• https://www.lemonde.fr/cinema/video/2018/11/26/le-cinema-de-bertolucci-en-quatre-scenes-cultes_5388950_3476.html

    Et donc dans un montage vidéo ni fait ni à faire, le journal Le Monde maintient que l’un des quatre scènes à retenir du cinéma de Bertolucci c’est celle de « passe-moi le beurre » dans le Dernier Tango à Paris. Pour ma part je ne suis pas certain que je serais capable de retenir ne serait-ce qu’une seule scène de ce réalisateur merdique, ah si, peut-être celle du Dernier empereur dans laquelle le docteur de la cité interdite, auquel on tend les selles du petit empereur à humer, pour déterminer ce qu’on doit servir au petit empereur les prochains jours, prescrit justement : moins de matière grasse.


  • Association Stop aux Violences Sexuelles-Assises 2018-

    Intervention de Florence Tilkens -
    https://www.youtube.com/watch?v=MQYEHGTahwM

    Intervention du Pr Jacques Bichot -
    https://www.youtube.com/watch?v=kqMMi0qBBZE

    Intervention du Pr Stéphanie Mulot -
    https://www.youtube.com/watch?v=xxrbJa9knQo

    Intervention de Muguette Dini -
    https://www.youtube.com/watch?v=vv54v_yx5PA

    Intervention de Maître Hélène Kozaczyk -
    https://www.youtube.com/watch?v=mJHhVYv5xOs

    Intervention Professeur Mireille Cyr
    https://www.youtube.com/watch?v=WB2ts7Ynwwg

    pas encor vu


  • Michael Jackson : On the Wall, l’expo hommage au roi pedosexuel de la pop à Paris
    https://www.konbini.com/fr/lifestyle/michael-jackson-on-the-wall-lexpo-hommage-du-roi-de-la-pop-au-grand-palais

    Cette rétrospective est également l’occasion de découvrir une collection d’œuvres réalisées par les plus grands noms du monde de l’art (donc surtout des hommes, une seule femme artiste cité en fin d’article) , à l’instar d’Andy Warhol, David Lachapelle, Jean-Michel Basquiat, Kehinde Wiley ou encore Yan Pei-Ming.

    #grand_homme #culture_du_viol


  • Une révolution à ne pas oublier
    2018 : centenaire de la République des conseils en Allemagne

    Par Paul Mattick Jr

    http://jefklak.org/une-revolution-a-ne-pas-oublier

    À présent que sont terminées les commémorations en grandes et funestes pompes pour le centenaire de la boucherie de 14-18, on lira ici un autre souvenir, plus engageant. Car à la toute fin de cette guerre des puissances européennes commence une autre histoire, celle de la Novemberrevolution en Allemagne. Dès octobre 1918, les mutineries s’enchaînent, notamment chez les matelots qui refusent de continuer les massacres qu’on leur ordonne. Des soldats, paysan·nes et ouvrier·es se réunissent alors autour de structures de décision autonomes de tout pouvoir extérieur et s’auto-organisent en conseils – le tout en activant la grève générale. La monarchie et la bourgeoisie sont attaquées, la République socialiste de Bavière est proclamée… Mais laissons Paul Mattick Jr nous raconter cette histoire : sans en tirer de leçons définitives, et sans comparer l’incomparable, son éclairage donne un peu plus de prise et d’outils face aux crises politiques que nous vivons aujourd’hui.

    Traduction de l’anglais (États-Unis) par Émilien Bernard

    Texte original : « A Revolution to Remember », Commune , no 1 – Automne 2018.

    Commune est un site web et un magazine papier semestriel qui vient de se créer, pour le plaisir de tout·es nos lecteurs et lectrices anglophones. Longue vie !

    Paul Mattick Jr est auteur d’essais et responsable de « Field Notes », pages politiques du journal The Brooklyn Rail à New York.


  • " Si les archives de #Vivian_Maier n’avaient pas été découvertes par un homme après sa mort, elle ne serait jamais devenue photographe. " C’est peu ou prou ce qu’un homme nous a expliqué il y a un peu plus d’un an lors d’une soirée consacrée à, tadaaaa : les #Femmes & la #Photographie ! Depuis, j’essaye de ne pas trop m’énerver devant la mauvaise foi qui consiste à confondre l’Etre et l’Avoir quand des hommes, professionnels ou amateur "avertis" interviennent sur le sujet (tu sais, les hommes sont toujours avertis pour t’expliquer la vie !). Du coup la lecture de cette réponse bien sentie m’a décroché un petit sourire ;)

    Vue sur le salon du Monde

    Le 16 novembre 2018, le rédacteur en chef culture du journal Le Monde a publié une chronique intitulée : « Tout ira mieux quand une artiste aura le droit d’être aussi mauvaise qu’un homme ». #LAPARTDESFEMMES, collectif de professionnel·les de la photographie l’a lue et commentée :
    https://blogs.mediapart.fr/la-part-des-femmes/blog/181118/vue-sur-le-salon-du-monde

    Seulement voilà, ce que les photographes femmes sont venues défendre sur la scène de Paris Photo n’est pas la revendication de leur différence socialement construite, mais bel et bien la fin de la confiscation des moyens, symboliques, institutionnels et financiers par une minorité souvent aveugle à ses privilèges.

    Je vais donc essayer de penser à mettre par ici, en complément dans le texte ou en commentaire, des trucs sur le sujet (je crois que c’est pas la première fois que je tente de faire ça...)

    #sexisme #féminisme #photo #mansplaining #recension


  • Olympe de Gouges, une femme dérangeante - entretien avec l’éditrice de ses oeuvres complètes - Féministes en tous genres
    http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/archive/2018/11/11/olympe-de-gouges-une-femme-derangeante-entretien-avec-l-edit-608197.html

    Beaumarchais n’a pas apprécié qu’Olympe prétende donner une suite au Mariage de Figaro et écrive Le Mariage inattendu de Chérubin. Il a prétendu qu’elle faisait écrire ses textes par ses amants.

    #olympe_de_gouges #femmes #historicisation #misogynie #histoire #invisibilisation #grand_homme


  • Faut-il honorer la mémoire des maréchaux de la Grande Guerre ?
    http://theconversation.com/faut-il-honorer-la-memoire-des-marechaux-de-la-grande-guerre-106358

    Faut-il honorer la mémoire des maréchaux de la Grande Guerre ? La charge symbolique de la célébration du centenaire de l’armistice fait resurgir des controverses qui opposent la gloire des chefs au sacrifice des soldats anonymes. En réalité, le problème soulevé par la programmation des cérémonies du 11 novembre tient moins à l’opposition entre les maréchaux et les citoyens appelés aux armes qu’à la nature même du maréchalat. C’est pour le comprendre que la Revue Historique des Armées a consacré son dernier numéro à la longue histoire des maréchaux.
    Un héritage du Moyen Âge

    Héritée du Moyen Âge, l’institution du maréchalat s’est développée sous la monarchie absolue pour des raisons politiques. Sous les règnes de Louis XIII et de Louis XIV, la promotion de maréchaux huguenots, à l’image de Turenne, marqua l’intention de donner aux protestants du royaume et des puissances alliées de la France des gages de la volonté royale de faire de l’armée l’instrument de la raison d’État.

    #pgm #première_guerre_mondiale #1914-1918 #mémoire


  • Dans le scandale Macron-Pétain, tu dois absolument remarquer que personne ici ne rappelle les faits d’armes du Maréchal dans la guerre du Rif (terminée en 1926) : les massacres dans une guerre où les français ne faisaient jamais de prisonniers, et évidemment les bombardements systématiques à l’arme chimique des villages (avec son allié espagnol, Franco, qui commence déjà à être appelé caudillo).

    Mais l’indignation typiquement françaoui du moment démarre en 1940… (Dans le France post-coloniale, même l’indignation vertueuse peut chlinguer).

    • Il y a bâti son (immense) popularité sur cette illumination à Verdun, 2 ans après le début des combats, en «  découvr[ant] que #le_feu_tue   » (P. Valéry dans le discours de réception de Philippe Pétain à l’Académie française, le 22 janvier 1931).

      Ce qui montre, s’il en était besoin, le niveau de ses petits camarades…

    • A part #Pétain, il y avait #Joffre aussi. L’historien Roger Frænkel (l’auteur de Joffre, l’âne qui commandait les lions) a montré à quel point ce général - fait maréchal et dont de nombreuses rues et places portent encore son nom - était crapuleux, manipulateur, menteur et d’une médiocrité crasseuse. En cachant les désastres militaires du début de la guerre, il s’est fait responsable de la mort de plus de 300 000 soldats.

      Il y a quelques années, nous avons commis un atlas avec l’ami Vidal dans publié par un mensuel dont je tairai le nom, dans lequel Roger Frænkel avait résumé les faits d’armes de ce #grand_homme : Je reproduis ici les 4 000 signes de ce texte :

      Le général Joffre (1852-1931) est à l’origine d’un mot qui, sans que beaucoup le sachent, perpétue son souvenir : « limoger ». Il donna l’ordre, en effet, d’assigner à résidence à Limoges, en septembre-octobre 1914, une centaine de généraux qu’il jugeait incapables. Mais sa propre gloire est-elle bien méritée ?...

      LES ARMÉES FRANÇAISES SOUS LE COMMANDEMENT D’UN ÂNE, DOUBLÉ D’UN IMPOSTEUR

      Lorsqu’en 1911, le gouvernement français le propulse à la tête de l’État-major, Joseph Joffre, simple général de division, est encore inconnu. Formé à l’École Polytechnique, il n’est pas breveté par l’École de guerre – il appartient au Génie – et ses faits d’armes se limitent à la prise de Tombouctou le 12 février 1894, à coups de fusils et canons contre une bande d’indigènes équipés de javelots.

      C’est donc sous l’autorité d’un homme inexpérimenté que l’armée française se prépare à la guerre. Avec le colonel Grandmaison, Joffre élabore une tactique d’offensive à outrance au détriment de la défense du territoire. Le plan XVII, achevé en 1913, encourage – oui, encourage – les Allemands à déployer leur propre stratégie (le Plan Schlieffen) connue du ministère français de la Guerre depuis 1904 et qui prévoit d’attaquer la France par la Belgique. L’objectif de Joffre est ainsi d’attirer les troupes allemandes à la frontière franco-belge, pour ouvrir la voie à une victoire rapide en Lorraine.

      Les opérations d’août 1914 furent ce qu’elles devaient être. Volontairement tenus dans l’ignorance des objectifs poursuivis, les généraux français appliquent les instructions docilement ; l’armée allemande est laissée libre d’envahir la Belgique et peut avancer vers les Ardennes. Les troupes françaises attaquent à Sarrebourg et Morhange, mais, loin de surprendre l’ennemi, se heurtent à une défense solide : les Allemands, eux, ont pensé à protéger leurs frontières.

      Toutes les batailles livrées entre le 8 et le 24 août 1914 – toutes, sans exception – se soldent par des désastres. Le recul est général, la Belgique, submergée. Ces semaines furent les plus sanglantes du conflit : en seize jours, la France déplore autant de morts qu’à Verdun en quatre mois (INDIQUER DATES DE VERDUN ?).
      Pendant un an et demi, les défaites se succèdent, mais Joffre reste aux commandes. Ce n’est qu’en décembre 1916 qu’Aristide Briand obtient la démission du général qui, en compensation, est élevé à la dignité exceptionnelle de « Maréchal de France ». Pourquoi ce retard ? Pourquoi cet honneur ? En partie parce que, seul maître à bord dans la zone des combats, notre généralissime s’est rendu coupable de falsifications qui lui ont permis, grâce aux artifices d’un entourage menacé comme lui d’être congédié, de se maintenir en place.

      Pour cette opération de sauvetage personnel, il fabrique des informations erronées, destinées à tromper le gouvernement sur la réalité de la situation. Taisant les revers subis, il explique avoir disposé ses armées en supériorité numérique dans les meilleures positions, attendant qu’elles accomplissent leur devoir : « la parole est maintenant aux exécutants qui ont à tirer parti de cette supériorité », écrit-il dans un télégramme au ministre de la guerre le 26 août 1914.
      Vingt-quatre heures plus tard, affectant l’air navré du chef qui vient d’être contredit dans ses espérances, il avoue des désastres vieux de plus jours et accable les prétendus responsables : « Force est de se rendre à l’évidence. Nos corps d’armée, malgré la supériorité numérique qui leur avait été assurée, n’ont pas montré en rase campagne les qualités offensives que nous avaient fait espérer les succès partiels du début ».
      Une « évidence », des « succès partiels » ? En tués, blessés, disparus et prisonniers, la saignée d’août 1914 touche, côté français, plus de 370 000 hommes. Les généraux sur le terrain, qui n’ont fait qu’obéir aux ordres, sont décrétés coupables et « limogés ». La supériorité numérique revendiquée n’était pourtant qu’un mensonge.

      Les faits ne sont plus réfutés par personne, mais le souvenir de cette débâcle foudroyante a laissé peu de traces dans la mémoire nationale : Joffre demeure le fameux « vainqueur de la Marne », celui qui réquisitionna les taxis parisiens pour acheminer des hommes au front, celui que la foule ovationna le 14 juillet 1919 sous l’Arc de Triomphe, celui qui eut droit à des funérailles nationales, et dont le Parlement déclara en janvier 1931 qu’il « a bien mérité de la Patrie ». Combien de rues, places et autres avenues portent encore ce nom, celui d’un chef de guerre médiocre et affabulateur ?

      Comme pour Faidherbe, il faudra penser à faire débaptiser tout ce qui sappell Joffre dans ce pays.

      #bande_de_psychopathes #criminels_de_guerre

    • De Gaulle, donc :

      « Des événements excessifs, l’usure de l’âge mena le Maréchal Pétain à des défaillances condamnables, mais la gloire qu’il avait acquise à verdun et qu’il garda pendant 25 ans en conduisant l’armée française à la victoire, ne saurait être contestée et méconue par la patrie ! »

      Amen !

      Je comprends mieux d’où vient la France qui chérit les défilés militaires.

    • Je ne souviens pas qui a écrit que si les crimes d’Hitler sont considérés comme supérieurs à tous les autres, c’est largement parce qu’il a appliqué à des ressortissants européens le traitement usuellement appliqué, cela de manière plutôt banale et sans provoquer de grande indignations en Europe, aux peuples colonisés (Chomsky peut-être ?). Pas parce que, dans l’absolu, il aurait « innové » dans les procédés génocidaires (gazer des civils et éradiquer des populations entières).

      À part un peu la torture en Algérie, les crimes coloniaux français sont totalement occultés. Ce qui m’épate, c’est qu’à l’heure de l’internet et de l’accès immédiat à une foule de sources, des indignations vertueuses en 140 caractères à tout bout de champ, on arrive encore à passer totalement à côté des crimes de guerre et crimes contre l’humanité d’un type aussi connu. Gazer les populations civiles des villages de nos colonies, c’est un détail même pas digne d’être mentionné.

      Quand il y a eu des commémorations sur Churchill, au moins j’ai vu passer un bon nombre de rappels des indignités coloniales du bonhomme sur Twitter.

    • @nidal, tu penses sans doute à Aimé Césaire dans Discours sur le colonialisme :

      [...] et qu’au fond, ce qu’il ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’homme, ce n’est pas l’humiliation de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc, c’est l’humiliation de l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique.

    • S’il faut s’indigner, il n’est pas nécessaire d’aller loin dans l’histoire et le temps. Cette horrible guerre coloniale au Yémen peut très bien faire l’affaire… Maréchal Macron ?

    • Pétain : le rôle méconnu du maréchal dans la Guerre du Rif
      08.11.2018 Par Louis Witter
      https://ledesk.ma/culture/petain-le-role-meconnu-du-marechal-dans-la-guerre-du-rif

      (...) Alors que l’armée espagnole est victime de plusieurs défaites face aux résistants rifains à partir de 1921, la France sent que la République mise en place par Abdelkrim El Khattabi menace ses projets coloniaux en Afrique du Nord et décide d’intervenir dans la Guerre du Rif. La principale déroute espagnole, celle de juillet 1921 à Anoual, pose les bases de la féroce contre-offensive franco-espagnole qui interviendra quelques années plus tard. Le Général espagnol Sylvestre y perd quelques 20 000 hommes et se suicide sur le champ de bataille. A la tête du Protectorat français, le Maréchal Lyautey s’inquiète dans une directive du 20 décembre 1924 d’un éventuel retrait des troupes espagnoles et préconise alors une action de l’armée française pour asseoir de nouveau le pouvoir des armées coloniales dans la région. (...)


  • Google, Apple, Facebook, Les Nouveaux Maîtres du Monde
    https://www.youtube.com/watch?v=x3TqYnHAruo

    Ils s’appellent Bill Gates, Mark Zuckerberg, Sergey Brin ou encore Larry Page : ces Américains, dont certains n’ont pas encore 40 ans, comptent parmi les hommes les plus riches et les plus puissants de la planète. Leur point commun ? Ils ont créé le monde d’aujourd’hui grâce à une révolution technologique sans précédent : Internet et les réseaux sociaux. Anciens ados visionnaires devenus les dirigeants des plus grandes entreprises du secteur – Google, Facebook, Apple, Microsoft –, ils possèdent (...)

    #Apple #Google #Microsoft #Facebook #domination #GAFAM



  • La détention administrative de Khalida Jarrar prolongée ! - Coup Pour Coup 31
    http://www.couppourcoup31.com/2018/10/la-detention-administrative-de-khalida-jarrar-prolongee.html

    Nous reproduisons ci-dessous de larges extraits du communiqué d’Addameer (organisation palestinienne de défense des prisonniers palestiniens) au sujet du prolongement de 4 mois de la détention administrative de la féministe et parlementaire Khalida Jarrar .

    Le 25 octobre 2018, nous avons appris que l’ordonnance de détention administrative de Khadlida Jarrar serait renouvelée pour quatre mois supplémentaires. Cette nouvelle est déchirante et dévastatrice, mais pas hors de l’ordinaire. Son audience de confirmation aura lieu la semaine prochaine. La nouvelle ordonnance prolongera sa détention de quatre mois supplémentaires, ce qui signifie qu’elle expirerait le 28 février 2019.

    Cela signifierait que Khalida était emprisonné, sans inculpation ni jugement, depuis 20 mois, puisqu’il s’agit de la quatrième ordonnance de détention pour elle.

    Comme nous l’avons déjà dit, Khalida est une défenseuse des droits de l’homme intrépide qui s’est engagée à utiliser tous les outils juridiques disponibles pour réaliser les droits fondamentaux du peuple palestinien.

    source : http://addameer.org/news/urgent-action-help-free-human-rights-defender-khalida-jarrar
    #Khadlida_Jarrar


  • Plus ou moins Depardieu | Isabelle Alonso
    http://www.isabelle-alonso.com/ou-moins-depardieu
    sept 2004

    “ …maladresse de ma part : je ne me suis absolument pas rendu compte de ce que pouvaient provoquer mes propos. Dans cette interview, j’évoquais ces viols qui existaient quand j’étais môme – et qui doivent sans doute exister encore – dans les fêtes foraines, les bals de village, quand les mecs sont en bande avec des filles plus ou moins consentantes. Ça n’a rien à voir avec un viol dans un train de banlieue ou avec ces pauvres filles, victimes de tournantes dans les caves de cités. Non, c’étaient des nanas qui faisaient partie de la bande ; Et puis, un soir, tout ce petit monde boit un coup de trop, ça s’échauffe et voilà… Ça n’excuse rien, ça ne justifie rien, mais oui, ce genre d’histoire existait à Châteauroux et sans doute ailleurs. On a voulu me faire dire que je trouvais ça normal. Mais je n’ai jamais dit une chose pareille : j’ai juste dit que c’était fréquent et c’était, hélas, la vérité ”.

    #culture_du_viol #viol #fraternité

    • UNE AFFAIRE DE VIOL ?
      Lundi, 25 Mars, 1991

      LA 63e cérémonie des Oscars aura lieu à Hollywood dans la nuit de lundi à mardi. D’ici là, la polémique sur « l’affaire Depardieu » ne sera sûrement pas éteinte, en tout cas pas de ce côté-ci de l’Atlantique, où elle prend désormais figure de cabale anti-française. Le ministre de la Culture, Jack Lang, est allé jusqu’à se déclarer « attristé, navré, étonné, un peu indigné par les méthodes utilisées et l’ampleur de la campagne, totalement disproportionnée », lancée aux USA contre l’interprète de « Cyrano de Bergerac », le film de Jean-Paul Rappeneau, déjà grand vainqueur des Césars, d’ores et déjà nommé cinq fois (meilleur acteur, meilleur film en langue étrangère, meilleurs décors, meilleurs costumes et meilleurs maquillages) pour la récompense la plus fameuse de l’industrie cinématographique.

      A l’origine de l’histoire, il y a cette interview de Depardieu, publiée en 1978 dans le magazine « Film Comment », dans laquelle notre Cyrano aurait avoué avoir participé à un viol à l’âge de neuf ans. Et une journaliste de « Time », qui aurait levé le lièvre dans sa documentation, de lui demander : « Et après cela, il y a eu d’autres viols ? » « Oui », lui aurait-il été répondu, mais c’était absolument normal dans ces circonstances. Cela faisait partie de mon enfance. »

      L’organisation de femmes américaines NOW (National Organisation of Women) est aussitôt montée au créneau (les statistiques accusent le chiffre effarant de 100 000 viols pour la seule année passée aux USA). « Cet homme est une insulte pour les femmes et les hommes qui ont le souci des femmes », s’est écriée leur présidente, qui va jusqu’a réclamer des dommages et intérêts pour les victimes de viols en général.

      Depardieu, dans une interview au « Monde », s’est inscrit en faux contre les déclarations qu’on lui a prêtées, tandis que Rappeneau fait savoir que ses avocats américains ayant décrypté la bande magnétique incriminée, aucun des propos de l’acteur n’étayerait l’imputation de viol. Une action en justice va donc être intentée contre « Time » et « Washington Post » qui a repris l’information. Rappeneau estime que ces attaques délibérées ont à voir avec le fait que son film a connu du succès aux Etats-Unis, ce qui serait intolérable pour cette nation aux moeurs étroitement protectionnistes, en matière de cinéma comme d’eau gazeuse. Voir Perrier.

      En tout cas, Depardieu, qui se défend comme un beau diable (« Je démens catégoriquement les propos que m’a attribués « Time magazine » à propos d’un « viol » que j’aurais commis à l’âge de neuf ans. C’est infâmant, à neuf ans comme à tout âge. Certes, on peut dire que j’ai eu des expériences sexuelles très jeune, mais un viol, jamais. Je respecte trop les femmes. ») ne se rendra vraisemblablement pas à Hollywood pour le grand tralala de la nuit prochaine. Il vient de commencer le tournage à l’île Maurice, sous la direction de Gérard Lauzier, d’un film intitulé « Mon père, ce héros ».

    • Un commentaire cite l’interview mais je trouve pas d’autre sources ;

      L’affaire remonte à une interview accordée – en français – par l’acteur à une journaliste du « Time Magazine », Victoria Foote, le 4 février dernier.
      LOUBARD DANS
      TOUTE SA CANDEUR
      A la fin de l’interview qui constituait un portrait de l’artiste d’ailleurs extrêmement élogieux, la journaliste, qui parle parfaitement la langue de Molière, fait allusion à une révélation faite, il y a 13 ans, à la revue de cinéma « Film Comment ». Elle lui demande s’il est vrai qu’il aurait « participé » à son premier viol à l’âge de 9 ans.
      – Oui, répond l’acteur.
      – En avez-vous commis d’autres ? poursuit-elle.
      – Oui, mais c’était absolument normal, dans ces circonstances (NDLR : circonstances relatées par « Film Comment » en 1978). Tout cela me fait rire. C’était une partie de mon enfance.
      Quatre lignes ! Mais elles révèlent chez l’acteur une dangereuse candeur et, surtout, une méconnaissance complète de l’opinion publique américaine, dominée par les organisations et autres clubs féminins !
      Voici le « contexte » tel qu’il ressort de l’interview de 1978 : l’enfance de jeune loubard vécue par Gérard, dans la rue – théâtre quotidien de sa vie d’enfant de famille nombreuse pauvre – à Châteauroux, sa ville natale. – J’étais toujours le plus jeune, celui à qui on devait montrer les choses, raconte-t-il au reporter d’alors.
      Pas vraiment un ange, grand et fort, Gérard fréquentait dès l’âge de 9 ans des copains plus âgés que lui, notamment un certain Jackie qui l’a emmené un jour dans un dépôt de bus.
      C’est lui qui m’a fait participer à mon premier viol, dit-il. C’était normal. Après cela, il y eut plein d’autres viols, trop pour les compter. Il n’y avait rien de mal à cela. Les filles voulaient être violées ; je veux dire, il n’y a jamais eu véritablement de viol.
      Et d’expliquer : Il s’agit seulement d’une fille qui se met elle-même dans la situation dans laquelle elle veut être. La violence n’est pas commise par ceux qui passent à l’acte, mais par les victimes, celles qui permettent que cela arrive.

      –------
      Ici il y a des bouts de l’interview en anglais. Il y aurais un pbl de traduction entre « assister » et « participer »

      https://www.washingtonpost.com/archive/lifestyle/1991/03/27/depardieu-to-sue-over-rapist-stories/17520ee8-968c-4fb8-b910-7fa3c132cb70/?noredirect=on

    • Je suppose que tu postes ça à cause de l’actualité de #Gérard_Depardieu :

      Depardieu visé par une enquête pour « viols et agressions sexuelles »
      Valentine Arama, Le Figaro, le 31 août 2018
      http://www.lefigaro.fr/culture/2018/08/30/03004-20180830ARTFIG00268-gerard-depardieu-objet-d-une-enquete-preliminaire

      #grand_homme un jour, grand homme toujours ?

      Mais aussi #fraternité :

      Enquête pour « viols et agressions sexuelles » : Besnehard vole au secours de Depardieu
      Le Figaro, le 31 août 2018
      http://www.lefigaro.fr/cinema/2018/08/31/03002-20180831ARTFIG00106-enquete-pour-viols-et-agressions-sexuelles-besneh


  • Du féminisme à la française
    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/du-feminisme-a-la-francaise-207061

    Traquer les cartes postales montrant des femmes dénudées : c’est le dernier combat en date des féministes françaises. Mais cette ridicule occupation estivale n’est pas exempte d’enjeux sociaux et politiques.

    Le féminisme actuel n’a plus rien à voir avec le féminisme historique des années 60-70, dont les exigences étaient alors parfaitement justifiées, dont la voix se joignait à d’autres mouvements de libération pour une plus grande justice sociale . Comment encore avoir un débat constructif sur les questions de société communes aux femmes et aux hommes   ? Désolée, les filles, mais moi je ne m’y retrouve plus de ce féminisme de plus en plus institutionnalisé où le but ultime n’est plus l’égalité entre les sexes , mais une forme désespérée de domination dans la société.
    #féminisme #ridicule #cartes_postales #justice_sociale

    • Quant aux amateurs de pétanque, ils ont encore en tête les représentations de Fanny qui offrait son cul à baiser à ceux qui, paradoxalement, avaient perdu la partie sans marquer un seul point. Rien de bien inquiétant dans ces productions du folklore local, on en conviendra aisément.

      En 2018 il faut juste oser. Sinon, on pourra juste noter la subtile élégance de pensée et de l’approche de l’auteur.

      Jacques Lucchesi rejoint désormais le clan des #petits_hommes qui osent parce que ce n’est pas un #grand_homme

    • Il n’y a pas de « le féminisme » ni dans les années 1960-70 ni aujourd’hui. Pas grand chose de commun entre le féminisme dit « du choix » et le féminisme intersectionnel aujourd’hui et même chose pour le féminisme radical ou les tendances essentialistes comme psychépo des années 1970. Que tu ne t’y retrouve pas dans le féminisme institutionnel est très compréhensible, mais c’est dommage que tu ne connaisse que celui là.

      Sinon par rapport à ces cartes postales, tu utilise ton temps pour ridiculisé des femmes qui luttent contre ce qui leur semble important (la sexualistation et objectivation des femmes fait parti du continuum de l’oppression des femmes) en te servant d’un texte écrit par un macho pourrave et en réduisant tout les féminisme et cela plutot que de faire les choses pour les femmes qui te semble utile. Niveau débat constructif on peu faire mieux.
      #mansplanning

      Ces cartes ca me semble pas très important, c’est les journalistes qui montent ca en épingle parceque ca permet d’illustré avec des culs de femmes, exactement le même manière que les Femen ont eu beaucoup de visibilité. Si c’est pas interessant autant ne pas s’y interesser.

    • @mad_meg @reka D’abord, je ne ridiculise personne.
      Toutefois, après une deuxième lecture, et ne connaissant pas l’auteur, ceci peut être mal approprié, je l’admets. Cela dit, si j’ai réagi c’est sur le fond. Cette façon désespérée de pointer continuellement l’autre sexe me dérange de plus en plus. Tous les hommes ne sont pas sexistes. Je suis féministe dans l’âme et très favorable à la lutte contre toute forme de discriminations et oppressions, la liste serait trop longue à nommer ici. Mais je n’adhère pas à ce féminisme-là et je ne pense pas qu’en suivant cette voie nous pouvons élaborer quelque chose de constructif sur les rapports hommes,femmes à l’avenir dans notre société. Au contraire, cela ne fait qu’attiser les tensions et maintenir le statu quo.

    • Le « Tous les hommes ne sont pas sexistes. » c’est un stéréotype anti-féministe que tu ressort. On appel ca #not_all_man
      Le féminisme est une lutte contre un système et non contre des personnes. C’est une lutte contre des modes de pensé, des traditions, des idées toutes faites, par exemple la culture du viol. c’est pas une question de donner des médailles de non sexiste aux hommes que tu apprécie. Il y a des femmes sexistes aussi, on s’en fout. Tant mieux si tu connait des hommes pas sexistes, mais ils sont clairement pas assez nombreux vu l’état des choses et on va pas passé 9 ans à les congratulé. Les féministes ont autre chose à faire que de flatter l’égo des hommes que tu juge pas sexistes.
      Lutter contre les représentations objectivantes des femmes ca peut très bien se faire avec des hommes, je voie pas ce qui serait non constrictif. Surtout si il existe des hommes pas sexistes comme tu le dit, je voie pas pourquoi ca les chiffonnerait ce genre de sujets. Et pour les tensions c’est la moindre des choses, on parle du pouvoir et ceux qui l’ont ne le donne jamais, il faut le leur prendre et ca c’est pas possible sans tensions.

    • @david2 , comme je l’ai écrit si j’ai posté cet article et cette photo de mauvais gout, c’était en réaction sur le fond (lire mes autres commentaires) même si d’une certaine façon cela en fait partie. C’était inapproprié. Amicalement, Marie-Lou.

      @mad_meg avec plaisir. Nous lutons toutes les deux pour une cause commune avec visiblement quelques approches différentes, merci bonne soirée aussi.

    • Une des difficultés dans ce combat comme dans d’autres (mais celui-ci est parmi les quelques essentiels) c’est qu’on ne convainc pas les gens, les machos non plus, en les engueulant... Du coup, je comprends aussi l’approche révolutionnaire mais celle-là m’empêche de participer au combat puisque je suis « dans le mauvais camp », outre que je suis plutôt réformiste même si ce n’est vraiment pas tendance... Dans la vie sociale, je sais que je peux être un homme féministe en réagissant, argumentant et convainquant des hommes non féministes et en manifestant ma différence face aux machos.
      #mes_deux_sous_de_reflexion
      Je retourne derrière mon écran, réfléchir encore (et encore)...

    • @marie_lou Je reconnais que mon approche est assez particulière. Je te conseil mon tag #mégèrisme :)
      En tout cas je suis plus proche des féministes des années 1970 que du féminisme institutionnel actuel que tu dénonce. Il me semble que les féministes de cette époque s’organisaient en non mixité et que c’est plutot le féminisme institutionnel que tu dénonce qui est très inclusif avec les hommes.

      @suske Je sais pas ce que tu appel des machos à convaincre. Jusqu’à quel point on doit accepter de débattre avec des gens qui nous traitent en inférieurs et qui ne sont pas là pour débattre mai seulement te faire taire ? En tant que blanche je peu discuter avec des racistes blancs probablement de manière plus détachée et moins perdre patience et souffrir intérieurement qu’une personne racialisée et victime des discriminations raciales. Parler aux hommes misogynes pour un allié c’est votre boulot, mais demandé aux femmes de pas perdre leur calme avec des misogynes : je dit non. Ca culpabilise encor toujours les mêmes. Il y a des femmes capable de garder leur calme avec des machistes, et ca m’arrive certains jours, tant mieux, mais on va pas faire des histoires à celles on céder à la colère quant il y a de bonnes raisons de le faire. C’est aux hommes de convaincre leurs paires ; les machos n’écoutent qu’eux. C’est pas aux femmes de prendre soin des hommes pour leur rendre le féminisme agréable et relaxant. Ca fait plusieurs millénaires que les femmes sont conditionnées à s’occuper des hommes, à les flatter, les détendre, leur donner le sentiment d’être supérieurs, que leurs problèmes, leur temps et leur bien-être est plus important que celui des femmes. Je trouve salutaire que des femmes arrêtent de faire ca et les prennent à rebrousse poile quant ils se comportent de manière machistes. On refuse la colère aux femmes or il y a de quoi se facher. Garder sa colère en soi ca provoque des maladies, on va pas demander aux femmes de se rendre malade pour le bien-être des machos. Ca fait presque deux siècle que les féministes parlent et écrivent avec douceur et patience et c’est pas les hommes qui se bousculent au portillon.

    • C’est aux hommes de convaincre leurs paires ; les machos n’écoutent qu’eux.

      C’est ce que je tente de faire quand cela se présente.

      Dans la vie sociale, je sais que je peux être un homme féministe en réagissant, argumentant et convainquant des hommes non féministes et en manifestant ma différence face aux machos.


  • Picasso...

    C’est la question à laquelle je n’arrive pas à donner de réponse : « faut-il, peut-on dissocier l’artiste (ce qu’est l’être humain, quasi toujours un homme d’ailleurs) de son œuvre ? »

    Si oui, je ne devrai pas poster cette œuvre - très belle et très intéressante à plusieurs point de vue. Après avoir lu comment Picasso, ce #grand_homme, a traité les femmes j’avais décidé de le boycotter (après avoir évoqué certaines de ses œuvres et de ses approches artistiques pour des conférences).

    #picasso #grand_homm #art #peinture

    • « faut-il, peut-on dissocier l’artiste (ce qu’est l’être humain, quasi toujours un homme d’ailleurs) de son œuvre ? »

      Dissocié un artiste de son époque ca n’a pas beaucoup de sens non plus et ca provoque pas autant d’états d’âmes que de les dissocié de ce qu’ils disaient et faisaient de leur vie quant il s’agit des femmes. Pour Picasso on oubli pas de rappeler qu’il était au parti communiste, alors que c’est pas très important dans sa peinture. Vu que Picasso avait des déclarations ouvertement misogynes qu’il concrétisait par des actes, on peu pensé que sa peinture est susceptible d’exprimer une certaine haine des femmes et que cet angle d’analyse est intéressant pour comprendre son œuvre.

      Par exemple pour la "woman in green" - on est face à une femme qui n’a pas de nom. C’est pas forcement une personne particulière et Picasso a pas jugé important de nous le dire. C’est une femme dans un chapeau vert, sa tête se confond avec le chapeau, tout ca c’est interchangeable. Ca pourrait être un labrador dans un chapeau vert ou des citrons ca serait pareil. Le sujet ici c’est Picasso qui peint. Il s’intéresse à lui qui peint et à sa peinture faite par lui, mais à part ca il pas grand chose à dire.
      Maintenant que je sais ce que faisait Picasso aux femmes, la bouche barrée et le visage déstructuré de cette femme ont pris un sens particulier.

      Je pense aussi que la misogynie de Picasso explique une partie de son succès en tant qu’artiste. Ce sont les hommes (riches, blancs, hétéros...) qui achètent l’art et ils veulent voire des œuvres qui traduisent, légitiment, esthétise leur domination. Une des fonctions de l’art c’est de valorisé les possesseur du pouvoir, et Picasso était l’un d’eux, c’était un mâle-alpha. Et il a fait de l’art pour mâles alphas : dur, froid, carré, systématique, mécanique, destructeur, grossier ... C’est un artiste emblématique du fantasme du peintre et son modèle, le fait que ca sois un grand misogyne est plutot instructif par rapport à ce fantasme et à ce qui rend les artistes si respectés. Le dissimulé c’est participé à perpétuer l’oppression des femmes.

      Pour le boycott, j’aime pas Picasso, si je voulais le boycotté ca me serait facil. T’es pas obligé de le boycotté. Il y a des œuvres et artistes misogynes dont je ne me prive pas, parceque malgrès leur misogynie il reste tout de même de quoi se nourrir. Heureusement parcequ’il me resterait pas grand chose à lire, regarder ou entendre.

      en tout cas merci pour ta question ca m’a permis de faire un peu d’ordre dans ma tête là dessus :)

      #grand_homme #catharsis #mâle-alphisme

    • Quand j’étais gamin, Brel était sujet au rejet dans certains milieux qui m’hebergeaient... Du fait de ses choix de vie, de ses « frasques », de ses discours... J’ai par accident choisi de ne m’intéresser qu’à la musique, au sentiment, à mes émotions... Le sens de l’art à nmon avis. Mais clairement mon background culturel influence mes goûts... Dans ce background, il y a au moins ma perception de l’histoire, ce que j’en connais, mes connaissances au sens large. Il est arrivé que des créations artistiques me plaisent puis plus tard, après une baffe, typiquement une sortie de l’auteur avec une buzz politico-mediatique qui ne me plaît pas (du tout) mon regard voire mon amour pour les œuvres elles-mêmes s’éteint. L’art parle à nla subjectivité... Je ne suis pas fan de Picasso mais certaines de ses œuvres me parlent. Égocentriqument je ne souhaite rien savoir de lui pour garder ça au chaud. Mais ce seen et ses commentaires sont en moi désormais. Et c’est très bien en fin de compte, ça rend l’art vivant.

      A l’inverse, les buzz du genre « Kapoor exposé » grillent la quasi totalité de mon intérêt pour ses œuvres... Quant à Brel, 40 ans plus tard je ne me lasse toujours pas de ces concerts et ce que j’ai appris de sa vie n’y changera rien. C’est du direct dans l’émotion. De l’art. Pour moi. Pour celleux qui aiment :-)


  • Queer attitude et incrimination.
    https://vacarme.org/article3177.html

    L’affaire Ronell/Reitman fait symptôme d’une difficulté à faire tenir ensemble police des mœurs et subversion de l’ordre patriarcal. Car la question du fameux Title IX, de son usage et mésusage, est aussi celle de sa dérive. En 1972, il s’agit de lutter contre des discriminations dues au sexe, à savoir l’interdiction faite aux femmes de pouvoir avoir les mêmes activités physiques, sportives, intellectuelles que les hommes. Aujourd’hui il semble être le point d’appui des plaintes pour abus de pouvoir (...)

    #Autour_d'Avital_Ronell

    / #Avital_Ronell

    • Je regroupe mes réaction aux 3 textes sur l’affaire Ronell proposé par vacarme ici :

      –----
      https://vacarme.org/article3176.html

      Dans le cas présent, il faut mettre en balance une femme de cœur, unanimement reconnue pour sa force et sa générosité, et un étudiant qui n’a pas réussi à obtenir la place qu’il souhaitait – à tort ou à raison – dans le monde redoutablement concurrent des chercheurs américains.

      Ca fait mal au coeur de voire le #victime_blaming utilisé par Nathalie Koble (même si je sais pas qui elle est, elle semble se revendiqué féministe).

      En l’occurrence, confondre sans discernement harcèlement – dans un cadre professionnel – et vie privée – hors de ce cadre - relève à la fois du lynchage et de l’atteinte aux droits de l’homme et de la femme : ira-t-on reprocher à une femme libre toute une vie intime, librement consentie, et ses affinités intellectuelles comme une opprobre, parce qu’elle est en procès avec un étudiant ? N’est-on pas là en train de confondre la liberté du consentement et le harcèlement pour verser dans un faux moralisme, puisqu’il ne prend les visages du puritanisme que pour n’être au fond que le prétexte à l’exposition la plus dégradante possible de l’intégrité d’une femme ?

      Elle est peut être féministe mais elle semble avoir raté l’idée que le privé est politique. Ce discours me semble malhonnete. Elle utilise exactement les technique de protection des dominant·es.
      – l’agresseur·e présumé est quelqu’un de respectable.
      – la personne qui dénonce l’agression est blamé (accusé de mentir pour chantage, vengeance, cupidité, ou par regrets pudibonds...)
      – C’est de la séduction mal comprise - drague un peu lourde
      – C’est une affaire privé -
      – C’est pas du vrai harcelement car la victime un homme et l’accusée une femme.

      Sinon sur ce texte, il est ecrit au masculin, avec l’expression « La femme » et « l’homme » qui témoigne d’une vision essentialiste. Du coup Nathalie Koble elle me semble modérément féministe mais ca me rassure pas pour autant. J’ai pas encor lu les autres textes de vacarme sur ce sujet mais j’espère qu’il n’y a pas que ce type de discours nauséabond.

      –------
      https://vacarme.org/article3177.html

      Car le projet d’une femme queer est d’agir en refusant les assignations normatives et les rapports de domination. Or chacun sait que quand un être domine, il n’est plus libre, et que la liberté ne consiste pas à dominer mais bien à refuser tout rapport de domination, qu’on soit dominant ou dominé socialement. D’où cette difficulté structurelle pour la liberté humaine du consentement des dominés ou de leur servitude volontaire ou de leur capacité à récupérer un statut victimaire, quand ils ont simplement renoncé à leur liberté. Pour un étudiant est-ce si impossible de dire non à son professeur ?

      Celui là est plus tordu. J’ai l’impression que là l’idée c’est qu’elle fesait de la poésie surréaliste ou une expérience BDSM queer et du coup c’est pas que agression. Elle est queer alors elle peu pas harcelé. Et la victime n’avait qu’a se défendre -

      Le final c’est le ponpon :

      Non l’affaire Ronell/Reitman n’est pas symétrique des affaires #MeToo. Et l’on peut s’étonner malgré tout de la célérité à sanctionner une femme quand tant d’hommes ne sont jamais inquiétés.

      Je suis pas d’accord sur ce deux poids deux mesures. Les harceleuses, agresseuses, violeuses... doivent etre dénoncé autant que les hommes qui commettent ces actes. Ni plus ni moins.

      #metoo dénonce le harcelement sexuel sur le lieu de travail. Entre collègues, dans la hiérarchie, vis à vis de client·es... Dès le début il y a eu des hommes victimes. Dans le travail les discriminations font que la position de pouvoir est plutot aux hommes, mais il y a des femmes qui ont du pouvoir et peuvent l’utiliser pour harceler. c’est pas possible de donner une autorisation de harcelé aux dominé·es (ni à personne !).

      Simone de Beauvoir avait été renvoyé de son poste d’enseignante pour avoir couché avec des élèves, ca lui vaut le titre de #grand_homme dans mes archives.

      –-----

      Le dernier :
      https://vacarme.org/article3175.html

      À titre personnel, mais peut-être parce que je suis viriliste, j’aurais tendance à penser que les femmes professeurs sont davantage en droit que les hommes professeurs à se sentir a priori protégées d’accusations de harcèlement sexuel et de contact sexuel : même en position d’autorité, elles ne bénéficient pas de cette menace constante de pouvoir pénétrer l’autre ou de le faire bander sans son consentement — à moins d’être sacrément équipée de prothèses technologiques et de breuvages magiques, ce qui est assez rare et compliqué (en d’autres termes, il me semble qu’il faudrait toujours tenir compte d’une inégalité de genre irréductible dans les affaires de harcèlement sexuel).

      Lui c’est le grand portnawak, le penis est donc un « genre » à ses yeux et il y a pas moyen pour une femme de commettre des violences sexuelles. Le vrai viol c’est avec un penis et sans penis pas de violence sexuelle possible.
      Les agressions sexuelles commises par des femmes ne sont pas de bourdes. Et parlé de bourde au sujet d’une femme ca me semble connoté sexiste. Ca me rappel les attaques sexistes contre S.Royal.
      –--------

      Je trouve tout ca malhonnete. Ces 3 textes utilisent quantité d’arguments qui sont justement ceux utilisé habituellement par les masculinistes. En fait ces trois personnes sont surtout 3 universitaires de pouvoir qui veulent garder leur droit à harceler les étudant·es et qui défendent ce droit à travers cette affaire.

    • J’avais raté celui là ! merci @marielle

      Voilà deux personnes qui flirtent (on efface ici toutes attributions de genre, toujours douteuses et modifiables). Deux adultes, en pleine possession de leurs droits et de leurs consciences. L’un est le professeur de l’autre et l’autre, par conséquent, son étudiant. Ils flirtent c’est-à-dire s’amadouent, se donnent de gentils noms, en paroles et en mails, se caressent un peu. Sur le plan du sexe et du sentiment ça ne va pas plus loin.

      C’etait pas un flirt puisque l’une des deux parties a porter plainte. On retrouve la thèse complotiste, la mise en cause de la victime, la négation du rapport hierarchique. C’est un peu moins bourrin que les autres car il y a un peu de contexte et de perspective dans celui là. Je vais pas y passer la journée, les profs qui flirts avec leurs etudiant·es sont en faute et celleux qui les harcelent sont bien sur encore plus et cela qu’illes soient queer ou pas.

    • @mad_meg,

      L’agression sexuelle est bien un rapport de domination structurel des hommes sur les femmes et non l’inverse. À ce titre le consentement ou non-consentement des dominés hommes ne peut quoiqu’on en dise, sinon avoir la même légitimité à être entendu, du moins être soumis à la même interprétation que celui des dominées femmes.
      De même que nous ne considérons pas qu’il est légitime dans les sociétés occidentales de parler de racisme anti-blanc quand structurellement les blancs dominent, de même il faut trouver d’autres lunettes pour comprendre l’accusation de harcèlement et d’abus sexuel d’un homme gay à l’égard d’une femme lesbienne queer.

      (#Sophie_Wahnich)

      J’ai déjà été accusée de « harcèlement » par un amant qui me gardait sous le coude au cas où et à qui je demandais d’être plus explicite sur la suite. « Reloue » aurait déjà été peu élégant, alors « harcèlement » était vraiment hors de propos. Depuis, je sais que les mecs se défendent bien plus facilement que les meufs et que pour en mettre un dans le même désarroi que les femmes vivent quand elles sont harcelées, il faut se lever tôt. Non, c’est pas les mêmes relations, c’est pas la même violence, sauf à multiplier les rapports de domination pour renverser le handicap fondamental d’être une meuf qui n’a pas appris à dire non avec autant d’assurance qu’un gars : race, âge, position sociale, rapport hiérarchique. Ce qui est peut-être le cas ici, j’en sais rien.

      Je n’ai toujours pas compris de quoi il était question, ça mouline grave mais sans explications terre à terre ou rappel des faits.

    • Bien d’accord sur le manque de contexte. Le figaro à l’air d’en parlé sous #paywall : http://www.lefigaro.fr/international/2018/08/22/01003-20180822ARTFIG00215-metoo-une-universitaire-feministe-reconnue-coupab
      –------

      Non, c’est pas les mêmes relations, c’est pas la même violence, sauf à multiplier les rapports de domination pour renverser le handicap fondamental d’être une meuf qui n’a pas appris à dire non avec autant d’assurance qu’un gars : race, âge, position sociale, rapport hiérarchique. Ce qui est peut-être le cas ici, j’en sais rien.

      Ici on sais que c’était sa directrice de thèse et cette position de domination est évacué et niée par tou·tes les universitaires pro Ronell publié par Vacarme.

    • Plusieurs texte là dessus dans libé aujourd’hui dont un qui donne un peu le contexte.
      http://www.liberation.fr/debats/2018/08/24/l-excentrique-philosophe-avital-ronell-suspendue-de-l-universite-de-new-y

      Selon le New York Times, qui a sorti l’affaire mi-août, Nimrod Reitman, aujourd’hui âgé de 34 ans quand Ronell en a 66, lui reproche de lui avoir envoyé pendant trois ans des mails déplacés, mais aussi d’avoir eu des gestes à connotation sexuelle à plusieurs reprises. Reitman raconte ainsi une journée de 2012, à Paris, où la philosophe l’avait invité à l’accompagner. Elle lui aurait demandé de lui lire des poésies, dans sa chambre, pendant qu’elle faisait la sieste. Puis l’aurait invité dans son lit, lui aurait touché la poitrine, l’aurait embrassé. Reitman explique ne pas avoir osé réagir par peur de représailles sur son avenir universitaire. Dès le lendemain, il lui aurait pourtant dit son désaccord et sa gêne. Mais la situation se serait répétée à plusieurs reprises. Avital Ronell, elle, dément catégoriquement tout contact sexuel. Quant à ses mails : « Nos communications étaient entre deux adultes, un homme gay et une femme queer, qui partagent un héritage israélien, aussi bien qu’un penchant pour une communication imagée et familière, née de sensibilités et d’un contexte académique communs », a-t-elle déclaré au New York Times.
      Excentricité

      Au terme d’une enquête de onze mois, l’université a conclu que Ronell s’était bien livrée à du harcèlement sexuel et que son comportement avait été « suffisamment envahissant pour altérer les termes et les conditions de l’environnement d’apprentissage de M. Reitman ». Elle a en revanche rejeté les accusations d’agression sexuelle, estimant qu’elle n’avait pas de preuve.

      Au printemps, plusieurs dizaines d’intellectuels et de professeurs d’université avaient signé un texte de soutien, initié par Judith Butler, la grande figure des études de genre, destiné à l’Université de New York, pour plaider la cause de la philosophe lors de l’enquête interne de la fac. Le courrier confidentiel a fuité sur un blog - sans doute était-ce aussi l’occasion de porter un coup aux études de genre et au poststructuralisme. Très malhabile, le texte reprenait les arguments classiques de la défense des hommes harceleurs…

      ...

      Le véritable « abus fait du Title IX » n’est pas là pour l’historienne Joan Scott, qui a signé elle aussi la lettre de soutien à Ronell : « Le Title IX est récemment devenu uniquement centré sur le harcèlement sexuel, a-t-elle expliqué dans un mail à Libération. Depuis 1972, les universités confrontées à une plainte dans le cadre du Title IX ont répondu de manière diverse au fil des ans : elles ont protégé leurs éminents universitaires, choisissant d’ignorer les plaintes d’étudiants ; elles ont protégé leurs athlètes et tous ceux qu’elles considéraient comme vitaux pour leurs programmes ; elles ont parfois puni les accusés après une prudente investigation. Mais plus récemment, la réponse la plus typique est de considérer une plainte comme prouvée, sans trop d’efforts pour examiner les faits afin d’agir vite et de punir l’accusé. […] Au lieu d’un jury composé de ses pairs, l’accusé fait face à des équipes d’avocats décidés à protéger l’université de coûteuses poursuites en justice ou de la perte de fonds fédéraux. […] C’est ce qui s’est passé dans le cas Ronell. » Ce qui ne suffira peut-être pas : Nimrod Reitman réfléchit à porter plainte, cette fois en justice, contre Avital Ronell et l’Université de New York.

    • Aux Etats-Unis, l’affaire de la professeure Avital Ronell questionne #MeToo
      https://www.mediapart.fr/journal/international/280818/aux-etats-unis-l-affaire-de-la-professeure-avital-ronell-questionne-metoo

      Le pouvoir. Pour Corey Robin, figure de la gauche intellectuelle américaine, voilà bien la question centrale. « La question qui hante tous ces échanges est celle du pouvoir, écrit-il. Voilà un doctorant qui essaie de faire son chemin dans une institution où tout dépend d’un bon, ou d’un mauvais mot, de son superviseur. (...) Je ne doute pas que Ronell ait pu croire, parfois, que le langage qu’elle utilisait était partagé. Ceux qui sont en position de pouvoir, et qui abusent de ce pouvoir, le croient souvent. »

      « Ce qui me frappe dans cette histoire, c’est moins la dimension sexuelle que cette demande incessante, et fatigante, que Ronell exigeait de son élève, juge Claire Potter, professeur d’histoire à la New School de New York. Lorsque vous êtes professeur, vous devez penser aux barrières. Des amitiés fortes ne sont pas exclues. Mais il doit y avoir des barrières claires dans l’intimité. »

      Professeur à l’institut de French Studies de NYU, le sociologue Frédéric Viguier est frappé par la dimension générationnelle de la polémique, qui révèle les profondes disparités de condition dans l’université américaine, système hyperconcurrentiel et privé où des « stars » très bien payées dans les meilleures universités, souvent des centaines de milliers de dollars par an, disposent d’un pouvoir exorbitant sur des doctorants dont elles peuvent accélérer, ou entraver, les carrières.

      https://justpaste.it/5h1k4

    • Je vois. Évidemment que le système de compagnonnage qui a cours à l’université est super dangereux et que le premier boulot de profs féministes, c’est de ne pas abuser de la vulnérabilité de leurs élèves comme de gros cochons de mandarins.

    • Et le tout s’inscrit dans un contexte où les féministes ont montré que les violences sexuelles étaient un problème structurel là où on voulait entendre qu’il s’agissait de monstruosités. Le backlash, c’est de montrer que les femmes aussi sont prédatrices : Asia Argento, etc.


    • Alors que les uritrottoirs défraient les réseaux sociaux et les médias, l’on a vu des articles très discrets dans nos journaux nationaux fin 2016 lors de l’annonce de leur entrée dans le paysage urbain à Paris et à Nantes ; puis avec leur arrivée en février 2017. Mais l’on était alors éloignés des beaux quartiers.

      Pisser dehors tranquillement, quand on en a envie, un peu comme les chiens, c’est le must. Le chien, l’avenir de l’homme. Pouvoir sortir son sexe en pleine rue et l’agiter en pleine légalité, que demander de plus ? C’est dans ces moments-là où l’on apprécie, malgré la théorie du genre, la joie d’être une Femme. Et non un chien.

      Ah oui, parce que les hommes pissent dans la rue et que l’on ne peut rien y faire. Dans la rue, il y a aussi des viols, des vols, des coups ... Et l’on n’y peut rien, car il y en a toujours eu et il y en aura toujours.

      #ville #espace_public #masculinité

      La plus belle réaction que j’aie vue sur Twitter, c’est : « On fait mine de regretter que l’espace public soit violent/intimidant pour les femmes et puis on multiplie les situations où des hommes sortent leur bite en public. »

    • Ca ferait un espace pour faire passé des infos féministes sur le partage de l’espace publique. Il y a bien des mecs qui pisseraient dessus mais certains pourraient les lires quant même. ^^

      Je croi que c’était sur le parisien, une personne d’un quartier chic trouvait que ca posait problème en se servant de l’argument de la proximité d’écoles.

      J’ai commencé par pensé à l’installation de distributeurs de pisse-debout recyclables et gratuits, pour rendre l’objet accessible aux femmes, mais c’est irréaliste et ca deviens plus polluant. Je pense que ca serait même pas utilisé par les femmes car l’utilisation du pisse-debout les exposerait à du harcelement ou/et des agressions. Avec des palissades ca serait déjà un progrès, mais ca reste discriminant contre les femmes sans parlé des personnes ayant certains handicaps.

      Je ne suis pas représentative, mais ca m’est arrivé de pisser dans la rue, entre deux voitures et ca m’est arrivé souvent de voire des enfants accompagné de leurs parents pisser en urgence. C’est pas génial mais quant le besoin se fait pressant il y a pas 36 solutions. Une fois j’ai pissé au guichet d’une banque mais c’était pas si génial que ca en à l’air, cette banque à toujours mon argent de noel de mes 15 ans j’ai jamais osé y retourné ^^. Les hommes ont la facilité d’avoir un long tuyaux à pisse et ils sont plus nombreux dans l’espace publique du coup les problèmes de chiennerie se rapportent plutot à eux, et les réponses aussi.

      Dans mon quartier il y a pas ces bacs, peut être par volonté de pénurie de toilettes publique ou manque de budget. Il y a beaucoup de gens dans la rue (vie de quartier en extérieur, migrant·es, sdf, et toxicos surtout des hommes) et presque pas de toilettes. Les coins à pisse sont nombreux.

      #toilettes

    • Il ne reste plus, aux #oligarques de la maire de Paris qu’à ré inventer la chaise percée connectée, qui elle sera inclusive, et générera un meilleur compost.

      Un grand merci à Anne HIdalgo, au PS EELV et à la brillante équipe pour sa #guerre_aux_pauvres par l’#humiliation et la bêtise.

      Pour information, les fameux passages piétons peints en relief à Paris, dont les journaleux s’esbaudissent à longueur de colonne, en ce moment.

      Comment « Peigner la girafe » est devenu l’activité essentielle et quasiment exclusive de l’équipe municipale du 14ème arrondissement, ainsi que des services de la Ville de Paris :
      https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=q0GEwTb5djU

       #smart_city

    • Il me semble que les chiottes JCDecaux ont été rendues gratos à Paris dans les années 2000...

      Fact-checked :

      Les sanisettes – Paris.fr
      https://www.paris.fr/services-et-infos-pratiques/environnement-et-espaces-verts/proprete/les-sanisettes-2396
      https://api-site-cdn.paris.fr/images/70701

      La gratuité des sanisettes a été décidée en 2006.

      Donc non, c’est pas un besoin mais une histoire de la tenir avec beaucoup de complaisance à nos amis les chiens à deux pattes.

    • Et comme je disait il y a des quartiers ou ces fameux chiottes gratuits (en bunker ou pas, propres ou pas) sont en nombre très insuffisants rapport à la population qui en est demandeuse. Dans mon quartier quant tu franchis la station Jules Joffrin tu change de monde. Du coté touristique et bourgeois il y a effectivement des « bunkers plus ou moins propres » (plutot propres quant même) gratuits, mais quant on passe de l’autre coté c’est fini y en a plus.

      Par rapport aux images et à la présence de plante, pour faire valoir le coté déco-bio-nature - mais à l’usage les plantes n’ont pas l’air de s’épanouir et ca deviens un bac à ordure

      Au passage j’ai trouvé cette version qui semble être le même appareil sans la déco :



  • Qui est Gerda Taro, à laquelle le Doodle du jour rend hommage ?
    01.08.2018 Bruno Labarbère.
    http://mizuwari.fr/index.php/2018/08/01/qui-est-gerda-taro-a-laquelle-le-doodle-du-jour-rend-hommage


    François Maspero « Ombre d’une photographe, Greda Taro »

    Ombre parmi les ombres Gerda Taro a subi le plus cruel destin que puisse connaître les ombres : celui de ne même pas être sa propre ombre, mais celle d’un autre. Pendant plus de soixante ans, quand on cherchait son nom, on le trouvait certes cité des centaines de fois. Mais toujours associé, en quelques lignes, en quelques pages, à l’homme dont elle a un temps partagé la vie. Rien de plus. Fugace passage dans la biographie d’un personnage célèbre, et dont il ne restait que des traces brouillées, confuses, souvent contradictoires, mensongères, parfois même absurdes.

    #Femmes photographes #Gerda Taro #Guerre d’Espagne #Photojournaliste #Robert Capa


  • Rire de soi a un prix. Voilà pourquoi Hannah Gadsby arrête l’humour
    https://www.nouvelobs.com/rue89/notre-epoque/20180710.OBS9478/rire-de-soi-a-un-prix-voila-pourquoi-hannah-gadsby-arrete-l-humour.html

    Déconstruction critique du stand-up et de l’industrie de l’humour en général, "Nanette" interroge alors le concept même de blague, qui n’aurait besoin que d’une situation initiale et d’une chute – drôle –, au détriment de la "vraie" fin d’une histoire qu’un public ne saurait supporter.

    Elle avait commencé par dire que le garçon de l’arrêt de bus ne l’avait pas tapée parce qu’il ne "tapait pas les femmes". On avait rigolé. A la fin du spectacle, elle revient sur ses propos en expliquant qu’il l’a bel et bien tabassée, qu’elle n’a ni porté plainte ni été à l’hôpital : "J’étais persuadée que c’était tout ce que je méritais."

    Ce témoignage en guise de colonne vertébrale, "Nanette" transcende la fonction cathartique du spectacle : il n’est plus question de ménager le public, de le libérer d’une tension ou d’un stress, mais d’interroger la manière dont il se considère au sein de la société. Spectateurs, êtes-vous des oppresseurs ?

    Alors Hannah Gadsby arrête l’humour, le rire est mort et "Nanette" est le théâtre d’une colère qui s’érige notamment contre la domination de l’homme blanc hétérosexuel, dont elle relève la susceptibilité, non sans ironie, dans l’après #Metoo :
    ""Pour la première fois de l’histoire, vous êtes une sous-catégorie de l’humanité. Vous dites ’Non, on a inventé les catégories, on n’est pas censés jouer, on est neutres’. Plus du tout. Personnellement, j’ai toujours été jugée sur ce que je suis : j’ai toujours été une grosse gouine moche. Je suis morte à l’intérieur, je suis blindée, je peux gérer. Mais vous, les gars, vous êtes fragiles.""
    Avoir peur des hommes

    S’appuyant sur sa formation en histoire de l’art, elle attaque les représentations des femmes, condamnées à être "vierges" ou "putes", ainsi que "l’art majeur" dont les acteurs font bloc autour de Picasso, par exemple, "qui s’est tapé une mineure" en la personne de Marie-Thérèse Walter.

    Elle parle des hommes célèbres dont il faut "protéger la réputation". Les "Donald Trump, Pablo Picasso, Harvey Weinstein, Bill Cosby, Woody Allen, Roman Polanski". ("Ces hommes ne sont pas des exceptions, ils sont la règle.")

    Elle insiste aussi sur les dommages générés par ces réflexes patriarcaux, notamment dans le cadre de l’affaire Monica Lewinsky :
    ""Si les humoristes avaient fait leur travail correctement et s’étaient moqués de l’homme qui avait abusé de son pouvoir, peut-être que l’on aurait une femme expérimentée à la Maison-Blanche, au lieu d’un homme qui reconnaît ouvertement avoir agressé sexuellement des jeunes femmes simplement parce qu’il le pouvait.”"

    #grand_homme #humour #féminisme

    • Citation de Picasso présente dans son spectacle et dont je n’arrive pas à trouvé d’autre source :

      Dès que je quitte une femme, je devais la bruler. En détruisant la femme, on détruit le passé qu’elle représente.

      Mais quel enflure ! En cherchant des citations misogynes de picasso google m’a proposé aussi la mysogynie de Bazelitz, Kundera

      Sur la misogynie de picasso :
      http://homocoques.fr/2-articles/596-en-etudiant-picasso-j-ai-decouvert-le-monstre

      Et je m’en sens mal car Picasso fut sans conteste un génie. Je crois qu’il a basculé en psychopathe autour de Guernica et de la guerre. La gloire et l’argent alors assurés, il a vécu avec le sentiment d’une impunité totale. Au début des années 1950, par exemple, il confisque leur passeport à deux petites Américaines venues le voir. Il leur prodigue « des gâteries » - quel euphémisme sordide - pendant deux jours avant de leur rendre leurs papiers.

      ...

      Otto Van Rees, un de ses voisins à l’époque du Bateau-Lavoir, a dit de lui : « C’est un horrible Espagnol, un cinglé. Il est peut-être un artiste merveilleusement doué mais il n’a strictement que ses intérêts en vue. Nous étions tous aussi pauvres que des rats et nous nous aidions mutuellement. Picasso ne rendait jamais rien. » Françoise Gilot qui fut une de ses compagnes et lui a donné deux enfants hors mariage a eu aussi ces mots : « Picasso peint avec le sang des autres. » Cela le résume bien. Sa jouissance est prioritaire sur tout, et faire jouir l’autre n’est absolument pas son souci. Je ne pense même pas qu’il ait su que les femmes puissent éprouver du plaisir.

      ...

      L’image de Picasso est celle de la liberté absolue. Or c’était aussi un censeur. Il a fait interdire les mémoires de Fernande et a voulu récidiver quand Françoise a publié son témoignage. Il a également fait interdire de toutes les bonnes galeries parisiennes l’artiste Luc Simon qui lui succédait dans les bras de Françoise.

      ...

      Il aura haï les femmes qu’il a eues au point de les battre et de les enfermer. Marie-Thérèse a employé le mot viol. Françoise a eu une joue percée par une gauloise allumée et ne parlons pas de la tragédie sadomaso avec Dora Maar. Marie-Thérèse et Jacqueline se sont suicidées. Maya, une de ses filles, et Marina, une de ses petites-filles, ont dit des choses sur leur gêne éprouvée gamines… Tous, en particulier ses amantes, n’auront été que des esclaves à son service, n’ayant droit ni au désir ni aux sentiments. Loin de lui, elles peuvent mourir, elles le devraient même. Les seules femmes ayant tenu tête auront été son première mécène Gertrude Stein et Françoise Gilot pour laquelle j’éprouve un immense respect.

      #viol #sadisme #violences_sexuelle #violences_masculine


  • Jean-Luc Godard, Brigitte Bardot und eine Lampe im Lichte der #MeToo-Debatte | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Jean-Luc-Godard-Brigitte-Bardot-und-eine-Lampe-im-Lichte-der-MeToo-Debatte-405

    Statt um Harvey Weinstein, Quentin Tarantino und Dieter Wedel soll es hier primär um zwei Regisseure gehen, die beide einen Film über das Filmemachen gedreht haben. Für den einen, Jean-Luc Godard, war Die Verachtung seine kommerziellste Produktion. Als der andere, François Truffaut, mit Die amerikanische Nacht nachzog warf ihm Godard vor, sich an den Kommerz verkauft und eine Lüge produziert zu haben. Darüber zerbrach die Freundschaft der beiden Mitbegründer der Nouvelle Vague. Die #MeToo-Debatte ist eine gute Gelegenheit, sich Le mépris und La nuit americaine noch einmal anzuschauen und dabei neu zu sehen.

    #film


  • Les « commentaires racistes et xénophobes » d’Albert Einstein | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/163142/albert-einstein-racisme

    Quand on évoque Albert Einstein, on pense « théorie de la relativité », « E=mc2 » ou à la célèbre photo où il tire la langue. La publication en mai dernier des carnets de voyage du physicien théoricien par la Princeton University Press nous en apprend un peu plus sur la « personnalité du siècle » : Einstein était raciste.

    Les journaux d’Einstein documentent ses cinq mois et demi de voyage en Chine, à Singapour, Hong Kong, au Japon et en Espagne entre 1922 et 1923. C’est la première fois que ces écrits sont mis à disposition du grand public. Le scientifique parle de science, de philosophie, d’art et de ses rencontres : « Les Chinois sont des personnes industrieuses, sales et obtuses. Ils ne s’assoient pas sur les bancs pour manger, ils s’accroupissent comme les Européens qui se soulagent dans les bois. Tout ça se passe dans le silence et la pudeur. Même les enfants sont sans âmes et obtus », lit-on dans un des extraits de ses carnets de voyage.

    À LIRE AUSSI Le vol du cerveau d’Einstein
    Une personnalité en inadéquation avec son image publique

    Albert Einstein était connu pour ses actions humanitaires : prix Nobel de physique en 1921, il s’est notamment investi en faveur de la paix et de la coopération internationale. En 1946, lors d’un discours à l’université de Lincoln, ce défenseur des droits civiques avait aussi décrit le racisme comme la « maladie de l’homme blanc ». Pourtant, lui aussi, semble souffrir de cette maladie.

    « Les commentaires racistes et xénophobes dans ses récits sont à l’opposé de son image d’icône humaniste. C’est un choc de lire ses pensées et de les comparer à ses déclarations publiques. Il ne s’attendait pas à ce qu’on les publie », explique Ze’ev Rosenkranz, éditeur et traducteur des carnets de voyage et rédacteur en chef du Einstein Papers Project (système d’archivage qui vise à rassembler tous les écrits du scientifique).

    Ewan Palmer de Newsweek renchérit : « Ces publications nous permettent d’en savoir un peu plus sur la personnalité des célébrités. Pour Einstein, c’est vraiment intéressant de voir une telle différence entre l’image publique et la réalité historique ».

    autres sources cités dans l’article :

    http://www.newsweek.com/albert-einsteins-racist-views-chinese-revealed-previously-unseen-travel-97

    https://www.theguardian.com/books/2018/jun/12/einsteins-travel-diaries-reveal-shocking-xenophobia

    #grand_homme #racisme #imposteur
    Pour le pacifisme d’Einstein voici la lettre qu’il ecrivit à Roosvelt avant l’utilisation des bombes sur Hiroshima et Nagazaki.

    Monsieur,

    Un travail récent d’E. Fermi et L. Szilard, dont on m’a communiqué le manuscrit, me conduit à penser que l’uranium va pouvoir être converti en une nouvelle et importante source d’énergie dans un futur proche. Certains aspects de cette situation nouvelle demandent une grande vigilance et, si nécessaire, une action rapide du gouvernement. Je considère qu’il est donc de mon devoir d’attirer votre attention sur les faits et recommandations suivantes :

    Au cours des quatre derniers mois, grâce aux travaux de Joliot en France et ceux de Fermi et Szilard en Amérique, il est devenu possible d’envisager une réaction nucléaire en chaîne dans une grande quantité d’uranium, laquelle permettrait de générer beaucoup d’énergie et de très nombreux nouveaux éléments de type radium. Aujourd’hui, il est pratiquement certain que cela peut être obtenu dans un futur proche.

    Ce fait nouveau pourrait aussi conduire à la réalisation de bombes, et l’on peut concevoir – même si ici il y a moins de certitudes – que des bombes d’un genre nouveau et d’une extrême puissance pourraient être construites. Une seule bombe de ce type, transportée par un navire et explosant dans un port pourrait en détruire toutes les installations ainsi qu’une partie du territoire environnant. On estime néanmoins que des bombes de cette nature seraient trop pesantes pour être transportées par avion.

    Les Etats-Unis n’ont que de faibles ressources en uranium. Le Canada est assez bien pourvu, ainsi que l’ancienne Tchécoslovaquie, mais les principaux gisements sont au Congo belge.
    Devant cette situation, vous souhaiterez peut-être disposer d’un contact permanent entre le gouvernement et le groupe des physiciens qui travaillent en Amérique sur la réaction en chaîne. Une des possibilités serait de donner cette tâche à une personne qui a votre confiance et pourrait le faire à titre officieux. Cette personne devrait être chargée des missions suivantes.

    a) Prendre l’attache des différents ministères, les tenir informés des développements à venir, faire des propositions d’action au gouvernement, en accordant une attention particulière à la question de l’approvisionnement américain en uranium.

    b) Accélérer les travaux expérimentaux qui sont actuellement menés sur des budgets universitaires limités, en leur apportant un financement complémentaire, si besoin est, grâce à des contacts avec des personnes privées désireuses d’aider cette cause et en obtenant peut-être la
    collaboration de laboratoires industriels disposant des équipements requis.

    J’ai appris que l’Allemagne vient d’arrêter toute vente d’uranium extrait des mines de Tchécoslovaquie dont elle s’est emparée. Le fils du vice-ministre des Affaires étrangères allemand, von Weizsäcker, travaille à l’Institut Kaiser Wilhelm de Berlin, où l’on a entrepris de répéter des expériences américaines sur l’uranium. Voilà ce qui explique peut-être la rapidité de cette décision.

    Sincèrement vôtre.

    https://www.deslettres.fr/lettre-dalbert-einstein-au-president-franklin-d-roosevelt-des-bombes-dun-

    Pour sa misogynie il y a quelques infos en cherchant Mileva Marić

    Ici une lettre qu’il a adressé à Mileva :

    le 18 juillet 1914

    A. Assure-toi

    1) que mes vêtements et mon linge soient tenus en bon ordre et en bon état.

    2) que je reçoive régulièrement mes trois repas dans ma chambre.

    3) que ma chambre et mon bureau soient toujours tenus propres, en particulier, que le bureau ne soit accessible qu’à moi seul.

    B. Tu renonces à toutes relations personnelles avec moi tant qu’elles ne sont pas absolument indispensables à des fins sociales. Plus précisément, fais sans

    1) ma présence à tes côtés à la maison.

    2) mes sorties ou voyages avec toi.

    C. Dans tes relations avec moi, engage-toi explicitement à adhérer aux points suivants :

    1) tu ne dois ni espérer de l’intimité de ma part ni me reprocher quoi que ce soit.

    2) tu dois cesser immédiatement de t’adresser à moi si je le demande.

    3) tu dois quitter ma chambre ou mon bureau immédiatement sans protester si je te le demande.

    D. Tu t’engages à ne pas me dénigrer, en mot ou en acte, devant mes enfants.

    https://www.deslettres.fr/lettre-deinstein-sa-femme-tu-renonces-toutes-relations-personnelles-avec-

    Sur les soupçons d’appropriation du travail scientifique de Mileva par Albert :

    By the end of their classes in 1900, Mileva and Albert had similar grades (4.7 and 4.6, respectively) except in applied physics where she got the top mark of 5 but he, only 1. She excelled at experimental work while he did not. But at the oral exam, Professor Minkowski gave 11 out of 12 to the four male students but only 5 to Mileva. Only Albert got his degree.

    Meanwhile, Albert’s family strongly opposed their relationship. His mother was adamant. “By the time you’re 30, she’ll already be an old hag!” as Albert reported to Mileva in a letter dated 27 July 1900, as well as « She cannot enter a respectable family ”. Mileva was neither Jewish, nor German. She had a limp and was too intellectual in his mother’s opinion, not to mention prejudices against foreign people. Moreover, Albert’s father insisted his son found work before getting married.

    In September 1900, Albert wrote to Mileva: “I look forward to resume our new common work. You must now continue with your research – how proud I will be to have a doctor for my spouse when I’ll only be an ordinary man.“ They both came back to Zurich in October 1900 to start their thesis work. The other three students all received assistant positions at the Institute, but Albert did not. He suspected that professor Weber was blocking him. Without a job, he refused to marry her. They made ends meet by giving private lessons and “continue[d] to live and work as before.“ as Mileva wrote to her friend Helene Savić.

    On 13 December 1900, they submitted a first article on capillarity signed only under Albert’s name. Nevertheless, both referred to this article in letters as their common article. Mileva wrote to Helene Savić on 20 December 1900. “We will send a private copy to Boltzmann to see what he thinks and I hope he will answer us.” Likewise, Albert wrote to Mileva on 4 April 1901, saying that his friend Michele Besso “visited his uncle on my behalf, Prof. Jung, one of the most influential physicists in Italy and gave him a copy of our article.”

    The decision to publish only under his name seems to have been taken jointly. Why? Radmila Milentijević, a former history professor at City College in New York, published in 2015 Mileva’s most comprehensive biography(1). She suggests that Mileva probably wanted to help Albert make a name for himself, such that he could find a job and marry her. Dord Krstić, a former physics professor at Ljubljana University, spent 50 years researching Mileva’s life. In his well-documented book(2), he suggests that given the prevalent bias against women at the time, a publication co-signed with a woman might have carried less weight.

    We will never know. But nobody made it clearer than Albert Einstein himself that they collaborated on special relativity when he wrote to Mileva on 27 March 1901: “How happy and proud I will be when the two of us together will have brought our work on relative motion to a victorious conclusion.”

    Then Mileva’s destiny changed abruptly. She became pregnant after a lovers’ escapade in Lake Como. Unemployed, Albert would still not marry her. With this uncertain future, Mileva took her second and last attempt at the oral exam in July 1901. This time, Prof. Weber, whom Albert suspected of blocking his career, failed her. Forced to abandon her studies, she went back to Serbia, but came back briefly to Zurich to try to persuade Albert to marry her. She gave birth to a girl named Liserl in January 1902. No one knows what happened to her. She was probably given to adoption. No birth or death certificates were ever found.

    https://blogs.scientificamerican.com/guest-blog/the-forgotten-life-of-einsteins-first-wife


  • Les Américains enquêtent sur les liens entre Lafarge/GBL et les groupes terroristes en Syrie. Martin Buxant - 4 Mai 2018 - L’Echo
    https://www.lecho.be/tablet/newspaper/une/les-activites-syriennes-de-gbl-interessent-les-americains/10008983.html

    Cela commence à faire tache du côté de Gerpinnes, le QG de la famille Frère, actionnaire de référence de GBL. Depuis plusieurs mois, le holding financier du baron Albert Frère est dans le collimateur des enquêteurs belges et, singulièrement, du parquet fédéral, la plus haute autorité belge en matière d’antiterrorisme. Celui-ci a ouvert un dossier en novembre dernier et désigné un juge d’instruction pour enquêter sur des faits commis par le cimentier #Lafarge en Syrie – une entreprise dont #GBL est aujourd’hui actionnaire à 9,43% (20% jusqu’en 2015, date de la fusion avec le Suisse Hocim).


    680 millions de dollars
    Deux préventions sont, à ce stade, explorées par les enquêteurs. Financement d’un groupe #terroriste et participation aux activités d’un groupe terroriste. Lafarge a en effet travaillé entre autres avec l’organisation État islamique (EI) et le Front al Nosra (lié à Al-Qaïda) en vue de préserver les intérêts de son implantation de Jalabiya, une usine située à 90 kilomètres de Raqqa, capitale de l’EI. Cette implantation a représenté un investissement de 680 millions de dollars pour Lafarge en 2010.

    Entre 2011 et 2015, des dizaines millions de dollars auraient été versés via différents canaux (commissions, droits de passage, revente de matériel,…) aux groupes terroristes – ceci alors que la Belgique et les forces de la coalition étaient engagées en pleine guerre contre l’EI en Syrie et en Irak.

    D’après une source judiciaire, « les billets de banque retrouvés dans la poche d’un #Abaaoud ou d’un autre provenaient peut-être de Lafarge. C’est de cela qu’il s’agit. C’est ce cercle du financement du terrorisme que l’on doit casser ».

    Le parquet fédéral a donc ouvert un dossier GBL. Dans un premier temps, les Belges se sont contentés d’épauler les autorités judiciaires françaises qui mènent le dossier Lafarge mais le volet belge a pris de l’ampleur, entre autres via des perquisitions et saisies chez GBL mais aussi via la mise sur écoute téléphonique de plusieurs responsables du holding financier.

    L’ampleur du dossier est devenue telle qu’il a aujourd’hui éveillé la curiosité des autorités américaines. Deux agences, le #FBI et le DOJ (Ministère de la Justice), ont demandé l’accès à toutes les pièces des dossiers « syriens » Lafarge/GBL.

    Interrogé, le parquet fédéral n’indique pas si les pièces ont été transmises. Étant donné le haut degré de collaboration antiterroriste entre Belges, Français et Américains, il apparaît peu probable que l’accès au dossier Lafarge/GBL soit refusé aux autorités américaines…
    Une seule question se pose désormais avec acuité aux enquêteurs dans ce dossier : est-il possible que les représentants de GBL au sein de Lafarge aient pu tout ignorer des agissements du cimentier en Syrie en vue de préserver les intérêts de leur usine ?

    Dommages collatéraux
    A ce stade, les documents saisis sont encore en cours d’analyse. « Le degré d’implication et de connaissance des dirigeants de GBL n’est pas arrêté, mais une chose est déjà certaine : on se trouve à tout le moins face à des comportements complètement #immoraux et #anti-éthiques. C’est très grave », selon une source.

    Plusieurs responsables du groupe, dont Gérald Frère, Gérard Lamarche, Thierry de Rudder, Victor Delloye et Albert Frère, ont été mis sur écoute, selon certains compte-rendus consultés par Le Monde.
    D’après plusieurs sources, l’intérêt américain pour le dossier n’est pas encore très clair mais Washington met en avant la théorie des effets, c’est-à-dire que potentiellement les activités de Lafarge en Syrie ont impacté son économie et sa sécurité nationale. Potentiellement, pour Lafarge/GBL, les dommages collatéraux peuvent être importants puisque les Etats-Unis, en vertu des législations antiterroristes, peuvent empêcher certains groupes qu’ils ont dans leur viseur judiciaire de travailler sur leur territoire.

    Autre effet potentiel, souligne un analyste, le Suisse #Holcim pourrait se retourner contre Lafarge/GBL pour ne pas avoir été mis au courant des déboires judiciaires de Lafarge.

    À ce stade, il est peu probable qu’un procès du groupe GBL se tienne en Belgique : la voie privilégiée par les autorités judiciaires belges est de fournir tous les éléments aux Français qui, eux, pilotent le dossier Lafarge.

    Les autorités belges ont fait de la lutte contre la #corruption internationale une priorité. Des trafics de faux passeports aux dossiers d’adoption bidouillés en République démocratique du Congo, jusqu’aux commissions payées en #Syrie. Une directive a été donnée aux enquêteurs de pousser leur travail le plus loin possible.

    « C’est notre enquête interne qui a permis de révéler ces faits »
    Chez GBL, on trouve la pilule judiciaire particulièrement amère et – pour tout dire – injuste. Le holding financier a engagé les services de #Linklaters, un important cabinet d’avocats bruxellois pour défendre ses intérêts. Les conseils du groupe préfèrent s’exprimer off the record mais la ligne de défense est claire : « Le groupe GBL et ses représentants n’avaient strictement aucune connaissance des activités et du mode opératoire de Lafarge en Syrie et actuellement le groupe GBL collabore pleinement et entièrement avec la justice belge. »

    Du côté de GBL, on met l’accent sur le fait que c’est un audit diligenté au sein de Lafarge à la demande expresse de GBL qui est à l’origine des révélations sur les agissements avec l’#État_islamique. Cet audit a été réalisé par le cabinet Baker & McKenzie et toutes les conclusions ont été transmises aux enquêteurs belges et français, insiste-t-on du côté de GBL. « C’est quand même à souligner : c’est nous-mêmes qui avons permis que ces faits soient mis au jour via un travail de bénédictin », dit-on.

    GBL pointe le fait que tous les documents nécessaires ont pu être saisis lors des perquisitions dans les bureaux du groupe. Et les conseils du groupe expliquent ceci : GBL est une holding financière détenant des participations dans une dizaine de sociétés. Le fonctionnement du groupe est celui-ci : GBL délègue des représentants dans les conseils et comités des structures où elle a investi, mais c’est d’abord et avant tout les aspects financiers qui sont scrutés. « Le profil des représentants le prouve, ce ne sont pas des opérationnels. Ils reçoivent des dossiers de la part du management, ils discutent des ordres du jour, mais ils sont actifs sur les points financiers. Nos représentants n’ont évidemment jamais entendu parler de #Daech ou quoi que ce soit et dès que ça a été le cas il y a eu audit interne et transmission des pièces à la justice. »

    La justice estime que certaines pièces et PV sont manquants : « Si des pièces sont manquantes, c’est chez Lafarge, nous n’avons jamais eu accès à ces pièces. » Sur le fait que les comptes rendus de certaines écoutes téléphoniques laissent entendre que des représentants de GBL auraient pu se douter des agissements de Lafarge en Syrie : l’instruction judiciaire est en cours et les avocats du groupe GBL n’ont pas encore eu accès au dossier judiciaire complet et ne peuvent donc prendre position. « Personne chez GBL n’était au courant. Ces informations ne sont pas remontées depuis Lafarge. À présent, c’est à la justice à déterminer qui savait quoi, comment et à quel moment. » Interrogé également, le CEO du groupe GBL Gérard Lamarche assure ne jamais avoir été mis au courant des agissements de Lafarge en Syrie.

    #grand_homme #grand_patron #javel #terrorisme #argent #LafargeHolcim #multinationales #influence #attentats #BNB

    Suite de https://seenthis.net/messages/652093


  • Sur la manière dont on fabrique un #grand_homme - Pierre Rissient
    Je découvre Pierre Rissient, beaucoup d’articles font son éloge funèbre en insistant sur le fait qu’il a co-produit le seul film réalisé par une femme et doté d’une demi palme d’or à Cannes.
    On apprend que cet homme etait pote avec Tarantino et Scorces et on parle du festival de cannes post-weinstein. Du coup je me demande quelles relations avait ce Pierre Rissant avec Weinstein le serial-violeur. Au passage je rappel que le tag #balancetonporc à été crée car le porc était le nom que les actrices donnaient à Weinstein à Cannes.

    C’est impossible que ce Pierre Rissient ignore ce que faisait Weinstein. En cherchant des infos sur les liens entre Rissant et Weinstein je trouve ceci daté de 2008 (ca donne un indication sur le lien entre les porcs et weinstein au passage) :

    Il y a trois ans, ils claquaient la porte de Disney, lui laissant leur société Miramax - et son extravagant catalogue de films. Depuis, les frères Weinstein n’étaient plus réapparus à la lumière. Mais leur dernier film, Zack and Miri Make a Porno, vient de faire un tabac au festival de Toronto. Les Weinstein, producteurs mythiques du cinéma américain des années 1990, sont peut-être de retour.

    Nés en 1952 et 1954, Harvey et Bob font leur entrée dans le septième art en 1979, à l’aube de l’ère des blockbusters. Le nom de leur société - Miramax - est un hommage à leur mère Miriam et à leur père Max, un tailleur de diamants qui avait combattu en Egypte pendant la seconde guerre mondiale avant de soutenir la cause sioniste.

    Elevés dans le Queens dans des conditions modestes, les deux frères ont grandi dans le culte de la famille Kennedy, mais aussi de la fratrie. Malgré des disputes parfois violentes, ils ont toujours travaillé main dans la main. Véritable cinéphile, doté d’une agressivité très hollywoodienne, Harvey, le plus grand (et le plus gros) des deux, le plus extraverti aussi, s’occupe directement des films.

    Il est aussi le plus redouté - notamment pour sa violence légendaire. Une réputation qui lui vaut d’être caricaturé par Tom Cruise dans Tropic Thunder, le film de Ben Stiller dont la sortie française est prévue le 15 octobre.

    Certains cinéastes le détestent. Sa tendance assumée à couper dans les films lui vaut le doux surnom d’"Harvey Scissorhands", référence au film Edouard aux mains d’argent, dans lequel Johnny Depp porte une paire de ciseaux en guise de mains.

    Mais Harvey est un séducteur sans pareil. Doublée d’une grande intelligence et d’un sens aigu de la communication, son agressivité devient un atout quand il s’agit de défendre un film. « La première fois que je l’ai rencontré, se souvient Vincent Maraval, patron des ventes internationales chez Wild Bunch, il voulait nous acheter Delicatessen. On ne le connaissait pas et on n’avait aucune intention de le lui vendre. Pour nous prouver sa motivation, il est parti puis est revenu déguisé en boucher, avec une tête de cochon sous le bras ! On a fini par lui laisser le film... »

    Quant à ses interventions sur la table de montage, elles relèvent, pour certains, d’un instinct très sûr. Pierre Rissient, qui fut membre du comité de sélection du Festival de Cannes et travailla avec Harvey sur La Leçon de Piano, de Jane Campion, et Little Buddha, de Bernardo Bertolucci, témoigne : « Quoi qu’on pense de Little Buddha, le film se tenait mieux après ses suggestions. Dans sa génération, Harvey est un des seuls à être compétent. »

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/cinema/article/2008/09/13/les-freres-weinstein-refont-leur-cinema_1094856_3476.html#KjWTXQQgzcvdDbW0.9

    Du coup le « féminisme » de Rissient me semble assez particulier car si d’un coté il a co-produit le seul film réalisé par une femme (et du coup je me demande si cette co-palme est pas finalement un cadeau fait à Rissient par ses potes quetards de cannes), Bertolucci est notoirement connu pour le viol de Maria Sheinder
    https://www.lesinrocks.com/2016/12/04/cinema/dernier-tango-a-paris-bertolucci-reconnait-organise-viol-de-comedienne-m
    Et j’ai pas vu Lillte Bouddha mais le pitch fleur un peu le supremacisme blanc, le sauveur blanc et le colonialisme.

    Alors on a des articles élogieux pour un mec totalement inconnu du publique et on efface son amitié avec Weinstein, Tarantino (qui agresse aussi ses actrices en les étranglant jusqu’à l’évaouissement), Bertolucci... pour en faire un pseudo féministe à demi-mots

    Weinstein a co-produit la lecon de piano (un film très douteux du point de vue féministe soit dit en passant, ca m’étonne pas que Weinstein ai produit cet érotisation du chantage sexuel).

    L’institut lumière qui fait la comm pour l’hagiographie de cet inconnu mentionne le nom de son épouse Yung Hee et là j’aimerais bien savoir quelle est la différence d’age entre ce Pierre Rissient et son épouse. J’ai pas trouvé d’infos à ce sujet mais j’ai comme l’impression qu’elle n’a pas 81 ans.

    Bref hier au détour d’un article sur la vieillesse chez les 68tards je tombe sur un exemple de la manière dont la mémoire d’une féministe est faite en 2018 :

    https://seenthis.net/messages/692095
    « Le féminisme radical de Thérèse, sa vision très politique, un peu mégalo et autocratique, n’ont pas toujours facilité les choses, créant des conflits incessants non seulement avec la mairie, mais aussi avec les femmes du projet (un premier groupe a d’ailleurs explosé dès 2011). »

    Au passage je relève l’absence de sororité de cette journaliste qui installe une image très négative de Thérèse Clerc tandis que les hagiographes de Pierre Rissient sont des hommes. C’est peut être un hasard mais cette absence de sororité est un problème pour l’historicisation des femmes et la mémoire en particulier des féministes (qui vont toujours trop loin)

    Les inrock révèlent un peu plus qui est ce Rissient, un gros masculiniste aux tendances extrème droitières : https://www.lesinrocks.com/2018/05/06/cinema/pierre-rissient-disparition-dun-activiste-cinephile-111080076

    Dans ce cinéma, ils avaient établi un fameux carré d’as : Raoul Walsh, Otto Preminger, Fritz Lang et Joseph Losey. Des cinéastes qui ne faisaient pas dans le sentimentalisme ni n’abusaient d’ornementations stylistiques gratuites, menant leurs récits de manière sèche, autoritaire, dans un style sobre qui ne prenait jamais le pas sur le récit et l’action. Des cinéastes également portés vers la masculinité, dans leurs thèmes ou leur esthétique, point sur lequel insistaient les macmahoniens ce qui leur valut des soupçons de sympathies droitières, voire pire.

    Les inrock disent que bien sur c’etait pas un vrai, mais les inrock adorent faire la pub de Cantat et Orselan du coup si les inrock disent que c’est pas un fasciste masculiniste c’est que c’en est un. Il était peut être pas fascite sur tous les plans, mais il y beaucoup d’élément pour dire qu’est c’était un facho de la bite, un mussolinien du zob, un pinochien de la pine, c’est à dire un masculiniste.

    Du coup ca explique le si faible nombre de réalisatrices selectionnées à cannes puisque c’est ce type affreux qui fait des films « éxotico-érotique aux phillipines » (erk !) qui choisissait les films de ce festival misogyne.

    Et du coup cette année, pour la première session de cannes post-weinsteins le festival est dédié à cet homme qui faisait l’éloge de Weinstein.

    #legende_noire #legende_blanche #historicisation #fraternité #fratriarcat #féminisme #cannes #culture_du_viol #mémoire #amnesie #weinstein #balancetonporc #masculinisme


  • Le Dr Asperger a « activement coopéré » avec les nazis, selon une étude
    http://www.lefigaro.fr/international/2018/04/19/01003-20180419ARTFIG00221-le-dr-asperger-a-activement-coopere-avec-les-nazi

    Après huit années de recherche, un historien de la médecine a publié, ce jeudi, une étude montrant que le célèbre pédiatre autrichien, qui a donné son nom à une forme d’autisme, a participé au programme d’euthanasie du Troisième Reich, ainsi qu’aux « politiques d’hygiène raciale ».

    Le pédiatre autrichien Hans Asperger, qui a donné son nom au syndrome d’Asperger - une forme d’autisme comprenant des troubles des interactions sociales ou de la communication -, a « coopéré activement » avec le programme nazi d’euthanasie, selon une nouvelle étude publiée ce jeudi. « Asperger a fait en sorte de s’adapter au régime nazi et a été récompensé avec des perspectives de carrière pour ses manifestations de loyauté », écrit dans cette étude Herwig Czech, historien de la médecine à l’Université de médecine de Vienne, après huit années de recherche.

    Le Dr Asperger (1906-1980) « a légitimé publiquement les politiques d’hygiène raciale y compris les stérilisations forcées et a coopéré activement, à plusieurs occasions, au programme nazi d’euthanasie d’enfants », poursuit-il. S’il a adhéré à plusieurs organisations affiliées aux Nazis, le célèbre médecin n’a pas pour autant été membre du parti national-socialiste lui-même, précise l’étude publiée dans le journal en accès libre Molecular Autism .

    Pour mener à bien ses recherches, Herwig Czech explique avoir consulté de nombreuses publications dont des documents d’archives jusqu’alors inexploités, y compris les dossiers personnels du docteur et des études de cas de ses patients. Il cite un document nazi de 1940 selon lequel Asperger « était en conformité avec les idées national-socialistes sur les questions de race et les lois sur la stérilisation ». Le Dr Asperger a affiché son allégeance aux principes fondamentaux de la médecine nazie lors de conférences publiques. Après l’annexion de l’Autriche par les nazis en mars 1938, il s’est notamment mis à signer ses rapports de diagnostic avec la formule « Heil Hitler ».

    Selon l’étude, le docteur Asperger a recommandé le transfert de deux fillettes, âgées respectivement de deux et cinq ans, au fameux centre Am Spiegelgrund situé à l’intérieur de l’hôpital psychiatrique Steinhof de Vienne. C’est dans ce centre que sont morts près de 800 enfants dépourvus de « pureté raciale » et d’« intérêt héréditaire », tués notamment par empoisonnement. Les deux fillettes, qui faisaient partie des victimes, étaient officiellement mortes de pneumonie.

    Le docteur Asperger a également fait partie d’une commission chargée de décider du sort de quelque 200 malades dans le département pour enfants d’un autre hôpital, dont 35 qualifiés d’« inéducables » qui sont morts par la suite, selon l’étude.

    #grand_homme #eugenisme #nazisme


  • Pour Rose McGowan, Karl Lagerfeld est un « dinosaure misogyne » - La Parisienne
    http://www.leparisien.fr/laparisienne/actualites/people/pour-rose-mcgowan-karl-lagerfeld-est-un-dinosaure-misogyne-17-04-2018-766

    « Si vous ne voulez pas qu’on vous tire la culotte, ne devenez pas mannequin ! Rejoignez plutôt l’union des Ursulines. Il y aura toujours une place pour vous au couvent. Ils recrutent même ! » avait lâché Karl Lagerfeld au magazine Numéro à propos du mouvement #MeToo qui dénonce le harcèlement et les violences sexuelles.

    Des propos qui ont mis hors d’elle Rose McGowan, très engagée dans le mouvement né des suites de l’affaire Weinstein puisqu’elle avait été la première à avoir affirmé publiquement avoir été violée par le producteur. L’actrice de 44 ans a donc répondu au directeur artistique de Chanel via les réseaux sociaux.
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    En légende d’une photo postée sur Instagram où elle pose aux côtés d’une bonne soeur, l’actrice américaine née en Italie a écrit : « Karl Lagerfeld s’en prend au mouvement #MeToo : « Si vous ne voulez pas qu’on vous tire la culotte, devenez bonne soeur ». Karl, j’ai vu vos propos dégoûtants hier soir. Je me suis sentie sale. Ce matin, j’ai rencontré soeur Irène et je me suis sentie légère. Je suis certaine que soeur Irène vous pardonnera d’être un dinosaure misogyne mais moi, je pense que vous être une âme méchante, étriquée et noire et je ne vous pardonnerai pas. Vous avez fait tellement d’argent grâce aux complexes des femmes, il est temps pour vous de disparaitre dans le coucher de soleil misogyne ». Un message accompagné du hashtag « Boycott Chanel ».

    « J’en ai ras le bol »

    Dans une interview livrée au magazine de mode Numero le mois dernier, le créateur avait donné son avis sur le mouvement #MeToo : « J’en ai ras le bol. Et puis je ne mange pas de porc. Ce qui me choque, c’est que toutes ces starlettes ont mis vingt ans à se rappeler les événements ».

    Le créateur a surenchéri en expliquant : « J’ai lu quelque part qu’il fallait maintenant demander aux mannequins si elles étaient à l’aise lorsqu’elles posaient. C’est la porte ouverte à toutes les fenêtres : à partir de ce moment-là, en tant que créateur, vous ne faites plus rien ».

    C’est pas que cet ordure de Lagerfeld m’interesse mais je relève ce qu’il dit du "créateur" et de sa nessessité à traiter les models comme du bétail pour faire de lard. Comme si une vrai création devait obigatoirement comporter de la violences misogyne pour avoir de l’interet.
    Lagerfild n’est pas cannibal, il ne mange pas de porc, mais son boulot c’est de nourrir les porcs avec la haine des femmes.

    #violophilie #mode #créateur #grand_homme #misogynie #masculinité #masculinisme #backlash #femmes