• Quand l’exploitation minière divise la Grèce

    Dans une vaste plaine au coeur des #montagnes du nord de la Grèce, quatre mines de charbon laissent un paysage dévasté. Alors que cet ensemble d’exploitations à ciel ouvert, principal pourvoyeur d’emplois de la région, s’étend toujours plus, les glissements de terrain se multiplient, ravageant les villages environnants.

    Entre relogements aléatoires, maladies liées à l’extraction du lignite et refus d’indemnisations, le combat des citoyens pour se faire entendre se heurte à un mur.


    https://www.arte.tv/fr/videos/084754-002-A/arte-regards-quand-l-exploitation-miniere-divise-la-grece
    #extractivisme #Grèce #charbon #mines #pollution #énergie #destruction #IDPs #déplacés_internes #travail #exploitation #centrales_thermiques #sanctions #privatisation #DEI #lignite #santé #expropriation #villes-fantôme #agriculture #Allemagne #KFW #Mavropigi #effondrement #indemnisation #justice #migrations #centrales_électriques #documentaire #terres #confiscation #conflits #contamination #pollution_de_l'air

    ping @albertocampiphoto @daphne

  • Rébétiko

    Olivier Goetz

    https://lavoiedujaguar.net/Rebetiko

    Le rébétiko ne constitue un folklore que pour autant qu’on puisse parler de folklore urbain. Expression d’une culture populaire, il se donne principalement à entendre sous forme de chansons à travers lesquelles transparaissent, par-delà la poésie et la musique, un mode de vie, un état d’esprit, et tout un imaginaire collectif.

    En Grèce, la culture rébétique est reçue, selon les époques et la sensibilité de chacun, tantôt comme une liberté enviable et, tantôt, comme marginalité honteuse. Par rapport aux véritables folklores, ceux d’une ruralité ancestrale, le rébétiko est, de toute évidence, déplacé ; il ne constitue pas les « racines » d’un peuple, à moins d’admettre que les racines d’un peuple puissent pousser dans le vent…

    Aussi, le rébétiko pose la question de la définition d’une communauté. Il exprime une identité nomade qui peut passer pour subversive. Le rébète n’est jamais un propriétaire, ce n’est pas lui qui produit les céréales, les olives ou le raisin. Ce n’est pas non plus le berger des montagnes ni le pêcheur, même si le thème de la barque qui prend la mer, du pêcheur qu’on attend et qui ne revient pas, est exploité à l’envi…

    #Grèce #Asie_Mineure #rébétiko #Elias_Petropoulos #culture_populaire #culture_nomade #Le_Pirée #diaspora #Tsitsanis #Vamvakaris #Roza_Eskenazi #Sotiria_Bellou #haschisch #narguilé #bouzouki

  • #Grèce : « No pasaran » devient la devise d’Exarchia !
    https://fr.squat.net/2019/08/02/grece-no-pasaran-devient-la-devise-dexarchia

    Voici l’affiche en cours de collage sur les murs du quartier rebelle et solidaire d’Athènes, depuis ce matin. Après avoir été inscrit, pour la première fois il y a deux semaines, sur la banderole qui barre encore la rue Notara au nord-ouest du quartier, le slogan de la révolution de 1936 en Espagne commence à […]

    #Athènes #Exarchia #K-Vox #Notara_26 #Rouvikonas #Spirou_Trikoupi_17

  • #Grèce : la chasse aux anarchistes est ouverte !
    https://fr.squat.net/2019/07/31/grece-la-chasse-aux-anarchistes-est-ouverte

    Le nouveau gouvernement est en train de mettre en place une offensive sans précédent contre le mouvement libertaire et autogestionnaire, devenu gênant et réputé au fil des années. Le premier ministre fraichement élu et chef de la droite, Kyriakos Mitsotakis, a promis de « nettoyer Exarcheia » durant l’été et d’ « en finir avec […]

    #Athènes #Exarchia #Rouvikonas

  • Militarisation des frontières en #Mer_Egée

    En Mer Egée c’est exactement la même stratégie qui se met en place, et notamment à #Samos, où une #zeppelin (#zeppelin_de_surveillance) de #Frontex surveillera le détroit entre l’île et la côte turque, afin de signaler tout départ de bateaux. L’objectif est d’arrêter « à temps » les embarcations des réfugiés en les signalant aux garde-corps turques. Comme l’a dit le vice-ministre de l’immigration Koumoutsakos « on saura l’heure de départ de l’embarcation, on va en informer les turques, on s’approcher du bateau... »
    S’approcher pourquoi faire, sinon, pour le repousser vers la côte turque ?
    Le fonctionnement de la montgolfière sera confié aux garde-cotes et à la police grecque, l’opération restant sous le contrôle de Frontex.

    –-> reçu via la mailing-list de Migreurop, le 30.07.2017

    #militarisation_des_frontières #frontières #contrôles_frontaliers #Turquie #Grèce #migrations #réfugiés #asile #police #gardes-côtes #surveillance

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    Commentaire de Martin Clavey sur twitter :

    Cynisme absolu : Frontex utilise des drones pour surveiller les migrants en méditerranée ce qui permet à l’Union européenne de ne pas utiliser de bateau de surveillance et donc ne pas être soumis au #droit_maritime et à avoir à les sauver

    https://twitter.com/mart1oeil/status/1158396604648493058

    • Σε δοκιμαστική λειτουργία το αερόσταστο της FRONTEX

      Σε δοκιμαστική λειτουργία τίθεται από σήμερα για 28 ημέρες το αερόστατο της FRONTEX στη Σάμο, μήκους 35 μέτρων, προσδεμένο στο έδαφος, εξοπλισμένο με ραντάρ, θερμική κάμερα και σύστημα αυτόματης αναγνώρισης, το οποίο θα επιτηρεί αδιάλειπτα και σε πραγματικό χρόνο το θαλάσσιο πεδίο.

      Σύμφωνα με ανακοίνωση του Λιμενικού, στόχος είναι η αστυνόμευση του θαλάσσιου πεδίου και η καταπολέμηση του διασυνοριακού εγκλήματος. Δημιουργείται ωστόσο το ερώτημα αν οι πληροφορίες που θα συλλέγει το αερόστατο θα χρησιμοποιούνται για την αναχαίτιση ή την αποτροπή των πλεούμενων των προσφύγων που ξεκινούν από τα τουρκικά παράλια για να ζητήσουν διεθνή προστασία στην Ευρώπη.

      « Πρώτα απ’ όλα ξέρεις τι ώρα φεύγει από τους διακινητές το σκάφος, ενημερώνεις την τουρκική πλευρά, πηγαίνεις εσύ κοντά, δηλαδή είναι ένα σύνολο ενεργειών » σημείωνε την περασμένη εβδομάδα σε συνέντευξή του στον ΑΝΤ1 ο αναπληρωτής υπουργός Μεταναστευτικής Πολιτικής Γιώργος Κουμουτσάκος, μιλώντας για τα αποτελέσματα που αναμένεται να έχει το αερόστατο στην ενίσχυση της επιτήρησης των συνόρων.

      Το Λιμενικό είναι η πρώτη ακτοφυλακή κράτους-μέλους της Ε.Ε. που χρησιμοποιεί αερόστατο για την επιτήρηση της θάλασσας, δέκα μήνες μετά την πρώτη παρόμοια πανευρωπαϊκή χρήση μη επανδρωμένου αεροσκάφους μεσαίου ύψους μακράς εμβέλειας.

      « Αυτό καταδεικνύει την ισχυρή και ξεκάθαρη βούληση του Λ.Σ.-ΕΛ.ΑΚΤ. να καταβάλει κάθε δυνατή προσπάθεια, χρησιμοποιώντας τη διαθέσιμη τεχνολογία αιχμής, για την αποτελεσματική φύλαξη των εξωτερικών θαλάσσιων συνόρων της Ευρωπαϊκής Ενωσης, την πάταξη κάθε μορφής εγκληματικότητας καθώς και την προστασία της ανθρώπινης ζωής στη θάλασσα », σημειώνει το Λιμενικό.

      Η λειτουργία του αερόστατου εντάσσεται στην επιχείρηση « Ποσειδών » που συντονίζουν το Λιμενικό και η ΕΛ.ΑΣ. υπό την επιτήρηση της FRONTEX.

      Παράλληλα, στο νησί θα τεθεί σε λειτουργία φορτηγό εξοπλισμένο με παρόμοια συστήματα, προκειμένου να μπορούν να συγκριθούν τα αποτελέσματα και η λειτουργία του επίγειου και του εναέριου συστήματος.

      https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/205553_se-dokimastiki-leitoyrgia-aerostasto-tis-frontex

    • Zeppelin over the island of Samos to monitor migrants trafficking

      Greek authorities and the Frontex will release a huge surveillance Zeppelin above the island of Samos to monitor migrants who illegally try to reach Greece and Europe. The installation of the ominous balloon will be certainly a grotesque attraction for the tourists who visit the island in the East Aegean Sea.

      Deputy Minister of Migration Policy Giorgos Koumoutsakos told private ANT1 TV that the Zeppelin will go in operation next week.

      “In Samos, at some point, I think it’s a matter of days or a week, a Zeppelin balloon will be installed in cooperation with FRONTEX, which will take a picture of a huge area. What does that mean? First of all, you know what time the ship moves away from the traffickers, inform the Turkish side, you go near, that is a set of actions,” Koumoutsakos said.

      The Zeppelin will be monitored by the GNR radar unit of the Frontext located at the port of Karlovasi, samiakienimerosi notes adding “It will give a picture of movements between the Turkish coast to Samos for the more effective guarding of our maritime borders.”

      The Deputy Minister did not elaborate on what exactly can the Greek Port Authority do when it comes “near” to the refugee and migrants boats.

      According to daily efimerida ton syntakton, the Norwegian NGO, Aegean Boat Report, revealed a video shot on July 17. The video shows how a Greek Coast Guard vessel approaches a boat with 34 people on board and leaves them at the open sea to be “collected” by Turkish authorities, while the passengers, among them 14 children, desperately are shouting “Not to Turkey!”

      It is not clear, whether the Greek Coast Guard vessel is in international waters as such vessels do not enter Turkish territorial waters. According to international law, the passengers ought to be rescued. The Greek Coast Guard has so far not taken position on the issue, saying it will need to evaluate the video first, efsyn notes.

      “There is no push backs. Everything will be done in accordance with the international law. Greece will do nothing beyond the international law,” Koumoutsakos stressed.

      PS I suppose, tourists will be cheered to have their vacation activities monitored by a plastic Big Brother. Not?

      https://www.keeptalkinggreece.com/2019/07/26/zeppelin-samos-migrants-refugees

    • Once migrants on Mediterranean were saved by naval patrols. Now they have to watch as #drones fly over
      https://i.guim.co.uk/img/media/8a92adecf247b04c801a67a612766ee753738437/0_109_4332_2599/master/4332.jpg?width=605&quality=85&auto=format&fit=max&s=c0051d5e4fff6aff063c70

      Amid the panicked shouting from the water and the smell of petrol from the sinking dinghy, the noise of an approaching engine briefly raises hope. Dozens of people fighting for their lives in the Mediterranean use their remaining energy to wave frantically for help. Nearly 2,000 miles away in the Polish capital, Warsaw, a drone operator watches their final moments via a live transmission. There is no ship to answer the SOS, just an unmanned aerial vehicle operated by the European border and coast guard agency, Frontex.

      This is not a scene from some nightmarish future on Europe’s maritime borders but a present-day probability. Frontex, which is based in Warsaw, is part of a £95m investment by the EU in unmanned aerial vehicles, the Observer has learned.

      This spending has come as the EU pulls back its naval missions in the Mediterranean and harasses almost all search-and-rescue charity boats out of the water. Frontex’s surveillance drones are flying over waters off Libya where not a single rescue has been carried out by the main EU naval mission since last August, in what is the deadliest stretch of water in the world.

      The replacement of naval vessels, which can conduct rescues, with drones, which cannot, is being condemned as a cynical abrogation of any European role in saving lives.

      “There is no obligation for drones to be equipped with life-saving appliances and to conduct rescue operations,” said a German Green party MEP, Erik Marquardt. “You need ships for that, and ships are exactly what there is a lack of at the moment.” This year the death rate for people attempting the Mediterranean crossing has risen from a historical average of 2% to as high as 14% last month. In total, 567 of the estimated 8,362 people who have attempted it so far this year have died.

      Gabriele Iacovino, director of one of Italy’s leading thinktanks, the Centre for International Studies, said the move into drones was “a way to spend money without having the responsibility to save lives”. Aerial surveillance without ships in the water amounted to a “naval mission without a naval force”, and was about avoiding embarrassing political rows in Europe over what to do with rescued migrants.

      Since March the EU’s main naval mission in the area, Operation Sophia, has withdrawn its ships from waters where the majority of migrant boats have sunk. While Sophia was not primarily a search-and-rescue mission, it was obliged under international and EU law to assist vessels in distress. The switch to drones is part of an apparent effort to monitor the Mediterranean without being pulled into rescue missions that deliver migrants to European shores.

      Marta Foresti, director of the Human Mobility Initiative at the Overseas Development Institute, an influential UK thinktank, said Europe had replaced migration policy with panic, with potentially lethal consequences. “We panicked in 2015 and that panic has turned into security budgets,” she said. “Frontex’s budget has doubled with very little oversight or design. It’s a knee-jerk reaction.”

      The strategy has seen Frontex, based in Warsaw, and its sister agency, the European Maritime Safety Agency, based in Lisbon, invest in pilotless aerial vehicles. The Observer has found three contracts – two under EMSA and one under Frontex – totalling £95m for drones that can supply intelligence to Frontex.

      The models include the Hermes, made by Elbit Systems, Israel’s biggest privately owned arms manufacturer, and the Heron, produced by Israel Aerospace Industries, a state-owned company. Both models were developed for use in combat missions in the occupied Palestinian territory of Gaza. Frontex said its drone suppliers met all “EU procurement rules and guidelines”.

      There is mounting concern both over how Frontex is spending EU taxpayers’ money and how it can be held accountable. The migration panic roiling Europe’s politics has been a boon for a once unfashionable EU outpost that coordinated national coastal and border guards. Ten years ago Frontex’s budget was £79m. In the latest budget cycle it has been awarded £10.4bn.

      Demand from member states for its services have largely been driven by its role in coordinating and carrying out deportations. The expansion of the deportation machine has caused concern among institutions tasked with monitoring the forced returns missions: a group of national ombudsmen, independent watchdogs appointed in all EU member states to safeguard human rights, has announced plans to begin its own independent monitoring group. The move follows frustration with the way their reports on past missions have been handled by Frontex.

      Andreas Pottakis, Greece’s ombudsman, is among those calling for an end to the agency policing itself: “Internal monitoring of Frontex by Frontex cannot substitute for the need for external monitoring by independent bodies. This is the only way the demand for transparency can be met and that the EU administration can effectively be held into account.”
      Acting to extradite helpless civilians to the hands of Libyan militias may amount to criminal liability

      The Frontex Consultative Forum, a body offering strategic advice to Frontex’s management board on how the agency can improve respect for fundamental rights, has also severely criticised it for a sloppy approach to accountability. An online archive of all Frontex operations, which was used by independent researchers, was recently removed.

      The switch to drones in the Mediterranean has also led to Frontex being accused of feeding intelligence on the position of migrant boats to Libya’s coast guards so they can intercept and return them to Libya. Although it receives EU funds, the Libyan coast guard remains a loosely defined outfit that often overlaps with smuggling gangs and detention centre owners.

      “The Libyan coast guard never patrols the sea,” said Tamino Böhm of the German rescue charity Sea-Watch. “They never leave port unless there is a boat to head to for a pullback. This means the information they have comes from the surveillance flights of Italy, Frontex and the EU.”

      A Frontex spokesperson said that incidents related to boats in distress were passed to the “responsible rescue coordination centre and to the neighbouring ones for situational awareness and potential coordination”. Thus the maritime rescue coordination centre in Rome has begun to share information with its Libyan counterpart in Tripoli, under the instructions of Italy’s far-right interior minister, Matteo Salvini.

      The EU is already accused of crimes against humanity in a submission before the International Criminal Court for “orchestrating a policy of forced transfer to concentration camp-like detention facilities [in Libya] where atrocious crimes are committed”.

      The case, brought by lawyers based in Paris, seeks to demonstrate that many of the people intercepted have faced human rights abuses ranging from slavery to torture and murder after being returned to Libya.

      Omer Shatz, an Israeli who teaches at Sciences Po university in Paris, and one of the two lawyers who brought the ICC case, said Frontex drone operators could be criminally liable for aiding pullbacks. “A drone operator that is aware of a migrant boat in distress is obliged to secure fundamental rights to life, body integrity, liberty and dignity. This means she has to take actions intended to search, rescue and disembark those rescued at safe port. Acting to extradite helpless vulnerable civilians to the hands of Libyan militias may amount to criminal liability.”

      Under international law, migrants rescued at sea by European vessels cannot be returned to Libya, where conflict and human rights abuses mean the UN has stated there is no safe port. Under the UN convention on the law of the sea (Unclos) all ships are obliged to report an encounter with a vessel in distress and offer assistance. This is partly why EU naval missions that were not mandated to conduct rescue missions found themselves pitched into them regardless.

      Drones, however, operate in a legal grey zone not covered by Unclos. The situation for private contractors to EU agencies, as in some of the current drone operations, is even less clear.

      Frontex told the Observer that all drone operators, staff or private contractors are subject to EU laws that mandate the protection of human life. The agency said it was unable to share a copy of the mission instructions given to drone operators that would tell them what to do in the event of encountering a boat in distress, asking the Observer to submit a freedom of information request. The agency said drones had encountered boats in distress on only four occasions – all in June this year – in the central Mediterranean, and that none had led to a “serious incident report” – Frontex jargon for a red flag. When EU naval vessels were deployed in similar areas in previous years, multiple serious incidents were reported every month, according to documents seen by the Observer.

      https://amp.theguardian.com/world/2019/aug/04/drones-replace-patrol-ships-mediterranean-fears-more-migrant-deaths

      #Méditerranée #mer_Méditerranée #Libye

    • L’uso dei droni per guardare i migranti che affogano mette a nudo tutta la disumanità delle pratiche di controllo sui confini

      In troppi crediamo al mito di una frontiera dal volto umano, solo perché ci spaventa guardare in faccia la realtà macchiata di sangue.

      “Se avessi ignorato quelle grida di aiuto, non avrei mai più trovato il coraggio di affrontare il mare”.

      Con queste parole il pescatore siciliano Carlo Giarratano ha commentato la sua decisione di sfidare il “decreto sicurezza” del Governo italiano, che prevede sanzioni o l’arresto nei confronti di chiunque trasporti in Italia migranti soccorsi in mare.

      La sua storia è un esempio della preoccupante tensione che si è creata ai confini della “Fortezza Europa” in materia di leggi e regolamenti. Secondo il diritto internazionale, il capitano di un’imbarcazione in mare è tenuto a fornire assistenza alle persone in difficoltà, “a prescindere dalla nazionalità o dalla cittadinanza delle persone stesse”. Al contempo, molti paesi europei, e la stessa UE, stanno cercando di limitare questo principio e queste attività, malgrado il tragico bilancio di morti nel Mediterraneo, in continua crescita.

      L’Agenzia di Confine e Guardia Costiera Europea, Frontex, sembra aver escogitato una soluzione ingegnosa: i droni. L’obbligo legale di aiutare un’imbarcazione in difficoltà non si applica a un veicolo aereo senza pilota (UAV, unmanned aerial vehicle). Si può aggirare la questione, politicamente calda, su chi sia responsabile di accogliere i migranti soccorsi, se questi semplicemente non vengono proprio soccorsi. Questo principio fa parte di una consolidata tendenza a mettere in atto politiche finalizzate a impedire che i migranti attraversino il Mediterraneo. Visto l’obbligo di soccorrere le persone che ci chiedono aiuto, la soluzione sembra essere questa: fare in modo di non sentire le loro richieste.

      Jean-Claude Juncker sostiene che le politiche europee di presidio ai confini sono concepite per “stroncare il business dei trafficanti”, perché nella moralità egocentrica che ispira la politica di frontiera europea, se non ci fossero trafficanti non ci sarebbero migranti.

      Ma non ci sono trafficanti che si fabbricano migranti in officina. Se le rotte ufficiali sono bloccate, le persone vanno a cercare quelle non ufficiali. Rendere la migrazione più difficile, ha fatto aumentare la richiesta di trafficanti e scafisti, certamente non l’ha fermata. Invece che stroncare il loro business, queste politiche lo hanno creato.

      Secondo la logica della foglia di fico, l’UE sostiene di non limitarsi a lasciare affogare i migranti, ma di fornire supporto alla guardia costiera libica perché intercetti le imbarcazioni che tentano la traversata e riporti le persone nei campi di detenzione in Libia.

      Ma il rapporto del Global Detention Project, a proposito delle condizioni in questi campi, riferisce: “I detenuti sono spesso sottoposti a gravi abusi e violenze, compresi stupri e torture, estorsioni, lavori forzati, schiavitù, condizioni di vita insopportabili, esecuzioni sommarie.” Human Rights Watch, in un rapporto intitolato Senza via di fuga dall’Inferno, descrive situazioni di sovraffollamento e malnutrizione e riporta testimonianze di bambini picchiati dalle guardie.

      L’Irish Times ha riportato accuse secondo cui le milizie associate con il GNA (Governo Libico di Alleanza Nazionale, riconosciuto dall’ONU), starebbero immagazzinando munizioni in questi campi e userebbero i rifugiati come “scudi umani”. Sembra quasi inevitabile, quindi, la notizia che il 3 luglio almeno 53 rifugiati sono stati uccisi durante un attacco dei ribelli appartenenti all’Esercito Nazionale Libico, nel campo di detenzione di Tajura, vicino a Tripoli.

      Secondo una testimonianza riportata dall’Associated Press, a Tajura i migranti erano costretti a pulire le armi delle milizie fedeli al GNA, armi che erano immagazzinate nel campo. Secondo i racconti di testimoni oculari dell’attacco, riportati dalle forze ONU, le guardie del campo avrebbero aperto il fuoco su chi tentava di scappare.

      Nel mondo occidentale, quando parliamo di immigrazione, tendiamo a focalizzarci sul cosiddetto “impatto sulle comunità” causato dai flussi di nuovi arrivati che si muovono da un posto all’altro.

      Nelle nostre discussioni, ci chiediamo se i migranti portino un guadagno per l’economia oppure intacchino risorse già scarse. Raramente ci fermiamo a guardare nella sua cruda e tecnica realtà la concreta applicazione del controllo alle frontiere, quando si traduce davvero in fucili e filo spinato.

      Ci ripetiamo che i costi vanno tutti in un’unica direzione: secondo la nostra narrazione preferita, i controlli di confine sono tutti gratis, è lasciare entrare i migranti la cosa che costa. Ma i costi da pagare ci sono sempre: non solo il tributo di morti che continua a crescere o i budget multimilionari e sempre in aumento delle nostre agenzie di frontiera, ma anche i costi morali e sociali che finiamo con l’estorcere a noi stessi.

      L’ossessione per la sicurezza dei confini deve fare i conti con alcune delle più antiche e radicate convinzioni etiche proprie delle società occidentali. Prendersi cura del più debole, fare agli altri quello che vogliamo sia fatto a noi, aiutare chi possiamo. Molti uomini e donne che lavorano in mare, quando soccorrono dei naufraghi non sono spinti solo da una legge che li obbliga a prestare aiuto, ma anche da un imperativo morale più essenziale. “Lo facciamo perché siamo gente di mare”, ha detto Giarratano al Guardian, “in mare, se ci sono persone in pericolo, le salviamo”.

      Ma i nostri governi hanno deciso che questo non vale per gli europei. Come se fosse una perversa sfida lanciata a istinti morali vecchi di migliaia di anni, nell’Europa moderna un marinaio che salva un migrante mentre sta per affogare, deve essere punito.

      Infrangere queste reti di reciproche responsabilità fra gli esseri umani, ha dei costi: divisioni e tensioni sociali. Ed è un amaro paradosso, perché proprio argomenti di questo genere sono in testa alle nostre preoccupazioni percepite quando si parla di migrazioni. E mentre l’UE fa di tutto per respingere un fronte del confine verso i deserti del Nord Africa, cercando di tenere i corpi dei rifugiati abbastanza lontani da non farceli vedere da vicino, intanto l’altro fronte continua a spingere verso di noi. L’Europa diventa un “ambiente ostile” e quindi noi diventiamo un popolo ostile.

      Ci auto-ingaggiamo come guardie di confine al nostro interno. Padroni di casa, infermiere, insegnanti, manager – ogni relazione sociale deve essere controllata. Il nostro regime di “frontiera quotidiana” crea “comunità sospette” all’interno della nostra società: sono persone sospette per il solo fatto di esistere e, nei loro confronti, si possono chiamare le forze dell’ordine in ogni momento, “giusto per dare un’occhiata”.

      Il confine non è solo un sistema per tenere gli estranei fuori dalla nostra società, ma per marchiare per sempre le persone come estranee, anche all’interno e per legittimare ufficialmente il pregiudizio, per garantire che “l’integrazione” – il Sacro Graal della narrazione progressista sull’immigrazione – resti illusoria e irrealizzabile, uno scherzo crudele giocato sulla pelle di persone destinate a rimanere etichettate come straniere e sospette. La nostra società nel suo insieme si mette al servizio di questo insaziabile confine, fino a definire la sua vera e propria identità nella capacità di respingere le persone.

      Malgrado arrivino continuamente immagini e notizie di tragedie e di morti, i media evitano di collegarle con le campagne di opinione che amplificano le cosiddette “legittime preoccupazioni” della gente e le trasformano in un inattaccabile “comune buon senso”.

      I compromessi che reggono le politiche di controllo dei confini non vengono messi in luce. Questo ci permette di guardare da un’altra parte, non perché siamo crudeli ma perché non possiamo sopportare di vedere quello che stiamo facendo. Ci sono persone e gruppi che, come denuncia Adam Serwer in un articolo su The Atlantic, sono proprio “Focalizzati sulla Crudeltà”. E anche se noi non siamo così, viviamo comunque nel loro stesso mondo, un mondo in cui degli esseri umani annegano e noi li guardiamo dall’alto dei nostri droni senza pilota, mentre lo stato punisce chi cerca di salvarli.

      In troppi crediamo nel mito di una frontiera dal volto umano, solo perché ci spaventa guardare in faccia la tragica e insanguinata realtà del concreto controllo quotidiano sui confini. E comunque, se fosse possibile, non avremmo ormai risolto questa contraddizione? Il fatto che non lo abbiamo fatto dovrebbe portarci a pensare che non ne siamo capaci e che ci si prospetta una cruda e desolante scelta morale per il futuro.

      D’ora in poi, il numero dei migranti non può che aumentare. I cambiamenti climatici saranno determinanti. La scelta di non respingerli non sarà certamente gratis: non c’è modo di condividere le nostre risorse con altri senza sostenere dei costi. Ma se non lo facciamo, scegliamo consapevolmente i naufragi, gli annegamenti, i campi di detenzione, scegliamo di destinare queste persone ad una vita da schiavi in zone di guerra. Scegliamo l’ambiente ostile. Scegliamo di “difendere il nostro stile di vita” semplicemente accettando di vivere a fianco di una popolazione sempre in aumento fatta di rifugiati senza patria, ammassati in baracche di lamiera e depositi soffocanti, sfiniti fino alla disperazione.

      Ma c’è un costo che, alla fine, giudicheremo troppo alto da pagare? Per il momento, sembra di no: ma, … cosa siamo diventati?

      https://dossierlibia.lasciatecientrare.it/luso-dei-droni-per-guardare-i-migranti-che-affogano-m

  • #Athènes (Grèce): staki de collectifs auto-organisés de migrant·e·s anarchistes
    https://fr.squat.net/2019/07/25/athenes-grece-staki-de-collectifs-auto-organises-de-migrant%c2%b7e%c2%b7s-

    Aujoud’hui, 17 juillet 2019, nous, un collectif auto-organisé de migrant·e·s anarchistes, ensemble avec d’autres collectifs auto-organisés et des individus solidaires, avons occupé un magasin abandonné au coin des rues Tsamadou/Tositsa, dans le quartier d’Exarchia.Avec ce staki, nos objectifs en tant que collectif auto-organisé de migrant·e·s anarchistes sont : ۱- un centre de lutte pour les migrant·e·s […]

    #Exarchia #Grèce #ouverture #sans-papiers

  • Hugo Blanco : Le futur est indigène

    https://lavoiedujaguar.net/Hugo-Blanco-Le-futur-est-indigene

    Dans une interview accordée au magazine en ligne Guernica, Hugo Blanco, l’une des figures emblématiques des luttes sociales en Amérique latine, parle des mouvements autochtones d’aujourd’hui, du changement climatique et de la protection de la nature.

    Des milliers d’indigènes se gouvernent eux-mêmes démocratiquement avec le principe « diriger en obéissant ». Les gens choisissent un groupe d’hommes et de femmes comme gouverneurs, mais ne choisissent pas de président ni de secrétaire général ; toutes les personnes désignées ont le même rang. Après quelque temps, ils sont tous remplacés, il n’y a pas de réélection, ainsi tout le monde passe aux commandes et personne n’est indispensable. Quand un sujet très important est débattu, ils organisent une assemblée générale qui décide collectivement. Aucune autorité, à aucun niveau, n’est payée. Ce sont comme des fermiers et chacun a sa part. Les drogues et l’alcool sont interdits. Je ne sais pas si l’on doit appeler ça du socialisme, de l’anarchisme ou du communautarisme et cela ne m’intéresse pas. J’ai bien aimé ce que m’a dit une camarade : « Ils m’ont élue. S’ils m’avaient élue comme gestionnaire de communauté, ça n’aurait pas eu d’importance parce que j’aurais encore pu cuisiner pour mon mari et mes enfants. Mais ils m’ont élue pour la commune. Alors qu’est-ce que j’allais faire ? Je devais voyager. Je devais apprendre à mes enfants à cuisiner, et c’était bien, parce que maintenant les épouses de mes fils peuvent accepter un poste éloigné et mes fils savent cuisiner. » Et donc ils avancent. (...)

    #Pérou #peuples_originaires #écosystèmes #Pachamama #paysans #Marx #société #Mexique #zapatistes #autogouvernement #Grèce #États-Unis #Trump #Argentine #femmes #Nouvelle-Zélande #Maori

  • #Athènes (Grèce) : l’opération policière « loi et ordre » contre Exarcheia et #Rouvikonas serait prête à être lancée
    https://fr.squat.net/2019/07/09/athenes-grece-operation-policiere-contre-exarcheia-et-rouvikonas

    Le compte à rebours approche de la fin, au centre d’Athènes, pour les anarchistes, les autogestionnaires, les migrants et les solidaires. Selon le nouveau ministre de l’ordre public, Michalis Chrysochoidis, et le sous-ministre en charge de la politique pénale et pénitentiaire, Lefteris Economou, le plan de l’État serait prêt pour attaquer le quartier rebelle d’Athènes. […]

    #Exarchia #Grèce #K-Vox #sans-papiers #Yannis_Youlountas

  • A #Lavrio, un camp d’exilé.e.s kurdes auto-géré

    Un reportage effectué à Lavrio, à 60 km environ au sud-est d’Athènes, en décembre 2017, lors d’une longue halte dans un camp d’exilé.e.s kurdes auto-géré.

    Planté haut sur un mât, le drapeau du PKK1flotte au vent au dessus d’un corps de bâtiments hauts de deux étages évoquant un vieux lycée désaffecté. Bâti il y a une soixantaine d’années à 1h au sud d’Athènes dans la ville portuaire de Lavrio pour accueillir les réfugié.e.s fuyant l’Union Soviétique et implanté en pleine ville, à deux pas du port, le camp accueille depuis 35 ans principalement des exilé.e.s politiques Kurdes et Turcs, membres ou sympathisants du PKK principalement, mais aussi du MLKP, du MKP.2Depuis 3 ans, des familles kurdes fuyant la guerre en Syrie les ont rejoints. Le premier camp ne suffisant plus pour les accueillir, un deuxième camp a été ouvert en lisière de la ville sur un terrain vague au pied de collines à la végétation méditerranéenne avec des containers aménagés permettent d’abriter plus facilement des familles que les dortoirs du camp principal.


    Jusqu’au 31 juillet 2017, à travers la présence dans le camp de la croix rouge hellène, le gouvernement grec apportait une aide quotidienne aux exilé.e.s. Mais sous la pression de la Turquie, celui-ci a décidé de couper tous ses liens avec le camp et ses habitants et s’est complètement désengagé du jour au lendemain, stoppant toute aide et abandonnant ses locaux. La fermeture du camp a été justifiée de manière floue par un “non respect des lois grecques et européennes”, notamment en ce qui concerne “les entrées et sorties”. Si ce genre de pression de la Turquie n’est pas chose nouvelle depuis que des opposants au régime turc occupent le camp, celui-ci ne peut désormais plus compter que sur la solidarité des habitants et des organisations solidaires, notamment de l’église grecque qui amène chaque semaine des colis alimentaires aux occupants. Ceci, alors que l’afflux d’exilé.e.s ne tarit pas.

    Un camp auto-géré

    Le refus des habitants du camp d’abandonner leur auto-gestion a servi de prétexte au désengagement de l’état grec.

    “Il y a une organisation dans le camp. Un comité est élu par les habitants du camp dont je suis le porte parole.” explique Sedat, la quarantaine. “Nous organisons l’ensemble de la vie du camp, nous gérons la communication avec les associations qui viennent, le gouvernement grec. Nous devons également gérer l’hygiène et la vie en générale. Dans ce comité, il y a également le comité de la jeunesse divisé en plusieurs commissions : culture, art… Il faut gérer la circulation des humains, le budget, c’est difficile mais en tant que réfugié c’est un travail important. Les habitants d’ici choisissent leurs représentants et nous gérons comme nous pouvons jusqu’à notre départ. Ensuite, ils font les élections à nouveau.”

    Il y a 350 personnes qui vivent ici. Des femmes, des hommes, et tout type de situation. Ils peuvent rester entre 1 an et 2 ans et demi. La majorité reste entre 5 et 6 mois. Il n y a aucune aide de la part du gouvernement, ni des organisations internationales. C’est nous qui nous organisons, qui payons l’ensemble de nos charges. Nous espérons que le gouvernement grec n’usera pas d’une quelconque force à notre égard, mais nous pensons que le peuple grec nous soutiendra car cela fait plus de 35 ans que ce camp existe. Le PKK est donc bien connu localement, les Kurdes aussi. La pression de l’Etat turc sur le gouvernement grec a tenté de détruire ce camp. Nous contribuons localement à l’économie grec en faisant nos achats à la boulangerie, dans les magasins. Les Grecs aussi sont dans une crise économique, mais nous tentons de nouer des liens avec les habitants. Nous essayons de ne pas trop les déranger. Nous savons que nous sommes dans leur pays, et que nous sommes invités ici.“

    “Nous ne sommes pas ici par plaisir.”

    “Nous ne sommes pas ici par plaisir.” reprend-il. “Si dans notre pays il y a la guerre c’est à cause des forces internationales, mais nous ne jugeons pas les peuples d’Europe. Nous aussi nous aimerions vivre dans notre pays. Le besoin majeur est une reconnaissance officielle de ce camp, il y a des personnes des quatre parties du Kurdistan ici. Nous souhaiterions avoir le statut de camp de réfugié malgré les attaques de l’Etat turc. Nous ne voulons pas vivre dans des camps avec des gens qui ont rejoint Daesh. L’état turc a tué en plein cœur de Paris nos trois militantes, nous ne voulons pas que ça se répète ici. Ils ont encore une liste de gens à tuer, nos habitants ont encore peur. Et nous voulons les protéger. C’est pourquoi nous voulons ce statut. Le réfugié a un droit, nous demandons aux organisations internationales de nous reconnaitre. Les gens qui sont ici ne sont pas des enfants de riche, mais nous tentons tout de même de vivre avec dignité. S’ils pensent que c’est en nous laissant mourir de faim que nous ferons marche arrière, ils se trompent. Je ne veux pas rentrer dans les détails du manque de moyen. Comme toute femme, homme, enfant, bébé, jeune, ceux d’ici ont les mêmes besoins. La nourriture, l’hygiène, et tout ce qu’il faut vivre dignement, est-ce que nous avons tout le nécessaire ? Bien sûr que non, mais nous ne voulons pas dramatiser alors qu’il y a la guerre chez nous, que le peuple kurde vit une tragédie. Mettez-vous à notre place, comme chaque citoyen, nous avons le besoin de manger de la viande, de boire du lait. Mais nous essayons de vivre dans des conditions minimales. Je suis ici depuis 5 mois. Au Kurdistan, j’étais responsable du BDP3à Bitlis. Ils ont voulu m’emprisonner, et j’ai dû m’enfuir. Peut-être nous ne sommes pas assez courageux pour combattre.” conclut-il avec un sourire amer.

    A l’instar de Sedat, on trouve de nombreux élus du HDP ou du BDP dans le camp. L’histoire de chaque habitant.e est digne d’un roman. On croise nombre de jeunes ayant du quitter le Kurdistan, menacé.e.s de plusieurs années d’emprisonnement qui pour avoir défendu la langue kurde, qui pour avoir participé à une manifestation, d’autres pour leur engagement politique, culturel, social.

    Les familles du Rojava sont dans l’ensemble moins politisées. Elles ont fui la guerre, souvent après avoir perdu des proches. Le camp est un également un refuge pour plusieurs femmes ayant du fuir seules avec leurs enfants. Pour tou.te.s, la route est périlleuse.

    Mohammed raconte : “Nous avons fui Damas. On est arrivé à Cizire4, ensuite à Qamislo pour le travail. Par la suite on est passé au Kurdistan Sud5à Duhok et ensuite en Turquie. On a marché plus de 9 heures. Arrivé en Turquie, ils nous ont demandé 900 TL pour nous déposer à Istanbul. On est restés plus de 15 jours là-bas. On est allé à Edirne,6mes enfants n’avaient plus rien à manger. La police nous a vu, ils nous ont dit partez, partez d’ici. Ils voulaient juste se débarrasser de nous. Pendant deux nuits, nous sommes restés chez quelqu’un, vers 19h on a passé un fleuve pour traverser de l’autre côté. On est passé ensuite par la forêt. Il faut que tu sois vif, si tu ne l’es pas tu ne pourras jamais passer. On a beaucoup marché. On est arrivés ici depuis 3 mois. Je ne sais pas où nous allons partir. Tant que nous sortons d’ici. Le gouvernement d’Assad m’a condamné à 6 ans d’emprisonnement, si seulement ils me disaient qu’ils ne me condamnaient pas, je retournerai tout de suite à Qamislo.”
    S’auto-gérer et s’occuper au quotidien

    Plus que les conditions de vie précaire, le plus dur pour les réfugié.e.s est de subir l’attente et lutter contre l’ennui qui s’installe et le sentiment de ne pas maîtriser le cours des événements. Malgré les jours qui s’étirent, tous s’accrochent à l’espoir de trouver rapidement un moyen de rejoindre leur pays de destination.

    La Grèce n’est pour eux qu’un point de passage, un pays de transit. L’incertitude du lendemain les empêche de s’investir pleinement dans le moment présent. Mettre en place une activité dans le camp, apprendre le grec, se lancer dans un projet de moyen terme, ce serait reconnaître que l’attente risque d’être longue, éloigner l’accomplissement du but qu’ils se sont fixés en prenant la décision difficile de partir – un choix qui souvent n’en était pas un quand l’autre alternative était la prison ou la mort ; un choix coûteux aussi, les passeurs demandant à chaque étape plusieurs milliers d’euros, excluant de fait les plus précaires qui eux n’ont pas les moyens de partir. Loin de leur famille et de leurs amis, le moral des exilé.e.s s’érode peu à peu au fil des mois qui passent, même si des amitiés se nouent dans le camp entre personnes partageant des histoires et une culture commune. Des retrouvailles aussi parfois, avec d’anciens camarades de lutte ou d’université.

    Pour combattre l’ennui, une discipline quotidienne est nécessaire. Le camp principal compte une trentaine de pièces à vivre. Quelques unes sont occupées par des familles entières, les autres le sont par des personnes individuelles, certaines étant réservées aux femmes. Chaque chambrée s’auto-organise. L’argent nécessaire à l’alimentation est mis en commun au bon soin du « commis » désigné, et toutes les semaines, le groupe va faire des courses collectives au marché, qui permet de s’approvisionner à pas cher. Le ménage quotidien, la cuisine se font à tour de rôle.

    Toutes les semaines, les occupants de chaque chambre tiennent une réunion au cours de laquelle ils peuvent faire une critique / auto-critique, et discuter des moyens d’améliorer leur organisation. C’est le moment où régler les tensions qui peuvent apparaître : un tel ne fait pas son tour de vaisselle, un autre reste au lit jusqu’à midi passé… Ou d’exprimer son mal-être, comme G. qui raconte le passage déprimant du jour de l’an, loin de sa famille, après six mois d’attente dont il ne voit pas le bout. Chaque chambrée désigne ensuite un représentant qui participe à l’Assemblée générale du camp qui décide avec le comité élu de l’organisation générale. Ce système est inspiré du confédéralisme démocratique, paradigme politique du PKK depuis 2005, qui vise à organiser la société sous forme d’assemblées, de la plus petite échelle, appelée la commune, à la plus grande. Dans le camp, les chambrées correspondent donc aux communes.

    Le comité jeunesse tente également d’organiser des activités. Des sessions de discussions/débats autour de textes politiques sont organisées quatre jours par semaine. Les mois qui passent sont rythmés par les différentes célébrations ou commémorations. En décembre par exemple, une cérémonie est organisée en hommage aux martyrs de Roboski, et quelques jours plus tard, une bonne partie du camp met la main à la pâte pour organiser une fête du nouvel an, rare moment de détente collective.

    Le reste du temps, les exilé.e.s trompent l’ennui du matin au soir en se promenant autour du camp, en bord de mer et en allant boire thés ou cafés aux alentours. Certain.e.s vont pêcher tôt le matin, d’autres partent quelques jours pour Athènes régler des formalités administratives, se promener, visiter des connaissances qui ont choisi d’habiter là-bas, par exemple dans un des nombreux squat autogérés ouverts dans la ville. Le mouvement kurde a notamment participé à l’ouverture du City Plaza, l’un des lieux d’accueil les plus développés pour les exilé.e.s.

    Dans le camp, on discute beaucoup, de tout et de rien, des nouvelles du Kurdistan, mais surtout des moyens de partir. A l’arrivée en Grèce, les exilé.e.s passent quelques jours en garde à vue, à la suite de quoi on leur remet un papier disant qu’ils doivent prendre rendez-vous pour déposer leur demande d’asile. Le dépôt d’une demande officielle d’asile prend souvent plus d’un an à être traitée, et ce sont principalement les cadres politiques à qui le parti interdit les routes clandestines qui font la déposent. Les autres cherchent un moyen de quitter clandestinement la Grèce pour déposer leur demande dans un autre pays. Le règlement Dublin III7stipule en effet quand c’est le pays dans lequel a été fait la demande d’asile qui doit la traiter, manière pour la France, l’Allemagne, de se défausser de leurs responsabilités sur les Etats où rentrent les exilé.e.s. Or, aucun des exilé.e.s ne souhaite rester en Grèce.

    Les passeurs sont interdits dans le camp, les exilé.e.s sont en contact avec eux par téléphone. Ils leur envoient les photos de dizaines de cartes d’identité de tous les pays européens. Ce sera alors à qui trouvera une carte dont la photo lui ressemble. Celle-ci sera vendue plusieurs milliers d’euros, pour un résultat incertain : nombreux sont ceux qui ont essayé de franchir ainsi les contrôles et se sont faits pincés. D’autres songent à partir à pieds, guidés ou pas par un passeur, mais là aussi les échecs sont nombreux. Fin 2017, la situation s’était encore durcie davantage avec des contrôles aux frontières renforcés. Siyar, dans le camp depuis 3 mois, évalue à une quinzaine de personnes seulement ceux qui ont pu partir.

    Les exilé.e.s se dirigent là où ils ont des attaches, familiales ou à défaut amicales. Allemagne, Suisse et Suède sont les destinations de prédilection. La France a gardé pour beaucoup l’image d’une sympathie envers les Kurdes, mais celle-ci a été largement ternie par les conditions d’accueil réservées aux migrant.e.s ces dernières années. De plus, l’apprentissage de la langue est compliquée. En effet, les jeunes espèrent pouvoir rapidement maîtriser la langue de leur futur pays d’accueil afin de reprendre des études et une activité professionnelle.

    Si la quête de meilleures conditions de vie anime la plupart des exilé.e.s, nombreux sont ceux qui y voient aussi un moyen de continuer leur combat politique à l’abri de la répression.

    Que ce soit dans le domaine culturel, comme Hassan, jeune professeur de littérature qui à du quitter sa classe en courant pour échapper à une arrestation parce qu’il défendait l’usage de la langue kurde. Le jeune homme souhaite continuer à travailler sur la reconnaissance et le développement du dialecte zaza. Dans la pédagogie, comme Dilek* qui se destinait à l’enseignement avant que la police ne cherche à la forcer à devenir informatrice, la menaçant de lourdes peines de prison devant son refus. Ou pour faire connaître le combat du PKK, comme Fırat* : “Cela fait 3 mois que je suis là. Je veux continuer mes activités en Europe. Après avoir vécu la réalité kurde, il est primordial d’en parler, et d’exposer notre projet. C’est le devoir moral de chaque Kurde. Il faut le raconter à tout le monde. Nous avons besoin d’expliquer ce qu’il se passe, il faut raconter les souffrances, agrandir la lutte. (…) Le confédéralisme démocratique ne doit pas prendre âme uniquement au Rojava, mais dans le monde entier. Il évolue peut-être au Rojava, mais il doit encore s’améliorer. Il ne doit pas se limiter à là-bas, mais doit se répandre aux quatre parties du Kurdistan. C’est donc mon devoir de l’expliquer là où je suis, c’est ma responsabilité en tant que Kurde. Il faut lutter pour son peuple, pour le confédéralisme démocratique.”

    http://www.kedistan.net/2018/03/02/lavrio-camp-exile-e-s-kurdes-auto-gere
    #camp #asile #migrations #réfugiés #camps_de_réfugiés #PKK #Kurdes #auto-gestion #autogestion #confédéralisme_démocratique #Grèce

  • #Panorama

    The PANORAMA of GREEK CENSUS DATA is an internet based application designed to take full advantage of the vast quantity of information contained in the last three censuses (1991-2001-2011) by giving the user the opportunity to:
    – effectively manage all variables contained in the census,
    – retrieve data for further statistical analysis in easily usable form
    – map census variables at multiple geographical levels.

    https://panorama.statistics.gr/en
    #database #base_de_données #statistiques #Grèce #recensement #chiffres

    ping @simplicissimus @fil @reka

  • ACCMR. Athens coordination center for migrant and refugee issues

    Since the beginning of 2015, with Greece’s unprecedented number of migrant and refugee arrivals fleeing conflict, the City of Athens has increasingly adopted a proactive approach towards developing strategies to address the needs of these vulnerable populations. In this context, the City of Athens undertook the initiative to establish the Athens Coordination Center for Migrant and Refugee issues (ACCMR). The initiative aims at the efficient coordination between the municipal authorities and stakeholders operating within the city, such as national and international NGOs, international organizations, and migrant and refugee community groups. Our goal is to shape the necessary conditions for the smooth integration of migrants and refugees currently living in the city of Athens, but also for dealing with emergency situations linked with future migration flows.

    The Athens Coordination Center for Migrant and Refugee issues (ACCMR) has been operating since June 2017 with Stavros Niarchos Foundation as founding donor and with the coordination of the Athens Partnership, under the Vice – Mayor’s Office for Migrants and Refugees.


    https://www.accmr.gr/en
    #carte #solidarité #asile #migrations #réfugiés #Athènes #Grèce #cartographie #visualisation

  • #Curing_the_Limbo

    “Curing the Limbo” is a program aiming to implement a dynamic and innovative model for integration that allows refugees to become socially active. This can be achieved through attending courses in Greek, English, Creative Expression and ICT, gaining access to affordable housing, and receiving professional counseling services tailored to their needs. Refugees are thus integrated in the life of the city, by interacting with active citizen groups and participating in public events held in the neighbourhoods of Athens. In coming together, the refugees and the city exit their “limbo” state, boosting activity, cooperation, and co-existence.


    https://curingthelimbo.gr/en/home
    #Athènes #intégration #hébergement #villes #urban_matters #réfugiés #asile #migrations #Grèce #CuringtheLimbo #hébergement #logement #intégration_professionnelle #travail #innovation_sociale

    Pour info : financement de 5 mio d’EUR sur 5 ans pour ce projet exploratoire...

  • #Grèce : #Tsipras chute, discrédité par sa soumission au capital | #editorial de #Lutte_Ouvriere
    https://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/grece-tsipras-chute-discredite-par-sa-soumission-au-capital-133251.h
    #capitalisme

    [...] Aujourd’hui, après avoir soulevé bien des illusions, on comprend que les années d’austérité à la sauce #Syriza soient restées en travers de la gorge des travailleurs grecs. Et, la droite discréditée il y a encore quelques années, en a profité pour revenir aux affaires. Elle continuera les plans d’austérité et la politique anti-ouvrière tout en l’aggravant. Elle ajoutera également sa touche profondément réactionnaire dans ce pays où la dictature militaire a régné de 1967 à 1974.

    Pour nous, travailleurs, la leçon de cette évolution est que ceux qui prétendent s’opposer aux puissances de l’argent sans vouloir s’attaquer aux racines du pouvoir de la bourgeoisie se condamnent à devenir de nouveaux serviteurs de celle-ci.

    Leur politique est une impasse et les illusions qu’ils créent nous désarment. Il n’y aura pas de sauveur suprême. Et notre seule perspective ne peut être que de mener nous-mêmes le combat jusqu’au bout, jusqu’à l’expropriation des grandes banques et des grandes entreprises. L’utopie n’est pas de vouloir renverser l’ordre social capitaliste. C’est de croire que les intérêts des travailleurs sont conciliables avec la domination du grand capital.

  • En Grèce, dans une usine autogérée, le travail devient un « lieu de solidarité et de liberté »
    PAR ANDREA FUORI, RAPHAËL GOUMENT // 8 JUILLET 2019 // Bastamag

    Au mur du petit bureau, Dimitris pointe une photo jaunie d’Alexis Tsipras, premier ministre depuis 2015, et qui vient d’être battu aux élections législatives du 7 juillet. Le patron de Syriza avait visité l’usine lors de sa campagne électorale en 2014. « Il nous a promis de légaliser notre statut. Il nous a assuré qu’on était des travailleurs modèles, sur qui ils s’appuieraient pour leur projet économique. Cinq ans plus tard, rien n’a changé. »

    Après huit ans de lutte, les ouvriers de Vio Me sont toujours dans l’illégalité. En 2014, ils ont créé une société coopérative qui s’est dotée d’un compte en banque. Mais elle n’est ni propriétaire ni locataire des actifs. « Sur le papier, on est toujours considérés comme les employés d’une entreprise en faillite. Depuis six ans, notre travail n’est pas reconnu », peste Makis.

    « On voudrait exporter vers l’Amérique Latine, mais c’est impossible sans cadre légal. L’absence de statut freine notre développement. »

    #Zanon #savons #lessives #écologie#BTP #crise #huile_d_olive #organisation_collective #espace_social #distribution_militante #réseau #solidarité #assemblées #centres_sociaux #coopératives #faillite #illégalité #société_coopérative #statut #projet_économique #Syriza #Tsipras #production #autogestion #coopératives_ouvrières #structures_autogérées #Grèce #mouvement_des_places #réappropriation_industrielle #Vio Me #usine #lutte

    https://www.bastamag.net/Grece-Vio-Me-cooperative-usine-autogeree-savons-ecologiques-legislatives-T

  • Greece’s New Prime Minister Is Just as Populist as the Old One – Foreign Policy
    https://foreignpolicy.com/2019/07/08/greeces-new-prime-minister-is-just-as-populist-as-the-old-one-mitsota

    After two elections and a highly charged referendum campaign, Syriza’s populist message has ceased to resonate with voters. That’s in part because ND has dominated the media. In the run-up to the vote, Syriza was almost nowhere to be found. ND not only vastly outspent the other party in terms of advertising, but it enjoyed unlimited support from newspapers and among the talking heads who dominate television coverage. ND also recruited journalists to become candidates, thus leveraging their positions in broadcasting and publishing in support of the campaign (in violation of all journalistic ethics). Syriza only managed to grab a few paltry headlines when Tsipras made personal campaign appearances.

    #Grèce #élections_2019

  • Plotino Rhodakanaty (ou Plotinos Rodokanakis)

    Pierre-Luc Abramson

    https://lavoiedujaguar.net/Plotino-Rhodakanaty-ou-Plotinos-Rodokanakis

    Né à Athènes le 14 octobre 1828, mort en 1886 (?). Professeur de philosophie et médecin à Mexico. Propagandiste fouriériste ; projette la création d’une commune sociétaire. Auteur d’un catéchisme fouriériste. Fondateur d’une École de la raison et du socialisme.

    Plotino Rhodakanaty — de son vrai nom le prince Plotin Constantin Rodokanakis, d’illustre ascendance impériale byzantine — est grec. Il n’y aucun doute à ce sujet : il ne le cache pas et ses contemporains le savent. Il naît à Athènes, le 14 octobre 1828. Après le décès de son père, mort en combattant pour l’indépendance hellénique, il est élevé par sa mère, autrichienne, et il mène en sa compagnie ce qui semble bien être une vie de proscrit dans diverses capitales européennes. Il fait des études de médecine à Vienne, il participe à la révolution quarante-huitarde à Budapest et il fréquente ensuite les disciples de Hegel à Berlin, en même temps qu’il achève ses études de médecine et étudie la philosophie. C’est dans cette ville, en 1850, qu’il fait son entrée en socialisme par la lecture de Qu’est-ce que la propriété ?, de Proudhon. Il se rend alors à Paris dans l’intention de rencontrer l’auteur. Nous ne savons pas si la rencontre eut lieu ; par contre, selon son unique et anonyme biographie publiée dans un journal de Chilpancingo, c’est à Paris qu’il est séduit et convaincu par les écrits de Fourier. (...)

    #Grèce #Mexique #anarchisme #fouriérisme #Rodokanakis #Proudhon #Fourier #phalanstère #utopie #philosophie #homéopathie #Benito_Juárez #Téos_Romvos #mormons

  • Travail, nom féminin - Vacarme
    https://vacarme.org/article3260.html

    L’histoire de Konstantína Koúneva, militante syndicale défigurée fin décembre 2008 dans un quartier d’Athènes à la suite d’une attaque à l’acide, est traversée par l’histoire grecque de ces dix dernières années et la traverse en retour d’une façon oblique, singulière et sensible.

    pas encore lu, je le poste pour le retrouver, mais aussi parce que je sens que ça va planter des arbres.

    #Konstantína_Koúneva

  • Les taux de la Grèce touchent un plus bas historique | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/les-taux-de-la-grece-touchent-un-plus-bas-historique-1036035

    A l’approche des élections législatives de ce dimanche, les investisseurs plébiscitent la dette grecque. Les obligations ont rapporté 23 % à leurs souscripteurs cette année, soit la meilleure performance de la zone euro.

    #youpi #vautours #grèce #dette

  • Notes anthropologiques (XXXIX)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XXXIX

    Et si nous parlions encore une fois d’argent ? (III)
    Le grand commerce

    À mon arrivée au Mexique, il y a maintenant deux jours, ce qui m’a frappé d’emblée en discutant avec les gens est bien l’importance que peut prendre l’argent dans leur vie. En Europe aussi l’argent a bouleversé de fond en comble la vie des gens ; au Mexique, il la bouleverse. C’est l’odeur de l’argent semblable à celle du sang qui a engendré dans tout le pays les cartels du capitalisme sauvage et la longue liste des meurtres impunis. C’est lui qui dicte la politique du président de la République mexicaine face aux puissances du Nord. C’est bien enfin cette actualité d’un chambardement qui distingue les pays qui seront toujours « en voie de développement » des pays du premier monde. C’est bien cette nécessité impérieuse de l’argent qui jette les habitants du Salvador, du Guatemala, du Honduras, du Nicaragua, de Colombie et du Venezuela sur les routes de l’exil, c’est elle aussi qui condamne les Mexicains à quitter leur famille, leur village ou leur quartier pour les États-Unis. Il s’agit d’un véritable exode et tous ces êtres humains qui se dirigent désespérément et au péril de leur vie en direction des pays du premier monde sont les victimes de la guerre qui fait rage actuellement. Cette guerre n’est pas à venir, elle est le malheur quotidien des hommes et des femmes. C’est une guerre contre l’humain. Encore faut-il, dans la confusion que cette guerre fait régner dans les esprits, tenter de préciser ce qu’est l’humain et chercher à définir ce qui s’oppose à lui. (...)

    #anthropologie #monnaie #Mexique #Grèce_antique #Nouvelle-Guinée #don #humanité #société #Odyssée #esclave

  • En #Grèce, #Syriza poussé vers la sortie | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/grece-syriza-pousse-vers-sortie/00089734

    Défait aux européennes, le Premier ministre grec a annoncé des élections anticipées qui se tiendront ce dimanche. A la tête du pays depuis janvier 2015, Alexis Tsipras a essayé d’appliquer une #politique_sociale dans les faibles marges de manœuvre dont il disposait. La population n’est pas satisfaite malgré de faibles signaux de reprise.

    #bilan #Troïka #union_européenne

  • Athens’ air-raid shelters 1936-40

    I.Metaxa’s government, the “4th August” regime which came to power in 1936, considered conflict in Europe to be a real possibility. Moreover they realized that the airplane was going to dominate the fields of battle and as a consequence urban bombardments (provoking mass casualties) were more than probable (Εθνική Ένωσις Αεροχημικής Προστασίας/ National Association for Aero-chemical Protection 1936). This scenario drove Metaxa’s regime to conceive and implement a vast project of Civil Protection (Βλάσσης 2013) , focusing on the construction of numerous air–raid shelters. Noteworthy are the diversities in the type and size of the shelters that ranged from narrow underground galleries or small chambers, to organized shelters of hundreds of square meters including hygiene infrastructure, water tanks, numerous chambers and auxiliary rooms (Κυρίμης 2017).


    https://www.athenssocialatlas.gr/en/article/athens-air-raid-shelters-1936-40
    #Athènes #bunkers #guerre #histoire #WWII #seconde_guerre_mondiale #refuges #souterrain #Grèce #refuge #refuges
    ping @albertocampiphoto

  • The European benchmark for refugee integration: A comparative analysis of the National Integration Evaluation Mechanism in 14 EU countries

    The report presents a comparative, indicator-based assessment of the refugee integration frameworks in place in 14 countries: Czechia, France, Greece, Hungary, Italy, Latvia, Lithuania, the Netherlands, Poland, Portugal, Romania, Slovenia, Spain and Sweden.

    Conclusions cover the full range of integration dimensions, such as housing, employment, education and aspects of legal integration, and refer to recognized refugees and beneficiaries of subsidiary protection.

    Legal and policy indicators are the focus of analysis, as well as indicators on mainstreaming, coordination and efforts to involve refugees and locals.

    Results are presented in terms of concrete steps that policymakers need to take in order to establish a refugee integration framework in line with the standards required by international and EU law.


    http://www.ismu.org/en/the-european-benchmark-for-refugee-integration-a-comparative-analysis-of-the-n

    #rapport #intégration #France #Grèce #République_Tchèque #Hongrie #Italie #Lettonie #Lituanie #Pays-Bas #Pologne #Portugal #Roumanie #Slovénie #Espagne #Suède #réfugiés #migrations #asile #regroupement_familial #citoyenneté #logement #hébergement #emploi #travail #intégration_professionnelle #éducation #santé #sécurité_sociale
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  • #Samos (Grecia): violenze e abusi sui minori nell’hotspot dell’isola

    Subiscono abusi fisici, psicologici, emotivi e vivono in container con adulti che non sono i loro genitori, quando dovrebbero andare in case famiglia. Succede ai minori non accompagnati nell’hotspot di Samos, Grecia. Lo denunciano l’ong Still I Rise e il libro di Nicolò Govoni.

    https://www.osservatoriodiritti.it/2019/06/20/samos-grecia-campo-profughi
    #Grèce #hotspot #abus #mineurs #enfants #enfance #île #violence

  • European Court Condemns Greece’s Migrant Kid Lockups

    Fresh Ruling Calls for End to Harmful Detention of Lone Migrant Children.
    This week, the European Court of Human Rights ruled for the second time in four months against Greece’s abusive practice of locking up unaccompanied migrant and asylum-seeking children in police cells under the so-called “protective custody” regime.

    The problem seems to be getting worse. As of May 31, 123 unaccompanied children were still detained in police station cells or immigrant detention centers across the country. That’s 43 more kids than were being detained at the end of March, just as the court first ruled against the practice.

    Human Rights Watch has found that detained children are forced to live in unsanitary conditions, often alongside adults they do not know, and can be abused and ill-treated by police. Detention can also have serious long-term impacts, including anxiety, depression, post-traumatic stress disorder, memory loss, and harm to children’s development.

    To make things worse, because they are in detention, these kids – who may have suffered horrific experiences while escaping from war zones – are often unable to receive medical treatment, psychological counselling, or legal aid. Few even know why they’re detained or how long they will be behind bars.

    The latest ruling concerns five unaccompanied children from Afghanistan, aged between 14 and 17, who first applied to the European Court in 2016. The court ruled that the detention in police stations of three of the children violated their right to liberty, and that conditions there exposed them to degrading treatment. The court also held that the authorities had not done all that could reasonably be expected of them to provide for and protect four of the children, who had lived for a month in the makeshift Idomeni refugee camp in an environment unsuitable for adolescents.

    The Greek government should respond to the ruling by immediately transferring all kids now in police custody to open and safe accommodation. Greece should also work to increase its shelter capacity, find alternatives to detention, and implement a comprehensive foster family system introduced in 2018, which would also benefit Greek children.

    Unaccompanied kids in Greece should not have to spend another day locked up in filthy police cells.


    https://www.hrw.org/news/2019/06/15/european-court-condemns-greeces-migrant-kid-lockups

    #CEDH #condamnation #Grèce #enfants #enfance #réfugiés #migrations #asile #rétention #détention_administrative #MNA #mineurs_non_accompagnés

  • Pendant que certains tergiversent et font des ronds de jambes, d’autres affrontent de plein fouet la montée de la peste brune
    Yannis Youlountas a été pris en embuscade hier soir par des néo-nazis en Grèce. Blessé, choqué, ses jours ne sont pas en danger
    Soutien σύντροφος, φίλος✊

    Yannis agressé par des néo-nazis hier soir au Pirée | Blog YY - http://blogyy.net/2019/06/14/yannis-agresse-par-des-neo-nazis-hier-soir-au-piree

    #agression #pressions #extrême-droite #neo-nazisme #Grèce