• Pope Francis Weighs Adding ‘Ecological Sin’ to Church Teachings - WSJ
    https://www.wsj.com/articles/pope-francis-weighs-adding-ecological-sin-to-church-teachings-11573839966

    He noted that bishops from the Amazon region meeting at the Vatican in October had defined ecological sin as an “action or omission against God, against others, the community and the environment. It is a sin against future generations and is manifested in the acts and habits of pollution and destruction of the harmony of the environment.”

    #climat #pape #péché #pollution #environnement

  • #Polanski : l’homme, l’artiste et la critique

    Vendredi dernier, une nouvelle accusation de #viol contre Roman Polanski a mis un terme prématuré à la promotion de son nouveau long métrage, exercice délicat en pareilles circonstances. Jean Dujardin et Emmanuelle Seigner ont notamment annulé leur venue au JT de TF1 et à l’émission Boomerang sur France Inter. Les révélations de Valentine Monnier ne sont pas seulement embarrassantes pour le cinéaste et les comédiens de J’accuse. Deux semaines après le témoignage d’Adèle Haenel, elles acculent aussi la presse culturelle à une nécessaire remise question.

    Dans la tourmente, la critique s’accroche encore à son mantra : il faut distinguer l’homme et l’artiste. Dans les médias, la séparation s’opère par rubriques – les affaires à l’info, le cinéma à la culturelle. « Il y a l’homme et il y a le film, et la rédaction de France Inter fait son boulot par rapport aux accusations portées contre l’homme », tranchait sa directrice Laurence Bloch. Parti pris pour le moins surprenant, quand la politique des auteurs chère à la critique promeut les analyses biographiques. Chaque article souligne ainsi que ce film sur l’affaire Dreyfus est l’œuvre d’un cinéaste juif dénonçant l’antisémitisme, mais la plupart ignorent ou réfutent le parallèle évident avec la situation judiciaire et médiatique de Polanski – alors que lui-même encourage à mots couverts une telle lecture (lire notre exergue).

    Une critique schizophrène continue ainsi à célébrer aveuglément le cinéaste, toujours poursuivi par la justice étasunienne pour le viol de Samantha Geimer en 1977 et accusé de faits similaires par une dizaine de femmes depuis 2010. Une position devenue indéfendable après les enseignements de MeToo et l’électrochoc Haenel. Taire la « part d’ombre » de Polanski, ou refuser de la voir dans ses films, participe à la culture du viol, qui nie la parole des victimes et accorde l’« immunité artistique » aux créateurs de génie. Il faut en prendre conscience – ou l’assumer.

    Auteure d’un article dithyrambique sur Jean-Claude Brisseau1 en mai dernier, Camille Nevers semble l’avoir compris aujourd’hui : « Les planètes se sont alignées on ne sait par quelle belle aberration, des forces et des coïncidences se sont liguées pour nous empêcher, nous critiques aux mains blanches, de traiter sereinement la sortie de J’accuse en salles – son évaluation en tant que plus ou moins bon film dont le commentaire devrait se contenter. On peut toujours faire comme si, mais il faut beaucoup se contorsionner maintenant, ou y mettre beaucoup de dédain obstiné, pour feindre qu’il ne se passe rien à côté – et dedans. »

    https://lecourrier.ch/2019/11/14/polanski-lhomme-lartiste-et-la-critique

  • La manière de posé une question selon que vous serez faible ou puissant.


    Chez liberation on se demande ;

    Alain Finkielkraut a-t-il appelé à « violer les femmes » lors d’un débat sur LCI ?

    et

    Pourquoi le cri « Allahu akbar » a-t-il été scandé pendant la marche contre l’islamophobie ?

    Alors que libé aurais tout aussi bien pu se demander :

    Pourquoi Alain Finkielkraut a-t-il appelé à violer les femmes lors d’un débat sur LCI ?

    ni

    Est-ce que le cri « Allahu akbar » a-t-il été scandé pendant la marche contre l’islamophobie ?

    Pourtant Finkielkraut a bien fait appel au viol et apologie du viol avec circonstances aggravante de viol par conjoint. Il est donc passible de poursuite pour appel au crime contre un groupe discriminé.
    Mais Libé prend la défense de Finkielkraut qui est plus puissant que les femmes et Mme De Haas réunis.

    Dans la vidéo de 16 secondes intégrée à ce tweet, on entend juste Alain Finkielkraut, phallosophe, dire à Caroline De Haas, militante féministe : « Je dis aux hommes : "Violez les femmes !" D’ailleurs, je viole la mienne tous les soirs. » Le montage de cette vidéo ne permet pas de saisir la dimension « ironique » des propos du philosophe, qu’on comprend en écoutant l’intégralité de la séquence.

    Non seulement c’est un délit d’appeler au crime mais Finkielkraut par sa fonction d’académicien à une portée officiel. Ses propos engagent la république puisque ce délinquant misogyne et raciste est subventionné grassement par nos impôts.

    Pour l’ironie ca ne change rien, la loi ne dit pas que l’ironie autorise les appels au crime.

    Rappel de la loi :

    Seront punis des peines prévues à l’alinéa précédent (un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ) ceux qui, par ces mêmes moyens, auront provoqué à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre ou de leur handicap ou auront provoqué, à l’égard des mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7 du code pénal.

    #humour #culture_du_viol #violophilie #masculinisme #appel_au_viol #académie_française #sexisme_d'état #phallosophe

    • Oui @martin4 d’où mon tag #sexisme_d'etat
      J’ajoute que le ministère de la culture recrute depuis 10 ans son personnel féminin avec une épreuve scatologique. Or après les signalements ni ce ministère si Sciappa n’ont désapprouvé et même après les révélation de la presse, le ministère ne récuse pas cette politique de recrutement et Sciappa ne répond pas plus. Je sais pas ce qu’en penserait Dreyfus mais je sais que si Libé dénonce d’un coté les féminicides et médiatise la politique de recrutement du ministère de la culture, #en_même_temps Libé trouve super drôle ce que dit Finkielkraut tout en oubliant étrangement de rappeler les limites que la loi pose à la #liberté_d'expression . Pour Finki, le minimum serait qu’après de tels propos, il soit viré de l’académie française.

    • Pour Finkielkraut (et d’autres) je pense qu’il est important de parler de « #Militant_pédophile_d'extrême_droite »

      Sur Finkielkraut et son militantisme pédophile :
      - Sur l’affaire Polanski, il ne cesse de minimiser le caractère enfantin de la victime (il compte les mois « 13 ans et 9 mois », il s’intéresse aux menstruations de la victime, il souligne qu’elle avait un « petit ami » (de son age) avec qui elle avait eu une ou deux relations sexuelles)
      - En 1977 avec Pascal Bruckner, il soutien Tony Duvert qui fait l’apologie de la pédophilie et considère que dès 10 ans un enfant peut avoir des relations sexuelles avec un adulte sans problème.

    • Amusant de constater qu’il y a une page consacrée au « gauchisme » sur Wikipédia.

      Gauchisme — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Gauchisme

      Au milieu des années 1970 des provocations sociétales touchant à la pédophilie ont été lancées mais dans les milieux et cénacles littéraires et mondains, par des auteurs distincts du gauchisme, les écrivains Tony Duvert et Gabriel Matzneff, quasiment au même moment. Le seul gauchiste à leur emboiter directement le pas sera Daniel Cohn-Bendit, même si en 1977 Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut, dans Le Nouveau Désordre amoureux62,63, vont aller jusqu’à déplorer en 1977 la réprobation déclenchée par le livre de Tony Duvert, allant jusqu’à inciter à le lire.

    • Le cas est un peu tendancieux puisqu’il se défend justement d’appeler à violer en mettant en scène sa caricature appelant à violer. Une chose est sûre, le récit par Libé, aussi complaisant soit-il, est déjà gerbant : des mecs du côté du manche défendent le droit de marcher sur les personnes de groupes sociaux minoritaires ou minorisés. Et tous les mecs qui défendent sur Twitter avec des super arguments : « Mais c’est de l’humouuureuh ! »

      Ça n’est pas de l’humour, l’humour étant destiné à faire rire alors que cette énonciation un peu tordue avait pour but de choquer Caroline De Haas (je suis trop loin de mes études de linguistique pour dire de quoi il s’agit mais des énonciations ambiguës ne font pas une blague ni réciproquement, c’est autre chose).

      J’ai un peu hésité et puis j’ai fini par rapporter les faits au CSA. Justement, et ça a fini de me convaincre, parce que le CSA ne prend pas les plaintes pour des propos interdits par la loi mais pour tout ce qui passe en-deçà et témoigne d’un manque du respect basique pour les gens et leur intégrité corporelle et mentale dans cette société. Parce que c’est le public qui attribue des fréquences, voire des subventions, donc on peut estimer que le public a droit de regard sur ce genre de salauderie.

      D’autre part j’ai noté ici https://seenthis.net/messages/806932 que Finkielkraut est le premier à se plaindre de gérontophobie quand on s’attaque à sa situation de mâle en fin de carrière et au sommet de son pouvoir (ici de sa capacité de nuisance). Il comprend très bien ce qu’a de toxique la haine pour un groupe... à condition qu’il en fasse partie !

    • Je ne voie pas ce qui pourait faire pensé que Finki ne viol pas sa compagne tous les soirs. C’est plutot inimaginable qu’une femme consente à du sexe avec ce sphincter incontinent. J’en profite pour dire aux femmes de châtrer les hommes et de commencer par Finki, ca le fera surement bien rigoler.

    • Question de budget ? Dans l’émission sur le vieillissement où ils sont entre mâles à se féliciter de leur grande sagesse et que la société (dont la recherche médicale) soit à leur service, ils avouent que leur sexualité est sous perfusion de Viagra.

      Cette sortie ne signifie ni que Finkielkraut viole ni qu’il ne viole pas sa femme, mais bien qu’il s’en fiche et qu’il souhaite garder le privilège de ne pas y réfléchir. Elle m’a fait penser au début de Coïts (Intercourse) d’Andrea Dworkin. Elle raconte que Léon Tolstoï hait le sexe mais que de temps en temps il est submergé par sa libido, qu’il n’imagine pas satisfaire autrement qu’en violant sa femme. Il se vidange dans son corps comme si c’était une chose, sa chose, puis la regarde comme un tas de merde... jusqu’à la prochaine fois. Non, il ne la viole pas tous les soirs mais il la viole et tout le monde s’en fiche à part une poignée de féministes et pro-féministes.

      Tous les mecs de cette émission se sont comportés comme de merdes assises sur leur privilège de blesser les autres. Ce sont des raclures et pas un n’est venu à l’aide de Caroline De Haas qui ne représentait pas que le féminisme mais aussi la simple décence.

    • Lorsqu’il lance à la cantonade "Violez, violez, violez ! Je dis aux hommes : violez. D’ailleurs, je viole ma femme tous les soirs", Alain Finkielkraut sait qu’il s’adresse à une victime de viol. Il sait aussi qu’à l’instant où il prononce - éructe - cette phrase, des dizaines de milliers de victimes de viol le regardent.
      ...
      La parole est « normatrice », elle est un agent actif sur la société. Elle agit sur les mentalités et sur les comportements. Je suis très étonnée depuis mercredi de voir des journalistes m’expliquer que c’était du 2nd degré donc au final, ce n’est pas si grave. Ces personnes travaillent pour des médias. Ils passent leurs journées à écrire et, pour certain.e.s, à parler à la radio ou à la télé.

      Ils n’ont pas conscience de la puissance d’un mot, d’un écrit, d’une parole ?

      Les mots, qu’ils soient prononcés au 1er ou 2ème degré, agissent. Différemment, sans doute. Mais ils agissent quand même. Quand un homme se moque à la télévision d’une militante féministe qui rappelle le nombre de femmes victimes de viol en France, il ne se moque pas seulement d’elle. Il se moque de ses propos. Il se moque du sujet. Il se moque du viol.

      Il légitime au final l’oncle ou le neveu qui expliquera lors d’un prochain repas de famille que franchement, « on parle trop de cette question », que « ça va deux minutes », que « y a pas tant de viols que ça en France ». Et Alain Finkielkraut, volontairement ou pas, participe de fait à verrouiller un peu plus ce secret qu’on essaye, contre vents et marées, de lever.

      https://blogs.mediapart.fr/carolinedehaas/blog/151119/le-viol-alain-finkielkraut-et-le-deni

    • Merci Antonin de citer l’analyse qu’a fait Dworkin de l’hypocrisie sexuelle de Tolstoï (à partir de ses propres écrits et de ceux, plus discrets mais plus émouvants de Sophie Andreievna Tolstoi). COïTS met également en scène d’autres viols iconiques dans les écrits d’écrivains mâles couronnés : Tennessee Williams, Isaac Bashevis Singer, Diego Rivera, James Baldin, Kôbô Abé et beaucoup d’autres. (https://scenesdelavisquotidien.com/2019/03/06/dworkin-aujourdhui-a-propos-de-sa-preface-a-intercourse-coit)

    • « Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne, Danièle Obono, députée de Paris, Uga Bernalicis, députée du Nord et Bénédicte Taurine, députée de l’Ariège du groupe la France insoumise ont saisi aujourd’hui [vendredi] la procureur de la République de Paris sur la base de l’article 40 du code de procédure pénale, pour les propos tenus par l’époux de Sylvie Topaloff le 13 novembre 2019 lors de l’émission La grande confrontation sur LCI », expliquent-ils.

      http://www.leparisien.fr/societe/propos-de-finkielkraut-sur-le-viol-quatre-deputes-lfi-saisissent-le-procu

      Les quatre Insoumises « considèrent que ces propos peuvent constituer un délit aux termes de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 » portant sur la provocation « à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre ».

    • Je trouve significatif que les hommes de droite - ce qu’est clairement Finkielkraut malgré une réputation acquise à gauche - instrumentalisent aussi cavalièrement les femmes, pas seulement la leur, mais celles de tous leurs auditeurs. Relire Dworkin ("Les Femmes de droite") à propos de la fausse sécurité promise aux femmes par les idéologues conservateurs-trices. « Il était une pomme » en a fait une série de vidéoclips : https://www.youtube.com/watch?v=yPkEd7vd0lI

    • Merci pour « il etait une pomme » @martin4

      Ici une déclaration sur les enfants de 16 ans malléables et influencables :

      « Je trouve lamentable que des adultes s’inclinent aujourd’hui devant une enfant. Je crois que l’écologie mérite mieux, et il est clair qu’une enfant de 16 ans, quel que soit le symptôme dont elle souffre, est évidemment malléable et influençable.

      https://www.ladepeche.fr/2019/09/20/alain-finkielkraut-tire-a-boulets-rouges-sur-greta-thunberg,8427127.php

      et ici une déclaration répété chez pujadas par le même sur les adultes de 13 ans et 9mois

      J’ai rappelé les faits, (...) cette jeune fille, qui avait en l’occurence 13 ans et 9 mois, elle n’était pas impubère, elle avait un petit ami (...)

      Ce qui implique que si une fille est pubère il ne peu plus y avoir de viol. Ca implique aussi que si une fille pubère est consentante un jour pour du sexe avec un garçon ou un homme alors elle est consentante pour toute pratique sexuelle avec n’importe quel homme n’importe quand, n’importe ou. C’est encore plus grave que ce que les analyses en disent. Ce que Finki défend comme idée c’est qu’une fille qui a passé la puberté n’est pas violable, une fille qui as un petit ami non plus... Il pense exactement comme les talibans qu’il prétend combattre.

      En 2009 il ajoutai aussi :

      « C’était une adolescente qui posait dénudée pour Vogue homme. Et Vogue homme n’est pas un journal pédophile.
      C’est quand même une chose à prendre en considération. »

      Sinon je me demande si Finki rigolerais dans le cas ou un antisémite noroire s’amusait à dire « Je dit aux goys, gazez, gazez, gazez les juifs. D’ailleurs je gaze un juifs chaque soirs. » pour se dédouaner d’être antisémite. Mais pas de pbl pour dire de la misogynie pour se défendre d’être misogyne. Ca me rappel mon ancien proprio qui me disait « Je suis pas raciste moi, je loge une négresse au 3eme ! »

      Par rapport à l’ironie et au 2nd degrès. Ce mode de communication exige une connivence entre les parties communicantes. Pour que le second degrés sois compris il faut de la connivence avec la ou les personne·s à qui s’adresse ce discours.

      https://www.youtube.com/watch?v=F9IOU0lB8j8

      Or Finki prétend faire de l’ironie sur le viol avec une victime de viol qui est face à lui, et il sais qu’il est regardé par des milliers de victimes de viol il ne peu donc absolument pas se faire valoir d’une connivence avec ses interlocutrices, les seuls avec qui il pourrait avoir de la connivence ce sont les agresseurs sexuels et leurs complices. Pour que Finki ai le droit à l’ironie, il faudrait qu’il n’ai jamais tenu de propos sexistes par le passé, qu’il n’ai jamais défendu de violeurs et qu’il prouve qu’il n’as jamais violé. Or Finki est un habitué du discours misogyne pro viol. Il a défendu le fait que toute fille qui passe la puberté ne peu plus refusé son consentement (ainsi que toute fille pubère qui a un petit ami ou/et qui a posé nu sur une photo un jour) et enfin vu sa conception du viol (une fois pubère les femmes n’ont plus le choix) il est plus que probable que Mme Topaloff en ai déjà subi de nombreux.

    • @tintin les sources sont multiples, mais je n’ai pas pu vérifier dans le livre écrit par Alain Finkielkraut et Pascal Bruckner (en soit, ces deux noms accolés c’est déjà un film d’horreur) dans « Le Nouveau Désordre amoureux » en 1977 et ré-édité en poche récemment. https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Finkielkraut#La_%C2%AB_pens%C3%A9e_68_%C2%BB,_le_progressisme_et Le lien de Big Grisly https://fr.wikipedia.org/wiki/Gauchisme#Les_provocations_soci%C3%A9tales semble provenir de la même source c’est à dire #Michel_Onfray (personne que je trouve tout autant critiquable que Finkielkraut) dans son livre « L’autre pensée 68 : Contre-histoire de la philosophie ». Onfray écrit :

      https://books.google.fr/books?id=261ODwAAQBAJ&lpg=PT18&dq=Pascal%20Bruckner%2C%20p%C3%A9tition%

      "Loin de l’empire des adultes sur le sexes des enfants, le narrateur tient ce propos dont on peut imaginer qu’il est celui de l’auteur du livre : « Aimer un enfant, c’est lui permettre d’accéder sans heurt, par la voie de l’affection et du savoir, à une émotion, à une sensibilité et à une conscience dont l’amour ne saurait se passer pour rayonner de cette humanité à laquelle nos sociétés lui permettent rarement de parvenir » (75) — nous sommes loin des thèses de #Pascal_Bruckner et #Alain_Finkielkraut qui, dans "Le Nouveau Désordre amoureux" (1977), invitaient à ce que leurs lecteurs s’inspirent des livres du pédophile #Tony_Duvert dont ils déploraient qu’ils « provoquent le scandale : ils devraient susciter des vocations, dessiller les yeux » (au Seuil, page 266). En 1979, dans "Au coin de la rue, l’aventure", les deux compères [Bruckner et Finkielkraut] récidivent en écrivant : « Désirez-vous connître l’intesité des passions impossibles ? Éprenez-vous d’un(e) enfant » (ibid, 91)..."

      Et samedi dernier encore, tranquillement lors de son émission Répliques où il avait invité #Laurent_Dandrieu (de #Valeurs_Actuelles) et #Antoine_Guillot (de #France_Culture) :

      https://archive.org/details/finkielkraut16novembre2019franceculture

      Alain Finkielkraut :
      « On est pédophile lorsqu’on veut, lorsqu’on désire des jeunes filles impubère. Quand elles sont pubères ce n’est plus de la pédophilie, cela peut être condamnable etc. mais à ce moment-là il faut utiliser le vocabulaire qui convient. »

      Laurent Dandrieu :
      « Je pense qu’en fait le seul cas où on pourrait, éventuellement, repousser et rejeter une oeuvre artistique en raison des comportements scandaleux de son auteur, serait le cas où l’oeuvre sert justement à l’auteur pour justifier son comportement scandaleux. Un pédophile qui fairait une oeuvre qui fasse l’apologie de la pédophilie, là effectivement, il y aurait un problème évident à apprécier cette selon des critères purements artistiques. Il me semble absolument évident que dans le cas de Woody Allen on n’est absolument pas dans ce cas de figure là. »

      Alain Finkielkraut :
      « Alors il est vrai que, quand même, nous avons beaucoup changé de contexte parce qu’il y a un auteur qui a fait ça, très admiré dans les années 1970, et peut-être pas tout à fait pour rien, c’était Tony Duvert. Tony Duvert dans "Quand mourut Jonathan" a fait en effet l’apologie de la pédophilie. Mais bon, voilà, c’était... autres temps autres moeurs. »

      Ou encore dans l’ouvrage de #Malka_Marcovich dans son livre « L’autre héritage de 68. La face cachée de la révolution sexuelle » (Albin Michel)

      https://www.letemps.ch/societe/revolution-sexuelle-mai-68-genere-un-tourbillon-dabus

      "D’ailleurs les « nouveaux philosophes reconnaissaient toute la pertinence des livres de Tony Duvert et de son apologie de la sexualité avec les enfants, qui devait selon eux « stimuler, susciter des vocations, dessiller les yeux » (dixit Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut dans Le Nouveau Désordre amoureux)."

    • Concernant la « définition de la pédophilie selon Alain Finkielkraut » on peut noter sa constance depuis au moins 1977 à défendre ce que nous appelons la pédophilie mais lui appelle des « relations sexuelles avec des jeunes filles pubères ».

      Pour moi Alain Finkielkraut procède à une réification des filles puisqu’il réduit celles-ci à un assemblage mécanique, la puberté , il nie la pertinence de la prise en compte de leur développement moral, psychologie, émotionnel, cognitif, intellectuel et social pour définir leur enfance.

      Alain Finkielkraut va ainsi à l’encontre

      – de la définition de l’ONU formalisée dans l’article 1er de "La Convention relative aux droits de l’enfant" :

      « _Au sens de la présente Convention, un enfant s’entend de tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable ._ »

      https://www.unicef.fr/sites/default/files/convention-des-droits-de-lenfant.pdf

      – de la définition légale française https://www.dictionnaire-juridique.com/definition/minorite.php

      "la « minorité ». est le nom donné au statut juridique que la loi attache à la situation juridique de la personne qui, en France, n’a pas atteint l’âge de 18 ans."

      La majorité sexuelle étant acquise à partir de 15 ans : https://www.planning-familial.org/fr/majorite-sexuelle-quelle-majorite-sexuelle-446

      ""Le fait, par un majeur, d’exercer SANS violence, contrainte, menace NI surprise une atteinte sexuelle sur la personne d’un mineur de 15 ans est puni de cinq ans d’emprisonnement et 75 000€ d’amende"

      – Je n’ai pas trouvé de définition claire de l’enfance selon l’Organisation Mondiale de la Santé, mais voici comment l’ OMS définie la petite enfance :
      https://www.who.int/social_determinants/themes/earlychilddevelopment/early_child_dev_ecdkn_fr.pdf

      « Le présent document fait la synthèse des connaissances sur les possibilités d’améliorer la situation relative au développement de la petite enfance (DPE) à l’échelle mondiale. Conformément aux normes politiques inter-
      nationales, nous définissons la petite enfance comme la période allant du développement prénatal jusqu’à l’âge de huit ans. Ce que vivent les enfants durant leurs premières
      années sert de pierre angulaire pour le reste de leur vie. Cela s’explique par le fait que le DPE — dont les aspects physiques, sociaux, émotionnels, du langage et cognitifs — exerce une grande influence sur l’apprentissage de base, la réussite scolaire, la participation économique, la citoyenneté sociale et la santé. »

      On peut donc dire qu’en souhaitant restreindre l’enfance à la période avant la puberté (et donc potentiellement avant 13 ans et 9 mois mais aussi avant 11 ans) et donc la pédophilie aux relations sexuelles avec des enfants impubère, dans la situation actuelle, et compte tenu de ses valeurs sur d’autres sujets : Alain Finkielkraut est bien un militant pédophile d’extrême droite.

      Positions qu’il a exprimer à plusieurs reprises :

      9 octobre 2009 8h20

      « Polanski n’est pas pédophile ! Sa victime, la plaignante, qui a retiré sa plainte, qui n’a jamais voulu de procès public, qui a obtenu réparation n’était pas une fillette, une petite fille, une enfant au moment des faits ! C’était une adolescente qui posait nue, dénudée pour vogue homme ! Et vogue homme n’est pas un journal pédophile ! »

      https://archive.org/details/finkielkrautpolanskipedophilie2009

      Mercredi 13 novembre 2019

      Cette jeune fille qui avait en l’occurrence 13 ans et 9 mois, elle n’était pas impubère, elle avait un petit ami. Elle a eu cette relation avec Polanski, il a été accusée de viol.

      https://archive.org/details/alainfinkielkraut-lagrandeconfrontation-lci

      Samedi 16 novembre 2019

      « On est pédophile lorsqu’on veut, lorsqu’on désire des jeunes filles impubère. Quand elles sont pubères ce n’est plus de la pédophilie, cela peut être condamnable etc. mais à ce moment-là il faut utiliser le vocabulaire qui convient. »

      https://archive.org/details/finkielkraut16novembre2019franceculture

    • « il faut utiliser le vocabulaire qui convient » nous tance l’Académicien. Si les règles de la bienséance ne bâillonnaient pas celles qui partagent un plateau avec cet homme, il se ferait servir des propos inconvenants mais parfaitement justifiés. Car enfin, n’est-il pas obscène que l’Académie française, les grosses pointures du cinéma français et des émissions de grande écoute soient ainsi mobilisées par la défense d’un pleutre ? Polanski n’a rien d’un héros : il a sodomisé à deux reprises une adolescente de 13 ans après l’avoir subornée et droguée avec des Quaaludes. Il a reconnu ces actes et est, depuis, un fugitif de la justice, profitant des pays qui n’ont pas d’entente d’extradition avec les USA. Je trouve obscène qu’on l’ait laissé s’accaparer l’héroïsme d’Émile Zola pour tenter de se laver les mains.

  • Aimer son père
    https://tcrouzet.com/2019/11/12/aimer-son-pere

    Nous autres #auteurs sommes d’éternels insatisfaits. Qu’on ne parle pas de nos #livres et nous nous morfondons, qu’on en parle et nous nous estimons incompris. Je me range dans les deux camps. Si certains lecteurs on saisit Mon père, ce tueur avec une lucidité bouleversante, d’autres se sont arrêtés au titre, parlant d’un père ultraviolent qui terrorisait sa famille.

    La vérité n’est pas si simple. Le paradoxe : j’ai vécu une enfance heureuse, malgré les coups de folie de mon père et la pression psychologique qu’ils exerçaient sur nous. Pour mettre les points sur les i, voici une collection de réponses, parfois redondantes, à quelques questions récurrentes qui m’ont été posées depuis la sortie du livre.

  • Au fil des ans, cinq adolescentes ont accusé Roman Polanski de violences sexuelles - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/091119/au-fil-des-ans-cinq-adolescentes-ont-accuse-roman-polanski-de-violences-se

    L’affaire Roman Polanski rebondit à nouveau. Le Parisien a révélé, vendredi 8 novembre, un nouveau témoignage d’une femme accusant le réalisateur de viol : il s’agit de la photographe française Valentine Monnier, qui était âgée de 18 ans au moment des faits qu’elle dénonce, en 1975. Le cinéaste « conteste fermement toute accusation de viol ».

    Valentine Monnier explique que c’est en découvrant, en juillet, que le réalisateur préparait un film sur l’affaire Dreyfus, qu’elle a décidé de rompre le silence, qu’elle avait maintenu pendant 44 ans. Et c’est le témoignage de l’actrice Adèle Haenel, le 3 novembre, qui lui a donné « les dernières forces nécessaires », dit-elle, pour parler à visage découvert – sous son vrai nom et avec sa photo.

    Roman Polanski, le 2 octobre 2017, au festival du film de Zurich. © Reuters Roman Polanski, le 2 octobre 2017, au festival du film de Zurich. © Reuters

    Vendredi soir, Adèle Haenel – qui avait demandé, le 17 octobre, d’encadrer la projection du film de Polanski d’un débat au festival de la Roche-sur-Yon – a apporté publiquement, dans Le Monde, son soutien à la photographe. « Je soutiens entièrement la démarche de Valentine Monnier et je sors bouleversée de la lecture de son témoignage, explique la comédienne samedi matin, dans une déclaration écrite à Mediapart et au Parisien. Je la crois. Sa démarche suscite d’autant plus d’admiration que son agresseur est puissant. Depuis lundi soir, j’entends parler avec émotion d’une nouvelle prise de conscience. Cette prise conscience nous engage aujourd’hui à accueillir la parole de Valentine Monnier, à la soutenir, à prendre soin de son histoire. »

    #polanski #viol #impunité

  • Le scandale Epstein ébranle un laboratoire du MIT
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/08/le-scandale-epstein-ebranle-un-laboratoire-du-mit-et-le-new-york-times_55079

    Avant sa première condamnation, Jeffrey Epstein s’est montré généreux envers les grands scientifiques de la côte Est, parmi lesquels des prix Nobel de Physique, qu’il recevait sur son île privée des Bahamas, où se déroulaient en partie ses agressions sexuelles. A défaut d’être complice, chacun fermait l’œil. Ce système aurait permis à M. Epstein d’acheter le silence de chacun pour cacher ses méfaits. La donne change après sa première condamnation de 2008. Ceux qui ont continué de le fréquenter l’ont fait en connaissance de cause, en se masquant, tel Joichi Ito (nul dans le débat américain n’a défendu qu’Epstein avait à l’époque purgé sa peine).

    M. Ito dirigeait le Media Lab depuis 2011. Ce centre de recherche explore de nombreuses disciplines, notamment la technologie numérique, la robotique et la neurobiologie. Son budget annuel est de 80 millions de dollars, et financé notamment par Comcast, Exxon, Google, Nike, PepsiCo and Salesforce. Chaque année, il décerne un « prix de la désobéissance » d’un montant 250 000 dollars à ceux qui « mettent en cause les normes, les règles ou les lois qui permettent aux injustices de perdurer dans la société ». En 2018, il avait récompensé le mouvement #metoo, né du scandale Weinstein, prédateur sexuel d’actrices. Il ne sera pas décerné en 2019.

    A défaut d’être complice, chacun fermait l’œil.
    ou
    A défaut d’être aveugle, chacun était complice.

    #male_gaze #fraternité #déni #allié
    #femmes #science #esclavage #culture_du_viol
    #prix_nobel #grand_homme #sexisme_geek

  • Yann Moix : pourquoi tant de complaisance ?
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/030919/yann-moix-pourquoi-tant-de-complaisance

    L’affaire Moix dépasse amplement la querelle familiale ou l’étude de cas psychologique, surtout depuis le tir de barrage médiatique déployé le week-end dernier pour absoudre l’écrivain-chroniqueur. Elle entache les éditions Grasset, implique un certain milieu germanopratin et met en lumière les dysfonctionnements du service public audiovisuel.

    #LIVRES #Bernard-Henri_Lévy,_Antisémitisme,_négationnisme,_Yann_Moix,_Olivier_Nora,_Grasset

  • @monolecte : reviens vite, c’est la follaille, maintenant, Palavas !

    L’animateur Thierry Ardisson de passage à Palavas-les-Flots
    http://www.lagazettedemontpellier.fr/64077/lanimateur-thierry-ardisson-de-passage-a-palavas-les-flots.ht

    Depuis ce 13 août, Thierry Ardisson séjourne au Plage Palace, l’hôtel 5 étoiles des frères Costes. Situé en bord de mer, entre Palavas et Carnon, l’établissement reçoit l’animateur et son épouse, la journaliste Audrey Crespo-Mara, ainsi que leurs enfants jusqu’au 15 août.

  • Donner le nom de la mère à son enfant, une pratique encore rare |
    http://www.slate.fr/story/180447/pere-mere-mariage-nom-famille-enfant-loi-norme-sexiste-patriarcat

    En France, depuis 2002, la règle est claire : on peut donner à son enfant, le nom du père, le nom de la mère ou un nom composé dans l’ordre désiré. Aux États-Unis, il arrive que certains États soient moins équivoques. Un article du New York Times de 1987 avait soulevé la question à la suite d’une étude publiée sur le sujet. Dans tous les cas, légale ou non, aujourd’hui encore la pratique reste très rare.

    « Les discussions que nous avons eues ensemble à ce sujet ces derniers mois, avant même d’en parler autour de nous, m’ont fait réaliser combien la norme patriarcale du nom de l’enfant était restée enracinée dans la pratique », raconte Brian.

    Il est vrai qu’on peut se demander pourquoi, à une époque où la famille devient plus fluide que le modèle nucléaire hétérosexuel, une telle convention reste en vigueur. Stewart réprouve le refus pour certains pères d’aborder la discussion mais surtout l’absence totale de débat à cet égard.

    Pourtant, conclue-t-il, c’est une belle manière de transmettre à ses enfants une conception de la famille en accord avec ses valeurs. « J’ai compris que cette décision représentait le genre de parent que j’espérais être : un parent qui montre à ses enfants qu’on peut faire des choix difficiles qui pourraient être mal perçus, critiqués ou juste mal compris. Qui croit en son instinct. Et qui aime sa femme et ses enfants quel que soit le nom qu’ils portent. »

    –—

    Comment est-ce possible que tous ces hommes qui se déclarent contre le sexisme ne se jettent pas sur ce petit geste anti-patriarcal si simple et si productif ? Les hommes hétéros en couple devraient se battre pour se faire appeler du nom de leurs conjointes. Pour le nom des enfants, c’est encor plus incompréhensible, car après avoir utiliser le corps d’une autre pour transmettre son ADN, au risque de sa santé physique (les femmes peuvent mourir, subir l’épisiotomie, chopper des fuites urinaires et une collection de problèmes de santé à vie sympas comme des fistules anales ou des descentes d’organes) , psychique (c’est souvent l’occasion de remontés traumatique et dépression pour les mères) , sociale (perte de statu sociale, de réseau... ) et économique (perte de salaire, mise au placard, mi-temps imposé...) et d’en tiré bénéfices sur tous les plans au détriment de la mère (augmentation de salaire, de statu, baisse d’impôts, ménagère gratuite et soumise économiquement...) , après tout ça les hommes osent encore y adjoindre leur nom en couronnement de leurs privilèges. Une cerise sur l’énorme gâteau au beurre, à l’argent du beurre et au culs de crémières dont ils se gavent depuis des milliers d’années.
    A bas le patriarcat !
    A bas le patronyme !
    A bat le patronage !

    • Alos moi je suis 100 % d’accord pour toutes ces raisons et en plus que mon nom est trop compliqué et que personne ne sait ni l’écrire ni le prononcer ! désormais je serai Philippe Rucevska sous réserve que mon épouse soit d’accord. Le pseudo peut rester « reka » ou être adapté en « Rucha, Ruchi ou Ruvka » (mais pas « Ruski » parce que c’est trop suggestif de ceux qui ont colonisé et martyrisé la Lettonie pendant un demi-siècle.

    • Est-ce que le lien père-enfant n’a pas besoin de davantage de renforcement que le lien mère-enfant (immédiatement physique du fait de la grossesse) ? Cela, à mon avis, peut contribuer à expliquer une réticence à évacuer le nom du père.

      Par contre on pourrait donner les noms des deux parents comme dans certains pays. Éviter les prénoms composés, dans ce cas pour que décliner son identité ne devienne pas trop fastidieux ... ! ;-)

    • Les hommes hétéros en couple devraient se battre pour se faire appeler du nom de leurs conjointes.

      Si je lis bien.

      Alors, oui si tu remontes d’un cran, mais à mon avis c’est un peu tard pour ce niveau, et je trouverai plus efficace de commencer avec un cran en dessous comme le suggère l’article. Et ce serait en plus, plus facile pour les enfants

    • En Norvège on pratique le nom double, mais il faut trouver une solution après la troisième génération :

      Geir Dahl (nom de la mère) Ørhund (nom du père)
      se marie avec
      Ellen Jørgen (nom de la mère) Gaustad (nom du père
      ils ont une enfant :

      Sarah Dahl-Ørhund Jørgen-Gaustad

      Après il faut être créatif pour que ça ne devienne pas ingérable

    • Je ne suis pas contre qu’un homme prenne le nom de son épouse, je trouve ça aussi tordu que l’inverse. En France on peut se marier et garder son nom, qu’on soit homme ou femme, ça me parait la solution la plus simple, logique, pratique.

    • moi je suis pas pour le mariage, donc je m’en fous sur ce point, mais pour les enfants, c’est les deux noms oui… sauf que comme déjà dit, c’est juste impossible pour la génération suivante, et là faut bien trouver des solutions

      quand tu t’entends pas avec ta mère ou ton père (si t’as eu des violences ou autre, etc), tu pourrais garder juste le nom de l’autre, mais si tu t’entends avec tes deux familles ? C’est pas forcément un choix facile pour une personne, enfant ou pas, de se dire « je vais enlever la trace de filiation d’une de mes deux familles », bref plein de questions pas si évidentes :)

    • Est-ce que le lien père-enfant n’a pas besoin de davantage de renforcement que le lien mère-enfant (immédiatement physique du fait de la grossesse) ?

      @stephane_m
      C’est ce que les patriarcaux et fake-feminists avancent comme explication pour conserver leurs privilèges. C’est totalement hypocrite car si les pères veulent renforcer leurs liens avec la progéniture, il peuvent faire humblement les corvées au lieu de se complaire de symboles issues de mentalités colonial qui leur donnent tous les avantages. Or les pères donnent leur nom et ne nettoient pas les chiottes (les statistiques le montrent, il s’agit pas de vos exemples perso), c’est donc qu’ils prefèrent exploité leurs compagnes et leur spolier une progéniture, plutot que faire de vrais liens égalitaires et respectueux.

      Car ce sont les maîtres qui nomment, ils nomment leurs terres, leurs biens, leurs bêtes, leurs gens. C’est un lien, comme une laisse de chien, une bride de cheval ou de mégère. C’est un lien qu’on devrait massivement abandonner, pour faire d’autres liens, des liens qui sentent moins la mort, la domination et le sadisme. Le patronyme ne renforce aucun lien père-enfant il n’est que le témoignages de milliers d’années de mariage forcés, de viols, de mortes en couches, de coups et humiliations, de filles privées d’éducation et dont la trace dans l’histoire familial a été systématiquement bafouée. Qui voudrait gardé la trace d’une chose aussi laide, aussi morbide et sanglant que la domination millénaire de vos pères sur vos mères ?

      @rastapopoulos Si il faut choisir d’enlever la trace d’une des deux familles, la logique voudrais que ca soit celles des pères qui disparaissent le plus puisque ca permet d’avoir une action anti-patriarcale facilement et si on est pas machiste on devrait choisir ce qui peut affaiblir la domination masculine au lieu de la renforcé. Le choix n’est pas si compliqué.

      @odilon j’allais proposé un truc dans ce genre :) car un matronyme n’est pas plus légitime qu’un patronyme. Pour les généalogistes et études de la filiation cela ne posera aucun problème, on a l’ADN et facebook plus besoin de patronymes ni de matronyme.

    • @mad_meg

      Je suis d’accord avec le poids du patriarcat dans cette tradition de transmission du nom du père.

      Mais dans les phénomènes sociaux, plusieurs facteurs peuvent agir ensemble. J’avais des témoignages que lors de la séparation d’un couple, il arrive que, dans un nombre, minoritaire mais significatif de cas, le père se détache de ses enfants en même temps que de son ex-compagne (d’où bcp de mères isolées).

      Penser à renforcer l’engagement des pères est important.

      Si j’avais eu mes enfants quand c’était autorisé, ils auraient porté les deux noms.

    • Je suis mariée, française, et j’utilise mon nom de naissance, et non celui de mon mari, comme nom d’usage.

      Ma carte d’identité porte mon de naissance qui est mon nom d’usage, mais dessous est inscrit :
      Épouse : le nom de mon mari.

      Sans que mon avis ait été sollicité : « C’est votre état civil, Madame ».

      L’usage est que le symétrique n’existe pas pour les hommes mariés français (la définition administrative de leur état civil ne semble pas inclure le nom de leur conjointe ...). Il en ont le droit mais il faudrait qu’ils le demandent expressément pour que leur Carte d’Identité porte, sous leur nom :
      Époux : nom de l’épouse

      Mon mari n’est pas contre ... mais n’en a toujours pas fait la demande ! ;-)

      Je ne crois pas que la Carte d’identité de beaucoup d’hommes mariés français porte en dessous de leur nom, le nom de naissance de leur épouse ... bien qu’ils puissent le demander.

      @reka @odilon @rastapopoulos @mad_meg @sinehebdo

    • D’un point de vue pratique c’est comme ca que les enfants nés par donneur anonyme ont retrouvé leur géniteur et demi-soeurs et frères. Même si la pratique est interdite en France elle semble commune et ca m’étonnerais que ca revienne en arrière. Du coup ca deviens techniquement impossible d’accoucher sous X ou d’être donneur·euse anonyme de gamètes.

    • @stephane_m toute à fait d’accord avec tes remarques. D’un point de vue administratif on impose aux femmes par défaut d’etre tatoué de la marque du paterfamilias si il y en a un dans le périmètre. Pour les hommes il faut faire des démarches complexes et l’administration bloque. Il y a sur seenthis quelques articles sur les difficultés énormes rencontré par les hommes qui veulent prendre le nom de leur épouse comme nom d’usage. Je vais voire si je retrouve. J’avais du râlé comme aujourd’hui ;)
      La symétrie à ce niveau là ne serait pas du luxe. Je ne te met pas en cause, ni personne en particulier.

      Pour le désengagement des pères, donner des privilèges aux pères au prétextes que ca les rend moins toxiques ne me semble pas logique. Faire savoir aux pères que leur manie de transmettre leur nom est une marque d’allégeance au patriarcat le plus traditionaliste ca peu en faire réfléchie un peu plus que si tu les laisse faire sans rien dire pour pas froisser les pires d’entre eux.

    • @stephane_m Stéphane, brièvement je ne veux pas squatter ce fil de discussion plus que de raison et je n’aurais sans doute pas dû intervenir en premier lieu chez @mad_meg c’est juste que la phrase

      On a l’ADN et Facebook plus besoin de patronyme ni de matronyme.

      m’a fait bondir, sans doute pour ce qu’elle sous entend finalement de fichage, d’un côté l’ADN, de l’autre Facebook , ce qui représente, dans mon idée, les fondations même de l’enfer.

      Sur le reste de la discussion, je n’en pense fondamentalement pas grand-chose et je vous laisse la poursuivre sans moi. Encore pardon pour l’intrusion.

    • Il s’agit pas d’imposer quoi que ce soit. Dans les mœurs en 2019 les gens utilisent ces deux outils (test ADN + facebook) pour trouver et contacté leurs ascendants. C’est illégale, c’est stupide, c’est contraire aux voeux des génitrices et géniteurs qui ont demandé l’anonymat, mais c’est comme ca que les gens font. Je donne aucun jugement là dessus, c’est une réalité que je constate qui fait que techniquement, de manière concrète c’est plus possible de garantir l’anonymat des génitrices et géniteurs. C’est ce que je voulais dire, rien de plus.

  • Au Chili, les autorités jésuites révèlent les violences sexuelles commises par un prêtre admiré
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/08/03/au-chili-les-autorites-jesuites-revelent-les-violences-sexuelles-commises-pa

    Au Chili, le prêtre jésuite Renato Poblete était vénéré. Décoré, en septembre 2009, par l’ancienne présidente socialiste Michelle Bachelet, il avait été qualifié, à sa mort en février 2010, à l’âge de 85 ans, de « saint » par l’actuel président de droite Sebastian Pinera. Mais aujourd’hui, le prêtre modèle est accusé d’au moins 22 cas de violences sexuelles commises pendant près d’un demi-siècle, entre 1960 et 2008. Ce sont les conclusions d’un rapport, publié le 30 juillet à Santiago par la congrégation jésuite chilienne elle-même, après une enquête confiée à un avocat pénaliste de l’université du Chili qui, pendant six mois, a interrogé une centaine de personnes.

    #catholicisme #violophilie #pedocriminalité #viol #grand_homme

  • Tatiana Bakunin


    https://crimethincdotcom.tumblr.com/post/186659360350/remembering-tatiana-bakunin-and-all-the-other

    To observe the 204th anniversary of her birth, we remember Tatiana Bakunin, sister of the revolutionary anarchist Mikhail Bakunin. On the basis of all the available information, Tatiana and her sisters were just as courageous and creative as Mikhail. Tatiana repeatedly played a pivotal role behind the scenes in her brother’s life and in the development of several other important thinkers. The fact that her name and ideas are not widely known today attests to the barriers she faced and the deficiencies of the “great man” model of history.

    Nearly all of what we know about Tatiana appears in the margins of stories written about men. She is one of the countless people who remain invisible through the lens of patriarchal memory, which conceals both her contributions and the things she could have accomplished if the institutions and conventions of her time had not denied her personhood. Her correspondence and writings have yet to be translated.

    #CrimethInc

  • Le sexisme ambiant et la culture du silence persistent à Radio France
    https://www.liberation.fr/planete/2019/08/01/payetonburnoutmilitant-jouets-non-sexistes-propos-du-dalai-lama-juillet-d

    Dans une longue enquête de Télérama mise en ligne le 2 juillet, sous couvert d’anonymat, sept journalistes de Radio France dépeignent le climat sexiste qui règne dans les rédactions du groupe, notamment au sein du réseau France Bleu. Sous couvert d’humour, « une ambiance machiste, un climat de prédation anxiogène qui polluent leur travail et le rendent douloureux au quotidien » : les récits des témoins concordent et des freins entravent la libération de la parole chez les victimes, le plus souvent précaires. L’enquête met aussi en évidence le système de « sanctions promotions » accordées aux harceleurs « nourrissant un sentiment d’impunité ». Des pratiques qui ont pu exister, selon Sibyle Veil, la PDG de Radio France, mais désormais « d’un autre âge ». La direction a annoncé le renforcement du dispositif de lutte contre les discriminations, le harcèlement sexuel et les agissements sexistes. Une attention particulière devrait être portée sur le recueil et l’écoute de témoignages. Des investigations sur les cas signalés ont été promises ainsi que des actions de prévention et de sensibilisation. Une mission va également être lancée pour « proposer des améliorations de manière à créer les conditions d’une parole libre au sein de l’entreprise ».

    • Dans le même article il est question « d’excuses » du Dalaï lama. Qui est toujours un #grand_homme car en fait il ne s’excuse pas et incrimine la traduction.

      A la suite de propos sexistes, le dalaï-lama s’excuse

      « Des sincères excuses ». C’est ainsi que le dalaï-lama est finalement revenu sur ses propos tenus lors d’une interview accordée à la BBC. Le 27 juin, il déclarait : « S’il y a une femme dalaï-lama, elle doit être plus attirante [que moi]. » Ce jour-là, l’intervieweuse lui rétorque que la personnalité prévaut sur le physique. Ce à quoi il répond : « Les deux [comptent], je pense. » Deux jours plus tard, le 2 juillet, son bureau publiait un communiqué de presse en précisant qu’« il arrive parfois que des remarques spontanées, qui peuvent être amusantes dans un contexte culturel donné, perdent leur caractère humoristique dans la traduction ».

    • Toujours le même lien - #historicisation #prison #poésie #vagin #féminisme #femmes #facebook

      Une militante ougandaise en prison pour un poème contestataire évoquant un vagin

      En Ouganda, la militante et intellectuelle féministe Stella Nyanzi est enfermée depuis déjà huit mois en prison. Son tort ? Avoir eu l’audace d’écrire et de poster sur Facebook un poème critiquant le président ougandais, Yoweri Museveni, et sa politique de répression. Des écrits contestataires et parlant de vagin, rapporte Terra Femina. Elle écrivait notamment : « Je voudrais que la décharge infecte brun sale inondant la chatte de ta mère t’ait étouffé à mort/ Qu’elle t’ait étouffé tout comme tu nous étouffes avec l’oppression, l’interdiction et la répression. » Ce sont ces « propos offensants » qui lui valent d’être sous les verrous. Si les paroles sont chocs, elles s’inscrivent dans une stratégie rhétorique employée par les activistes ougandais sous le régime colonial : « l’impolitesse radicale ». L’objectif : déstabiliser les puissants en utilisant tactiquement l’injure publique. Par l’évocation du vagin de la mère du président, Stella Nyanzi « exprime sa rage à l’égard du pouvoir abusif d’un "leader" qui reste sourd aux droits des femmes », note le média.

      Lors de sa comparution au tribunal le 9 juillet, l’activiste a expliqué sa démarche : « Sauf si vous agrippez fort et que vous serrez fort, ils n’écoutent pas. » Le sujet principal de cette comparution : « vagin » est-il un terme « obscène » voire « pornographique » ? Une thèse défendue par l’avocat Charles Dalton Opwonya, membre du comité ougandais de lutte contre la pornographie. « Un vagin peut être sale si vous ne le lavez pas », a-t-il notamment argumenté. La militante a commencé à présenter sa défense la semaine du 8 juillet. Et Stella Nyanzi n’en est pas à son premier coup d’éclat. En 2017, elle a comparé le président Museveni à une « paire de fesses », et qualifié la première dame, ministre de l’Education, de « truie paresseuse ». Elle reprochait à la ministre de ne pas avoir tenu sa promesse de campagne visant à rendre gratuites les protections hygiéniques pour les jeunes filles scolarisées. L’affaire avait été classée sans suite.

  • Langues régionales Quand Blanquer s’égare - L’Express
    https://www.lexpress.fr/culture/unilinguisme-quand-blanquer-s-egare_2081647.html


    Jean-Michel Blanquer connaît-il vraiment ne serait-ce qu’un hameau isolé de métropole où un enfant ne parlerait pas français ? J. SAGET/AFP

    Le ministre de l’Education a très sérieusement affirmé que les élèves des écoles « immersives » - dans lesquelles tous les cours ont lieu en langue régionale - risquaient « d’ignorer la langue française . » Aberrant.

    Il est étonnant de voir à quel point des hommes intelligents et cultivés peuvent prononcer des énormités quand ils abordent le sujet des langues minoritaires. Prenez Jean-Michel Blanquer. On peut penser ce que l’on veut du ministre de l’Education nationale, mais nul ne peut nier que cet homme titulaire des plus beaux diplômes (Sciences po, agrégation de droit public, maîtrise de philosophie, DEA en sciences politiques...) dispose d’un esprit à peu près structuré. Eh bien, voyez ce qu’il a déclaré au Sénat le 21 mai à propos des écoles dites « immersives » comme celles du réseau Diwan - dans lesquels tous les enseignements ont lieu en breton : « D’un point de vue pédagogique, il y aurait beaucoup à discuter autour de ça. On pourrait arriver à dire que cognitivement, ce n’est pas si bon que ça, précisément si l’enfant est mis dans la situation d’ignorer la langue française. » 

    « Si l’enfant est mis dans la situation d’ignorer la langue française »... Vous avez bien lu.
    […]
    On en rirait si le même homme n’était aux manettes de l’Education nationale et ne s’employait avec constance à mettre des bâtons dans les roues des langues minoritaires, en particulier avec sa réforme du lycée.

  • Susan Sontag, véritable auteure du livre phare de son mari
    https://www.actualitte.com/article/monde-edition/susan-sontag-veritable-auteure-du-livre-phare-de-son-mari/94876

    Benjamin Moser, l’auteur de cette nouvelle biographie, ne se contente pas de vagues suppositions. D’après le Guardian, il a mené une enquête très fouillée pour établir les faits avec certitude. En effet, il a obtenu un accès privilégié aux archives de l’auteure entreposées à UCLA, y compris des pièces qui ne seront pas accessibles au public avant plusieurs années. Par ailleurs, il s’est entretenu avec des personnes de l’entourage proche de Susan Sontag.

    Résultat des courses, Moser est certain que c’est Susan Sontag qui a rédigé le livre, en plus de l’important travail de recherche qu’elle a mené pour en constituer le contenu. « Susan passait toutes ses après-midi à tout écrire à partir de rien », explique Minda Rae Amiran, une amie de l’intellectuelle. Plusieurs éléments de sa correspondance permettent également d’affirmer qu’elle est l’auteure du livre de son mari.

    Un cas d’école d’effet Matilda (le fait de minimiser la contribution de femmes scientifiques à la recherche) appliqué à la littérature. L’auteur de la biographie lui-même reconnaît que s’il connaissait la rumeur qui faisait de Sontag la véritable auteure du livre, il avait quelques doutes, notamment étant donné l’âge de Sontag à l’époque. En effet, elle a épousé Rieff en 1950, à l’âge de 17 ans ; l’ouvrage sur Freud est quant à lui paru en 1959, quand elle n’avait donc que 26 ans.

    Et, lors de sa parution, le Guardian de l’époque parlait d’un « évènement à célébrer… un livre véritablement brillant sur l’importance culturelle de Freud… une contribution aux sciences humaines dont la valeur sera permanente » ! Clairement, on a vu critique plus acerbe…

    Étudiante brillante et précoce (elle termine le lycée à 15 ans avant d’intégrer les rangs de l’université), Susan Sontag a donc écrit le livre qui allait lancer la carrière de son mari… Pourquoi la vérité est-elle restée cachée ? C’est là que l’on bascule de l’injuste au tragique.

    Selon Moser, c’est au moment de son divorce que Susan Sontag a promis à Rieff d’abandonner ses droits légitimes à se revendiquer publiquement comme l’auteure de l’ouvrage. En échange de quoi, il aurait laissé la garde de leur fils à son ex-épouse.

    C’est à se demandé si un seul homme à écrit lui même l’œuvre qui lui est attribué.
    Benjamin Moser est-il marié ?

    #invisibilisation #femmes #hétérosexualité #couple #amour #haine #domination #spoliation #chantage #grand_homme

  • « La science-fiction aborde des enjeux planétaires » : entretien avec trois maîtres de la SF
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/05/26/la-science-fiction-aborde-des-enjeux-planetaires-entretien-avec-trois-maitre

    La science-fiction française a un faible pour l’anticipation. Depuis les années 1970, il existe un courant de la SF très engagé. Est-ce que le rôle de l’écrivain de science-fiction est politique ?

    Jean-Michel Truong : Je ne le conçois pas autrement. Notre mission, c’est d’exercer le ministère de la vigilance en mettant à profit notre capacité à nous projeter dans un futur plus ou moins lointain pour faire le diagnostic de la situation présente et avertir des dérives possibles. Les bons auteurs de science-fiction devraient uniquement concevoir leur rôle comme politique. Mais beaucoup d’entre eux s’en méfient et préfèrent appliquer leur talent à des sujets anodins…

    Pierre Bordage : Tu as sorti les sabres ! Il y a aussi une part de divertissement dans le récit à laquelle je tiens beaucoup. Si je dois soulever des réflexions pour le lecteur, je veux que ce soit sous forme d’aventures. Qu’il soit entraîné par l’histoire et amené à se poser des questions naturellement. Je n’impose pas mes idées. Pour moi, la SF est une littérature du grattage, elle doit divertir, faire réfléchir et soulever des enjeux philosophiques. Dans le space opera par exemple, en se projetant dans l’espace-temps, on interroge la nature même de l’être humain.

    Jean-Michel Truong : Le divertissement est indispensable, c’est sûr, mais il doit se mettre au service de la réflexion.

    Alain Damasio : Je n’aime pas trop le terme « divertir », parce que je l’associe toujours à son étymologie « sortir de la voie ». Je défends plutôt le « subvertissement ». La science-fiction a une ampleur que n’a pas souvent la littérature blanche qui reste très intimiste. En SF, on aborde des enjeux planétaires. En touchant des affects et des percepts, on va chercher un public qui n’ouvrirait pas un essai de philosophie ou de sociologie, mais qui est content de spéculer et de réfléchir à la société. L’identification au personnage est un vecteur extraordinaire qui permet d’embarquer le lecteur dans un vaisseau spatial. C’est la clé de tout. Mais la SF est forcément politique. On va nécessairement croiser le champ politique à un moment donné du récit et soulever des questions sur le vivre-ensemble, le rapport au pouvoir, le lien collectif…

  • Emma, du blog à la BD
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/emma-du-blog-a-la-bd

    La bloggeuse et autrice de bandes dessinées #Emma connue pour « La #Charge_mentale », s’intéresse aujourd’hui à l’écologie en publiant : « Un autre regard sur le climat » (Massot Editions, mai 2019)

    Emma y parle #femmes #féminisme #capitalocène #gilets_jaunes et appelle à un grand soulèvement populaire

  • Mémoire d’un bite sur patte, #grand_homme exemplaire.

    En 2005, Jean-Claude Brisseau est condamné à un an de prison avec sursis pour le harcèlement sexuel de deux jeunes actrices qui espéraient décrocher un premier rôle dans son long-métrage Choses secrètes (2002). « Ça a pourri la fin de sa vie, la sortie de son dernier film, il a payé pour tout le monde , c’est devenu une sorte d’exemple », regrette Philippe Rouyer.

    Ses démelés ne l’empêchent pas de tourner . En 2012 la Fille de nulle part lui vaut le Pardo d’oro (Léopard d’Or) du Festival du film de Locarno. Que le diable nous emporte est son dernier film, sorti début 2018, avec Fabienne Babe. Dans Paris Match, en 2018, Brisseau déplorait de ne plus pouvoir tourner avec des vedettes. « Enfin, j’espère que j’arriverai à tourner à nouveau », disait-il.

    Il a eu un léopard d’or si c’est pas mignon !
    L’article oublie de mentionner que :

    En décembre 2006, il est condamné en appel pour agression sexuelle sur une troisième actrice

    #culture_du_viol #violophilie #cinéma #déni #fraternité

  • Women paint their clothes with red in protest against the J. Marion Sims statue in New York, known as the “father of modern gynaecology” the protestors highlighted the doctor performed painful surgeries on enslaved black women without consent or anaesthesia


    https://twitter.com/womensart1/status/1121671458327896065

    La statue a été déplacée en 2018

    New York City’s Public Design Commission voted unanimously on Monday to remove the statue of J. Marion Sims, a 19th century surgeon who conducted experimental operations on female slaves, from its place of honor in Central Park.

    It was the first decision to alter a prominent New York monument since Mayor Bill de Blasio called for a review of “symbols of hate” from city property eight months ago, in the wake of the white supremacist protest in Charlottesville, Va., that left one person dead.

    A commission that Mr. de Blasio created to make recommendations about how to evaluate the city’s monuments and other public images had proposed that the Sims statue be removed.

    The Parks Department will remove the statue, at 103rd Street, near the northeast corner of Central Park, at 8 a.m. Tuesday, according to Natalie Grybauskas, a mayoral spokeswoman.

    https://www.nytimes.com/2018/04/16/nyregion/nyc-sims-statue-central-park-monument.html

    Déplacée pour la seconde fois mais toujours debout

    A bronze statue by Ferdinand Freiherr von Miller (the younger), depicting Sims in surgical wear,[42] was erected in Bryant Park, New York, in 1894, taken down in the 1920s amid subway construction, and moved to the northeastern corner of Central Park, at 103rd Street, in 1934, opposite the New York Academy of Medicine.[23][43] The address delivered at its rededication was published in the Bulletin of the New York Academy of Medicine.[44] This is the first statue erected in the United States in honor of any physician. The statue became the center of protests in 2017 due to Sims’ operations on enslaved black women.[45] Vandals defaced the statue with the word RACIST and painted the eyes red.[46] In April 2018, the New York City Public Design Commission voted unanimously to have the statue removed from Central Park and installed in Green-Wood Cemetery, near where Sims is buried.[43]

    https://en.wikipedia.org/wiki/J._Marion_Sims

    #grand_homme #chirurgie #racisme #gynécologie #femmes
    #James_Marion_Sims

  • Polémique Le Corbusier : « Juger les attitudes d’un artiste d’hier dans le climat d’aujourd’hui est bien de notre époque »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/04/05/polemique-le-corbusier-juger-les-attitudes-d-un-artiste-dans-le-climat-d-auj

    Chronique. La descente aux enfers se poursuit pour Le Corbusier (1887-1965). L’architecte suisse devenu français en 1930 était considéré comme le dieu de la modernité des années 1920 et 1930 – grands ensembles rationnels pour les masses et maisons pures, blanches et élégantes pour les riches. Mais au fil des ans et des publications, ce Picasso du béton fut qualifié de réactionnaire, vichyste, fasciste, stalinien, antisémite et pro-Hitler. Ce qui donne un millefeuille nauséabond et un personnage qui, même mort, n’est pas fréquentable. Tout cela figure dans une tribune collective, publiée le 2 avril sur le site du Monde.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi « L’antisémite Le Corbusier ne doit plus bénéficier d’aucun soutien public »

    Ce portrait a déjà été brossé dans trois livres sortis en 2015 à l’occasion d’une exposition Le Corbusier au Centre Pompidou. Le contraste était vertigineux : le musée mettait en lumière un génie des formes ; les livres dénonçaient sa face noire. Entre les deux camps, ce fut rude. Mais la tribune est d’abord inédite par le profil des neuf signataires : on y trouve des anti-corbuséens de longue date, mais aussi, et c’est une surprise, le cinéaste Jean-Louis Comolli et l’historienne Michelle Perrot, voix du féminisme, du mouvement ouvrier et aussi de l’univers carcéral, un sujet que les « anti-Corbu » associent aux bâtiments du maître.

    La tribune demande aussi au ministre de la culture, Franck Riester, de se désengager du projet de musée Le Corbusier, à Poissy (Yvelines). De se retirer de la Fondation Le Corbusier, dans le 16e arrondissement de Paris. Et d’agir pour que soit déboulonnée la statue de l’architecte inaugurée il y a quelques semaines à Poissy. Puisque, selon les signataires, Le Corbusier « ne doit plus bénéficier d’aucun soutien public », ils auraient pu demander que nos écoles d’architecture, financées par l’Etat, suppriment l’artiste des enseignements, que ses bâtiments soient fermés à la visite, que les plaques à son nom soient retirées, et que ses œuvres soient expulsées des musées.
    Faire vaciller la statue de l’homme

    Le ministère de la culture nous a fait savoir qu’il ne fera rien de tout cela et qu’il appartient aux historiens de se prononcer. Pas simple car deux camps s’invectivent. Le Corbusier a voulu travailler pour Philippe Pétain et Benito Mussolini. Oui, mais aussi pour Léon Blum, en 1936. Il écrit des mots louangeurs sur Adolf Hitler, mais aussi d’autres de mépris sur l’Allemagne nazie.

    #grand_homme

  • Madame Einstein, par Jean-Louis Le Breton
    https://www.facebook.com/jeanlouis.lebreton.3/posts/10212719045867966
    Encore une histoire de #femme phagocytée par son #génie de mari !

    Si le livre « Madame Einstein » de l’Américaine Marie Benedict nous est présenté comme un roman (ce qui en rend la lecture très agréable), il n’en reste pas moins qu’il est inspiré de la vie réelle de Mileva Marić, physicienne et mathématicienne de génie qui eut la (mal) chance de croiser la route d’Albert Einstein et de devenir sa première épouse. À la fin de l’ouvrage, l’auteure a la bonne idée de faire la part des choses entre la #biographie réelle et la part romancée, celle-ci se limitant principalement aux dialogues qu’elle met dans la bouche des personnages et qui sonnent particulièrement réalistes quand on connaît la véritable histoire du couple.
    Mileva Marić est né en 1875 en Serbie. Ses parents, issus de la paysannerie, sont des propriétaires aisés. Victime d’une malformation de la hanche à la naissance elle claudique et se trouve en butte aux moqueries des autres enfants. Est-ce l’une des raisons qui forgeront son caractère et feront d’elle un être différent des autres ? Elle montre très tôt des capacités intellectuelles hors du commun, particulièrement dans le domaine des mathématiques. Cela lui vaudra d’être admise, à dix-neuf ans, à l’École Polytechnique de Zurich, l’une des rares à accepter des femmes. Elle est d’ailleurs la seule de sa classe dans cette discipline. Parmi les autres élèves, elle remarque Albert Einstein, à la fois brillant et « bohème » qui tombe amoureux d’elle. Leur passion commune pour la physique, en pleine effervescence dans ces années de fin de siècle, les amène à travailler ensemble et à ébaucher ce qui deviendra la théorie de la Relativité. Mais Mileva tombe enceinte en 1900 avant le mariage. Elle cache sa grossesse pour ne pas compromettre ses études et va accoucher chez ses parents en Serbie. Ceux-ci voient d’un très mauvais œil cette relation, d’autant qu’Albert ne daignera pas se déplacer pour assister à la naissance de sa fille Lieserl (qu’il ne verra jamais d’ailleurs). Il promet le mariage à Mileva… dès lors qu’il aura trouvé un travail. Elle délaisse sa fille pour revenir le soutenir, sacrifie sa vie pour lui, rate ses examens. On ne sait si Lieserl a vécu ou si elle a été adoptée par une autre famille. (L’auteure choisit de la faire mourir de la scarlatine, ce qui n’est pas prouvé). Il finit par l’épouser en 1903. Ils auront deux autres fils. L’un, Hans Albert, deviendra ingénieur, l’autre Eduard (dit « Tete ») est atteint de grave schizophrénie.
    Si Mileva a renoncé à ses études, elle n’en travaille pas moins avec Albert Einstein au développement de la Relativité comme l’atteste la correspondance amoureuse qu’ils ont eue et qui a été publiée dans les années 80. Toutefois lorsque les quatre articles qui vont révolutionner la physique paraissent dans la revue Annalen Der Physik en 1905, ils ne sont signés que du seul nom d’Albert. Ce n’est pas une erreur, mais le choix assumé d’Einstein qui ne souhaite pas que son nom soit accolé à celui d’une femme non-diplômée pour ne pas en atténuer la portée. Aujourd’hui encore, la polémique subsiste pour savoir quelle est la part réelle de Mileva dans les travaux d’Einstein. Une chose est sûre : elle a contribué à ces travaux !
    Au fil des années, les relations du couple se détériorent, particulièrement lorsque Mileva apprend qu’Albert a une relation amoureuse avec sa cousine germaine Elsa Einstein. La mésentente atteint un tel degré qu’il met son épouse en demeure de respecter une série de conditions qu’il a écrites ou sinon de divorcer. Cette liste a réellement existé. Où l’on découvre le côté sombre d’Albert Einstein. Jugez plutôt : « Faire ses lessives. Préparer ses repas et les servir dans sa chambre. Nettoyer celle-ci et son bureau sans jamais toucher à sa table de travail… » Il veut lui imposer de décider seul quand et où elle a le droit de lui adresser la parole et la nature des propos qu’elle est autorisée à tenir en sa présence et celle des enfants. Enfin, elle doit renoncer à toute intimité physique avec lui.
    Mileva prend sa valise, ses enfants et fiche le camp. Le divorce est prononcé en février 1919. Trois mois plus tard, il épouse sa cousine Elsa. Ensemble ils élèveront les deux filles qu’elle a eues de son premier mariage.
    En 1921, Albert Einstein reçoit le prix Nobel de physique. L’argent du prix servira à traiter la maladie d’Eduard qui ne fait que s’aggraver. Mileva ne publiera pas d’articles de physique après son divorce et se consacrera à ses enfants. Eduard devient infernal et mène une vie impossible à sa mère qui sombre à son tour dans la dépression (la folie ?) : les deux seront internés. Elle meurt à Zurich en 1948, à 72 ans après une attaque cérébrale.
    J’ai lu le livre de Marie Benedict d’une seule traite. L’écriture en est plaisante et on se prend de sympathie pour l’héroïne. Comme beaucoup de femmes, Mileva a sacrifié sa vie et sa carrière pour l’homme de sa vie. Grave erreur…

  • Loi Blanquer : quand les parlementaires se défoulent
    https://blogs.mediapart.fr/b-girard/blog/160219/loi-blanquer-quand-les-parlementaires-se-defoulent

    Dans un contexte brutalement populiste de remise en cause du principe parlementaire, l’Assemblée nationale, avec la discussion du projet de loi #Blanquer, est en train d’apporter à ses détracteurs la pire réponse qui soit : brutale et populiste.

    Sur le fond comme sur la forme, c’est une semaine de défoulement que se sont offerte les députés. Des amendements à la pelle chaudement défendus sur des sujets comme l’uniforme scolaire (et la tenue vestimentaire des enseignants), la présence des symboles nationaux (un lever des couleurs chaque matin dans les écoles ?), la suppression de l’éducation sexuelle, du principe d’égalité entre hommes et femmes, de l’enseignement de l’anglais en primaire, la possibilité d’une amende de 450 euros (!) pour toute insulte proférée par un élève, bien sûr l’incontournable question du foulard etc : les préoccupations reflétées par ces propositions, discutées ou pas, adoptées ou non en quelques minutes, voire en quelques secondes, donnent une bien piteuse image de la représentation nationale. Et lorsqu’au fil des débats, on en arrive à une question aussi lourde de conséquences que « l’école du socle », qui porte en germes le risque d’absorption de l’enseignement primaire par le secondaire - une question donc fondamentale mais qui n’a fait l’objet d’aucune étude préalable, d’aucune concertation – il ne faut néanmoins pas plus d’une demi-heure à une poignée de parlementaires pour en adopter le principe.

    Méconnaissance du sujet (par exemple l’ignorance crasse des députés sur les programmes scolaires), dogmatisme et incapacité réelle à prendre en considération la complexité des choses, refus du débat, mépris pour l’opinion d’autrui, conception abusive de la majorité (les plus nombreux ont nécessairement raison), inclination à satisfaire momentanément ses électeurs plutôt qu’à œuvrer pour l’intérêt général : en proie au populisme le plus débridé, les députés ont fait le choix de décisions insensées qui engagent l’avenir pour de longues années.

    Face à un projet de loi ministériel porté par une idéologie lourdement réactionnaire, les parlementaires non seulement n’ont pas joué leur rôle de contrôle du gouvernement mais ils ont renforcé le ministre dans son arrogance et son sentiment de toute puissance. Arrogance et sentiment de toute puissance qui ne tombent pas de nulle part mais qui ont été incontestablement encouragés par le silence ou la complaisance qui accompagnent Blanquer depuis bientôt deux ans : brutal et doctrinaire, il l’était déjà à sa nomination. Mais l’on est bien forcé de constater que ses premières mesures, ses premières annonces – suspension de la réforme du collège, retour à la semaine de quatre jours en primaire, encouragement au redoublement etc – n’avaient guère suscité de critiques, pas davantage que son mode opératoire fait d’une communication forcenée et d’annonces démagogiques. Tradition bien française : il aura fallu la réforme du lycée et celle du bac pour faire émerger de la quasi confidentialité une contestation qui n’avait sans doute pas jugé nécessaire (ou suffisamment digne…) de s’appliquer aux autres niveaux d’enseignement.

    Alors que les parlementaires font l’objet de menaces et d’agressions personnelles difficilement justifiables même dans une démocratie aussi étriquée que la 5e république, que le Palais-Bourbon a été la cible d’une attaque qui n’est pas sans évoquer les émeutes factieuses de février 34, que la contestation politique se noie dans l’hystérie verbale et la violence physique, que certains syndicats ne voient pas d’inconvénients à défendre leur cause au côté d’irresponsables aventuriers, la question éducative mérite sans doute une autre approche. Il y a urgence, même…

    #éducation #nationalisme #classisme #sexisme #islamophobie #réactionnaires #école

    • Plus de détails ici
      http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2019/02/14022019Article636857263009013863.aspx

      Le rapport de la seconde journée dit

      Proximité idéologique LR - Blanquer

      Face à ces amendements, JM Blanquer ne se braque pas. Bien au contraire, il répond avec beaucoup de tact. « Vous avez raison il faut une carte de France », répond-il à D Lorion(LR). « L’amour du pays doit être partagé et c’est mon rôle de ministre de l’éducation. Mais ce débat nous amènerait à tapisser toutes les salles de classe de nos bonnes intentions ». Sur l’uniforme : « j’ai vu les bienfaits de l’uniforme. Je continue à l’encourager ». La proximité idéologique est telle qu’une députée LR, Mme Kuster, invite JM BLanquer à la rejoindre. « Vous vous retenez. Lâchez vous. Allez jusqu’au bout. On a besoin de vous ».

      L’occasion est rapidement trouvée de secondes retrouvailles. Les Républicains et la majorité se mettent d’accord sur un amendement commun sur des sanctions pour les harceleurs (amendement 1134).

      Aussi l’amendement de V Petit (LREM) en faveur des parents homosexuels passe t-il sans autre réaction que celle ,indignée, de Mme Thill (LREM). Cet amendement demande que les questionnaires de l’éducation nationale parlent de « parent 1 » et « parent2 » au lieu de père et mère (834).

      Lors de la seconde séance ,
      http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2019/02/13022019Article636856375738954541.aspx
      le débat se porte sur l’histoire nationale, ou plutôt le roman national, et la priorité donnée aux familles en éducation sur l’Etat. A Ramadier veut qu’on apprenne les grands hommes de l’histoire de France et JM Blanquer rappelle qu’il a changé les programmes. L’EMC est particulièrement ciblée car portant une éducation morale qui devrait rester l’apanage des parents. Ce qui est enseigné à l’école doit l’être « dans le respect de l’éducation qu’il reçoit dans sa famille ». « Personne ne nie le rôle primordial des parents », répond JM Blanquer.

      Je ne comprend pas bien la phrase sur les #grand_homme que j’ai graissé. Quand Blanquer dit qu’il a changé les programmes, est-ce que ca veut dire qu’il a déjà renforcé la place des grands hommes dans les programmes d’enseignement ?

  • Freud, Einstein : attention génies !
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/270913/freud-einstein-attention-genies


    Photo des 4 sœurs de Freud dont 3 finirent gazés dans les camps, la 4eme la plus jeune Adolphine mourra de faim.

    Einstein a bien abandonné, et par deux fois, le fragile Eduard, son fils cadet. Sigmund Freud, en dépit de leurs demandes, n’a pas ajouté les noms de ses quatre sœurs à la liste de ceux qui pouvaient fuir l’Autriche avec lui, où figuraient pourtant les employées de maison ou le chien. Toutes sont mortes en déportation.

    Au sujet d’Eisenstein le fait qu’il ai abandonné sa première fille et maltraité Minerva, ne sont pas évoqué, le destin d’un fils étant toujours plus interessant que celui d’une fille et d’une femme.

    L’article présente ces livres comme étant à charge, mais on est encore loin du compte.
    #grand_homme