• « Plutôt voleurs de poules que voleurs de vies »
    https://lundi.am/Plutot-voleurs-de-poules-que-voleurs-de-vies

    Lorsqu’il avait 14 ans, Ritchy Thibault est allé sur un rond-point, il est devenu l’une des figures du mouvement des Gilets jaunes. Depuis, il a été assistant parlementaire jusqu’à se faire bannir de l’assemblée nationale et congédier par son employeur, passé un nombre incalculable d’heures en cellules de garde à vue, fondé le PEPS [1]

    [1] Collectif politique d’écologie de libération,...
    , propagé pas mal de Zbeul, animé des émissions sur le web, écrit des articles ainsi que trois livres, et se prépare à affronter dans la joie et la bonne humeur trois procès au tribunal judiciaire de Paris qui l’opposent à la crème de ceux qui nous gouvernent (le président lui-même, évidemment mais aussi Bruno Retailleau ou encore Laurent Nunez). Pour comprendre d’où lui vient une telle énergie et pourquoi elle ne se départ par de beaucoup d’humour, il faut livre son dernier livre : Voleurs de poules, combattre l’antitsiganisme (Libertalia). Cette irréductibilité au pouvoir autant que cette disposition au coup d’éclat, on ne peut la comprendre qu’à partir du récit historique et éthique qu’il fait de l’antitsiganisme et de la guerre livrée depuis toujours par l’État contres les populations Roms, Sinti, Manouches, Gitans, Yéniches et Voyageurs. Des formes de vie, qu’il a toujours fallu surveiller, contrôler, réduire et même éradiquer tant elles incarnent ce petit caillou dans la chaussure d’une civilisation qui ne peut tolérer qu’elle-même. Cette interview est aussi longue qu’elle est intelligente et drôle ; pour s’y repérer, nous l’avons accompagnée d’un chapitrage qui servira tout autant de sommaire. On y parle de l’antitsiganisme et de son histoire évidemment, mais depuis là découle tout le reste, jusqu’aux stratégies nécessaires et adéquats pour lutter contre l’État et le pouvoir sans jamais en accepter les méthodes, les schémas et les armes. Au reste, il s’agit certainement de l’unique occasion que vous aurez de sauver une poule en achetant un livre.

    https://www.youtube.com/watch?v=We0bSms1yUg

    #interview #lundi_soir @lundimatin #Ritchy_Thibault #anti-tsiganisme #histoire #Roms, #Sinti #Manouches #Gitans #Yéniches #Voyageurs

  • Pour la reconnaissance du #génocide des #Roms et des Voyageurs

    https://contre-attaque.net/2025/04/11/pour-la-reconnaissance-du-genocide-des-roms-et-des-voyageurs

    FOISNEAU Lise, Le Génocide des « nomades » : figures du déni, revue L’homme, 2024

    https://shs.cairn.info/revue-l-homme-2024-1-page-113?lang=fr

    La question politique qui reste désormais en suspens est celle de savoir pourquoi certains historiens ont décidé de refuser aux Roms, #Sinti, #Manouches, #Gitans, #Yéniches et #Voyageurs le statut de victimes d’un génocide sur le sol français. Il reste aussi à s’interroger sur le choix de l’État de soutenir un projet de musée-mémorial qui nie la portée raciale et génocidaire de la persécution des « Nomades ». En 2024, les descendants ayant résisté à la sédentarisation forcée initiée après-guerre ne peuvent toujours pas choisir librement leurs lieux de vie et demeurent enfermés dans un réseau d’aires d’accueil. Ce dispositif fonctionne grâce à l’identification d’un groupe donné – les « gens du voyage » – qui est encore fiché par les services de police et de gendarmerie, mais aussi par le biais de terrains désignés, d’un monitorage de leurs activités économiques et d’une surveillance de leurs pratiques éducatives. Le débat autour de la qualification des persécutions de la Seconde Guerre mondiale n’est donc pas réservé aux historiens : la manière dont il est posé détermine, en partie, les relations que nous entretenons aujourd’hui avec les Roms, Sinti, Manouches, Gitans, Yéniches et Voyageurs.

    #anti-tsiganisme

  • Le déni des #persécutions génocidaires des « #Nomades »

    Le dernier interné « nomade » des #camps français a été libéré il y a presque 80 ans. Pourtant, il n’existe pas de décompte exact des victimes « nomades » de la #Seconde_Guerre_mondiale en France, ni de #mémorial nominatif exhaustif. Le site internet collaboratif NOMadeS, mis en ligne le 6 décembre 2024, se donne pour mission de combler cette lacune. Pourquoi aura-t-il fallu attendre huit décennies avant qu’une telle initiative ne soit lancée ?
    Les « Nomades » étaient, selon la loi du 16 juillet 1912, « des “#roulottiers” n’ayant ni domicile, ni résidence, ni patrie, la plupart #vagabonds, présentant le caractère ethnique particulier aux #romanichels, #bohémiens, #tziganes, #gitanos[1] ».

    Cette #loi_raciale contraignait les #Roms, les #Manouches, les #Sinti, les #Gitans, les #Yéniches et les #Voyageurs à détenir un #carnet_anthropométrique devant être visé à chaque départ et arrivée dans un lieu. Entre 1939 et 1946, les personnes que l’administration française fit entrer dans la catégorie de « Nomades » furent interdites de circulation, assignées à résidence, internées dans des camps, et certaines d’entre elles furent déportées.

    Avant même l’occupation de la France par les nazis, le dernier gouvernement de la Troisième République décréta le 6 avril 1940 l’#assignation_à_résidence des « Nomades » : ces derniers furent contraints de rejoindre une #résidence_forcée ou un camp. Prétextant que ces « Nomades » représentaient un danger pour la sécurité du pays, la #Troisième_République en état de guerre leur appliqua des mesures qui n’auraient jamais été prises en temps de paix, mais qui s’inscrivaient parfaitement dans la continuité des politiques anti-nomades d’avant-guerre.

    Le 4 octobre 1940, les Allemands ordonnèrent l’internement des « #Zigeuner [tsiganes] » en France. L’administration française traduisit « Zigeuner » par « Nomades » et appliqua aux « Nomades » les lois raciales nazies. Les personnes classées comme « Nomades » furent alors regroupées dans une soixantaine de camps sur l’ensemble du territoire métropolitain, tant en zone libre qu’en zone occupée.

    À la fin de la guerre, la Libération ne signifia pas la liberté pour les « Nomades » : ils demeurèrent en effet assignés à résidence et internés jusqu’en juillet 1946, date à laquelle la #liberté_de_circulation leur fut rendue sous condition. Ils devaient toujours être munis de leur carnet anthropométrique. La loi de 1912, au titre de laquelle les persécutions génocidaires de la Seconde Guerre mondiale furent commises sur le territoire français, ne fut pas abrogée, mais appliquée avec sévérité jusqu’en janvier 1969. La catégorie administrative de « Nomades » céda alors la place à celle de « #gens_du_voyage » et de nouvelles mesures discriminatoires furent adoptées à leur encontre.

    L’occultation de la persécution des « Nomades » (1944-1970)

    En 1948, le ministère de la Santé publique et de la Population mena une vaste enquête sur les « Nomades ». Les résultats montrent que plus d’un tiers des services départementaux interrogés savaient assez précisément ce qu’avaient subi les « Nomades » de leur département pendant la guerre : il fut question des #camps_d’internement, des conditions dramatiques de l’assignation à résidence, de #massacres et d’engagement dans la résistance. Ces enquêtes font également état de l’#antitsiganisme de beaucoup de hauts fonctionnaires de l’époque : on y lit entre autres que les mesures anti-nomades de la guerre n’étaient pas indignes, mais qu’au contraire, elles avaient permis d’expérimenter des mesures de #socialisation.

    Cette enquête de 1948 permet de comprendre que ces persécutions n’ont pas été « oubliées », mais qu’elles ont été délibérément occultées par l’administration française. Lorsqu’en 1949 est créée une Commission interministérielle pour l’étude des populations d’origine nomade, ses membres ne furent pas choisis au hasard : il s’agissait de personnes qui avaient déjà été en charge des questions relatives aux « Nomades », pour certaines d’entre elles pendant la guerre. Ainsi y retrouve-t-on #Georges_Romieu, ancien sous-directeur de la Police nationale à Vichy, qui avait été chargé de la création des camps d’internement pour « Nomades » en zone libre.

    Il n’est donc pas très étonnant que les survivants des persécutions aient eu beaucoup de mal à faire reconnaître ce qu’ils venaient de subir. Alors même qu’en 1948, deux lois établirent le cadre juridique des #réparations des #préjudices subis par les victimes de la Seconde Guerre mondiale, le régime d’#indemnisation mis en place posa de nombreux problèmes aux victimes « nomades ». L’obstacle principal résidait dans le fait qu’une reconnaissance des persécutions des « Nomades » comme victimes de #persécutions_raciales remettait en cause l’idée que la catégorie « Nomade » n’était qu’un #classement_administratif des populations itinérantes et non une catégorie raciale discriminante. Le ministère des Anciens Combattants et Victimes de guerre ne voulait pas que l’internement des « Nomades » puisse être considéré comme un internement sur critères raciaux.

    Ainsi, entre 1948 et 1955, les premiers dossiers de « Nomades » présentés au ministère des Anciens Combattants ne furent pas ceux des internés des camps français, encore moins des assignés à résidence, mais ceux des rescapés de la déportation afin d’obtenir le titre de « #déporté_politique ». Même pour ces derniers, l’administration manifesta un antitsiganisme explicite. Dans le dossier d’une femme rom française pourtant décédée dans les camps nazis, on peut y lire l’avis défavorable suivant : « Laissé à l’avis de la commission nationale, la matérialité de la déportation à Auschwitz n’étant pas établie. Les témoins (gitans comme le demandeur) signent tout ce qu’on leur présente. »

    Dans les années 1960, quelques dizaines d’anciens internés « Nomades » demandèrent l’obtention du statut d’interné politique. Les premiers dossiers furent rejetés : l’administration refusait de reconnaître que les camps dans lesquels les « Nomades » avaient été internés étaient des camps d’internement. Pour ceux qui arrivaient à prouver qu’ils avaient bel et bien été internés dans des camps reconnus comme tels, par exemple celui de #Rivesaltes, l’administration rejetait leur demande en arguant que leur état de santé ne pouvait pas être imputé au mauvais traitement dans les camps mais à leur mauvaise hygiène de vie.

    Devant ces refus systématiques de reconnaître la persécution des « Nomades », certaines personnes s’insurgèrent : les premiers concernés d’abord sans n’être aucunement entendus, puis des personnalités issues de l’action sociale comme, par exemple le #père_Fleury. Ce dernier avait été un témoin direct de l’internement et de la déportation depuis le camp de Poitiers où il avait exercé la fonction d’aumônier. Il contacta à plusieurs reprises le ministère des Anciens Combattants pour se plaindre du fait que les attestations qu’il rédigeait pour les anciens internés dans le but d’obtenir une reconnaissance n’étaient pas prises en compte. En 1963, les fonctionnaires de ce ministère lui répondirent que les demandes d’obtention du #statut d’interné politique faites par des « Nomades » n’aboutissaient pas faute d’archives et qu’il fallait qu’une enquête soit menée sur les conditions de vie des « Nomades » pendant la guerre.

    Le père Fleury mit alors en place une équipe qui aurait dû recenser, partout en France, les victimes et les lieux de persécution. Mais le président de la Commission interministérielle pour l’étude des populations d’origine nomade, le conseiller d’État Pierre Join-Lambert s’opposa à l’entreprise. C’est à peu près au même moment que celui-ci répondit également à l’ambassadeur d’Allemagne fédéral qu’il n’y avait pas lieu d’indemniser les « #Tziganes_français ». La position de Join-Lambert était claire : aucune #persécution_raciale n’avait eu lieu en France où les « Tsiganes » étaient demeurés libres.

    Cependant, à la fin des années 1960, devant la profusion des demandes d’obtention du statut d’internés politique de la part de « Nomades », le ministère des Anciens Combattants mena une enquête auprès des préfectures pour savoir si elles possédaient de la documentation sur « les conditions d’incarcération des Tsiganes et Gitans arrêtés sous l’Occupation ». Si certaines préfectures renvoyèrent des archives très parcellaires, certaines donnèrent sciemment de fausses informations. Le préfet du Loiret écrivit ainsi que, dans le camp de #Jargeau (l’un des plus grands camps d’internement de « Nomades » sur le territoire métropolitain), « les nomades internés pouvaient bénéficier d’une certaine liberté grâce à la clémence et à la compréhension de l’autorité administrative française ». En fait, les internés étaient forcés de travailler à l’extérieur des camps.

    Premières #commémorations, premières recherches universitaires (1980-2000)

    Pour répondre à l’occultation publique de leurs persécutions, des survivants roms, manouches, sinti, yéniches, gitans et voyageurs s’organisèrent pour rappeler leur histoire.

    À partir des années 1980, plusieurs associations et collectifs d’internés se formèrent dans le but de faire reconnaître ce qui doit être nommé par son nom, un génocide : on peut citer l’association nationale des victimes et des familles de victimes tziganes de France, présidée par un ancien interné, #Jean-Louis_Bauer, ou encore le Comité de recherche pour la mémoire du génocide des Tsiganes français avec à sa tête #Pierre_Young. Quelques manifestations eurent lieu : on peut rappeler celle qui eut lieu sur le pont de l’Alma à Paris, en 1980, lors de laquelle plusieurs dizaines de Roms et survivants de la déportation manifestèrent avec des pancartes : « 47 membres de ma famille sont morts en camps nazis pour eux je porte le Z ». Mais aucune action n’eut l’ampleur de celles du mouvement rom et sinti allemand qui enchaîna, à la même époque, grèves de la faim et occupation des bâtiments pour demander la reconnaissance du génocide des Roms et des Sinti.

    Cependant, la création de ces associations françaises coïncida avec le début des recherches historiques sur l’internement des « Nomades » en France, qui ne furent pas le fait d’historiens universitaires mais d’historiens locaux et d’étudiants. Jacques Sigot, instituteur à Montreuil-Bellay, se donna pour mission de faire l’histoire du camp de cette ville où avaient été internés plus de 1800 « Nomades » pendant la guerre. Rapidement, il fut rejoint dans ses recherches par d’anciens internés qui appartenaient, pour certains, à des associations mémorielles. Ainsi, paru en 1983, Un camp pour les Tsiganes et les autres… #Montreuil-Bellay 1940-1945. Plusieurs mémoires d’étudiants firent suite à cette publication pionnière : en 1984 sur le camp de #Saliers, en 1986 sur le camp de #Rennes et en 1988 sur le camp de #Jargeau.

    Les premières #plaques_commémoratives furent posées dans un rapport d’opposition à des autorités locales peu soucieuses de réparation. En 1985, Jean-Louis Bauer, ancien interné « nomade » et #Félicia_Combaud, ancienne internée juive réunirent leurs forces pour que soit inauguré une #stèle sur le site du camp de #Poitiers où ils avaient été privés de liberté. En 1988, le même Jean-Louis Bauer accompagné de l’instituteur Jacques Sigot et d’autres survivants imposèrent à la mairie de Montreuil-Bellay une stèle sur le site du camp. En 1991, grâce aux efforts et à la persévérance de Jean-Louis Bauer et après quatre années d’opposition, le conseil municipal de la commune accepta la pose d’une plaque sur le site de l’ancien camp de Jargeau.

    En 1992, sous cette pression, le Secrétariat d’État aux Anciens Combattants et Victimes de Guerre, le Secrétariat général de l’Intégration et la Fondation pour la Mémoire de la Déportation demandèrent à l’Institut d’histoire du temps présent (IHTP) de mener une recherche intitulée : « Les Tsiganes de France 1939-1946. Contrôle et exclusion ». L’historien Denis Peschanski en fut nommé le responsable scientifique et, sous sa direction parut deux ans plus tard un rapport de 120 pages.

    Ce rapport apportait la preuve formelle de l’internement des « Nomades », mais certaines de ses conclusions étaient à l’opposé de ce dont témoignaient les survivants : il concluait en effet que la politique que les Allemands avaient mise en œuvre en France à l’égard des « Nomades » ne répondait pas à une volonté exterminatrice, en d’autres termes que les persécutions françaises n’étaient pas de nature génocidaire. De plus, le rapport ne dénombrait que 3 000 internés « tsiganes » dans les camps français : un chiffre bas qui ne manqua pas de rassurer les pouvoirs publics et de rendre encore les survivants encore plus méfiants vis-à-vis de l’histoire officielle.

    Popularisation de l’histoire des « Nomades » et premières reconnaissances nationales (2000-2020)

    Au début du XXIe siècle, les anciens internés « nomades » qui étaient adultes au moment de la guerre n’étaient plus très nombreux. La question de la préservation de leur mémoire se posait, alors même que les universitaires n’avaient pas cherché à collecter leurs paroles et les survivants n’avaient pas toujours trouvé les moyens de laisser de témoignages pérennes derrière eux.

    Les initiatives visant à préserver cette mémoire furent d’abord le fait de rencontres entre journalistes, artistes et survivants : en 2001, le photographe Mathieu Pernot documenta l’internement dans le camp de Saliers ; en 2003 et 2009, Raphaël Pillosio réalisa deux documentaires sur la persécution des « Nomades » ; en 2011, la journaliste Isabelle Ligner publia le témoignage de #Raymond_Gurême, interné avec sa famille successivement dans les camps de #Darnétal et de #Linas-Monthléry, dont il s’évada avant de rejoindre la Résistance.

    Les années 2000 popularisèrent l’histoire des « Nomades » à travers des bandes dessinées, des films ou, encore, des romans. Le 18 juillet 2010, Hubert Falco, secrétaire d’État à la Défense et aux Anciens Combattants, mentionna pour la première fois l’internement des « Tsiganes » dans un discours officiel. Cette reconnaissance partielle fut aussitôt anéantie par des propos du président de la République, Nicolas Sarkozy associant les « gens du voyage » et les « Roms » à des délinquants. L’été 2010 vient rappeler que la reconnaissance des persécutions passées était épineuse tant que des discriminations avaient encore cours.

    En 2016, alors que la plupart des descendants d’internés et d’assignés à résidence « Nomades » étaient toujours soumis à un régime administratif de ségrégation, celui de la loi du 3 janvier 1969 les classant comme « gens du voyage », il fut décidé que le président de la République, François Hollande, se rendrait sur le site du camp de Montreuil-Bellay. Une cérémonie, qui eut lieu le 29 octobre 2016, fut préparée dans le plus grand secret : jusqu’au dernier moment, la présence du résident fut incertaine. Les survivants et leurs enfants invités étaient moins nombreux que les travailleurs sociaux et les membres d’associations ayant vocation à s’occuper des « gens du voyage » et aucun survivant ne témoigna. François Hollande déclara : « La République reconnaît la souffrance des nomades qui ont été internés et admet que sa #responsabilité est grande dans ce drame. » La souffrance ne fut pas qualifiée et la question du #génocide soigneusement évitée.

    Le Conseil d’État rejeta en septembre 2020 la demande de deux associations de Voyageurs et de forains d’ouvrir le régime d’indemnisation des victimes de spoliation du fait des lois antisémites aux victimes des lois antitsiganes. Il déclara que les « Tsiganes » n’avaient pas « fait l’objet d’une politique d’extermination systématique ». Si le Parlement européen a reconnu le génocide des Roms et des Sinti en 2015 et a invité les États membres à faire de même, la France de 2024 n’a toujours pas suivi cette recommandation.
    Résistances et liste mémorielle

    À partir de 2014, les descendants de « Nomades » et des Roms et Sinti persécutés par les nazis et les régimes collaborateurs changèrent de stratégie : ce n’était pas seulement en tant que victimes qu’ils voulaient se faire reconnaître, mais aussi en tant que résistants. Le mouvement européen du 16 mai (#romaniresistance), rappelant l’insurrection des internés du Zigeunerlager [camp de Tsiganes] d’Auschwitz-Birkenau quand des SS vinrent pour les conduire aux chambres à gaz, se propagea. Il réunit tous les ans la jeunesse romani et voyageuse européenne à l’appel de l’ancien interné français Raymond Gurême : « Jamais à genoux, toujours debout ! »

    La base de données « NOMadeS : Mur des noms des internés et assignés à résidence en tant que “Nomades” en France (1939-1946) » propose d’établir collaborativement une #liste aussi exhaustive que possible des internés et des assignés à résidence en tant que « Nomades » en France entre 1939 et 1946. Soutenue par plusieurs associations de descendants d’internés, elle servira d’appui à de nouvelles revendications mémorielles. Peut-être aussi à une demande de reconnaissance par la France du génocide des Manouches, des Roms, des Voyageurs, des Gitans, des Sinti et des Yéniches.

    https://aoc.media/analyse/2024/12/18/le-deni-des-persecutions-genocidaires-des-nomades

    #persécution #encampement #France #histoire #déni #internement #déportation #travail_forcé #reconnaissance

    • Mémorial des Nomades et Forains de France

      Le Mémorial des Nomades de France, sous le parrainage de Niki Lorier, œuvre pour une reconnaissance pleine et entière par la France de sa responsabilité dans l’internement et la déportation des Nomades de France entre 1914 et 1946,

      Il collecte les témoignages des survivants.

      Il propose des interventions en milieu scolaire et du matériel pédagogique sur le CNRD.

      Il réalise des partenariats avec des institutions mémorielles (Mémorial de la Shoah, Mémorial du camp d’Argelès, Mémorial du Camp de Rivesaltes) et des associations dans la réalisation d’expositions, de sites internets…

      Un comité scientifique a été mis en place en 2018.

      Il dispose d’un fond documentaire, et d’archives privées.

      –-

      #Manifeste :

      ▼ Le MÉMORIAL DES NOMADES DE FRANCE a été crée en 2016 en réaction à l’annonce par la Dihal que le discours du président de la République sur le site du camp de Montreuil-Bellay constituerait une reconnaissance officielle de la France. Pour nous, cette démarche est trompeuse et purement déclarative. Nous souhaitons que la reconnaissance des persécutions contre le monde du Voyage par les différents gouvernements entre 1912 et 1969 passe par la voie législative, sur le modèle de la journée de commémoration nationale de la Shoah votée par le parlement en 2000, suivie le 10 mai 2001, par l’adoption de la « loi Taubira », qui reconnaît la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité. Rappelons que depuis 2015, le Parlement européen a fixé par un vote solennel au 2 août la date de la « Journée européenne de commémoration du génocide des Roms », journée non appliquée en France.

      ▼ Le MÉMORIAL DES NOMADES DE FRANCE demande l’application pleine et entière de la loi Gayssot de 1990, notamment dans l’Éducation Nationale. Sur tous les manuels d’histoires utilisés en France, seulement 5 mentionnent le génocide des Zigeuner par les Nazis, pas un ne fait mention des persécutions subies du fait des autorités françaises sous les différents gouvernements de la Troisième République, de « Vichy », du GPRF, ou de la IVe République. Nous sommes parfaitement conscients de la difficulté pour l’État, de reconnaître une situation encore en vigueur aujourd’hui par un procédé d’encampement généralisé de la catégorie administrative des dits « gens du voyage » dans le cadre des « lois Besson » de 1990 et 2000.

      ▼ Le MÉMORIAL DES NOMADES DE FRANCE, demande que l’habitat caravane soit reconnu comme un logement de plein droit, ouvrant un accès aux droits communs qui leurs sont déniés aux Voyageurs et Voyageuses, l’État se mettant enfin en conformité avec l’article premier de la Constitution de 1958.

      ▼ Le MÉMORIAL DES NOMADES DE FRANCE demande la dissolution de la Commission Nationale des Gens du Voyage, dernier organisme post-colonial d’État, qui organise la ségrégation territoriale des différents ethnies constituant le monde du Voyage en France, par le biais de l’application des lois Besson et l’abandon de celle-ci, garantissant la liberté de circulation pour tous et son corollaire, le droit de stationnement, dans des lieux décents, ne mettant pas en danger la santé et la sécurité des intéressés. Les textes existent, il suffit de s’y conformer. Le Conseil constitutionnel considère que la liberté de circulation est protégée par les articles 2 et 4 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 (il l’a notamment rappelé dans la décision du 5 août 2021). A ce titre la loi Égalité et Citoyenneté de 2017 a abrogé les carnets de circulation. Nous considérons que l’application de l’avis du Conseil Constitutionnel est incomplète, les dites « aires d’accueil » ou « de grands passages » servant justement à contrôler la circulation des Voyageurs sur le territoire métropolitain. C’est le seul moyen de mettre fin au dernier racisme systémique d’État.

      ▼ Le travail de recherche et de restitution historique du MÉMORIAL DES NOMADES DE FRANCE tend en ce sens.

      https://memorialdesnomadesdefrance.fr

  • “Barvalo” : le renversement du miroir | Anna Mirga-Kruszelnicka
    https://lmsi.net/Le-renversement-du-miroir

    En langue romani, barvalo signifie « riche » et, par extension, « fier ». Ce mot polysémique sert de titre à une formidable exposition du Mucem, à Marseille, consacrée à l’histoire et à la diversité des populations romani d’Europe – une histoire indissociable de celle de l’antitsiganisme, contre lequel ceux que l’on continue parfois d’appeler « Tsiganes » luttent depuis un millénaire. Source : Les mots sont importants

  • « Interdit aux #nomades et aux chiens » : le quotidien de l’#antitsiganisme : épisode 1/4 du podcast Dans l’ombre de l’antitsiganisme
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/lsd-la-serie-documentaire/interdit-aux-nomades-et-aux-chiens-1889485

    #podcast #serie
    #gitans #bohémiens #manouches

    Pour commencer, il faut peut-être prendre conscience de ce qu’est l’antitsiganisme et surtout de ce que ça signifie de le vivre au quotidien. Des #Voyageurs, souvent militants associatifs, nous mettent à plat ce concept et l’impact direct qu’il a sur leur vie.

    Cet épisode propose des récits croisés de la façon dont ils et elles sont confrontés au quotidien à cet antitsiganisme, qui est aussi souvent administratif, ainsi que des préjugés auxquels ils et elles font face. Dylan Schutt, témoigne ainsi, comment dès son premier jour d’école, il a pris conscience des préjugés existants envers les Voyageurs : “Les autres enfants étaient un peu distants avec moi, j’ai eu des remarques comme quoi je sentais mauvais, les enfants disaient qu’ils ne voulaient pas me toucher parce que j’étais sale, ça m’a suivi toute ma scolarité”. Et puis il raconte un drame marquant : “Une personne a tué mon grand-oncle parce qu’il était nomade, elle a pris huit ans de prison. Sauf qu’avec les remises de peine, elle a fait à peine trois ans, alors que mon grand-oncle a été tué devant ses deux enfants. À l’époque, on avait fait des manifestations, c’était en 2009, mais n’a pas changé grand-chose en fait”.

    En parallèle, en remontant le cours du temps avec des historiennes et des historiens on tente de comprendre la façon dont les clichés se sont ancrés dans les têtes et dans le paysage.

    L’historien Ilsen About revient, par exemple, sur ce cliché qui veut qu’un Voyageur soit forcément un voleur et qui, malheureusement, persiste encore aujourd’hui : “L’itinérance est vue comme étant forcément coupable, car elle serait guidée par des objectifs irréguliers, illégaux de dépossession par le vol, par le brigandage. On a un glissement entre la mobilité, la criminalité itinérante et la question du vol. Et puis, de l’autre côté, il y a la mythologie de la mendicité. Les occurrences qui associent les Roms à la mendicité sont extrêmement nombreuses et la mendicité est souvent associée dans les esprits à la question du vol, à la ruse, à une dépossession déguisée.”

    Alors, en fabriquant cette série, en écoutant les récits des unes et des autres, la violence du rejet auxquels ils et elles font face et les embuches inventées par l’administration, plusieurs fois on s’est dit que c’était trop, que les gens n’allaient pas nous croire.

    Saimir Mile, militant et fondateur de la Vois des Roms, évoque ce racisme séculaire et dresse un constat qui est lui aussi terrible quant à ce racisme particulier : “Il faut combattre les préjugés et se faire connaître ne sert pas à grand-chose. Il faut aller au-delà de ça, il faut vraiment dénoncer ce racisme qui est omniprésent, qui est très ancien, très populaire. C’est la dernière forme de racisme acceptable en fait”.

    Et pourtant, paradoxalement, on a beaucoup ri pendant les enregistrements, ri des blagues corrosives de ceux et celles à qui on tendait le micro, emportés par l’humour noir et féroce ou l’ironie constante de nos interlocuteurs et puis, au bout d’un moment ça ne nous a plus fait rire du tout.

    Un documentaire de Perrine Kervran, réalisé par Gaël Gillon.
    Avec :

    Ilsen About, historien,
    #William_Acker, délégué général de l’association nationale des gens du voyage citoyens,
    Henriette Asseo, historienne,
    Saimir Mile, militant et fondateur de la Voix des Rroms,
    Emile Scheitz, fondateur de l’association familiale des gens du voyage d’ile de France,
    Dylan Schutt, militant pour la Voix des #Rroms.

    Merci à Lény Mauduit de la médiathèque Mateo Maximoff.

    Prise de son et mixage Florent Layani .
    Bibliographie :

    Lise Foisneau, Les Nomades face à la guerre (1939-1946), Klincksieck, 2022
    Lise Foisneau , Kumpania vivre et resister en pays #gadjo , éditions Wildproject, 2023
    Henriette Asseo , Les #Tsiganes, une destinée européenne , coll. « Découvertes Gallimard / Histoire » (no 218), Gallimard, 1994, réédition en 2006
    Henriette Asseo, De la « science raciale » aux camps. Les Tsiganes en Europe sous le régime nazi, Éditions du Centre régional de documentation pédagogique de Paris (CRDP Paris), université Paris-Descartes, 1996
    William Acker , Où sont les gens du voyage , éditions du commun, 2021
    Ilsen About , Présence tsigane , éditions du cavalier bleu, 2018
    Theophile Leroy , L’internement des nomades une histoire française , Mémorial de la Shoah, 2019
    Raymond Gurème , Isabelle Ligner , Interdit aux nomades , Calmann Levy, 20&1
    Françoise Dallemagne , Julia Ferloni , Alina Maggiore , Anna Mirga-Kruszelnicka et Jonah Steinberg , BARVALO / Roms, Sinti, Gitans, Manouches, Voyageurs... , Muceum, 2023

    Liens :

    Plate-forme européenne en ligne contre l’antitsiganisme.
    A persisting concern : anti-Gypsyism as a barrier to Roma inclusion. Rapport de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne, 2018.
    Antitsiganisme, texte de référence, publié sous les auspices de l’Alliance contre l’antitsiganisme en août 2019.
    Pourquoi les Roms subissent exclusion et discrimination : article d’Aidan McGarry paru dans Slate en mars 2019.
    Un racisme méconnu : l’antitsiganisme, par Leonardo Piasere, in Dadarivista, n°2, décembre 2013.
    Grégoire Cousin, Julie Lacaze : L’éternel retour ; l’antitsiganisme politique. In Communications, n°107, 2020.
    Film - Les Rochers de la Honte, 2023
    Exposition Barvalo, Roms, Sinti, Manouches, Gitans, Voyageurs... Mucem, J4— Niveau 2 | Du mercredi 10 mai 2023 au lundi 4 septembre 2023
    Médiathèque Matéo Maximoff
    ANGVC - Association nationale des #gens_du_voyage #citoyens ...
    Association - La voix des Rroms

    #Sciences et #Savoirs
    #Histoire
    #Documentaire_radiophonique
    #Documentaires de #société

    L’équipe

    Perrine Kervran
    Perrine Kervran
    Production
    Maryvonne Abolivier
    Collaboration
    Anahi Morales
    Collaboration
    Annelise Signoret
    Collaboration
    Gaël Gillon
    Réalisation

    De la même série
    Voir tout
    La diseuse de bonne aventure – entre 1595 et 1598
    Episode 2/4 : Français depuis le Moyen Age
    16 mai 2023 • 58 min
    Carnet anthropométrique
    Episode 3/4 : La république contre les nomades
    17 mai 2023 • 58 min
    Une petite fille s’amuse, le 23 juillet 2010 à Agde, dans un campement de gens du voyage installé sur une aire d’accueil.
    Episode 4/4 : La politique de la décharge

    18 mai 2023 • 1h 02

    Sur le même thème
    Massacre dans l’église de Moukden en Mandchourie, illustration du "Petit Journal", 5 août 1900
    Chine impériale, un calvaire pour les catholiques ?
    Le Cours de l’histoire
    30 mai 2023
    L’utilisation du terme "décivilisation" par le président Emmanuel Macron divise le monde politique depuis quelques jours
    “Décivilisation” : histoire de la violence (et de sa récupération politique)
    L’Invité(e) des Matins
    30 mai 2023 • 41 min
    Monument à la mémoire du Combattant de l’indépendance du Cameroun Ruben Um Nyobè, Éséka, en 2016
    Écrire à partir d’une faille
    À voix nue
    29 mai 2023 • 29 min
    Le Troubadour, 1868–1873 Honoré Daumier Cleveland Museum of Art
    Pourquoi "la croisade des Albigeois" est-elle devenue un enjeu de l’histoire occitane ?
    Le Pourquoi du comment : histoire
    29 mai 2023 • 3 min
    Modèle en bronze du IIe siècle trouvé à Wuwei Gansu en Chine
    Han et Romains sur les routes de la soie, s’imaginer, se rencontrer
    Le Cours de l’histoire
    29 mai 2023 • 58 min
    Les hommes d’état : Jean Moulin conférence de Jean-Pierre Azéma (1ère diffusion : 22/07/2003)
    Les hommes d’état : Jean Moulin conférence de Jean-Pierre Azéma (1ère diffusion : 22/07/2003)

    #LSD, la série documentaire
    "Interdit aux nomades et aux chiens" : le quotidien de l’antitsiganisme

  • Cuando España intentó exterminar al pueblo gitano | Blog Diario de España | EL PAÍS
    https://elpais.com/politica/2020/07/29/diario_de_espana/1596044128_177571.html

    Dans « l’histoire noire » de l’Espagne, la mal connue « solution finale » imaginée au milieu du XVIIIe siècle pour se débarrasser des gitans.

    La operación se diseñó en secreto por orden del Monarca, al que convenció Gaspar Vázquez Tablada, obispo de Oviedo y gobernador del Consejo de Castilla. El religioso pensaba que habían fracasado en el intento de someter a los gitanos a la uniformidad del reino, por lo que era preciso expulsarlos. Para conseguirlo debían establecer una prisión general, algo que impedía la inmunidad eclesiástica a la que solían acogerse los gitanos. El escollo se salvó en 1748 con un acuerdo con la Santa Sede. La pérdida de asilo eclesiástico dejó a esta etnia sin sitio donde ocultarse. No obstante, algunos religiosos, como el capellán del convento de Los Mínimos, en El Puerto de Santa María (Cádiz), les ocultaron e impidieron la entrada de las tropas en los templos. El arzobispo de Sevilla incluso protestó enérgicamente y exigió garantías para que los detenidos no fuesen castigados. En cambio, en otras ciudades, como Vélez Málaga, los gitanos se entregaron voluntariamente ante el asombro de los soldados.

    La intención inicial del Consejo de Castilla era arrestarlos y enviarlos a las provincias de América, donde trabajarían como mano de obra esclava en fábricas y minas. El fracaso de Portugal en esta misma empresa un año antes abortó la operación. En su lugar, se acordó el exterminio biológico: si se separaba a hombres y mujeres no podrían reproducirse y se extinguirían. “Ya no existían galeras donde mandarlos, así que se quiso atajar el asunto aplicando métodos ilustrados. Pensar en un holocausto como el que perpetraron los nazis contra los judíos sería absurdo”, reconoce David Martín.

    Las instrucciones estipulaban que las diligencias debían abrirse en todas las localidades en la medianoche del día señalado. La carta ordenaba arrestar sin demora a todos los gitanos y separarlos en dos grupos. Los varones de hasta siete años permanecerían con sus madres para aprender oficios útiles hasta los 15, cuando serían destinados a los arsenales de la Marina para desarrollar trabajos forzosos, como el resto de hombres. Las mujeres, en cambio, serían obligadas a tejer en fábricas textiles. De esta manera, el Estado absolutista se garantizaba mano de obra barata. La operación sería financiada con los bienes de los detenidos, confiscados y subastados para pagar la manutención de los reos, el alquiler de carretas y barcos para el viaje.
    Indulto

    “La envergadura del proyecto estaba muy por encima de los medios de la época. La situación se desbordó. Fue un caos porque las autoridades no sabían dónde meter a los detenidos y su manutención era cara”, afirma Manuel Martínez, autor de Los gitanos y las gitanas de España a mediados del siglo XVIII: el fracaso de un proyecto de exterminio. Este historiador señala que las autoridades dieron marcha atrás pasados unos meses, el 28 de octubre. “Cuando comprobaron el gran error que habían cometido, liberaron a los gitanos que podían demostrar una buena forma de vida”. La redada, que debía afectar a “vagos y maleantes”, se cebó con los gitanos más integrados y con oficio reconocido. Estos, a diferencia de los nómadas, estaban empadronados y contribuían a las economías locales, que se resintieron, por lo que muchos vecinos y alcaldes exigieron su liberación.

    #gran_redada #gitans #roms "génocide

  • Vous vous souvenez de ce morceau Naci en Alamo, du film Vengo ? Paroles en Espagnol écrites par le réalisateur, Tony Gatlif, sur une musique d’une chanson grecque de #Dionisis_Tsaknis, et chanté par #Remedios_Silva_Pisa en 2000 :
    https://www.youtube.com/watch?v=B20qtXbX4Mg

    L’originale, To Tragoudi Ton Gifton (Le chant des gitans) :
    https://www.youtube.com/watch?v=jbiPmthqvzE

    « Je n’ai pas d’endroit, je n’ai pas de pays, j’ai encore moins de patrie... » comment ne pas penser à en faire une version dédiée à la Palestine ? C’est ce que fait la chanteuse tunisienne #Emel_Mathlouthi en concert depuis une dizaine d’années, en voici une version : Naci en Palestina
    https://www.youtube.com/watch?v=Dsfv3dy5VdA

    #Musique #Musique_et_politique #Espagne #Grèce #Tunisie #Palestine #Gitans #Roms

  • La #langue des Gitans et le président Macron | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/833068/blog/070219/la-langue-des-gitans-et-le-president-macron

    Il faudrait de longues pages pour rappeler ici l’ancienneté #historique sur le sol français de ceux que l’on appelle les « #Gitans » et qui appartiennent à la sphère #linguistique du #romanès, la langue #romani : les capitaines égyptiens au service des seigneurs de l’Ancien Régime, les #Bohémiens et Bohémiennes qui peuplaient les villes et les campagnes et qui ont laissé tant de traces dans la topographie de la France et dans les archives, les #Calé appelés « Gitans », qui parlaient le #caló dans le sud de la France et dont certains aujourd’hui parlent une forme rare du #catalan, les #Manouches ou #Sinti de toutes les régions qui parlent encore la langue de leurs ancêtres, les Sinti #piémontais notamment qui formèrent les grandes compagnies de cirque du 20e siècle et parlaient un dialecte particulier, les Roms d’Europe centrale et orientale qui arrivèrent par vagues à partir du 19e siècle et qui parlent de multiples dialectes, notamment le #kaldérash, auxquels il faut ajouter tous les #Yénishes du Centre et de l’Est, qui ont absorbé, il y a longtemps, une partie du lexique romani, et aujourd’hui les centaines de milliers de Voyageurs, itinérants ou sédentaires, qui s’expriment dans les langues du Voyage dont les variantes sont aussi nombreuses que les régions françaises.

    Alors, « comment les Gitans parlent-ils » ? Ils parlent d’abord le français, la langue de leur pays, ni plus ni moins que tout le reste de la population. Mais ils sont aussi les locuteurs d’une des langues de France, le romani, une langue de tous les jours, mais aussi une langue de l’écrit et de la poésie, la langue d’auteurs méconnus, une langue de la chanson, de la joie ou de la mélancolie, une langue à la fois politique et magnifique comme toutes les langues, une langue qui plonge dans l’histoire de l’Orient, de la Méditerranée et de l’Europe, une langue qui a laissé des traces dans le français et pas seulement dans l’#argot, une langue qui a raconté les souffrances de la Seconde Guerre mondiale, et qui aujourd’hui parle de la vie quotidienne dans un pays qui n’a aboli qu’en 2017 la loi discriminatoire de 1969, héritière de l’autre loi de 1912, de sinistre mémoire, qui instaura le « #carnet_anthropométrique des #nomades ».

  • Aude : à la cité de l’Espérance, il y a de l’électricité dans l’air - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/04/03/aude-a-la-cite-de-l-esperance-il-y-a-de-l-electricite-dans-l-air_1640820

    A Berriac, une communauté gitane qui vit entassée à proximité d’un transformateur a porté plainte contre une filiale d’EDF après de multiples cas de cancers. Mais la procédure, longue, a fini par entamer la cohésion historique des habitants.

    Michel Soulès n’aime pas secouer sa mémoire : à chaque mouvement de tête, c’est une vie d’un proche qui tombe. « Mon père ? Décédé des suites d’un #cancer de la vessie, de la gorge et du poumon. Mon frère ? Deux cancers, au poumon et au cerveau. Chez mes grands-parents : pareil. » Assis dans le gros fauteuil de sa mère, tasse de café à la main et cernes cendrés, le maire du village de Berriac (Aude), 56 ans, élu en 2009, renonce à quantifier le malheur des familles voisines. Combien de parents, de cousins, « d’enfants gitans » ont-elles perdu ici, à la cité de l’Espérance ? Michel n’en a plus la moindre idée. Depuis l’arrivée de « sa communauté » en 1968 sur ce terrain situé à quatre kilomètres de Carcassonne et déjà occupé par le « mortel » poste électrique #EDF, les cas de cancers, leucémies et arrêts cardiaques se sont trop vite multipliés pour qu’il puisse tous se les remémorer. Sa seule certitude : « Ce trou à rats est un enfer toxique qui n’épargne personne. »

    Jugement final

    De loin, c’est une forteresse d’acier. Un poste électrique perché sur la petite colline de #Berriac, relié à deux lignes aériennes et dix pylônes surchauffés à 225 000 volts. Un monstre de ferraille qui ne laisse entrevoir à travers ses entrailles que des bribes vétustes du quartier de l’Espérance. De près, c’est une enclave humaine. Un ensemble pavillonnaire de 3 hectares, hors du village, de 21 #HLM et d’une quinzaine de propriétés privées réunissant environ 300 #gitans. Puis, tout autour et jusqu’au ciel, un grésillement sourd et continu, à rendre fou. Quinze de ces habitants, soutenus par le maire, ont fini par porter plainte au printemps 2015 contre EDF et sa filiale #RTE afin de « constater les préjudices » liés à la présence de ces lignes à très haute tension (#THT) sur leur état de #santé. Mais les procédures judiciaires engagées par le tribunal administratif de Montpellier sont depuis quasiment au point mort, enlisées dans des désaccords d’experts. Agence régionale de santé, Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques, Institut du cancer de Montpellier… Tous sont allés sur le terrain mesurer l’impact des ondes électromagnétiques, mais aucun n’en est revenu avec les mêmes conclusions.

    Y a-t-il, oui ou non, un lien établi entre les pathologies des résidents de l’Espérance et le dispositif RTE ? L’attente d’un jugement final s’enlise au vu d’une date de procès toujours indéfinie. Aujourd’hui, les convictions des gitans se sont muées en cri de colère ou de rancœur, chambardées par l’impatience. Et l’union collective s’est métamorphosée en une division interne, cristallisée autour de la problématique du relogement. L’#Espérance avait été bâtie pour la communauté après l’incendie en 1967 de leur ancien lieu de vie, une décharge nommée la Cavayère. Mais face au silence judiciaire et aux rumeurs d’une bataille perdue d’avance, il y a désormais ceux qui se battent pour quitter la cité et ceux qui veulent à tout prix y rester. Un sentiment d’appartenance tourmenté de l’intérieur, sonnant le glas d’un vivre-ensemble vieux de cinquante ans. « Nous sommes maintenant divisés en deux camps, se risque à résumer Rémi (1), 45 ans, intérimaire dans le BTP et grande figure du quartier. La mobilisation contre le transformateur électrique a été un moyen de resserrer des liens qui commençaient déjà à se perdre au sein de notre communauté. On a retrouvé, durant une courte durée, notre solidarité passée. Mais les gens sont épuisés face au silence des autorités. Beaucoup adoptent donc un comportement individualiste. » Lui a choisi de rester malgré les maux de tête et les nuits d’insomnie. Par respect pour ses deux parents morts, irréductiblement attachés à ce lieu historique. Par respect aussi pour cette propriété familiale, dont il est l’héritier, construite par ses aînés avec « ardeur et sueur versée » après des années « de galère » en location, à sept dans une HLM de deux chambres.

    « Petit paradis paisible »

    Lætitia et Thomas sont tout aussi attachés à la cité. Ce couple de trentenaires, parents de trois enfants, avait choisi d’y revenir en 2016 après une dizaine d’années d’absence. Nostalgiques d’une jeunesse radieuse vécue à l’Espérance. « Tous les deux, nous avions ce souvenir d’un petit paradis paisible, où toutes les familles se côtoyaient et vivaient en harmonie. Nous voulions offrir la possibilité à nos gamins de vivre la même chose, entourés de tous leurs cousins. » Un choix qu’ils regrettent désormais. La potentielle dangerosité électromagnétique du poste ne les trouble pas outre mesure. En revanche, le manque de convivialité des voisins de ruelle « les excède », tout comme « l’insalubrité » devant leurs maisons, les voitures sans pneus s’enracinant sur leurs places de parking et la ferraille entreposée sur les aires de jeux. « Les éboueurs n’osent même plus passer tellement c’est dégueulasse, se crispe la jeune maman. C’est ma cousine qui nous a cédé la maison. Elle ne nous a rien dit sur l’état du quartier. J’ai été trahie par un membre de ma famille. Jamais ça ne serait arrivé à l’époque de mes parents. »

    Voici donc le seul moyen pour fuir l’Espérance : revendre sa maison à un « membre du clan », trop attaché à son environnement pour décamper, en lui proposant un prix d’achat qui avoisine les 30 000 euros. « Nos parcelles n’ont aucune valeur car tout le monde sait que cet endroit s’expose à un taux anormalement élevé de maladies », se désole Laura, 31 ans, déterminée à quitter les lieux « pour l’avenir » de ses jeunes enfants. Mais personne ne lui a jamais fait de proposition pour son pavillon. « Ici, c’est comme un élevage de bétails qui serait élevé aux médocs. Qui achèterait ? » Côté locataires, c’est la même impasse : le bailleur social Habitat audois ne « voit pas d’urgence » à les reloger tant que la dangerosité de la structure électrique n’est pas « officiellement avérée ». Coincés et résignés, beaucoup de riverains ont finalement accepté la situation.

    Lydia, 57 ans, le corps abîmé et le pas perdu, reçoit avec pudeur dans son petit logement social. Depuis quatre mois, elle « fait le deuil » de son frère aîné, mort des suites d’un cancer. Ils résidaient dans la même rue avec leur sœur cadette. « Notre Antoinette a aussi perdu son mari d’un cancer. Cela n’étonne plus personne. On s’est tous plus ou moins habitués aux mauvaises nouvelles. » Sarah a connu les flammes de la #Cavayère, les rêves permis par l’Espérance, puis les premières désillusions, le destin maudit. Mais partir pour aller où ? « Si c’est pour nous éparpiller dans ces grandes tours populaires de Carcassonne, je ne bougerai jamais, assure-t-elle. Moi, je veux simplement la paix sociale, donc pas de mélange. Soit on reloge toute la communauté à un autre endroit, soit personne ne quitte la cité. Restons une seule et grande famille. »

    « Cage à poules »

    Changement de génération, changement de tonalité. Aurélie, 32 ans, fait partie de cette minorité d’habitants qui a choisi de « se défaire du reste du groupe » sans en être peinée. Se considérant comme « chanceuse », elle a déménagé en novembre 2016 à Carcassonne. Figure de proue de la mobilisation contre EDF, elle a fui les lignes à haute tension, bien sûr, mais également « les manières de vivre gitanes ». Elle explique : « Je ne voulais pas rester dans cette cage à poules. Et je suis fière de voir ma fille ramener des copines d’école à la maison, de faire des sorties avec les voisins de mon nouveau lotissement. Je n’attendais que cela, m’ouvrir enfin aux autres. » Sa mère, qui vit toujours à la cité, lui rend parfois visite. Mais la jeune femme ne côtoie presque plus le reste de sa famille et ne se déplace jamais à l’Espérance. Le cas d’Aurélie est tabou : en « reniant la communauté », elle est devenue une pure « paille », une « non-gitane ».

    Michel Soulès est aussi considéré comme un paria par une majorité des siens. Enfant de l’Espérance, l’élu local (sans étiquette) se bat actuellement pour construire trois nouveaux logements sociaux à quelques kilomètres des pylônes électriques, dans le but de faire déménager des familles de la cité. « Au départ, c’est la société qui nous a mis à l’écart en nous installant derrière ce poste électrique, hors du village, rappelle-t-il. Mais nourrir cette exclusion nous pénalise. Puisque la société ne vient pas à nous, je pense qu’il faut faire l’effort d’aller vers elle. » Et d’ajouter : « Je ne me bats pas seulement pour des motivations médico-sanitaires. Mon combat est également social. Dans la communauté gitane de Berriac, il n’y a plus aucune raison aujourd’hui pour que les gens vivent encore ensemble. » Un projet périlleux car incompréhensible, voire non désiré, par les premiers concernés.
    (1) Le prénom a été modifié
    Anaïs Moran Envoyée spéciale à Berriac (Aude)

  • Gitan !

    Il est le seul maire gitan de #France et pourtant… il s’est mis en tête de démanteler la cité gitane de sa ville. Convaincu que sa communauté n’a plus rien à gagner à vivre repliée, Michel Soulès bataille, souvent seul contre tous, pour atteindre son idéal de #mixité.

    Guitariste gouailleur, séducteur bagarreur, ce nostalgique de la vie de bohème n’est pas à un paradoxe près.
    Entre désir d’intégration et crainte d’acculturation, sa vie est un exercice d’équilibriste.


    https://lequatreheures.com/episodes/gitan

    #Roms #gitans #Berriac

  • Qui sont vraiment les Roms de France ?
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/qui-sont-vraiment-les-roms-de-france

    On estime entre 15 000 et 20 000 le nombre de Roms en France. Venus majoritairement de Roumanie et de Bulgarie, ce sont des Européens à part entière. Ils font pourtant l’objet d’une logique politique d’exclusion et de préjugés tenaces. Des chercheurs démêlent le vrai du faux dans cet article paru dans le numéro 2 de la revue Carnets de science.

  • Les gitanes de #Saint-Jacques (R)

    A l’entrée du quartier gitan de #Perpignan, de part et d’autre de la grande place des Esplanades, les femmes sont assises d’un côté, les hommes de l’autre. Les unes parlent des uns et les uns parlent des autres. Tous décrivent des traditions où la femme est un être inférieur.


    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/les-gitanes-de-saint-jacques-r
    #gitans #roms #femmes #France #genre #hommes #séparation

  • #Pêche à la #dynamite et #drogues menacent les gitans des mers de #Birmanie

    Dans les eaux turquoises du sud de la Birmanie, les « #gitans_des_mers » continuent à pêcher en apnée, lance à la main, comme leurs ancêtres. Mais aujourd’hui ne reste qu’un cimetière de coraux brisés où vivent de moins en moins de poissons.


    http://www.courrierinternational.com/depeche/peche-la-dynamite-et-drogues-menacent-les-gitans-des-mers-de-
    #pêche_traditionnelle

  • Au Panier, une école accueille une famille laissée à la rue-Marseille Infos Autonomes
    https://mars-infos.org/au-panier-une-ecole-accueille-une-2352

    @Ad Nauseam - Une famille et ses trois enfants, laissés à la rue, ont été accueillis par l’école des Accoules. Nous recevons ce communiqué du comité de soutien qui s’y est monté. Par ailleurs, une cantine solidaire y aura lieu mercredi à partir de (...)

    #Marseille_Infos_Autonomes / #Mediarezo

  • Superpouvoir noir : Les comics à l’épreuve du Black Power | Casey Alt
    http://jefklak.org/?p=3600

    1966, le mouvement Black Power est en pleine ébullition, le Black Panther Party vient de se créer et le premier super-héros noir apparaît dans les strips de Marvel Comics. « T’Challa, la Panthère Noire » évolue dans le Wakanda, nation africaine indépendante au développement technologique avancé. Les Noirs représentés au sein de cette Black Nation fictionnelle sont médecins, hommes politiques ou simples soldats pour le plus grand bonheur des jeunes lecteurs désireux de bousculer les représentations. Malgré les diverses tentatives de Marvel Comics pour en affaiblir la dimension politique, la Panthère Noire et le Wakanda ont porté haut les couleurs de la communauté africaine-américaine, comme en attestent les courriers des lecteurs, témoins de cette lutte symbolique au sein de la culture populaire des années (...)

  • Déchets parmi les déchets :
    les Roms et « nous »

    Roswitha Scholz

    http://lavoiedujaguar.net/Dechets-parmi-les-dechets-les-Roms

    Les « Tziganes » font leur apparition en Europe centrale au début du XVe siècle. Dès la fin de ce même siècle, ils sont déclarés hors la loi. C’était la première fois mais cela devait se répéter souvent au cours de la crise du féodalisme et à la faveur des transformations marquant l’aube de l’ère moderne : « Le stéréotype du Tzigane reçoit sa nuance propre du fait que sa formation coïncide avec l’avènement en Europe centrale de rapports territoriaux-étatiques et d’une mentalité économique de type capitaliste. Les éléments non sédentaires de la population passent alors pour politiquement incontrôlables et économiquement improductifs. C’est pourquoi ils sont en butte à l’oppression et aux persécutions du souverain [...]. En même temps, le poids idéologique de la notion moderne de travail, avec sa nette opposition entre travail et oisiveté, leur confère un dynamisme extraordinaire. »

    Jusqu’au siècle des Lumières, l’image des Tziganes suivit grosso modo l’évolution de celle des mendiants, vagabonds et autres « brutes » itinérantes. Puis, le XVIIIe siècle vit le stéréotype du Tzigane prendre une coloration franchement raciste. Comme chacun sait, à cette époque s’installa l’idée selon laquelle seule la « race blanche » était apte à la civilisation. Les « Tziganes » furent relégués au rang de « race primitive » et Kant déclara que la « couleur indienne » de leur peau indiquait à elle seule qu’ils n’avaient aucune disposition pour le travail. (...)

    #racisme #discrimination #gitans #tziganes #roms #État #travail #crise

  • Roms et Tsiganes, une culture européenne...

    http://www.scoop.it/t/artpol/p/4008585535/roms-et-tsiganes-une-culture-europeenne-marseille-provence-2013-capitale-europ

    « Présentes dans toute l’Europe depuis des siècles, et en Provence depuis le XVe siècle, les cultures Roms et Tsiganes, expression de la plus importante minorité européenne, représentent un patrimoine commun historique complexe et vivant.

    Pour l’année Capitale européenne de la culture, Marseille-Provence 2013 a souhaité, d’une part, mettre en lumière (sans prétendre à l’exhaustivité), les manifestations culturelles portées par les acteurs du territoire, qui donnent à découvrir des artistes roms ou des propositions d’artistes interrogeant notre regard sur la vie des Roms en Europe. Certaines de ces propositions ont fait l’objet d’une coproduction de MP2013. (...) »

    #culture #Europe #diversité #patrimoine #France #Roms #Tsiganes #Marseille #liberté #égalité #fraternité #peuples #communauté #gitans #gypsies #manouches #Provence #échanges #solidarité #coopération #Droits-de-l'Homme #politique #art #Artpol #vangauguin

  • Acte symbolique (Mars 2013) : le Premier ministre expose de l’art « rom et gens du voyage »...

    Acte symbolique (Mars 2013) : le Premier ministr...
    http://www.scoop.it/t/artpol/p/4008411445/acte-symbolique-mars-2013-le-premier-ministre-expose-de-l-art-rom-et-gens-du-v

    Une marque de plus de l’amateurisme, de l’irresponsabilité, et de l’incohérence du gouvernement FNUMPS de François Hollande, ou l’art de pédaler en avant, en arrière, et surtout de travers, et de faire tourner le pays en bourrique. Un gitan n’y retrouverait pas sa roulotte...

    #art #politique #migration #nomades #gitans #roms #tsiganes #manouches #gypsies #intégration #droits_de_l'homme #Europe #culture #engagement #changement #Artpol #vangauguin

  • Les Roms, ces boucs émissaires - Le fil idées - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/idees/qui-connait-vraiment-les-roms,59347.php

    Confusion, stigmatisation : la méconnaissance des Roms et des gens du voyage mène à tous les excès, à l’image de la nauséabonde politique d’expulsion menée actuellement par le gouvernement. Afin de mieux connaitre l’histoire de ce peuple souvent rejeté, nous avons rencontré Marcel Courthiade, professeur de langue et de civilisation romani. Il nous offre un éclairage précieux… et civique.

    #tsiganes #roms #manouches #gitans