• #gilets_jaunes et antisémitisme : l’éternel procès
    https://nantes.indymedia.org/articles/44632

    Alain Finkielkraut a été pris à partie par des Gilets Jaunes lors de l’acte XIV, à Paris. Sa propension notable à être insulté dans l’espace public n’ont dissuadé ni le principal intéressé, ni les médias de masse d’en conclure que notre mouvement est gangrené par l’antisémitisme.

    #Racisme #Racisme,gilets_jaunes


  • BALLAST | Samuel Hayat : « Les mouvements d’émancipation doivent s’adapter aux circonstances »
    https://www.revue-ballast.fr/samuel-hayat-les-mouvements-demancipation

    Samuel Hayat, chargé de recherche au CNRS, sait la révolution de 1848 sur le bout des doigts. Mais loin de se borner à l’indispensable étude scientifique des jours anciens, il s’empare volontiers du débat public : son article sur le soulèvement hétéroclite des #gilets_jaunes contre la vie chère, paru début décembre 2018, a attiré notre attention — et celle de nombreux lecteurs. « Rien n’est garanti, mais tout est ouvert », concluait-il. Deux mois ont passé. Les « #actes » se succèdent, chaque samedi, et font face à la répression. La commune lorraine de #Commercy a lancé un appel, suivi, à la coordination nationale du mouvement avec pour socle la démocratie directe, le partage des richesses et le rejet du #sexisme, de l’#homophobie et du #racisme. Et si l’extrême droite affiche, de jour en jour, son amertume à l’endroit de ce qu’elle tient pour une « #gauchisation »1 du mouvement, l’agression antisémite subie par Alain Finkielkraut n’en jette pas moins un froid — sitôt exploité par l’ensemble du personnel médiatique et gouvernemental, en dépit de la condamnation unanime des figures du mouvement. Revenons, donc, sur cette mobilisation que Samuel Hayat nous présente comme « #révolutionnaire, mais sans #révolution au sens étroitement #politique ».


  • Les #gilets_jaunes devant l’#ONU

    Un millier de gilets jaunes se sont rassemblés pacifiquement en face de l’ONU mercredi matin. Ils accusent le gouvernement français de crimes contre l’humanité en raison de la #répression de leur mouvement.


    https://lecourrier.ch/2019/02/20/les-gilets-jaunes-devant-lonu
    #Genève #violences_policières #manifestation
    ping @davduf

    • Les gilets jaunes à Genève pour alerter l’ONU

      Plusieurs centaines de gilets jaunes ont manifesté dans le calme mercredi devant le siège de l’Organisation des Nations Unies (ONU) à Genève, pour crier leur désarroi face au gouvernement français et à l’attitude des forces de sécurité.

      Les organisateurs évoquent la présence d’un millier de manifestants - 600 selon la police. Les participants ont fait le déplacement de plusieurs régions de France, et de Suisse aussi, afin de faire passer un message à quelques jours du début de la session principaleLien externe du Conseil des droits de l’homme. Les gilets jaunes dénoncent les violences qu’ils ont subies de la part des forces de l’ordre françaises, alors qu’ils souhaitaient simplement manifester, disent-ils, pour exprimer leur opinion. Un mouvement qui favorise aussi l’expression violente de groupuscules autoritaires et antisémites.

      La semaine dernière, un groupe d’experts des droits de l’homme de l’ONU avait considéréLien externe la loi anti-casseurs souhaitée par les autorités de l’Hexagone comme contraire au droit international. Ils avaient aussi conclu à un recours excessif de la force par les policiers.

      https://www.swissinfo.ch/fre/violences-polici%C3%A8res_les-gilets-jaunes-%C3%A0-gen%C3%A8ve-pour-alerter-l-onu/44771386


  • Le buzz Finkielkraut, une presse conservatrice et réactionnaire au service de Macron
    https://nantes.indymedia.org/articles/44625

    Comme lors de Nuits debout, Alain Finkielkraut vient s’imposer dans un manifestation publique qu’il critique. Alors qu’il invite sur France culture Zemmour qui défend l’action de Pétain et de Vichy, Finkielkraut s’étonne des conséquence de la propagande qu’il favorise, comme Macron qui voulait commémorer la mémoire de Mauras et de Pétain. Cela échappe à la « presse de préfecture ».

    #Racisme #Répression #Resistances #antifascisme #gilets_jaunes #Racisme,Répression,Resistances,antifascisme,gilets_jaunes


  • Les « gilets jaunes » ont manifesté pacifiquement devant l’ONU à Genève gr/kkub avec ats - 20 Février 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/regions/geneve/10233327-les-gilets-jaunes-ont-manifeste-pacifiquement-devant-l-onu-a-geneve.htm

    Plusieurs centaines de « gilets jaunes » ont manifesté dans le calme mercredi sur la Place des Nations à Genève pour crier leur désarroi face au gouvernement français et à l’attitude des forces de sécurité
    La manifestation devait se terminer à midi, selon l’autorisation accordée par le canton, un délai respecté par les manifestants qui quittaient petit à petit la Place des Nations. Les organisateurs évoquaient le chiffre de 5000 personnes attendues, mais seul un millier de manifestants - 600 selon la police - ont finalement manifesté dans le calme. « C’est dur en semaine. Des gens travaillent », a confié l’un d’eux.


    Image : Aymeric Dejardin-Verkinder

    Mais peu importe le nombre, affirment les manifestants, qui ont fait le déplacement de plusieurs régions de France, et de Suisse aussi, afin de faire passer un message à quelques jours du début de la session du Conseil des droits de l’homme.

    Dénoncer les violences
    « C’est pour dire à l’ONU les violences que nous subissons », indique un autre manifestant. Certes, des casseurs ont garni les rangs des protestataires en France, admet-il. Mais d’ajouter qu"il y a des casseurs dans toutes les manifestations" et d’accuser le gouvernement de les laisser faire pour décrédibiliser le mouvement des gilets jaunes.

    La semaine dernière, plusieurs rapporteurs spéciaux de l’ONU avaient considéré la loi anti-casseurs souhaitée par les autorités comme contraire au droit international. Ils avaient aussi conclu à un recours excessif de la force par les policiers.

    Le sociologue genevois Jean Ziegler était également présent sur la Place des Nations. Il dénonce de son côté l’utilisation par la police de flashballs de fabrication suisse.

    Revendications économiques
    Pour autant, il ne faut pas voir de coïncidence avec la décision de venir manifester devant l’ONU à Genève. Celle-ci avait été prise avant ces évaluations.

    Sur les gilets et les banderoles, les slogans dénoncent aussi les violences policières perpétrées au lieu de « protéger les citoyens » et relaient les revendications économiques et politiques du mouvement. Fiscalité, retraites, les questions abordées dans les nombreuses discussions sont reflétées. « Nous voulons seulement pouvoir vivre de notre travail », dit le manifestant.

    Et aussi un référendum d’initiative citoyenne établi comme les initiatives populaires en Suisse. « Il n’est pas seulement souhaitable », il est indispensable, insiste encore ce manifestant. Les gilets jaunes ne demandent pas une Commission d’enquête internationale au Conseil des droits de l’homme. « Une simple déclaration » de condamnation suffirait, dit le manifestant.

    Aucun débordement
    Si certains redoutaient des débordements après les dérives observées en France, il n’en a rien été à Genève. La manifestation est restée limitée à la Place des Nations, comme le demandaient les autorités genevoises. La police, dont le dispositif était très discret, ne déplore aucun incident à ce stade.

    #ONU #giletsjaunes #gilets_jaunes #violences_policières  #droits_humains #violence #répression #maintien_de_l'ordre #justice #Genève #Suisse


    Image : Aymeric Dejardin-Verkinder



  • Gilets jaunes : Commercy ouvre la voie du municipalisme - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    http://cqfd-journal.org/Gilets-jaunes-Commercy-ouvre-la

    « Ce gars qui avait lancé l’idée du municipalisme était venu à l’une de nos réunions. Je ne m’en souvenais même plus, mais c’était à propos des cheminots. On avait parlé de ça, l’idée lui était restée dans la tête, il avait lu là-dessus et les graines ont germé. Le 17 novembre, il y avait cinq cents personnes qui bloquaient toute la ville et le drapeau du municipalisme libertaire flottait sur le rond-point “des trois godelles” [“vache” en patois], à l’entrée de Commercy — notre rond-point avec ces statues de métal de trois vaches bleues est la curiosité de la ville, presque mondialement connu. C’était juste une banderole “Municipalisme libertaire” avec à côté “Macron démission” et “Halte aux taxes” (rires) — c’était un mélange assez bizarre ! Les Gilets jaunes le brandissaient, on a pris des photos avec et comme personne ne savait trop ce que c’était, on s’est mis à en discuter. C’était lancé ! »

    #Commercy #gilets_jaunes


  • Rencontres aux ronds-points. La mobilisation des #gilets_jaunes dans un bourg rural de #Lorraine

    À partir de l’observation locale menée par le sociologue R. Challier, le mouvement des gilets jaunes révèle son pouvoir transformateur de la #conscience_de_classe.


    https://laviedesidees.fr/Rencontres-aux-ronds-points.html
    #classes_sociales #Raphaël_Challier

    • À partir d’une ethnographie sur le vif de la mobilisation et celle, menée sur un temps plus étendu, de la vie sociale et politique [7] dans une ville rurale que j’appelle Grandmenil, j’analyserai les transformations que l’occupation d’un rond-point produit, dans un territoire populaire habituellement marqué par la fragmentation et la distance au politique, sur les relations entre habitants et les manières dont ils regardent le monde social. Ce faisant, je montrerai aussi que dans le territoire étudié, les gilets jaunes recouvrent peu les réseaux militants locaux de toutes obédiences, le mouvement favorisant plutôt l’irruption d’engagements à la fois populaires et profanes dans l’espace public.


  • https://l1consolable.bandcamp.com/track/gilets-jaunes-col-re-noire

    #rap #gilets_jaunes #violences_policières

    Couplet 1 :

    Les rues de Paris se préparent, ils ont tout barricadé,
    parient sur le fait que ceux venant par ici finissent par y canner,
    y’a des blindés avec des gaz incapacitants,
    des LBD 40 pour faire céder les récalcitrants,
    les rues sont quadrillées, la foule éparpillée,
    ils nous ont torpillé et ils ont cru qu’on finirait par plier,
    dans tous les quartiers des cars de kissedés barrent vite les
    avenues et boulevards, sidérant des yeux écarquillés !
    La BAC y est comme devant chaque lycée,
    donne sans s’affliger des coups sans savoir qui c’est
    l’homme qu’ils frappent, matraquent, y’a des mâchoires brisées,
    des vies aussi, les civils craquent, les visages sont visés,
    les gilets jaunes avisés qu’ils doivent vider les rond-points,
    ne plus tourner en rond dans les rues, ne plus traîner dans le coin,
    la Police distribue les coups, et Macron les bons points,
    on est loin de s’imaginer à quel point les beaux jours sont loin !

    Refrain :

    Gilets jaunes verts de rage, et colère noire,
    blancs comme un linge à l’idée de nourrir de faux-espoirs,
    rouges de colère face à la terreur du terroir,
    aux hommes en bleu qui laissent pour trace une peur bleue dans nos mémoires !

    Gilets jaunes, matière grise qui nous sépare
    du sommet de la Tour de Pise qui voit rouge comme elle part
    à la renverse, on versera le sang des puissants et de leurs clébards,
    une sortie de crise via le Grand Débat ? Franchement, des barres !

    Couplet 2 :

    Les rues de Paris s’enflamment, la Bourse est incendiée,
    sans cramer leur QG tu sais que leur pouvoir reste entier,
    les vitrines sont brisées, les berlines carbonisées,
    les flics visés comme on voit déjà des gens agoniser,
    pendant que les uns se voient maîtrisés, et les magasins pillés,
    des gamins emportent le butin, de quoi se faire un billet !
    Putain ! Dépassés par ce qui se passe les bourgeois sont indignés,
    pendant qu’on voit dans les yeux de ceux qui observent des étoiles briller,
    les puissants se mettent à prier, va savoir où ils se terrent,
    un transpalette fera plier l’immense porte d’un Ministère,
    Benjamin Griveaux se tire sans demander son reste, petit père !
    En aurait-on fait un martyr ? On ne saura pas, mystère !
    Pas une manif qui se termine sans un nouvel éborgné,
    sans l’un d’entre nous à terre que des bacqueux viennent tout de même cogner !
    Faut-il s’étonner, derrière, lorsqu’un flic se fait boxer,
    que la foule tranche en faveur du boxeur sans autre forme de procès ?

    Refrain :

    Gilets jaunes verts de rage, et colère noire,
    blancs comme un linge à l’idée de nourrir de faux-espoirs,
    rouges de colère face à la terreur du terroir,
    aux hommes en bleu qui laissent pour trace une peur bleue dans nos mémoires !

    Gilets jaunes, matière grise qui nous sépare
    du sommet de la Tour de Pise qui voit rouge comme elle part
    à la renverse, on versera le sang des puissants et de leurs clébards,
    une sortie de crise via le Grand Débat ? Franchement, des barres !

    Couplet 3 :

    Les rues de Paris s’remplissent, la police semble hys-
    térique, très vite je sens qu’ils s’organisent pour nous nasser,
    mais le mot est passé, le projet s’ébruite et on s’est déplacés
    par petits groupes dispersés et les flics sont dépassés !
    Tous ceux qui se font serrer par les CRS sont tabassés,
    après le décès de Zineb, ils ne savent plus quel cap passer,
    des gueules cassées, vu que c’est en force qu’ils veulent passer,
    pas d’équivalent de violence avant loin par le passé,
    17 y ont laissé un oeil, mais je vois pas les tirs cesser,
    2000 blessés, je suis stressé, y’a de quoi craindre le pire : le décès !
    Les street medics arrêtés, par les flics agressés,
    par LBD, GLI, ou bien d’autres joujous à l’essai,
    4 mains arrachées, pas moins, et combien de traumatisés
    qui ont bien trimé ? Et trop de malheureux dans le coma ! Qui sait
    comment se terminera tout ça, quand brûlera l’Elysée,
    quand le « premier de cordée », épuisé, se sentira dévisser ?

    Refrain :

    Gilets jaunes verts de rage, et colère noire,
    blancs comme un linge à l’idée de nourrir de faux-espoirs,
    rouges de colère face à la terreur du terroir,
    aux hommes en bleu qui laissent pour trace une peur bleue dans nos mémoires !

    Gilets jaunes, matière grise qui nous sépare
    du sommet de la Tour de Pise qui voit rouge comme elle part
    à la renverse, on versera le sang des puissants et de leurs clébards,
    une sortie de crise via le Grand Débat ? Franchement, des barres !

    Gilets jaunes verts de rage, et colère noire,
    blancs comme un linge à l’idée de nourrir de faux-espoirs,
    rouges de colère face à la terreur du terroir,
    aux hommes en bleu qui laissent pour trace une peur bleue dans nos mémoires !

    Gilets jaunes, matière grise qui nous sépare
    du sommet de la Tour de Pise qui voit rouge comme elle part
    à la renverse, on versera le sang des puissants et de leurs clébards,
    une sortie de crise via le Grand Débat ? Franchement, des barres !
    crédits
    paru le 6 février 2019
    Paroles et musique : L’1consolable
    Mixé par L’1consolable @ Paris.
    Dessin : Maïlys Vallade.


  • https://offensivesonore.blogspot.com/2019/02/emission-du-15-fevrier-2018.html

    La révolte des Gilets Jaunes (partie 3)

    Emission du 15 février 2018, enregistrement fait avec lieux Commun le 6 février débats à propos des "Gilets Jaunes". Alors que le mouvement continue inéluctablement, plusieurs éléments change la donne ; les listes estampillés « Gilets Jaunes » et les « assemblées d’assemblées » (comme à Commercy) qui semblent être chacune détaché de la base. D’un autre coté les samedi de manifestation semblent s’enfoncer dans l’impasse de la violence alors que la répression n’a jamais été aussi forte.

    #audio #radio #offensive_sonore #radio_libertaire #audio #mouvement_ouvrier #gilets_jaunes #banlieues #ruralité #mouvement_social #gauchisme #violences #gauches #ric #commercy #empire


  • Le 3 ème appel des gilets jaunes de Commercy contre le racisme, l’antisémitisme et toutes formes de persécutions
    https://www.youtube.com/watch?v=8XCVZrJtos4

    Depuis le 17 novembre, et même avant la grande mobilisation, notre mouvement citoyen a été qualifié de raciste et « beauf » tant par la presse que par le gouvernement.

    Même le Président Macron n’a pas hésité à nous qualifier de « foules haineuses » qui s’en prendraient aux élus, aux forces de l’ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers et aux homosexuels…quelle injure !

    Depuis quelques semaines, des actes inacceptables, sont perpétrés par des individus et repris largement par certains médias, discréditant, voir diabolisant notre mouvement !

    Nous Gilets Jaunes de Commercy, rappelons que l’indépendance vis à vis des partis et organisations est un de nos fondements.

    Cependant, nous condamnons très fermement tout acte ou expression de Racisme ou d’Antisémitisme, ainsi que toutes autres formes de persécutions quelles qu’elles soient.

    Il est insupportable que de tels actes puissent avoir lieu. Le silence qui les entoure nous rappelle les heures sombres que notre pays a traversé, et ça il ne faut jamais l’oublier.

    Nous devons être la petite lumière qui veille à ce que cela ne soit jamais banalisé.

    Chaque Homme, chaque Femme, chaque enfant doit pouvoir vivre en toute liberté et toute sécurité dans notre beau pays.

    Les gilets jaunes de Commercy

    #gilets_jaunes #gouvernement #racisme #antisémitisme


  • #Racisme, confusionisme et matraquage à tous les étages
    https://nantes.indymedia.org/articles/44591

    Racisme, confusionnisme et matraquage à tous les étages On vit une époque formidable. Dans bien des pays de cette planète mondialisée, le capitalisme poursuit inlassablement la destruction méthodique de toutes les conquêtes sociales et, novlangue aidant, on appelle ces destructions « réformes » ou « modernisation ».

    #Répression #Resistances #antifascisme #gilets_jaunes #Racisme,Répression,Resistances,antifascisme,gilets_jaunes


  • #gilets_jaunes et antisémitisme : l’éternel procès
    https://nantes.indymedia.org/articles/44600

    Alain Finkielkraut a été pris à partie par des Gilets Jaunes lors de l’acte XIV, à Paris. Sa propension notable à être insulté dans l’espace public n’ont dissuadé ni le principal intéressé, ni les médias de masse d’en conclure que notre mouvement est gangrené par l’antisémitisme.

    #Racisme #Répression #Resistances #antifascisme #Racisme,Répression,Resistances,antifascisme,gilets_jaunes


  • Troisième appel des gilets jaunes de Commercy
    Contre le racisme, l’antisémitisme et toutes les formes de persécution

    https://lavoiedujaguar.net/Troisieme-appel-des-gilets-jaunes-de-Commercy-Contre-le-racisme-l-an

    Depuis le 17 novembre, et même avant la grande mobilisation, notre mouvement citoyen a été qualifié de raciste, de « beauf », tant par la presse que par le gouvernement. Même le président Macron n’a pas hésité à nous qualifier de « foules haineuses » qui s’en prenaient aux élus, aux forces de l’ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers et aux homosexuels… Quelle injure !

    Depuis quelques semaines, des actes inacceptables sont perpétrés par des individus et repris largement par certains médias, discréditant, voire diabolisant notre mouvement !

    Nous, gilets jaunes de Commercy, rappelons que l’indépendance vis-à-vis des partis et organisations est un de nos fondements. Cependant, nous condamnons très fermement tout acte ou expression de racisme et antisémitisme, ainsi que toute autre forme de persécution quelle qu’elle soit. (...)

    #gilets_jaunes #Commercy #racisme #antisémitisme #appel #lumière


  • Rencontres aux ronds-points - La mobilisation des #gilets_jaunes dans un bourg rural de Lorraine, Raphaël Challier ,
    http://www.laviedesidees.fr/Rencontres-aux-ronds-points.html

    À partir de l’observation locale menée par le sociologue R. Challier, le mouvement des gilets jaunes révèle son pouvoir transformateur de la conscience de classe.

    Le mouvement des gilets jaunes, né à l’automne 2018, a déjà fait l’objet de nombreux commentaires politiques et médiatiques. Certains acteurs politiques ont dénoncé un mouvement séditieux et/ou réactionnaire, d’autres ont célébré une « insurrection enfin venue ». Quant aux commentaires scientifiques produits à chaud, ils ont surtout consisté dans l’analyse des racines structurelles de la mobilisation [1] ou des mises en perspective historique [2], mais sans mettre en place d’enquête spécifique. Les premières enquêtes collectives en cours, principalement quantitatives, fournissent des informations bienvenues sur la sociographie d’ensemble des gilets jaunes, comme l’ancrage du mouvement au sein des classes populaires périurbaines ou vivant à distance des métropoles et le caractère transpartisan du mouvement [3]. Néanmoins, comme pour toute forme d’expression politique, multiplier les enquêtes plus qualitatives et localisées [4] est indispensable pour saisir de manière précise et ancrée les multiples logiques sociales qui ont pu favoriser une telle dynamique des gilets-jaunes. Les seuls travaux relevant d’une telle approche sont à ce jour une enquête réalisée dans des villages de Haute-Marne [5] et l’autre à Dieppe [6]. C’est à ce travail, nécessairement progressif et collectif, de réinscription des « ronds-points » des gilets jaunes dans leurs différents territoires, que souhaite contribuer ce texte, contextualisation d’autant plus nécessaire dans le cas d’un mouvement très diversifié politiquement, socialement et souvent basé sur des réseaux d’interconnaissance.

    À partir d’une ethnographie sur le vif de la mobilisation et celle, menée sur un temps plus étendu, de la vie sociale et politique [7] dans une ville rurale que j’appelle Grandmenil, j’analyserai les transformations que l’occupation d’un rond-point produit, dans un territoire populaire habituellement marqué par la fragmentation et la distance au politique, sur les relations entre habitants et les manières dont ils regardent le monde social. Ce faisant, je montrerai aussi que dans le territoire étudié, les gilets jaunes recouvrent peu les réseaux militants locaux de toutes obédiences, le mouvement favorisant plutôt l’irruption d’engagements à la fois populaires et profanes dans l’espace public.

    Entre fragmentation et distance au(x) « politique(s) »

    Pour saisir les effets que produit le mouvement au niveau local, il convient de le replacer dans le temps long des relations sociales qui se déploient à Grandmenil. Dans ce bourg rural de Lorraine de 5500 habitants, les cadres et professions intermédiaires sont sous-représentés, contrairement aux ouvriers [8], qui travaillent surtout dans le transport et l’industrie du bois. Les années 1990 puis 2000 sont marquées par plusieurs fermetures d’usines, qui fragilisent l’économie locale. Cette fragilité est renforcée par l’enclavement de la ville, située dans un territoire de plaine, qui ne bénéficie pas du tourisme. Le chômage (22,7 % contre 12,7 % pour la France métropolitaine. INSEE 2012) et le taux de pauvreté [9] y sont élevés, la part des ménages fiscaux imposés y est faible [10]. Dans un tel contexte, l’usage de la voiture n’apparaît pas comme un choix. L’offre de services aux usagers tend à se raréfier : l’accueil hospitalier a fermé en 2017, les horaires du bureau de poste couvrent moins de la moitié de la semaine ; la ville ne compte ne compte pas de lycée et les commerces se raréfient. La rétraction du bassin d’emploi oblige de nombreux habitants à investir des territoires plus dynamiques. Ces évolutions favorisent un malaise face à ce qui est perçu comme le déclin de la ville, la « sinistrose », selon les termes d’un élu local. Le bourg est donc assez typique de ces territoires ruraux, qui incarnent, avec les grands-ensembles, l’un des principaux espaces de résidence des classes populaires contemporaines.

    La taille de la ville favorise l’interconnaissance, suscitant des pratiques de solidarité mais aussi la disqualification des « assistés », des minorités ethniques ou des mères célibataires accusées de « faire des enfants pour les allocations ». À titre d’illustration, la ville compte plus de dix bars, ce qui reflète la fragmentation des liens. Ces bars sont ségrégués selon les générations et les fractions de classe et les habitués y échangent souvent des jugements sévères sur les autres groupes (« frimeurs », « cul-terreux », « cas sociaux »). Cette interconnaissance façonne aussi des formes spécifiques de politisation, marques d’une distance spatiale, sociale et culturelle vis-à-vis des catégories plus aisées. Lors des présidentielles, les scores du Rassemblement/Front National (RN/FN), sont nettement plus élevés que la moyenne nationale. En 2017, Marine Le Pen arrive en tête, avec 51 % au second tour et 33,6 % au premier et en 2012, au 1er tour, avec 26,9 % [11]. Ce parti, le seul visible localement, parvient pendant à temps à mobiliser une vingtaine de militants et sympathisants, mais ne s’ancre pas sur la durée. Plusieurs cadres locaux, appartenant aux classes moyennes, ont démissionné de leur poste d’élus et quitté le parti dès 2015. Quant aux soutiens plus populaires, ils sont candidats non éligibles en 2014 mais n’adhèrent pas formellement [12]. Par ailleurs, le soutien au FN ne doit pas être généralisé aux habitants de Grandmenil et on y relève aussi des traces de politisations à gauche. Certains ouvriers en retraite, anciennement syndiqués (surtout à la CFDT), continuent d’affirmer publiquement leurs convictions politiques, tout en se déclarant souvent déçus de l’évolution du PS et du PCF. De même, l’organisation régulière de concerts de Punk contestataire sur la ville suscite chez certains jeunes une politisation et des votes d’extrême gauche, mais ils ne militent pas sur place, tant leurs concitoyens semblent « anti-politiques ».

    En effet, plus qu’un « conservatisme », qui n’est pas unanime, le rapport au politique des habitants se définit avant tout par l’euphémisation des clivages partisans. Ainsi, lors des élections municipales de 2014, à l’exception de la liste FN (qui rassemble 21 % des votes au premier tour puis 15 % au second), les deux listes qui se classent en 1re (avec 44 % puis 48 %) et 2e position (35 % puis 38%) se présentent sans étiquettes. À Grandmenil, « tout se sait » et celui qui affiche ses opinions fait l’objet de railleries de la part des autres habitants, ce qui encourage une retenue. Cette faiblesse du tissu partisan n’implique pas pour autant une dépolitisation, au sens d’une incapacité à se mobiliser. Par exemple, fin 2012, la ville est le théâtre d’un mouvement contre l’introduction d’une taxe sur les ordures ménagères, ponctuée par des rassemblements importants (jusqu’à 600 habitants) et des dépôts de poubelles devant la mairie. Si celle-ci entrera en vigueur, le sentiment d’injustice fiscale réémerge, quelques années plus tard, lors du mouvement des gilets jaunes.

    La ville en jaune, indice d’une cohésion retrouvée

    Pour un sociologue ayant fréquenté le collège de la ville puis réinvesti Grandmenil comme terrain d’enquête, le mouvement frappe par son ampleur, mais aussi par les transformations qu’il produit. L’habituelle fragmentation est remplacée, pendant un temps, par une certaine cohésion affichée et le faible intérêt général pour la politique spécialisée [13] cède la place à des discussions passionnées sur le contexte économique et social. Dès mi-novembre, à partir d’appel sur les réseaux sociaux, un groupe d’habitants investit donc le rond-point au sortir de la ville, ralliant rapidement de 20 à 60 présents réguliers. Ils construisent une cabane, mettent en place plusieurs braseros, une camionnette sert à stocker les provisions. Les mobilisés appartiennent aux différentes strates des classes populaires : ils sont artisans et commerçants mais surtout ouvriers et employés, aussi bien stables que précaires, souvent peu diplômés. Les femmes sont assez présentes (entre 4/10 et 1/2 selon les jours). Si le mouvement favorise un recul des discours racistes (voir infra), le collectif mobilise peu les habitants des minorités (Turcs et Maghrébins), à part quelques personnes Tziganes.


  • Les « #Gilets_jaunes » : un #mouvement_social inédit qui oblige à réfléchir autrement la lutte contre les #oppressions et l’#émancipation_sociale

    Pour la première fois depuis 2006, lorsqu’une grande mobilisation a conduit le gouvernement à retirer le Contrat de première embauche (CPE), et après les défaites cumulées notamment depuis la bataille de 2010 sur les retraites jusqu’à celle sur les lois Travail ou la SNCF, le mouvement social des « Gilets jaunes » est parvenu à faire reculer le gouvernement. Ce mouvement a démarré son Acte I le 17 novembre 2018 et ne s’est pas essoufflé avec les festivités de fin d’année. Au moins 80’000 personnes ont défilé le samedi 19 janvier 2019 lors de son Acte X. À cette occasion, les violences policières et les mutilations que provoquent les armes type LBD (lanceurs de balle de défense) étaient au cœur de la protestation. Ces mutilations illustrent l’ampleur et la gravité de la guerre sociale en cours. Des témoignages peuvent être entendus dans l’émission de Mediapart Studio du 16 janvier 2019[1]. Le journal Le Temps du 19 janvier 2019 a d’ailleurs mis en évidence que ces armes de guerre sociale sont produites par une entreprise suisse.[2]

    Le caractère inédit du mouvement social des « Gilets jaunes » a pris par surprise tous les acteurs établis de la politique française (gouvernement, partis politiques et syndicats), et au-delà. L’incompréhension concerne aussi les organisations politiques de la gauche radicale. Lors du forum Autre Davos qui s’est déroulé à Zurich le 11-12 janvier 2019, l’intervention de Christine Poupin[3](activiste du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) en France) apporte de premiers éléments de compréhension et d’analyse du mouvement social des « Gilets jaunes ». C’est la raison pour laquelle le Cercle La brèche met à disposition ses notes (sous une forme éditée). Leur contenu est susceptible de susciter la réflexion et le débat auprès de celles et ceux qui estiment que l’émancipation des opprimé·e·sne pourra être que l’œuvre des opprimées elles-mêmes et des opprimés eux-mêmes.


    https://cerclelabreche.wordpress.com/2019/01/27/les-gilets-jaunes-un-mouvement-social-inedit-qui-oblige-a-


  • Nous sommes juifs et nous sommes antisionistes
    https://nantes.indymedia.org/articles/44585

    Nous sommes juifs, héritiers d’une longue période où la grande majorité des Juifs ont estimé que leur émancipation comme minorité opprimée, passait par l’émancipation de toute l’humanité. Nous sommes antisionistes parce que nous refusons la séparation des Juifs du reste de l’humanité.

    #Racisme #Répression #Resistances #antifascisme #gilets_jaunes #Racisme,Répression,Resistances,antifascisme,gilets_jaunes



  • #Quebec « Le capitalisme porte en lui la guerre, comme la nuée porte l’orage » : le mouvement des gilets jaunes en France et la question de l’extrême droite. Fabien Desage, Pascale Dufour, Renaud Goyer, Adrien Jouan - 13 Février 2018 - Le Journal des Alternatives
    https://journal.alternatives.ca/?Le-capitalisme-porte-en-lui-la-guerre-comme-la-nuee-porte-l-or

    Le 12 et 13 janvier 2019, les gilets jaunes du Canada, appelaient à la manifestation pour clamer leur opposition à la taxe carbone et, plus largement, au gouvernement fédéral de Justin Trudeau décrit, dans un registre caractéristique de l’extrême droite, comme un « mondialiste trahissant son pays » https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1146998/gilets-jaunes-extreme-droite-immigration-xenophobie-pipelines-taxe- . Plusieurs observateurs.trices ont déjà signalé les différences notables entre les mouvements des gilets jaunes au Canada - où, en dehors d’une certaine audience sur les réseaux sociaux ils semblent rester relativement confidentiels et confinés à des groupes d’extrême droite - et en France. Pourtant, dès les débuts de la mobilisation hexagonale, plusieurs journalistes ou hommes et femmes politiques évoquent également le fait que parmi les personnes mobilisées, certaines ont sans doute voté pour le Front national (désormais Rassemblement national) aux dernières élections présidentielles, utilisant cet argument pour disqualifier le mouvement ou pour insister sur son infiltration présumée. Dans certains départements, comme celui du Var dans le Sud ou du Pas-de-Calais dans le Nord, où Marine le Pen a récolté respectivement plus de 44% et 52% des voix au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2017, il est statistiquement inévitable que sur des ronds-points occupés, et désormais largement évacués par la police, se soient trouvé.es des électeurs.trices du Front national. Comme c’est le cas, d’ailleurs, dans n’importe quelle manifestation réunissant plus de 20 personnes, au milieu des client.es d’un supermarché, au sein du personnel d’une école, d’une usine ou d’un commissariat. Car oui, la présence de l’extrême droite et de ses idées est désormais devenue, gilets jaunes ou pas, une réalité bien française. Mais aussi italienne, brésilienne, américaine ou encore canadienne (et québécoise).

    Face à ce constat somme toute sociologiquement trivial de la présence d’électeurs.trices de l’extrême droite dans le mouvement des gilets jaunes, plusieurs attitudes sont possibles : dénoncer un mouvement piloté ou « noyauté » par les mouvements structurés d’extrême droite et utiliser cet argument comme prétexte pour ne pas s’engager ou, au contraire, être présent.e dans la rue et dans les assemblées générales pour ne pas laisser la place, pour discuter et pour dénoncer les propos racistes, homophobes, ou autres, s’ils surviennent. Il y a, ici, pour les militant.es et organisations de gauche une véritable réflexion politique à avoir : comment réagir face à une contestation populaire dont l’orientation politique n’est pas donnée à l’avance et n’épouse pas les formes convenues (mais aussi souvent contenues) des mouvements sociaux canalisés et organisés traditionnels ? Faut-il réprouver a priori la prise de parole et l’expression publique au motif qu’elle pourrait nous déplaire, ou la laisser jaillir pour mieux pouvoir éventuellement la confronter ? Les revendications des collectifs locaux des gilets jaunes, si elles sont parfois disparates, ont une grande unité dans leurs exigences de démocratie et de justice sociale, points beaucoup plus centraux que les thématiques chères à l’extrême droite dans le mouvement actuel.

    D’autres commentateurs.trices soulignent le fait que le mouvement des gilets jaunes, en demandant la démission du président Macron, ouvrirait la voie à l’extrême droite et à l’élection de Marine Le Pen aux prochaines élections présidentielles ou de son parti à d’éventuelles élections législatives (anticipées ou non). Ce raisonnement, en négligeant le fait, là encore, que le.la candidat.e de l’extrême droite n’a pas attendu le mouvement des gilets jaunes pour progresser à chaque élection depuis 2002, tend à sous-estimer les processus politiques à l’oeuvre dans la société française (et au-delà) depuis des décennies, et à donner un rôle décisif ou accélérateur à un mouvement social, qui, au contraire, doit selon nous être appréhendé comme une chance inespérée de conjurer une progression électorale continue de l’extrême droite, qui doit bien plus au creusement des inégalités et à la défiance à l’égard de la classe politique qu’au mouvement des gilets jaunes. Embrasser ce constat alarmiste équivaut par ailleurs à se placer dans une situation d’impuissance, comme si la France était plongée en permanence dans un second tour de l’élection présidentielle. Le spectre de l’arrivée de l’extrême droite semble alors justifier tous les renoncements, de ces renoncements qui, au final, renforcent l’extrême droite, année après année. Le mandat passé de François Hollande en est la démonstration la plus parfaite. Ce jeu de la menace, du chantage au « vote utile » alimente en retour l’impression d’une... inutilité profonde de la politique. Et un sentiment de déconnexion entre les partis, les syndicats et les citoyen.nes, dont le mouvement des gilets jaunes est la conséquence plus que la cause.

    Ce constat pose aussi la question centrale de la place de la gauche dans ce renouvellement attendue de la classe politique. Le divorce du parti socialiste et des classes populaires n’est pas nouveau. Depuis 30 ans, les causes de la montée électorale de l’extrême droite sont passés à la loupe des analystes, et n’exonèrent pas la gauche de gouvernement. Songeons au rôle de François Mitterrand dans l’essor de la formation politique de Jean-Marie Le Pen à des fins stratégiques au milieu des années 1980, afin d’affaiblir la droite parlementaire, ou encore au débat sur la « déchéance de nationalité » introduit par Manuel Valls plus récemment. Très clairement, en convergeant avec la droite sur les objectifs d’austérité budgétaire et sur une politique de l’offre, la gauche gouvernementale a contribué à rendre le Rassemblement national (RN) un peu plus central dans le jeu politique, et à donner le privilège à ce parti d’apparaître comme la principale formation d’opposition. La gauche de gouvernement semble avoir aujourd’hui bien peu à offrir sur le plan des perspectives politiques, sur la question de la réduction des inégalités économiques ou encore de la concentration (sociale et territoriale) de la richesse. Elle semble avoir renoncé à un projet de société égalitaire et aux outils de redistribution nécessaires à ce dernier (que l’on songe aux renoncements en matière de fiscalité ou à la « loi travail » qui a marqué le quinquennat Hollande par exemple).

    Si la voie électorale paraît bouchée et que la voie de la contestation sociale semble « faire le jeu du RN », alors quelle position adopter ? Il est probablement nécessaire, dans un premier temps, de changer de perspective, et d’admettre qu’à « état démocratique constant » le pire était déjà devant nous, avant même l’émergence du mouvement des gilets jaunes. Ce dernier peut dès lors apparaître comme une opportunité d’enrayer l’essor de l’extrême droite et, plus largement, d’échapper à l’alternative funeste entre régimes néo-libéraux autoritaires (États-Unis, Italie, Hongrie) et régimes autoritaires néo-libéraux (Brésil, Turquie, Chine) ?

    Il faut donc non seulement soutenir ce mouvement, mais également travailler à la (re)prise de parole et de pouvoir de personnes issues de certaines fractions des classes populaires et de catégories de travailleurs.euses « invisibles » qui avaient abandonné le terrain du mouvement social, voire le chemin des urnes, comme le souligne l’enquête préliminaire du Collectif de chercheurs bordelais https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/11/gilets-jaunes-une-enquete-pionniere-sur-la-revolte-des-revenus-modestes_5395 . Le mouvement des gilets jaunes représente un moment de formation politique collective inédite, à travers lequel se construisent des sujets politiques. C’est aussi un moment de (re)création de solidarités effectives, dont l’ampleur et la durée dépassent les expériences récentes et auront des conséquences durables pour celles et ceux qui l’ont vécu, et ont souvent expérimenté communément la violence d’État.
    
En effet, les mobilisations des gilets jaunes mettent à jour un pouvoir étatique n’ayant comme réponse à proposer à la contestation massive de ses politiques que la violence policière et judiciaire (plus d’un millier de personnes subissent actuellement des poursuites judiciaires). Les niveaux actuels de répression du mouvement et des militant.es sont inédits dans la Vème République : par le nombre d’individus interpellés (près de 5000 depuis le début du mouvement) mais aussi de personnes blessées https://www.mediapart.fr/studio/panoramique/allo-place-beauvau-cest-pour-un-bilan , en raison du recours massif d’armes dites « intermédiaires » ailleurs interdites pour de telles missions de maintien de l’ordre, à commencer par les « grenades de désencerclement » ou encore les lanceurs de balles de défense (LDB40). Dans ce cadre, la nouvelle loi dite « anti-casseurs », adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 5 février dernier, semble venir parachever la remise en cause durable de démocratie et de justice sociale et de droits fondamentaux, comme celui de manifester. Cette loi va, entre autres choses, inaugurer la possibilité pour des autorités administratives (les préfets) d’interdire à des personnes d’exercer leur droit de manifester et ce, de manière préventive, en amont de toute condamnation judiciaire.

    « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage », écrivait au début du 20ème siècle l’intellectuel et militant socialiste Jean Jaurès, à l’aube d’un conflit qui allait dévaster les sociétés européennes, et paver la voie à la seconde guerre mondiale. Aujourd’hui, le mouvement des gilets jaunes pose à nouveau frais, à la lumière du capitalisme à l’ère néolibérale, la question des injustices et de la violence dans nos sociétés, mais également des périls qui nous guettent, si nous n’y trouvons pas d’issue démocratique et pacifique. Peut-on croire sincèrement que le mouvement actuel ait une quelconque responsabilité dans l’essor de l’autoritarisme et dans le développement du nationalisme dans nombre de nos sociétés ? Plus qu’une erreur de perspective, voyons-y la tentative désespérée des tenants de l’ordre ancien de faire diversion, et d’écarter à bon compte leurs responsabilités centrales dans le tragique de l’heure, comme dans celui d’hier.

    #Canada #capitalisme #extreme_droite #néo_libéralisme #Gauche #PS #analyse #démocratie #inégalités #injustices #violence #justice_sociale #inégalités #libertés_publiques #GiletsJaunes #Gilets_Jaunes


  • relevé par Patrick Weil sur FB
    https://www.facebook.com/patrick.weil.969/posts/10156858035111006

    #Gilets_Jaunes. #Pierre_Mendès-France avait tout compris. Et c’était, il y a plus de trente ans, bien avant le quinquennat et la suppression du cumul des mandats.

    « Je crois que les Français sont très capables de s’intéresser à leurs affaires, si vraiment on leur donne la parole ; mais, dans la mesure où on ne leur donne pas la parole et où tous les pouvoirs sont concentrés en des lieux un peu lointains, mystérieux, en tout cas inaccessibles, renouvelables à de très lointains intervalles, je crois que ceci est de susceptible de provoquer des réactions fort peu démocratiques. Soit une grande indifférence : on se détourne de la vie politique. Soit la recherche de moyens d’intervention extra-institutionnels : le désordre, la manifestation, les interventions sous des formes diverses, que nous voyons se multiplier. Un jour, ce sont les étudiants, un jour les viticulteurs, un jour les fonctionnaires ; chacun cherche à se faire rendre justice par des procédés qui ne sont pas ceux de la démocratie, qui ne sont pas ceux d’un fonctionnement institutionnel normal.

    Alors je crois que de ce point de vue, cette Constitution, dans la mesure où elle a systématiquement voulu que le seul maître soit un homme, fût-il élu au suffrage universel, a eu pour effet d’affaiblir les ressorts démocratiques et la réalité démocratique de ce pays.

    […] Quand vous dites aux représentants de certaines catégories sociales qui se livrent à des manifestations – les uns mettent le feu à des perceptions, les autres vont répandre leurs artichauts dans les cours des sous-préfectures, d’autres barrent des voies ferrées –, lorsque vous leur dites : « Tout de même, évitez ces excès, ces abus », ils vous répondent : « Vous savez que c’est la seule manière de se faire entendre. » Et c’est vrai, parce qu’en effet, le pouvoir affolé va leur donner satisfaction d’une manière ou d’une autre. …finalement, quels sont leurs pouvoirs dans le régime que nous avons aujourd’hui ? Les assemblées représentatives n’exercent plus une [seule] fraction du pouvoir. Tout le pouvoir est concentré dans une structure très étroite, très resserrée, sur laquelle l’opinion publique n’a pas d’action directe, de telle manière qu’elle essaie de se manifester d’une manière plus ou moins agitée par les interventions extra-institutionnelles, parfois illégales, dont je parlais tout à l’heure. »

    Pierre Mendès France, Regard sur la Ve République. 1958-1978. Entretiens avec François Lanzenberg, Paris, 1983 p. 44-45 et 100.


  • 16 Février : y’a du soleil et des grenades
    https://nantes.indymedia.org/articles/44574

    Plus de 3000 manifestants. Des actions jusqu’à la nuit. Détermination et solidarité en hausse - Après plusieurs samedis marqués par des appels « régionaux » dans les villes voisines, c’est un retour à #Nantes pour beaucoup de #gilets_jaunes. Il est autour de 14H quand la manifestation démarre dans une bonne ambiance en direction de la préfecture. A l’avant, une référence à la Révolution française : « De l’audace, toujours de l’audace », et des ballons jaunes. Si le cortège est plus compact et déterminé que la semaine précédente, il est aussi encadré par un dispositif policier toujours surdimensionné : le long du Cours, toutes les artères sont sont bouclées par les (...)

    #gilets_jaunes


  • [Acte XIV - 16/02/2019] [Bilan évolutif]
    https://nantes.indymedia.org/articles/44573

    Le rendez-vous était fixé a 13h, la manifestation partira de Commerce a 14h15. Un premier tour s’entame en suivant un parcours de manifestation habituel (place du cirque, préfecture, monument aux morts, cours st pierre duchesse Anne, place du Bouffay, commerce) arrivé a la moitié du parcours toujours du premier tour la manifestation se fait réprimé lors d’une première initiative de prendre une direction différente par le Pont de la Rotonde du parcours imposé par la disposition du dispositif policier mit en place. La tentative se fait réprimer dans un gazage intensif ou 18 salves de lacrymogène et 4 grenades dont 2 desencerclantes confirmé seront tiré en environ 15 minutes. La manifestation continue donc son chemin en direction de Commerce en passant devant la Place Du (...)

    #Répression #actions #directes #gilets_jaunes #Nantes #Répression,actions,directes,gilets_jaunes


  • Laurent Alexandre ou l’art de provoquer les #Gilets_Jaunes
    https://lemediapresse.fr/societe/laurent-alexandre-ou-lart-de-provoquer-les-gilets-jaunes

    « Inutiles, assistés, substituables » ; en termes de propos critiques envers les Gilets jaunes, Laurent Alexandre, fondateur de Doctissimo et soutien du président Emmanuel Macron ne lésine pas sur la quantité. Lors d’une conférence qui s’est tenue le mercredi 9 février dernier à Polytechnique, le neurologue Laurent Alexandre, élitiste avéré, a évoqué le thème du transhumanisme. […]

    #Société


  • Contre les actes antisémites, contre leur instrumentalisation, pour le combat contre toutes les formes de #Racisme
    https://nantes.indymedia.org/articles/44572

    Nous soussignés associations, partis, syndicats, indépendants, sommes toutes et tous activement impliqués dans la lutte contre le racisme sous toutes ses formes. La lutte contre l’antisémitisme fait partie à part entière de notre combat antiraciste. Nous condamnons fermement les actes antisémites, qui surgissent dans un contexte #social et politique particuliers.

    #Répression #Resistances #contrôle #antifascisme #gilets_jaunes #Racisme,Répression,Resistances,contrôle,social,antifascisme,gilets_jaunes