• Genitivus criminis
    https://www.spiegel.de/kultur/zwiebelfisch/zwiebelfisch-wir-gedenken-dem-genitiv-a-344543.html

    Vive le génétif du crime et sa lutte sans merci contre l’envahisseur de Dativland

    Verben mit Genitivobjekt

    anklagen Er war des Mordes angeklagt.
    annehmen Wir nahmen uns des Themas an.
    bedienen Darf ich mich kurz Ihres Telefons bedienen?
    bedürfen Es bedarf keines Wortes.
    bemächtigen Da bemächtigte sich der Teufel ihrer Seelen.
    beschuldigen Man beschuldigte ihn des Betrugs.
    besinnen Sie besannen sich eines Besseren.
    bezichtigen Er wurde des Meineids bezichtigt.
    enthalten Er enthielt sich jeglichen Kommentars.
    entledigen Rasch entledigte sie sich ihrer Kleider.
    erbarmen Herr, erbarme dich unser!
    erfreuen Sie erfreut sich bester Gesundheit.
    erinnern Ich erinnere mich dessen noch sehr genau.
    freuen Er freut sich seines Lebens.
    gedenken Der Opfer wurde gedacht.
    harren Gespannt harren wir der Fortsetzung.
    rühmen Man rühmte ihn seiner Taten.
    schämen Ich schäme mich dessen.
    überführen Der Angeklagte wurde der Lüge überführt.
    verdächtigen Man verdächtigte sie der Spionage.
    vergewissern Im Spiegel vergewisserte er sich seiner selbst.
    versichern Sie versicherten sich ihrer gegenseitigen Zuneigung.
    zeihen Man zieh ihn des Verrats.

    #auf_deutsch #grammaire

  • Duden | aufheben | Rechtschreibung, Bedeutung, Definition, Herkunft
    https://www.duden.de/rechtschreibung/aufheben
    Depuis les réformes de l’orthographe allemand (oui, oui, il y en a eu plusieurs ces dernières années) rien de ce que j’ai appris à l’école n’a encore de valeur. Je regrette surtout d’avoir perdu la possibilité de créer des mots à volonté simplement en les écrivant ensemble, parfois agrémenté d’un joli Binnen s (connu des spécialistes sous son nom officiel de Fugen s ) pour nuancer la signification de mon beau néologisme.

    quiescit in pace

    Donaudampfschiffahrtskapitän

    Pour les amateurs de Hegel et des abrogations juridiques j’ai une bonne nouvelle : La notion aufheben conserve sa forme classique.

    Infinitiv mit zu: aufzuheben

    Faustregeln zur Getrennt- und Zusammenschreibung - Orthografietrainer.net : Lehrerbereich
    https://orthografietrainer.net/service/faustregeln_GZ.php

    Schreibt man getrennt oder zusammen ? Zweifelsfälle einfach erklärt.
    https://www.texterclub.de/schreibt-man-getrennt-oder-zusammen

    Zusammenschreibung und Getrenntschreibung
    https://www.frustfrei-lernen.de/deutsch/uusammenschreibung-getrenntschreibung.html

    #allemand #grammaire #auf_deutsch

  • Auditaires, bonjour !
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/auditaires-bonjour-

    Pour ces premières Promesses volantes, nous avons trouvé refuge à l’IHECS à l’occasion d’un colloque sur l’intégration d’une #communication_inclusive dans les établissements supérieurs coordonné par sophia, le réseau belge des études de #genre.

    Éliane Viennot, Maria Candea et Alpheratz travaillent touz trois sur les enjeux de pouvoir dans la langue. Comment démasculiniser la langue française, déjouer les résistances de celles et ceux qui l’aiment d’un « amour nécrophilique » et, pourquoi pas, participer à l’émergence d’un troisième genre ?

    Pour aller plus loin (sélection non exhaustive) :

    Éliane Viennot, Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin ! Petite histoire des résistances de la langue française, éditions iXe, 2014

    Les travaux de l’association Genre, (...)

    #français_égalitaire #français_inclusif #langue_non_sexiste #grammaire #linguistique #langage_épicène #genre,français_égalitaire,français_inclusif,communication_inclusive,langue_non_sexiste,grammaire,linguistique,langage_épicène
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-promesses-de-l-aube/auditaires-bonjour-_06229__1.mp3

  • « Les crêpes que j’ai mangé » : un nouvel accord pour le participe passé - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2018/09/02/les-crepes-que-j-ai-mange-un-nouvel-accord-pour-le-participe-passe_167613

    La fédération Wallonie-Bruxelles souhaite modifier les règles du fameux « accord du participe avec l’auxiliaire avoir », jugées complexes et grammaticalement peu pertinentes. Et invite les autres pays francophones à la suivre.

    « Employé avec l’auxiliaire avoir, le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le complément d’objet direct quand celui-ci le précède (les crêpes que j’ai mangées). Mais si le complément suit le participe, il reste invariable (j’ai mangé les crêpes). »

    A l’école les enfants se demandent : pourquoi avant et pas après ? Souvent, les enseignants savent expliquer comment on accorde, mais pas pourquoi. L’incohérence des règles traditionnelles les empêche de donner du sens à leur enseignement. Le temps moyen consacré aux règles actuelles est de 80 heures, pour atteindre un niveau dont tout le monde se plaint. Il serait tellement plus riche de le consacrer à développer du vocabulaire, apprendre la #syntaxe, goûter la littérature, comprendre la morphologie ou explorer l’étymologie, bref, à apprendre à nos enfants tout ce qui permet de maîtriser la langue plutôt qu’à faire retenir les parties les plus arbitraires de son code graphique.

    Pourquoi l’esprit critique s’arrête-t-il au seuil de l’orthographe ? Parce tout le monde a appris à ne plus se demander pourquoi. Enfin, pas tout le monde. La fédération Wallonie-Bruxelles, en accord avec ses instances linguistiques, envisage sérieusement d’instaurer l’invariabilité du participe passé avec l’auxiliaire avoir. Elle s’appuie pour cela sur les avis du Conseil de la langue française et de la politique linguistique de la Fédération Wallonie-Bruxelles (#CLFPL) et du Conseil international de la langue française (#Cilf). Elle suit aussi les recommandations d’André #Goosse, successeur de Maurice #Grevisse au Bon Usage, du groupe de recherche #Erofa (Etude pour une rationalisation de l’orthographe française d’aujourd’hui), de la Fédération internationale des professeurs de français et de sa branche belge, de certains membres de l’Académie royale de Belgique et de l’Académie de langue et de littérature françaises de Belgique, ainsi que des responsables des départements de langue, de littérature et de didactique du français de la plupart des universités francophones… Quant à l’Académie française, n’étant pas composée de linguistes, elle n’est jamais parvenue à produire une grammaire décente et ne peut donc servir de référence.

    Pour comprendre les raisons de ce changement, revenons au Moyen Age. Les moines copient alors au fil de la plume. Quand ils écrivent, par exemple : « Les pieds que Jésus a lavés », un simple regard vers la gauche permet d’identifier ce que Jésus a lavé. Il a lavé quoi ? Les pieds. Donc le moine accorde. Par contre, quand il écrit : « Jésus a lavé », il s’interroge. Jésus a lavé quoi ? Je ne sais pas, je vais attendre la suite du texte. Le moine poursuit : « Avant la fête de Pâques, sachant que son heure était venue, lorsque le diable avait déjà inspiré au cœur de Judas Iscariote, fils de Simon, le dessein de le livrer, et patati et patata, … les pieds. » A tous les coups, quand le moine est arrivé à « les pieds », il a oublié qu’il avait un participe à accorder, ou il n’a plus la place pour écrire le « s » parce qu’au Moyen Age, les mots sont souvent attachés les uns aux autres. C’est cet oubli qui est à l’origine de la règle des accords avec l’auxiliaire avoir. Au XVIe siècle, Clément Marot, constatant le même phénomène en italien, en fait la promotion à l’aide d’un joli poème, ce qui fera dire à Voltaire : « Il a ramené deux choses d’Italie : la vérole et l’accord du participe passé. Je pense que c’est le deuxième qui a fait le plus de ravages ». Le Bescherelle désigne cette règle comme « la plus artificielle de la langue française ». Elle entraînera une cohorte de complications, comme les fameux accords des verbes exclusivement, essentiellement ou accidentellement pronominaux qu’on retrouve dans les quatorze pages d’exceptions du Bon Usage de Grevisse.

    Voici donc la nouvelle règle sur laquelle s’appuyer : « Le participe passé, avec l’auxiliaire être, s’accorde comme un adjectif (c’est-à-dire avec le mot auquel il se rapporte). Avec l’auxiliaire avoir, il ne s’accorde pas. » L’invariabilité du participe avec avoir peut heurter certaines personnes, que nous renvoyons à la formulation complète que le Cilf a proposé. Ainsi, dans cette dernière phrase, « la formulation que le Cilf a proposé », rien ne permet de considérer qu’il y a une faute grammaticale car le participe avec avoir n’a plus valeur d’adjectif, contrairement à ce qui se passe quand on utilise l’auxiliaire être.

    L’usage oral s’est fait l’écho de cette logique. L’invariabilité est une tendance en augmentation dans tous les milieux, dans tous les médias et dans tous les pays francophones. Parce que cet accord n’est plus porteur de sens. Il ne s’agit pas de justifier une faute, mais de rappeler que cet usage est légitime et qu’il serait injuste de le sanctionner. Les linguistes vous le diront : l’orthographe n’est pas la langue, mais l’outil graphique qui permet de transmettre, de retranscrire la langue, comme les partitions servent la musique. Puisque les langues évoluent, leur code graphique devrait en faire autant, ce qu’il n’a cessé de faire en français. Il serait absurde de croire que notre orthographe aurait atteint un degré de perfection intangible. Cela reviendrait à la considérer comme morte.

    Evitons les faux dilemmes. Il ne s’agit pas de tout changer, de déstabiliser tout le système ou de supprimer ce qui est porteur de sens dans notre orthographe, mais de maintenir une norme unique, renforcée dans sa cohérence. Il est surprenant de constater le peu de rigueur dont nous faisons preuve envers l’orthographe elle-même. La plupart des formes ou des règles sont justifiables, mais d’autres le sont moins, voire pas du tout. Tout dans l’#orthographe ne peut avoir la même valeur. Osons l’affirmer : les règles d’accord du participe passé actuelles sont obsolètes et compliquées jusqu’à l’absurde. Compte tenu du fait qu’elles ne sont pas fautives, qu’elles suivent l’usage, qu’elles libèrent du temps scolaire, qu’elles sont recommandées par toutes les instances officielles d’avis sur la langue et les universités, on est en droit de se demander pourquoi ces règles ne sont pas appliquées.
    Plus d’informations et liste des soutiens sur www.participepasse.info.
    Arnaud Hoedt et Jérôme Piron Anciens professeurs de français

    Vive les Belges !

    les fameux accords des verbes exclusivement, essentiellement ou accidentellement pronominaux qu’on retrouve dans les quatorze pages d’exceptions du Bon Usage de Grevisse

    ça c’est une règle qui m’a toujours tuée !!!

    #grammaire #linguistique #Belgique #Wallonie #participe_passé

    • Je suis un peu lent : est-ce que ça veut dire que tu aurais dû conclure par « ça c’est une règle qui m’a toujours tué » ?

      Si je me souviens bien, selon la règle classique :
      – « c’est une règle qui a toujours tué ma personne »
      – « c’est une règle qui m’a toujours tuée » (moi qui suis une fille)
      et si je comprends l’article, c’est cette incohérence entre le COD avant et le COD après qu’il s’agit de résoudre.

      Et donc... si je pousse, on se retrouverait à supprimer encore plus d’occasions d’utiliser le féminin ? (Dites-moi que j’ai tort.)

  • L’orthographe : cause perdue ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/rue-des-ecoles/lorthographe-cause-perdue

    Le niveau baisse ! Concernant l’#orthographe c’est tout à fait avéré et toutes les études sur la question concordent. Les enseignants le constatent de l’école primaire au supérieur... Mais, une fois que l’on a dit cela, que faire ?

    Nos invitées vont partager leurs pistes de réflexion pour améliorer la production écrite et ce à tous les niveaux d’enseignement. Notre réflexion sera double car nous ne pourrions parler de l’orthographe sans nous interroger sur la place de ces fameuses fautes dans nos représentations scolaires, culturelles et sociales.

    Bref, aujourd’hui, dans Rue des écoles nous allons tenter de dépasser la déploration attachée à cette véritable passion française qu’est l’orthographe.

    Super émission sur l’orthographe !
    Après, il y a la présentation d’une association qui lutte pour une meilleure représentation des femmes dans les postes clés dans l’enseignement supérieur. Et la représentante de l’association, en réponse à une question sur le harcèlement sexuel des femmes à l’université, répond « c’est marginal », alors que la journaliste lui parle de l’association CLASCHES (https://clasches.fr) qui s’est créé précisément à cause de ce problème. Ok donc on repassera pour le combat féministe ! Ça sert à quoi de se retrouver au pouvoir si c’est pas pour faire progresser la situation des femmes à l’université franchement ! Surtout que n’étant pourtant pas de ce milieu, j’ai entendu d’innombrables histoires de ce genre et en particulier une de mes meilleures amies qui a dû arrêter sa thèse à cause du harcèlement qu’elle subissait de la part de son directeur de thèse.

    #école #enseignement #université #français #grammaire #sélection

  • Les panneaux muraux des “Catégories de mots“ appartenant à “La #grammaire en couleurs©“, de C. et M. Laurent

    De la pratique d’une grammaire inductive à la maîtrise de l’orthographe grammaticale et de la langue. Faire faire de la grammaire autrement, en accordant aux apprenants la confiance qu’ils méritent.

    Parallèlement à notre expérience personnelle de praticien, différentes études montrent que les insuffisances en orthographe grammaticale vont la plupart du temps de pair avec des connaissances grammaticales bien trop floues.

    Conformément à cette réalité, notre thèse est que la compréhension du système orthographique français et sa maîtrise à l’écrit doivent passer par l’acquisition préalable des notions de grammaire nécessaires.

    Encore faut-il, au plan de la conduite de la classe ou des cours, que l’enseignant dispose d’outils pertinents permettant de faire construire les savoirs et savoir-faire nécessaires.


    https://www.uneeducationpourdemain.org/les-panneaux-muraux-de-la-grammaire-en-couleurs-de-christian
    #pédagogie #écriture #grammaire_en_couleurs #technique_d'apprentissage

    • Ecrire dans l’#enseignement supérieur - Des apports de la recherche aux outils pédagogiques

      Consacré à la formation à l’écrit dans l’enseignement supérieur, cet ouvrage répond à des attentes très actuelles : si l’on sait aujourd’hui que les étudiants ont besoin de développer encore leurs compétences écrites, les enseignants n’ont pas toujours la formation requise pour satisfaire ces besoins. Il vise à mettre en perspective les avancées de la recherche dans le champ foisonnant des littéracies universitaires - champ qui réunit des spécialistes à l’échelle internationale - et la formation à l’écrit dans le cadre des activités pédagogiques au niveau supérieur.
      Il s’agit donc de lier systématiquement les dimensions « recherche » et « terrain » . Les démarches pédagogiques proposées ont en commun de favoriser l’implication des étudiants en mettant en oeuvre une approche inductive de la connaissance. L’ouvrage est construit en deux parties. Composée de cinq chapitres, la première partie porte sur des aspects complémentaires du travail sur l’écrit et propose une réflexion didactique et des outils pédagogiques pour la classe : - Chapitre 1 : Les défis de l’enseignement supérieur et l’état des recherches sur les littéracies universitaires - Chapitre 2 : Travailler le texte : ponctuation, anaphores et collocations - Chapitre 3 : Travailler la cohérence du texte - Chapitre 4 : Ecriture créative et construction de connaissances à l’université - Chapitre 5 : Ecrire en tant qu’apprenti chercheur Proche du format « manuel » , la seconde partie de l’ouvrage présente de manière complète et détaillée un scénario pédagogique centré sur un aspect particulier de l’enseignement de l’écrit : l’orthographe et la grammaire.
      Ainsi, le praticien trouvera dans cette partie toute la matière nécessaire à une mise en oeuvre pédagogique effective dans sa classe.


      http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100756800
      #enseignement_supérieur
      #livre

    • En fait, @bce_106_6, c’est des méthodes qui sont très intéressantes.
      J’ai vu les résultats de la première méthode mise en place par Gattegno qui s’appelle « #silent_way », utilisée par l’association Camarada à Genève. Notamment une méthode intéressante pour l’apprentissage des langues étrangères pour un public peu ou pas du tout alphabétisé :

      Une approche collective et des parcours personnalisés

      Dans la mesure des places disponibles, il est proposé à chacune un programme à la carte de 3, 6 ou 9 heures par semaine, selon ses besoins, sa disponibilité et sa situation personnelle.

      Les cours de français, organisés en 4 niveaux (2x3h/sem), posent les bases de la communication orale et écrite. L’accent est mis sur la capacité à communiquer : comprendre et s’exprimer. L’approche gattegno permet une entrée dans l’apprentissage de la langue par la phonétique. La prononciation est au cœur du processus, car une bonne discrimination auditive permet aussi d’écrire avec plus de précision.
      L’approche Gattegno

      Aux rectangles de couleurs sont associés les différents sons ; pour le français : 17 sons voyelles et 20 sons consonnes. Ils sont ensuite associés aux différentes manières de les lire et de les écrire pour constituer les mots (niveau 1), puis les phrases (niveau 2), puis les textes (niveau 3) selon les référentiels de compétences du C9. L’approche gattegno offre un code de communication commun bien adapté à la diversité de nos apprenantes (langues maternelles et niveaux de scolarité).

      http://www.camarada.ch/formation-et-integration/sub-page

      Expliquer les concepts qui sous-tendent le Silent Way

      Le Silent Way est généralement défini comme une méthode d’enseignement des langues étrangères dans laquelle les enseignants sont silencieux la plupart du temps et utilisent des réglettes et des tableaux comme leurs principaux instruments d’enseignement. Bien que les enseignants Silent Way utilisent les réglettes et les tableaux la plupart du temps, il peut y avoir de l’enseignement Silent Way sans ces outils, de même qu’il peut y avoir des enseignants qui utilisent les outils conseillés mais qui ne suivent pas vraiment le Silent Way

      La confusion se produit lorsque l’on comprend le Silent Way comme une méthode d’enseignement plutôt que comme une approche de l’enseignement.

      Une méthode se réfère à « un plan d’ensemble pour la présentation ordonnée du matériel de la langue, dont aucune partie ne contredit (et tout est fondé sur) l’approche choisie. Une approche est axiomatique, une méthode est une procédure. » (E. Anthony, « Approach, method and technique, » English Language Teaching)

      Une approche se réfère à « un ensemble d’hypothèses corrélatives qui traitent de la nature de la langue et de la nature de l’enseignement et de l’apprentissage de la langue. Une approche est axiomatique… Elle établit un point de vue, une philosophie… » (Anthony). Caleb Gattegno utilisa la même approche de l’enseignement pour les mathématiques, la lecture et l’écriture, les langues et d’autres sujets scolaires. Je considère que la caractéristique commune à toutes ces approches est ce que Gattegno a appelé « La subordination de l’enseignement à l’apprentissage. » Le Silent Way est le nom qu’on donne à la subordination de l’enseignement à l’apprentissage lorsqu’elle est appliquée aux langues étrangères. La subordination de l’enseignement à l’apprentissage signifie qu’on focalise son enseignement sur des besoins de l’apprenant. Gattegno avait coutume de dire « J’enseigne aux personnes et elles apprennent la langue. » Ceci signifie que l’enseignant et l’élève se concentrent sur des choses différentes pendant la leçon. C’est la tâche des élèves de gérer leur apprentissage ; c’est le travail de l’enseignant de travailler sur les élèves en présentant la langue de telles façons qu’elles forcent la prise de conscience et la présence à l’instant.

      Dans une classe Silent Way, la subordination de l’enseignement à l’apprentissage peut être mise en ouvre selon la séquence suivante :

      L’élève fait une expérience avec la langue. Il produit une phrase, une construction grammaticale, une combinaison de sons.
      L’enseignant donne un feed-back au sujet de l’expérience en indiquant la présence d’une erreur ou d’une imperfection. Ce feed-back représente l’expérience ou essai de l’enseignant. Notez que le feed-back n’inclut jamais la correction de la faute mais uniquement une indication d’où elle se trouve.
      L’élève fait une expérience supplémentaire en essayant de se corriger, ce qui fournit un feed-back à l’enseignant.
      L’enseignant déduit de la phrase produite si son essai était approprié ou utile.
      Le cycle continue jusqu’à ce que la production de l’élève soit adéquate, correcte et vraie.

      https://www.uneeducationpourdemain.org/expliquer-les-concepts-qui-sous-tendent-le-silent-way

  • « Le Monde fait un petit pas vers l’#écriture_inclusive »
    https://www.buzzfeed.com/lorriauxaude/le-monde-fait-un-petit-pas-vers-lecriture-inclusive-et

    Le directeur du quotidien a transmis à ses équipes des directives pour commencer à mettre en place une grammaire plus égalitaire. Le journal va expérimenter l’accord de proximité dans un supplément et le point médian dans ses appels à témoignages.

    Oh, me dites pas que Le Monde va inaugurer les points médians et l’accord de proximité avant le @mdiplo ! (Même si, côté syntaxe, ce dernier a, il me semble, quelque avance.)

  • Les Détricoteuses. Les académicien.nes n’aiment pas trop les nénufars - YouTube

    J’ai écouté une grande partie de l’émision et j’ai vraiment beaucoup aimé. Je partage.

    https://www.youtube.com/watch?v=QMfBbXOqUBM

    et aussi

    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/251217/les-detricoteuses-les-academiciennes-naiment-pas-trop-les-nenufars

    Détricoter la brûlante actualité pour l’inscrire dans le temps long, faire réfléchir à l’utilité de l’Histoire et à d’autres récits : le rendez-vous mensuel des historiennes Laurence De Cock et Mathilde Larrère s’organise en trois volets.

    « Au miroir du passé »

    La publication d’un manuel de primaire en écriture inclusive a mis le feu aux poudres. Selon les immortel.le.s, il y a « péril mortel » pour notre langue. Le français : une citadelle menacée à en croire certain.es, qui s’effarouchent dès que l’on touche à l’orthographe. Les crispations linguistiques sont légion et les Détricoteuses en font l’histoire.

    L’histoire d’une langue vivante, changeante, qui a été construite comme instrument de domination masculine, sociale, nationale, impériale sur d’autres idiomes, dialectes et langues régionales minoritaires. Une histoire faite de coups de force, mais aussi de résistances et, n’en déplaise à beaucoup, de merveilleux métissages qui n’ont aucune raison de cesser.

    Avec Marina Roussillon, maîtresse de conférences en littérature française à l’université d’Artois.

    #écriture_inclusive #écriture_inclusive #langage #grammaire #pouvoir #oppression #orthographe #arbitraire

  • Un bon article sur l’#écriture_inclusive. J’ai surtout apprécié son côté pratique et concret, orienté vers les gens qui écrivent, pas ceux qui trollent sur les réseaux sociaux (alors que la plupart n’ont aucune idée de ce qu’est l’écriture inclusive et propagent des légendes.) Bref, si vous écrivez, et que vous vous demandez comment inclusiver le mieux possible, c’est un texte à lire.

    https://www.24joursdeweb.fr/2017/ecriture-inclusive-faisons-le-point-autour-de-la-cheminee

    #grammaire #français #point_médian_mon_amour

  • Le « neutre » d’une langue sans neutre | Implications philosophiques
    http://www.implications-philosophiques.org/actualite/une/le-neutre-dune-langue-sans-neutre

    Notre étude sera principalement centrée, malgré son aspect restrictif, sur cette seconde compréhension du « neutre » (ou plutôt du « masculin-neutre ») et sur toutes les difficultés théoriques et pratiques qu’elle soulève. Nous nous attacherons d’abord à proposer une définition précise du « masculin-neutre » en français, pour nous intéresser ensuite aux processus de construction et de stabilisation de ce phénomène en langue française. De là, nous tenterons d’en proposer une autre grille de lecture, en intégrant à la description sémantique du genre grammatical des facteurs non-linguistiques souvent considérés comme secondaires.

    #neutre #langage #grammaire #genre #vocabulaire

  • Que l’Académie tienne sa langue, pas la nôtre !
    https://www.revue-ballast.fr/lacademie-tienne-langue

    Depuis que les éditions Hatier ont publié un manuel qui applique en partie l’écriture inclusive, le débat fait rage. Une simple mesure d’égalité, qui applique les recommandations du Guide pratique pour une communication publique sans stéréotypes de sexes mis en ligne par le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes ? Un « péril mortel » pour la langue, comme l’a proclamé l’Académie française — qui ne compte pourtant pas de linguiste dans ses rangs ? Ou, plus simplement, un débat sans importance ? C’est pour tenter de clarifier certains termes du débat, pour dénoncer l’incompétence et l’anachronisme de l’Académie, que plus de 70 linguistes francophones ont décidé de riposter, par la présente tribune, en exprimant un souhait commun : que la langue française devienne un objet de réflexion collective.

    Que cela plaise ou non, il n’est pas seulement question de linguistique, mais également de politique. Pour les personnes qui se sentent à l’étroit dans l’opposition binaire femme/homme, il n’y a pour l’instant pas de pronom neutre en français : la forme « iel », ainsi que de nombreuses autres nouvelles formes, sont en train de se diffuser et pourraient permettre de combler ce besoin. Les grammaires actuelles ne proposent pas de réponses à tout, et quand elles le font, ces réponses sont parfois politiquement contestables ou obsolètes. C’est pour cela que ces questions sont visibles plus dans les médias que dans les livres de grammaires. Il nous semble important de faire savoir que la grammaire prescriptive, celle qui codifie la langue, est liée à la politique et à l’organisation sociale des personnes qui partagent une langue ; elle n’a rien d’immuable, comme la force d’attraction gravitationnelle ou la course de la Terre autour du Soleil ! Différentes règles linguistiques se font concurrence, car les gens ne parlent ni n’écrivent de manière homogène. L’institution chargée de l’enseignement permet de faire pression sur les règles en concurrence permanente, en attribuant une valeur prestigieuse à une variante plutôt qu’à une autre, ou bien en acceptant la variation, selon les cas. Mais cela se renégocie sans cesse. Il en sera toujours ainsi, et il n’y a là rien d’inquiétant. Au fond, il suffit de faire participer le plus grand nombre à ces débats et, au bout d’un moment, des tendances émergent, les dictionnaires et les grammaires les enregistrent, et les débats se calment… avant de reprendre, trente ou cinquante ans plus tard .

  • [1710.10777] Understanding Hidden Memories of Recurrent Neural Networks

    https://arxiv.org/abs/1710.10777

    Recurrent neural networks (RNNs) have been successfully applied to various natural language processing (NLP) tasks and achieved better results than conventional methods. However, the lack of understanding of the mechanisms behind their effectiveness limits further improvements on their architectures. In this paper, we present a visual analytics method for understanding and comparing RNN models for NLP tasks. We propose a technique to explain the function of individual hidden state units based on their expected response to input texts. We then co-cluster hidden state units and words based on the expected response and visualize co-clustering results as memory chips and word clouds to provide more structured knowledge on RNNs’ hidden states. We also propose a glyph-based sequence visualization based on aggregate information to analyze the behavior of an RNN’s hidden state at the sentence-level. The usability and effectiveness of our method are demonstrated through case studies and reviews from domain experts.

    #langues #langage #mots #terminologie #grammaire

  • VIOL : Cʹest quoi la culture du viol ?

    Lʹassociation Viol-Secours à Genève reçoit des femmes ayant subi des violences sexuelles. Agnès Molnar, travailleuse sociale, nous raconte comment lʹélément de culpabilité revient systématiquement dans leurs témoignages. Coupable de se faire violer ? Coline de Senarclens, de lʹassociation #Slutwalk nous explique le concept de culture du viol qui imprègne toute notre société.

    https://www.rts.ch/play/radio/vacarme/audio/viol-cest-quoi-la-culture-du-viol-?id=8540519

    #culture_du_viol #viols #espace_public #peur

  • « Amener du Comorien » : de l’emploi déshumanisant de l’article partitif – La pensée du discours
    https://penseedudiscours.hypotheses.org/15200

    Dans un précédent billet, « “Le blanc du noir“. De l’emploi oppressif du nom propre », j’avais essayé de montrer qu’il existait un emploi dévalorisant et néocolonialiste du nom propre, quand la célébrité d’un.e noir.e par exemple ne trouvait de formulation qu’à travers le modèle du.de la blanche (un summum ayant été atteint avec « l’ancienne black Lara Fabian » qualifiant Beyoncé sous la plume du journaliste David Caviglioni).

    #grammaire #Macron

    • Mais n’est-ce pas le pis-aller commun de mettre un article féminin pour dire que les deux s’écrivent pareil, ce qui invisibilise les femmes et n’en fait que des éventualités dans le poste ?
      Le normal serait le masculin, chef, et on condescend à mettre un article féminin si c’est une femme ?
      Alors que la différenciation cheffe met le féminin en valeur.
      Certains métiers sont compliqués à féminiser : un médecin, une médecine ? Non, ça ne marche définitivement pas, à cause de l’ambiguïté avec le sens de médecine, par ailleurs.
      Pour le reste, revendiquons une différenciation.
      De même, défendons la règle, tordue, de l’accord avec le COD s’il est avant l’auxiliaire avoir (la pomme que j’ai prise), c’est un moyen pour entendre le féminin (sauf les verbes du premier groupe), il n’y a jamais trop d’occasions pour voir, entendre, visibiliser le féminin :)*/
      #féminisation #invisibilisation #grammaire #sexismeordinaire

      PS : moi quand j’ai passé des articles à moi ,sur seenthis je me suis fais engueuler, y’a des chouchoutes ;)

    • Pourquoi un pis-aller ? Les épicènes existent, autant s’en saisir comme d’une chance puisque cela facilite la rédaction non sexiste. C’est d’ailleurs une recommandation des différents guides francophones de rédaction non sexiste.

      De nombreux mots ont une forme identique au féminin et au masculin, pour lesquels il n’est donc pas nécessaire d’introduire une féminisation. C’est le cas des noms terminant en « -e » (un·e juge, un·e webmestre, un·e astronaute), des anglicismes (un·e geek, un·e designer) et d’autres (un·e témoin, un·e chef, un·e médecin).

      Mais il est vrai que certains pays introduisent malgré tout de nouvelles formes féminines, pour des mots dont le féminin existe pourtant, dans le dico comme dans l’usage courant : une professeur(e), une chef(fe)… Il en résulte donc qu’en francophonie, le mot chef connaît DEUX formes féminines : une chef (Canada, Belgique, France) et une cheffe (Suisse).

      #francophonie

      PS : pour ce qui est de « se faire engueuler », non, y’a pas de chouchoutes, j’ai eu mon lot aussi et pas des moindres. Une femme qui l’ouvre, ça s’en prend toujours plein la tronche. Les modalités et les intensités différent, mais y’a pas de privilège, on morfle toutes.

    • Je crois pas qu’on ai jamais engueulé personne sur l’autopromo ; un temps j’ai souvent ajouté le tag #shameless_autopromo sur les messages concernés mais c’était pas du tout une engueulade ni même une méchanceté, bien des gens se l’étaient auto-attribué par la suite. Aujourd’hui, il apparait moins souvent, c’est tout.

  • Nouveau programme de #grammaire : le #prédicat – Charivari à l’école
    http://www.charivarialecole.fr/a125065000

    Mais enfin… à QUOI ça sert ? 

    Nous y voilà. Voilà LA bonne question. A quoi ça sert ?

    C’est une question que je me suis souvent posée en enseignant la grammaire à mes CM.

    Il y a des choses qui me semblent évidentes : identifier le sujet permet d’accorder le verbe. Identifier un COD permettra d’accorder le participe s’il le COD est antéposé, étiqueter un adverbe permet de savoir qu’il est invariable. Bon.

    Mais à quoi cela sert-il de distinguer un CCM d’un CCL ? A quoi cela sert-il de distinguer un adjectif attribut d’un épithète ? A quoi cela sert-il d’apprendre aux élèves à ne pas confondre le COD et l’attribut du sujet (qu’ils accordent très bien sans savoir l’étiqueter) ? A part l’argument des langues « à cas » (choisir le bon cas quand on traduit la phrase en latin), je n’ai jamais eu trop de réponses à mes questions existentielles.

    Alors qu’ici, avec le prédicat et cette analyse sujet / prédicat / CP, enfin, on va se servir de la grammaire pour apprendre à rédiger.

  • What’s universal grammar? Evidence rebuts Chomsky’s theory of language learning - Salon.com
    http://www.salon.com/2016/09/10/what-will-universal-grammar-evidence-rebuts-chomskys-theory-of-language-learn

    The idea that we have brains hardwired with a mental template for learning grammar — famously espoused by Noam Chomsky of the Massachusetts Institute of Technology — has dominated linguistics for almost half a century. Recently, though, cognitive scientists and linguists have abandoned Chomsky’s “universal grammar” theory in droves because of new research examining many different languages — and the way young children learn to understand and speak the tongues of their communities. That work fails to support Chomsky’s assertions.

    #noam_chomsky

  • pluriel - « En tous genres » ou « en tout genre » ? - French Language Stack Exchange
    http://french.stackexchange.com/questions/11434/en-tous-genres-ou-en-tout-genre

    Grevisse signale qu’avec l’expression en tout genre (de tout genre) l’adjectif tout est mis au singulier ou au pluriel, selon que tout est pris au sens distributif (c’est à dire qui s’applique à chacun en particulier) ou au sens collectif (plusieurs personnes ou plusieurs choses de la même espèce ). Mais, signale aussi Grevisse, le singulier tend à prévaloir. Et ça se comprend car parfois la différence entre sens distributif et sens collectif ne semble pas évidente à faire.

    Exemples pris dans le TLF :

    Ces deux ruelles, ainsi disposées, contiennent une trentaine de maisons à six et sept étages, dont les cours intérieures, dont tous les appartements contiennent des magasins, des industries, des fabriques en tout genre (Balzac, Cous. Pons,1847, p. 311).

    Un grand panier de babas, d’éclairs et gaufrettes ! des « Saint-Honorés » en tous genres (Céline, Mort à crédit,1936, p. 608).

    Les progrès de tous genres que le christianisme a fait faire à la société (Chateaubr., Mém., t. 1, 1848, p. 632).
    La vie de Gaston − si féconde pourtant en triomphes de tout genre (Du Bos, Journal,1925, p. 321).

    Deux ngrams confirment la plus grande fréquence du singulier sur deux siècles avec une différence entre singulier et pluriel qui s’amenuise de plus en plus.

    par contre :

    http://www.linguee.fr/francais-anglais/traduction/de+tous+genres.html

    tous genres pl—all sorts pl - any types pl
    ...
    La Loi sur la protection du consommateur du Québec contient d’ailleurs des obligations strictes pour encadrer le contrat
    des cartes de crédit de tous genres. http://www2.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?DocId=3829223&Language=F&Mode=1&Parl=40&Ses=2

    #français #canadien #grammaire

  • Théorie du genre humain

    Pour la #grammaire française, on le sait, « le masculin l’emporte ». Et même dans les podcasts de France Culture, on dit encore « homme » pour dire « humain ». Carla, ça la rend folle que les Français oublient comme ça la moitié de l’humanité. Un délicieux podcast féministe avec l’accent californien.

    http://arteradio.com/son/61657888/theorie_du_genre_humain

    #vocabulaire #terminologie #homme #humain #mots #genre #femmes #hommes

  • Towards a positive cross-cultural lexicography: Enriching our emotional landscape through 216 ‘untranslatable’ words pertaining to well-being - The Journal of Positive Psychology -
    http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/17439760.2015.1127993

    The significance of such words is much debated. A dominant theoretical notion here is ‘linguistic relativity’ (Hussein, 2012). First formulated by the German philosophers Herder (1744–1803) and Humboldt (1767–1835), it came to prominence with the linguist Sapir (1929) and his student Whorf (1940). Their so-called ‘Sapir-Whorf hypothesis’ holds that language plays a constitutive role in the way that people experience, understand and even perceive the world. As Whorf (1956, pp. 213–214) put it, ‘We dissect nature along lines laid out by our native languages … The world is presented as a kaleidoscopic flux of impressions which has to be organized … largely by the linguistic systems in our minds’. This hypothesis comes in various strengths. Its stronger form is linguistic determinism, where language inextricably constitutes and constrains thought. For instance, Whorf argued that the Hopi people had a different experience of time due to particularities in their grammar, such that they lacked a linear sense of past, present and future. This strong determinism has been criticised, e.g. by Pinker (1995), who argued that the Hopi experience of time was not particularly different to that of Western cultures. However, the milder form of the hypothesis, linguistic relativism, simply holds that language shapes thought and experience. This milder hypothesis is generally accepted by most anthropologists and other such scholars (Perlovsky, 2009).

    #relativité_linguistique #langue #langage #grammaire #représentations #pensée

  • « Madame la ministre, l’Éducation Nationale est sexiste et, de façon encore plus insidieuse, homophobe », par Leslie Préel | Yagg
    http://yagg.com/2015/12/29/madame-la-ministre-leducation-nationale-est-sexiste-et-de-facon-encore-plus-in

    En tant qu’enseignante de lettres, mon premier point portera sur la grammaire. Depuis que j’enseigne, invariablement, lorsqu’il est question d’accords grammaticaux, mes élèves répètent en chœur le dicton si célèbre selon lequel « le masculin l’emporte ». Depuis le XVIIe siècle, la grammaire française tend à faire du masculin une norme. La langue est un produit culturel qui entretient des liens très étroits avec la société. Or, la grammaire française invisibilise le féminin. Grammaticalement, le féminin disparaît derrière le masculin, perçu comme neutre. Le problème n’est pas nouveau : en 1899, Hubertine Auclert appelait déjà de ses vœux la création d’une assemblée qui aurait pour mission de féminiser la langue car écrivait-elle « l’omission du féminin dans le dictionnaire contribue, plus qu’on le croit, à l’omission du féminin dans le code (côté des droits) ».

    Il faut mettre un terme à l’invisibilité du féminin dans la langue. L’Éducation Nationale a ici un rôle à jouer. Si l’on a pu proposer une réforme de l’orthographe en 1990, pourquoi cela ne serait-il pas possible aujourd’hui ?

    La recherche universitaire en matière de linguistique avance, des solutions simples sont proposées par nombre d’universitaires reconnu.e.s. Ne pourrions-nous pas faire en sorte que l’école enseigne une grammaire paritaire, que ces éléments soient présents dans les manuels scolaires comme ils commencent à l’être dans la presse ? Je pense ici au travail des journalistes de la revue Well Well Well qui ont prouvé que la tâche n’était finalement pas infaisable.

    De la même façon, je suis toujours particulièrement frappée de constater le petit nombre d’auteures que nous faisons découvrir à nos élèves chaque année. Dans le manuel de première que mes collègues et moi utilisons, les seules femmes à être citées sont Louise Labé, Marceline Desbordes-Valmore, Nancy Huston, Marguerite Yourcenar, Mary Shelley, Mme de La Fayette, Mme de Sévigné, Marguerite Duras, Nathalie Sarraute, Amélie Nothomb, Virginia Woolf, Sapphire et Simone de Beauvoir. Treize femmes seulement pour près de deux cents auteurs. Vous comprendrez alors que je me sois autorisée à les nommer toutes.

    Le sujet a été évoqué lors de la dernière session du baccalauréat, mais combien de textes écrits par des femmes ont-ils été proposés aux épreuves anticipées de français ? Combien au brevet des collèges ? Il est frappant de constater que les rares textes écrits par des femmes proposés à l’étude lors des épreuves écrites du baccalauréat en français le sont dans les sujets des centres étrangers, d’Amérique du Nord, d’Asie ou encore de Pondichéry. En 2015, un extrait de La Belle et la bête de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont était le sujet de commentaire composé en Asie tandis qu’un extrait de Pour un oui et pour un non de Nathalie Sarraute était à étudier dans le sujet des filières S et ES à Pondichéry. Pour trouver des auteures dans les épreuves anticipées, il faut remonter au sujet de la série littéraire de 2007. Loin de moi l’idée que ces sujets valent moins que les autres mais force est de constater qu’ils sont bien moins commentés que les sujets de juin en France métropolitaine. Les auteures françaises se retrouvent, encore une fois, marginalisées. On me répondra que durant des siècles, les femmes n’ont pas pu écrire ni publier et que c’est là la raison de leur faible représentation dans nos programmes et dans nos épreuves plus académiques. Peut-être pourrions-nous justement faire une place plus grande aux femmes écrivaines et reconnaître le talent et parfois le génie de nombre de nos romancières plus récentes et contemporaines ?

    Pire encore, les modèles que véhiculent la plupart des textes que nous donnons à lire à nos élèves proposent une bien triste image des femmes : elle est tantôt prostituée tantôt criminelle chez Zola, infanticide dans la Médée de Corneille, Phèdre est coupable et entièrement soumise à ses passions, Mathilde de la Mole est infidèle chez Stendhal. Les modèles positifs que nous proposons à nos élèves sont rares. Là encore, il sera aisé de m’objecter que c’est aux enseignant.e.s d’amener les élèves à interroger ces représentations en les replaçant dans le contexte historique et littéraire qui les a produites. Toutefois, peut-être pourrions-nous sans craindre l’ire des parents, des directions, de l’inspection offrir une autre vision des choses ? Peut-être serait-il possible de mettre en place un système de ressources accessibles aux enseignant.e.s rassemblant des supports pédagogiques et des textes qui parleraient du monde tel qu’il est et non tel qu’il a été rêvé ou imaginé par quelques grands auteurs mâles, dont je ne saurais toutefois remettre en cause le talent ici. L’histoire culturelle de notre pays a été écrite par des hommes, mais il est de notre devoir de montrer que cet état de fait n’est pas une fatalité. D’autres couples existent. D’autres amours existent et elles méritent d’être représentées au même titre que l’idylle de Tristan et Iseult ou celle de Roméo et Juliette pour ne citer que ces célèbres amants.

    L’absence totale de représentation de l’homosexualité dans les œuvres que nous proposons à l’étude contribue grandement à sa marginalisation dans l’esprit collectif. Évidemment, ces ressources sont rares. Mais cela devrait être une des missions d’un grand ministère comme celui que vous administrez de travailler à l’évolution des mentalités afin de lutter efficacement contre les discriminations.

    Madame la ministre, l’homophobie est un mal insidieux. Il est aisé de remarquer que les insultes préférées de nos élèves n’en sont d’ailleurs pas exemptes. Mais dans notre institution, elle avance masquée : remarques déplacées, injonctions à « trouver un mari » pour obtenir une mutation plus avantageuse, moqueries et blagues entendues en salle des professeur.e.s. Le climat dans lequel nous, personnel homosexuel de l’Éducation Nationale, évoluons est un climat délétère peu propice à l’épanouissement dans le cadre professionnel.

    Et je me permettrais de conclure par une dernière remarque peut-être plus personnelle, mais je vis pleinement mon homosexualité dans tous les domaines de ma vie : au sein de ma famille, parmi mes ami.e.s, dans mon club de sport, partout. Mon orientation sexuelle n’est pas taboue. Il n’est qu’un endroit où elle m’isole, m’enferme et me pèse et c’est sur mon lieu de travail, à tel point d’ailleurs, que je choisis de signer ce courrier de mon nom de plume.

    Certes, je pourrais utiliser la loi pour faire valoir mes droits à l’égalité dans le cas où je serais victime d’homophobie. Bien entendu, la loi punit les discriminations.

    Pour autant, le climat nocif dans lequel nous évoluons, craignant sans cesse le jugement d’un.e collègue, de notre direction, de notre hiérarchie et des parents d’élèves, nous pousse à rester dans un placard dont nous avons eu souvent bien du mal à sortir par ailleurs. Qu’en est-il alors de nos élèves homosexuel.le.s ? Peuvent-ils en tout état de cause assumer et vivre pleinement une sexualité naissante dont tout leur dit qu’elle est marginale sinon anormale ? Cette ouverture d’ailleurs serait bénéfique à tou.te.s dans le processus d’appréhension de leur identité et orientation sexuelle.

    L’Éducation Nationale est un vecteur puissant d’égalité et de liberté si elle assume pleinement son rôle et sa mission, et je ne doute pas, Madame, que vous prendrez la mesure de l’urgence de faire évoluer les choses afin que l’école puisse permettre à toutes et tous de s’épanouir véritablement.

    #education #sexisme #féminisme #homophobie #invisibilisation #ecole

  • Un professeur de l’Université Laval féminise ses plans de cours
    http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201510/21/01-4912553-un-professeur-de-luniversite-laval-feminise-ses-plans-de-cours.p

    En entrevue au Soleil, M. Bettache avoue se sentir de plus en plus « mal à l’aise » de s’adresser par écrit au masculin à ses classes, alors qu’environ 60 % de ses étudiants sont en fait des... étudiantes. « Dans certains cours, sur 60 personnes, il peut y avoir seulement quatre ou cinq gars. Ils sont vraiment minoritaires, on les cherche. »

    Aussi, plutôt que de succomber au masculinisme lexical, a-t-il décidé de ne plus utiliser le mot étudiant dans ses plans de cours, mais étudiante, prenant soin de préciser en bas de page qu’il ne s’agit pas d’une discrimination basée sur le sexe. À son avis, l’emploi du masculin comme règle de base est l’expression séculaire d’une « domination phallocratique », doublée d’un « sexisme grammatical ».

    En poste à l’Université Laval depuis 10 ans, M. Bettache estime qu’il est plus que temps de passer de la parole aux actes en matière de reconnaissance du droit des femmes. « Le discours sur l’égalité hommes-

    femmes occupe beaucoup de terrain, mais, dans les faits, ça ne se traduit pas rapidement, de façon concrète. Je crois qu’il est important d’en parler, surtout en relations industrielles, où l’on aborde beaucoup les questions de droit du travail et d’équité salariale. »

    #langue #feminisation #feminisme #genre #grammaire #vocabulaire

    • Merci @mad_meg

      Aux oubliettes, la formule traditionnelle voulant que le masculin l’emporte sur le féminin...

      C’est particulièrement important, parce que c’est tellement ancré que nous même, souvent, nous l’oublions lorsque nous écrivons. Nous devons penser à changer nos habitudes d’écriture (utilisé le point médian par exemples), ce qui n’est pas facile quand on apris des habitudes depuis plusieurs décennies. Ça me fait penser à la difficulté que nous avons, au piano par exemple, quand on a appris un morceau avec un mauvais doigté et qu’il faut le réapprendre avec le bon doigté... :) ça prend du temps !

    • C’est claire que désapprendre ou perdre ses habitude c’est dur. Je reconnais que mon orthographe et ma grammaire toute pourri me privilégie sur ce coup la. Il y a d’ailleurs à mon avis un lien dans mon refu de ces regles, car quant en CE2 on m’avais appris cette histoire je m’était dit que celle la c’était vraiment la preuve que la grammaire c’est ?... J’avais déjà entendu parlé de cette regle avant le CE2 mais je me disait que c’était un conte pour faire peur aux petites filles...

    • @mad_meg Tiens, dans le même ordre d’idée :

      il y a cinq ans avec des collègues, nous avions envie de créer une revue (une de plus. Nous avions choisi un nom. C’était « l’étrangère ». Et qui avait proposé ce nom ? Alice. Nous n’avons pas fait cette revue, hélas. Pour pleins de bonnes et de mauvaises raisons. Je n sais pas si c’est ce qu’il faut faire aujourd’hui. Mais je regrette. Déjà avec visionscarto.net nous sommes comblés, mais j’ai très envie de participer à la création de quelque chose qui s’appellerait « l’étrangère ».

      Nostalgie.

  • Le féminin est-il tabou en français ? La réponse de la linguiste Edwige Khaznadar
    http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/archive/2015/07/23/le-feminin-est-il-tabou-en-francais-la-reponse-de-la-linguis-566592.html

    Sur le modèle des dessins de personnages masculins traditionnels représentant « l’évolution de l’Homme », j’ai fait dessiner sous le titre « L’Homme préhistorique » une succession de personnages féminins. Alors que la définition première de Homme de tous les dictionnaires est « être humain de l’un ou l’autre sexe », j’ai recueilli 16 % de réponses en accord avec la représentation de « l’Homme préhistorique » sous les traits d’une femme, 32 % de réponses rejetant catégoriquement l’association mot/représentation, c’est-à-dire n’acceptant pas que le mot Homme puisse représenter le référent femme, et la majorité, 52 %, esquivant la réponse avec embarras, souvent en plaisantant.

    –-------

    Je reviens au titre, « Le féminin toujours tabou ». En forçant à peine le trait et l’éclairage, je constate la coloration religieuse du phénomène sociolinguistique produit par le son OM.

    On sait sa signification sacrée dans le « om-mani-padme-hum » du bouddhisme. Sans verser dans l’ésotérisme, en se plaçant sur le plan phonétique comme le font les marques commerciales, il est possible de prendre en compte la qualité sonore attractive du ’LOM’, répété en titres qui, rassemblés dans les tables de matières des ouvrages scolaires, forment litanie.

    En effet, ce qui m’a paru caractéristique de cette imprégnation par la pensée traditionnelle, c’est la succession d’intitulés que je viens de relever dans un ouvrage de SVT, sciences de la vie et de la terre, de 6e, de 1996[13], à l’occasion d’une communication à la « Fête du Livre » de Pau en décembre 2011, pour une table ronde sur le féminin et le masculin dans les livres scolaires :

    – « L’Homme agit sur l’environnement »

    – « L’Homme modifie son environnement »

    – « L’Homme définit des zones de protection »

    – « L’Homme aménage l’espace en fonction de ses besoins »

    – « L’Homme aménage son territoire »

    –" L’Homme prélève et utilise des matériaux"

    – « L’Homme modifie la faune et la flore »

    – Exercice : « Rappelez par un texte court, les actions de l’Homme... »

    La répétition obsessive a été reprise 43 fois en 10 pages, le terme « l’humanité » n’a pas été employé une seule fois. La voie est libre ensuite pour l’utilisation sans questionnement du masculin en emploi dit générique.

    La répétition du son est également constante dans les livres d’histoire de 6e, dans les chapitres sur la préhistoire. On voit l’effet produit sur l’esprit de l’enfant de 12 ans, façonné déjà par la grammaire de l’école primaire à considérer le féminin comme subalterne, soumis à ce martèlement qui a toutes les caractéristiques d’une technique de conditionnement, avec les formules incantatoires d’un culte.

    #genre #linguistique #féminisme #grammaire #om #evolution

  • La revue lesbienne Well Well Well a été entièrement rédigée selon des règles de #grammaire égalitaires
    http://www.huffingtonpost.fr/2015/06/06/revue-lesbienne-well-well-well-regles-grammaire-non-sexistes_n_751191

    De quoi s’agit-il ? « Adjectif et participe passé s’accordent en genre et en nombre avec le dernier terme d’une énumération. S’il y a plusieurs substantifs ou groupes nominaux sujets, l’accord se fait avec le plus proche », explique la charte de Well Well Well. Si cela a l’air compliqué, en fait, ça ne l’est pas. Par exemple, au lieu de dire « les hommes et les femmes sont géniaux », il faudrait écrire « les hommes et les femmes sont géniales », l’adjectif « génial » s’accordant avec le dernier groupe nominal « les femmes ».

    Surtout, cet accord n’est pas une élucubration féministe. Il était d’usage avant que certains grammairiens en décident autrement. Un argument historique que les quarante gardiens de l’Académie française ne sont pas prêts à entendre. Car comme le souligne un article du Monde publié en 2012 suite à la pétition féministe, l’Académie n’aime pas les révolutions. « La règle de l’accord de l’adjectif est d’un usage constant depuis trois siècles, et je n’ai pas l’impression qu’elle fasse l’objet de débats chez les grammairiens, ni que l’usage, chez les Français, soit hésitant », expliquait alors Patrick Vannier, chargé de mission au service du dictionnaire de l’Académie. « L’Académie ne cède pas aux modes, elle s’inscrit dans la durée », ajoutait-il.


    Pour la bande de filles derrière Well Well Well, c’est néanmoins tout sauf une mode. « Il faut se rendre compte que ce n’est pas un détail. L’idéologie derrière la langue est sexiste », insiste Marie Kirschen. C’est pourquoi, quand elle a proposé à l’équipe de bâtir ce deuxième numéro avec une autre grammaire et en réhabilitant plusieurs règles de formation des noms féminins, l’enthousiasme s’est fait sentir. « On était tout de suite emballées », nous confirme Mathilde Fassin, journaliste, auteure pour ce magazine de l’article « ’Le masculin l’emporte sur le féminin’, vraiment ? » et de la charte, que Well Well Well nous autorise à publier dans cet article :

    #égalité #sexisme #les_mots_sont_importants

  • #Grammalecte - Correcteur grammatical open source

    https://fr.ulule.com/grammalecte

    Grammalecte est un correcteur grammatical open source pour LibreOffice et OpenOffice.

    Le but de cette campagne se résume en quelques points :

    • Créer une extension pour #Firefox et #Thunderbird.
    • Améliorer encore et toujours la correction grammaticale.
    • Créer une application serveur capable de fournir des corrections à toute application qui lui transmettrait du texte.
    • Améliorer les outils annexes.
    • Créer une extension pour Google #Chrome.

    Vous pouvez d’ores et déjà télécharger l’extension Grammalecte pour #LibreOffice ici :

    http://www.dicollecte.org/grammalecte

    #correction #orthographe #grammaire #libre #financement-pariticipatif #français #opensource