• « C’est un métier extrêmement risqué, déjà, le fait d’être payé à la tâche amène les livreurs à prendre plus de risques ». Une livreuse Deliveroo nous a parlé de ses conditions de travail et des méthodes de son syndicat (CGT UberEats/Deliveroo Lyon) pour organiser des travailleurs et des travailleuses confrontés à la baisse de leurs rémunérations et à l’indifférence des plateformes quand à leur santé et à leur sécurité. Il y a 10 jours encore, un livreur Uber eats, Rumel Ahmed, décédait après avoir été percuté par un camion à Paris, sans que personne ne s’en émeuve. Il est le dernier sur la liste des morts provoquées par la course à la rentabilité mais heureusement, il y en a qui résiste aux cadences que l’on veut leur imposer.

    #Ubereats #Deliveroo #CGT #plateformes #livreurs #grève

    Si vous aimez l’article, hésitez pas venir nous soutenir ;) ! https://www.facebook.com/LesPetitsSoirs

    https://lespetitssoirs.fr/2021/05/14/lutter-pour-ses-droits-a-lheure-du-capitalisme-numerique-une-livreuse

  • L’assemblée ouverte de la colline de Strefi
    Éparpillement et déploiement d’une mobilisation athénienne naissante (III)

    Luz Belirsiz

    https://lavoiedujaguar.net/L-assemblee-ouverte-de-la-colline-de-Strefi-Eparpillement-et-deploie

    Ce texte fait suite à « Naissance d’une mobilisation athénienne. L’assemblée ouverte de la colline de Strefi » et à « L’assemblée ouverte de la colline de Strefi. Récit d’une mobilisation athénienne naissante ».

    13 mars. Ce samedi, nous sommes un poil plus nombreux que le précédent (disons soixante-dix contre cinquante la dernière fois, toujours très loin néanmoins des glorieuses assemblées du début qui ont pu réunir trois cents à quatre cents personnes). Avec les événements de Nea Smyrni durant la semaine et la perspective de manifestations de rue coordonnées dans différents quartiers, certains piliers de l’assemblée, parmi les plus jeunes, que j’avais vus pour la dernière fois à l’« action » du 28 février, sont de retour. Un peu chiffonnés sans doute par le souvenir de l’envasement de l’assemblée précédente, on désigne cette fois un syndonistis (« coordinateur », en l’occurrence une syndonistria, car c’est Eleni qui s’y colle) et on entreprend de faire un ordre du jour.

    Y entrent pêle-mêle : demain ; l’organisation d’une manifestation devant le siège de Prodea (l’entreprise immobilière à laquelle la mairie a confié la réalisation d’études préliminaires pour le réaménagement de Strefi) ; la pétition (dont les partisans ont emporté le morceau samedi dernier) ; le problème de la baisse de la participation à l’assemblée ; le bâtiment dit « Byzantino » (cantina abandonnée que quelques-uns ont pris l’initiative d’ouvrir durant la fête du 28 février en vue de l’occuper, mais tout le monde ne le sait pas encore) ; une présence policière nouvelle observée sur la colline depuis la montée des tensions à Nea Smyrni ; la suggestion acceptée en principe par l’assemblée de la semaine dernière d’un appel à venir fêter le Kathari Deftera (le « lundi propre ») sur Strefi…

    #Grèce #Athènes #Exarcheia #colline #assemblée #mobilisation #récit

  • La France bat le rappel des touristes européens, mais dépend de l’évolution de la pandémie
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/05/11/la-france-bat-le-rappel-des-touristes-europeens-mais-depend-de-l-evolution-d

    La France bat le rappel des touristes européens, mais dépend de l’évolution de la pandémie. Contraint par la situation sanitaire, l’Hexagone entre avec retard dans la compétition européenne pour attirer les visiteurs étrangers. Londres sème le doute sur la présence des Britanniques.

    « Nous sommes enfin en train de sortir durablement de cette crise sanitaire. » Les propos optimistes tenus par le premier ministre, Jean Castex, dans Le Parisien du lundi 10 mai, viennent à l’appui des opérateurs et promoteurs du tourisme en France, lesquels tentent de refaire leur retard vis-à-vis de leurs concurrents espagnols ou italiens.(...) Dans un hypothétique monde post-Covid-19, la France vendue aux touristes européens n’est plus le pays de la tour Eiffel, du champagne ou de La Joconde, mais un immense espace vert bordé de lieux de baignade. Un ponton sur le lac, les rives d’un fleuve ou une mer turquoise : Atout France mise sur les mobilités douces – vélo, bateau, kayak –, le « slow tourisme » et la nature. Les visuels destinés à mettre en valeur les treize régions métropolitaines explorent toutes les nuances de bleu et de vert et montrent des familles et des jeunes couples débarrassés de leur masque et profitant d’un espace infini, accompagnés du slogan : « Ce qui compte vraiment ». Cette campagne, pour la première fois coordonnée entre les treize comités régionaux du tourisme, se déploiera d’ici à la fin du mois de mai « sur les marchés où la situation le permet ». Dix pays européens sont ciblés, dont cinq (Belgique, Pays-Bas, Suisse, Allemagne et Grande-Bretagne) concentrent 75 % des efforts. La persistance de la crise sanitaire a contraint la France à attendre la dernière minute pour tenter de séduire les touristes potentiels. Ses principaux concurrents – l’Espagne, l’Italie et la Grèce, notamment – ont pu, grâce à un recul de l’épidémie à l’orée du printemps, rouvrir leurs musées et établissements et se vendre à toute l’Europe, au moment où l’Hexagone était contraint de procéder à un reconfinement, avec des hôpitaux débordés. Les réservations de vols pour l’été en provenance des principaux marchés internationaux révèlent à ce stade une nette désaffection pour la France en comparaison avec l’Espagne. Les recherches sur Internet depuis l’étranger n’ont pas franchement décollé, malgré l’annonce du déconfinement ; les réservations, encore moins. « Le fait d’être en zone rouge, de ne pas être déconfiné, de ne pas avoir rouvert les musées ou Disneyland Paris est un gros souci vis-à-vis de l’étranger », estime Adeline Fiani, directrice du tour-opérateur KTS, qui organise des séjours en France pour le compte de distributeurs belges et britanniques, entre autres. Elle déplore un calme plat en ce qui concerne les réservations et se projette plutôt sur la rentrée de septembre. Toutefois, le retard pris n’est pas rédhibitoire pour le tourisme désintermédié, qui concerne la majorité des visiteurs européens : les réservations de dernière minute pour l’étranger ne sont plus rares, et la France a l’avantage d’être facilement accessible. Les automobilistes belges, néerlandais et suisses avaient ainsi soutenu le tourisme tricolore en août 2020. Les enquêtes d’opinion en Europe signalent une appétence pour les déplacements au sein de l’Union cet été (à condition d’avoir été vacciné), même si le tourisme intérieur devrait encore concerner une part inhabituelle des vacanciers.
    La baisse rapide du taux d’incidence met enfin la France en position de se vendre. En juin, le secrétaire d’Etat au tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, prévoit, comme en 2020, de prêcher la bonne parole auprès des distributeurs et de la presse, afin de déclencher des réservations. (...) D’ici à la fin du mois de juin, l’Hexagone espère aussi pouvoir accueillir les Britanniques, sa première clientèle étrangère. Londres a dressé une première liste, très courte, de pays « verts », où ses citoyens pourront voyager librement. Dans l’Union européenne, seul le Portugal y figure. La prochaine liste doit être établie début juin, et il faudrait un assouplissement draconien des positions britanniques pour que la France y apparaisse.

    #Covid-19#migrant#migration#france#UE#grandebretagne#sante#circulation#tourisme#vaccination#paysverts#paysarisque#tauxincidence

  • Covid-19 : le variant indien du coronavirus sème la confusion chez les scientifiques
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/12/le-variant-indien-du-coronavirus-seme-la-confusion-chez-les-scientifiques_60

    Covid-19 : le variant indien du coronavirus sème la confusion chez les scientifiques. L’OMS envoie des signaux contradictoires sur la dangerosité supposée du B.1.617, les spécialistes de la génétique restent encore très prudents sur sa vitesse de propagation. Au moment où l’Europe entame l’allègement des mesures de restriction contre l’épidémie de Covid-19, le variant dit « indien » du coronavirus, B.1.617 de son nom scientifique, a rejoint mardi 11 mai la liste des variants « préoccupants » tenue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), sur laquelle figuraient déjà les variants britannique, brésilien et sud-africain.
    Repéré à ce jour dans 49 pays, le B.1.617 est « plus contagieux » que la souche initiale du SARS-CoV-2 et il y a « des éléments qui permettent de penser qu’il atténue la réponse des anticorps qui permettent de combattre le virus », a déclaré Maria Van Kerkhove, responsable technique de la lutte contre le Covid-19 à l’OMS, pour justifier cette décision. Ces propos n’ont pas vraiment mis un terme à la confusion qui règne autour du variant indien. Samedi 8 mai, la pédiatre indienne Soumya Swaminathan, scientifique en chef à l’OMS, avait parlé d’un variant « qui se propage très rapidement, qui est plus contagieux, et qui pourrait échapper aux protections vaccinales, contribuant ainsi à l’explosion de l’épidémie dans le pays ». Le géant d’Asie du Sud détecte plus de 350 000 nouveaux cas de Covid-19 par jour depuis bientôt trois semaines et le nombre de morts quotidiens dépasse actuellement les 4 000.
    Lundi 10 mai, Mme Swaminathan a rétropédalé, expliquant que le variant indien « ne peut être tenu pour seul responsable de l’augmentation spectaculaire du nombre de cas et de décès observés en Inde », reconnaissant aussi que le pays a surtout « baissé sa garde » cet hiver, après la fin de la première vague épidémique. (...) La communauté scientifique est elle-même hésitante. Au Royaume-Uni, pays où les différentes déclinaisons du variant indien – B.1.617, B.1.617.1, B.1.617.2 et B.1.617.3 – ont été le plus repérées ces dernières semaines hors d’Inde, certains experts appellent le gouvernement à retarder les nouvelles levées de restrictions prévues à compter de lundi 17 mai. D’après le Public Health England, il apparaît que le variant indien est « au moins aussi contagieux » que le variant britannique découvert l’automne dernier dans le Kent, mais « on ne sait pas si, et dans quelle mesure, il peut réduire l’efficacité des vaccins ».C’est apparemment le B.1.617.2 qui est en train de gagner du terrain outre-Manche, comme dans certaines régions de l’Inde. En cause, des arrivées de ressortissants indiens et pakistanais qui auraient donné lieu à l’apparition d’un cluster au sud de Manchester, en dépit de la quarantaine institutionnelle obligatoire de dix jours imposée depuis le 23 avril à tous les voyageurs en provenance du sous-continent. Le Wellcome Trust Sanger Institute, institut de recherche en génomique situé près de Cambridge, rapporte que le B.1.617.2 est actuellement identifié « dans plus de 10 % » des échantillons prélevés sur des personnes testées positives et faisant l’objet d’un séquençage génétique. Toutefois, avertit Jeffrey Barrett, statisticien dans cet établissement, « il est difficile d’en tirer des conclusions sur la transmissibilité du variant indien », parce que les données collectées sur le terrain ne représentent que « des poignées de séquences » et que « des centaines de cas » ont en réalité été importés de l’étranger en peu de temps, au moment où le Royaume-Uni se déconfinait.

    #Covid-19#migrant#migration#inde#grandebretagne#sante#variant#cluster#circulation#casimporte#frontiere

  • Cotentin : grève à l’usine Mont-Blanc, 30 démissions en un an ! | La Presse de la Manche
    https://actu.fr/normandie/sainte-mere-eglise_50523/cotentin-greve-a-l-usine-mont-blanc-30-demissions-en-un-an_41779425.html

    C’est tout un ensemble depuis un an. On a un nouveau directeur qui a mis en place un plan de répression. Il y a eu trente démissions. On a renvoyé un cadre sans motif…
    Mickaël Guérin, Délégué syndical
    La récente mise à pied de trois jours infligée à un salarié du service maintenance est « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase« , assure un autre gréviste.

    La production stoppée

    Selon eux, « 98% de la production et de la maintenance est en grève » sur la centaine de salariés qui compose l’ensemble de ces deux services.

    Les grévistes laissent passer les camions de lait pour ne pas pénaliser les producteurs. « Ils n’y sont pour rien ». Mais la production est stoppée. Pour que le lait ne soit pas perdu, la direction doit tenter de le revendre à des entreprises laitières du secteur.

    #agro-industrie #grève

  • Les rapports de l’#inspection_générale de l’éducation, du sport et de la recherche (#IGÉSR)

    Ce #rapport d’inspection générale fait suite aux accusations portées anonymement, par voie d’affiches placardées sur le mur de l’établissement, contre deux enseignants nommément désignés de l’Institut d’études politiques de Grenoble le 4 mars 2021, et aussitôt relayées sur les réseaux sociaux.

    La mission s’est attachée à clarifier l’enchaînement des faits qui ont conduit à cet événement et à identifier les responsabilités des différents acteurs. Elle formule onze recommandations dans différents champs d’action, relatives, d’une part, à la sanction des manquements les plus graves et, d’autre part, à des mesures plus structurelles de nature à permettre à l’IEP de mieux gérer, voire de prévenir d’autres crises à l’avenir.

    Auteurs :
    - Jean-Pascal Bonhotal
    - Fabienne Thibau-Lévêque

    https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid158418/la-situation-a-l-iep-de-grenoble-en-mars-2021.html
    #IGESR
    #Klaus_Kinzler #Kinzler #islamophobie #Sciences_Po_Grenoble #Institut_d’études_politiques (#IEP) #université #collages #injure_publique #dégradation #Grenoble

    –-

    En lien avec l’#affaire_de_Grenoble :
    https://seenthis.net/messages/905509
    –-> ce post a été ajouté au fil de discussion

    • Fil twitter de Maître Alchimiste, 09.05.2021 :

      Je suis en train de lire le rapport de l’IGESR sur l’affaire dite de Grenoble a savoir l’affichage du nom de deux profs accusés d’islamophobie. En terme de parti pris et d’interprétation hasardeuse des faits on a affaire à un bon niveau. Je vais donc LT.

      Ainsi le débat partirait d’une simple controverse. Or une avancer un corpus scientifique pour appuyer ses propos, l’autre affirmer sans aucune preuve.

      Le rapport considère :
      – qu’il s’agissait d’une conflit interpersonnel (mais lesquels ne le sont pas ?)
      – qu’il n’y a pas à défendre l’apport des SHS à propos de la lutte contre les discriminations
      – et c’est qu’à conduit une des profs à se « radicaliser » (alors qu’il était déjà)

      Ses propres projets désignent ici la défense des intérêts moraux des étudiant·es (ie ne pas subir de propos déplacer lors d’un cours).

      Il aurait fallu des sanctions à l’encontre des élu·es étudiant·es allant à l’encontre du principe de l’individualisation des sanctions. Aucune réflexion si l’action de ce syndicat rentrait dans le cadre la liberté d’expression des étudiant·es prévue à l’article L811-1

      Que c’est bête d’avoir abandonné alors qu’ils pensaient être dans leurs bon droit. Pour rappel les rapport entre enseignant et étudiant sont profondément inégalitaire, et que le premiers peuvent être très violent (dans leurs commentaires, dans leurs notes) à l’encontre des seconds et considérer que toutes actions de contestations des étudiant·es même la plus pacifique comme une remise en cause intolérable de leurs autorités.

      Oh mais ça va. Ces profs sont justes provocs. On vous le jure ils ne sont pas islamophobes.

      Le propos du rapport illustre parfaitement ce qui est dit plus haut. Les rapports entre étudiant·es et enseignant·es sont profondément inégalitaire. Et les « provocs » des enseignant·es sont juste violentes.

      Heu non. Vous les auteurs du rapport doivent relire la jurisprudence sur les dénonciations calomnieuses. Et sur les compétences des sections disciplinaires des établissements.

      Certes mais le rapport avec l’islamophobie ?

      J’avoue que la dénonciation des corpos je ne l’avais pas vue venir.

      Bon les auteurs du rapport ne sont pas au fait des problématiques liées aux VSS.

      Conclusion logique : ce sont les personnes accusées des violences sexuelles qui doivent être protégés contre les vilains calomniateurs.

      Pas de sanction alors qu’il est à l’origine des faits par contre on donne quand même on lui dit que c’est pas bien. On lui donne un avertissement de fait sans suivre la procédure.

      Pour la directrice du laboratoire on lui donne aussi une fausse sanction. Au risque d’empiéter sur la compétence de la section disciplinaire ? Pour rappel les EC dispose de garantie indépendance dont une section disciplinaire pleinement compétente.

      Excusez-moi ce n’est pas la directrice du laboratoire mais l’EC en charge de la semaine de lutte contre les discriminations.

      Par contre contre les étudiant·es c’est le rouleau compresseurs. Et c’est du jamais vue ce qu’ils proposent en proportion des faits reprocher.

      Les détails du rapport sont encore plus hard. On ne saura pas d’où vienne les critiques de la notion d’ « islamophobie ». Par ailleurs que « A » est rejoint le groupe de travail juste pour du sabotage ne pose pas de problème.

      Le pauvre « A ». Vraiment sa collègue était méchante. Mais le rapport ne répond pas à la question essentielle qu’elle sont les argument de l’une et de l’autre :

      La pratique du la copie cachée ne semble pas choquer les auteurs du rapport. Ni le ton démesuré employé.

      Affirmer qu’il ne s’agit pas d’un débat académique avant d’en appeler au principe de la liberté d’expression des EC qui est nommément réservé pour les activités de recherche et d’enseignement. Ce n’est pas l’incohérence que les étouffent.

      Bon même tonneau qu’avant.

      Le gars participe clairement au groupe de travail sur les discriminations uniquement pour le saboter et les auteurs mettent en causes de la violence des échanges par le fait que ça soit par mail.
      Mais quel foutage de gueule.

      Le rapport ne dit pas « propos islamophobe » mais que « A » a « méconnu l’obligation de neutralité, en l’espèce religieuse ». Le niveau de foutage de gueule.

      Et le lien entre le fond du débat et le ton employé ? Parce que que « A » est un prof expérimenté, maniant bien la rhétorique, l’emploi de se ton n’est pas une dérapage mais une stratégie visant à masquer la vacuité de ses arguments.

      On notera que la directrice de l’IEP considère qu’il s’agit d’un simple différend. Alors qu’on a affaire à un sabotage claire du groupe de travail doubler de propos violent des deux profs.

      https://twitter.com/SchwartzVidal/status/1391478101029396482

    • Sciences Po Grenoble : un rapport administratif sans concession

      L’inspection générale de l’éducation établit qu’un « conflit disproportionné » a résulté d’erreurs d’appréciation, de maladresses, et de fautes de la part de tous les acteurs de l’institut d’études politique.

      C’est un rapport sévère, qui dépeint un institut d’études politiques (IEP) en pleine crise, que l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR) a remis, vendredi 7 mai, à la ministre de l’enseignement supérieur.

      Après le collage, le 4 mars, d’affiches accusant nommément deux enseignants d’ « islamophobie » et de « fascisme », et diffusées sur les réseaux sociaux par des étudiants, Frédérique Vidal avait missionné deux inspecteurs afin d’établir les responsabilités et de « contribuer à rétablir la sérénité au sein de l’IEP » de Grenoble. Après la publication du rapport, la ministre s’est prononcée pour une sanction des étudiants concernés, dans un entretien au Figaro, samedi 8 mai.

      Alors que l’enquête de police est toujours en cours pour déterminer l’identité des poseurs d’affiches, ce rapport administratif relate, lui, le récit précis d’une controverse qui a pour origine les conditions de préparation, à distance, en novembre 2020, d’une « semaine pour l’égalité et la lutte contre les discriminations » prévue un mois plus tard.

      Dans l’un des groupes de travail associant huit étudiants et deux professeurs, un échange d’e-mails « au ton virulent » a opposé un enseignant d’allemand (M. A) qui contestait la légitimité de la notion d’islamophobie et sa mise sur le même pied que les notions de racisme et d’antisémitisme dans l’intitulé d’un débat, et une enseignante en histoire (Mme C) qui affirmait que la notion d’islamophobie est « devenue évidente dans les sciences sociales », rapporte l’IGESR.

      Informée de l’incident, la directrice de l’IEP, Sabine Saurugger, a « rappelé oralement » M. A au devoir de respect d’autrui et lui a enjoint de « présenter ses excuses à sa collègue blessée par la virulence de ses messages, ce que M. A fera par deux fois, le 4 et le 16 décembre », indique le rapport. Mais les choses ne feront que s’envenimer, avec l’intervention de deux autres enseignants : l’un prenant la défense de M. A par e-mail et l’autre rédigeant un communiqué au nom de l’ensemble du laboratoire de sciences sociales qu’elle dirige (Pacte) pour dénoncer de la part de M. A « une forme de harcèlement et une atteinte morale violente » à l’encontre de Mme C.

      Poursuites disciplinaires

      L’affaire prendra un tour dramatique le 9 janvier, lorsque les élus étudiants de l’Union syndicale (US) demandent dans un courriel à la directrice de l’IEP de « statuer sur [le] cas [de M. A] » et de « prendre des mesures pour lutter contre l’islamophobie dans l’établissement . Sur les réseaux sociaux, l’US va plus loin et réclame « que des actes concrets soient pris », notamment la suppression du cours sur l’islam dispensé par M. B (professeur qui était venu en soutien à M. A). Le 22 février, par un « appel à témoignages » publié sur Facebook, l’US invite les étudiants à dénoncer anonymement les propos islamophobes qui auraient pu être tenus dans ce cours.

      Au cours de leur mission, les deux inspecteurs n’ont relevé, parmi tous les documents collectés, « aucun propos susceptible d’être puni par la loi ou constitutif d’un manquement de caractère déontologique de la part de M. B . Ils estiment que ces accusations justifiaient une action disciplinaire contre les élus étudiants de l’US, ce que la direction de l’IEP n’a pas fait.

      L’inspection générale conclut qu’un « conflit disproportionné » a résulté « d’erreurs d’appréciation, de maladresses, de manquements et de fautes plus ou moins graves » de la part de tous les acteurs de cette affaire. Elle invite la directrice à « procéder sans délai à un signalement au procureur de la République des accusations d’islamophobie à l’encontre de M. B » et à « engager sans attendre davantage une procédure disciplinaire à l’encontre de chacun des dix-sept élus étudiants de l’US dans les différentes instances de l’IEP . Est aussi préconisé un rappel à leurs obligations de fonctionnaires à Mme C et à M. A, tout nouveau manquement de la part de ce dernier engageant des poursuites disciplinaires.

      En ce qui concerne la directrice du laboratoire Pacte, la mission préconise que sa hiérarchie lui rappelle « le rôle qui est le sien, lequel ne l’autorise ni à signer un communiqué par délégation du président de l’université, ni à s’immiscer dans la gestion des ressources humaines de l’IEP . Aux inspecteurs, celle-ci avait notamment justifié son communiqué « par le contexte des multiples attaques auxquelles faisaient face les sciences humaines et sociales à ce moment-là dans le débat public (notamment les débats sur l’"islamo-gauchisme" soulevés dans l’espace public) », après les propos du ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, réitérés par Frédérique Vidal en février.

      L’IGESR recommande enfin à l’école de « faire évoluer son mode de management et [d’]améliorer son organisation pour permettre un pilotage plus efficace . L’IEP doit « s’attacher à combler des manques criants en matière de formation de ses étudiants dans le domaine des usages et des risques des communications numériques », soulignent les inspecteurs.

      https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/05/09/sciences-po-grenoble-un-rapport-administratif-sans-concession_6079667_3224.h

  • UK travellers complain of ‘prison-like’ conditions in quarantine hotels | Coronavirus | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/may/11/uk-travellers-complain-of-prison-like-conditions-in-quarantine-hotels
    https://i.guim.co.uk/img/media/cad7287e5cfbf1a61c423e0d922317cb0a165474/0_48_640_384/master/640.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-alig

    UK travellers complain of ‘prison-like’ conditions in quarantine hotels. Travellers staying in quarantine hotels in the UK after returning from “red list” countries have complained of “prison-like” conditions, including windows that do not open, a lack of fresh air, exercise and decent food.
    The Guardian spoke to nine travellers who are or have recently been in quarantine hotels after returning from countries including Brazil, India, Pakistan and South Africa. They complained of a deterioration in their mental and physical health due to being confined in their bedrooms round the clock and being forced into debt to pay the £1,750 per adult charge for the quarantine period.
    Some of them had travelled abroad due to sickness or death of loved ones and so were already in a distressed and traumatised state before entering the quarantine process.They also expressed concern about a lack of social distancing at UK airports and on the coaches transporting people to quarantine hotels.While nobody challenged the need to quarantine, it is the way the process has been handled that has generated the complaints. A Facebook group called UK Hotel Quarantine Support Chat has been set up and has thousands of members, many of whom have raised concerns about quarantine arrangements.Dr Sanjay Gupta, an NHS cardiology consultant, who was returning from Kenya where he had travelled to be with his dying father, said: “Not everyone can afford to pay the £1,750 cost. There seems to be something shamelessly opportunistic about this situation. But if you’re arriving from a red list country you don’t have a choice.”
    Dr Thanjavur Bragadeesh, also an NHS consultant, who had returned from India where he was helping to care for his elderly parents after both had had surgery, said: “It took several hours to reach the hotel after arriving at the airport. The food is not good and the quantities are small. I got a small box of cereal for breakfast with a cheese omelette that was so hard that if I had thrown it, it would hit someone. One of the things I got for dinner was half a naan bread. I don’t know who got the other half!”
    He said people quarantining had to be escorted by security guards for their 15 minutes of fresh air. “We are not prisoners, we are not trying to escape,” he said.“I really feel for the people who are quarantining with children. The hotel staff have been polite but the conditions here are claustrophobic. It is perfectly reasonable and sensible not to bring infection into the country but things don’t need to be this draconian.”
    Zahid Siddiqui, 58, returned from Pakistan where he had spent several months visiting his sick father. He expressed concerns about the lack of ventilation, fresh air and exercise and poor food.“The whole thing was a nightmare,” he said. “I have various medical conditions such as atrial fibrillation and medical advice is that I need to take daily exercise. But I was only allowed to go outside for two of the 11 days. I have never been in jail in my life but this experience felt like it. I have never before suffered from depression but after my time in the quarantine hotel I now understand the meaning of the word.”He was told his quarantine ended at midnight on a particular day so he could leave the following morning. He said he could not wait that long and arranged for a relative to collect him from the hotel on the dot of midnight.
    “I was so hungry I ate throughout my journey back to my home in Cheshire,” he said.One 69-year-old woman with diabetes, high blood pressure and high cholesterol, who is in a quarantine hotel after returning from Brazil, said it was impossible for her to eat the fatty and sugary food she has been provided with. When she complained she was given an apple, a tangerine and a banana. “I have been left very hungry,” she said.A woman who had returned from visiting her sick mother in South Africa with her husband and four-month-old baby said: “We were treated like animals. I was begging for help sterilising my baby’s bottles after we arrived back at the airport. There was no social distancing there and I was terrified of catching Covid at the airport. The food was inedible, I can’t explain how bad it was. I took a bite of a chicken burger that tasted like pork, spat it out and felt sick all evening. We are in debt now from paying for the quarantine hotel and feel completely exhausted.”
    A government spokesperson said: “Our top priority has always been protecting the public and our robust border regime is helping minimise the risk of new variants coming into the UK. The government continues to ensure every person in quarantine gets the support they need, and all managed quarantine facilities are accommodating the vast majority of people’s requirements. Hotels do their utmost to take any necessary steps to address concerns raised by guests.”Government sources added that strict rules were in place, including seating plans, to ensure social distancing in vehicles used to transport people to quarantine hotels.

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#sante#hotel#quarantaine#frontiere#circulation#restrictionsanitaire

  • The power of private philanthropy in international development

    In 1959, the Ford and Rockefeller Foundations pledged seven million US$ to establish the International Rice Research Institute (IRRI) at Los Baños in the Philippines. They planted technologies originating in the US into the Philippines landscape, along with new institutions, infrastructures, and attitudes. Yet this intervention was far from unique, nor was it spectacular relative to other philanthropic ‘missions’ from the 20th century.

    How did philanthropic foundations come to wield such influence over how we think about and do development, despite being so far removed from the poor and their poverty in the Global South?

    In a recent paper published in the journal Economy and Society, we suggest that metaphors – bridge, leapfrog, platform, satellite, interdigitate – are useful for thinking about the machinations of philanthropic foundations. In the Philippines, for example, the Ford and Rockefeller foundations were trying to bridge what they saw as a developmental lag. In endowing new scientific institutions such as IRRI that juxtaposed spaces of modernity and underdevelopment, they saw themselves bringing so-called third world countries into present–day modernity from elsewhere by leapfrogging historical time. In so doing, they purposively bypassed actors that might otherwise have been central: such as post–colonial governments, trade unions, and peasantry, along with their respective interests and demands, while providing platforms for other – preferred – ideas, institutions, and interests to dominate.

    We offer examples, below, from three developmental epochs.

    Scientific development (1940s – 70s)

    From the 1920s, the ‘big three’ US foundations (Ford, Rockefeller, Carnegie) moved away from traditional notions of charity towards a more systematic approach to grant-making that involved diagnosing and attacking the ‘root causes’ of poverty. These foundations went on to prescribe the transfer of models of science and development that had evolved within a US context – but were nevertheless considered universally applicable – to solve problems in diverse and distant lands. In public health, for example, ‘success against hookworm in the United States helped inspire the belief that such programs could be replicated in other parts of the world, and were indeed expanded to include malaria and yellow fever, among others’. Similarly, the Tennessee Valley Authority’s model of river–basin integrated regional development was replicated in India, Laos, Vietnam, Egypt, Lebanon, Tanzania, and Brazil.

    The chosen strategy of institutional replication can be understood as the development of satellites––as new scientific institutions invested with a distinct local/regional identity remained, nonetheless, within the orbit of the ‘metropolis’. US foundations’ preference for satellite creation was exemplified by the ‘Green Revolution’—an ambitious programme of agricultural modernization in South and Southeast Asia spearheaded by the Rockefeller and Ford Foundations and implemented through international institutions for whom IRRI was the template.

    Such large-scale funding was justified as essential in the fight against communism.

    The Green Revolution offered a technocratic solution to the problem of food shortage in South and Southeast Asia—the frontier of the Cold War. Meanwhile, for developmentalist regimes that, in the Philippines as elsewhere, had superseded post-independence socialist governments, these programmes provided a welcome diversion from redistributive politics. In this context, institutions like IRRI and their ‘miracle seeds’ were showcased as investments in and symbols of modernity and development. Meanwhile, an increasingly transnational agribusiness sector expanded into new markets for seeds, agrichemicals, machinery, and, ultimately, land.

    The turn to partnerships (1970s – 2000s)

    By the 1970s, the era of large–scale investment in technical assistance to developing country governments and public bureaucracies was coming to an end. The Ford Foundation led the way in pioneering a new approach through its population programmes in South Asia. This new ‘partnership’ mode of intervention was a more arms-length form of satellite creation which emphasised the value of local experience. Rather than obstacles to progress, local communities were reimagined as ‘potential reservoirs of entrepreneurship’ that could be mobilized for economic development.

    In Bangladesh, for example, the Ford Foundation partnered with NGOs such as the Bangladesh Rural Advancement Committee (BRAC) and Concerned Women for Family Planning (CWFP) to mainstream ‘economic empowerment’ programmes that co-opted local NGOs into service provision to citizens-as-consumers. This approach was epitomised by the rise of microfinance, which merged women’s empowerment with hard-headed pragmatism that saw women as reliable borrowers and opened up new areas of social life to marketization.

    By the late-1990s private sector actors had begun to overshadow civil society organizations in the constitution of development partnerships, where state intervention was necessary to support the market if it was to deliver desirable outcomes. Foundations’ efforts were redirected towards brokering increasingly complex public-private partnerships (PPPs). This mode of philanthropy was exemplified by the Rockefeller Foundation’s role in establishing product development partnerships as the institutional blueprint for global vaccine development. Through a combination of interdigitating (embedding itself in the partnership) and platforming (ensuring its preferred model became the global standard), it enabled the Foundation to continue to wield ‘influence in the health sphere, despite its relative decline in assets’.

    Philanthrocapitalism (2000s – present)

    In the lead up to the 2015 UN Conference at which the Sustainable Development Goals (SDGs) were agreed, a consensus formed that private development financing was both desirable and necessary if the ‘trillions’ needed to close the ‘financing gap’ were to be found. For DAC donor countries, the privatization of aid was a way to maintain commitments while implementing economic austerity at home in the wake of the global finance crisis. Philanthrocapitalism emerged to transform philanthropic giving into a ‘profit–oriented investment process’, as grant-making gave way to impact investing.

    The idea of impact investing was hardly new, however. The term had been coined as far back as 2007 at a meeting hosted by the Rockefeller Foundation at its Bellagio Centre. Since then, the mainstreaming of impact investing has occurred in stages, beginning with the aforementioned normalisation of PPPs along with their close relative, blended finance. These strategies served as transit platforms for the formation of networks shaped by financial logics. The final step came with the shift from blended finance as a strategy to impact investing ‘as an asset class’.

    A foundation that embodies the 21st c. transition to philanthrocapitalism is the Omidyar Network, created by eBay founder Pierre Omidyar in 2004. The Network is structured both as a non–profit organization and for–profit venture that ‘invests in entities with a broad social mission’. It has successfully interdigitated with ODA agencies to further align development financing with the financial sector. In 2013, for example, the United States Agency for International Development (USAID) and UK’s Department for International Development (DFID) launched Global Development Innovation Ventures (GDIV), ‘a global investment platform, with Omidyar Network as a founding member’.

    Conclusion

    US foundations have achieved their power by forging development technoscapes centred in purportedly scale–neutral technologies and techniques – from vaccines to ‘miracle seeds’ to management’s ‘one best way’. They have become increasingly sophisticated in their development of ideational and institutional platforms from which to influence, not only how their assets are deployed, but how, when and where public funds are channelled and towards what ends. This is accompanied by strategies for creating dense, interdigitate connections between key actors and imaginaries of the respective epoch. In the process, foundations have been able to influence debates about development financing itself; presenting its own ‘success stories’ as evidence for preferred financing mechanisms, allocating respective roles of public and private sector actors, and representing the most cost–effective way to resource development.

    Whether US foundations maintain their hegemony or are eclipsed by models of elite philanthropy in East Asia and Latin America, remains to be seen. Indications are that emerging philanthropists in these regions may be well placed to leapfrog over transitioning philanthropic sectors in Western countries by ‘aligning their philanthropic giving with the new financialized paradigm’ from the outset.

    Using ‘simple’ metaphors, we have explored their potential and power to map, analyse, theorize, and interpret philanthropic organizations’ disproportionate influence in development. These provide us with a conceptual language that connects with earlier and emergent critiques of philanthropy working both within and somehow above the ‘field’ of development. Use of metaphors in this way is revealing not just of developmental inclusions but also its exclusions: ideascast aside, routes not pursued, and actors excluded.

    https://developingeconomics.org/2021/05/10/the-power-of-private-philanthropy-in-international-development

    #philanthropie #philanthrocapitalisme #développement #coopération_au_développement #aide_au_développement #privatisation #influence #Ford #Rockefeller #Carnegie #soft_power #charité #root_causes #causes_profondes #pauvreté #science #tranfert #technologie #ressources_pédagogiques #réplique #modernisation #fondations #guerre_froide #green_revolution #révolution_verte #développementalisme #modernité #industrie_agro-alimentaire #partnerships #micro-finance #entrepreneuriat #entreprenariat #partenariat_public-privé (#PPP) #privatisation_de_l'aide #histoire #Omidyar_Network #Pierre_Omidyar

  • Dans le camp de Lesbos, une trentaine de migrants testés positifs au Covid - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/32116/dans-le-camp-de-lesbos-une-trentaine-de-migrants-testes-positifs-au-co

    Une trentaine de migrants vivant dans le camp de Mavrovouni, sur l’île de Lesbos, ont été testés positifs au Covid ont annoncé les autorités grecques. Une campagne de vaccination a débuté dans le camp mais beaucoup refusent de se faire vacciner pour protester contre leur conditions de vie désastreuses.C’est la hantise des migrants coincés dans l’enfer de Lesbos. En plus de leurs conditions de vie déjà très précaires, les quelque 6 000 exilés du camp de Mavrovouni, situé sur l’île grecque, doivent faire face à une vague de coronavirus.Une trentaine de personnes ont été testées positives au Covid-19 ces derniers jours, ont indiqué les autorités sanitaires. Ainsi, une centaine d’exilés, y compris les familles de personnes infectées, « ont été placées en quarantaine » dans une partie du camp.
    Depuis l’apparition de la pandémie en mars 2020, le camp de Lesbos a été plutôt épargné par le Covid-19. Quelques cas ont bien été signalés mais le virus ne s’est jamais réellement propagé dans le camp. Il faut dire que les migrants retenus dans les camps grecs sont soumis à des restrictions sévères : ils ne sont autorisés à en sortir que pour un temps limité. De plus, les structures sont pour la plupart situées loin des zones habitables, ce qui rend difficile l’accès à la population et aux commerces.
    En outre, si la pandémie inquiète les exilés, ce n’est pas leur préoccupation principale. La majorité survit dans des conditions déplorables : vivant sous des grandes tentes, ils sont constamment en proie aux intempéries et à l’absence d’électricité. Les migrants se plaignent aussi de ne pas manger à leur faim et affirment avoir des difficultés dans l’accès à l’hygiène tant les sanitaires sont sommaires. Enfin, les retards dans le traitement de leur dossier d’asile rendent leur avenir incertain et créent un sentiment de crispation, voire de dépression.C’est pourquoi, même si une campagne de vaccination a débuté ces dernières semaines à Lesbos, beaucoup refusent de se faire vacciner, principalement des Africains, en signe de protestation contre leurs conditions de vie.Construit à la hâte en septembre 2020 après l’incendie du camp de Moria, celui de Mavrovouni est censé être provisoire. Un nouveau camp, fermé et sécurisé à l’aide notamment de portiques, doit à terme le remplacer, à une date encore indéterminée. Sa construction a pris du retard, selon le gouvernement grec, en raison des protestations de certains habitants ou autorités locales se disant lassés de la présence de migrants sur leur île.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#lesbos#mavrovouni#camp#refugie#sante#contamination#vulneralibilte#santementale#depression#hygiene#vaccination

  • Covid-19 : l’Angleterre assouplit les restrictions sur les voyages à l’étranger
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/07/covid-19-a-moins-de-quatre-vingts-jours-des-jo-le-japon-prolonge-l-etat-d-ur

    Covid-19 : l’Angleterre assouplit les restrictions sur les voyages à l’étranger. Le gouvernement britannique a annoncé exempter de quarantaine les arrivées en Angleterre de 12 pays dont Israël et le Portugal, mais pas de destinations estivales prisées comme la France, l’Espagne ou la Grèce.Le gouvernement britannique a annoncé, vendredi 7 mai, assouplir à partir du 17 mai les restrictions pour les voyages à l’étranger, exemptant notamment de quarantaine les arrivées en Angleterre de 12 pays dont Israël et le Portugal, mais pas de destinations prisées comme la France. Du côté du Japon, face à une crise sanitaire toujours préoccupante, le gouvernement a prolongé de trois semaines l’état d’urgence dans quatre départements, dont celui de Tokyo, censé accueillir les Jeux olympiques (JO) cet été.
    Au total, dans le monde, au moins 3,2 millions de personnes sont mortes du Covid-19 depuis la fin de 2019, selon un bilan établi par l’Agence France-Presse (AFP) à partir de sources officielles.
    Lors d’une conférence de presse, le ministre des transports britannique, Grant Shapps, a annoncé la levée de l’interdiction des déplacements à l’étranger, réservée depuis janvier aux voyages essentiels, et la mise en place d’un système de restrictions classant les pays en trois catégories selon leur situation sanitaire.En liste verte figurent 12 pays dont le Portugal, Israël, Gibraltar, l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou Singapour. Pour ces pays, des tests seront malgré tout obligatoires avant et après l’arrivée, le test PCR coûtant au Royaume-Uni plus de 100 livres (115 euros).
    La plupart des pays restent classés en orange, c’est-à-dire que les voyageurs devront suivre une quarantaine là où ils le souhaitent et subir plusieurs tests. « Les destinations estivales prisées comme la France, l’Espagne et la Grèce ne sont pas encore incluses [en liste verte] mais nous allons revoir la liste des pays toutes les trois semaines », a expliqué M. Shapps.Pour les pays en liste rouge, seuls les résidents peuvent rentrer en Angleterre mais doivent subir une quarantaine de onze nuits à l’hôtel à leurs frais, soit un coût de 1 750 livres (environ 2 000 euros) par personne. Aux pays et territoires déjà dans cette liste (Amérique du Sud notamment) s’ajoutent désormais la Turquie, les Maldives et le Népal. En Grèce, les plages privées seront rouvertes samedi et les musées la semaine prochaine, ont annoncé les responsables de la santé de ce pays, qui se prépare à l’ouverture de la saison touristique le 15 mai.

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#sante#restrictionsanitaire#tourisme#quarantaine#test#frontiere#circulation

  • Archie Shepp : le bon génie de la transmission
    https://pan-african-music.com/archie-shepp-le-bon-genie-de-la-transmission

    Depuis 1960, ce pionnier du « free jazz » n’a cessé de fouiller toutes les strates de la culture « africaine américaine ». Il poursuit ses explorations dans Let My People Go, en duo avec le pianiste Jason Moran.

    Un long article sur Archie Shepp avec en plus ce documentaire de 1983 dedans :
    https://www.youtube.com/watch?v=LBjrkybOIa8

    #Archie_Shepp #musique #jazz #free_jazz #great_black_music #Histoire #saxophone

  • Consulter pour moins débattre ? Retour sur l’enquête publique de 1859 sur l’annexion des communes suburbaines parisiennes Alexandre Frondizi

    La consultation des habitants sur la réorganisation administrative de l’agglomération parisienne est-elle le gage d’un processus démocratique ? L’édition des réponses à la consultation publique conduite en 1859 pour recueillir les avis des habitants sur l’annexion des communes périphériques à Paris fait apparaître une certaine continuité dans les enjeux d’une telle entreprise.


    Nathalie Montel. 2012. Faire le Grand Paris. Avis des habitants consultés en 1859, Rennes : Presses universitaires de Rennes ; Paris : Comité d’histoire de la Ville de Paris

    En 1859, Georges-Eugène Haussmann convia les habitants de Paris, des dix-sept communes qui devaient être remodelées et des onze communes qui devaient être supprimées, à donner officiellement leurs avis sur « le mode et les conditions » de son projet d’extension des limites de la capitale. D’aucuns, certes très peu nombreux, se rendirent alors entre le 13 et le 27 février à leur maire pour, comme il était convenu, faire inscrire, « sous la direction et la surveillance d’un commissaire-enquêteur, [leurs] observations et réclamations » individuelles dans un registre ad hoc ou pour faire annexer au registre des dires individuels et collectifs écrits à l’avance sur papier libre. « Montrant l’extension des limites de Paris sous un jour qui n’est ni celui sous lequel l’ont montré les autorités, ni celui donné à leur suite par l’historiographie, ces écrits sont susceptibles d’alimenter d’autres histoires mais questionnent aussi notre époque », lit-on dans Faire le Grand Paris (p. 151), l’un des trois ouvrages publiés par le comité d’histoire de la Ville de Paris, à l’occasion du cent-cinquantenaire de l’extension haussmannienne du territoire de la capitale. Extraite de sa longue introduction à l’édition d’une sélection de 339 réponses individuelles et collectives à la consultation publique de février 1859, l’affirmation témoigne de deux dimensions principales du livre de Nathalie Montel : de sa confiance dans la richesse et la portée heuristique des sources publiées, mais également de l’ambition scientifique de sa présentation.

    Les ambiguïtés d’une consultation publique
    Nathalie Montel interroge effectivement l’actualité géopolitique des Franciliens. Et cela moins par une critique des projets actuels concernant le Grand Paris – toutefois suggérée dans les lignes conclusives de son texte, où elle rapproche les modalités actuelles de consultation des habitants de celles de la « démocratie césarienne » de Napoléon III (p. 154) – que par son travail novateur d’historicisation des enquêtes publiques en matière de redéfinition du territoire métropolitain. En mettant constamment en rapport les enjeux et les formes concrètes prises par la procédure consultative, elle propose une interprétation stimulante de ce qu’enquêter veut dire en 1859, et donc des biais des sources éditées par ses soins.

    Cette consultation publique constituait d’abord une stratégie pour cantonner « les modalités de la protestation [contre l’extension des limites parisiennes] à des formes pacifiques » (p. 116). L’inscription de l’enquête dans son contexte dialogique montre qu’elle permettait aux autorités de faire « sortir le débat de la sphère médiatique où il avait pris place […] pour le confiner dans l’univers administratif et législatif » (p. 134). Surtout, aux yeux de Nathalie Montel, cet encadrement du débat provoquerait une définition étatique de l’espace public et du politique dans laquelle les déposants demeuraient prisonniers malgré eux : « ils adoptent le grand partage implicite qui veut que les autorités soient seules habilitées à dire l’intérêt général, et à en discuter les fondements, les particuliers ne pouvant faire état que d’intérêts privés que l’enquête est précisément destinée à recueillir » (p. 116). On peut néanmoins se demander s’il n’y a pas ici une surestimation de l’efficacité « pacificatrice » de la procédure, qui aurait pu être contournée par ceux à qui elle se destinait. Haussmann lui-même prit conscience de ce danger de débordement, lorsqu’il reprocha aux notabilités de La Villette d’avoir pris le risque de faire participer à l’enquête les ouvriers locaux.

    La suite : https://metropolitiques.eu/Consulter-pour-moins-debattre-Retour-sur-l-enquete-publique-de-1859-
    #démocratie #politique #économie #france #démocratie_ #histoire #paris #grand_paris #banlieue #urbanisme #Haussmann #commission_Merruau #confiscation #Rues #territoires #repères #Paris #annexion #ville #architecture #cartographie #concertation #participation #villes #logement #géographie_urbaine #gentrification #consultation

  • En lien avec la #grève_nationale en #Colombie...

    El día de hoy les escribimos en una inmensa tristeza, el país desde hace una semana está en paro nacional y eso ha significado una represión estatal absurda, así que parte de este contexto es el que nos acompañará la próxima semana, así como el de la pandemia. Una de las consignas del paro ha sido:
    “Si un pueblo marcha en plena pandemia, es porque su gobierno es más peligroso que el virus” (Colombia 2021)

    –-

    Traduction deepl :

    Aujourd’hui nous vous écrivons avec une immense tristesse, le pays est en grève nationale depuis une semaine et cela a signifié une répression absurde de l’État, donc une partie de ce contexte est celui qui nous accompagnera la semaine prochaine, ainsi que la pandémie. L’un des slogans de la grève a été :
    « Si un peuple marche au milieu d’une pandémie, c’est que son gouvernement est plus dangereux que le virus » (Colombie 2021).

    Reçu par un contact en Colombie, le 6 mai 2021.

    #pandémie #responsabilité #grève #coronavirus #covid-19 #répression #citation #slogan

  • Excédé.e.s face à l’attente aux caisses, des client.e.s abandonnent 168 caddies dans un supermarché.e ce 1er mai Idem pour d’autres magasins

    Privés de caissiers, le Géant Casino de Fréjus avait ouvert ses portes en libre-service ce samedi 1er mai.


    Illustration sexiste du Figaro, comme si les hommes étaient les seuls pousseurs de caddies.

    Mauvaise surprise pour les employés du Géant Casino de Fréjus (Var) en arrivant sur leur lieu de travail le dimanche 2 mai. La veille, plus d’une centaine de caddies ont été laissés à l’abandon dans les allées du supermarché. La raison ? Face à la longue attente aux caisses automatiques du magasin, certains clients impatients ont abandonné leur chariot avec leur course à l’intérieur.

    Bien qu’il s’agisse d’un jour férié, le supermarché avait gardé ses portes ouvertes en libre-service. L’absence de caissiers en raison de la fête du Travail a contrasté avec l’afflux de clients de ce samedi, qui ont dû se contenter des 21 caisses automatiques mises à leur disposition pour régler leurs achats. Ainsi, chaque client devait tour à tour scanner, peser, ranger et payer par carte, via l’application Casino Max ou par espèce en caisse rapide ses courses, ce qui a engendré de longues queues au moment de payer. Excédés face à l’attente, certains clients ont abandonné leur course, laissant derrière eux 168 caddies dispersés dans les allées du supermarché.

    En arrivant le lendemain, les salariés ont dû s’occuper du rangement et du réapprovisionnement des rayons. . . . . .

    La suite, sans intêret : https://www.lefigaro.fr/conso/excedes-face-a-l-attente-aux-caisses-des-clients-abandonnent-168-caddies-da

     #france #casino #monoprix  #carrefour #auchan #grande_distribution #travail #centre_commercial #Connards #travail #caissières

  • Europe’s Border Guards Are Illegally Expelling Refugees

    Border guards expelling Syrian refugees after they’ve already been granted asylum has shown the hollowness of European Union humanitarianism. An expansion of the EU-wide Frontex force will make things even worse.

    A young man known in public documents only as Fady has been fighting a battle far harder than anyone his age would normally imagine.

    He first came to Europe from Deir az-Zour, Syria, fleeing that country’s civil war. In 2015, German authorities recognized him as a legally protected refugee. Since then, Fady has used his German passport to look for his lost brother, who he believes to be stuck in Greece and who he wishes to bring to Germany.

    He has paid dearly for those wishes.

    According to information and quotes from Fady provided to Jacobin by the Global Legal Action Network (GLAN), which is representing him in front of international policymakers, Fady took a trip to Greece in November 2016, hoping to track down his brother. At that time just eleven years of age, his brother had fled recruitment by ISIS, and Fady hoped to find him in Greece.

    While searching for him at a bus station in that country’s Evros region, Fady says he was approached by police and asked about his ethnic origin. After responding that he was Syrian, he was taken into custody by the police, who drove him to an unknown location, despite his protestations that he was a documented German resident who was in the EU legally, with the papers to prove it. They allegedly took his ID, papers, and belongings away from him before handing him to a group of people he describes as “commandos,” who he told the Intercept spoke German and were armed, masked, and clad entirely in black.

    He said the commandos beat anyone who tried to speak to them as they took a group of detained people — some as young as one or two years old — across the river border with Turkey in a rubber boat. There they were dumped paperless, homeless, and stateless in a country that many of them had never resided in for more than a couple days. It took Fady three years to get back his papers and EU residency — a period during which he tried multiple times to get back into Greece in order to search for his brother. He has not found him.

    The ordeal to which Fady was subjected is the most extreme version of what is known as a “pushback” operation. In other forms, these operations can involve keeping people outside of the borders of the EU — denying them entry at sea, for example. GLAN is arguing in front of the United Nations Human Rights Council that the type of pushback operation Fady endured, in which identity papers are confiscated, goes beyond that, amounting to a forced disappearance, which is illegal under a clause of the International Covenant on Civil and Political Rights to which Greece is a signatory. (Turning away refugees in general is also illegal under international law, but GLAN hopes to add weight to the potential HRC ruling by having the actions acknowledged as forced disappearances.)
    Frontex

    Such operations, many immigrant rights groups allege, are often led by Frontex, the EU’s border security agency, which coordinates national governments’ anti-immigration operations and is the fastest-growing agency in the EU. Headquartered in Warsaw, the organization is slated to grow from a relatively small current workforce to a staff likely to include a potential ten thousand border guards by 2027, in addition to national governments’ forces.

    I wanted to get detailed statements from the German government, the Greek government, and the Frontex bureaucracy about Fady’s incident, so I sent each group a list of several detailed questions.

    A spokesperson for the German government’s press office declined to answer the questions, sending back a short statement that read, “Within the framework of Frontex operations, the German Federal Police supports the Greek authorities to protect the Greek border. The German officers comply with German, European and international law.”

    A Frontex representative also declined to answer specific questions, stating that “Frontex is not aware of any such incident. Frontex officers deployed at the Greek land borders have not been involved in any such incidents. In addition, two investigations have found no evidence of any participation by Frontex in any alleged violations of human rights at the Greek sea borders.”

    The Greek government is keeping its silence about whether it was involved in Fady’s kidnapping. Five emails sent to the Greek Ministry of Migration and Asylum over the course of two weeks went unanswered.

    Dr Valentina Azarova of the Manchester International Law Centre and GLAN noted that Frontex’s assurances that it is not involved in violent pushbacks alongside Greek border forces are based on faulty information, citing a “dysfunctional reporting system” that was in place at the time of the alleged incident and that is under scrutiny as part of a recent wave of probes.

    While she says that Frontex’s reporting system was supposed to have improved since 2019 reforms went into place — three years after Fady says he was abducted and expelled — the scope of the current probes to the fact that there’s still a long way to go.

    “Frontex’s reporting practice is irregular and opaque,” she told me. “When it does report, it misrepresents illegal expulsions as ‘prevention of departure’ [from Turkey].”
    Driven From Home

    That euphemistic band-aid — an alleged way of trying to reverse an immigration journey that has already happened without getting caught doing so — is emblematic of the problems of this EU agency. For it is tasked with treating only the symptoms of a condition that European countries are guilty of helping to perpetuate, rather than taking on the root causes forcing people onto the move.

    The effects are felt across much of the Global South. By pulling the financial and governmental levers that control the global economy, leaders in industrialized and postindustrial countries have created what Dr Michael Yates — an economist, writer, editor, and editorial director of Monthly Review Press — calls a “complex brew” of austerity, land theft, and political oppression.

    As an addition to this brew of factors, European countries are often either silently complicit or actively encouraging of weapons sales to nearby conflict zones. For example, German manufacturers Hensoldt and Rheinmetall supplied arms to Saudi Arabia via South Africa for its war against Yemen, skirting an export ban, with full knowledge of the German government. And the French industrial giant Airbus dodged an arms embargo on Libya by routing planes through Turkey. This behavior is a logical outgrowth of late-stage capitalism, as weapon sales are one of the more profitable sectors that a business can enter, and as bought-and-paid-for politicians are told to look the other way when misbehavior occurs.

    Together, these factors — the austerity, the land theft, the political oppression, and the encouragement of violent civil conflicts — form a neocolonialist zone of low opportunity that pushes people from the Global South to the Global North.

    Not least among these sources of pressure is the Syrian civil war from which Fady and his brother fled. That conflict has now been going on for more than a decade, involving at least a half-dozen major belligerents, along with other minor parties. It has killed hundreds of thousands of people.

    Any left-wingers in the United States who had held onto hopes that the new Biden administration might introduce a more pacifist stance on Syria — perhaps removing one party from the bloody, multifaceted tragedy playing out between the Tigris and the Mediterranean — were severely disappointed. Immediately after taking office, Biden prioritized bombing that country over fulfilling his $15 minimum wage pledge. And so, the weapon sales continue, the conflict continues, and the Syrian refugees continue trying to find better lives elsewhere.

    Increasingly, those who would help the refugees are finding themselves the targets of government actions. As a Jacobin essayist documented last month, Italy’s new, supposedly centrist government has made some of its first actions a series of moves against groups that assist migrants braving the Mediterranean. On March 1, a hundred officers raided homes and offices all around Italy, seizing activists’ computers, telephones, and files. The accused are, as the essayist argued, “targeted under suspicion of the crime of saving lives.”

    Greece isn’t doing much better. As Jacobin reported last year, at least a thousand asylum seekers have been subjected to pushbacks at the hands of the Greek border authorities.
    Answering to No One

    It’s not just Greece and Italy doing dirty deeds either. Frontex is staffing up, and it is not accountable to the European Court of Human Rights, which only has jurisdiction over member states — not over the EU’s own continent-wide agencies.

    This unaccountability has emboldened Frontex, to the point where it’s comfortable flying an entire plane full of would-be refugees out of Greece to be left — as with Fady — in Turkey. As Melanie Fink wrote for the blog of the European Journal of International Law, it is “notoriously difficult to hold Frontex to account for failures” to uphold its obligations under international law, thanks to the way the bureaucracy is set up.

    And that bureaucracy just gave itself the power to carry weapons, even though, as the Frontex Files investigative website published by German broadcaster ZDF puts it, “no legal regulations permit members of an EU agency to carry firearms.” In other words, the member states never voted on these powers arming Frontex — they are fully an outgrowth of the EU unilaterally deciding that it wants a paramilitary border force to call its own.

    Either by accident or by design, Frontex has by some accounts become an opaque group of European security forces, with no one to answer to. Here there is a great risk of mission creep — for instance, if its agents join other border forces in pursuing or persecuting migrants’ rights activists or labor leaders who speak out for underpaid refugees. As the ongoing probes have affirmed, Azarova says, the whole Frontex system has been set up to be “highly unaccountable.”

    Azarova explains that both Frontex and the European Commission rely on Greece to conduct border operations in accordance with EU law but have not even considered the suspension of their extensive technical and financial assistance to Greece’s abusive border operations. Since EU institutions have done little to redress the illegal expulsions at the EU’s borders, GLAN has taken Fady’s case to the UN.

    Fady says that what he likes about Germany is that his life and work are now here. “I like Germany’s nice people and how kind they are. My work is good, and life is safe here,” he said. He’s even started supporting Bayern Munich.

    But he hopes to go back to the border areas, bringing cameras to document what governments are doing there.

    The authorities can ignore him — or kidnap him once more. While that could damage his life all over again, it will make little difference for them, as their actions will remain almost entirely futile: as long as instability, inequality, and wars encouraged by the Global North push residents of the Global South out of their homes, even ten thousand militarized, unaccountable border guards will not be enough to stop the flow. The people will keep coming.

    https://jacobinmag.com/2021/05/europe-syrian-refugees-greece-germany-frontex

    #push-backs #frontières #asile #migrations #réfugiés #refoulement #réfugiés_syriens #Evros #Thraces #Grèce #Turquie #frontière_terrestre #Frontex

    –—

    ajouté à la métaliste sur les refoulements dans la région de l’Evros :
    https://seenthis.net/messages/914147

  • Annual Torture Report 2020

    Torture and pushbacks – an in depth analysis of practices in Greece and Croatia, and states participating in violent chain-pushbacks

    This special report analyses data from 286 first hand testimonies of violent pushbacks carried out by authorities in the Balkans, looking at the way practices of torture have become an established part of contemporary border policing. The report examines six typologies of violence and torture that have been identified during pushbacks from Croatia and Greece, and also during chain-pushbacks initiated by North Macedonia, Slovenia and Italy. Across the report, 30 victim testimonies of torture and inhuman treatment are presented which is further supplemented by a comprehensive legal analysis and overview of the States response to these allegations.

    The violations profiled include:

    - Excessive and disproportionate force
    - Electric discharge weapons
    - Forced undressing
    - Threats or violence with a firearm
    - Inhuman treatment inside a police vehicle
    - Inhuman treatment inside a detention facility

    –-

    Key Findings from Croatia:

    – In 2020, BVMN collected 124 pushback testimonies from Croatia, exposing the treatment of 1827 people
    - 87% of pushbacks carried out by Croatia authorities contained one or more forms of violence and abuse that we assert amounts to torture or inhuman treatment
    - Violent attacks by police officers against people-on-the-move lasting up to six hours
    - Unmuzzled police dogs being encouraged by officers to attack people who have been detained.
    - Food being rubbed into the open wounds of pushback victims
    - Forcing people naked, setting fire to their clothes and then pushing them back across borders in a complete state of undress

    Key Findings from Greece:

    – 89% of pushbacks carried out by Greek authorities contained one or more forms of violence and abuse that we assert amounts to torture or inhuman treatment
    - 52% of pushback groups subjected to torture or inhuman treatment by Greek authorities contained children and minors
    - Groups of up to 80 men, women and children all being forcibly stripped naked and detained within one room
    - People being detained and transported in freezer trucks
    - Brutal attacks by groups of Greek officers including incidents where they pin down and cut open the hands of people on the move or tied them to the bars of their detention cells and beat them.
    - Multiple cases where Greek officers beat and then threw people into the Evros with many incidents leading to people going missing, presumingly having drowned and died.

    https://www.borderviolence.eu/annual-torture-report-2020
    #rapport #2020 #Border_Violence_Monitoring-Network #BVMN
    #asile #migrations #réfugiés #Balkans #route_des_Balkans #frontières #push-backs #refoulements #traitements_inhumains_et_dégradants #détention #centres_de_détention #armes #déshabillage_forcé #armes_à_feu #Croatie #Grèce #Evros #refoulements_en_chaîne #taser

    ping @isskein

  • Webinaire 42 / À l’épreuve des murs : géographies de la sécurisation au Caire

    Durant la révolution​ égyptienne​, la lutte pour l’occupation des espaces urbains a été un enjeu majeur aussi bien pour les contestataires révolutionnaires que pour les forces de l’ordre et le régime autoritaire. À partir de 2013, ce dernier a renforcé la #répression des opposants politiques et la #sécurisation​ des rues du Caire​ à travers un dispositif législatif et matériel composé d’#infrastructures_militaires (murs, #checkpoints, etc.), mais également de #politiques_sécuritaires et d’aménagements urbains. Dans ce webinaire, #Laura_Monfleur, analysera comment ces dispositifs sécuritaires remettent en cause la dimension politique des espaces urbains, effaçant en même temps la #mémoire révolutionnaire dans le centre-ville cairote.

    https://www.youtube.com/watch?v=_h8Ty92hDb8


    #conférence #murs #Caire #Le_Caire #Egypte #géographie_urbaine #urbanisme #murs_intra-urbains #frontières #révolution #printemps_arabes #printemps_arabe #séparation #sécurisation #répression #ligne_de_front #front #espace_public #partition #fortification #espace #zone-tampon #risques #barbelés #militarisation #art_et_politique #appropriation #portes

    Une #carte :


    #cartographie #visualisation

    Quelques captures d’écran tirées de la conférence :

    Des #graffitis :


    #street-art #art_de_rue #trompe_l'oeil #fresques

    Lors de la #parade_des_momies :


    –-> #Parade_dorée_des_Pharaons :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Parade_dor%C3%A9e_des_Pharaons

    @cede :

    Dans ce webinaire, #Laura_Monfleur, analysera comment ces dispositifs sécuritaires remettent en cause la dimension politique des espaces urbains, effaçant en même temps la #mémoire révolutionnaire dans le centre-ville cairote

    #traces #invisibilisation #in/visibilité

    • ‪À l’épreuve des murs. Sécurisation et pratiques politiques dans le centre-ville du Caire postrévolutionnaire (2014-2015)‪

      La révolution égyptienne de 2011 s’est caractérisée par une lutte pour l’appropriation de l’espace public. Elle a été analysée comme une démocratie en actes où les révolutionnaires se sont réappropriés par leurs pratiques et leurs stratégies un espace trop longtemps sécurisé par le gouvernement de Moubarak. Cet article vise à étudier en contre-point les stratégies territoriales de l’État pour le contrôle des espaces publics depuis 2011 et en particulier depuis 2013 avec le renforcement de la répression envers les Frères musulmans et l’arrivée au pouvoir des militaires. Ces stratégies sont mises en évidence dans le cas du centre-ville, épicentre de la révolution mais aussi de la représentation et de l’exercice du pouvoir politique. Elles se caractérisent par des pratiques de cantonnement des manifestations et par l’instauration de barrières et de checkpoints dans le centre-ville du Caire, constituant un véritable dispositif territorialisé et planifié de contrôle des rassemblements publics et des revendications politiques. Cet article vise donc également à analyser les conséquences de ce contrôle sur les pratiques politiques des opposants au régime à l’échelle locale du centre-ville du Caire à travers la restitution d’observations et d’entretiens menés entre 2014 et 2015.

      https://www.cairn.info/revue-egypte-monde-arabe-2017-2-page-39.htm?contenu=resume

  • Guy va faire une #grève_de_la_faim pour sauver Boubacar et Sidiki
    https://vimeo.com/537259287

    Guy commencera ce 5 mai une grève de la faim pour sauver Boubacar
    et Sidiki de l’#expulsion. Quelles sont donc les motivations de la préfète de la Somme pour faire preuve de si peu d’humanité et risquer ainsi de mettre des vies en danger ? La situation de ces deux jeunes Guinéens est celle de centaines d’#étudiants_étrangers, soumis à la triple peine de la crise sanitaire, de l’exil et du rejet.

    Un ami et collègue de l’#Université_de_Picardie Jules Verne à #Amiens m’alerte sur la situation de deux jeunes Guinéens : Sidiki, étudiant inscrit en Master 1 de géographie, et Boubacar qui prépare son Bac. Tous deux ont reçu une Obligation de quitter le territoire français (#OQTF). Tous deux sont soutenus et aidés depuis plusieurs années par des associations et par Guy, 74 ans, qui a hébergé Boubacar chez lui.

    Boubacar est arrivé à Amiens en 2017, a réussi son CAP, son BEP et est aujourd’hui en Bac pro. Comme il est sans famille en Guinée, Guy lui a proposé de devenir son père adoptif, ce qu’il a accepté. La procédure est en cours. Mais une OQTF a été délivrée. Guy a obtenu son annulation au tribunal administratif. Mais la préfète a fait appel.

    Sidiki, comme tant de migrants fuyant la misère ou la persécution, a traversé la Libye, la Méditerranée et l’Italie. La France veut le renvoyer dans son pays alors qu’il a réussi sa licence, est inscrit régulièrement en master, est soutenu par l’équipe enseignante et même par le président de l’Université. Six mois après sa demande de #titre_de_séjour étudiant - avec un dossier complet et très solide, m’assure-t-on -, la préfète de la Somme lui envoie une OQTF. Il y a aujourd’hui des centaines de Sidiki en France. Dans le Bas-Rhin, la préfète vient d’envoyer une OQTF à un étudiant soutenu par la Cellule de veille et d’alerte de l’université de Strasbourg (1), et comme si ça ne suffisait pas, des OQTF ont été aussi envoyées à ses parents et à ses frères et sœurs, mineurs et scolarisés. Partout la honte ! Honte aux préfets et préfètes qui veulent remplir leurs quotas, honte à Darmanin et à Macron qui donnent les ordres.

    Le courage et la détermination de Guy forcent l’admiration. A l’image des migrants qu’il accompagne et soutient. Aujourd’hui, l’extrémité à laquelle il en est réduit – mettre sa santé et peut-être sa vie en danger – est tout simplement proportionnelle à la #violence extrême et à l’#inhumanité d’une administration qui applique avec zèle une politique inique. Cette politique est inique parce qu’elle est contraire au droit d’asile et à notre devoir d’hospitalité. Cette politique est inique parce qu’elle affaiblit et remet en cause une tradition d’accueil qui ne survit que par des engagements individuels, militants ou associatifs. Cette politique est inique parce qu’elle fait subir aux étudiants étrangers sans carte de séjour, aux migrants et réfugiés une triple peine : à une situation sanitaire qui fragilise les plus pauvres et qui aggrave la détresse de l’exil et de la solitude, le gouvernement ajoute encore l’angoisse quotidienne de l’arrestation et de l’expulsion. Cette politique est inhumaine parce qu’elle est totalement aveugle aux situations et aux histoires individuelles. Cette politique est d’une violence sans limite parce qu’un acte administratif d’expulsion vient briser des vies qui ont déjà été brisées, des vies qui ont déjà traversé des épreuves d’une violence sans limite.

    Il faut écouter Guy qui nous dit que les migrants « profitent à notre pays parce que ce sont des gens fabuleux ». Il faut regarder la vidéo qui accompagne cette pétition (https://www.change.org/p/madame-la-pr%C3%A9f%C3%A8te-de-la-somme-guy-va-commencer-une-gr%C3%A8ve-de-l) et la diffuser jusqu’à ce que la honte et la réprobation publique submergent la préfète de la Somme et le gouvernement tout entier.

    (1) Le collectif strasbourgeois « Parrainer un.e étudiant.e » (https://blogs.mediapart.fr/parrainer-un-e-etudiant-e/blog/260221/parrainer-un-e-etudiant-e-pour-entrer-dans-le-monde-dapres-appel-ten) qui met en contact des aidants avec des étudiants en difficulté est essentiellement sollicité par des étudiants étrangers : 9 demandes de soutien sur 10.

    https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/020521/guy-va-faire-une-greve-de-la-faim-pour-sauver-boubacar-et-sidiki
    #sans-papiers #France #résistance

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  • ‘They’re Trying to Bully Us’: N.Y.U. Graduate Students Are Back on Strike

    N.Y.U.’s campus is in limbo as graduate students have stopped working, with their union demanding higher wages, more benefits and less police presence on campus.

    When Marwan Shalaby moved to New York from Egypt in 2019 to start an engineering Ph.D. at New York University, he had $700 in his bank account. He figured that would be enough to get settled.

    But Mr. Shalaby had to pay for the deposit on an apartment, a mattress and winter clothes. After going to the emergency room with a cooking injury, he began to rack up debt.

    As he waited anxiously for his first graduate student stipend payment, which would add up to $2,500 a month, Mr. Shalaby realized those checks would barely cover the cost of living in his new city. The time and energy he wanted to devote to studying for classes was instead spent worrying about his bank account.

    “My learning experience wasn’t optimal because my mind was so preoccupied with how I’d pay for the essentials,” he said.

    This week, Mr. Shalaby, 28, joined more than a thousand N.Y.U. graduate students striking for higher wages from the university, among other demands, like better health care and a change in the school’s relationship with the Police Department.

    While on strike, the graduate students are refraining from their work duties, including assistant teaching and grading papers, leaving the campus in limbo as the university and union continue bargaining over the terms of the students’ new contract.

    More than seven years ago, N.Y.U.’s graduate students became the first in the country to win voluntary recognition for their union from a private university. The resulting contract expired in August, and graduate students, who are represented by the United Automobile Workers, have spent months locked in heated negotiations over the terms for its renewal.

    At the center of the conflict between the union and the university, among the country’s more expensive, is the graduate students’ demand for higher wages. The union’s organizing committee initially proposed a $46 hourly wage — more than double the current hourly wages for graduate students there, which start at $20.

    The organizing committee has since dropped its proposal to $32 per hour. The university has countered with a proposed raise of around 22 percent over six years, amounting to a $1 raise in the contract’s first year.

    N.Y.U. leaders maintain that the graduate students make more than their counterparts at other schools. They noted that graduate students at Harvard, for example, recently settled a contract that granted an hourly wage of $17.

    “This strike need not have happened,” John Beckman, an N.Y.U. spokesman, said in an email. “The university has made generous proposals in this contract renewal.”

    The university’s president emailed the parents of N.Y.U. students this week and described the strike as “unwarranted, untimely, and regrettable.” The email sparked a backlash and a number of jokes on social media from some of the graduate students, many of them above the age of 30, whose parents received it. (“If I’m grounded I still can’t go to work,” Chloe Jones, 26, a Ph.D. student, tweeted.)

    Graduate student organizers at N.Y.U. said the comparison with Harvard’s contract was inappropriate because of the higher cost of living in New York. The N.Y.U. organizers determined their proposed wage by using the Massachusetts Institute of Technology’s living wage calculator, accounting for the constraint that graduate students can only work 20 hours each week.

    And while Columbia and Harvard graduate students went on strike in recent years to get their first union contracts, N.Y.U.’s graduate students are negotiating a second contract, having settled their first in 2015, and therefore have made more ambitious demands. (Columbia’s strike, which began in March, has paused while students vote on their contract, which would raise wages for hourly student workers to $20 within three years.)

    “A first contract establishes a baseline for future negotiations,” said William A. Herbert, executive director of the National Center for the Study of Collective Bargaining in Higher Education and the Professions at Hunter College. “In the second contract, the union is seeking to broaden and expand their benefits. It’s very common for a second contract to be more demanding.”

    The urgency of the union’s financial demands has been heightened by the pandemic and the economic crisis, as the academic job market has been squeezed by hiring freezes.

    “They’re trying to bully us to drop our wage proposals lower and lower,” said Ellis Garey, 28, a union organizer and fourth-year Ph.D. candidate in history and Middle Eastern studies at N.Y.U. “We finally now have thousands of graduate workers on the picket line.”

    The crowd that gathered near N.Y.U. on Friday, chanting and marching, heard from several City Council candidates as well as Senator Bernie Sanders, who called in to congratulate the strikers. “If we respect education in this country — if we know how important it is that we supply the best education in the world to our young people,” he said, “it is imperative that we have well-paid faculty members who are treated with respect and dignity.”

    Unionization and collective bargaining among graduate students dates back decades in the public sector, which saw its first higher education contract in 1970 at the University of Wisconsin-Madison.

    But at private schools, the question of whether graduate students should be treated as students or workers has been more contentious. And N.Y.U. has long been a battleground for the issue.

    The National Labor Relations Board first recognized graduate students’ right to collective bargaining at private universities in 2000, in a case that started at N.Y.U. But the board, whose five members are appointed by the president, had a conservative majority under President George W. Bush. In a 2004 case at Brown University, the board reversed its ruling, leaving private graduate student unions federally unprotected.

    The board has vacillated on the subject ever since as the White House has changed hands. Though Republicans still hold a majority until at least late summer, the board said in March that it would withdraw a proposed rule on the issue from the Trump era, once again clearing the way for graduate students at private schools to unionize.

    There has been significant growth in the number of total unionized student employees nationwide, from around 64,680 in 2013 to more than 83,000 in 2019, according to research from the Hunter center.

    The issue of whether graduate students should be classified as students or employees is more urgent now than ever, Mr. Herbert said, as the federal government considers how to classify gig workers and the workplace protections they’re afforded.

    Many private university leaders have traditionally held that graduate students’ primary obligation was to their studies, not their labor. But the striking graduate students at N.Y.U. argue that there is no distinction between their work and academics — and that the university couldn’t function without their paid labor.

    “When I’m doing my research, that benefits the university,” Ms. Garey said. “I present at conferences, organize workshops within my department, publish articles, publish translations. All of these are things faculty members do as part of their compensation.”

    Compensation isn’t the sole issue driving a wedge between the N.Y.U. graduate student organizers and the university. The graduate students also asked that the university refrain from calling the New York Police Department except when legally obligated or when a violent crime has been committed. They don’t want the police called in cases of vandalism, for example, citing the risk to people of color and other vulnerable students.

    The graduate students have also made pandemic-specific demands, including requesting a $500 payment to teaching assistants for the effort they’ve put into transitioning to remote teaching.

    Virgilio Urbina Lazardi, 28, a fourth-year sociology Ph.D. student, had planned to spend last spring polishing a paper for submission to an academic journal. He had to shelve the project so he could double the number of hours he spent assistant teaching. The professor he assisted was struggling with Zoom, so Mr. Lazardi made appointments to visit the professor’s home and set up his technology.

    “There was a lot of added stress that semester and it disproportionately fell on me with no additional compensation or recognition,” Mr. Lazardi said.

    This week all of the duties for which graduate students are compensated — planning lessons, emailing students, hosting office hours — have halted.

    Some union organizers have approached the moment as an opportunity to teach their undergraduates about the broader struggle for student-worker rights.

    Arundhati Velamur, 33, who is getting her Ph.D. in education, spent the semester leading a course about the teaching of geometry. She opened her first class with a discussion of the book “Flatland,” an 1800s satire about Victorian social hierarchy, which imagines a fictional world populated by shapes whose power is determined by the number of sides they have; a hexagon, for example, would be more powerful than a square.

    Ms. Velamur returned to the text to explain why she was skipping class for the strike — because in N.Y.U.’s “Flatland”-like hierarchy, Ms. Velamur said, she and her peers were fighting for more power.

    She told her students in an email that she wouldn’t be able to teach until an agreement was reached, and smiled when she received their response: Her undergraduates were spending their class time brainstorming ways to support the union.

    https://www.nytimes.com/2021/04/30/nyregion/nyu-strike.html

    #université #précarité #doctorants #doctorat #USA #Etats-Unis #grève #salaires #New_York_University (#NYU) #pauvreté

    ping @_kg_

    • Τσιμεντένιο τείχος και στο καμπ της Νέας Καβάλας

      Τι γυρεύει ένα τσιμεντένιο τείχος γύρω από τα καμπ των προσφύγων ; Είναι ένα ερώτημα που έρχεται αυθόρμητα στο νου με αφορμή την ανέγερση τειχών στα Διαβατά και στη Νέα Καβάλα.

      Μετά το δημοσίευμα του alterthess για την ανέγερση ψηλού φράχτη στα Διαβατά, την μελέτη, τον διαγωνισμό και την κατασκευή της οποίας έχει αναλάβει ο ΔΟΜ, οι πληροφορίες για αντίστοιχους φράχτες στη Νέα Καβάλα επιβεβαιώνονται και μάλιστα με τον χειρότερο δυνατό ενδεχόμενο.

      Ενώ αρχικά οι πληροφορίες έκαναν λόγο για συρμάτινους φράχτες, στη Νέα Καβάλα, όπως δείχνουν και οι φωτογραφίες που δημοσιεύουμε σήμερα, ανεγείρεται τσιμεντένιο τείχος το οποίο θα περιβληθεί με σύρμα, καθιστώντας το « σπίτι » των 1.400 περίπου προσφύγων μια πραγματική φυλακή.

      Σαν να μην έφτανε ο αποκλεισμός τους από τον αστικό ιστό, από την εκπαίδευση και από βασικά δικαιώματα, τώρα θα πρέπει να ζουν σε τοπίο τραμπικής έμπνευσης που θα τους κρύβει και την οπτική επαφή με τον « έξω » κόσμο.

      Μάλιστα, σύμφωνα με πληροφορίες, οι πρόσφυγες δεν έχουν ενημερωθεί από τους αρμόδιους διοικητές των καμπ για την εξέλιξη αυτή, απλά συνειδητοποιούν καθημερινά -ακόμη και τις μέρες του Πάσχα- ότι υψώνονται νέα τείχη διαχωρισμού τους από την υπόλοιπη κοινωνία.

      Σύμφωνα με ρεπορτάζ του Δημήτρη Αγγελίδη από την Εφημερίδα των Συντακτών, εργασίες περίφραξης με τσιμεντένιο τείχος έχουν ξεκινήσει και στην Ριτσώνα ενώ στην προκήρυξη του ΔΟΜ αναφέρεται ότι αντίστοιχο τείχος θα φτιαχτεί και στο καμπ της Μαλακάσας.

      Βασικό μέλημα της κυβέρνησης είναι, όπως φαίνεται, αφενός να μετατρέψει τα προσφυγικά καμπ από ανοιχτού σε ουσιαστικά κλειστού τύπου, μετατρέποντας την έξοδο και την είσοδο των προσφύγων από τους καταυλισμούς σε μία πλήρως ελεγχόμενη διαδικασία. Αφετέρου, επιδιώκει να αποκλείσει τις αφίξεις οικογενειών προσφύγων που ολοένα και περισσότερες μένουν άστεγες λόγω της πολιτικής των εξώσεων που ακολουθεί η κυβέρνηση τους τελευταίους μήνες.

      Είναι, επίσης, αδιανόητο να ξοδεύονται εκατομμύρια ευρώ τα οποία θα μπορούσαν να δοθούν στη βελτίωση της στέγασης και φροντίδας των ανθρώπων αυτών σε σύρματα και τσιμέντα για καμπ που θα μοιάζουν με κέντρα κράτησης.

      Σταυρούλα Πουλημένη


      https://alterthess.gr/tsimentenio-teichos-kai-sto-kamp-tis-neas-kavalas

  • Un tweet du CHU Grenoble Alpes du 29.04.2021
    Le tweet a été publié à 13h39 alors que moi (comme des centaines d’autres personnes), sans RV, je venais tout juste d’être piquée et vaccinée...


    https://twitter.com/CHU_Grenoble/status/1387733192615071749

    –-> je mets ici pour archivage... on va peut-être un jour savoir ce qui s’est passé...

    #Alpexpo #Grenoble #vaccin #vaccinations #centre_de_vaccination #France #covid-19 #coronavirus

    • Message que j’ai reçu d’une amie et qui m’a fait décidé d’aller à Alpexpo même sans RV :

      Un message reçu par mes réseaux et qui me semble tout à fait crédible (les centres de vaccination ne vont pas jouer à devoir jeter des doses... Ce ne serait pas éthique avec ce qui se passe dans les monde ! Et les populations éligibles commencent à être bien vaccinées donc tous les créneaux possibles ne sont pas pris, ce qui ne sera plus le cas lorsque ce sera ouvert « à tous » dans peu de temps (?) + sources concordantes dans mon milieu professionnel) :

      Le message :
      « Venez à Alpexpo dès que vous pouvez aujourd’hui ils vaccinent tout le monde dès 18 ans. Plus tu viens vite moins il y a de queue. Avec carte vitale et identité »

    • Grenoble : le #vaccinodrome d’Alpexpo n’est plus accessible à tout le monde

      15h : Une bonne partie des gens ayant attendu des heures sera finalement vaccinée « mais le centre reprendra vendredi avec des créneaux sur rendez-vous pour les personnes éligibles, sans exception », souligne le professeur Epaulard du CHU.

      13h55 : La file d’attente ne cesse s’allonger. Ils sont sans doute près de 300 dehors à attendre un créneau. Mais le CHU vient de confirmer que les personnes non éligibles « ne seront pas vaccinées. Seul les gens avec un rendez-vous le seront ». Ce qui ne freine personne d’autant que la consigne ne circule pas. Les agents de sécurité ne laissent entrer que les personnes ayant rendez-vous à 14 heures. « Et les autres ? », demande un Grenoblois. Pas de réponse. Alors, ils attendent...

      13h : Une #rumeur circulait sur les réseaux sociaux ce jeudi matin et, une fois n’est pas coutume, elle n’est pas fausse. Ce jeudi, de très nombreux habitants se sont rués au vaccinodrome d’Alpexpo et, face à cette demande massive, « ils prennent tout le monde » nous indique une source proche du CHU.

      https://www.ledauphine.com/amp/sante/2021/04/29/isere-grenoble-ruee-sur-le-vaccin-a-alpexpo