• Macron veut combiner l’économie, l’écologie et le social
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/macron-veut-combiner-l-economie-l-ecologie-et-le-social-20190611

    « La France a traversé une crise très dure, nous sommes en train de passer d’un monde à l’autre. Une souffrance s’est exprimée, et aussi des excès, je ne les confonds pas. Mais face à cette souffrance je veux remettre de la proximité, de l’humanité. c’est un changement de méthode que j’ai décidé. Pas de réduction de notre ambition économique, une accélération notre ambition environnementale et de notre préoccupation sociale », a-t-il conclu.

    Mardi, devant l’Organisation internationale du travail (OIT) à Genève, le chef de l’Etat a de nouveau reconnu avoir fait une « erreur fondamentale », non de fond mais de méthode pendant la crise des « gilets jaunes ». « Nous avons peut-être parfois construit des bonnes réponses trop loin de nos concitoyens en considérant qu’il y avait des sachants et des subissants. C’était une erreur fondamentale », a-t-il admis.

  • #Gilets_Jaunes : #Macron ne cédera rien – La Chronique Éco
    https://lemediapresse.fr/economie/gilets-jaunes-macron-ne-cedera-rien-la-chronique-eco

    Quelles réponses pour l’urgence sociale ? Dans ce nouvel épisode de la Chronique Éco, l’économiste atterré Henri Sterdyniak décrypte la « farce » des solutions présidentielles, décidées dans le secret de l’Elysée et sans concertation. 

    #Économie #1er_mai #Economie #Grand_Débat #ISF #Travail

  • Le non-discours d’Emmanuel #Macron – La Chronique Éco
    https://lemediapresse.fr/economie/le-non-discours-demmanuel-macron-la-chronique-eco

    Quelles réponses pour l’urgence sociale ? Dans ce nouvel épisode de la Chronique Éco, l’économiste atterré Henri Sterdyniak décrypte la « farce » des solutions présidentielles, décidées dans le secret de l’Elysée et sans concertation. 

    #Économie #Economie #Gilets_Jaunes #Grand_Débat #ISF #Travail

  • Propos sur le non-discours du 15 avril 2019 attribué au président de la République | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/paul-cassia/blog/180419/propos-sur-le-non-discours-du-15-avril-2019-attribue-au-president-de

    Ce non-discours soulève beaucoup plus de questions qu’il n’apporte de réponses aux attentes d’une partie des français. Il fait songer à l’intervention du regretté Raymond Devos sur le plateau de l’émission télévisée Apostrophes en 1985, qui reprenait un passage de l’un de ses spectacles humoristiques : « je vais parler pour ne rien dire. Non mais écoutez, je sais, vous vous dites s’il n’a rien à dire il ferait mieux de se taire. Mais c’est trop facile ! C’est trop facile ! Moi quand je n’ai rien à dire, je veux qu’on le sache ! Je veux en faire profiter les autres ! ». Parler ou écrire pour ne rien dire, telle est la marque de fabrique des « rienologues »

    Pour le remplacement de l’ENA par l’ISF voir aussi : https://www.affordance.info/mon_weblog/2019/04/ena-isf-innommable.html

    Verbatim du discours sur lundi.am : https://lundi.am/Exclusif-le-discours-qu-Emmanuel-Macron-n-a-pas-prononce-le-15-avril

    Faute de temps, nous n’avons pas été en mesure de vérifier qu’il s’agisse ici d’un document parfaitement authentique, bien que confirmé par deux sources. Cependant à la lecture, le style pompeux et ennuyeux ainsi que le contenu creux nous semblent attester qu’il s’agisse bien de la plume du président.

    #non-discours #non-annonce #grand_debat #enfumage

    • J’ai entendu des voix…
      … que notre république n’entendait plus.

      Outre le côté Jeanne d’Arc évident, on retrouve, brillamment résumée en une courte phrase, la thématique du #je_nous du discours du 10 décembre.
      https://seenthis.net/messages/742902#message743533

      je veux, je décide, je fais
      /
      nous avons fait des erreurs

      je me souviens [du grand débat et je pleure…]
      (avec #anaphore !)
      /
      nous avons un devoir

      j’ai entendu / que nous perdions

      j’ai entendu la peur
      /
      parfois on se résigne [mais pas moi !]… la résignation c’est pire encore !

      j’y ai ma part à prendre …
      /
      chacun d’entre nous à sa part à y prendre
      (union nationale !!!, faut qu’on l’aide c’t’homme là_

      [je craque, je saute quelques pages en notant (fin de p. 5 et p. 6) une courte variante sur le thème je/vous]

      nous avons besoin de bons salaires…
      /
      c’est pourquoi J’ai pris des mesures importantes

      (une prime sans aucune charge -> mon programme, c’est toujours d’exploser le système de sécurité sociale…)

      Ah, sur la fin, les problématiques enchainées deviennent intéressantes :
      • travail
      • retraite
      • la famille d’abord
      • la santé [surtout !] et la solidarité
      • le pays productif et écologique

      et donc,
      nous poursuivrons les réformes commencées

      et c’est MAINTENANT

      #just_do_it #yes_we_can

  • Ukraine : Volodymyr Zelensky remporte la présidentielle, le pays fait un saut dans l’inconnu
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/04/21/en-elisant-volodymyr-zelensky-president-l-ukraine-fait-un-saut-dans-l-inconn

    Elu à 73% des voix selon les premières estimations, l’ancien humoriste incarne un changement profond, mais son arrivée au pouvoir est assortie de multiples incertitudes.

    Cinq ans après avoir mené la révolution dans la rue, les Ukrainiens ont à nouveau renversé la table, dimanche 21 avril, sans violence ni fracas, en portant au pouvoir un néophyte complet, Volodymyr Zelensky. Cet humoriste et producteur à succès dénué de la moindre expérience politique, réalise le hold-up électoral parfait, en récoltant, selon les premiers sondages de sortie des urnes, un score raz-de-marée de 73 % des voix, loin devant le sortant Petro Porochenko. Jamais président ukrainien n’avait obtenu un soutien aussi massif, et ce n’est là que l’un des records engrangés par M. Zelensky, qui devient à 41 ans le plus jeune président qu’ait connu le pays.

    • Quand la réalité rattrape la fiction (ou lycée de Versailles…)

      Le comédien Volodimir Zelenski remporte haut la main la présidentielle en Ukraine
      https://www.latribune.fr/economie/international/le-comedien-volodimir-zelenski-remporte-haut-la-main-la-presidentielle-en-

      Moins de quatre mois après être entré en politique par une déclaration de candidature aux airs de farce en plein réveillon du 31 décembre, cet acteur et humoriste a imposé une #cuisante_défaite au président sortant Petro Porochenko.
      […]
      Volodimir Zelenski doit une bonne part de sa popularité à la série télévisée à succès « Serviteur du peuple » [Слуга народу], dans laquelle il incarne un professeur d’histoire devenu chef de l’Etat, qui se joue des bassesses de politiciens corrompus et d’hommes d’affaires véreux.

    • vu intégralement… pas compris grand chose aux dialogues, mais assez facile à suivre avec les images.

      1. Vassili Petrovitch Goloborodko (Volodimir Zelensky) entre en prison alors que son successeur (genre Leonid Kravtchouk) entre en fonction. Corruption (scènes répétées avec gâteau), …, nouveau Maïdan à la suite de quoi

      2. Olga Youchenko Michenko (sosie de Ioulia Timochenko) prend le pouvoir, mais laisse V. P. Goloborodko en prison. Sa présidence s’achève par un coup d’état des extrémistes galiciens.

      3. L’Europe (avec la Chine ?) sort V. P. Goloborodko de sa prison et le replace à la présidence. Il découvre une Ukraine éclatée en une multitude d’états (d’une principauté galicienne à une URSS (si, si !) à l’est en passant par un émirat de Crimée, un Monaco chinois (si, si !) et une zone autonome juive. Où se sont recasés les anciens dirigeants de tous les régimes précédents.

      Sous son mandat (1919-1923) et sans qu’il y soit pour grand chose, l’Ukraine redevient une puissance économique, lance des satellites et après la poursuite de la désintégration des micro-états, et par la magie du Saint-Esprit, s’unifie progressivement. Il ne reste plus que les deux extrêmes (extrémistes galiciens et soviétiques de l’autre) qui s’unissent lorsque les mineurs du Donbass viennent au secours de leurs camarades galiciens lors d’une catastrophe dans une mine de charbon (Golobordko et son gouvernement sont totalement spectateurs des événements…)

      Pendant tout le film, Golobordko est en permanence sous la coupe de son (ancien (et futur)) premier ministre Iouri Ivanovitch Tchouïko.

      Le tout raconté par un professeur d’université à sa classe (les élèves disposent chacun d’un iPad et rien d’autre sur les tables…) 40 ans plus tard.

      Beaucoup, mais vraiment beaucoup, d’allusions explicites (y compris un général qui tape avec sa chaussure sur la table des négociations lors d’une empoignade entre dirigeants des micro-états. Beaucoup de scènes comiques : la visite de la représentante européenne à Goloborodko dans sa prison, la découverte de la carte du nouveau découpage du pays suivie du défilé des chefs des différents micro-états, l’explication d’une délégation de la famille de Goloborodko à la Commission européenne des liens entre l’ancienne équipe (Kravtchouk), la nouvelle (Timochenko) et les oligarques.

      Une énorme partie du rôle de Zelensky est muet, il subit en permanence et on ne saisit absolument pas quels sont les leviers de son action.

      À noter pour finir que, IRL, le nom du parti de Zelensky #Serviteur_du_Peuple, créé en mars 2018 est celui de la série dont il est acteur…

      En France, la totalité du coût de la série aurait été intégrée aux dépenses de campagne de l’élection présidentielle. Du moins, normalement… Attendons de voir le traitement du coût du #Grand_Débat_National et le décompte de son temps médiatique par la CNCCFP…

      pour les personnages, WP[uk]
      https://uk.wikipedia.org/wiki/Слуга_народу_(серіал,_2015)

  • Emmanuel Macron et Notre-Dame : une décision, une ânerie Didier Rykner mercredi 17 avril 2019 - La tribune de l’Art
    https://www.latribunedelart.com/emmanuel-macron-et-notre-dame-une-decision-une-anerie

    Il ne se passe donc pas une journée depuis l’incendie de Notre-Dame-de Paris sans que le Président de la République et son gouvernement ne nous gratifient d’annonces toutes plus absurdes ou scandaleuses les unes que les autres.


    La cathédrale Notre-Dame au lendemain de l’incendie - Photo : Didier Rykner

    Emmanuel Macron avait déjà fait très fort mardi en expliquant qu’il allait reconstruire Notre-Dame plus belle qu’avant, et en cinq ans (voir notre article) https://www.latribunedelart.com/stupefaction-colere-et-espoir . Plus belle qu’avant ? On sait désormais comment : en lançant un concours d’architecture pour la reconstruction de la flèche ! Car pour notre Président de la République, « la flèche ne faisant pas partie de la cathédrale d’origine », on peut l’effacer d’un trait de plume. Exit Viollet-le-Duc de la cathédrale Notre-Dame. On en est là, donc, en 2019, de la considération pour le XIXe siècle que les historiens de l’art ont pourtant réhabilité ces quarante dernières années. On ne sait que dire devant tant d’inculture.

    Or, rappelons-le encore une fois, la charte de Venise https://www.icomos.org/charters/venice_f.pdf , qui définit les principes de la restauration et que la France a ratifiée (ce qui l’engage), impose certaines contraintes. D’abord, « les apports valables de toutes les époques à l’édification d’un monument doivent être respectés, l’unité de style n’étant pas un but à atteindre au cours d’une restauration ». Viollet-le-Duc constitue, ô combien, un apport valable à Notre-Dame-de-Paris, et ses adjonctions sont d’ailleurs classées au même titre que le reste du monument. On peut aussi y lire que la restauration « a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse » Et, pour la flèche de Viollet-le-Duc, élément constitutif de la cathédrale depuis plus d’un siècle, les documents authentiques sont légion (on conserve tous les plans de l’architecte), tandis que sa structure et sa forme sont parfaitement connues grâce aux photographies et aux relevés modernes. Il n’y a donc aucune hypothèse à ce sujet. Puisqu’il ne s’agit pas d’une « reconstitution conjecturale » (terme employé dans la charte), il n’y a aucune raison d’envisager pour elle qu’elle « porte la marque de notre temps » (ce qu’impose la charte dans ce cas), et encore moins, comme le veut Emmanuel Macron, qu’il s’agisse d’« un geste architectural contemporain ».


    3. Installation électrique dans l’église de La Madeleine - Photo : Didier Rykner

    Alexandre Gady l’a dit dans l’émission « Quotidien », « le patrimoine a une temporalité qui n’est pas celle des hommes politiques ». Cette précipitation, qui voit des décisions fondamentales prises en deux jours, sans aucun temps de réflexion ni consultation des spécialistes, et sans suivre les procédures habituelles de la restauration des monuments historiques, n’est rien d’autre que de l’agitation politique. Emmanuel Macron semble vouloir profiter de ce désastre pour marquer Paris comme d’autres l’ont fait avec de nouveaux monuments. Or, on ne peut pas jouer avec Notre-Dame. Et, même sans évoquer la convention de Venise, il suffit d’invoquer le simple bon sens : on ne fait pas de « geste architectural contemporain » sur un monument historique comme cette cathédrale.

    Comme nous le disions plus haut, les annonces se succèdent et à chaque fois nous font croire à un poisson d’avril décalé, avant qu’on ne réalise effaré qu’il n’en est rien. Ainsi, aujourd’hui, a été nommé « Monsieur reconstruction » (sic, voilà le terme utilisé par les gazettes) de la cathédrale. Quitte à ne pas consulter les spécialistes, profitons-en pour nommer à la tête de cette restauration complexe un général cinq étoiles, ancien chef d’État major des armées, puis grand chancelier de la Légion d’honneur. Tous titres qui lui donnent manifestement, aux yeux d’Emmanuel Macron, une parfaite légitimité pour ce rôle…
Édouard Philippe n’est pas en reste, qui a aussi déclaré qu’un établissement public, rien que cela, serait mis en place pour mener à bien la reconstruction. Comme si la création d’une telle structure avait la moindre justification pour ce qui reste la restauration d’un monument historique. Et il a ajouté, martial, que « chaque euro versé pour la reconstruction de la cathédrale, dans le cadre d’une souscription nationale, sera dédié à cette seule tâche ». Il ne sait sans doute pas, ce qui est désormais un secret de polichinelle pour quiconque connaît un peu le coût d’un tel chantier, que le milliard et probablement bien davantage qui va être récolté à cette occasion va dépasser de plusieurs centaines de millions les réels besoins. Les milliers de donateurs pour la restauration de Notre-Dame seront sûrement heureux de savoir que leur générosité va servir à financer un concours appelé à choisir un « geste architectural contemporain » pour décorer le toit de Notre-Dame, mais que le surplus n’ira pas aux autres monuments en péril, innombrables, de notre pays (on se demande d’ailleurs ce qu’il va en faire).

    Le Canard Enchaîné d’aujourd’hui donne de nouveaux chiffres qui témoignent de la grande misère des monuments historiques dans notre pays, et du peu de cas que les gouvernements successifs font du patrimoine. Dans un article intitulé « Cathédrales et monuments : seuls les crédits ne flambent pas », Hervé Liffran révèle quelques chiffres stupéfiants qui confirment ce que nous dénonçons depuis toujours. On y apprend ainsi que pour 2019, l’État n’a prévu que 18 millions d’euros de crédits de paiement pour l’entretien [1] des monuments historiques lui appartenant, dont 86 cathédrales. Soit moins de 100 000 euros par monument. Il rappelle aussi que pour Notre-Dame, il avait prévu de ne donner que 40 millions pour la restauration sur les dix prochaines années, soit 4 millions par an, sur les 240 millions qui étaient alors nécessaires [2]. Pas de doute, il aura vraiment fallu un incendie pour qu’Emmanuel Macron déclare enfin sa flamme à Notre-Dame !

    Didier Rykner
    [1] Précision ajoutée après la publication de cet article : il s’agit bien du budget de l’entretien
    [2] Nous avions le chiffre de 150 millions d’euros nécessaire, mais il s’agit désormais d’un détail.

  • Vrai débat : où en est-on ? Analyse d’une équipe de recherche lyonnaise | INSHS
    http://www.inshs.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/vrai-debat-ou-en-est-analyse-dune-equipe-de-recherche-lyonnaise

    Une équipe du laboratoire Triangle (UMR5206, CNRS / ENS de Lyon / Université Lyon 2 / Sciences Po Lyon / Université Jean Monnet Saint-Etienne) a répondu favorablement à la demande de traitement des données issues de la plateforme du Vrai débat. Cet outil de démocratie constitue un document d’intelligence collective de premier ordre, qui se démarque du simple sondage d’opinion. En effet, avec plus d’un million de votes, 25 000 propositions et 93 000 arguments, il a permis à plus de 44 000 utilisateurs de s’exprimer librement.

    #sociologie #grand_débat

  • Le #Grand_Débat, gigantesque trompe-l’œil – La Chronique Éco
    https://lemediapresse.fr/economie/le-grand-debat-gigantesque-trompe-loeil-la-chronique-eco

    Baisse des prestations sociales, accroissement des inégalités : pour répondre aux revendications des #Gilets_Jaunes, Emmanuel #Macron a lancé le Grand Débat National. Il s’est soldé par un véritable fiasco, détaillé par l’économiste atterré Henri Sterdyniak dans ce nouvel épisode de la Chronique Éco.

    #Économie #Economie #ISF #Travail

  • Doublons de contributions, participants frénétiques… les limites du grand débat en ligne
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/04/08/doublons-contributeurs-frenetiques-les-limites-du-grand-debat-en-ligne_54475

    Selon les données accessibles à tous que nous avons analysées, plus de la moitié des textes rédigés sont en fait d’exacts copiés-collés des mêmes doléances. Jonathan Parienté et Maxime Ferrer - 8 Avril 2019 - le monde

    Après presque trois mois de « grand débat », le gouvernement a ébauché, lundi 8 avril, les grandes lignes des conclusions qu’il allait tirer de cette consultation. Mais avant d’entrer dans le détail, l’exécutif, à l’unisson, a célébré la réussite de l’exercice, vantant un nombre record de participants et de contributions, notamment en ligne.

    Ce que dit le gouvernement :
    La plate-forme en ligne du grand débat https://granddebat.fr aurait attiré 506 000 contributeurs, qui auraient apporté près de 2 millions de contributions – « 1 364 000 contributions aux questions fermées et 569 020 contributions aux propositions ouvertes ».

    Pourquoi c’est exagéré
    Les données relatives au grand débat étaient ouvertes, et donc accessibles à tout un chacun. Nous les avons donc analysées quantitativement. Les chiffres donnés par le gouvernement sont parfaitement exacts ; néanmoins, ils ne reflètent pas la qualité extrêmement variable des contributions.
    Il ressort ainsi que :
    • certains contributeurs ont copié et collé des dizaines (voire des centaines) de fois leur texte ;
    • plus de la moitié des textes rédigés comportent moins de dix mots ;
    • plus de la moitié des textes rédigés sont en fait des doublons.

    De quoi parle-t-on ?
    Comme le rappelle le gouvernement dans sa communication, le chiffre de deux millions de contributeurs en ligne agrège ceux qui ont répondu à deux types de question :
    • les questions fermées, qui n’appellent qu’une réponse à choisir parmi d’autres (par exemple, « Par rapport à votre mode de chauffage actuel, pensez-vous qu’il existe des solutions alternatives plus écologiques ? Oui/Non/Je ne sais pas ») ;

    • les questions ouvertes, au contraire, laissent le contributeur libre de sa réponse, qu’il saisira dans un champ de texte vierge. Par exemple : « Quel est aujourd’hui pour vous le problème concret le plus important dans le domaine de l’environnement ? »

    Il est nécessaire de distinguer trois types de grandeurs :
    • le nombre de contributeurs ;
    • le nombre de contributions ;
    • le nombre de textes.

    Un contributeur avait la possibilité de contribuer à plusieurs reprises au grand débat ; chacune de ses contributions comportant plusieurs textes (en réponse à des questions ouvertes) ou bien des réponses à des questions fermées.

    Sur la plate-forme du grand débat, les contributeurs étaient donc invités à livrer leurs réponses ou leurs propositions écrites sur quatre grands thèmes : démocratie et citoyenneté, fiscalité et dépenses publiques, transition écologique et organisation de l’Etat et des services publics.

    255 000 personnes ont pris la plume
    Déposer une « contribution » au grand débat consistait à choisir un thème, indiquer un titre, puis répondre à une série de questions, ouvertes pour la plupart.

    Le gouvernement met en avant le chiffre de 506 000 contributeurs, mais seules 255 003 personnes ont effectivement pris la plume pour répondre à l’une, au moins, des questions ouvertes portant sur l’un des quatre grands thèmes.

    Parmi elles, 135 684 contributeurs (53 %) n’ont répondu qu’à un seul des grands thèmes ; seulement 39 834 participants (15,6 %) ont répondu à tous les thèmes.

    Contributions aux thèmes du grand débat
    Nombre de contributeurs uniques par thème
    => Voir graphique dans l’article original.

    Pour comparaison, la consultation menée par l’Assemblée nationale sur le changement d’heure http://www2.assemblee-nationale.fr/15/autres-commissions/commission-des-affaires-europeennes/secretariat/a-la-une/2-103-999-participations-a-la-consultation-citoyenne-sur-la avait récolté plus de deux millions de réponses. L’enquête « Ma télévision de demain » https://www.francetelevisions.fr/et-vous/notre-tele/evenements/la-grande-consultation-citoyenne-321 menée par France Télévisions avait quant à elle rassemblé 127 109 participants.

    Des contributions disparates
    Selon les données ouvertes https://granddebat.fr/pages/donnees-ouvertes du grand débat que nous avons analysées, les 255 003 contributeurs ont généré 569 020 « contributions ». Celles-ci ont elles-mêmes généré 11 millions de textes à analyser – chaque contribution pouvant comporter plusieurs textes.

    Au total, on compte dans ces textes 170 723 676 mots écrits (soit un peu plus d’un milliard de caractères, ou plus de cent fois A la recherche du temps perdu, de Marcel Proust). Selon notre décompte, la répartition s’avère inégale sur le volume de ces textes, qui correspondent chacun à la réponse à une question.

    Le texte le plus important compte 350 000 caractères…, mais en moyenne on compte 17 mots par champ de libre expression.

    Grand débat : classification par nombre de mots
    Nombre de mots par champ de libre expression

    => Voir graphique dans l’article original.

    Des contributeurs frénétiques
    L’analyse des données brutes permet d’observer une forme de frénésie chez certains contributeurs. Le participant le plus actif a en effet déposé 472 contributions, pour plus de 11 000 textes écrits dans les champs de libre expression.

    On pourrait se réjouir d’une telle motivation, mais dans la totalité des cas ces contributions s’avèrent, au mieux, des copies d’elles-mêmes ; au pire, laconiques. En éliminant les doublons, sur les 11 millions de textes, nous n’en comptons plus que 4,5 millions.

    #grand_débat #GrandDébat #Débat #algorithmes #eDémocratie #enMarche

    • Ce grand débat, qui n’en avait que le nom, a été une consultation fermée proposant les rares choix possibles de continuation des politiques initiées, à tel point qu’une des garantes du débat, Mme Ballaoui, a trouvé justifiées les critiques sur le « caractère orienté » des questions et sur « l’hypermédiatisation » du Président aux dépens de la parole collective.

      Exercice de marketing politique plus que de démocratie participative, le grand débat a servi avant tout à préparer les Français à avaler les pilules amères de la baisse des services publics en leur faisant croire qu’ils en sont les premiers demandeurs. Ne nous trompons pas, l’OCDE approuve totalement la politique d’Emmanuel Macron, sauf en termes de baisse des dépenses publiques. Pour l’institution, en France : « il faudra cibler davantage les dépenses sociales et l’investissement public. » Nous voilà prévenus, l’avenir est à la coupe budgétaire, au néomanagement public pour « faire mieux avec moins », à la liquidation de l’État social. Cette politique catastrophique a conduit, avant nous, le Royaume-Uni dans une incapacité à réduire la pauvreté et les inégalités.

      L’exercice de consultation inédit et de grande ampleur avait aussi pour vocation de cacher la crise des « gilets jaunes », faute de la clore. La synthèse a donc logiquement rendu marginales les revendications des « gilets jaunes » : augmentation du SMIC et des minima sociaux, baisse de la CSG, retour de l’ISF, suppression des niches fiscales furent ainsi peu demandés par les participants.
      Au final, le grand débat rate son but et décrédibilise la tentative de démocratie participative.

      Certes, la plateforme a été largement boycottée par les « gilets jaunes », qui ont lancé une autre plateforme « le vrai débat » et il faut aussi souligner la sociologie des participants rappelant fortement l’électorat macroniste de 2017. Pire encore, selon les informations du journal « Le Monde », certains contributeurs au Grand débat « ont copié et collé des dizaines, voire des centaines de fois leur texte » et ainsi, plus de la moitié des textes écrits seraient donc « d’exacts copiés-collés des mêmes doléances ».

      Le grand débat s’avère donc être une grande entreprise de manipulation politique au profit de la majorité.

      Le chef de file des députés LR, Christian Jacob, a raison de demander de nouvelles élections, seul exercice démocratique réel « parce qu’en démocratie, l’élection est le seul juge de paix pour s’assurer de la légitimité d’un gouvernement », même si pour lui, la proportionnelle serait un danger. La délibération permanente permet de « brouiller les pistes et gagner du temps. »

      « Le vrai débat », de son côté, a recensé 44 000 contributions, bien loin du comptage du Grand débat, mais a le mérite d’avoir proposé une alternative ouverte et transparente à un grand débat verrouillé par la communication gouvernementale. Les quatre propositions arrivées en tête de cet autre débat sont, en plus de l’inscription du Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) dans la Constitution, la « suppression des rémunérations et privilèges des élus (y compris le Président) à l’issue de leur mandat », la nécessité d’un « casier judiciaire vierge pour les élus », et la « prise en compte du vote blanc ou nul en tant que suffrage exprimé et l’invalidation d’une élection s’il est majoritaire ».

      Au final, le grand débat rate son but et décrédibilise la tentative de démocratie participative. La méthode consultative et l’exercice participatif national devaient réinsérer tous les Français dans une narration du collectif, en leur donnant le sentiment de prendre part à l’élaboration d’un avenir commun. Et pourtant, ce sont des débats parallèles qui existent, voire des mondes qui s’ignorent et se méprisent.

      Les Français demandent plus de démocratie participative et la posture jupitérienne du monarque républicain a vécu. Dans cet étrange entre-deux, entre restitution et propositions à venir du Président, se jouent l’attente de lendemains meilleurs et aussi l’avenir de notre démocratie représentative, qui a perdu sa représentativité et s’est fait engloutir dans la communication politique au détriment du débat d’idées.

      Alexis Poulin

      https://amp.lefigaro.fr/vox/politique/le-grand-debat-est-une-vaste-entreprise-de-manipulation-politique-au-pr

  • Les garants du grand débat exposent leurs réserves et dénoncent un manque de neutralité (BFMTV)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15885-les-garants-du-grand-debat-exposent-leurs-reserves-et-denoncent-un-

    C’est bien qu’ils le disent déjà....

    Depuis plusieurs semaines les cinq garants du grand débat émettent des doutes quant à l’omniprésence de l’exécutif dans la consultation.

    Alors qu’était organisée ce lundi, en présence du Premier ministre Edouard Philippe, la présentation du bilan du grand débat national lancé face à la crise des gilets jaunes, des doutes persistent.

    Si le locataire de Matignon a estimé, au terme des trois mois de consultations, que ces débats indiquaient "clairement la direction à prendre : nous devons baisser, et baisser plus vite, les impôts", les garants de ce grand débat, au nombre de cinq, s’interrogent.

    Nommés en février passé afin de veiller au bon déroulement de la consultation, ils avaient, déjà début mars, pointé du doigt les (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises

  • Inventaire des 63 intellectuels ayant participé à la mise en scène du Roi pendant 8h, diffusée en direct sur France Culture, lundi 18 mars 2019.

    https://soundcloud.com/laviemanifeste/portrait-dun-regime


    Texte > Emmanuel Moreira
    Lecture > Anna Carlier
    Sons > Émeute du 16 mars 2019, Avenue des Champs-Élysées, Eliane Radigue (trilogie de la mort), Silver Pennies (sunroof)
    Mixage, montage > Emmanuel Moreira

    https://lundi.am/Portrait-d-un-regime
    https://www.franceculture.fr/personne/guillaume-erner
    #grand_débat #fRance_Culture

  • Comment le forum de Libération au Gabon a été surfacturé La Lettre A (Payant) repris par Le Parisien - 28 Mars 2019
    https://www.lalettrea.fr/medias_presse-ecrite/2019/03/28/comment-le-forum-de-liberation-au-gabon-a-ete-surfacture,108351150-ar1
    http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/tv/altice-pierre-fraidenraich-directeur-de-bfm-business-annonce-sa-demission

    Cette décision intervient après les révélations du journal la lettre sur A, sur l’organisation d’un forum au Gabon.

    Nommé à la tête de Libération en mars 2014, puis directeur général de #BFM_Business depuis 2016, #Pierre_Fraidenraich a présenté sa démission ce jeudi du groupe #Altice, affirme le quotidien. Une information confirmée au Parisien. Une décision qui intervient après les révélations du journal la Lettre A, sur l’organisation d’un forum au #Gabon.

    Comme l’a révélé le quotidien lui-même, Pierre Fraidenraich et le directeur de la rédaction #Laurent_Joffrin, ont été récemment entendus comme témoins dans une enquête ouverte par le Parquet national financier, à propos d’un événement organisé à Libreville (Gabon) en 2015, alors qu’il était le directeur opérationnel du journal.

    Plusieurs millions d’euros en jeu
    La Lettre A , quotidien spécialisé dans les #médias, révèle ce jeudi que cet événement a été financé principalement par un service de la présidence gabonaise. Le quotidien aurait reçu 450 000 euros pour sa prestation, tandis que ses actionnaires auraient empoché trois millions d’euros.

    Pierre Fraidenraich, 48 ans, a fait ses débuts comme reporter sur la Cinq avant de rejoindre France 3 comme chef des reportages de « Soir 3 » puis présentateur du « 12/13 ».

    En 1998, il fonde #Infosport avant de prendre en 2004 la direction de la chaîne d’information sportive de Canal +. Quatre ans plus tard, il devient directeur général de la chaîne d’information en continu i > Télé, autre filiale du groupe Canal + avant d’être remplacé par Cécilia Ragueneau en janvier 2012. Il devient alors directeur des acquisitions du sport de #Canal+, avant de rejoindre #Libération.

    Comme dirait l’autre, ils ne sont pas #corrompus, ils sont la #corruption
    Un #Forum, n’est ce pas un peu comme un #grand_débat ?

  • « King Kostard et les 60 zigomards » Bruno Adrie - 19 Mars 2019
    https://brunoadrie.wordpress.com/2019/03/19/king-kostard-et-les-60-zigomards-billet-dhumeur-par-bruno-adri

    Une soixantaine d’intellectuels ont osé répondre à l’invitation au dialogue de King Kostard ? S’il y ont répondu, c’est qu’ils sont peut-être des intellectuels – de la petite bourgeoisie intellectuelle -, mais sûrement pas des intelligents. Car à quoi bon se présenter devant King Kostard si ce n’est pour le regarder déverser sa logorrhée de mots creux montés en mayonnaise ?

    Ces intellectuels – parmi lesquels figurait le député df/dx = (j’ai les cheveux longs + j’aime les araignées collées au plastron + je suis un young leader de la French American « Fondation »)/3 – sont évidemment tombés dans le piège du relativisme narcoleptique produit par les neurones au formol du monarque maître ès-monologue-chiant :

    « On m’a reproché d’être dans la verticalité, mais il y a des gens qui savent, il y a des gens qui représentent. Toute parole ne se vaut pas sur tous les sujets à tous les moments. Comment on remet une échelle de valeur ? »

    Triste tout de passe-passe hautement prévisible.

    Il y a des gens qui, il y a des gens qui…
    Que n’ont pas compris ces zigomards arrivés qu’on ne parle pas à un robot, fût-il roi ? A moins de le courtiser, à moins de convoiter ses bonnes grâces, à moins de vouloir visiter le palais, en promeneur emmerdé…

    Il y a des gens qui, il y a des gens qui…
    Mais il y a aussi des jonquilles, il suffit de penser printemps.

    #débat #grand_débat #intellectuels , comme si on pouvait débattre de quoi que ce soit avec #émmanuel_macron !

    • Au-delà du bénéfice d’une campagne improvisée, le marathon présidentiel a établi clairement une chose. Personne, dans le cadre républicain, ne peut tenir tête à E. Macron, le faire dévier de sa route, ou se faire entendre. On n’a jamais rien vu de si terrifiant que ce président.

      André Gunthert

    • Bonjour, je m’appelle Pascal Bruckner et j’ai été invité par M. le Président de la République Emmanuel Macron à grand-débattre du sort de la France.

      J’ai déclaré que la France qu’elle fait face à un « danger anarchofasciste » à cause des Gilets jaunes, des gaz, des K-way et tout ça… Je croyais que personne navet n’avait utilisé le terme avant moi (pas K-way, l’autre). J’avais pas vérifié sur Google. En fait, c’est un vieux néologisme tout pourri. Je l’avais trouvais trouvé bien, moi, mais au final c’est pas moi qui l’ai trouvé.

      Bon, sinon j’ai changé ma photo de profil (je vous la met dessous).

      Si vous pouviez m’envoyer un peu de soutien sur Twitter, Facebook et Pinterest, ça serait cool ruisselant.

      https://lignesdeforce.wordpress.com/2019/03/19/bonjour-je-mappelle-pascal-bruckner
      #Claude_Guillon

    • Emmanuel Macron et les intellos
      https://blogs.mediapart.fr/yves-faucoup/blog/270319/emmanuel-macron-et-les-intellos

      Le grand raout d’Emmanuel Macron avec les intellectuels a été considéré comme un « faire valoir présidentiel », un « piège » au cours duquel « il nous assène sa com politique ». J’évoque les interventions sur les questions sociales de Dominique Méda et Julien Damon. Diverses autres chroniques dans ce billet : sur les Gilets jaunes, sur Ridicule et Nunuche (Le Pen et Loiseau) et sur Calvi la honte.

  • Grand débat La plupart des Français tirés au sort préfèrent décliner l’invitation La voix du Nord - 13 Mars 2019
    http://www.lavoixdunord.fr/551346/article/2019-03-13/la-plupart-des-francais-tires-au-sort-preferent-decliner-l-invitation

    Les conférences citoyennes régionales qui doivent clore le Grand débat peinent à trouver des participants. Les Français tirés au sort refusent le plus souvent de venir y participer.

    Pas facile de mobiliser les Français. Alors que 14 conférences citoyennes doivent se tenir les week-ends des 15-16 et 22-23 mars dans tout le pays pour clore le Grand débat, les organisateurs ont toutes les peines du monde à convaincre les Français dont le numéro de téléphone a été tiré au sort de se déplacer.

    Selon BFMTV, alors que 75 000 personnes ont été contactées dans toute la France, 9 tirés au sort sur 10 refusent purement et simplement de participer à ces conférences. La pénurie est telle que dans certaines zones moins peuplées, on a abaissé de 100 à 70 le nombre de citoyens recherchés.

    Certains raccrochent avant même le début de la conversation
    Chez Harris Interactive, qui est chargé d’appeler les personnes concernées, on explique à Libération que certains ne répondent pas, alors que d’autres raccrochent avant même que la discussion ait commencé. « Ce qui est sûr, c’est qu’on rencontre deux grandes objections un manque de confiance : dans la démarche et des problèmes de transport ou de disponibilité, explique Gaspard Lancrey-Laval, chef de groupe chez Havas Interactive. Dans le premier cas, nous répondons que si la personne n’est pas d’accord avec le gouvernement, elle a l’occasion de le dire ».

    #grand_débat #France pas #confiance en #en_marche #emmanuel_macron

  • Grand Débat national : A Abbevile, ville #enMarche 5 Mars 2019 - Le Courrier Picard

    Le grand débat a commencé à 20 heures à la salle des fêtes d’Abbeville.
    Treize personnes sont présentes dont le socialiste Cyrille Becuwe et la conseillère municipale RN Patricia Chagnon.

    Source : http://www.courrier-picard.fr/169810/article/2019-03-05/treize-personnes-au-grand-debat-dabbeville

     ?

    Abbevile : 23 231 habitants en 2016. Maire : Nicolas Dumont, PS puis #LREM

    #en_vedette #Grand_Débat_national #popularité #MDR

  • Le « #Grand_Débat » ou quand l’idéologie s’ignore | AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/opinion/2019/02/18/grand-debat-lideologie-signore

    Lecture chaudement recommandée (AOC offre la lecture gratuite de 3 articles par mois, moyennant la création d’un compte lecteur – et la réception régulière de messages, lettres et autres offres…)

    Versant numérique du « Grand Débat National », un questionnaire a été mis en ligne. Mais pourquoi ces questions ? Pourquoi celles-ci plutôt que d’autres, différemment formulées, autrement conçues et articulées ? S’écartant prudemment des tentations de l’imagination créatrice et de l’inventivité sociale, leur rhétorique reste prisonnière d’un objectif de légitimation des politiques menées. Deux hauts fonctionnaires tentent de mettre à jour quelques-uns des ressorts plus ou moins conscients qui sous-tendent l’idéologie à l’œuvre dans cet ensemble de questions, et de réponses suggérées.
    […]
    Il nous a semblé d’utilité publique de mettre à jour ici quelques-uns des ressorts plus ou moins conscients qui sous-tendent la rhétorique de ces questionnaires.

    Nous avons conscience qu’il y a là matière à travail pour des générations de sociologues et de psychologues des phénomènes sociaux. Les biais cognitifs ne manquent pas – tant pour énoncer les questions que pour interpréter ensuite les réponses qui leur auront été données. Tâcher d’identifier le plus grand nombre possible de ces biais représente une première étape de l’indispensable travail critique qui ne doit jamais cesser d’être mené dans une démocratie. Diffuser le résultat de ce travail pour inviter le plus grand nombre à y contribuer en est une autre.

    C’est pourquoi il nous a semblé d’utilité publique de mettre à jour ici quelques-uns des ressorts plus ou moins conscients qui sous-tendent la rhétorique de ces questionnaires. En manière d’esquisse pour un décryptage ironique du grand questionnaire, voici quelques exemples de formulations orientées, particulièrement prégnantes dans les deux chapitres dédiés à l’organisation de l’État d’une part, et aux finances publiques d’autre part. Il resterait à faire l’autopsie complète de l’ensemble des fiches thématiques, voire à créer un « contre-questionnaire » – mais quelle formation politique s’y risquera ?

    • Au fil de la lecture,…

      L’analyse que faisait Pierre Bourdieu de cet « effet d’imposition de problématique » reste plus que jamais pertinente, et nous ne résistons pas au plaisir de rappeler ce que l’Antéchrist des conservateurs de tout poil écrivait dans « L’opinion publique n’existe pas » : « En fait, ce qui me paraît important, c’est que l’enquête d’opinion traite l’opinion publique comme une simple somme d’opinions individuelles, recueillies dans une situation qui est au fond celle de l’isoloir, où l’individu va furtivement exprimer dans l’isolement une opinion isolée. Dans les situations réelles, les opinions sont des forces et les rapports d’opinions sont des conflits de force entre des groupes. » Imposant des problématiques, mettant en demeure de répondre à des questions que l’on ne s’était pas posées ou à tout le moins pas dans la forme exigée, ces questionnaires qui se prétendent objectifs demeurent, irréductiblement, des moyens par lesquels une subjectivité particulière vient vampiriser un réel qui n’en demandait pas tant et qui ne cesse, en dépit de tous les efforts de ceux qui tentent de l’encager pour le neutraliser, de déborder des « cases » et autres typologies auxquelles on cherche à l’assigner.

    • Magie de l’intelligence collective. Ce sont ces textes découvert et amenés par Simplicissimus, Dror, etc... dont nous avons [énormément] besoin en ce moment, pour penser, réfléchir, échanger, avancer Et j’espère un jour provoquer un changement dans les mentalités et disqualifier les idées reçues.

    • Il y a tellement de signalements à lire ici qu’on y passerait la journée (bonjour le retard dans les projets) mais j’essaye de lire un texte par jour. Aujoud’hui celui-ci (merci 7h36). Et merci Simplicissimus.

      Très long texte, passionnant, mais presque tout est dit dans le premier paragraphe :

      « Face à un mouvement des « gilets jaunes » dont nombre de participants proclament leur volonté de se réapproprier la parole et l’action politiques, la réponse apportée sous la forme du « grand débat national » est celle d’une délibération organisée par le haut. À la remise en cause de la légitimité de la démocratie représentative, il s’agirait de répondre par un grand exercice « participatif » … dont les conditions sont définies par le pouvoir en place. Lorsque les citoyens ne se sentent pas suffisamment représentés, la tâche du pouvoir politique et des institutions serait de s’abaisser jusqu’à eux pour leur donner la parole – sous conditions. S’exprime ici une vision de la démocratie dans laquelle le citoyen n’est légitime à prendre la parole que dans un cadre imposé, toute autre prise de parole étant immédiatement assimilée à une forme d’expression antidémocratique et, en tant que telle, violente. »

  • Grand débat : Edouard Philippe participe à son tour à une réunion locale - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/politique/grand-debat-edouard-philippe-s-invite-a-son-tour-dans-une-reunion-locale-

    Ça c’est la version officielle

    Il s’était fait discret jusque-là. Edouard Philippe a participé à son tour, ce vendredi soir, à une réunion publique organisée à Sartrouville (Yvelines) dans le cadre du grand débat national.

    C’est la première fois que le chef du gouvernement s’invite à l’une de ces réunions, au lendemain de la participation du président Emmanuel Macron à une réunion du grand débat à Bourg-de-Péage (Drôme).

    Ma frangine qui habite Sartrouville m’a fait un tout autre récit : Carine Tounkara et Christèle Rettenmoser (LREM) ont organisé cette soirée « grand débat » dans une salle municipale... à l’insu des habitant·es qui, non informé·es de la tenue de ce débat, n’ont pas pu participer ! Les personnes présentes étaient donc des invitées confidentielles.

  • Grand débat : des « stands de proximité » mis en place dans les gares et les postes
    https://www.bfmtv.com/politique/grand-debat-des-stands-de-proximite-mis-en-place-dans-les-gares-et-les-postes

    150 étudiants ont été recrutés pour animer des « stands de proximité » du 14 février au 15 mars. L’objectif : toucher un public mal à l’aise avec les outils numériques.

    Quelques tabourets autour d’une table haute et un grand panneau pour annoncer le grand débat, des « stands de proximité » vont faire leur apparition dans les gares et les postes dès le 14 février prochain, selon une information de franceinfo.

    Pour animer ces débats, qui se tiendront jusqu’au 15 mars, 150 étudiants ont été recrutés. Répartis en binôme, un homme et une femme à chaque fois, ils auront pour mission de proposer aux passants de remplir les questionnaires du site du grand débat sur des tablettes numériques.

    Toucher d’autres publics
    Ces stands mobiles, un par région, s’arrêteront dans les chefs-lieux des départements, rapporte franceinfo. L’opération, qui devrait commencer à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, dès le 14 février, doit permettre de se rapprocher d’un public peu à l’aise avec les outils numériques. Ou qui ne se serait pas rendu dans une des réunions publiques organisées partout en France.

    L’ensemble des contributions récoltées de cette manière seront ensuite analysées et ajoutées aux 800.000 déjà soumises sur le site du grand débat national.

    #débat #grand_débat #orwell #george_orwell #1984 #propagande #gares #La_poste

  • La France, Une démocratie qui crève les yeux Djamel LABIDI - 7 Février 2019 - Le Quotidien Oran
    http://www.lequotidien-oran.com/?news=5272902

    En France, le pouvoir s’efforce de centrer l’attention sur la question de la violence en lieu et en place des revendications du mouvement des « Gilets jaunes » et de leur signification politique et sociale.

    Il s’ensuit, peu à peu, une inversion totale dans laquelle les #victimes font figure de #coupables, dans une #répression qui s’est faite de plus en plus dure, et qui a même pris un caractère de masse, avec des milliers d’arrestations et des centaines de victimes.

    Des #élites médiatico-politiques proches du pouvoir, apparemment si logiques en « temps normal », se mettent tout à coup à produire des arguments qui laissent perplexes.

    « Les victimes n’auraient pas du être là », ou bien « elles sont elles- mêmes des casseurs ». D’autres parlent de « dommages collatéraux inévitables ». Dommages collatéraux, tiens une expression déjà entendue à propos d’autres peuples. Comme le monde est petit et comme tout se tient.

    Aucune compassion pour les victimes. Des hommes et des femmes souvent âgés, qui ont pris des risques et ont sacrifié leur vie sur les ronds points, sont presque condamnés pour leur... imprudence. Des jeunes dont la vie a basculé, mutilés à vie, une main, un pied arrachés, un œil crevé, ont droit à quelques mots de circonstances rapides : « Bien sûr nous le déplorons », « Un blessé est toujours un blessé de trop » etc.. Sont-ce les mêmes élites si prompts à dénoncer les atteintes aux droits de l’homme mais...ailleurs.

    Naufrage de la raison
    Mais une fois ces mots de compassion rapidement prononcés, il est rappelé, que « les policiers aussi ont des blessés » sans d’ailleurs jamais que la nature de ces #blessures ne soit précisée où les preuves n’en soient données. Les armes utilisées sont le fusil #LBD_40 (le #Flash-Ball), qui tire des grosses balles de caoutchouc avec une vitesse et une force d’impact considérables, et la grenade #GLI-F4 (dite de « désencerclement ») qui contient 25 grammes de TNT et projette de petits éclats sur des dizaines de mètres. Ces armes sont qualifiées pudiquement d’ « outils » nécessaires à la sécurité des forces de l’ordre lors des manifestations.

    Le pouvoir et ses porte- paroles médiatiques et intellectuels se seront, depuis le début de la crise et des manifestations, indignés avec force de tout amalgame entre violences policières et violence des manifestants, déclarant que la violence policière est quant à elle légitime..Naufrage de la raison.

    Car en fait, c’est ceux qui s’indignent qui mettent ainsi sur le même plan policiers et manifestants. Le monopole de la violence par l’Etat puise sa légitimité dans la protection des citoyens. Les policiers, mais aussi les forces armées, sont des métiers où on prend des risques, y compris celui de sa vie, justement pour protéger les citoyens. Ici la logique est inversée et l’usage des LBD et autres armes est donc justifié pour éviter des risques aux policiers...au risque pour les citoyens d’être mutilés.

    Mis au même niveau, policiers et manifestants sont alors considérés comme deux groupes qui s’affrontent, avec des blessés de part et d’autre, pantins gesticulant les uns contre les autres dans un combat absurde, dont la raison disparait, et où la responsabilité du pouvoir est alors absoute, dissoute derrière l’argument de la violence. Et pourtant, chaque policier, chaque soldat vous le dira : dans tout combat auquel il participe, dans le désordre et la fureur d’une bataille, il ne voit rien, il n’a aucune vue d’ensemble, seul voit clair le donneur d’ordres, le commandement, et ici la décision est politique.

    Autres signes inquiétants pour un Etat de droit, les forces de l’ordre avancent masquées, cagoulées, comme si elles faisaient un mauvais coup, comme si elles craignaient le peuple, et devaient cacher leur visage, et cela au moment même où « la loi anti-casseurs » en discussion à l’Assemblée nationale française prévoit des condamnations contre les manifestants masqués.

    On peut se demander pourquoi en France, actuellement, malgré les condamnations aussi bien de l’opinion française que de l’opinion internationale, le gouvernement tient tant à utiliser des moyens aussi cruels contre les manifestations des « #Giletsjaunes ». L’argument que ces armes sont des « armes intermédiaires » devrait en réalité être pris à la lettre. En effet, ces #armes permettent de faire peur, et donc d’empêcher que les manifestations prennent plus d’ampleur, tout en évitant le prix politique de la mort de manifestants. En cela elles sont effectivement « intermédiaires ». Mais c’est jouer avec le feu : une telle stratégie apparait, peu à peu, d’autant plus cruelle, d’autant plus cynique qu’elle fait fi d’une valeur essentielle : celle de l’intégrité humaine. Il n’est pas bon de continuer à tirer sur la foule comme au 19me siècle, même avec des Flash-Ball.

    Dans un tel contexte, l’incident #Benalla prend inévitablement un sens nouveau autant qu’inattendu. La grande violence dont a fait preuve le 1er mai dernier contre des manifestants cet homme, si proche alors du Président français, ne serait- elle pas révélatrice des tendances profondes de celui-ci en matière de gestion de l’ordre.

    La violence est aussi un argument pour demander aux « Gilets jaunes » d’arrêter les manifestations afin de participer au « Grand débat national » lancé par le Président Macron. La contradiction est manifeste. Ce « #Grand_débat » est du aux gilets jaunes. Pourquoi alors chercher à étouffer leur mouvement ou le réprimer. Au contraire, il y a toutes les raisons de n’utiliser d’autres armes que le dialogue avec eux. Comment leur reprocher leur défiance envers ce débat alors que le mouvement est en lui-même la manifestation, et le résultat de la défiance envers les pouvoirs qui se sont succédés depuis des décennies en France et envers le fonctionnement des institutions. On peut noter d’ailleurs que ce « Grand débat » est le contraire de ce qu’est le mouvement des « Gilets jaunes ». C’est un mouvement social. Il veut rassembler la société autour de trois au quatre revendications économiques et politiques essentielles, communes à la grande majorité des français : pouvoir d’achat, augmentation du SMIG, rétablissement de l’impôt sur la fortune (#ISF), justice fiscale, Référendum d’initiative citoyenne (#RIC), tandis que ce « Grand débat national » atomise, émiette les Français dans une infinité de revendications individuelles, catégorielles et locales bien difficiles à traiter dans un tel cadre.

    Aux dernières nouvelles, le Conseil d’Etat français, saisi par la ligue des droits de l’homme française et les avocats de blessés lors des manifestations, a validé la poursuite de l’utilisation des LBD-40 et des grenades GLI-F4, causes de nombreuses blessures et mutilations. Il se serait probablement grandi en les interdisant comme c’est le cas dans tous les pays européens.

    Ces « armes intermédiaires » vont donc continuer à maintenir l’ordre. Pour ceux qui pourraient en douter, « la démocratie crève les yeux en France ». C’est ce qui était écrit sur une pancarte d’un manifestant « Gilets jaunes » ce Samedi 2 février à Paris.

  • Les équations bidons du petit Macron 25 janvier 2019 - Frustration
    https://www.frustrationlarevue.fr/les-equations-bidons-du-petit-macron

    Sous prétexte de “Grand Débat”, nos télés diffusent en continu la Grande Propagande : un président qui parle des heures à des maires – avec respect – et à des citoyens – avec condescendance – pour dérouler une série de fausses alternatives, d’équations issues de l’imagination rabougrie de sa tête de banquier énarque. Toutes ces équations sont fausses, destinées à réduire le champ des possibles politiques qui s’offrent à nous

    “POUR FINANCER CECI, IL FAUT RÉDUIRE CELA” :
    Dans l’absolu c’est vrai, sauf que Macron exclut systématiquement de l’équation tout l’argent que lui et ses prédécesseurs ont donné aux riches, aux patrons et aux actionnaires. Comme dans le questionnaire bidon du grand débat, il nous demande de choisir entre tailler dans l’éducation, la santé ou la solidarité. Avoir plus de droits ou plus d’impôts. C’est oublier que nos richesses ont été captées par une minorité. Chaque année, nos impôts financent 20 milliards qui vont aux entreprises, sous forme d’exonérations d’impôts (jusqu’en 2019) et d’exonérations de cotisations sociales compensées par l’Etat (à partir de 2019). Désormais, nos services publics vont devoir fonctionner sans les milliards de l’ISF. Et la flat tax, et l’évasion fiscale ? Des dizaines de milliards peuvent être réinvestis dans notre modèle social et nos services publics sans que notre solidarité soit réduite pour autant.

    “ON NE VIVAIT PAS MIEUX AVEC L’ISF, IL N’Y AVAIT PAS MOINS DE SDF”,
    répète Macron en boucle, trop fier de sa punchline. Eh si champion ! (on se permet d’être familier, lui nous appelle “les enfants”) le nombre de pauvres augmente dans ce pays à mesure que la fiscalité des riches s’est allégée. Depuis la crise de 2008, causée par la stupidité et l’irresponsabilité des financiers, une partie de la population s’appauvrit. Et dans le même temps, les gouvernements successifs et surtout le sien ont réduit la fiscalité des riches et des entreprises et la font peser sur les ménages sous forme d’augmentation d’impôts (la CSG pour les retraités…) et de coupes dans la sécurité sociale et les services publiques. On vivrait mieux avec un gros ISF : on pourrait sortir les urgences du chaos, on pourrait bâtir des centres d’accueils, les communes arrêteraient d’être saignées, on ne baisserait pas les APL et on ne gèlerait pas le RSA pour permettre aux riches de prospérer. Si la part de rémunération des actionnaires n’avait pas augmenté dans toute l’économie, au détriment des salaires, ces derniers ne stagneraient pas. Comme il le dit lui-même, “on ne peut pas financer ceci sans réduire cela”, on ne peut pas donner aux riches sans prendre aux pauvres.

    “JE N’AI PAS FAIT DE CADEAUX”
    “Ben si”, a répondu l’Assemblée citoyenne devant lequel Macron a déclaré cette ineptie. Et elle a raison ! Distribuer de l’argent aux riches et aux entreprises plutôt qu’aux ménages moyens et populaires, c’est un cadeau, dans la mesure où ça ne s’explique pas autrement que par l’affection et la profonde solidarité qu’entretient le président, son gouvernement et sa majorité envers ceux à qui ce transfert bénéficie. Cet amour, qui est idéologique et social, “a ses raisons que la raison ignore”, comme dit le proverbe. Car Macron et ses sbires sont bien incapables d’expliquer clairement quels effets vertueux et rationnels une telle dépense budgétaire (20 milliards de transformation du CICE en baisse de cotisations + 7 milliards d’ISF, sans compter la flat tax) va produire. Ils nous demandent d’attendre de voir. Sauf que les effets sont déjà là : les riches ne sont plus incités à investir dans l’économie réelle (car c’était un des objectifs de l’ISF, empêcher l’argent de dormir ou de s’en aller, car quand un riche investissait dans une PME, il avait une réduction de son ISF) et ne sont plus incités à être solidaires : les dons aux associations se sont effondrés en 2018, à cause de la suppression de l’ISF : l’ISF était une carotte pour les forcer à donner. Ils ne sont plus incités fiscalement à le faire et voilà le résultat, bébé Macron, il y aura de plus en plus de SDF car les associations ne vont plus avoir les moyens de les aider.

    Toutes les équations du petit Manu sont fausses, en plus de se contredire les unes par rapport aux autres : Oui, la suppression de l’ISF et moins d’efforts demandés aux riches, aux actionnaires et aux patrons, aggravent la pauvreté. Car oui, ce n’est pas open bar, et donner d’un coté pousse à réduire de l’autre, et c’est ce que Macron en offrant des cadeaux. De vrais cadeaux, pour ceux qu’il aime, ceux pour qui il bosse, car oui, son passage à Rothschild a laissé des traces profondes chez ce monsieur, et rien à voir avec des “relents” antisémites, comme il l’a laissé entendre pendant son one man show miteux d’hier, mais parce que cette banque d’affaire est un formidable créateur de réseaux entre riches et politiciens.

    #débat #grand_débat réunion #post_it #foutage_de_gueule #guerre_aux_pauvres #propagande #enfumage

  • #Grand_débat national : l’#UFC_Que_Choisir émet #12_propositions pour augmenter le pouvoir d’achat de neuf milliards d’euros
    https://mobile.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/grand-debat-national-l-ufc-que-choisir-emet-12-propositions-pour

    Annuler les augmentations du 1er février
    L’UFC-Que Choisir demande l’annulation de la hausse du seuil de revente à perte inscrite dans la Loi #Agriculture-Alimentation. Cette dernière est entrée en vigueur le 1er février, car « la mesure aura un effet inflationniste certain et immédiat ». Les « analyses, notamment gouvernementales, convergent vers un surcoût sur deux ans de 1,6-1,7 milliard d’euros, soit au moins 800 millions d’euros par an », précise l’association.

    3Supprimer les commissions d’intervention
    L’association pense que les ménages pourraient économiser 2,8 milliards d’euros lors de la facturation des frais d’#incidents_bancaires par les banques lorsque les consommateurs dépassent leur découvert. Cette somme « est censée rémunérer la banque pour l’analyse de la solvabilité de son client ». Or, « ce service qui n’existe qu’en apparence » est « automatique » et « systématique ».

    4Faciliter le changement de banque
    L’UFC-Que Choisir souhaite que les consommateurs puissent garder le même numéro de compte bancaire lorsqu’ils changent de banque afin de pouvoir plus facilement « faire jouer la concurrence » et baisser leurs frais bancaires, ce qui représenterait une économie d’1,2 milliards d’euros par an.

    5Faciliter le changement des assurances santé
    « L’UFC-Que Choisir milite pour un ’choc de concurrence’ sur l’assurance santé, qui passe par la résiliation possible à tout moment, une présentation harmonisée et plus lisible des garanties proposées, et une information sur le taux de redistribution de chaque organisme, c’est-à-dire la part des cotisations qui est retournée vers la communauté des assurés. Cette mise sous tension des organismes assureurs les contraindrait à enfin réduire leurs frais de gestion », soit une économie d’1,2 milliards d’euros par an.

    6Encadrer les loyers dans les zones tendues
    Autre mesure non quantifiable, l’UFC-Que Choisir demande l’application de l’encadrement des loyers dans les zones les plus tendues pour « favoriser l’accès de tous au logement » et regrette que « le caractère facultatif de l’encadrement perdure » dans la loi Elan 2018.

    Libéraliser la vente de #pièces_de_carrosserie
    En supprimant le monopole des constructeurs automobiles « sur les pièces de carrosserie, les consommateurs pourraient économiser jusqu’à 415 millions d’euros par an », estime l’association. L’UFC-Que Choisir regrette qu’en France « les constructeurs sont les seuls à décider qui a le droit de fabriquer et qui a le droit de vendre les pièces détachées de carrosserie », ce qui provoque une hausse de leurs prix.

    –-> & autres pièces ?

    9Allonger la durée de #garantie légale
    L’association propose d’allonger la durée de garantie légale de certains produits, aujourd’hui établie à deux ans, afin d’encourager les fabricants « à faire des produits vraiment durables, afin de ne pas être contraints de remplacer leurs appareils trop souvent ». Toutefois, l’UFC-Que Choisir reconnaît que le bénéfice de cette mesure n’est pas quantifiable.

    10Appliquer le principe « pollueur-payeur » pour l’#eau_potable
    « L’UFC-Que Choisir demande que les coûts spécifiques du traitement des pollutions d’origine agricole soit progressivement reportés sur les filières agricoles » et non sur la facture des consommateurs, ce qui représenterait une économie de 1,04 milliards d’euros par an pour les ménages.

    11Réformer les aides à la #rénovation_énergétique
    L’association estime que le « système actuel d’aides publiques est mal conçu », car « les subventions varient essentiellement en fonction des équipements et matériaux utilisés et non de l’efficacité des travaux entrepris ». « Avec une aide publique mieux conçue » et la même enveloppe, l’UFC-Que Choisir pense inciter davantage les Français à réaliser des travaux de rénovation énergétique efficaces et ainsi leur permettre de faire 450 millions d’euros d’économies de consommation par an.

    12Répercuter les baisses des cours des #matières_agricoles sur les prix alimentaires
    L’association propose de créer un prix de vente maximal de tous les produits alimentaires, cela existe déjà pour les fruits et légumes, afin que les prix de vente n’augmentent pas quand les coûts agricoles de leurs ingrédients baissent. Cela représenterait un gain de « 340 millions d’euros par an, rien que sur le lait de consommation, les viandes fraîches bovines et le filet de poulet ».❞

    via Muarent Muchielli (https://twitter.com/LMucchielli)

  • « On ne comptait pas un seul jeune » : aux réunions du #grand_débat national, les #seniors ont le pouvoir
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/on-ne-comptait-pas-un-seul-jeune-aux-reunions-du-grand-debat-national-l

    Perte de pouvoir d’achat, inquiétude pour les générations qui viennent, dégradation des services publics ... Les seniors ont saisi la balle au bond pour exprimer leurs doléances, tandis que les jeunes semblent aux abonnés absents

    #jeunesse #politique #abstentionnisme #apolitisme

  • Face au « grand débat », des « gilets jaunes » lancent leur propre plateforme
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/01/21/face-au-grand-debat-des-gilets-jaunes-lancent-leur-propre-plateforme_5412451

    Ironiquement, cette plateforme appelée « Le #vrai_débat », qui devrait être en ligne en fin de semaine, se base sur la même technologie que celle du gouvernement, un outil conçu par la société Cap Collectif. C’est au cours d’une conférence sur le référendum d’initiative citoyenne (RIC) que Lydie Coulon, militante des « gilets jaunes » du Vaucluse, a pour la première fois entendu parler des « civic techs », ces outils numériques dédiés au débat démocratique. « Nous avons contacté Cap Collectif, qui a mis l’outil à notre disposition à condition que nous respections certaines règles [gouvernance ouverte, existence d’une modération des contributions…]. Nous avons alors mis en place une plateforme pour la région PACA, sur laquelle nous sommes quatre administrateurs. Tout le processus est ouvert, les étapes de la consultation sont détaillées, et nous avons déjà 1 200 personnes sur la boîte à idées », explique-t-elle. La mise en place d’une plateforme nationale semblait dès lors une évidence.

    #gilets_jaune #grand_débat