• Une connaissance me fait part de ce qu’il lui arrive. Sa vieille mère alzheimer, 90 ans passés, était hospitalisée pour un souci de santé. L’hôpital lui demande de la récupérer. On lui précise qu’elle a chopé le covid depuis. Il se trouve qu’il est sous traitement pour un cancer. Et il doit donc trouver un endroit où mettre sa mère, afin que la chambre d’hôpital soit réaffecté à des patients Covid.

    Il m’indique que son fils et sa fille sont aussi Covid+.

    Il m’indique avoir des connaissances qui l’ont chopé aussi. Un mort, récemment.

    Il me précise que le centre anti-cancer du coin a décalé toutes les opérations prévues ce mois-ci.

    Hier, j’étais avec des proches ne portant pas le masque et demandant, arrivant dans la pièce où nous étions tous ensemble, pourquoi la fenêtre était ouverte. Ils me rendent fous. Ils sont tous dans la cible du virus, jeunes retraités, et complètement inconscients de ce qu’il se passe.

    • Ce ne sont pas des boites à cons. C’est à mon avis une campagne orchestrée et volontaire (complotiiiiiiisme). Je parlais de Blachier comme d’un gars en service commandé, à la façon d’Odoxa pour les sondages bidons.
      https://seenthis.net/messages/883088#message883128

      Il y a trop de portes ouvertes trop facilement à des gugusses sans CV permettant de justifier leurs invitations systématiques sur les grands réseaux. C’est trop facile de parler de « buzz » et de « putaclic »...

      Trop de signes convergent à mon sens vers une offensive concertée de guerre de l’information.

      Et nous sommes face à une entreprise d’eugénisme à grande échelle. Si la Chine va gagner la première bataille contre le virus, l’Occident fait le calcul de gagner la bataille du 4ème âge et du poids des retraités et de leurs retraites par répartition pour le reste du XXIème siècle.

      Ça paraît énorme de se dire que des cerveaux humains ont pu fomenter un plan aussi infecte. Et pourtant, que de signaux convergents...

    • Tu poses la question de l’intentionalité. Et elle est tentante. Ecouter 30 secondes Ciotti, Darmanin, et tous leurs clones... et évidemment, que tu penses #idiocratie. Mais... Ils ne sont pas seuls. Il y a plein d’autres personnes autour.

      Pourquoi ne parle-t-on plus de #Gladio ? Hein ? Pourquoi ? Les réseaux de ce type n’ont-ils vraiment plus de raisons de continuer à exister ?

    • Je cite Gladio par commodité, on ne connait pas le nom des autres réseaux. Mais plutôt qu’à la stratégie de la tension (quoi que), je pense plus volontiers à ces journalistes allemands payés par les services secrets américains, à ces réseaux d’associations, financées par la NED, etc.

      Nous avons nous aussi « nos » propres façons de financer les gens qui parlent comme « on » le souhaite, le MEDEF sait faire le nécessaire, en dirigeant les flux financiers vers telle ou telle société.

      Par exemple, je me répète, que Blachier puisse prétendre diriger une super boutique de prévision de l’épidémie sans s’être cassé la gueule irrémédiablement suite à toutes ses contre-vérités du printemps et de l’été, ça me laisse pantois, un petit peu à la façon dont ces instituts de sondage imposent les thématiques à partir d’hypothèses de candidatures que personne n’avait évoquées jusqu’alors, ou à la façon dont ils se vautrent dans leurs prévisions sans que jamais ils ne fassent faillite.

      Que les journaux nationaux, d’ailleurs, ne fassent jamais faillite, alors même que leur gestion désastreuse leur fait perdre leur lectorat est un autre signe qui devrait interroger.

      #complotisme ! et j’assume :-)

    • En fait, vu le bordel (je lis à l’instant que le couvre-feu était terminé en IDF, mais qu’il pourrait être rétablit, mais qu’en fait non, ce qui a été dit à la télé y-a une heure n’est pas vraiment ce qui doit être compris), c’est impressionnant, on se demande vraiment si ce ne sont pas authentiquement des gens qui sont totalement dépassés par la situation. Et si les journalistes, à force de purges économiques, ne sont pas authentiquement devenus incapables de choisir leurs interlocuteurs. C’est peut-être bien cela. Pas de réseaux secrets de type CIA et NED qui financent un flux d’informations alternatives, afin d’appuyer une campagne de soutien au laisser-faire face à la pandémie (à la façon dont on a appris que Trump était au courant de l’importance de la pandémie, mais qu’il a volontairement laissé faire, pour ne pas prendre les mesures de blocage nécessaires des flux humains, et quand un Président d’empire décide cela, il ne se contente pas de juste faire de la rétention d’informations, il a plusieurs dizaines de services sous ses ordres... services dont les ramifications remontent jusqu’aux Young leaders européens... #complotiiiiisme, le revoilà !).

    • En fait, vu le bordel (je lis à l’instant que le couvre-feu était terminé en IDF, mais qu’il pourrait être rétablit, mais qu’en fait non, ce qui a été dit à la télé y-a une heure n’est pas vraiment ce qui doit être compris), c’est impressionnant, on se demande vraiment si ce ne sont pas authentiquement des gens qui sont totalement dépassés par la situation. Et si les journalistes, à force de purges économiques, ne sont pas authentiquement devenus incapables de choisir leurs interlocuteurs. C’est peut-être bien cela. Pas de réseaux secrets de type CIA et NED qui financent un flux d’informations alternatives, afin d’appuyer une campagne de soutien au laisser-faire face à la pandémie (à la façon dont on a appris que Trump était au courant de l’importance de la pandémie, mais qu’il a volontairement laissé faire, pour ne pas prendre les mesures de blocage nécessaires des flux humains, et quand un Président d’empire décide cela, il ne se contente pas de juste faire de la rétention d’informations, il a plusieurs dizaines de services sous ses ordres... services dont les ramifications remontent jusqu’aux Young leaders européens... #complotiiiiisme, le revoilà !).

  • L’organizzazione Gladio

    Wikiradio del 24/10/2017 - Rai Radio 3
    https://www.raiplayradio.it/audio/2017/10/LOrganizzazione-Gladio---Wikiradio-del-24102017-861d2451-d5c6-4c03-845f

    Il 24 ottobre 1990 #GiulioAndreotti, all’epoca presidente del Consiglio italiano, rivela alla Camera dei Deputati l’esistenza dell’organizzazione #Gladio con Gianni Barbacetto

    Repertorio:

    –Frammenti da STORIA DELLA PRIMA REPUBBLICA - 2005 Testimonianza di Giulio Andreotti - Archivio Rai;
    – TG3 SPECIALE Senato: dichiarazioni Andreotti alla Camera dei Deputati sull’Organizzazione Gladio - Archivio Rai;
    – TV7 2013 - ricordi di F. Cossiga e G.Andreotti sulla questione Gladio - Archivio Rai;
    – Tribuna Politica 1990 - intervista speciale ad Andreotti - dicembre 1990 Archivio RAI

    #podcast #wikiradio #RaiRadio3 #italie #Staybehind #cia #sisme #anticommunisme #europe #francescoCossiga #GiovanniDeLorenzo #PageNoirItalie #terrorisme

  • Tueurs du Brabant : après 32 ans de sabotage de l’enquête, enfin une percée ? Solidaire - Herwig Lerouge - 22 Octobre 2017
    http://ptb.be/articles/tueurs-du-brabant-apres-32-ans-de-sabotage-de-l-enquete-enfin-une-percee

    Herwig Lerouge était, dès 1985, l’un des premiers à avancer la piste que, derrière les Tueurs du Brabant, qui semaient la terreur en Belgique à l’époque, se cachait une cellule d’extrême droite au sein du groupe Diane, unité d’élite de la gendarmerie. Aujourd’hui que cette piste semble se confirmer, il fait le point. Après 32 ans de sabotage de l’enquête sur un des plus grands crimes politiques dans l’histoire de la Belgique, va-t-on enfin avoir une percée ?


    Une du journal du PTB, Solidaire, du 20 novembre 1985. Déjà à l’époque, la piste d’un lien avec la gendarmerie était évoquée.

    Il y a 32 ans déjà, le PTB, son journal Solidaire et certains journalistes l’avançaient comme la piste la plus sérieuse : derrière les Tueurs du Brabant se cache une cellule d’extrême droite au sein du groupe Diane, le corps d’élite de la gendarmerie à l’époque. Pour rappel, ce groupe a été responsable de la vague de terreur qui a fait 28 victimes aux abords des grands magasins Delhaize et Colruyt et terrorisé toute la population dans les années 1980.

    Comme l’a révélé la presse durant le week-end des 21 et 22 octobre dernier, un ancien gendarme de cette unité spéciale Groupe Diane, décédé il y a deux ans, aurait avoué à son frère, sur son lit de mort, avoir été « le Géant » de la bande. La haute taille du gendarme correspondrait à celle du « Géant », et une blessure au pied qui lui avait valu une incapacité de travail pendant les tueries du Brabant pourrait correspondre à une caractéristique du Géant observée par des témoins : il boitait lors de la tuerie d’Alost. Les enquêteurs pensent aussi pouvoir identifier maintenant d’autres membres de la bande, tous des gendarmes, ex-membres du groupe Diane.

    Beaucoup d’indices qui pointent dans cette direction
    Or cette piste des gendarmes d’extrême droite a été qualifiée à l’époque par le ministre libéral de la Justice Jean Gol (MR) et par le procureur de Nivelles, Jean Deprêtre, en charge du dossier comme « de la fiction de roman policier ».

    Pourtant, tant la façon de procéder des Tueurs que certaines informations sérieuses disponibles et le contexte politique à ce moment-là pointaient dans cette direction. Les membres de la bande n’étaient pas intéressés par le butin. Les primes de 5 et 10 millions offertes pour obtenir certaines infos auraient dû éveiller la convoitise des indicateurs du milieu. Il n’en était rien…

    Ces bandits semblaient agir à leur aise, comme s’ils n’avaient rien à craindre. Les attaques étaient menées de façon militaire. Des spécialistes sont très vite arrivés à la conclusion que certaines techniques utilisées par les tueurs — entrée et sortie des véhicules, progression déployée de manière à couvrir tous les angles de tir possibles, « tir croisé » — étaient enseignées dans les unités spéciales de plusieurs armées et de certains services policiers d’intervention.

    En outre, après leurs crimes, les Tueurs se plaçaient en embuscade pour attendre les policiers qu’ils prenaient sous un tir croisé. Les crimes semblaient gratuits. Le butin ne les intéressait visiblement pas. La motivation n’est pas de voler mais bien de tuer, de terroriser.

    Stratégie de la tension
    Les Tueurs du Brabant auraient-ils agi dans le cadre de « la stratégie de la tension », comme on l’a vue en Italie et en Allemagne ?


    De nombreux autres éléments sont venus confirmer cette hypothèse : des (ex-)membres du groupe d’élite Diane avaient des liens avec des organisations fascistes belges et des agents américains. On était au milieu des années 1980, au sommet de la Guerre Froide et de la course aux armements. Washington et le monde politique pro-américain en Belgique s’inquiétaient à l’époque de la montée du mouvement contre l’installation en Belgique des missiles nucléaires visant l’Union soviétique. Des centaines de milliers de pacifistes manifestaient pour s’opposer à ce type de menace. Les attaques des Tueurs du Brabant ont semé la panique et préparé le terrain pour un renforcement sans précédent de la gendarmerie. Et les missiles ont été installés.

    Le fait que des forces de répression à l’intérieur des États provoquent sciemment des attentats a été appelé la « stratégie de la tension ». Il a ainsi été prouvé qu’en Italie, dans les années 70 et 80 (voir le terrible attentat de Bologne en 1980), cette stratégie a été utilisée par l’extrême droite liée aux services secrets italiens et américains.

    Même l’Allemagne semble ne pas avoir été à l’abri de bien curieuses menées américaines. Dans un livre publié en septembre 1998, Andreas von Bülow, qui fut secrétaire d’État à la Défense à Bonn (de 1976 à 1980) puis ministre de la Recherche (de 1980 à 1982), affirme que « les services secrets américains ont influencé, sinon dirigé partiellement ou complètement tout le terrorisme européen ». L’Italie, l’Allemagne… pourquoi pas la Belgique ?

    Pas de coupable, mais une gendarmerie renforcée
    En Belgique, aucun des coupables des Tueurs du Brabant n’est aujourd’hui sous les verrous. La plupart des suspects sont morts ou à l’étranger. Dès le début, le procureur Deprêtre de Nivelles a bloqué la piste de l’extrême droite. Le sommet de la gendarmerie a protégé les gendarmes suspects. Deux commissions d’enquête parlementaires n’ont trouvé aucun coupable. Mais ont abouti au renforcement de la gendarmerie.

    Le nom du « Géant » dont il est question aujourd’hui est déjà apparu dans l’enquête en 1999, après la diffusion d’une série d’affiches présentant des portraits-robots des présumés tueurs. Le fait qu’il était un ancien du Groupe Diane était un autre élément interpellant, qui rendait son profil plausible. Il était membre d’un « practical shooting club », une technique utilisée par les Tueurs et apprise dans des stands de tir fréquentée par plusieurs gendarmes d’extrême droite. Selon son dossier médical, il avait pris congé chaque fois pendant les vagues d’attentats de la bande en 1985.

    Pour éviter les oubliettes
    La raison pour laquelle cette potentielle piste n’a pas été poursuivie est un mystère. Ou peut-être pas.

    On devra se demander comment certains, dans la police et ailleurs, ont fait que cette enquête soit systématiquement détournée de la seule piste crédible.

    On pourra, dans les jours qui viennent, dresser la liste de toutes les décisions mystérieuses dans cette enquête, de toutes les interventions politiques pour détourner les enquêteurs de cette piste de la terreur d’extrême droite pro-américaine.

    Suite à ces révélations, on pourra lire avec d’autres yeux les décisions prises suite à ces attentats en faveur du renforcement de la gendarmerie dans le paysage policier. Cette décision a amené, par exemple, à ce qu’une gendarmerie toute puissante monopolise l’enquête sur les enfants disparus, sans transmettre ses infos à la justice. C’est la fameuse opération Othello qui a empêché qu’on arrête Marc Dutroux avant qu’il puisse commettre ses crimes.

    On devra aussi se demander comment certains, dans la police et peut-être la justice, ont pu jusqu’à aujourd’hui faire en sorte que cette enquête soit systématiquement détournée de la seule piste crédible pour enfin découvrir la vérité.

    On devra le faire. Mais, si c’est à travers une troisième commission d’enquête, il faudra que celle-ci soit composée d’une autre façon que les deux précédentes, qui n’ont abouti à rien. Il faudra donner une place aux parents des victimes, qui ont eux-mêmes mené l’enquête contre vents et marées, à des journalistes et des chercheurs qui ont depuis longtemps amassé de nombreux éléments dans cette direction. Il ne faudra pas que les questions qui sont posées, les témoins qui seront invités soient uniquement décidés par les partis politiques traditionnels, qui sont coresponsables de la débâcle que constitue cette enquête. Sinon, une commission d’enquête risque de terminer où de nombreuses commissions de cette sorte ont fini leur vie : dans les oubliettes.

    #espionnage #services_spéciaux #Belgique #police #gendarmerie #judiciaire #attentats #espions #secret #barbouzes #terreur #gladio

  • Procès « Frisbee » : Juncker appelé à témoigner L’essentiel - Philip Webe - 25 Octobre 2017
    http://www.lessentiel.lu/fr/luxembourg/story/Proces-Frisbee-Juncker-appele-a-temoigner-14415265

    LUXEMBOURG – Le président de la Commission européenne devrait être entendu dans le cadre du procès de trois anciens collaborateurs du SREL, qui débute le 29 novembre.

    Le 11 juillet 2013, Jean-Claude Juncker, lâché par ses alliés socialistes, démissionnait de son poste de Premier ministre. La faute à des mois de tensions autour de la gestion des services de renseignements de l’État (SREL). Une affaire qui poursuit encore aujourd’hui le désormais président de la Commission européenne. Il devra en effet témoigner dans le procès de l’affaire dite « Frisbee » qui débutera probablement le 29 novembre, a appris L’essentiel auprès de sources judiciaires. Le directeur de l’enquête de l’époque, Fernand Rupert, sera également cité comme témoin.


    En juillet dernier, la chambre du conseil de la cour d’appel a estimé qu’il existait des « charges suffisantes de culpabilité pour ordonner le renvoi des trois anciens collaborateurs du SREL, devant une chambre correctionnelle du tribunal d’arrondissement de Luxembourg ». Marco Mille (ancien directeur du SREL), André Kemmer et Frank Schneider (tous les deux anciens collaborateurs) devront répondre d’infractions commises à propos des lois sur la protection de la vie privée et des données à caractère personnel.

    Les trois hommes sont accusés d’avoir placé sur écoute l’électronicien Loris Mariotto en 2007 alors qu’ils cherchaient à déchiffrer le contenu d’un CD crypté contenant une discussion entre le Grand-Duc Henri et le Premier ministre, Jean-Claude Juncker, concernant l’affaire dite du « Bommeleeër ».
    #espionnage #services_spéciaux #Luxembourg #jean_claude_juncker #police #gendarmerie #judiciaire #attentats #bombes #espions #secret #barbouzes #SREL #Bommeleeër #bombes #terreur #gladio

    Pourquoi Juncker saute-t-il sur une affaire de bombes et d’espions ? La Libre - Sébastien Lambotte - 11 juillet 2013
    http://www.lalibre.be/actu/international/pourquoi-juncker-saute-t-il-sur-une-affaire-de-bombes-et-d-espions-51de289b3

    L’affaire qui plonge le Grand-Duché dans l’émoi est tout ce qu’il y a de plus sombre. S’il s’agit bien du Luxembourg, il n’est pour une fois pas question d’évasion fiscale et de gros sous, mais bien… d’espionnage. Car, oui, le petit pays dispose de services secrets : le Service de renseignement de l’Etat luxembourgeois (SREL). Et il semble même qu’il ait fait preuve d’un zèle tout particulier.

    Au cœur de cette crise, on retrouve une autre affaire, dite du "Bommeleeër" (poseur de bombes). Entre 1984 et 1986, le Luxembourg connaît une vague d’attentats à la bombe qui plongent le pays dans la crainte. Mais qui sont-ils ceux qui terrorisent ainsi la paisible campagne luxembourgeoise ? Cette question est actuellement toujours sans réponse. Un procès-fleuve, qui a débuté en février dernier et qui suit toujours son cours, tente de faire la lumière sur cette sombre affaire. Deux anciens policiers, membres du corps d’élite des forces de l’ordre, sont accusés d’avoir pris part à ces attentats. Avec d’autres, parce que l’hypothèse, soutenue actuellement, veut que ces attentats aient été commis avec l’aval politique de quelques détenteurs du pouvoir en place à l’époque. En trente ans, cette histoire a alimenté les rumeurs les plus folles sur les auteurs et les objectifs poursuivis, allant jusqu’à mouiller Jean, le frère de l’actuel Grand-Duc.

    Le procureur général, au moment où il a rouvert ce dossier il y a un peu plus de dix ans, ne se doutait probablement pas qu’il allait réveiller de vieux fantômes, jusqu’à mettre à mal le sommet de l’Etat luxembourgeois. A l’approche de l’entame du procès, les révélations se succédèrent. Des histoires dignes d’un vieux James Bond, certaines liées à cette première affaire, d’autres pas du tout, ont surgi d’on ne sait où. C’est le SREL qui est alors au cœur de la tourmente, ainsi que ceux qui en ont la responsabilité politique, parmi lesquels on retrouve un certain Jean-Claude Juncker.

    Une commission d’enquête
    A l’automne dernier, l’hebdomadaire "D’Lëtzebuerger Land" révélait que, en 2009, Jean-Claude Juncker lui-même avait été espionné par des services secrets… dont il a la responsabilité. Avec une montre très spéciale, le chef des renseignements luxembourgeois de l’époque enregistre une conversation qu’il tient avec le Premier ministre. Est évoquée l’existence d’un CD crypté, reçu par les renseignements, qui contiendrait l’enregistrement d’une discussion entre le Grand-Duc et Jean-Claude Juncker, mais aussi l’idée soulevée par le chef des renseignements que le Grand-Duc lui-même entretiendrait des relations directes avec le MI6, les services secrets britanniques. La Cour grand-ducale s’est empressée de démentir cette dernière accusation.
    Toujours est-il que, partant de cette révélation, une commission d’enquête parlementaire a été mise en place et elle est allée de surprise en surprise, découvrant l’existence d’un service de renseignement qui fonctionnait, semble-t-il, en roue libre, accumulant des informations sur les concitoyens, menant des écoutes sans autorisation, faisant de l’espionnage politique interne, créant des archives secrètes, inventant des rumeurs et des dossiers de toutes pièces accusant notamment de pédophilie le procureur général de l’Etat, etc.

    Si les deux affaires n’apparaissent pas comme directement liées, elles se recoupent en plus d’un point, laissant penser que les services secrets ont été très impliqués. Beaucoup d’efforts, selon toute vraisemblance, mais sans qu’il soit aujourd’hui possible de faire la lumière sur ce qui s’est réellement passé, mobilisant de nombreuses personnes jusqu’au sommet de l’Etat, ont été consentis pour empêcher les enquêteurs d’instruire cette affaire. Si Jean-Claude Juncker devait répondre de sa responsabilité politique ce mercredi, c’est parce que la commission d’enquête parlementaire l’a jugé seul responsable des dysfonctionnements avérés des services de renseignements. De là à faire la lumière sur ce qui s’est réellement tramé en coulisse, c’est une autre histoire. Au grand-duché de Luxembourg, c’est bien connu, il y a plus d’un secret que l’on ne trahit pas.

    • Bonjour @alain1
      Pour créer un thème, il suffit de l’écrire et de le faire précéder du signe magique # .
      Ce thème s’ajoutera à ta liste.

      On peut ajouter un thème aux billets d’un(e) autre gràce aux commentaires.

      Avant d’écrire un billet sur le blog, tu peux faire une recherche sur ce mot avec l’option de recherche dans la barre noire du menu du site.

      Attention aux mots composés, pas de blanc mais un tiret.
      André

  • Tueries du Brabant : les procureurs généraux ont fait part de l’état précis de l’enquête à Koen Geens
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_tueries-du-brabant-ecolo-et-groen-demandent-une-reunion-de-la-commission

    Le ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V), a rencontré dimanche soir en urgence le collège complet des procureurs généraux dans le cadre du dossier des tueries du Brabant suite aux récents articles parus dans la presse. « Les procureurs généraux de Liège et de Mons ont fait part de l’état précis de l’enquête », annonce sa porte-parole via communiqué de presse. 

    Koen Geens « prépare un avant-projet de loi relatif aux repentis, qui sera introduit d’ici le début de l’année prochaine au Parlement », précise également le communiqué, rappelant que le délai de prescription pour de tels fait est passé de 30 à 40 ans.
    Il insiste par ailleurs « sur le secret de l’instruction qui doit être respecté. »

    Informations sur l’identité du « géant »
    Cette réunion intervient après les révélations sur l’identité présumée du « géant » de la bande des tueurs. L’individu, décédé en 2015, serait un ancien gendarme. Il s’agit d’une piste importante, selon les enquêteurs.

    En parallèle, le bourgmestre d’Alost a déclaré vouloir que le parquet de Termonde récupère le dossier de ces tueries. Pour l’instant, il est au main du parquet de Charleroi mais l’élu N-VA estime qu’il y a eu des ratés.

    Plus tôt ce dimanche, le groupe Ecolo-Groen à la Chambre avait réclamé la convocation d’une réunion spéciale de la commission de la justice afin de faire le point sur l’enquête sur les tueries du Brabant avec le ministre de la Justice, Koen Geens, et l’ensemble des responsables judiciaires concernés.

    « Nous sommes probablement face une découverte majeure dans ce dossier, 32 ans après les dernières attaques commises par les tueurs du Brabant », a affirmé le député fédéral Gilles Vanden Burre (Ecolo).

    #police #gendarmes #gladio #terrorisme #stay_behind #otan #nato #Belgique #tueries

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Tueries_du_Brabant

    • L’article du NY Times, paru deux jours plus tard, n’évoque ni Gladio, ni l’OTAN, ni la CIA, ni la stratégie de la tension (et généralement les articles en français ne les évoquent qu’en passant – ou pas du tout) :
      http://www.nytimes.com/2015/12/20/world/europe/licio-gelli-italian-financier-and-cabal-leader-dies-at-96.html

      On préfère mettre en avant l’aspect italo-italien de P2, et balancer un paragraphe sur des « fictional conspiracy tales » et la « dietrologia » (complotisme) :

      His near-mythic ignominy evoked popular fictional conspiracy tales, like Dan Brown’s novel “The Da Vinci Code” and the movie “The Godfather Part III,” and he personified what Italians encapsulate as “dietrologia” — the reflexive, widely held suspicion that behind any official government narrative lurks a more sinister explanation.

    • Arf.
      http://www.rts.ch/emissions/temps-present/justice-criminalite/1284782-licio-gelli-le-grand-marionnettiste.html
      Un reportage tourné à Genève et en Italie. C’est l’histoire de Licio Gelli, maître vénérable de la loge P2 qui, sous couvert de la franc-maçonnerie, réalise des opérations frauduleuses : trafic d’armes, opérations financières douteuses, etc. L’influence acquise par la loge P2 à laquelle sont affiliées de nombreuses personnalités italiennes importantes, son pouvoir politique, ses scandales, ses réglements de compte (telle l’affaire Calvi) sont abordés dans ce reportage. L’enquête est menée sur les implications bancaires, sur les rapports de la P2 avec le Vatican, avec la presse. Le sujet fait le point sur la commission d’enquête nommée par le Parlement italien. Le passé de Grelli est reconstitué au moyen de documents d’archives : son arrestation pour conspiration contre l’Etat, espionnage, escroquerie, etc. Le reportage propose aussi une reconstitution de l’arrestation de Gelli au siège de l’Union de Banques Suisses à Genève, de son évasion de la prison de Champ-Dollon et de l’enquête menée à Genève. La présidente et des membres de la commission d’enquête à Rome, des responsables de la police genevoise, des écrivains, le prince Victor-Emmanuel de Savoie, prétendant au trône d’Italie et dont le nom figure sur la liste de la loge P2 ont accepté de répondre aux questions de l’équipe de TP.

  • Stuttgart ou Sicilie ? Quand les témoins disparaissent systématiquement

    Les témoins de l’assassinat d’une jeune policière disparaissent. Après celui qui avait l’intention de donner le nom de l’assassin au tribunal dans cadre du procès autour du groupe néonazi #NSU c’est le tour de son amie de mourir sous de circonstances bizarres. Elle avait l’intention de communiquer ses observations au comité parlementaire qui mène l’enquête sur les fautes commises par les polices et les services screts pendant la recherche des assassin de multiples étrangers.

    Terrorismus : Zeugin aus NSU-Prozess tot aufgefunden | ZEIT ONLINE
    http://www.zeit.de/politik/deutschland/2015-03/nsu-zeugin-tot

    Eine 20-jährige Frau, die Anfang des Monats als Zeugin im NSU-Untersuchungsausschuss des Stuttgarter Landtags ausgesagt hatte, ist tot in ihrer Wohnung aufgefunden worden. Wie die Deutsche Presseagentur berichtet, soll es sich um eine Ex-Freundin von Florian H., einem ehemaligen Neonazi, handeln. Er soll gewusst haben, wer die Polizistin Michèle Kiesewetter 2007 in Heilbronn getötet hat.

    Wie Polizei und Staatsanwaltschaft am Sonntag mitteilten, fand der Lebensgefährte der Frau diese am Samstagabend mit einem Krampfanfall in ihrer Wohnung. Die Ärzte konnten die junge Frau nicht mehr retten. Die genaue Todesursache ist noch nicht geklärt.

    #allemagne #néonazis #NSU #extrême_droite #police #verfassungsschutz