#goebbels

  • A German Life - Une vie allemande

    Secrétaire personnelle du ministre de la propagande nazie #Joseph_Goebbels, décédée à l’âge de 106 ans, #Brunhilde_Pomsel était l’un des derniers témoins oculaires de l’appareil du pouvoir nazi. Elle n’a cessé de nous mettre en garde contre les dangers permanents du fascisme.

    https://pages.rts.ch/docs/11654404-a-german-life---une-vie-allemande.html

    Trailer :
    https://www.youtube.com/watch?v=nZr45w7iubI

    #film #film_documentaire
    #Goebbels #nazisme #Allemagne #histoire #témoignage #indifférence #imprudence #sens_du_devoir #responsabilité #éducation #culpabilité #NSDAP #lâcheté #justice

  • France : mise au point sur notre refus de participer au comité de l’IGPN - Amnesty International France
    https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/france-mise-au-point-refus-participation-comite-igpn

    La directrice de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a déclaré vouloir créer un comité d’évaluation de la déontologie policière au sein de l’IGPN. À cette occasion, elle a annoncé que nous pourrions faire partie de ce comité. En réalité, nous avons décidé de ne pas accepter cette proposition.

    Nous sommes extrêmement surpris que l’IGPN ait annoncé publiquement notre possible participation à leur comité d’évaluation de la déontologie policière. Si nous avons effectivement reçu une sollicitation de leur part, nous nous apprêtions à leur communiquer notre refus d’être membre de ce comité. En effet, si la décision de créer un tel comité semble montrer la volonté de l’IGPN de se pencher sur la question essentielle de la déontologie de la police, il ne nous semble pas que toutes les conditions sont réunies pour un travail permettant d’améliorer substantiellement les pratiques de la police et leur conformité avec les droits humains.  

    La présence d’une seule association, au milieu de nombreux représentants des forces de l’ordre, l’opacité quant au choix des membres de ce comité tout comme sur son mandat et ses pouvoirs réels, et l’absence de représentation des associations et collectifs travaillant dans les quartiers populaires (où les pratiques de la police posent régulièrement des questions de déontologie), sont les facteurs principaux nous conduisant à refuser d’être membre de ce comité. 

    Nous demandons depuis longtemps que les associations soient consultées sur ces questions et que le ministère de l’intérieur ouvre la concertation aux acteurs associatifs de terrain et à ceux qui militent pour les droits humains. De manière ponctuelle, nous avons déjà participé à des consultations organisées sous l’égide du ministère de l’intérieur, notamment dans le cadre de la préparation pour le nouveau schéma national du maintien de l’ordre (SNMO). Or ce SNMO démontre que nos préconisations n’ont pas été suivies.   

    Dans ce contexte, nous attendons maintenant des gestes forts du ministère de l’Intérieur montrant que nos recommandations sont prises en compte, à commencer par la suspension de certaines armes et techniques (LBD, plaquage ventral), l’interdiction des grenades de désencerclement, et la mise en place d’un mécanisme d’enquête indépendant et impartial sur les cas de violences ou de discrimination de la part des forces de l’ordre.

    #IGPN

    • Non, cette fois-ci Amnesty a refusé l’invitation de la directrice de l’Inspection générale de la police nationale.
      Amnesty International France n’est pas la Cnil. Quoi qu’on en pense, ils sont indépendants.

    • Tu n’es pas obligé de partager mon analyse @vanderling
      Je maintiens que ce gouvernement autoritaire s’essuie sur la CNIL ou Amnesty (et surement d’autres encore) comme sur des paillassons.

      Et dans ce que renverront les médias, personne ne retiendra la grossière entourloupe faite à la CNIL ni la tentative de faire croire qu’Amnesty jouera pour Darmanin. Mais le mensonge de la consultation est inscrite. C’est aussi pour ça que je colle le sinistre de la #propagande.

      https://seenthis.net/messages/892686

      le texte a été réécrit après sa consultation pour y introduire sa mesure la plus polémique : le fichage des opinions politiques.

    • Mais oui, CNIL et Amnesty n’ont rien en commun hormis le fait que le #syndrome_consultatif du gvt lui garantit son auto-absolution en utilisant l’une et l’autre comme étendards démocratiques (ou paillassons selon).
      Et nous sommes d’accord que la CNIL a été réduite depuis longtemps à son plus simple appareil « consultatif », mais que même à ce stade de dégradation de son rôle de garde-fou, l’humiliation se poursuit sans vergogne. Pour Amnesty, c’est une tentative échouée à moitié, parce que le Ministère de l’Intérieur ne s’est même pas donné la peine de savoir si l’association était ou non d’accord, comme si seule suffisait l’invocation symbolique.
      La preuve de l’ignominie que je souligne étant là même.

  • Ein deutsches Leben
    A German Life
    Une vie allemande

    De 1942 à la fin de la guerre, #Brunhilde_Pomsel a travaillé comme sténographe au service du ministre de la #propagande du régime nazi #Joseph_Goebbels. Dernier témoin vivant ayant connu la machine du pouvoir nazi de l’intérieur et aujourd’hui âgée de 104 ans, elle raconte ici son histoire encadrée par un dispositif filmique simple. Son visage en gros plan met le spectateur face à l’histoire, et face à lui-même. Sa parole est au centre, entrecoupée par des films d’archive qui construisent par bribes le tissu des discours en vigueur dans les années 1930. Le montage respecte le souffle naturel du témoignage, reproduisant les hésitations et les instants de réflexion qui en disent long. Car Brunhilde, qui ne s’est jamais intéressée à la politique, incarne l’immense majorité d’entre nous, ceux qui cherchent simplement à mener leur vie, malgré tout. Elle vient rappeler qu’il est facile de juger ses aînés à la lumière de la connaissance du passé, de s’imaginer en héros de la résistance tant que l’on n’a pas été mis à l’épreuve. Une mise en garde indispensable, alors que l’horizon s’assombrit à nouveau.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/47723_1
    #Goebbels #histoire #nazisme #témoignage #WWII #seconde_guerre_mondiale #film #film_documentaire #interview #entretien

  • Travail des enfants en Côte d’Ivoire : des plantations Fairtrade concernées
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_travail-des-enfants-en-cote-d-ivoire-des-plantations-fairtrade-concernee

    Une enquête de la télévision danoise l’affirme. Le travail des enfants dans les plantations de cacao certifiées Fairtrade en Côte d’Ivoire est bien réel.

    Ce label sur les bananes, le café ou encore le chocolat oblige les producteurs à répondre à certaines règles et notamment à ne pas recourir au travail des enfants.
    La chaîne TV 2 et le média d’investigation Danwatch ont tourné en caméra cachée dans plusieurs exploitations.
    Dans 4 des 6 plantations qu’ils ont visitées, ils ont trouvé des enfants travaillant entre les palmiers.
    Leur interview fait froid dans le dos. Marcelin, 14 ans, explique qu’il bosse 11 heures par jour.

    Diffusées au Danemark, les images ont choqué plus d’une personne et notamment les commerçants dont les boutiques vendent du chocolat ivoirien étiqueté Fairtrade.
    Dorthe Pedersen en est encore bouleversée. « C’est horrible. Je suis tellement émue de savoir que les enfants travaillent dans ces conditions » a-t-elle témoigné au micro des journalistes de TV2.

    Interrogée sur cette pratique, Camilla Erika Lerberg, la PDG de Fairtrade Danemark a déclaré : « Cette affaire est très, très triste, donc nous l’examinons avec gravité. Il est important pour nous de réagir et de corriger cela immédiatement. L’affaire fait toujours l’objet d’une enquête et nous essayons de comprendre ce qui s’est passé. En général, je tiens à dire que si nous recevons une observation du travail des enfants, et qu’elle est confirmée, alors nous avons un dialogue avec la famille de cet enfant, ensuite nous observerons si cela continue et si cela continue, nous procédons à une décertification. »

    Rappel des règles
    Les Standards Fairtrade pour les organisations de petits producteurs, les travailleuses et les travailleurs ainsi que les négociants interdisent le travail abusif des enfants.

    Chez Max Havelaar par exemple, il est clairement stipulé :

    – Il est interdit d’employer des enfants de moins de 15 ans au sein des organisations certifiées Fairtrade/Max Havelaar.

    - Les enfants de 15 à 18 ans ne peuvent pas réaliser un travail mettant en péril leur scolarité ou leur développement social, moral ou physique.

    – L’aide éventuelle dans les fermes familiales, courante dans le secteur agricole, doit être ponctuelle et adaptée à l’âge des enfants. Elle doit impérativement se faire en dehors des heures de classe et pendant les vacances. Dans ces conditions seulement, elle respecte les exigences de l’Organisation Internationale du Travail.
    Rien de neuf sous le soleil

    Le travail des enfants en Côte d’Ivoire, où on produit la majeure partie du cacao mondial, n’est pas un problème inconnu.

    En 2010, l’industrie du chocolat a collectivement signé une déclaration disant qu’elle améliorerait les conditions dans les plantations de cacao en Afrique de l’Ouest et réduirait le travail des enfants de 70% jusqu’en 2020.

    Seulement voilà, un rapport des chercheurs de l’Université de Chicago publié en avril dernier et financé par le département américain du Travail souligne que le recours au travail des enfants dans les plantations de cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire a augmenté de 10% au cours de la dernière décennie, et ce, malgré les promesses de l’industrie.

    Plus précisément, le nombre d’enfants-travailleurs dans les plantations de cacao s’élevait à près de 2,1 millions la saison dernière dans les deux pays. Ce chiffre comprend des enfants de moins de 12 ans et des enfants également plus âgés dont le travail est dangereux et dépasse un certain nombre d’heures.

    Un niveau en hausse par rapport à 2010 lorsque Mars, Hershey, Nestlé et Cargill s’étaient engagés à baisser de 70% les pires formes de travail des enfants dans leurs chaînes d’approvisionnement dans la région d’ici 2020.

    Des chiffres qui s’expliqueraient par l’augmentation des prix et de la production de fèves qui poussent les agriculteurs à produire toujours davantage de cacao. Une tendance confirmée par le patron de la World Cocoa Foundation (WCF), au site Commodafrica. Richard Scobey, représentant des entreprises telles que Nestlé et Hershey, reconnaît que l’industrie n’est pas sur le point d’atteindre son objectif de 2020.

    Le Ghana et la Côte d’Ivoire produisent les deux-tiers de l’ensemble du cacao mondial. La production de cacao dans ces pays est passée à 3 millions de tonnes l’an dernier, contre 2,65 millions de tonnes en 2013-2014. Un secteur en expansion qui fournit des moyens de subsistances à des milliers de communautés dans le besoin.

    #Afrique #Enfants #travail_des_enfants #exploitation #esclavage #chocolat #cacao #certification #commerce_équitable #Fairtrade #multinationales #label #déforestation #industrie_agro-alimentaire #agriculture #multinationales #pauvreté #bananes #café #Mars #Hershey #Nestlé #Cargill #World_Cocoa_Foundation #WCF

    • Le dernier des Ouïghours et les derniers des journalistes Maxime VIVAS
      https://www.legrandsoir.info/le-dernier-des-ouighours-et-les-derniers-des-journalistes.html

      Voulez-vous soulever une vague mondiale d’indignation contre un pays ? Vous affirmez que les hommes y sont massivement emprisonnés et torturés, voire exécutés en catimini, que les femmes y sont stérilisées de force et qu’on y supplicie les enfants. C’est ce que vient de faire, ce que fait, ce que va continuer de faire la presse mondiale, agissant en porte-voix de quelques journaux états-uniens inspirés en sous-main par des officines de la Maison Blanche.

      Qu’il n’y ait pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours importe peu. Il suffit de prétendre, d’affirmer. L’information circule, les journaux se lisent entre eux, les politiques s’en mêlent. C’est faux mais plausible : Chine insondable, Chinois impénétrables derrière la fente de leurs yeux. Vous me suivez bien, vous qui êtes pour la plupart normaux, pardon : #blancs ?

      #Bruno_Le_Maire et #Clémentine_Autain sont #indignés et le font vertueusement savoir.
      C’est tout mensonge, mais le mal est fait. Ce n’est qu’après la destruction de l’#Irak et après des centaines de milliers de morts innocents que toute la presse concède que les informations sur les couveuses débranchées au #Koweit par les soudards de Saddam Hussein étaient inventées, que la fiole brandie par #Colin_Powell à l’#ONU contenait du pipi de son chat ou du sable de sa litière ou de la poudre de perlimpinpin et non des Armes de Destruction Massives qui risquaient d’avoir raison des USA, de la Grande-Bretagne et (horreur !) de la France.

      J’ai écrit plus haut qu’il n’y a « pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours ». La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Bien des choses sont inexactes dans la campagne antichinoise sur les Ouïgours ». Ou : « Certes, les Chinois ne sont pas des enfants de chœur, mais doit-on prendre au pied de la lettre les articles de Libération ? », ou encore : « Le problème que le régime chinois appelle « les trois fléaux » (terrorisme, séparatisme, fondamentalisme) est une réalité qu’on ne saurait nier, mais cela justifie-t-il une répression d’une telle ampleur ? ».

      Mais, tenez-vous bien, je persiste : « Il n’y a pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours » . Non, trois fois non, un ou deux millions de Ouïghours mâles (trois d’après Radio Free Asia) ne sont pas internés(1), les femmes ne sont pas stérilisées de force pour éteindre l’ethnie, les enfants ne sont pas tués pour prélèvement d’organes vendus à l’Arabie saoudite, Beijing n’est pas en guerre contre cette région autonome qui fait au contraire l’objet de toutes ses attentions, de toutes ses faveurs.

      J’ai écrit que « cette région autonome fait au contraire l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. » ? La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Beijing gère ses régions avec l’autorité naturelle des communistes et le Xinjiang ne fait pas exception », ou : « Même si Beijing a mis le Xinjiang sous surveillance, des efforts financiers indéniables ont été consentis pour développer cette région, point de départ de « La nouvelle route de la soie ».

      Mais, continuez à bien vous tenir, j’insiste : « Cette région autonome fait l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. »

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même assurance (inconscience ?) qui me fit écrire un livre en 2007 sur une idole alors aussi intouchable que #Nelson_Mandela. Je parle d’un type qui est aujourd’hui maire de #Béziers, élu avec le renfort du Front National.

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même certitude que celle qui me fit écrire un livre en 2011 sur une idole alors aussi intouchable que #Ghandi. Je parle de l’ancien bourreau du Tibet : le #dalaï_lama.

      Ça, c’est pour le passé. Je peux aussi performer sur le futur. Par exemple, j’ai une petite idée sur le passage de #Yannick_Jadot et #julien_Bayou dans le rang des ennemis de l’écologie, lesquels ont toujours un plat de lentille à offrir aux ambitieux peints en vert. Mais là n’est pas le sujet (j’en parle juste pour prendre date, pour triompher dans quelque temps : « Qui sait-y qui l’avait dit ? »).

      Un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre (Marx), un journaliste qui ne relit pas les #infaux de ses confrères est condamné à toujours utiliser les mêmes versions, ignorant que le truc a déjà été fait, à l’identique.

      Les journalistes se lisent entre eux (« La circulation circulaire de l’information ». Bourdieu). Mais parfois le psittacisme ne marche pas, des journalistes qui ont d’eux-mêmes une opinion qui les oblige à échapper aux caquetage des perroquets, se démarquent.

      Tenez, en 2010, j’étais au Tibet avec deux grands reporters des deux plus grands (par le tirage) quotidiens français : le Monde et le Figaro. J’en ai souvent parlé dans ces colonnes parce qu’il s’est passé un phénomène surprenant. Nous savions tous les trois (car nous lisons la presse et nous avons un autoradio et la télé) que le gouvernement de Beijing se livrait à un génocide au Tibet, que la culture était éradiquée et la religion férocement combattue. 
Ne me dites pas que vous ne le saviez pas vous aussi. « Free Tibet », vous ne découvrez pas en me lisant, là.

      Robert Ménard (aujourd’hui maire de la ville où naquit Jean Moulin) nous avait expliqué le drame tibétain en perturbant à Paris le passage de la flamme olympique pour les JO 2008 de Pékin. Le type qu’on voit avec lui dans les vidéos de l’époque, en t-shirt noir portant en sérigraphie 5 menottes symbolisant les 5 anneaux olympiques, c’est Jean-François Julliard qui a succédé à Ménard à la tête de RSF avant de devenir directeur général de Greenpeace France, fonction qui fait de lui un invité régulier des amphis d’été de LFI. Comprenne qui pourra (2).

      Donc on est au Tibet, mes deux comparses s’envoient des vannes rigolardes, l’un demandant à l’autre quel effet ça fait d’appartenir à des banquiers, l’autre répondant que le ressenti est sans doute le même que celui des journalistes qui sont la propriété d’un marchand d’armes. Ils sont allés voir sur Internet qui je suis. Ils m’épargnent. Je suis là, auréolé du prestige guerrier du Grand Soir, média rigoureux, fiable et qui frappe fort. Et sur qui le mérite. Message reçu jusque dans les montagnes tibétaines.

      Bref, tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons le Tibet avec sa religion omniprésente, les temples pleins, les monastères grouillant de moinillons, les prières de rues, les montagnes souillées par des grossières peintures bouddhistes, des chapelets de drapeaux de prière claquant au vent. Un envahissement bigot jusqu’à la nausée pour l’athée que je suis.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons les écoles où l’enseignement est fait en tibétain (jusqu’à l’université), nous voyons les panneaux indicateurs, les enseignes, les noms des rues rédigés en tibétain, ainsi que les journaux. La télé et la radio parlent le tibétain. Le doyen de l’université de LLassa nous montre une salle contenant des dizaines de milliers de livres en tibétain. Nous assistons aussi à des spectacles (danses, chants) tibétains.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons des couples de tibétains accompagnés d’enfants (pas d’UN enfant). La politique de l’enfant unique n’a jamais été imposée au Tibet. D’où une explosion démographique favorisée par le quasi doublement de l’espérance de vie après la fuite du dalaï lama.

      De retour en France, tous les trois, chacun sachant que les autres vont le lire, nous écrivons ce que nous avons vu. Le croirez-vous, aucun n’a écrit que « le régime de Pékin » se livrait à un génocide, éradiquait la culture tibétaine et réprimait les bouddhistes ? Et puisque j’en suis aux confidences, je vous dirai que le journaliste du Figaro m’a envoyé son article et m’a demandé ce que j’en pensais (du bien, d’ailleurs). Le croirez-vous, les gens avec qui j’ai aujourd’hui l’occasion de parler de la Chine doivent surement tous lire Libération parce qu’ils m’expliquent tranquillement que les bouddhistes sont pourchassés dans un malheureux Tibet génocidé où parler le tibétain et prier c’est s’exposer à la prison ?

      Et maintenant, continuez à bien vous tenir, je prétends que si je partais au Xinjiang avec les deux grands reporters du Monde et du Figaro, chacun marquant l’autre « à la culotte », aucun n’écrirait au retour que Beijing se livre à un génocide contre les Ouïghours, brime leur religion, éradique leur culture, charcute les enfants.
Parce que ce n’est pas vrai.
Un peu quand même ? 
Non, pas du tout.
Les charniers de #Timisoara n’étaient pas vrais « un peu » . Les Gilets jaunes n’ont pas envahi « un peu » l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, Nicolas Maduro n’a pas été « un peu » élu contre Juan Guaido (qui n’était pas candidat, je le rappelle aux distraits), etc. (3).

      Si je partais au #Xinjiang (j’y suis allé deux fois) avec Renaud Girard et Rémy Ourdan, ils s’affranchiraient des informateurs yankees et autres menteurs professionnels, ils se distingueraient de leurs confères qui écrivent des articles d’une telle débilité qu’ils sont des insultes aux lecteurs, des crachats sur la charte des journalistes. Ils feraient leur job en se respectant.

      #Beijing hait les enfants #ouïghours jusqu’à les tuer pour prélèvement d’organes ? C’est #Goebbels qui vous le dit. Il peut même faire témoigner (de dos) un chirurgien masqué dont le nom a été changé et la voix modifiée. Goebbels peut pondre un article terrifiant à coups de conditionnels, de « selon des témoins… », de « certaines sources affirment… », de « il semblerait que…. », de « un diplomate aurait constaté », « des Ouïghours auraient disparu… » de « des organisation de défense des droits de l’homme… ». Un conditionnel dix fois répété devient un indicatif certifié.

      La caisse dans laquelle le félin #Goebbels se soulage volontiers s’appelle #Libération.

      Il y a quelques années, Le Grand Soir avait démontré qu’un article traficoté de Libération avait fait de Hugo Chavez un antisémite (« Le Credo antisémite de Hugo Chavez » https://www.legrandsoir.info/chavez-antisemitisme-et-campagne-de-desinformation-a-propos-d-un-artic ).

      Un échange vigoureux et public avait alors eu lieu entre Le Grand Soir et Libération. Nous avions les preuves, nous les avons fournies. Irréfutables. Nous avons mis en regard la phrase de Chavez et la même, après troncature par Libération. Libération ergota (4). Pour ses lecteurs, Chavez est donc resté un antisémite. Pour les lecteurs des autres médias aussi, qui choisirent de se taire pour ne pas désavouer Libération. Le clan, la #mafia

      Le journaliste coupable de cette crapulerie est #Jean-Hébert_Armengaud, promu depuis rédacteur en chef de #Courrier_International et son N+1 à Libé, qui l’a couvert jusqu’au bout, est #Pierre_Haski, aujourd’hui chroniqueur tous les matins sur #France_Inter . Promotions au mérite.

      Alors, je le redis ici en invitant mes lecteurs à vérifier : les Ouïghours et les #Tibétains sont de plus en plus (et spectaculairement) nombreux, leur culture est préservée et promue comme jamais dans leur Histoire, leur religion est (trop) libre, l’instruction fait des progrès considérables, les deux républiques autonomes du Xinjiang et du #Tibet votent des lois dont aucune ne permet d’encager les citoyens au simple motif de leur croyance, de stériliser de force les femmes ou d’amputer les enfants.

      Pour répondre plus avant à la déferlante de mensonges sur le Xinjiang, il me faudrait citer des pages entières de mon livre « Le dalaï lama pas si zen » . On pourrait croire que les instigateurs des campagnes mondiales de mensonges ont un logiciel unique avec des cases sur lesquelles cliquer pour que ça démarre.

      La #stérilisation ? « Des villages entiers » (Voir les Mémoires du dalaï lama, longuement citées dans « Le dalaï lama, pas si zen »). 
Le #génocide ? « Observateur critique de la politique chinoise, le Britannique Patrick French, directeur de la « Free Tibet Campaign » (Campagne pour l’indépendance du Tibet) a pu consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il a découvert que les preuves du génocide étaient des faux et il a démissionné de son poste » (« Le dalaï lama, pas si zen »).

      Cependant, la publicité faite en Occident à cette affaire d’extermination (par la stérilisation et des massacres) de la population tibétaine, a largement contribué hier à un élan de compassion pour le Tibet et le bouddhisme. Aujourd’hui les mensonges « hénaurmes » sur le Xinjiang font pleurnicher les gogos, soudain épris de cette région dont ils seraient bien en peine de citer la Capitale (5).
Ce n’est pas Laurent Joffrin, Pierre Haski, Jean-Hébert Armengaud qui le déploreront.

      Je ne sais pas à qui pense l’excellente humoriste #Blanche_Gardin quand elle affirme (un peu trop crument pour être citée par un site de bonne tenue comme Le Grand Soir) que « Nous vivons dans un pays où les journalistes sucent plus de bites que les prostituées ».

      Maxime VIVAS

      Notes. 
(1) Si l’on rapporte le chiffre de #Radio_Free_Asia au nombre de Ouïghours mâles adultes, il n’en reste pas un dans les rues. Or, continuez à vous tenir bien : j’en ai vus !
      
(2) Il serait injuste de ne pas mentionner les positions exemplaires( et dignes d’un chef d’Etat) de Jean-Luc Mélenchon sur la Chine. Au demeurant, je lui sais gré de me citer et d’inviter ses contradicteurs à me lire ici et ici sur ce sujet où nous sommes synchrones, même si j’ai une liberté d’expression qu’il ne peut avoir. 

      (3) Anecdote personnelle. Me trouvant avec mon fils aîné au commissariat de police de Toulouse le samedi 4 mai 2020 pour nous enquérir du sort de mon fils cadet, Gilet jaune arrêté pour rien dans la manif (Il fut jugé en « comparution immédiate » et acquitté après 42 heures de #GAV) nous apprîmes qu’il s’était tailladé les mains pour écrire avec son sang sur les murs de sa cellule. Nous avons vécu avec cette information terrifiante (que nous cachâmes à sa mère) jusqu’au lundi 6 mai où, devant le tribunal, il apparut, les mains intactes. Il ne se les était même pas « un peu » tailladées. L’automutilation des mains était aussi vraie que l’amputation des enfants ouïghours. Nombre de #journaleux ont un flic dans leur tête.
      
(4) J’aime à raconter cette histoire du Figaro écrivant qu’un film de #Jean_Yanne était « un monument de bêtise ». Jean Yanne s’en servit ainsi dans ses pubs : « Le Figaro : « un monument ! ».
      
(5) #Urumqi, 2 millions d’habitants.
      #merdias #journullistes #médias #propagande #us #usa #Jamestown_Foundation #libération

  • https://scontent.fham1-1.fna.fbcdn.net/v/t1.0-9/41956122_10160896489275204_3723059080181317632_n.jpg?_nc

    En 1933, le ministre allemand de la propagande, Josef Goebbels, a été invité à une conférence à Genève. Le photographe du Magazine Life , Alfred Eisenstadt , est également arrivé sur les lieux et a commencé à photographier goebbels.
    Le ministre a coopéré, a souri, et a même demandé à Eisenstadt s’il voulait qu’il soit dans une position spéciale.
    Puis les deux nazis sont venus à lui et ont murmuré que le photographe est juif.
    Eisenstadt, qui devint plus tard l’un des plus grands photographes du monde, a immortalisé le moment où Goebbels découvre qu’il est juif.
    Depuis lors, cette image a été appelée « les yeux de la haine. »

    • https://en.wikipedia.org/wiki/Alfred_Eisenstaedt

      à Londre, 1932

      [...]

      Early life

      Eisenstaedt was born in Dirschau (Tczew) in West Prussia, Imperial Germany in 1898.[3] His family was Jewish and moved to Berlin in 1906. Eisenstaedt was fascinated by photography from his youth and began taking pictures at age 14 when he was given his first camera, an Eastman Kodak Folding Camera with roll film. He later served in the German Army’s artillery during World War I and was wounded in 1918. While working as a belt and button salesman in the 1920s in Weimar Germany, Eisenstaedt began taking photographs as a freelancer for the Pacific and Atlantic Photos’ Berlin office in 1928. The office was taken over by the Associated Press in 1931.

      Professional photographer

      Eisenstaedt became a full-time photographer in 1929 when he was hired by the Associated Press office in Germany, and within a year he was described as a “photographer extraordinaire.”[4] He also worked for Illustrierte Zeitung, published by Ullstein Verlag, then the world’s largest publishing house.[4] Four years later he photographed the famous first meeting between Adolf Hitler and Benito Mussolini in Italy. Other notable early pictures by Eisenstaedt include his depiction of a waiter at the ice rink of the Grand Hotel in St. Moritz in 1932 and Joseph Goebbels at the League of Nations in Geneva in 1933. Although initially friendly, Goebbels scowled at Eisenstaedt when he took the photograph.[5]

      In 1935, Fascist Italy’s impending invasion of Ethiopia led to a burst of international interest in Ethiopia. While working for Berliner Illustrierte Zeitung, Alfred took over 3,500 photographs in Ethiopia, before emigrating to the United States, where he joined Life magazine, but returned in the following year to Ethiopia to continue his photography.[6]

      Eisenstaedt’s family was Jewish. Oppression in Hitler’s Nazi Germany caused them to emigrate to the U.S.[7] They arrived in 1935 and settled in New York, where he subsequently became a naturalized citizen,[8] and joined fellow Associated Press émigrés Leon Daniel and Celia Kutschuk in their PIX Publishing photo agency founded that year. The following year, 1936, Time founder Henry Luce bought Life magazine, and Eisenstaedt, already noted for his photography in Europe,[4] was asked to join the new magazine as one of its original staff of four photographers, including Margaret Bourke-White and Robert Capa.[7] He remained a staff photographer from 1936 to 1972, achieving notability for his photojournalism of news events and celebrities.[2]

      Along with entertainers and celebrities, he photographed politicians, philosophers, artists, industrialists, and authors during his career with Life. By 1972 he had photographed nearly 2,500 stories and had more than 90 of his photos on the cover.[9] With Life’s circulation of two million readers, Eisenstaedt’s reputation increased substantially.[4] According to one historian, “his photographs have a power and a symbolic resonance that made him one of the best Life photographers.”[10] In subsequent years, he also worked for Harper’s Bazaar, Vogue, Town & Country and others.[10]

      [...]

  • Lettre ouverte : Quand le rectorat de Dijon sert la soupe aux lobbys de tout poil... LGS - Sud Education Bourgogne

    Madame la Rectrice,

    Interpelé par nombre de collègues le syndicat Sud Education Bourgogne s’élève contre les messages pro-patronaux -pour ne pas dire propagandistes- envoyés dans le cadre de l’opération « Actions Ecole-Entreprise » par le Rectorat aux enseignants via leur adresse électronique professionnelle ou via l’intranet installé dans les établissements publics de l’Académie de Dijon.


    En effet, les enseignants de l’Académie de Dijon voient leur messagerie professionnelle polluée par des annonces publicitaires vantant les bienfaits -supposés- des partenariats public-privé sous couvert de « permettre aux collégiens et lycéens d’avoir une meilleure connaissance de l’environnement économique (...) et faciliter les choix d’orientation » (sic !).

    La fédération SUD Education a déjà dénoncé ces collusions et appelle le ministère à respecter l’indépendance et la neutralité du service public d’éducation. L’Ecole n’est pas une entreprise -ni même une annexe d’entreprise, et l’Education n’est pas une marchandise.

    Ces actions « Ecole-Entreprise » sont réellement des opérations de communication destinées à faire croire aux enfants dès le plus jeune âge que le monde du travail et les relations au sein de l’entreprise sont merveilleux ! Il suffit de lire votre brochure, Mme La Rectrice : l’action n°10-1 est un concours nommé ainsi « raconte-moi une entreprise et ses métiers ». S’agit-il d’un conte ? Que nenni ! Cette action est proposée par l’antenne régionale du Medef...

    A l’heure où le Medef s’arroge le droit de donner des leçons à l’institution scolaire avec cynisme qui plus est - si l’Ecole faisait son travail, j’aurais un travail - le Rectorat de Dijon ne trouve rien à redire au sujet de cette initiative et se fait le relais de la propagande du lobby présidé par M. Gattaz !

    Le syndicat Sud Education Bourgogne s’insurge contre cette situation. Sous prétexte de concours, les collégiens ou lycéens devront faire oeuvre utile avec « la réalisation d’un article de presse illustré d’une photo, valorisant une entreprise (...) ses produits ». Ainsi la conception patronale d’un article de presse est la « valorisation » de l’entreprise ! Quid du recul, de la réflexion et de l’esprit critique ?

    Autre lobbyiste acharné participant aux actions « Ecole/entreprise » la FNSEA via son antenne locale en Saône et Loire la FDSEA 71. Cette fédération d’exploitants agricoles productivistes, bien connue pour son respect de la nature et l’utilisation de produits dits « phytosanitaires » -en fait des produits chimiques toxiques- se propose d’intervenir directement dans les classes. (action n°17-1-71). Au sujet de l’agriculture pourquoi ne pas faire appel à la Confédération paysanne afin de donner un point de vue plus respectueux du bien commun et faire entendre des méthodes agricoles différentes ?

    Dans ce florilège propagandiste, le syndicat SUD EDUCATION BOURGOGNE ne peut pas passer sous silence le lobbying pro- militariste bien présent également, hélas. Il s’agit, ici, avec l’action n°21-1 proposée par l’Armée de l’air d’intervenir dans les lycées avec « diffusion d’un film commenté sur l’armée de l’air ». Sans commentaire.

    Le lobby de la « grande » distribution n’est pas oublié avec les enseignes championnes du travail précaire et des temps partiels imposés au salariat féminin notamment ; enseignes qui pourront dérouler tranquillement leurs vues dans au moins trois actions.

    Comme l’an passé ces « actions Ecole-entreprise » font la part belle aux syndicats patronaux les plus influents au sein du Medef. Ainsi, l’UIMM digne héritier du paternalisme des maîtres de Forge qui semble se spécialiser dans l’accueil touristique des enfants et adolescents en offrant généreusement des petits-déjeuners... Voir à ce sujet l’action n°13-3-71 intitulée « petit déjeuner industriel », ça ne s’invente pas, il suffit de lire ! L’UIMM qui ne chôme pas et organise pas moins de 7 « actions » !

    L’action n°26-2 a particulièrement retenu l’attention du syndicat SUD Education Bourgogne. Elle est proposée par l’association Finances et Pédagogies ! Le descriptif préconise l’ « utilisation de supports ludiques » afin de présenter le « fonctionnement d’une banque ». C’est vrai autant amuser les enfants et s’amuser pour expliquer le recours d’une banque à un huissier afin d’obtenir le recouvrement d’une dette, dette contractée par des salariés inconséquents !
    Ces quelques exemples non exhaustifs dévoilent sans fard l’orientation idéologique et économique d’obédience exclusivement libérale de ces actions Ecole/entreprise. On soulignera ici l’omniprésence de la doxa libérale et la quasi absence de points de vue hétérodoxes en matière économique. Comme l’an dernier le syndicat Sud Education Bourgogne note à nouveau l’absence de syndicats ouvriers dans cette journée de découverte. Pourquoi ?

    Notre syndicat estime qu’il est nécessaire de promouvoir les pratiques et valeurs coopératives d’entraide et de solidarité, entre collègues et entre élèves afin de construire ensemble une école polytechnique, égalitaire et émancipatrice.

    Beaucoup de collègues se font l’écho auprès de notre syndicat de leur incompréhension face à ces messages publicitaires qui ont à voir ni avec le métier d’enseignant ni avec la pédagogie. C’est la raison pour laquelle, Madame la Rectrice, le syndicat Sud Education Bourgogne réitère sa demande de bien vouloir informer nos collègues qui souhaitent ne plus être importunés par ces messages intrusifs de la procédure informatique à suivre afin de ne plus les recevoir.

    Dans l’attente de réponses précises – et puisque sauf erreur le courrier du 16 décembre 2016 est resté sans réponse aucune, nous vous informons que ce courrier sera communiqué sous forme de lettre ouverte.

    Veuillez agréer, Madame la Rectrice, l’expression des salutations distinguées de l’équipe du syndicat Sud Education Bourgogne.

    SUD Education Bourgogne,
    08 novembre 2017

    Sud éducation Bourgogne
    2 rue du parc
    71100 Chalon-sur-Saône
    sudeducbourgogne.org
    03 85 46 17 95

    Actions Ecole-Entreprise  : https://www.legrandsoir.info/IMG/pdf/catalogue-actions_e-e_71_17-18_821331.pdf

    Source : https://www.legrandsoir.info/lettre-ouverte-quand-le-rectorat-de-dijon-sert-la-soupe-aux-lobbys-de-

    #propagande #publicité #medef #fnsea #université #Ecole-Entreprise #lobby #armée #grande_distribution #banque #spam #mail #courriel #public_privé #PPP #soupe #rectorat #recteur
    Du joseph #goebbels

  • Brunhilde Pomsel fut, pendant la seconde guerre mondiale, une des six secrétaires de Joseph #Goebbels, #ministre_nazi de la propagande et l’un des plus puissants dirigeants du #IIIe_Reich. Plus de soixante-dix ans après la guerre, cette dame, âgée de 105 ans, a décidé de raconter son quotidien au cœur de la bureaucratie nazie dans un film, A German Life, diffusé récemment au festival du film de Munich :
    Mais également dans un long entretien au Guardian. Pourquoi maintenant ? Parce qu’il lui reste « peu de temps à vivre » et qu’il était « important pour moi de reconnaître cette image dans le miroir, dans laquelle je peux comprendre ce que j’ai fait de mal ». « Mais il ne s’agit absolument pas de soulager ma conscience », ajoute-t-elle.

    http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/08/17/soixante-dix-ans-apres-la-fin-de-la-guerre-l-ex-secretaire-de-goebbels-parle
    http://www.theguardian.com/world/2016/aug/15/brunhilde-pomsel-nazi-joseph-goebbels-propaganda-machine

    « Les gens aujourd’hui qui disent qu’ils auraient tenu tête aux nazis, je pense qu’ils sont sincères en disant cela, mais croyez-moi, la plupart ne l’auraient pas fait. »

    • La nostalgie de l’Occupation
      Peut-on encore se rebeller contre les nouvelles formes d’asservissement ?

      La « nostalgie de l’Occupation », c’est avant tout le sentiment d’une perte, peut-être irrémédiable. Le monde meilleur dont les membres du Conseil national de la Résistance avaient jeté les bases n’a-t-il été qu’une courte parenthèse ? Peut-on encore se dresser efficacement contre ces nouvelles forces qui se sont déchaînées et menacent l’humanité dans son existence même ?
      Ce livre ne traite donc pas de l’Occupation allemande, il dresse le portrait de cette « Occupation » d’un genre inédit sous laquelle nous semblons destinés à vivre. Il cherche à comprendre les raisons pour lesquelles toutes les issues semblent bouchées. Pourquoi les grands moments d’effervescence qui ont scandé la vie des sociétés et permis le renouvellement de leurs structures semblent-ils se raréfier et perdre leur puissance transformatrice ?
      Comme toutes les sociétés, la nôtre cherche à persévérer dans son être. Elle a donc développé des technologies qui tentent de maintenir la température du groupe en dessous du seuil à partir duquel le changement devient possible. Pourra-t-on encore dévier l’histoire d’un cours qui semble inéluctable ?

      http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-La_nostalgie_de_l_Occupation-9782359250534.html

      Table
      1. La nostalgie de l’Occupation
      2. La pente « biocidaire » du monde contemporain
      3. La catastrophe les yeux ouverts
      4. Figures du déni collectif
      5. Puissance des moments d’effervescence collective
      6. Les dispositifs inhibiteurs
      7. Les Big Bang sociaux et le sacré
      8. Si plus rien n’est sacré, pourra-t-on inverser la tendance biocidaire ?
      9. Georges Sorel, la grève générale, la violence et le sacré
      10. Asservissement ou domestication ?
      Épilogue : Les dinosaures et les mammifères
      Remerciements

      Le parallèle pourra en choquer certains, mais il est volontaire et assumé par l’auteur, qui se présente comme « historien de la psychologie ». L’Occupation dont il est en effet question dans le titre de son ouvrage ne renvoie en effet pas à la Seconde Guerre mondiale : c’est celle, plus subtile mais non moins délétère, d’un #consumérisme effréné qui nous mène tout droit à la #catastrophe_écologique. L’auteur de La politique de l’oxymore n’y va pas avec le dos de la cuillère, et certains contesteront sans doute le manque de finesse du trait. Celui-ci exécute en effet par exemple en deux pages l’économie qu’il qualifie de « fausse science ». Et il condamne tout aussi brièvement la « propagande démocratique ». Il n’empêche, ce nouveau plaidoyer pour la #décroissance mérite d’être lu et médité, tant la « pression de confort » qu’il diagnostique semble effectivement nous anesthésier collectivement face à un péril dont nous sommes pourtant bien conscients.
      01/05/2012 - Igor Martinache - Alternatives Economiques

  • Absolument remarquable ! Quelle claque !
    Le #rapport_bergier

    Le 19 décembre 1996, le Parlement suisse et le Conseil fédéral mandatent une Commission indépendante d’experts présidée par #Jean-François_Bergier, pour enquêter sur le comportement des Suisses face au régime national-socialiste allemand. Cinq ans plus tard, un rapport de onze mille pages est rendu : Le Rapport Bergier, contenant des révélations troublantes, susceptibles de ternir quelque peu l’image d’une « patrie irréprochable ». Pendant la Deuxième Guerre mondiale, la Suisse aurait par exemple été la principale plaque tournante de l’or en provenance d’Allemagne et des pays occupés par la Wehrmacht. Cette opération aurait permis de rendre librement convertible l’or volé par les nazis. Du 1er septembre 1939 au 30 juin 1945, les banques suisses auraient acheté de l’or à l’Allemagne pour 1,7 milliards de francs ! #José_Lillo s’empare de ce sujet pour inventer sa langue théâtrale, déstructurer des textes liés à ce pan de l’histoire qui a profondément marqué la population suisse.

    http://www.lepoche.ch/index2.php?spectaclesID=62&onglet=breve
    #théâtre #commission_bergier #suisse #WWII #Deuxième_guerre_mondiale #überfremdung #collaborationnisme #histoire

    https://www.youtube.com/watch?v=nK2tlOjHrrs

    Les oubliés de l’Histoire (suisse)

    Dans son « Rapport Bergier », l’auteur et metteur en scène José Lillo rend un vibrant hommage aux victimes du nazisme et des nationalismes. A voir au Poche, à Genève.


    http://www.lecourrier.ch/127448/les_oublies_de_l_histoire_suisse

    Les spectres suisses de la Seconde Guerre mondiale jettent un froid à Genève

    Le metteur en scène genevois José Lillo s’inspire librement du fameux rapport Bergier, quelque 11 000 pages qui analysent la politique d’asile de la Confédération pendant la guerre. Il en extrait au Poche un spectacle personnel qui allie documents et épanchements


    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/01466510-acab-11e4-8a14-18075d406251/Les_spectres_suisses_de_la_Seconde_Guerre_mondiale_jettent_un_froid_%C3%A0_G

    Dans la pièce on parle notamment de cet événement qui a eu lieu à #Genève, quand #Goebbels est venu faire un discours sur la paix à la Société des Nations... c’était en 1933... et Goebbels était ministre de la propagande nazie

    Description
    Cet extrait de l’émission C’était hier, diffusée le 1er décembre 1969 à la Télévision Suisse Romande, est constitué d’une archive des Actualités suisses tournées le 29 septembre 1933, lors de la visite du Dr Goebbels, ministre de la propagande du Reich, à la Société des Nations.

    L’édition du 30 septembre 1933 du Journal de Genève relate cette visite qui se tient dans le cadre de la XIVe assemblée de la Société des Nations, présidée par Johan Ludwig Mowinckel, président du Conseil et ministre des Affaires étrangères de Norvège.

    Selon le Journal de Genève, le discours de Goebbels est « un long et habile plaidoyer » pour rappeler que le Parti national-socialiste est arrivé au pouvoir en Allemagne « par des voies légales. (...) M. Goebbels parle de l’hitlérisme allemand comme du boulevard de l’ordre en Europe. Il a dissipé le spectre menaçant du bolchevisme. » Reste la question essentielle du réarmement de l’Allemagne. Le correspondant du journal retient du discours de Goebbels « l’affirmation que l’Allemagne veut collaborer de toutes ses forces à l’oeuvre d’apaisement esquissée dans les coulisses de l’Assemblée ».

    A noter que lors de sa visite à Genève, le ministre de la propagande du Reich a convié les représentants de la presse et un certain nombre d’amis politique, le jeudi 28 septembre, à l’Hôtel Carlton. "Avant de commencer son discours, qu’il a intitulé « l’Allemagne nationale-socialiste et la tâche qu’elle est appelée à accomplir en faveur de la paix entre les nations », le Dr Goebbels a prononcé à l’adresse de la Suisse et de Genève les paroles suivantes : « C’est l’hospitalité habituelle bien connue de la Suisse et de la ville de Genève qui me donne la possibilité, dont je me félicite, de vous adresser la parole. Bien que mon premier séjour dans la ville où siège la Société des Nations doive être court, j’ai eu l’occasion d’être en contact avec M. le conseiller fédéral Motta. Les moments que j’ai passés avec l’éminent homme d’Etat comptent au nombre des souvenirs les plus précieux de mon premier séjour à Genève. »

    Quelques jours après cette visite, le 14 octobre 1933, l’Allemagne quitte la SDN dont elle était membre depuis 1926.

    http://www.notrehistoire.ch/video/view/1146

    Mais Lillo a réussi dans sa pièce à ne pas oublier qu’on est en 2015... et que ce que le Rapport a dévoilé devrait faire écho encore aujourd’hui, pour que cette fois-ci on n’attende pas que tout soit fini pour demander les excuses officielles...

    cc @reka

    Lillo se penche aussi sur les enfants placés et sur les Jenisch... Bref, une belle claque à l’orgueil patriotique suisse...

    Le texte était très dense... j’espère il le publiera un jour...

  • Nie wieder !

    http://img3.imagebanana.com/img/027wx8i3/bluteisen.jpg

    Jeder stirbt für sich allein a mis 60 ans pour devenir un best-seller international. Seul dans Berlin a marqué notre perception de la vie sous les nazis parce qu’il est assez proche du récit familial, il raconte en quelque sorte l’histoire des voisins qu’on connaissait sans jamais avoir tissé des liens étroits avec eux.

    Seul dans Berlin est un roman de Hans Fallada publié en 1947 à Berlin-Est. Il évoque la résistance allemande au régime nazi et les conditions de survie des citoyens allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est fondé sur l’histoire réelle de Otto (de) et Elise (de) Hampel (en), exécutés en avril 1943 à la prison de Plötzensee pour des actes de résistance et dont le dossier à la Gestapo a été transmis à Hans Fallada après la guerre.
    ...

    De "Seul dans Berlin", Primo Levi disait, dans "Conversations avec Ferdinando Camon" qu’il était « l’un des plus beaux livres sur la résistance allemande antinazie ».

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Seul_dans_Berlin

    Der Anfang wurde 2009 in England gemacht. Über die britischen Inseln und die USA schwappte die Welle im vergangenen Jahr auch bis nach Deutschland. Mehr als 60 Jahre hat es gedauert, bis aus Hans Falladas Roman „Jeder stirbt für sich allein“ ein weltweiter Bestseller wurde, übersetzt in über 30 Sprachen, darunter auch Französisch, Niederländisch, sogar Hebräisch und Norwegisch.

    http://www.spiegel.de/kultur/literatur/taschenbuch-bestseller-jeder-stirbt-fuer-sich-allein-von-hans-fallada-a-8306


    http://fr.wikipedia.org/wiki/Hans_Fallada

    In den USA, Großbritannien und Israel eroberte der Roman im vergangenen Jahr die Hitlisten, in Deutschland kam erstmals eine ungekürzte Fassung auf den Markt. Das Buch „Hans Fallada. Sein Leben in Bildern und Briefen“ gibt jetzt einen neuen Einblick in das zerrissene Leben des großen Autors.

    Mehr als 8000 Briefe zählt die Fallada-Korrespondenz im sogenannten Feldberger Archiv – von ihm als Durchschlag auf seiner alten Remington-Koffermaschine getippt und fein säuberlich abgeheftet. Daneben hielt er sein Alltagsleben als Familienvater, Landwirt und Schriftsteller in zahllosen Fotos fest.

    https://www.focus.de/kultur/buecher/literatur-hans-fallada-briefe-aus-einem-zerrissenen-leben_aid_753156.html

    In 1937, his adult novel Wolf Among Wolves was approved by Joseph Goebbels, who saw it as an indictment of the #Weimar Republic. #Goebbels now suggested that Fallada should write an anti-Semitic novel, leading the author into a trap from which he could not escape. The book underwent many revisions and Fallada ended up in a Nazi insane asylum, where at least he had access to paper and pens. The Drinker was a roman-à-clef about his alcoholism, and although it criticised the Nazis, its publication date came as the regime started to collapse, saving him.

    http://www.independent.co.uk/arts-entertainment/books/features/invisible-ink-no-124--hans-fallada-7768629.html

    Seul Hans Fallada pouvait ériger ce monument aux gens simples et honnêtes. Il n’avait pas suivi Brecht à Hollywood, il était resté sur place, il était témoin. Seul à Berlin est son testament. Il l’a écrit en quatre semaines et il est mort des suites de la guerre et du nazisme peu de temps après. Espérons qu’on aura pas besoin de suivre l’exemple des personnages courageux de son livre.

    #résistance #nazi #allemagne #fallada #Berlin-Est

  • Attention : l’Associated Press est en train de battre le record mondial du foutage de gueule :
    http://hosted2.ap.org/apdefault/3d281c11a96b4ad082fe88aa0db04305/Article_2012-05-13-Iran-Nuclear/id-d63351aab2d847a581aa188e4be508cf

    A drawing based on information from inside an Iranian military site shows an explosives containment chamber of the type needed for nuclear arms-related tests that U.N. inspectors suspect Tehran has conducted there. Iran denies such testing and has neither confirmed nor denied the existence of such a chamber.

    The computer-generated drawing was provided to The Associated Press by an official of a country tracking Iran’s nuclear program who said it proves the structure exists, despite Tehran’s refusal to acknowledge it.

    C’est donc un « dessin », « généré par ordinateur » fourni par « un officiel anonyme » d’un « pays qu’on sait pas lequel c’est » (mais dont il est parfaitement évidemment que son nom commence par « Is- » et se termine par « -raël »), qui « prouve » que la structure décrite existe. Malgré le « refus » de Téhéran à l’admettre (Téhéran ne dit pas que c’est un trucage totalement bidon : Téhéran « refuse d’admettre » cette preuve).

    Attends, attends, moi j’ai des photos de la base secrète iranienne en Antarctique :

    • Mais non, trop simple, c’est une photo prise pendant le tournage du film « Das Boot ». En plus les croix gammés sont clairement visibles, on aurait pu les remplacer par des symboles islamiques. Pour se rendre le travail plus simple fallait prendre une photo dans le stock « Morgenrot », l’autre film allemand notoire sur les sous-marins. En plus c’ést en noir et blanc, moins compliqué avec photoshop.
      http://en.wikipedia.org/wiki/Morgenrot_%28film%29
      #U-Boot #Goebbels