• Aux Etats-Unis, un militant anti-police et écologiste poursuivi pour avoir supprimé les données de son smartphone – franceinfo
    https://www.franceinfo.fr/monde/usa/aux-etats-unis-un-militant-anti-police-et-ecologiste-poursuivi-pour-avoir

    Après avoir donné au policier un faux mot de passe qui a écrasé toutes les informations de son téléphone, un militant est poursuivi pour « destruction de preuves ». Cette histoire illustre les atteintes aux libertés civiles qui se multiplient aujourd’hui aux Etats-Unis.

    #Graphene #surveillance

  • Una #necropoli_antica a #Gragnano: la scoperta durante i lavori del #pastificio_garofalo
    https://informareonline.com/una-necropoli-antica-a-gragnano-la-scoperta-durante-i-lavori-del-pa

    Un unicum all’interno del panorama dei reperti archeologici campani riferiti al VI secolo a.C. per quanto concerne lo stato di conservazione dei manufatti rinvenuti. Basterebbe questo per far comprendere l’importanza di quanto hanno riportato alla luce gli scavi presso la neo-scoperta Necropoli arcaica in Via dei Pastai a Gragnano. Un sito individuato nel corso delle […] L’articolo Una Necropoli antica a Gragnano: la scoperta durante i lavori del Pastificio Garofalo proviene da Informareonline, scritto da Silvia De Martino

    #Approfondimenti #Cultura #Magazine_Agosto_2026 #scavi_archeologici

  • Eglises, abus sexuels et discriminations (trois textes)

    Richard Scorer : Les groupes religieux devraient-ils bénéficier d’une exemption « confessionnelle » à l’obligation de signalement des abus ?
    Irlande du Nord : Des victimes d’abus commis par des membres du clergé réclament une enquête publique
    Megan Manson : L’Église d’Angleterre se fait la championne de la justice sociale… sauf quand il s’agit des écoles confessionnelles

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/04/eglises-abus-sexuels-et-discriminations-trois-

    #grandebretagne

  • L’antisémitisme ou l’islamophobie : mais que fait-on des oubliés ?
    https://lejournalcorrosif.fr/societe/antisemitisme-islamophobie-oublies-du-systeme

    Dans une France devenue un champ de bataille numérique et IRL, entre islamophobie et antisémitisme, je ne m’y reconnais plus. En tant qu’oublié du système, j’exprime dans ce billet d’humeur triste mon écœurement face à ce constat accablant de haine. <p>The post L’antisémitisme ou l’islamophobie : mais que fait-on des oubliés ? first appeared on Le Journal Corrosif.</p>

    #Société #Antisémitisme #Islamophobie #Grossophobie #Cyberharcèlement #Inégalités #Invisibles #Précarité #Médias #BilletDHumeur #Antifascisme #Humanisme #JournalCorrosif

  • Espionnage à l’OTAN : une stagiaire canadienne arrêtée au SHAPE
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4970

    Une jeune stagiaire canadienne vient d’être arrêtée pour espionnage au SHAPE, le centre névralgique des opérations militaires de l’Alliance en Belgique. Cible de la taupe ? Les stratégies et le contrôle opérationnel des armées alliées. Le commanditaire ? Les regards se tournent vers une grande puissance étrangère, possiblement via un réseau criminel parallèle. Notre analyse complète de cette affaire d’ingérence qui fait trembler les services de renseignement occidentaux Grands événements : Gigantisme de l’inattendu.

    / #diplomatie,_sécurité,_commerce,_économie_mondiale, #UE_-_Union_Européenne

    #Grands_événements_:_Gigantisme_de_l’inattendu.

  • #black_cube, INFLUENCERS, DIPLOMAZIA INDUSTRIALE : RETI DI CONDZIONAMENTO SIONISTA@0
    https://radioblackout.org/podcast/black-cube-influencers-diplomazia-industriale-reti-di-condzionamento-

    Estratti dalla puntata del 28 luglio 2026 di #bello_come_una_prigione_che_brucia RETI DI CONDIZIONAMENTO SIONISTE Torniamo a parlare delle multiformi reti sioniste di diplomazia tecnomilitare e manipolazione politica. Partiamo dalle interferenze agite tramite operazioni dalla rete spionistica israeliana, non tramite il Mossad o la capillare struttura di cyberguerra, ma attraverso una struttura […]

    #autodifesa_digitale #edge_group #elbit #graphene_os #guerra #infowar #israeli_aerospace_industries #israelificazione #nucleare #repressione #sionismo #sorveglianza
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/07/BCUPCB_black-cube-macro.mp3

  • Soutien américain à Israël en 2026 : le tournant du vote Massie
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4969

    Le soutien américain à Israël n’est plus automatique. Du vote Massie aux divisions démocrates et aux tensions au sein du mouvement MAGA, une recomposition durable de l’alliance se dessine à Washington. Le vote Massie illustre le recul du soutien américain à Israël, entre fractures démocrates, tensions MAGA et avenir incertain de l’aide militaire. Grands événements : Gigantisme de l’inattendu.

    / #USA,_Maison_Blanche,_CIA, #Israël,_Proche-Orient,_droits_de_l’homme,_ONU, Netanyahou, Israël , #Palestine

    #Grands_événements_:Gigantisme_de_l’inattendu. #Netanyahou,_Israël

  • Plus de 400 migrants ont débarqué en Crète depuis lundi - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72630/plus-de-400-migrants-ont-debarque-en-crete-depuis-lundi

    Plus de 400 migrants ont débarqué en Crète depuis lundi
    Par La rédaction Publié le : 24/07/2026
    Selon les gardes-côtes helléniques, 419 migrants ont atteint les côtes de l’île de Crète, en Grèce, depuis lundi. Certains ont été interpellés sur les plages et des dizaines d’autres ont été secourus en mer. D’après de nombreux rescapés, les embarcations étaient parties de Tobrouk, en Libye.
    Depuis le début de la semaine, il n’y a pas eu un jour sans intervention des gardes-côtes. Que ce soit en mer ou sur les plages, les autorités grecques ont intercepté 419 migrants depuis lundi 20 juillet.La dernière intervention en date remonte à ce vendredi 24 juillet, lorsqu’un navire de Frontex a secouru 42 migrants au sud de l’île de Crète, ont indiqué les autorités. Le bateau de l’agence européenne a mené l’opération de sauvetage avec l’aide de trois cargos naviguant dans la zone. La veille, 52 étrangers (49 hommes et 3 mineurs) avaient déjà été secourus par une vedette de la police côtière hellénique et conduits au port d’Agia Galini, et mercredi, 42 autres avaient été pris en charge entre l’Europe et la Libye.
    Mardi, 130 migrants répartis sur trois embarcations ont également été secourus en mer, et les autorités ont également procédé à l’arrestation de 37 exilés ayant réussi à accoster en Crète. Lundi, 118 personnes ont été interpellées après leur débarquement sur cette même île. Selon de nombreux rescapés, les embarcations étaient parties de Tobrouk, en Libye, moyennant des sommes comprises entre 1 500 et 3 000 dollars pour leur transport vers la Grèce.
    Route de Tobrouk Cette route migratoire s’est considérablement développée l’an dernier. En 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés sur l’île et sur sa voisine Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200%. Et l’année 2026 semble suivre la même tendance : depuis le 1er janvier, plus de 9 000 personnes ont débarqué en Crète - un chiffre stable par rapport à l’an dernier à la même période.
    Dans ce contexte, le gouvernement a annoncé début février qu’il allait ouvrir trois centres d’accueil sur l’île grecque. Le premier sera construit à l’est de la Crète, dans la zone industrielle d’Héraklion ; le deuxième à l’ouest, dans l’ancien centre d’exposition de La Canée, qui sert déjà de structure d’accueil. Les deux sites, temporaires en fonction du flux migratoire, devraient être opérationnels d’ici le printemps prochain, avait précisé le ministre des Migrations. Le troisième sera permanent, sa localisation n’a pas été précisée.
    Ces centres d’accueil ouvrent notamment car le Parlement grec a voté une loi pour la mise en œuvre dans le pays du Pacte européen sur l’asile et la migration, qui est entré en vigueur au sein de l’Union européenne (UE) le 12 juin. Ce texte législatif introduit des mesures strictes visant à réformer les contrôles aux frontières, à accélérer le traitement des demandes d’asile et les expulsions de personnes déboutées. Il va aussi permettre aux autorités grecques de procéder à un « dépistage obligatoire » des nouveaux arrivants : vérification de l’identité, dépôt des données biométriques, contrôles de sécurité et de santé. La Grèce a d’ailleurs réalisé « des progrès significatifs » dans la mise en œuvre du nouveau pacte européen sur la migration et l’asile, a déclaré la Commission européenne mi-juillet. Elle a félicité la Grèce pour l’adoption de la nouvelle législation nationale, la publication de directives opérationnelles, la formation de personnel et les préparatifs dans les premiers centres d’accueil. Le rapport encourage également l’augmentation des capacités d’accueil en Crète et les dispositions prises pour transférer les demandeurs d’asile sur le continent afin de respecter les nouveaux délais fixés par le Pacte

    #Covid-19#migration#migrant#UE#crete#grece#routemigratoire#sante#frontiere#frontex#pacteasilemigration#UEmigrationirreguliere

  • 350000 sdf : 2 fois plus qu’en 2016 !
    https://bellaciao.org/350000-sdf-2-fois-plus-qu-en-2016

    La grève en action ! Les grévistes du Samusocial de Paris avec la CGT, les camarades d’Utopia56, de la commob travail #Social, etc ont déployé une banderole géante ce lundi 27 juillet sur le toit de l’immeuble du siège du Samusocial de Paris : « 350000 sdf : 2 fois plus qu’en 2016 : Macron coupable. Samusocial en grève reconductible. » Seule la lutte paye, ensemble jusqu’à la victoire ! Rejoignons et Soutenons la grève et l’occupation au Samusocial de Paris. Les prochains rdv : 🔴 jeudi (…) #Contributions

    / #Manifestations, #Grèves, Social, #Solidarités, #Syndicats, #Paris_-_IDF

  • Partir pour vivre : blasphème, apostasie et liberté chez les femmes

    Des militantes des droits des femmes, des défenseurs·e de la laïcité et d’ancien·nes musulmane·s se réuniront dans le centre de Londres le samedi 26 septembre à l’occasion d’une conférence d’une journée consacrée à la liberté de conscience, à la résistance des femmes face à l’autoritarisme religieux et au processus de guérison après un traumatisme religieux.

    Organisée par le Conseil des ex-musulmans de Grande-Bretagne (CEMB) et parrainée par la National Secular Society et la Freedom From Religion Foundation, cette conférence réunira des intervenant·es qui aborderont les défis urgents auxquels sont confronté·es celles et ceux qui quittent la religion, contestent les lois sur le blasphème et défendent la liberté d’expression.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/06/23/la-nss-exhorte-le-gouvernement-gallois-a-abroger-les-lois-sur-le-culte-collectif/#comment-75198

    #grandebretagne

  • Stealth Ukraine Ground Drones Hunt In the Dark
    https://spectrum.ieee.org/ukraine-ground-drones

    Ukrainian roboticists build toward a human-free front line

    Borys Drozhak has a vision: a front line almost free of humans, patrolled by flying #drones and ground #robots, and continuously monitored by AI-controlled sensor networks. And it’s not a pipe dream. Ukrainian roboticists have made major strides in that direction over the past four years. Remotely controlled ground vehicles fitted with #machine_guns and #grenade_launchers now patrol the #no-man’s-land straddling the front, part of a #robotic legion that has stymied #Russia’s territorial ambitions so far this year.

    (...)

    In April, Ukraine’s President #Volodymyr_Zelenskyy signed an order for the government to procure 50,000 UGVs for #Ukraine’s military forces by the end of 2026. That’s more than three times as many as the government purchased in 2025 and a massive increase from the 2,000 procured in 2024, according to defense analyst Marc C. Lange.

    (...)

  • NSS Soutenez notre action contre les associations caritatives extrémistes

    Ce mois-ci, nous avons signalé une mosquée londonienne à l’autorité de régulation après qu’elle eut accueilli un prédicateur antisémite.

    La Hounslow Jamia Masjid a invité Yosry Gabr à prendre la parole lors d’une visite depuis l’Égypte, alors qu’il avait auparavant appelé à la mort des Juifs/Juives et soutenu le djihad contre l’Occident. Au cours de son sermon à la mosquée, Gabr a assimilé les femmes à des « animaux sauvages » devant être dressés pour se conformer à la charia.

    La mosquée a également publié sur YouTube une conférence dans laquelle son imam en chef laissait entendre qu’il était acceptable que les États islamiques exécutent les personnes homosexuelles.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/15/rapport-sur-la-cohesion-les-dirigeant·es-ne-doivent-pas-eluder-le-debat-sur-lextremisme-autre-texte/#comment-75166

    #grandebretagne

  • Andy Burnham, premier-ministre UK : face au défi économique obligataire
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4967

    7e Premier ministre en 10 ans, Andy Burnham prend les rênes d’une #économie_britannique fragile et de marchés obligataires sous haute surveillance. Entre promesses de refondation sociale et discipline fiscale, le test de crédibilité commence. Découvrez son parcours au sein du Labour, ses promesses de refondation économique et le sombre paysage des obligations au Royaume-Uni. Grands événements : Gigantisme de l’inattendu.

    / #UE_-_Union_Européenne, #special, économie , #diplomatie,_sécurité,_commerce,_économie_mondiale

    #Grands_événements_:_Gigantisme_de_l’inattendu.

  • Perché #Cosa_Nostra è ormai cosa di tutti, il saggio di #Ryan_Gingeras

    Altro che la storia di un mondo arcaico che muore lentamente. La mafia non è una questione locale, ma un’avanguardia del capitalismo. E per questo arriva ovunque

    C’è una scena, nei primi minuti del Padrino, che spiega questo libro meglio di qualsiasi introduzione critica. Don Corleone non riceve in ufficio. Riceve in casa, il giorno del matrimonio della figlia, mentre fuori si balla. Bonasera entra, chiede vendetta per la figlia massacrata. Vito gli dice: avresti dovuto venire prima. Avresti dovuto chiamarmi «amico». È questo il punto. Non il sangue, non il colpo. La forma del rapporto. La parola amicizia che vale più di un contratto, più di un tribunale, più dello stato.

    Francis Ford Coppola lo aveva capito subito, e lo aveva detto al produttore Robert Evans, che non voleva sentirlo. Il padrino non sarà un film sulla criminalità organizzata. Sarà una metafora del capitalismo. Evans gli rispose: che vada al diavolo. Aveva torto Evans, aveva ragione Coppola, e il libro di Ryan Gingeras parte esattamente da lì. Non dalla mafia come fenomeno criminale, ma dalla mafia come grammatica del potere economico. Come modo di stare dentro il mercato quando il mercato è troppo debole per reggersi da solo, o troppo forte per tollerare regole.

    Gingeras è uno storico americano che insegna alla Naval Postgraduate School. Ha lavorato a lungo sull’eroina turca, sul tramonto dell’Impero ottomano, sui legami fra Ankara e i traffici globali. La sua mafia non è quella della tradizione, non è quella di Hess o di Arlacchi. È una mafia vista da Istanbul, da Lagos, da Marsiglia, da Pelham Bay. E parte da una scena familiare. Il nonno dell’autore, Charley Fitzpatrick, lavorava come barista in un locale del Bronx, lo Ye Olde, dove Willie Moretti – gangster del New Jersey, futuro morto ammazzato a Cliffside Park – passava le serate a bere. Da quel marciapiede, Gingeras guarda il mondo.

    Tre cose, in questo libro, sono nuove.

    La prima è l’idea che le mafie siano una costruzione economica prima che antropologica. Gingeras lo scrive a chiare lettere: aderire a una mafia, nel mondo contemporaneo, vuol dire avere una specie di impiego. I traffici più lucrativi si basano sulla compravendita di beni e servizi. Per capire la Cosa Nostra americana degli anni trenta non serve l’omertà siciliana, serve il bilancio. Luciano e Lansky non erano feudatari, erano amministratori delegati. Il Comitato – la struttura che dirimeva le controversie dopo il Proibizionismo – non era un consiglio di anziani, era un consiglio di amministrazione. Capone non era un brigante, era una versione iperviolenta di Henry Ford. Lo capì già Fred Pasley nel 1930, nella prima biografia di Capone: aveva reso il crimine efficiente. È questa la parola che fa la differenza. Efficiente.La seconda è la riscrittura della geografia. Per due secoli abbiamo letto la mafia come una storia di Sud Italia, Sud degli Stati Uniti, Sud del mondo.

    Gingeras la riscrive come una storia di traduzioni. Il padrino esce nel 1972 e diventa immediatamente intraducibile fuori dall’America; non c’era nulla di simile in Colombia, in Nigeria, in India e contemporaneamente diventa traducibilissimo: la parola padrino arriva in turco come baba, designa i boss di Ankara e Istanbul, e da lì migra ovunque. Mafia, oggi, è una parola americana che descrive cose non americane. È un’egemonia simbolica prima che criminale. Il vero capitale che la mafia americana ha esportato non è l’eroina, è il vocabolario. Il padrino ha fatto più di Cosa Nostra e Coppola ha pesato più di Luciano.La terza è la distinzione fra vecchie mafie e nuove mafie. Le vecchie Cosa Nostra siciliana e americana, yakuza, triadi erano viste come parassiti su stati altrimenti funzionanti. Anomalie da estirpare. Le nuove mafie russe, nigeriane, albanesi, messicane, turche sono qualcosa di diverso. Sono estensioni di stati deboli. Lo stato non le subisce, le produce. Il narcotrafficante curdo Hüseyin Baybaşın confessa in carcere di aver versato ad Ankara metà dei profitti di ogni affare: per noi era una tassa, e in cambio ricevevamo protezione. Da lì all’espressione «stato profondo», oggi sdoganata da Trump, il passo è breve. E da lì alla conclusione del libro – quella che Gingeras chiama «la grande diluizione» – il passo è ancora più breve. Nel XXI secolo la mafia non è più una categoria di persone, è una categoria di funzioni. Le svolgono i gangster, certo, ma le svolgono anche banchieri, avvocati, multinazionali, fondazioni filantropiche, governi. La mafia si è dissolta nel sistema, non perché abbia vinto, ma perché il sistema ha imparato a fare quello che lei già faceva.

    La mafia non è un residuo del feudalesimo siciliano sopravvissuto a Manhattan, è un’avanguardia del capitalismo americano che ha avuto il vantaggio competitivo di non dover rispettare le regole che il capitalismo legale si stava dando in quegli stessi anni. Letta così, la storia della mafia novecentesca non è la storia di un mondo arcaico che muore lentamente, ma è la storia di un laboratorio di pratiche economiche che la grande impresa legale, in molti casi, ha poi adottato e raffinato. È un’inversione di prospettiva che cambia tutto e che spiega perché l’esito a cui stiamo assistendo era inevitabile. Non era la mafia, infatti, a doversi modernizzare per sopravvivere. Era il capitalismo a doverla raggiungere. E l’ha raggiunta.

    C’è una frase di Tony Soprano, all’inizio della serie, che Gingeras mette in epigrafe alle conclusioni. «Mi sembra di essere arrivato più che altro alla fine. Che il meglio sia passato» e continua: «Mio padre, per esempio, non è mai arrivato dove sono arrivato io. In un certo senso, però, se l’è goduta di più. Aveva la sua gente. Avevano le loro regole. Avevano l’orgoglio. Oggi noi che cosa abbiamo?». Cosa abbiamo oggi? È questa la domanda giusta perché dice chiaramente come tutte le regole siano saltate, rendendoci tutti patria dell’economia mafiosa e, cosa più importante, incapaci di riconoscerlo.Resta una cosa, alla fine, e Gingeras non la dice chiaramente, ma il libro la suggerisce a ogni pagina. Le mafie hanno sempre venduto due cose insieme: una merce e un mito. L’alcol e la durezza di Capone. L’eroina e l’autenticità della French Connection. La cocaina e il romanticismo di Escobar. Il Captagon e la santità di Hezbollah. Senza il mito, la merce non si vende. Senza la merce, il mito non si finanzia. È il loro doppio bilancio, ed è anche il bilancio del capitalismo contemporaneo, che vende sempre meno cose e sempre più narrazioni intorno alle cose.

    Sotto questa luce, Mafia di Ryan Gingeras non è un libro di storia criminale, ma un libro di economia politica travestito da storia criminale e come tale va letto. Va letto pensando che i veri prìncipi al comando non sono mai stati i gangster, ma i capi nascosti, potenti e ignoti. Lo sono ancora, si chiamano in altri modi, ma il mestiere è lo stesso.

    Gingeras chiude il libro parlando di «grande diluizione» e non è un concetto consolante. Per due secoli abbiamo creduto che la lotta alle mafie fosse una lotta di confine: da una parte lo stato, dall’altra il crimine; da una parte la legge, dall’altra il sangue; da una parte il cittadino, dall’altra il gangster. Il lavoro di Gingeras è la dimostrazione storica, paziente, documentata, che quel confine non è mai esistito davvero e che oggi non esiste più nemmeno come finzione utile. Le mafie non sono state sconfitte, ma assorbite, e non perché lo stato sia diventato più debole, ma perché ha imparato il loro mestiere.

    La tesi più radicale del libro arriva in fondo, e Gingeras la consegna con una sola parola: «diluizione». Per un secolo abbiamo immaginato la mafia come una sostanza concentrata, identificabile, separabile dal resto. Un cancro su un corpo sano. Gingeras dimostra che quella sostanza si è sciolta nel solvente del mondo contemporaneo, e adesso è ovunque. Non in senso retorico ma in senso tecnico.Le funzioni che per un secolo erano state esclusive del gangster – riciclare denaro, corrompere funzionari, intimidire concorrenti, controllare territori attraverso la paura, eludere fiscalità e regolazione – oggi le svolgono soggetti perfettamente legali. Le banche svizzere e americane processate per aver lavato miliardi di narcodollari, le multinazionali farmaceutiche che hanno alimentato l’epidemia di oppioidi negli Stati Uniti uccidendo più gente di Pablo Escobar, le piattaforme digitali che mettono in contatto trafficanti e clienti meglio di qualsiasi rete fisica. I fondi sovrani che reinvestono capitali di provenienza opaca. Le società di consulenza che ottimizzano evasioni e pianificano trasferimenti offshore. Gli studi legali che scrivono i contratti di immunità.

    La mafia non è scomparsa perché lo stato l’abbia sconfitta, semplicemente (e drammaticamente) non c’è più come categoria distinguibile perché tutto il resto le si è avvicinato. Il mondo non si è ripulito, è diventato indistinguibile da essa. Per questo Gingeras chiama questa fase «la grande diluizione» e non la grande sconfitta. È un giudizio storico durissimo, quasi insopportabile, e va letto fino in fondo. Significa che la separazione fra economia legale ed economia criminale è oggi un’astrazione contabile, non un dato di realtà. Significa che dire stato-mafia non è più una metafora polemica, è una descrizione sociologica. Significa che il gangster, come figura antropologica autonoma, sta morendo e non perché abbiamo vinto, ma perché non serve più. Le sue funzioni le svolgono altri e meglio, in giacca e cravatta, con un compenso più alto e meno rischi penali.

    C’è una vecchia idea di Hannah Arendt secondo cui il male non ha profondità, ha solo estensione, si propaga come un fungo e occupa superfici. Le mafie di Gingeras funzionano così, non sono il sottosuolo del mondo, ma la sua superficie. Quando, come scrive Gingeras, «alcuni membri dell’importante famiglia Gemayel, che durante la guerra civile supervisionava numerose milizie cristiane, guadagnarono tra 1 e 5 miliardi di dollari netti in un anno vendendo hashish e altri beni di contrabbando» dai porti che controllavano, quando Hezbollah esporta captagon in tutto il Medio Oriente, quando i talebani fanno il 14 per cento del Pil afghano con l’oppio, non stiamo guardando l’eccezione di un sistema sano, stiamo guardando la regola di un sistema che ha smesso di distinguere fra legittimo e illegittimo, perché accendere un faro e marcare questa distinzione gli costa troppo.

    E qui Gingeras tocca, senza dirlo, il punto filosofico più alto del suo lavoro. La mafia è la forma che assume il capitalismo quando viene privato delle sue regole, ma è anche la forma che assumerebbe se quelle regole non fossero mai esistite. La mafia è il capitalismo senza il vestito buono dello stato di diritto, senza il maquillage delle istituzioni, è il mercato che si guarda allo specchio e si riconosce. Per questo Il padrino funziona ancora oggi, e non perché racconti una mafia, ma perché racconta una verità che la mafia ha avuto il merito storico di rendere visibile. La verità è questa: il potere è una famiglia che protegge i suoi, una violenza che si veste di codice, un debito che non si estingue mai, una parola data che vale più di un contratto.

    La differenza fra don Corleone e un consiglio di amministrazione è solo che don Corleone non finge.Il mito del gangster, quello che il cinema ci ha venduto per un secolo, ha sempre avuto una doppia funzione; da una parte demonizzava, dall’altra rassicurava. E il pensiero rassicurante era questo: il male ha un volto, un nome, un quartiere, un accento. È siciliano, è russo, è messicano, è albanese. È sempre altro, altro da noi. È sempre lontano, lontano dal nostro mondo, dalla nostra cerchia. Il libro di Gingeras ci toglie questa rassicurazione perché il gangster non è l’altro. Il gangster è la versione disinibita di quello che siamo già. Lavora con le stesse logiche di una multinazionale, finanzia gli stessi partiti, ricicla nelle stesse banche, si muove negli stessi paradisi fiscali e sfrutta gli stessi migranti. La sola differenza è che ammazza in proprio invece di farlo per procura e ammazza utilizzando guerre, sanzioni, licenziamenti di massa, riforme sanitarie. Forse il vero lascito di questo libro sta proprio nell’aver capito che la storia delle mafie non è la storia di una minaccia esterna alla civiltà, ma la storia del modo in cui la civiltà, lentamente, è diventata indistinguibile da quello che diceva di combattere. La civiltà, la guerra contro le mafie, non l’ha persa; l’ha vinta, perdendola. È un finale che non consola. Ma è l’unico onesto, ed è il motivo per cui questo libro andava scritto.

    https://infosannio.com/2026/06/27/perche-cosa-nostra-e-ormai-cosa-di-tutti-il-saggio-di-ryan-gingeras
    #mafia #amitié #capitalisme #criminalité_organisée #économie #pouvoir_économique #marché #efficacité #Roberto_Saviano #nouvelles_mafias #Etat #économie_mafieuse #mythe #grande_dilution #dilution #économie_légale #économie_criminelle #pouvoir

    • Mafia. Una storia globale

      Dalla nascita di camorra e Cosa Nostra nel Sud Italia postunitario alle triadi cinesi sorte dal collasso della dinastia Qing, fino alla proliferazione dei cartelli del narcotraffico in Messico, Mafia racconta i tre secoli di vita della criminalità organizzata come una storia unitaria e globale: la sua ascesa, il suo consolidamento, le sue metamorfosi. Una narrazione che attraversa le epoche e i continenti rivelandoci in che modo queste organizzazioni malavitose siano sempre state lo specchio delle società che le hanno generate.

      Ryan Gingeras ci mostra i meccanismi nascosti delle mafie mondiali, spiegandoci come esse non emergano mai in un vuoto storico, ma si innestino su crisi e rivolgimenti decisivi. Le mafie sfruttano le restrizioni normative, come quella del proibizionismo americano che trasformò il boss di quartiere Al Capone in un’icona globale del crimine. Talvolta, è lo stesso potere ufficiale ad alimentarle per il proprio tornaconto – è il caso della yakuza giapponese, utilizzata come pedina anticomunista nel secondo dopoguerra. La loro ambizione è sostituirsi allo stato, testarne i limiti e, nella loro espansione tentacolare, riscrivere di volta in volta i rapporti tra politica, violenza ed economia. Esaminando gangster diventati figure mitologiche – i fratelli Kray, John Gotti, Pablo Escobar, El Chapo – e film di enorme successo, Gingeras individua il fascino dell’immaginario legato alla mafia proprio nel suo dire apparentemente qualcosa di più rivelatore e vero della storia ufficiale.

      In un presente in cui le organizzazioni criminali sono diventate più fluide, diffuse e ibride, spesso intrecciate con terrorismo e mercati finanziari legali, Mafia è un invito a riconoscerne la presenza secolare come una struttura plastica e resistente, capace di adattarsi a ogni contesto: una pece nera che da sempre penetra nelle crepe del potere, colmandone i vuoti fino a essere essa stessa a dettarne le scelte.

      https://www.ilsaggiatore.com/libro/mafia

      #livre

  • Et si, #Grenoble se réconciliait (enfin) avec l’#eau ?

    Dans cet épisode, habitant-es, associations, professionnel-les interrogent notre rapport à l’eau et imaginent comment Grenoble pourrait renouer avec ses cours d’eau à horizon 2040. À travers les expériences de baignade urbaine dans l’Isère et le Drac, les #initiatives_citoyennes ou encore les réflexions autour de l’urbanisme et de l’#aménagement, les intervenant-es questionnent la place que nous accordons aujourd’hui à l’eau dans la ville.

    Comment transformer des rivières longtemps perçues comme dangereuses ou repoussantes en espaces de fraîcheur, de #santé et de #lien_social ?
    Cet épisode explore aussi les grands enjeux climatiques, sociaux et politiques liés au partage de l’eau : adaptation aux canicules, gestion des crues, accès gratuit à la fraîcheur, justice sociale ou reconnexion au vivant.

    Au fil des témoignages, une conviction émerge : renouer avec l’eau, c’est aussi transformer nos imaginaires et notre manière d’habiter la ville.

    Entre culture du risque, gouvernance collective et désir de réappropriation des rivières, cet épisode esquisse le futur d’une ville où l’eau redevient un bien commun, vivant et accessible à toutes et tous.

    https://podcast.ausha.co/ville-de-grenoble/et-si-grenoble-se-reconciliait-enfin-avec-l-eau
    #baignade_urbaine #réconciliation #rivière #gouvernance_de_l'eau #baignade_citoyenne #collectif_des_gens_qui_ont_chaud #les_gens_qui_ont_chaud #Drac #Isère #chaleur #fraîcheur #canicule #villes #urbanisme #urban_matter #qualité_de_l'eau #podcast #audio

  • « Lectures d’aujourd’hui » – #Régis_Debray, #Laëtitia_Riss, Côme Leymarie, Amaury Nauroy
    https://lvsl.fr/lectures-daujourdhui-regis-debray-laetitia-riss-come-leymarie-amaury-nauroy

    L’ère de la #Littérature est-elle terminée ? Pour Régis Debray, elle régnait en maître à l’époque de la « #Graphosphère », où l’écriture était le medium privilégié de représentation et d’expression. Elle a été reléguée à une place subalterne avec l’émergence de la « vidéosphère » : le livre cesse le support principal de l’imaginaire collectif. Cette dépréciation de la littérature a des implications en cascade sur la société, la création et l’esthétique, que l’oeuvre de Régis Debray s’est attachée à explorer. Laëtitia Riss, rédactrice en chef du Vent Se Lève, Amaury Nauroy, écrivain et éditeur, et Côme Leymarie, doctorant, reviennent sur ces transformations aux côtés de Régis Debray.

    #Culture #Médiologie

  • Frontex continue sa mission en Grèce, malgré de graves violations des droits des migrants
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2026/07/18/frontex-continue-sa-mission-en-grece-malgre-de-graves-violations-des-droits-

    Frontex continue sa mission en Grèce, malgré de graves violations des droits des migrants
    Par Franziska Grillmeier et Ludek Stavinoha
    Quelques heures avant que la pluie ne se mette à tomber, le moteur d’un canot pneumatique transportant 43 personnes, dont plus d’une douzaine d’enfants, est tombé en panne en mai 2025 près de l’île de Samos, en mer Egée. « Oh mon Dieu, aidez-nous, s’il vous plaît – le bateau est rempli d’eau », déclare une personne citée dans un rapport d’incident grave rédigé par le bureau des droits fondamentaux (Fundamental Rights Officer, FRO) de Frontex – l’organisme de contrôle quasi autonome de l’agence européenne des frontières. La scène se poursuit ainsi : « Des hommes masqués sont arrivés en bateau – ils sont là pour nous aider. » Un autre migrant répond, selon le rapport : « Ce n’est pas de l’aide. »
    Un rapport, publié en mars 2026 et obtenu par « Le Monde » grâce à une demande d’accès à l’information, reconstitue en détail un refoulement survenu en mai 2025, près de l’île de Samos, en Grèce.
    Un rapport, publié en mars 2026 et obtenu par « Le Monde » grâce à une demande d’accès à l’information, reconstitue en détail un refoulement survenu en mai 2025, près de l’île de Samos, en Grèce.
    Au lieu d’être secouru, le groupe aurait été embarqué à bord d’un navire des garde-côtes grecs et transporté en mer pendant deux heures par des agents grecs. Certains étaient armés, portaient des cagoules noires et ont ensuite jeté les migrants dans deux radeaux de sauvetage gonflables d’une hauteur de plusieurs mètres, après avoir confisqué leurs effets personnels.« Ils ont commencé à donner des coups de pied à tout le monde, y compris aux femmes et aux personnes âgées, pour les jeter à l’intérieur des embarcations, même un bébé de 2 mois », note le rapport, s’appuyant sur le témoignage d’un migrant. Les radeaux de sauvetage sans moteur ont ensuite été « abandonnés » dans les eaux territoriales turques, avant d’être secourus par les garde-côtes locaux.
    Portée à l’attention du bureau des droits fondamentaux par une ONG à laquelle les migrants avaient envoyé des enregistrements audio et vidéo, l’enquête, qui a duré plusieurs mois, a conclu que « la succession d’événements constitue une expulsion collective interdite ». Egalement qualifiées de « refoulements illégaux », les actions des garde-côtes grecs constituaient « une violation du droit à la vie des 43 migrants ». Le rapport précise, en outre, qu’il ne s’agissait pas d’« un incident isolé ».
    En avril 2025, moins d’un mois avant l’incident survenu près de Samos, le directeur exécutif de Frontex, Hans Leijtens, avait déclaré qu’il devenait de plus en plus « impatient » face au bilan de la Grèce en matière de droits humains. Parmi les pays où Frontex intervient, c’était l’un de ceux qui l’empêchaient de « dormir la nuit », avait-il précisé. Il a reconnu qu’une « nouvelle approche » était nécessaire, dans laquelle Frontex pourrait devoir prendre des mesures « calibrées ». M. Leijtens, ancien commandant de la gendarmerie néerlandaise, a même menacé de suspendre ou de réduire le financement des « actifs cofinancés » – tels que certains navires des garde-côtes grecs – si la Grèce ne prenait pas de mesures concrètes pour respecter les droits des migrants.
    La question de la présence de Frontex en Grèce s’articule depuis longtemps autour d’une disposition-clé du mandat de l’agence, défini par un règlement européen. L’article 46 du règlement européen oblige le directeur de Frontex à retirer son financement, à suspendre ou à mettre fin aux activités, partiellement ou totalement, en cas de violations graves ou susceptibles de persister.
    Après le naufrage de l’Adriana, au large de Pylos, en juin 2023, qui a coûté la vie à plus de 600 personnes, le bureau des droits fondamentaux avait conseillé à M. Leijtens de suspendre ses opérations en Grèce. Il a toutefois préféré s’engager politiquement auprès des autorités grecques, adoptant, sur le papier, une approche dite en « escalier » au titre de cet article, consistant à exercer une pression progressive sur les Etats membres en infraction.
    Tineke Strik, députée européenne néerlandaise des Verts et membre de la commission des libertés civiles, chargée de contrôler Frontex, affirme qu’« il n’y a aucune preuve que la présence de Frontex ait amélioré la situation en Grèce. Au contraire, elle a légitimé les violations des droits qui se poursuivent et a rendu Frontex complice de celles-ci ». Le porte-parole de Frontex, Chris Borowski, a répondu au Monde que « le directeur exécutif suit de près la situation en Grèce et a directement fait part de ses préoccupations en matière de droits fondamentaux aux autorités grecques ».
    Un an après que Hans Leijtens, le directeur exécutif de Frontex, a semblé fixer des limites, le bureau des droits fondamentaux (Fundamental Rights Officer, FRO) de Frontex, dirigée par Jonas Grimheden, a continué à signaler à plusieurs reprises de graves violations des droits humains au conseil d’administration de Frontex – son principal organe décisionnel composé de représentants des Etats membres et de la Commission européenne.
    Dans un rapport de novembre 2025 soumis au conseil d’administration, M. Grimheden a décrit des « schémas récurrents » de refoulements violents « à proximité ou au départ des îles de la mer Egée » ainsi que des abus commis contre des migrants par les garde-frontières grecs.Alors que Frontex négociait les détails de son nouveau plan opérationnel avec la Grèce, M. Grimheden a averti en janvier M. Leijtens et son adjoint, Lars Gerdes, responsable des opérations de Frontex sur le terrain, que le FRO avait toujours du mal à obtenir des enregistrements vidéo auprès des autorités grecques.
    Cette mesure avait été acceptée par la Grèce en 2022 afin d’enregistrer d’éventuels abus à bord des patrouilleurs grecs cofinancés par Frontex. Mais elle n’a jamais été appliquée, même si les caméras avaient été acquises.Dans son courriel, dont Le Monde a obtenu une copie expurgée, M. Grimheden faisait référence à deux rapports sur les incidents graves (SIR) impliquant des navires cofinancés par Frontex. Dans un cas, les autorités grecques ont répondu à une demande d’images en fournissant « une vidéo de 8 secondes montrant une obscurité presque totale ».M. Grimheden a conclu son courriel adressé à la haute direction de Frontex par un constat sans appel : « Nous continuerons d’essayer en 2026, mais nous ne sommes pas optimistes, bien au contraire. »Selon un document interne consulté par Le Monde, M. Grimheden a pris, en mars, une mesure inhabituelle : il a officiellement refusé d’approuver l’opération de Frontex en Grèce pour 2026, demandant à M. Leijtens de subordonner la nouvelle mission à une série de garanties en matière de droits fondamentaux.Sa recommandation faisait référence à un naufrage survenu au large de l’île de Chios le 3 février, qui avait fait 15 morts. Les caméras étaient « éteintes », ont reconnu les autorités grecques. Par ailleurs, des enquêtes indiquent que les garde-côtes grecs auraient pu contribuer au naufrage en « percutant » le bateau de migrants.
    Interrogé sur la question de savoir si la Grèce s’était engagée à faire fonctionner des caméras à bord de tous les navires cofinancés dans le cadre du plan opérationnel pour 2026, un porte-parole de Frontex a répondu : « Les garanties énoncées dans le plan opérationnel constituent une exigence, et non une aspiration, et nous insistons pour qu’elles soient respectées ».Les garde-côtes helléniques ont répondu que l’engagement concernant l’utilisation de caméras « se rapportait à un plan de mise en œuvre spécifique de Frontex, qui a été mené à bien en septembre 2024 ». Pourtant, depuis que Frontex a lancé sa nouvelle opération et alors que Jonas Grimheden, qui dirige le bureau des droits fondamentaux, lui a retiré son soutien, les inquiétudes de ce service interne de l’agence européenne ne se sont pas apaisées. « Nous restons très préoccupés par les refoulements, les expulsions collectives et les passages à tabac, ainsi que par l’absence d’implication de Frontex en mer Egée », a déclaré M. Grimheden, lors de la réunion du conseil d’administration de l’agence en juin, comme il l’a raconté ensuite au Monde.
    Au total, 33 enquêtes officielles sur d’éventuelles violations des droits ont été ouvertes par le bureau des droits fondamentaux entre janvier 2024 et mars 2026 en Grèce – un chiffre supérieur à celui de tous les autres Etats membres. L’équipe de M. Grimheden a recueilli à plusieurs reprises des preuves de refoulements de migrants aux frontières grecques, tant par voie terrestre que maritime, les victimes faisant état de déshabillage, de passages à tabac et d’agressions sexuelles. Le bureau des droits fondamentaux s’est également plaint à plusieurs reprises des entraves de la Grèce à ces enquêtes.
    Interrogé sur la manière dont les autorités grecques avaient réagi aux conclusions et aux allégations du bureau des droits fondamentaux concernant l’implication des garde-côtes grecs dans des violations des droits fondamentaux, un attaché de presse de cette institution a affirmé que celle-ci « examine minutieusement chaque rapport et tous les rapports d’incidents graves émis par le responsable du bureau des droits fondamentaux de Frontex, en fournissant des réponses étayées. En cas de dérogations présumées aux règles de conduite professionnelle, des mécanismes d’enquête interne et de procédure disciplinaire sont mis en œuvre ».L’attaché de presse des garde-côtes a ajouté : « Les pratiques opérationnelles de la garde côtière sont pleinement conformes au cadre juridique national et international applicable, ainsi qu’au devoir moral suprême de protéger la vie humaine en mer. Par conséquent, les gardes-côtes grecs rejettent toute allégation d’activités illégales de quelque nature que ce soit. »
    En avril, cependant, dans son rapport d’incident grave, le bureau des droits fondamentaux a conclu, une nouvelle fois, que les manœuvres effectuées par un navire de cette force maritime grecque avaient « très probablement » mis en danger la vie des migrants à bord d’un canot pneumatique, contribuant ainsi à un naufrage meurtrier survenu près de Lesbos, un an plus tôt. Huit personnes se sont noyées.Avec 518 agents, interprètes et autres membres du personnel déployés en Grèce, ainsi que cinq avions, 11 navires, 170 véhicules et d’autres équipements techniques tels que des détecteurs de CO₂ et des caméras thermiques, Frontex semble avoir fait le choix de préserver sa coopération avec les autorités grecques. En avril, l’agence a ainsi célébré le lancement d’un nouveau navire sur l’île de Limnos, dont l’équipage est composé d’agents du corps permanent de Frontex et commandé par un officier de la garde côtière grecque. « Un équipage. Une mission », pouvait-on lire dans la publication sur les réseaux sociaux. Selon le service de presse de Frontex, trois navires cofinancés ont au total récemment été déployés en mer Egée.
    L’eurodéputée Tineke Strik, qui s’est récemment rendue en Grèce pour observer ces opérations, affirme que « les autorités grecques se sentent totalement en sécurité et ne mettent pas en œuvre les recommandations, car je pense qu’elles sont tout à fait convaincues que Frontex restera ». Officiellement, Frontex justifie son refus de se retirer de Grèce en affirmant qu’en cas de départ, la situation des droits humains ne ferait que s’aggraver, tandis que ses agents ne pourraient plus sauver des vies dans le cadre d’opérations de recherche et de sauvetage, notamment au sud de la Crète, qui est désormais la route la plus empruntée par les personnes fuyant vers la Grèce.
    Un autre événement majeur, qui a éprouvé la détermination de Frontex à poursuivre ses opérations en Grèce, s’est produit mi-juillet 2025, lorsque le gouvernement du pays a suspendu pendant trois mois le droit d’asile de toutes les personnes arrivant par bateau en provenance d’Afrique du Nord, s’attirant une large condamnation par les organisations de défense des droits humains. M. Grimheden a alors publié un avis appelant à la suspension immédiate des activités d’interrogatoire et de filtrage menées par Frontex en Grèce, alarmé par la perspective que des agents de Frontex puissent être impliqués dans des pratiques illégales. Mais M. Leijtens est resté sceptique et a rejeté son appel.Pour Tineke Strik, les conditions évoquées dans l’article 46 sont atteintes depuis longtemps : « Frontex devrait se retirer de Grèce. Si vous lisez [cet] article, le seuil n’est pas très élevé et vous constatez que ces refoulements et autres violations constituent un problème persistant depuis plus de dix ans. » Répondant au Monde, le porte-parole de Frontex a déclaré que « M. Leijtens estime qu’une présence continue, accompagnée d’un renforcement de la surveillance et des rapports, protège plus efficacement les personnes à la frontière qu’un retrait, qui nous priverait de notre capacité à observer et à signaler les faits au moment même où cela compte le plus ».
    Pendant longtemps, Frontex, accusée d’être complice des refoulements grecs, a soutenu qu’elle se contentait d’apporter un soutien technique, tandis que la responsabilité d’éventuelles violations des droits incombait exclusivement aux Etats membres concernés.Cependant, deux arrêts rendus par la Cour de justice de l’Union européenne en décembre 2025 ont remis en cause cette logique. Dans une affaire déclenchée par une famille syrienne expulsée par Frontex de Grèce vers la Turquie, la Cour a estimé que Frontex ne pouvait échapper à sa responsabilité en cas de violations des droits commises lors d’opérations conjointes. Melanie Fink, professeure associée de droit européen à l’université de Leyde (Pays-Bas), estime qu’il s’agit là d’un « moment important, car la Cour a estimé que Frontex avait ses propres obligations de veiller à la légalité de ses opérations ».Un autre arrêt, portant également sur des violations présumées des droits en Grèce, a établi que les migrants victimes d’un potentiel refoulement n’ont plus besoin de fournir de preuves concluantes, ce qui est souvent impossible lorsque, par exemple, un téléphone est confisqué par les gardes-frontières. Il leur suffit désormais de présenter des accusations plausibles.La décision finale du Tribunal de l’Union européenne, à qui le dossier a été renvoyé, est toujours attendue. Mais l’arrêt rendu en décembre 2025, qui a abaissé le seuil de la preuve, est considéré par les experts juridiques comme susceptible d’ouvrir la voie à davantage de migrants pour intenter des actions en justice contre Frontex, pour son implication dans des refoulements.
    Cette annonce survient alors que les compétences et les moyens de l’agence sont appelés à augmenter. L’été 2025, la Commission européenne a proposé de doubler le budget de l’agence, dont le siège est à Varsovie, pour le porter à 11,9 milliards d’euros entre 2028 et 2034, tandis que le corps permanent de Frontex devrait atteindre 10 000 membres d’ici à 2027, l’objectif étant de tripler cet effectif.
    Lorsque Hans Leijtens a succédé à Fabrice Leggeri à la tête de Frontex en mars 2023, nombreux étaient ceux qui espéraient qu’il s’attaquerait à l’héritage de son prédécesseur. M. Leggeri, aujourd’hui député européen d’extrême droite faisant l’objet d’une enquête pour crimes contre l’humanité, a démissionné après qu’une enquête antifraude de l’UE a révélé que Frontex avait dissimulé des preuves de refoulements illégaux en Grèce.Les refoulements en Grèce sont devenus un sujet central pour le Comité de conformité aux droits fondamentaux de Frontex, créé début 2025. Présidé par le directeur adjoint de Frontex, M. Gerdes, ce comité conseille M. Leijtens sur les mesures à prendre face aux violations persistantes des droits humains dans le cadre des opérations de Frontex.
    Dans une note datée de janvier 2026, Grimheden a souligné la létalité croissante des tactiques de refoulement grecques, notamment les « percutages », les « tirs » et les « remorquages », cette dernière technique ayant également été utilisée lors du naufrage de Pylos en 2023. Trois des incidents mentionnés dans la note de M. Grimheden ont entraîné la mort de six personnes, dont un migrant « tué par balle près de Symi lors d’une poursuite » menée par un bateau grec en août 2024.Pourtant, les détails des délibérations du groupe d’experts restent flous. Frontex refuse de divulguer les procès-verbaux du groupe d’experts en réponse à une demande d’accès à l’information du Monde, arguant que cela porterait atteinte à la « sécurité publique », mettrait en péril la « coopération opérationnelle » avec les Etats membres et conduirait à une « autocensure ». Le Médiateur européen enquête actuellement sur la décision de Frontex. Franziska Grillmeier et Ludek Stavinoha

    #Covid-19#migrant#migration#UE#frontex#droit#sante#frontiere#politiquemigratoire#grece#refoulement

  • Chine vs États-Unis : la Chine gagne la bataille de l’image...
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4965

    Chine-États-Unis : le sondage qui confirme le basculement de l’estime du pays géand d’Asie. Pour la première fois, la Chine devance les États-Unis dans l’opinion mondiale — et Xi inspire plus confiance que Trump. Décryptage d’une enquête récente. En 2026, cette étude du Pew Research Center révèle un changement majeur : pour la première fois, la Chine est perçue plus positivement que les États-Unis dans 36 pays sur les 5 continents. Grands événements : Gigantisme de l’inattendu.

    #Grands_événements_:_Gigantisme_de_l’inattendu.

  • Il colonialismo del carbonio vissuto dalle comunità indigene dell’Amazzonia colombiana

    I programmi di conservazione forestale che permettono di emettere crediti di carbonio sui mercati internazionali si mostrano inefficaci ma soprattutto ingiusti. Reportage dalla fitta foresta del #Guaviare, casa dei #Nükak, stretti tra i “#carbon_cowboy” che puntano alla mercificazione del loro territorio, le disidencias delle Farc e attori esterni che ne minano la coesione sociale.

    “Dove si mette l’anidride carbonica? Porteranno delle bottiglie?”, chiede un membro dei Nükak, comunità indigena dell’Amazzonia colombiana. Si rivolge a un dipendente di #CorpoGreen, azienda che ha proposto alla comunità un progetto #REDD+ (acronimo di #Reducing_emissions_from_deforestation_and_forest_degradation), programma di conservazione forestale che permette di emettere crediti di carbonio sui mercati internazionali.

    Chi acquista questi crediti, ovunque si trovi, può così compensare le proprie emissioni di gas a effetto serra, invece di ridurle. Il giornalista britannico George Monbiot le ha definite “indulgenze climatiche”.

    La domanda che si sentono rivolgere molti sviluppatori di progetti REDD+ cela un nodo fondamentale: come funziona la compensazione del carbonio? Come si va dalla spunta alla casella “compensa le emissioni del tuo volo” all’immagazzinamento di tonnellate equivalenti di anidride carbonica?

    Provando ad aprire questa “scatola nera”, ricercatori e giornalisti d’inchiesta hanno dimostrato l’inefficacia biogeochimica di queste iniziative e ne stanno facendo venire a galla i tangibili impatti sociali, dall’accaparramento di terre alle violazioni dei diritti umani.

    Prerequisito fondamentale per la compensazione “basata sulla natura” è infatti una vasta estensione di foresta “incontaminata”, modo occidentale di definire ecosistemi che, come dimostra la ricerca in campo biologico e paleoantropologico, sono in realtà stati “coltivati” nel corso dei millenni dalle popolazioni indigene. Di terra -in teoria- i Nükak ne hanno a volontà: quasi un milione di ettari, in gran parte coperti da foresta tropicale. Modificando alcuni loro comportamenti che -sempre in teoria- causerebbero deforestazione, l’azienda sviluppatrice può sostenere di avere evitato delle emissioni future, e così giustificare l’emissione dei crediti.

    Ma chi sono i Nükak? Comunità semi-nomade di cacciatori e raccoglitori, fino al 1988 ha vissuto in isolamento volontario nella fitta foresta del Guaviare, dipartimento dell’Amazzonia colombiana noto -tra le altre cose- per la capillare presenza delle Forze armate rivoluzionarie della Colombia (Farc). Nei quasi 40 anni trascorsi dal primo contatto, l’inevitabile processo di integrazione nella comunità nazionale colombiana si è rivelato colmo di ostacoli e i problemi sociali, dalla povertà al consumo di sostanze stupefacenti fino alla prostituzione infantile, abbondano. Per i Nükak la foresta è tutto: ambiente di vita, cantiere, parco giochi, supermercato, teatro e cimitero. Non per niente, la parola che usano per foresta è la stessa che usano per indicare il mondo: #ye.

    Con una certa lungimiranza, negli anni Novanta il governo colombiano ha riconosciuto loro la proprietà collettiva di un ampio territorio al fine di garantirne la sussistenza nomadica. In tempi di crisi climatica, però, questo ha destato l’interesse degli sviluppatori REDD+, detti anche “carbon cowboy” per la spregiudicatezza nell’aprire nuove frontiere di accumulazione di capitale sull’onda della decarbonizzazione. Ci hanno provato a più riprese anche nel Guaviare, da ultimo l’enigmatica azienda di “servizi ambientali” CorpoGreen, ma sono progetti destinati a fallire. Non solo queste aziende sono “empresas de garaje” sorte dall’oggi al domani senza particolari competenze -come ci confida un leader indigeno colombiano- ma le premesse teoriche stesse dell’iniziativa di conservazione non reggono: i Nükak hanno un impatto minimo sull’ecosistema amazzonico e, in ogni caso, non hanno una presenza capillare nel proprio territorio, in buona parte controllato dalle disidencias delle Farc (i gruppi che non hanno sottoscritto l’accordo di pace del 2016 e imperversano ancora, a macchia di leopardo, in varie zone del Paese).

    Spesso, una volta bruciatisi, gli stessi carbon cowboy ricompaiono con una ragione sociale diversa o mediante prestanome. A un certo punto, CorpoGreen è stata affiancata da una sorta di agenzia di consulenza (#Mantis) rappresentata dalle stesse persone: “Mantis è apparsa dal nulla. Non hanno incarichi precedenti degni di nota né esperienza con i Nükak. È un sistema di scatole cinesi”, ci rivela un informatore locale. Un sistema oliato che poggia anche su entrature istituzionali: “La cosa viene dal profondo del ministero dell’Interno, per questo qui nessuno oserà contrastarli”.

    In Paesi come la Colombia, segnati da decenni di violenza e militarizzazione, la contiguità tra istituzioni, criminalità organizzata e gruppi guerriglieri o paramilitari comporta rischi che vanno ben oltre le vie giudiziarie: “Sono una persona coraggiosa, se vedo un serpente in mezzo alla strada non scappo. Ma questa faccenda mi spaventa”, ci confessa una cooperante locale. Un’altra rincara la dose: “Preferirei sedermi a parlare con i guerriglieri piuttosto che con questa gente (gli sviluppatori, ndr). La corruzione uccide più delle Farc”.

    Con le #Farc, però, pare essersi già seduta CorpoGreen. Anzi, fonti riferiscono che i suoi manager avrebbero legami diretti con le disidencias. Forse non è un caso che, per promuovere il progetto, si muovano con gran disinvoltura in territori che sono off-limits per molti enti pubblici e Ong. In questi territori rientra il perimetro, formalmente di proprietà dei Nükak, del progetto REDD+. Per molti le disidencias sono ormai assimilabili a un puro racket del narcotraffico, avendo abbandonato gli ideali marxisti che caratterizzavano le Farc della prima ora: “Dicono di credere in Karl Marx ma penso che credano di più in Pablo Escobar”, ha ironizzato tempo fa l’ormai ex presidente Gustavo Petro (il 21 giugno di quest’anno il suo erede designato Iván Cepeda ha perso al ballottaggio contro l’ultradestra populista di Abelardo de la Espriella). Gli alti e bassi della coca, però, uniti alla repressione governativa e alla perdita di legittimità presso la popolazione, hanno indotto le guerriglie a diversificare le fonti di introiti: l’ultima frontiera è proprio quella dei progetti REDD+.

    A lanciare l’allarme per la prima volta in forma ufficiale è stata la Defensoría del Pueblo (l’ombudsman colombiano) nel 2024, segnalando pagamenti forzati (una sorta di pizzo chiamato vacuna, “vaccinazione”) imposti dalle disidencias agli sviluppatori di iniziative ambientali. In Guaviare è il segreto di Pulcinella: “Qui pagano tutti. Pagano i negozianti, paga chiunque porti avanti un progetto”, afferma un funzionario locale. Un ex guerrigliero ne illustra le modalità: “Le Farc impongono un dazio di accesso al territorio e una sorta di tassa sul fatturato. Stando alla legge Farc 002 del 2000, si applicherebbe una percentuale del 10% sul valore presunto del progetto”. Considerando che un credito di carbonio può valere 5-10 dollari e che CorpoGreen in questo caso ne millanta una produzione potenziale nell’ordine dei quattro milioni, se ne può desumere un pizzo multimilionario.

    Al di là dei tratti locali assunti dal fenomeno, i progetti di compensazione si inseriscono in un quadro più ampio di colonialismo “verde”: come ricostruito in un recente studio scientifico (https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13563467.2025.2572047) condotto da chi scrive in collaborazione con Torsten Krause (Università di Lund, Svezia), i mercati del carbonio sono veicolo di uno scambio diseguale che sfrutta il lavoro e le risorse delle popolazioni del Sud del mondo per allargare la forbice di ricchezza tra Paesi ricchi ed ex colonie mantenendole in una condizione di dipendenza economica e tecnologica. Tra il 2020 e il 2023, i mercati del carbonio volontari avrebbero drenato oltre 200 milioni di dollari dalla sola Colombia. Quella della compensazione, dunque, sarebbe non tanto una soluzione climatica “falsa” (ossia inefficace) quanto “ingiusta” da una prospettiva socio-ambientale.

    Eppure la politica sembra andare in direzione opposta: la COP30 di Belém ha infatti rilanciato i mercati del carbonio con il convinto contributo dell’Ue (che permetterà ai Paesi membri di coprire il 5% degli obiettivi di mitigazione con crediti extra-UE); in Italia, intanto, è stato lanciato il registro nazionale dei crediti di carbonio forestali per “contrastare il fenomeno del greenwashing (sic)”.

    A dispetto di quanto si potrebbe pensare, la soluzione a queste ingiustizie non passa necessariamente dall’abolizione dei mercati del carbonio. Come spesso accade quando si parla di equilibri socio-ambientali, la realtà è contraddittoria: alcune comunità indigene, intravedendo un’opportunità di emancipazione economica meno distruttiva rispetto all’estrattivismo convenzionale, intendono governare il fenomeno a proprio vantaggio. L’Organizzazione dei popoli indigeni dell’Amazzonia colombiana (Opiac), ad esempio, sta sviluppando corsi ad hoc per formare i leader indigeni sulla gestione di questi progetti. Al di là della scarsa praticabilità politica dell’abolizione di un programma attorno al quale ruotano corposi interessi economici, sussiste dunque il rischio che lo smantellamento dall’alto del carbon forestry diventi a sua volta un’imposizione coloniale.

    I Nükak, loro malgrado, si trovano tra l’incudine e il martello, costretti ad accettare la mercificazione del proprio territorio per poter intravedere vie d’uscita dall’indigenza ma al contempo esponendosi alla manipolazione di attori esterni che ne minano la coesione sociale. Sballottati a destra e a manca da chi ne vuole sfruttare la condizione di vulnerabilità (intercettando i relativi stanziamenti pubblici), faticano a vedere la luce in fondo al tunnel: “Non stiamo camminando bene insieme -dice sconfortato un esperto mediatore Nükak, sul retro di una camionetta che ci porta verso alcuni insediamenti lungo il fiume Inírida-. Non siamo ancora riusciti a capire la vostra civiltà. Voi kawene (stranieri, ndr) vi capite, ma noi non vi capiamo. I nostri anziani non hanno ancora deciso che cosa fare”.

    https://altreconomia.it/il-colonialismo-del-carbonio-vissuto-dalle-comunita-indigene-dellamazzo
    #carbone #colonialisme_du_carbone #crédit-carbone #Amazonie #forêt #peuples_autochtones #injustice #inefficacité #Colombie #marchandisation #compensation #émissions_de_CO2 #accaparemment_de_terres #colonialisme_vert #green-washing #carbon_forestry

    • The unequal exchange of carbon: calculating value appropriation and atmospheric colonisation through carbon offsetting

      Despite a flurry of critical analyses discussing its controversial track record in terms of effectiveness and social feasibility, carbon offsetting remains one of the key mechanisms within global climate governance. We address an understudied dimension of the offsetting paradigm, with a focus on the voluntary carbon market and nature-based ‘solutions’, to inquire whether carbon trading constitutes a form of unequal ecological and economic exchange. We quantify the global unequal exchange through carbon credits. To ground our hypotheses, we analyse the carbon trading landscape of Colombia and offer a country-specific quantification of value plunder through carbon commodity chains. We find that, only through voluntary carbon markets, wealthy countries appropriated 4 billion USD in 4 years from the Global South, whereas the value drain from Colombia is estimated at 200 million USD. We also highlight further value leakage through both formal and informal carbon brokers.

      https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13563467.2025.2572047

  • Le NSS signale une mosquée à l’autorité de régulation pour antisémitisme et homophobie

    La mosquée Hounslow Jamia Masjid a accueilli un prédicateur qui a appelé à la mort des Juifs/Juivs et a prononcé un sermon cautionnant l’exécution des homosexuel·les dans les pays islamiques.
    Une mosquée ayant accueilli un prédicateur antisémite et diffusé un sermon approuvant la peine de mort pour les homosexuel·les a été signalée à l’autorité de régulation des associations caritatives par la National Secular Society.
    La mosquée Hounslow Jamia Masjid (HJM), située à Londres, a déclaré avoir accueilli Yosry Gabr (photo), un prédicateur égyptien, les dimanche 12 et lundi 13 juillet.
    Selon le Telegraph, M. Gabr a appelé à la mort des Juifs/Juives et a soutenu le djihad contre l’Occident.
    La NSS a également signalé une vidéo publiée sur le compte YouTube de la mosquée, dans laquelle la peine de mort pour les personnes homosexuelles est défendue.
    La Charity Commission a indiqué avoir ouvert une enquête de conformité à l’encontre de la HJM.
    Parmi les objectifs caritatifs déclarés de la HJM figure « la promotion de la religion islamique ». « La promotion de la religion » est un objectif caritatif reconnu.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/15/rapport-sur-la-cohesion-les-dirigeant·es-ne-doivent-pas-eluder-le-debat-sur-lextremisme-autre-texte/#comment-75113

    #grandebretagne

  • Mer Méditerranée : au moins 50 migrants portés disparus après un naufrage au large de la Libye - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72453/mer-mediterranee--au-moins-50-migrants-portes-disparus-apres-un-naufra

    Mer Méditerranée : au moins 50 migrants portés disparus après un naufrage au large de la Libye
    Par La rédaction Publié le : 15/07/2026
    Un canot avec environ 60 migrants à bord a chaviré en Méditerranée mardi, au large de l’est de la Libye. Dix personnes ont été secourues mais au moins 50 sont toujours portées disparues. La veille, quatre autres corps de migrants avaient été récupérés en mer près de Tobrouk, dans l’est libyen.Au moins 50 migrants sont portés disparus après que leur canot en bois a chaviré en mer Méditerranée, mardi 14 juillet, ont indiqué plusieurs sources sécuritaires à l’agence de presse Reuters ce même jour.Dix personnes de la même embarcation ont été secourues près de l’île d’El-Bardaa, à environ 70km de Tobrouk, dans l’est de la Libye.L’embarcation, qui transportait une soixantaine d’exilés, originaires d’Afrique subsaharienne, avait pris la mer le matin même dans l’espoir de rejoindre l’Europe, selon les survivants.La veille, quatre corps de migrants avaient déjà été récupérés au large de Tobrouk, toujours dans l’est de la Libye, et 24 personnes avaient été prises en charge. Leur embarcation était à la dérive dans les eaux libyennes depuis deux semaines, d’après Reuters."Le canot transportait 28 migrants qui ont fait face à des conditions extrêmement difficiles à bord d’un bateau délabré", a précisé à l’agence de presse une source sécuritaire. « Les survivants ont été emmenés dans un hôpital local pour un traitement médical ».
    Depuis l’an dernier, la route de Tobrouk, menant de cette ville de l’est libyen à l’île grecque de Crète, s’est largement développée afin d’échapper aux contrôles renforcés dans l’ouest et autour des îles de la mer Égée.Mais sur cette route, les dangers en mer sont importants et les naufrages fréquents. « Les distances sont multipliées par trois voire quatre : depuis Tobrouk, les migrants doivent traverser toute la Méditerranée centrale pour atteindre les rives européennes, sans compter qu’aucun navire de sauvetage ne sillonne cette zone. Les canots partis de Tobrouk qui dérivent n’ont aucune chance d’être secourus », signalait Arnaud Banos, spécialiste des migrations maritimes, à InfoMigrants début avril.En juin, au moins 20 corps de migrants ont été retrouvés au large des côtes de l’est de la Libye – et 18 dans l’ouest du pays. Au mois d’avril, plus de 40 corps de migrants avaient été retrouvés sur les côtes libyennes. Et fin mars, 22 exilés sont morts durant la traversée de la Méditerranée après six jours d’errance en mer. Leurs corps « ont été jetés à la mer sur ordre d’un des passeurs », selon les gardes-côtes grecs. Seules 26 personnes du même canot ont pu être secourues.
    Avec ce changement d’itinéraire migratoire, la Crète s’est rapidement vue débordée pour accueillir les nouveaux arrivants. En 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés sur l’île et sur sa voisine Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200%. Et l’année 2026 semble suivre la même tendance : depuis le 1er janvier, quelque 8 000 personnes ont débarqué en Crète, selon les chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR).L’île ne dispose pas de centres d’accueil. Les exilés qui viennent de débarquer peuvent passer quelques nuits en Crète avant d’être rapidement transférés en Grèce continentale.
    Début février, le gouvernement grec a annoncé l’ouverture de trois nouveaux centres pour migrants sur l’île. Dans ces trois nouveaux sites, les autorités procéderont à un examen de la situation du demandeur d’asile. Les personnes dont la demande de protection a peu de chances d’aboutir, selon les critères d’Athènes, seront transférées dans des centres de détention en attendant le traitement accéléré de leur dossier, puis leur éventuelle expulsion du territoire grec. Les autres seront prises en charge dans le système d’accueil classique des demandeurs d’asile.Face à la hausse des arrivées, le gouvernement grec a également pris plusieurs mesures pour tenter d’enrayer le phénomène.En septembre 2025, le gouvernement a voté une loi criminalisant les migrants. Le séjour irrégulier n’est plus une irrégularité administrative mais un délit pénal. Les étrangers restés sur le territoire grec après le rejet de leur demande d’asile risquent une peine de deux à cinq ans de prison, et une amende de 10 000 euros. En juillet 2025, Athènes avait annoncé qu’elle allait déployer trois navires de guerre au large des eaux libyennes, pour stopper les embarcations de migrants en route vers la Grèce. En août 2025, les autorités avaient décidé de suspendre pour trois mois le traitement des demandes d’asile des personnes arrivant en bateaux depuis l’Afrique du Nord. Mi-octobre, l’enregistrement des dossiers a finalement repris.

    #Covid-19#migration#migrant#grece#libye#tobrouk#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#droit#asile

  • Rapport sur la cohésion : les dirigeant·es ne doivent pas éluder le débat sur l’extrémisme (+ autre texte)

    Les auteurs/autrices du rapport affirment avoir été « détourné·es » par les dirigeant·es locaux des discussions portant sur les « pratiques culturelles »

    Les efforts en faveur de la cohésion sociale sont compromis par une réticence à aborder les pratiques culturelles et l’extrémisme, a déclaré un groupe de travail sur l’intégration.

    Un nouveau rapport de Belong révèle que les élu·es, les fonctionnaires et les partenaires locaux « ont parfois du mal à mener des discussions ouvertes sur des sujets sensibles » liés aux « pratiques culturelles », à « l’intégration » et à « l’extrémisme ».

    Le rapport « Stronger Together », qui s’appuie sur un travail mené avec les collectivités locales entre 2024 et 2026 afin de « comprendre les défis auxquels sont confrontées les différentes communautés », a également révélé que 38 % des personnes interrogées estiment que le Royaume-Uni est très divisé, contre 28% il y a cinq ans.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/15/rapport-sur-la-cohesion-les-dirigeant·es-ne-do

    #grandebretagne

  • Grok Build a envoyé des dépôts de code entiers à xAI : pourquoi la réponse de Musk ne convainc personne - Numerama
    https://www.numerama.com/cyberguerre/2295239-grok-build-a-envoye-des-depots-de-code-entiers-a-xai-pourquoi-la-r

    Grok Build, l’outil de codage en ligne de commande de xAI, envoyait les dépôts entiers de ses utilisateurs vers le cloud de l’entreprise, secrets compris. Elon Musk a promis de tout effacer, mais la communication de SpaceXAI peine à convaincre.

    #Grokesque

    C’est une affaire qui part d’un test de sécurité mené à la mi-juillet 2026 par un chercheur connu sous le pseudonyme Cereblab.

    Son objectif initial ? Intercepter le trafic réseau généré par Grok Build pour observer précisément ce que l’outil transmettait aux serveurs de xAI. Le volume de données envoyé s’est révélé environ 27 800 fois supérieur à ce que la tâche de codage demandée nécessitait réellement. Pour être sûr de son résultat, le chercheur a même piégé son dépôt de test avec un fichier explicitement exclu de toute lecture par l’IA : il s’est retrouvé, intact, dans les données envoyées à xAI.

    La trouvaille devient virale, au point d’obliger SpaceXAI à réagir publiquement sur son compte X, et Elon Musk à promettre lui-même la suppression de toutes les données utilisateur déjà envoyées.

    Ce qui s’est réellement passé
    Concrètement, quand un développeur utilise Grok Build pour se faire aider sur son code, l’outil a besoin d’envoyer certains fichiers à xAI pour que l’IA puisse répondre, ce qui est le fonctionnement normal de n’importe quel assistant de codage dans le cloud. Le problème découvert ici est différent : en parallèle de cet envoi normal, Grok Build envoyait aussi la totalité du dépôt de code, y compris tout son historique Git, c’est-à-dire l’ensemble des versions passées de chaque fichier, même celles supprimées depuis.

    Un développeur qui aurait, par exemple, supprimé un mot de passe de son code un mois plus tôt pouvait donc quand même le voir transmis à xAI.

    C’est notamment le cas d’autres utilisateurs de Grok Build, qui ont signalé des résultats similaires à ceux de Cereblab, notamment un utilisateur dont le répertoire complet, contenant clés SSH et bases de données de gestionnaires de mots de passe, avait été ouvert et téléchargé.

    Pour compliquer les choses, l’outil proposait un réglage nommé « Improve the model », censé donner le contrôle aux utilisateurs sur ce point, mais ce réglage ne concernait en réalité que l’utilisation des données pour entraîner l’IA, pas leur envoi vers les serveurs de xAI.

    Ce qui a été corrigé, et ce qu’il reste à vérifier
    xAI a d’abord réagi via un communiqué publié sur son compte X, affirmant respecter la confidentialité et le choix de ses utilisateurs. L’entreprise y explique que les clients ayant activé la rétention zéro (ZDR) ne voient aucune donnée de code conservée, et que pour les autres, la commande « /privacy » permet de désactiver la rétention des données et de supprimer celles déjà synchronisées.

    Sauf que, toujours selon Cereblab, ce n’est pas cette commande qui a réellement mis fin au problème. Le blocage effectif des envois de dépôts est venu d’un réglage technique distinct, activé côté serveur et sans aucune annonce publique.

    À ce stade, xAI n’a publié aucun avis de sécurité détaillé sur la durée pendant laquelle les données ont été conservées, sur le nombre de comptes concernés ni sur la méthode utilisée pour la suppression promise par Musk.

    Dans les commentaires suivant la communication officielle de SpaceXAI, le scepticisme domine largement et l’affaire ne profite pas qu’aux critiques de bonne foi. Sam Altman, patron d’OpenAI et rival direct de Musk sur le marché des IA de codage, a lui-même réagi sur X pour qualifier la situation d’inquiétante.

    Un lecteur de Numerama, nous a d’ailleurs fait remarquer un détail qui donne un tout autre relief à ce « Concerning » : c’est justement une formule qu’Elon Musk emploie lui-même très régulièrement pour commenter des actualités venues de l’extrême droite sur X.