur sauveteur, je suis prof de sport. Tous les week-ends, je suis à la piscine, je donne des cours particuliers : trente minutes, 15 euros. Et malgré tout, je suis à zéro tous les mois. Voire, des fois, à moins de zéro. Cet hiver, pour faire des #économies d’électricité, ma compagne et moi, on dormait en jogging avec nos capuches sur la tête. J’ai dû demander de l’argent à mes parents. J’ai 42 ans. J’ai honte. Et Macron n’a rien fait à part tabasser les “#gilets_jaunes”, alors que, justement, ils voulaient aller au travail, sauf qu’ils n’avaient pas assez d’argent pour payer l’essence.

  • « FRONT REPUBLICAIN » ?
    https://bascules.blog/2024/07/04/front-republicain

    Message d’un Gilet jaune nîmois. 10 millions de votants ont mis dans l’urne un bulletin Front National. 10 millions de français ont surtout exprimé leur ras le bol. *** Non, il n’y a pas une fascisation de la population. Il y a au contraire un rejet du lobby des partis politiques traditionnels. *** Les gens qui […]

    #Gilets_Jaunes


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  • La #police en #hélicoptère, ou la #surveillance militaire des citoyens.

    Depuis plusieurs années, les hélicoptères de la #gendarmerie sont régulièrement déployés pour des missions de surveillance de l’#espace_public, et ce en toute #illégalité. Dotés d’un matériel d’abord développé dans un contexte militaire, la police se vante de leur capacité d’#espionnage bien supérieure à celles des #drones : #caméras_thermiques avec #zoom ultra-puissant, suivi automatisé des suspects, transmission en temps-réel des images à des postes de commandement…

    Leur usage n’a pourtant jamais été sanctionné – ni par le juge ni par la Cnil. Le gouvernement veut maintenant les légaliser dans la PPL « #Sécurité_Globale » – dont les débats ont repris début mars au Sénat.

    Difficile de remonter aux premières utilisations d’hélicoptères par la police à des fins de surveillance de l’espace public. En octobre 2000, une question écrite au Sénat laisse déjà deviner une utilisation régulière d’hélicoptères équipés de « caméras vidéo thermiques embarquées » par la police et la gendarmerie.

    Aujourd’hui en tous cas, la police et la gendarmerie sont fières de leurs capacités de surveillance. Pendant le #confinement, elles vantaient ainsi que l’hélicoptère « ne peut être ni vu ni entendu par les personnes au sol » et est doté de caméras « capables de deviner à des centaines de mètres la présence d’êtres humains ou d’animaux ». En 2018, il était précisé que la caméra pouvait même « identifier un individu à 1,5 km de distance » avec retransmission « en direct et suivi depuis le centre interministériel de crise du ministère de l’Intérieur ».

    En 2017, le commandant des « forces aériennes de la gendarmerie nationale » parle d’un « énorme zoom qui permet de lire à 300 mètres d’altitude une plaque d’immatriculation située à un kilomètre, d’identifier une personne à 2 km et un véhicule à 4 km », précisant qu’il peut « demander à la caméra de suivre automatiquement un objectif, quelle que soit la position ou la trajectoire de l’hélicoptère ».

    Un matériel militaire pour de la #surveillance_interne

    Plus que le type d’hélicoptère utilisé (apparemment, des « #EC-135 » que la gendarmerie prête à la police quand celle-ci en a besoin), c’est le type de caméra qui importe.

    Depuis au moins 2010, la gendarmerie utilise un dispositif nommé « #Wescam_MX-15 » – qui n’est même plus qualifié de « simple caméra » mais de « #boule_optronique ». C’est cet objet, avec sa caméra thermique et son zoom surpuissant, qui permet à la police de filmer, traquer, identifier (de jour comme de nuit) et de retransmettre en direct le flux vidéo, avec une « qualité d’image comparable à celle que le public connaît pour le Tour de France ».

    C’est un appareil clairement militaire, utilisé dans des zones de guerre et répertorié en tant que tel sur des sites d’armement. Il est pourtant déployé depuis plusieurs années au-dessus des #villes en France. Comme pour d’autres outils de la #Technopolice (drones, #vidéosurveillance automatisée…), il y a encore ici cette porosité entre les technologies militaires utilisées dans les pays en guerre, celles expérimentées aux #frontières et celles déployées pour la surveillance des villes – soit une #militarisation progressive de nos espaces publics.

    Pour le futur, les hélicoptères devraient être équipés chez #Safran, avec une « boule optronique » dite « #Euroflir_410 » : un zoom encore plus puissant, des détecteurs de mouvement, un ordinateur intégré… Bref, un ensemble de #technologies que la police ne manquera pas d’utiliser pour nous espionner au plus près. Comme pour les drones, ce type de technologies couplé à de l’#analyse_logicielle des #images concrétise la société fantasmée par le ministère de l’Intérieur dans son livre blanc publié en novembre dernier : celui d’une #surveillance_automatisée et totale. L’objectif est que ce nouveau dispositif soit « opérationnel avant les #JO de Paris 2024 ».

    Surveillance des #manifestations et #identification des « #suspects »

    Les utilisations des hélicoptères semblent encore plus larges que celles des drones : surveillance du confinement et des #manifestations, surtout pendant celles des #gilets_jaunes. En mars 2019, la gendarmerie annonce d’ailleurs avoir effectué 717 heures de vol au-dessus des manifestations, pour un coût total de 1 million d’euros.

    En 2010, déjà, la gendarmerie se vantait de sa surveillance des manifestations, car les hélicoptères sont, selon elle, « les mieux placés pour détecter les débordements, incidents ou intrusions dans les cortèges » avec des « images transmises en direct dans les salles de commandement (…) permettant aux responsables de faire intervenir immédiatement les effectifs au sol ».

    Au-delà de le surveillance des machines, c’est aussi sur leur capacité d’intimidation que mise la police quand elle dit « faire du bruit » au dessus des manifestations ou qu’elle multiplie les survols menaçants et continus au-dessus des #ZAD.

    Illégalité et #impunité de la surveillance

    Tout ce pouvoir de surveillance n’a jamais été, et n’est toujours pas, encadré par le moindre texte de #loi. Il n’existe aucune limite à ce qu’a pu faire et ce que peut faire aujourd’hui la police en termes de surveillance de la voie publique par hélicoptères : durée de conservation des données, types de lieux pouvant être filmés, accès aux images, information sur la captation…

    C’est exactement la même illégalité que nous avions soulevé concernant les drones et qui a conduit à leur interdiction en France, par le Conseil d’Etat d’abord, par la Cnil ensuite : l’absence de texte législatif ou réglementaire permettant à la police de capter des données personnelles. Rien de tel malheureusement pour les hélicoptères : malgré leur utilisation régulière, aucune autorité n’est venue rappeler le droit à la police.

    Le gouvernement, les parlementaires et la police en sont bien conscients. Ils veulent donc profiter de la proposition de loi « Sécurité globale » pour légaliser le dispositif – plusieurs dizaines d’années plus tard.

    La proposition de loi « Sécurité globale » revient en ce moment devant le Sénat. En plus d’intensifier la vidéosurveillance fixe, elle veut légitimer la vidéosurveillance mouvante : les drones, les caméras-piétons, les caméras embarquées et donc, les hélicoptères. Les parlementaires doivent refuser la militarisation de la surveillance de l’espace public.

    https://technopolice.fr/blog/la-police-en-helicoptere-ou-la-surveillance-militaire-des-citoyens
    #surveillance_militaire #France #armée