• Grève interprofessionnelle : de quelques secteurs où ça bloque – CONTRETEMPS
    http://www.contretemps.eu/rendre-possible-greve-interpro

    Autre enjeu de taille : répondre syndicalement à ceux qui pensent que le travail ne doit pas être arrêté, et qui témoigne d’un rapport au travail qui est à la fois celui d’une fierté et d’une aliénation. Que signifie un travail qu’on ne peut pas arrêter ? Les éboueurs réticents à l’arrêt du travail expliquent simplement que les poubelles qu’ils ne ramassent pas aujourd’hui seront toujours là demain. Elles seront recouvertes par d’autres sacs, grossissant le tas de déchets. D’où l’utilité de leur passage quotidien, et d’où, aussi, la difficulté à envisager de débrayer.

    Pour expliquer leur impossibilité à s’arrêter, certains travailleurs mettent en avant la “charge de travail”. Cette notion est devenue clé dans les préoccupations syndicales et par ricochet dans la possibilité de faire grève. Elle est souvent utilisée pour dénoncer une surcharge de travail. Elle implique que le travail ne peut pas s’arrêter. Comme si aucun tri, aucun choix, aucune priorisation n’était possible. Les notions “d’objectif” et de “rentabilité” sont passées par là. Elles ont donné des allures de châtiment de Sisyphe au travail. Il ne s’agit pas tant de sauver la vie d’une personne ou de terminer un dossier, que de tenir le rythme effréné et sans fin du travail contemporain.

    • La grève de décembre-janvier dernier a bousculé le pouvoir politique et est restée populaire dans la population pendant toute sa durée, parvenant notamment à démontrer largement à quel point la contre-réforme des retraites est vouée à accroître les inégalités existantes. Pourtant, le mouvement n’a pas réussi à faire reculer le gouvernement, notamment parce qu’il n’est pas parvenu à étendre la grève à l’ensemble de l’économie de manière à intensifier le rapport de force.

      Dans ce texte, #Clémence_Fourton et #Anouk_Colombani interrogent les raisons de ce blocage de la dynamique de la grève dans certains secteurs, notamment associatifs, culturels et universitaires. Elles montrent ainsi qu’on ne saurait les réduire à un simple manque de volonté ou à un défaut de stratégie de la part des directions syndicales, ou à un produit mécanique de la #précarité et des bas salaires, même si ces deux facteurs ont joué un rôle non-négligeable.

      Surtout, elles livrent des pistes pour tenter de stimuler la grève dans des secteurs où l’on considère souvent spontanément que celle-ci serait vouée à n’engendrer aucun effet pour la lutte globale, voire à s’avérer contre-productive.

      #travail #luttes #grève #grève_interprofessionnelle #syndicalisme

  • Turkey announces it will start another migrant crisis with Greece after coronavirus - Greek city times

    Ankara is again openly threatening to try and attempt to asymmetrically invade Greece with illegal immigrants, almost two months after their initial failure.

    In an interview with DIM TV in Turkey, Turkish Foreign Minister Mevlüt Çavuşoğlu referred to the migrant issue and argued that after the end of the pandemic, there will be another wave of illegal immigration to Greece.

    #Covid19#Turquie#Gréce#frontière#politique#migrant#migration#réfugié#territoire

    https://greekcitytimes.com/2020/05/24/turkey-announces-it-will-start-another-migrant-crisis-with-greece-af

  • Bataille sur le montant de la prime promise dans les Ehpad du groupe Korian
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/05/26/bataille-sur-le-montant-de-la-prime-promise-dans-les-ehpad-du-groupe-korian_

    Alors qu’une grève a été lancée lundi au sein du groupe, la direction promet 1 500 euros à tous ses salariés, mais intègre dans cette somme celle déjà promise par l’Etat.

    Une prime peut en cacher une autre. Lundi 25 mai, jour de l’ouverture du « Ségur de la santé », une grève a été lancée au sein du groupe Korian, à l’appel de la CGT, FO et SUD, pour obtenir le versement d’une prime maison, en plus d’une autre promise par l’Etat, en reconnaissance des efforts des salariés durant la crise sanitaire due au Covid. En réponse au mouvement, la direction du groupe a promis de verser 1 500 euros à l’ensemble de ses 24 000 salariés en juillet. Un montant supérieur de 500 euros à celui promis, le 27 avril, par la directrice générale du groupe, Sophie Boissard.

    Selon les grévistes, cependant, le « compte n’y est pas » encore. Ils demandent que la prime maison s’ajoute intégralement à celle promise par le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, le 7 mai, pas seulement qu’elle la complète. « On ne veut pas seulement des remerciements symboliques, on veut les deux primes » , confie Cynthia Mouyombo qui a manifesté lundi avec une trentaine de salariés devant l’établissement Korian Les Merlettes à Sarcelles (Val-d’Oise).

    M. Véran s’était engagé, début mai, à verser une prime à « tous les personnels de tous les Ehpad de France, quel que soit leur statut » . Le montant promis est de 1 500 euros dans les quarante départements classés en rouge « où l’épidémie aura été la plus forte » . Il n’est en revanche que de 1 000 euros dans ceux classés en vert. Cette prime doit être entièrement financée par l’Assurance-maladie.

    « Pas satisfaits »

    « Nous proposons une prime majorée et élargie à tout le personnel. Mais il n’a jamais été question d’accorder deux primes. On attend le décret du gouvernement pour connaître les conditions exactes de l’octroi de la prime de l’Etat » , explique ainsi la directrice des ressources humaines de #Korian, Nadège Plou. Le mécanisme est toutefois déjà arrêté : Korian abondera la prime pour les salariés qui travaillent dans les zones vertes. En Ehpad, ils pourront obtenir jusqu’à 500 euros de l’entreprise. En clinique, ils pourraient se voir attribuer jusqu’à 1 000 euros, puisque la prime Véran pourrait être de 500 euros seulement, explique Mme Plou.

    « On n’est pas satisfaits du tour de passe-passe , déplore Albert Papadacci, délégué syndical central CGT au sein de l’entreprise. Korian ne va pas verser 1 500 euros aux 24 000 salariés, comme il le prétend. Il va donner à la moitié d’entre eux, ceux qui travaillent dans la zone verte, entre 500 et 1 000 euros. Si la direction avait versé fin avril la prime que nous réclamions depuis le 20 mars, nous aurions pu la cumuler avec celle de Véran. » Selon le syndicaliste, « la direction de Korian a souhaité que le gouvernement prenne un engagement financier pour pouvoir ensuite communiquer sur l’affichage d’une prime égale pour tous en se contentant de compléter le montant ».

    « On veut bien saluer les 1 500 euros promis lundi, mais Korian se rembourse sur la prime Véran » , regrette également Isabelle Jallais, déléguée générale centrale FO et infirmière dans un Ehpad à Fondettes, près de Tours.

    Les trois syndicats ont prévu de maintenir la pression sur la direction, qui promet la poursuite de négociations salariales avec les partenaires sociaux. Korian n’est pas le seul à avoir arrêté ce montage. Autre grand groupe commercial, Orpéa attend la publication du décret du gouvernement pour communiquer sur la prime complémentaire qu’il consentira à ses salariés. L’Etat a provisionné 506 millions d’euros au total pour les primes aux salariés des Ehpad qui seront versées en juillet. Que l’Assurance-maladie soit mise à contribution pour les personnels du privé comme pour ceux du public est une première.

    Des métastases de l’utilisation du chômage partiel au profit des employeurs, comme c’est étrange.

    #argent_public #Ehpad #grève #prime (et pas) #salaire...

  • Afghan Woman Stabbed to Death in Greece’s Moria Migrant Camp

    An Afghan woman died at the Moria migrant camp on the eastern Aegean island of Lesvos on Saturday, after reportedly being stabbed by another woman.

    According to the Athens-Macedonia News Agency, the 23-year-old was rushed to the camp’s medical center, where doctors confirmed her death.

    Initial evidence allegedly indicates that she was stabbed in the neck by a fellow Afghan woman after their children got into an argument.

    Police are searching for the suspect, who reportedly fled into the nearby hills.

    In a separate development, Greek authorities on Saturday issued a joint ministerial decision that delimits the new, enclosed migrants camps that will be set up in Malakasa in east Attica, Sintiki in northern Greece and Thermopyles (Thermopylae) in central Greece, as well as an existing facility in western Lesvos.

    The latter camp hosts migrants who arrived in Greece since the lockdown in March and aims at limiting the possibility of spreading the coronavirus in other camps, as well as the local community

    https://greece.greekreporter.com/2020/05/23/afghan-woman-stabbed-to-death-in-greeces-moria-migrant-camp

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Violence #Camp

  • Grèce : 50 premiers réfugiés mineurs relocalisés en France en juillet

    La relocalisation en France des migrants mineurs non accompagnés de Grèce a pris du retard à cause de la pandémie de coronavirus, et les 50 premiers jeunes réfugiés partiront début juillet, a annoncé lundi le gouvernement grec.

    La relocalisation en France des migrants mineurs non accompagnés de Grèce a pris du retard à cause de la pandémie de coronavirus, et les 50 premiers jeunes réfugiés partiront début juillet, a annoncé lundi le gouvernement grec.

    « Les procédures de relocalisation qui s’étaient arrêtées temporairement en raison de la crise sanitaire vont démarrer de nouveau au plus vite », a souligné le ministre délégué grec à la Politique migratoire et à l’asile, Georges Koumoutsakos, dans un communiqué.

    En janvier dernier, la Grèce et la France s’étaient mis d’accord sur la relocalisation de 400 demandeurs d’asile se trouvant dans les camps surpeuplés des îles grecques face à la Turquie.

    Outre ces 400 demandeurs d’asile, le communiqué du ministère aux migrations grec évoque également la relocalisation de 350 mineurs non accompagnés.

    « La crise du coronavirus a perturbé les relocalisations programmées mais la France reste cependant attachée à ses promesses envers la Grèce », a déclaré l’ambassadeur de France à Athènes, Patrick Maisonnave, après une rencontre lundi avec le ministre grec.

    Le nombre total des enfants non accompagnés en Grèce s’élève à environ 5.200, selon les autorités grecques. Une grande majorité vit dans des conditions insalubres dans des logements non adaptés aux enfants.

    Face à cette situation, plusieurs pays européens, l’Allemagne, la Belgique, la Bulgarie, la Croatie, la Finlande, la France, l’Irlande, la Lituanie, la Serbie, la Suisse, ont décidé de participer à un programme européen volontaire de relocalisation de 1.600 enfants non accompagnés depuis la Grèce.

    HTTPS://WWW.MEDIAPART.FR/JOURNAL/FIL-DACTUALITES/250520/GRECE-50-PREMIERS-REFUGIES-MINEURS-RELOCALISES-EN-FRANCE-EN-JUILLET

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Relocalisation #Mineursnonaccompagnés #France

  • [Via Vicky Skoumbi, via Migreurop]

    « Le ballon d’essai » du ministre grec de la politique migratoire, lancé à Lesbos, pour la déportation de 11 000 réfugiés annoncée par le ministre

    George Pagoudis

    Le service d’asile vient de rouvrir avec beaucoup d’irrégularités • Les 1 789 premiers refus d’asile laissent aux réfugiés reboutés qu’une semaine pour faire appel, à la merci de la police et du coronavirus.

    Le service d’asile de Lesbos met en place un "régime d’exception" pour les demandeurs de protection internationale, de sorte que plusieurs centaines de personnes ont déjà reçu une réponse négative aux demandes d’asile, ce qui annonce une issue défavorable pour tous les autres demandeurs. .

    Selon HIAS Grèce, une ONG qui fournit une assistance juridique aux réfugiés, « les directives pour la reprise du travail du service d’asile, mènent tout droit à la violation des droits fondamentaux des demandeurs d’asile à Lesbos », dissimulant ainsi sa volonté d’atteindre l’objectif par le ministre de l’Immigration et de l’Asile Notis Mitarakis, de 11 000 déportations.

    Dénonçant l’incapacité du service d’asile de garantir l’exercice des droits fondamentaux des demandeurs d’asile, HIAS révèle qu’après deux mois de suspension en raison de la pandémie, le bureau régional de l’asile de Lesbos a rendu des décisions de rejet à 1789 personnes (dont au moins 1.400 en première instance). Ceux derniers sont sommés à déposer un recours dans le délai très serré d’une semaine dont cinq jours sont seulement ouvrables. En même temps, comme l’organisation l’a dénoncé sur son FB, le Bureau régional d’asile à Lesbos ne fournit pas d’aide juridique gratuite pour la préparation du dossier relatif et notamment de l’acte de recours en bonne et due forme, obligeant ainsi ceux qui ont déjà reçu une décision de rejet de descendre en ville à la recherche de l’aide d’ONG spécialisées. Cela les laisse à la merci de la police qui, sous le prétexte de la pandémie, peut leur infliger des amendes de 150 euros. On est devant un paradoxe : « On demande aux personnes reboutées de faire dans de délais très courts de démarches qui nécessitent leur sortie du hot-spot sans leur donner pour autant l’autorisation de sortie, nécessaire pour circuler en ville » a dénoncé l’avocate de HIAS Greece, Efi Doussi. L’avocate avait aussi dénoncé la chasse aux sorcières contre les ONG défendant les droits de réfugiés et sa propre stigmatisation personnelle, du fait de ses activités au sein de HIAS.

    Le plus frappant est, cependant, que tout cela se produit au mépris de la législation respective, qui prévoit une prolongation automatique de six mois des cartes pour tous les demandeurs d’asile dans le cadre de mesures visant à restreindre la propagation du Covid-19. Dans le même contexte, ceux qui sont arrivés à Lesbos du 1er au 17 mars sont invités à se rendre quotidiennement à 8 heures dans les locaux du Bureau régional, bien qu’aucune mesure n’ait été prise pour empêcher et éviter la surpopulation à l’extérieur des bureaux. Pour ce qui précède, un rapport pertinent a déjà été soumis au Médiateur par HIAS Grèce et d’autres organisations du Groupe de travail sur l’aide juridique (Legal Aid Working Group) de Lesbos.

    « Les pratiques susmentionnées, qui entraînent une violation des droits fondamentaux et des principes fondamentaux du droit grec et de l’UE et du droit international, semblent faire partie des annonces récentes du Ministère de l’immigration et de l’asile concernant l’intention de renvoyer immédiatement 11 000 demandeurs. Turquie ", conclut HIAS Grèce.

    source en grec Efimerida tôn Syntaktôn et HIAS Greece

    Une question s’impose : comment ses renvois pourraient-ils se faire vu les tensions actuelles entre la Grèce et la Turquie ? Est-ce que l’avenir qui se prépare pour ces 11.000 malheureux ne serait pas plutôt la détention illimitée dans des camps fermés aux conditions de vie inhumaines ?

    https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/244514_apo-ti-lesbo-xekinise-peirama-mitaraki-gia-11000-apelaseis-prosfygon
    https://www.facebook.com/HIASGreece/posts/896025390809417

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #bureauxasile

  • [Via Vicky Skoumbi, via Migreurop]

    Les mesures de restriction de mouvement maintenues jusqu’au 7 juin, uniquement pour les réfugiés en hot-spots et structures d’accueil

    Les mesures restrictives ont été prolongées par le gouvernement

    La quarantaine qui se aurait dû se terminer jeudi, est prolongée jusqu’au 7 juin au Centre d’accueil et d’identification de Moria,.

    Par une décision des Ministres de la protection civile, de la santé, et celui de l’immigration et de l’asile, les mesures contre l’apparition et la dispersion de corona / COVID-19 sont prolongés pour les résidents des centres d’accueil et d’identification (hot-spots) sur l’ensemble du territoire, ainsi que dans les structures d’hébergement de citoyens de pays tiers à Ritsona, Malakassa et à Koutsohero près de Larissa.

    source (en grec) https://www.stonisi.gr/post/9146/mexri-7-ioynh-karantina-sto-kyt-morias

    ([Vicky Skoumbi : J’ajoute que cette prolongation de mesures restrictives uniquement pour les réfugiés et les migrants est ouvertement discriminatoire dans la mesure où pour l’ensemble de la population grecque ces mesures sont en grande partie levées et vont l’être entièrement ce lundi 25 mai, la Grèce étant actuellement à la deuxième phase du dé-confinement.)

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Camp #Déconfinement #Prolongation

  • Greece: Move Migrant Children to Safety
    276 Unaccompanied Children Behind Bars

    (Athens) – Greek authorities should free the 276 unaccompanied migrant children currently detained in police cells and detention centers in Greece, Human Rights Watch said today in a letter to Prime Minister Kyriakos Mitsotakis. Releasing the children is all the more urgent amid the Covid-19 pandemic.
    “The prime minister should act on his pledge to protect unaccompanied children and make sure that hundreds of vulnerable children are freed from dirty, crowded cells, sometimes alongside adults, where they are exposed to the risks of Covid-19 infection,” said Eva Cossé, Greece researcher at Human Rights Watch. “There is no excuse for failing to give these children the care and protection they need.”
    According to the National Center for Social Solidarity, a government body, as of April 30, 2020, an estimated 276 children were in police custody awaiting transfer to a shelter. That is 19 more children behind bars than when Mitsotakis announced, in November 2019, the No Child Alone plan to protect unaccompanied children.
    Human Rights Watch research has documented the arbitrary and prolonged detention of unaccompanied migrant children [cf. https://www.hrw.org/report/2016/09/08/why-are-you-keeping-me-here/unaccompanied-children-detained-greece ]in police cells and other detention centers, in violation of international and Greek law. Under Greek law, unaccompanied children should be transferred to safe accommodation, but Greece has a chronic shortage of space in suitable facilities.
    While they wait for placement in a shelter, unaccompanied children can be held for weeks or months in overcrowded and unsanitary conditions, sometimes with unrelated adults, in small police station cells and detention centers where following social distancing guidelines is impossible. They often have little access to basic health care and other services, hygiene supplies, or even natural light. In many cases, they do not receive information about their rights or about how to go about seeking asylum, and many experience psychological distress.
    The recent decrease in the time that an unaccompanied child can be held in protective custody, from 45 days to 25, is a step in the right direction. But international human rights standards hold that immigration-related detention, including so-called “protective custody,” is never in the best interest of the child and should be prohibited due the harm it causes, Human Rights Watch said.
    The detention of children for immigration reasons is prohibited under the United Nations Convention on the Rights of the Child. A 2019 UN global study on children deprived of liberty [cf. https://undocs.org/A/74/136 ] reported that even if detention conditions are good, detaining children exacerbates existing health conditions and causes new ones to arise, including anxiety, depression, post-traumatic stress, and suicidal thoughts.
    The study highlighted that governments have found non-custodial solutions for unaccompanied children, such as open and child-friendly accommodation, periodic reporting, and foster families. There are always options available other than detention of children for migration-related reasons, the UN study said, and detaining children for their “protection,” even if alternative care is lacking, “can never be a justification.”
    The UN children’s agency UNICEF has said that all governments should release children from detention, specifically including immigration detention, due to the Covid-19 pandemic.
    On April 14, Human Rights Watch opened a campaign to #FreeTheKids [cf. https://www.hrw.org/FreeTheKids ], urging people to press Prime Minister Mitsotakis to immediately release unaccompanied migrant children from detention and transfer them to safe, child-friendly facilities. Transitional options could include hotels, foster care, and apartments under a Supported Independent Living program for unaccompanied children ages 16 to 18.
    The European Commission should financially support Greece to create additional long-term care placement places for unaccompanied children. Other European Union members should speed up family reunification for children with relatives in other EU countries and should offer to relocate unaccompanied asylum-seeking children – even if they lack family ties.
    According to the latest government data, since April 30, only 1,477 out of the 5,099 unaccompanied children in Greece were housed in suitable, long-term facilities. The rest are left to fend for themselves in overcrowded island camps or on the streets or are confined in police cells and detention centers on Greece’s mainland.

    https://www.hrw.org/news/2020/05/19/greece-move-migrant-children-safety

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Mineursnonaccompagnés #Enfants #Camp #Centrededétention #Cellule #Postedepolice

  • [Via Vicky Skoumbi, via Migreurop]

    Grèce : les droits de demandeurs bafoués par la nouvelle loi sur l’asile

    Ils sapent l’asile, jouent par le droit européen et international

    Le projet de loi du ministère de l’Immigration et de l’Asile, soumis à consultation publique le vendredi 24 avril, introduit de nouvelles restrictions aux demandeurs d’asile et ouvre la porte pour de nouvelles structures d’accueil fermées dans les îles malgré les annonces préélectorales de Mitsotakis.

    Le projet de loi s’écarte encore plus du droit européen et international : il impose de nouvelles restrictions aux droits des demandeurs d’asile et aux garanties déjà réduites de la procédure d’asile.

    La loi de protection internationale actuellement en vigueur, qu’avait été présenté par le ministre de Protection du citoyen, Michalis Chrysochoidis il y a quelques mois, imposait déjà des restrictions importantes dans l’examen individuel et au cas par cas de chaque demande d’asile.

    Procédure d’asile... avec obstacles

    Cependant, le nouveau projet de loi du ministère de l’Immigration et de l’Asile, intitulé "Amélioration de la législation en matière d’immigration [...]", annule effectivement l’avantage fondamental, sinon le seul, de cette loi, la concentration des dispositions sur la protection internationale dans une législation, tout en continuant à saper la procédure d’asile, dans le but de satisfaire le public xénophobe à tout prix et de par tous les moyens.

    Il est caractéristique que le projet de loi ouvre la possibilité de créer de nouvelles structures sur les îles, les "Structures fermées contrôlées dans les îles ", comme il les appelle. Ce n’est qu’au nom que ces centres seront « fermés », comme les désigne le ministre Notis Mitarakis, en essayant de tromper les populations locales afin qu’elles pensent qu’il s’agit de centres de détention.

    En fait, les nouveaux centres comprendront un centre de détention, un centre d’accueil et d’identification et des zones spéciales pour les personnes vulnérables, ainsi que les centres actuels de Moria et de Kos. Des sources du ministère admettent aujourd’hui que les centres occuperont "une grande zone contrôlée", alors qu’il y a quelques semaines à peine M. Mitarakis accusait les insulaires qui s’inquiétaient de la taille des nouvelles structures de répandre de "fausses nouvelles"

    Délais

    Les changements nouveaux dans les procédures d’accueil et d’asile requis par le projet de loi comprennent :

    Le service d’accueil et d’identification procède désormais à l’enregistrement complet de la demande d’asile.

    Les obligations des commissions de recours pour l’examen des demandes d’asile en deuxième instance se sont accrues et de nouveaux délais encore plus courts sont prévus pour rendre une décision en deuxième instance : une décision dans les 30 jours (jusqu’à maintenant le délai était de 90 jours) dans la procédure normale, dans 20 jours (au lieu de 40 aujourd’hui) dans la procédure accélérée qui s’applique aux frontières, dans 10 jours (au lieu de 20) pour un demandeur maintenu en détention, dans 20 jours (au lieu de 30) pour déclarer la demande recevable ou irrecevable.

    La réception des décisions concernant la demande d’asile incombe en grande partie au demandeur même, tandis que le service a la possibilité d’enregistrer et de renouveler la carte d’asile par voie électronique ainsi que de signifier par voie électronique les décisions d’asile positives ou de notifier par voie électronique toute décision de rejet.

    L’obligation de présence en personne des candidats est supprimée pour la procédure de deuxième instance, si les demandeurs vivent dans des structures de réfugiés ou se trouvent en dehors de l’Attique.

    La possibilité de réexamen d’un dossier à la première instance est totalement supprimée. Si l’entretien personnel omis en première instance est jugé nécessaire, il sera effectué par les commissions de recours.

    ● Les responsabilités pour les réfugiés mineurs isolés sont transférées du Ministère de la solidarité sociale au Secrétariat spécial pour la protection des mineurs isolés, qui coopère avec le Centre national de solidarité sociale ou d’autres autorités.

    Décisions arbitraires

    Le projet de loi contient des dispositions qui ouvrent la porte à des décisions arbitraires au détriment de la protection effective des demandeurs d’asile.

    Parmi eux, selon les révélations de efsyn.gr :

    L’entretien personnel, pierre angulaire de la procédure d’asile, peut être omis si le candidat parle une langue autre que la langue officielle du pays d’origine et qu’aucun interprète locuteur de sa langue n’est disponible (article 11).

    . - L’obligation de fournir une assistance juridique gratuite en deuxième instance est supprimée et, lorsque l’aide judiciaire est fournie, c’est juste pour la forme. Le président de la commission de secours n’approuve la demande d’assistance judiciaire de l’intéressé que s’il juge probable l’issue positive de la procédure (articles 9 et 25).

    Une demande d’asile peut être rejetée comme non fondée avant d’avoir été vraiment examinée, si aux yeux de la Commission il paraît évident que le demandeur d’asile se trouve dans le pays pour des raisons économiques ou pour fuir un état d’urgence général (article 19).

    La détention avant expulsion ou renvoi à un pays tiers devient la règle, tandis que l’obligation de la police d’examiner au préalable la possibilité d’imposer de mesures moins contraignantes à l’intéressé est laissée à leur discrétion. Il s’agit du retournement complet de la directive européenne et du droit international respectifs, qui stipulent que la détention doit rester l’exception et non pas la règle, et que si finalement et après examen des mesures restrictives alternatives, elle jugée indispensable, elle doit être de la plus courte durée possible (article 52).

    https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/239029_yponomeyoyn-asylo-paizoyn-me-eyropaiko-kai-diethnes-dikaio 13.04.2020

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Loi #Asile

    • https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/241929_oi-organoseis-xespathonoyn-gia-nomoshedio-ekkatharisis-dikaiomaton

      Les organisations dénoncent un projet de loi qui enfreigne et restreint radicalement les droits

      Généralisation de la détention contraire au droit européen et international, suppression de la protection pour des raisons humanitaires, réduction des garanties des procédures d’asile au nom de l’accélération, ou plutôt, comme l’indique l’exposé des motifs, la "liquidation" rapide, le traitement expéditif des demandes d’asile.

      L’objectif est bien entendu de multiplier à tout prix les décisions, même au détriment d’un examen correct des demandes et des droits des demandeurs d’asile, et bien entendu d’augmenter le nombre de ceux destinés à être expulsés. .

      Le projet de loi du ministère de l’Immigration et de l’Asile, actuellement en discussion au Parlement, ne contient plus quelques-unes de dispositions très problématiques qui ont été déposées à la consultation et supprimées après les interventions des ONG et autres organisations. Cependant, il contient, en plus des dispositions scandaleuses concernant les fonds secrets dont disposera le Ministère, l’emploi de vacataires et l’extension des affectations directes sans appel d’offre préalable, d’autres points problématiques pour la procédure d’asile, comme ils le soulignent dans "Ef.Syn" quatre des organisations très actives auprès de réfugiés.

      Le projet de loi réduit davantage les garanties procédurales du droit fondamental à l’asile, qui ont déjà été écornées par la loi précédente.

      Irene Gaitanou, Amnesty International

      Pendant la pandémie et sans possibilité de véritable discussion de fond, alors que ceux qui demandent l’asile vivent dans des conditions inacceptables et dangereuses, le gouvernement grec présente une nouvelle loi qui affectera sérieusement leurs droits.

      La proposition législative se concentre sur l’expansion et le fonctionnement des centres de détention fermés, ainsi que sur un certain nombre de modifications opérationnelles des procédures d’asile. Il s’agit d’une continuation de la politique introduite par la loi adoptée en octobre 2019 sur la protection internationale, qui avait introduit de sérieux obstacles à l’accès aux procédures d’asile, la réduction de la protection des groupes vulnérables et la détention prolongée, en violation du droit international.

      Le projet de loi aggrave la réduction des garanties procédurales du droit fondamental à l’asile (réduction de l’accès à l’information et à l’interprétariat adapté à chaque cas, suppression de la possibilité de protection pour des raisons humanitaires, création d’une commission de recours d’un seul membre dans plusieurs cas, tout en instaurant la détention comme principal et non pas comme dernier recours, avec l’introduction généralisée de centres de détention fermés dans les îles, et réduit les garanties des catégories vulnérables.

      Elle marque une grave restriction supplémentaire des droits fondamentaux des demandeurs d’asile en termes de liberté personnelle, de sécurité et de liberté de circulation, y compris de graves violations du droit international des droits de l’homme.

      Il est évident que le projet de loi vise une "liquidation" rapide et expéditif des demandes d’asile.

      Vassilis Papastergiou, ARSIS

      Le projet de loi soumis au Parlement diffère sur des points essentiels de celui qui a été soumis à consultation. Il est très positif que certaines dispositions très problématiques, comme celle dans laquelle des conditions très restrictives ont été introduites en ce qui concerne l’accès du requérant à l’aide juridictionnelle du deuxième degré, aient été supprimées.

      Cependant, même sous sa forme actuelle, il est régi par l’esprit de restriction des droits de tout demandeur d’asile. À titre indicatif : l’interprétation ne sera accessible que dans la langue officielle du pays d’origine, sans s’assurer que le demandeur comprend réellement cette langue, tandis que l’envoi de la décision de rejet sera fait par e-mail sans s’assurer que le demandeur l’a bien reçue à temps pour déposer une demande de recours.

      Il est évident que le projet de loi vise à la "liquidation" rapide (terme contenu dans l’exposé introductif des motifs du projet) des demandes déposées aux îles. Dans ce contexte, il sera possible d’examiner en urgence et dans de délais très brefs des appels aux îles par un comité composé d’un seul membre (plutôt que de trois membres, ce qui a été le cas jusqu’à maintenant). Enfin, la généralisation de la détention des personnes soumises à un processus de rapatriement forcé conduira certainement à des conditions de détention qui violent d’une façon flagrante toute notion de dignité humaine.

      Les garanties de la directive sont violées, car les demandeurs doivent toujours demander la suspension de l’expulsion

      Minos Mouzourakis, Aide aux réfugiés en mer Égée, Refugee Support Aegean

      L’application de la clause du "pays tiers sûr" à la Grèce viole la directive européenne (2013/32 / UE n ° 38, paragraphe 2), à condition que la législation grecque ne réglemente pas les normes méthodologiques nécessaires pour les critères et la manière dont les demandes seront examinées par les autorités individuellement comme il se doit, cas par cas (voir Cour de justice des Communautés européennes, affaire C-546/18 LH). Le Refugee Support in the Eegean demande également le rétablissement complet du droit de séjour des demandeurs d’asile dans le cadre de la procédure de recours.

      En raison de l’ambiguïté de la loi, les garanties de la directive sont violées (2013/32 / UE n ° 46, par. 7], dans la mesure où les demandeurs auront l’obligation de toujours demander au préalable la suspension de l’expulsion tant que leur recours est examiné, au moment où ils ne disposeront ni d’un interprétariat adapté ni d’assistance légale.

      En même temps, en imposant de délais très courts, la loi augmente considérablement la charge de travail de commissions de recours, qui finissent souvent par examiner les recours avant de décider du droit du requérant de rester dans le territoire pendant la procédure d’appel.

      La loi augmente les possibilités de détention et impose un modèle de centres fermés pour les îles

      Vassilis Papadopoulos, Conseil grec des réfugiés, Greek Council for refugees

      Poursuivant le cadre restrictif de la loi 4636/2019, le projet de loi tente à nouveau d’augmenter la possibilité de détention et d’imposer un modèle de centres fermés dans les îles, malgré la divergence d’une telle pratique généralisée de détention par rapport aux dispositions du droit de l’UE.

      Après le resserrement du cadre de rétention des demandeurs d’asile (loi 4636/2019, n ° 46), le nouveau projet de loi réduit les garanties de la décision respective (n ° 3), impose, de manière plus déclarative, le maintien de la détention en cas de décision définitive de rejet de la demande d’asile (n ° 20), réduit encore les délais d’examen des demandes des détenus (n ° 50), et prévoit, malgré les objections de la Commission européenne, le fonctionnement des centres fermés dans les îles sous contrôle des autorités (dans la terminologie du ministre Multi-purpose centers) ».

      Dans ce contexte, l’élimination d’une vraie possibilité de recours à des mesures alternatives qui, au moins conformément à la loi, devraient avoir priorité sur la détention (n ° 50), ainsi que la suppression de la possibilité pour les commissions de recours d’envoyer pour examen, après le rejet de la demande, afin de déterminer si il est possible de donner au demandeur rebouté un permis de séjour pour des raisons humanitaires (n ° 60), une mesure de dernier recours qui existait de la législation précédente pour des cas relevant des obligations humanitaires supérieures, telles que des raisons de santé.

    • https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/242510_parabiasi-anthropinon-dikaiomaton-stis-diataxeis-toy-nomoshedioy-mitara 08.05.2020,

      5 ONG dénoncent des violations des droits de l’homme dans les dispositions du projet de loi du Ministère grec de la politique migratoire.

      Cinq ONG ont dénoncé la violation des droits des demandeurs d’asile par une série de dispositions du projet de loi sur l’immigration, lors d’une discussion en ligne au moment où la loi était sur le point d’être votée au Parlement hellénique.

      Il s’agit des organisations Médecins sans frontières, Amnesty International, la Ligue hellénique des droits de l’homme (Hellenic League for Human Rights), le Conseil Grec pour les Réfugiés (Greek Council for Refugees) et HumanRights360.

      Selon Irene Gaitanou, responsable des campagnes grecques d’Amnesty International, le projet de loi prolonge la détention et viole ainsi le droit international, selon lequel la détention est le dernier recours. Il institue également la création de centres fermés sous le contrôle de la police sur toutes les îles, introduit de nouvelles restrictions aux droits des demandeurs d’asile à plusieurs étapes du processus, réduit le droit à l’information et prévoit la suppression de la priorité d’examen des demandes des personnes vulnérables.

      Elle a souligné que la déposition du projet de loi a eu lieu à un moment " extrêmement dangereux pour ceux qui vivent dans des conditions indécentes et même au milieu de la pandémie de coronavirus". À l’heure actuelle, un tel projet de loi est malheureusement un choix irresponsable et dangereux de la part du gouvernement, qui a l’obligation de protéger tous ceux qui vivent en Grèce. "

      Pour sa part, le directeur des programmes de Médecins sans Frontières, Apostolos Veizis, a décrit la situation sur les îles.

      Il a souligné qu’il n’y a qu’une seule toilette pour 167 personnes et une douche pour 242 au camp de Moria, alors qu’en même temps, toujours à Moria, 5 000 personnes vivant dans l’oliveraie n’ont aucun accès à l’électricité, à l’eau et aux toilettes. À Samos, il n’y a qu’une seule toilette pour 300 personnes, tandis que l’organisation MSF a installé 80 toilettes et fournit 60 000 litres d’eau par jour pour desservir les résidents à l’extérieur du hot-spot de Vathy. En même temps, une partie du personnel qui travaille dans le hot-spot n’a pas été à localiser les survivants de torture, de sorte que des centaines de victimes de torture n’étaient pas reconnues comme vulnérables et se sont retrouvées en détention en vue d’une expulsion.

      Il a expliqué qu’en ces temps difficiles "il y a des obstacles supplémentaires pour les personnes" et s’est dit préoccupé par le fait que le projet de loi, en particulier par l’instauration de la possibilité d’une détention prolongée, "aura un impact gravissime sur les personnes souffrant de graves problèmes de santé mentale qui sont victimes de torture, de mauvais traitements ou d’abus et de violences sexuels, parmi lesquels se trouvent plusieurs enfants."

      Vassilis Papastergiou, vice-président de la Ligue hellénique pour les droits de l’homme, (Hellenic League for Human Rights (HLHR)), a évoqué la "restriction encore plus importante des droits et des garanties" qu’introduit ce nouveau projet de loi.

      " Une grande partie de demandeurs d’asile verront leurs demandes rejetées sans que les conditions pour un jugement juste et équitable soient réunies juste, et ils resteront dans le pays sans papiers et sans perspective de retour à leur propre pays", a-t-il dit, ajoutant que "ce n’est pas dans l’intérêt d’un État régi par le Droit".

      Il a cependant salué la création du Secrétariat spécial pour la protection des mineurs non accompagnés.

      Le président du Conseil hellénique pour les réfugiés, Vassilis Papadopoulos, s’est déclaré préoccupé par le fait que "les restrictions de circulation dues à la pandémie continuent d’être étendue, tandis que les droits sociaux sont réduits" et il a ajouté que "nous espérons que le retour à la normale après la pandémie se traduira par le respect des droits de réfugiés, des être humains persécutés dans leur pays d’origine ".

      Il a fait valoir que la création du Registre des ONG par le Ministère" impose des procédures très difficiles à respecter pour les petites organisations bénévoles, " et a ajouté que "ce qui nous craignions, c’est que le contrôle des ONG par l’état n’entraîne la restriction des actions de soutien aux réfugiés et aux immigrants ».

      Le directeur de HumanRights360, Epamineondas Farmakis, a également fait mention du registre des membres des ONG rendu obligatoire par la loi, notant que les organisations avaient demandé que cela soit fait, mais il a ajouté qu’un tel registre pose de nombeux problèmes de gestion des données personnelles qui pourraient aller à l’encontre de la réglementation RGPD.

      Concernant les fonds alloués à la Grèce par la Commission européenne à partir de 2015, qui, comme il l’a dit, s’élèvent à environ trois milliards d’euros, il note qu’environ 1 milliard est destiné à des organisations et organisations internationales et "de ce montant" Il y avait autant de transparence que possible, avec des mécanismes d’audit indépendants, des budgets et des rapports des organisations, nous savons donc en détail où cet argent est allé. "

      Au contraire, pour l’argent qui a été alloué à l’État grec "au cours de toutes ces années, il n’y a aucun rapport sur aucun des sites Web des ministères ou à Diavgeia sur l’endroit où

      Au contraire, pour l’argent qui a été absorbé par l’État grec "il n’y a aucune référence au cours de ces années à aucun site Web des ministères ou à Diavgeia (Transparence, réseau public de mise en ligne de décisions du gouvernement ) sur la destination de ces montants". Il a conclu en déclarant que "la tentative de création du registre des ONG et les déclarations politiques sur le manque de transparence des ONG déplacent le problème de la non-transparence de l’État grec vers les organisations de la société civile".

    • https://www.ekathimerini.com/252511/article/ekathimerini/news/new-law-puts-refugees-rights-at-risk-ngos-say

      11.05.2020

      New law puts refugees’ rights at risk, NGOs say

      A group of 20 non-governmental organizations have sent a joint petition to Migration Minister Notis Mitarakis, arguing that a bill recently passed into law undermines the rights of asylum seekers in Greece.

      According to the petition, which was signed by ActionAid Hellas, Medecins du Monde and Arsis among others, the new law makes the asylum process for refugees more precarious, eroding existing guarantees.

      The groups also claim that frequent changes to migration and asylum legislation result in further delays to the processing of claims, a problem that the new bill is ostensibly aimed at addressing. Some of the new provisions could even lead to violations of national and European legislation, they contend.

      The bill was passed on Friday night with the backing of the conservative government, while leftist SYRIZA walked out and smaller opposition parties voted against it.

  • [Via Vicky Skoumbi, via Migreurop]

    Images honteuses de surpeuplement et de chaos à l’extérieur du Service d’asile

    Des situations embarrassantes de chaos, de surpopulation et d’incertitude ont eu lieu depuis lundi matin devant le siège du service d’asile à Katehaki (Athènes) et à d’autres bureaux, qui ont rouvert après deux mois de fermeture de l’accueil du public en raison du coronavirus.
    Le service a rouvert sans aucune préparation pour répondre aux milliers d’affaires en instance et pour le renseignement approprié des personnes intéressées, qui ont afflué au Service, la majorité en vain. D’ailleurs, le service a rouvert avec la moitié du personnel pour faciliter le maintien des distances dans les bureaux.

    Plusieurs centaines de réfugiés se sont rassemblés très tôt dans le matin devant la porte fermée du service, se heurtant les uns aux autres pour qu’ils puissent être servis. Parmi eux, de jeunes enfants et des tout-petits.
    Vu qu’aucune infrastructure appropriée n’avait été créée à l’intérieur du service pour l’entretien des distances, la fourniture de masques, de gants et d’antiseptiques et pour le placement de plexiglas aux comptoirs de réception, le service et l’information ont été effectués à l’extérieur, sur le trottoir. Un employé du service était dans la cour, prenant et donnant des papiers à travers les barreaux, qui étaient les seuls à retenir la foule.
    L’angoisse et le besoin des gens d’être servis étaient tant que les files d’attente s’étaient formées depuis dimanche minuit à l’extérieur du service à Katehaki, ainsi qu’à l’extérieur des bureaux à Alimos, tandis que beaucoup de gens s’étaient rassemblés dès samedi. Environ 200 personnes ont passé la nuit de dimanche assis sur des boîtes en carton.
    À Alimos quiconque arrivait notait son nom sur des cartons, lesquels circulaient de main en main pour garder la priorité le lendemain matin. À Katehaki celui qui arrivait faisait la queue dans l’étroit couloir que formaient les balustrades. S’il fallait se déplacer pour un instant, il demandait aux gens d’à côté de conserver son siège.
    Personne ne savait ce à quoi il ferait face et si son affaire avancerait. La décision du Service concernant les cas qui seraient servis était affichée dans des langues différentes, mais le document n’était pas accessible à tout le monde puisque beaucoup de gens étaient assis devant. D’ailleurs, la décision était rédigée dans un langage bureaucratique, pas très facile à comprendre.
    Beaucoup de gens essayaient par leur portable de trouver la décision sur le site Web du Service. Cela aussi s’est avéré extrêmement compliqué pour la plupart des gens. La décision était disponible en dix langues, mais la liste des langues a été écrite en grec et, si on arrivait à voir l’option pour la page anglaise, en anglais.
    Mais cette décision n’a été publiée sur le site Web du Service que le samedi et elle était relativement cachée dans la liste des annonces, tandis que jusqu’à l’après-midi on ne voyait clairement que l’annonce de la suspension du service il y a deux mois. Par ailleurs, le personnel lui-même n’a été informé que vendredi après-midi sur la liste des procédures à effectuer le lundi : notamment la présentation d’appels en deuxième instance, alors qu’il n’y avait aucune référence aux entrevues ou à la préparation pour les entrevues à distance, comme le prévoyait deux jours plus tôt une circulaire du Secrétaire général Patroclos Georgiadis.
    Ce n’est que le vendredi qu’il a été décidé que diverses demandes seront soumises par voie électronique et non pas avec une présence physique. Il a également été décidé qu’il n’y aura pas de renouvellement des cartes de demandeurs d’asile expirées et des permis de séjour, qui ont bénéficié d’une prolongation de six mois, précisément pour limiter la surpopulation.
    Il est douteux que cela ait fonctionné, car les personnes intéressées n’ont pas été informées. Parmi ceux qui attendaient dès dimanche soir dans la file d’atteinte, étaient plusieurs personnes qui avaient perdu leur carte de demande d’asile et qui avaient reçu un certificat de durée de deux mois, durée qui s’est pourtant terminée durant la période où le service était fermé. Une carte expirée signifie que les personnes ne peuvent pas travailler, comme le Somalien de 27 ans qui travaillait pour une organisation et qui a été forcé de s’arrêter parce qu’il ne pouvait pas renouveler le certificat ou remplacer la carte. Pour d’autres la carte et le permis de séjour qui l’accompagne étaient expirés, ainsi que la prolongation de six mois accordée par les autorités. Certains s’étaient identifiés comme réfugiés il y a des mois et attendaient leurs documents de voyage pour pouvoir se rendre à l’étranger. D’autres avaient manqué leur entrevue et voulaient qu’une nouvelle date ait été fixée.
    Si le pire a été évité, c’est parce que les mesures de confinement dans les structures de réfugiés demeurent, de sorte que des milliers de personnes concernées n’ont pas pu venir au service. On ne sait toujours pas ce qui se passera dans les prochains jours avec la fin de la restriction du mouvement.

    https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/243840_ntropiastikes-eikones-synostismoy-kai-haoys-exo-apo-tin-ypiresia-asyloy

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Athènes #Katehaki #Bureauxasile

  • [Via Vicky Skoumbi, via Migreurop]

    Les structures d’accueil et d’identification aux îles ne vont pas être déplacées !

    Tout indique que le camp de Moria à Lesbos va s’étendre, au lieu de fermer , tandis que l’avenir de VIAL à Chios, qui pourrait être délocalisé, reste dans le vague.

    Le ministère de l’Immigration a décidé de charger directement un évaluateur agréé afin de déterminer la valeur des loyers, pour la location de terres sur les îles accueillant des réfugiés, afin de créer des centres d’accueil et d’identification des demandeurs d’asile (ou bien d’étendre des structures d’accueil déjà existantes, cela reste à déterminer. -

    Malgré le fait que les hot-spots existent et fonctionnent dans toutes les îles depuis 2016 (en Moria depuis 2012), le ministre Notis Mitarakis et le secrétaire général M. Logothetis ont décidé d’allouer le montant de 18.600 euros, afin qu’un expert évalue le montant des loyers que le ministère doit payer dans les structures qui fonctionnent déjà, et ceci au moment où les communautés locales demandent d’urgence leur fermeture. Cela soulève plusieurs questions mais aussi de nouvelles données, notamment à Moria qui, comme tout montre qu’au lieu de fermer va s’étendre, tandis qu’à Chios tout reste dans le vague.

    La mission confiée à l’expert certifié Styliani Avgerikou concerne spécifiquement les zones : postes de Zervos Samos, Pyli Kos, Lepida Leros, zones des îles de Lesvos (zone Moria) et Chios, les zones à Chios n’étant pas clairement défini, ce qui laisse ouverte la possibilité de la délocalisation du hot-spot de VIAL et et celui en construction à Chalkios dans une autre zone.

    Le travail progresse

    Un nouveau centre est en cours de construction à Samos, et les travaux - qui ont commencé sous le gouvernement de SYRIZA - ont beaucoup progressé ; il ne reste que la connexion aux réseaux d’électricité et d’évacuation d’eaux usées.

    La conception du ministère Pour Leros et Kos le ministère a prévu l’expansion des installations existantes à Lepida et Pyli respectivement, tandis que le futur du camp de Moria et de celui de Vial à Chios restent dans le flou ; et c’est justement cela le point épineux pour le gouvernement actuel, car les affrontements violents de la population locale avec les forces de l’ordre essayant d’imposer manu militari de nouvelles structures géantes aux positions de Karava à Lesbos et à Aepos à Chios sont loin d’être oubliés.

    En ce qui concerne Lesbos, le gouvernement a l’intention d’étendre la Moria en plaçant une clôture autour de l’oliveraie où les tentes ont été installées, tandis qu’à Chios la situation est encore plus compliquée, car au bureau de vote ministériel, les habitants de Chalkios attendent de tenir sa promesse de campagne et fermer VIAL.

    A Chios, le ministère a récemment loué les anciennes installations de la maison d’édition « Alithia », un journal local, sous prétexte de construire un espace de quarantaine temporaire, tandis que l’accord comprenait également une condition qui permet au ministère de louer l’espace à un autre usage si les conditions l’exigent. Une condition qui a été dénoncée par presque toutes les factions du conseil municipal comme révélatrice de la volonté du ministère d’y créer une nouvelle structure.

    La question se pose alors de savoir si le ciblage par le ministère est la délocalisation quasi-partielle du hot-spot de VIAL et Chalkios aux anciennes installations d’Alithia, ce qui pourrait susciter des réactions vives de riverains, qui s’y opposent fermement. A défaut d’une telle délocalisation, le ministère devrait soit trouver un nouvel espace, soit étendre le hot-spot déjà existant de VIAL dans les champs déjà occupés.

    L’intervention urgente des unités RABIT de Frontex va être prolongée

    https://www.stonisi.gr/post/8991/to-kyt-morias-epekteinetai-kai-zhteitai-ki-allh-frontex

    Le gouvernement a demandé la prolongation de l’opération d’intervention rapide de Frontex à Evros et dans la mer Égée jusqu’en juillet avec une demande officielle à la police et aux garde-côtes européens. Selon un haut fonctionnaire du ministère de la Protection du citoyen (allias Ministère de l’Ordre Publique), la demande respective a été déposée mardi dernier et mercredi, un dirigeant de l’organisation européenne a confirmé, s’adressant à « Kathimerini », que « nous sommes en pourparlers avec les autorités grecques pour prolonger l’opération d’un mois supplémentaire ».

    Officiellement, Varsovie (siège de Frontex) n’a pas répondu à la demande grecque, mais des sources compétentes ont révélé que la direction de l’organisation avait oralement accepté la demande de maintien des gardes-frontières européens aux frontières terrestres et maritimes de la Grèce. - Turquie jusqu’au 6 juillet.

    La demande initiale à l’organisation pour le développement de l’équipe d’intervention rapide (RABIT) de Frontex, a été déposée le 1er mars, suite à une décision en urgence du Conseil gouvernemental d’Affaires étrangères et de Défense, deux jours après le début de la récente crise avec la Turquie. Vingt-quatre heures plus tard, le directeur de Frontex, Fabrice Leggeri, avait officiellement accepté la demande grecque, soulignant que "compte tenu de la situation qui se développe rapidement à la frontière extérieure de la Grèce avec la Turquie, ma décision est d’accepter la demande d’intervention des unités RABIT déposée par la Grèce.

    Au cours de la période qui a suivi, 100 gardes-frontières européens ont été déployés à Kastanies, à Evros. Selon l’accord initial, l’opération rapide aurait dû durer deux mois et devrait s’achever le 6 mai. Cependant, comme un responsable de Frontex l’a déclaré à « K » hier, « avec les autorités grecques, nous avons évalué la situation à la frontière et décidé de prolonger l’opération, initialement pour un mois, jusqu’au 6 juin ».

    La nouvelle demande à l’organisme de prolonger l’opération jusqu’en juillet a été faite suite à des évaluations et des analyses faites par des policiers et des gardes-côtes, qui ont conclu que la levée progressive de la quarantaine en Turquie, la baisse des niveaux d’eau à Evros et l’amélioration les conditions météorologiques dans la mer Égée entraîneront une nouvelle augmentation de la pression migratoire. En fait, la Garde côtière exigerait non seulement le maintien des forces existantes dans la mer Égée orientale, mais également leur augmentation avec 6 patrouilleurs supplémentaires.

    https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/243250_oi-domes-sta-nisia-den-pane-poythena

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Camp #Îlesgrecques #Hotspot #Frontex

  • Grèce : 11 000 rejets de demandes d’asile en deux mois, ces migrants « doivent repartir » prévient Athènes

    Par La rédaction Publié le : 14/05/2020

    Alors que les autorités grecques serrent la vis envers les migrants dans le pays, le ministre de la Migration a annoncé mercredi que 11 000 demandes d’asile avaient été rejetées ces deux derniers mois, ouvrant ainsi la voie à de probables expulsions vers la Turquie. Les services d’immigration, en charge de ces demandes, sont eux toujours fermés au public.

    Le ministre grec de la Migration, Noris Mitarakis, a indiqué mercredi 13 mai, lors d’une interview à la radio grecque Skai Radio, que 11 000 demandes d’asile avaient été rejetées par les autorités ces deux derniers mois. Les migrants concernés « doivent repartir », a prévenu le ministre, sous-entendant des renvois massifs vers la Turquie, dernier pays par lequel sont passées ces personnes. Ces expulsions seront vraisemblablement organisées une fois que les mesures de restrictions dues au coronavirus auront été levées, a-t-il encore ajouté sans plus de précisions.

    Cette annonce survient alors que les services d’immigration, en charge des demandes d’asile en Grèce, qui sont fermés au public depuis le 13 mars, n’ont pour leur part pas encore publié leurs statistiques relatives aux mois de mars et avril.

    >> À (re)lire : Grèce : des centaines de migrants bloqués dans des camps sans pouvoir demander l’asile

    Au cours de ce dernier mois, selon Noris Mitarakis, la Grèce a enregistré quelque 16 000 demandes d’asile, soit quatre fois plus que les chiffres enregistrés en moyenne par mois dans le pays.

    Restrictions

    L’annonce d’Athènes sur le nombre de déboutés fait suite à des restrictions en termes de droits des migrants dans le pays. Une loi adoptée le 8 mai permet en effet d’accélérer les procédures d’asile, la détention automatique des demandeurs d’asile dont les appels ont été rejetés et ceux soumis à des procédures de retour.

    En mars, la Grèce avait fait face à de nombreuses arrivées de migrants venus de Turquie, conséquence de l’ouverture des frontières côté turc décrété par le président Recep Tayyip Erdogan le 28 février. Les autorités avaient alors gelé les procédures d’asile pour une durée d’un mois à compter du 1er mars.

    >> À (re)lire : La Grèce veut accélérer les expulsions

    Dans la foulée, le déclenchement de la pandémie de coronavirus et du confinement a encore ralenti le processus de demandes d’asile. Les services d’immigration en charge de ces dossiers ont annoncé qu’ils ne rouvriraient pas avant le 18 mai.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/24752/grece-11-000-rejets-de-demandes-d-asile-en-deux-mois-ces-migrants-doiv

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Asile

  • Deux cas de corona-virus parmi les réfugiés en "quarantaine" à Lesbos

    Deux des neuf réfugiés et migrants contrôlés par un total de 70 vivants dans la structure de Thermi à Lesbos sont de patients asymptomatiques

    Posté 12/5/2020

    Deux cas de patients asymptomatiques atteints de maladie covid 19 ont été détectés par l’équipe de l’Organisme National Grec de Santé Publique (EODY) parmi neuf réfugiés et migrants dans une structure "quarantaine" pour nouveaux arrivants à Thermae et qui ont été contrôlés au hasard par une équipe de l’EODY. Il s’agit d’une structure qui a été créée et exploitée par le ministère de l’Immigration et de l’Asile dans un espace loué par le ministère.

    Les 70 réfugiés et immigrants qui sont arrivés à terre mercredi dernier au port de Skalochori et dimanche à Lapsarna, Antissa, y sont garder en isolation de peur de contamination par des éventuels porteurs du virus.

    Des échantillons devraient être prélevés de tous les résidents de la structure demain. Alors que tous ceux qui sont entrés en contact avec eux, la Garde côtière, la police et les individus ou autres employés du service de soins seront également contrôlés.

    Les deux patients testés positifs, dans la mesure où ils sont asymptomatiques, sont maintenus dans une quarantaine distincte dans la structure des Grands Thermes.

    19 h 30

    Des sources du ministère de l’Immigration et de l’Asile ont confirmé les informations ci-dessus, déclarant :

    « Deux immigrants qui sont entrés illégalement à Lesbos le 6 mai sont testés positifs. Les cas ont été identifiés dans le cadre d’un contrôle d’échantillons randomisé.

    Il convient de noter que les deux restent en quarantaine, dans la structure située à Lesvos Ouest et qui a été louée par le ministère de l’Immigration en consultation avec la municipalité de Lesvos Ouest, près de la plage d’Eftalou. »

    Le ministère de l’Immigration précise qu’il n’y a aucun lien entre cette structure et la Moria.

    https://www.stonisi.gr/post/8951/dyo-kroysmata-koronoioy-sthn-karantina-updated

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Lesbos #Thermes #Isolement #Contamination

  • Refugee families reunited in UK after rescue flight from Greece
    Vulnerable people from Greek refugee camps reunited with close family at Heathrow

    Some 47 highly vulnerable migrants have arrived in the UK on an “unprecedented” family reunion flight from Greece.

    British refugees travelled to Heathrow to greet nephews, brothers, husbands and wives after Monday’s flight brought people from Syria, Somalia and Afghanistan to join close family in the UK. The reunion was the result of two months of intense lobbying by the campaign group Safe Passage and the British peer Alf Dubs.

    Many of the individuals, some with severe health problems, had been living for several months in the dire conditions of Greek refugee camps.

    ’Finally, at last’: vulnerable migrants to leave Greece for UK
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    Vulnerable asylum seekers in Europe can apply to be transferred to another EU country where they have close family, but as Covid-19 spread family reunions ground to a halt. Along with children stranded on their own, married couples and vulnerable adults were brought together with relatives who have offered to support them.

    Among them was an 18-year-old from Somalia who joined his uncle in the UK after a process of many months, during which he lived in the Moria camp in Lesbos. Some had spent years in Greece while their claims for family reunion were processed. A stateless boy originally from Kuwait was able to join his brother only after his lawyer overturned several Home Office refusals of their claim.

    Ahmed, 22*, left his north of England home in the early hours of Monday to reach Heathrow. He was given refugee status in the UK after escaping the Syrian war and has been working nights to support his little brother Wahid who was trapped on Samos. After a lengthy bureaucratic process, Wahid had been about to board a flight in March when it was cancelled.

    ‘All I think of is my brother’: UK refugee family reunions disrupted by Covid-19
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    “He was so disappointed,” Ahmed told the Guardian, “I phoned everybody I could think of to try to get him on a flight, I offered to pay myself. Nobody could help me then just suddenly a few days ago I was told he was coming. I have everything ready for him, we will just sit and talk.”

    Peers from both sides of the Lords worked to persuade the Home Office to allow the flight to go ahead, including Lord Dubs who has campaigned for several years for more lone children to be accepted into the UK.

    He told the Guardian: “In these bleak times this is a rare but wonderful good news story to emerge from the coronavirus crisis. The conditions in the camps in Greece are truly awful. They’re no place for children or vulnerable people, especially now.

    “I hope it is only a start, because there are other children who want to join their family in Britain and there are also children who are in the Greek camps who may not have family here but also need to be helped to find safety.”

    The UK Home Office was criticised last month for refusing to take unaccompanied minors from the overcrowded camps. In April, Germany took 49 children and Luxembourg took 12.

    Beth Gardiner-Smith, the CEO of Safe Passage, said: “The UK and Greek governments have shown real leadership in reuniting these families despite the travel difficulties and we now urge the UK and other countries across Europe to continue these efforts to ensure no one is left behind.”

    A UK Home Office spokesperson said “The UK has a long and proud tradition of providing help and support to the vulnerable, and now more than ever it is important we honour that.”

    Eirini Agapidaki, Greek special secretary for the protection of unaccompanied minors, told the Guardian that Greece’s prime minister and the minister for migration had worked with the Home Office as well as Lord Dubs to ensure the reunions went ahead. “Among these people are children that will finally be with their siblings, men and women to finally be reunited with their spouses,” she said.

    “It’s the collaborative teamwork that allows us to be effective in times of corona restrictions, a legacy that we need to sustain not just at national but also at the EU level.”

    https://www.theguardian.com/global-development/2020/may/11/refugee-families-reunited-in-uk-after-rescue-flight-from-greece

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Transfert #Royaume-Uni

  • Two children transferred out of Malakasa, protection still denied to many

    Following two requests for interim measures before the European Court of Human Rights (ECtHR), two unaccompanied children from Syria aged 12 and 13 are finally transferred to a shelter for minors after over two months of confinement in unsafe conditions.

    In March 2020, the two Syrian boys arrived in Greece unaccompanied. They were arrested and automatically placed in detention despite being recognised as minors. They were issued with detention and deportation orders and were detained among adults in degrading conditions pursuant to an emergency decree adopted on 2 March 2020 by the Greek government, which suspended access to asylum for one month and foresaw immediate deportation for those entering the Greek territory, without registration to their countries of origin or to Turkey. As a result of the decree, people arriving in Greece in March, including the two minors, were arbitrarily denied the right to make an asylum application and to benefit from the rights and entitlements conferred on asylum seekers by domestic and European Union law.

    On 27 March 2020 RSA appealed before ECtHR, requesting the Court to indicate interim measures under Rule 39 of the Rules of Court for the protection of the two unaccompanied children and their transfer to suitable reception facilities.

    Meanwhile, the two boys received on 7 April 2020 police referral notes informing them that they had been released from detention, although until the end of April no one was permitted to exit the facility.

    Following correspondence between the Court and the government, on 15 April 2020 the ECtHR decided not to grant interim measures, on the ground that the government had already made commitments to ensure that the applicants would receive treatment in accordance with Article 3 of the European Convention on Human Rights (ECHR). Yet, the applicants had submitted information indicating that no change in their situation had taken place.

    RSA lodged a fresh request for interim measures on 23 April 2020, following which the Court adjourned its decision and requested again the government to indicate “what concrete measures have been taken for the applicants’ transfer, as well as for the appointment of a guardian”.

    The children were ultimately transferred to an accommodation place on 7 and 8 May respectively, that is over two months after their arrival in Greece.

    While welcoming the applicants’ recent transfer to a shelter for minors, RSA regrettably notes that demanding litigation procedures and recourse before the Strasbourg Court for interim relief have become necessary to secure the consideration and protection of even the most basic rights of children. Recourse to the ECtHR is not accessible in every case of children at risk and cannot substitute a reliable and well-functioning child protection system, which remains a pressing need for Greece.

    In April 2020, in a different case concerning a homeless unaccompanied boy living in destitution in a Greek city, the ECtHR again refused to grant interim measures requested under Rule 39 including the placement of the child in a shelter for minors. Until today the child still sleeps rough in the streets and the government has taken no measures for the child’s protection.

    The predicament of the two boys leaving Malakasa this week illustrates the chronic gaps in the protection of unaccompanied children and the absence of an effective guardianship system in Greece. It is also testament to an increasing disregard on the part of the authorities of obligations enshrined in national, European and international law, and a failure to follow through on guarantees provided to the ECtHR.

    RSA and PRO ASYL continue to defend the rights of the most vulnerable and will assist the children in their family reunification procedure with relatives in Germany.

    https://rsaegean.org/en/two-children-transferred-out-of-malakasa-protection-still-denied-to-many

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Camp #Malakasa #Mineursnonaccompagnés #Enfants #Transfert

  • La Grèce prolonge jusqu’au 7 juin le confinement des camps de migrants

    Le ministère grec des Migrations a annoncé vendredi le prolongement jusqu’au 7 juin des mesures de confinement dans les camps de demandeurs d’asile, mises en place depuis plus de deux mois pour enrayer la pandémie du nouveau coronavirus.

    « A la suite d’une décision des ministres de la Protection du citoyen, de la Santé et des Migrations, les mesures contre la propagation du virus Covid-19 sont prolongées pour les résidents des centres d’accueil et d’identification à travers le pays », selon un bref communiqué.

    https://www.lnc.nc/breve/la-grece-prolonge-jusqu-au-7-juin-le-confinement-des-camps-de-migrants

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Camp #Déconfinement #Prolongation

  • Emmanuel Macron’s Weak Pandemic Response Is a Bad Omen for His Promises on Climate Action
    https://jacobinmag.com/2020/05/emmanuel-macron-covid-coronavirus-environment-climate-change

    The strict quarantine to slow the spread of the virus is rubbing salt into the wounds of a France that has recently experienced an exceptionally long period of social unrest. From the start of the gilets jaunes uprising almost a year and a half ago to the mass movement against a proposed pension reform, France’s streets have seen huge mobilizations, with the question of climate change and solidarity at the core of those popular movements.

    The parallels that can already be drawn between the coronavirus pandemic and the climate crisis will be crucial for approaching climate politics going forward. Central to this comparison are the blatant inequalities in terms of who is most affected and the call for broad restructuring of economies and societies. Moreover, in this comparison, we can find the material bases for reimagining political responses to both COVID-19 and the climate crisis.

    It seems reasonable to believe that Emmanuel Macron had planned to focus the last portion of his five-year term on climate and environmental concerns, in what can be understood as the third step in his reelection strategy:

    Accelerate the process of desegregating the rigidity of the French social system and labor law. Liberalize the economy and ensure that social security is reduced to a safety net while creating an economic environment favorable to investors, in what the economic orthodoxy would call a “modernization” effort.
    Construct an image of himself as a European leader and visionary, profiting from the unwillingness of Angela Merkel and Germany to take up this role.
    Turn to issues of environment and climate change to consolidate the “progressive” and even planetary aspects of this visionary profile, thus ensuring he would be viewed as responsive to the “progressive” wing of his electoral coalition.

    This April 11 the convention — brought together via video conference — produced a list of fifty proposals to the government. While this list has not yet been made public, enough of the text has been leaked to reveal that, particularly in light of the ongoing COVID-19 crisis, the proposals are already outdated. Some of the proposals do go in the right direction — “building renovations, limitation of urban expansion, support for biking options in urban and rural areas, etc.” — but as a whole, they are tainted with the sort of “sustainable development thinking” dear to the United Nations and other international institutions. This approach was already clearly insufficient before the current crisis, and the convention’s proposals are now that much further from responding to the clarion call for massive social change brought forward by the pandemic.

    Upon analyzing the crisis and its possible consequences, it seems that perceptions of risk, collective danger, and preparedness will remain unsettled among the general public, at least for a while. For people in power, giving the impression that everything will be done in the same way, and at the same scale, that it was before could prove a poor strategy, risking them to be perceived as out of touch. And this seems to be something that Macron has acknowledged and understood. This is why he has declared himself opening the door to “outside the box” thinking, claiming that he “feels the profound need to reinvent something new.”

    If Macron is sincere about the need for change, we must ask if this will translate into a moratorium on investment by French companies in fossil fuels, particularly those gas-related investments responsible for half the increase in CO2 emissions since 2012. In a time when the price of oil has dramatically plummeted — reaching even the nonsensical depths of negative value — will there be a redefinition of the fossil-fuel sector, organized by the state and involving concrete support for workers?

    Bailing out the fossil fuel or aviation industries without restructuring them, reskilling their workers, and reframing their management would represent a total denial of the climate emergency — and, indeed, of the essence of what it is to “govern” the crisis.

    Les subventions à Air France et Renault sont de mauvais signes !

  • Info Park
    Weekly
    13 – 19 May 2020

    Serbia
    ➢ On 14 May, Health Minister Zlatibor Loncar annulled the previous order that extended the lockdown for Reception and Asylum Centers in Serbia. (Official Gazette, no. 74/2020) As a result, all refugees and other migrants regained the right to freedom of movement in the country. Asylum office of the Serbian Interior Ministry will resume its operations on 1 June.
    ➢ In a stark contrast to above decision to relax the lockdown measures in all the camps, on 16 May Serbian President Aleksandar Vucic ordered Serbian Army deployment in municipality Sid with 3 centers: Adasevci, Principovac and Sid city. Apparently, the decision is made following requests from the local municipality to prevent any incidents that occurred before corona epidemics, including petty crime, burglaries and illegal entry into abandoned buildings including farms or weekend houses in the area. The units belonging to the elite 72 Brigade for Special Operations of Serbian army are deployed on the same day, guarding 3 centers and patrolling in the town.
    According to the SCRM, the migrants are allowed to leave all of these camps, however their stay outside after the 10PM curfew is not tolerated, and they are forced
    to return to the camp. Various representatives of civil society criticized this decision heavily, claiming it is connected with the campaign for general elections in Serbia set for 21 June - especially given that no incidents are reported since lifting lockdown of Sid area camps.
    Last week was marked by the swift return to “normality” regarding migrations in Serbia. Nearly 1,500 migrants managed to leave the camps since the end the state of
    emergency, despite strong SCRM efforts to slow down the outflow with the partial restriction of freedom of movement with a system of quotas (for instance, in Krnjaca AC only 5 migrants per barrack were allowed to exit the premises). According to Serbian Commissar for refugees and migrations Vladimir Cucic, Serbian ACs and
    RCs currently host 7,700 beneficiaries, with an estimation of at least 150 people on the move outside. At the peak of the state of emergency, the camps had over 9.100 accommodated people.
    ➢ Inflow of refugees and other migrants in the parks of Belgrade Savamala district is notable, with numbers rising from 120 on Wednesday to 270 on Sunday. Consequently, significant number of smugglers are also present in the area, seeking clients and brokering deals about irregular travel to the EU. As a result, there is a significant increase in attempts to cross the borders of Hungary and Romania. Push backs from Hungarian border peaked at 188 over the weekend. At the same time an apparent movement of Kurdish families is noticed towards or over the border with Romania. Read more on how the new border regime could influence people on the
    move in this Weekly’s appendix “Protection of borders in times of crisis”.
    ➢ Around 50 right-wingers, mostly members of the extremist neo-nazi Levijatan movement, gathered outside the Obrenovac RTC on 13 May to protest in support to a
    member of the organization who had forcibly driven into the camp the week before and was ordered 30-day detention.

    Croatia
    ➢ Following the reports condemning the photos of physically marked refuges in Croatia last week, the Guardian published an article about this humiliating practice. However, the Croatian Ministry of Interior denied the accusations published in the UK paper dubbing that these accusations absurd and dangerous since they are
    coming during the holy month of Ramadan.

    Greece
    ➢ The program of relocation of unaccompanied children from Greek islands to other EU countries is scheduled to continue. Portugal is set to welcome 500 boys and girls
    and dozens are ready for the relocation to Belgium. However, authorities have extended the lockdown of Greek refugee camps due to the corona virus pandemic.
    ➢ According to Alarm Phone, push-backs on the Aegean sea reportedly continued. Since early March 2020, Alarm Phone has received 28 emergency calls from the
    Aegean and in most of these cases the distress resulted from attacks on boats carried out in Greek waters by various vigilante groups.

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Serbie #Déconfinement #Couvre-feu #Grèce #Refoulement #Relocalisation #Enfants #Croatie #Violencespolicières #

  • Grèce : deux migrants testés positifs au coronavirus sur l’île de Lesbos

    Deux migrants arrivés début mai sur l’île grecque de Lesbos ont été testés positifs au Covid-19. Les autorités assurent que ces personnes n’ont eu aucun contact avec les quelque 18 000 migrants qui vivent dans le camp de Moria car ils avaient été placés en quarantaine dès leur arrivée.

    Le ministère grec des Migrations a annoncé, mardi 12 mai, que deux migrants arrivés récemment à Lesbos ont été testés positifs au coronavirus.

    Ces migrants font partie des 70 personnes qui ont débarqué sur l’île grecque les 6 et 10 mai. Ils avaient été placés en quarantaine dans un centre indépendant afin d’éviter tout contact avec d’autres demandeurs d’asile présents à Lesbos, notamment dans le camp de Moria où vivent 18 000 migrants.

    « Il n’y a absolument aucun lien entre cette structure et celle de Moria », a assuré une source au ministère des Migrations.

    Mortaza
    MortazaBehboudi
    Deux migrants arrivés à Lesbos mercredi dernier, ont été testés positifs du #COVID19. Ils sont 51 migrants en total, arrivés le 6 mai dernier. Les 19 migrants arrivées dimanche dernier ont également été emmenées dans la même zone de quarantaine.

    Les deux demandeurs d’asile contaminés n’ont pas développé de symptômes, ont déclaré des responsables du centre. Des tests sont en cours sur les 68 autres migrants hébergés dans ce camp, mais également sur les personnes qui sont entrées en contact avec eux.

    Ce sont les premiers cas de Covid-19 répertoriés dans un camp de migrants des îles grecques. Deux autres centres, celui de Malakasa et Ritsona, situés en Grèce continentale, ont en revanche été mis en quarantaine début avril après que des cas de coronavirus y ont été détectés. La ville de Kranidi, située à une centaine de kilomètres d’Athènes, a également été placée à l’isolement mi-avril après que 148 des 470 migrants hébergés dans un hôtel proche ont été testés positifs au nouveau coronavirus.

    Les ONG redoutent l’arrivée du Covid-19 dans les camps surpeuplés des îles grecques. Dans un communiqué publié le 22 mars, l’organisation Human Rights Watch (HRW) disait craindre « une crise de santé publique » dans ces camps. « Alors que le gouvernement grec oeuvre pour arrêter la propagation du virus, les images des conditions sordides dans les camps d’accueil et d’enregistrement à Lesbos, Chios, Samos, Kos et Leros montrent que les critères minimum de protection contre le Covid-19 ne sont pas respectés », avait alors déploré Belkis Wille, chercheuse auprès de la division Crises et conflits de HRW.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/24725/grece-deux-migrants-testes-positifs-au-coronavirus-sur-l-ile-de-lesbos

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Lesbos #Contamination

  • Info Park
    Weekly 6 – 12 May 2020

    Serbia
    ➢ Following the global trend of relaxing COVID-19 prevention measures, Serbian Parliament annulled the 53-days long state of emergency on May 6. The “New normal” came into force for citizens on May 7 following the publishing in the Official Gazette, however it does not applied for the refugee and migrant population in Serbia. They remained locked in 20 camps as, on the same day, Minister of Health Zlatibor Lončar passed the “Order on restriction of movement at access to open spaces, reception centers for migrants and asylum centers”. The order states that “the beneficiaries of reception and asylum centers for migrants shall be prohibited to leave
    the centers. Exceptionally and in justified cases (visit to doctor, etc.), the migrants shall be allowed to leave the ACs and RCs with special and time-limited approval of the Commissariat for Refugees and Migration”. Because of the measures, Serbian army corps (that kept the camps sealed during the state of emergency) withdrew, but
    the police forces including gendarmerie came in instead, keeping the centers locked.
    ➢ The above decision was universally and widely criticized by numerous NGOs & INGOs, both publicly and unofficially, accusing Serbian authorities of expanding the scope of migrants’ discrimination already severely present during the emergency
    state. Initiative A11 and Belgrade Center for Human Rights both submitted appeals to the Constitutional Court calling for the annulation of the decree and momentary unlock of the refugee and migrant population.
    ➢ For many observers, the extension of migrants’ centers lockdown came as the State’s attempt to prevent thousands who are expected to leave the centers in a bid to reach Belgrade or North-West borders as soon as possible, but also to prevent incidents with radicalized anti-migrant groups now openly and freely calling for violence.
    However, the situation in many camps was described as “peaceful but tense”. As of May 9, SCRM staff in some of the government-run shelters started letting those accommodated in them leave the premises with a special permission, however some first runaways are also noted, both individual and in smaller groups. Apart from
    that, Serbia’s RCs and ACs did not see much change following the relaxation of measures. Most of them remain overcrowded accommodating around 9,000 asylum seekers and other migrants, including 1,179 children (617 unaccompanied boys)
    under inadequate guardianship. During last week, Subotica RC was restored under the SCRM management and currently serves 209 single men, including those who are pushed back from the borders. The number of pushbacks from Hungary jumped to 48 for one-week time, ranging from 3 to 12 per day compared to previous weeks
    when there were no recorded attempts to cross the Hungarian border
    ➢ The culmination of migrant-scapegoating in Serbia occurred last week with an incident in Obrenovac RC when a local man broke into the camp with his car. During the outburst of ethnic hate and islamophobia, the perpetrator filmed himself live on You Tube in a manner of New Zealand mosque mass killer Brenton Tarrant. He was
    detained for 48 hours and released with a mild charge. An employee of the city Info Park Weekly 06-12 May 2020 3
    council, he is close to the ruling party, currently a member of an extremist movement “Levijatan”. He stated he was inspired by fake news coming from Facebook group called “Stop the settling of migrants” mostly posting fake or outdated news.
    Moreover, over the weekend, another extremist groups lead by “People’s patrols”
    protested in Belgrade downtown against migrant “invasion”, vaccination, and 5G
    network under the slogan “We won’t give away Serbia” (Ne damo Srbiju). Last but not least, other right wing groups lead by “Levijatan” are scheduled to hold an antimigrant rally at the gates of Obrenovac RC on Wednesday May 13. Numerous, nonrestricted extremists’ events in Serbia can only be understood as an acceleration of
    right-wing campaign for general elections set for June 21

    Croatia
    ➢ Despite the coronavirus pandemic, Croatian border police continued with illegal expulsion of asylum seekers from the Croatian territory. This well-coordinated practice reached new, unprecedented proportions last week. Namely, according to the latest testimonies and photos, the police have been humiliating people by physically marking them with an orange cross sprayed all over their heads.

    Greece
    ➢ Border Violence Monitoring Network, BVMN, has released firsthand testimony and photographic evidence indicating the existence of violent collective expulsions of migrants including robbery, beatings with the use of batons and tasers, and stripping of clothes. Within six weeks the network has collected reports of 194 people removed
    and pushed back into Turkey from the camp in Diavata and the Drama Paranesti preremoval detention center.
    ➢ The Greek government continued denying the claims coming from the German paper Der Spiegel according to which a Pakistani national had been shot dead, possibly by Greek soldiers, while attempting to cross from Turkey into Greece two months ago.

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Serbie #Croatie #Grèce #Déconfinement #Xénophobie #Refoulement #Violence #Expulsions

  • Quand des villes refusent d’être vendues à des multinationales

    Écrasées de #dettes, poussées à la #marchandisation, les villes sont sommées de se vendre aux multinationales. Mais partout dans le monde, des municipalités cherchent à se réapproprier leur #pouvoir_d’agir.

    Comment les élus locaux et les citoyens peuvent-ils s’opposer à la main-mise grandissante des firmes ? C’est tout l’objet d’une publication inédite, parue ce jeudi 27 février, intitulée Villes contre multinationales, éditée par Ritimo. De la privatisation de l’eau à l’essor d’Airbnb en passant par la « smart city » connectée en 5G, « les villes sont devenues un champ de bataille face au poids croissant des grandes entreprises », peut-on lire en introduction.

    La publication réunit une série d’articles rédigés par des journalistes, des militants, des élus et des chercheurs européens, membres d’Enco, un réseau de médias et d’ONG « qui se consacrent à enquêter et informer sur les entreprises multinationales et leur pouvoir ».

    Un travail qui tombe à pic, à deux semaines des élections municipales : « On espère donner des idées aux candidats et futurs élus, casser ce sentiment qu’il n’y a pas d’alternatives, pas de possibilités de s’opposer aux multinationales », explique Olivier Petitjean, membre de l’Observatoire des multinationales, joint par Reporterre. De l’Espagne au Royaume-Uni, en passant par la Tchéquie et la France, de nombreuses municipalités ont en effet cherché à se réapproprier leur pouvoir d’agir.

    Car il s’agit bien d’une reconquête démocratique. Depuis la crise financière de 2008, « la pression économique et politique sur les villes s’est considérablement accrue, soulignent les auteurs. Nombre d’entre elles se sont retrouvées écrasées de dettes, poussées à vendre des biens, privatiser des services publics, réduire leurs dépenses. » Les fonds financiers en quête de nouveaux placements profitables ont investi le secteur du tourisme et de l’immobilier, mais également celui des nouvelles technologies.

    Laia Forné, sociologue espagnole spécialiste des questions d’urbanisme, de démocratie et de communs, évoque ainsi une « marchandisation des villes » :

    La gouvernance urbaine de nos villes a été basée sur une coopération entre les secteurs public et privé qui a mené à la privatisation de biens fondamentaux comme la terre, le logement, l’eau et le patrimoine municipal, tout en créant des structures de gouvernance opaques et antidémocratiques. Le modèle de gouvernance qui a prévalu était celui de la concession public-privé, où le secteur privé engrange les bénéfices de grands projets spéculatifs tandis que le secteur public en assume les risques. »

    L’un des principaux leviers des firmes réside ainsi dans la spéculation immobilière, comme le raconte Max Carbonell, membre de l’Observatoire de la dette dans la globalisation (ODG), et militant espagnol du mouvement pour le logement. Blackstone, une des multinationales qui possèdent le plus de propriétés (ou « actifs financiers ») au monde, a acquis de nombreux bâtiments à Barcelone, notamment un immeuble dans le quartier de Raval, l’un des plus pauvres de la ville.

    « Blackstone n’y voyait qu’un actif financier sur lequel spéculer et se préparait à mettre les familles à la rue pour pouvoir le revendre – ou le relouer – à un prix bien plus élevé, écrit-il. [Pour Blackstone et d’autres sociétés du même type, le] mode opératoire commun se résume à "buy it, fix it, sell it", acheter, réparer, revendre). »

    Aujourd’hui, les villes du monde sont sommées d’entrer en compétition les unes avec les autres sur le marché international pour attirer le maximum de touristes et d’opportunités d’affaires financières et immobilières possibles (avec tous les secteurs d’activité qui leur sont liés). En d’autres termes : on vend des villes, on vend notre ville, à des investisseurs du secteur du tourisme et de l’immobilier.

    À Barcelone, une mobilisation populaire portée par le Syndicat des habitants du Raval (SHR) a finalement contraint Blackstone à négocier : en 2019, l’entreprise a fini par accepter que les familles restent et paient un loyer modéré, en partie financé par la municipalité.

    Ainsi, la publication Villes contre multinationales diffuse des exemples de luttes locales, souvent longues et difficiles, tant la puissance des firmes apparaît illimitée. En Croatie, le journaliste Igor Lasic explique comment la société Razvoj Golf, porteuse d’un projet de golf géant dans la ville touristique de Dubrovnik, a porté plainte en 2017 contre l’État auprès d’un tribunal d’arbitrage dans le cadre d’un accord de libre-échange, réclamant 500 millions d’euros de compensation pour le blocage de ses projets par un mouvement citoyen.

    À Bruxelles, le chercheur Kenneth Haar relate les manœuvres d’Airbnb auprès de la Commission européenne « pour reprendre la main » face à la contestation croissante des métropoles comme Amsterdam ou Berlin : « La Commission fait depuis lors pression sur les États membres [leur] faisant savoir que les restrictions trop strictes aux activités d’Airbnb et des autres plateformes peuvent contrevenir à la législation européenne ».
    « La "ville intelligente" n’est qu’un nouveau nom pour la ville privatisée »

    Nouveau cheval de Troie des multinationales, le concept de « smart cities » a le vent en poupe. Selon Olivier Petitjean, « la "ville intelligente" n’est qu’un nouveau nom pour la ville privatisée ». Pour les entreprises comme Suez et Veolia, « la "smart city" est surtout promue comme un moyen d’intégrer la gestion des services publics locaux comme l’eau, les déchets, le transport public, le chauffage urbain, l’éclairage, la gestion des équipements, pour rendre le tout plus "efficient" ». Au-delà, ces « smart cities » sont une aubaine pour les géants du numérique et les plateformes comme Google, Uber, Amazon, Airbnb ou Deliveroo car elles permettent non seulement « une collecte massive de données sur les habitudes individuelles et les tendances urbaines, mais aussi de ce fait une capacité d’influencer la fabrique même des villes (par exemple ses flux de trafic, le développement économique de certains quartiers, etc.) sans contrôle par les élus locaux ».

    Le combat des David citadins contre les Goliath multimillionnaires serait-il perdu d’avance ? « La bataille est en cours, dit Olivier Petitjean. Il existe des marges de manœuvre, mais il y a besoin que les villes créent des alliances, échangent leurs idées, fassent contre-poids aux multinationales. » Pour lui, « la transition écologique et sociale est une opportunité pour que les villes sortent de la dépendance aux multinationales. Pour réduire ses déchets, une ville peut décider de s’engager dans une démarche zéro déchet, en impliquant les citoyens, plutôt que de s’en remettre à la construction d’un nouvel incinérateur par une multinationale comme Suez. »

    De fait, les 200 pages de la publication regorgent d’initiatives portées par des villes. Hazel Sheffield, journaliste anglaise, détaille l’histoire de Preston, petite ville de 140.000 habitants dans le nord de l’Angleterre, fortement touchée par la désindustrialisation, qui « a réorienté radicalement ses achats publics pour favoriser le tissu économique et social local, plutôt que les grandes entreprises ». « Les gros contrats, par exemple pour la rénovation du marché de Preston, sont divisés en lots plus petits pour permettre aux PME de répondre aux appels d’offres, et des clauses sociales y sont attachées, comme de garantir aux travailleurs des salaires décents », raconte-t-elle. Bien que les règles européennes, d’inspiration néolibérale, ne soient pas favorables à de telles clauses, « tant que les autorités assurent une procédure équitable, elles peuvent sélectionner les fournisseurs en fonction d’une série de critères dont le prix, mais aussi la qualité, le risque, la valeur sociale et d’autres facteurs », précise la journaliste. Les achats de services, de travaux et de fournitures des villes de l’Union européenne représentent près de 2.000 milliards d’euros par an, soit environ 14 % du PIB de l’Union. « Le potentiel de transformation de ces nouvelles politiques progressistes de marchés publics est donc énorme », note aussi Olivier Hoedeman, co-fondateur du Corporate Europe Observatory.
    L’eau à Grenoble, la gestion des ordures à Naples... Autant d’exemples de remunicipalisation

    Outre les achats publics, la publication met en avant de multiples exemples de (re)municipalisation : l’eau à Paris et Grenoble, les terres agricoles à Mouans-Sartoux ou Vannes, la gestion des ordures à Naples ou la distribution d’électricité dans certaines communes espagnoles.

    Pour la sociologue Laia Forné, cette reconquête n’est possible et durable qu’à travers la mise en place d’un « municipalisme public-citoyens », alliant élus et mouvements sociaux. À Barcelone, le nouveau système qui oblige les grandes développeurs immobiliers à consacrer 30 % de leurs opérations à du logement social, en fournit un bon exemple : « Tandis que la municipalité apportait le savoir-faire technique pour rédiger une législation adaptée, les mouvements sociaux pour le logement ont mobilisé l’opinion publique et exercé une pression politique suffisante pour dépasser les logiques partisanes. » Elle parle également de « co-responsabilité », illustrée par la création du programme barcelonais de « Patrimoine citoyen », dont l’objectif est « de créer des cadres innovants associant citoyens et institutions pour gérer les ressources publiques, y compris les édifices publics, les vergers urbains, l’espace public et certains services sociaux. »

    « Les élus ne peuvent pas tout, les villes sont face à des pouvoirs puissants et riches, conclut Olivier Petitjean. Il est donc essentiel que les municipalités volontaristes soient soutenues par des mouvements sociaux. Il est aussi nécessaire que ces villes se mettent en réseau, s’allient pour peser face aux multinationales. Et surtout, il faut une bonne dose de courage. »

    https://reporterre.net/Quand-des-villes-refusent-d-etre-vendues-a-des-multinationales

    #villes #géographie_urbaine #résistance #multinationales #Barcelone #eau #Grenoble #remunicipalisation #Blackstone #Airbnb #Bruxelles #smart_cities #ville_intelligente #ubérisation #Preston #désindustrialisation #UK #Angleterre #Naples #ordures #Mouans-Sartoux #Vannes #terres #Espagne #municipalisme_public-citoyens #co-responsabilité #patrimoine_citoyen #mouvements_sociaux #réseaux #livre #ressources_pédagogiques #urban_matter

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    Pour @etraces :

    Nouveau cheval de Troie des multinationales, le concept de « smart cities » a le vent en poupe. Selon Olivier Petitjean, « la "ville intelligente" n’est qu’un nouveau nom pour la ville privatisée ». Pour les entreprises comme Suez et Veolia, « la "smart city" est surtout promue comme un moyen d’intégrer la gestion des services publics locaux comme l’eau, les déchets, le transport public, le chauffage urbain, l’éclairage, la gestion des équipements, pour rendre le tout plus "efficient" ». Au-delà, ces « smart cities » sont une aubaine pour les géants du numérique et les plateformes comme Google, Uber, Amazon, Airbnb ou Deliveroo car elles permettent non seulement « une collecte massive de données sur les habitudes individuelles et les tendances urbaines, mais aussi de ce fait une capacité d’influencer la fabrique même des villes (par exemple ses flux de trafic, le développement économique de certains quartiers, etc.) sans contrôle par les élus locaux ».

  • Inquiétude grecque après une occupation militaire turque - Libération
    Au niveau du fleuve Evros, un petit bout de terrain devient l’objet d’une discorde entre la Grèce et la Turquie qui a laissé, depuis jeudi, une trentaine d’hommes s’installer et planter un drapeau.

    L’épidémie de Covid-19 bat à peine en retraite que les tensions entre la Grèce et la Turquie repartent à la frontière délimitée par le fleuve Evros. C’est un petit bout de terrain appartenant à la Grèce qui est l’objet des bisbilles depuis jeudi. Initialement, des militaires turcs y patrouillaient. Depuis 48 heures, une trentaine d’entre eux s’y sont installés et ont même planté leur drapeau sur ce morceau de Grèce. Sans expliquer pour le moment les raisons de leur geste. Les Grecs craignent que les Turcs veuillent leur voler un bout de territoire

    #Covid19#Turquie#Gréce#frontière#migrant#migration#réfugié#territoire

    https://www.liberation.fr/planete/2020/05/23/inquietude-grecque-apres-une-occupation-militaire-turque_1789240

  • Condé Nast publie son glossaire en ligne de la mode durable


    De l’urgence climatique aux conséquences environnementales de la mode en passant par le rôle socio-économique du secteur et la durabilité des produits, un glossaire en langue anglaise entend clarifier les différents termes et enjeux de la mode responsable.

    Ce dernier a été mis sur pied par le groupe d’édition américain Condé Nast (Vogue, Vanity Fair, GQ...) en relation avec le Centre for Sustainable Fashion (CSF) et le London College of Fashion de l’Université des Arts de Londres (UAL), en relation avec chercheurs et universitaires du domaine. Scindé en quatre parties et dix sous-thèmes, le glossaire explique plus de 250 mots ou expressions liés à la mode durable.

Des notions d’empreinte carbone et dégradation des sols jusqu’au micro-plastiques et au #greenwashing, ces termes feront l’objet d’une mise à jour régulière de leur définition. A noter que ce glossaire va par ailleurs plus loin que les simples termes industriels, et rappelle ainsi la nature du protocole de #Kyoto, les problématiques d’appropriation culturelle et même les suicides d’exploitants agricoles dans le domaine du coton.

    “Nous pouvons créer une nouvelle ère de beauté et de style, fruit de notre compréhension et notre lien intime avec notre bien le plus précieux : la terre, le plus grand designer que le monde ait jamais connu" , indique dans le communiqué de lancement Dilys Williams, professeur de design de mode durable et directrice du Centre for Sustainable Fashion, qui a pris part au projet.

    https://www.condenast.com/glossary/social-cultural-and-economic-impacts-of-fashion
    The Sustainable Fashion Glossary is our long-standing commitment to drive change in the world of fashion, design, and style, bringing together academic rigour and Condé Nast’s diverse point of view.
    It has been created by Condé Nast, in partnership with the Centre for Sustainable Fashion, London College of Fashion, University of Arts London.
    https://images.ctfassets.net/hbmwn5pbkdff/2WqlvcBkNqUvlgIyak8UNf/12af7f8d9ec117a52d14d00c69e00afc/Social__cultural_and_economic_impacts_of_fashion_16_9__1_.jpeg

    GLOSSARY
    Animal welfare
    See also: Endangered species, Biodiversity, Respect, Well-being, Natural materials, Cashmere, Faux fur, Fish skin.

    Artisan
    See also: Heritage crafts, Human rights, Modern slavery, Living wage, Global inequality, Equality, Localism.

    Bonded labor
    See also: Cash crops, Farmer suicide, Child labor, Migrant workers, Poverty, Human rights.

    Cash crops
    See also: Genetically modified (GM) crops, Farmer suicide, Child labor, Bonded labor.

    Child labor
    See also: Hazardous chemicals, Health hazards, Farmer suicide, Migrant workers, Poverty, Modern slavery, Living wage, Human rights.

    Collective bargaining
    See also: Poverty, Living Wage, Migrant workers, Modern slavery, Offshore manufacture, Supply chain, Transparency, Zero-hour contract.

    Craft clusters
    See also: Artisan, Heritage crafts, Modern slavery, Localism, Inclusion, Respect, Reshoring, Prosperity, Well-being.

    Cultural appropriation
    See also: Globalization, Decolonization, Diversity, Inclusion, Respect, Localism.

    Endangered species
    See also: Ecosystem, Irreversibility, Animal welfare

    Farmer suicide
    See also: Water use, Water scarcity, Bonded labor, Social costs.

    Globalization
    See also: Global inequality, Externalized costs, Offshore manufacture, Decolonization, Interdependence, Cultural appropriation, Localism.

    Greenwashing
    See also: Growth, Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), Climate crisis, United Nations Fashion Industry Charter for Climate Action, Accountability, Corporate social responsibility (CSR), Respect.

    Heritage crafts
    See also: Artisan, Craft clusters, Offshore manufacture, Reshoring, Localism, Sufficiency.

    Human rights
    See also: Poverty, Modern slavery, Living wage, Child labor, Collective bargaining, Offshore manufacture, Supply chain, Transparency, Zero-hour contract, Global inequality.

    In-work poverty
    See Poverty.

    Living wage
    See also: Collective bargaining, Equality, Equity, Global inequality, Modern slavery, Migrant workers, Zero-hour contract.

    Migrant workers
    See also: Modern slavery, Human rights, Living wage, Zero-hour contract, Global inequality, Collective bargaining, Equality, Equity, Respect.

    Modern Slavery
    See also: Human rights, Equality, Equity, Living Wage, Zero-hour contract, Collective bargaining, Migrant workers, Supply chain.

    Offshore manufacture
    See also: Reshoring, Localism, Environmental costs, Social costs, Accountability, Corporate social responsibility (CSR), Global inequality, Human rights, Living wage, Poverty, Modern slavery, Water pollution, Health hazards.

    Poverty
    See also: Living Wage, Human rights, Equality, Equity, Modern slavery, Zero-hour contract, Collective bargaining, Migrant workers.

    Poverty wages
    See Poverty.

    Rana Plaza
    See also: Offshore manufacture, Supply chain, Transparency, Poverty, Collective bargaining, In-work poverty, Human rights, Social costs.

    Reshoring
    See also: Accountability, Environmental costs, Social costs, Distribution, Localism.

    Social costs
    See also: Environmental costs, Global inequality, Accountability, Corporate social responsibility (CSR), Offshore manufacture, Supply chain.

    Supply chain
    See also: Transparency, Accountability, Value chain, Reshoring, Distribution, Environmental costs, Social costs, Fast fashion, Human rights, Modern slavery.

    Traceability
    See also: Accountability, Corporate Social Responsibility (CSR), Offshore manufacture, Externalized costs, Respect, Child labor, Human rights, Living wage, Modern slavery, Reshoring.

    Transparency
    See also: Corporate social responsibility (CSR), Respect, Child labor, Human rights, Living wage, Modern slavery, Offshore manufacture, Reshoring.

    Vulnerable species
    See Endangered species.

    Zero-hour contract
    See also: Living wage, Human rights, Poverty, Collective bargaining, Migrant workers.

    #argumentaire #publicité #marketing #manipulation #internet #médias #presse #enfumage #vocabulaire #langue_de_bois #textile #vétements #mode

  • Le gouvernement grec s’apprête à expulser 10 000 réfugiés des appartements et autres structures d’accueil où ils sont logés.

    –-> source en grec : https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/244153_shedio-exosis-10000-prosfygon

    Traduction reçue par Vicky Skoumbi via la mailing-list Migreurop, le 21.05.2020 :

    Comment les réfugiés expulsés du #squat occupé de la rue Thémistokleous (centre-ville d’#Athènes) se sont retrouvés dans la rue, toujours dans le quartier d’#Exarchia, mais cette fois comme #SDF ?

    Des sources policières pointe le ministère de l’Immigration et de l’Asile comme responsable de fait que sept familles de réfugiés reconnus comme tels, n’ont pas été transférés vers des structures d’hébergement appropriées, mais se sont retrouvées jetées dans la rue, étant obligés de passer la soirée du lundi sur la place d’Exarcheia.

    Il s’agit d’une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles des bébés et de très jeunes enfants, dont un avec un grave problème cardiaque nécessitant une intervention chirurgicale. On craint même que l’incident ne soit en fait une sorte de répétition générale, le prélude à échelle réduite de ce qui va suivre bientôt et notamment dans deux semaines. Notis Mitarakis, ministre de la politique migratoire, a décidé d’expulser fin mai plus de 10 000 réfugiés des logements et des appartements de la Grèce continentale, ce qui fait craindre le pire : nous allons revoir très probablement les places et les parcs d’Athènes et d’autres grandes villes de nouveau se remplir de réfugiés désespérés sans abri.

    Commençons par le commencement. Jusqu’à lundi matin, les sept familles vivaient dans le squat pour réfugiés du 58 Thémistokleous à Exarchia. La police en tenue anti-émeute a pris d’assaut lundi matin l’immeuble, en forçant les portes des chambres ils ont menacé les réfugiés en pointant leur arme contre leur tête. Ceux-ci n’ont eu que dix minutes pour faire leurs valises et ont été emmenés à #Petrou_Ralli (La section ‘étrangers’ de la Préfecture d’Athènes) pour vérification d’identité. Douze d’entre eux n’avaient pas de papiers et sont actuellement détenus en vue d’une expulsion, par ailleurs fort improbable, du pays.

    Décision prise

    Les sept familles des réfugiés reconnus comme tels avaient des papiers en règle et ont été "libérées", selon des sources policières. La vérité est, bien sûr, qu’elles ont été « laisséss sans abri ». À la question de "Ef.Syn." pour quelles raisons ce qui se faisait dans le passé à savoir le relogement des réfugiés expulsés d’un squat à une structure d’accueil, n’a pas été fait dans ce cas, où les familles n’avaient nulle part où se loger ni les moyens de subvenir à leurs besoins, les sources policières ont répondu que cela "était une question de politique d’immigration" et ont pointé le Ministère comme responsable.

    Les familles sont revenues à Exarchia, le quartier qu’elles connaissaient un peu. Elles ont été repérées tard lundi soir par des passants assis sur la place, à côté des valises avec leurs affaires, affamées et désespérées. Un réseau de solidarité a été rapidement mis en place et des solutions d’hébergement temporaire ont été trouvées chez des familles athéniennes et sur le terrain de jeu d’un autre immeuble occupé, toujours à Exarchia.

    Mais une question urgente s’impose : quelle est cette politique qui, après avoir jeté dans la rue les personnes dans le besoin, les abandonne à leur sort à la recherche des places et des parcs pour y passer la nuit ? Est-ce une politique juste ? Est-ce une politique conforme à la législation ? Et surtout, quels résultats crée-t-elle ?

    Ces questions nous concernent tous, et non seulement les réfugiés laissés sans toit. Fin mai, la menace de l’’expulsion de structures et d’appartements plane au-dessus de la tête de plus de 10 000 réfugiés, reconnus comme tels un mois auparavant, car, selon une décision récente du Ministère, les réfugiés après la fin de la procédure d’asile ne peuvent continuer à vivre à des structures et des appartements alloués à eux que pendant un mois, au lieu de six auparavant. Cette décision a été prise par le Ministère il y a quelques mois, mais a été reportée à fin mai en raison de la pandémie.

    Selon les ONG, l’expulsion locative concerne 300 réfugiés d’#Eleonas (un camp en #Attique), 2 200 d’autres camps, 600 des hôtels et 7 400 des appartements du programme #ESTIA et d’autres programmes d’hébergement comme #HELIOS. Étant donné que l’aide financière –les allocations aux réfugiés- devrait également être coupée, étant donné aussi que les programmes de préparation à l’accès au marché du travail, à l’inclusion sociale et à l’inscription aux programmes de protection sociale n’ont pas été mis en application, le résultat de telles expulsions devrait être vraiment désastreux. Et non seulement pour les réfugiés eux-mêmes. La mise en œuvre de cette décision d’expulsion va faire réapparaître en plein centre-ville les images de la période d’avant la création des structures d’hébergement, pendant laquelle les réfugiés laissés sans abri étaient obligés de dormir sur les places publiques et les parcs.

    Frénésie xénophobe

    Bien entendu, personne ne s’attendrait à ce qu’un gouvernement qui s’enorgueillit de la généralisation des opérations de détention, de dissuasion et de refoulement et qui dégrade le processus d’asile puisse se soucier du sort des réfugiés. Cependant, on s’attendrait à ce que sa frénésie xénophobe ne la conduise pas à un point tel qu’elle mette en danger la cohésion sociale, l’image et la paix civile des villes. Parce qu’on n’arrive pas à croire que ce gouvernement mettrait en œuvre une stratégie de tensions et viserait précisément à créer des tensions sociales en alimentant le sentiment d’insécurité afin de les exploiter politiquement.

    Peu importe à quel point M. Mitarakis essaie de présenter sa décision comme preuve d’une politique audacieuse, en réalité c’est tout le contraire. C’est un mouvement de panique face à l’impasse dans laquelle il est arrivé. D’une part, s’impose en toute urgence la nécessité des décongestionner des îles où se situe sa circonscription. D’autre part, la mansuétude du gouvernement face à des groupes xénophobes d’extrême-droite les laisse faire et notamment leur donne libre cours à empêcher par des actions violentes la création de nouvelles places d’hospitalité dans la Grèce continentale. Le ministre choisit donc de libérer des places vacantes à tout prix. Il semble que M. Mitarakis ait décidé de tout sacrifier pour assurer sa réélection dans sa circonscription à Chios.

    Mobilisation solidaire

    Face à cette politique désastreuse, la municipalité d’Athènes, les collectifs et organisations antiracistes actifs en faveur des réfugiés se mobilisent. Lundi, lors d’une réunion entre KEERFA (Mouvement Unissons contre le Racisme et la Menace Fasciste) et Melina Daskalaki, présidente du Conseil municipal pour l’intégration des immigrants et des réfugiés. Mme Daskalaki a informé les organisations que la municipalité discutait avec les organismes impliqués dans les programmes de logement ESTIA et HELIOS et notamment UNHCR et IOM. Elle a également déclaré qu’elle transmettrait au maire la demande de KEERFA d’utiliser les immeubles vides de la municipalité et les bâtiments repris par l’Etat à cause d’impayés d’impôts.

    #Grèce #migrations #asile #réfugiés #expulsions #logement #hébergement #camps_de_réfugiés #hôtels

    • On refugees to be soon evicted from offered housing

      In an interview to Sto Kokkino, young Afghan boy Soai, whose 7-member family will be asked to leave their offered accommodation on May 31, spoke in perfect Greek – as a result of his school attendance - about their ordeal as nobody is willing to rent them a house as his father cannot work due to a health problem, also inherited to one of Soai’s siblings. Also present in the interview, Vasiliki Katrivanou, coordinator of social policy at the Greek Council for Refugees, raised the alarm over a lack of planning and alternative solutions adding that this decision will affect some 8,000 refugees.

      In an op-ed at Efimerida ton Syntakton, Katrivanou noted that 8,000 recognized refugees will be on the streets by end of May, explaining that the number of affected refugees could reach 16,000 by the end of June. She stressed that things will be tragic for them without any support, knowledge of Greek, integration policies, access to public services, health system, and UNHCR’s cash assistance that helped them for six months to find a house and work, while noting that Helios, the only available program that could be of some help to some 5,000 to learn Greek and be assisted in finding a job and a house, has encountered many challenges with less than 2,000 refugees being able to use its services since June 2019. She stressed the climate of violence, xenophobia, and racism that could be raised in such a situation. Islands should be decongested, she claimed, but at what cost, adding that this should not be achieved by letting refugees on the streets. At the same time, EU funding could be used for integration programs rather than the construction of closed centers.

      Avgi argued that the said eviction was postponed by two months’ time due to coronavirus with the Migration Minister having announced back in March that 10,000 recognized refugees will be affected, but no progress has been made since as concerns integration issues faced by refugees. Many issues arise (such as where these people will go amidst the coronavirus pandemic, how will they manage to rent a house which depends on the bank, on AFM, on bureaucratic obstacles, when will they have access to welfare as part of their integration, what will happen with refugees suffering from incurable illnesses or disabilities), for which solutions must be found in just a week when exits will start. The ministry’s plan to have exits of recognized refugees each month to help with the decongestion of the islands will lead to thousands of homeless recognized refugees filling the mainland. It is noted that in order to avoid that, municipalities and organizations are asking for a transitional plan. Speaking to Avgi, Nikoletta Kyrana, ESTIA program coordinator in ARSIS NGO on the islands, stressed that Helios integration program has not succeeded in solving integration issues, such as issuing AFM to recognized refugees in order to be able to find a house and a legal job. UNHCR running ESTIA program with the assistance of NGOs reportedly estimates that in the first phase, this month, exits will affect 7,500 recognized refugees, stressing that it is not clear yet which vulnerable cases will be exempted, an issue that is still under discussion between organizations and the Ministry.

      According to sources, Avgi noted that a meeting is expected between UNHCR and the Labor Ministry to solve some bureaucracy issues relating to access of recognized refugees to benefits that are foreseen by law and could help refugees with serious disabilities to make ends meet. Kyrana noted that there is no extension provided any more for families with children at school until the end of the school year, with 45% of refugees staying in apartments managed by ARSIS being children going to school. According to UNHCR sources, exits will affect disproportionately some municipalities, for example in Tripoli the 40% of hosted refugees. The situation will also be difficult in Attica, as 300 need to leave Elaionas until Sunday. In Athens, 139 refugees will need to leave from apartments managed by ARSIS.

      stokokkino.gr: https://www.stokokkino.gr/article/3383/B.-Katribanoy:-H-kybernhsh-tha-petaksei-ston-dromo-8.000-prosfyges.html, Avgi, Efimerida ton Syntakton, 25 May: https://www.efsyn.gr/stiles/apopseis/244936_ston-dromo-hiliades-anagnorismenoi-prosfyges)

      Migration Minister meets with Athens Mayor Bakoyannis in view of exit of thousands of refugees

      Migration and Asylum Minister Notis Mitarakis met on Tuesday (26/6) with Athens Mayor Kostas Bakoyannis. According to Mitaraki’s post on the social media, the meeting focused on ways to limit the repercussions of the migration crisis in Athens as well as issues related with asylum seekers hosting issues and integration of those granted asylum. The related press release notes that they met to discuss “ways to mitigate the impact of the migration crisis in the capital, as well as issues around accommodation of asylum-seekers and integration of those who have received international protection.”

      As Efimerida ton Syntakton reports the meeting was held in light of the programmed exit in the coming week of 300 recognized refugees from Elaionas site and some 2,500 from ESTIA apartments in the capital, and of 10,000 in total in the mainland. The daily comments on the vagueness of the press release, adding that no more information on what was discussed has been made public. According to the daily, following the latest evacuation of a squat in Exarchia that left seven refugee families in the streets, Elaionas site offered in the aftermath to provide them with accommodation.

      (amna.gr, amna.gr/en, ekathimerini.com, efsyn.gr, gr.euronews.com, newsbeast.gr, mitarakis.gr, 26 May:
      https://www.amna.gr/ota/article/460719/Sunantisi-tou-NMitaraki--me-ton-K-Mpakogianni
      https://www.amna.gr/en/article/460678/Migration-Min-Mitarachi-meets-with-Athens-mayor-Bakoyannis
      https://www.ekathimerini.com/253057/article/ekathimerini/news/mitarakis-bakoyannis-discuss-migration
      https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/245130_synantisi-mitaraki-mpakogianni-enopsei-tis-exosis-hiliadon-prosfygon
      https://gr.euronews.com/2020/05/26/synanthsi-mitaraki-mekosta-mpakogianni
      https://www.newsbeast.gr/politiki/arthro/6321539/tet-a-tet-mitaraki-mpakogianni-gia-ton-periorismo-ton-synepeion-tis-metana
      https://www.mitarakis.gr/gov/migration/6145-%CF%83%CF%85%CE%BD%CE%AC%CE%BD%CF%84%CE%B7%CF%83%CE%B7-%CF%85%CF%80%C

      Reçu via la mailing-list de Migreurop, le 27.05.2020