• Arrêtés antipesticides : Ce vendredi, les maires ont gagné une bataille
    https://www.20minutes.fr/planete/2647471-20191108-arretes-antipesticides-vendredi-maires-gagne-bataille

    Ce coup-ci, ça passe. Le 20 mai dernier, le maire UDI de Sceaux (Hauts-de-Seine), Philippe Laurent, avait pris un arrêté interdisant l’utilisation du #glyphosate et d’autres substances chimiques sur le territoire de sa commune. Patrice Leclerc, maire de Genneviliers, avait fait de même quelques semaines plus tard.

    Deux arrêtés attaqués en justice par l’#État, via ses préfets, comme la centaine d’autres similaires déposés depuis mai par des maires de France, dans la lignée de Daniel Cueff, le maire de Langouët (Ile-et-Villaine).

    Mais cette fois-ci, Philippe Laurent et Patrice Leclerc ont gagné une bataille. Dans une décision rendue de vendredi, le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) a rejeté les déférés-suspensions du préfet des Hauts-de-Seine relatifs à leurs arrêtés #pesticides. « Je m’attends à ce que l’État fasse appel, confie Philippe Laurent, joint par 20 Minutes. Mais cette première décision fera date, tant sur la forme que le fond. » Petit tour d’horizon.

    #justice #France

  • La Cour de justice européenne interroge les conditions d’autorisation des pesticides
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/10/14/la-cour-de-justice-europeenne-interroge-les-conditions-d-autorisation-des-pe

    Un arrêt de l’instance juridique précise qu’il incombe aux industriels de prouver que leurs produits finis n’ont pas d’effets nocifs, alors que seuls les principes actifs à la base des formules sont testés aujourd’hui.

    La réglementation européenne sur les pesticides est suffisamment protectrice, mais elle ne semble pas correctement appliquée : ce sont, à grands traits, les deux éléments saillants d’un arrêt récent de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Rendu le 1er octobre et passé relativement inaperçu depuis, ce dernier a fait l’objet d’interprétations contradictoires, mais pourrait s’avérer singulièrement inconfortable pour l’industrie agrochimique et les agences de sécurité sanitaires nationales.

    La justice européenne avait été saisie par le tribunal correctionnel de Foix (Ariège) d’une question préjudicielle, c’est-à-dire une demande d’avis relative à l’interprétation du règlement européen sur les pesticides — dit règlement 1107/2009. Le tribunal fuxéen devait juger une vingtaine de militants anti-pesticides, mis en cause dans la dégradation de bidons de Roundup – alors produit à base de glyphosate –, en vente dans des magasins de bricolage et a interrogé la Cour de justice européenne à la demande de l’avocat des prévenus, Guillaume Tumerelle. En effet, l’absence de validité du règlement européen encadrant la mise sur le marché des pesticides aurait été susceptible de « neutraliser l’élément légal du délit reproché aux prévenus », comme l’explique la CJUE dans un communiqué.

    Quatre questions sur les procédures d’évaluation des risques prévues par le règlement 1107/2009 ont ainsi été soumises aux juges européens, interrogeant la conformité de ce texte avec le principe de précaution. Les interrogations portaient sur la détermination de la molécule active des pesticides mis sur le marché, sur la publicité des données fondant l’évaluation du risque, sur la prise en compte des effets cumulés, au sein d’un même pesticide, de la molécule active et des produits adjuvants et sur la réalisation de tests de toxicité à long terme. Réponse de la Cour : « Les règles procédurales applicables à l’autorisation de produits phytopharmaceutiques, notamment les produits contenant du glyphosate, sont valables », assure la CJUE.
    Cependant, la juridiction fait une interprétation du droit européen assez éloignée de son application. La Cour rappelle en effet, dans un communiqué, « qu’un produit phytopharmaceutique ne peut être autorisé que s’il est établi qu’il n’a pas d’effet nocif immédiat ou différé sur la santé humaine, une telle preuve devant être apportée par le demandeur »…

    regrettable #paywall

    • Commentaires (le jour même…) des avocats (avec lien vers la décision de la CJUE)

      CJUE 01/10/2019 Un arrêt qui fait évoluer la législation sur les pesticides
      https://www.avocats-tumerelle.fr/2019/10/01/cjue-01102019-un-arret-qui-fait-evoluer-la-legislation-sur-les-pes

      La CJUE a rendu le 1er octobre 2019 un arrêt répondant aux questions préjudicielles posées par le Tribunal correctionnel de Foix par un jugement avant dire droit du 12 octobre 2017. Le Tribunal questionnait la Cour sur la validité du règlement européen concernant les méthodes d’évaluation des pesticides.
      Arrêt de la Cour de justice de l’union européenne du 1er octobre 2019.
      http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf;jsessionid=9329A18F09ADC0F03265C92CF86ADBCB?text&docid=218

      La Cour apporte des précisions et interprétations essentielles sur le règlement européen qui remettent en cause un grand nombre d’autorisations de mise sur le marché de produits pesticides dont le très controversé glyphosate. Les procédures d’évaluation ne sont pas correctement appliquées par les autorités. Nous apportons quelques commentaires sur les apports de cet arrêt de la Cour Européenne de Justice.

    • En 5 points qui font tous très mal…

      En conclusion : Cet arrêt donne une interprétation fort utile du règlement européen sur les méthodes d’autorisation de mise sur le marché des pesticides. L’interprétation de la Cour de Justice démontre que les procédures légales ne sont pas appliquées ou incorrectement appliquées. Cet arrêt permet aujourd’hui de contester un grand nombre d’autorisations de mise sur le marché qui n’ont pas respecté la procédure européenne, notamment l’autorisation de mise sur le marché des herbicides à base de #glyphosate qui repose sur une analyse de l’EFSA ne prenant pas en compte l’effet cocktail des molécules associées au glyphosate.

  • Ecotoxicological hazard of a mixture of glyphosate and aminomethylphosphonic acid to the mussel Mytilus galloprovincialis (Lamarck 1819) | Scientific Reports
    https://www.nature.com/articles/s41598-019-50607-0

    #Glyphosate is a broad-spectrum, systemic, non-selective, and post-emergence herbicide applied widely as a plant growth regulator. Indeed, glyphosate affects essential aromatic amino acids synthesis in plants, inhibiting protein synthesis1,2. Due to its effectiveness, such compound is an important ingredient of numerous commercial formulations3. After application, a remarkable fraction of glyphosate can deposit directly on the ground, where it can be degraded or leached. Microorganisms can degrade glyphosate to aminomethylphosphonic acid (AMPA) or sarcosine4,5. Consequently, glyphosate and AMPA can be found together in environment.

    Most ecotoxicological studies (including ours) have previously been performed to evaluate the effects of individual chemicals on aquatic species. However, aquatic organisms can be exposed to a mixture of different chemicals in the environment. Consequently, in the present study, we evaluated for the first time the impact of a mixture of glyphosate (as active ingredient) and AMPA on various cell and tissue biomarkers of M. galloprovincialis. Considering that i) glyphosate and AMPA can be found together in aquatic environments (including seawater) and that ii) they affect individually biomarker responses in mussels (sometimes with contrasting effects)24,25, we assessed the effects of realistic concentrations (100 µg/L) of glyphosate and AMPA and of a mixture of both (100 + 100 µg/L) to mussels.

  • Des vignerons bordelais demandent un délai pour sortir du glyphosate AFP - 11 Octobre 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_des-vignerons-bordelais-demandent-un-delai-pour-sortir-du-glyphosate?id=

    Des viticulteurs girondins ont exprimé vendredi leur inquiétude pour sortir du glyphosate en 2022 et ont demandé un délai, lors d’une rencontre dans les vignes avec Pierre-Etienne Bisch, coordinateur interministériel du plan de sortie du glyphosate.


    Chargé de coordonner au sein d’une « task force » tous les acteurs publics et privés afin de réduire l’usage des pesticides, il a écouté des représentants de la filière et notamment des viticulteurs de l’Entre-deux mers à Ladaux (Gironde), nouvelle étape de son tour de France des régions qui se termine fin octobre.

    A l’issue de cette tournée, « on va voir émerger des choses communes et en particulier jusqu’où et dans quelles conditions la réduction des phytosanitaires est possible ou pas techniquement », a-t-il déclaré à l’AFP, soulignant que ces « impasses » pouvaient également être économiques.

    « Il y a les surcoûts de l’emploi de main d’oeuvre, un manque de main d’oeuvre formée, des vignes en pente où on ne peut pas intervenir avec un tracteur... », a précisé le préfet honoraire, venu « stimuler la mise en route » du plan Ecophyto, surtout que les ventes de glyphosate ont augmenté de 19% entre 2008 et 2017.

    Sur une parcelle des Vignobles Ducourt, des cépages résistants ont été plantés, réduisant le nombre de traitements phytosanitaires d’environ 80%. Le travail mécanique y a remplacé depuis cinq ans l’utilisation d’herbicide à base de glyphosate, le plus utilisé, sous le rang de vignes, laissant l’herbe pousser entre les rangs. . . . . . . . .

    #glyphosate #bayer #monsanto #pesticides #roundup #agriculture #santé #cancer #herbicide #pollution #lobby #france #environnement

  • Certains racontent ce qu’ils veulent à propos du #glyphosate
    https://www.les-crises.fr/certains-racontent-ce-quils-veulent-a-propos-du-glyphosate

    Source : Twitter, La Lince, 15-09-2019 Certains racontent ce qu’ils veulent à propos du #glyphosate, l’exemple qui m’a le plus interpellé récemment est celui d’@emma_ducros dans des propos relayés par @SamGontier. Des travaux récents sont omis ou ignorés. #NoFakeScience Rappel sur le thread en question, qui a beaucoup fait jaser :

    Remarque préliminaire d’importance. Je suis un écologue. Agroécologue à la base. J’en tiens mon intérêt poussé pour l’écologie appliquée aux agroécosystèmes.Lire la suite

  • #Pesticides : que font les fabricants ?


    https://www.chappatte.com/images/pesticides-que-font-les-fabricants
    #industrie_agro-chimique #agriculture #dessin_de_presse #caricature #Chappatte #santé #chimiothérapie #chimio-thérapie #cancer #glyphosate

    ça me rappelle quand, il y a des années, j’ai visité une fabrique dans le Valais avec le réseau Villes Alpine de l’Année. Je ne me rappelle plus de quelle fabrique il s’agissait, mais le début de la visite c’était la partie où ils produisaient des engrais et pesticides pour l’agriculture et la deuxième, juste à côté, sur le même site, où ils fabriquaient des médicaments anti-cancereux... c’était peut-être ce qui m’avait le plus choqué, que personne ne fasse le lien entre les deux parties de la visite...
    J’étais la seule à y voir une petite #contradiction...
    #business_is_business

  • Deux ans plus tard, LREM se refuse toujours à trancher sur sa ligne #POLITIQUE
    https://www.mediapart.fr/journal/france/080919/deux-ans-plus-tard-lrem-se-refuse-toujours-trancher-sur-sa-ligne-politique

    Pendant deux jours, la Macronie s’est réunie à Bordeaux, où elle a multiplié les ateliers et les appels à la « bienveillance ». Mais à six mois des municipales, les désaccords entre LREM et ses partenaires restent nombreux. Et ce, d’autant plus que le parti présidentiel exclut toute réflexion sur le fond politique.

    #élections_municipales_2020,_La_République_En_Marche,_LREM,_Emmanuel_Macron,_A_la_Une

  • Près de 1 500 personnes ont été fichées par Monsanto en Europe
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/09/07/pres-de-1-500-personnes-ont-ete-fichees-par-monsanto-en-europe_5507493_3244.


    AUREL

    Un rapport commandé par Bayer dévoile l’ampleur de la campagne menée pour obtenir le renouvellement de l’autorisation du glyphosate dans l’Union

    Défendre le glyphosate n’est pas une petite entreprise. Seize millions de dollars (14,4 millions d’euros) de contrat, un emboîtement d’une demi-douzaine de firmes de relations publiques, plus de soixante consultants à plein temps, près de 1 500 personnes fichées dans sept pays et 7 millions de dollars destinés au recrutement de « tierces parties » – des personnalités non affiliées à Monsanto qui portent la parole de la firme dans le débat public ou l’arène scientifique. Les éléments-clés du rapport publié, jeudi 5 septembre, par le cabinet d’avocats Sidley Austin sur l’affaire du « fichier Monsanto » donnent la mesure de l’ampleur des opérations d’influence conduites en Europe par l’agrochimiste américain, désormais propriété de Bayer.

    L’entreprise allemande avait recruté Sidley Austin en mai, après la révélation, par Le Monde et France 2, de l’existence d’un fichier de 200 personnalités françaises élaboré par la société de lobbying FleishmanHillard pour le compte de Monsanto. Constitué dès l’automne 2016, ce fichier de responsables politiques, journalistes, scientifiques, militants ou syndicalistes, était utilisé dans le cadre de la « campagne de renouvellement du glyphosate ». Réautorisation européenne qui sera obtenue en 2017.

  • L’Autriche devient le premier pays européen à interdire totalement le glyphosate
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/07/02/autriche-le-parlement-approuve-l-interdiction-totale-du-glyphosate_5484459_3

    Le Parlement autrichien a approuvé, mardi 2 juillet, une interdiction totale du #glyphosate sur le territoire national, faisant de l’Autriche le premier pays de l’#Union_européenne (UE) à bannir l’herbicide controversé au nom du « principe de précaution ».

    [...] Cette mesure d’interdiction totale soumise par la gauche fait débat depuis plusieurs semaines en Autriche, ses opposants faisant valoir qu’elle n’est pas conforme avec la règlementation européenne puisque la licence d’utilisation du glyphosate dans l’UE, renouvelée en 2017 par l’exécutif européen, court jusqu’au 15 décembre 2022.

    [...] En France, le gouvernement a promis que le glyphosate serait interdit « dans ses principaux usages » d’ici 2021 et « pour tous les usages » d’ici cinq ans. Son usage y est déjà restreint, interdit depuis début 2019 pour les non professionnels comme pour les jardiniers amateurs et banni depuis 2017 pour les espaces verts publics.

  • Pesticides : non-assistance à terres en danger
    https://www.mediapart.fr/journal/france/040719/pesticides-non-assistance-terres-en-danger

    L’incapacité du pouvoir à prendre la mesure de l’urgence à agir pose un sérieux problème. Nouvelle illustration avec les projets de décret et d’arrêté sur le « bon voisinage » entre pesticides et riverain·e·s, mis en concertation en plein creux de l’été.

    #Agriculture #glyphosate,_santé_environnementale,_pesticides,_pollution

  • Agriculture de conservation : quand le « sans-labour » gagne du terrain AFP - 13 Juin 2019 - ngu/im/tq/eb
    https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/agriculture-de-conservation-quand-le-sans-labour-gagne-du-terrain-8ae226

    « A certains moments, la chimie ne marche plus. Qu’est-ce qu’on fait ? Il faut qu’on remette de l’agronomie dans notre système » : comme Stéphane Schoumacher, céréalier dans la Marne, de plus en plus d’agriculteurs tentent l’agriculture sans labour, pour réduire leurs charges et ramener de la vie dans les sols.


    Stéphane Schoumacher, céréalier à Cuchery, le 5 juin 2019 dans la Marne ( AFP / FRANCOIS NASCIMBENI )

    Abrités sous un hangar, alors que la pluie tombe dru sur les champs de blé et de colza de la Marne, une dizaine d’agriculteurs écoutent avec attention un ingénieur agronome, animateur du club Agrosol pour le compte de la coopérative Vivescia, leur expliquer comment modifier leurs pratiques et passer en agriculture de conservation des sols (ACS).
    Jean-Luc Forrler brandit des pieds de colza, attaqués par des charançons (coléoptères blottis dans les tiges qui éclatent, NDLR) : « Il faut nourrir vos plants, les insectes vont privilégier les colzas les plus chétifs », explique à ces paysans de tous âges M. Forrler, véritable « coach » des paysans.

    « Entre 1998 et 2000, les cours des céréales étaient très bas, il fallait trouver des moyens de baisser les charges », rappelle-t-il pour expliquer son engagement dans ces pratiques.
    Dans le viseur, la mécanisation, qui représente "plus de 50% des charges", selon Stéphane Schoumacher, hôte de ce tour de plaine.


    Stéphane Schoumacher, céréalier à Cuchery, le 5 juin 2019 dans la Marne ( AFP / FRANCOIS NASCIMBENI )

    Car ce type d’agriculture, qui repose sur trois leviers -suppression du labour, modification des rotations et couverts végétaux entre les cultures pour ne jamais laisser les parcelles à nu, vise aussi à « assurer un revenu correct sur l’exploitation », explique Savine Oustrain, de Vivescia.

    La moisson catastrophique de 2016 a, selon elle, agi comme un déclic : « Depuis trois ans, le club Agrosol est passé de 100 membres à 350 dans le Grand Est. Certains agriculteurs se sont rendu compte qu’il fallait peut-être changer de système ».
    Sous un ciel chargé de nuages gris, M. Schoumacher admire ses champs de blé d’un beau vert tendre, avant d’arracher une motte de terre pour montrer la qualité retrouvée de ses sols, dans lesquels on observe les restes de cultures précédentes, comme des résidus de maïs.
    « Les résidus se décomposent plus lentement et servent de garde-manger pour les vers de terre. Plus vous avez de résidus, plus vous avez de vie du sol », explique-t-il.

    Une aubaine pour le revenu... et le climat
    Mais ces techniques peuvent également servir contre le changement climatique : les couverts végétaux plantés entre les cultures, souvent des légumineuses comme le pois, captent l’azote de l’air pour le fixer dans le sol.


    Stéphane Schoumacher, céréalier à Cuchery, le 5 juin 2019 dans la Marne ( AFP / FRANCOIS NASCIMBENI )

    Outre cet apport d’azote, « les insecticides, ça fait quatre ans qu’on s’en passe en colza, dans les cultures céréalières, ça fait deux ans et demi, sans impact sur le rendement », assure Etienne Mignot, en école d’ingénieur, dont le père est engagé en agriculture de conservation depuis cinq ans.

    Mais, car il y a un « mais », « aujourd’hui, les plus grosses difficultés, c’est avec les herbicides, on n’arrive pas à faire sans », explique M. Mignot.
    Une fois par an, les agriculteurs en ACS recourent au glyphosate, cancérogène probable selon une agence internationale, pour nettoyer leur parcelle des couverts végétaux, afin que la culture qu’ils plantent puisse se développer.

    Sur la ferme familiale, assure Etienne Mignot, c’est 0,2, 0,3 litre par hectare, pas plus.
    En contrepartie, « on a moins de travail (superficiel) du sol. On est en moyenne à 40 à 50 litres de fioul à l’hectare. En système conventionnel, c’est 70 à 80 litres ».

    « Face à des incidents climatiques de plus en plus fréquents, et de plus en plus accentués, on est plus résilient », fait valoir M. Schoumacher, qui assure que « le fait de ne pas travailler les sols, ça protège votre sol du gros orage, de la sécheresse », car l’eau « va s’infiltrer plus vite », grâce aux vers de terre et aux racines qui aèrent le sol.
    « Toutes les charges phytosanitaires sont divisées par deux », ajoute-t-il. Il voit dans l’interdiction du glyphosate le seul frein potentiel au développement de cette pratique.
    Mais selon M. Forrler, pour les néophytes, « le problème est beaucoup plus psychologique que technique. La question qui revient le plus, c’est : +Je ne sais pas si je fais bien ?+. Du jour au lendemain, vous changez totalement de mode d’emploi. C’est là que la notion de groupe est importante ».
    ngu/im/tq/eb

    #fuel #carburant #engins_agricole #mécanisation de l’#agriculture #céréales #glyphosate #phytosanitaires #labourage #céréales #climat

  • Hérault : 44 pisseurs volontaires déposent leur plainte devant le TGI de #Montpellier
    https://www.midilibre.fr/2019/05/17/herault-44-pisseurs-volontaires-deposent-leur-plainte-devant-le-tgi-de-mon

    Mi-mars, à Murviel-lès-Montpellier, 64 Héraultais avaient fait tester leur urine pour y rechercher des traces de glyphosate. Les résultats avaient été dévoilés le 11 avril. Sur la soixantaine d’inscrits, un seul participant affichait un taux inférieur au seuil autorisé de 0,1 nanogramme par millilitre dans l’eau potable. Le taux le plus élevé des inscrits avait été relevé à 3,29 nanogrammes.

    Murviel, c’est juste à l’ouest tout près de Montpellier. (Je ne comprends pas cette histoire de nanogramme par millilitre dans l’eau potable alors qu’on parle de pisse, mais bon.)

  • Promo sur le glyphosate chez Carrefour * RTBF avec Agences - 9 Mai 2019 _
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_mouscron-le-carrefour-met-en-vente-par-erreur-un-vieux-stock-de-roundup?

    Des bidons de l’herbicide Roundup contenant du glyphosate ont été mis en vente à moitié prix dans les rayons du supermarché Carrefour de Mouscron, rapportait jeudi RTL Info. Or, la loi interdit depuis le début de l’année la vente de produits contenant du glyphosate. Les contrevenants s’exposent à de lourdes amendes.

    rtl info : https://www.rtl.be/info/vous/temoignages/le-carrefour-de-mouscron-a-vendu-des-bidons-du-pesticide-roundup-alors-qu-il-est

    #Roundup #glyphosate #carrefour #Monsanto #bayer

  • L’exposition au glyphosate pourrait avoir des effets sur plusieurs générations
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/05/06/l-exposition-au-glyphosate-pourrait-avoir-des-effets-sur-plusieurs-generatio

    Une grande partie de ce que nous mangeons pourrait affecter directement nos petits-enfants. C’est, en tout cas, ce que suggèrent les résultats d’un rapport publié fin avril dans la revue américaine Scientific Reports. Cette étude, menée par le biologiste américain Michael Skinner, démontre qu’une exposition au glyphosate pourrait entraîner des modifications génétiques persistantes sur plusieurs générations.

    « Cette étude est importante, explique John McCarrey, chercheur en génétique à l’Université du Texas, sans lien avec cette publication. Car elle prouve que, une fois un individu exposé à certains produits chimiques perturbateurs tels que celui testé dans cette étude, les défauts qui en résultent peuvent être transmis aux enfants ou petits-enfants, même en l’absence de toute exposition ultérieure. Cela montre que les gens doivent faire plus attention aux produits chimiques auxquels ils sont exposés qu’on ne le pensait auparavant. »

    Mais les pathologies ont augmenté significativement pour les deuxième et troisième générations. « Les pathologies observées vont des tumeurs aux maladies de la prostate, en passant par des maladies des ovaires et certaines anomalies congénitales », observe Michael Skinner. Les chercheurs ont, par exemple, constaté une augmentation de 30 % des maladies de la prostate chez les mâles de troisième génération et une augmentation de 40 % des maladies rénales chez les femelles de la troisième génération. Deux animaux sur cinq de la troisième génération souffraient également d’obésité. « Pour la plupart des substances toxiques environnementales, comme le glyphosate, les pathologies induites sont similaires chez l’homme et le rat. La comparaison entre les deux est donc scientifiquement correcte », rappelle Michael Skinner.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le glyphosate suspecté d’être un perturbateur endocrinien

    Pour John McCarrey, ces résultats ne sont pas étonnants : « Si un composé modifie l’épigénétique du sperme ou de l’ovule de l’individu exposé, il transmet cela à ses descendants et continue ainsi pendant des générations. » L’observation sur au moins trois générations est nécessaire pour conclure à ce que les auteurs de l’étude appellent la « toxicologie générationnelle » :

    « Lorsqu’on observe des effets sur les deux premières générations, il est difficile de dire si ces impacts ne sont pas dus à des effets toxiques directs du produit chimique. Ce n’est que si les défauts persistent pendant trois générations ou plus que l’on peut en conclure qu’il existe, effectivement, des effets transgénérationnels. C’est exactement ce qu’ont fait les auteurs de cette étude. »

    Cette étude paraît au moment où l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a décidé de classer le glyphosate comme produit non cancérigène. Cette déclaration, effectuée le mardi 30 avril, contredit ainsi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui classe la substance comme potentiellement cancérigène.

    Pour les auteurs de la publication, cette déclaration serait due en partie à des études de toxicologie trop restreintes. « L’EPA et le domaine de la toxicologie ne pensent qu’à l’exposition directe de l’individu, jamais à la toxicologie générationnelle, explique Michael Skinner. Nous avons fourni la première étude, c’est à eux maintenant de poursuivre les recherches dans ce sens. »

    #Glyphosate #Perturbateurs_endocriniens #Toxicologie_environnementale

  • Le Vietnam interdit le glyphosate, au grand dam des Etats-Unis
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/04/11/le-vietnam-interdit-le-glyphosate-au-grand-dam-des-etats-unis_5448992_3244.h

    Le Vietnam part en guerre contre la firme américaine Monsanto, devenue propriété du géant de l’agrochimie allemand Bayer. Invoquant la « toxicité » des produits contenant du glyphosate et leur impact sur l’environnement et la santé, le ministère de l’agriculture et du développement rural vietnamien a annoncé, mercredi 10 avril, le retrait du pesticide de la liste de produits autorisés dans le pays.

    #glyphosate #vietnam #bayer #monsanto #agent_orange

  • #Glyphosate. #Roundup : le désherbant à nouveau jugé cancérigène par un jury californien

    Les jurés du tribunal fédéral de San Francisco ont déclaré mardi que l’#herbicide le plus vendu au monde était un “facteur significatif” dans le déclenchement du cancer d’un retraité, qui l’utilisait dans son jardin. La deuxième phase du procès, mercredi, devra évaluer la #responsabilité de #Monsanto.

    https://www.courrierinternational.com/article/glyphosate-roundup-le-desherbant-nouveau-juge-cancerigene-par
    #industrie_agro-alimentaire #cancer #santé #justice #Californie #USA #Etats-Unis #agriculture #Edwin_Hardeman

  • Glyphosate : Emmanuel Macron, président des lobbys agroindustriels ? Éditer

    La transition écologique attendra : Emmanuel Macron a confirmé que le glyphosate ne serait pas interdit et éliminé du pays d’ici à trois ans comme il s’y était pourtant engagé. Une fois de plus, face aux lobbys, il recule et contredit les députés LREM qui affirmaient qu’il n’y avait pas besoin de légiférer pour interdire. Les lobbys ont encore gagné. Contre notre santé et contre la planète.

    https://blogs.mediapart.fr/maxime-combes/blog/250119/glyphosate-emmanuel-macron-president-des-lobbys-agroindustriels

    #EmmanuelMacron #glyphosate #granddébat #transition_écologique

  • Glyphosate : les autorités sanitaires ont plagié Monsanto
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/01/15/glyphosate-l-expertise-de-l-ue-minee-par-le-plagiat_5409233_3244.html

    Le rapport d’évaluation du #glyphosate, socle de la décision européenne, prise fin 2017, de réautoriser le célèbre herbicide pour cinq ans, est un vaste #plagiat.

    Mandaté par l’#Union_européenne pour produire l’expertise préliminaire sur le glyphosate — plus de 4 000 pages —, l’Institut fédéral d’évaluation des risques allemand (Bundesinstitut für Risikobewertung, ou BfR) a recopié, souvent mot pour mot, le dossier d’homologation du glyphosate transmis aux autorités européennes par #Monsanto et ses alliés industriels, réunis au sein de la Glyphosate Task Force (GTF).

    Dans un rapport commandité par des députés européens et rendu public mardi 15 janvier, le célèbre chasseur de plagiats autrichien Stefan Weber et le biochimiste Helmut Burtscher, associé à l’ONG Global 2000, montrent que les chapitres-clés de l’évaluation scientifique rendue par le BfR sont le fruit de plagiats à plus de 50 %, et de copiés-collés à plus de 70 %. Selon les deux chercheurs – dont le travail a été passé en revue par deux spécialistes du plagiat scientifique avant d’être rendu public –, « il est clair que l’adoption par le BfR, sans recul critique, d’informations biaisées, incorrectes ou incomplètes fournies par les fabricants [de glyphosate] a influencé la base même de son évaluation » de la dangerosité du produit controversé.

    Or, c’est sur la foi de cette évaluation préliminaire que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (#EFSA) et les experts des Etats membres ont conclu que le glyphosate ne posait pas de danger #cancérogène, ouvrant ainsi la voie à sa réautorisation en Europe.

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      Or, c’est sur la foi de cette évaluation préliminaire que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et les experts des Etats membres ont conclu que le glyphosate ne posait pas de danger cancérogène, ouvrant ainsi la voie à sa réautorisation en Europe. En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) avait, au contraire, conclu au caractère « cancérogène probable » du glyphosate.

      En septembre 2017, Global 2000 avait déjà révélé que trois sous-chapitres du rapport rendu par le BfR avaient été largement copiés-collés. Mais les passages examinés se limitaient à seulement 2,5 % de l’ensemble du rapport. Mandatés par les eurodéputés Anja Hazekamp (Gauche unitaire européenne), Maria Noichl (Socialistes et démocrates) et Bart Staes (Verts), MM. Weber et Burtscher ont cette fois conduit une analyse exhaustive des sections du rapport liées à la toxicité chronique et la cancérogénicité de l’herbicide — soit plus d’un millier de pages.

      Le chapitre « Génotoxicité » de l’évaluation du glyphosate par le BfR. Les passages surlignés en rouge sont plagiés depuis le dossier d’homologation déposé par les industriels, selon deux chercheurs. Weber & Burtscher

      « Une fausse idée de l’auteur »

      Ils ont en outre distingué les « copiés-collés bénins » – reproduction à l’identique de résumés d’études ou de tableaux – des passages constituant des plagiats. Le plagiat, expliquent les auteurs, est « une pratique frauduleuse presque toujours destinée à tromper le lecteur ». « Cela signifie que (…) le lecteur se fait une fausse idée de l’identité de l’auteur, écrivent les deux chasseurs de plagiats. Le lecteur attribue faussement des phrases, des formulations, des données, des statistiques, des synopsis, etc., à un auteur indiqué ou supposé, alors qu’en réalité les éléments qu’il lit ont été rassemblés, organisés et écrits par un autre auteur. »

  • Glyphosate : Santé Canada fait fi de l’opposition des groupes environnementaux Pauline Gravel - 12 janvier 2019 - Le Devoir

    Santé Canada fait fi des objections formulées par plusieurs groupes de défense de l’environnement et de la santé, chercheurs universitaires et professionnels de la santé à l’égard de la décision de maintenir pour une période de quinze ans l’approbation du glyphosate, l’ingrédient actif de l’herbicide Roundup produit par Monsanto. Lors d’une séance d’information technique tenue vendredi, les responsables de la réévaluation finale du glyphosate à l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada ont déclaré n’avoir trouvé « aucune preuve scientifique » aux préoccupations soulevées dans les avis d’objection qui lui ont été soumis.


    Photo : Reed Saxon Associated Press Le glyphosate est l’ingrédient actif du Roundup de Monsanto, l’herbicide le plus vendu au Canada.

    Dans le cadre du procès intenté contre Monsanto par un jardinier américain atteint d’un cancer découlant de son exposition au glyphosate, des documents confidentiels appartenant à la compagnie ont été divulgués et rendus publics en ligne dans ce qu’on appelle les « Monsanto Papers ». Ces documents internes montrent que plusieurs études présentées par Monsanto à Santé Canada pour obtenir le renouvellement de son approbation auraient été manipulées par la compagnie afin de préserver la réputation d’innocuité de son herbicide. Ces révélations ont alors poussé différents groupes d’individus à soumettre à la ministre fédérale de la Santé des avis d’objection à la décision de maintenir l’homologation du glyphosate à la suite de la réévaluation de cet herbicide par l’ARLA qui s’est terminée en avril 2017. Les signataires de ces avis faisaient part de leurs inquiétudes quant à la qualité et la crédibilité des études scientifiques ayant été utilisées par l’ARLA pour justifier la reconduction de l’approbation du glyphosate, et ils réclamaient une nouvelle réévaluation par un comité d’experts indépendants, c’est-à-dire ne faisant pas partie de l’agence gouvernementale.

    Pressé de répondre aux avis d’objections qui lui ont été adressés, Santé Canada a demandé à « 20 de ses scientifiques qui n’avaient pas participé à la réévaluation de 2017 » d’examiner les objections soulevées dans les avis afin de décider s’il y donnerait suite.

    Les fonctionnaires de Santé Canada ont affirmé hier n’avoir relevé dans les avis d’objection aucun élément remettant en cause « le fondement scientifique de la décision à laquelle ils étaient arrivés au terme de la réévaluation de 2017 ».

    « Notre décision est en accord avec celles de tous les organismes de réglementation des pesticides similaires à l’ARLA à travers le monde. Aucun autre organisme d’évaluation dans le monde ne juge que le glyphosate pose un risque pour la santé humaine, y compris un risque cancérigène aux doses auxquelles la population canadienne est exposée », a répété Frédéric Bissonnette, directeur de la gestion de réévaluation à l’ARLA.

    Ecojustice qui regroupe l’Association canadienne des médecins pour l’environnement, Équiterre, la Fondation David Suzuki, Environmental Defence et Prevent Cancer, est très déçue de la réponse de non-recevoir de Santé Canada à son avis d’objection. « Mais nous sommes déterminés à poursuivre notre enquête afin de trouver d’autres preuves des pratiques frauduleuses de Monsanto afin de déterminer l’étendue de l’influence de cette société sur la décision de l’ARLA », a affirmé au Devoir Annie Bérubé, directrice des relations gouvernementales chez Équiterre. « Nous passerons en revue toutes les études scientifiques qu’a utilisées l’ARLA pour prendre sa décision. Ces études sont confidentielles, mais l’ARLA devrait nous accorder un droit de consultation sur place. »

    Louise Vandelac et Marie-Hélène Bacon, chercheuses à l’UQAM et respectivement directrice et coordonnatrice du Collectif de recherche écosanté sur les pesticides, les politiques et les alternatives (CREPPA), avaient également formulé un avis. « Notre objection reposait sur le fait qu’il nous apparaissait tout à fait inadmissible que, dans le cadre d’une réévaluation, Santé Canada n’a utilisé essentiellement que les documents fournis par l’industrie qui sont bien sûr conçus dans le but d’obtenir l’approbation. Moins de 1 % [du corpus utilisé] était constitué d’études scientifiques indépendantes récentes », précise Mme Vandelac.
     
    La réponse de Santé Canada de ne pas considérer les objections et les réclamations présentées par huit groupes distincts montre bien que ses démarches sont une « parodie de processus démocratique, une parodie de consultations », lance-t-elle.

    Par ailleurs, elle souligne le fait que les études portant sur les possibles effets nocifs du glyphosate sur la santé sur lesquelles Santé Canada fonde sa décision n’étaient que d’une durée de trois, voire au maximum six mois, et non pas sur la vie entière des rats. « Cela est extrêmement problématique parce que le glyphosate est un perturbateur endocrinien. Or, les risques associés à ce genre de substances se manifestent beaucoup plus tardivement. »

    Mme Vandelac rappelle que l’Europe a pour sa part décidé de procéder à une réévaluation des herbicides à base de glyphosate tous les cinq ans et non plus tous les quinze ans, comme Santé Canada le fait et continuera de le faire.

    Elle déplore aussi le fait qu’il est toujours permis de répandre ces herbicides sur les cultures vivrières juste avant la récolte, alors que cette application tardive est désormais interdite en Europe afin de limiter les résidus d’herbicides sur les aliments.

     #glyphosate #monsanto #agriculture #santé #roundup #cancer #herbicide #pollution #bayer #pesticide #lobby #lobbying #Canada

  • #Penan Community Mapping: Putting the Penan on the map
    https://www.youtube.com/watch?v=KwGdEzh1e3w


    #cartographie #visualisation #peuples_autochtones

    #vidéo reçue via la mailing-list du Bruno Manser Fonds (26.12.2018):

    Chères amies, chers amis du Bruno Manser Fonds,

    Que diriez-vous d’une brève pause durant les fêtes ? Alors prenez-vous 12 minutes et apprenez comment les Penan sauvent la forêt pluviale avec des cartes topographiques.

    Avec la publication de 23 #cartes_topographiques de la forêt pluviale par le Bruno Manser Fonds, soudainement les Penan prennent vie sur la carte. Sur les documents du gouvernement, les rivières dans la zone penane n’ont pas de nom et les arbres utilisés par les Penan pour récolter le poison à flèches ou pour fabriquer des sarbacanes ne sont même pas signalés. Pour le gouvernement, les Penan ne disposent d’aucun droit sur leur forêt traditionnelle. C’est là qu’interviennent les cartes que nous avons publiées : elles démontrent les #droits_territoriaux des Penan et constituent un précieux instrument dans la lutte contre les sociétés forestières, qui défrichent illégalement la #forêt.

    Apprenez dans le bref #documentaire comment ces cartes servent la #forêt_pluviale et les autochtones ! Nous vous souhaitons beaucoup de plaisir à visionner la vidéo !

    Notre travail de cartographie a éveillé un grand enthousiasme en #Malaisie. D’autres villages de Penan, de même que d’autres groupes ethniques, se sont adressés à nous en nous demandant également de soutenir la cartographie de leur forêt pluviale. Ils souhaitent, au moyen des cartes, faire cesser les défrichages et la mise en place de plantations de #palmiers_à_huile sur leurs terres.

    #déforestation #cartographie_participative #huile_de_palme #cartographie_communautaire #résistance #Bornéo #visibilité #Sarawak #Baram #biodiversité #répression #community_mapping #empowerment

    –-------------

    Quelques citations tirées de la vidéo...

    Rainer Weisshaidinger, of the Bruno Manser Fonds:

    “When we came to the Penan area, the maps we had were from the British. They were quite good in telling us the topography, but there were no names. It was empty maps. The British cartographers did not have the chance to go to the communities, so very few rivers had names in these maps”

    #toponymie #géographie_du_vide #vide #cartographie_coloniale #colonialisme #post-colonialisme #exploitation

    “Joining the Federation of Malaysia on 16th of September 1963, Sarawak was granted self-government free from the British colonial administration. However, the government undertook no effort to map the interior areas. This lead to unfair and unsustainable #exploitation of the land and its people”
    #terre #terres

    Voici un exemple des cartes officielles:


    Comme on dit dans la vidéo: il n’y avait pas de mention des rivières ou des montagnes, ou des noms de villages...

    Simon Kaelin, of the Bruno Manser Founds:

    “The perspective from the government for this area... It was an empty area, for logging activity, for palm oil activity. Open for concessions and open for making big money”

    #extractivisme #concessions #déforestation

    Lukas Straumann, of the Bruno Manser Founds:

    “If you have a map with every river, having names (...) you see that it has been used for hundered years, it makes a really big difference”
    "The Penan started mapping their lands back in the 1990s, when they heard from indigenous people in #Canada that they have been very successful in claiming back their lands from the Canadian government, with maps

    Rainer Weisshaidinger, of the Bruno Manser Fonds:

    “To understand why these maps are important for the Penan community, it is because there is the Penan knowledge inside these maps”

    #savoir #connaissance

    Bateudah, community mapper:

    “Our work is to map the land. This is very important because it makes our community’s boundaries visibile”

    Rose Melai, community mapper:

    "All that is important in the forest is on the maps.

    The Penan worked about 15 years on their map...
    Au total, ils ont produit 23 cartes.
    Voici le coffret avec les cartes:

    Sophie Schwer, of the Bruno Manser Fonds:
    When they started, they relied in easy techniques, like skatch mapping and just the compass:

    But in the end they used the state-of-the art mapping #drones to present and show where their settlements are, so that they could no longer be neglected by the government.

    Le “mapping drone”:

    Peter Kallang, indigenous activist:

    “Community mapping can help to eliminate or reduce the #corruption, because you have everything there in black and white. It is so transparent. So when the government gives timber licences, when it overlaps with these, we can see from the map”

    #transparence

    Rainer Weisshaidinger, of the Bruno Manser Fonds:
    “The map of the government, they represent the government’s perspective, which means: nobody is in this area. The Penan map represents the Penan perspective on their own area. If you look at these maps, you will see that the Penan are living in this area. On each of these maps, it’s not only a topographic knowledge, there is a small history specific of this area. Below that, the drone images are very important, because it is very easy to mark one point. In order to give credibility to these maps, it was very important for the Penan to also be able to fly over their own villages to get the images of their villages.”


    L’histoire du village marquée sur la carte:

    L’image prise par les drones:

    Les cartes sont signées par les #empreintes_digitales des cartographes autochtones:

    Les empreintes digitales servent aussi à “valider” (c’est le mot utilisé dans le documentaire) les cartes.

    Un cartographe autochtone:

    “With these maps we document our history. Our myths and legends stay alive. The next generation will remember our way of life long after our elders have passed on”.

    #mythes #légendes #histoire #mémoire

    #ressources_pédagogiques (mais malheureusement la vidéo est disponible uniquement avec des sous-titres en anglais)
    #géographie_politique

    ping @reka @odilon

    Et je suis sure que ça intéresse aussi @_kg_

  • Ce que le film Après Demain ne vous a (toujours) pas dit emmanuelwathelet - 23 Décembre 2018 - leblogduradis , Investigaction
    https://leblogduradis.com/2018/12/23/ce-que-le-film-apres-demain-ne-vous-a-toujours-pas-dit & https://www.investigaction.net/fr/ce-que-le-film-apres-demain-ne-vous-a-toujours-pas-dit

    Si le film  Demain  a été un tel succès et qu’il a touché tant la société civile que les décideurs politiques et le monde marchand, pourquoi les résultats sont-ils aussi minces ? Désolé, le film  Après Demain  ne vous apportera pas de réponse, même s’il est obligé de faire un constat d’échec du bout des lèvres. Pire : le nouveau documentaire de Cyril Dion, accompagné cette fois par la journaliste environnementale Laure Noualhat, est confus, trompeur et très intéressé. Ils y confirment l’indigence de leur analyse économique et politique, mais aussi l’incapacité à se défaire de leurs œillères. La caution « autocritique » qu’aurait dû apporter Noualhat fait un « flop » qu’on ne saurait attribuer qu’à l’ (auto)censure ou à l’ignorance. Essayons de comprendre.

    Je ne vais pas faire traîner un scoop qui n’existe pas. Lorsque j’ai écrit ma première critique sur le film Demain https://www.investigaction.net/fr/ce-que-le-film-demain-ne-vous-a-pas-dit – un article abondamment relayé et je vous en remercie ! – j’ai très précisément expliqué l’erreur originelle de Cyril Dion et Mélanie Laurent :  le fait d’occulter l’acteur le plus important de la société capitaliste, c’est-à-dire le capitaliste lui-même !  Et je vous le donne en mille, qui est à nouveau absent de ce second opus ? Bingo, le capitaliste ! Comme si le changement climatique pouvait se résoudre sans rapport de force, sans luttes et qu’il n’y avait pas, à la base de l’inaction politique, des intérêts complètement opposés.

    Les « lobbies et multinationales » ne sont évoqués dans le film qu’une seule fois et ils sont considérés comme les  causes  des dérèglements et non comme les  conséquences  du mode de production spécifique qu’est le capitalisme. Le problème ? Nous pousser à croire qu’il suffirait de réguler ces derniers pour que tout aille mieux. D’autre part, la seule fois que le terme « capitalisme » est prononcé, c’est pour en blâmer la version « triomphante », un peu comme lorsque Edwy Plenel nous assure que le capitalisme n’est pas « spontanément » démocratique. https://leblogduradis.com/2018/12/19/trois-questions-a-edwy-plenel Il suffirait de lui forcer la main, quoi… On est là dans le vocabulaire des « excès » du capitalisme qu’il faudrait juguler et dans le refus de considérer qu’un capitalisme « sans excès » n’est tout simplement pas possible. https://leblogduradis.com/2018/01/02/comprendre-les-fusions-dentreprises-partie-1

    L’article qui suit est structuré de la façon suivante : je montre que Dion et Noualhat nient la dimension systémique du capitalisme, qu’ils occultent les victoires des capitalistes, qu’ils font croire que les capitalistes font partie de la solution et non pas du problème et, enfin, qu’ils souscrivent à la dangereuse idéologie du volontarisme, mettant tout le poids de la responsabilité sur les individus. Enfin, je reviens sur trois points essentiels à la critique : la question de la rentabilité économique des « solutions » qu’ils proposent, leur faisabilité réelle ou fantasmée et, enfin, le danger d’une approche psychologisante.

    Premier point donc, Cyril Dion et Laure Noualhat ignorent (ou feignent d’ignorer) qu’en régime de propriété privée, les acteurs économiques sont en concurrence. Pour survivre, c’est-à-dire ne pas tomber en faillite ou être rachetés, ils n’ont d’autres choix que vendre plus et diminuer leurs coûts. Deux aspects inconciliables avec le respect de l’environnement et le respect des travailleurs. J’ai détaillé précisément ces mécanismes dans une série d’articles sous forme de dialogues sur le Blog du radis. https://leblogduradis.com/2018/01/02/comprendre-les-fusions-dentreprises-partie-1

    Il est important de noter ici que même un producteur « local » de fruits et légumes est soumis aux mêmes règles : la proximité d’une grande enseigne de distribution à côté de chez lui le place de facto en situation de concurrence. Personne ne peut se soustraire à ces lois, quelle que soit la forme juridique adoptée, coopératives comprises. Or, à ce jeu, ce sont toujours les économies d’échelle qui gagnent, autrement dit les gros acteurs économiques. Les « petits pas » font marcher ceux qui peuvent se le permettre, les « gilets jaunes » continueront à aller chez Aldi. Non par choix mais par nécessité.

    Si on veut changer ce principe, il faut en changer les règles fondamentales, celles du capitalisme.  Après Demain  reconnaît que les seules initiatives qui durent dans le temps sont celles qui ont pu intégrer des élus locaux. Bien sûr, puisqu’il y a là l’amorce d’une modification structurelle. Mais comme les élus locaux sont bien peu de choses au regard des grandes enseignes et des grandes industries, il faudrait pouvoir convaincre les élus nationaux, les parlementaires européens, voire toucher l’échelle mondiale. Là où les décisions se prennent vraiment…c’est-à-dire là où les lobbies sont sur le terrain depuis le départ ! La récente campagne « l’affaire du siècle » exprime – enfin !- publiquement que les petits pas ne peuvent suffire, mais elle fait preuve de naïveté en ne mettant pas en cause le système dans ses structures.

    https://www.youtube.com/watch?v=SISSUVzzn5U

    Second point,  Après Demain  continue d’affirmer quant à lui que les fameux « petits pas » peuvent, de proche en proche, changer le monde, comme si, entre-temps, les capitalistes regardaient le nouveau monde advenir sans broncher. C’est évidemment complètement faux. Il ne sera pas nécessaire de lister de façon exhaustive, depuis la diffusion de  Demain,  les preuves de l’inaction environnementale – une inaction qui, dans un contexte de réchauffement, correspond à une régression puisqu’elle ne suppose pas le statu quo. Il ne sera pas non plus nécessaire de lister les régressions pures et simples. Pour autant, rappelons quand même quelques faits marquants.

    D’abord la prolongation pour cinq ans de l’autorisation du glyphosate dans l’Union européenne, ensuite la signature du CETA (on sait qu’en favorisant le commerce, on augmente la pollution) et enfin l’autorisation donnée par Macron pour le forage par Total en Guyane https://www.lejdd.fr/Societe/guyane-un-projet-de-mine-dor-au-coeur-dune-polemique-3707831 avec des conséquences environnementales désastreuses. Le New York Times a listé pas moins de 78 lois fédérales contre le climat https://www.nytimes.com/interactive/2017/10/05/climate/trump-environment-rules-reversed.html décidées par l’administration Trump. En France, la nouvelle loi de finance allège le barème pour les véhicules les plus polluants, https://www.alternatives-economiques.fr/malus-auto-mal-climat/00087527 alors que nous savons les marchés incapables d’anticiper sur le long terme en ce qui concerne le prix du baril (aucune chance qu’il explose pour cause de rareté). Les Britanniques autorisent à nouveau l’exploitation du gaz de schiste, https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/09/12/au-royaume-uni-sur-la-ligne-de-front-du-gaz-de-schiste_5353867_3234.html cette année a une nouvelle fois battu un record dans la production et la consommation de pétrole https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/petrole-les-records-de-production-et-de-consommation-d-or-noir-explosen et la consommation de pesticides a encore augmenté en 2017 en France. https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/petrole-les-records-de-production-et-de-consommation-d-or-noir-explosen On sait par ailleurs que Lafarge, GDF-Suez et leurs petits copains financent les sénateurs climato-sceptiques outre-Atlantique, http://ecologie.blog.lemonde.fr/2010/10/26/des-industriels-europeens-manoeuvrent-contre-la-loi-sur-le-cli et grâce à la London School of Economics, il est possible d’avoir une vue sur tous les litiges concernant les lois touchant au changement climatique http://www.lse.ac.uk/GranthamInstitute/climate-change-laws-of-the-world/?fromyear=2015&toyear=2018&country=all&side_a=all&side_b=all&side_c=all&class dans le monde… Tout ça ne concerne que les derniers mois ou années. Vive les petits pas pour changer le monde !

    En réalité, il y a un abîme séparant l’augmentation réelle de la conscience du changement climatique chez les citoyens du monde, et l’absence de décisions réelles, influentes. Et pour cause ! Les décisions nécessaires, comme je le répète inlassablement, obligeraient à revoir l’ensemble du système de production capitaliste. Comme ceux qui font les lois sont aussi ceux qui en profitent, aucune chance que cela change.

    Troisième point, et non des moindres.  Après Demain  essaie même de nous faire croire que les acteurs économiques capitalistes font partie de la solution et pas du problème ! Ils parlent de « changer les entreprises de l’intérieur » et donnent une véritable tribune à Emmanuel Faber, PDG de Danone. Dans un émouvant (sarcasme) extrait de discours, celui-ci avance sans sourciller que leur objectif est de « servir la souveraineté alimentaire des populations ». Heu, en fait, non. Le but de Danone est de faire du profit. Pas de répondre exactement à une demande. Sinon, on ne jetterait pas autant de bouffe, on ne nous droguerait pas au sucre, etc. Selon le film pourtant, même les grosses multinationales comme Danone peuvent devenir « responsables », au sens écologique et social du terme. Danone sera (au futur, quand même) labellisé Bcorp en 2020 et sa filiale US l’est déjà. Alors, preuve que j’exagère ?

    Moi, c’est le genre d’info qui m’interpelle, et du coup je vais voir de plus près. B Corporation est un organisme privé de certification. Pour être certifié, il faut rencontrer une série de critères sociaux et environnementaux. D’accord, mais lesquels ? C’est là que ça se complique, parce que selon la taille de votre entreprise et votre secteur d’activité, les exigences seront différentes. Une espèce de certification à la carte, dont le processus est éminemment opaque et le résultat par conséquent impossible à juger. De plus, le label s’obtient sur base de ce que vous déclarez et personne a priori ne viendra vérifier. Enfin, on sait que la plupart des grandes multinationales ont d’innombrables filiales et travaillent avec des fournisseurs qui, eux, ne sont pas susceptibles d’être certifiés. Facile du coup de rejeter la responsabilité au cas où un scandale devait éclater. J’appelle ça de l’enfumage…

    Quatrième point, le documentaire  Après Demain  joue la carte de la culpabilisation des individus. La parole est donnée à Anne Hidalgo, maire de Paris, et Nicolas Hulot, ancien ministre de la transition écologique, lequel affirme qu’il n’y a pas non plus « un million de gens qui descendent dans la rue pour demander de manger bio ». Alors qu’évidemment, quand il s’agit du foot, tout le monde est sur les Champs-Élysées ! Que dire ? D’abord que c’est faux. La marche pour le climat à Bruxelles le 2 décembre 2018 a réuni 75000 personnes. Le chiffre est à peine croyable pour la petite capitale belge. Résultat ? Deux jours plus tard, à la Cop24, le premier ministre belge Charles Michel se faisait remplacer par la ministre du développement durable Marie-Christine Marghem laquelle y rejetait deux directives pour le climat. https://www.rtbf.be/info/dossier/la-prem1ere-soir-prem1ere/detail_climat-le-face-a-face-entre-m-c-marghem-et-juliette-boulet-de-la-coaliti

    Les individus, eux, se mobilisent. C’est au niveau institutionnel, et donc structurel, que ça coince, comme expliqué plus haut. Mais il n’empêche que c’est une habitude : si le changement climatique n’est pas combattu à sa juste valeur, c’est la faute aux gens qui n’en font pas assez, comme l’expliquait sans rire Élise Lucet au JTerre de quelques joyeux Youtubeurs. On est dans la veine du discours volontariste https://leblogduradis.com/2018/09/18/354 voulant que le chômeur porte la responsabilité de ne pas avoir de travail, que le bonheur dépend de son développement personnel ou qu’il appartient à chacun de faire attention à ses données personnelles.

    Ce n’est pas tout. Comme je l’expliquais déjà dans mon article sur le film  Demain https://www.investigaction.net/fr/ce-que-le-film-demain-ne-vous-a-pas-dit , l’immense hypocrisie de Cyril Dion est de faire croire que, parce que des alternatives existent, elles seraient accessibles à tous. Or, il est maintenant évident qu’acheter équitable, bio, respectueux des animaux et des personnes, c’est payer plus cher. Par exemple,  Après Demain  évoque une école Montessori. Magnifique, d’autant qu’on y paie en proportion de ses revenus…c’est-à-dire entre 150 et 400€/mois, soit entre 10 et 28 fois plus cher qu’une année de licence à la fac https://www.campusfrance.org/fr/cout-etudes-superieures-france-frais-inscription ! Et de passer vite à autre chose comme si c’était normal, comme si le premier « gilet jaune » venu pouvait se le payer.

    Le film évoque aussi des potagers sur des toits plats de bâtiments de la Poste. Le PDG, Philippe Wahl, y est tout sourire mais tout le monde « oublie » de nous dire que les postiers motivés sont bénévoles et que la responsabilité leur revient de tout mettre en place et de gérer. On n’appelle pas ça du travail gratuit ?

    D’autant qu’il n’est pas étonnant que Cyril Dion et Laure Noualhat se focalisent tant sur la nourriture, le secteur où il est le plus facile de « penser local ». Alors on est obligé de faire des petits arrangements avec la vérité, mine de rien, pour les autres secteurs économiques. Par exemple en ce qui concerne l’énergie éolienne. Bien sûr, on passe sous silence le coût environnemental de leur fabrication et de leur acheminement, mais surtout on s’efforce de taire que jamais l’éolien ne pourra satisfaire nos besoins énergétiques actuels, comme le répète régulièrement Jean-Marc Jancovici. Sinon, il faudrait remettre en question le principe même de croissance, consubstantiel au capitalisme.
    https://www.youtube.com/watch?v=1aCHN6dytVY

    Grâce à Arrêts sur images https://www.arretsurimages.net/articles/les-six-peches-du-film-apres-demain , on découvre d’autres éléments bien nauséabonds. Ainsi, les mérites d’Enercoop, une coopérative de production d’électricité verte, sont vantés dans le docu…mais sans dire qu’elle est partenaire de Kaizen, une revue fondée par Cyril Dion himself. Le conflit d’intérêts ne s’arrête pas là puisque Pocheco, une entreprise dont la publicité est faite dans  Demain  mais aussi dans  Après Demain , est un actionnaire important de la même revue ! L’histoire de cette dernière entreprise est d’ailleurs un cas d’école. En effet, depuis la diffusion du film  Demain , Emmanuel Druon, le directeur prônant un « management alternatif », est rattrapé par des accusations lui reprochant d’être harcelant et tyrannique. http://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/914-exclusif-pocheco-lettre-verte-non-recommande Entre-temps, le marché du papier s’est écroulé, la boîte n’était plus rentable, elle a licencié en masse et a effectué un glissement de l’industrie vers la consultance, pour donner des conseils à L’Oréal et à…Danone ! Chassez la rentabilité financière par la porte, elle reviendra par la fenêtre.

    Et puisqu’il faut bien remplacer par quelque chose les considérations matérielles concrètes qu’il est trop difficile de tordre à son avantage, Dion et Noualhat s’embarquent dans des considérations psychologisantes. Peu importe la vérité, tant qu’on raconte une belle histoire qui donne envie d’y croire (sic). What ? Au chapitre des belles histoires racontées par de beaux conteurs, on aura au moins cette fois échappé à Pierre Rabhi (qui avait lui aussi reçu Emmanuel Faber, PDG de Danone…). Pourtant, Cyril Dion, qui aime placer ses amis comme on vient de le voir, avait cofondé avec Rabhi le mouvement des Colibris. Faut croire qu’ils ont été tous deux légèrement échaudés par le dossier que Jean-Baptiste Malet a consacré au « paysan » dans l’édition d’août 2018 du Monde diplomatique. https://www.monde-diplomatique.fr/2018/08/MALET/58981

    Qu’importe, les premières « stars » venues feront l’affaire, comme l’écrivain à succès Harari, recommandé par Zuckerberg, Obama et Gates. On comprendra qu’il ne représente pas un gros risque pour le capitalisme. On retrouve une énième fois Rob Hopkins, grand prêtre du mouvement dit de la Transition, qui continue de faire semblant de croire à une « révolution tout en douceur » en dépit de l’évidence (argumentée) et Nicolas Hulot qui, au moment du tournage n’avait pas encore démissionné. Oui, ça la fout mal au moment de la diffusion, on perd un peu de son pouvoir de persuasion quand on a reconnu entre-temps sa plus parfaite impuissance, même avec le pouvoir qui était le sien. Last but not least, la parole est donnée à plusieurs reprises à Muhammad Yunus, le « banquier des pauvres » qui avait reçu le prix Nobel de la paix en 2006. Son credo ? Le business au service de la résolution des problèmes… Sauf que le microcrédit ne sort personne de la misère, qu’il est inaccessible aux plus pauvres, https://www.investigaction.net/fr/Microcredit-et-auto-entreprise qu’il masque le rapport de causalité faisant que certains sont obligés d’y souscrire https://www.investigaction.net/fr/Microcredit-et-auto-entreprise , etc. Bref, on est loin d’une idée révolutionnaire.

    Le film  Après Demain  est une fable bourrée de conflits d’intérêts, d’inexactitudes, de faux enthousiasme et d’ignorance politico-économique. Cyril Dion et sa comparse faussement critique Laure Noualhat ont même le culot de terminer par un extrait du discours de Martin Luther King pour montrer la puissance des histoires, la force des rêves. Au même titre que Jean-Baptiste Malet a révélé que, dans la légende du colibri relayée abondamment par Rabhi, le petit oiseau finalement meurt d’épuisement, nous devrions peut-être rappeler à Cyril Dion que Luther King a été assassiné et que le racisme envers les afro-américains est toujours féroce. Permettez-moi d’avoir des rêves plus positifs…pour après  Après Demain .

    https://www.youtube.com/watch?v=OPLt-yd0jQo&t=838s

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  • Les député.e.s #enmarche récoltent la violence qu’ils.elles sèment ! - Le figaro 22 Novembre 2018 _

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/11/22/01016-20181122LIVWWW00014-en-direct-gilets-jaunes-blocages-impots-fiscalite

    Des députés LaRem dénoncent des intimidations

    Le président du groupe LaRem à l’Assemblée, Gilles Le Gendre, a dénoncé des « intimidations » de la part de « gilets jaunes » autour de domiciles ou permanences de députés « marcheurs ». Dans un mail que s’est procuré l’AFP, il affirme que nombre d’entre eux « font l’objet depuis hier (mardi), de la part de ’gilets jaunes’ de leur circonscription, d’intimidations autour de leurs domiciles ou de leurs permanences, voire de menaces d’agressions sur leur propre personne ».

    « Ces faits sont intolérables et confirment un durcissement de ce mouvement que le gouvernement et notre majorité dénoncent depuis dimanche », poursuit l’élu de Paris qui a saisi mardi soir Christophe Castaner qui lui a promis le soutien du ministère de l’Intérieur. Gilles Le Gendre conseille aux députés concernés « d’en informer immédiatement le préfet » de leur département et de prévenir le groupe majoritaire, afin de pouvoir « apprécier l’ampleur du phénomène ».

    Certains députés, qui se sont confiés à franceinfo, affirment être totalement désemparés face à la colère des « gilets jaunes ». « On n’est pas sur la même longueur d’onde, ils ont des sentiments, nous des arguments, ça ne colle pas » , explique notamment Valéria Faure-Muntian, députée #LREM de la 3e circonscription de la Loire.

    #député.e.s #macron #emmanuel_macron #violence #france #enmarcheverslefn #en_vedette #gouvernement_macron #réformes_antisociales #corruption #privilèges #glyphosate #lobby #lobbying

  • Exclusivité : les cartes des pesticides et les Glyph’Awards - Générations Futures
    https://www.generations-futures.fr/actualites/exclusivite-cartes-pesticides-glyphawards

    Générations Futures – en partenariat avec le Parisien – rend publiques ce jour les cartes de France, détaillées et exclusives, des ventes de pesticides par département et par catégorie de pesticides. Notre association profite de la publication de ces données pour remettre les « Glyph’Awards » d’or, d’argent et de bronze ainsi que leurs accessits aux départements qui arrivent en tête du classement pour les ventes de glyphosate !

    https://www.generations-futures.fr/cartes/carte-de-vente-pesticides-departement-2017

    #pesticides #glyphosate