• Duc de Saint-Frippon

    Un dangereux hérétique melenchoniste s’était donc infiltré au gouvernement

    Franck Riester‏
    Une instance de déontologie de la presse peut être utile, tant à la profession qu’à notre démocratie. Elle pourrait contribuer à restaurer le lien de confiance entre les Français et les médias.

    Source : https://twitter.com/MFrippon/status/1065649765424214017

    #twitter #médias #enMarche #gouvernement_macron #Franck_Riester


  • Duc de Saint-Frippon

    Le baron de Dard-Malin ajouta que rien n’était plus facile pour un gueux de bénéficier des largesses royales pour les handicapés. Il suffisait de se couper un bras !

    Le gouvernementFR fait le choix de donner plus à ceux qui ont moins ! Le minimum vieillesse est augmenté de 35€ en 2019, les augmentations se poursuivront pour atteindre au total +100 euros à partir d’avril 2020. L’AAH atteindra 900€ par mois fin 2019

    Source : https://twitter.com/MFrippon/status/1065581178646867973

    #twitter #gérald_darmanin  #guerre_aux_pauvres #gouvernement_macron #tourcoing #enMarche


  • Les député.e.s #enmarche récoltent la violence qu’ils.elles sèment ! - Le figaro 22 Novembre 2018 _

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/11/22/01016-20181122LIVWWW00014-en-direct-gilets-jaunes-blocages-impots-fiscalite

    Des députés LaRem dénoncent des intimidations

    Le président du groupe LaRem à l’Assemblée, Gilles Le Gendre, a dénoncé des « intimidations » de la part de « gilets jaunes » autour de domiciles ou permanences de députés « marcheurs ». Dans un mail que s’est procuré l’AFP, il affirme que nombre d’entre eux « font l’objet depuis hier (mardi), de la part de ’gilets jaunes’ de leur circonscription, d’intimidations autour de leurs domiciles ou de leurs permanences, voire de menaces d’agressions sur leur propre personne ».

    « Ces faits sont intolérables et confirment un durcissement de ce mouvement que le gouvernement et notre majorité dénoncent depuis dimanche », poursuit l’élu de Paris qui a saisi mardi soir Christophe Castaner qui lui a promis le soutien du ministère de l’Intérieur. Gilles Le Gendre conseille aux députés concernés « d’en informer immédiatement le préfet » de leur département et de prévenir le groupe majoritaire, afin de pouvoir « apprécier l’ampleur du phénomène ».

    Certains députés, qui se sont confiés à franceinfo, affirment être totalement désemparés face à la colère des « gilets jaunes ». « On n’est pas sur la même longueur d’onde, ils ont des sentiments, nous des arguments, ça ne colle pas » , explique notamment Valéria Faure-Muntian, députée #LREM de la 3e circonscription de la Loire.

    #député.e.s #macron #emmanuel_macron #violence #france #enmarcheverslefn #en_vedette #gouvernement_macron #réformes_antisociales #corruption #privilèges #glyphosate #lobby #lobbying


  • Le président mémoriel fait son tour de France des tas de cadavres de 14-18 Bruno Adrie - Librairie Tropiques - 7 Novembre 2018
    http://www.librairie-tropiques.fr/2018/11/le-president-memoriel-fait-son-tour-de-france-des-tas-de-cadavre


    L’itinérance du marcheur en quête de sens doit-être jalonnée de gestes forts

    france #pétain #histoire #politique #macron #emmanuel_macron #gouvernement_macron #fusillés_pour_l_exemple #france #guerre #armée #armée_française


  • Octobre 2018 : La fin de l’état de grâce pour Jean-Michel Blanquer ?

    Comme je le disais à @monolecte, je ne finis pas d’être étonné de la réussite du ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer depuis l’élection d’Emmanuel Macron.
    – Il est plébiscité dans les sondages au point d’être pressenti comme un 1er ministre de rechange pour la fin du quinquennat ;
    – Il avance dans son agenda politique sans aucune résistance ;
    – Les camarades qui ont une conscience politique mais ne sont pas spécialistes de l’Éducation s’alarment de nombreuses réformes macroniennes, mais personne ne s’émeut de ce qui se passe dans le champ éducatif.

    Il a réussi cela :
    – en détricotant des réformes précédentes impopulaires ou mises en œuvre de manière contre-productive (réforme du collège, réforme des rythmes) ;
    – en faisant profil bas (lors de son arrivée au ministère, il a dit qu’il ne toucherait à rien) ;
    – en pratiquant néanmoins la stratégie du choc (une annonce de réforme par semaine, tous les sujets sur la table, des décisions prises rapidement ne permettant pas une réaction des opposant·e·s) ;
    – en tenant le discours du pragmatisme, de l’expertise et du scientisme.
    – en séduisant les réacs de tous bords de Marianne à Valeurs Actuelles et en se positionnant sur un discours très « républicaniste ».

    [NB : Accessoirement, il a réussi cela parce que les syndicats d’enseignants ont complètement merdé les 10 dernières années et sont condamnés à une impuissance frileuse, mais c’est un autre débat.]

    Pourtant c’est une personnalité controversée, une des plus à droite de ce gouvernement :
    – Il aurait pû être le Ministre de Fillon ;
    – Il est proche des milieux, associations et think tanks (très) réactionnaires ;
    – Ses décisions (sur la pédagogie) sont régulièrement soutenues et approuvées par le RN.

    De fait, il engage, rapidement et efficacement, depuis plus d’un an des réformes de fond, à haute teneur idéologique, en rupture profonde avec les 30 dernières années, et sur lesquelles il sera très très difficile de revenir.
    Et tout ça donc : sans résistances et dans une certaine indifférence médiatico-politique.

    Pourtant, en cette automne, ça commence un peu à se (sa)voir :

    Des démissions qui illustrent à la fois le sectarisme idéologique du ministre et ses méthodes autoritaires finissent par intéresser les médias

    Entretien exclusif : Marie Aleth Grard : On ne peut plus discuter au CSP (Le Café Pédagogique)
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2018/10/01102018Article636740069644434920.aspx

    Marie-Aleth Grard n’était pas venue par hasard au Conseil supérieur des programmes (CSP). Auteure d’un rapport remarqué sur l’Ecole et la grande pauvreté, elle portait l’espoir d’une école ouverte à tous, et en premier lieu aux plus démunis. Sa démission du CSP, la troisième en un an, marque plus que le changement de cap du Conseil supérieur des programmes. C’est aussi l’enterrement d’un espoir. Marie Aleth Grard s’en explique auprès des lecteurs du Café pédagogique.

    Nouvelle démission au sein du Conseil supérieur des programmes (Libération)
    https://www.liberation.fr/france/2018/10/02/nouvelle-demission-au-sein-du-conseil-superieur-des-programmes_1682546

    Ses adversaires (chercheurs, experts, corps intermédiaires) commencent à prendre la parole

    – Prises de paroles de haut-fonctionnaires retraités qui témoignent qu’une partie des experts, scientifiques et de la hiérarchie intermédiaire refuse de cautionner ce tournant réactionnaire et en même temps ultra-libéral.
    Par exemple :
    Le Blog de Marc Bablet (Club Médiapart)
    https://blogs.mediapart.fr/marc-bablet/blog

    – Philippe Meirieu a écrit un livre !
    [NB : Ce dernier point risque d’être contre-productif, tant son auteur, au-delà de ses apports indéniables à la vie des idées éducatives ces 30 (40 ?) dernières années, a été la figure du socialisme libéral et pour de très nombreux enseignant·e·s le nom cité de manière récurrente par leur hiérarchie pour leur expliquer qu’ils allaient pouvoir se priver des moyens supprimés avec un peu plus de pédagogie. Mais c’est un autre débat.]
    Philippe Meirieu prend la défense de la pédagogie (LeMonde.fr)
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/09/11/philippe-meirieu-prend-la-defense-de-la-pedagogie_5353220_3232.html

    Le problème c’est que le temps que tout le monde se réveille et en prenne conscience, il sera trop tard pour revenir en arrière...

    #éducation #politique #réforme


  • Plein de nouvelles lois définitivement adoptés ce matin titre les journaux

    – sur le logement qui s’appel « élan » dans ta face - criminalisation des squatteurs - abolition de la très hivernale - bétonnage du littoral -

    – Violences sexuelles et sexistes : le projet de loi définitivement adopté - https://www.lci.fr/politique/lutte-contre-les-violences-sexistes-le-projet-de-loi-definitivement-adopte-marle
    Des mesures cosmétiques qui ne changerons rien au sexisme et à la violophilie des institutions françaises. On a échappé de peu à une décriminalisation des viols sous le vocable « d’atteinte sexuelle sans consentement » mais le problème de la correctionnalisation des viols reste inchangé.

    – loi asile et immigration - définitivement adoptée = https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/08/01/la-loi-asile-et-immigration-definitivement-adoptee-a-l-assemblee_5338430_823

    – le projet de loi « avenir » professionnel (inspiré du roman de Boris Vian , l’herbe rouge) https://www.lemonde.fr/emploi/article/2018/08/01/le-projet-de-loi-avenir-professionnel-definitivement-adopte-par-le-parlement
    les apprentis ont entre autre la joie de passé de 8h à 10h de boulot par jour.

    – un truc de « droit à l’erreur » là aussi « définitivement adopté »
    https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=11&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwi-7eaL5c


  • Macron Watch
    https://docs.google.com/spreadsheets/d/15s60r1Aw9oJnOWw6fqOGRv3VLd4ekc3p82Q7LKndGHE/edit#gid=1075229204

    « A propos : Tentative de recensement des mesures et prises de parole du gouvernement Macron portant atteinte aux avancées sociales et/ou écologiques.
    Elle est maintenue aussi à jour que possible (et aussi fréquement que possible par quelques copains sur leur temps libre :))
    >> Plus d’infos & contact sur : https://twitter.com/MacronWatch
    >> #MacronWatch »


  • Après Las Vegas, une nouvelle affaire pour Muriel Pénicaud ? - Capital.fr | Samuel CHALOM Publié le 24/07/2018
    https://www.capital.fr/economie-politique/apres-business-france-une-nouvelle-affaire-pour-muriel-penicaud-1299726

    La justice soupçonne l’ex-patronne de Business France, Muriel Pénicaud, d’avoir encore favorisé l’agence de communication Havas pour une campagne promotionnelle lancée par Business France, révèle le Canard Enchaîné, dans son édition de mercredi.

    #Mafiacron


  • Macron, le Médiocrate 13 juin 2018 - Anticons
    https://anticons.wordpress.com/2018/06/13/macron-le-mediocrate

    Réformateur, pragmatique et efficace, il est “l’homme que nous attendions”, nous laissent entendre des responsables des grands médias. Intellectuellement, il fut très proche du philosophe Paul Ricoeur, nous rabâchent ses admirateurs. Dès 2014, Attali annonçait :  « Macron sera président en 2017 » ,  « Nous avons élu un oiseau très rare ! » nous dit Kouchner.  « Il a résisté pendant quelques secondes à la poignée de main Donald Trump » commente Christophe Barbier. « L’échange est ferme, viril mais correct, et hisse la France au niveau de l’Amérique » garantit l’éditocratie.  « Macron c’est moi, en mieux » certifie Sarkozy.  « Il est mi-Kennedy, mi-Alcibiade » écrit BHL toujours bien inspiré (Alcibiade fut condamné à l’exil et Kennedy mourut assassiné). Pour Alain Minc, « Macron, c’est Bonaparte Premier consul « . Alain Juppé  « partage en grande partie » la vision d’Emmanuel Macron. Valéry Giscard d’Estaing « distribue des bons points » à Macron. Bref, cet échantillon de louanges dithyrambiques indique à quel point Emmanuel Macron est le modèle d’une très grande partie de la classe politico-médiatique. N’ayons pas peur des mots, Emmanuel Macron fait consensus auprès des oligarques.
     


    Esprit éclairé ou confusion mentale ? Macron, le best of !
    Nous avons sélectionné quelques citations emblématiques du Président Macron. Parmi les constantes figure en premier lieu la certitude pour lui d’être un homme d’exception. D’autre part, Emmanuel Macron à une fâcheuse tendance à perdre son sang froid dès qu’il est contrarié. Ajoutons que notre Président méprise totalement les classes populaires. Enfin, autre point inquiétant, Emmanuel Macron ne cesse de se contredire et, peut-être pire encore, il semble prendre ses croyances pour des vérités absolues. Voyons cela plus en détails.

     « Je ne suis que l’émanation du goût du peuple français pour le romanesque »

     « Aujourd’hui, je ne suis pas prêt à faire les concessions que m’impose le Parti socialiste, c’est-à-dire m’excuser d’être un jeune mâle blanc diplômé. En d’autres temps, c’était un avantage compétitif inouï. Un jeune mâle blanc inspecteur des finances, il y a soixante ans, était le maître du monde »

     « Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort »

     « Je mise sur la révolution démocratique »

     « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires »

     « Il aurait fallu une Margaret Thatcher à la France »

     « Fillon, c’est Thatcher dans les années 80, la France mérite mieux que ça »

     « Je n’ai pas de leçons à recevoir. »

     « Le meilleur moyen de se payer un costard, c’est de travailler »

     « Le libéralisme c’est la loi du plus fort, l’esprit des réformes que nous proposons c’est tout l’inverse »

     « Le libéralisme est une valeur de gauche »

     « Je suis maoïste, […] un bon programme c’est ce qui marche »

     « La politique c’est mystique »

     « Quand t’es jeune, 35h c’est de la pipe »

     « Travailler plus, sans être payé plus »

     « Monsieur Trump » ou  « l’Américain » : « N’oubliez jamais que si vous êtes une nation libre, c’est parce que des ambitieux sont partis de ces terres avec l’amour de la liberté, avec le même rêve, le rêve français, le rêve européen. Monsieur Trump, n’oubliez jamais ce que vous nous devez. La liberté, votre existence, c’est celle de Lafayette, c’est la nôtre »

     « Avec Trump, nous contribuerons à la création d’un ordre mondial du 21e siècle pour le bien de nos concitoyens »
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=DXcrghQfslU

     « Il y a dans cette société (Gad), une majorité de femmes, il y en a qui sont pour beaucoup illettrées, pour beaucoup on leur explique : Vous n’avez plus d’avenir à Gad ou aux alentours. Allez travailler à 50 ou 60 km ! Ces gens-là n’ont pas le permis de conduire, on va leur dire quoi ? »

     « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord »

     « Mes prédécesseurs n’avaient absolument aucune idée pour l’Europe »

     « J’ai une loyauté personnelle envers François Hollande. Je lui dois de m’avoir fait confiance et de m’avoir nommé au gouvernement. En même temps, lorsqu’un président nomme quelqu’un ministre, il le fait parce qu’il pense que c’est bon pour son pays, pas pour en faire son obligé »

     « François Hollande, sa présidence bavarde et son “absence d’idée” sur l’Europe »

     « Comme De Gaulle, je choisis le meilleur de la gauche, le meilleur de la droite et même le meilleur du centre »

     « Je suis l’anti-système »

     « J’ai condamné toujours la colonisation comme un acte de barbarie. […] La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime contre l’humanité. Ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes »

     « En même temps, il ne faut pas balayer tout ce passé et je ne regrette pas cela parce que – il y a une jolie formule qui vaut pour l’Algérie – la France a installé les droits de l’homme en Algérie, simplement elle a oublié de les lire. […] Tout en reconnaissant ce crime, je ne veux pas qu’on tombe dans la culture de la culpabilisation sur laquelle on ne construit rien »

     « Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien, parce que c’est un lieu où on passe, un lieu que l’on partage »

    Difficile, au milieu de tant d’inconséquence, de comprendre comment Macron a pu séduire autant de français. Le philosophe Alain Deneault montre qu’Emmanuel Macron, à l’instar de Justin Trudeau, premier ministre du Canada depuis novembre 2015, est devenu une figure charismatique uniquement parce que des médias complaisants lui attribuent plus de qualités qu’il n’en a réellement.

    Une figure de proue de l’extrême centre…
    Alain Deneault définit l’extrême centre comme un nouvel ordre politique qui s’efforce de liquider les notions de droite et de gauche. Cette nouvelle droite, puisque nous allons voir qu’il s’agit bien de cela, s’applique selon lui à garantir plus d’argent pour les multinationales, plus de dividendes versés aux actionnaires, plus de facilité d’accès aux paradis fiscaux, moins de services sociaux, et le démantèlement des droits des travailleurs.
     « Emmanuel Macron, c’est Robin des bois à l’envers : il prend aux pauvres pour donner aux riches » a déclaré le journaliste François Ruffin. Et au vu du bilan de sa première année de présidence, il semble difficile de donner lui tort :

    • Suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) dès 2017
    • Suppression de l’impôt pour freiner l’exil fiscal (exit tax) pour 2019
    • Suppressions de 120 000 postes de fonctionnaires
    • Gel du point d’indice et rétablissement du jour de carence pour les fonctionnaires
    • Diminution des aides au logement
    • Hausse de la CSG
    • Stigmatisation des chômeurs
    … pour ne retenir que quelques mesures.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=ZnWgYicjYAQ


    Il n’y a rien de nouveau sous le soleil, serait-on tenté de dire, puisque l’économiste libéral Milton Friedman soutenait qu’une entreprise ne devrait pas avoir de  « responsabilité sociale » envers le public ou la société. Pour Friedman, le seul souci qui doit peser sur l’entreprise est d’accroître les profits pour ses actionnaires ainsi que pour elle-même. Pour les tenants de la doctrine Friedman, en particulier Reagan, Thatcher et Pinochet, la question sociale doit être subordonnée au bon vouloir de l’initiative privée. Une théorie très fortement contestée par la journaliste Naomie Klein qui démontre que la plupart des citoyens s’appauvrissent tandis que les élites corporatives gagnent une énorme richesse. En janvier 2018, l’ONG Oxfam International rapportait dans un rapport consacré à l’année 2017 que les 1% les plus riches ont empoché 82 % des richesses créées cette année-là, tandis que la moitié la plus pauvre de l’humanité n’en n’a pas eu une miette.

    L’extrême centre ne tolère pas d’opposition
    Deneault explique clairement que l’#extrémisme ne s’évalue pas en fonction du curseur gauche-droite. L’extrémisme nous dit-il, est l’attitude qui consiste à être intolérant à ce qui n’est pas soi. Ainsi, l’extrême centre se présente arbitrairement comme étant “le” centre. L’extrême centre serait donc en somme l’équilibre, la voie médiane qui évite raisonnablement les deux extrêmes. Mais comprenons bien qu’il s’agit avant tout d’une posture. Or la question du positionnement faussement modéré ne date pas d’hier, et l’exemple le plus parlant est peut-être celui d’ #adolphe_thiers qui fut le fut le premier président de la République française (1871-1873), partisan libéral dans un premier temps d’une monarchie constitutionnelle. Adolphe Thiers est l’une des figures emblématiques de l’histoire du #Centre_Gauche, dont il est la représentation de la fausse modération. Honoré de Balzac s’inspirera de Thiers pour créé Eugène de Rastignac, un personnage qui est décrit par Balzac comme ambitieux et prêt à tout pour parvenir à ses fins. L’extrême centre au nom de la raison est violent, cruel, destructeur et aveugle nous enseigne Deneault. Partant de là, rappelons-nous qu’en novembre 1831 débutait à Lyon la première révolte des Canuts, ces ouvriers de l’industrie de la soie. Contre les insurgés, Thiers déclara :  « il vaut mieux l’arme blanche que l’arme à feu » . Ce qu’il voulait, c’était éviter de lire dans la presse :  « On tire sur le peuple » . Les canuts se soulèveront à nouveau en 1834. Cette nouvelle insurrection sera une fois encore réprimée dans le sang par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Adolphe Thiers. La Commune de Paris est une autre période insurrectionnelle de l’histoire de Paris. Elle s’est développée à partir du 18 mars 1871 pour aboutir à la fameuse  « Semaine sanglante » du 21 au 28 mai 1871. Le chef du pouvoir exécutif Adolphe Thiers, réfugié pour l’occasion à Versailles, lancera contre la capitale cinq corps d’armée. Le résultat sera terrible, avec plus de 20 000 victimes dont beaucoup de femmes et d’enfants. Et bien évidemment, pour Macron… Thiers a sauvé la République en 1871.
    https://blogs.mediapart.fr/jean-claude-meyer-du-18/blog/100518/thiers-sauve-la-republique-en-1871-selon-macron

    Médiocratie : La marque de l’extrême centre
    En politique selon Deneault, être médiocre signifie satisfaire une oligarchie. Aussi la médiocratie est incarnée par l’extrême centre, commente-t-il. Deneault insiste sur le fait que la  « médiocrité” est en français le substantif désignant ce qui est moyen, tout comme supériorité et infériorité font état de ce qui supérieur et inférieur. Il n’y a pas de  « moyenneté » . En conséquence la médiocrité désigne le stade moyen érigé au rang d’autorité.

    Pour Deneault, la principale compétence d’un médiocre est de reconnaître un autre médiocre. Ensemble, ils organisent des réseaux afin d’établir un puissant système de collusions et de renvois d’ascenseurs. Dans un article précédent consacré à Emmanuel Macron, il nous était apparu important de faire la liste des groupes de pression et des réseaux très opaques du patronat qui gravitent autour de notre nouveau président.

    Et comme il faut bien que l’extrême centre se distingue de la droite stricto sensu, la duperie va s’accomplir dans la bonne humeur. Étant entendu que c’est uniquement le maquillage qui distingue l’extrême centre de la droite à papa, la mystification repose par conséquent sur une #novlangue. La “théorie du ruissellement” selon laquelle “enrichir les riches profite à tout le monde” est contestée par le Gouvernement Édouard Philippe car trop droitière dans son apparence ? Qu’à cela ne tienne, le problème est contourné par Emmanuel Macron en personne, qui lui prône la théorie des  « premiers de cordée » _. Mais comprenons bien que chez Macron, le premier de cordée n’est pas l’instituteur, ni même l’infirmière, l’ingénieur ou l’ambulancier. Les premiers dans le logiciel Macron sont les #réseaux qui lui ont permis d’accéder au pouvoir.

    Les médiocres sont au service d’instances transnationales
    Si nous suivons Alain Deneault dans son raisonnement, nous sommes tous potentiellement des médiocres. Nous sommes donc susceptibles de régresser intellectuellement et moralement. De ce fait, la minorité possédante (oligarchie) qui nous domine et qui emploie Macron met tout en œuvre pour faire de nous des médiocres. Cet asservissement a pour but de nous imposer des protocoles qui insensiblement modifient les consciences, justifiant en cela un discours qui vante les bienfaits de la concurrence. En conséquence, il est facile de comprendre comment la dialectique peut devenir guerrière.

    Souvenons-nous : a posteriori, nous avons eu la confirmation que l’explication humanitaire à la guerre de Libye n’était qu’un prétexte. Bis repetita au printemps de cette année : l’histoire se répète avec Macron en Syrie. Cette fois-ci l’acte qui déclenche les hostilités et une (présumée) attaque chimique à la Douma le 7 avril 2018. En quelques jours, ce qui n’était que supposé va devenir avéré dans les bouches du trio Emmanuel Macron, Theresa May et Donald Trump. Ce qui est remarquable, c’est qu’il y a peu de temps encore, la presse occidentale présentait ce dernier comme un adepte des théories du complot, tout en l’accusant d’être à la solde de la Russie, qui attendrait un retour sur investissement.

    Rappelons donc qu’Emmanuel Macron vient de s’allier à deux États, en l’occurrence les États-Unis et la Grande Bretagne, qui dans un passé récent ont sciemment menti pour envahir l’Irak, et sur bien d’autres motifs de guerre. Qui sont donc ses “amis” ? La guerre d’Irak ou seconde guerre du Golfe commence officiellement le 20 mars 2003. A cette époque, Theresa May était Présidente du parti conservateur qui a toujours soutenu la guerre en Irak. Donald Trump lui, a promu (en mars 2018) le néoconservateur John Bolton au poste très influent de conseiller à la sécurité nationale. En bon néoconservateur, Bolton fut un farouche partisan de la guerre en Irak et du concept de guerre préventive. En 2002, il enterre le protocole de vérification de la convention sur les armes biologiques. En 2002 encore, il signe la lettre qui indique que les États-Unis renoncent à toute participation à la Cour pénale internationale (CPI). Puis Trump nomme Gina Haspel à la direction de la Central Intelligence Agency (CIA). Gina Haspel a été directement impliquée dans la pratique de la torture de détenus. Dans le Washington Post, John Kiriakou, ancien officier du contre-terrorisme de la CIA, explique qu’il est allé en prison pour avoir divulgué les tortures de la CIA. Gina Haspel a aidé à les dissimuler. En s’associant sans la moindre légitimité au duo Trump / May, Macron vient en notre nom à tous, de légitimer la quintessence du Monde selon Bush : torture, traitements cruels, séquestrations illégales, ingérences, guerres sous faux prétextes, (…). Cela nous ramène à la conclusion d’un dossier précédent, où il nous était apparu nécessaire de souligner qu’étape après étape, la pensée politico-médiatique dominante en France est devenue néoconservatrice.

    Confus et nébuleux
     « La grosse colère d’Emmanuel Macron face aux eurodéputés hostiles aux frappes en Syrie « , titra la presse sous l’influence des réseaux de l’OTAN, après que la question des preuves d’armes chimiques lors des attaques en Syrie ait été soulevée à l’Assemblée européenne. Une intervention “irresponsable, risquée et sans perspective politique”, indiquaient certains responsables politiques européens, qui notaient que Trump, May et Macron avaient agi sans preuves ni mandat de l’ONU.

    Face aux eurodéputés hostiles aux frappes en Syrie, Macron s’improvisa défenseur de la veuve et de l’orphelin, et s’adressa à son opposition en ces termes :  « Les mêmes, les mêmes qui à chaque fois s’indignent devant les images que nous avons vu, d’enfants, de femmes, morts d’attaques de chlore, les mêmes, restons-nous assis ? Défendons nous des droits en disant ‘les droits c’est pour nous, les principes c’est pour nous, la réalité c’est pour les autres ? Non, non ! » Le reste est tout aussi indigeste, mais surtout le Président Macron répond totalement à côté, car la seule chose qui lui fut demandée était tout simplement de fournir ses preuves. Par la suite la “médiocrasphère” viendra à la rescousse du nouveau boss :  « Révisionnistes, dégueulasses, sont ceux qui réclament des preuves » , affirme #BHL qui sans vergogne recourt une fois encore au point Godwin (l’arme favorite des médiocres).

     « Bonnet blanc, blanc bonnet »
    Selon les critères définis par A. Deneault, il n’est pas vain d’établir une ressemblance entre le néo-conservatisme et l’extrême centre. Rappelons que le néo-conservatisme est une variante du conservatisme. Sa spécificité est de conserver les caractéristiques du conservatisme traditionnel qui promeut des valeurs établies issues de coutumes et de traditions. Ces règles (foncièrement opposées au progressisme) sont ainsi combinées à l’individualisme, que le #néo-conservateur qualifie de libre entreprise. Sur ce point, la convergence avec le président français est établie par Forbes le magazine d’affaires américain pour qui Macron est le leader des marchés libres.

    Dès qu’ils ont eu accès à des postes de pouvoir et d’autorité, les néo-conservateurs ont approuvé la totalité des programmes anti-sociaux. Pour eux, seules les initiatives privées ont pour fonction de renforcer l’action sociale, via le financement d’organisations religieuses qui ont seules la vocation à s’occuper des pauvres et des marginaux. Autant dire que chez les #néocons l’aide sociale, qui repose en principe sur des actions d’insertion, de prévention et de secours, doit-être réduite à sa plus simple expression. La promotion de la #philanthropie est également le leitmotiv du programme économie sociale et solidaire de La République En Marche.

    Dans leur logique, l’État est relégué au rang de simple auxiliaire des conglomérats de la finance, de l’énergie et de l’armement. Moins de ressources pour les classes populaires et plus de dividendes pour les groupes financiers constituent également la ligne économique et sociale de l’extrême centre comme nous l’avons vu précédemment. La seule différence est relative à sa forme. Le plus souvent les #néoconservateurs ont migré du trotskisme pour aller vers la droite. De Trotksy, les néocons ont conservé l’idée d’exportation de la révolution, qu’ils ont fait évoluer en ingérence américaine. En résumé, ils se revendiquent ouvertement à la fois pro-israéliens, anticommunistes et anti-New Deals. Ainsi pour les néocons, la réglementation en matières économiques et sociales est un échec. L’extrême centre quant à lui avance masqué. Ses objectifs profonds sont tout aussi cruels que ceux du néo-conservatisme. Mais Deneault nous signale que le médiocre de l’extrême centre est cool, jeune, nouveau, sympathique dans sa présentation. “Il faut penser printemps” prêche son illustre représentant Emmanuel Macron. Cela nous rappelle Michel Clouscard qui surnommait George Pompidou  « l’oncle libéral débonnaire » .

    Ne perdons pas de vue qu’avant de cautionner la politique pro-Arabie Saoudite, pro-Israël, et anti-Iran que mène Donald Trump, les poids lourds du néoconservatisme, déjà membres influents du parti républicain, avaient jeté leur dévolu sur la candidate Hillary Clinton qui reste par ailleurs une référence de l’extrême centre.

    Ainsi nous comprenons pourquoi, vis à vis des crimes de guerre israéliens, l’extrême centre se situe toujours dans un semblant de consensus. Le plus souvent cela débouche sur des formules expéditives. Par exemple Macron appelle Netanyahou au  « dialogue » avec les Palestiniens. Sans mentionner Israël, Trudeau a condamné  « l’emploi présumé d’une force excessive et de munitions réelles » qu’il juge  « inexcusable » . Mais ces annonces laconiques ne débouchent jamais sur aucune action concrète, et leurs contenus sont invariablement ponctués par des  « Israël est une grande démocratie » , ou encore  « A Paris, Macron joue la proximité avec le premier ministre israélien » .

    Le discours paradoxal
    Le médiocrate de l’extrême centre peut apparaître déroutant pour son auditoire, tant ses contradictions sont nombreuses. Ainsi pour battre Donald Trump, Hillary Clinton se revendiquait féministe et engagée pour les droits des femmes, alors même que parmi les donateurs de la fondation Clinton, nous retrouvons l’Arabie Saoudite, pays qui condamne les femmes adultères à la mort par lapidation.

    Dans le même style, le gouvernement Macron prétend vouloir déconstruire la désinformation et les théories conspirationnistes. Et simultanément la famille Macron entretient une relation fusionnelle avec #philippe_de_villiers qui est pourtant l’archétype du porte-parole au style paranoïaque selon les critères définis par l’historien américain Richard Hofstadter, lorsqu’il établit le portrait robot du théoricien de la conspiration à partir de postulats caractéristiques. Ces postulats nous les retrouvons dans les livres de Philippe De Villiers. Pour lui :

    1.  La conspiration dure depuis plusieurs décennies
    2. Il y a allégeance à une puissance étrangère (le monde arabe)
    3. La France sacrifie ses valeurs
    4. Les arabes imposent leur langue et leur religion
    5. L’alliance France-monde arabe s’appuie sur une politique commune hostile à la chrétienté
    6. Il y a complicité des instances dirigeantes française
    7. Il y a complicité des médias
    8. L’idéologie islamique imprègne les institutions scolaires et universitaires.

    https://www.youtube.com/watch?v=P4U3wBAcMSg

    Pour la petite histoire, vous noterez aussi que d’un côté règne l’harmonie parfaite avec Philippe de Villiers, “tête de gondole du pôle vieille France” qui se revendique 100 % souverainiste, tandis que d’un autre côté Macron entretient des relations étroites avec Daniel Cohn-Bendit et Romain Goupil, deux figures du libéralisme libertaire qui se proclament foncièrement européistes. S’il y a autant de contradictions en médiocratie, c’est tout bonnement parce que l’extrême centre est avant tout la sphère des faire-valoir et des faux-semblants. C’est ainsi que Nicolas Hulot a été nommé ministre de la Transition écologique et solidaire par Emmanuel Macron, alors que ce dernier multiplie les camouflets à l’encontre de son ministre et souhaite même rétablir les chasses présidentielles ?… Il va de soi que cet héritage de la monarchie se pratique uniquement entre pairs.
    https://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/festival-de-cannes/video-quand-emmanuel-macron-fait-une-apparition-dans-le-film-de-daniel-

    Conclusion : un “Président des riches » _
    Il n’est ni Machiavel, ni Alcibiade, ni Kennedy, ni Bonaparte. Plus modestement il est le représentant d’une droite qui n’a jamais cessé de modifier son apparence. Son objectif ? Déconstruire méthodiquement le modèle social français. Ses arguments, une fois l’emballage retiré, sont ceux qu’utilisent les différentes droites depuis des lustres :  « nous sommes soumis à la concurrence internationale » , « le nombre des fonctionnaires doit-être réduit » , « il faut impérativement contrôler les chômeurs », « les cheminots sont des privilégiés » , « nous devons insuffler un élan méritocratie » et enfin  « baissons massivement les impôts des plus riches afin que la théorie du ruissellement opère » .

    Il est clair que pour des raisons de convergence d’intérêts, les milliardaires qui possèdent la presse ont pour la plupart soutenu la candidature de notre nouveau président, qui dispose désormais de la quasi-totalité des moyens de communication pour promouvoir sa politique. Ce constat nous renvoie à la question centrale : Pourquoi les médiocres de l’extrême centre dépensent-ils autant d’énergie pour se déguiser ? Ne serait-il pas plus simple de déclarer : “Nous sommes avant tout au service d’une classe sociale communément appelée élite qui, puisqu’elle est élite, doit naturellement dominer” ?

    Selon toute vraisemblance la réponse à ces interrogations réside dans le fait que si les médiocres et en particulier Macron, nous imposent ce jeu de dupe, c’est parce que s’ils “mettaient carte sur table”, l’oligarchie qui les emploie n’aurait pas la moindre chance de conserver ses privilèges. Rappelons nous que la médiocratie est le monde des collusions et de la corruption. De ce fait, les médiocres trahissent une idée qui comporte trois mots : “Liberté, Égalité, Fraternité”. Cette devise est en fait l’ADN de la société républicaine. Fortement influencée par Du Contrat social de Rousseau, elle postule que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Ainsi nous comprenons aisément pourquoi cet axiome qui est l’un des fondements de la morale moderne est incompatible avec l’affairisme, les réseaux, et le renvoi d’ascenseur que favorisent les médiocres de l’extrême centre

    https://www.youtube.com/watch?v=oXsFb6iCDZU

    Même si le peuple est tour à tour désabusé, désillusionné, perverti ou complice, les principes républicains sont implantés dans sa conscience par l’entremise de l’éducation. Spontanément, le tout-un-chacun juge le monde en vertu de cette maxime  « Liberté, Egalité, Fraternité » , que l’on retrouve déjà en gestation dans la littérature antique. L’universalité des valeurs républicaines a supplanté depuis longtemps la morale élitiste du droit divin. Le premier médiocrate à avoir pleinement intégré cette donnée s’appelait Adolphe Thiers. Royaliste à ses débuts, il évoluera vers un projet aux allures républicaines, ce qui lui permettra de combiner ses ambitions personnelles à une stratégie globale qui, sous couvert de libéralisme, garantira à une caste sociale la primauté sur la majorité. Depuis lors, la contre-révolution (représentée par les médiocrates) réinvente à intervalle régulier sa rhétorique pour continuer de faire illusion.

    Emmanuel Macron est la nouvelle égérie de la lignée médiocrate. La résurgence de son archaïsme ne laisse planer aucun doute sur ses véritables aspirations (de #Rothschild, de Villiers, Versailles, Chambord… ). Cependant, intuitivement, la plupart des français ont désormais compris à qui ils avaient affaire : Selon le sondage du mois de mai 2018 Odoxa-Dentsu Consulting, les trois quarts des français (72%) perçoivent Emmanuel Macron comme un  « président des riches » .

     #oligarques #alain_deneault #droite #gauche #centre #extrême_centre #canada #médiocratie #gouvernance #éditocratie #ISF #exit_tax #APL #CSG #chômeurs #milton_friedman #Social #Naomie Klein #citations
     #emmanuel_macron #guerre_aux_pauvres #macron #enmarcheverslefn #france #gouvernement_macron #réformes_antisociales


  • A La Poste, Pénicaud valide en force le licenciement d’un syndicaliste - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/03/27/a-la-poste-penicaud-valide-en-force-le-licenciement-d-un-syndicaliste_163

    Les services de Muriel Pénicaud ont autorisé, en son nom, la mise à la porte, pour faute grave, d’un responsable syndical de La Poste, demandé depuis 2010 par le groupe, et jusqu’alors refusé par l’inspection du travail.

    Xavier Bertrand, l’ancien ministre du Travail, lui avait sauvé la peau, en 2011, sous la présidence de Sarkozy. Sept ans plus tard, Muriel Pénicaud, la nouvelle locataire de la rue de Grenelle s’est montrée bien plus dure à l’égard de Gaël Quirante, secrétaire du syndicat Sud Poste (Union syndicale Solidaires) dans les Hauts-de-Seine, en autorisant son licenciement pour faute grave. Appelée à se prononcer sur cette procédure visant un salarié ayant des fonctions représentatives, dit « salarié protégé », l’inspection du travail avait pourtant jusqu’alors toujours refusé de valider sa mise à la porte.

    Pas de quoi arrêter la direction de la Poste, bien décidée à se débarrasser de cet employé, par ailleurs élu syndical zélé, et fer de lance de nombreuses mobilisations de postiers dans son département. Contestant la position de l’inspection du travail, le groupe a donc fait appel à la ministre qui, en dernier recours, peut trancher. Le 20 mars, elle a donné son aval.

    Recours contentieux

    « C’est une affaire qui remonte à loin », commente-t-on du côté de la Direction générale du travail (DGT), rattachée au ministère. En 2010, la Poste engage une procédure disciplinaire contre plusieurs postiers, dont Gaël Quirante. Elle leur reproche d’avoir séquestré des cadres, pendant deux heures, le 10 mai 2010, lors d’un mouvement de grève. Saisie, l’inspection du travail considère alors que les griefs ne sont pas suffisants pour justifier sa mise à la porte. La Poste se tourne vers le ministre du Travail de l’époque, Xavier Bertrand, mais ce dernier, pour des raisons de vices de procédures, ne valide pas, à son tour, la mesure disciplinaire. Sauf que l’employeur n’a pas dit son dernier mot : il fait un recours contentieux devant le tribunal administratif, en 2014. Sans succès.

    Finalement, un énième recours devant la cour administrative d’appel, en 2017, casse la décision du ministre. Le dossier fait alors son retour à l’inspection du travail. A nouveau, l’inspectrice du travail oppose un « refus implicite » au licenciement, décision que l’employeur conteste auprès de sa hiérarchie, le 17 juillet 2017. C’est là qu’arrive, huit mois plus tard, la décision de Muriel Pénicaud. Ou plutôt « la décision de la DGT, au nom de la ministre », précisent ses services.

    Amende de 1 500 euros avec sursis

    « La matérialisation des faits reprochés était bien là, ainsi que leur gravité. Cela a été reconnu par deux ordres juridictionnels », argumente la DGT. Car en parallèle, l’affaire a aussi été portée au pénal. En février 2013, le militant Sud a été condamné, avec deux autres postiers, à une amende de 1 500 euros avec sursis. Une condamnation plutôt symbolique. Mais qui, pour la DGT, a notamment permis montrer que « Gaël Quirante a eu le rôle le plus actif lors de cette séquestration ».

    Mais, dans une tribune publiée le 14 mars dans Libération, les soutiens de Gaël Quirante racontent une toute autre historie. Ils dénoncent un « véritable harcèlement disciplinaire » prenant racine dès 2004. Cette année-là, le postier, en CDI depuis un an, reçoit sa première lettre préalable à un licenciement. On lui reproche, dit-il, d’avoir fait sa tournée avec un tee-shirt floqué d’un message à caractère politique. La procédure n’aboutit pas. Mais depuis, selon la tribune, il a fait l’objet, au total, de « dix tentatives de licenciement en quatorze ans, et presque un an cumulé de mises à pied », notamment pour « intrusion » dans des locaux ou « prise de parole non autorisée ».

    « Un climat social très tendu »

    Pour Quirante, nul doute que ces procédures sont liées à ses activités syndicales commencées en 2004 avec la CGT, avant qu’il ne rejoigne Sud en 2006. « La Poste est dérangée par notre organisation très combative sur le département », pointe le militant, aussi membre du NPA. Les postiers du 92 sont en effet habitués à des actions fortes. Exemple en 2014, avec une grève record de cinq mois. Une ténacité qui aurait, selon le syndicaliste, des répercussions sur tout le groupe : « Nos combats ont permis par exemple que certains droits syndicaux, tels que le droit de circulation des représentants syndicaux dans les centres, soient respectés sur l’ensemble du territoire national. »

    La DGT, elle, assure qu’« il n’y a pas de lien démontré entre le licenciement et le mandat syndical. Nous avons été très attentifs. Le dossier est solide et argumenté ». Un discours qui ne colle pas tout à fait avec la contre-enquête que lui a envoyée l’inspection du travail, en amont du dernier recours hiérarchique. Cette dernière souligne le « contexte compliqué au sein de la société » de l’époque, avec « un climat social très tendu ». En parallèle, elle note un point troublant : des trois postiers condamnés au pénal, Quirante « a été le seul salarié dont le licenciement a été demandé ». Interrogée par Libération à ce sujet, la Poste explique que les deux autres condamnés « ont chacun eu un blâme » en 2010 et qu’ils « sont toujours dans l’entreprise à ce jour ». Pourquoi cette différence de traitement ? « Leur dossier était "vierge" avant cette sanction », précise l’employeur, qui insiste aussi sur le « rôle spécifique de Gaël Quirante » et « son comportement personnel pendant les faits ».

    « Volonté répressive »

    L’intéressé, rejoint par Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, crie pour sa part à la « décision politique ». Là où Didier Gelot, syndicaliste et responsable de l’Observatoire de la répression et de la discrimination syndicales, voit « une affaire emblématique de la volonté répressive et de la recrudescence de l’intervention des employeurs et des pouvoirs publics, alors que des tensions sociales se font entendre dans la rue aujourd’hui ».

    Désormais, le sort de Gaël Quirante, soutenu par de nombreux syndicalistes, mais aussi par Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot, est entre les mains de la Poste. « Techniquement, elle n’est pas obligée de me licencier, précise Quirante. Pour l’heure, nous sommes en grève reconductible dans mon centre et dans d’autres villes du département. Après, on utilisera tous les moyens juridiques à notre disposition contre ce licenciement ». Un recours administratif devant le tribunal administratif, voire devant le Conseil d’Etat est encore possible. L’histoire qui dure depuis des années, pourrait donc, encore, s’éterniser.
    Amandine Cailhol

    Mais quelle ministre plus que zélée dans la déconstruction du peu de droits qu’il nous reste dans le monde du travail ! Quand on sait en plus comment elle a été allégrement rémunérée pendant ses fonctions précédentes, ça donne juste envie de péter un plomb. Et encore une preuve que ce gouvernement destructeur utilise la justice quand ça l’arrange. Quand ses décisions ne lui conviennent pas il passe outre et l’invoque quand elles lui permettent d’imposer son contrôle massif.
    #syndicalisme #Pénicaud #travail #poste #droits_du_travail


  • Pénicaud autorise le licenciement de notre camarade Gaël Quirante. Permis de licencier : un message clair envoyé par le gouvernement !
    https://npa2009.org/communique/penicaud-autorise-le-licenciement-de-notre-camarade-gael-quirante-permis-de
    https://www.youtube.com/watch?v=QuQBNA2dktk

    Par un courrier recommandé en date du 20 mars, la Ministre du Travail autorise La Poste à licencier Gaël Quirante, secrétaire départemental de SUD Poste 92 et membre de la direction du NPA.

    Rien, dans le dossier qui s’est retrouvé sur le bureau de Pénicaud, ne justifie une telle prise de position. L’Inspection du Travail avait de nouveau refusé le licenciement (après un premier refus en 2010), et clairement établi que Gaël était visé en raison de son engagement syndical. Même conclusion dans le rapport de contre-enquête, rédigé dans le cadre du recours de La Poste vis-à-vis de la Ministre.

    Pénicaud a pris une décision politique : se faire le complice actif de la répression anti-syndicale à La Poste (ce que même Xavier Bertrand, alors Ministre du Travail, avait refusé en 2011).

    Rien d’étonnant. Le gouvernement envoie un message non seulement à touTEs les militantEs qui mettent toute leur énergie à construire les résistances collectives, mais à toutes celles et tous ceux qui refusent de courber l’échine. C’est le même raisonnement qui le conduit, en s’attaquant aux cheminotEs, à vouloir faire la peau à un des secteurs les plus combatifs de la classe ouvrière.
    Or le bras de fer voulu par Macron ne s’est pas aussi bien engagé qu’il l’aurait souhaité. L’offensive idéologique et médiatique visant à isoler des cheminotEs « accrochéEs à leurs privilèges » du reste du monde du travail n’a pour l’instant pas le succès escompté. Confronté à la réussite de la mobilisation du 22 mars, avec partout en France des cortèges massifs de la fonction publique, et aussi la présence de salariéEs du privé, le pouvoir montre encore plus les dents. Ce d’autant plus que certains secteurs (SNCF, finances publiques, La Poste…) tentent de bousculer les calendriers des appareils syndicaux, avec le 3 avril qui commence, de fait, à émerger comme date de convergence.

    Le combat contre la régression sociale et la défense des militantEs qui contribuent à l’organiser sont en réalité indissociables.


  • Le ministère du travail permet le licenciement d’un responsable syndical de La Poste
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/03/26/le-ministere-du-travail-permet-le-licenciement-d-un-responsable-syndical-de-

    Dans un communiqué, SUD fait valoir que cette autorisation de licenciement va à l’encontre d’un « avis de l’inspection du travail » et des conclusions de la « contre-enquête » réalisée par la Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) préalablement à la décision du ministère. Tous deux établissaient « un lien » entre la demande de licenciement et « les mandats exercés » par M. Quirante et se prononçaient contre son renvoi.

    « A aucun moment la décision de la ministre ne revient sur le caractère discriminatoire », a pour sa part déclaré Gaël Quirante, pour qui cette décision « politique » est destinée à « bâillonner une partie du personnel ».

    C’est normal qu’une décision de licenciement vienne de la ministre #Muriel_Pénicaud ??


  • France : Une monarchie du verbe creux

    Philippe-Joseph Salazar, philosophe et professeur de rhétorique à la faculté de droit à l’université du Cap, n’y va pas avec le dos de la cuillère. A l’occasion d’un passage en France, il livre un entretien à Mediapart qui est peut-être la charge la plus radicale formulée par un intellectuel à l’égard du pouvoir actuel, faussement amateur et faussement bénin :

    « L’appauvrissement général de la langue française est tel – il suffit de prêter l’oreille à nos compatriotes dans la rue, les transports, ou au bureau –, l’américanisation du vocabulaire est poussée si loin – il suffit de jeter un œil sur la télévision et la Toile –, la capacité d’analyser a tant chuté, qu’Emmanuel Macron passe pour un phénix. (…)


    Avec sa voix légèrement féminine de sensitive male, son strabisme imperceptible, son léger zézaiement et sa façon de ne plus prononcer les o (école devient ékeule dans sa bouche), nous avons un président qui saura faire preuve de la brutalité propre au mandataire de passage. Il nous a prévenus, durant la campagne électorale, qu’après, il ferait autre chose. C’est une sorte de CEO (Chief Executive Officer) de la boîte France, pendant cinq ou dix ans, avant de passer aux affaires suivantes. Voilà, me semble-t-il, une parole de gestionnaire et non d’homme d’État. (…)

    Macron a visiblement des fiches, inspirées des dix années gaulliennes inaugurales de ce régime, et il coche ce qui fait président – l’annonce du prêt à l’Angleterre de la tapisserie de Bayeux est l’un des plus récents exemples de cet art de la simple réplique, de la reproduction de l’ancien (l’envoi de la Joconde flanquée de Malraux à l’Amérique en 1963) passant pour art de gouverner en toute modernité. Ce n’est donc qu’une technique de gestion adaptée au cas de la République française : jouer sur des symboles devenus vides de sens, mais qui flattent l’orgueil national... »

    Lire l’intégralité de l’entretien (PDF) : https://postachio-files.s3.amazonaws.com/63c8e959-9d97-484c-9d57-498ef131e7fb/85995dff-cee6-421d-9c0d-a71e7905432a/c2018c31-e2d4-4cf9-a031-5c80c5fc66e4_orig.pdf

    Source : Revue de Presse Les Crises du 25/02/2018 http://log.antipresse.net/post/france-une-monarchie-du-verbe-creux?mc_cid=73cdaaadeb&mc_eid=62e97e4

     #langage #vocabulaire #éducation #langue #france #langues #emmanuel_macron #enmarcheverslefn #macron #en_vedette #gouvernement_macron #france #réformes_antisociales #actualités_françaises #politique #revue_de_presse #politique



  • Gérard Collomb en a « marre de passer pour le facho de service »
    https://www.revolutionpermanente.fr/Gerard-Collomb-en-a-marre-de-passer-pour-le-facho-de-service

    J’en ai un peu marre de passer pour le facho de service. Lorsque je me retourne, j’ai l’impression qu’il n’y a personne derrière moi, se désole le ministre de l’intérieur. J’ai plutôt l’impression qu’Édouard Philippe compte les points, reçoit les associations, mais ne se mouille pas. »



  • Les méthodes radicales du nouveau directeur de cabinet de la ministre de la santé
    https://www.mediapart.fr/journal/france/030118/les-methodes-radicales-du-nouveau-directeur-de-cabinet-de-la-ministre-de-l

    Raymond Le Moign dirigera le cabinet d’Agnès Buzyn au moment de la réforme du financement de l’hôpital annoncée pour 2018. Auparavant à la tête du #CHU de #Toulouse, il fut le premier directeur à tailler dans les effectifs soignants, engageant des restructurations qui se sont traduites par une grande souffrance au travail.

    #France #Agnès_Buzyn #ministère_de_la_santé #Raymond_Le_Moign

    • Bachelot, Touraine, Buzyn. Les ministres de la santé tombent, alors que lui grimpe dans l’administration. Raymond Le Moign entrera en fonctions, ce 2 janvier 2018, au poste de directeur de cabinet d’Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé. « C’est un poste qui ne se refuse pas », dit le haut fonctionnaire dans l’interview exclusive qu’il a accordée à La Dépêche du Midi, pour expliquer pourquoi il quitte, après deux ans de mandat à peine – il était arrivé en février 2016 –, la direction du centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse et ses 16 000 salariés.

      Là-bas, il n’a pas laissé que de bons souvenirs. « Le seul point noir, au CHU de Toulouse, c’est la contestation sociale », concède-t-il lui-même dans l’interview à La Dépêche. Pourtant, les choses n’avaient pas si mal commencé. « Il était réputé être un homme de dialogue. Au début, il nous a demandé de l’informer directement de certaines choses, parce que ses directions intermédiaires faisaient de la rétention d’information. Il nous disait même qu’il fallait revoir à la hausse les créations de postes », raconte Julien Terrié, représentant de la CGT.

      En effet, Raymond Le Moign, auparavant sous-directeur des ressources humaines à la direction générale de l’offre de soins, au ministère, excelle dans la négociation. « On l’appelait “le pompier”, parce qu’il était envoyé pour éteindre les incendies, pour résoudre les conflits. Mais il y a une ambiguïté avec ce type de personnage, qui dit faire “au mieux” sans jamais remettre en cause les données des problèmes, liés la plupart du temps à l’austérité. Il est capable de vous amputer le bras pour vous sauver la vie. Il a une fibre “fonction publique”, mais reste dans la pensée unique », analyse Jean Vignes, secrétaire général de Sud santé sociaux, amené par le passé à rencontrer M. Le Moign lors de négociations au ministère.

      Une ambiguïté que les syndicalistes du quatrième CHU de France ont vite fait d’éprouver. Et malgré leurs relations cordiales, au début du mandat de M. Le Moign, la certification des comptes, qui établit début 2016 un déficit de 30 millions d’euros, marque le premier refroidissement. « Nous lui avons proposé de mener une campagne pour demander à l’État de ne pas ponctionner les 43 millions d’euros de taxe sur les salaires qu’il prélève à l’hôpital, et de renégocier la dette de 60 millions d’euros avec les banques. Mais il a préféré rester dans le cadre, et cela signifiait supprimer des postes, y compris de soignants, alors que la ville voit sa population augmenter de 12 000 personnes chaque année en ce moment », poursuit le syndicaliste.

      Le plan Avenir, mis en place par M. Le Moign pour remédier au déficit de l’hôpital, s’est traduit par la suppression de 39 équivalents temps plein en 2016, et de 56 en 2017. « Le plan Avenir s’est traduit par des restructurations partout, une augmentation de l’ambulatoire, et la privatisation du bionettoyage des chambres et du brancardage », déplore Julien Terrié.

      À l’été 2016, en 18 jours, quatre salariés de l’hôpital mettent fin à leurs jours, parfois dans son enceinte même. « Les suicides étaient au moins en partie liés aux conditions de travail. On a demandé la suspension immédiate des restructurations liées au plan Avenir. Le Moign n’a rien mis en place des mesures d’urgence que nous demandions », explique encore Julien Terrié. Et ce, malgré les courriers de l’Inspection du travail allant dans ce sens.

      Les relations avec les syndicats se détériorent : « À chaque fois qu’on voulait aller négocier dans son bureau, il s’enfuyait par des portes dérobées. » Le directeur distribue par la suite sept blâmes et mutations disciplinaires aux représentants de la CGT. « Une première », commente Julien Terrié. Raymond Le Moign rechigne également à répondre aux médias, à Mediapart comme à l’émission d’« Envoyé spécial » intitulée « Hôpital public, la loi du marché »

      La fin du mandat de M. Le Moign est marquée par deux grèves : l’une, du service qui transporte les prélèvements, dure depuis plus de 60 jours. Les agents de l’hôpital demandent à bénéficier d’une prime « insalubrité » de 41 euros, au vu de ce qu’ils transportent : urines, excréments, sang, etc. Ils demandent également à pouvoir passer, après formation, en catégorie B, et que leurs véhicules, vieillissants, soient remis en état. À l’heure où nous écrivons ces lignes, le conflit ne trouve pas d’issue. Au contraire, la veille de Noël, la grève du service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, hébergé à la Villa Ancely, a permis d’obtenir le remplacement des arrêts maladie longue durée.
      La nomination de leur ancien patron au cabinet de la ministre passe mal, et les syndicalistes l’ont fait savoir par une conférence de presse. « Nous sommes inquiets : Mme Buzyn dit partout qu’il ne faut pas baisser le nombre de soignants, or Raymond Le Moign fut le premier directeur à le faire à Toulouse », pointe le syndicaliste, pour qui cette nomination constitue un symbole.

      La réaction des praticiens hospitaliers du CHU est nettement plus tiède : « M. Le Moign est resté deux ans à la tête de l’hôpital, il arrivait dans un système de contraintes qui le dépassent et qui lui survivront. Les responsabilités sont partagées, et à chercher en amont », explique François Prévoteau du Clary, secrétaire général du syndicat des praticiens hospitaliers du CHU de Toulouse. Pierre-Louis Canavelli, représentant CFDT, le qualifie également de personne « compétente, pragmatique et ouverte au dialogue, dont la parole était plus crédible que son prédécesseur, bien plus agressif ».

      Invitée sur les ondes de Sud Radio, la ministre des solidarités et de la santé Agnès Buzyn a répondu aux inquiétudes des cégétistes : « [M. Le Moign] avait une mission qui était le retour à l’équilibre de ce CHU. Les échos que j’en ai des élus toulousains qui m’en parlent me disent que ça a été un excellent directeur d’hôpital. Par ailleurs, j’ai connu M. Raymond Le Moign dans d’autres fonctions et je sais la vision qu’il a de la santé pour nos concitoyens, qui est très proche de la mienne, c’est-à-dire la qualité des soins. » Raymond Le Moign dirigera donc le cabinet d’Agnès Buzyn au moment de la réforme du financement de l’hôpital annoncée pour 2018, ainsi que celle des retraites, dont le ministère est également en charge.
      Jean Vignes, militant à Sud et routard du système de santé, émet une hypothèse sur les raisons qui ont poussé la ministre à nommer cet ancien élève de l’École des hautes études en santé publique à la direction de son cabinet. D’avril 2004 à juillet 2007, Raymond Le Moign a été directeur général adjoint du Centre de lutte contre le cancer à Nantes, et il est devenu vice-président de la Fédération nationale des Centres de lutte contre le cancer (FNCLCC, devenue Unicancer). Ces Centres de lutte contre le cancer sont des établissements de santé privés d’intérêt collectif (ESPIC). Or, les 23 et 24 novembre derniers, a eu lieu à Aix-en-Provence l’étude des coûts à méthodologie commune, un séminaire de décideurs hospitaliers. « La conclusion de cette réunion était que l’avenir, pour les établissements de la fonction publique hospitalière, était d’en sortir, pour se transformer en établissements privés à but non lucratif. Le modèle alors cité était le Centre de lutte contre le cancer. Cette idée est une vieille lune, qui avait déjà cours sous Sarkozy. Cela serait une solution pour revaloriser les carrières infirmières sans être obligé, pour le gouvernement qui l’a promis, d’aligner les grilles de salaire des deux autres fonctions publiques (d’État et territoriale) », anticipe le syndicaliste.

      Pour les autres interlocuteurs rencontrés dans le cadre de cet article, ces conjectures sont fantasques. « Seul l’avenir pourra valider ma supposition, mais il y a quand même beaucoup de fils qui convergent. La formuler, c’est déjà dire que l’on n’est pas dupes si le gouvernement s’engage sur cette voie », conclut le stratège de Sud santé sociaux.

      #techno-killer #restructuration #hôpital #établissements_privés_à_but_non_lucratif.



  • Business France, l’organisme que dirigeait Muriel Pénicaud, épinglé pour 671 infractions au Code du travail - LCI
    https://www.lci.fr/justice/business-france-l-organisme-que-dirigeait-muriel-penicaud-epingle-pour-671-infra

    Selon « Le Canard enchaîné », l’inspection du travail aurait constaté 671 #infractions au #Code_du_travail au sein de #Business_France, à l’époque où #Muriel_Pénicaud dirigeait l’organisme public. L’agence était déjà sous le coup d’une information judiciaire pour soupçons de favoritisme.


  • Racisme d’État : politiques de l’antiracisme | Eric Fassin
    https://blogs.mediapart.fr/eric-fassin/blog/291117/racisme-d-etat-22-politiques-de-l-antiracisme

    Dans un pays qui n’a jamais interdit le Front national, le gouvernement va-t-il avec le soutien de la classe politique bannir le vocabulaire qui permet de mettre des mots sur la responsabilté des pouvoirs publics ? On peut discuter les avantages et inconvénients de parler de « racisme d’État ». Il n’en reste pas moins que la racialisation de la société doit beaucoup à des politiques de racialisation.

    https://blogs.mediapart.fr/eric-fassin/blog/271117/racisme-d-etat-12-un-nouveau-front-republicain


  • Marine Le Pen salue dans la politique de Jean-Michel Blanquer une « victoire » de ses idées (Valeurs actuelles)
    https://www.valeursactuelles.com/societe/marine-le-pen-salue-dans-la-politique-de-jean-michel-blanquer-une-

    Marine Le Pen l’affirme haut et fort : les propositions de Jean-Michel Blanquer pour l’école correspondent exactement à son programme présidentiel, et le ministre « reprend à son compte les idées du FN sur l’école ». Dans sa présentation vendredi d’un Forum du FN sur l’éducation en présence d’enseignants, la présidente du Front national a salué « la volonté de rupture » et les « annonces positives » du ministre de l’Éducation.

    Longue est la liste des idées de Jean-Michel Blanquer que Marine Le Pen fait siennes : « rythmes scolaires, retours aux fondamentaux, redoublements, refus de l’écriture inclusive, assouplissement de la réforme du collège, dictée quotidienne, méthode de lecture, fin du scandale du tirage au sort à l’université » a-t-elle énuméré. Les annonces de M. Blanquer constitueraient « une victoire idéologique notable pour le Front national et une défaite cuisante des sociologues et des pédagogistes » affirme la députée, qui enjoint le ministre à aller « jusqu’au bout de sa logique » et à ne pas se contenter « de mesures symboliques ».

    #éducation #politique #réformes #MEN #FN #JeanMichelBlanquer


  • Une inspectrice du travail suspendue pour avoir critiqué la politique de Macron
    http://www.revolutionpermanente.fr/Petition-Une-inspectrice-du-travail-suspendue-pour-avoir-critiq

    Le 14 novembre dernier, une Inspectrice du travail a été suspendue de ses fonctions pour « faute grave » par la direction du ministère du travail, jusqu’à la tenue d’une commission disciplinaire programmée le 14 décembre. Quelle est cette « faute grave » ? Interviewée par un journaliste lors d’une manifestation publique, elle a osé porter la parole du syndicat SUD-Travail Affaires Sociales en interpellant la ministre du travail Mme PÉNICAUD au sujet de la politique de suppression massive de postes au sein de son ministère, qui met son service public dans l’impossibilité de fonctionner. Peu de temps auparavant, deux autres agents du même ministère membres du syndicat CGT-TEFP avaient fait l’objet d’un blâme pour leur action de soutien aux travailleurs sans-papiers. Très récemment un quatrième a fait l’objet d’un rappel à l’ordre pour sa participation, toujours dans un cadre syndical, à une réunion publique critiquant la réforme actuelle du droit du travail.

    #dérive_autoritaire #Penicaud #relais_du_patronat

    • Il se pourrait qu’une raison soit dans la nature des propos tenus par la syndicaliste inspectrice. Même si ceux-ci ne sont ni injurieux, ni outranciers, ils prennent à parti directement Mme la ministre du travail. D’après la chansonnette, « elle court derrière le patronat ; elle court pour détruire nos droits ». Peut-être aussi le contexte de la manifestation a-t-il joué un rôle ? Celle-ci s’opposait à certaine idéologie managériale et à la venue à un congrès de DRH de Mme la ministre, où elle était annoncée comme la « DRH de l’entreprise France ». La ministre elle-même était donc visée. Or personne n’aime être caricaturé, surtout dans une chanson. Et personne n’aime être contesté, surtout par une manifestation. D’ailleurs, plus généralement, aucun pouvoir n’aime être critiqué. Et lorsque la critique est acerbe et qu’elle vient d’un subordonné, le pouvoir a toujours l’envie de réagir. Cette envie est bien compréhensible, bien naturelle. Elle explique la réaction ministérielle.

      Mais cette pulsion du pouvoir est aussi la raison pour laquelle, en démocratie, les opposants doivent être protégés. C’est le sens de la liberté d’expression et de la liberté syndicale. La démocratie exige du pouvoir qu’il protège ceux qui le limitent, ceux qui le contredisent et ceux qui le critiquent. Mais que c’est dur ! Surtout lorsqu’on perd la culture de la démocratie au profit d’une certaine culture managériale.

      Dans l’univers des idées démocratiques et sociales, les agents des services de l’inspection du travail sont des fonctionnaires indépendants, qui ont notamment pour fonction de lutter contre la discrimination syndicale afin de permettre l’expression de contre-pouvoirs dans les entreprises. C’est ce qui découle d’une convention internationale, de rang mondial, conclue en 1947 au sein de l’OIT, ratifiée par la France. Mme Pénicaud, en sa qualité de ministre du travail, a pour fonction d’assurer le respect de cette convention. Pourtant, tel un pompier pyromane, son ministère réagit en sens inverse de ses fonctions.

      Pour que cette dérive autoritaire cesse, nous appelons le ministère du travail à ne pas sanctionner l’inspectrice suspendue pour une soi-disant « faute grave » qui n’est que l’exercice de son droit syndical, à annuler les blâmes dont certains syndicalistes ont fait l’objet suite à leur action de soutien à des sans-papiers, à redevenir le défenseur de la liberté syndicale dont notre démocratie, politique et sociale, a le plus grand besoin. En un mot, nous appelons le ministère du travail à se rappeler de ce qu’il est et ne doit pas cesser d’être.

      https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/131217/la-repression-anti-syndicale-devient-elle-une-pulsion-du-ministere-d
      https://www.youtube.com/watch?v=NhxCZCT8DQU

      Pour avoir poussé la chansonnette satirique et donné une interview à l’occasion d’une manifestation syndicale, une inspectrice du travail est actuellement suspendue de ses fonctions, dans l’attente de passer devant une commission disciplinaire, le 14 décembre prochain.


    • Réponse aux attaques conjointes de fdesouche, de la LICRA et du Ministère de l’Éducation Nationale contre Sud Éducation 93 - article publié le 20 novembre 2017

      Après deux journées d’études sur l’intersectionnalité interdites aux enseignant-es à Créteil en mai dernier, après un colloque sur l’islamophobie censuré à Lyon en septembre, c’est au tour d’un stage organisé par Sud Éducation 93 de susciter la vindicte de la fachosphère.

      Depuis dimanche 19 novembre au soir, le syndicat Sud Éducation 93 est victime d’insultes de la part de plusieurs groupes très actifs sur les réseaux sociaux et connus pour leurs positions d’extrême droite, suite aux critiques diffamatoires contre un stage de formation syndicale sur l’antiracisme à l’attention des personnels d’éducation les 18 et 19 décembre.

      Cette campagne se traduit par des messages mensongers, de haine et d’attaques sur les réseaux sociaux. De plus, le syndicat Sud Éducation 93 subit depuis lundi matin un grand nombre d’appels téléphoniques déversant des insultes.

      Le stage est annoncé sur notre site depuis le 19 octobre sans avoir suscité la moindre réaction. Or, il aura fallu attendre dimanche 19 novembre dans l’après midi, et un article paru sur le compte Facebook de « FdeSouche », pour que quelques heures après la LICRA, puis le lendemain le ministre reprennent ces propos.

      Nous souhaitons souligner et dénoncer la coïncidence des agendas des réseaux d’extrême droite et de notre ministère.

      Les attaques portent sur un « tri des origines » qui serait fait sur les participants du stage. Sud Éducation 93 condamne fermement ces propos et compte porter plainte pour diffamation contre tous les sites et individus qui propageraient ces propos. Un dépôt de plainte est par ailleurs en cours concernant les insultes téléphoniques reçues à ce jour.

      Les questions abordées par le stage sont des questions essentielles dans l’enseignement aujourd’hui. Il est inutile de nier des questions que les enseignant-es vivent au jour le jour. Le combat contre le racisme est au cœur de la société multiculturelle mais aussi au cœur des programmes scolaires, notamment ceux d’EMC. Ce stage entend donner des temps et des moyens de réflexions sur ces questions cruciales.

      Nous apprécierions qu’au lieu de calquer son agenda sur celui de « FdeSouche » notre ministre, et les organisations qui se réclament de l’égalité républicaine, s’intéressent aux manques de moyens dont souffrent l’École et nos élèves. La liste est non exhaustive : manque de postes à tous les niveaux (agent-es, AED, enseignant-es, personnel-les administratif), professeur-es non remplacé-es, manque de moyens dans les dotations pour les collèges, les lycées, les écoles, manque d’établissements dans le territoire, absence d’une véritable médecine scolaire, ...

      Nous rappelons enfin que tou-tes les personnel-les ont été invité-es à s’inscrire à ce stage (d’ailleurs complet).

      http://www.sudeducation93.org/Reponse-aux-attaques-conjointes-de.html

    • #blasphème #sens_commun #manif_pour_tous #racisme_d'Etat #racisme #non-mixité

      « On parle de “non-mixité raciale”, on parle de “blanchité”, on parle de “racisé” c’est-à-dire les mots les plus épouvantables du vocabulaire politique sont utilisés au nom soi-disant de l’antiracisme alors qu’en fait ils véhiculent évidemment un racisme », a critiqué M. Blanquer.

      #vocabulaire #langage #domination_blanche #épouvante

    • Blanquer attaque la fédération SUD éducation à l’assemblée nationale - Racisme d’État, personnes racisées, non-mixité, discriminations : mise au point [21 novembre]
      http://www.sudeducation.org/Blanquer-attaque-la-federation-SUD.html

      Nous avons pris connaissance de l’intention de M. Blanquer de porter plainte pour diffamation contre le syndicat SUD éducation 93 au motif que celui-ci utilise le terme de “racisme d’État”. Si le ministre veut attaquer en justice toutes les organisations qui utilisent ce terme, la fédération SUD éducation en fait partie. En effet, son dernier congrès, en 2015, s’est donné parmi ses objectifs de combattre le racisme d’État, outil de division des travailleurs et des travailleuses.

    • C’est pas une atteinte aux libertés syndicales ce que fait Blanquer ? Il me semble que le droit de se réunir est une liberté fondamentale. Comme la liberté de s’exprimer sur le racisme d’etat. Est-ce qu’un ministre peut porter plainte pour la diffamation d’une entité comme celle d’Etat ? Est-ce qu’on peut diffamé un Etat ? Si je dit que la langue française est sexiste est-ce qu’il va m’attaqué pour diffamation de la langue ? Ca fait un peu comme si il y avait atteinte à une marque et une mentalité de copyright. On a même plus le droit de choisir comment et avec qui se réunir ni de quoi on peut parler ni des mots qu’on veut utiliser et pas non plus de la manière de les accordés.

    • Jean-Michel Blanquer ne peut pas poursuivre un syndicat pour diffamation
      http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/11/23/jean-michel-blanquer-ne-peut-pas-poursuivre-un-syndicat-pour-diffamation_521

      Le droit français ne permet pas au ministre de l’éducation nationale de porter plainte contre SUD-Education 93. Il peut, en revanche, poursuivre son représentant.

      C’est assez incroyable qu’un ministre ne connaisse pas le B-A-ba du droit de la république qui lui paye son salaire pour la représenté.

      Jean-Michel Blanquer, en tant que personne physique, peut donc porter plainte contre une autre personne physique.

      L’article de monde est quand même un peu à la masse de pas rappeler que Blanquer n’est pas diffamé en tant que personne physique car Blanquer n’est pas l’Etat et la République incarné.

    • Du racisme aux politiques de racialisation
      Eric Fassin, Médiapart, le 18 novembre 2014
      https://blogs.mediapart.fr/eric-fassin/blog/181114/du-racisme-aux-politiques-de-racialisation

      Les responsables nationaux, mais aussi locaux, prétendent certes répondre à une demande populaire, comme si le racisme d’État pouvait s’autoriser de celui qui est censé définir les « riverains ».

      Une plainte contre #Eric_Fassin ?

      #racialisation

    • Racisme d’Etat et libertés syndicales : Derrière l’écran de fumée… de réelles attaques !
      #Solidaires, le 22 novembre 2017
      https://www.solidaires.org/Racisme-d-Etat-et-libertes-syndicales-Derriere-l-ecran-de-fumee-de-reell

      Le Ministre de l’Education, JM Blanquer, s’en prend violemment depuis plusieurs jours au syndicat SUD Education 93, membre de la fédération SUD Education et de l’union départementale Solidaires 93.

      Tout est parti d’une dénonciation de racisme supposé d’un stage syndical (parce qu’il prévoit des ateliers réservés aux personnes victimes du racisme), dénonciation relayée très largement par l’extrême-droite puis par JM. Blanquer lundi. Le ministre s’est rendu compte de son erreur grossière et, de fait, a changé rapidement son discours plus tard dans la journée à l’Assemblée nationale : c’est désormais l’utilisation de la notion de « racisme d’Etat », abordée dans le stage, qu’il juge « diffamatoire » et au sujet de laquelle il a annoncé vouloir déposer une plainte pour ce motif.

      Mettons les choses au point, pour l’Union syndicale Solidaires :

      L’accusation de racisme à l’encontre de SUD Education 93 est ridicule et volontairement malveillante au vu des valeurs, des positions et combats portés par ce syndicat et ses militant-es : Solidaires lutte pour l’égalité entre tous et toutes, quelles que soient leurs origines, et combat le racisme et le fascisme, et SUD Education 93 ne déroge pas à ces principes. Il ne s’agit pas de partager tous les détails du contenu du stage mis en cause, mais on ne peut inverser ni la réalité ni l’engagement des personnels de l’Education nationale membres de Sud éducation 93 pour leurs élèves et les populations de Seine-Saint-Denis.

      L’Union syndicale Solidaires et certaines des structures qui la composent mettent en œuvre depuis des années en lien avec leur engagement dans le mouvement féministe des réunions séparées de femmes et elle ne partage pas l’idée qu’une telle pratique appliquée à des personnes victimes du racisme constituerait un scandale.

      Il s’agit d’un stage syndical : c’est aux syndicats de construire leurs formations en toute liberté. Il n’est pas question que l’extrême-droite ou des ministères s’immiscent dans les contenus des formations syndicales.

      Le racisme existe dans nos sociétés. Et le "racisme d’Etat" aussi. Ce n’est pas un slogan, c’est un concept utilisé et pensé par des chercheuses et chercheurs mais aussi par des dizaines de structures associatives, syndicales ou politiques. Une rapide interrogation sur un moteur de recherche sur internet permettra à JM Blanquer de s’en rendre compte. Des statistiques, études et recherches effectuées à la demande des ministères eux mêmes font état de situations de discrimination liées à l’origine réelle ou supposée, aux noms, quartiers, dans la société, dans l’emploi public, dans l’école... Nous refusons de mettre sous le tapis une situation qui concerne des millions de personnes dont une partie d’entre nous, au quotidien. Nous refusons de nous faire dicter ou imposer les termes du débat par celles et ceux qui participent à construire et entretenir les problèmes.

      Nous sommes face à une volonté de manipuler politiquement et médiatiquement un stage de quelques dizaines de personnes. Pendant ce temps, on ne parle pas des conséquences sociales des mesures prises par ce gouvernement, qui touchent fortement des départements comme la Seine-Saint-Denis et le quotidien de la population qui y vit. Derrière le rideau de fumée, on trouve des attaques contre les droits sociaux, la suppression des contrats aidés, la destruction des services publics, en particulier de l’Education, bref la destruction du tissu social qui alimente les haines et la xénophobie... Ce contre-feu gouvernemental cache mal la volonté de nier la situation de racisme vécue en particulier en Seine-Saint- Denis et ses aspects structurels.

      L’Union syndicale Solidaires apporte son soutien au syndicat SUD Education 93, à ses adhérent-es qui font face à un déchaînement d’une rare violence et aux menaces de la part l’extrême-droite. Nous ne doutons pas que ce gouvernement cherche aussi à limiter les libertés syndicales et d’expression, en particulier chez les fonctionnaires qui militent pour transformer la société.

      L’Union syndicale Solidaires continuera son combat pour les libertés individuelles et collectives, pour l’égalité de tou-tes, contre toutes les discriminations.

      #liberté_syndicale #syndicats #France

    • Suite :

      « Blanchité », « racisé », « racisme d’État » : M. Blanquer, ces concepts sont légitimes dans le débat public
      Mélusine, Libération, le 23 novembre 2017
      https://seenthis.net/messages/647064

      "Racisme d’Etat" : derrière l’expression taboue, une réalité discriminatoire
      Pierre Ropert, France Culture, le 24 novembre 2017
      https://seenthis.net/messages/647064

      On y cite #Michel_Foucault : une plainte à titre posthume contre lui aussi ?

      Chronique d’une année scolaire : quand le Ministre parle
      K. D., La Rotative, le 24 novembre 2017
      https://seenthis.net/messages/647120

    • Pour une mise en perpective du racisme d’État, une référence étonnamment non citée, sauf erreur de ma part, par tous les commentateurs alors même que c’est lune des analyses les plus fortes de cet enjeu : « Il faut défendre la société », Cours au Collège de France (1975-1976) de Michel Foucault, texte intégral en ligne
      https://monoskop.org/images/9/99/Foucault_Michel_Il_faut_defendre_la_societe.pdf

      (...) ce discours de la lutte des races – qui, au moment où il est apparu et a commencé à fonctionner au XVIIe siècle, était essentiellement un instrument de lutte pour des camps décentrés – va être recentré et devenir justement le discours du pouvoir, d’un pouvoir centré, centralisé et centralisateur ; le discours d’un combat qui est à mener non pas entre deux races, mais à partir d’une race donnée comme étant la vraie et la seule, celle qui détient le pouvoir et celle qui est titulaire de la norme, contre ceux qui dévient par rapport à cette norme, contre ceux qui constituent autant de dangers pour le patrimoine biologique. Et on va avoir, à ce moment-là, tous les discours biologico-racistes sur la dégénérescence, mais aussi toutes les institutions également qui, à l’intérieur du corps social, vont faire fonctionner le discours de la lutte des races comme principe d’élimination, de ségrégation et finalement de normalisation de la société. Dès lors, le discours dont je voudrais faire l’histoire abandonnera la formulation fondamentale de départ qui était celle-ci : « Nous avons à nous défendre contre nos ennemis parce qu’en fait les appareils de l’État, la loi, les structures du pouvoir, non seulement ne nous défendent pas contre nos ennemis, mais sont des instruments par lesquels nos ennemis nous poursuivent et nous assujettissent. » Ce discours va maintenant disparaître. Ce sera non pas : « Nous avons à nous défendre contre la société », mais : « Nous avons à défendre la société contre tous les périls biologiques de cette autre race, de cette sous-race, de cette contre- race que nous sommes en train, malgré nous, de constituer. » La thématique raciste va, à ce moment-là, non plus apparaître comme instrument de lutte d’un groupe social contre un autre, mais elle va servir à la stratégie globale des conservatismes sociaux. Apparaît à ce moment-là – ce qui est un paradoxe par rapport aux fins mêmes et à la forme première de ce discours dont je vous parlais – un racisme d’État : un racisme qu’une société va exercer sur elle-même, sur ses propres éléments, sur ses propres produits ; un racisme interne, celui de la purification permanente, qui sera l’une des dimensions fondamentales de la normalisation sociale. Cette année, je voudrais alors parcourir un petit peu l’histoire du discours de la lutte et de la guerre des races, à partir du XVIIe siècle, en la menant jusqu’à l’apparition du racisme d’État au début du XXe siècle.

      #racisme_d’État

      @rezo ?

    • Le droit français ne permet pas au ministre de l’éducation nationale de porter plainte contre SUD-Education 93. Il peut, en revanche, poursuivre son représentant. (...)
      En effet, aucune personne morale (entreprise, association, organisation, syndicat…) ne peut être attaquée pour diffamation ou injures (qu’elles soient publiques ou non).

      http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/11/23/jean-michel-blanquer-ne-peut-pas-poursuivre-un-syndicat-pour-diffamation_521
      Portés à montrer leur force face à toute opposition, ils ne se souviennent même pas qu’ils imposent à des structures collectives de désigner des responsables légaux individuels contre lesquels agir en justice.
      #hybris_de_gouvernement

    • « Nous en avons assez des tergiversations et des atermoiements de tous ces “responsables’’ élus par nous qui nous déclarent “irresponsables’’ (…). Nous en avons assez du racisme d’État qu’ils autorisent. » #Pierre_Bourdieu, Contre-feux, 1998

      Une plainte à titre posthume contre lui aussi ?

      Sur le racisme d’Etat : brèves remarques à l’attention de Jean-Michel Blanquer et de quelques autres
      Olivier Le Cour Grandmaison, Médiapart, le 27 novembre 2017
      https://seenthis.net/messages/647829


  • Six premiers mois de #Emmanuel_Macron au pouvoir en France, six mois de #réformes_antisociales du #gouvernement_Macron, #EnMarcheVersLeFN.

    Les trois premiers mois :
    https://seenthis.net/messages/604392

    Les trois mois suivants :
    https://seenthis.net/messages/623691

    Aggravation de la Loi El Khomri, réforme du code du travail par ordonnances, réformes du chômage, des impôts, de la sécu, de l’aide au logement et des retraites, CDI et contrats aidés cassés, licenciements facilités, droits syndicaux rognés, privatisations, baisse du budget pour l’enseignement supérieur et la recherche, pour les droits des femmes, pour l’agriculture bio, pour les collectivités, renforcement de l’Etat d’Urgence, concept de « dissuasion migratoire », assouplissement des règles permettant plus de pollution et de catastrophes industrielles majeures, Muriel Pénicaud, Poutine, Trump, Netanyahou, Peña Nieto, Modi...

    #recension