• #Grève dans les #92 - Le #facteur n’est pas passé | FUMIGENE MAG
    http://www.fumigene.org/2018/06/06/greve-dans-les-92-le-facteur-nest-pas-passe
    #PTT #postes #poste #la_poste

    texte partagé par collectif oeil sur FB :

    Ce dimanche 16 juin 2019 à 6h, 7 policiers ont sonné à la porte de chez Leo Ks, #photographe et #vidéaste, membre du Collectif OEIL, pour l’interpeller.

    Il a été menotté et emmené en garde à vue au commissariat du XVe arrondissement de Paris. Lors de son interrogatoire, la police lui a reproché des faits de « dégradations au siège de la Poste ». il a été libéré le jour même, un peu avant 20h.

    Vendredi 14 juin, les grévistes de la Poste, en grève depuis 15 mois dans les Hauts-de-Seine, ont occupé le siège de leur entreprise. Par cette action, les postier.es en grève voulaient une nouvelle fois interpeller les cadres de l’entreprise afin de mettre en place de vraies négociations et faire signer le protocole de fin de conflit.

    Leo Ks et NnoMan ont suivi l’action, pour la documenter de l’intérieur, afin de réaliser un reportage photo et vidéo.

    Ils n’ont commis et n’ont été témoins d’aucune dégradation de la part des grévistes.

    Lors de cette action, la police a tenté à plusieurs reprises d’empêcher Leo Ks et NnoMan de filmer ; avant de les retenir plus d’une heure à l’écart, surveillés par deux agents de la #BAC.

    Pendant ce temps, une unité d’intervention procédait à l’évacuation des grévistes, en fracassant la porte à coups de bélier et de masse.

    Ce dimanche matin, le syndicaliste Gaël Quirante, a été lui aussi réveillé par la police puis placé en garde à vue, à la sûreté territoriale.

    La police s’est également rendue chez deux autres postiers (qui n’étaient pas chez eux) et ont placé une sympathisante en garde à vue, elle aussi dans le commissariat du XVe.

    Ces #arrestations, au petit matin, avec de nombreux effectifs de police, chez des grévistes, chez une citoyenne, chez un photographe qui donne la parole à cette lutte, est une nouvelle attaque contre le #mouvement_social, contre celles et ceux qui se révoltent pour leurs droits, et contre la presse indépendante.

    Par ces attaques, ce sont non seulement les #journalistes qui sont visés ; c’est l’ensemble du mouvement qui est pris pour cible avec une volonté claire de criminaliser les luttes sociales et syndicales.

    Nous condamnons ces arrestations, que ce soit à l’encontre de notre collègue et ami, ou à l’encontre de tous les autres, de ceux qui luttent pour leurs droits et pour le maintien de #services_publics pour tous les #citoyens de ce pays.

    Nous espérons la libération immédiate de #Gaël_Quirante ainsi que l’arrêt des #poursuites contre les #grévistes.

    Nous ne baisserons ni les yeux, ni les objectifs de nos appareils photo !

    #Collectif_OEIL.
    #fumigene_le_mag
    #criminalisation_mouvements_sociaux
    #liberté_de_la_presse

    Pitinome
    NnoMan
    Leo Ks
    Maxwell Aurélien James

  • Plan santé : l’Hôpital Pinel en grève depuis 100 jours Alex Anfruns - 24 Septembre 2018 - Investigaction
    https://www.investigaction.net/fr/plan-sante-lhopital-pinel-en-greve-depuis-100-jours

    Le personnel du Centre hospitalier Philippe Pinel à Amiens a dressé ses tentes et ses banderoles : “On ne veut pas plus de salaires ni plus de congés : on veut des moyens humains pour des soins humains” ; “Hôpital en grève” ; “Pinel gronde, on veut une table ronde”… . Sur le campement improvisé au pied de l’entrée de l’institution, pas de drapeaux syndicaux mais une multitude de banderoles signées “Pinel en Lutte” : l’unité d’action prime. C’est dans une symphonie de klaxons continue – en signe inéquivoque de solidarité – que le “Tous ensemble” prend sa forme la plus concrète et aboutie.


    Pouvez-vous résumer en quelques mots les raisons qui ont déclenché votre action de grève ?
    L’Agence Régionale de Santé (ARS) met en avant que l’hôpital aurait des délais d’hospitalisation trop longs, et qu’on hospitaliserait trop les patients. Selon l’ARS, “ça coûte trop cher, c’est moins cher de les suivre à l’extérieur”. Elle prône donc la diminution de l’hospitalisation et le développement de l’ambulatoire, c’est-à-dire la prise en charge des patients en dehors de l’hôpital.

    Or, au lieu de nous donner les moyens de développer correctement la prévention pour éviter l’hospitalisation ; et puis le suivi du patient à l’extérieur pour éviter qu’il soit hospitalisé trop souvent, on a décidé tout simplement de fermer les services. On a donc fermé 4 services en 4 ans. Le premier, en 2015, est un cas emblématique. C’était l’unité qui servait à préparer la sortie des patients. Sous prétexte qu’il fallait sortir les patients de l’hospitalisation car cela coûtait trop cher.
     
    On vous oppose donc l’idée que votre hôpital aurait une durée d’hospitalisation plus longue que les autres hôpitaux de la région. Sans raison ?
    Il faut savoir que nous sommes dans le département de France où il y a le moins de structures alternatives ! Du genre Foyer d’Accueil Médicalisé, structures pour autistes, etc…Forcément nous sommes bloqués par cela, car nous avons des patients hospitalisés et il n’y a pas les structures pour les sortir.

    C’est pour cela qu’il faut commencer par une table ronde pour régler la situation en urgence ; sinon nous n’aurons jamais les moyens pour réduire à terme l’hospitalisation. On ne peut pas fermer demain des services en plus, en sachant qu’il n’y a pas les structures pour l’accueil, car la construction d’un bâtiment ne se fait pas en six mois.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=3CJkf7eeI4g

    Cette fermeture, a-t-elle eu lieu sans aucune transition ?
    L’unité a été fermée juste parce que c’était le service où il y avait le plus de personnel à l’intérieur, et donc c’était celui qui pouvait rapporter le plus d’économies. En même temps, on fermait des centres médicaux psychologiques en ville, qui étaient des centres de consultation pour les patients, ou de suivi à l’extérieur pour éviter l’hospitalisation. Cela va a l’encontre de ce que l’ARS prône ! Elle dit qu’il faut développer les ambulatoires et faire sortir les patients. Pourtant, elle a fermé d’une part l’unité de préparation à la sortie en foyer de ville ; et d’autre part les centres qui permettent de maintenir les patients à l’extérieur. Et cela, juste pour faire des économies !

    Concrètement, tous les ans un service a été fermé. L’année dernière on a voulu fermer l’hospitalisation à domicile, qui est aussi une manière de maintenir les patients à l’extérieur de l’hôpital. Mais cette fois-ci il y a eu une mobilisation qui a empêché qu’elle soit fermée. Bon, pas vraiment, car elle a été transformée en unité mobile, ce qui n’est pas tout à fait la même chose… Mais à la place on a fermé un autre service ici à l’hôpital. Et cette année on veut fermer un nouveau service. On a perdu un tiers des lits en quatre ans.

    En parallèle, l’ARS a cautionné la construction d’une clinique psychiatrique privée sur le terrain de l’hôpital, car il avait vendu une partie de ses terrains. Et cette clinique est juste à côté. En fait, comme sa construction était en retard, elle a même été ouverte dans l’un de ses services ici à l’hôpital ! Les lits d’hospitalisation n’ont pas été vraiment fermés, ce qui a été fermé ce sont les lits d’hospitalisation publics.
     
    Selon vous, quelle solution urgente devrait être apportée ?  
    On est en train de précariser l’emploi à l’intérieur de l’hôpital. L’urgence de la situation est d’abord de remettre du personnel dans les services, pour qu’on puisse faire du soin avec les patients et pour qu’on puisse les faire sortir dans un état correct et les traiter correctement. Et puis rouvrir des services pour régler la sur-occupation qui entraîne une dégradation de l’accueil du patient, qui ralentit les soins. En même temps, il faut réfléchir à comment on développe en amont la prévention, et en aval, les méthodes pour maintenir les patients dans la cité et non plus dans l’hospitalisation.

    Il faut aussi développer des structures d’accueil pour que les patients qui n’ont plus forcément la nécessité d’être hospitalisés, puissent bénéficier d’un soutien #médico-social dans un Foyer d’Accueil Médicalisé. Actuellement ces patients se plaignent qu’il n’y a pas assez de place en Foyer et restent à l’hôpital tandis qu’ils ont besoin d’une structure alternative. C’est la situation actuelle de l’hôpital, c’est pourquoi nous avons campé ici autant de jours.
     
    Vous avez proposé à la direction de négocier autour d’une table ronde. Y a-t-il eu accusé de réception ?  
    Pour l’instant la table ronde est bloquée. C’est connu, le directeur de l’hôpital reçoit les gens individuellement et puis il ne raconte pas la même chose à tout le monde. Cela nous empêche de réfléchir ensemble, d’organiser et construire notre travail pour les soins des patients. Le directeur nous propose des réunions de concertation avec les seules organisations syndicales, alors que nous souhaiterions discuter avec le directeur de l’hôpital, la directrice de l’Agence Régionale de Santé, le personnel, les organisations syndicales, les médecins et les associations des familles. Tout le monde autour de la table, pour pouvoir discuter de la situation de la #psychiatrie, de l’hôpital, des services dans le Département…Faire un état des lieux sur où on en est, et qu’est-ce qu’on veut faire. Nous ne voulons plus construire des choses juste pour faire des #économies.


    Nous voulons que le patient soit bien traité. Nous ne sommes pas opposés à ce que les patients soient moins hospitalisés, qu’ils aillent en dehors de l’hôpital. Mais il faut qu’ils sortent correctement, pour leur bien-être à eux, et pas juste pour faire des économies. Là, on fait tout l’inverse !

    On entend parler de « virage ambulatoire ». Est-ce une solution ?  
    Ici à Pinel le « virage ambulatoire » en psychiatrie a démarré en 1960. Et il a été bien développé : 70% des patients sont suivis en ambulatoire. Ce sont des structures dans la ville et qui font partie de l’hôpital. C’est-à-dire, des centres médicaux psychologiques pour consultation, des hôpitaux de jour, de petites maisons communautaires où les patients sont accompagnés, etc. qui permettent de maintenir le patient en dehors de l’hôpital. Cela lui permet de vivre correctement dans les cités, intégrés et bien accompagnés…

    En revanche, l’hôpital ne peut pas disparaître non plus, car la maladie psychiatrique est une maladie chronique avec des phases aiguës. C’est un peu comme le diabète : on peut l’avoir toute la vie, de manière équilibrée, mais de temps en temps il faut aller à l’hôpital pour la rééquilibrer. Dans la schizophrénie, le patient a des phases d’équilibre et des phases où il a besoin d’être hospitalisé. Il faut donc des structures alternatives et adaptées pour des patients qui ont plus besoin de soutien médico-social. Des structures qui n’existent pas suffisamment sur le département pour l’instant.

    Cela fait maintenant 100 jours qu’on demande de discuter. Pour l’instant, on nous le refuse…

    En revanche, l’hôpital ne peut pas disparaître non plus, car la maladie psychiatrique est une maladie chronique avec des phases aiguës. C’est un peu comme le diabète : on peut l’avoir toute la vie, de manière équilibrée, mais de temps en temps il faut aller à l’hôpital pour la rééquilibrer. Dans la schizophrénie, le patient a des phases d’équilibre et des phases où il a besoin d’être hospitalisé. Il faut donc des structures alternatives et adaptées pour des patients qui ont plus besoin de soutien médico-social. Des structures qui n’existent pas suffisamment sur le département pour l’instant.

    Cela fait maintenant 100 jours qu’on demande de discuter. Pour l’instant, on nous le refuse…
     
    Et comment les habitants d’#Amiens ont accueilli votre initiative ? On constate des signes de solidarité …
    Nous avons reçu beaucoup de soutien, essentiellement des dons des gens. Les gens en parlent et nous donnent des choses. Ce soutien s’exprime tout au long de la journée. Nous avons eu plus de 2500 signatures pour notre pétition, ce qui est déjà pas mal.

    Les gens ont très bien répondu aussi à notre opération “bouteille à la mer”. Nous avions demandé d’envoyer une bouteille en plastique avec un message de soutien dedans et les apporter à l’ARS. Nous avons ainsi récupéré 300 bouteilles en une semaine ! Dont des bouteilles qui ont été envoyées par colis du sud de la France.

    On est présents sur les réseaux sociaux et on commence à être visibles au niveau national, on parle de nous un peu partout… Oui, on commence à être visibles.
     
    Comment envisagez-vous la suite ?
    Pour l’instant nous avons mené une #lutte plutôt gentille. Après, si nous n’avons pas de nouvelles concrètes dans notre rendez-vous prochainement*, nous allons monter sérieusement d’un cran.

    Le personnel de l’#hôpital #Pinel appelle à un rassemblement pacifique
 devant l’#ARS d’#Amiens à partir de 16h pour soutenir la délégation


    Pour permettre de soutenir les #grévistes dans leur combat, il y a une cagnotte de soutien via Le Pot Commun  : Soutien au CHPP Pinel en Lutte https://www.lepotcommun.fr/pot/zfdyfyv0 .
    Vous pouvez bien sur vous abonner à leur compte Twitter : @pinel_en_lutte et poster des messages de soutien sur leur page Facebook : https://www.facebook.com/PinelEnLutte.

    • Le mouvement contre la #Loi_Travail et son monde a permis quelques débordements. Certes, aucune grève sauvage n’a pu émerger en dehors des syndicats. Les patrons, les petits chefs et les bureaucrates n’ont pas trop eu à subir de conflictualité. Ce sont les #flics qui ont tout pris à leur place. En effet, le débordement s’est essentiellement déroulé lors des manifestations. Ce sont les #casseurs qui ont donné le ton. Dans plusieurs villes, ils ont même ravis le cortège de tête aux bureaucraties syndicales.

      Des jeunes #précaires_révoltés et des #grévistes qui ne veulent plus se contenter de ballades syndicales ont défilé dans un même cortège. Le modèle de la #grève_générale expropriatrice semble plus que jamais dépassé. Partout dans le monde, ce sont les casseurs et la rue qui font trembler le pouvoir. Il reste encore à cette colère spontanée de développer le conflit de classe pour inventer ses nouvelles formes d’organisation.

      Une dynamique s’est créée. Ce mouvement du printemps 2016 reste minoritaire. Mais il a construit de la détermination et des formes de recompositions du mouvement social. Des liens politiques se créent en marge des inter-syndicales. A #Montpellier, la tradition de la manif « festive et offensive » est également impulsée par une jeunesse révoltée. Le 15 septembre a marqué un passage de relais. Les bureaucrates de la CGT se sont faits déborder par une joyeuse bande de K-Way noirs. Un #Carnaval a ensuite permis d’associer la joie de la destruction au plaisir de la fête.

      http://www.zones-subversives.com/2016/10/nouveaux-espaces-de-luttes-edito-n-26.html

    • https://youtu.be/CRDDdjDinYc


      #garage_punk_60's

      Peter Dolving : « pourquoi j’ai quitté The Haunted »
      “Je quitte officiellement #The_Haunted. Après des années de travail au sein du groupe je pars. J’en ai assez. Je ne répondrais à aucune question sur le pourquoi du comment. Ce n’est pas une quelconque question de business. Merci infiniment. Je suis impatient de vous voir lors d’autres concerts, avec d’autres projets.”

      http://www.radiometal.com/article/peter-dolving-pourquoi-jai-quitte-the-haunted,77968

      Il est toujours douloureux de voir de telles frictions entre un groupe, voir et constater une telle dégradation des rapports humains. Mais Peter Dolving ne compte pas abandonner la #musique pour autant. Comme il le dit dans un message sur Facebook : il a choisi de parier tout ce qu’il a sur sa capacité à créer. Il a déjà son autre groupe Rosvo dont le nouvel album devrait bientôt arriver, < O > (oui, apparemment, c’est le nom du groupe) avec Scott Reeder (ex-Kyuss) qui travaille actuellement sur les parties de basses, et il a aussi lancé un tout nouveau projet : House Of Dolving, un projet dont le but n’est que de tourner et jouer en concert des musiques de ses groupes passés et présents (Mary Beats Jane, The Haunted, Zen Monkey et Bringthewarhome), et ce dès novembre. En outre, dans une récente interview donnée à Metalsucks, le chanteur confie qu’il travaillera aussi l’an prochain sur un projet free-jazz avec les violoncellistes Nina De Heney et Mårten Magnefors. « J’adore la musique, j’adore l’art » ajoute t-il. On n’en doute plus. Et voilà ce qui a très probablement manqué à ses ex-compagnons.

  • « On ne passe pas pour des fous quand on dit qu’on peut gagner » Echos d’une #assemblée de #grévistes à Saint-Denis
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=5677

    Ce jeudi matin, une fois n’est pas coutume, la bourse du travail de Saint-Denis est en ébullition. Petit à petit des travailleur-se-s et des étudiant-e-s de Saint-Denis arrivent dans la […]

    #Récit_de_luttes #CGT #étudiants #FO #Grève #Loi_El_Khomri #privé #public #sud #syndicalistes

  • En grève depuis six semaines pour dénoncer leurs conditions de travail et des « salaires de misère » chez OMS Synergie, sous-traitant de l’office HLM Paris Habitat- Ration
    http://www.liberation.fr/france/2015/11/01/paris-habitat-confronte-a-un-grand-remous-menage_1410479

    ...une cinquantaine d’agents d’entretien sont assignés à comparaître par leur employeur ce lundi.

    Paris Habitat confronté à un grand remous ménage

    « Condition du progrès », selon François Hollande, le dialogue social est, ces temps-ci, sur toutes les lèvres. Mercredi, la ministre du Travail présentera ses propositions pour lui donner plus de place dans l’entreprise. D’ici là, les grévistes de la société de #nettoyage OMS Synergie seront, eux, entendus par les juges… Leur employeur, un sous-traitant de Paris Habitat, bailleur social de la capitale, les ayant assignés à comparaître, ce lundi, pour « violation de la liberté de travail » et « occupation illicite d’un lieu de travail ». Et ce, après six semaines de #grève pour dénoncer leurs « #conditions_de_travail inacceptables, pour des salaires de misère ». Et sans qu’aucune négociation n’ait débuté.

    Irrégularités.

    Depuis le 21 septembre, ils sont une cinquantaine, hommes et femmes de ménage, à se relayer devant une HLM du XXe arrondissement. C’est ici qu’ils s’activent, d’habitude, à sortir les poubelles ou nettoyer les cages d’escalier. Mais, pour l’heure, ils occupent, avec quelques drapeaux SUD, un bout de trottoir. Et tuent le temps en discutant en bambara, wolof ou malinké. Pêle-mêle, ils égrènent les raisons de leur colère : le #salaire qui ne tombe que le 13 du mois au mieux, les irrégularités sur les feuilles de paye, l’absence de primes, des revenus proches du #Smic et qui n’ont pas bougé depuis vingt ans pour certains, l’absence de treizième mois. Ou encore les tenues de travail données au compte-gouttes.

    (...) « La société ne nous donne pas le matériel. Certains travaillent avec des Caddie de supermarché. Eté ou hiver, on n’a pas de parka, pas de gants, pas de chaussures de sécurité, alors qu’on travaille avec des produits toxiques ». « C’est comme au Moyen Age », résume Sarah Bouhali, de #SUD_Nettoyage, qui les soutient. Mais le cahier de doléances n’émeut pas OMS Synergie. Poussée par son client, Paris Habitat, et la mairie de Paris, à chercher une issue au conflit, l’entreprise n’a rien trouvé d’autre que de convoquer les grévistes au tribunal. Une solution qui ne satisfait pas Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris chargé du logement. « La situation, aussi préjudiciable pour les salariés que les locataires, doit être débloquée au plus vite. Par ailleurs, nos bailleurs doivent travailler sur la question des #appels_d’offres, en intégrant de meilleures clauses sociales dans les contrats avec les prestataires », prévient l’élu. Car, dans le secteur, les renouvellements de marché - tous les quatre ans chez Paris Habitat - pèsent sur le personnel.

    Certes, la convention collective oblige tout nouveau prestataire à réembaucher les salariés en poste, comme cela a été le cas, il y a un an et demi, lorsqu’OMS Synergie a repris une partie du marché. Mais ce morcellement de carrière les empêche d’obtenir des avantages et de faire valoir leur #ancienneté. « Tout est fait dans les règles de l’art », se défend de son côté Catherine Compet, responsable d’OMS Synergie, qui évoque des « procédures rigoureuses » et la possibilité d’obtenir des acomptes automatisés pour le versement du salaire. Quant aux autres revendications, « il n’y en a pas, tranche-t-elle, puisque les demandes des grévistes n’ont rien à voir avec ce que demandent les représentants syndicaux » .

    Menée par SUD Solidaires, minoritaire au sein de l’entreprise, la grève n’est en effet pas suivie par les deux principaux syndicats de l’entreprise, FO et CGT. « Il faut être réaliste, explique Clément Kolagbe, un chargé de clientèle, délégué FO et hostile au mouvement. Dans notre convention collective, il n’y a pas de treizième mois. » Et d’ajouter, non sans dédain : « Quant aux augmentations, elles se font au cas par cas, selon les compétences. Or 90 % des salariés ne savent pas lire. Quand vous ne savez même pas déchiffrer un pictogramme de produit dangereux, comment voulez-vous passer à une qualification supérieure ? » Même discours de Bruno Collignon, délégué syndical CGT et responsable d’exploitation : « Il faut savoir composer. Les conditions de travail ne sont pas déplorables. Il y a pire ailleurs. » De quoi attiser la méfiance des grévistes, pour qui CGT et FO « cherchent surtout à étouffer le mouvement ».

    « Paix sociale ».
    Ce qui n’étonnerait guère Claude Lévy, responsable du syndicat CGT des hôtels de prestige et économiques (HPE), habitué des démêlés avec les grands groupes de nettoyage et certains #syndicalistes_« casseurs_de_grève ». « Dans le nettoyage, les sociétés achètent la paix sociale. D’ailleurs, vous n’y trouverez aucun représentant du personnel au plus bas de l’échelle. Ils les tiennent en leur donnant des promotions », raconte-t-il. Il y a quelque temps, une émission de Canal + pointait également le fait que la CGT propreté avait perçu des chèques, sous forme de dons, des grandes entreprises du secteur. Autant de clivages qui enveniment la situation. « Le dialogue a du mal à s’instaurer », reconnaît Catherine Compet.

    • HLM de Paris : malgré les attaques en justice, la grève [du nettoyage] du nettoyage continue
      http://www.liberation.fr/france/2015/11/05/hlm-de-paris-malgre-les-attaques-en-justice-la-greve-du-nettoyage-continu

      OMS Synergie [...] demandait, au nom du « libre accès aux immeubles » et de la « libre circulation » des employés non #grévistes, leur expulsion immédiate, tout en les accusant de participer à des « dégradations » et « infractions ». Mais, selon l’ordonnance de référé consulté par Libération, les juges en ont décidé autrement, en désignant un #médiateur_judiciaire pour trouver une « solution amiable ». Donnant en partie raison aux grévistes qui contestaient l’urgence de la demande en l’absence de « trouble manifestement illicite ».

      Lettre de convocation

      La médiatrice nommée aura donc trois mois pour parvenir à un accord entre les parties. Mais la tâche ne sera pas aisée. Car, pour l’heure, aucune négociation n’a pu être engagée. Et pour cause, OMS Synergie refuse d’entendre les revendications des grévistes. Elle estime qu’elle est habilitée à négocier seulement avec les syndicats représentatifs de la société, la CGT et FO, et non avec SUD, minoritaire. Or, les deux premiers syndicats ne sont pas solidaires des grévistes. Enfin, elle accuse les deux délégués syndicaux SUD d’avoir engagé ce mouvement dans le seul but de protéger l’un d’entre eux de poursuites disciplinaires antérieures.

      En parallèle, la direction a aussi lancé une procédure de licenciement à l’encontre des deux leaders SUD. Mais l’inspection du travail, par ailleurs saisie sur l’ensemble du dossier, demande plus de temps pour mener son enquête et valider le renvoi de ces deux salariés « protégés » par leur statut syndical. Ils ne sont pas les seuls dont le poste de travail est menacé, précisent-ils, mettant en avant une lettre de convocation de la direction reçue par un autre gréviste, « pour un entretien préalable en vue d’une #sanction_disciplinaire pouvant aller jusqu’au #licenciement ».

      #syndicats_caca_syndicats_carpettes

  • Enseignants sanctionnés du collège Bellefontaine : ce n’est pas pour fait de grève selon le Rectorat - (Ah hum)
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/2015/05/27/enseignants-sanctionnes-du-college-bellefontaine-ce-n-e

    #toulouse #enseignement #grévistes #sanctions_administratives #éducation_nationale #zep

    Pétition de soutien :

    Nous, signataires de cette pétition, sommes indignés des sanctions encourues par des enseignants ayant participé au mouvement social demandant l’application de la réforme Rep + et la reconsidération des
    emplois précaires dans l’éducation nationale.

    Alors qu’une enseignante avait déjà été suspendue de ses fonctions depuis le mois d’avril, c’est au tour de 5 de ses collègues d’apprendre, par voie d’huissier le 22 mai, qu’une procédure de mutation imposée ainsi qu’une procédure disciplinaire ont été lancées à leur encontre.

    Aujourd’hui, les procédures disciplinaires sanctionnent des personnels mobilisés et apparaissent clairement comme des mesures punitives visant à réprimer le mouvement social. Cette violence de la part du Rectorat
    est intolérable et remet en cause la liberté d’expression, la liberté pédagogique, la liberté syndicale et le droit de grève. C’est un des avatars de cette nouvelle forme de management autant inhumaine qu’inefficace.

    Le personnel engagé dans ce mouvement social subit depuis plus de 6 mois brimades, intimidations, propos méprisants, violences verbales, baisses des notations administratives, multiplication des rapports
    fallacieux, annulation de projets pédagogiques, intrusion dans une correspondance électronique privée et intimidation physique de la part du chef d’établissement.

    Ce dernier, incapable de gérer la situation est muté avant trois ans de service, signe de sa responsabilité dans les dysfonctionnements et débordements du collège.

    Pourquoi s’attaquer maintenant à ces enseignants qui n’ont jamais démérité et sont au service des élèves de quartiers d’éducation prioritaire avec un grand dévouement depuis de longues années ?

    Nous, signataires de cette pétition et solidaires du collège Bellefontaine, demandons le maintien des collègues sur leur poste à la rentrée 2015 et la levée de toutes les procédures engagées à leur encontre.
    Adressée à
    M. Le Président de la République, François Hollande
    Mme la Ministre de l’Éducation Nationale, Najat Vallaud-Belkacem
    Mme la Rectrice de l’Académie de Toulouse, Hélène Bernard

    Maintenez tous les personnels du collège Bellefontaine sur leur poste à la rentrée 2015 et levez toutes les procédures engagées à leur encontre.

  • L’union des diplômés #chômeurs lance des mouvements de soutien aux 8 grévistes de la faim à Gabès | Directinfo
    http://directinfo.webmanagercenter.com/2015/03/31/lunion-des-diplomes-chomeurs-lance-des-mouvements-de-so

    Le secrétaire général de l’union des diplômés chômeurs (UDC), Salem Ayari a annoncé lors d’une conférence de presse tenue, mardi à #Tunis, le lancement d’un ensemble de mouvements de soutien aux 8 #grévistes_de_la_faim, depuis plus d’un mois à #Gabès, pour revendiquer le droit au travail.

    Il a, à cet égard, indiqué qu’un membre de l’union se déplacera à Gabès pour soutenir les protestataires et leurs familles qui ont entamé, aujourd’hui, un #sit-in ouvert devant le siège du gouvernorat.

    L’UDC appelle à régulariser la situation des grévistes le plus tôt possible et à démettre de ses fonctions le gouverneur de la région puisque les propositions qu’il a présentées ne sont pas sérieuses, selon Ayari.

  • Travail du dimanche et #management #socialiste : La Ville de Paris veut remplacer les #grévistes du dimanche par des « volontaires » - Miroir Social
    http://www.miroirsocial.com/actualite/11432/la-ville-de-paris-degaine-son-49-3-en-voulant-remplacer-les-grevistes-

    Selon des informations révélées par le journal Le Parisien, la municipalité dirigée par #Anne_Hidalgo prépare un plan pour « déployer des agents volontaires pour remplacer les agents grévistes ». Un sorte de « lock-out » à la parisienne. Pas mal comme idée venant d’une ville dont la première magistrate a été (brièvement, il est vrai) inspectrice du travail. D’autres parlent même d’un nouveau 49-3 anti gréviste.       
    Pas sûr toutefois que cette idée soit si brillante car, outre qu’il faudra trouver des volontaires qui risquent d’être assez mal reçus par leurs collègues, il faudra que cela se fasse uniquement dans le cadre d’heures supplémentaires. En effet, le sous-effectif chronique fait que si un agent va boucher un trou, c’est pour mieux creuser celui qu’il a laissé.
    Tout cela révèle surtout le peu de sympathie et de respect de la #mairie_de_Paris vis-à-vis de ses agents : « même si le temps de #travail_dominical des bibliothécaires est deux fois moins long et pourtant payé deux fois plus que celui de la DJS, ces derniers ne doivent pas oublier que le niveau d’étude et de qualification n’est pas le même », ose Emmanuel Grégoire dans une saillie publiée par Le Parisien. Et voilà pour les grévistes qui sont considérés comme de vulgaires « sans-dents » municipaux. À la mairie de Paris, à défaut de dialogue social, on connaît au moins le #mépris_de_classe. En tout cas, ce n’est pas avec ce genre de déclaration que les grévistes vont lever leur mouvement.
    Surtout qu’une nouvelle bibliothèque doit ouvrir le dimanche dans les prochaines semaines. Montant de la prime ? 100 euros « Il est hors de question que le personnel des bibliothèques voit ses primes baisser », avait déclaré Bruno Julliard à la CGT des affaires culturelles, l’année dernière. Toujours adjoint à la culture, il venait alors d’être promu au rang de premier adjoint d’Anne Hidalgo. Le supérieur de l’adjoint en charge du personnel, quoi !
    Bref, la Mairie est comme une poule devant un couteau sur cette question du travail dominical. « Cela implique de négocier avec l’ensemble des directions et l’ensemble des syndicats concernés », affirmait candide l’exécutif parisien à La Gazette des Communes. On ne voit pas trop ce que la mairie pourrait leur proposer sinon l’alignement de la #prime_du_dimanche à 100 euros pour tous les agents municipaux travaillant ce jour-là. À moins que la Ville décide de baisser celle des bibliothécaires ? Dans ce cas il y aura un deuxième front social. Et le programme d’Anne Hidalgo tomberait à l’eau, l’eau de la piscine.

    • Grève du dimanche : les élus dénoncent la gestion du conflit par Anne Hidalgo
      http://www.miroirsocial.com/actualite/11496/greve-du-dimanche-les-elus-parisiens-denoncent-la-gestion-desastreuse-

      Dans un communiqué, le groupe Communistes-Front de Gauche dénonce la tournure que prend cette très longue grève. Les élus pourtant dans la majorité municipale dirigée par Anne Hidalgo déplorent ainsi « la gestion du conflit ». Mais surtout, ils accusent l’Hôtel de Ville de vouloir « passer en force » et casser la grève en affectant du personnel « volontaire » pour se substituer aux grévistes qui ont désormais étendu leur mouvement au samedi en plus du dimanche (lire ici).

      De son côté, le groupe UMP dénonce aussi la gestion de ce mouvement social et reproche à la mairie de Paris de laisser pourrir le conflit. « Ce n’est pas faute de les avoir interpellés depuis un an.

      #grève_du_dimanche

    • Contre les grévistes, la mairie écrit aux Parisiens ,de la mairie, contre attaque de l’intersyndicale
      http://www.miroirsocial.com/actualite/11519/greve-lettre-ouverte-aux-parisiens-de-la-mairie-contre-attaque-de-l-in

      Chaque #week-end, vous êtes directement affectés par la grève du personnel ouvrier des stades, gymnases et piscines de la Mairie de Paris. Nous réclamons une revalorisation de leur prime dominicale. Cette grève dure depuis plus d’un an. Il faut que vous sachiez que la Ville de Paris a délibérément joué le pourrissement, (...) dans une relation normale grévistes/employeur, ce conflit aurait trouvé une solution en quelques semaines »,(...)

      Au lieu de cela, la mairie préfère jouer le catenaccio social en clamant que « les grévistes ne seraient qu’une poignée non représentative ». Une « poignée » qui suffit toutefois à fermer la moitié des piscines et le tiers des stades et gymnases chaque dimanche, comme le reconnaît elle-même la municipalité. Comme dirait Fernand Raynaud, « y’a comme un défaut ». Comme elle ne manque pas de le rappeler, l’intersyndicale représente 90 % des agents du service des sports d’après les élections professionnelles du 4 décembre dernier. Cruel !

      Mieux, selon la mairie (décidément pas très fair-play), les grévistes seraient dans l’illégalité en pratiquant une grève perlée et de surcroît en « refusant la négociation ». Malheureusement, pour les syndicats, là aussi, la réalité est toute autre car non seulement « cette grève non perlée, en absolue conformité avec le droit, dure depuis 12 mois (février 2014) mais ce n’est qu’en janvier 2015 (soit onze mois après son début) que la Ville de Paris a accepté une première négociation », pointent les représentants du personnel. « Jusque-là, la Maire de Paris n’avait pas jugé opportun de donner mandat à ses élus pour négocier, préférant jouer le #pourrissement du conflit, méprisant son personnel mais aussi ses usagers ». Match nul, balle au centre.

      Une chose est sûre cependant, le mouvement est loin de s’essouffler. Le conflit pourrait même se durcir car les agents de maîtrise du secteur qui n’étaient pour le moment pas concernés par le mouvement pourraient à leur tour entrer sur le terrain. Ces derniers n’ont guère apprécié les pressions exercées par la mairie et sa volonté de faire remplacer les grévistes par du personnel plus ou moins volontaire. Quand on veut jouer le hors-jeu, il faut que la défense soit toujours bien alignée.

    • ...le syndicat CGT vient de révéler l’existence d’une sorte de caisse noire. Cette nouvelle pourrait faire l’effet d’une bombe. Dans une note interne, en principe confidentielle, l’administration avoue avec fierté avoir « une enveloppe exceptionnelle d’heures supplémentaires gestion de grève ». Une manne pour casser la dynamique du mouvement à en croire cette note. « Elle va nous servir à faire venir les agents et assurer les compétitions les plus sensibles. N’hésitez pas à l’utiliser pour sécuriser au maximum les manifestations », conclut sans honte la municipalité (lire ici). Visiblement, les relations sociales à la mairie de Paris ne sont donc pas très fluctuat, voire carrément mergitur.

      http://www.miroirsocial.com/actualite/11532/paris-une-bibliotheque-fermee-un-troisieme-samedi-de-suite-pour-cause-

  • #grève_de_la_faim d’#Iraniens à #Genève :

    Parallèlement à la "2° Conférence de Genève 20 novembre 2013 , les grévistes de la faim sont déplacés. Et même, pour la troisième fois, les grévistes de la faim sont déplacés du parc Ariana vers la Plaine de Plainpalais où ils se trouvent actuellement 26 novembre 2013. La Ville de Genève leur a retiré l’autorisation qui avait été accordée le 18 novembre , sur la pression politique liée à la #conférence_sur_le_nucléaire_iranien. La présence des grévistes de la faim perturberaient soi-disant des négociations !!! Ils sont maintenant devant le palais Wilson, côté lac.

    Ils sont une douzaine à Genève comme dans sept autres villes. Ils représentent l’opposition iranienne, et appellent la communauté internationale de sauver d’urgence les sept #otages détenus en #Irak depuis l’attaque sanglante en septembre dernier, du camp de réfugiés d’Ashraf.
    Pendant la "2° Conférence de Genève 20 novembre 2013 , les grèvistes de la faim sont déplacés d’environ deux cents mètres, pour se retrouver sur le terrain du Musée Ariana, à proximité de l’ONU et presque en face de l’Ambassade de la République de Russie...

    Le Comité des familles des victimes d’#Ashraf dénonce la violation flagrante des Droits de l’homme et en particulier de la liberté d’expression. En effet, ce matin à lundi 18 novembre 2013 7h, les grèvistes de la faim iraniens ont vus leurs tentes, lits, ordinateurs, caméras, eau etc...confisqués.

    les 11 #grévistes de la faim iraniens sont dehors.

    Ces personnes jeunent depuis 79 jours sur la Place des Nations pour demander la libération de leurs proches et le respect des droits des 3’500 prisonniers du #Camp_Liberty (Anciennement #Camp_Ashraf)

    http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php?article303

    #Suisse #Iraq #Iran

  • L’affaire de Saverne
    http://www.lesauterhin.eu/?p=3208

    Le 28 octobre 1913, un incident somme toute fréquent allait prendre la dimension d’une affaire qui s’étendra sur plusieurs mois. Il eut lieu à Saverne, carrefour stratégique dans le nord de l’Alsace alors sous domination de l’Empire allemand depuis 40 ans. L’incident oppose un jeune sous-officier allemand aux recrues d’origine alsacienne. Le sous-lieutenant -et baron – von Forster déclare à propos de possibles altercations avec les civils : « Si vous êtes attaqués faites usage de votre arme. Si (...)

    • #Rosa_Luxemburg s’intéressera à l’affaire de Saverne qu’elle s’emploiera cependant toujours à mettre en relation avec d’autres évènements, s’efforçant de penser la mondialisation en cours. Le vote des crédits militaires en début 1913 par le parti social-démocrate allait conduire à la rupture entre le SPD Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. Elle débouchera sur la création de Spartakus. Liebknecht dénonce inlassablement le complexe militaro-industriel allemand : « monstrueux de puissance, insatiable dans ses demandes, passionné dans sa recherche du profit, gavé des sous amers des pauvres qu’il transforme en doux millions pour les princes de l’argent ». Affublés d’un faux nez patriotique, ces hypocrites se nourrissent de la haine des peuples, « plus il y a de haine entre les peuples, plus il y a de profits ».

      Rosa Luxemburg, qui venait de rompre avec la Leipziger Volkszeitung et de créer avec Franz Mehring et Julian Marschlevski une nouvelle publication Sozialdemokratische Korrespondenz (Correspondance ou Lettre sociale-démocrate), évoque l’affaire de Saverne dans trois articles.
      Dans le numéro 3, daté du 6 janvier 1914, elle publie un texte intitulé : Le bilan de Saverne. Pour elle, l’affaire se termine « comme une opérette » Elle s’en prend surtout aux parlementaires « #bourgeois » qui se sont emparés à grand cris de l’affaire de Saverne pour promptement « à la première occasion faire à nouveau dans leur culotte comme le petit lieutenant contre lequel ils se sont échauffés ». Elle leur reproche de s’être offusqués uniquement parce que l’affaire a déchiré le voile d’ « apparence de légalité bourgeoise », le « nimbe de l’autorité civile » et la « prétendue indépendance du pouvoir politique devant le militaire ». Elle leur reproche d’acquiescer par ailleurs à l’usage de l’armée contre les #grévistes ou dans les #colonies :
      « Si le cordonnier boiteux de Saverne avait été massacré au cours de heurts avec des grévistes, aucun coq libéral ou ultramontain n’aurait coqueriqué » écrit-elle constatant que le « chœur bourgeois des indignés » s’est tu lorsqu’à Mansfeld ou dans la Ruhr les mitrailleuses furent dressées contre les grévistes :
      « Ce qui à Saverne est décrié comme une atteinte au droit et à la légalité est fêté par la même bourgeoisie comme une acte héroïque couronné de lauriers quand il s’agit de citoyens du Reich d’une autre couleur de peau ou d’une autre classe ».

      #histoire #armée #Allemagne

  • #Egypte : #émeutiers contre nouvelle #dictature !
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1712

    Des #affrontements dans plusieurs villes...

    #Bataille rangée au #Caire , ce samedi 6 avril. Des #rassemblements ont commémoré le 5e #anniversaire du #Mouvement du 6 avril, lancé après la #répression meurtrière menée par la #police contre des #grévistes le 6 avril 2008 à #Mahalla . L’ #occasion aux #opposants au nouveau #régime d’exprimer leur rejet.

  • #Algérie #algeria : le #désarroi des #élèves de l’ #ISMAS
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1657

    A l’ #image de toutes les #perturbations qui minent la #société

    On ne s’embarrasse d’aucuns #grévistes en Algérie. #Travailleurs , #chômeurs , #étudiants et autres #citoyens se trouvent isolés dès que leur #protestation est jugée subversive. Un #ministère de la #culture qui ferme une #école sous sa responsabilité, les algériens connaissaient de tels geste lors de la dissolution répressive des #troupes artistiques. Et c’était généralement celles autonomes...

  • #2ème semaine pour #2000 #grévistes de la #faim

    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1276

    … si ça ne dit rien aux #organisations comme l’ #ONU, aux #médias et aux #politiciens, c’est parce vous ne savez pas vous aussi !

    _Dans l’indifférence des #humanitaires, des médias, et des politiques du monde entier, quelques 2000 #grévistesdelafaim terminent, collectivement, leur seconde semaine. Ils ont entamé leur grève le 17 avril. Et pour quoi tant d’insensibilité inhumaine, et ce en dépit que le fait est un record unique dans l’histoire des terriens ? Parce que c’est le conflit du #Proche-Orient, parce que ce sont des #palestiniens._

    Le 1er article publié sur #POPULI-SCOOP : CONSULTER LE #PORTRAIT DU MENEUR DE CETTE GREVE