• #Athènes (Grèce) : reprise des évacuations de squats à #Exarcheia
    https://fr.squat.net/2019/10/20/athenes-grece-reprise-des-evacuations-de-squats-a-exarcheia

    Alerte en ce moment à Athènes : Après une longue pause, le gouvernement grec a décidé de frapper à nouveau. Ce matin [mercredi 16 oct. 2019], deux squats sont en cours d’évacuation par la police, des agents de renseignement, la police antiterroriste, des MAT (CRS) et des employés de la voirie de la mairie d’Athènes. […]

    #anti-terrorisme #expulsion #Grèce #K-Vox #Notara_26 #sans-papiers #santé

  • Le Hot-Spot de Vathi à Samos a été évacué à cause d’un incédie.

    L’incendie qui a éclaté vers 21h a obligé des milliers de réfugiés de quitter le camp et de passer la nuit en plein air. Des ONG se sont mobilisés pour que de nourrissons et des enfants de bas âge puissent être logés.

    Le quotidien grec Efimerida tôn Syntaktôn écrit que, selon les pompiers, l’incendie aurait été déclenché par les poubelles. D’après les premières informations, il n’y aurait pas de victimes, les réfugiés auraient eu le temps de s’éloigner du camp, où s’entassent presque dix fois plus de demandeurs d’asile que sa capacité d’accueil (5.000 voire plus pour 650 places).

    Un peu plus tôt dans la soirée il y a eu au centre-ville de Vathi, trois syriens blessés lors d’une rixe entre deux groupes ethniques, syriens et afghans ; les trois blessés ont été amenés à l’hôpital.

    –-> commentaire reçu via la mailing-list Migreurop, le 15.10.2019

    Πυρκαγιά στο ΚΥΤ Σάμου


    https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/214777_pyrkagia-sto-kyt-samoy
    #incendie #feu #hotspot #asile #migrations #réfugiés #Grèce #îles #Samos

  • Notes anthropologiques (XL)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XL

    Naissance de la religion (I)
    La fonction sociale du sacrifice

    Pour l’immense majorité des historiens ou des sociologues, pour ne pas évoquer les archéologues et autres paléontologues, la religion apparaît avec l’homme : c’est l’esprit qui émane et dépasse la société proprement dite et avec lequel la société entretient une forme de communication, c’est la thèse mise en avant par Durkheim, par exemple. Loin de moi, l’idée de critiquer ce point de vue, je voudrais seulement dans les notes qui vont suivre émettre l’hypothèse que la religion commence avec le sacrifice et avec l’idée d’une dette contactée par cette même société vis-à-vis de son propre esprit, perçu alors comme esprit séparé. Tant que l’esprit social se trouvait immanent à la société, faisant corps avec elle, la question du sacrifice et de la dette ne se posait pas encore. Il est bien possible que la religion apparaisse avec cette séparation que met au jour le rituel du sacrifice.

    Mon point de départ est l’échange cérémoniel et j’avance que le sacrifice est un échange cérémoniel tronqué. L’autre, l’autre clan avec lequel j’échangeais des cadeaux, a disparu et à sa place s’est substitué un dieu. Et je me demande pourquoi ? (...)

    #anthropologie #religion #sacrifice #Grèce_ancienne #Odyssée #aristocratie #échanges #don #offrande #défi #réciprocité #allégeance #subordination

  • « Le pire n’est pas (toujours) certains » parle sans politiquement correct du rôle de l’Europe dans la crise migratoire

    Écriture du texte

    Durant plusieurs mois, l’autrice a parcouru l’Europe, de Thessalonique, en #Grèce, jusqu’au Foyer Oryema de Bobigny. Cette pièce est dédiée à tous les migrants rencontrés et qui ont accepté de lui raconter leurs #histoires. Certains sont devenus ses amis. Le pire n’est pas (toujours) certain met en scène un ensemble de personnages imaginaires construits à partir de vrais #témoignages. Ainsi, le spectateur découvre la Fée Clochette, qui se moque de l’#Europe, l’Europe elle-même, un délégué européen aux affaires migratoires, ou encore Jumala, demandeuse d’asile. Le vrai trajet de l’autrice est imité, transposé sur un personnage de chien qui fit lui aussi la même route que les réfugiés à partir de leur arrivée en Europe par la Grèce.

    #Catherine_Boskowitz explique sur scène s’être inspiré du livre Frères migrants, de Patrick Chamoiseau, mais d’autres ouvrages ont inspiré son écriture. Les écrits d’Hannah Arendt sur l’acte de « penser », Le soulier de Satin, de Paul Claudel, ou encore Passé composé, une nouvelle d’Antonio Tabucchi. Une autre pièce a marqué son propre travail, celle d‘Armand Gatti intitulée Sept possibilités du train 713 en partance d’Auschwitz, qu’elle mit en scène en 2007. En effet, le parallèle avec les camps de déportation de la Seconde Guerre Mondiale se traduit par un lexique similaire : la pièce parle de « Justes » avec les « passeurs » qui organisent des « résistances » en Europe pour permettre aux migrants d’obtenir la liberté et la sécurité. Le texte fait également référence à une histoire croisée entre deux personnages qui ne se connaissent pas et ne se croiseront jamais, puisque l’un est victime de la crise migratoire, l’autre a été victime du nazisme.

    « Je suis l’Europe ! »

    La pièce commence pendant que le public s’assoit. Dans le premier tableau, la salle découvre les personnages en train de coller des bandes adhésives blanches sur le sol et d’écrire dessus. Ces bandes peuvent représenter les frontières empêchant les migrants de se déplacer en Europe en marquant des obstacles sur leurs trajets. Les acteurs se pressent, et quand la salle est enfin installée, l’agitation se fait plus forte avec des bruits stridents qui se transforment peu à peu en bruit de jungle. Les bruitages et la précipitation des personnages qui s’empressent de tout ranger subitement amènent cette première scène d’ouverture à faire penser au démantèlement de Calais, en mettant directement le spectateur dans le bain de l’histoire.

    Un des personnages central de la pièce est celui de l’Europe, jouée par Catherine Boskowitz elle même. Elle la personnifie en femme, habillée en tailleur avec des cornes de Minotaure sur la tête, car « le Minotaure mange les enfants des autres », explique-t-elle. Quand elle arrive sur scène pour la première fois, elle se fait directement alpaguée par la Fée Clochette qui lui courre après et se moque de ses propos. Le personnage de la Fée Clochette n’intervient qu’au début de la pièce, quand elle vient embêter l’Europe. Même si le personnage est drôle, son discours devient tout de suite un peu bateau dès qu’elle essaye d’avoir une analyse de la situation, en affirmant par exemple que « c’est la faute du capitalisme », ne disant rien ni de précis, ni de concret. L’Europe, quant à elle, a un propos bien plus approfondi. Par exemple, elle affirme que si le problème ne trouve pas de solutions, c’est car la mondialisation a transformé les individus en données, dans un monde tourné autour d’individus qui consomment. Dans ce genre de considération, les événements politiques majeurs comme l’élection de Trump ne tombent pas du ciel mais avaient des résonances bien avant en nous. La mise en scène accompagne le discours de cette deuxième séquence par les bruits de données et les personnages qui font mine de travailler avec des statistiques et des chiffres sur un tableau translucide. Dans ce passage, elle déconstruit la manière dont les institutions politiques essayent de se dédouaner de la situation en « os[ant] brouiller les pistes pour nous faire croire que nous sommes impuissants ».

    Mais l’Europe est aussi déclinée dans sa complexité par l’évocation de la lourdeur administrative à laquelle doivent faire face les migrants, ou par d’autres personnages comme celui du délégué européen aux affaires migratoires, qui rencontre Jumala dans un camp, femme exilée arrivée en Grèce et essayant de rejoindre la France. La force de la pièce est incarnée par ses grands personnages comme celui joué par l’autrice, qui rassemble dans son discours tous les schémas mentaux négatifs et xénophobes pouvant être entendu dans la vie quotidienne. Les exprimer sur scène dans la bouche même de l’Europe amène à lire entre les lignes la façon dont les institutions européennes s’occupent de la crise migratoire, tels que : « vous avez laissés vos enfants derrière vous ? Ah mais moi, pour rien au monde je laisserais mes gosses ! ». D’ailleurs, quand on demande à Jumala pourquoi la France, et qu’elle répond « Liberté, égalité, fraternité », des rires se font entendre dans la salle.

    « Ce bateau, je lui avais donné une civilisation » dit un exilé ayant survécu au naufrage de Lampedusa, au début de la pièce .

    D’ailleurs, ce personnage féminin est une autre figure forte de la représentation. Par elle se décline le parallélisme à la Résistance. Par elle, le public découvre l’organisation des passeurs et des réseaux qui font passer les individus d’un pays à un autre. Pendant qu’elle parle de la force dont font part les migrants pour traverser l’Europe, elle interpelle l’administration européenne en côtoyant pendant quelques jours un délégué aux affaires migratoires, qu’elle met face à face avec la réalité, et qui lui aussi incarne les complexité des rapports entre les uns et les autres.

    En sommes, les points abordés sont parfois très intéressants, comme ceux évoqués par l’Europe ou part la relation entre Jumala et le délégué européen, mais l’autrice aurait pu réellement approfondir d’autres aspects de la crise migratoire bien moins connus du grand public, comme les différents réseaux de passeurs. Après le festival des Francophonies à Limoges, la pièce sera à découvrir à Paris en décembre à la MC93.


    https://toutelaculture.com/spectacles/theatre/le-pire-nest-pas-toujours-certains-parle-sans-politiquement-correct-

    #théâtre #art #migrations #frontières #asile #migrations #parcours_migratoires #itinéraires_migratoires
    ping @isskein @reka @karine4

  • Et hop... retour à l’expéditeur! (sic)

    Athènes veut renvoyer en #Turquie 10 000 migrants d’ici fin 2020

    Au lendemain d’un incendie meurtrier dans un camp de migrants situé sur l’île de Lesbos, le gouvernement grec a annoncé plusieurs mesures pour faire face à la crise migratoire.

    Le gouvernement grec a annoncé, lundi 30 septembre, sa volonté de renvoyer en Turquie quelque 10 000 migrants d’ici la fin 2020, après un conseil des ministres convoqué en urgence au lendemain d’un incendie meurtrier et d’émeutes dans un camp de l’île de Lesbos. « De 1 806 retours en quatre ans et demi sous le précédent gouvernement Syriza » d’Alexis Tsipras, le cabinet du premier ministre conservateur, Kyriakos Mitsotakis, veut passer « à 10 000 retours jusqu’à fin 2020 », selon un communiqué publié après le conseil des ministres.

    Avec la multiplication des arrivées d’exilés sur ses îles de la mer Egée, la Grèce vit sa « pire période » migratoire depuis l’accord UE-Turquie de 2016, avec 70 000 migrants et réfugiés sur son territoire, a déclaré lundi à Lesbos le ministre adjoint à la protection civile, Lefteris Oikonomou.

    Le camp de migrants de Moria, sur l’île de Lesbos, s’est réveillé sonné lundi par un incendie qui a tué au moins une réfugiée. Selon les médias grecs, une couverture brûlée retrouvée à côté de la femme morte contiendrait des résidus de peau qui pourraient appartenir à l’enfant de la défunte, un nouveau-né. L’incendie, qui selon des migrants serait parti d’un petit commerce ambulant, a été suivi d’une soirée d’émeutes.
    Les services de l’asile sont débordés

    Parmi les autres mesures annoncées lundi par le gouvernement figurent le renforcement des patrouilles en mer Egée, la poursuite des transferts de migrants des îles vers le continent, la construction de centres fermés pour les illégaux ou ceux dont l’asile a été refusé, ou encore la refonte du système de l’asile.

    Le pacte entre Bruxelles et Ankara, entré en vigueur le 20 mars 2016, prévoit le renvoi en Turquie des migrants illégaux arrivant sur les îles grecques proches de la Turquie (généralement Lesbos, Chios, Kos, Leros et Samos) et des réfugiés syriens pour lesquels la Turquie est considérée comme « un pays sûr ». Il a fait drastiquement baisser le nombre d’arrivées, après la vague qui avait vu passer un million de personnes, en majorité des Syriens, par la Grèce vers le reste de l’UE en 2015 et début 2016.

    Cependant, la plupart des personnes arrivées sur les îles grecques depuis mars 2016 ont demandé l’asile en Grèce pour échapper au renvoi. Les services de l’asile sont débordés et les autorités grecques avaient jusqu’à présent laissé les personnes sur les îles, à l’exception des plus vulnérables, en attendant la réponse définitive à leur demande d’asile. Le gouvernement de gauche d’Alexis Tsipras estimait que les termes du pacte ne permettaient pas de renvoyer en Turquie une personne déboutée de l’asile si elle ne se trouvait pas physiquement sur l’île où elle est arrivée.

    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/30/athenes-veut-renvoyer-en-turquie-10-000-migrants-d-ici-fin-2020_6013674_3210

    #paquets_postaux #migrerrance #asile #migrations #réfugiés #Grèce #renvois #expulsions

    ping @kaparia @karine4 @isskein

  • Migranti, incendio e rivolta nel campo di Lesbo: muoiono una donna e un bambino, 15 feriti

    Scontri con la polizia nel campo dove sono ospitati 13mila migranti a fronte di una capienza di 3mila.

    Tragedia nel campo profughi di Lesbo dove la situazione era già insostenibile da mesi con oltre 13.000 persone in una struttura che ne può ospitare 3500. Una donna e un bambino sono morti nell’incendio (sembra accidentale) di un container dove abitano diverse famiglie ma le vittime potrebbero essere di più. Una quindicina i feriti che sono stati curati nella clinica pediatrica che Medici senza frontiere ha fuori dal campo e che è stata aperta eccezionalmente.

    «Nessuno può dire che questo è un incidente - è la dura accusa di Msf - E’ la diretta conseguenza di intrappolare 13.000 persone in uno spazio che ne può contenere 3.000».

    Dopo l’incendio nel campo è esplosa una vera e propria rivolta con i migranti, costretti a vivere in condizioni disumane, che hanno dato vita a duri scontri con la polizia e hanno appiccato altri incendi all’interno e all’esterno del campo di Moria, chiedendo a gran voce di essere trasferiti sulla terraferma. Ancora confuse le notizie che arrivano dall’isola greca dove negli ultimi mesi gli sbarchi di migranti provenienti dalla Turchia sono aumentati in maniera esponenziale.

    https://www.repubblica.it/cronaca/2019/09/29/news/incendio_e_rivolta_nel_campo_di_moria_a_lesbo_muoiono_una_donna_e_un_bamb
    #Moria #révolte #incendie #feu #Lesbos #Grèce #réfugiés #asile #migrations #camps_de_réfugiés #hotspot #camp_de_réfugiés #îles #décès #morts

    • Μία γυναίκα νεκρή και ένα μωρό από τις αναθυμιάσεις στη Μόρια

      Φωτιά ξέσπασε το απόγευμα σε κοντέινερ στο ΚΥΤ Μόριας, με τις μέχρι τώρα πληροφορίες μια γυναίκα είναι νεκρή και ένα μωρό.

      Μετά τη φωτιά στο κοντέινερ, ξέσπασε εξέγερση. Η πυροσβεστική μπήκε να σβήσει τη φωτιά, ενώ αρχικά εμποδίστηκε από τα επεισόδια η αστυνομία αυτή τη στιγμή προσπαθεί να παρέμβει.

      Νεότερα εντός ολίγου.

      https://www.stonisi.gr/post/4319/mia-gynaika-nekrh-kai-ena-mwro-apo-tis-anathymiaseis-sth-moria-updated

    • Fire, clashes, one dead at crowded Greek migrant camp on Lesbos

      A fire broke out on Sunday at a container inside a crowded refugee camp on the eastern Greek island of Lesbos close to Turkey and one person was killed, emergency services said.

      Refugees clashed with police as thick smoke rose over the Moria camp, which currently houses about 12,000 people in overcrowded conditions and firefighters fought to extinguish the blaze.

      Police said one burned body was taken to hospital in the island’s capital Mytilini for identification by the coroner. Police sent reinforcements to the island along with the chief of police to help restore order.

      Police could not immediately reach an area of containers, where there were unconfirmed reports of another burned body.

      Greece has been dealing with a resurgence in refugee and migrant flows in recent weeks from neighboring Turkey. Nearly a million refugees fleeing war in Syria and migrants crossed from Turkey to Greece’s islands in 2015.

      More than 9,000 people arrived in August, the highest number in the three years since the European Union and Ankara implemented a deal to shut off the Aegean migrant route. More than 8,000 people have arrived so far in September.

      Turks have also attempted to cross to Greece in recent years following a failed coup attempt against Turkish President Tayyip Erdogan in 2016.

      On Friday seven Turkish nationals, two women and five children, drowned when a boat carrying them capsized near Greece’s Chios island.

      https://www.reuters.com/article/us-europe-migrants-greece-lesbos-moria/fire-clashes-at-crowded-migrant-camp-on-greek-island-lesbos-idUSKBN1WE0NJ

    • Incendio nel campo rifugiati di Moria. Amnesty: “Abbietto fallimento delle politiche di protezione del governo greco e dell’Ue”

      Incendio nel campo rifugiati di Moria. Amnesty International denuncia: “Abbietto fallimento delle politiche di protezione del governo greco e dell’Ue”

      “L’incendio di Moria ha evidenziato l’abietto fallimento del governo greco e dell’Unione europea, incapaci di gestire la deplorevole situazione dei rifugiati in Grecia“.

      Così Massimo Moratti, direttore delle ricerche sull’Europa di Amnesty International, ha commentato la notizia dell’incendio di domenica 29 settembre nel campo rifugiati di Moria, sull’isola greca di Lesbo, nel quale è morta una donna.

      “Con 12.503 persone presenti in un campo che potrebbe ospitarne 3000 e dati gli incendi già scoppiati nel campo, le autorità greche non possono sostenere che questa tragedia fosse inevitabile. Solo un mese fa erano morte altre tre persone“, ha aggiunto Moratti.

      “L’accordo tra Unione europea e Turchia ha solo peggiorato le cose, negando dignità a migliaia di persone intrappolate sulle isole dell’Egeo e violando i loro diritti“, ha sottolineato Moratti.

      “Il campo di Moria è sovraffollato e insicuro. Le autorità greche devono immediatamente evacuarlo, assistere, anche fornendo le cure mediche necessarie, le persone che hanno subito le conseguenze dell’incendio e accelerare il trasferimento dei richiedenti asilo e dei rifugiati in strutture adeguate in terraferma. Gli altri stati membri dell’Unione europea devono collaborare accettando urgentemente i programmi di ricollocazione che potrebbero ridurre la pressione sulla Grecia“, ha concluso Moratti.

      Ulteriori informazioni

      Nelle ultime settimane, Amnesty International ha riscontrato un drammatico peggioramento delle condizioni dei rifugiati sulle isole dell’Egeo, nelle quali si trovano ormai oltre 30.000 persone.

      Il sovraffollamento ha raggiunto il livello peggiore dal 2016. Le isole di Lesbo e Samo ospitano un numero di persone superiore rispettivamente di quattro e otto volte i posti a disposizione.

      La situazione dei minori è, a sua volta, drasticamente peggiorata. La morte di un afgano di 15 anni nella cosiddetta “zona sicura” del campo di Moria testimonia la fondamentale mancanza di sicurezza per le migliaia di minori costretti a vivere in quel centro.

      All’inizio di settembre il governo greco ha annunciato l’inizio dei trasferimenti dei richiedenti asilo e dei rifugiati sulla terraferma. Questi trasferimenti, effettuati in cooperazione con l’Organizzazione internazionale delle migrazioni, si sono rivelati finora una serie di iniziative frammentarie.

      All’indomani dell’incendio di Moria le autorità di Atene hanno espresso l’intenzione di arrivare a 3000 trasferimenti entro la fine di ottobre: un numero insufficiente a fare fronte all’aumento degli approdi da luglio, considerando che solo la settimana scorsa sono arrivate altre 3000 persone.

      La politica di trattenimento dei nuovi arrivati sulle isole dell’Egeo resta dunque immutata, poiché le misure adottate sono clamorosamente insufficienti a risolvere i problemi dell’insicurezza e delle condizioni indegne cui i richiedenti asilo e i rifugiati sono stati condannati a convivere a partire dall’attuazione dell’accordo tra Unione europea e Turchia.

      https://www.amnesty.it/incendio-campo-rifugiati-moria-grecia

    • This was not an accident!

      They died because of Europe’s cruel deterrence and detention regime!

      Yesterday, on Sunday 29 September 2019, a fire broke out in the so-called hotspot of Moria on Lesvos Island in Greece. A woman and probably also a child lost their lives in the fire and it remains unclear how many others were injured. Many people lost all their small belongings, including identity documents, in the fire. The people imprisoned on Lesvos have fled wars and conflicts and now experience violence within Europe. Many were re-traumatised by these tragic events and some escaped and spent the night in the forest, scared to death.

      Over the past weeks, we had to witness two more deaths in the hotspot of Moria: In August a 15-year-old Afghan minor was killed during a violent fight among minors inside the so-called “safe space” of the camp. On September 24, a 5-year-old boy lost his life when he was run-over by a truck in front of the gate.

      The fire yesterday was no surprise and no accident. It is not the first, and it will not be the last. The hotspot burned already several times, most tragically in November 2016 when large parts burned down. Europe’s cruel regime of deterrence and detention has now killed again.

      In the meantime, in the media, a story was immediately invented, saying that the refugees themselves set the camp on fire. It was also stated that they blocked the fire brigade from entering. We have spoken to many people who witnessed the events directly. They tell us a very different story: In fact, the fire broke out most probably due to an electricity short circuit. The fire brigade arrived very late, which is no surprise given the overcrowdedness of this monstrous hotspot. Despite its official capacity for 3,000 people, it now detains at least 12,500 people who suffer there in horrible living conditions. On mobile phone videos taken by the prisoners of the camp, one can see how in this chaos, inhabitants and the fire brigade tried their best together to at least prevent an even bigger catastrophe.

      There simply cannot be a functioning emergency plan in a camp that has exceeded its capacity four times. When several containers burned in a huge fire that generated a lot of smoke, the imprisoned who were locked in the closed sector of the camp started in panic to try to break the doors. The only response the authorities had, was to immediately bring police to shoot tear-gas at them, which created an even more toxic smoke.

      Anger and grief about all these senseless deaths and injuries added to the already explosive atmosphere in Moria where thousands have suffered while waiting too long for any change in their lives. Those who criminalise and condemn this outcry in form of a riot of the people of Moria cannot even imagine the sheer inhumanity they experience daily. The real violence is the camp itself, conditions that are the result of the EU border regime’s desire for deterrence.

      We raise our voices in solidarity with the people of Moria and demand once again: The only possibility to end this suffering and dying is to open the islands and to have freedom of movement for everybody. Those who arrive on the islands have to continue their journeys to hopefully find a place of safety and dignity elsewhere. We demand ferries to transfer the exhausted and re-traumatised people immediately to the Greek mainland. We need ferries not Frontex. We need open borders, so that everyone can continue to move on, even beyond Greece. Those who escape the islands should not be imprisoned once more in camps in mainland Greece, with conditions that are the same as the ones here on the islands.

      Close down Moria!

      Open the islands!

      Freedom of Movement for everyone!

      http://lesvos.w2eu.net/2019/09/30/this-was-not-an-accident

    • Grèce : quand s’embrase le plus grand camp de réfugiés d’Europe

      Sur l’île de Lesbos, le camp de Moria accueille 13 000 personnes dans des installations prévues pour 3000. Un incendie y a fait au moins deux morts et a déclenché un début d’"émeutes dimanche. En Autriche, les Verts créent la sensation aux législatives alors que l’extrême-droite perd 10 points.

      https://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presse-internationale/la-revue-de-presse-internationale-emission-du-lundi-30-septembre-2019

    • Riots at Greek refugee camp on Lesbos after fatal fire

      Government says it will step up transfers to the mainland after unrest at overcrowded camp.
      Greek authorities are scrambling to deal with unrest at a heavily overcrowded migrant camp on Lesbos after a fire there left at least one person dead.

      Officials said they had found the charred remains of an Afghan woman after the blaze erupted inside a container used to house refugees at the Moria reception centre on Sunday. The fire was eventually extinguished by plane.

      More than 13,000 people are now crammed into tents and shipping containers with facilities for just 3,000 at Moria, a disused military barracks outside Mytilene, the island’s capital, where tensions are rising.

      “A charred body was found, causing foreign [migrants] to rebel,” said Lefteris Economou, Greece’s deputy minister for citizen protection. “Stones and other objects were hurled, damaging three fire engines and slightly injuring four policemen and a fireman.”

      The health ministry said 19 people including four children were injured, most of them in the clashes. There were separate claims that a child died with the Afghan woman.

      Greece’s centre-right government said it would immediately step up transfers to the mainland. The camp is four times over capacity. “By the end of Monday 250 people will have been moved,” Economou said.

      Like other Aegean isles near the Turkish coast, Lesbos has witnessed a sharp rise in arrivals of asylum seekers desperate to reach Europe in recent months.

      “The situation was totally out of control,” said the local police chief, Vasillis Rodopoulos, describing the melee sparked by the fire. “Their behaviour was very aggressive, they wouldn’t let the fire engines pass to put out the blaze, and for the first time they were shouting: kill police.”

      https://i.guim.co.uk/img/media/ed39991b42492c24aba4f85e701b66e48521375c/0_178_3500_2101/master/3500.jpg?width=620&quality=85&auto=format&fit=max&s=356be51355ebcb04a111f2

      But NGO workers on Lesbos said the chaos reflected growing frustration among the camp’s occupants. There have been several fires at the facility since the EU struck a deal with Turkey in 2016 to stem the flow of migrants. A woman and child died in a similar blaze three years ago.

      “No one can call the fire and these deaths an accident,” said Marco Sandrone, a field officer with Médecins Sans Frontières. “This tragedy is the direct result of a brutal policy that is trapping 13,000 people in a camp made for 3,000.

      “European and Greek authorities who continue to contain these people in these conditions have a responsibility in the repetition of these dramatic episodes. It is high time to stop the EU-Turkey deal and this inhumane policy of containment. People must be urgently evacuated out of the hell that Moria has become.”

      Greece currently hosts around 85,000 refugees, mostly from Syria although recent arrivals have also been from Afghanistan and Africa. Close to 35,000 have arrived this year, outstripping the numbers in Italy and Spain.

      It is a critical issue for the prime minister, Kyriakos Mitsotakis, who won office two months ago promising to crack down on migration.
      Aid workers warn of catastrophe in Greek refugee camps
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      Mitsotakis raised the matter with Turkey’s president, Recep Tayyip Erdoğan, on the sidelines of the UN general assembly in New York last week, and Greece’s migration minister and the head of the coastguard will fly to Turkey for talks this week.

      Ministers admit the island camps can no longer deal with the rise in numbers.

      Government spokesman Stelios Petsas announced that a cabinet meeting called to debate emergency measures had on Monday decided to radically increase the number of deportations of asylum seekers whose requests are rejected.

      “There will be an increase in returns [to Turkey],” he said. “From 1,806 returned in 4.5 years under the previous Syriza government, 10,000 will be returned by the end of 2020.”

      Closed detention centres would also be established for those who had illegally entered the EU member state and did not qualify for asylum, he added.

      However, Spyros Galinos, until recently the mayor of Lesbos, who held the post when close to a million Syrian refugees landed on the island, told the Guardian: “This is a bomb that will explode. Decongestion efforts aren’t enough. You move more to the mainland and others come. It’s a cycle that will continue repeating itself with devastating effect until the big explosion comes.”

      https://www.theguardian.com/world/2019/sep/30/riots-at-greek-refugee-camp-on-lesbos-after-fatal-fire

    • Grèce : incendie meurtrier à Moria suivi d’émeutes

      Au moins une personne a péri dans un incendie survenu dimanche dans le camp surpeuplé de Moria, sur l’île grecque de Lesbos. Ce drame a été suivi d’émeutes provoquées par la colère des habitants du camp, excédés par leurs conditions de vie indignes.

      Un incendie survenu, dimanche 29 septembre, au sein du camp de Moria sur l’île de Lesbos en Grèce a fait au moins un mort parmi les habitants. "Nous n’avons qu’une personne morte confirmée pour l’instant", a déclaré le ministre adjoint à la protection civile Lefteris Oikonomou, lundi. La veille, plusieurs sources ont indiqué que la victime était décédée avec son enfant portant le nombre de décès à au moins deux.

      Selon les médias grecs, une couverture brûlée retrouvée à côté de la femme morte, contiendrait des résidus de peau qui pourraient appartenir à l’enfant de la défunte, un nouveau-né. Des examens médico-légaux sont en cours.

      Selon l’Agence de presse grecque ANA, citant des sources policières, la femme a été transportée à l’hôpital de Lesbos, tandis que l’enfant a été remis aux autorités par les migrants qui l’avait recouvert d’une couverture. Un correspondant de l’AFP a confirmé avoir vu deux corps, l’un transporté au bureau de l’ONG Médecins sans frontières (MSF), l’autre devant lequel “sanglotaient des proches”.

      Il a fallu, d’après un témoin cité par l’AFP, plus de 30 minutes pour éteindre l’incendie et les pompier ont tardé à arriver. C’est un avion bombardier d’eau qui a permis de stopper le brasier qui aurait démarré dans un petit commerce ambulant avant de s’étendre aux conteneurs d’habitation voisins.

      Dans un communiqué, la police fait état de deux incendies, le premier à l’extérieur du camp, puis un autre à l’intérieur, à 20 minutes d’intervalle. Les émeutes ont débuté juste après que le second feu s’est déclaré.
      "Six ou sept conteneurs [hébergeant des migrants] étaient en flammes. On a appelé les pompiers qui sont arrivés après 20 minutes. On s’est mis en colère", a déclaré Fedouz, 15 ans, interrogé par l’AFP. Le jeune Afghan affirme avoir trouvé deux enfants “complètement carbonisés et une femme morte” en voulant essayer, avec ses proches, d’aider les personnes qui se trouvaient dans les conteneurs.

      Afin de reprendre le contrôle sur la foule en colère à cause de la lenteur des secours, la police a tiré des gaz lacrymogènes. Peu après 23h locales (20h GMT), le camp avait retrouvé son calme, selon des sources policières.

      Plus de 20 blessés dans les émeutes soignés par MSF

      “Nous sommes outrés”, a réagi Marco Sandrone, le coordinateur de Médecins sans frontières (MSF) en Grèce. “L’équipe médicale de notre clinique située juste à l’extérieur du camp a porté secours à au moins 15 personnes blessées à la suite des émeutes entre les migrants et la police, juste après l’incendie.” L’ONG a ensuite revu le nombre de patients à la hausse indiquant que 21 personnes avaient été prises en charge dans leur clinique.

      Pour Marco Sandrone cet incendie et ces émeutes n’ont rien d’un banal incident. “Cette tragédie est le résultat d’une politique brutale qui piègent 13 000 migrants dans un camp qui ne peut en accueillir que 3 000. Les autorités européennes et grecques qui maintiennent ces personnes dans ces conditions de vie ont une part de responsabilité dans ce genre d’épisode”, a-t-il déclaré.

      Moria est le plus grand camp de migrants en Europe. La Grèce compte actuellement 70 000 migrants, principalement des réfugiés syriens, qui ont fui leur pays depuis 2015 et risqué la traversée depuis les côtes turques voisines.

      Le gouvernement grec doit se pencher, à compter de lundi, sur une modernisation de la procédure d’asile afin d’essayer de désengorger ses camps de migrants. En vertu d’un accord conclu au printemps 2016 entre la Turquie et l’Union européenne, la Turquie avait mis un frein aux flux des départs de migrants vers les cinq îles grecques les plus proches de son rivage, en échange d’une aide de six milliards de dollars. Mais le nombre des arrivées en grèce est reparti à la hausse ces derniers mois.

      Quelque 3 000 migrants arrivés dans les îles grecques cette semaine

      Ainsi, en seulement 24 heures, entre samedi matin et dimanche matin, près de 400 migrants au total sont arrivés en Grèce, selon les autorités. En outre, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a déclaré plus tôt cette semaine qu’environ 3 000 personnes étaient arrivées depuis la Turquie ces dernier jours, ce qui ajoute à la pression sur des installations d’accueil déjà surpeuplées.

      Début septembre, le président turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays accueille près de quatre millions de réfugiés, a menacé "d’ouvrir les portes" aux migrants vers l’Union européenne s’il n’obtient pas davantage d’aide internationale.

      “Il est grand temps d’arrêter cet accord entre la Grèce et la Turquie ainsi que cette politique de rétention des migrants dans les camps. Il faut évacuer d’urgence les personnes de cet enfer qu’est devenu Moria”, a commenté Marco Sandrone de MSF.

      Le gouvernement grec, pour sa part, a réitéré la nécessité de continuer à transférer vers le continent les migrants hébergés dans les centres d’enregistrement et d’identification sur les îles du nord de la mer Égée.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/19850/grece-incendie-meurtrier-a-moria-suivi-d-emeutes

    • “Il y a au moins 500 manifestants en ce moment dans le camp de Moria, la police anti-émeute est sur place”

      InfoMigrants a recueilli le témoignage d’un habitant du camp de Moria sur l’île de Lesbos en Grèce au lendemain d’un incendie meurtrier et d’émeutes survenus dimanche 30 septembre. Les manifestations ont repris mardi et la situation semble se tendre d’heure en heure.

      Je m’appelle Lionel*, je viens d’Afrique de l’Ouest* et je vis dans le camp de Moria depuis le mois de mai. Depuis un mois, des vagues de nouvelles personnes se succèdent, la situation se dégrade de jour en jour. Ce sont surtout des gens qui arrivent depuis la Turquie. Il paraît que le gouvernement turc laisse de nouveau passer des gens à la frontière malgré l’accord [qui a été signé avec l’Union européenne au printemps 2016].

      Il y a eu un grave incendie suivi d’émeutes dimanche. J’habite juste en face de là où le feu a démarré. Les autorités disent qu’il y a eu un mort mais nous on en a vu plus.

      Hier soir [lundi], des personnes ont organisé une veillée musulmane sur les lieux de l’incendie en hommage aux victimes. Il y avait des bougies, c’était plutôt calme.

      Depuis ce matin, les Afghans, Irakiens et Syriens se sont mis à manifester en face de l’entrée principale du camp. Ils protestent contre les conditions de vie qui sont horribles ici. Ils veulent également transporter, eux-mêmes, le corps d’une autre victime de l’incendie jusqu’à Mytilène pour montrer à la population et aux dirigeants ce qu’il se passe ici.

      Il doit y avoir au moins 500 personnes rassemblées. La police anti-émeute est sur place et empêche les manifestants de sortir du camp pour porter le corps jusqu’à Mytilène. Un autre bus de policiers est arrivé ce matin mais en revanche, personne ne se soucie de comment on va.

      Moi j’ai trop peur que ça dégénère encore plus alors j’ai quitté le camp. Je fais les cent pas à l’écart pour rester en dehors des problèmes et pour me protéger. On ne sait pas ce qui va arriver, j’ai peur et cette situation est très frustrante.

      « Le matin, on part se cacher dans les oliviers pour rester à l’écart de la foule »

      Tous les matins, on doit se lever à 5h pour aller faire la queue et espérer avoir quelque chose à boire ou à manger. Après le petit-déjeuner, on part se cacher et s’abriter dans les oliviers pour rester à l’écart de la foule. Il y a tellement de gens que l’air est devenu irrespirable dans le camp.

      Je retourne dans ma tente en fin d’après-midi et j’essaie de dormir pour pouvoir me lever le plus tôt possible le matin, sinon je n’aurai pas à manger.

      On ne nous dit rien, la situation est désastreuse, je dirais même que je n’ai pas connu pire depuis mon arrivée à Moria il y a près de cinq mois. J’ai fait une demande d’asile mais je me sens totalement piégé ici et je ne vois pas comment je vais m’en sortir à moins d’un miracle.

      Au final, la situation est presque semblable à celle de mon pays d’origine. La seule différence, c’est qu’il n’y a pas les coups de feu. Ils sont remplacés par les tirs de gaz lacrymogènes de la police grecque. Cela me déclenche des flashback, c’est traumatisant.

      * Le prénom et le pays d’origine ont été changés à la demande du témoin, par souci de sécurité.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/19879/il-y-a-au-moins-500-manifestants-en-ce-moment-dans-le-camp-de-moria-la

    • Greece must act to end dangerous overcrowding in island reception centres, EU support crucial

      This is a summary of what was said by UNHCR spokesperson Liz Throssell – to whom quoted text may be attributed – at today’s press briefing at the Palais des Nations in Geneva.

      UNHCR, the UN Refugee Agency, is today calling on Greece to urgently move thousands of asylum-seekers out of dangerously overcrowded reception centres on the Greek Aegean islands. Sea arrivals in September, mostly of Afghan and Syrian families, increased to 10,258 - the highest monthly level since 2016 – worsening conditions on the islands which now host 30,000 asylum-seekers.

      The situation on Lesvos, Samos and Kos is critical. The Moria centre on Lesvos is already at five times its capacity with 12,600 people. At a nearby informal settlement, 100 people share a single toilet. Tensions remain high at Moria where a fire on Sunday in a container used to house people killed one woman. An ensuing riot by frustrated asylum-seekers led to clashes with police.

      On Samos, the Vathy reception centre houses 5,500 people – eight times its capacity. Most sleep in tents with little access to latrines, clean water, or medical care. Conditions have also deteriorated sharply on Kos, where 3,000 people are staying in a space for 700.

      Keeping people on the islands in these inadequate and insecure conditions is inhumane and must come to an end.

      The Greek Government has said that alleviating pressure on the islands and protecting unaccompanied children are priorities, which we welcome. We also take note of government measures to speed up and tighten asylum procedures and manage flows to Greece announced at an exceptional cabinet meeting on Monday. We look forward to receiving details in writing to which we can provide comments.

      But urgent steps are needed and we urge the Greek authorities to fast-track plans to transfer over 5,000 asylum-seekers already authorized to continue their asylum procedure on the mainland. In parallel, new accommodation places must be provided to prevent pressure from the islands spilling over into mainland Greece, where most sites are operating at capacity. UNHCR will continue to support transfers to the mainland in October at the request of the government.

      Longer-term solutions are also needed, including supporting refugees to become self-reliant and integrate in Greece.

      The plight of unaccompanied children, who overall number more than 4,400, is particularly worrying, with only one in four in a shelter appropriate for their age.

      Some 500 children are housed with unrelated adults in a large warehouse tent in Moria. On Samos, more than a dozen unaccompanied girls take turns to sleep in a small container, while other children are forced to sleep on container roofs. Given the extremely risky and potentially abusive conditions faced by unaccompanied children, UNHCR appeals to European States to open up places for their relocation as a matter of priority and speed up transfers for children eligible to join family members.

      UNHCR continues to work with the Greek authorities to build the capacity needed to meet the challenges. We manage over 25,000 apartment places for some of the most vulnerable asylum-seekers and refugees, under the EU-funded ESTIA scheme. Some 75,000 people receive monthly cash assistance under the same programme. UNHCR is prepared, with the continuous support of the EU and other donors, to expand its support through a cash for shelter scheme which would allow authorized asylum-seekers to move from the islands and establish themselves on the mainland.

      Greece has received the majority of arrivals across the Mediterranean region this year, some 45,600 of 77,400 – more than Spain, Italy, Malta, and Cyprus combined.

      https://www.unhcr.org/news/briefing/2019/10/5d930c194/greece-must-act-end-dangerous-overcrowding-island-reception-centres-eu.html

    • Migration : Lesbos, un #échec européen

      Plus de 45 000 personnes ont débarqué en Grèce, en 2019. Au centre de la crise migratoire européenne depuis 2015, l’île de Lesbos est au bord de la rupture.
      Le terrain, un ancien centre militaire, est accidenté de toutes parts. Entre ses terrassements qu’ont recouverts des rangées de tentes et de conteneurs, des dénivelés abrupts. Sur les quelques pentes goudronnées, des grappes d’enfants dévalent en glissant sur des bouteilles de plastique aplaties. Leurs visages sont salis par la poussière que soulèvent des bourrasques de vent dans les oliveraies alentours. Ils courent partout, se faufilent à travers des grilles métalliques éventrées ici et là, et disparaissent en un mouvement. On les croirait seuls.

      Vue du camp de Moria sur l’île grecque de Lesbos, le 19 septembre. Samuel Gratacap pour Le Monde
      Ici, l’un s’est accroupi pour uriner, à la vue de tous. Un autre joue à plonger ses mains dans la boue formée au sol par un mélange d’eau sale et de terre. D’autres se jettent des cailloux. Alors que le jour est tombé, une gamine erre au hasard des allées étroites, dessinées par l’implantation anarchique de cabanes de fortune. Les flammes des fours à pain, faits de pierres et de terre séchée, éclairent par endroits la nuit qui a enveloppé Moria, sur l’île grecque de Lesbos.

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      Un moment, à jauger le plus grand camp d’Europe, à détailler ses barbelés, sa crasse et le dénuement de ses 13 000 habitants – dont 40 % d’enfants –, on se croirait projetés quatre-vingts ans en arrière, dans les camps d’internement des réfugiés espagnols lors de la Retirada [l’exode de milliers de républicains espagnols durant la guerre civile, de 1936 à 1939]. Ici, les gens balayent les pierres devant leur tente pour sauvegarder ce qui leur reste d’hygiène, d’intimité. Depuis cet été, ils arrivent par centaines tous les jours, après avoir traversé en rafiot lesquelques kilomètres de mer Egée qui séparent Lesbos de la Turquie. Ce sont des familles afghanes, en majorité, qui demandent l’asile en Europe. Mais viennent aussi des Syriens, des Congolais, des Irakiens, des Palestiniens…

      « Ceci n’est pas une crise »

      Au fur et à mesure que les heures passent, les nouveaux venus apprennent qu’ils devront se contenter d’une toile de tente et d’un sol dur pour abri, qu’il n’y a pas assez de couvertures pour tous, qu’il faut faire la queue deux heures pour obtenir une ration alimentaire et que plusieurs centaines d’entre elles viennent à manquer tous les jours… Très vite, à parler avec les anciens, ils réalisent que beaucoup endurent cette situation depuis plus d’un an, en attendant de voir leur demande d’asile enfin examinée et d’être peut-être autorisés à rejoindre le continent grec.

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      Plus de 45 000 personnes ont afflué en Grèce, en 2019, dont plus de la moitié entre juillet et septembre. « Ceci n’est pas une crise », répète Frontex, l’agence européenne de gardes frontières et de gardes-côtes, présente dans cette porte d’entrée en Europe. Les chiffres ne sont en effet guère comparables avec 2015, quand plus de 860 000 personnes sont arrivées sur les rivages grecs, provoquant une crise majeure dans toute l’Europe.

      C’est fin 2015 que le « hot spot » de Moria, nom donné à ces centres d’accueil contrôlés pour demandeurs d’asile, a été créé. D’autres centres de transit sont apparus sur les îles grecques de Chios, Samos, Leros, Kos ainsi qu’en Italie. Face à la « crise », l’Europe cherchait à s’armer. Dans les « hot spots », les personnes migrantes sont identifiées, enregistrées, et leur situation examinée. Aux réfugiés, l’asile. Aux autres, le retour vers des territoires hors de l’Union européenne (UE).

      L’accord UE-Turquie

      Pour soulager les pays d’entrée, un programme temporaire de relocalisations a été mis en place pour permettre de transférer une partie des réfugiés vers d’autres Etats membres. Une façon de mettre en musique une solidarité européenne de circonstance, sans toucher au sacro-saint règlement de Dublin qui fait de l’Etat d’entrée en Europe le seul responsable de l’examen de la demande d’asile d’un réfugié.

      Dans la foulée, en mars 2016, l’accord UE-Turquie prévoyait qu’Ankara renforce le contrôle de ses frontières et accepte le renvoi rapide de demandeurs d’asile arrivés sur les îles grecques, en contrepartie, notamment, d’un versement de 6 milliards d’euros et d’une relance du processus d’adhésion à l’UE.

      Quatre années se sont écoulées depuis le pic de la crise migratoire et ses cortèges de migrants traversant l’Europe à pied, le long de la route des Balkans, jusqu’à l’eldorado allemand. Si les flux d’arrivées en Europe ont considérablement chuté, Lesbos incarne plus que jamais l’échec du continent face aux phénomènes migratoires.

      Le mécanisme de relocalisation, une lointaine chimère

      Sur les 100 000 relocalisations programmées depuis l’Italie et la Grèce, à peine 34 000 ont eu lieu. « Les Etats n’ont pas joué le jeu », analyse Yves Pascouau, fondateur du site European Migration Law. Plusieurs pays (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Autriche, Bulgarie) n’ont pas du tout participé à l’effort. Seuls Malte, le Luxembourg et la Finlande ont atteint leur quota. « Il y a aussi eu des difficultés techniques et organisationnelles liées à un processus nouveau », reconnaît M. Pascouau.

      L’ONG Lighthouse Relief accueille un groupe de réfugiés qui vient d’être intercepté en mer par Frontex puis transféré à terre par l’ONG Refugee Rescue, entre Skala Sikamineas et Molivos, sur l’île de Lesbos, le 19 septembre. Samuel Gratacap pour Le Monde

      Le 19 septembre au petit matin, 37 personnes, des familles et des mineurs tous originaires d’Afghanistan viennent de débarquer entre Skala Sikamineas et Molivos, sur l’île de Lesbos. Ils sont pris en charge et dirigés vers le camp de transit Stage 2 géré par l’UNHCR et administré par les autorités grecques. À l’horizon, la côte turque. Samuel Gratacap pour Le Monde
      Le mécanisme de relocalisation n’est plus aujourd’hui qu’une lointaine chimère, comme l’ont été les « hot spots » italiens, Rome choisissant de laisser ses centres ouverts et ses occupants se disperser en Europe. « On a été dans une double impasse côté italien, analyse l’ancien directeur de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), Pascal Brice. Les Italiens se sont satisfaits d’une situation où les migrants ne faisaient que passer, car ils ne voulaient pas s’installer dans le pays. Et les autres Etats, en particulier les Français et les Allemands, se sont accrochés à Dublin. C’est ce qui a provoqué cette dérive italienne jusqu’à Salvini et la fermeture des ports. »

      Le système est à l’agonie, les personnes qui arrivent aujourd’hui se voient donner des rendez-vous pour leur entretien d’asile… en 2021
      Seule la Grèce a continué de jouer le jeu des « hot spots » insulaires. Résultat : plus de 30 000 personnes s’entassent désormais dans des dispositifs prévus pour 5 400 personnes. « Nous n’avons pas vu autant de monde depuis la fermeture de la frontière nord de la Grèce et l’accord UE-Turquie, souligne Philippe Leclerc, représentant du Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies (HCR) en Grèce. Plus de 7 500 personnes devraient être transférées des îles vers le continent et ne le sont pas, faute de capacités d’accueil. On arrive à saturation. » Le système est à l’agonie, les personnes qui arrivent aujourd’hui se voient donner des rendez-vous pour leur entretien d’asile… en 2021.

      A Lesbos, 13 000 personnes s’agglutinent à l’intérieur et autour du camp de Moria, pour une capacité d’accueil officielle de 3 100 personnes. Les deux tiers de cette population sont sous tente. Et leur nombre enfle chaque jour. Cette promiscuité est mortifère. Dimanche 29 septembre, un incendie a ravagé plusieurs conteneurs hébergeant des demandeurs d’asile et tué au moins une femme. « Tous les dirigeants européens sont responsables de la situation inhumaine dans les îles grecques et ont la responsabilité d’empêcher toute nouvelle mort et souffrance », a réagi le jour même Médecins sans frontières (MSF). La même semaine, un enfant de 5 ans qui jouait dans un carton sur le bord d’une route a été accidentellement écrasé par un camion. Fin août, déjà, un adolescent afghan de 15 ans avait succombé à un coup de couteau dans une bagarre.

      Un bateau vient de débarquer entre Skala Sikamineas et Molivos, avec à son bord 37 personnes originaires d’Afghanistan. Samuel Gratacap pour Le Monde
      « Personne ne fait rien pour nous », lâche Mahdi Mohammadi, un Afghan de 27 ans arrivé il y a neuf mois. Il doit passer son entretien de demande d’asile en juin 2020. En attendant, il dort dans une étroite cabane, recouverte de bâches blanches estampillées Union européenne, avec trois autres compatriotes. A côté, une femme de plus de 60 ans dort sous une toile de tente avec son fils et sa nièce adolescente.

      « Nous n’avons aucun contrôle sur la situation »

      « Des années ont passé depuis la crise et on est incapables de gérer, se désespère une humanitaire de Lesbos. Les autorités sont dépassées. C’est de plus en plus tendu. » Un fonctionnaire européen est plus alarmiste encore : « Nous n’avons aucun contrôle sur la situation », confie-t-il.

      En Grèce, le sort des mineurs non accompagnés est particulièrement préoccupant. Ils sont 4 400 dans le pays (sur près de 90 000 réfugiés et demandeurs d’asile), dont près d’un millier rien qu’à Lesbos. La moitié dort en présence d’adultes dans une sorte de grand barnum. Sur l’île de Samos, des enfants sont obligés de dormir sur le toit des conteneurs.

      Le 19 septembre, dans la partie extérieure du camp de Moria appelée « Jungle », une famille Syrienne de 7 personnes originaire de la ville de Deir Ez Zor, en Syrie. Ils sont arrivés à Moria il y a deux jours. La jeune femme dans la tente attend un enfant. Samuel Gratacap pour Le Monde

      Dans la clinique pédiatrique de MSF, qui jouxte le camp de Moria, le personnel soignant mesure les effets d’un tel abandon. « Sur les deux derniers mois, un quart de nos patients enfants nous ont été envoyés pour des comportements d’automutilation, déclare Katrin Brubakk, pédopsychologue. Ça va d’adolescents qui se scarifient à des enfants de deux ans qui se tapent la tête contre les murs jusqu’à saigner, qui se mordent ou qui s’arrachent les cheveux. » « A long terme, cela va affecter leur vie sociale, leurs apprentissages et, in fine, leur santé mentale », prévient-elle. Présidente de l’ONG grecque d’aide aux mineursMETAdrasi, Lora Pappa s’emporte : « Ça fait des années qu’on dit que plus d’un tiers des mineurs non accompagnés ont un membre de leur famille en Allemagne ou ailleurs. Mais chaque enfant, c’est trente pages de procédure et, si tout se passe bien, ça prend dix mois pour obtenir une réunification familiale. Le service d’asile grec est saturé, et les Etats membres imposent des conditions de plus en plus insensées. »

      Dans le petit port de plaisance de Panayouda, à quelques kilomètres de Moria, des adolescents jouent à appâter des petits poissons argentés avec des boules de mie de pain. Samir, un Afghan de 21 ans, les regarde en riant. A Moria, il connaît des jeunes qui désespèrent de rejoindre leur famille en Suède. « Leur demande a déjà été rejetée trois fois », assure-t-il. Samir a passé deux ans sur l’île, avant d’être autorisé à gagner le continent. Il est finalement revenu à Lesbos il y a une semaine pour retrouver son frère de 14 ans. « Ça faisait cinq ans qu’on s’était perdus de vue, explique-t-il. Notre famille a été séparée en Turquie et, depuis, je les cherche. Je ne quitterai pas Athènes tant que je n’aurai pas retrouvé mes parents. »

      « Les “hot spots” sont la preuve de l’absurdité et de l’échec de Dublin »

      « Il faudrait repenser à des mécanismes de répartition, affirme Philippe Leclerc, du HCR. C’est l’une des urgences de solidarité, mais il n’y a pas de discussion formelle à ce sujet au niveau de l’UE. » « La relocalisation, ça n’a jamais marché parce que ça repose sur le volontariat des Etats, tranche Claire Rodier, directrice du Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés). Les “hot spots” sont la preuve de l’absurdité et de l’échec de Dublin, qui fait peser tout le poids des arrivées sur les pays des berges de l’Europe. » Yves Pascouau appuie : « Les Etats ont eu le tort de penser qu’on pouvait jouir d’un espace de libre circulation sans avoir une politique d’asile et d’immigration commune. Ce qui se passe à Lesbos doit nous interroger sur toutes les idées qu’on peut avoir de créer des zones de débarquement et de traitement des demandes d’asile. » Marco Sandrone, coordinateur de MSF à Lesbos, va plus loin : « Il est grand temps d’arrêter cet accord UE-Turquie et sa politique inhumaine de confinement et d’évacuer de toute urgence des personnes en dehors de cet enfer qu’est devenu Moria. »

      Des policiers portugais de Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes surveillent la mer au large de la côte Nord de l’île, dans la nuit du 18 au 19 septembre. Samuel Gratacap pour Le Monde

      A Skala Sikamineas, les équipes de FRONTEX procèdent à la destruction sommaire d’un bateau clandestin. Samuel Gratacap pour Le Monde
      Dans les faits, l’accord UE-Turquie est soumis à « forte pression », a reconnu récemment le nouveau premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis. Jusqu’ici, en vertu de cet accord, Athènes a renvoyé moins de 2 000 migrants vers la Turquie, en majorité des ressortissants pakistanais (38 %), syriens (18 %), algériens (11 %), afghans (6 %) et d’autres. Mais le nouveau gouvernement conservateur, arrivé au pouvoir en juillet, envisage d’augmenter les renvois. Lundi 30 septembre, il a annoncé un objectif de 10 000 migrants d’ici à la fin 2020, en plus de mesures visant à accélérer la procédure d’asile, à augmenter les transferts vers le continent ou encore à construire des centres fermés pour les migrants ne relevant pas de l’asile.

      Dans le même temps, le président turc Recep Tayyip Erdogan n’a eu de cesse, ces derniers mois, de menacer d’« ouvrir les portes » de son pays aux migrants afin de les laisser rejoindre l’Europe. « Si nous ne recevons pas le soutien nécessaire pour partager le fardeau des réfugiés, avec l’UE et le reste du monde, nous allons ouvrir nos frontières », a-t-il averti.

      « Entre Erdogan qui montre les dents et le nouveau gouvernement grec qui est beaucoup plus dur, ça ne m’étonnerait pas que l’accord se casse la figure », redoute le fonctionnaire européen. Le thème migratoire est devenu tellement brûlant qu’il a servi de prétexte à la première rencontre, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, entre le président turc et le premier ministre grec, le 26 septembre. A l’issue, M. Mitsotakis a dit souhaiter la signature d’« un nouvel accord », assorti d’un soutien financier supplémentaire de l’UE à la Turquie.

      La Turquie héberge officiellement 3,6 millions de réfugiés syriens, soit quatre fois plus que l’ensemble des Etats de l’UE. L’absence de perspectives pour un règlement politique en Syrie, le caractère improbable de la reconstruction, l’hostilité manifestée par Damas envers les éventuels candidats au retour, menacés d’expropriation selon le décret-loi 63 du gouvernement de Bachar Al-Assad, ont réduit à néant l’espoir de voir les réfugiés syriens rentrer chez eux. Le pays ne pourra assumer seul un nouvel afflux de déplacés en provenance d’Idlib, le dernier bastion de la rébellion syrienne actuellement sous le feu d’une offensive militaire menée par le régime et son allié russe.

      Un « ferrailleur de la mer » sur la côte entre Skala Sikamineas et Molivos, le 19 septembre. Après l’évacuation d’une embarcation de 37 réfugiés d’origine Afghane, un homme vient récupérer des morceaux du bateau. A l’horizon la côte turque, toute proche. Samuel Gratacap pour Le Monde
      Le président turc presse les Etats-Unis de lui accorder une « zone de sécurité » au nord-est de la Syrie, où il envisage d’installer jusqu’à 3 millions de Syriens. « Nous voulons créer un corridor de paix pour y loger 2 millions de Syriens. (…) Si nous pouvions étendre cette zone jusqu’à Deir ez-Zor et Raqqa, nous installerions jusqu’à 3 millions d’entre eux, dont certains venus d’Europe », a-t-il déclaré depuis la tribune des Nations unies à New-York.

      Climat de peur

      La population turque s’est jusqu’ici montrée accueillante envers les « invités » syriens, ainsi qu’on désigne les réfugiés en Turquie, dont le statut se limite à une « protection temporaire ». Mais récemment, les réflexes de rejet se sont accrus. Touchée de plein fouet par l’inflation, la perte de leur pouvoir d’achat, la montée du chômage, la population s’est mise à désapprouver la politique d’accueil imposée à partir de 2012 par M. Erdogan. D’après une enquête publiée en juillet par le centre d’étude de l’opinion PIAR, 82,3 % des répondants se disent favorables au renvoi « de tous les réfugiés syriens ».

      A la mi-juillet, la préfecture d’Istanbul a lancé une campagne d’arrestations et d’expulsions à l’encontre de dizaines de milliers de réfugiés, syriens et aussi afghans. Le climat de peur suscité par ces coups de filet n’est peut être pas étranger à l’augmentation des arrivées de réfugiés en Grèce ces derniers mois.

      « La plupart des gens à qui on porte secours ces derniers temps disent qu’ils ont passé un mois seulement en Turquie, alors qu’avant ils avaient pu y vivre un an, observe Roman Kutzowitz, de l’ONG Refugee Rescue, qui dispose de la seule embarcation humanitaire en Méditerranée orientale, à quai dans le petit port de Skala Sikamineas, distant d’une dizaine de kilomètres de la rive turque. Ils savent que le pays n’est plus un lieu d’accueil. »

      La décharge de l’île de Lesbos, située à côté de la ville de Molivos. Ici s’amassent des gilets de sauvetages, des bouées et des restes d’embarcations qui ont servi aux réfugiés pour effectuer la traversée depuis la Turquie. Samuel Gratacap pour "Le Monde"
      Au large de Lesbos, dans le mouchoir de poche qui sépare la Grèce et la Turquie, les gardes-côtes des deux pays et les équipes de Frontex tentent d’intercepter les migrants. Cette nuit-là, un bateau de la police maritime portugaise – mobilisé par Frontex – patrouille le long de la ligne de démarcation des eaux. « Les Turcs sont présents aussi, c’est sûr, mais on ne les voit pas forcément », explique Joao Pacheco Antunes, à la tête de l’équipe portugaise.

      Dix jours « sans nourriture, par terre »

      Sur les hauteurs de l’île, des collègues balayent la mer à l’aide d’une caméra thermique de longue portée, à la recherche d’un point noir suspect qui pourrait indiquer une embarcation. « S’ils voient un bateau dans les eaux turques, le centre maritime de coordination des secours grec est prévenu et appelle Ankara », nous explique Joao Pacheco Antunes. Plusieurs canots seront interceptés avant d’avoir atteint les eaux grecques.

      Sur une plage de galets, à l’aube, un groupe de trente-sept personnes a accosté. Il y a treize enfants parmi eux, qui toussent, grelottent. Un Afghan de 28 ans, originaire de la province de Ghazi, explique avoir passé dix jours « sans nourriture, par terre », caché dans les champs d’oliviers turcs avant de pouvoir traverser. « J’ai perdu dix kilos », nous assure-t-il, en désignant ses jambes et son buste amaigris. Un peu plus tard, une autre embarcation est convoyée jusqu’au port de Skala Sikamineas par des gardes-côtes italiens, en mission pour Frontex. « Il y a trois femmes enceintes parmi nous », prévient un Afghan de 27 ans, qui a fui Daech [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique] et les talibans. Arrive presque aussitôt un troisième canot, intercepté par les gardes-côtes portugais de Frontex. Tous iront rejoindre le camp de Moria.

      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/10/04/migration-lesbos-un-echec-europeen_6014219_3210.html

    • Grèce : une politique anti-réfugiés « aux relents d’extrême-droite »

      Suite à l’incendie mortel qui s’est déclenché dimanche dans le camp de Moria à Lesbos, le gouvernement grec a convoqué en urgence un conseil des ministres et annoncé des mesures pour faire face à la crise. Parmi elles, distinguer les réfugiés des migrants économiques. Revue de presse.
      Suite à l’incendie qui s’est déclenché dimanche dans le camp

      surpeuplé de Moria, sur l’île de Lesbos, et qui a fait une morte – une

      réfugiée afghane mère d’un nourrisson – le gouvernement s’est réuni en

      urgence lundi et a présenté un plan d’actions. Athènes veut notamment

      renvoyer 10 000 réfugiés et migrants d’ici à 2020 dans leur pays

      d’origine ou en Turquie, renforcer les patrouilles en mer, créer des

      camps fermés pour les immigrés illégaux et continuer à transférer les

      réfugiés des îles vers le continent grec pour désengorger les camps sur

      les îles de la mer Egée. D’après Efimerida Ton Syntakton, le

      Parlement doit voter dans les jours à venir un texte réformant les

      procédures de demande d’asile, en les rendant plus rapides.

      « L’immigration constitue une bombe pour le pays », estime le site

      iefimerida.gr. « Le gouvernement sait que c’est Erdoğan qui détient la

      solution au problème. Si le sultan n’impose pas plus de contrôles et ne

      veut pas diminuer les flux, alors les mesures prises n’auront pas plus

      d’effet qu’une aspirine. » Le quotidien de centre droit Kathimerini

      rappelle que la Grèce est « première en arrivées de migrants » en

      Europe. « La Grèce a accueilli cette année 45 600 migrants sur les

      77 400 arrivés en Méditerranée, devant l’Espagne et l’Italie », tandis

      qu’en septembre 10 258 arrivées ont été enregistrés par le

      Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

      Comme à la loterie

      Dans l’édition du 1er octobre,

      une caricature d’Andreas Petroulakis montre un officiel tenant un

      papier près d’un boulier pour le tirage du loto. « Nous allons enfin

      différencier les réfugiés des immigrés ! Les réfugiés seront ceux qui

      ont les numéro 12, 31, 11... » Le dessin se moque des annonces du

      gouvernement qui a affirmé vouloir accepter les réfugiés en Grèce, mais

      renvoyer chez eux les migrants économiques, et selon qui la Grèce n’est

      plus confrontée à une crise des réfugiés mais des migrants. « De la

      désinformation de la part du gouvernement », estime Efimerida Ton Syntakton,

      car « les statistiques montrent bien que la majorité des personnes

      actuellement sur les îles sont originaires d’Afghanistan, de Syrie,

      d’Irak, du Congo, de pays en guerre ou en situation de guerre civile ».

      « Le nouveau dogme du gouvernement est que les réfugiés et les immigrés sont deux catégories différentes », souligne la chaîne de télévision Star.

      Le gouvernement veut « être plus sévère avec les immigrés, mais

      intégrer les réfugiés », précise le journal télévisé de mardi. Le

      journal de centre-gauche Ta Nea indique que « huit réfugiés sur

      dix seront transférés des îles vers des hôtels ou des appartements », le

      gouvernement souhaitant décongestionner au plus vite les îles de la mer

      Égée comme Lesbos.

      Pour le magazine LIFO, « la grande pression exercée sur le

      gouvernement Mitsotakis concernant l’immigration vient de ses

      électeurs ». « Les annonces selon lesquelles les demandes d’asile seront

      examinées immédiatement, tandis que ceux qui ne remplissent pas les

      critères seront renvoyés dans les trois jours, sont irréalistes car il y

      a des standards européens à respecter. Ces annonces sont faites

      uniquement pour soulager quelques électeurs. » Enfin, pour le site

      News247, « depuis longtemps à Moria un crime se déroule sous nos yeux,

      les responsables sont les décideurs à Bruxelles et les gouvernements en

      Grèce. Des mesures respectant les êtres humains doivent être prises ou

      bien l’avenir risque de nous réserver d’autres tragédies ».

      https://www.courrierdesbalkans.fr/Grece-le-gouvernement-grec-face-a-une-nouvelle-augmentation-des-f

  • « C’est fou à quel point ces #murs et ces #grilles sont hautes. On côtoie ces murs en permanence.
    Ils limitent notre quotidien. Ils sont l’affirmation de la négation de l’autre.
    Mais on les a intégrés, leur #violence a été assimilée. On accepte sans le percevoir le #pouvoir de contrainte, la #dépossession de l’#espace qu’ils représentent »

    #géographie_urbaine #villes #urban_matter #barrières

    Source : une #BD de #Margot_Gustaedt dont le titre est "Les renards sans pelage" , qui n’a pas été publiée. C’est son travail de diplôme.

    La BD porte sur les #violences_policières et sur l’affaire du #lycée_Arago

    D’autres travaux de Margot, que j’ai rencontrée en Grèce lors d’une summer school à Athènes sur les villes-refuge, car elle travaillait à une nouvelle BD avec une étudiante qui suivait la summer school :
    https://margotgustaedt.tumblr.com

    ping @reka @davduf @isskein

  • #Athènes (Grèce) : des nouvelles d’Exarcheia
    https://fr.squat.net/2019/09/25/athenes-grece-des-nouvelles-dexarcheia

    Des #actions_directes de solidarité, des expulsions, une #réoccupation de squat, … La lutte continue au coeur de la capitale grecque ! – #Grèce : attaques en série contre les responsables des expulsions à Exarchia – du 12 au 16 septembre 2019 Athènes : attaques simultanées de banques et de bureaux de ‘Nouvelle Démocratie’ – 16 septembre […]

    #Exarcheia #expulsion #Heraklion #Pefki #sans-papiers #Spirou_Trikoupi_17

  • Greece to Offer Limited Number of Citizenships to Major Real Estate Investors

    The Greek government plans to introduce a limited citizenship-granting scheme to non-EU nationals who wish to invest more than €2 million in the country’s real estate market, it was disclosed on Thursday.

    According to media reports, Greek authorities are reviewing ways to introduce a mechanism similar to the ”Golden Visa” plan which currently grants a five-year residency permit to non-EU nationals who buy Greek properties worth more than €250,000.

    According to the same reports, when this program is launched, it will offer a limited number of citizenships, most likely up to two hundred per annum.

    The scheme will incorporate strict terms, among which will be the obligation of the investor to become a permanent resident of Greece.

    Additionally, the investor will have to pay at least €2 million to a Greek bank account upfront.

    This mechanism will also grant citizenship to the partner, children or parents of the investor.

    Up until now, the United Kingdom, the Netherlands, Cyprus, Malta, and Bulgaria are the only EU member states to grant citizenship to large-scale real estate investors.

    The Greek scheme will be almost identical to that of Cyprus in terms of its conditions.

    Similar programs are understandably extremely popular among wealthy investors, particularly the Chinese and Russians, mainly because by obtaining citizenship in an EU member state, they automatically become EU citizens.

    This grants them the right to freely work and reside anywhere across Europe.

    For this reason, the EU Commission regularly scrutinizes these programs, in an effort to avert incidents of money laundering and criminal activities which may be hidden behind such schemes.

    https://greece.greekreporter.com/2019/09/12/greece-to-offer-limited-number-of-citizenships-to-major-real-e
    #citoyenneté #passeport #Grèce #citoyenneté_en_vente #investissements #immobilier #business #vente #riches #richesse #vente_de_passeports #passeports

    La Grèce comme #Malte :
    https://seenthis.net/messages/688041
    (et peut-être d’autres pays dont je ne me rappelle plus...)

  • Gâteau de St #Phanourios (Fanouropita)
    https://cuisine-libre.fr/gateau-de-st-phanourios-fanouropita

    Dans une grande casserole à fond épais, mélanger tous les ingrédients listés jusqu’aux clous de girofle. Porter à ébullition. Réduire le feu et laisser mijoter pendant exactement 10 min. Mettre la casserole dans l’eau froide pour faire refroidir complètement le mélange. Dans le sirop refroidi, tamiser la farine, la levure et le bicarbonate de soude. Battre vigoureusement pendant 8 à 10 min. avec une cuillère bois, jusqu’à ce que le mélange soit léger et coulant. Incorporer les écorces d’orange. Verser dans…

    #Noix, #Sésame, #Gâteaux, Farine de blé / #Sans_viande, #Sans_œuf, #Végétarien, #Four
    #Farine_de blé #Grèce

  • Διαμαρτυρία ανηλίκων στη Μόρια

    Oλοένα και αυξάνεται η πίεση στο καζάνι της Μόριας. Μόλις μία μέρα μετά την αναχώρηση σχεδόν 1.500 προσφύγων από το ΚΥΤ, μια μίνι εξέγερση των ανήλικων εγκλωβισμένων ήρθε να υπενθυμίσει ότι η κατάσταση συνεχίζει να είναι απελπιστική. Και θα συνεχίσει, όσο σε έναν χώρο που είναι φτιαγμένος για 3.000 ανθρώπους στοιβάζονται αυτή τη στιγμή πάνω από 9.400 ψυχές, εκ των οποίων οι 750 είναι ανήλικοι.

    Μερίδα αυτών των ανηλίκων και ειδικότερα των νεοεισερχομένων ήταν αυτή που ξεκίνησε τη χθεσινή διαμαρτυρία, ζητώντας την άμεση αναχώρησή τους από τη Λέσβο ή έστω τη μεταφορά τους σε ξενοδοχεία, αφού από τη μέρα που πάτησαν το πόδι τους στο ΚΥΤ είναι υποχρεωμένοι να ζουν όλοι μαζί στοιβαγμένοι σε μια μεγάλη σκηνή που έχει στηθεί στον χώρο της Πρώτης Υποδοχής και η οποία μέχρι πρόσφατα έπαιζε τον ρόλο της ρεσεψιόν για όλους τους νεοαφιχθέντες, αλλά πλέον έχει μετατραπεί σε χώρο προσωρινής διαμονής ανηλίκων, έως ότου δοθεί κάποια λύση.

    Η ένταση ξεκίνησε το μεσημέρι της Τετάρτης, όταν ομάδα ανηλίκων έσπασε την πόρτα της σκηνής και ορισμένοι επιχείρησαν να βάλουν φωτιά σε κάδους απορριμμάτων. Παράλληλα, άλλη ομάδα από τους 300 ανήλικους που βρίσκονται στην τέντα κινήθηκε προς την έξοδο και μπλόκαρε τον δρόμο έξω από την πύλη, φωνάζοντας συνθήματα όπως Athens-Athens και Hotel-Hotel, θέλοντας έτσι να κάνουν κατανοητά τα αιτήματά τους.

    Σύντομα, στον χώρο επενέβη η Αστυνομία, που απώθησε με δακρυγόνα τους ανήλικους, και όταν η κατάσταση ηρέμησε ξεκίνησαν κάποιες διαπραγματεύσεις μεταξύ των δύο πλευρών, χωρίς να καταγραφούν μέχρι αυτή την ώρα συλλήψεις ή τραυματισμοί.

    Παρών στη Μόρια κατά τη διάρκεια των επεισοδίων ήταν και ο ύπατος αρμοστής της UNHR, Φίλιπ Λεκλέρκ, που έφθασε στη Μυτιλήνη προκειμένου να έχει προσωπική εικόνα της κατάστασης που έχει δημιουργηθεί, αλλά και για να συμμετάσχει σε σύσκεψη όλων των δημάρχων του Βορείου Αιγαίου που πραγματοποιήθηκε υπό τον νέο περιφερειάρχη, Κώστα Μουτζούρη.
    Ακροδεξιά λογική Μουτζούρη και δημάρχων

    Σε αυτήν, κυριολεκτικά επικράτησε η ακροδεξιά λογική, με τους συμμετέχοντες να καταλήγουν σε ένα πλαίσιο που βρίθει ξενοφοβικών και ρατσιστικών στερεοτύπων. Στην τετράωρη σύσκεψη -και με τη συμμετοχή των περιφερειακών διευθυντών Αστυνομίας και Λιμενικού-, οι δήμαρχοι με τον περιφερειάρχη κατέληξαν ομόφωνα σε ένα κείμενο με αιτήματα που θα αποσταλεί στο υπουργείο Προστασίας του Πολίτη, όπου θα ζητούν την εφαρμογή όσων υποσχόταν προεκλογικά η Ν.Δ. Αναλυτικά οι αυτοδιοικητικοί ζητούν :

    ● Να μη δημιουργηθεί καμία νέα δομή για πρόσφυγες και μετανάστες στα νησιά της περιφέρειας.

    ● Την άμεση μεταφορά των υφισταμένων δομών εκτός των αστικών ιστών και την οριστική διακοπή λειτουργίας των ΚΥΤ της Σάμου, της Μόριας και της ΒΙΑΛ στη Χίο.

    ● Την αναλογική διασπορά των προσφύγων στο σύνολο της χώρας, με άμεση αποσυμφόρηση των νησιών και μαζικές επιστροφές στην Τουρκία, στο πλαίσιο της κοινής δήλωσης Ε.Ε. – Τουρκίας, ώστε η σημερινή αναλογία του 1:7 (μετανάστες προς γηγενείς) των νησιών να μειωθεί στο 1:170 της ηπειρωτικής χώρας.

    ● Την άμεση και πλήρη αποζημίωση των κατοίκων που έχουν υποστεί καταπάτηση και ζημιές στο φυτικό και ζωικό κεφάλαιο από τους πρόσφυγες και μετανάστες.

    ● Την άμεση καταγραφή και τον έλεγχο των ΜΚΟ που δραστηριοποιούνται στην περιφέρεια.

    ● Την αποτελεσματική φύλαξη των θαλάσσιων συνόρων και την άμεση υλοποίηση των προεκλογικών δεσμεύσεων της κυβέρνησης και των πρόσφατων αποφάσεων του ΚΥΣΕΑ.

    ● Τη στήριξη των εμπλεκόμενων δημόσιων υπηρεσιών και πρωτίστως του Λιμενικού Σώματος, της ΕΛ.ΑΣ. και των ενόπλων δυνάμεων για την καθοριστική συμβολή τους στην αντιμετώπιση του προβλήματος και την απαίτηση για άμεση ενίσχυσή τους με προσωπικό και μέσα.


    https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/209598_diamartyria-anilikon-sti-moria

    Avec ce commentaire de Vicky Skoumbi via la mailing-list Migreurop, reçu le 05.09.2019 :

    Le reportage du quotidien grec Efimerida tôn Syntaktôn donne plus des précisions sur les incidents qui ont éclaté hier mercredi au hot-spot de Moria à Lesbos. Il s’agissait d’une mini-révolte des mineurs bloqués sur l’île, qui demandaient d’être transférés à Athènes ou du moins d’être logés à l’hôtel. Même après le transfert 1.500 personnes au continent, il y a actuellement à Moria 9.400 personnes dont 750 mineurs pour une capacité d’accueil de 3.000. Les mineurs qui arrivent depuis quelques jours sont entassés dans une grande #tente qui servait jusqu’à maintenant de lieu de Premier Accueil, une sorte de réception-desk pour tous les arrivants, qui s’est transformé en gîte provisoire pour 300 mineurs. Hier,vers midi, un groupe de mineurs ont cassé la porte de la tente et ont essayé de mettre le feu à des poubelles, tandis qu’un deuxième groupe de mineurs avait bloqué la route vers la porte du camp en criant Athens-Athens et Hotel-Hotel, faisant ainsi comprendre qu’ils réclament leur transfert à Athènes ou à défaut à des chambres d’hôtel. La police est intervenue en lançant de gaz lacrymogènes, et une fois le calme répandu ; des pourparlers se sont engagés avec les deux groupes. Il n’y a pas eu ni arrestations ni blessés.

    En même temps la situation est encore plus désespérante au hot-spot de Samos où pour une capacité d’accueil de 648 personnes y sont actuellement entassées presque 5.000 dans des conditions de vie inimaginables. Voir le tableau édité par le Ministère de Protection du Citoyen (alias de l’Ordre Public) (https://infocrisis.gov.gr/5869/national-situational-picture-regarding-the-islands-at-eastern-aegean-sea-4-9-2019/?lang=en)

    #Moria #Lesbos #Lesvos #migrations #asile #réfugiés #camps_de_réfugiés #Grèce #hotspot #révolte #résistance #mineurs #MNA #enfants #enfance #violence

    • Διαμαρτυρία εκατοντάδων ανηλίκων για τις απάνθρωπες συνθήκες διαβίωσης στη Μόρια

      Ένταση επικράτησε το μεσημέρι της Τετάρτης στο Κέντρο Υποδοχής και Ταυτοποίησης Προσφύγων στην Μόρια, καθώς περίπου 300 ανήλικοι πρόσφυγες και μετανάστες διαμαρτυρήθηκαν για τις απάνθρωπες συνθήκες διαβίωσης στο κέντρο, που έχουν γίνει ακόμα χειρότερες τις τελευταίες μέρες λόγω της άφιξης εκατοντάδων νέων ανθρώπων.

      Όπως αναφέρουν πληροφορίες της ιστοσελίδας stonisi.gr, περίπου 300 ανήλικοι πρόσφυγες και μετανάστες προχώρησαν σε συγκέντρωση διαμαρτυρίας έξω από το κέντρο της Μόριας, θέλοντας να διαμαρτυρηθούν για τις απάνθρωπες συνθήκες διαβίωσης.

      Οι ίδιες πληροφορίες αναφέρουν ότι πάρθηκε απόφαση να εκκενωθεί η πτέρυγα των ανηλίκων ενώ έγινε και περιορισμένη χρήση χημικών από την αστυνομία. Σημειώνεται ότι τη Δευτέρα έφτασαν στο νησί εκατοντάδες άνθρωποι, που πλέον κατευθύνθηκαν σε δομές της Βόρειας Ελλάδας, όπου είναι ήδη αδύνατη η στέγαση περισσότερων ανθρώπων.

      https://thepressproject.gr/diamartyria-ekatontadon-anilikon-gia-tis-apanthropes-synthikes-diavi

      –------

      Avec ce commentaire de Vicky Skoumbi (05.09.2019) :

      Des centaines de mineurs protestent contre les conditions de vie inhumaines en Moria
      La tension a monté d’un cran mercredi à midi au centre de réception et d’identification des réfugiés de Moria. Environ 300 réfugiés et immigrants ont protesté contre les conditions de vie inhumaines dans le centre, qui se sont encore aggravées ces derniers jours avec l’arrivée de centaines de personnes.

      Selon des informations du site Internet stonisi.gr , quelque 300 réfugiés et migrants mineurs se sont rassemblés hors du centre de la Moria, dans le but de protester contre ces conditions de vie inhumaines.

      La même source d’’information indique qu’une décision a été prise d’évacuer l’aile des mineurs tandis que la police a fait un usage moderé de gaz chimiques. Il est à noter que lundi, des centaines de personnes sont arrivées sur l’île, se dirigeant maintenant vers des structures situées dans le nord de la Grèce, où il est déjà impossible d’accueillir plus de personnes.

  • #Grèce : résistance à l’oppression de l’État
    https://fr.squat.net/2019/09/04/grece-resistance-a-loppression-de-letat

    L’État et le capital s’attaquent toujours à la liberté des classes sociales populaires, s’appropriant leur travail et leurs ressources. Au cours des dernières années nous avons subi une attaque des plus violentes, celle de l’appauvrissement massif et de l’aliénation de celles et ceux qui étaient déjà opprimé-e-s et exploité-e-s. En parallèle, un vaste mouvement de […]

    #Athènes #Exarcheia #expulsion #K-Vox #perquisition #sans-papiers #Spirou_Trikoupi_17 #squat_Gare #Transito

  • #Migrerrance... de camp en camp en #Grèce...
    Des personnes traitées comme des #paquets de la poste

    Greece moves 1400 asylum-seekers from crowded Lesbos camp as migrant numbers climb

    Greek officials and aid workers on Monday began an emergency operation to evacuate 1,400 migrants from a dangerously overcrowded camp on Lesbos as numbers of arrivals on the island continue to climb.

    Six hundred and forty people were bussed away from Moria camp, which has become notorious for violence and poor hygiene, with 800 more following.

    “I hope to get out of this hell quickly,” 21-year-old Mohamed Akberi, who arrived at the camp five days earlier, told Agence-France Presse.

    Lesbos has been hit hard by the migrant crisis, with authorities deadlocked over what to do with new arrivals. Some 11,000 have been put in Moria camp, an old army barracks in a remote part of the island which has a capacity of around 3,000.

    The camp has been criticised sharply by human rights organisations for its squalid living conditions and poor security. Last month, a 14-year-old Afghan boy was killed in a fight and women in the camp are targets for sexual violence.

    The migrants removed from Moria on Monday will be taken by ferry to Thessaloniki, where they will be transported to Nea Kavala, a small camp in northern Greece near the border with North Macedonia.

    Lesbos saw 3,000 new arrivals in August, with around 650 arriving in just one day last week, and another 400 over the weekend.

    The emergency transfer from Moria was agreed by the government at an emergency meeting on Saturday, with unaccompanied minors and other vulnerable people given priority.

    The Greek government agreed to do away with the appeal procedures for asylum seekers to facilitate their swift return to Turkey.

    Greece will also step up border patrols with the help of the EU border control agency Frontex.

    Nearly 1,900 migrants have been forcibly returned to Turkey under a deal brokered by the European Union in 2016, and 17,000 migrants have voluntarily left Greece for their home countries over the last three years.

    Aid workers have questioned whether the emergency move provides a meaningful solution to Greece’s migrant problem.

    “While the situation in Moria is certainly diabolical, the government’s response to move people doesn’t solve the problem of overcrowding and is more of a PR exercise without addressing the issues that will be exacerbated by the move,” one aid worker with Nea Kavala, who wished to remain anonymous, told the Telegraph. “It’s very much an out-of-the-frying-pan-into- the-fire situation.”

    Stella Nanou, a spokesperson at the UNHCR in Greece, told the Daily Telegraph: “The situation is an urgent one in Moria and requires urgent relief. It is obvious more needs to be done in the short term. In the long term, solutions need to be provided to decongest and relieve the situation on the islands. We stand ready to help.”

    https://www.telegraph.co.uk/news/2019/09/02/greece-moves-1400-asylum-seekers-crowded-lesbos-camp-migrant
    #Moria #Lesbos #Lesvos #camps_de_réfugiés #Grèce_du_Nord #déplacement #asile #migrations #réfugiés
    #paquets_postaux
    ping @isskein

    • Grèce : Plus de 1 000 migrants transférés de l’île de Lesbos vers le continent

      Un premier groupe de 600 migrants ont été transférés lundi matin du camp de Moria, à Lesbos, vers le continent. Un deuxième contingent de 700 personnes devraient aussi être acheminé vers le continent grec dans l’après-midi. Ce week-end, le gouvernement avait annoncé une série de mesure pour faire face à l’afflux de migrants, notamment le transfert rapide des mineurs non accompagnés et des personnes les plus vulnérables des îles vers le continent.

      Les premières évacuations de l’île grecque de Lesbos vers le continent ont débuté lundi 2 septembre. Un premier contingent de 600 migrants installés dans le camp saturé de Moria ont été évacués lundi matin.

      Six cent trente-cinq Afghans, transportant des bagages encombrants, se sont précipités pour monter dans les bus de la police, sous la supervision du Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (#HCR).

      Dans la cohue générale, ils ont ensuite embarqué sur le navire « Caldera Vista » vers le port de Thessalonique, où ils doivent être acheminés vers le camp de réfugiés de Nea Kavala, dans la ville de Kilkis situé dans le nord de la Grèce.

      Un autre groupe de 700 migrants devaient également être transférés dans l’après-midi vers le même lieu, dans le cadre de la décision du gouvernement grec de désengorger le camp de Moria.

      « 3 000 arrivées rien qu’au mois d’août »

      Samedi 31 août, le gouvernement grec a annoncé une série de mesure pour faire face à l’afflux de migrants, notamment le transfert rapide des mineurs non accompagnés et des personnes les plus vulnérables des îles vers le continent mais aussi la suppression des procédure d’appels aux demandes d’asile pour faciliter les retours des réfugiés en Turquie.

      Le camp de Moria, centre d’enregistrement et d’identification de Lesbos, héberge déjà près de 11 000 personnes, soit quatre fois la capacité évaluée par le HCR.

      Le nombre de migrants n’a cessé de grossir cet été. L’agence onusienne parle de « plus de 3 000 arrivées rien qu’au mois d’août ». Jeudi soir, 13 bateaux sont arrivés à Lesbos avec plus de 540 personnes dont 240 enfants, une hausse sans précédent qui inquiète le gouvernement conservateur arrivé au pouvoir le 7 juillet dernier.

      Ce week-end, 280 autres migrants sont arrivés en Grèce, souvent interceptés en pleine mer par les garde-côtes de l’Union européenne et de la Grèce.

      Sur la côte nord de l’île où les canots pneumatiques chargés de migrants débarquent le plus souvent, la surveillance a été renforcée dimanche. Une équipe de l’AFP a pu constater les allers et venues des patrouilleurs en mer, et la vigilance accrue des policiers sur les rives grecques.
      Depuis l’accord UE-Turquie signé en mars 2016, le contrôle aux frontières a été renforcé, rendant l’accès à l’île depuis la Turquie de plus en plus difficile. Mais, ces derniers mois près de 100 personnes en moyenne parviennent chaque jour à effectuer cette traversée.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/19227/grece-plus-de-1-000-migrants-transferes-de-l-ile-de-lesbos-vers-le-con

    • Message de Vicky Skoumbi reçu via la mailing-list de Migreurop, 03.09.2019:

      Des scènes qui rappellent l’été 2015 se passent actuellement à Lesbos.

      Le nombre particulièrement élevé d’arrivées récentes à Lesbos (Grèce) – plus que 3.600 pour le seul mois d’août- a obligé le nouveau gouvernement de transférer 1.300 personnes vulnérables vers le continent et notamment vers la commune Nouvelle Kavalla à Kilkis, au nord-ouest du pays. Il s’agit juste d’un tiers de réfugiés reconnus comme vulnérables qui restent bloqués dans l’île, malgré la levée de leur confinement géographique. Jusqu’à ce jour le gouvernement Mitsotakis avait bloqué tout transfert vers le continent, même au moment où la population de Moria avait dépassé les 10.000 dont 4.000 étaient obligés de vivre en dehors du camp, dans des abris de fortune sur les champs d’alentours. Le service médical à Moria y est désormais quasi-inexistant, dans la mesure où des 40 médecins qui y travaillaient, il ne reste actuellement que deux qui ne peuvent s’occuper que des urgences – et encore-, tandis qu’il n’y a plus aucune ambulance disponible sur place. Ceci a comme résultant que les personnes qui arrivent ne passent plus de contrôle médical avec tous les risques sanitaires que cela puisse créer dans un camp si surpeuplé.

      Le nouveau président de la Région de l’Egée du Nord, M. Costas Moutzouris, de droite sans affiliation, avait déclaré que toutes les régions de la Grèce doivent partager le ‘fardeau’, car « les îles ne doivent pas subir une déformation, une altération raciale, religieuse, et ethnique ».

      Source (en grec) Efimerida tôn Syntaktôn (https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/209204_sti-moria-kai-sti-sykamnia-i-lesbos-anastenazei)

      C’est sans doute l’arrivée de 13 bateaux avec 550 personnes à Sykamia (Lesbos) samedi dernier, qui a obligé le gouvernement de céder et d’organiser un convoi vers le continent. Mais l’endroit choisi pour l’installation de personnes transférées est un campement déjà surchargé – pour une capacité d’accueil de 700 personnes, 924 y sont installés dans de containers et 450 dans des tentes. Avec l’arrivée de 1.300 de plus ni le réseau d’eau potable, ni les deux générateurs électriques ne sauraient tenir. La situation risque de devenir totalement chaotique, d’autant plus que le centre d’accueil en question est géré sans aucune structure administrative par une ONG, le Conseil danois pour les Réfugiés. En même temps, l’endroit est exposé aux vents et les tentes qui y sont montés pour les nouveaux arrivants risquent de s’envoler à la première rafale. D’après le quotidien grec Efimerida tôn Syntktôn (https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/209222_giati-i-boreia-ellada-kathistatai-afiloxeni-sto-neo-kyma-prosfygon) toutes les structures du Nord de la Grèce ont déjà dépassé la limite de leurs capacités d’accueil.

    • Greece to increase border patrols and deportations to curb migrant influx

      Greece is to step up border patrols, move asylum-seekers from its islands to the mainland and speed up deportations in an effort to deal with a resurgence in migrant flows from neighboring Turkey.

      The government’s Council for Foreign Affairs and Defence convened on Saturday for an emergency session after the arrival on Thursday of more than a dozen migrant boats carrying around 600 people, the first simultaneous arrival of its kind in three years.

      The increase in arrivals has piled additional pressure on Greece’s overcrowded island camps, all of which are operating at least twice their capacity.

      Arrivals - mostly of Afghan families - have picked up over the summer, and August saw the highest number of monthly landings in three years.

      Greece’s Moria camp on the island of Lesbos - a sprawling facility where conditions have been described by aid organizations as inhumane - is also holding the largest number of people since the deal was agreed.

      On Saturday, the government said it would move asylum-seekers to mainland facilities, increase border surveillance together with the European Union’s border patrol agency Frontex and NATO, and boost police patrols across Greece to identify rejected asylum seekers who have remained in the country.

      It also plans to cut back a lengthy asylum process, which can take several months to conclude, by abolishing the second stage of appeals when an application is rejected, and deporting the applicant either to Turkey or to their country of origin.

      “The asylum process in our country was the longest, the most time consuming and, in the end, the most ineffective in Europe,” Greece’s deputy citizen protection minister responsible for migration policy, Giorgos Koumoutsakos, told state television.

      Responding to criticism from the opposition that the move was unfair and unlawful, Koumoutsakos said:

      “Asylum must move quickly so that those who are entitled to international protection are vindicated ... and for us to know who should not stay in Greece.”

      The government was “determined to push ahead with a robust returns policy because that is what the law and the country’s best interest impose, in accordance with human rights,” he said.

      Greece was the main gateway to northern Europe in 2015 for nearly a million migrants and refugees from war-torn and poverty-stricken countries in the Middle East and Africa.

      A deal between the EU and Turkey in March 2016 reduced the influx to a trickle, but closures of borders across the Balkans resulted in tens of thousands of people stranded in Greece.

      Humanitarian organizations have criticized Greece for not doing enough to improve living conditions at its camps, which they have described as “shameful”.

      https://www.reuters.com/article/us-europe-migrants-greece/greece-to-increase-border-patrols-and-deportations-to-curb-migrant-influx-i

    • Grèce : les migrants de Lesbos désemparés dans leur nouveau camp

      « Nous avons quitté Moria en espérant quelque chose de mieux et finalement, c’est pire » : Sazan, un Afghan de 20 ans, vient d’être transféré, avec mille compatriotes, de l’île grecque de Lesbos saturée, dans le camp de #Nea_Kavala, dans le nord de la Grèce.

      Après six mois dans « l’enfer » de Moria sur l’île de Lesbos, Sazan se sent désemparé à son arrivée à Nea Kavala, où il constate « la difficulté d’accès à l’eau courante et à l’électricité ».

      A côté de lui, Mohamed Nour, 28 ans, entouré de ses trois enfants, creuse la terre devant sa tente de fortune pour fabriquer une rigole « pour protéger la famille en cas de pluie ».

      Mille réfugiés et migrants sont installés dans 200 tentes, les autres seront transférés « dans d’autres camps dans le nord du pays », a indiqué une source du ministère de la Protection du citoyen, sans plus de détails.

      L’arrivée massive de centaines de migrants et réfugiés la semaine dernière à Lesbos, principale porte d’entrée migratoire en Europe, a pris de court les autorités grecques, qui ont décidé leur transfert sur des camps du continent.

      Car le camp de Moria, le principal de Lesbos, l’un des plus importants et insalubres d’Europe, a dépassé de quatre fois sa capacité ces derniers mois.

      En juillet seulement, plus de 5.520 personnes ont débarqué à Lesbos - un record depuis le début de l’année - auxquelles se sont ajoutés 3.250 migrants au cours de quinze premiers jours d’août, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

      – Tensions à Moria -

      Quelque 300 mineurs non accompagnés ont protesté mercredi contre leurs conditions de vie dans le camp de Moria et demandé leur transfert immédiat à Athènes. De jeunes réfugiés ont mis le feu à des poubelles et la police a dispersé la foule avec des gaz lacrymogènes, a rapporté l’agence de presse grecque ANA.

      « Nous pensions que Moria était la pire chose qui pourrait nous arriver », explique Mohamed, qui s’efforce d’installer sa famille sous une tente de Nea Kavala.

      « On nous a dit que notre séjour serait temporaire mais nous y sommes déjà depuis deux jours et les conditions ne sont pas bonnes, j’espère partir d’ici très vite », assène-t-il.

      Des équipes du camp œuvrent depuis lundi à installer des tentes supplémentaires, mais les toilettes et les infrastructures d’hygiène ne suffisent pas.

      Le ministère a promis qu’avant la fin du mois, les migrants seraient transférés dans d’autres camps.

      Mais Tamim, 15 ans, séjourne à Nea Kavala depuis trois mois : « On nous a dit la même chose (que nous serions transférés) quand nous sommes arrivés (...). A Moria, c’était mieux, au moins on avait des cours d’anglais, ici on ne fait rien », confie-t-il à l’AFP.

      Pour Angelos, 35 ans, employé du camp, « il faut plus de médecins et des infrastructures pour répondre aux besoins de centaines d’enfants ».

      – « Garder espoir » -

      Plus de 70.000 migrants et réfugiés sont actuellement bloqués en Grèce depuis la fermeture des frontières en Europe après la déclaration UE-Turquie de mars 2016 destinée à freiner la route migratoire vers les îles grecques.

      Le Premier ministre de droite Kyriakos Mitsotakis, élu début juillet, a supprimé le ministère de la Politique migratoire, créé lors de la crise migratoire de 2015, et ce dossier est désormais confié au ministère de la Protection du citoyen.

      Face à la recrudescence des arrivées en Grèce via les frontières terrestre et maritime gréco-turques depuis janvier 2019, le gouvernement a annoncé samedi un train de mesures allant du renforcement du contrôle des frontières et des sans-papiers à la suppression du droit d’appel pour les demandes d’asile rejetées en première instance.

      Des ONG de défense des réfugiés ont critiqué ces mesures, dénonçant « le durcissement » de la politique migratoire.

      La majorité des migrants arrivés en Grèce espère, comme destination « finale », un pays d’Europe centrale ou occidentale.

      « Je suis avec ma famille ici, nous souhaitons aller vivre en Autriche », confirme Korban, 19 ans, arrivé mardi à Nea Kavala.

      « A Moria, les rixes et la bousculade étaient quotidiennes, c’était l’enfer. La seule chose qui nous reste maintenant, c’est d’être patients et de garder espoir », confie-t-il.

      https://www.la-croix.com/Monde/Migrants-transferes-Grece-Ici-pire-Lesbos-2019-09-04-1301045157

  • Éviction de #migrants dans le quartier anarchiste d’Athènes : « Le gouvernement n’arrivera pas à ses fins »
    https://observers.france24.com/fr/20190829-grece-eviction-migrants-quartier-anarchiste-exarchia-at

    Lundi 26 août, le quartier #Exarchia d’Athènes – célèbre pour abriter des activistes anarchistes et des migrants – a été la cible d’une opération policière d’envergure : quatre squats pour migrants ont été fermés et plus d’une centaine d’entre eux ont été arrêtés. Une opération qui s’inscrit dans la ligne politique dure du nouveau gouvernement grec.

    #Grèce #exarcheia

  • #Athènes (Grèce) : attaque très violente de la police grecque à #Exarcheia
    https://fr.squat.net/2019/08/31/athenes-grece-attaque-tres-violente-de-la-police-grecque-a-exarcheia

    À l’instant à Athènes ! ATTAQUE TRÈS VIOLENTE DE LA POLICE GRECQUE À EXARCHEIA : BLESSÉ.ES, PANIQUE, ARRESTATIONS Alors que la soirée était conviviale et musicale, tant sur la place Exarcheia avec un concert gratuit que dans des centres sociaux autogérés comme le K*Vox où de nombreuses personnes écoutaient de la musique en buvant un […]

    #Grèce #K-Vox

  • Grèce : abolition de l’examen des demandes rejetées

    Greece: The government “plans to change the institutional framework for the issuing of #asylum with the abolition of reviews of rejected applications”. This would be a clear violation of #EU Community Law & European Convention on #HumanRights.

    https://twitter.com/VassilisTsarnas/status/1167875591997022209

    source :
    Gov’t council decides on seven measures to respond to migration crisis
    http://www.ekathimerini.com/244101/article/ekathimerini/news/govt-council-decides-on-seven-measures-to-respond-to-migration-crisis

    #Grèce #asile #migrations #réfugiés #procédure_d'asile #recours #COI

    @karine4 : intéressant pour les prochaines décisions de renvoi Dublin vers la Grèce (si il y en a en France) ?

    • La décision du gouvernement Mitsotakis (https://www.infomigrants.net/fr/post/19335/la-grece-veut-supprimer-le-droit-d-appel-pour-les-demandeurs-d-asile-d) de supprimer le droit d’appel en deuxième instance des demandeurs d’asile déboutés a suscité de vives réactions tant parmi les ONG que parmi les juges administratifs. Le président de la section grecque d’Amnesty International, Gavriil Sakellaridis, dénonce une mesure qui va à l’encontre du droit national et communautaire. Il dit être frappé par la formule employé par le Conseil gouvernemental des affaires étrangères et de la défense (KYSSEA) « suppression de comités de recours et retours immédiats aux pays d’origine [des demandeurs déboutés en première instance] » est en contradiction flagrante avec la prétention, formulée par KYSSEA que la mesure serait en accord avec le droit communautaire (de l’UE). Pour M. Sakellaridis, la mesure va à l’encontre de l’acquis communautaire. « Il y a la directive communautaire 2013/32 qui a été intégré au droit national grec en 2018 et qui définit d’une exactitude minutieuse ce qui est requis. Par l’article 46 de cette directive les conditions pour un recours réel et efficace sont définies en détail. L’Etat grec doit garantir un examen de fond du recours qui tiendra compte de tous les éléments apportés ; il doit également fournir aux demandeurs qui font appel une assistance juridique gratuite, en prenant en charge tous les frais relatifs. Le plus important est que le recours doit avoir une valeur suspensive du rejet en première instance. Un déplacement possible des cas de déboutés vers les tribunaux administratifs va créer des dysfonctionnements encore plus importants dans la procédure d’asile. Si on surcharge avec de milliers de recours des tribunaux déjà débordés, on aura non seulement des retards considérables mais on obligera l’Etat de prendre en charge de frais beaucoup plus importants que ceux engagés dans le cas d’examen en deuxième instance par les Comités de recours.

      Dans la même interview M. Sakellaridis avait exprimé sa plus vive inquiétude devant la tendance de plus en plus lourde de pénaliser la solidarité avec les réfugiés, surtout après les récentes évacuations musclées de deux squats de réfugiés à Exarchia, à Athènes.

      Source (en grec) Efimerida tôn Syntaktôn (https://www.efsyn.gr/politiki/synenteyxeis/209768_arhizoyn-na-poinikopoioyn-tin-allileggyi-stoys-prosfyges)

      –-> commentaire de Vicky Skoumbi reçu par email via la mailing-list Migreurop, le 10.09.2019

    • L’Union des juges administratifs exprime son opposition aux projets de suppression des comités de recours

      https://thepressproject.gr/antitheti-sta-schedia-gia-katargisi-ton-epitropon-asylou-ke-i-enosi-

      L’Union des juges administratifs a exprimé son opposition à la suppression de la deuxième instance des procédures d’appel de l’asile auprès des comités d’autorité indépendante.

      Mercredi 4 septembre 2019

      A l’occasion de l’annonce par le gouvernement de la suppression de la procédure d’appel en matière d’asile auprès les comités d’Autorité indépendante, l’Union de juges administratifs souligne :

      « 1. Les retards constatés ne sont pas observés exclusivement en Grèce, mais ils le sont dans tous les pays européens. Le fonctionnement des comités de deuxième instance s’est avéré efficace. Après tout, l’objectif du système d’asile devrait être de protéger les droits des demandeurs d’asile.

      2. La restriction des droits des réfugiés est contraire aux dispositions du droit international humanitaire et du droit européen, ainsi qu’à la jurisprudence selon laquelle ces affaires doivent être traitées à la fois sur le plan juridique et sur le fond. Et tout transfert prévu de ces affaires directement aux tribunaux administratifs ne fera qu’aggraver la situation car, avec les effectifs actuels de juges et de fonctionnaires, leur surcharge de travail sera excessivement lourde.

      3. Toute discussion de ce type doit tenir compte des faits susmentionnés et ne pas chercher à masquer les faiblesses de l’application du système actuel en supprimant les droits des réfugiés. Notre Union est prête à formuler des propositions positives pour l’amélioration du système et nous attendons l’invitation au dialogue des ministres concernés ".

      Le Conseil grec pour les réfugiés a également exprimé sa profonde préoccupation devant les récentes annonces de la KYSSEA sur l’abolition de la deuxième instance de demandes d’asile, et "appelle le gouvernement grec de s’abstenir de tout acte contraire au droit international et au droit communautaire et de protéger les droits fondamentaux des réfugiés ".

      Sur la base de ces décisions, le Conseil grec des réfugiés souligne :

      L’examen des demandes d’asile en deuxième instance n’est pas une spécificité grecque, mais une obligation qui incombe à tous les États membres de l’Union européenne directement par le droit de l’Union. Il reflète les garanties fondamentales de l’état de droit et des droits fondamentaux énoncées dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et la Convention européenne des droits de l’homme.

      Outre l’obligation de réexaminer les demandes d’asile en deuxième instance devant un tribunal indépendant et impartial, le droit de l’Union prévoit explicitement un certain nombre de garanties supplémentaires, qui doivent toujours être respectées dans les demandes d’asile en deuxième instance. Par conséquent, les autorités nationales doivent veiller à ce que la demande ait normalement un effet suspensif automatique, à ce qu’une assistance juridique gratuite et obligatoire soit fournie aux intéressés, et à ce que les demandeurs aient accès aux services d’accueil tout au long de l’examen de la demande de protection internationale en deuxième instance. Ces garanties devraient être prises en compte dans tout débat sur la réforme du cadre national. Dans le cas de la Grèce et de son système juridique, ces garanties ne peuvent pas être respectées en cas de suppression des recours en deuxième instance.

      Le décret présidentiel n ° 90/2008 avait déjà tenté d’abolir de la même manière le deuxième niveau d’examen des demandes d’asile, ce qui avait conduit le HCR de se retirer de la procédure d’asile et avait abouti, entre autres, à la condamnation la Grèce devant la Cour Européenne des droits de l’homme en raison de l’absence d’un système d’asile juste et efficace.

      Enfin, il convient de noter que toute nouvelle réduction des garanties de la procédure d’asile s’avérerait, entre autres, inefficace, car les litiges juridiques [auprès de juges administratifs] qu’elle engendrerait entraîneraient de nouveaux retards dans la procédure d’asile.

      Compte tenu de ce qui précède, le Conseil grec pour les réfugiés invite le gouvernement grec de s’abstenir de toute action contraire au droit international et au droit de l’Union Européenne, et de protéger les droits fondamentaux des réfugiés.

    • La Grèce veut supprimer le droit d’appel pour les demandeurs d’asile déboutés

      Face à la recrudescence des arrivées en Grèce via les frontières terrestre et maritime gréco-turques depuis janvier 2019, le gouvernement a annoncé une série de mesures allant du renforcement du contrôle des frontières et des sans-papiers à la suppression du droit d’appel pour les demandes d’asile rejetées en première instance.

      En Grèce, le durcissement de la politique migratoire se fait sentir, à peine quelques semaines après l’élection du nouveau Premier Ministre Kyriakos Mitsotakis fin juillet. Le dirigeant conservateur avait déjà annoncé une série de mesures comme le renforcement de la surveillance des frontières. Le ministère de l’Immigration, créé lors de la crise migratoire de 2015, a également été supprimé. Ce dossier est désormais confié au ministère de la Protection du citoyen.

      Un coup d’accélérateur a été donné samedi 31 août : à l’issue d’une réunion entre le Premier Ministre et ses conseillers en sécurité nationale, le gouvernement a annoncé un nouveau train de mesures dont la suppression du droit d’appel pour les demandes d’asile rejetées en première instance. L’objectif, selon Kyriakos Mitsotakis, est de combler les retards importants pris dans les procédures d’examen des demandes d’asile qui peuvent actuellement s’étaler sur plusieurs années.

      « Une restriction des droits de réfugiés »

      Plusieurs ONG ont immédiatement dénoncé cette mesure. Elles ont été rejointe, mercredi 4 septembre, par l’Union grecque des magistrats administratifs qui estime que supprimer les commissions d’appel constituait une véritable « restriction » des droits en Grèce.

      Depuis leur création après la crise migratoire de 2015, les commissions de recours ont été un succès car l’objectif des procédures d’octroi de l’asile est « la protection des ayants droit », soulignent les magistrats. « La restriction des droits de réfugiés » s’oppose au droit humanitaire international, à la législation européenne et à la jurisprudence en la matière".

      Le conseil grec des réfugiés (GCR), quant à lui, a appelé le gouvernement à « s’abstenir de tout acte qui viole le droit européen et international et à sauvegarder les droits fondamentaux des réfugiés ».

      Plus de 70 000 migrants bloqués en Grèce

      Plus de 70 000 migrants et réfugiés sont actuellement bloqués en Grèce depuis la fermeture des frontières en Europe après la déclaration UE-Turquie de mars 2016 destinée à freiner la route migratoire vers les îles grecques.

      Le gouvernement a promis d’accélérer le renvoi en Turquie de ceux qui n’ont pas pu obtenir l’asile en Grèce, en vertu de cette même déclaration UE-Turquie. Mais de nombreuses ONG internationales soutiennent que la Turquie ne peut pas être considérée comme un « pays sûr » pour le renvoi des demandeurs d’asile.

      Le nouveau gouvernement a pris la décision d’accélérer le durcissement de sa politique migratoire après l’arrivée de milliers de migrants au cours de l’été. Pour la seule journée du 29 août, par exemple, 13 bateaux chargés de migrants sont arrivés sur les côtes grecques et notamment à Lesbos où comme sur les îles voisines, les capacités d’accueil sont débordées. Cette année la Grèce est redevenue la première porte d’entrée de migrants.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/19335/la-grece-veut-supprimer-le-droit-d-appel-pour-les-demandeurs-d-asile-d

  • UNHCR shocked at death of Afghan boy on #Lesvos; urges transfer of unaccompanied children to safe shelters

    UNHCR, the UN Refugee Agency, is deeply saddened by news that a 15-year-old Afghan boy was killed and two other teenage boys injured after a fight broke out last night at the Moria reception centre on the Greek island of Lesvos. Despite the prompt actions by authorities and medical personnel, the boy was pronounced dead at Vostaneio Hospital in Mytilene, the main port town on Lesvos. The two other boys were admitted at the hospital where one required life-saving surgery. A fourth teenager, also from Afghanistan, was arrested by police in connection with the violence.

    The safe area at the Moria Reception and Identification Centre, RIC, hosts nearly 70 unaccompanied children, but more than 500 other boys and girls are staying in various parts of the overcrowded facility without a guardian and exposed to exploitation and abuse. Some of them are accommodated with unknown adults.

    “I was shocked to hear about the boy’s death”, said UNHCR Representative in Greece, Philippe Leclerc. “Moria is not the place for children who are alone and have faced profound trauma from events at home and the hardship of their flight. They need special care in dedicated shelters. The Greek government must take urgent measures to ensure that these children are transferred to a safe place and to end the overcrowding we see on Lesvos and other islands,” he said, adding that UNHCR stands ready to support by all means necessary.

    Frustration and tensions can easily boil over in Moria RIC which now hosts over 8,500 refugees and migrants – four times its capacity. Access to services such as health and psychological support are limited while security is woefully insufficient for the number of people. Unaccompanied children especially can face unsafe conditions for months while waiting for an authorized transfer to appropriate shelter. Their prolonged stay in such difficult conditions further affects their psychology and well-being.

    Nearly 2,000 refugees and migrants arrived by sea to Greece between 12 and 18 August, bringing the number of entries this year to 21,947. Some 22,700 people, including nearly 1,000 unaccompanied and separated children, are now staying on the Greek Aegean islands, the highest number in three years.

    https://www.unhcr.org/gr/en/12705-unhcr-shocked-at-death-of-afghan-boy-on-lesvos-urges-transfer-of-unacco

    #MNA #mineurs #enfants #enfance #Moria #décès #mort #asile #migrations #réfugiés #Grèce #camps_de_réfugiés #Lesbos #bagarre #dispute #surpopulation

    • Cet article du HCR, m’a fait pensé à la #forme_camps telle qu’elle est illustrée dans l’article... j’ai partagé cette réflexion avec mes collègues du comité scientifique du Centre du patrimoine arménien de Valence.

      Je la reproduis ici :

      Je vous avais parlé du film documentaire « #Refugistan » (https://seenthis.net/messages/502311), que beaucoup d’entre vous ont vu.

      Je vous disais, lors de la dernière réunion, qu’une des choses qui m’avait le plus frappé dans ce film, c’est ce rapprochement géographique du « camp de réfugié tel que l’on se l’imagine avec des #tentes blanches avec estampillons HCR »... cet #idéal-type de #camp on le voit dans le film avant tout en Afrique centrale, puis dans les pays d’Afrique du Nord et puis, à la fin... en Macédoine. Chez nous, donc.

      J’ai repensé à cela, ce matin, en voyant cette triste nouvelle annoncée par le HCR du décès d’un jeune dans le camps de Moria à Lesbos suite à une bagarre entre jeunes qui a lieu dans le camp.

      Regardez l’image qui accompagne l’article :

      Des tentes blanches avec l’estampillons « UNHCR »... en Grèce, encore plus proche, en Grèce, pays de l’Union européenne...

      Des pensées... que je voulais partager avec vous.

      #altérité #cpa_camps #altérisation

      ping @reka @isskein @karine4

    • Greek refugee camp unable to house new arrivals

      Authorities on the Greek island of Lesvos say they can’t house more newly arrived migrants at a perpetually overcrowded refugee camp that now is 400 percent overcapacity.

      Two officials told AP the Moria camp has a population of 12,000 and no way to accommodate additional occupants.

      The officials say newcomers are sleeping in the open or in tents outside the camp, which was built to hold 3,000 refugees.

      Some were taken to a small transit camp run by the United Nations’ refugee agency on the north coast of Lesvos.

      The island authorities said at least 410 migrants coming in boats from Turkey reached Lesvos on Friday.

      The officials asked not to be identified pending official announcements about the camp.

      http://www.ekathimerini.com/244771/article/ekathimerini/news/greek-refugee-camp-unable-to-house-new-arrivals

  • EXARCHEIA SOUS OCCUPATION POLICIÈRE

    Le célèbre quartier rebelle et solidaire d’Athènes est complètement encerclé par d’énormes forces de police : de nombreux bus de CRS (MAT), des jeeps de la police antiterroriste (OPKE), des voltigeurs (DIAS), des membres de la police secrète (asfalitès), ainsi qu’un hélicoptère et plusieurs drones.
    Lieu unique en Europe pour sa forte concentration de squats et d’autres espaces autogérés, mais aussi pour sa résistance contre la répression et sa solidarité avec les précaires et migrants, Exarcheia était dans le collimateur du gouvernement de droite depuis son élection le 7 juillet. Le nouveau premier ministre Kyriakos Mitsotakis en avait fait une affaire personnelle, d’autant plus qu’il avait été raillé début août pour ne pas avoir réussi à atteint son objectif de « nettoyer Exarcheia en un mois » comme il l’avait annoncé en grandes pompes.
    Ce matin, 4 squats ont été évacués : Spirou Trikoupi 17, Transito, Rosa de Fon et Gare. L’offensive concerne pour l’instant la partie nord-ouest du quartier, à l’exception notable du squat Notara 26, réputé mieux gardé et très important symboliquement pour le quartier en tant que premier squat historique de la « crise des réfugiés » au centre ville d’Athènes.
    On compte pour l’instant une centaine d’arrestations, ainsi que des agressions brutales contre des personnes tentant de filmer. Seuls les médias de masse au service du pouvoir ont l’autorisation de couvrir l’événement.
    Au total, il y a 23 squats dans Exarcheia plus 26 autres autour du quartier, soit un total de 49 concentrés sur une zone assez petite. 49 squats auxquels il faut ajouter d’autres types de lieux autogérés, dont certains en location (Espace Social Libre Nosotros, magasin gratuit Skoros, etc.) ainsi que des dizaines de logements particuliers regroupant des groupes de militant.es, souvent près des terrasses pour permettre un accès au-dessus des rues.
    Sur les squats qui se trouvent précisément à l’intérieur d’Exarcheia, 12 sont des squats d’hébergement pour les réfugié.es et migrant.es et les 11 autres sont des squats de collectifs politiques anarchistes et antiautoritaires (même si la plupart des squats de réfugié.es sont aussi évidemment très politiques, à commencer par le Notara 26 et Spirou Trikoupi 17 avec des assemblées directes et beaucoup de liens avec le reste du mouvement social).
    Dans les squats de Spirou Trikoupi 17 et Transito (que les valets du pouvoir sont maintenant en train de murer), plus d’une quinzaine d’enfants ont été arrachés à une existence paisible et heureuse pour être subitement envoyés dans des camps. Ces sinistres camps sont insalubres et surpeuplés, les migrant.es y sont mal nourri.es et souffrent des variations de températures, subissent des humiliations et parfois des tortures, et Mitsotakis exige de surcroît qu’ils soient tous bien fermés et, à l’avenir, complètement coupés du reste du territoire.
    Le visage de l’Europe ne cesse de se durcir à l’instar de ce qui se passe également sur les autres continents. Cette évolution toujours plus autoritaire du capitalisme conduit à nous interroger sur ce qu’annonce l’ère actuelle : l’offensive contre les poches d’utopies couplée à l’enfermement des boucs émissaires rappelle des heures sombres de l’Histoire.
    Le monde entier devient fasciste et la Grèce en est, une fois de plus, l’un des laboratoires.
    Mais rien n’est fini. Septembre arrive bientôt. Les jobs saisonniers se terminent. Le mouvement social se rassemble et s’organise à nouveau. Des lieux comme le Notara 26 et le K*Vox sont sous haute surveillance. Des ripostes se préparent, ainsi que plusieurs grands événements mobilisateurs. L’automne sera chaud à Athènes.
    Résistance !

    Yannis Youlountas

  • #Grèce : #Exarcheia sous occupation policière !
    https://fr.squat.net/2019/08/26/grece-exarcheia-sous-occupation-policiere

    Alerte ! Ce que nous vous annoncions depuis un mois et demi vient de commencer ce matin, peu avant l’aube. Le célèbre quartier rebelle et solidaire d’Athènes est complètement encerclé par d’énormes forces de police : de nombreux bus de CRS (MAT), des jeeps de la police antiterroriste (OPKE), des voltigeurs (DIAS), des membres de la […]

    #Athènes #expulsion #K-Vox #Notara_26 #Rosa_de_Foc #sans-papiers #Spirou_Trikoupi_17 #squat_Gare #Transito

  • HumanRights360 | The Mistreatment of Asylum Seekers in Greece
    https://asile.ch/2019/08/26/humanrights360-the-mistreatment-of-asylum-seekers-in-greece

    Douze organisations de la société civile dénoncent dans un rapport récent des très graves violations de droits des demandeurs d’asile en Grèce. Les violations de droits de réfugiés peuvent aller jusqu’aux traitements cruels voire à la torture. Les violences sont particulièrement alarmantes vis-à-vis des femmes. La situation désespérante dans laquelle se trouvent les réfugiés en […]

  • Message de Vicky Skoumbi, reçu via la mailing-list Migreurop, le 24.08.2019:

    Le #Hotspot de #Moria fonctionne actuellement avec un #taux_d’occupation qui atteint presque au triple de sa #capacité_d’accueil : voir les #chiffres donnés par le ministère pour le 15 août où on voit que pour une capacité d’accueil de 3.000 il y avait 8. 218 occupants, chiffre qui a sans doute augmenté depuis, étant donné les arrivées plus récentes. Début août déjà il y avait 2.500 personnes vivant à l’extérieur du camp dans des tentes et de abris de fortune. Au moment où plus que 10.000 réfugiés sont bloqués dans l’île de #Lesbos, il y a, selon un rapport du directeur du hot-spot, 3.000 d’entre eux, pour qui le confinement géographique a été levé ; malgré le fait qu’ils ont le droit de se déplacer librement en Grèce continental, aucune mesure n’est prévue pour leur transfert au continent.

    Source:


    https://infocrisis.gov.gr/5503/national-situational-picture-regarding-the-islands-at-eastern-aegean-sea-15-8-2019/?lang=en

    #statistiques #asile #migrations #réfugiés #Grèce #îles #2019

  • D’une gargote athénienne

    https://lavoiedujaguar.net/D-une-gargote-athenienne

    Longtemps, Babis, alias « Kostas », a tenu une taverne souterraine dans le quartier de Gazi à Athènes. Il évoque ici ce lieu qui « réalisait la fusion entre le passé et le présent ». La parole est à l’ex-tavernier.

    Dans le très renommé guide touristique américain Frommer’s, un fils d’immigrés grecs nommé Petros a voulu décrire l’originalité de cette taverne athénienne dont je voudrais faire ici l’éloge… par détours, paraît-il : « Le secret le mieux gardé d’Athènes. Quand mon grand-père m’a parlé de cette petite taverne souterraine à Gazi, ce devait être en 1985 ou en 1986, quelques années après la fermeture de la polluante usine à gaz, événement qui a entraîné Gazi et les quartiers environnants dans un délabrement considérable. Lui et ses amis y venaient pendant la guerre, à l’abri des bombardements, se régaler de plats chauds et de vin au tonneau. C’était au début de l’occupation nazie et avant la famine. Dans leurs patrouilles nocturnes, les nazis n’arrivaient même pas à trouver l’endroit, malgré les nombreuses fois où le rébétiko y résonnait fort. Mon grand-père n’a jamais cherché à retrouver la taverne après la guerre. Je pense qu’il ne se doutait pas qu’elle était toujours là. Alors, imaginez ma surprise… Il n’y a pas de nom, numéro de téléphone, pas de réservations et les cartes de crédit ne sont pas acceptées. » (...)

    #Grèce #Athènes #taverne #rébétiko #CQFD #erroristes