• L’ancien député français Joachim Son-Forget rejoint l’UDC Yverdon-les-Bains Anouk Pernet
    https://www.rts.ch/info/regions/vaud/13670855-lancien-depute-francais-joachim-sonforget-rejoint-ludc-yverdonlesbains.

    L’ancien représentant des Français de Suisse, connu pour ses commentaires polémiques en ligne, a rejoint les rangs de la section communale vaudoise. Il met ainsi fin à des rumeurs sur son adhésion à l’UDC Genève.
    Il est connu pour ses dérapages sur les réseaux sociaux. Joachim Son-Forget a plusieurs fois fait le buzz en invectivant d’autres députés français ou en soutenant des propos polémiques. Il a même été exclu de Twitter après avoir brièvement usurpé l’identité de Donald Trump.


    La carrière politique de Joachim Son-Forget interpelle également. Il a commencé chez les socialistes à Genève. Il a ensuite été un fervent défenseur d’Emmanuel Macron, avant de se rallier à Eric Zemmour en 2021. Sans investiture de ce parti, il n’avait pas réussi à se faire réélire comme représentant des Français de Suisse et du Liechtenstein.

    Naturalisé suisse en 2020, il explique à la RTS vouloir désormais se concentrer sur ce pays. Il s’est tourné vers le plus grand parti de droite. « J’apprécie le mélange de conservatisme, de libéralisme et de pragmatisme de l’UDC », justifie-t-il.

    Pas à Genève
    Jeudi passé, Joachim Son-Forget annonce sur Facebook avoir adhéré à l’UDC, information répercutée par le Blick. Dans son message, il mentionne Genève, canton où il habite depuis plusieurs années et où il tient un cabinet médical. Il écrit notamment que l’UDC est « une carte électorale perdante à Genève ».

    De quoi faire courir la rumeur quant à son adhésion à l’UDC genevoise et provoquer la colère de certains élus. Le conseiller national Yves Nidegger ironise sur Facebook : "Désolé Joachim, personne n’a jamais « adhéré » sur la base d’une déclaration unilatérale". Contactée par plusieurs médias, la présidente de l’UDC Genève, Céline Amaudruz, dément l’arrivée de l’ancien député français.

    « Asile » à Yverdon
    Est-ce que ce sont ces réactions qui ont poussé Joachim Son-Forget à se tourner vers une section vaudoise ? Pas selon lui. « Je n’ai pas envie de dîner dans la cuisine », argumente-t-il. Autrement dit, il veut faire de la politique dans un autre canton que celui où se déroule sa vie professionnelle et privée pour éviter les tensions. Il n’a donc pas fait de demande à l’UDC Genève, comme l’affirmait aussi Céline Amaudruz.

    La section d’Yverdon-les-Bains « lui a proposé l’asile », explique le vice-président de la section Ruben Ramchurn. Lui-même est en contact avec Joachim Son-Forget depuis des années. Il lui a suggéré de rejoindre leurs rangs. Une proposition rapidement acceptée.

    Pourquoi cette section vaudoise accepte un Genevois anciennement député en France et connu pour ses frasques ? Ruben Ramchurn voit dans les invectives de Joachim Son-Forget sur les réseaux sociaux la preuve d’un « esprit libre, qui ne se laisse pas contrôler par l’appareil politique et qui ose parler quand d’autres se taisent ».

    « Et peu importe qu’il n’habite pas la commune, tant qu’il correspond aux valeurs du parti », ajoute-t-il. Notamment en s’opposant à l’adhésion de la Suisse à l’Union européenne (ndlr : ancien pro-européen, Joachim Son-Forget explique à la RTS être désormais sceptique face à l’UE) et en soutenant l’armée.

    L’UDC Vaud enquêtera
    La section cantonale de l’UDC n’a pas été consultée. Et elle n’a pas à l’être, précise son président Kevin Grangier. L’entrée à l’UDC Vaud se fait en effet via les sections communales. C’est donc bien l’UDC Yverdon-les-Bains qui a fait ce choix. Selon Ruben Ramchurn, l’adhésion de Joachim Son-Forget n’a pas fait de vagues au sein du comité et a rapidement été approuvée.

    Cette rapidité interpelle Kevin Grangier, même s’il ne commente pas le côté polémique du personnage. L’inscription s’est en effet confirmée en quelques jours, en plein week-end de Nouvel An.

    Le président de l’UDC Vaud annonce à la RTS que la direction du parti cantonal contactera la section d’Yverdon-les-Bains afin de vérifier si l’adhésion s’est faite selon les formalités correctes. « Il ne doit pas y avoir de traitement de faveur parce qu’il s’agit d’une personnalité publique », souligne-t-il.

    Kevin Grangier ne peut donc actuellement pas confirmer si Joachim Son-Forget est formellement membre de l’UDC vaudoise.

    #Joachim_Son-Forget #Suisse #Bon_débarras #udc #girouette #grand_homme

    • L’UDC Yverdon ne veut pas de l’ex-député français Joachim Son-Forget
      https://www.rts.ch/info/regions/13693809-ludc-yverdon-ne-veut-pas-de-lexdepute-francais-joachim-sonforget.html

      La droite Suisse est vraiment moins bête que les bobos parisien.e.s

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      L’ancien député français Joachim Son-Forget a finalement été recalé mardi par le comité de l’UDC d’Yverdon-Les-Bains. Début janvier, la section avait pourtant annoncé son admission. Mais le comité n’avait pas été formellement consulté.
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      le comité refuse d’admettre l’ancien soutien d’Emmanuel Macron, puis d’Eric Zemmour. Pour motiver sa décision, il souligne que Joachim Son-Forget n’habite pas et n’a pas habité durablement la commune ou la région. L’ex-député à l’Assemblée nationale est effet établi à Genève. Le comité mentionne aussi le tapage médiatique autour de cette adhésion, qui a fait couler beaucoup d’encre et suscité des réactions virulentes de la part de figures de l’UDC.
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      Macron, puis Zemmour
      Agé de 39 ans et franco-suisse, Joachim Son-Forget, élu en 2017 à l’Assemblée nationale, avait claqué la porte du parti du président Emmanuel Macron en cours de législature, après avoir échoué à en devenir le dirigeant.

      Il avait alors entamé un virage à droite, multipliant les polémiques et se ralliant au mouvement extrémiste du candidat à la dernière présidentielle, Eric Zemmour.

      Sans investiture de ce parti, il n’avait pas réussi à se faire réélire comme représentant des Français de Suisse et du Liechtenstein.

      #baudruche #Guignol #udc

  • Soufflé au giraumon
    https://www.cuisine-libre.org/souffle-au-giraumon

    Laver le #Giraumon. Le découper en morceaux pour prélever 700 g de chair. Cuire dans très peu d’eau ou à la vapeur (30 min) ou en cocotte-minute (15 min). Le faire cuire avec la peau pour le peler plus facilement. Cuire la semoule dans le lait environ 10 min. Ajouter les deux jaunes d’œufs. Réserver les blancs. Bien mélanger, ajouter la pulpe de giraumon préalablement égouttée et mixée. Battre les blancs d’œufs en neige et incorporer au mélange délicatement. Mettre dans un plat à soufflé et laisser prendre.… #Fromages_à pâte_dure, #Semoule_fine, Giraumon, #Soufflés / #Sans viande, #Végétarien, #Four

  • Face au chaos climatique, le séparatisme des riches
    https://www.mediapart.fr/journal/france/110822/face-au-chaos-climatique-le-separatisme-des-riches

    Alors que des milliers de Français sont évacués à cause des incendies, que d’autres sont privés d’eau potable voire meurent au travail à" « cause de la chaleur »," les ultrariches se déplacent en jet privé, bénéficient de dérogations pour pouvoir jouer au golf et accumulent les profits grâce aux énergies fossiles. Un sécessionnisme des riches que le gouvernement acte en perpétuant le statu quo climatique.

    #Climat #Gironde,_incendie,_Ecologie,_Sécheresse,_Climat

  • Consommé de pois d’Angole
    https://www.cuisine-libre.org/consomme-de-pois-d-angole

    En Martinique, pas de repas de noël sans les savoureux #Pois_d'Angole ! Coupez le #Giraumon en morceaux. Hachez l’oignon et l’ail. Liez les herbes en bouquet garni. Après avoir écossé les pois, faites-les blanchir 15 minutes dans une marmite d’eau bouillante et égouttez. Cette première cuisson permet de se débarrasser du goût âcre des pois. Dans une cocotte, faites revenir les oignons et l’ail. Ajoutez les pois puis le giraumon, les herbes, les épices et le piment. Couvrir d’eau. Fermez la cocotte et cuire… #Dals, Giraumon, #Antilles, Pois d’Angole / #Sans œuf, #Sans lactose, #Sans gluten, #Sans viande, #Végétarien, Végétalien (vegan), (...)

    #Végétalien_vegan_ #Bouilli

  • Mineurs étrangers : le fichier antifraude bientôt imposé à tous les départements

    Le projet de #loi « #protection_des_enfants » prévoit de rendre obligatoires à tous les départements le recours au #fichier_anti-fraude concernant les #mineurs_non_accompagnés, ainsi que la transmission de #données_personnelles aux autorités préfectorales. Les associations y voient un « outil de lutte contre l’immigration irrégulière ».

    Il avait été instauré en 2019, officiellement pour lutter contre le « #nomadisme » des #jeunes_migrants, soupçonnés de tenter leur chance d’un département à l’autre pour être reconnus #mineurs et pris en charge par l’#Aide_sociale_à_l’enfance. Le fichier « antifraude » (dit « #AEM », pour aide à l’#évaluation_de_la_minorité) revient, en force, sur le devant de la scène dans le cadre du projet de loi relatif à la « protection des enfants », examiné cette semaine à l’Assemblée nationale.

    Le texte prévoit en effet de le rendre obligatoire à tous les départements, alors qu’une poignée de récalcitrants – dont #Paris, la #Seine-Saint-Denis et le #Val-de-Marne – résistaient jusqu’alors, malgré les #sanctions_financières établies par un décret datant de juin 2020, venant réduire le montant de la contribution forfaitaire de l’État versée pour l’évaluation de la #minorité et la #prise_en_charge des jeunes. La somme passait, pour les départements refusant d’y avoir recours, de 500 à 100 euros.

    Depuis 2019, le gouvernement invite les #départements, sur la base du volontariat, à renvoyer les jeunes se présentant comme mineurs vers la préfecture, où un certain nombre de #données_personnelles (prise d’#empreintes_digitales, photos, #adresse_de_domiciliation, #numéro_de_téléphone...) sont alors collectées et enregistrées. Ces dernières sont ensuite comparées au fichier dit « #Visabio », qui répertorie les demandes de #visa formulées depuis l’étranger et peut biaiser les déclarations des jeunes se présentant comme mineurs, puisque certains d’entre eux tentent d’abord une demande de visa en se déclarant majeurs, dans le but de s’éviter la traversée par la mer.

    « Certains départements ne prennent même plus la peine de faire l’évaluation pour un jeune si la préfecture dit qu’il se trouve dans Visabio », souligne Jean-François Martini, juriste au Gisti. Selon le Groupe d’information et de soutien des immigrés, 77 départements ainsi que la métropole de Lyon auraient déjà recours au fichier AEM permettant la collecte d’informations. Pourtant, jusqu’à présent, impossible de mesurer l’éventuelle « fraude » à laquelle pourraient s’adonner les jeunes migrants en recherche de protection en France.

    « Rien ne justifie l’utilisation de ce fichier »

    Aucun chiffre, aucun bilan, rappelle Camille Boittiaux, référente MNA chez Médecins du monde, ne permettent d’« objectiver le phénomène de “nomadisme” ». « Rien ne justifie l’utilisation de ce fichier. Les arguments avancés par le gouvernement ne sont pas convaincants. Les MNA sont encore une fois considérés comme des migrants, de potentiels fraudeurs, avant d’être vus comme des #enfants. »

    Pourquoi donc vouloir rendre obligatoire un #fichier_biométrique controversé, auquel même la Défenseure des droits a manifesté son opposition, dans un avis critique adressé à la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale fin juin, pointant un texte « pas à la hauteur des besoins que l’on note en #protection_de_l’enfance », rappelant, au passage, que le droit des MNA de refuser de transmettre leurs #informations_personnelles « n’est plus considéré ni prévu » ?

    Pour les associations d’aide aux migrants et aux MNA, comme pour le député Guillaume Chiche, la réponse est simple : il s’agit de faire de la protection de l’enfance un « outil de #lutte_contre_l’immigration_irrégulière ». « On passe du champ de la protection de l’enfance à un système policier, et le fichier AEM en est le premier pont », prévient Jean-François Martini. Dans un communiqué interassociatif (https://www.gisti.org/spip.php?article6614) rassemblant le Gisti, La Cimade, Infomie, Médecins du monde et le Secours catholique, ces organisations dénoncent un « #fichage policier systématique » et la « nocivité » de ce fichier. « Depuis sa mise en œuvre par la plupart des départements métropolitains, c’est une catastrophe pour les jeunes à tous points de vue », poursuit le juriste auprès de Mediapart.

    La référente MNA de Médecins du monde pointe, elle aussi, les « effets délétères » du fichier dans les départements où il a déjà été mis en place : « On a constaté que certains mineurs craignaient le passage en préfecture et décidaient de ne pas intégrer le système de la protection de l’enfance. D’autres sont laissés sans mise à l’abri en attendant le passage à la préfecture. D’autres encore n’ont ni mise à l’abri ni évaluation après consultation du fichier par le département. » Une sorte de #tri faisant fi du principe de #présomption_de_minorité, qui doit normalement garantir une protection aux jeunes se déclarant mineurs durant toute la durée de leurs démarches.

    « L’article 15 relève exclusivement de la gestion de flux migratoires, relève le député Guillaume Chiche, membre de la commission des affaires sociales. On organise la délivrance de renseignements sur les MNA aux autorités préfectorales. Pire, on oblige les départements à leur présenter les MNA ! » Avec le risque, aux yeux du député ex-LREM, de « reléguer les travailleurs sociaux au rang d’enquêteurs et de supplétifs des forces de l’ordre ». « Il n’y a plus de #secret_professionnel, cela rompt le lien de #confiance avec les jeunes », déplore-t-il.

    Mélange des genres

    Dans son avis, la Défenseure des droits exprime « ses profondes inquiétudes » quant à l’article 15, qui tend « davantage à traiter du #contrôle_migratoire qu’à une réelle amélioration de la protection des mineurs non accompagnés ». MNA qui relèvent, rappelle-t-elle, uniquement des dispositifs de la protection de l’enfance « jusqu’à l’établissement de leur âge par une décision judiciaire », et qui devraient être exclus de procédures relevant « d’un contrôle et d’une gestion des flux migratoires ».

    Un mélange des genres « intolérable » pour le Gisti. « On ne peut pas à la fois faire de la protection de l’enfance et mettre en œuvre des mesures elles-mêmes affichées comme de la lutte contre l’immigration irrégulière, estime Jean-François Martini. Le résultat de l’évaluation finit entre les mains d’une préfecture qui peut en tirer un argument pour prononcer une mesure d’éloignement, on organise une collaboration objective entre professionnels de la protection de l’enfance et services des préfectures. »

    Contacté, le département du Val-de-Marne n’a pas donné suite à l’heure où nous publions cet article. Désormais passé à droite, celui qui faisait partie des derniers « résistants » au fichier AEM et avait même déposé un recours auprès du Conseil d’État avec la Seine-Saint-Denis pour contester le décret du 23 juin 2020, risque de changer de cap. En Seine-Saint-Denis, le fichier est jugé « inacceptable » et reste à ce jour inutilisé.

    « Ce n’est pas notre rôle, tranche Stéphane Troussel, président du Conseil départemental. Les départements ne sont pas des supplétifs du ministère de l’intérieur. C’est à ce titre qu’on a refusé d’appliquer le décret jusqu’ici. Avec le recours obligatoire au fichier, on va fouler au pied la libre administration des collectivités territoriales. L’État devrait aller au bout de sa logique : s’il considère que cela relève de la question migratoire, à lui de prendre en charge la mise à l’abri et l’évaluation ! »

    Difficile, pour Dominique Versini, adjointe en charge de la protection de l’enfance à Paris, de dire si le département pourra continuer de « résister » bien longtemps : « Avec la Seine-Saint-Denis et la #Gironde, on n’a pas cessé de subir des #pressions. On a été pointés du doigt par le gouvernement comme des “gauchistes” qui voudraient favoriser l’appel d’air. On a essayé de nous attaquer par le porte-monnaie avec le décret réduisant la contribution forfaitaire. On a admis le fait de ne pas recevoir l’argent de l’État, qui représente une perte de 2,2 millions d’euros de recettes par an pour Paris, parce que nos valeurs l’emportaient. Mais là, le problème, c’est que le recours au fichier va être rendu obligatoire par la loi... », appréhende l’élue.

    Alors que le gouvernement mène déjà une politique de lutte contre l’immigration illégale « très dure », il « passe » désormais par les départements, selon elle, pour récupérer des jeunes à expulser. « C’est une façon d’utiliser la protection de l’enfance au profit d’une politique de lutte contre l’immigration illégale et cela me choque profondément », dénonce l’ancienne ministre, qui souligne une violation de la Convention internationale des droits de l’enfant et de la présomption de minorité, les jeunes étant contraints de se rendre en préfecture avant même d’avoir fait l’objet d’une évaluation. « La puissance du ministère de l’intérieur l’emporte sur le secrétariat en charge de la protection de l’enfance et je le déplore », poursuit Dominique Versini.
    Rien pour améliorer le quotidien des mineurs étrangers

    Le projet de loi prévoit par ailleurs d’interdire le placement des mineurs à l’#hôtel, mais introduit tout de même un caractère d’urgence, avec une durée maximale de deux mois, qui laisse planer le doute : « Deux mois, c’est déjà énorme ! Il y a entre 7 500 et 10 000 enfants placés à l’hôtel, et cela répond quasiment tout le temps à des situations d’#urgence et de #mise_à_l’abri. Donc cela ne va rien changer », alerte Guillaume Chiche, ajoutant qu’une majorité des enfants placés à l’hôtel sont des MNA. « Quand j’ai interpellé le ministre [Adrien Taquet] en commission, il a répondu que la durée de deux mois correspondait au temps qu’il fallait aux départements pour évaluer la minorité. Il y a donc un #droit_d’exception pour les MNA, et il est criminel d’organiser le tri entre les enfants. »

    En 2020, 4 750 jeunes se sont présentés à Paris pour une évaluation (contre 1 500 en 2015). Les MNA représentent un tiers des enfants confiés à l’#ASE. Paris et la Seine-Saint-Denis comptabilisent, à eux seuls, 50 % des évaluations réalisées en France (et 70 % pour l’Île-de-France). Ces deux départements restent ceux qui accueillent le plus de mineurs isolés. Pour mieux prendre en compte les spécificités socio-économiques des départements, et notamment le niveau de pauvreté, le projet de loi prévoit de modifier les critères du système de #répartition des MNA sur le territoire français - créé en 2016 pour soulager les départements les plus sollicités.

    S’il ambitionne d’apporter une « réponse précise », guidée par « l’intérêt supérieur de l’enfant et la pérennisation de notre système de protection de l’enfance », force est de constater que le projet de loi reste à mille lieues des enjeux (lire notre analyse : https://www.mediapart.fr/journal/france/160621/enfants-en-danger-un-projet-de-loi-mille-lieues-des-enjeux), et que rien ou presque ne vise à améliorer la prise en charge et le quotidien des MNA, dont l’histoire et le parcours migratoire sont souvent traumatisants.

    Rien concernant ces jeunes voyant d’abord leur minorité contestée, exclus du dispositif de protection et laissés à la #rue durant la durée de leur recours, puis reconnus majeurs par le juge des enfants [un jeune sur deux à saisir le juge serait reconnu mineur - ndlr]. Rien concernant ces jeunes reconnus mineurs par un département, puis réévalués majeurs dans un second département en raison du système de répartition imposé. Rien, enfin, concernant ces ex-MNA qui, à leur majorité et malgré une formation en apprentissage, parfois avec le soutien d’un employeur, sont menacés d’expulsion, révélant toutes les incohérences de l’État (lire ici ou là le récit de ces gâchis).

    Un projet de loi « de #maltraitance », juge Jean-François Martini. « Il n’y a rien sur la protection des enfants ! Qu’il s’agisse de l’évaluation, des #tests_osseux qu’on ne veut pas interdire ou de la possibilité de placement à l’hôtel dans des cas d’urgence, on les met en situation de #fragilité extrême, et on ose dire que la République fait le job », tacle Guillaume Chiche. Et Camille Boittiaux de conclure : « Il aurait pu y avoir des dispositions protectrices pour une vraie prise en charge de ce public. Mais ils sont uniquement sur le volet sécuritaire et le contrôle des enfants. C’est une occasion manquée. »

    https://www.mediapart.fr/journal/france/070721/mineurs-etrangers-le-fichier-antifraude-bientot-impose-tous-les-departemen
    #France #mineurs_étrangers #MNA #fraude #anti-fraude #antifraude #amende #préfecture #biométrie #chantage #résistance

    ping @etraces @karine4 @isskein

    • Pas de mesures anti-mineurs isolés étrangers dans le projet de loi relatif à l’enfance !

      Le 16 juin a été présenté en Conseil des ministres un projet de loi relatif à l’enfance qui a pour ambition de « garantir véritablement aux enfants un cadre de vie sécurisant et serein, et aux professionnels un exercice amélioré de leurs missions ». Plusieurs dispositions concernent les mineur⋅es isolé⋅es. Pour ces enfants, il n’est pas question de « cadre sécurisant et serein » mais d’un fichage policier systématique et d’une modification de la clé de répartition territoriale des prises en charge, sans tenir compte de leur intérêt.

      Le texte prévoit un recours systématique au fichier d’appui à l’évaluation de la minorité (AEM), qui fait du passage en préfecture un préalable à toute mesure de protection de l’enfance. L’utilisation de ce fichier depuis 2019 par de nombreux départements a démontré sa nocivité : mineur·es laissé·es à la rue dans l’attente de leur passage en préfecture, refus de mise à l’abri et d’évaluation à l’issue de la consultation des fichiers, édiction de mesures d’éloignement à l’égard de ceux et celles « déclaré⋅es » majeur⋅es, les privant de leur droit à un recours devant le ou la juge des enfants, etc. Le gouvernement veut maintenant imposer l’utilisation de ce fichier aux derniers départements qui refusent de confondre protection de l’enfance et lutte contre l’immigration [1].

      La clé de répartition nationale des mineur·es isolé·es entre les départements est modifiée en fonction de nouveaux critères qui ne tiennent aucun compte de l’intérêt de l’enfant : rien sur les délais interminables de transfert entre certains départements qui retardent leur scolarisation et leur prise en charge éducative ; et rien non plus sur les « doubles évaluations » qui conduisent des départements à remettre en cause la mesure de protection prise à l’initiative d’autres départements.

      Encore une occasion manquée pour le gouvernement de prendre des mesures de protection propres à se mettre en conformité avec les droits de l’enfant : détermination de la minorité basée sur l’état civil, présomption de minorité, prise en charge des jeunes majeur·es renforcée, droit au séjour sécurisé…

      Nous appelons donc au retrait de ces dispositions du projet de loi, à l’inclusion de mesures protectrices pour les mineur·es isolé·es et à un approfondissement de celles qui peuvent constituer des pistes d’amélioration de la protection de tous les enfants : prévention de la maltraitance dans les établissements, limitation des placements à l’hôtel, renforcement des normes d’encadrement, etc.

      https://www.gisti.org/spip.php?article6614

  • “Rare Photographs Reveal British Soldiers Manning Anti-Aircraft Guns in Full Drag in World War II” "This set of photographs, taken by John Topham while working in RAF intelligence, was censored by the British Ministry of Information when they were taken during the Second World War. The images were captured during a visit to the base of the Royal Artillery Coastal Defence Battery at Shornemead Fort, near Gravesend, in Kent."

    https://www.vintag.es/2020/01/soldiers-in-drag.html

    #fashion #clothing #world_war_II #transvestite

    • Pourquoi est-ce que c’est progressiste ou sympathique d’exhibé des dominant·es qui se déguisent en dominé·es ? Pour les #blackface il n’y a plus grand monde pour trouvé cela amusant de voire des blancs se fendre la poire à tourné en ridicule des noirs. Pourquoi c’est si bien vu que des soldats se déguisent en danseuse de revue ? Les soldats s’appellent aussi parfois entre eux « les filles », faut il y voire une remise en cause des normes de genre ?

      #misogynie #sexisme #racisme #drag

      Ici un article qui essaye de répondre à cette comparaison sans que je trouve les réponses convaincantes
      https://contreculturemagazine.wordpress.com/2018/02/16/les-drag-queens-sont-elles-sexistes

      L’argument : Les drag queens seraient des voleuses. Du voguing jusqu’à une supposée culture féminine noire ces dernières s’approprieraient des cultures qui ne leur appartiennent pas. Cet argument considère en effet qu’avant d’être des performeuses qui questionnent leur genre les drag queens sont des hommes majoritairement blancs et cisgenres. L’Union des étudiants anglais a ainsi fait passer une règle interdisant aux hommes gays blancs de s’approprier les « manières, tics de langage et les phrases souvent attribuées aux femmes noires« . Jouissant de ce double privilège d’être à la fois hommes et blancs ils ne pourraient donc pas se revendiquer, ou s’inspirer, d’une culture dont ils sont exclus par leur position de domination.

      La critique : Les cultures sont issues d’hybridations, d’échanges, et il peut vite s’avérer dangereux d’assigner une population à une culture supposée. Le principe même d’appropriation nie la possibilité pour quiconque d’élargir ses horizons culturels. Le débat est ici différent de celui qui entoure le blackface. Non, les drag queens ne font pas de girlface. Il y a ici, derrière les performances, de réels questionnements sur l’identité de genre, sa fluidité, et la manière dont elle s’articule avec une fibre artistique. Ce qui n’est pas le cas pour les auteurs du blackface. Lorsque certains prêtent des caractéristiques outrancières aux personnes noires, les drag queens, elles, se jouent de la normativité du genre et non pas des femmes.

      ...
      Je pense qu’une personne déguisée avec une blackface pourra soutenir aussi qu’elle se joue de la normativité raciale et non pas des noirs. Elle ajouterait qu’elle a un ami noir aussi probablement mais ca rendrait pas son argument recevable. Si une femme blanche se maquillait en Josephine Baker pour se produire en spectacle burlesque, est ce qu’elle ferait du dragqueen subversif ou du blackface raciste ? Cette femme pourrait dire qu’elle rend hommage à Josephine Baker et que c’est une performance des stéréotypes culturels de genre et de race. Ca resterait problématique à mon avis vu que cette femme blanche porterait une blackface quand même. Pour le blackface les mentalitées ont évoluées et il est difficile de donner un contexte qui ne soit pas jugé immédiatement raciste pour ce maquillage aujourd’hui. On a compris que ce type de performance n’était pas capable de renversé les stéréotype, au contraire ca les valide.

      Le travestissement des dominants en dominés est une vieille tradition raciste et sexiste qui remonte à l’antiquité. En Grèce les femmes n’avaient pas le droit de faire de théatre et j’imagine qu’il y avait des blackface et de whitwashing aussi. Il n’y avait rien de progressiste à ce que des hommes se déguisent en femmes pour le divertissement. Par contre il y a des critiques pour dire que les danseurs d’opéra japonais sont plus féminins que les femmes, et là aussi il n’y a rien de progressiste à dire que même en féminité les femmes sont inférieurs aux hommes.

      Marcel Duchamps s’est travesti pour démontré que les femmes sont privilégiées par leur sexe dans le milieu littéraire. C’est de la performance de genre aussi, mais c’est parfaitement misogyne.

      Le cadre d’un spectacle de cabaret, sexualisé et comique qui est celui du drag, autant que l’était le blackface, n’est pas un milieu étranger à la misogynie et au racisme non plus. J’aurais plutot tendance à dire l’inverse vu qu’il est propice à la prostitution et dévoué entièrement au bon plaisir des gros bourgeois et des grands hommes qui viennent dépensé leur argent loin de leurs épouses.
      Je ne sais pas quelles femmes ni quelles filles, les drag queen ont libérés grâce à leurs performance de la « vrai féminité » ou de « féminité ultime » à base de 50 kg de cosmétiques montées sur 30 cm de talons aiguilles mais cela m’étonnerait qu’il y en ait tant que ca.

      Je trouve aussi assez culotté le fait de dénié aux femmes noir américaines l’invention de voging, ou de faire comme si OSEF de l’origine d’un truc si ca fait plaisir à des Trans. Je ne savais pas que le voging venait des femmes noires, et le fait que les drag queen soient en majorité des hommes blancs cis hétéros (ce que dit cet article mais moi j’en sais rien) ne peu pas être balayé aussi facilement d’un revers de main.

      En bref, si on peut aisément comprendre les questionnements qui habitent certains courants féministes, si on peut s’émouvoir de la sensibilité de certains et certaines transgenres, il nous faut éviter de nous aventurer trop loin du sens commun. En effet, il semblerait impensable pour une grande majorité de personnes que des hommes en talons pourraient nuire d’une manière ou d’une autre à la cause féminine . C’est bien du genre, et non des femmes, dont les drag queens se jouent.

      Alors oui, des hommes, en talon ou pas peuvent nuire d’une manière ou d’une autre à la cause des femmes... Et
      si l’intention première était de « pérformer les stérotypes de genre pour renverser les dominations » il devrait y avoir beaucoup plus de dragkings et les dragqueen seraient plutot rares.

      Une performance de genre ca peu aussi renforcer les stéréotypes, la performance en soi ca dit rien sur le message et je croi pas qu’un cabaret, destiné à un publique essentiellement masculin, bourgeois et blanc consommateur de prostitution et proche des mafias diverses qui est le contexte du spectacle des dragqueen, soit vraiment profondément intéressé par le bien être des femmes. Et je croi pas que ce milieu le reconnaitrait.

      Comment est ce que des performances destinées à un tel public pourrait avoir un intérêt à faire un spectacle qui ne les ferait pas rire ? Ils sont là pour se moquer de leurs bourgeoises restées à la maison, des femmes trop quelque chose qui leurs sont inaccessibles, des prostitué·es qu’ils vont s’offrir et des femmes toujours trop hystérique, trop maquillées, trop superficielles, trop vénales, trop puissantes, trop cruelles, trop effrayantes, trop monstrueuses dont le drag queen est l’image parfaite.

      Des hommes qui se préforment en femmes pour se divertir, c’est aussi vieux que des blancs qui se préforment en noir·es pour se divertir. Aucun des deux n’est une remise en cause des stéréotypes racistes ou sexistes. La plus part des gens n’acceptent plus de s’amuser des blackfaces quelque soit l’intention des artistes derrière le costume. Je pense que l’idée que les noirs sont là pour servir au plaisir des blancs n’est plus aussi ouvertement assumé, même si le chemin poir l’égalité est toujours à faire dans les mentalités. Il serait temps que la plus part des gens n’acceptent plus de s’amuser des girlfaces. Je sais que l’idée que les femmes sont la pour servir au plaisir des hommes est encore profondément dans les mentalités, mais j’espère qu’on arrivera à comprendre le problème. Je dit pas que le drag n’est plus possible, mais il serait temps que ces performeureuses si talentueuseux et si avide de changer les normes de genre nous offre le spectacles hilarant des caricatures de la masculinités qui sont encore presque universellement inédites, des drag de ces masculinités trop viriles, trop tyranniques, trop stupide, trop prétentieuses, trop cupides, trop égoïstes, trop polluantes, trop ridicules, trop envahissantes, trop agressive, trop visible, trop confiante ...

      #appropriation_culturelle #girlface

    • https://www.telerama.fr/sortir/a-paris,-les-drag-queens-repolitisent-les-fetes-lgbt,n6613111.php

      Créé à l’initiative des trois drag Minima Gesté, Poulette Zhava-Kiki et Clémence Trü, le collectif est officiellement lancé en janvier 2020. Pagaille dévoile son manifeste, qui dénonce des soirées « LGBT+ » pensées uniquement pour un public d’hommes blancs et aisés ; où la misogynie, la transphobie et la putophobie sont monnaie courant . Des discriminations qui persistent, malgré un renouvellement de façade où les étiquettes « trans-pédé-gouines » et « queer », issues du militantisme, s’affichent de plus en plus fièrement. « La fête est un moment où l’on s’échappe de ses oppressions quotidiennes. Évitons d’y reproduire celles que subissent les femmes, les personnes racisées, trans, neuro-atypiques... », souligne Clémence Trü.

  • Autoritarisme et placardisation : des enseignant·es confirmé·es obligé·es de passer un entretien d’embauche pour rester titulaires de leurs postes.

    En Gironde, les professeurs des écoles invités à repasser un entretien d’embauche
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2021/03/17032021Article637515612845960315.aspx

    Il était une fois des professeurs qui passaient un concours et finissaient par être titulaires de leur poste. Ce bon vieux temps devient légendaire en Gironde où déjà environ un professeur des écoles sur cinq est invité à passer un entretien d’embauche ou à déguerpir là où il pourra. Cette situation violente, mise en place avec les dédoublements des classes de l’éducation prioritaire, gagne cette année les grandes sections de maternelle.

  • #Rwanda : un document prouve l’ordre de la France de laisser s’enfuir les génocidaires

    Juillet 1994. Les principaux membres du gouvernement responsable du #génocide des #Tutsis sont dans une zone contrôlée par l’#armée_française. Leur arrestation est possible et même réclamée. Un document inédit, émanant du cabinet du ministre des affaires étrangères de l’époque, #Alain_Juppé, prouve aujourd’hui que la #France a préféré les laisser partir. Il est signé de l’actuel patron de la DGSE.

    L’#ordre_politique de laisser s’enfuir à l’été #1994 les principaux membres du gouvernement responsable du génocide des Tutsis au Rwanda, alors que leur arrestation était possible et même demandée, a été directement pris par le #gouvernement_français, selon un document inédit émanant du ministère des affaires étrangères.

    Le massacre des Tutsis du Rwanda, dernier génocide du XXe siècle, a fait près d’un million de morts en cent jours, entre avril et juillet 1994.

    Le document, dont Mediapart a pu prendre connaissance, apparaît vingt-cinq ans après les faits comme la pièce manquante de l’un des épisodes les plus sombres de la #responsabilité française dans la tragédie rwandaise.

    Il a été obtenu par le chercheur François Graner, auteur de plusieurs livres sur le Rwanda et membre de l’association Survie, qui a récemment pu accéder à des #archives inexplorées de la présidence Mitterrand grâce à une décision du Conseil d’État. La plus haute juridiction administrative a mis fin, en juin dernier, à des années d’entraves orchestrées par les gardiens de la mémoire de l’ancien chef de l’État et de la politique de la France durant le génocide des Tutsis.

    Le document en question est un télégramme « confidentiel diplomatie » émis le 15 juillet 1994 par le cabinet du ministre des affaires étrangères de l’époque, Alain Juppé, aujourd’hui membre du Conseil constitutionnel, et adressé à l’ambassadeur #Yannick_Gérard, alors représentant du Quai d’Orsay auprès des militaires français envoyés au Rwanda dans le cadre de l’#opération_Turquoise.

    L’ambassadeur Gérard avait réclamé le jour même des « instructions claires » du gouvernement (pour lui et pour l’armée française) afin de procéder sur place à l’#arrestation des autorités qui, écrivait-il dans un télégramme, « portent une lourde responsabilité dans le génocide ». Le fait est que les principaux membres du gouvernement génocidaire, au premier rang desquels son président, #Théodore_Sindikubwabo, se trouvaient alors dans une zone intégralement contrôlée par l’armée française, à proximité du Zaïre (aujourd’hui République démocratique du Congo), pays frontalier du Rwanda.

    « Nous n’avons pas d’autre choix, quelles que soient les difficultés, que de les arrêter ou de les mettre immédiatement en résidence surveillée en attendant que les instances judiciaires internationales compétentes se prononcent sur leur cas », soulignait le haut fonctionnaire, conscient d’avoir des génocidaires identifiés à portée de main.

    La réponse du gouvernement français fut pourtant à l’exact opposé de la requête de l’ambassadeur Gérard. Dans le télégramme du 15 juillet, rédigé à 18 h 22 et adressé à « Yannick Gérard seul », le cabinet du ministre Juppé donne ainsi pour instruction de transmettre aux autorités génocidaires « notre souhait qu’elles quittent » la #zone_contrôlée par les forces armées françaises.

    Le message à transmettre semble si délicat que le cabinet Juppé demande à son ambassadeur de ne pas s’entremettre personnellement avec les génocidaires. « Vous pouvez en revanche utiliser tous les canaux indirects et notamment vos contacts africains, en ne vous exposant pas directement », peut-on lire dans le télégramme, qui a d’ailleurs pour titre : « Le département vous autorise à passer notre message de manière indirecte ».

    « Vous soulignerez que la communauté internationale et en particulier les Nations unies devraient très prochainement déterminer la conduite à suivre à l’égard de ces soi-disantes autorités », précise encore le télégramme, qui, insistant de la sorte sur une décision à venir de la communauté internationale, offre un #sauf-conduit au gouvernement génocidaire pour quitter sans la moindre anicroche le territoire sous contrôle français. Et passer au #Zaïre.

    Le document porte la signature « #EMIE ». Il s’agit de #Bernard_Émié, l’actuel directeur de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), l’un des principaux #services_secrets français, qui était à l’époque conseiller d’Alain Juppé au ministère des affaires étrangères, avant de rejoindre l’Élysée sous la présidence de Jacques Chirac.

    Sollicité par Mediapart, Alain Juppé a fait savoir qu’il ne souhaitait pas répondre à nos questions. Également sollicité, Bernard Émié n’a, pour sa part, pas donné suite.

    Un quart de siècle après la tragédie rwandaise, il n’y a aujourd’hui pas de doute sur le fait que la France savait qui étaient les organisateurs et commanditaires du génocide, et où ils se trouvaient. C’est donc en toute connaissance de cause que le gouvernement et l’Élysée les ont laissés filer.

    D’innombrables documents et témoignages, obtenus depuis des années par des historiens, des journalistes ou des juges, ont déjà largement permis de documenter que la France avait connaissance d’un génocide en préparation avant que celui-ci n’ait lieu et qu’elle a maintenu un soutien indéfectible aux autorités en cause quand le pire a commencé.

    Cela est si vrai que le gouvernement génocidaire, constitué au lendemain d’un attentat ayant tué le président #Habyarimana, jugé trop modéré par la frange la plus radicale du pouvoir hutu, a été formé, le 8 avril 1994, dans les locaux mêmes de l’#ambassade de France à Kigali, sous le nom de « #gouvernement_intérimaire_du_Rwanda » (#GIR).

    C’est un certain Théodore #Sindikubwabo, ancien président de l’Assemblée nationale, qui sera choisi pour diriger le pays avant que celui-ci ne s’enfonce dans les ténèbres. Pédiatre de formation, Sindikubwabo est considéré comme l’un des commanditaires du génocide, soupçonné d’avoir personnellement incité aux #massacres – notamment à l’occasion d’un discours retransmis le 19 avril sur Radio Rwanda – et d’avoir démis de leurs fonctions les préfets et autorités qui ne tuaient pas assez.

    Sindikubwabo fait partie des responsables politiques du génocide qui ont pu rallier le Zaïre en juillet 1994 avec l’aval du gouvernement français. Il est mort en 1998 dans des circonstances mal connues et sans jamais avoir été inquiété pour ses crimes.

    L’ordre de Juppé, l’ombre de Védrine

    Il existe dans les archives disponibles la trace d’un contact, en mai 1994, entre Sindikubwabo et le général #Christian_Quesnot, le chef d’état-major particulier du président de la République. Dans une note du 6 mai écrite à l’attention de #François_Mitterrand, après son échange avec le nouveau chef de l’État génocidaire – les massacres ont débuté un mois plus tôt –, le militaire indique que le dignitaire rwandais le « remercie » pour tout ce qu’il a « fait pour le Rwanda ».

    Dans ses commentaires personnels à la fin du document, le général Quesnot préconise alors d’appuyer, même au prix d’une « #stratégie_indirecte », le pouvoir rwandais face aux forces armées tutsies. Le général Quesnot dit, en effet, craindre l’établissement d’un « #Tutsiland » (sic), le tout « avec l’aide anglo-saxonne et la complicité objective de nos faux intellectuels remarquables relais d’un lobby tutsi auquel est également sensible une partie de notre appareil d’État ». Le document est annoté de la main du secrétaire général de la présidence de la République, #Hubert_Védrine, d’un mot : « Signalé ».

    Pourtant, sur le terrain, la diplomatie et les services de renseignements français ne cessent d’accumuler des éléments sur la responsabilité du gouvernement intérimaire dans le génocide.

    Un télégramme « confidentiel diplomatie » daté du 10 juillet 1994 de l’ambassadeur Gérard, également découvert par le chercheur François Graner grâce à la décision du Conseil d’État de juin dernier, évoque même « un témoignage digne de foi qui confirme la responsabilité collective et personnelle des autorités de #Gisenyi [le gouvernement génocidaire – ndlr] dans les massacres ». Le diplomate ajoute que, selon d’autres témoignages « directs et concordants », le président Sindikubwabo a personnellement appelé à plusieurs reprises à « l’élimination totale des Tutsis » et que l’une de ses ministres a, en particulier, réclamé le massacre « des femmes et des enfants ».

    Cinq jours plus tard, c’est donc en parfaite connaissance de cause que l’ambassadeur Gérard demande des « instructions claires » au gouvernement pour pouvoir mettre aux arrêts ou, au moins, en résidence surveillée les génocidaires.

    En vain.

    À Paris, la question de l’arrestation des membres du gouvernement génocidaire a pourtant été source de confusion au sommet de l’État, comme le prouvent plusieurs autres documents.

    Dans les archives de l’Élysée figure notamment la copie d’une dépêche émise depuis Paris, le 15 juillet en fin de matinée, par l’agence de presse Reuters sous un titre éloquent : « Paris prêt à arrêter les membres du gouvernement ». « Les membres du gouvernement intérimaire rwandais […] seront mis aux arrêts s’ils tombent aux mains de soldats de français dans la #zone_humanitaire_protégée par l’opération Turquoise », indiquait l’agence de presse internationale, qui disait tenir ses informations d’une « source autorisée à Paris ».

    Seulement voilà : une annotation manuscrite, inscrite par Hubert Védrine dans la marge de la dépêche imprimée par les services de l’Élysée, montre qu’il n’en était, en réalité, rien. « Lecture du Président : ce n’est pas ce qui a été dit chez le Premier ministre », peut-on lire sous la plume du secrétaire général de l’Élysée.

    Le document du cabinet Juppé sur l’ordre de laisser filer les génocidaires, daté lui aussi du 15 juillet, vient aujourd’hui conforter le soupçon d’un ministre des affaires étrangères, Alain #Juppé, en accord avec la politique élyséenne, bien qu’appartenant à un gouvernement de cohabitation dirigé par #Édouard_Balladur. Ce dernier fera d’ailleurs savoir à ce sujet, en 1998, qu’il « n’était pas question » aux yeux de Mitterrand « de châtier les auteurs hutus du génocide ». « Et il n’était pas question aux miens, ajoutait-il, de permettre à ceux-ci d’aller se mettre à l’abri au Zaïre ».

    C’est pourtant exactement ce qui s’est passé, et ce, sur ordre de son propre ministre Alain Juppé. Sur le terrain, l’#exfiltration est pilotée par le lieutenant-colonel #Jacques_Hogard, qui commande le groupement Sud-Turquoise au Rwanda, formé de troupes de la #Légion_étrangère.

    Dans un supplément spécial consacré aux opérations au Rwanda, la revue militaire Képi blanc a résumé des années plus tard la situation dans un style d’une raideur militaire qui ne fait guère dans la contorsion : « L’#EMT [#état-major_tactique] provoque et organise l’#évacuation du gouvernement de transition rwandais vers le Zaïre. »

    Le lieutenant-colonel #Hogard confirmera lui-même à plusieurs occasions les faits, notamment au journaliste David Servenay et à l’universitaire Gabriel Périès, auteurs du livre Une guerre noire (La Découverte). Dans cet ouvrage, le militaire raconte être allé voir en ces termes son homologue zaïrois pour lui parler des génocidaires qu’il s’apprêtait à laisser partir : « Vous ne fermez pas les #frontières, vous les laissez poreuses, je ne veux pas que vous empêchiez ces gens-là de partir, le Zaïre est grand, ils n’ont que ça pour partir. »

    Dès le 16 juillet, c’est-à-dire au lendemain du télégramme envoyé par le cabinet Juppé, le lieutenant-colonel Hogard rencontre le chef de l’État du Rwanda pour lui faire savoir que lui et ses hommes doivent – et peuvent – partir dans les vingt-quatre heures. Et c’est ainsi que la France escorte du Rwanda à la frontière zaïroise parmi les principaux responsables politiques du génocide.

    Un militaire de l’opération Turquoise, Guillaume Ancel, a raconté des années plus tard dans un livre (Rwanda, la fin du silence, éditions Belles Lettres) avoir vu le lieutenant-colonel Hogard quelque temps après cette scène. « Certes, il est convaincu que ce n’est pas notre rôle de rendre justice, mais escorter poliment des décideurs qui ont de terribles responsabilités dans les massacres et “du sang jusqu’au cou” le tourmente. Il aurait pu les arrêter, il aurait même pu les neutraliser, mais ses ordres ne lui laissaient pas le choix », a-t-il témoigné.

    Un document déclassifié de l’état-major de l’armée française confirme que les membres du gouvernement génocidaire « ont franchi la frontière rwando-zaïroise » le 17 juillet en fin de journée, « l’option clairement avouée étant de replier également le reste des #FAR [#forces_armées_du_gouvernement – ndlr] avec leur armement au Zaïre, afin de poursuivre la #résistance depuis ce pays ».

    En un mot : que les génocidaires soient à l’abri pour que le sang, lui, continue de couler.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/140221/rwanda-un-document-prouve-l-ordre-de-la-france-de-laisser-s-enfuir-les-gen
    #génocide #Quesnot #Balladur #Edouard_Balladur

    signalé par @arno : je mets ici le texte complet

    • Une guerre noire. Enquête sur les origines du génocide rwandais (1959-1994)

      Au printemps 1994, au Rwanda, près d’un million de personnes ont été exterminées en quelques semaines. À un rythme trois fois plus élevé que le génocide des juifs d’Europe. Comment un tel crime de masse a-t-il été rendu possible ? Quelle est la responsabilité des grandes puissances occidentales et de la France, surtout, si proche des génocidaires ? Après quatre ans d’enquête, dans les archives du monde entier, sur le terrain, auprès des militaires français, rwandais et belges, à interroger diplomates et politiques, Gabriel Périès et David Servenay tentent de répondre à ces questions. À l’aide de témoignages inédits et de documents confidentiels, ils lèvent le voile sur l’une des origines secrètes du génocide rwandais : la doctrine française de la « guerre révolutionnaire ». Des opérations clandestines menées dans le « pré carré » au moment de la décolonisation, en passant par le trouble jeu du général De Gaulle, ils établissent la généalogie de ce qui fut pendant des décennies un véritable savoir-faire de l’armée française. Formalisé pendant la guerre d’Indochine et appliqué en Algérie, il a largement inspiré les dispositifs répressifs mis en place dans un grand nombre d’États africains… dont le Rwanda des années 1960. Et ce n’est pas le fruit du hasard si l’un des meilleurs élèves africains de la « guerre révolutionnaire » perpétra, plus de trois décennies plus tard, le dernier génocide du XXe siècle : hiérarchies politico-militaires parallèles, gardes présidentielles transformées en escadrons de la mort, action psychologique, quadrillage administratif et militaire des populations formèrent un système efficace susceptible de mobiliser toute une société au service du projet exterminateur de ses dirigeants. Cette histoire inconnue éclaire d’un jour nouveau la responsabilité de l’État français dans le génocide rwandais.

      https://www.editionsladecouverte.fr/une_guerre_noire-9782707149145

      #livre #Gabriel_PÉRIÈS #David_SERVENAY

    • Rwanda, la fin du silence. #Témoignage d’un officier français

      Au lourd secret qui entoure le véritable rôle de la France et de son armée lors du génocide des Tutsi au Rwanda, #Guillaume_Ancel oppose la vérité de ses carnets de terrain, témoignage des missions auxquelles il a participé durant l’opération Turquoise. La fin du silence est aussi le récit du combat mené par cet ancien officier pour faire savoir ce qui s’est réellement passé durant cet été 1994 et « rendre hommage, dignement, aux centaines de milliers de victimes rwandaises que nous n’avons pas su empêcher. »
      Officier de la Force d’action rapide, détaché au sein d’une unité de la Légion étrangère, le capitaine Ancel mène avec ses hommes des opérations d’extraction de personnes menacées. Sous couvert d’une opération humanitaire destinée à mettre fin aux massacres, cet officier comprend vite que la France soutient le gouvernement génocidaire rwandais dont elle a formé l’armée. Il décrit les errements de l’armée française, ballotée au gré de décisions politiques dont les motivations sont toujours tenues secrètes, les archives officielles restant inaccessibles. Ce témoignage dévoile également certains épisodes méconnus de cette opération « #humanitaire » durant laquelle l’armée française a tué. Parfois pour défendre, parfois pour des raisons moins avouables.

      https://www.lesbelleslettres.com/livre/3565-rwanda-la-fin-du-silence
      #opération_humanitaire

  • Les envahisseurs atterrissent en Gironde
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1383

    Un article de Sud-Ouest du 24 octobre 2020 signale l’implantation de deux stations à terre de la société SpaceX en Gironde. SpaceX appartient au transhumaniste Elon Musk, et prévoit d’envoyer des milliers de satellites pour développer les connexions Internet et téléphone mobile. Pour lire l’article, ouvrir le document ci-dessous. #Service_compris

    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/spacex_a_villenave_d_ornon.pdf

  • Un ex-adjoint au maire de Paris accusé d’abus sexuels - The New York Times
    https://www.nytimes.com/fr/2020/08/16/world/europe/christophe-girard-accuse-abus-sexuels.html

    En échange, affirme M. Hmaïd, M. Girard l’employait parfois comme domestique dans sa résidence d’été dans le sud de la France et lui obtenait des emplois temporaires au sein de la maison Yves Saint Laurent dont il était l’un des principaux dirigeants avant d’entrer en politique.

    (...)

    L’histoire que retrace M. Hmaïd repose sur des disparités similaires en âge, en pouvoir et en prestige mais aussi sur le déséquilibre persistant entre la France et ses anciennes colonies, dont la Tunisie, où certains Français se rendent en quête d’aventures sexuelles occasionnelles.

    “C’est du racisme, c’est de l’abus sexuel, une forme d’abus culturel, de colonialisme,” considère M. Hmaïd.

    (...)

    M. Hmaïd déclare que chacun de ces rapports l’écoeurait.

    “Je peux dire que j’étais consentant,” explique-t-il. “Mais globalement j’étais pris dans un engrenage un peu bizarre. Mes parents qui m’encouragaient à le voir. Moi qui espérais quelque chose, du boulot, quelque chose comme ça derrière.”

    (...)

    Alors même qu’il était en fonction au Conseil de Paris, M. Girard est longtemps resté haut dirigeant du géant du luxe LVMH, ce qui soulevait des questions de conflit d’intérêt.

    M. #Girard gérait un budget culturel de plus de 400 millions d’euros dont près de 100 millions alloués en subventions. Ce pouvoir l’avait rendu quasi intouchable.

  • Courge turban farcie au quinoa
    http://cuisine-libre.fr/courge-turban-farcie-au-quinoa

    Préchauffer le #Four à 210°C. Laver les courges. Les placer dans un plat et les enfourner pour 30 minutes. Pendant ce temps, cuire le quinoa. Laver les radis. Émincer les radis ainsi que leurs fanes. Peler et émincer l’oignon et l’ail. Émincer les poireaux. Chauffer un filet d’huile dans une casserole pour y faire revenir l’oignon et les radis pendant 5 minutes. Ajouter leurs fanes et les faire suer 3 minutes en mélangeant. Ajouter les verts de poireau, l’ail et saler. Couvrir et laisser cuire 10 …

    #Farcis, #Giraumon / #Végétalien (#vegan), #Sans_viande, #Sans_œuf, #Végétarien, #Sans_lactose, #Sans_gluten, Four #Végétalien_vegan_

  • Le cumul entre RSA et travail saisonnier autorisé dans trois nouveaux départements
    http://www.lefigaro.fr/social/le-cumul-entre-rsa-et-travail-saisonnier-autorise-dans-trois-nouveaux-depar

    La Gironde, la Dordogne et le Loire-et-Cher ont décidé d’autoriser les allocataires du RSA à occuper un travail saisonnier.

    Cumuler le RSA et un travail saisonnier est désormais possible dans trois nouveaux départements. Sont concernés la Gironde, la Dordogne et le Loir-et-Cher. Pour ces trois départements, il s’agit notamment de faire face à la pénurie de postes à pourvoir pendant la période des vendanges ou dans des secteurs en tension comme la restauration.

    #RSA #départementalisation #cumul_intégral #travail_saisonnier #emploi_saisonnier

    Dans 11 départements : #Aube #Bas-Rhin #Bourgogne #Côte-d’Or #Dordogne #Gironde #Haut-Rhin #Loir-et-Cher #Marne #Rhône #Saône-et-Loire

  • #Géographie_féministe

    GeoAgenda 2019/1 est dédié à la géographie
    féministe. Les Guest Editors Sara Landolt
    et Marina Richter proposent en introduction
    un état de l’art de la géographie féministe
    en Suisse.

    Jasmine Truong et Carolin Schurr présentent ensuite le nouveau groupe de recherche « Geographies of the global intimate » de l’institut de géographie de l’Université de Berne. Isabella Stingl offre une contribution sur la production de connaissances scientifiques féministes au sein de la recherche sur les #migrations. Jennifer Steiner, Karin Schwiter et Anahi Villalba introduisent le projet de « Live-in care », liant le travail de #soins à domicile et la #migration_internationale. Susan Thieme et Marina Richter proposent, quant à elles, une analyse intersectionnelle des compétences du #personnel_médical dans les #hôpitaux au prisme du #genre et du #parcours_migratoire. Kathrin Naegeli et Marlene Kronenberger présentent le programme « #Girls_on_Ice ». Enfin, Karine Duplan et Elisabeth Militz font un résumé du workshop « Bodies, space and difference in the global intimate » qui s’est tenu lors du Swissgeosciences Meeting 2018.
    Dans la rubrique « Autres Contributions », Suzy Blondin nous emmène dans la vallée du #Bartang au #Tadjikistan. Juliane Krenz présente un guide pratique de l’étude du sol, en tant qu’expérience d’enseignement de la géographie. La contribution de Itta Bauer propose de penser au-delà des frontières disciplinaires de la géographie et de la didactique. Finalement, Stephanie Summermatter et Peter Stucki discutent des enjeux liés aux inondations en Suisse, à partir d’une perspective historique remontant à 1868.


    https://sciencesnaturelles.ch/uuid/dfabd5da-19c7-5496-b075-6a3cbad19e0c?r=20190205110021_1557134729_

  • Passionnante interview sur le rôle de mercenaires en Amérique latine. Colombie, Venezuela et la place des Israéliens au Brésil.
    Sombres perspectives pour le Venezuela, comparé à la Libye et à la Syrie (l’entretien est de février).

    Revista Insomnio : Entrevista a Fernando Mon (Especialista en historia militar contemporánea) : Historia de los mercenarios, « contratistas » en Hispanoamérica y la crisis venezolana.
    http://www.revistainsomnio.com/2019/02/entrevista-fernando-mon-especialista-en.html

    Entrevista a Fernando Mon – Especialista en historia militar contemporánea egresado de la Escuela Superior de Guerra del Ejército Argentino.

    Revista Insomnio: ¿Cómo comienza la historia de los “mercenarios”?
    Fernando Mon: Un “mercenario” es una persona con experiencia militar que participa de un conflicto bélico a cambio de dinero. O sea, son ’alquilados’ para luchar por un ’bando’, esa sería la definición clásica de “mercenario”. Son soldados que, en lugar de pelear por una causa o por un país, lo hacen en beneficio propio.

    Aparecen con fuerza a finales de la Edad Media y principios del Renacimiento. La mayoría de los ejércitos, como es el caso de Italia que se encontraba dividida en distintos reinos y principados, estaban compuestos por soldados contratados. Estos recibían el nombre de “condotieros”, adjetivo que deriva de la palabra “condot”, que significa “contrato”, en referencia al contrato que firmaban con las distintos reinos, Estados o principados para formar parte de sus ejércitos. Con el correr del tiempo comienzan a ser cuestionados por ser caros y poco fiables, ya que podían cambiar de ’bando’ tranquilamente si otro les ofrecía más dinero. Quien más los cuestionó fue Maquiavelo, que abogaba por formar ejércitos de ciudadanos, que no peleara simplemente por dinero sino por fidelidad a su gobernante.

    A partir del Renacimiento comienzan a consolidarse los distintos Estados absolutistas que empiezan a construir, de a poco, ejércitos nacionales; hasta que se llega a la Revolución Francesa, la que impone el modelo de ejército para los Estados burgueses modernos, conformados por ciudadanos en armas. Cuando esta se produce, se genera una coalición de monarquías absolutistas contrarias a la misma, con el fin de atacar a Francia. La Revolución se ve obligada a defenderse y, como el ejército aristocrático del monarca francés había sido barrido quedando en desbandada, los jacobinos implementan lo que se llamó ’leva de masas’; es decir, el servicio militar obligatorio, la movilización total de la población. Ahí es cuando surge el ejército nacional propiamente dicho, que fue el prototipo para los ejércitos napoleónicos que luego terminarían por conquistar Europa entera, revolucionando la guerra en aquel momento.

    RI: ¿En qué momento de la historia moderna reaparecen los mercenarios?
    FM: En principio, podríamos decir que fue en el Congo, cuando un grupo de mercenarios belgas, franceses y suecos participan en el derrocamiento y asesinato de Lumumba. Estos mercenarios fueron contratados por las empresas mineras de la provincia de Katanga. Cuando Lumumba llega al poder, esta provincia se paraliza por miedo a que éste pudiera nacionalizar las minas. Los mineros contratan a dichos mercenarios para protegerlas. Es una historia larga y muy interesante. Existe una película belga que trata sobre estos hechos llamada “Patrice Lumumba”; también hay otra muy interesante que se puede ver en Netflix cuyo nombre es “El asedio a Jadotesville” y trata sobre el Congo.

    RI: Entre aquel episodio y la guerra civil en Sierra Leona a principios de los años ’90 ¿Existió participación de mercenarios en otros conflictos?
    FM: Tengo entendido que en Angola han participado mercenarios sudafricanos luchando en el bando de un grupo guerrillero de extrema derecha conocido como UNITA, que combatía contra la guerrilla de izquierda del MPLA (Movimiento Popular para la Liberación de Angola) que tenía el apoyo soviético y cubano.

    RI: Siendo estos mercenarios de nacionalidad sudafricana ¿Podrían haber pertenecido a la empresa #Executive_Outcomes?
    FM: Si, exactamente; son los mismos que luego participarían en la guerra civil de Sierra Leona y que eran la ’mano de obra desocupada’ tras la caída del apartheid.

    RI: ¿Cuál es el rol que han jugado los “contratistas” o mercenarios en las guerras de principios del S.XXI?
    FM: Han tenido un protagonismo muy importante en las guerras de Irak y Afganistán, pero sobre todo en Irak y por parte de las empresas estadounidenses como #Blackwater, que luego cambió de nombre a #Academi ...

    RI: Y ahora han cambiado de nombre a #Xe_Service. Entre otras cosas, poseen una subsidiaria contratada por el gobierno británico para “operar helicópteros de rescate” en las Islas Malvinas...
    FM: Si, no me extraña. También hay empresas británicas que operan en Cisjordania protegiendo los asentamientos de los ’colonos’ judíos. También existen grupos de gurkhas desmovilizados del Ejército Británico que formaron su propia compañía, pero están más dedicados a la labor de ’guardaespaldas’ y seguridad privada.

    Volviendo a la guerra de Irak, allí los “contratistas” privados constituyeron el segundo contingente de ocupación; o sea, una cantidad impresionante de combatientes.

    ¿Por qué Estados Unidos utiliza a esta gente? En principio porque se las puede usar de manera clandestina y anónima, sin la necesidad de rendir cuentas a nadie, por lo que pueden hacer todo tipo de ’trabajos sucios’. Pero, además, se utilizan para evitar contabilizar bajas dentro del ejército regular; porque las sociedades occidentales no están muy preparadas para la experiencia traumática de una guerra, sobre todo después de la Guerra de Vietnam. Estas sociedades tienen un gran rechazo a la muerte, y se encuentran aburguesadas gracias al ’Estado de Bienestar’ y todo el auge de los “derechos y libertades individuales” y no pueden soportar el costo humano de una guerra.

    RI: ¿Qué incidencia tienen las CMP en Hispanoamérica?
    FM: En Latinoamérica, el principal ’laboratorio’ de estas empresas es Colombia, dado al conflicto civil que tuvo existió una gran presencia de compañías militares privadas; sobre todo de capitales estadounidenses e israelíes. Se calcula que son alrededor de veinte o más las empresas que estuvieron o están en dicho país, y proveen distintos servicios que van desde el entrenamiento a militares y paramilitares hasta el desarrollo de tareas de inteligencia y espionaje, o custodia y seguridad para instalaciones de empresas, oleoductos, gasoductos, etc.

    Existen denuncias contra una empresa israelí llamada #Silver_Shadow por entrenar y equipar al grupo paramilitar conocido como Autodefensas Unidas de Colombia, dueñas de un gran historial criminal. Otra empresa israelí, #GIR_S.A, ha entrenado a los militares colombianos, a la policía, a los paramilitares y, ahora también, a los narcotraficantes; además, les provee armas.

    RI: En relación con la crisis que actualmente se vive en Venezuela ¿Crees que podrían estar operando estos “contratistas” o mercenarios en suelo venezolano?
    FM: No tengo una certeza total, pero no me parecería raro. Por ejemplo, que actúen desde Colombia me resultaría normal, es como un ’nido de avispas’ de “contratistas” militares privados; podrían estar infiltrándose en Venezuela, haciendo sabotajes o tareas de inteligencia o espionaje, no me extrañaría. Como tampoco me extrañaría que fueran ciertos los rumores sobre la presencia en Venezuela de mercenarios rusos que trabajan para la empresa Wagner Group con el fin de custodiar a Nicolás Maduro y otros miembros del gobierno; hasta me parece lógico. Todo esto corresponde a la nueva doctrina de “guerra híbrida” o “guerra compuesta” que combina distintas modalidades de tácticas bélicas, ya sean regulares o irregulares, propaganda, derribo, sabotaje, guerra psicológica; a tal punto que ya no se sabe ni cuando empieza la guerra ni cuando termina, y estos grupos son especiales para eso.

    RI: Al respecto de la presencia de soldados israelíes en Brasil... Según las declaraciones públicas de los propios funcionarios brasileños, las dieciséis toneladas de equipamiento que los mismos llevaron a Brasil con el -presunto- fin de colaborar en la búsqueda y rescate de los desaparecidos tras la ruptura del dique de residuos mineros en Minas Gerais, resultaron totalmente inútiles... ¿Se podría suponer que dicho equipamiento pudiera, en realidad, corresponder a pertrechos para el entrenamiento y equipamiento de mercenarios o incluso de las tropas regulares del Ejército Brasileño para una futura invasión a Venezuela?
    FM: Sí, no me cabe ninguna duda. En primer lugar, porque Israel se dedica a exportar no sólo armamento sino también el “know how” (el conocimiento y la experiencia) en cuestiones de contrainsurgencia que tiene acumulado tras más de setenta años de guerra continua y ocupación de los territorios palestinos. Hace un rato te mencionaba a estas empresas israelíes que trabajaron en Colombia. En segundo lugar, Bolsonaro se encuentra completamente alineado con Israel; su candidatura a presidente de Brasil fue apoyada y financiada por la corriente evangélico-sionista que responde al gobierno israelí.
    No me parecería raro, es más, me resulta sospechoso que Israel envíe un contingente de militares para ayudar tras una catástrofe cuando el Ejército de Brasil se encuentra totalmente capacitado para realizar las tareas de búsqueda. En política son raras las casualidades.

    RI: En tu opinión ¿Qué le depara el futuro a Venezuela?
    FM: Hay que ver cómo se desarrollan los acontecimientos. Venezuela, tranquilamente, puede transformarse en una especie de Libia o Siria sudamericana. La estrategia estadounidense de reconocer a un “gobierno” paralelo ya fue aplicada en estos dos países. En Libia fue llamado “Consejo Nacional de Transición”, el Siria se llama “Gobierno Sirio Democrático” o algo por el estilo.

    No se si pueda tratase de una invasión a través de las mismas tropas estadounidenses sino la creación de “grupos irregulares” que intenten derrocar al gobierno de Maduro, lo que puede derivar en una guerra civil. Como mucho, EE.UU podría comportarse como lo hizo en Siria, apoyando a estos “grupos irregulares” por medio de bombardeos aéreos. Sin embargo, también existe una presencia muy importante de Rusia y China en Venezuela. Fijate que, en Libia lograron derrocar a Gadafi, en Siria no han podido hacerlo con Bashar Al-Assad que, de hecho, está ganando la guerra gracias al apoyo y la presencia de Rusia.

    A principios de diciembre del año pasado el gobierno ruso envió dos bombarderos TU-160 a Venezuela (NdR: Aunque simplemente fue para realizar maniobras militares conjuntas y luego los bombarderos regresaron a Rusia). Eso fue un gesto importante de Rusia previendo lo que pudiera llegar a suceder allí demostrando, además, que puede tener una proyección de poder militar hacia el Caribe. ¿Por qué Guaidó se autoproclamó ’Presidente Encargado’? Porque hay un contexto regional que se lo permite, siendo reconocido por Macri, Bolsonaro, Piñera, Duque, Lenin Moreno, Abdo Benitez, etc.

    Por: Nicolás Escribá.

    • [longue,…] Question : D’après les déclarations publiques de fonctionnaires brésiliens, des soldats israéliens ont débarqués avec 16 tonnes de matériel pour, en principe, aider à la recherche et au sauvetage des disparus suite à la rupture catastrophique de la digue de retenue de déchets miniers dans le Minas Gerais. Il se sont avérés totalement inutiles… Peut-on supposer qu’il s’agit d’équipement destiné à l’entrainement et l’équipement de mercenaires, voire de troupes régulières de l’Armée brésilienne, en vue d’une invasion future du Venezuela ?

      Réponse Sans aucun doute. D’abord parce qu’Israël exporte non seulement de l’armement mais aussi le know how en ce qui concerne la contre-insurrection #COINT accumulé en plus de 60 ans de guerre continue et d’occupation des territoires palestiniens. Je viens de te parler des entreprises israéliennes qui ont travaillé en Colombie. Ensuite, Bolsonaro est totalement aligné sur Israël ; sa candidature a été soutenue et financée par le courant évangéliste-sioniste à la main du gouvernement israélien.

      Il ne me paraitrait pas étonnant, plus, il me semble très suspect qu’Israël envoie un contingent de militaires pour aider après une catastrophe alors que l’Armée brésilienne a parfaitement la capacité de réaliser les recherches.

      Le hasard est peu fréquent en politique.

      ping @odilon

  • Where are all my #blockchain Ladies, at?
    https://hackernoon.com/where-are-all-my-blockchain-ladies-at-76ea978f6cac?source=rss----3a8144e

    (Past assignment for an ICO)Photo Source: https://cryptocoin.news/news/30-of-the-most-innovative-and-exciting-women-to-watch-for-blockchain-and-crypto-insights-5200/amp/Every morning I enjoy my morning coffee with my Blockchain Sisters. We laugh, share, cry and pass around positive memes like the “Boss Babes”, we are! (#GirlBoss)On a unique Sunday during brunch, a few of us shared our daily “Words of Affirmation” but we decided to become more philosophical than usual. I was playing “reporter” that weekend, as I asked to highlight the issues women in blockchain are facing. I’m not really a know-it-all, so I asked the REAL experts for their opinions.I was saddened as some of the most recognizable names in crypto had surprising answers. All successful tech gals, my friends and I pondered why (...)

    #hackernoon-top-story #blockchain-technology #cryptocurrency #women-in-tech

  • France : des nouvelles des cabanes des #Gilets_Jaunes
    https://fr.squat.net/2019/03/21/france-des-nouvelles-des-cabanes-des-gilets-jaunes

    Les infos qui suivent ne sont évidemment pas exhaustives, mais montrent la vitalité du mouvement des Gilets jaunes et des occupations de ronds-points avec cabanes, etc. tout autant que l’acharnement de la part de l’État pour écraser ce mouvement (en l’occurrence par la démolition des cabanes par la police, ou par des incendies anonymes…). * […]

    #Bas-Rhin #Caen #Charente-Maritime #Commercy #expulsion #Forbach #Gironde #incendie #Jura #Loire #Manche #Meuse #Moselle #Nièvre #Oléron #ouverture #Paris #réoccupation #Saint-Brevin-les-Pins #Saint-Chamond #Schirmeck #Vaucluse

  • Interviews with Three Amazing Female Web Developers Who Promote Diversity and Inclusion in Tech
    https://hackernoon.com/interviews-with-three-amazing-female-web-developers-who-promote-diversit

    The Stories Behind BlackTechPipeline, @WomenTechBot, @React_India, and @WomenCoders01Three Amazing Web Developers Who Are Doing Their Best in Engaging Women and Minorities in Web DevelopmentNot long ago I started a series of articles on women in technology at our corporate blog, at soshace.com. And so far I’ve managed to publish just one that featured five outstanding women who were promoting coding education among children, teenage girls, mothers who recently delivered babies, and different other minority groups. I am passionate about promoting equality and diversity in various fields, be it science or creative writing. Unfortunately, back where our company’s based, in Russia, we’re far behind those practices, but there is definitely a nascent trend for inclusion. Writing articles such (...)

    #female-developer #girls-who-code #hackernoon-top-story #diversity-in-tech #women-in-tech

  • Quelques extraits de la #BD
    #Humains, #La_Roya est une fleuve , dont il a déjà été question ici :


    https://seenthis.net/messages/693475

    Extraits :


    #ligne #ligne_frontalière #zone_frontalière #frontière_mobile


    #histoire #Giraude #grillage #barrières_frontalières


    #walls_don't_work


    #pas_de_la_mort #campement


    #tunnel #refoulement #push-back #risque


    #légende_de_mamadou #passeurs #vêtements


    #ouverture_des_frontières


    #Roya_citoyenne #délit_de_solidarité #business #armée #militarisation_des_frontières #drones


    #jeu_de_l'oie #migrerrance


    #Bella_ciao #fête


    #Méditerranée #mer_Méditerranée


    #memoria_delle_Alpi


    #20_km #20_kilomètres #Sospel #PAF #police_aux_frontières


    #illégalité #légalité


    #sans-papiers #papiers


    #Francesco_Biamonti


    #Briançon #Hautes-Alpes


    #ouvrir_les_frontières


    #inhumanité


    #mourir_aux_frontières #décès #mort


    #invisibilité #invisibilisation


    #neige #froid

    #bande_dessinée #livre #frontière_sud-alpine #solidarité #frontières #asile #migrations #réfugiés #Cédric_Herrou #Vintimille #Italie #France #Menton #Alpes #montagne

    ping @nepthys @reka

    • Dans la BD on cite le #livre
      "Les Paroles la nuit" de Francesco Biamonti

      Dans l’obscurité de la nuit, sur les sentiers des collines ligures battues par le vent, parmi ces terres arides, de roches et d’argile, de ronces, d’oliviers et de mimosas, erre une humanité inquiète en proie à la violence qui règne sur les côtes : ce sont les laissés-pour-compte de la modernité occidentale, attirés par la frontière française, à la recherche d’une terre d’accueil.

      Des coups de feu, un bruissement dans les arbres, les restes d’un bivouac, des traces de sang, un cadavre retrouvé au petit matin sont les signes du passage de ces hordes de damnés, incarnés par deux personnages poignants, un homme et une petite fille kurdes qu’un implacable destin poursuit.

      Donnant voix aux silences de Leonardo et de ses amis, à leurs remords, à leur perception des événements et des choses, l’auteur nous livre des tranches d’existence qui se détachent sur un paysage à la lumière changeante ; la dérive de notre monde malade revient sans cesse dans une conversation suspendue au-dessus de l’abîme.

      http://www.seuil.com/ouvrage/les-paroles-la-nuit-francesco-biamonti/9782020350105

  • En 2011, « Le Monde » écrivait :
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/16/syrie-la-derniere-carte-de-bachar-al-assad_1536986_3232.html

    Sans l’Iran, le régime syrien revient dans le #giron_arabe traditionnel.

    En 2019 l’objectif resterait le même, malgré l’Iran
    https://www.france24.com/fr/20190103-syrie-bachar-assad-diplomatie-retour-ligue-arabe

    Interrogé par France 24, Mohammad al-Hammadi, politologue basée à Dubaï, estime de son côté [...] : « J’estime que les Arabes ont beaucoup perdu en coupant les ponts avec les Syriens, je parle du pays, et non pas du régime ou de Bachar al-Assad. Le boycott arabe a eu des conséquences directes sur le sort de la population, il faut donc que la Ligue arabe prenne une décision claire, pour que la #Syrie retourne dans le giron arabe ».

    • Arab nations inch toward rehabilitating Syria’s Assad
      https://apnews.com/beb8390d4a4e4e26accff0b26995fa28

      The debate now appears to be about when, not whether, to re-admit Syria to the Arab League. At a meeting in Cairo on Wednesday, Egyptian Foreign Minister Sameh Shukri said Syria’s return to the League is connected to developments on the political track to end the crisis. Some officials in Lebanon insist Syria should be invited to an Arab economic summit the country is hosting next week, although final decision rests with the League.

      “It could happen slower or faster, but if Assad is going to stay where he is, then obviously countries in the region are going to try to make the best of that situation,” said Aron Lund, a fellow with The Century Foundation. “American politicians can sit in splendid isolation on the other side of an ocean and pretend Syria isn’t what it is,” he said. “But King Abdullah of Jordan can’t.”

      Les MSM occidentaux adorent cette photo avec Bachir du Soudan.

  • The roundabout revolutions

    The history of these banal, utilitarian instruments of traffic management has become entangled with that of political uprising, #Eyal_Weizman argues in his latest book

    This project started with a photograph. It was one of the most arresting images depicting the May 1980 #Gwangju uprising, recognised now as the first step in the eventual overthrow of the military dictatorship in South Korea. The photograph (above) depicts a large crowd of people occupying a roundabout in the city center. Atop a disused fountain in the middle of the roundabout a few protestors have unfurled a South Korean flag. The roundabout organised the protest in concentric circles, a geometric order that exposed the crowd to itself, helping a political collective in becoming.

    It had an uncanny resonance with events that had just unfolded: in the previous year a series of popular uprisings spread through Tunisia, Egypt, Bahrain, #Oman, Yemen, Libya, and Syria. These events shared with Gwangju not only the historical circumstances – they too were popular protests against military dictatorships – but, remarkably, an urban-architectural setting: many of them similarly erupted on roundabouts in downtown areas. The history of these roundabouts is entangled with the revolutions that rose from them.

    The photograph of the roundabout—now the symbol of the “liberated republic” – was taken by #Na_Kyung-taek from the roof of the occupied Provincial Hall, looking toward Geumnam-ro, only a few hours before the fall of the “#Gwangju_Republic”. In the early morning hours of the following day, the Gwangju uprising was overwhelmed by military force employing tanks and other armed vehicles. The last stand took place at the roundabout.

    The scene immediately resonates with the well-known photographs of people gathering in #Tahrir_Square in early 2011. Taken from different high-rise buildings around the square, a distinct feature in these images is the traffic circle visible by the way it organises bodies and objects in space. These images became the symbol of the revolution that led to the overthrow of President Hosni Mubarak in February 2011 – an event described by urban historian Nezar AlSayyad as “Cairo’s roundabout revolution”. But the Gwangju photograph also connects to images of other roundabouts that erupted in dissent in fast succession throughout the Middle East. Before Tahrir, as Jonathan Liu noted in his essay Roundabouts and Revolutions, it was the main roundabout in the capital of Tunisia – subsequently renamed Place du 14 Janvier 2011 after the date on which President Zine el-Abidine Ben Ali was forced to flee the country. Thousands of protesters gathered at the roundabout in Tunis and filled the city’s main boulevard.

    A main roundabout in Bahrain’s capital Manama erupted in protests shortly after the overthrow of Mubarak in Egypt. Its central traffic island became the site of popular protests against the government and the first decisive act of military repression: the protests were violently broken up and the roundabout itself destroyed and replaced with a traffic intersection. In solidarity with the Tahrir protests, the roundabouts in the small al-Manara Square in Ramallah and the immense Azadi Square in Tehran also filled with protesters. These events, too, were violently suppressed.

    The roundabouts in Tehran and Ramallah had also been the scenes of previous revolts. In 2009 the Azadi roundabout in Iran’s capital was the site of the main protests of the Green Movement contesting President Mahmoud Ahmadinejad’s reelection. Hamid Dabashi, a literature professor at Columbia University and one of the most outspoken public intellectuals on these revolutions, claims that the Green Movement was inspirational for the subsequent revolutionary wave in the Arab world. In Palestine, revolt was a permanent consequence of life under occupation, and the al-Manara roundabout was a frequent site of clashes between Palestinian youth and the Israeli military. The sequence of roundabout revolutions evolved as acts of imitation, each building on its predecessor, each helping propel the next.

    Roundabouts were of course not only exhilarating sites of protest and experiments in popular democracy, but moreover they were places where people gathered and risked their life. The Gwangju uprising is, thus, the first of the roundabout revolutions. Liu wrote: “In all these cases, the symbolism is almost jokingly obvious: what better place to stage a revolution, after all, then one built for turning around?” What better way to show solidarity across national borders than to stage protests in analogous places?

    Why roundabouts? After all, they are banal, utilitarian instruments of traffic management, certainly not prone to induce revolutionary feeling. Other kinds of sites – squares, boulevards, favelas, refugee camps – have served throughout history as the setting for political protest and revolt. Each alignment of a roundabout and a revolution has a specific context and diverse causes, but the curious repetition of this phenomenon might give rise to several speculations. Urban roundabouts are the intersection points of large axes, which also puts them at the start or end of processions.

    Occupying a roundabout demonstrates the power of tactical acupuncture: it blocks off all routes going in and out. Congestion moves outward like a wave, flowing down avenues and streets through large parts of the city. By pressuring a single pivotal point within a networked infrastructure, an entire city can be put under siege (a contemporary contradistinction to the medieval technique of surrounding the entire perimeter of a city wall). Unlike public squares, which are designed as sites for people to gather (therefore not interrupting the flow of vehicular traffic) and are usually monitored and policed, roundabout islands are designed to keep people away. The continuous flow of traffic around them creates a wall of speeding vehicles that prohibits access. While providing open spaces (in some cities the only available open spaces) these islands are meant to be seen but not used.

    Another possible explanation is their symbolic power: they often contain monuments that represent the existing regime. The roundabouts of recent revolutions had emblematic names – Place du 7 Novembre 1987, the date the previous regime took power in Tunisia; “Liberty” (Azadi), referring to the 1979 Iranian Revolution; or “Liberation” (Tahrir), referring to the 1952 revolutions in Egypt. Roundabout islands often had statues, both figurative and abstract, representing the symbolic order of regimes. Leaders might have wished to believe that circular movement around their monuments was akin to a form of worship or consent. While roundabouts exercise a centripetal force, pulling protestors into the city center, the police seek to generate movement in the opposite direction, out and away from the center, and to break a collective into controllable individuals that can be handled and dispersed.

    The most common of all centrifugal forces of urban disorganisation during protests is tear gas, a formless cloud that drifts through space to disperse crowds. From Gwangju to Cairo, Manama to Ramallah, hundreds of tear-gas canisters were used largely exceeding permitted levels in an attempt to evict protesters from public spaces. The bodily sensation of the gas forms part of the affective dimension of the roundabout revolution. When tear gas is inhaled, the pain is abrupt, sharp, and isolating. The eyes shut involuntary, generating a sense of disorientation and disempowerment.

    Protestors have found ways to mitigate the toxic effects of this weapon. Online advice is shared between activists from Palestine through Cairo to Ferguson. The best protection is offered by proper gas masks. Improvised masks made of mineral water bottles cut in half and equipped with a filter of wet towels also work, according to online manuals. Some activists wear swim goggles and place wet bandanas or kaffiyehs over their mouths. To mitigate some of the adverse effects, these improvised filters can be soaked in water, lemon juice, vinegar, toothpaste, or wrapped around an onion. When nothing else is at hand, breathe the air from inside your shirt and run upwind onto higher ground. When you have a chance, blow your nose, rinse your mouth, cough, and spit.


    https://www.iconeye.com/opinion/comment/item/12093-the-roundabout-revolutions
    #révolution #résistance #giratoire #carrefour #rond-point #routes #infrastructure_routière #soulèvement_politique #Corée_du_Sud #printemps_arabe #Egypte #Tunisie #Bahreïni #Yémen #Libye #Syrie #Tahrir

    Du coup : #gilets_jaunes ?

    @albertocampiphoto & @philippe_de_jonckheere

    This project started with a photograph. It was one of the most arresting images depicting the May 1980 #Gwangju uprising, recognised now as the first step in the eventual overthrow of the military dictatorship in South Korea. The photograph (above) depicts a large crowd of people occupying a roundabout in the city center. Atop a disused fountain in the middle of the roundabout a few protestors have unfurled a South Korean flag. The roundabout organised the protest in concentric circles, a geometric order that exposed the crowd to itself, helping a political collective in becoming.

    –-> le pouvoir d’une #photographie...

    signalé par @isskein

    ping @reka

  • Ils ont osé...

    Today is International Day for the Elimination of Violence against Women. How can border guards help protect women and girls? Frontex officers identify victims of trafficking in human beings, who often are women exposed to abuse, violence and sexual exploitation.

    https://twitter.com/Frontex/status/1066648189720248323
    #femmes #violence #exploitation #trafic_d'êtres_humains #victimes #Frontex #absudistan #frontières #fermeture_des_frontières #exploitation_sexuelle #hypocrisie #propagande #twitter #tweet #genre
    –-> faudrait ajouter d’autres tag pour retrouver cette annonce de Frontex... si queluqu’un a des idées...

    Ma réponse :

    It’s a #joke, right? #LegalPaths and #OpenBorders is the answer to protect #women and #girls against #violence! This is actually the opposite of #Frontex mission!

    ping @isskein @reka @daphne @_kg_

  • Pourquoi il faut en finir avec le « sorcier blanc » - Libération
    http://www.liberation.fr/sports/2018/06/20/pourquoi-il-faut-en-finir-avec-le-sorcier-blanc_1660493

    En fin de thèse à l’université Paris-Descartes, où il travaille sur le thème de la vulnérabilité sociale des athlètes, Seghir #Lazri passera pendant le Mondial quelques clichés du foot au tamis des sciences sociales.

    Après une défaite lors de la première journée contre l’Iran, le Maroc se doit de gagner contre le Portugal et l’Espagne pour espérer atteindre les huitièmes. Tous les regards sont donc portés sur son entraîneur français, Hervé Renard à qui l’on attribue tous les mérites de la qualification pour cette phase finale. Il devra donc redoubler de génie pour que « la magie » opère.

    « Magie », en effet, puisque Hervé Renard, qui est fait ses classes sur le continent africain, est l’héritier légitime de Claude Le Roy, ancien coach du Sénégal et du Cameroun (entre autres), et avec qui il partage le surnom de « Sorcier blanc » (comme Alain #Giresse, ou le défunt Henri Michel). Que faut-il donc entendre par cette formule ? Et surtout à quelle réalité sociologique renvoie-t-elle ?

    D’un point de vue organisationnel, tout d’abord, les #entraîneurs comme Hervé Renard s’inscrivent dans une logique de #globalisation mondiale du football. Si on les perçoit comme les figures de proue de la diffusion du coaching à la française en Afrique, ils ne sont, en réalité, que la partie émergée de l’iceberg. Et pour cause, certains territoires africains, notamment francophones sont depuis la fin des années 90, des hauts lieux de production de footballeurs à destination du marché européen. Les nombreux travaux du géographe Bertrand #Piraudeau, nous montrent que par la mise en place de centres de formation, mais aussi d’académies privées, le modèle de formation européen et notamment français est devenu la norme standard de toutes les écoles de football. Cela ayant pour conséquences de produire des joueurs répondant au critère du jeu européen (normalisation du style de jeu), mais aussi de légitimer la place des intervenants et entraîneurs en provenance des pays occidentaux. Aux premiers abords, Hervé Renard apparaît donc, comme un technicien du football dans un milieu social et géographique, déjà dominé par les injonctions du foot européen.

    Que faut-il entendre par « Sorcier » ?

    Par ailleurs, à ce statut de technicien, vient s’adosser cette expression de « sorcier ». Et si le terme s’invite dans les représentations collectives, c’est qu’il renvoie à deux domaines précis. D’une part, il fait écho au monde de l’élite sportive, s’apparentant à un univers sacré, selon les écrits de la psychologue du sport Claire Carrier où l’entraîneur transmet un savoir particulier, incompris des profanes. Et d’autre part, il fait allusion à une image « positiviste » des populations africaines. Autrement dit, à une représentation colonialiste circulant autour de ces populations, les réduisant à un imaginaire mystique et superstitieux. Ces individus interpréteraient la science footballistique comme une magie. Si le terme « sorcier » met en lumière une vision dévalorisante des populations africaines. La connotation « blanche » invite à questionner plus profondément ces représentations.

    Blanc, avez-vous dit ?

    En prenant en compte ce terme de « blanc » associé à « sorcier », on s’aperçoit que ce surnom renvoie d’autant plus à une dimension raciale que sociale. Pour exemple, le sélectionneur sénégalais du #Sénégal, Aliou Cissé, arrivé en France à 16 ans et ayant fait toute sa carrière en Europe, ne se voit pas assigner ce titre. Au contraire, il apparaît comme un entraîneur local, bien qu’il ait sans doute développé ses compétences en Europe. A ce propos, la chercheuse Claire Cosquer, dans un article sur ce même sujet, montre que le terme sociologique de « blanchité » accentue la fable colonialiste. Pour Claire Cosquer (en s’appuyant sur les analyses de Claude Boli), la notion même de « sorcier blanc » fait référence à une figure particulière de l’époque coloniale, qui est celle du #missionnaire. Cette effigie, à la fois paternaliste et directive, assigne les populations noires africaines à un imaginaire sauvage et enfantin. Et c’est aujourd’hui, encore par ce prisme, que le joueur africain est présenté comme puissant athlétiquement, aussi bien qu’immature intellectuellement. D’ailleurs, de Claude Le Roy à Willy Sagnol, de nombreux entraîneurs européens ne manquent pas de souligner leur manque de rigueur ou encore leur absence de sens tactique.

    Et c’est cette « altérité noire », véhiculée par le monde l’élite sportive qui consolide le terme de « Sorcier blanc », afin notamment, de légitimer la suprématie d’un capital technique sur un autre (Football européen vs football africain). Résultat d’une historicité des rapports coloniaux, la notion de « Sorcier blanc », se présentant comme passionnelle, montre que si le sport peut être un outil de déconstruction des représentations sociales, il est aussi un instrument pour les fortifier.
    Seghir Lazri

    Passionnant. Ça donne envie d’en savoir plus sur les travaux de Seghir Lazri.

    #football #Afrique #hervé_renard #entraîneur #sport #rapport_colonial #sorcier_blanc #représentations_colonialistes #aliou_cissé #noirs #paternalisme #blancs

  • GirlsOnBikes: Women Ride Bicycles To Reclaim Public Spaces in Pakistan · Global Voices

    https://globalvoices.org/2018/04/12/girlsonbikes-women-ride-bicycles-to-reclaim-public-spaces-in-pakistan

    On April 1, 2018, a bicycle rally was organized in major cities of Pakistan (Islamabad, Lahore, and Karachi) by prominent Pakistani feminist collective Girls at Dhabas. The ‘Girls On Bikes’ Rally was their third annual event to promote female participation in public events, fight restrictions faced by women in public places and increase awareness about issues faced by women.

    In May 2015, two Karachi-based girls, Sadia Khatri and Natasha Ansari, started using the hashtag #GirlsAtDhabas as a space to curate photos of women on Tumblr. The hashtag went viral when hundreds of women across South Asia began sharing photos of themselves at dhabas (roadside cafes) on Twitter and Tumblr, launching a conversation about safe spaces for women. After this, the collective was born.

    #bicyclette #vélo #pakistan #féminisme