• Des employés anonymes de Google et d’Amazon dénoncent un accord avec Israël
    https://fr.timesofisrael.com/des-employes-anonymes-de-google-et-damazon-denoncent-un-accord-ave

    Ils sont des centaines à protester dans un courrier contre l’accord du projet Nimbus concernant "la vente de technologies dangereuses à l’armée et au gouvernement israéliens"

    Plusieurs centaines d’employés anonymes de Google et d’Amazon ont fait part, dans une lettre ouverte publiée mardi, de leur rejet de la décision prise par leurs employeurs de construire des centres de données régionaux, des données basées sur le cloud, au sein de l’État juif.


    Sur cette photo non-datée fournie par Google, les canalisations colorées qui envoient et reçoivent l’eau de refroidissement pour le centre de données de Google de The Dalles, dans l’Oregon (Crédit : dit : AP/Google, Connie Zhou)

    Ils s’opposent également à la fourniture de services à Israël, précisant qu’ils veulent que tous les liens soient rompus avec l’armée israélienne.

    Selon le courrier, qui a été publié par The Guardian, plus de 90 salariés de Google et plus de 300 « employés originaires de différents milieux » d’Amazon ont signé la missive.

    Ils ont indiqué souhaiter rester anonymes « par crainte de représailles », ce qui rend impossible de vérifier le nombre de signataires de manière indépendante.

    La lettre faisait référence au projet Nimbus sur le cloud, qui permettra aux ministères israéliens et aux autres entités publiques de transférer des serveurs et des services sur le cloud fourni par les deux firmes technologiques. Jusqu’à ce que les centres de données régionaux soient construits – ce qui devrait survenir à l’horizon 2023 – les services du cloud seront assurés par des centres de données AWS de Google et d’Amazon en Irlande, en Hollande et à Francfort. Toutes les données seront ensuite transférées dans les centres qui seront établis au sein de l’État juif.

    « En tant qu’employés permettant à ces firmes de mener leurs activités, nous sommes dans l’obligation morale de dénoncer les violations de valeurs déterminantes. Et pour cette raison, nous nous trouvons dans l’obligation d’appeler les responsables d’Amazon et de Google à abandonner le projet Nimbus et à couper tous les liens avec l’armée israélienne », indique le courrier sans mentionner les autres entités qui bénéficieront des services des deux entreprises.

    Les employés ajoutent que les deux firmes technologiques ont entamé des discussions concernant des contrats avec des institutions américaines comme le département de la Défense, l’ICE (l’instance chargée de l’immigration et des douanes) et la police.

    « Ces contrats entrent dans le cadre d’un modèle perturbant de militarisation, de manque de transparence, où toute supervision est évitée », poursuit la lettre.

    Les employés notent que l’accord conclu avec l’État juif est dans la même veine – un contrat autorisant « la vente d’une technologie dangereuse au gouvernement et à l’armée israélienne ».

    Il poursuit en indiquant que le contrat a été signé au mois de mai – « la même semaine où l’armée israélienne a attaqué les Palestiniens de la bande de Gaza, tuant presque 250 personnes dont 60 enfants ». Elle ne précise pas que les frappes israéliennes sont venues répondre aux lancers, par les groupes terroristes de l’enclave côtière, de milliers de roquettes vers des civils israéliens, qui ont fait un certain nombre de victimes dans le pays.


    Des roquettes sont lancées depuis la bande de Gaza en direction d’Israël, le 10 mai 2021. (Crédit : AP Photo/Khalil Hamra)

    « Les technologies que nos firmes s’engagent à mettre en place rendront les discriminations et les déplacements systématiques commis par l’armée israélienne plus cruels et plus meurtriers encore pour les Palestiniens », poursuit la lettre. « Le projet Nimbus est un contrat à hauteur de 2,1 milliards de dollars visant à fournir des services de cloud au gouvernement et à l’armée israélienne. Cette technologie va permettre une surveillance encore plus grande des Palestiniens et la collecte illégale de données à leur encontre, et elle va faciliter l’expansion illégale des colonies israéliennes sur les terres des Palestiniens. »

    Les auteurs du courrier concluent qu’il est « impossible » pour eux « de détourner le regard » alors que leurs produits sont utilisés pour « retirer aux Palestiniens leurs droits fondamentaux, aider à leur expulsion et aider les attaques israéliennes dans la bande de Gaza – des actions qui ont entraîné des enquêtes pour crime de guerre à la Cour pénale internationale (CPI) ». En réalité, les investigations lancées par le tribunal de La Haye sur des crimes de guerre présumés de la part d’Israël concernent également le groupe terroriste du Hamas qui est accusée de la même chose par les magistrats.

    Le contrat conclu avec Google et Amazon par le gouvernement s’étend sur sept années initiales, avec l’option de le prolonger pendant un total de 23 ans, ont commenté les responsables. Après les sept premières années, l’État juif pourra ajouter d’autres fournisseurs de service ou cesser ses activités avec Amazon et Google.

    Le projet, qui prévoit l’installation de six centres de données en Israël – ce qui correspond à un investissement d’au moins 4 milliards de dollars – entraînera la création d’environ 500 postes directs pour chaque centre, mais il permettra aussi de dynamiser l’emploi via les services auxquels ces centres auront recours de la part d’autres entreprises.

    Ces centres aideront aussi à créer un écosystème pour les start-ups spécialisées dans les services du cloud, ont ajouté les responsables, et ils formeront une main-d’œuvre en leur donnant les compétences appropriées – des compétences qui pourront ensuite se propager dans l’écosystème technologique national. Les pays voisins pourront également profiter des infrastructures israéliennes, a précisé le ministère des Finances.

    Cette année, dans un contexte de conflit entre l’État juif et les groupes terroristes de la bande de Gaza, des employés de Google avaient demandé aux responsables de l’entreprise de réexaminer les contrats conclus entre le géant technologique et « les institutions qui soutiennent les violations des droits des Palestiniens de la part d’Israël », citant l’armée israélienne comme exemple.

    La missive, écrite par des employés juifs de Google, avait été envoyée au directeur-général Sundar Pichai. Elle avait aussi appelé la firme à renforcer son soutien apporté aux Palestiniens en réponse au conflit.


    Le directeur-général de Google Sundar Pichai pendant une visite au El Centro College à Dallas, au Texas, le 3 octobre 2019. (Crédit : AP Photo/LM Otero, File)

    Alors qu’il lui avait été demandé, au mois de mai, si les géants de la technologie pouvaient décider d’interrompre leurs services et de laisser Israël dans l’embarras, l’avocat Zviel Ganz, qui travaille au département juridique du ministère des Finances, avait répondu « qu’au vu des exigences présentées dans les appels d’offres, la réponse est non ». Les contrats interdisent également aux firmes de refuser leurs services à des entités gouvernementales particulières, avait-il ajouté lors d’un point-presse.

    Ganz avait noté que de telles possibilités avaient été prises en compte lors de la formulation des appels d’offres. « Nous avons créé plusieurs modèles pour ce type de scénario et ils sont envisagés et encadrés dans tous les appels d’offres », a-t-il poursuivi.

    #gaza #gafam #google #amazon #cloud #data_center #surveillance #contrôle #technologie #Palestine #israël #Palestine_assassinée #israel #occupation

  • Pourquoi s’obstiner à numériser l’école ?
    https://reporterre.net/Mais-pourquoi-s-obstiner-a-numeriser-l-ecole

    « Pourquoi river les enfants à des machines dès leur plus jeune âge ? », écrit l’auteur de cette tribune. Il ne s’agit pas d’être technophobe mais de faire preuve de « techno-discernement » face au tout numérique à l’école et à ses néfastes effets sanitaires et écologiques.
    Philippe Bihouix est ingénieur et auteur d’essais sur les questions environnementales. En 2016, il publiait avec Karine Mauvilly Le désastre de l’école numérique — Plaidoyer pour une école sans écrans, aux éditions du Seuil, qui reparaît aujourd’hui en poche.


    Des enfants utilisent une application d’aide à l’apprentissage de la lecture dans une école marseillaise, en 2018. - © Bertrand Langlois / AFP

    Il y a cinq ans, nous publiions, avec Karine Mauvilly, Le désastre de l’école numérique. Ce livre se voulait un cri d’alerte, au titre provocateur sans doute, à la suite de l’annonce du Plan numérique pour l’éducation lancé deux ans auparavant par le président François Hollande. Nous voulions ouvrir le débat, comprendre, contextualiser, prévenir, interroger et mobiliser enseignants, syndicats, élus, parents et citoyens sur une évolution plus que contestable : celle d’une généralisation de l’enseignement sur écran.

    En termes d’innovation – et de fascination – « technopédagogique », l’école n’en était pas à son coup d’essai. Depuis cent cinquante ans, à l’apparition de chaque nouveau médium (lanterne magique, cinéma, radio, télévision, machines électromécaniques… mini puis micro-informatique), les pédagogues se sont emballés pour les formidables opportunités qui s’ouvraient, séduits, souvent, par des fournisseurs de matériel promettant monts et merveilles. Il est frappant de constater à quel point les mêmes arguments, à travers les âges, ont été brandis… jusqu’à aujourd’hui.


    Les miracles de l’école numérique n’ont été corroborés par aucune étude scientifique. Flickr / CC BY-SA 2.0 / Lucélia Ribeiro

    Les promoteurs du numérique à l’école parlent de motivation et de concentration accrues, d’amélioration des performances, de possibilités de travail collectif, de pédagogies actives ou ludiques, d’adaptation au rythme de chaque enfant… On a hâte de voir les résultats. Ces miracles n’ont été corroborés par aucune étude scientifique – aucune. Pourquoi alors river les enfants à des machines dès leur plus jeune âge ?

    Les preuves des effets délétères de la surexposition aux écrans sur la jeunesse s’accumulent
    L’école numérique soulève par ailleurs d’énormes questions sanitaires et écologiques, entre autres.

    • Sanitaires, d’abord, car les preuves des effets délétères de la surexposition aux écrans sur la jeunesse s’accumulent : phénomènes d’addiction, de dépression, d’agitation, difficultés de concentration, troubles de l’attention, troubles cognitifs, intolérance à la frustration, baisse de l’empathie, violence… Et que fait l’école numérique ? Elle augmente le temps global d’écran des enfants, et, en demandant aux élèves de se connecter après l’école pour faire leurs devoirs, elle légitime auprès des parents l’usage des écrans.

    • Écologiques, ensuite, car l’empreinte du numérique est forte, loin de l’illusion d’immatérialité. Évidemment, il ne viendrait à personne l’idée de contester les avancées technologiques dans d’autres domaines, la médecine par exemple, de dénoncer les appareils électroniques chez les dentistes ou dans les hôpitaux, au prétexte qu’on opérait mieux les patients avant ! Mais, dans le domaine éducatif, la course en avant technologique est bien loin d’avoir démontré une quelconque utilité.

    Cinq ans après la parution de notre livre, où en sommes-nous ? À son arrivée, en 2017, le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a commencé par prendre une posture officielle plutôt distanciée avec le numérique. Le « grand plan » a été discrètement remisé : il s’agissait maintenant de bâtir « l’école de la confiance ». Le téléphone portable a même été interdit dans les écoles et les collèges pour la rentrée 2018 – effet d’annonce, car de fait, il l’était déjà…

    Jean-Michel Blanquer n’est pas technophobe, il est au contraire tout à fait fan des possibilités offertes par les « EdTechs » (educational technologies), des start-up qui innovent au service de l’éducation – et notamment avec l’intelligence artificielle (IA). Lors de l’inauguration du « Lab 110 bis » en juin 2018 — un « espace dédié à l’innovation et favorisant l’intelligence collective » logé dans les bureaux du ministère — Jean-Michel Blanquer mentionnait les axes désormais prioritaires du numérique à l’école : « L’IA pour personnaliser les parcours, améliorer l’efficacité de l’enseignement, permettre au professeur de se concentrer sur l’essentiel, notamment par l’aide à l’évaluation ; le traitement massif des données pour permettre une meilleure orientation des étudiants, proposer des formations pros plus pertinentes et améliorer l’employabilité ; la robotique et les objets connectés pour permettre l’inclusion des plus fragiles. »

    Décryptons ce jargon : l’IA pour « personnaliser les parcours » et décharger le professeur du fardeau de l’évaluation consistera à coller l’élève devant son écran, et à mener des tests par QCM (questionnaires à choix multiple) vaguement améliorés sans doute, grâce à un peu de machine learning (l’apprentissage par les machines) ; le « traitement massif des données » pour l’orientation, cela signifie que les parents et les futurs bacheliers n’ont pas fini de souffrir face à l’opacité du logiciel Parcoursup ; quant à la « robotique pour les plus fragiles », mystère !

    Puis vint la crise sanitaire… La grande accélération numérique provoquée par la pandémie de Covid-19 aurait pu être l’occasion de relancer le débat sur la place de ces outils à l’école. Et ce d’autant plus que l’expérience de l’enseignement à distance, malgré l’effort à saluer de nombreux enseignants pour maintenir le lien avec leurs élèves, s’est révélée pitoyable. Mais le débat a surtout porté, dans les premiers temps, sur les inégalités d’équipement des élèves, tous n’ayant pas un ordinateur ou une tablette pour suivre les cours et rendre les devoirs à distance. Et si le contenu pédagogique pendant cette période n’a pas été à la hauteur, c’est l’argument du manque de préparation, d’adaptation (voire d’implication) des enseignants qui a été brandi. Ainsi va la transformation numérique à marche forcée : si elle ne tient pas ses promesses, c’est qu’on n’a pas encore pris la pleine mesure de son potentiel pédagogique.

    La crise a permis un « boom sans précédent du numérique éducatif » — titre d’un article publié dans le Figaro — notamment dans l’enseignement à distance pour les entreprises. Pour ce qui est de l’éducation, c’est moins clair, car, en France, « certains freins subsistent ». Pour Marie-Christine Levet, cofondatrice du fonds Educapital, start-uppeuse des EdTechs — et interrogée dans le même article —, s’il y a des progrès à faire, c’est dans « le grand chantier [de] la digitalisation de notre éducation, de l’école primaire à l’enseignement supérieur. C’est là que nous avons le plus de retard ».

    Il ne s’agit pas de prôner le retour à l’école d’antan mais de faire preuve de « techno-discernement »
    Retard sur quoi, sur qui ? Peu importe ! C’est le principe même du progrès technologique : comme l’explique la Reine rouge dans la suite des Aventures d’Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll, ne pas avancer (mais vers où ?), ce n’est pas faire du surplace, c’est reculer : « Ici, vois-tu, on est obligé de courir tant qu’on peut pour rester au même endroit. Si on veut aller ailleurs, il faut courir au moins deux fois plus vite que ça. Allons, allons, plus vite, plus vite ! »

    Le débat n’a toujours pas eu lieu. Il ne s’agit pas d’être technophobe, passéiste ou conservateur, mais de regarder les faits le plus objectivement possible. D’ailleurs, pourquoi la charge de la preuve a-t-elle été inversée, pourquoi est-ce aux « détracteurs » du numérique de démontrer que celui-ci a plus d’effets nuisibles que positifs ? Pourquoi acceptons-nous, collectivement, de prendre pour argent comptant les balivernes des vendeurs de matériel et de logiciel ? Ou celles de leurs chercheurs inféodés, un petit cercle d’acteurs qui font carrière dans le secteur public ou le secteur privé (voire les deux) sur les projets « innovants » autour du numérique ?

    Certes, la crise de l’école n’est pas née avec sa numérisation. Il ne s’agit aucunement de prôner le retour à l’école d’antan, avec tableau noir et règle en bois, mais de faire preuve de « techno-discernement », d’oser questionner la doxa technopédagogique, et d’admettre que l’alternative non numérique est, dans la plupart des cas, meilleure.

    #Enfants #Ecole #éducation #france #enfants #inégalités #travail #education #enseignement #écoles #IA #intelligence_artificielle #numérique #cultures_numériques #internet #google #algorithme #politique #bigdata #france #pouvoirs #data #smartphone #technologisme #surveillance ne l’oublions pas

  • Web Vitals
    https://web.dev/patterns/web-vitals-patterns

    Des modèles « optimisés Google » pour les composants fréquents des pages web (slider, image et vidéo, infinite scroll...)

    A propos de Web Vitals , le dernier avatar de Big brother pour imposer ses diktats sur l’architecture/référencement des sites web :

    Overview
    Web Vitals is an initiative by Google to provide unified guidance for quality signals that are essential to delivering a great user experience on the web.
    Google has provided a number of tools over the years to measure and report on performance. Some developers are experts at using these tools, while others have found the abundance of both tools and metrics challenging to keep up with.
    Site owners should not have to be performance gurus in order to understand the quality of experience they are delivering to their users. The Web Vitals initiative aims to simplify the landscape, and help sites focus on the metrics that matter most, the Core Web Vitals.

    #web_vitals #slider #image_responsive #Infinite_scroll #google

  • « Complément d’enquête ». Fake news, la machine à fric - France 2 - 2 septembre 2021
    https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/complement-d-enquete/complement-d-enquete-fake-news-la-machine-a-fric_4736283.html

    Un docu de Aude Fabre de la chaine Aude WTFake et Sylvain Louvet, sur le financement des sites de fake news :
    – par les dons sur les plateformes, notamment Ulule et Tipeee en France
    – et surtout par les publicités (des millions chaque années)

    Pour les dons, les patrons de Tipeee (dont Michael Goldman, fils de JJ) ont un argumentaire exactement Lacambrien : ils sont hébergeurs d’un service, et ils défendront quiconque l’utilise tant que c’est pas illégal selon la loi, et il le dit noir sur blanc : il assume tout, « du plus antisémite au moins antisémite, du plus complotiste au moins complotiste ». C’est beau de défendre abstraitement la liberté, mais ces gens gagnent concrètement des milliers d’euros de commission grace à ces versements, donc c’est pas pour la beauté du geste. Le patron d’Ulule lui, a au final reversé l’intégralité du pourcentage de CA généré par Hold Up (7000€ pour Ulule) a une asso anti désinformation.

    Pour la publicité, c’est Google 99% du temps, et techniquement il est parfaitement possible de bloquer l’envoi des pubs sur tel ou tel site, aussi bien par Google que par les annonceurs. Il s’agit de la principale source de financement de tous ces sites. Certains gagnent des centaines de milliers chaque mois, juste avec ça. Si on coupe cette source, il est à peu près certain qu’il y en aurait beaucoup moins.

    #fake_news #désinformation #financement #dons #publicité #crowdfunding #financement_participatif #Google #AudeWTFake

  • Cookies : une association dépose 422 plaintes pour non-respect des règles RGPD en Europe
    https://fr.fashionnetwork.com/news/Cookies-une-association-depose-422-plaintes-pour-non-respect-des-

    (ETX Daily Up) - Près de trois ans après l’arrivée des bannières de cookies, nombre d’entreprises et de sites ne sont pas en position de conformité face au Règlement européen sur la protection des données. Une association, noyb, vient de déposer 422 plaintes dans une dizaine de pays pour faire bouger les lignes.

    Texte fondamental sur le traitement des données à caractère personnel en Europe, la RGPD, qui a instauré les impopulaires bannières de cookies, commence à tâtonner. Critiquée à ses débuts, la réglementation a connu une véritable accélération pendant les confinements successifs. Nombre d’entreprises s’étaient mises au pas pour atteindre les objectifs de respect de la vie privée. Pourtant depuis quelque temps, les actions se font rares et une large communauté d’irréductibles fait ralentir le mouvement. 

    Une association, noyb, cofondée par Max Schrems, un activiste autrichien militant pour la protection des données personnelles, vient de déposer 422 plaintes dans une dizaine de pays aux autorités de protection des données. Après des premiers avertissements fin mai 2021 avec des courriers faisant état d’un « projet de plainte », l’association a mis son plan à exécution pour les entreprises récalcitrantes.

    L’option de retrait, principal obstacle 
Les avertissements ont pourtant fait bouger les choses. Environ 42% de toutes les violations recensées ont été corrigées dans les 30 premiers jours. Malgré tout, 82% des entreprises averties continuent consciemment ou inconsciemment de violer les règles du texte de l’Union européenne. Principal objet de résistance : l’option de retrait concernant les cookies.

    Le texte exige de rendre le retrait du consentement donné aussi simplement que son autorisation. Pourtant, seulement 18% des sites ont ajouté une option de retrait. 

Sur le site de l’association noyb, Max Schrems explique les inquiétudes de certaines entreprises : « Dans des discussions informelles, nous avons entendu que certaines entreprises craignaient que leurs concurrents ne se mettent pas en position de conformité, ce qui créerait des avantages injustes. D’autres attendent des décisions claires des autorités de leurs pays avant de commencer à se conformer ». Le collectif militant a cependant rencontré une problématique de barrière de langue, 50% des plaintes seront déposés aux autorités autrichiennes des données, la « Datenschutzbehörde », qui s’occupera ensuite de le transmettre aux pays concernés.

Si certains sites se sont mis à la page comme Mastercard, Nikon, Seat ou encore Forever 21, les géants – tiens donc – comme Amazon, Twitter, Google ou encore Facebook n’ont pas donné suite. L’association a formulé à leur encontre 36 plaintes dans le but de fixer leurs bannières à cookies. Évidemment, le manque à gagner de ces firmes est massif compte tenu de leur dépendance aux publicités. 

À l’avenir, l’association a pour objectif d’analyser, d’examiner et d’avertir sur plus de 10 000 sites web en un an. « Nous attendons les premières décisions d’ici la fin de l’année. D’ici là, nous devrions voir la plupart des autres sites web passer à de simples options +oui+ ou +non+. » a exprimé le cofondateur Max Schrems. 

    #cookies de merde #rgpd #vol de la #vie_privée #vol par #Amazon #Twitter,#Google #Facebook

  • Game engine, meet game streaming : Unity acquires Parsec for $320M | Ars Technica
    https://arstechnica.com/gaming/2021/08/game-engine-meet-game-streaming-unity-acquires-parsec-for-320m

    The parent company of Unity, one of the most popular game development engines in the world, has made arguably its biggest acquisition of another gaming company yet. The deal, announced on Tuesday, sees Unity taking control of Parsec, a peer-to-peer game-streaming protocol. The acquisition is valued at $320 million.

    Unity Technologies, éditeur du moteur de jeux vidéo Unity, acquiert Parsec, éditeur d’une solution de travail à distance à destination de développeurs de jeux vidéo. L’article contextualise cette acquisition en distinguant cette solution à destination des professionnels des solutions de jeu en streaming grand public.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #unity #unity_technologies #parsec #business #acquisition #bureau_à_distance #remote_desktop #streaming #google_stadia #nvidia_geforce_now #ubisoft #jeu_vidéo_immortals_fenyx_rising #valve #steam_remote_play #epic_games #psyonix #mediatonic

  • Gamasutra - Going forward, Unity devs will need Unity Pro to publish on consoles
    https://gamasutra.com/view/news/386242/Going_forward_Unity_devs_will_need_Unity_Pro_to_publish_on_consoles.php

    In late June, Unity quietly updated its licensing policy requirements for developers working on “closed platforms” like Xbox, PlayStation, Nintendo Switch, and Google Stadia.

    Unity developers starting new projects will now need either a Unity Pro license or a Preferred Platform License Key to develop for these platforms.

    Certains développeurs consoles utilisant le moteur de jeu Unity devront débourser au moins $1800 par an et par utilisateur pour démarrer un nouveau projet à destination des consoles de jeux vidéo. Jusqu’ici, une licence gratuite était suffisante. Les développeurs ne semblent pas s’en inquiéter, certaines de ces licences étant déjà fournies par les consoliers.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #jeu_vidéo_unity #unity #licence #consoles #jeu_vidéo_consoles #business #développement #développement_informatique #jeu_vidéo_console_xbox #jeu_vidéo_console_playstation #jeu_vidéo_console_switch #sony #microsoft #nintendo #google

  • Google considered buying ‘some or all’ of Epic during Fortnite clash, court documents say - The Verge
    https://www.theverge.com/2021/8/6/22612921/google-epic-antitrust-case-court-filings-unsealed

    Google has gone so far as to share its monopoly profits with business partners to secure their agreement to fence out competition, has developed a series of internal projects to address the “contagion” it perceived from efforts by Epic and others to offer consumers and developers competitive alternatives, and has even contemplated buying some or all of Epic to squelch this threat.

    Google aurait envisagé de racheter Epic Games afin de limiter un éventuel effet de contagion suite au procès d’Epic à l’encontre de Google concernant la commission sur les ventes via Google Play. Google dément cette interprétation, doutant du sérieux du procès où il se défend.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #business #epic_games #google #apple #google_play #android #rachat #justice #procès #tim_sweeney #amazon #amazon_app_store

  • Gamasutra - Epic suggests Google once considered buying Epic Games to end Fortnite platform dispute
    https://gamasutra.com/view/news/386410/Epic_suggests_Google_once_considered_buying_Epic_Games_to_end_Fortnite_pl

    Google toyed with the idea of buying Fortnite developer Epic Games as the two companies butted heads over platform fees and payment methods.

    As spotted by The Verge, newly unsealed (and freshly redacted) court filings submitted by Epic as part of its ongoing antitrust lawsuit against Google indicate the tech giant considered purchasing Epic to effectively silence the company.

    Les documents issus du procès d’Epic Games à l’encontre de Google concernant le niveau de commission de Google Play laissent à penser que le second aurait envisagé de racheter le premier pour le faire taire et le faire rentrer dans le rang.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #business #epic_games #google #google_play #jeu_vidéo_fortnite #rachat #mobile #justice #procès

  • Plus de 56 milliards de bénéfices : Apple, Google et Microsoft avalent le monde Anouch Seydtaghia

    Les résultats publiés dans la nuit de mardi à mercredi par les géants de la tech confirme l’extension de leur empire. Apple, Google et Microsoft bénéficient tant de la pandémie que de son atténuation. Rien ne semble en mesure de les freiner.

    Les chiffres étaient attendus en hausse. En réalité, ils ont atteint des sommets. Chacun dans son domaine, Apple, Google et Microsoft ont battu des records lors du dernier trimestre. Publiés dans la nuit de mardi à mercredi, leurs résultats montrent que les tendances esquissées ces derniers mois se confirment. Ces géants de la tech ont été les grands vainqueurs de la pandémie. Et la fin de la crise sanitaire qui se dessine leur profitera davantage encore. Et rien, de la pénurie de puces informatiques aux tentatives de régulation, ne semble sérieusement capable de contrecarrer l’expansion de ces multinationales à moyen terme.

    Bien sûr, Google, Apple et Microsoft ont chacun leurs spécificités et sont actifs dans des marchés parallèles. Mais des traits communs les réunissent. Le fait que des milliards de Terriens aient passé, ces derniers mois, un temps accru devant leurs écrans – téléphones ou ordinateurs – leur a directement bénéficié. La demande pour les services en ligne a explosé. Et aujourd’hui, les géants du numérique profitent de la reprise, de l’accroissement de la consommation et des voyages rendus à nouveau possible. C’est ainsi que Apple (21,7 milliards de dollars), Google (18,5 milliards) et Microsoft (16,5 milliards) ont cumulé plus de 56 milliards de bénéfices en trois mois. Ces sociétés, dont la valeur totale excède les 6000 milliards de dollars en bourse, ont chacune battu un record. . . . . .

    La suite payante : https://www.letemps.ch/economie/plus-56-milliards-benefices-apple-google-microsoft-avalent-monde

    #bénéfices #économie #publicité #fiscalité #capitalisme #finance #actionnaires #dividendes #multinationales #gafam #Apple #Google #Microsoft

  • Des dizaines de voitures d’Apple filmeront la Suisse Anouch Seydtaghia
     
    Dès le 21 juillet, Apple fera circuler pour la première fois des dizaines de voitures équipées de caméras sur les routes helvétiques. Son objectif : améliorer son service Maps. Coïncidence, les voitures de Google filmeront en même temps la Suisse.


    Equipées de caméras à 360 degrés, les voiture d’Apple croiseront sur les routes suisses celles de... Google dès la semaine prochaine. — © Joaquin Corbalan - stock.adobe.com

    Dès le 21 juillet, plusieurs dizaines de voitures d’Apple circuleront sur les routes suisses. Leur objectif sera de filmer et photographier des milliers de kilomètres de routes, ainsi que leurs alentours. Plus de dix ans après Google, son rival californien veut lui aussi enregistrer avec précision l’espace public helvétique grâce à des véhicules truffés de capteurs. Avec, en arrière-plan, plusieurs objectifs commerciaux.
    . . . . . . . .
    La suite payante : https://www.letemps.ch/economie/dizaines-voitures-dapple-filmeront-suisse
    #vie_privée #surveillance #apple #facebook #google #données #internet #algorithme #bigdata #données_personnelles #profiling
    #vie_privée_-_données_personnelles

  • Gamasutra - Stadia to give devs a cut of Stadia Pro revenue (based on how often their game is played)
    https://www.gamasutra.com/view/news/385036/Stadia_to_give_devs_a_cut_of_Stadia_Pro_revenue_based_on_how_often_their_

    Starting this month, Google has pledged 70 percent of Stadia Pro’s revenue to game developers that offer their games up as freebies on Stadia Pro. Specifically, pay is “based upon engagement for active claimable Stadia Pro titles” and will only apply to games new to the service. Engagement, in this case, is measured in session days, so developers will seemingly get a larger part of that 70 percent share depending on how many days individual Stadia Pro players log into their games.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #gaas #game_as_a_service #service #streaming #google_stadia_pro #rémunération #business

  • Gamasutra - Google is introducing ’play as you download’ games with Android 12
    https://www.gamasutra.com/view/news/384983/Google_is_introducing_play_as_you_download_games_with_Android_12.php

    Google is rolling out ’play as you download’ games with Android 12 so users can start playing almost twice as fast as before.

    The company said the feature will allow people to “get into gameplay in seconds while game assets are downloaded in the background.”

    […]

    As detailed by Android Games product manager Scott Carbon-Ogden at the Google for Games Developer Summit, the company is also working to reduce download times using a new feature called ’Play Asset Delivery’ that uses Texture Compression Format Targeting to automatically figure out what modern compression formats can be used to reduce file sizes.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #développement_de_jeux_vidéo #développement_mobile #mobile #google_play #optimisation #performance #téléchargement_progressif #google_android_12

  • Trafic Internet en France : 50 % provient de Netflix, Google, Akamai et Facebook Julien Lausson
    https://www.numerama.com/tech/724507-trafic-internet-en-france-50-provient-de-netflix-google-akamai-et-f

    Le dernier rapport du régulateur des télécoms confirme la place très importante qu’occupe Netflix sur le réseau Internet français. Il montre aussi la progression de Twitch.

    Netflix reste encore et toujours le service qui génère le plus de trafic Internet en France. Le rapport du régulateur des télécoms sur l’Internet ouvert, dont la dernière version est parue le 7 juillet 2021, confirme la domination du géant américain de la vidéo à la demande par abonnement (SVOD) sur le réseau hexagonal, loin devant ses poursuivants, même s’ils s’appellent Google ou Facebook.

    Que lit-on ? Les données de l’Autorité de régulation des communications électroniques montrent qu’à la fin de l’année 2020, Netflix représentait à lui seul un peu plus de 20 % du trafic Internet en France. Derrière, on retrouve Google, aux alentours de 13 %, puis Akamai, sous les 10 %, tout comme Facebook. La cinquième place revient à Amazon, qui n’atteint pas les 5 % de trafic en métropole.


    Le classement des plus importantes sources de trafic. // Source : Arcep

    Dans son observatoire de juillet 2021, l’Arcep constate que « l’écart se creuse entre le volume de trafic provenant de Netflix et celui des autres fournisseurs de contenu », même si une baisse relative peut être observée comparé au précédent rapport. Le géant de la SVOD occupait alors près de 23 % du trafic hexagonal, d’après des statistiques arrêtées à la fin 2019.

    Le quatuor de tête — Netflix, Google, Akamai et Facebook — reste inchangé et pèse en tout « 50 % du trafic vers les clients des principaux FAI en France », constate le régulateur. Il est toutefois envisageable de présenter le classement différemment : l’Arcep a fait le choix de séparer Amazon et Twitch en en faisant deux services distincts, alors que le second est une filiale du premier depuis 2014.

    Or, le poids de Twitch dans l’Internet français : classé en neuvième position lors du bilan de fin 2019, le site de diffusion de parties de jeux vidéo en direct est passé à la septième place fin 2020. Le succès de la plateforme est indéniable, avec de plus en plus d’internautes qui suivent les péripéties vidéoludiques des vidéastes. En additionnant le poids de Twitch à celui d’Amazon, celui-ci pourrait être au niveau de Facebook.

    Outre les géants du net bien identifiés, plusieurs plateformes moins connues apparaissent assez haut dans le classement : c’est le cas d’entreprises comme Akamai, Level 3 CDN, EdgeCast, LimeLight, CDN77 ou encore Fastly. Ces sociétés sont des spécialistes de la mise en cache, au profit d’autres entreprises, de façon à ce que les contenus, des sites ou des vidéos par exemple, s’affichent plus vite chez les internautes.

    L’Arcep relève que ces quatre acteurs, qui focalisent 50 % du trafic en France, illustrent « une concentration de plus en plus nette du trafic entre un petit nombre d’acteurs dont la position sur le marché des contenus est renforcée ». Ce nombre évolue d’une année à l’autre, et pas toujours à la hausse : il y a deux ans, l’Arcep évaluait la part du top 4 à 53 %. Il y a un an, elle était estimée à 55 %.

    La domination de Netflix en France se justifie par une pluralité de facteurs : d’abord, la vidéo est un type de contenu qui par nature implique un volume important de données. Ensuite, la qualité de ces mêmes vidéos progresse avec l’arrivée de définitions toujours plus importantes — la 4K est ainsi en train de devenir de plus en plus courante, et Netflix a pris ce virage.

    Le succès de Netflix en France a en outre un effet multiplicateur : début 2020, on apprenait que le site de SVOD avait 6,7 millions d’abonnés dans le pays. Un chiffre qui a sans doute évolué à la hausse depuis (dans le monde, Netflix a dépassé en début d’année la barre des 200 millions de clients). Ce chiffre est de toute façon sous-évalué, car un même compte peut être partagé par plusieurs internautes, légalement ou non.

    Pour autant, Netflix s’efforce d’optimiser au maximum ses flux, en déployant des codecs de plus en plus performants — l’un d’eux a même été distingué d’un Emmy Award pour sa qualité dans la compression vidéo — pour pouvoir réduire la quantité de données requises pour une scène. La plateforme avait d’ailleurs joué sur le bitrate pour réduire son poids sur les réseaux pendant le confinement.

    Et Disney+ alors ?
    Le classement de l’Arcep parait oublier un acteur de poids : Disney+. Cet autre géant de la SVOD rencontre pourtant un succès indéniable, y compris en métropole. Cette apparente absence n’est qu’une illusion : « Disney+ apparaît dans ce classement au travers de ses différents CDN », ces fameux spécialistes de la mise en cache. L’entreprise a en effet fait le choix de passer par des tiers, plutôt que d’avoir son propre CDN.

    « L’architecture retenue par Disney ne reposait pas sur son propre CDN mais sur le recours à des CDN tiers », note l’Arcep dans son rapport. Ce choix, qui évite à Disney de se soucier de la partie technique et d’avoir à s’occuper des serveurs et des tuyaux, peut avoir des inconvénients, comme « saturer un lien d’interconnexion partagé avec de multiples autres contenus en cas de pic d’utilisation lié au lancement de la plateforme ».


    Disney+ aussi a une empreinte forte sur les réseaux français, via ses CDN. // Source : Disney+

    C’est pour cela que le lancement de Disney+ avait fait beaucoup parler de lui en France au printemps 2020, car il survenait en période de confinement, à un moment il fallait rester chez soi. Or, une inquiétude existait sur une saturation des réseaux, qui était plus sollicités que d’habitude. « Le redimensionnement de certaines interconnexions a donc pu être nécessaire pour prévenir d’éventuels risques de congestion des réseaux », écrit l’Arcep.

    C’est pour cela que la sortie de Disney+ a été décalée de quelques semaines et que la 4K a été indisponible au début, avant d’être rétablie ultérieurement. Les opérateurs se disaient inquiets de l’impact de l’arrivée d’un tel mastodonte sur les réseaux. « Disney envoie depuis les États-Unis […] Pour nos réseaux, ça fait une sacrée différence », relevait un cadre chez Orange, là où Netflix a, au fil du temps, mis en place une gestion plus fine de ses vidéos.
    #pollution #Netflix #Google #Akamai #Facebook #Disney+ #Akamai #Level_3 #CDN #EdgeCast #LimeLight #CDN77 #Fastly #Arcep #CDN #réseaux #SVOD #serveurs #réseaux

  • Julian Assange et l’effondrement de l’État de droit Chris Hedges

    Chris Hedges a prononcé cette allocution lors d’un rassemblement jeudi 10 juin au soir à New York en soutien à Julian Assange. John et Gabriel Shipton, le père et le frère de Julian, ont également pris la parole lors de l’événement, qui s’est tenu au People’s Forum.

    Une société qui interdit la capacité de dire la vérité éteint la capacité de vivre dans la justice.
    C’est pourquoi nous sommes ici ce soir. Oui, nous tous qui connaissons et admirons Julian décrions ses souffrances prolongées et les souffrances de sa famille. Oui, nous exigeons que les nombreux torts et injustices qui lui ont été infligés prennent fin. Oui, nous l’honorons pour son courage et son intégrité. Mais la bataille pour la liberté de Julian a toujours été bien plus que la persécution d’un éditeur. C’est la bataille la plus importante de notre époque pour la liberté de la presse. Et si nous perdons cette bataille, ce sera dévastateur, non seulement pour Julian et sa famille, mais pour nous tous.

    Les tyrannies renversent l’état de droit. Elles font de la loi un instrument d’injustice. Elles dissimulent leurs crimes derrière une fausse légalité. Elles utilisent le décorum des tribunaux et des procès, pour masquer leur criminalité. Ceux, comme Julian, qui exposent cette criminalité au public sont dangereux, car sans prétexte de légitimité, la tyrannie perd de sa crédibilité et n’a plus dans son arsenal que la peur, la coercition et la violence.

    La longue campagne contre Julian et WikiLeaks est une fenêtre sur l’effondrement de l’État de droit, la montée de ce que le philosophe politique Sheldon Wolin appelle notre système de totalitarisme inversé, une forme de totalitarisme qui entretient les fictions de l’ancienne démocratie capitaliste, y compris ses institutions, son iconographie, ses symboles patriotiques et sa rhétorique, mais a cédé en interne le contrôle total aux diktats des entreprises mondiales.

    J’étais dans la salle d’audience de Londres lorsque Julian était jugé par la juge Vanessa Baraitser, une version mise à jour de la reine de cœur d’ Alice au pays des merveilles exigeant la peine avant de prononcer le verdict. C’était une farce judiciaire. Il n’y avait aucune base légale pour détenir Julian en prison. Il n’y avait aucune base légale pour le juger, un citoyen australien, en vertu de la loi américaine sur l’espionnage. La CIA a espionné Julian à l’ambassade par l’intermédiaire d’une société espagnole, UC Global, chargée d’assurer la sécurité de l’ambassade. Cet espionnage comprenait l’enregistrement des conversations privilégiées entre Julian et ses avocats alors qu’ils discutaient de sa défense. Ce seul fait invalidait le procès. Julian est détenu dans une prison de haute sécurité afin que l’État puisse, comme l’a témoigné Nils Melzer, le rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, continuer les abus dégradants et la torture qui, espère-t-il, mèneront à sa désintégration psychologique, voire physique.

    Le gouvernement américain a dirigé, comme Craig Murray l’a si éloquemment documenté, le procureur de Londres James Lewis. Lewis a présenté ces directives à Baraitser. Baraitser les a adoptés comme sa décision légale. C’était de la pantomime judiciaire. Lewis et le juge ont insisté sur le fait qu’ils n’essayaient pas de criminaliser les journalistes et de museler la presse alors qu’ils s’affairent à mettre en place le cadre juridique pour criminaliser les journalistes et museler la presse. Et c’est pourquoi le tribunal a travaillé si dur pour masquer la procédure au public, limitant l’accès à la salle d’audience à une poignée d’observateurs et rendant difficile et parfois impossible l’accès au procès en ligne. C’était un procès-spectacle vulgaire, pas un exemple du meilleur de la jurisprudence anglaise mais de la Loubianka.

    Maintenant, je sais que beaucoup d’entre nous ici ce soir aimeraient se considérer comme des radicaux, peut-être même des révolutionnaires. Mais ce que nous exigeons de l’échiquier politique est en fait conservateur : c’est le rétablissement de l’État de droit. C’est simple et basique. Ça ne devrait pas, dans une démocratie qui fonctionne, être incendiaire. Mais vivre pour la vérité dans un système despotique est l’acte suprême de défi. Cette vérité terrifie ceux qui sont au pouvoir.

    Les architectes de l’impérialisme, les maîtres de la guerre, les pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif contrôlés par les entreprises et leurs courtisans obséquieux dans les médias, sont illégitimes. Dites cette simple vérité et vous êtes banni, comme beaucoup d’entre nous l’ont été, et jeté en marge du paysage médiatique. Prouvez cette vérité, comme Julian, Chelsea Manning, Jeremy Hammond et Edward Snowden l’ont fait en nous permettant de scruter le fonctionnement interne du pouvoir, et vous êtes pourchassé et persécuté.

    Peu de temps après que WikiLeaks a publié les journaux de guerre d’Irak en octobre 2010, qui ont documenté de nombreux crimes de guerre américains —y compris des images vidéo du meurtre de deux journalistes de Reuters et de 10 autres civils non armés dans la vidéo Collateral Murder, la torture de routine des prisonniers irakiens, la couverture des milliers de morts parmi les civils et le meurtre de près de 700 civils qui s’étaient approchés de trop près des points de contrôle américains—, les imposants avocats des droits civiques Len Weinglass et mon bon ami Michael Ratner, que j’accompagnerais plus tard pour rencontrer Julian à l’ambassade équatorienne, ont rencontré Julian dans un studio au centre de Londres. Les cartes bancaires personnelles de Julian avaient été bloquées. Trois ordinateurs portables cryptés contenant des documents détaillant les crimes de guerre américains avaient disparu de ses bagages en route vers Londres. La police suédoise fabriquait un dossier contre lui dans le cadre d’un mouvement, a averti Ratner, qui visait à faire extrader Julian vers les États-Unis.

    « WikiLeaks et vous personnellement êtes confrontés à une bataille à la fois juridique et politique », a déclaré Weinglass à Assange. « Comme nous l’avons appris dans l’affaire Pentagon Papers, le gouvernement américain n’aime pas que la vérité éclate. Et il n’aime pas être humilié. Peu importe si c’est Nixon ou Bush ou Obama, si c’est un Républicain ou un Démocrate à la Maison Blanche. Le gouvernement américain essaiera de vous empêcher de publier ses vilains secrets. Et s’ils doivent vous détruire ainsi que le Premier Amendement et les droits des éditeurs avec vous, ils sont prêts à le faire. Nous pensons qu’ils en ont après WikiLeaks et vous, Julian, en tant qu’éditeur. »

    « Ils vont s’en prendre à moi à quel titre ? » demanda Julian.

    « Espionnage », a poursuivi Weinglass. « Ils vont accuser Bradley Manning de trahison en vertu de la loi sur l’espionnage de 1917. Nous ne pensons pas que cela s’applique à lui parce qu’il est un lanceur d’alerte, pas un espion. Et nous ne pensons pas que cela s’applique à vous non plus parce que vous êtes un éditeur. Mais ils vont essayer de forcer Manning à vous impliquer comme son collaborateur. »

    « Ils vont s’en prendre à moi à quel titre ? »

    Telle est la question.

    Ils s’en sont pris à Julien non pour ses vices, mais pour ses vertus.

    Ils sont venus après Julian parce qu’il a exposé les plus de 15 000 morts non signalées de civils irakiens ; parce qu’il a dénoncé la torture et les mauvais traitements infligés à quelque 800 hommes et garçons, âgés de 14 à 89 ans, à Guantanamo ; parce qu’il a révélé qu’Hillary Clinton en 2009 a ordonné aux diplomates américains d’espionner le Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki Moon et d’autres représentants de l’ONU de Chine, de France, de Russie et du Royaume-Uni, espionnage qui comprenait l’obtention d’ADN, d’analyses d’iris, d’empreintes digitales et de mots de passe personnels, une partie du long schéma de surveillance illégale qui comprenait l’écoute clandestine du Secrétaire général de l’ONU Kofi Annan dans les semaines précédant l’invasion de l’Irak par les États-Unis en 2003 ; parce qu’il a révélé que Barack Obama, Hillary Clinton et la CIA ont orchestré le coup d’État militaire de juin 2009 au Honduras qui a renversé le Président démocratiquement élu Manuel Zelaya, le remplaçant par un régime militaire meurtrier et corrompu ; parce qu’il a exposé que George W. Bush, Barack Obama et le général David Petraeus ont poursuivi une guerre en Irak qui, en vertu des lois post-Nuremberg, est définie comme une guerre criminelle d’agression, un crime de guerre, qu’ils ont autorisé des centaines d’assassinats ciblés, y compris ceux de citoyens américains au Yémen, et qu’ils ont secrètement lancé des attaques de missiles, de bombes et de drones sur le Yémen, tuant des dizaines de civils ; parce qu’il a révélé que Goldman Sachs a payé 657 000 dollars à Hillary Clinton pour donner des conférences, une somme si importante qu’elle ne peut être considérée que comme un pot-de-vin, et qu’elle a assuré en privé aux chefs d’entreprise qu’elle ferait ce qu’ils voulaient tout en promettant la réglementation et la réforme des finances publiques ; parce qu’il a exposé la campagne interne visant à discréditer et à détruire le chef du parti travailliste britannique Jeremy Corbyn par des membres de son propre parti ; parce qu’il a exposé comment les outils de piratage utilisés par la CIA et la National Security Agency permettent la surveillance gouvernementale en gros de nos téléviseurs, ordinateurs, smartphones et logiciels antivirus, permettant au gouvernement d’enregistrer et de stocker nos conversations, images et messages texte privés, même à partir d’applications cryptées.
    . . . . . . . .

    La suite : https://lecridespeuples.fr/2021/06/19/julian-assange-et-leffondrement-de-letat-de-droit

    #wikileaks #assange #julian_assange #surveillance #snowden #en_vedette #actualités_internationales #internet #nsa #usa #etats-unis #censure #journalisme #cablegate #activisme #google #julianassange #liberté #facebook

  • SHIELD TV users are mad as hell, and they’re taking it out on the Play Store
    https://www.androidpolice.com/2021/06/27/shield-tv-users-are-mad-as-hell-and-theyre-taking-it-out-on-the-play-

    A significant portion of the [negative] reviews are being left by owners of the Nvidia SHIELD, whose righteous anger comes from the fact that they paid three figures for a machine now serving up ads on their home page after the recent interface update. There are a few other categories of users, for the new Chromecast with Google TV and pricey Sony televisions (which use Android TV as their base interface). All of them are pretty pissed.

    #android_tv #publicité #google #nvidia_shield #frustration

  • Namensauflösung im #Internet: Fragmentierung schlimmer als Konzentration
    https://www.heise.de/news/Namensaufloesung-im-Internet-Fragmentierung-schlimmer-als-Konzentration-607000

    25.06.2021 von Monika Ermert - Mit #IPv6 und I#Pv4 hat das Internet schon keine einheitlichen Adressen. Jetzt steht auch die Einheitlichkeit der DNS-Auflösung auf dem Spiel, fürchten Experten.

    Dem Internet droht sein Charakter als universelle Kommunikationsplattform abhanden zu kommen. Die größte Gefahr sei laut Fachleuten wie Geoff Huston von der asiatisch-pazifischen Internet Registry #APNIC nicht etwa die Konzentration der DNS-Auflösung auf wenige Konzerne, sondern die Fragmentierung auf verschiedene Protokolle und Client-Anwendungen. Eine solche Zersplitterung entsteht durch das Verschieben der #DNS #Namensauflösung zu den Applikationen, warnte Huston kürzlich beim Treffen der IP-Adressverwalter.

    Die Konzentration von vielen DNS-Anfragen bei nur wenigen Resolveranbietern sei nach seiner Auffassung kein großer Risikofaktor, erklärte Huston gegenüber heise online. Der Australier misst seit vielen Jahren die Verbreitung einzelner Protokolle und die Marktmacht der großen Plattformen. Im überschaubaren Feld der offenen #DNS-Resolver thront laut Hustons jüngsten Messungen einer über allem: Google.

    DNS von #Google

    Rund 15 Prozent der erfassten Erstanfragen nach einer Domain lassen die Surfer bewusst oder unbewusst von Googles Resolverfarmen beantworten. Diese sind weltweit unter den IPv4-Adressen 8.8.8.8 und 8.8.4.4 sowie unter den IPv6-Adressen 2001:4860:4860::8888, 2001:4860:4860::8844 zu erreichen. Und wenn der erste Zugriffsversuch auf eine Domain scheitert, verlässt sich zusammengenommen sogar fast ein Drittel der beobachteten Clients auf Googles Dienst.

    Es gibt freilich große kontinentale und länderspezifische Unterschiede. Surfer in vielen asiatischen und afrikanischen Ländern stützen sich fast ausschließlich auf Googles DNS-Service. Seine größte Nutzergruppe verzeichnet der Konzern ausgerechnet im souveränitätsbesessenen Indien. Inderinnen und Inder machen allein ein Fünftel der gesamten DNS-Nutzerschaft von Google aus.

    Besonders beim mobilen Internet greifen Nutzer häufig auf die kostenlosen offenen Resolver zurück. Das Betriebssystem Android schaufelt Googles Resolvern massiv Verkehr zu, bilanziert Huston. Die zunehmende Zentralisierung bei der Beantwortung von DNS-Anfragen spiegelt aus seiner Sicht letztlich nur die Konzentration der darunter liegenden Internetinfrastruktur.

    Dass viele Leute direkt oder indirekt Google nutzen, dürfe man schon für problematisch halten, antwortet Huston auf Anfrage. „Google sieht eine Menge Geheimnisse von Nutzern. Wenn wir aber Gmail, Google Docs und die allgegenwärtige Suche mitbetrachten, ist DNS fast schon ein Randproblem“, notiert Huston.

    Namensauflösung wandert in die Apps

    Der viel größere Risikofaktor ist aus seiner Sicht der Umstieg auf #DNS-over-HTTPS (#DoH). Mit der DNS-Verschlüsselung erhalten die App-Entwickler die Wahl darüber, wem sie die DNS-Anfragen schicken. Ein Beispiel dafür ist Mozillas Firefox-Browser, der auf Installationen in den USA grundsätzlich DoH verwendet und die DNS-Anfragen von US-Amerikanern an Cloudflare sendet. Das ergibt sich teils aus der Entstehungsgeschichte des Protokolls, denn Mozilla und Cloudflare haben von Anfang an dabei zusammengearbeitet. Aber die Konzentration der Firefox-generierten DNS-Anfragen bei Cloudflare liegt auch daran, dass viele Provider, die bisher unverschlüsselte DNS-Anfragen im Rahmen ihrer Internet-Angebote für Kunden aufgelöst haben, noch gar keine verschlüsselnden Resolver betreiben.

    „Das ist ein grundsätzlicher Wandel des DNS“, urteilt Huston. „Künftig wird die DNS-Anfrage kein Bestandteil der allgemeinen Infrastruktur mehr sein, sondern zu einem Applikations-spezifischen Dienst“. Dabei ist nicht vorhersehbar, welche App welches Anfrageprotokoll verwendet (#DNS-over-HTTPS, #Oblivious DNS-over-HTTPS, ...) und man kann nicht mehr erwarten, dass die DNS-Antworten über verschiedene Applikationen hinweg konsistent sind. Deshalb könne man mit Fug und Recht von einem fragmentierten Namensraum sprechen.

    Diese Ansicht und Sorge teilt auch Lars Liman vom Rootbetreiber Netnod. Wenn der Webbrowser am Laptop einen bestimmten Resolver benutzt, das Mobiltelefon und die Kalender-App aber jeweils andere, dann leidet die Konsistenz, erklärte Liman gegenüber heise online.

    „Das könnte verschiedenen Organisationen ein Werkzeug an die Hand geben, Nutzer im Internet in die eine oder andere Richtung zu bugsieren“, so Liman, und nicht alles müsse in guter Absicht geschehen. „Ich glaube, wir sind auf dem Weg zu einem neuen Internet, bei dem das Ergebnis einer Domainabfrage davon abhängig sein wird, wo man sitzt im Internet.“

    Neugierige Augen

    Die gute Absicht, DNS-Anfragen vor neugierigen Augen zu verbergen, sei so nachvollziehbar wie die Ungeduld der App-Industrie, auf die Nachrüstung von DNS-Resolvern bei Providern zu warten, bewertet Huston.

    Auf die Frage warum das Vorpreschen der App-Betreiber mit der Aufgabe des einheitlichen Namensraums einhergehen muss, antwortet Huston mit der Gegenfrage: Warum sollten diejenigen, die eine App-basierte Namensinfrastruktur unterstützen, den alten DNS-Namensraum noch in die neue Welt hinüberretten? Lokale, nicht-DNS bezogene Namen, könnten eine natürliche Weiterentwicklung sein. Solche innerhalb der App vergebene Namen könnten schnell, sicher und für alle anderen unsichtbar sein, sagt Huston, nur universell wären sie nicht mehr.

    Doch wenn eine App eine Zieldomain nicht erreichen kann, wird die Fehlersuche zum Detektivspiel. Gute Fehlermeldungen oder ausreichend Intuition vorausgesetzt, kann der Nutzer das DNS-Problem an den App-Hersteller richten. Nutzer, die den DNS-Dienst in der Zuständigkeit des Providers sehen, können sich zwar auch an dessen Hotline wenden. Diese kann das Problem aber womöglich gar nicht reproduzieren, weil ihr die App gar nicht zur Verfügung steht. Oder sie kann versuchen nachzuvollziehen, welche App DNS-Probleme macht und welchen Resolver der App-Entwickler gewählt hat. Untersteht der befragte Resolver einer bestimmten Jurisdiktion, die bestimmte Domains sperrt? Oder ist der Resolver einfach nur mit einem Defekt ausgefallen? Die Suche nach der Ursache kann jedenfalls vertrackt sein und es ist fraglich, ob Provider den Aufwand überhaupt auf sich nehmen wollen.

  • Opinion | Google Is Dominating This Hidden Market With No Rules - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/06/21/opinion/google-monopoly-regulation-antitrust.html

    Last month, Gary Gensler, chairman of the Securities and Exchange Commission, asked Congress to consider the idea of regulating cryptocurrency exchanges the way the federal government has long regulated stock exchanges. While his comments drew fresh attention to the unregulated markets for cryptocurrency, they reminded me of another long unregulated exchange marketplace: the market for digital advertising.

    Each time you click on a website or an app, in the milliseconds it takes for it to load, the empty ad space on the page is auctioned off through specialized trading venues called ad exchanges. Alphabet Inc., which owns Google, operates the largest of these venues. It works “just like a stock exchange,” as Google explains, complete with brokers mediating transactions between sellers and buyers. Today, the billions of daily transactions on advertising exchanges owned by tech companies rival the number of trades happening on Wall Street.

    To protect the public and promote fair competition in stock market transactions, Congress created the Securities and Exchange Commission and vested the agency with the power to issue rules and manage conflicts of interest between the exchanges, brokers and other industry players.

    These problems took root more than a decade ago when Google made a bid for DoubleClick, the popular service that helps websites sell ad space. Federal regulators approved the purchase. But they did so without requiring that Google separate the DoubleClick division helping publishers sell on exchanges from the division helping advertisers buy ad space, or from the division operating an exchange, which Google later dubbed AdX.

    Could Google operate an exchange while acting in the best interests of both the websites and advertisers — in other words, both the seller and the buyer — all at once?

    An increasing share of advertising dollars is also winding up in the hands of Google properties. In 2007, about 35 percent of the ad revenue that Google made came from selling space on sites across the internet, sites which trust the company to be an honest broker. But the share going to Google sites has increased almost every year since. In 2020, Google booked about $146 billion in ad revenue; more than 84 percent of that amount went toward space on Google properties like search and YouTube. One possible result: Consumers see more ads on YouTube and more paywalls online.

    The consequence of all this: Websites, apps and advertisers providing consumers with everything from news, games and consumer goods make less money selling ads and have to fork over more money to exchanges and other intermediaries.

    #Google #Publicité #Antitrust #Monopole #Vectorialisme

  • En ce moment, c’est la multiplication des écrans sur le thème « Soit tu nous refiles tes données personnelles, soit tu n’accèdes pas à notre site ». Comme en plus j’ai activé un bloquer de pubs, c’est la fête du slip en permanence.

    Évidemment, c’est la multiplication des design maléfiques, où le lien « Ne pas accepter » est planqué (désormais en petit en haut à droite du popup), et le lien « Oui, fliquez-moi » est un beau gros bouton bien visible. Ou le classique choix entre « Oui pour tout, z’y va » et « Non, je ne veux pas, mais je vais devoir passer les 5 prochaines minutes de ma vie dans un formulaire à la con pour régler le truc. »

    Mais le pompon, ces derniers jours, c’est :

    – {{Alternatives économiques}}, qui veut bien que je lise son article, mais à condition que je file mon adresse email.

    – {{Jeuxvideo.com}}, soit j’accepte les cookies intrusifs, soit je paie 2€ :

    Je me demande si toutes ces conneries sont vaguement légales…

  • Intéressante question à laquelle #Google / #Apple ne répondent pas vraiment : pourquoi les cartes de #Gaza sont floues sur #GoogleMaps ?
    https://www.bbc.com/news/57102499


    L’article souligne combien les images précises ont permis d’alerter sur les situations des Rohingyas et des Uighurs.
    Il est à craindre un vraisemblable choix politico-commercial nauséabond...
    #GAFA #Israel #Palestine

    • It’s an issue that has been highlighted by researchers using open-source, publicly available information - including mapping data - to locate attacks and document the destruction.

      “The fact that we don’t get high-resolution satellite images from Israel and Palestinian territories sets us back,” says Samir, an open-source investigator.

      In fact, much of both Israel and the Palestinian territories appear on Google Earth as low-resolution satellite imagery, even though higher-quality images are available from satellite companies.

      It’s barely possible to see the cars in Gaza City.

      Compare that with Pyongyang, the secretive capital of North Korea, where the cars are sharply defined and it’s possible to make out individual people.

      Why is satellite imagery important?

      The use of satellite images has become a vital element in the reporting of conflict.

      But the availability of detailed images can also compromise military security.

      In the latest Middle East confrontation, investigators are looking to corroborate the locations of missile fire and targeted buildings in Gaza and Israel, using satellites.

      However, on Google Earth, the most widely used image platform, the most recent imagery for Gaza is of low resolution and therefore blurry.

      “The most recent Google Earth image is from 2016 and looks like trash. I zoomed in on some random rural area of Syria and it has had 20+ images taken since that time, in very high resolution,” tweeted Aric Toler, a journalist for Bellingcat.

      Google says its aim is to “keep densely populated places refreshed on a regular basis” but this hasn’t been the case with Gaza.
      Are high-resolution images available?

      Until last year, the US government had placed a restriction on the quality of satellite images of Israel and the Palestinian territories that American companies were permitted to provide on a commercial basis.

      This restriction was written into the Kyl-Bingaman Amendment (KBA) - US legislation dating back to 1997 - in support of Israeli security concerns.

      “We would always prefer to be photographed at the lowest resolution possible. It’s always preferable to be seen blurred, rather than precisely,” said Amnon Harari, head of space programmes at Israel’s Defence Ministry last year, reported by Reuters.

      Under the KBA, US satellite image providers were allowed to offer lower-resolution pictures with a pixel size of no less than 2m (6ft 6in, making an object the size of a car just about visible, but no smaller).

      It’s not uncommon that sites such as military bases have been blurred - but the KBA was the only case of an entire country being subject to such a restriction.

      The law mentioned only Israel, but it was also applied to the Palestinian territories.

      However, once non-US providers, such as French company Airbus, were able to supply these images at a higher resolution, the US came under increasing pressure to end its restrictions.

      In July 2020, the KBA was dropped, and now the US government allows American companies to provide far higher-quality images of the region (each pixel can now be as small as 40cm, so that objects the size of a person could be readily picked out).

      The initial motivation was scientific," says Michael Fradley, an archaeologist at the University of Oxford and one of the academics who successfully campaigned for the amendment to be changed.

      “We wanted to have a consistent data source to work with in our project, so we needed access to high resolution over the Occupied Palestinian Territories comparable to what we use over other parts of the region.”
      So why is Gaza still blurry?

      The BBC spoke to Google and Apple (whose mapping apps also show satellite images).

      Apple said it was working to update its maps soon to a higher resolution of 40cm.

      Google told us that its images come from a range of providers and it considers “opportunities to refresh [its] satellite imagery as higher-resolution imagery becomes available”. But it added that it had “no plans to share at this time”.

    • “Considering the importance of current events, I see no reason why commercial imagery of this area should continue to be deliberately degraded,” said Nick Waters, an open-source investigator for Bellingcat on Twitter.
      Who actually takes the images?

      Public mapping platforms, such as Google Earth and Apple Maps, rely on companies that own satellites to supply imagery.

      Maxar and Planet Labs, two of the largest, are now making available high-resolution images of Israel and Gaza.

      “As a result of recent changes to US regulations, the imagery of Israel and Gaza is being provided at 0.4m (40cm) resolution,” Maxar said in a statement.

      Planet Labs confirmed to the BBC it supplies imagery at 50cm resolution.

      Open-source investigators, however, rely heavily on the free-to-use mapping software and don’t often have direct access to these high-resolution images.
      What else can high-resolution imagery reveal?

      Satellite imagery is used for many purposes, including tracking deforestation and forest fires, as well as investigating human rights abuses around the world.

      Researchers at Human Rights Watch teamed up with satellite providers Planet Labs in 2017 to show the destruction of Rohingya villages by the military in Myanmar.
      The imagery enabled them to map the extent of damage to more than 200 villages in the area, by comparing 40cm-resolution satellite imagery of these areas from before and after.

      The evidence appeared to corroborate claims from Rohingya, who had fled Myanmar to neighbouring Bangladesh, that their homes had been targeted by the military.

      Satellite imagery has also been vital in tracking what’s been happening in the Xinjiang region of China, including the network of “re-education” centres set up there for the Uyghurs.
      The information has helped to show where these facilities have been built, and high-resolution images have also given an idea of their size and particular features.