• Plus de 400 migrants ont débarqué en Crète depuis lundi - InfoMigrants
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    Plus de 400 migrants ont débarqué en Crète depuis lundi
    Par La rédaction Publié le : 24/07/2026
    Selon les gardes-côtes helléniques, 419 migrants ont atteint les côtes de l’île de Crète, en Grèce, depuis lundi. Certains ont été interpellés sur les plages et des dizaines d’autres ont été secourus en mer. D’après de nombreux rescapés, les embarcations étaient parties de Tobrouk, en Libye.
    Depuis le début de la semaine, il n’y a pas eu un jour sans intervention des gardes-côtes. Que ce soit en mer ou sur les plages, les autorités grecques ont intercepté 419 migrants depuis lundi 20 juillet.La dernière intervention en date remonte à ce vendredi 24 juillet, lorsqu’un navire de Frontex a secouru 42 migrants au sud de l’île de Crète, ont indiqué les autorités. Le bateau de l’agence européenne a mené l’opération de sauvetage avec l’aide de trois cargos naviguant dans la zone. La veille, 52 étrangers (49 hommes et 3 mineurs) avaient déjà été secourus par une vedette de la police côtière hellénique et conduits au port d’Agia Galini, et mercredi, 42 autres avaient été pris en charge entre l’Europe et la Libye.
    Mardi, 130 migrants répartis sur trois embarcations ont également été secourus en mer, et les autorités ont également procédé à l’arrestation de 37 exilés ayant réussi à accoster en Crète. Lundi, 118 personnes ont été interpellées après leur débarquement sur cette même île. Selon de nombreux rescapés, les embarcations étaient parties de Tobrouk, en Libye, moyennant des sommes comprises entre 1 500 et 3 000 dollars pour leur transport vers la Grèce.
    Route de Tobrouk Cette route migratoire s’est considérablement développée l’an dernier. En 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés sur l’île et sur sa voisine Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200%. Et l’année 2026 semble suivre la même tendance : depuis le 1er janvier, plus de 9 000 personnes ont débarqué en Crète - un chiffre stable par rapport à l’an dernier à la même période.
    Dans ce contexte, le gouvernement a annoncé début février qu’il allait ouvrir trois centres d’accueil sur l’île grecque. Le premier sera construit à l’est de la Crète, dans la zone industrielle d’Héraklion ; le deuxième à l’ouest, dans l’ancien centre d’exposition de La Canée, qui sert déjà de structure d’accueil. Les deux sites, temporaires en fonction du flux migratoire, devraient être opérationnels d’ici le printemps prochain, avait précisé le ministre des Migrations. Le troisième sera permanent, sa localisation n’a pas été précisée.
    Ces centres d’accueil ouvrent notamment car le Parlement grec a voté une loi pour la mise en œuvre dans le pays du Pacte européen sur l’asile et la migration, qui est entré en vigueur au sein de l’Union européenne (UE) le 12 juin. Ce texte législatif introduit des mesures strictes visant à réformer les contrôles aux frontières, à accélérer le traitement des demandes d’asile et les expulsions de personnes déboutées. Il va aussi permettre aux autorités grecques de procéder à un « dépistage obligatoire » des nouveaux arrivants : vérification de l’identité, dépôt des données biométriques, contrôles de sécurité et de santé. La Grèce a d’ailleurs réalisé « des progrès significatifs » dans la mise en œuvre du nouveau pacte européen sur la migration et l’asile, a déclaré la Commission européenne mi-juillet. Elle a félicité la Grèce pour l’adoption de la nouvelle législation nationale, la publication de directives opérationnelles, la formation de personnel et les préparatifs dans les premiers centres d’accueil. Le rapport encourage également l’augmentation des capacités d’accueil en Crète et les dispositions prises pour transférer les demandeurs d’asile sur le continent afin de respecter les nouveaux délais fixés par le Pacte

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  • Frontex continue sa mission en Grèce, malgré de graves violations des droits des migrants
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2026/07/18/frontex-continue-sa-mission-en-grece-malgre-de-graves-violations-des-droits-

    Frontex continue sa mission en Grèce, malgré de graves violations des droits des migrants
    Par Franziska Grillmeier et Ludek Stavinoha
    Quelques heures avant que la pluie ne se mette à tomber, le moteur d’un canot pneumatique transportant 43 personnes, dont plus d’une douzaine d’enfants, est tombé en panne en mai 2025 près de l’île de Samos, en mer Egée. « Oh mon Dieu, aidez-nous, s’il vous plaît – le bateau est rempli d’eau », déclare une personne citée dans un rapport d’incident grave rédigé par le bureau des droits fondamentaux (Fundamental Rights Officer, FRO) de Frontex – l’organisme de contrôle quasi autonome de l’agence européenne des frontières. La scène se poursuit ainsi : « Des hommes masqués sont arrivés en bateau – ils sont là pour nous aider. » Un autre migrant répond, selon le rapport : « Ce n’est pas de l’aide. »
    Un rapport, publié en mars 2026 et obtenu par « Le Monde » grâce à une demande d’accès à l’information, reconstitue en détail un refoulement survenu en mai 2025, près de l’île de Samos, en Grèce.
    Un rapport, publié en mars 2026 et obtenu par « Le Monde » grâce à une demande d’accès à l’information, reconstitue en détail un refoulement survenu en mai 2025, près de l’île de Samos, en Grèce.
    Au lieu d’être secouru, le groupe aurait été embarqué à bord d’un navire des garde-côtes grecs et transporté en mer pendant deux heures par des agents grecs. Certains étaient armés, portaient des cagoules noires et ont ensuite jeté les migrants dans deux radeaux de sauvetage gonflables d’une hauteur de plusieurs mètres, après avoir confisqué leurs effets personnels.« Ils ont commencé à donner des coups de pied à tout le monde, y compris aux femmes et aux personnes âgées, pour les jeter à l’intérieur des embarcations, même un bébé de 2 mois », note le rapport, s’appuyant sur le témoignage d’un migrant. Les radeaux de sauvetage sans moteur ont ensuite été « abandonnés » dans les eaux territoriales turques, avant d’être secourus par les garde-côtes locaux.
    Portée à l’attention du bureau des droits fondamentaux par une ONG à laquelle les migrants avaient envoyé des enregistrements audio et vidéo, l’enquête, qui a duré plusieurs mois, a conclu que « la succession d’événements constitue une expulsion collective interdite ». Egalement qualifiées de « refoulements illégaux », les actions des garde-côtes grecs constituaient « une violation du droit à la vie des 43 migrants ». Le rapport précise, en outre, qu’il ne s’agissait pas d’« un incident isolé ».
    En avril 2025, moins d’un mois avant l’incident survenu près de Samos, le directeur exécutif de Frontex, Hans Leijtens, avait déclaré qu’il devenait de plus en plus « impatient » face au bilan de la Grèce en matière de droits humains. Parmi les pays où Frontex intervient, c’était l’un de ceux qui l’empêchaient de « dormir la nuit », avait-il précisé. Il a reconnu qu’une « nouvelle approche » était nécessaire, dans laquelle Frontex pourrait devoir prendre des mesures « calibrées ». M. Leijtens, ancien commandant de la gendarmerie néerlandaise, a même menacé de suspendre ou de réduire le financement des « actifs cofinancés » – tels que certains navires des garde-côtes grecs – si la Grèce ne prenait pas de mesures concrètes pour respecter les droits des migrants.
    La question de la présence de Frontex en Grèce s’articule depuis longtemps autour d’une disposition-clé du mandat de l’agence, défini par un règlement européen. L’article 46 du règlement européen oblige le directeur de Frontex à retirer son financement, à suspendre ou à mettre fin aux activités, partiellement ou totalement, en cas de violations graves ou susceptibles de persister.
    Après le naufrage de l’Adriana, au large de Pylos, en juin 2023, qui a coûté la vie à plus de 600 personnes, le bureau des droits fondamentaux avait conseillé à M. Leijtens de suspendre ses opérations en Grèce. Il a toutefois préféré s’engager politiquement auprès des autorités grecques, adoptant, sur le papier, une approche dite en « escalier » au titre de cet article, consistant à exercer une pression progressive sur les Etats membres en infraction.
    Tineke Strik, députée européenne néerlandaise des Verts et membre de la commission des libertés civiles, chargée de contrôler Frontex, affirme qu’« il n’y a aucune preuve que la présence de Frontex ait amélioré la situation en Grèce. Au contraire, elle a légitimé les violations des droits qui se poursuivent et a rendu Frontex complice de celles-ci ». Le porte-parole de Frontex, Chris Borowski, a répondu au Monde que « le directeur exécutif suit de près la situation en Grèce et a directement fait part de ses préoccupations en matière de droits fondamentaux aux autorités grecques ».
    Un an après que Hans Leijtens, le directeur exécutif de Frontex, a semblé fixer des limites, le bureau des droits fondamentaux (Fundamental Rights Officer, FRO) de Frontex, dirigée par Jonas Grimheden, a continué à signaler à plusieurs reprises de graves violations des droits humains au conseil d’administration de Frontex – son principal organe décisionnel composé de représentants des Etats membres et de la Commission européenne.
    Dans un rapport de novembre 2025 soumis au conseil d’administration, M. Grimheden a décrit des « schémas récurrents » de refoulements violents « à proximité ou au départ des îles de la mer Egée » ainsi que des abus commis contre des migrants par les garde-frontières grecs.Alors que Frontex négociait les détails de son nouveau plan opérationnel avec la Grèce, M. Grimheden a averti en janvier M. Leijtens et son adjoint, Lars Gerdes, responsable des opérations de Frontex sur le terrain, que le FRO avait toujours du mal à obtenir des enregistrements vidéo auprès des autorités grecques.
    Cette mesure avait été acceptée par la Grèce en 2022 afin d’enregistrer d’éventuels abus à bord des patrouilleurs grecs cofinancés par Frontex. Mais elle n’a jamais été appliquée, même si les caméras avaient été acquises.Dans son courriel, dont Le Monde a obtenu une copie expurgée, M. Grimheden faisait référence à deux rapports sur les incidents graves (SIR) impliquant des navires cofinancés par Frontex. Dans un cas, les autorités grecques ont répondu à une demande d’images en fournissant « une vidéo de 8 secondes montrant une obscurité presque totale ».M. Grimheden a conclu son courriel adressé à la haute direction de Frontex par un constat sans appel : « Nous continuerons d’essayer en 2026, mais nous ne sommes pas optimistes, bien au contraire. »Selon un document interne consulté par Le Monde, M. Grimheden a pris, en mars, une mesure inhabituelle : il a officiellement refusé d’approuver l’opération de Frontex en Grèce pour 2026, demandant à M. Leijtens de subordonner la nouvelle mission à une série de garanties en matière de droits fondamentaux.Sa recommandation faisait référence à un naufrage survenu au large de l’île de Chios le 3 février, qui avait fait 15 morts. Les caméras étaient « éteintes », ont reconnu les autorités grecques. Par ailleurs, des enquêtes indiquent que les garde-côtes grecs auraient pu contribuer au naufrage en « percutant » le bateau de migrants.
    Interrogé sur la question de savoir si la Grèce s’était engagée à faire fonctionner des caméras à bord de tous les navires cofinancés dans le cadre du plan opérationnel pour 2026, un porte-parole de Frontex a répondu : « Les garanties énoncées dans le plan opérationnel constituent une exigence, et non une aspiration, et nous insistons pour qu’elles soient respectées ».Les garde-côtes helléniques ont répondu que l’engagement concernant l’utilisation de caméras « se rapportait à un plan de mise en œuvre spécifique de Frontex, qui a été mené à bien en septembre 2024 ». Pourtant, depuis que Frontex a lancé sa nouvelle opération et alors que Jonas Grimheden, qui dirige le bureau des droits fondamentaux, lui a retiré son soutien, les inquiétudes de ce service interne de l’agence européenne ne se sont pas apaisées. « Nous restons très préoccupés par les refoulements, les expulsions collectives et les passages à tabac, ainsi que par l’absence d’implication de Frontex en mer Egée », a déclaré M. Grimheden, lors de la réunion du conseil d’administration de l’agence en juin, comme il l’a raconté ensuite au Monde.
    Au total, 33 enquêtes officielles sur d’éventuelles violations des droits ont été ouvertes par le bureau des droits fondamentaux entre janvier 2024 et mars 2026 en Grèce – un chiffre supérieur à celui de tous les autres Etats membres. L’équipe de M. Grimheden a recueilli à plusieurs reprises des preuves de refoulements de migrants aux frontières grecques, tant par voie terrestre que maritime, les victimes faisant état de déshabillage, de passages à tabac et d’agressions sexuelles. Le bureau des droits fondamentaux s’est également plaint à plusieurs reprises des entraves de la Grèce à ces enquêtes.
    Interrogé sur la manière dont les autorités grecques avaient réagi aux conclusions et aux allégations du bureau des droits fondamentaux concernant l’implication des garde-côtes grecs dans des violations des droits fondamentaux, un attaché de presse de cette institution a affirmé que celle-ci « examine minutieusement chaque rapport et tous les rapports d’incidents graves émis par le responsable du bureau des droits fondamentaux de Frontex, en fournissant des réponses étayées. En cas de dérogations présumées aux règles de conduite professionnelle, des mécanismes d’enquête interne et de procédure disciplinaire sont mis en œuvre ».L’attaché de presse des garde-côtes a ajouté : « Les pratiques opérationnelles de la garde côtière sont pleinement conformes au cadre juridique national et international applicable, ainsi qu’au devoir moral suprême de protéger la vie humaine en mer. Par conséquent, les gardes-côtes grecs rejettent toute allégation d’activités illégales de quelque nature que ce soit. »
    En avril, cependant, dans son rapport d’incident grave, le bureau des droits fondamentaux a conclu, une nouvelle fois, que les manœuvres effectuées par un navire de cette force maritime grecque avaient « très probablement » mis en danger la vie des migrants à bord d’un canot pneumatique, contribuant ainsi à un naufrage meurtrier survenu près de Lesbos, un an plus tôt. Huit personnes se sont noyées.Avec 518 agents, interprètes et autres membres du personnel déployés en Grèce, ainsi que cinq avions, 11 navires, 170 véhicules et d’autres équipements techniques tels que des détecteurs de CO₂ et des caméras thermiques, Frontex semble avoir fait le choix de préserver sa coopération avec les autorités grecques. En avril, l’agence a ainsi célébré le lancement d’un nouveau navire sur l’île de Limnos, dont l’équipage est composé d’agents du corps permanent de Frontex et commandé par un officier de la garde côtière grecque. « Un équipage. Une mission », pouvait-on lire dans la publication sur les réseaux sociaux. Selon le service de presse de Frontex, trois navires cofinancés ont au total récemment été déployés en mer Egée.
    L’eurodéputée Tineke Strik, qui s’est récemment rendue en Grèce pour observer ces opérations, affirme que « les autorités grecques se sentent totalement en sécurité et ne mettent pas en œuvre les recommandations, car je pense qu’elles sont tout à fait convaincues que Frontex restera ». Officiellement, Frontex justifie son refus de se retirer de Grèce en affirmant qu’en cas de départ, la situation des droits humains ne ferait que s’aggraver, tandis que ses agents ne pourraient plus sauver des vies dans le cadre d’opérations de recherche et de sauvetage, notamment au sud de la Crète, qui est désormais la route la plus empruntée par les personnes fuyant vers la Grèce.
    Un autre événement majeur, qui a éprouvé la détermination de Frontex à poursuivre ses opérations en Grèce, s’est produit mi-juillet 2025, lorsque le gouvernement du pays a suspendu pendant trois mois le droit d’asile de toutes les personnes arrivant par bateau en provenance d’Afrique du Nord, s’attirant une large condamnation par les organisations de défense des droits humains. M. Grimheden a alors publié un avis appelant à la suspension immédiate des activités d’interrogatoire et de filtrage menées par Frontex en Grèce, alarmé par la perspective que des agents de Frontex puissent être impliqués dans des pratiques illégales. Mais M. Leijtens est resté sceptique et a rejeté son appel.Pour Tineke Strik, les conditions évoquées dans l’article 46 sont atteintes depuis longtemps : « Frontex devrait se retirer de Grèce. Si vous lisez [cet] article, le seuil n’est pas très élevé et vous constatez que ces refoulements et autres violations constituent un problème persistant depuis plus de dix ans. » Répondant au Monde, le porte-parole de Frontex a déclaré que « M. Leijtens estime qu’une présence continue, accompagnée d’un renforcement de la surveillance et des rapports, protège plus efficacement les personnes à la frontière qu’un retrait, qui nous priverait de notre capacité à observer et à signaler les faits au moment même où cela compte le plus ».
    Pendant longtemps, Frontex, accusée d’être complice des refoulements grecs, a soutenu qu’elle se contentait d’apporter un soutien technique, tandis que la responsabilité d’éventuelles violations des droits incombait exclusivement aux Etats membres concernés.Cependant, deux arrêts rendus par la Cour de justice de l’Union européenne en décembre 2025 ont remis en cause cette logique. Dans une affaire déclenchée par une famille syrienne expulsée par Frontex de Grèce vers la Turquie, la Cour a estimé que Frontex ne pouvait échapper à sa responsabilité en cas de violations des droits commises lors d’opérations conjointes. Melanie Fink, professeure associée de droit européen à l’université de Leyde (Pays-Bas), estime qu’il s’agit là d’un « moment important, car la Cour a estimé que Frontex avait ses propres obligations de veiller à la légalité de ses opérations ».Un autre arrêt, portant également sur des violations présumées des droits en Grèce, a établi que les migrants victimes d’un potentiel refoulement n’ont plus besoin de fournir de preuves concluantes, ce qui est souvent impossible lorsque, par exemple, un téléphone est confisqué par les gardes-frontières. Il leur suffit désormais de présenter des accusations plausibles.La décision finale du Tribunal de l’Union européenne, à qui le dossier a été renvoyé, est toujours attendue. Mais l’arrêt rendu en décembre 2025, qui a abaissé le seuil de la preuve, est considéré par les experts juridiques comme susceptible d’ouvrir la voie à davantage de migrants pour intenter des actions en justice contre Frontex, pour son implication dans des refoulements.
    Cette annonce survient alors que les compétences et les moyens de l’agence sont appelés à augmenter. L’été 2025, la Commission européenne a proposé de doubler le budget de l’agence, dont le siège est à Varsovie, pour le porter à 11,9 milliards d’euros entre 2028 et 2034, tandis que le corps permanent de Frontex devrait atteindre 10 000 membres d’ici à 2027, l’objectif étant de tripler cet effectif.
    Lorsque Hans Leijtens a succédé à Fabrice Leggeri à la tête de Frontex en mars 2023, nombreux étaient ceux qui espéraient qu’il s’attaquerait à l’héritage de son prédécesseur. M. Leggeri, aujourd’hui député européen d’extrême droite faisant l’objet d’une enquête pour crimes contre l’humanité, a démissionné après qu’une enquête antifraude de l’UE a révélé que Frontex avait dissimulé des preuves de refoulements illégaux en Grèce.Les refoulements en Grèce sont devenus un sujet central pour le Comité de conformité aux droits fondamentaux de Frontex, créé début 2025. Présidé par le directeur adjoint de Frontex, M. Gerdes, ce comité conseille M. Leijtens sur les mesures à prendre face aux violations persistantes des droits humains dans le cadre des opérations de Frontex.
    Dans une note datée de janvier 2026, Grimheden a souligné la létalité croissante des tactiques de refoulement grecques, notamment les « percutages », les « tirs » et les « remorquages », cette dernière technique ayant également été utilisée lors du naufrage de Pylos en 2023. Trois des incidents mentionnés dans la note de M. Grimheden ont entraîné la mort de six personnes, dont un migrant « tué par balle près de Symi lors d’une poursuite » menée par un bateau grec en août 2024.Pourtant, les détails des délibérations du groupe d’experts restent flous. Frontex refuse de divulguer les procès-verbaux du groupe d’experts en réponse à une demande d’accès à l’information du Monde, arguant que cela porterait atteinte à la « sécurité publique », mettrait en péril la « coopération opérationnelle » avec les Etats membres et conduirait à une « autocensure ». Le Médiateur européen enquête actuellement sur la décision de Frontex. Franziska Grillmeier et Ludek Stavinoha

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  • Mer Méditerranée : au moins 50 migrants portés disparus après un naufrage au large de la Libye - InfoMigrants
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    Mer Méditerranée : au moins 50 migrants portés disparus après un naufrage au large de la Libye
    Par La rédaction Publié le : 15/07/2026
    Un canot avec environ 60 migrants à bord a chaviré en Méditerranée mardi, au large de l’est de la Libye. Dix personnes ont été secourues mais au moins 50 sont toujours portées disparues. La veille, quatre autres corps de migrants avaient été récupérés en mer près de Tobrouk, dans l’est libyen.Au moins 50 migrants sont portés disparus après que leur canot en bois a chaviré en mer Méditerranée, mardi 14 juillet, ont indiqué plusieurs sources sécuritaires à l’agence de presse Reuters ce même jour.Dix personnes de la même embarcation ont été secourues près de l’île d’El-Bardaa, à environ 70km de Tobrouk, dans l’est de la Libye.L’embarcation, qui transportait une soixantaine d’exilés, originaires d’Afrique subsaharienne, avait pris la mer le matin même dans l’espoir de rejoindre l’Europe, selon les survivants.La veille, quatre corps de migrants avaient déjà été récupérés au large de Tobrouk, toujours dans l’est de la Libye, et 24 personnes avaient été prises en charge. Leur embarcation était à la dérive dans les eaux libyennes depuis deux semaines, d’après Reuters."Le canot transportait 28 migrants qui ont fait face à des conditions extrêmement difficiles à bord d’un bateau délabré", a précisé à l’agence de presse une source sécuritaire. « Les survivants ont été emmenés dans un hôpital local pour un traitement médical ».
    Depuis l’an dernier, la route de Tobrouk, menant de cette ville de l’est libyen à l’île grecque de Crète, s’est largement développée afin d’échapper aux contrôles renforcés dans l’ouest et autour des îles de la mer Égée.Mais sur cette route, les dangers en mer sont importants et les naufrages fréquents. « Les distances sont multipliées par trois voire quatre : depuis Tobrouk, les migrants doivent traverser toute la Méditerranée centrale pour atteindre les rives européennes, sans compter qu’aucun navire de sauvetage ne sillonne cette zone. Les canots partis de Tobrouk qui dérivent n’ont aucune chance d’être secourus », signalait Arnaud Banos, spécialiste des migrations maritimes, à InfoMigrants début avril.En juin, au moins 20 corps de migrants ont été retrouvés au large des côtes de l’est de la Libye – et 18 dans l’ouest du pays. Au mois d’avril, plus de 40 corps de migrants avaient été retrouvés sur les côtes libyennes. Et fin mars, 22 exilés sont morts durant la traversée de la Méditerranée après six jours d’errance en mer. Leurs corps « ont été jetés à la mer sur ordre d’un des passeurs », selon les gardes-côtes grecs. Seules 26 personnes du même canot ont pu être secourues.
    Avec ce changement d’itinéraire migratoire, la Crète s’est rapidement vue débordée pour accueillir les nouveaux arrivants. En 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés sur l’île et sur sa voisine Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200%. Et l’année 2026 semble suivre la même tendance : depuis le 1er janvier, quelque 8 000 personnes ont débarqué en Crète, selon les chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR).L’île ne dispose pas de centres d’accueil. Les exilés qui viennent de débarquer peuvent passer quelques nuits en Crète avant d’être rapidement transférés en Grèce continentale.
    Début février, le gouvernement grec a annoncé l’ouverture de trois nouveaux centres pour migrants sur l’île. Dans ces trois nouveaux sites, les autorités procéderont à un examen de la situation du demandeur d’asile. Les personnes dont la demande de protection a peu de chances d’aboutir, selon les critères d’Athènes, seront transférées dans des centres de détention en attendant le traitement accéléré de leur dossier, puis leur éventuelle expulsion du territoire grec. Les autres seront prises en charge dans le système d’accueil classique des demandeurs d’asile.Face à la hausse des arrivées, le gouvernement grec a également pris plusieurs mesures pour tenter d’enrayer le phénomène.En septembre 2025, le gouvernement a voté une loi criminalisant les migrants. Le séjour irrégulier n’est plus une irrégularité administrative mais un délit pénal. Les étrangers restés sur le territoire grec après le rejet de leur demande d’asile risquent une peine de deux à cinq ans de prison, et une amende de 10 000 euros. En juillet 2025, Athènes avait annoncé qu’elle allait déployer trois navires de guerre au large des eaux libyennes, pour stopper les embarcations de migrants en route vers la Grèce. En août 2025, les autorités avaient décidé de suspendre pour trois mois le traitement des demandes d’asile des personnes arrivant en bateaux depuis l’Afrique du Nord. Mi-octobre, l’enregistrement des dossiers a finalement repris.

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  • La Grèce instaure une prime pour les avocats encourageant les migrants au « retour volontaire » - InfoMigrants
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    La Grèce instaure une prime pour les avocats encourageant les migrants au « retour volontaire »
    Par La rédaction Publié le : 03/07/2026
    En Grèce, les avocats pourront toucher une prime de 250 euros si leur client opte pour un « retour volontaire » dans son pays d’origine. Cette mesure s’inscrit dans une réforme plus vaste de l’aide juridique aux demandeurs d’asile. Deux cent cinquante euros. C’est le montant de la prime que pourront toucher les avocats grecs si leur client opte pour un « retour volontaire » dans son pays d’origine plutôt qu’une demande d’asile en Grèce. Cette prime est entrée en vigueur début juillet suite à la publication au Journal officiel grec d’un décret sur l’assistance juridique pour les demandeurs d’asile dans le pays. Ainsi, les avocats percevront des honoraires fixes de 160 € par séance et cette prime supplémentaire de 250 € si le demandeur effectue un « retour volontaire ». Cette mesure est liée à la mise en œuvre du Pacte asile et migration dans le pays puisqu’elle ne concerne que les demandeurs d’asile qui relèvent de la procédure aux frontières et qui, indique le décret, n’ont donc pas « un profil de demandeur solide ».
    Pour rappel, les exilés concernés par la procédure d’asile aux frontières sont les personnes issues de pays dont le taux européen de reconnaissance de l’asile est faible (inférieur ou égal à 20%), comme par exemple la République démocratique du Congo (RDC), le Gabon et la Tanzanie. Mais aussi les personnes considérées comme représentant un risque pour la sécurité nationale ou encore celles qui sont soupçonnées d’avoir trompé les autorités. Des représentants du gouvernement ont justifié cette mesure en estimant que le pays a connu une forte augmentation du nombre d’arrivées de migrants économiques plutôt que de « véritables demandeurs d’asile ». Ils ont notamment cité les ressortissants de pays comme l’Égypte et le Bangladesh. Toutefois, celle-ci ne concernera pas tous les avocats. Seuls ceux opérant dans le cadre de l’assistance juridique gratuite sont concernés. C’est-à-dire des avocats qui défendent des personnes récemment arrivées dans le pays et qui déposent leur première demande d’asile. Cette compensation financière s’inscrit dans le cadre d’une réforme plus large de l’aide juridictionnelle pour demandeur d’asile en Grèce.
    Leur mission sera de fournir des informations générales sur la procédure d’asile, les droits et obligations des demandeurs, les échéances importantes et les voies de recours. Mais ils ne pourront pas fournir de conseils juridiques spécialisés, d’aide au remplissage des formulaires de demande ni à la préparation aux entretiens.
    Ainsi, le gouvernement grec met en partie fin à l’assistance juridique fournie par les ONG. « Le pacte [asile et migration, ndlr] prévoit que l’aide soit fournie par l’État. Les ONG pourront fournir des services à titre privé pour certains. Mais pour les procédures d’asile à la frontière, il n’y aura bien que les avocats du registre », commente à InfoMigrants Lefteris Papagiannakis, du Conseil grec pour les réfugiés.
    À noter que les avocats concernés se voient interdire de représenter ultérieurement les mêmes demandeurs à titre privé, si ces derniers souhaitent déposer un recours par exemple. Une prime similaire, qui avait provoqué de vives polémiques, a également été adopté en Italie. Cette dernière, qui peut s’élever à 615 euros, concerne elle aussi les avocats qui parviennent à convaincre leurs clients exilés de quitter le pays, via le rapatriement volontaire assisté, et à les accompagner jusqu’au bout de ce processus. Cette mesure durera trois ans, jusqu’en 2028, étant considérée de nature « expérimentale ». Le gouvernement compte allouer une enveloppe de 246 000 euros cette année, puis de 492 000 euros en 2027 ainsi qu’en 2028, pour financer cette mesure. L’Association nationale italienne des magistrats avait exprimé sa « consternation ». L’instance estime qu’une telle mesure "va à l’encontre de l’idée même de défense [juridique], car cela lie la prime à l’échec de la défense, ce qui est contraire à la logique, avant même d’être contraire au droit

    #Covid-19#migration#migrant#grece#politiquemigratoire#retour#droit#sante

  • La #Grèce instaure une #prime pour les #avocats encourageant les migrants au « #retour_volontaire »

    En Grèce, les avocats pourront toucher une prime de 250 euros si leur client opte pour un « retour volontaire » dans son pays d’origine. Cette mesure s’inscrit dans une #réforme plus vaste de l’aide juridique aux demandeurs d’asile.

    Deux cent cinquante euros. C’est le montant de la prime que pourront toucher les avocats grecs si leur client opte pour un « retour volontaire » dans son pays d’origine plutôt qu’une demande d’asile en Grèce.

    Cette prime est entrée en vigueur début juillet suite à la publication au Journal officiel grec d’un décret sur l’assistance juridique pour les demandeurs d’asile dans le pays. Ainsi, les avocats percevront des honoraires fixes de 160 € par séance et cette prime supplémentaire de 250 € si le demandeur effectue un « retour volontaire ».

    Cette mesure est liée à la mise en œuvre du #Pacte_asile_et_migration dans le pays puisqu’elle ne concerne que les demandeurs d’asile qui relèvent de la procédure aux frontières et qui, indique le décret, n’ont donc pas « un profil de demandeur solide ».

    Pour rappel, les exilés concernés par la #procédure_d'asile_aux_frontières sont les personnes issues de pays dont le taux européen de reconnaissance de l’asile est faible (inférieur ou égal à 20%), comme par exemple la République démocratique du Congo (RDC), le Gabon et la Tanzanie. Mais aussi les personnes considérées comme représentant un risque pour la sécurité nationale ou encore celles qui sont soupçonnées d’avoir trompé les autorités.

    Des représentants du gouvernement ont justifié cette mesure en estimant que le pays a connu une forte augmentation du nombre d’arrivées de migrants économiques plutôt que de « véritables demandeurs d’asile ». Ils ont notamment cité les ressortissants de pays comme l’Égypte et le Bangladesh.

    Pacte asile et migration

    Toutefois, celle-ci ne concernera pas tous les avocats. Seuls ceux opérant dans le cadre de l’assistance juridique gratuite sont concernés. C’est-à-dire des avocats qui défendent des personnes récemment arrivées dans le pays et qui déposent leur première demande d’asile.

    Cette #compensation_financière s’inscrit dans le cadre d’une réforme plus large de l’aide juridictionnelle pour demandeur d’asile en Grèce.

    Leur mission sera de fournir des informations générales sur la procédure d’asile, les droits et obligations des demandeurs, les échéances importantes et les voies de recours. Mais ils ne pourront pas fournir de conseils juridiques spécialisés, d’aide au remplissage des formulaires de demande ni à la préparation aux entretiens.

    Ainsi, le gouvernement grec met en partie fin à l’#assistance_juridique fournie par les ONG. « Le pacte [asile et migration, ndlr] prévoit que l’aide soit fournie par l’État. Les ONG pourront fournir des services à titre privé pour certains. Mais pour les procédures d’asile à la frontière, il n’y aura bien que les avocats du registre », commente à InfoMigrants Lefteris Papagiannakis, du Conseil grec pour les réfugiés.

    À noter que les avocats concernés se voient interdire de représenter ultérieurement les mêmes demandeurs à titre privé, si ces derniers souhaitent déposer un recours par exemple.

    L’exemple italien

    Une prime similaire, qui avait provoqué de vives polémiques, a également été adopté en #Italie. Cette dernière, qui peut s’élever à 615 euros, concerne elle aussi les avocats qui parviennent à convaincre leurs clients exilés de quitter le pays, via le rapatriement volontaire assisté, et à les accompagner jusqu’au bout de ce processus.

    Cette mesure durera trois ans, jusqu’en 2028, étant considérée de nature « expérimentale ». Le gouvernement compte allouer une enveloppe de 246 000 euros cette année, puis de 492 000 euros en 2027 ainsi qu’en 2028, pour financer cette mesure.

    L’Association nationale italienne des magistrats avait exprimé sa « consternation ». L’instance estime qu’une telle mesure « va à l’encontre de l’idée même de défense [juridique], car cela lie la prime à l’échec de la défense, ce qui est contraire à la logique, avant même d’être contraire au droit. » Elle rappelle que « dans tous les domaines, le droit à la défense doit rester plein, libre et concrètement accessible ».

    https://www.infomigrants.net/fr/post/72225/la-grece-instaure-une-prime-pour-les-avocats-encourageant-les-migrants
    #migrations #réfugiés #asile

  • #Pax_Silica : l’#Europe s’aligne-t-elle sur #Washington contre #Pékin ?
    https://legrandcontinent.eu/fr/2026/06/29/pax-silica-leurope-saligne-t-elle-sur-washington-dans-la-guerre-tec

    En fin de semaine dernière, l’Union a rejoint aux côtés de 9 pays – dont 3 États membres : l’#Allemagne, les #Pays-Bas et la #Grèce – la Pax Silica, une initiative lancée par l’administration #Trump en décembre qui vise à renforcer la coopération dans les chaînes d’approvisionnement de l’#IA et des technologies de pointe.

    Dans sa forme, la Pax Silica vise à appliquer aux pays membres les principes fixés par Washington en matière de déploiement de l’IA.

    – En rejoignant l’initiative, les pays intègrent l’#écosystème #américain de l’IA et acceptent de développer une #interdépendance #technologique avec les #États-Unis.
    – L’alliance compte désormais 24 membres, dont sept pays européens et cinq États membres de l’Union (Grèce, Allemagne, Pays-Bas, #Finlande et #Suède).

    - #Paris avait dénoncé une tentative de « #colonisation de l’Europe » et une #incompatibilité avec le programme de #souveraineté technologique de l’Union, qui vise à réduire la #dépendance #stratégique du bloc, notamment vis-à-vis des États-Unis

    – Dans le cadre de l’accord commercial signé avec Washington à Turnberry en juillet 2025, la Commission s’était notamment engagée à « acheter pour 40 milliards d’euros de puces IA essentielles au maintien de l’avance technologique de l’Union ».

  • Depuis le 1er juin, près de 500 migrants ont débarqué sur les îles de Crète et Gavdos - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71729/depuis-le-1er-juin-pres-de-500-migrants-ont-debarque-sur-les-iles-de-c

    Depuis le 1er juin, près de 500 migrants ont débarqué sur les îles de Crète et Gavdos
    Par La rédaction Publié le : 04/06/2026
    Depuis le 1er juin, près de 500 migrants ont atteint les côtes des iles grecques de Crète et Gavdos. Certains ont été interceptés après leur débarquement, d’autres ont été secourus. Tous étaient partis de Libye. Et depuis le début de l’année, au total, presque 6 000 personnes ont débarqué en Crète.Les arrivées se poursuivent sur les îles grecques de Crète et Gavdos. Depuis le 1er juin, 493 exilés ont atteint les côtes grecques, ont indiqué les gardes-côtes dans plusieurs communiqués. Les premières arrivées ont eu lieu durant la nuit du 31 mai au 1er juin.
    Aux premières lueurs du jour, un patrouilleur des gardes-côtes et un cargo battant pavillon des Bahamas ont secouru « 35 passagers étrangers (33 hommes et 2 femmes) ». Selon les personnes secourues, elles sont parties de Tobrouk, en Libye, aux premières heures du 31 mai 2026, après avoir payé chacune entre 1 500 et 3 500 dollars pour la traversée.
    Quelques heures plus tard, les gardes-côtes ont à nouveau été sollicités pour porter assistance à 25 exilés au large de Gavdos.
    Dans le même temps, un cargo battant pavillon bélizien a secouru 44 migrants – 43 hommes et 1 mineur – au large de la Crète. Ces derniers ont ensuite été transférés au port de Kali Limenes, au sud.
    Les opérations se sont poursuivies le soir même. Après le signalement d’une embarcation en difficulté, les gardes-côtes sont intervenus et ont secouru 55 exilés. Tous ont été transportés au port d’Ierapetra (sud-est de la Crète) avant d’être conduits vers un centre d’hébergement temporaire de Kalogeros, au centre de l’île.Le lendemain, le 2 juin, deux opérations ont eu lieu. Durant la première, 33 passagers étrangers ont été pris en charge par un navire de Frontex à 37 milles nautiques au sud de Gavdos. Et à la mi-journée, l’agence européenne est repartie en mer afin de porter assistance à 39 personnes.Enfin, mercredi 3 mai, trois groupes de migrants ont atteint les côtes de l’ile grecque. Tout d’abord, 182 exilés - 170 hommes, 5 femmes et 7 mineurs - ont été découverts « sur une côte rocheuse entre les plages de Katarti et Salamia, dans la commune de Gortys », au sud de l’île, ont indiqué les gardes-côtes grecs dans un communiqué.
    Ils avaient quitté la Libye depuis la ville de Tobrouk le lundi 1er juin, « moyennant des sommes comprises entre 3 000 et 10 000 dollars pour leur transport vers la Grèce », ajoutent les gardes-côtes qui précisent qu’un Egyptien de 36 ans « identifié par les autres passagers du bateau comme étant le passeur » a été arrêté.Ensuite, un navire de Frontex a localisé et secouru une embarcation comptant 38 passagers, dont deux femmes et un mineur.Puis 42 exilés ont été interpellés après leur débarquement à Paleochore. Ils ont été immédiatement conduits au centre d’hébergement temporaire d’Agia, à la Canée.
    Tous ces exilés avaient emprunté la route de Tobrouk, une route migratoire qui s’est considérablement développée l’an dernier. En 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés sur l’île et sur sa voisine Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200 %.Et l’année 2026 semble suivre la même tendance : depuis le 1er janvier, près de 6 000 personnes ont débarqué en Crète - un chiffre stable par rapport à l’an dernier à la même période. Rien que la semaine dernière, en seulement deux jours, plus de 700 migrants sont arrivés en Crète et sur la petite île de Gavdos après avoir été secourus en mer par les gardes-côtes grecs.
    Le 29 mai, le ministre grec des Migrations, Thanos Plevris, connu pour sa ligne dure, a menacé de prendre des mesures « très sévères », sans donner plus de précisions. « Nous prendrons des mesures très strictes, dont nous avons déjà discuté avec le Premier ministre, bien plus sévères que la simple suspension de la procédure d’asile », a-t-il dit.
    Pour rappel, en août 2025, alors que les arrivées par la route de Tobrouk étaient nombreuses, les autorités avaient décidé de suspendre pour trois mois le traitement des demandes d’asile des personnes arrivant en bateaux depuis l’Afrique du Nord.
    La route de Tobrouk reste particulièrement dangereuse. Environ 300 km séparent la ville de l’est libyen à la Crète et aucun navire humanitaire ne sillonne la zone, trop vaste. Fin mars, 22 exilés sont morts durant cette traversée de la Méditerranée après six jours d’errance en mer. Leurs corps « ont été jetés à la mer sur ordre d’un des passeurs », selon les gardes-côtes grecs. Seules 26 personnes du même canot ont pu être secourues

    #Covid-19#migration#migrant#libye#grece#crete#tobrouk#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • Grèce : plus de 700 migrants débarquent en Crète en deux jours - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71625/grece--plus-de-700-migrants-debarquent-en-crete-en-deux-jours

    Grèce : plus de 700 migrants débarquent en Crète en deux jours
    Par La rédaction Publié le : 29/05/2026
    En seulement deux jours, mercredi et jeudi, plus de 700 migrants sont arrivés en Crète et sur la petite île de Gavdos après avoir été secourus en mer par les gardes-côtes grecs. La route de Tobrouk, qui mène de cette ville de l’est libyen à la Crète, s’est considérablement développée l’an dernier : près de 20 000 personnes ont débarqué sur cette île grecque, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de 200 %.Les derniers jours ont été chargés au large de la Crète et de sa voisine, la petite île de Gavdos. Entre mercredi 27 et jeudi 28 mai, plus de 700 migrants sont arrivés sur ces deux îles grecques après avoir été secourus en mer, selon des communiqués des gardes-côtes grecs.
    Mercredi, quatre opérations ont permis de porter assistance à 165 personnes. Et pour la seule journée de jeudi, 611 exilés ont été pris en charge par les autorités grecques au cours de 13 opérations de sauvetage.À leur arrivée au port, les migrants ont été envoyés dans des structures temporaires de Crète, en attendant leur transfert vers le continent. L’île ne dispose en effet pas de structures d’accueil. Ainsi, les exilés qui viennent de débarquer ne passent que quelques nuits en Crète avant d’être rapidement transférés en Grèce continentale.
    Le gouvernement grec a annoncé en début d’année l’ouverture de trois centres d’accueil en Crète : deux temporaires et un permanent. Dans ces trois nouveaux sites, les autorités procéderont à un examen de la situation du demandeur d’asile. Les personnes dont la demande de protection a peu de chances d’aboutir, selon les critères d’Athènes, seront transférées dans des centres de détention en attendant le traitement accéléré de leur dossier, puis leur éventuelle expulsion du territoire grec. Les autres seront prises en charge dans le système d’accueil classique des demandeurs d’asile.
    Depuis l’an dernier, les arrivées de migrants ont explosé en Crète. En 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés sur l’île et sur sa voisine Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200 %.Pour atteindre la Crète, les exilés partent de la ville de Tobrouk, à l’est de la Libye. La route dite de Tobrouk s’est largement développée l’année dernière au dépend de celle passant de la Turquie vers les îles de la mer Égée. En 2024, 78 % des arrivées en Grèce se faisait via les îles de la mer Égée, et seulement 8 % via la Crète. Alors qu’en 2025, 44 % des migrants sont arrivés en Grèce via la Turquie et 40 % en partant de Libye, selon le ministre. Et l’année 2026 semble suivre la même tendance : depuis le 1er janvier, environ 5 000 personnes ont débarqué en Crète - un chiffre stable par rapport à l’an dernier à la même période. En comparaison, près de 3 000 migrants ont débarqué sur les îles de la mer Égée depuis le 1er janvier 2026, selon les chiffres du Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR).
    La route de Tobrouk reste particulièrement dangereuse. Environ 300 km séparent la ville de l’est libyen à la Crète et aucun navire humanitaire ne sillonne la zone, trop vaste. Fin mars, 22 exilés sont morts durant cette traversée de la Méditerranée après six jours d’errance en mer. Leurs corps « ont été jetés à la mer sur ordre d’un des passeurs », selon les gardes-côtes grecs. Seules 26 personnes du même canot ont pu être secourues.Pendant le voyage, « les passagers ont perdu leur orientation et sont restés en mer pendant six jours sans eau ni nourriture », toujours d’après la garde-côtière. Les 48 personnes à avoir pris place dans l’embarcation ont en outre subi « des conditions météorologiques défavorables » qui, ajoutées au manque de vivres et d’eau douce, « a entraîné la mort par épuisement de 22 personnes ».
    Début mars, quatre migrants sont morts et 26 autres sont portés disparus après un « accident de bateau » en Méditerranée, au sud de la Crète, avait annoncé le HCR.Fin février, quatre autres exilés avaient déjà péri entre la Libye et la Crète. Les gardes-côtes grecs avaient repêché le 21 février les dépouilles de trois hommes égyptiens et celle d’une femme soudanaise après le naufrage de leur embarcation. Par ailleurs, au moins 30 personnes sont portées disparues. Le canot transportait 50 migrants, dont 21 Égyptiens, d’après le ministère égyptien des Affaires étrangères.
    Face à la hausse des arrivées, le gouvernement grec a pris plusieurs mesures pour tenter d’enrayer le phénomène.En juillet 2025, Athènes a annoncé qu’elle allait déployer trois navires de guerre au large des eaux libyennes, pour stopper les embarcations de migrants en route vers la Grèce. En août, les autorités ont décidé de suspendre pour trois mois le traitement des demandes d’asile des personnes arrivant en bateaux depuis l’Afrique du Nord. Mi-octobre, l’enregistrement des dossiers a finalement repris. En septembre 2025, le gouvernement a aussi voté une loi criminalisant les migrants. Le séjour irrégulier n’est plus une irrégularité administrative mais un délit pénal. Les étrangers restés sur le territoire grec après le rejet de leur demande d’asile risquent une peine de deux à cinq ans de prison, et une amende de 10 000 euros.Le 12 mai dernier, les autorités ont a par ailleurs annoncé un projet de loi sur la mise en œuvre dans le pays du Pacte européen sur l’asile et la migration, qui doit entrer en vigueur au sein de l’Union européenne (UE) le 12 juin. Le texte prévoit de renforcer les frontières et d’accélérer les procédures d’asile et d’expulsion, notamment en triant les migrants en fonction de leur profil, s’ils peuvent prétendre ou non à l’asile selon leur pays d’origine.
    Le gouvernement vise particulièrement les ressortissants d’Égypte, du Pakistan et du Bangladesh, nombreux à atteindre la Crète depuis la Libye. « La plupart [de ces personnes] n’ont pas le droit à l’asile », avait affirmé le ministre grec des Migrations Thanos Plevris, en février. La Grèce est par ailleurs en pourparlers avec ces trois États pour faciliter le retour de ces migrants dans leur pays d’origine, et entend créer prochainement, avec d’autres pays européens, un centre de retour dans un pays tiers hors de l’UE

    Covid-19#migrant#migration#grece#crete#libye#routemigratoire#sante#migrationirreguliere#asile#retour#hubderetour

  • « Pourquoi on n’écoute pas nos histoires et on regarde seulement notre pays ? » : un Sénégalais débouté de l’asile en Grèce - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71564/pourquoi-on-necoute-pas-nos-histoires-et-on-regarde-seulement-notre-pa

    « Pourquoi on n’écoute pas nos histoires et on regarde seulement notre pays ? » : un Sénégalais débouté de l’asile en Grèce
    Par Leslie Carretero Publié le : 27/05/2026
    InfoMigrants a reçu le témoignage de Sadio, un Sénégalais de 23 ans qui se dit menacé dans son pays d’origine. Le jeune homme a demandé l’asile sur l’île grecque de Samos mais son dossier a été rejeté. Le Sénégal est en effet considéré comme un « pays sûr » par Athènes."Arrivé en Turquie en septembre dernier, j’ai tenté à 10 reprises de prendre la mer vers les îles grecques de la mer Égée. Une fois, j’étais dans un convoi [terme utilisé par les migrants pour désigner un groupe prenant place dans un canot, ndlr] avec 45 personnes, dont beaucoup de femmes et d’enfants.On a croisé un bateau des gardes-côtes grecs en mer Égée alors qu’on approchait de l’île de Samos. Deux Grecs sont montés dans notre embarcation : un pour piloter le canot et l’autre pour nous surveiller. Ils ont conduit notre embarcation jusqu’aux eaux turques, ont pris le carburant, ont cassé le moteur et nous ont laissé au milieu de la mer comme ça. Le bateau a commencé à prendre l’eau, on a eu très peur de nous noyer. Mais finalement, les Turcs sont venus nous chercher.
    Ces dernières années, des ONG et médias - dont InfoMigrants - ont publié des récits de migrants affirmant avoir été refoulés en mer par les forces grecques. Athènes a toujours nié ces accusations.
    D’autres fois, je n’ai pas réussi à atteindre les îles grecques pour plusieurs raisons : moteur cassé, interception par les Turcs…
    Mais finalement, le 28 octobre 2025, notre canot de 17 personnes a atteint Samos par ses propres moyens. On s’est d’abord cachés sur une montagne, de peur d’être renvoyés en Turquie. Puis on a marché pendant des heures à la recherche d’un village. Là, on a vu la police qui nous a emmenés dans le centre de Samos. Dans le camp, on a pris mes empreintes et on m’a posé quelques questions. Puis, j’ai demandé l’asile car j’ai reçu des menaces de mort au Sénégal à cause d’un conflit politico-familial. Si je suis renvoyé, je serais en danger.
    J’ai eu mon entretien avec les services de l’asile fin novembre et j’ai été débouté une première fois le 9 janvier. Puis, mon recours a été rejeté le 5 mars. Dès le lendemain, les autorités m’ont ordonné de sortir du camp, sans aucune solution. J’ai quand même pu redemander l’asile une deuxième fois le 23 avril, mais le 7 mai j’ai de nouveau reçu un refus. J’ai donc encore fait appel et le recours doit être examiné le 10 juin
    En Grèce, il est possible de déposer à deux reprises un dossier d’asile, ce qu’on appelle une « demande ultérieure ». « Une demande ultérieure est une demande de protection internationale qui est introduite à nouveau après une décision de rejet définitif émise par la police, le Service d’asile ou l’Autorité des appels. (…) Le Service d’asile examinera les éléments de preuve que vous présentez et décidera s’ils sont nouveaux et substantiels pour votre demande de protection internationale », indique le gouvernement grec.
    Je dors dehors depuis le 6 mars, alors que certaines personnes sont dans la même situation que moi [en recours, ndlr] et elles vivent toujours dans le centre. Je ne comprends pas. Donc, cela fait près de trois mois que je vis à la rue près du centre, dans des conteneurs abandonnés, avec sept autres Sénégalais, eux aussi déboutés. De toute façon depuis mon arrivée, je n’ai vu aucun Sénégalais obtenir l’asile. Même si tu as des menaces et des preuves, on rejette ton dossier.
    La Grèce estime que le Sénégal est un « pays sûr » mais même dans un pays sûr, les citoyens peuvent avec des problèmes avec les autorités et besoin de protection. Je ne sais pas ce que je vais devenir : pourquoi on n’écoute pas nos histoires personnelles et on regarde seulement notre pays ?
    Depuis 2020, dans le cadre du durcissement de ses lois sur l’asile, le gouvernement grec s’est muni d’une liste de 12 pays d’origine des migrants considérés comme sûrs : l’Albanie, l’Algérie, l’Arménie, la Gambie, la Géorgie, le Ghana, l’Inde, le Maroc, le Sénégal, les Tonga, la Tunisie et l’Ukraine. Les personnes originaires de ces pays voient leur dossier être traité en accéléré et très souvent refusé. À l’époque, plusieurs associations et ONG de défense de migrants avaient dénoncé une liste « arbitraire » aux conséquences potentiellement néfastes pour les personnes issues des pays en question, notamment les personnes homosexuelles ou transgenres.Ce n’est pas une vie de dormir dans la rue. On n’a pas à manger, ni à boire. Heureusement que des associations nous donne de l’eau et de la nourriture. Mais les conditions de vie sont très dures, inhumaines.
    La police est venue nous voir la semaine dernière et nous a donné cinq jours pour quitter les lieux. Mais on n’a nulle part où aller, on ne connaît personne ici. On doit aller où ?"

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#grece#asile#routemigratoire#sante#UE#payssur#politiquemigratoire

  • Auslieferung von Menschen­rechts­verteidiger Tommy Olsen gestoppt
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1199753.norwegen-trotzt-griechenland-auslieferung-von-menschensrechtssver

    Foto: Amnesty International Norwegen

    18.5.2026 von Matthias Monroy - Das neue Urteil hebt den Beschluss eines Verwaltungsgerichts gegen Tommy Olsen auf. Aus der norwegischen Auslieferungshaft war er bereits vorher entlassen worden.

    Das norwegische Berufungsgericht Hålogaland hat die Auslieferung des Aktivisten Tommy Olsen an Griechenland einstimmig abgelehnt. Die Handlungen, die Athen ihm vorwirft, stellten nach norwegischem Recht keine Straftaten dar. Zudem sah das Gericht gemäß Artikel 10 der Europäischen Menschenrechtskonvention die Meinungsfreiheit verletzt.

    Ein früherer Beschluss eines Verwaltungsgerichts ist mit der neuen Entscheidung nichtig. Aus der norwegischen Auslieferungshaft war Olsen bereits vorher entlassen worden.

    Der Norweger Olsen war 2015 als Freiwilliger nach Lesbos gekommen, um Schutzsuchende erstzuversorgen und ihre Ankunft zu dokumentieren. Seine Nichtregierungsorganisation Aegean Boat Report veröffentlicht Videos, GPS-Koordinaten und Lageberichte von Geflüchteten auf See, damit Behörden diese Menschen schwerer zurückweisen können.

    Griechische Grenztruppen sind dafür berüchtigt, Schutzsuchende seit Jahren in türkische Gewässer zu entführen. Regelmäßig gibt es dabei Tote. Unter Ministerpräsident Kyriakos Mitsotakis hat das Land im Jahr 2019 seinen extrem restriktiven Kurs in der Migrationspolitik noch verschärft. 2025 folgten Gesetzentwürfe, mit denen besonders Nichtregierungsorganisationen verfolgt werden sollen.

    Besonders hart bestraft werden aber Migrant*innen, wenn diese sich etwa an der Steuerung oder Rettung ihres Bootes beteiligten. Ihre Haftstrafen werden pro mitfahrendem Bootsinsassen berechnet und summieren sich deshalb oft zu einer dreistelligen Anzahl von Jahren.

    Die griechische Staatsanwaltschaft auf Kos wirft Olsen und dem mitbeschuldigten Aktivisten Panayote Dimitras von der griechischen NGO Helsinki-Monitor die Führung einer kriminellen Vereinigung, Beteiligung an einem Schleuserring sowie Spionage vor. Konkret geht es um Vorfälle aus den Jahren 2021 und 2022 vor den Inseln Kos und Farmakonisi. Olsen und Dimitras hätten während einer Überfahrt von Migrant*innen telefonischen Kontakt zu Schleusern gehabt.

    Aegean Boat Report habe anschließend Daten und Positionen der Ankommenden an die griechischen Behörden weitergeleitet, damit diese in Aufnahmelager gebracht werden und Asylanträge stellen können. Genau diese Weitergabe gilt den griechischen Behörden jedoch als Beihilfe zur irregulären Einreise. Medienberichten zufolge droht Olsen deshalb eine Freiheitsstrafe von bis zu 20 Jahren.

    Olsen bestreitet alle Vorwürfe. Bereits nach seiner vorläufigen Festnahme in Tromsø schrieb er auf der Plattform X: »Griechische Behörden wollen mich zum Schweigen bringen und haben deshalb eine Geschichte fabriziert.«

    Das Berufungsgericht stützte sich auf Urteile des Europäischen Gerichtshofs für Menschenrechte, der Athen erst im Juni 2025 wegen illegaler Pushbacks verurteilt hatte. Auch UN-Berichte kritisieren die gezielte Verfolgung von Menschenrechtsverteidiger*innen in Griechenland.

    Olsens norwegischer Verteidiger Brynjulf Risnes nannte die Entscheidung eine Weichenstellung von europäischer Tragweite. Sein griechischer Anwalt Zacharias Kesse sprach von einer »deutlichen Botschaft an die griechischen Gerichte hinsichtlich des Missbrauchs des Strafverfahrens«. Allerdings bleibt der Europäische Haftbefehl in anderen EU-Staaten vollstreckbar. »Das macht meine Arbeit schwierig«, so Olsen.

    Doch zunächst feierte der Aktivist mit seiner Familie. Ob die Staatsanwaltschaft Revision einlegt, war zunächst offen.

    #réfugiés #Grèce #Norvège #solidarité #persécution #justice

  • Accélérer les expulsions de migrants : la Grèce annonce un nouveau projet de loi dans le cadre du Pacte migratoire européen - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71369/accelerer-les-expulsions-de-migrants--la-grece-annonce-un-nouveau-proj

    Accélérer les expulsions de migrants : la Grèce annonce un nouveau projet de loi dans le cadre du Pacte migratoire européen
    Par La rédaction Publié le : 13/05/2026
    Un nouveau projet de loi porté par le gouvernement grec prévoit de renforcer les frontières et d’accélérer les procédures d’asile. Le texte offre aussi un cadre aux expulsions des personnes non éligibles à l’asile vers leur pays d’origine ou vers des « hubs de retour » dans des États situés hors des frontières de l’Union européenne. Ce texte s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte européen sur l’asile et la migration, qui doit entrer en vigueur le 12 juin.
    Le gouvernement grec a annoncé mardi 12 mai un projet de loi sur la mise en œuvre dans le pays du Pacte européen sur l’asile et la migration, qui doit entrer en vigueur au sein de l’Union européenne (UE) le 12 juin. Ce nouveau texte est « une réforme globale du cadre national pour la gestion de l’immigration clandestine, de l’asile et des retours » en Grèce, indique le ministère des Migrations dans un communiqué.La loi, encore en consultation, devrait permettre aux autorités grecques de procéder à un « dépistage obligatoire » des nouveaux arrivants : vérification de l’identité, dépôt des données biométriques, contrôles de sécurité et de santé.
    Ensuite, les migrants seront transférés dans des structures en fonction de leur profil. Les personnes pouvant prétendre à l’asile, selon leur pays d’origine, seront transférées dans des centres de premier accueil déjà existants en Grèce (comme celui de Malakasa, près d’Athènes, par exemple).Les exilés provenant de pays à faible taux de reconnaissance de la protection internationale en Grèce ou dont la demande est « manifestement infondée » seront placés dans des centres de détention en attendant leur éventuelle expulsion du sol grec. Le texte prévoit qu’un « acte de retour » soit immédiatement délivré afin d’organiser leur renvoi dans le pays d’origine le plus vite possible.Les exilés venant de pays qui ne délivrent pas de laissez-passer, indispensable à une expulsion, seront, eux, envoyés dans des « hubs de retour » situés dans des États en dehors de l’UE.
    Selon le site Newsit.gr, la Grèce, en coopération avec l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark et les Pays-Bas, va prochainement lancer la création d’un centre de retour conjoint dans un pays tiers hors de l’Union. La structure construite vraisemblablement dans un État africain, devrait être opérationnelle en 2027, signale le média grec.
    Cette disposition est rendue possible par le nouveau « règlement retour » adopté par le Parlement européen en mars dernier qui prévoit notamment la création de « hubs de retour » hors des frontières de l’UE.Par ailleurs, le gouvernement grec envisage d’accélérer l’examen des demandes d’asile aux frontières afin d’expulser plus rapidement les exilés déboutés. Les dossiers devront être traités sous 12 semaines maximum, indique encore le site Newsit.gr.
    Avec ce texte, le gouvernement entend « s’adapter au nouveau cadre européen, en créant un système qui combine la protection efficace des frontières, l’examen rapide des demandes de protection internationale et la mise en œuvre effective des retours pour ceux qui n’ont pas le droit de rester », affirme le ministère des Migrations dans son communiqué. « La politique migratoire du pays repose sur des règles claires : la protection pour ceux qui y ont réellement droit, mais aussi des procédures de retour immédiates et efficaces pour ceux qui ne sont pas admissibles à la protection internationale ou à la résidence légale ».La Grèce est un des principaux points d’arrivées des migrants irréguliers dans l’Union européenne. La route dite de Tobrouk, qui va de cette ville de l’est libyen à la Crète, s’est largement développée l’année dernière au dépend de celle passant de la Turquie vers les îles de la mer Égée.
    En 2024, 78 % des arrivées en Grèce se faisaient via les îles de la mer Égée, et seulement 8 % via la Crète. Alors qu’en 2025, 44 % des migrants sont arrivés en Grèce via la Turquie et 40 % en partant de Libye, selon le ministre des Migrations.Au total en 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés en Crète et sur la petite île voisine de Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200 %. Et depuis le 1er janvier, on compte déjà près de 3 500 arrivées en Crète, soit plus de la moitié des 6 270 migrants entrés sur le territoire grec par la mer. La majorité des migrants débarqués en Crète sont originaires du Soudan, d’Égypte et du Bangladesh. Ces deux dernières nationalités sont particulièrement visées par le nouveau projet de loi du gouvernement grec, qui estime que ces ressortissants ne peuvent prétendre à l’asile et doivent donc être renvoyés le plus rapidement possible.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#soudan#crete#routemigratoire#libye#tobrouk#politiquemigratoire#hubderetour#UE#droit#sante

  • Du côté de Thessalonique… (Selanik, Salonico) – 7

    Littérature

    HOUZOURI (Eléna).- Oncle Abraham vit toujours ici. – Prades-le-Lez (Hérault), Monemvassia, 2018.
    (Traduction de Simone Taillefer)
    Un roman sur la destruction de la communauté juive de Thessalonique qui vaut surtout par le personnage qui donne son nom au titre : « Oncle Abraham » fut, dans la réalité, Abraham Bénaroya, peu connu en France (un peu plus sans doute en Grèce). Celui-ci fut un des fondateurs du mouvement ouvrier socialiste grec (Fédération socialiste ouvrière en 1909) qui dans une ville « multi-ethnique » mettait en avant l’unité des revendications, des luttes et des objectifs tout en adaptant sa propagande à la réalité de la ville (une presse en 4 langues : ladino, grecque, turque et bulgare). Lors de la 1ère guerre mondiale il refuse « l’union sacrée » et est à l’origine de la fondation du Parti Socialiste du Travail de Grèce qui par son adhésion à la 3ème Internationale deviendra le Parti Communiste Grec.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/04/25/du-cote-de-thessalonique-selanik-salonico-7/#more-104028

    #grece

  • Du côté de Thessalonique… (Selanik, Salonico) [6]

    Histoire, Société
    [Exposition. Boulogne (Hauts-de-Seine) juin-décembre 2000].- Thessalonique 1913 et 1918.- Les autochromes du Musée Albert Kahn.

    Petit catalogue d’exposition montrant cette Thessalonique disparue tant au travers de l’urbanisme et de l’architecture que de ses populations multiples.

    Littérature

    KOROVINIS (Thomas).- Le Cycle de la mort.- Paris, Belleville Editions, 2022. (Traduction de Clara Nizzoli)
    De ce qui est improprement dénommé un « fait divers » tragique Thomas Korovinis montre ce qu’il révèle d’une société, de ses fractures et de son fonctionnement.
    Nous sommes aux débuts des années 60, la longue période de répression qui a suivi la fin de la guerre civile est ébranlée par les mobilisations (et les résultats électoraux) nées de l’insatisfaction populaire et où en réponse se développe un état parallèle particulièrement présent dans la police, l’armée et la justice permettant à l’état « légal » d’agir en toute illégalité.
    Le 27 mai 1963 le député de gauche Grigoris Lambrakis décède suite à l’agression effectuée à Thessalonique par deux membres de l’extrême-droite (il apparaîtra ensuite que l’agression fut commanditée par de hauts responsables de la gendarmerie). L’émotion est considérable : le cortège funèbre s’étend sur 6 kilomètres.
    Afin de détourner l’attention la gendarmerie de Thessalonique annonce l’arrestation du « monstre de Seikh Sou » criminel en série recherché depuis des années.
    Aristos (Aristidis Pagratidis) l’inculpé à force de tortures et de fausses promesses finira par avouer et sera exécuté le 16 février 1968.
    Le portrait d’Aristos dressé par Korovinis est celui du coupable idéal : orphelin, vivant « en marge », petit voleur, prostitué. Mais les témoignages qui « illustrent » sa vie et qui constituent le roman montrent une réalité beaucoup plus contrastée, de coupable Aristos suscite compassion et solidarité.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/04/14/du-cote-de-thessalonique-selanik-salonico-6

    #grece

  • La coabitazione forzata tra greci e richiedenti asilo nel campo di #Koutsochero

    Nella struttura per rifugiati nella zona centrale del Paese sono stati trasferiti due anni e mezzo fa circa 300 cittadini greci in seguito a un’alluvione. A oggi ne sono rimasti una trentina insieme a 1.500 richiedenti asilo, per lo più sudanesi. Quello che viene rivendicato come un “esperimento mondiale” mette in luce in realtà “il governo degli sfollati”, che tratta le persone con disprezzo, riproduce precarietà e lede l’accesso ai diritti

    Nel campo di rifugiati di Koutsochero, situato a venti chilometri circa dalla città di Larissa, nella Grecia centrale, è stato tracciato uno stretto sentiero cementato. Da un lato vivono oggi ventotto cittadini greci, sfollati a causa della violenta inondazione che nel settembre del 2023 ha distrutto le loro abitazioni. Dall’altro circa 1.500 richiedenti asilo, in maggioranza cittadini sudanesi arrivati a Creta dalla Libia prima di essere trasferiti a Koutsochero.

    Rispetto a due anni fa la composizione della popolazione del campo è cambiata considerevolmente: nell’inverno del 2024 si trovavano circa 300 cittadini greci, insieme a richiedenti asilo, prevalentemente famiglie siriane e afghane. Mentre attraversiamo la struttura un’anziana signora greca ha appena superato il sottile vialetto per sedersi all’ombra di una tettoia dal “lato dei rifugiati”. Di fatto, la linea di demarcazione tra l’area riservata a coloro che sono stati definiti i primi rifugiati climatici europei, e quella in cui risiedono i richiedenti asilo è ormai del tutto fittizia.

    Questa insolita coabitazione forzata tra cittadini e rifugiati persiste da oltre due anni e mezzo: nel settembre 2023 la tempesta Daniel ha battuto il record giornaliero di precipitazioni nel Paese, devastando abitazioni, allevamenti e coltivazioni agricole in una Regione -la Tessaglia- tra le più povere della Grecia e in via di spopolamento. Tra i villaggi colpiti, nella cittadina di Farkadona, sono state danneggiate cinquecento abitazioni, mentre nella vicina Keramidi è stato evacuato quasi l’intero paese. La struttura di accoglienza per richiedenti asilo di Koutsochero, un complesso recintato di container costruito nel 2016 con i fondi della Commissione europea, è parso come una soluzione meno precaria delle tende installate dall’esercito pochi giorni dopo l’alluvione nel villaggio di Gryzano.

    Per “fare spazio” ai profughi greci, sono stati allontanati da Koutsochero e trasferiti in altri campi in Grecia ben 900 richiedenti asilo. “Li hanno cacciati di notte, senza dire loro né dove sarebbero andati né per quanto tempo -ricostruisce un’attivista solidale della zona-: molti avevano acquistato televisori e frigoriferi ma hanno perso tutto: avevano lasciato i loro averi pensando si trattasse di una soluzione temporanea”. Subito dopo la fuoriuscita dei rifugiati, circa trecento greci sono stati trasferiti nei container del campo. “All’inizio c’era una grande reticenza a causa degli stereotipi razzisti e della xenofobia -racconta un abitante del luogo- per molti però era l’unica opzione possibile”.

    Nel momento in cui nuovi richiedenti asilo sono stati trasferiti nel campo, nell’inverno 2024, alcuni residenti greci hanno preferito andarsene, altri hanno chiesto filo spinato per dividere l’area in due, altri invece sono rimasti. Nel corso dei mesi la convivenza si è pian piano stabilizzata: quando è stato interrotto per un periodo il servizio di ristorazione per gli sfollati, sono stati i rifugiati a condividere parte del loro cibo. Infatti, nonostante il campo sia gestito dal ministero delle Migrazioni e dell’asilo, la distribuzione dei pasti per i cittadini greci è stata assegnata al ministero dell’Interno, e nei primi mesi di coabitazione alcuni residenti avevano lamentato la scarsa quantità di cibo, sottolineando la differenza con quello fornito invece ai richiedenti asilo.

    Nel frattempo venticinque container che erano stati collocati nella cittadina di Farkadona nel marzo 2024 per ospitare le vittime dell’alluvione, sono rimasti vuoti senza allacciamento all’elettricità e alla rete fognaria, accanto a container invece ancora abitati dagli sfollati del terremoto avvenuto nella stessa Regione nel 2021. A questi due blocchi si sono aggiunti quelli in cui ancora oggi vivono circa 400 greci del Ponto, arrivati tra la fine degli anni Ottanta e i primi anni Novanta da vari Paesi dell’ex Unione Sovietica, dove si erano rifugiati nei primi due decenni del Novecento per sfuggire alle persecuzioni e ai massacri perpetuati dall’Impero Ottomano sulle sponde del Mar Nero. Inoltre, sempre a Farkadona, 93 case costruite nei primi anni Duemila per i greci del Ponto -per un costo totale di oltre quattro milioni di euro- sono rimaste disabitate e sono state saccheggiate da alcuni cittadini.

    Le ragioni fornite dagli abitanti della zona sono controverse: alcuni sostengono che le abitazioni non siano mai state allacciate alla rete fognaria; altri fanno notare che i rimpatriati, come le vittime dell’alluvione, non pagano l’elettricità nei container e quindi hanno pochi incentivi a trasferirsi. Complessivamente i tre gruppi di container racchiudono una stratificazione di sfollamenti diversi tra loro, avvenuti in momenti differenti, e tuttavia caratterizzati da questa temporaneità protratta nel tempo che si materializza nelle stesse abitazioni.

    L’“esperimento mondiale” di coabitazione forzata a Koutsochero, come lo ha definito il precedente direttore del campo, in realtà mette in luce che “il governo degli sfollati” -siano essi migranti o cittadini greci- o meglio delle displaced persons, secondo le categorie delle organizzazioni internazionali come l’Alto commissariato della Nazioni Unite per i rifugiati (Unhcr)- consiste in una gestione e riproduzione della povertà. Se ci si sofferma infatti su chi tra gli sfollati dell’alluvione è stato trasferito nel campo e, soprattutto, chi vi è rimasto dopo due anni e mezzo, emerge che si tratta di persone considerate improduttive o a carico dello Stato: disoccupati, anziani, con problemi di salute o privi di reti di supporto familiare. Escluse le resistenze iniziali da parte di alcuni, a cui abbiamo fatto riferimento, per chi abita ancora oggi nel campo Koutsochero è diventata una soluzione abitativa sul medio periodo: all’interno del campo, come sottolineano alcuni abitanti, i cittadini non devono pagare l’elettricità, cibo e affitto. Né i familiari, né lo Stato devono quindi farsi carico degli sfollati ancora residenti nel campo, il quale viene finanziato con i fondi della Commissione europea.

    La moralizzazione e il disprezzo manifestato da parte di alcuni concittadini e autorità locali nei confronti degli sfollati a Koutsochero si concentra proprio sulla loro volontà di restare dipendenti e di “vivere a scrocco”, come ha rimarcato il sindaco di Farkadona. L’abbandono attivo da parte delle istituzioni, nei confronti della componente improduttiva della popolazione è stato quindi rivolto contro gli stessi sfollati: la divisione tra rifugiati e cittadini si è progressivamente dissolta a favore di un discorso che vede sia i primi sia i secondi come dipendenti cronici dalle istituzioni, in opposizione ai cittadini operosi. Il vocabolario di dipendenza dall’assistenza sociale che parla dei poveri non-meritevoli che devono “andarsene per non diventare compiacenti”, come ci ha riferito un funzionario dell’Autorità regionale, rispecchia in fondo il discorso che è stato applicato negli ultimi anni ai rifugiati. Ma nessuno nella pianura della Tessaglia è più interessato a parlare dei rifugiati: la loro presenza è invisibilizzata nei discorsi pubblici attraverso una sorta di indifferenza organizzata.

    L’inusuale convivenza tra rifugiati e cittadini nel campo di Koutsochero mostra così un elemento che spesso passa inosservato nelle analisi sulle politiche migratorie: la divisione tra migranti e cittadini è lungi dall’essere netta e irreversibile, se la osserviamo dal punto di vista della precarizzazione socioeconomica che colpisce un’ampia fetta della popolazione nazionale e che moltiplica disuguaglianze di fatto, tra i cittadini stessi, nell’accesso ai diritti. Pertanto la coabitazione forzata tra rifugiati e cittadini nel campo di Koutsochero fa spostare l’attenzione dallo stupore di tale esperimento politico verso una riflessione su come articolare una critica alla (ri)produzione di precarietà.

    https://altreconomia.it/la-coabitazione-forzata-tra-greci-e-richiedenti-asilo-nel-campo-di-kout

    #cohabitation #asile #migrations #réfugiés #déplacés_internes #IDPs #Grèce #camps_de_réfugiés #cohabitation_forcée #réfugiés_environnemantaux #réfugiés_climatiques #Farkadona #Keramidi #containers #Gryzano #inondations #catégorisation

  • Mer Égée : 19 migrants, dont un bébé, meurent noyés au large de la Turquie - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70676/mer-egee--19-migrants-dont-un-bebe-meurent-noyes-au-large-de-la-turqui

    Mer Égée : 19 migrants, dont un bébé, meurent noyés au large de la Turquie
    Par La rédaction Publié le : 01/04/2026
    Dix-neuf migrants afghans, dont un bébé, sont morts mercredi matin dans le naufrage de leur embarcation en mer Égée au large de Bodrum, dans le sud-ouest de la Turquie, ont annoncé les gardes-côtes turcs. Dix-huit corps ont été récupérés par les autorités et une personne est décédée après son arrivée à l’hôpital.Les autorités turques ont récupéré, mercredi 1er avril dans la matinée, 18 corps de migrants, dont celui d’un bébé, en mer Égée, au large de Bodrum dans le sud-ouest du pays, selon un communiqué de la garde-côtière. Vingt-et-une personnes ont par ailleurs pu être secourues lors de cette opération. Mais l’une d’elles est décédée après son arrivée à l’hôpital, portant le bilan à 19 exilés morts dans ce naufrage.Selon le gouverneur de la province, Idris Akbiyik, cité par l’agence de presse officielle Anadolu, « tous les passagers de l’embarcation étaient de nationalité afghane ».
    D’après les gardes-côtes, l’embarcation pneumatique, qui transportait « un grand nombre de migrants irréguliers », a refusé de s’arrêter « malgré les avertissements visuels et sonores émis » et a « continué sa fuite à grande vitesse ». « En raison des conditions météorologiques et maritimes difficiles, [le canot] a pris l’eau et a coulé », affirme le communiqué.Mercredi matin, les recherches se poursuivaient pour retrouver une personne disparue.La station balnéaire très courue de Bodrum est située à proximité de plusieurs îles grecques, parmi lesquelles Kos, un des points d’entrée dans l’Union européenne (UE) en mer Égée. Moins de cinq kilomètres séparent Kos de la Turquie.
    Les naufrages sont fréquents lors de ces traversées périlleuses vers les îles grecques, notamment en raison de collisions avec des navires des autorités grecques ou turques. Le 9 mars, une collision entre un bateau des gardes-côtes turcs et une embarcation de migrants a causé la mort d’au moins 14 exilés au large des côtes de Finike, dans la province d’Antalya au sud-ouest de la Turquie

    #Covid-19#migration#migrant#turquie#grece#routemigratoire#migrationirreguliere#santemortalite#mediterranee

  • Grèce : 22 migrants meurent après 6 jours d’errance en mer en tentant d’atteindre la Crète - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70620/grece--22-migrants-meurent-apres-6-jours-derrance-en-mer-en-tentant-da

    Grèce : 22 migrants meurent après 6 jours d’errance en mer en tentant d’atteindre la Crète
    Par La rédaction Publié le : 30/03/2026
    Vingt-deux migrants sont morts au cours de six jours d’errance de leur embarcation pneumatique en mer Méditerranée et leurs corps ont été jetés à l’eau, ont annoncé vendredi soir les gardes-côtes grecs. Le canot dans lequel ils se trouvaient étaient partis de l’est de la Libye avec l’espoir de rejoindre la Crète. Seules 26 personnes ont pu être secourues.Les gardes-côtes grecs ont annoncé, dans un communiqué publiée dans la soirée de vendredi 27 mars, qu’un navire de Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières, avait secouru la veille 26 migrants, dont une femme et un mineur, au large d’Iérapetra, ville du sud de la Crète. Selon l’AFP, parmi ces naufragés on compte 21 Bangladais, un Tchadien et quatre Sud-Soudanais.Deux personnes ont été transportées à l’hôpital d’Héraklion, chef-lieu de la Crète, a précisé la garde-côtière qui n’a pas révélé la nature de leurs blessures.D’après les rescapés, 22 exilés sont morts durant la traversée de la
    Le canot, chargé de 48 exilés, était parti de Tobrouk, à l’est de la Libye, le soir du 21 mars avec destination la Crète, ont indiqué les rescapés. Mais pendant le voyage, « les passagers ont perdu leur orientation et sont restés en mer pendant six jours sans eau ni nourriture », ajoute la même source. Ces 48 personnes ont en outre subi « des conditions météorologiques défavorables » qui, ajoutées au manque de vivres et d’eau douce, « a entraîné la mort par épuisement de 22 personnes », a expliqué un porte-parole des gardes-côtes contacté par l’AFP. Deux personnes, considérées comme des passeurs, ont été arrêtées par les policiers grecs. Il s’agit de deux hommes de 19 et 22 ans, de nationalité sud-soudanaise. Ils sont poursuivis notamment « pour entrée illégale dans le pays » et « homicides par négligence ».
    Ce genre de drames est de plus en plus fréquent sur la route dite de Tobrouk, qui relie cette ville de l’est libyen à la Crète et la petite île de Gavdos. Début mars, quatre migrants sont morts et 26 autres sont portés disparus après un « accident de bateau » en Méditerranée, au sud de la Crète, avait annoncé le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR). Une semaine plus tôt, quatre autres exilés avaient déjà péri entre la Libye et la Crète. Les gardes-côtes grecs avaient repêché le 21 février les dépouilles de trois hommes égyptiens et celle d’une femme soudanaise après le naufrage de leur embarcation. Par ailleurs, au moins 30 personnes sont portées disparues. Le canot transportait 50 migrants, dont 21 Égyptiens, d’après le ministère égyptien des Affaires étrangères. En décembre, 17 migrants avaient été découverts morts à l’intérieur de leur embarcation qui prenait l’eau et était en partie dégonflée au sud-ouest de la Crète. Seuls deux survivants avaient été retrouvés par les autorités grecques qui avaient affirmé que 15 personnes étaient en outre mortes noyées et dont les corps n’ont jamais été retrouvés.
    La route de Tobrouk s’est largement développée l’an dernier, au dépend de celles arrivant aux îles de la mer Égée. Près de 20 000 personnes sont arrivées en 2025 de manière irrégulière en Crète et sur la petite île voisine de Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024, d’après les chiffres des autorités grecques. Soit une augmentation de plus de 200 %. C’était six fois plus que les arrivées à Lesbos (3 777) et quatre fois plus qu’à Samos (4 747), selon les données du Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR). Et depuis le 1er janvier 2026, on compte déjà 2 024 arrivées en Crète, toujours d’après les les chiffres du HCR.
    La majorité des migrants débarqués en Crète sont originaires du Soudan et d’Égypte. Sans perspective d’avenir dans leur pays plongé dans une crise économique, plus de 17 000 Égyptiens ont atteint les côtes européennes par la Méditerranée l’an dernier, ce nombre les plaçant en tête de la migration irrégulière du continent africain vers l’Europe, notamment vers la Grèce et l’Italie

    #Covid-19#migrant#migration#grece#crete#libye#tobrouk#samon#gadvos#routemigratoire#migrationirreguliere#mortalite#sante

  • Drame en Méditerranée : vingt-deux personnes sont mortes après six jours d’errance de leur embarcation pneumatique
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/28/drame-en-mediterranee-vingt-deux-personnes-sont-mortes-apres-six-jours-d-err

    Drame en Méditerranée : vingt-deux personnes sont mortes après six jours d’errance de leur embarcation pneumatique
    Le Monde avec AFP
    Les survivants d’une meurtrière traversée illégale de la mer Méditerranée ont témoigné aux garde-côtes grecs, jeudi 26 mars, de la mort de 22 personnes sur la même embarcation. Si 26 personnes, dont une femme et un mineur, ont pu être secourues, les corps des autres passagers ont été jetés à l’eau sur ordre d’un passeur.
    C’est un bateau de l’agence européenne des frontières Frontex qui est intervenue, jeudi, au large de l’île grecque de Crète, selon un bref communiqué des garde-côtes grecs, diffusé vendredi soir. L’embarcation se trouvait alors à 53 milles nautiques au sud de Ierapetra, ville du sud de la Crète.
    Deux des survivants ont été transportés à l’hôpital d’Héraklion, chef-lieu de la Crète, selon la même source. Les garde-côtes ont ultérieurement précisé à l’Agence France-Presse (AFP) qu’il s’agissait de 21 Bangladais, d’un Tchadien et de quatre Sud-Soudanais, parmi lesquels la femme et le mineur.S’appuyant sur les déclarations des survivants, les garde-côtes grecs ont précisé que l’embarcation avait quitté le 21 mars la région de Tobrouk, ville portuaire de l’est de la Libye, à destination de la Grèce, porte d’entrée de nombreux migrants en quête d’asile dans l’Union européenne. « Au cours du trajet, les passagers ont perdu leur orientation et sont restés en mer pendant six jours sans eau ni nourriture », poursuit le communiqué. Ces 48 personnes ont en outre subi « des conditions météorologiques défavorables » qui, ajoutées au manque de vivres et d’eau douce, ont « entraîné la mort par épuisement » des passagers, a expliqué un porte-parole des garde-côtes contacté par l’Agence France-Presse. « Les corps de ces personnes mortes ont été jetés à la mer sur ordre de l’un des deux passeurs qui ont été arrêtés, selon les témoignages des rescapés », a-t-il ajouté. Il s’agit de deux hommes de 19 et 22 ans, de nationalité sud-soudanaise. Ils sont poursuivis notamment « pour entrée illégale dans le pays » et « homicides par négligence ». Le nombre de migrants morts en tentant de rejoindre l’Union européenne a plus que doublé au cours des deux premiers mois de 2026 comparé à l’année dernière, a affirmé à la mi-mars Frontex. « Le coût humain » n’a « cessé d’augmenter », selon l’agence européenne.

    #Covid-19#migrant#migration#mediterranee#grece#libye#routemigratoire#mortalite#sante#migrationirreguliere

  • Du coté de Thessalonique… (Selanik, Salonico) (5)

    Yorgos SKAMBARDONIS (suite)
    SKAMBARDONIS (Yorgos).- Ministre de la Nuit.- Prades-le-Lez (Hérault), 2020
    (Traduction de Simone Taillefer).
    Ceci n’est un polard qu’au même titre que la pipe de Magritte. Toutes les caractéristiques de l’écriture de Skambardonis (voir « Du côté de Thessalonique 4 ») se déploient dans ce roman improbable sur fond de la « crise grecque ».
    « Primo » ancien militant d’extrême-gauche lorsqu’il était étudiant en Italie, hérite au décès de son père de l’entreprise de pompes funèbres « Soins ultimes » (!) de celui-ci. Dilapidant au jeu l’héritage il devient « l’obligé » du Ministre de la Nuit, le parrain de la mafia macédonienne.
    Sa lutte pour se libérer met en évidence les liens entre la pègre et le « monde » politique. Hilarante sa campagne électorale pour la députation (hilarante certes mais ô combien réaliste !) qui ,le propulsera même brièvement au poste de ministre du développement (!).

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/26/du-cote-de-thessalonique-selanik-salonico-5

    #grece

  • Du coté de Thessalonique… (Selanik, Salonico) (4)

    Histoire, Société

    ZAFIRIS (Christos). – La Thessalonique juive. Histoire, Société, Monuments, Musée Juif de Thessalonique. – Athènes, Epikentro, 2017.
    (Traduction de Jonathan Zemour)
    Intéressant petit livre, avec une riche iconographie, notamment quant à la dimension architecturale de la ville (les « villas » des riches commerçants juifs ou dömne).

    CAHIERS BALKANIQUES. Hors-Série. « Thessalonique : Destructions, Constructions, Déconstructions d’une ville ». Paris, INALCO, 2025.
    Vient de paraître et est consultable en ligne : https://journals.openedition.org/ceb
    Je donne ci-dessous le sommaire (en excluant les articles en grec)

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/10/du-cote-de-thessalonique-selanik-salonico-4

    #grece

  • Les eurodéputés adoptent des nouvelles règles d’expulsion des #sans-papiers avec une majorité de droite et d’extrême droite

    Jusqu’au bout, les libéraux de Renew, au Parlement européen, ont voulu croire que la plateforme majoritaire les unissant aux conservateurs du Parti populaire européen (PPE) et aux sociaux-démocrates (S&D) pourrait trouver un compromis autour du nouveau règlement « retour » afin d’encadrer les expulsions des migrants déboutés du droit d’asile.

    Lundi 9 mars, en commission des libertés publiques, leur compromis n’a pas été soutenu.

    C’est un autre #compromis, plus radical, proposé par le PPE, qui a été validé, cette fois avec les voix des #conservateurs et de l’ensemble des groupes d’#extrême_droite, dont les Patriotes pour l’Europe, qui compte le Rassemblement national dans ses rangs. « Après des mois de négociations, ce #vote va nous permettre de reprendre le contrôle sur la #politique_migratoire, afin de faire en sorte que ceux qui sont irrégulièrement sur le sol de nos pays soient enfin reconduits », a de suite salué #François-Xavier_Bellamy, du PPE, qui a orchestré cette majorité alternative. Pour lui, « ce #règlement n’est pas un texte de plus : il est la condition pour rétablir l’autorité du droit ». Cela s’est fait en « réduisant les droits » des migrants, se sont indignés les sociaux-démocrates.

    Si le Parlement doit encore valider le texte en session plénière, les eurodéputés ont encore durci le texte voulu par les États et la Commission européenne. Cette mesure vient compléter l’ensemble des nouvelles règles de gestion de l’immigration du pacte asile et migration, qui doit entrer en vigueur d’ici trois mois – deux ans tout juste après son vote, en 2024. « Les retours constituent un élément essentiel d’un système de gestion des migrations qui fonctionne bien », rappelait jeudi 5 mars, #Magnus_Brunner, le commissaire européen en charge du dossier migratoire.

    Alors que le #taux d’application des reconduites à la frontière reste relativement bas en Europe, entre 20 et 30 % selon les pays, les pouvoirs publics européens ont cherché à renforcer la législation afin de faciliter les expulsions. Dans le texte adopté par les parlementaires, les départs volontaires seront certes encouragés, mais si les personnes refusent de quitter le territoire européen, ils risquent d’être détenus dans des centres de rétention, et ce, jusqu’à vingt-quatre mois.

    Si Magnus Brunner estimait ce nouveau règlement « ferme, mais juste », ce texte « transforme les expulsions en #option_par_défaut pour les personnes en situation irrégulière, malgré la position de longue date de la Commission selon laquelle des solutions plus humaines, telles que le départ volontaire, devraient être privilégiées », regrette l’ONG Picum, qui défend les migrants et a réuni près d’une centaine d’ONG qui condamnent la nouvelle législation.

    Le règlement « élargit considérablement le recours à la détention des migrants » et introduit « des #mesures_punitives sévères, telles que des #interdictions_d’entrée pouvant aller jusqu’à dix ans, contre cinq ans auparavant, prolongeables de cinq ou dix ans supplémentaires en cas de risques pour la sécurité ». Pour Sarah Chander, directrice de l’Equinox Initiative for Racial Justice, « l’ironie de la situation actuelle est que l’Union européenne met discrètement en place un cadre d’expulsion similaire à celui de l’ICE », le service américain de l’immigration et des douanes.

    « Renforcer des systèmes opaques »

    Surtout, la nouvelle législation autorise, une fois adoptée, des « #plateformes_de_retours » installées hors du continent européen. « Ces dispositions comportent de graves risques de violations systématiques des droits humains, notamment la détention automatique et arbitraire, le refoulement direct et indirect, la torture et autres traitements inhumains et dégradants des pays tiers », s’inquiète Olivia Sundberg Diez, responsable des questions migratoire à Amnesty International.

    A contrario, pour les promoteurs de ces solutions dites « innovantes », ce nouveau cadre légal marque un nouveau succès. « Pendant des années, nous avons bataillé pour imposer ces idées dans le débat public, puis, nous avons travaillé pour faire évoluer la législation, salue un diplomate européen favorable à ce type de solutions. Désormais, il faut démontrer que cela peut fonctionner. »

    Plusieurs pays souhaiteraient créer des « #centres_de_retour », qui auraient, selon eux, le mérite de dissuader des migrants de refuser tout retour dans leur pays d’origine. Le 5 mars, les ministres de l’intérieur de l’#Allemagne, de l’#Autriche, du #Danemark, de #Grèce et des #Pays-Bas se sont réunis à Bruxelles pour s’organiser. « Un noyau de cinq pays a lancé ces discussions sur les retours, confirme Bart van den Brink, le vice-premier ministre néerlandais. Nous sommes encore dans une phase exploratoire, qui implique des discussions avec des pays hors d’Europe. »

    Alors que les Pays-Bas ont déjà signé, le 25 septembre, une lettre d’intention pour ouvrir un centre de retour en #Ouganda, ces Etats cherchent les leviers qu’ils pourraient activer pour que des Etats tiers acceptent ce type de centre sur leur territoire. « Il y a toute l’aide bilatérale que nous apportons déjà à certains pays, notamment en Afrique, par exemple, mais ce n’est pas notre seul levier, confie une diplomate. Il y a aussi la possibilité de créer des voies légales d’entrée dans nos pays pour les populations de ces pays. ».

    Alors que l’Italie dispose déjà de centres installés en #Albanie, où 90 personnes attendent leur sort, d’autres pays réfléchissent à l’établissement de tels centres, à l’image de la Finlande ou de la Suède, au grand dam des ONG. « Cette approche non seulement externalise les responsabilités de l’Europe en vertu du droit international relatif aux réfugiés et aux droits humains, mais elle risque également de renforcer des systèmes opaques de détention illimitée, s’inquiète Silvia Carta, de Picum. Nous exhortons les dirigeants européens à abandonner ces projets et à investir plutôt dans des mesures de régularisation, comme celle annoncée en Espagne, et dans l’octroi d’un plus grand nombre de permis de travail décents. Ces mesures profitent à tous, et il est grand temps que l’Europe le reconnaisse. »

    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/09/immigration-les-eurodeputes-adoptent-des-nouvelles-regles-d-expulsion-des-sa
    #centres_de_retour #return_hub #migrations #réfugiés #externalisation #expulsions #règlement_retour #EU #Union_européenne #UE #pacte_sur_la_migration_et_l'asile #rétention #détention_administrative #retours_volontaires #dissuasion #chantage #conditionnalité_de_l'aide #pays-tiers

    ping @reka @karine4

  • En 2025, 80 000 migrants ont été refoulés aux frontières extérieures de l’UE, moins qu’en 2024 - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70036/en-2025-80-000-migrants-ont-ete-refoules-aux-frontieres-exterieures-de

    En 2025, 80 000 migrants ont été refoulés aux frontières extérieures de l’UE, moins qu’en 2024
    Par Romain Philips Publié le : 03/03/2026
    Selon un rapport d’une coalition d’ONG européennes, plus de 80 000 refoulements ont eu lieu aux frontières extérieures de l’Union européenne durant l’année 2025. Un chiffre en baisse de 34 % par rapport à 2024, lié, selon les associations aux interceptions des migrants avant leur arrivée aux frontières de l’UE - comme par exemple les arrestations d’exilés en mer Méditerranée par les gardes-côtes libyens."Ils nous ont jetés dans le fleuve à trois heures du matin. Il y avait des enfants avec nous d’une dizaine d’années. Je les ai vus jetés dans le fleuve, blessés et déjà transis de froid". Ce témoignage est celui d’un Egyptien de 21 ans qui raconte son « pushback » - un refoulement à la frontière sans laisser à la personne concernée la possibilité de demander l’asile - et celui des 39 membres de son groupe, dont 12 mineurs, à la frontière entre la Bosnie et la Croatie, sur la route des Balkans.
    Il est issu du rapport d’une coalition d’organisations européennes qui, chaque année, documente l’ampleur des refoulements opérés aux frontières extérieures de l’Union européenne (UE). Selon ce document, en 2025, au moins 80 865 refoulements ont eu lieu aux frontières extérieures de l’Union européenne.Un chiffre en baisse de 34 % par rapport à l’année dernière. En 2024, la coalition d’ONG avait recensé plus de 120 000 refoulements aux frontières de l’UE.
    Une baisse liée à l’externalisation et la gestion des migrations
    Les ONG estiment que cette baisse est liée à l’augmentation des interceptions avant l’arrivée des migrants aux frontières européennes. Elles citent notamment l’augmentation des interceptions en mer Méditerranée par les gardes-côtes libyens. « Au moins 26 635 personnes ont été interceptées en mer et ramenées de force en Libye en 2025, selon les derniers chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). En 2024, 21 762 personnes avaient été interceptées en mer et ramenées en Libye. En 2023, elles étaient 17 190 », note le rapport. Ce nombre d’interceptions montre que l’UE « met fortement l’accent sur l’externalisation et la gestion des migrations par le biais d’accords avec des pays tiers », ajoute le document qui évoque le « nouveau Pacte sur la migration et l’asile ».
    Devant entrée en vigueur en juin 2026, ce Pacte asile et migration prévoit en effet de nombreuses mesures pour durcir la politique migratoire et externaliser les demandes d’asile. Il propose notamment la possibilité pour les pays de l’UE d’ouvrir des centres de retour – appelés « hubs de retour » – dans des pays hors des frontières de l’UE où seraient envoyés les migrants déboutés de l’asile. Ou encore le renvoi des demandeurs d’asile vers des pays tiers « sûrs » mais avec lesquels le demandeur n’a aucun lien.
    Interrogée par InfoMigrants, la Commission européenne estime que « le Pacte sur la migration et l’asile constitue une réforme majeure qui établit un cadre juridique solide pour une gestion des migrations plus juste et plus efficace » et que l’UE, « avec les États membres », « intensifiera ses efforts pour accroître la coopération » avec les partenaires internationaux, « dans le plein respect des droits et obligations fondamentaux en vertu du droit international ».
    Et sur le dossier libyen, elle rappelle qu’il « est impératif de poursuivre les efforts pour aider la Libye à mettre en place un système de gouvernance et de gestion des migrations global et fondé sur les droits, ainsi que pour renforcer les capacités des acteurs libyens concernés afin de sauver des vies et de lutter contre les réseaux de passeurs qui exploitent le désespoir des populations ». Et d’ajouter : « Pour améliorer la situation sur le terrain, il est nécessaire de poursuivre le dialogue avec les autorités libyennes afin d’améliorer les conditions humanitaires des migrants et d’éviter les décès en mer et dans le désert ».
    Malgré la baisse des pushbacks en un an, les ONG restent sur le qui-vive. « Les refoulements aux frontières extérieures de l’Europe sont devenus une pratique courante dans les États membres de l’Union européenne (UE) ». Et « la constance de ces pratiques indique qu’elles sont devenues une composante systématique de la politique migratoire de l’UE ». Ces méthodes de refoulement systématique aux frontières sont pourtant illégales au regard du droit international. Le « principe de non-refoulement » est inscrit dans l’article 33 de la Convention de Genève sur le droit des réfugiés. Il est aussi spécifié dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et la CEDH. Cette législation notifie qu’avant toute décision de retour, un examen spécifique des situations des migrants (comme la demande d’asile) doit être effectué et qu’aucune mesure d’expulsion générale ne peut être prise.
    Plus de 120 000 refoulements de migrants aux frontières de l’UE en 2024, selon un rapport de plusieurs ONG Selon le document, la majorité des refoulements ont lieu aux frontières terrestres de l’Union européenne, en particulier sur la route des Balkans. Citant des chiffres issus des rapports d’ONG, de groupes de recherche, des organisations de l’ONU et de données des services gouvernementaux, il note que la plupart des refoulements ont été opérés par la Pologne, la Bulgarie et la Lettonie. Ces pays ont, respectivement, refoulés 14 754, 13 568 et 12 046 personnes, selon le rapport. À noter qu’une personne peut avoir été refoulée plusieurs fois.
    Ces dernières années, InfoMigrants a recueilli de nombreux témoignages faisant état de ces « pushbacks ». « J’ai tenté 9 fois de franchir la frontière. Certains agents cassent nos téléphones, frappent ou nous asperge de gaz dans les yeux », racontait Azzedine, un Soudanais refoulé à la frontière polonaise en mai 2024.La Grèce est également mentionnée dans le rapport comme ayant refoulé près de 6 000 migrants en 2025. Depuis des années, Athènes est accusée de « pushbacks » violents en mer Égée et près du fleuve Evros. Le pays a d’ailleurs été condamné par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) dans une affaire de refoulement de demandeurs d’asile. La requérante, une Turque, avait été expulsée le jour-même de son arrivée en Grèce vers la Turquie - puis arrêtée et emprisonnée par les autorités turques. La CEDH a condamné la Grèce à lui verser 20 000 euros.En 2023, dans un rapport, le Conseil grec des réfugiés (GCR) estimait déjà que les « pushbacks de migrants étaient organisés et massifs ». « Les personnes racontent qu’il y a des personnes cagoulées et habillées en noir, qui, dans la nuit, les arrêtent et les repoussent de diverses façons vers la Turquie », détaillait à InfoMigrants Lefteris Papagiannakis, le directeur du GCR. Il estimait notamment que « la violence fait partie du pushback ». « Le but est de faire peur aux gens. Il y a un message qui est envoyé aux personnes qui veulent venir en Grèce : ’Ne venez pas, vous risquez d’être repoussés violemment’. Le message indirect est très, très clair. » "Les gardes-côtes nous ont demandé de leur donner notre bidon d’essence. Puis, ils nous ont lancés une corde. Nous pensions qu’ils nous dirigeaient vers Lesbos mais en fait ils nous ont emmenés en plein milieu de la mer. Ils nous ont laissés là et sont repartis", racontait en 2020 à InfoMigrants Samuel*. Ce migrant avait été repéré dans la nuit par la marine grecque alors que son embarcation approchait de l’île de Lesbos. Sur ce point, la Commission européenne rappelle « qu’il appartient aux États membres de gérer et de protéger leurs frontières extérieures » et donc « qu’il incombe aux États membres d’enquêter sur toute allégation d’irrégularités » à leurs frontières.

    #Covid-19#migration#migrant#UE#grece#refoulement#frontiere#asile#droit#sante#politiquemigratoire

  • Crète : quatre migrants meurent dans le naufrage de leur embarcation au sud de l’île - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69981/crete--quatre-migrants-meurent-dans-le-naufrage-de-leur-embarcation-au

    Crète : quatre migrants meurent dans le naufrage de leur embarcation au sud de l’île
    Par La rédaction Publié le : 23/02/2026
    Quatre migrants ont été retrouvés morts au large du sud de l’île de Crète après le naufrage de leur embarcation, samedi 21 février, selon les autorités portuaires grecques. Trois corps d’hommes ont été retrouvés au sud de la ville de Kala Limenas et ramenés à terre par un navire de Frontex, l’agence européenne des gardes-frontières. Le corps d’une femme a été repêché plus tard, ont précisé les gardes-côtes dans leur communiqué. « Il s’agissait d’une ressortissante soudanaise de 28 ans. Le corps a d’abord été transporté au port d’Agia Galini, puis à l’hôpital universitaire d’Héraklion pour une autopsie », peut-on lire dans le document.
    D’autre part, vingt migrants ont été secourus après le naufrage de leur embarcation dans cette même zone maritime par un navire commercial dépêché sur place sur ordre du Centre grec de recherche et de sauvetage. Parmi les survivants - essentiellement des Soudanais et des Égyptiens - se trouvaient quatre mineurs, selon l’agence de presse grecque Ana.
    La chaîne de télévision publique Ert a expliqué que l’accident s’est produit précisément au moment où ce navire commercial s’est approché de l’embarcation en bois. Alors que les passagers tentaient de monter sur les échelles lancées par le bateau, un brusque mouvement de foule vers un côté de l’embarcation a provoqué son chavirement. Selon les témoignages, l’embarcation, qui transportait une cinquantaine de personnes, était partie de Tobrouk, en Libye.
    Les recherches pour retrouver d’éventuels survivants se poursuivaient ce lundi 23 février avec des patrouilleurs et un avion de Frontex. Par ailleurs, une seconde embarcation transportant une quarantaine de migrants a été repérée le même jour dans la zone, déclenchant une nouvelle opération de sauvetage.
    Plus de 18 000 arrivées en Crète en 2025
    Depuis plus d’un an, des migrants tentent de rejoindre la Crète, porte d’entrée dans l’Union européenne (UE), depuis la Libye. En 2025, plus de 18 000 personnes sont arrivées de manière irrégulière en Crète, contre un peu plus de 5 000 en 2024, d’après les chiffres des autorités grecques - bien plus que les autres îles de la mer Egée.
    Face à la hausse des arrivées, le gouvernement conservateur grec va ouvrir d’ici le printemps trois centres temporaires pour migrants en Crète.
    La traversée de la mer Égée s’avère périlleuse. Le 12 février, trois personnes sont mortes et quatre autres ont été portées disparues après le naufrage de leur embarcation en mer Égée, au large de la Turquie. La semaine d’avant, quinze migrants, dont quatre femmes, avaient été tués lors d’une collision avec un patrouilleur des gardes-côtes grecs au large de l’île de Chios, à quelques encablures des côtes turques. Le 29 décembre, les garde-côtes grecs avaient aussi repêché le corps d’une femme de 22 ans. Trois jours plus tôt, un garçon était porté disparu, après une traversée de son canot depuis la Turquie. Au total, en 2025, le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) a recensé 107 personnes mortes ou disparues dans les eaux grecques.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#crete#libye#tobrouk#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • Du matériel militaire israélien à bord d’avions de ligne en mer Égée

    Une enquête menée par Reporters United révèle que des composants de systèmes d’armes de la société israélienne Elbit Systems étaient transportés de Grèce vers Israël à bord d’avions de passagers d’Aegean Airlines, classés non pas comme matériel militaire mais comme « biens courants ».

    D’après les conclusions de l’enquête , 14 transferts de matériel militaire, totalisant 603 kilogrammes, ont été effectués entre 2021 et 2024 via des vols Aegean entre Athènes et Tel Aviv. Parmi ces transferts, six ont eu lieu en 2024, soit après que la Cour internationale de Justice de La Haye a rendu son avis en janvier de la même année concernant le possible génocide à Gaza, ce qui confère une importance politique et morale particulière à ces révélations. Il convient de rappeler que le destinataire de ce matériel militaire, Elbit Systems , est la plus grande entreprise privée d’équipement de défense en Israël et un fournisseur clé de l’armée israélienne.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/02/22/flottille-de-la-liberte-pour-gaza-et-autres-textes/#comment-72248

    #grece #israel

  • Visualising confinement: Creating #3D models of Greek detention centres

    Immigration detention facilities in Greece are often hidden from public view – a 3D modelling project brings new ways of documenting these spaces of confinement

    Immigration detention centres are some of the least transparent institutions of contemporary border control, in Greece and elsewhere. Access restrictions, even for lawyers and healthcare workers, combined with geographical isolation mean that even basic information about their architecture and daily operation often remains out of reach. A new 3D modelling project hosted on the Detention Landscapes platform responds to this opacity by developing new ways of documenting, visualising, and sharing knowledge about spaces of confinement in Greece.

    Rather than approaching detention centres solely through textual description or statistical reporting, the project experimented with 3D modelling as a method of research, documentation, and public engagement. The aim was not to produce architectural blueprints or definitive representations, but to offer carefully constructed spatial interpretations that bring together disparate sources of information – such as satellite imagery, legal documents, witness testimonies, photographs, and videos – into navigable visual environments.

    At the heart of the project is a strong commitment to collaboration and capacity building. The models currently available on the platform were developed through a structured training process involving seven volunteers from the Border Violence Monitoring Network (BVMN) and Border Criminologies. These volunteers took part in an intensive programme led by a 3D modelling specialist, learning to work with open-source software and OSINT-based techniques to reconstruct detention spaces that are otherwise inaccessible. In this sense, the project is as much about building shared technical skills within civil society and academic networks as it is about producing visual outputs.

    Training and methodology

    The training programme was designed to be accessible, modular, and replicable. Participants were introduced to the open-source software Blender and related tools through step-by-step modules – this allowed people with no prior experience in 3D modelling to contribute meaningfully. The team used Google Earth Pro and other satellite resources to establish accurate spatial references. Tools such as fSpy allowed the alignment of photographic images with 3D perspectives, ensuring that proportions and spatial relationships reflect observable reality as closely as possible. The models were constructed primarily in Blender, using a mix of modular and Boolean modelling techniques.

    Each model was cross-checked for consistency with original images from detention, highlighting a commitment to quality even where precise verification was impossible. Crucially, the project team has made both the specialist-developed reference model and the training materials openly available, reflecting a broader commitment to free digital training and knowledge sharing. By relying exclusively on freely available software and resources, the project seeks to lower barriers to entry and support under-resourced organisations and researchers working on detention and border violence.

    At the core of this project is also a robust methodological framework. Methodologically, the project draws on what the team conceptualises as a practice of ‘montaging’ detention landscapes. This involves assembling fragments of visual, legal, and testimonial data into a coherent spatial narrative, without claiming totality or completeness. Satellite imagery provides the basic spatial framework; photographs and videos taken from people with lived experience of detention help to establish scale, layout, and material details; testimonies and reports contextualise how these spaces are lived, experienced, and governed. The resulting models should therefore be understood as interpretive reconstructions, shaped by both the possibilities and the limits of available data.

    Importantly, the Detention Landscapes platform does not present the 3D models in isolation. Each model is embedded within a wider archive that includes testimonies, NGO reports, and other documentation relating to immigration detention in Greece. This integration reflects the project’s broader ambition: to move beyond fragmented forms of evidence and create a multidisciplinary, publicly accessible repository that supports research, advocacy, and accountability work.
    Visualising places designed to be hidden

    At present, the platform hosts 3D models of the Petrou Ralli Pre-Removal Detention Centre in Athens, the Xanthi and Amygdaleza Pre-Removal Detention Centres, the Corinth Pre-Removal Detention Centre, and the Samos Closed Controlled Access Centre. The need for alternative forms of documentation becomes particularly clear when reading the testimonies and evidence associated with the sites currently modelled on the platform. Across these detention centres, people have consistently described spaces characterised by confinement, deprivation, and prolonged uncertainty. The spatial organisation of these sites, characterised by high-security fencing, internal segregation, and limited communal areas, plays a central role in shaping these experiences, yet remains largely inaccessible to public scrutiny. It is precisely this combination of restricted access, fragmented evidence, and persistent testimonies of harm that makes alternative forms of documentation, such as 3D modelling, both necessary and urgent.

    While the current set of models focuses on selected detention sites in Greece, the project is explicitly conceived as iterative and expandable. The emphasis on training and capacity building means that the methodology can be taken up, adapted, and extended by others working in different geographical and political contexts. In this way, the project aims to foster a transnational community of practice around the visual documentation of detention, bridging gaps between academia, grassroots organisations, and investigative work.

    The project invites users, researchers, students, advocates, journalists, and the wider public, to explore the models alongside the accompanying materials and draw their own connections. By making the spatial organisation of detention visible, the platform encourages critical reflection on how architecture, surveillance, and control are mobilised as tools of migration governance.

    Ultimately, the 3D project on Detention Landscapes is an experiment in how we see, study, and share knowledge about places that are designed to remain hidden. By making visible the spatial logics of confinement, the Detention Landscapes project invites us to rethink how state power and violence materialise in places often hidden from public scrutiny. Through collaborative production, open training, and careful methodological reflection, it seeks to challenge the invisibility of immigration detention and to equip more people with the tools to document, question, and contest it.

    https://blogs.law.ox.ac.uk/border-criminologies-blog/blog-post/2026/02/visualising-confinement-creating-3d-models-greek
    #architecture #reconstruction #confinement #Grèce #visualisation #centres_de_rétention #CRA #détention_administrative #rétention #modélisation #migrations #réfugiés #Petrou_Ralli #Xanthi #Amygdaleza #Samos #Corinthe #reconstitution