• Impérialisme et #armes à feu
    http://www.laviedesidees.fr/Priya-Satia-Empire-Guns-Violent-Making-Industrial-Revolution.html

    À propos de : Priya Satia, #empire of Guns : The Violent Making of the Industrial Revolution, New York, Penguin Press. Après avoir analysé le projet impérial de surveillance mis au point par l’espionnage anglais, l’historienne Priya Satia revient sur les liens entre impérialisme, représentations sociales et #violence en #Grande-Bretagne aux XVIIe et XIXe siècles, à travers une étude consacrée aux armes à feu.

    #Histoire #guerre
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200318_armes_.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200318_armes_.pdf

    • Une brève histoire des hurluberlus Paul Laity
      http://www.entelekheia.fr/2016/11/20/une-breve-histoire-des-hurluberlus

      Paul Laity revisite sur le ton de l’humour la gauche britannique de l’époque de George Orwell et les rapports de ce dernier avec ceux qu’il avait appelé « les hurluberlus de la gauche ». Inutile de dire que nous avions exactement les mêmes en France.

      Pour reprendre le terme d’Orwell, les racines du #gauchisme « hurluberlu » sont similaires de chaque côté de la Manche, nommément l’Owenisme en Grande-Bretagne et en France, le socialisme utopique et ses dérivés. Différence culturelle oblige, les nôtres étaient moins épris de vélocipède, de végétarisme, de laine brute et de grand air que les Britanniques ; la version hexagonale les voulait laïcards, républicains, scientistes, athées et bouffeurs de curés, avec malgré tout parfois, comme chez leurs congénères anglo-saxons, des penchants mystiques qui les conduisaient volontiers au spiritisme. #Victor_Hugo est le chef de file des aînés de ce type « d’hurluberlus », mais d’autres noms connus du XIXe siècle l’ont rejoint au panthéon des exaltés du guéridon, par exemple #Camille_Flammarion, #Victorien_Sardou, #Delphine_de_Girardin, #Henri_Bergson qui s’adonnait à des recherches psychiques (hypnose, lucidité somnambulique, médiumnité) ou encore #Jules_Verne, etc. Cette tendance se perpétuera chez les #surréalistes, en particulier avec l’écriture automatique d’André Breton et au-delà, dans l’art moderne et contemporain, dans le « psychologisme » qui imprègne toute la gauche ainsi que dans le #pédagogisme actuel – Ainsi, malgré ce qu’écrit l’auteur dans sa conclusion, la question de l’héritage idéologique du socialisme utopique et de la gauche « hurluberlue » historique déborde très largement des seuls écologistes pour embrasser toute la gauche libérale moderne.

      « Le socialisme », a écrit #George_Orwell dans son célèbre Quai de Wigan (1936), attire à lui « avec une force magnétique tous les buveurs de jus de fruit, les nudistes, les porteurs de sandales, les obsédés sexuels, les quakers, les charlatans naturopathes, les pacifistes et les féministes d’Angleterre ». De façon mémorable, sa tirade contre ces « hurluberlus » s’étend dans d’autres passages du livre aux « végétariens à barbes flétries », aux « Jésus de banlieue » uniquement préoccupés de leurs exercices de yoga, et à « cette tribu lamentable de femmes de haute vertu, de porteurs de sandales, de buveurs de jus de fruits qui affluent vers l’odeur du ‘progrès’ comme des mouches à viande vers un chat mort. »


      Andrew Muir, architecte consultant de la ville-jardin de Letchworth, portant ce qui s’appelait à l’époque un « costume rationnel » et des sandales. Crédit photo, First Garden City Heritage Museum du Letchworth Garden City Heritage

      Les #stéréotypes et caricatures des hurluberlus de la #classe_moyenne s’inscrivent profondément dans la culture nationale anglaise. Pendant tout le XIXe siècle, Punch Magazine a brocardé les obsessionnels de la santé qui recherchaient une vie plus pure dans le chou bouilli et l’antialcoolisme. Une histoire d’Aldous Huxley, The Claxtons, qui anticipait la philippique d’Orwell, dresse le tableau d’une famille bourgeoise puritaine, radicale et aveuglée sur elle-même : « Dans leur petite maison sur le terrain communal, comme les Claxton vivaient une belle, une spirituelle vie ! Même le chat était végétarien » . Et plus tôt cette année, le Daily Mail, tabloïd de droite, a tourné le Guardian en dérision (pour la énième fois, sans aucun doute) en l’accusant d’être dirigé par, et pour, des « porteurs de sandales ». C’est une pique encore censée suggérer la même chose qu’à l’époque d’Orwell : une naïveté fumeuse, une pseudo-supériorité morale et une vie de bohème méritoire – certainement un monde bien éloigné des valeurs de pragmatisme et de décence de l’Angleterre censément « véritable ».

      La férocité des caricatures « d’hurluberlus » d’Orwell trahissent une certaine anxiété sur la liberté sexuelle, mais vise en général directement leur travers le plus évident – leur sérieux. Les hurluberlus veulent que le monde devienne un endroit moins cruel, moins bassement commercial, plus beau. Leurs plaisirs sont sains, « naturels » et énergiques. (Quand j’étais enfant, mes parents dépeignaient certaines personnes comme très « riz complet et bicyclettes »). La mentalité de ces progressistes contre-culturels veut à tout prix que tout soit sain et aide à s’améliorer. L’un des objets de raillerie d’Orwell est donc une « gueule de bois de la période de #William_Morris » [1] qui propose de « niveler le prolétariat ‘par le haut’ (jusqu’à son niveau à lui) par la méthode de l’hygiène, des jus de fruit, du contrôle des naissances, de la poésie, etc. » Dans son roman Un peu d’air frais (1939), nous rencontrons « le professeur Woad, un chercheur psychique » : « Je connaissais le genre. Végétarisme, vie simple, poésie, culte de la nature, se roulant dans la rosée avant le petit-déjeuner… ce sont tous soit des maniaques de l’alimentation naturelle, ou alors ils ont quelque chose à voir avec les boy-scouts – dans les deux cas, ils sont toujours partants pour la Nature et le Grand air. »

      La satire d’Orwell dans le Quai de Wigan s’inscrivait dans le cadre d’une cause particulière et urgente : la formation d’une #politique radicale, populaire (non-hurluberlue) et réaliste pour faire front à la menace montante du fascisme. (Peu après avoir remis le manuscrit de son livre à son éditeur, Victor Gollancz, il entamait son voyage à Barcelone pour y rejoindre le camp républicain de la guerre civile d’Espagne). A ses yeux, les hurluberlus – avec les « marxistes chevelus mâchouillant des polysyllabes » – donnaient mauvaise allure au socialisme. Il impliquait aussi qu’ils étaient superficiellement dévoués à la cause socialiste mais au bout du compte, bien plus préoccupés par leur propre pureté morale que par l’exploitation de la classe ouvrière. Mais à qui exactement Orwell pensait-il quand il a lancé ses invectives ? Qui étaient les hurluberlus ?

      Il avait fait le choix de ne jamais mentionner par écrit qu’il s’était lui-même commis avec beaucoup de personnages de la #contre-culture, à commencer par sa tante, Nellie Limouzin, une bohème dont le mari, socialiste, soutenait fidèlement le mouvement espérantiste, et les Westrope, qui possédaient la librairie de Hampstead où il travaillait au milieu des années 30. Francis Westrope avait été objecteur de conscience pendant la guerre et adhérait au Parti travailliste indépendant ; son épouse, Myfanwy, militait pour les droits des femmes – et les deux étaient des espérantistes passionnés. Sa grande admiratrice et conseillère Mabel Fierz [2] également, vivait dans une grande maison de Hampstead Garden et penchait pour un socialisme mystique et spirituel.

      Les amis et membres de sa famille ont sans nul doute influencé les portraits d’Orwell dans une certaine mesure, mais il avait toute une tradition politico-culturelle en ligne de mire. Elle s’étendait aux sectes millénaristes socialistes des années 1830 et 1840 inspirées par le réformateur #Robert_Owen et son journal, le New Moral World (le Nouveau monde moral). Les « hurluberlus » étaient sur-représentés dans ces communautés modèles – Catherine et Goodwyn Barmby, par exemple, qui s’agacèrent du ton insuffisamment puriste du mouvement Owenite et formèrent l’Église Communiste (ses organisations-sœurs comprenaient les #White_Quakers de Dublin et le #Ham_Common_Concordium de Richmond.) [3] Ils prêchaient diverses prophéties #New_Age, ainsi que le végétarisme, l’#hydrothérapie, les cheveux longs et le port de sandales. Au fil des années, #Goodwyn_Barmby se mua en figure christique, avec de longs cheveux blonds flottant sur les épaules ; ensemble, le jeune couple arpentait les rues de Londres avec un chariot où il puisait des tracts qu’il distribuait en haranguant les passants.

      Le renouveau #socialiste de la fin du XIXe siècle était lourdement investi de croyances « hurluberlues ». Comme l’a écrit Michael Holroyd, c’était largement a partir « d’ #agnostiques, #anarchistes et #athées ; de #réformistes du costume [4] et du régime alimentaire ; d’#économistes, de #féministes, de #philanthropes, de #rationalistes et de #spirites tentant tous de détruire ou de remplacer le #christianisme » que le renouveau s’est opéré. L’activiste #Henry_Hyndman, un disciple d’Engels et le fondateur de la Social Democratic Federation (SDF, fédération socialiste démocratique) en 1881, désespérait comme Orwell de ce type de tocades morales. « Je ne veux pas que le mouvement » , martelait-il, « soit un dépotoir de vieux hurluberlus, d’humanitaires, de #végétariens, d’anti-vivisectionnistes, d’anti-vaccinationnistes, d’artistes du dimanche et toute cette espèce. »  Sans surprise, William Morris et ses amis au sein de la SDF décidèrent de s’en séparer et fondèrent leur propre groupe en 1884, la plus anarchique (et sexuellement radicale) Ligue socialiste. La #Fabian_Society , [5] qui débutait au même moment, était un groupe dissident de la #Fellowship_of_the_New_Life (Compagnons de la nouvelle vie), une communauté éthico-spirituelle (et végétarienne).

      C’était également l’époque de la #Vegetarian_Cycling_Society (Société des Cyclistes Végétariens) et des clubs nés autour de l’hebdomadaire socialiste #The_Clarion, qui visait à #« amener le citadin à entrer plus fréquemment en contact avec la beauté de la nature, et faire progresser l’idéal d’une vie plus simple, d’un mode de vie modéré et d’une élévation de la pensée. » #George_Bernard_Shaw qui, en tant que végétarien porteur de laine brute, naturelle et tricotée à la main, entretenait une relation de proximité avec les hurluberlus, a résumé les deux impulsions différentes du socialisme du temps : l’une tenait à « organiser les docks » , l’autre à « s’asseoir au milieu des pissenlits ».

      Le saint patron des pique-niqueurs au milieu des pissenlits était #Edward Carpenter, et Orwell l’avait clairement à l’esprit. Ancien vicaire anglican qui avait été l’invité de Thoreau, auteur d’un long poème whitmanesque, ‘Vers La Démocratie’ , Carpenter prônait un socialisme spirituel et le retour à la nature. A la suite d’une vision, il avait acheté une petite exploitation rurale à Millthorpe, près de Sheffield, où il faisait pousser ses propres légumes. Il était végétarien et prêchait le contrôle des naissances ainsi que le mysticisme oriental ; il avait écrit The Intermediate Sex (Le Sexe intermédiaire) , le premier livre qui présentait l’homosexualité sous un jour positif à être largement diffusé en Angleterre. Il avait pour habitude de se baigner nu à l’aube en compagnie de son domestique et amant, et sa vie était dénoncée comme scandaleuse et immorale.


      Edward Carpenter devant son cottage de Millthorpe, dans le Derbyshire, 1905. Il porte une paire des célèbres sandales de style indien qu’il fabriquait lui-même et une veste, un bermuda, une cravate et une large ceinture de sa propre conception. Crédits Sheffield Archives, Carpenter Collection, Box 8/31 a.

      Plus que n’importe qui d’autre, Carpenter a été responsable de l’introduction des sandales dans la vie britannique. Quand son ami Harold Cox partit pour l’Inde, Carpenter le chargea d’envoyer une paire de sandales du Cachemire à Millthorpe. La paire en question comprenait une lanière qui remontait de la semelle, passait par-dessus les orteils et s’accrochait à la cheville. « J’ai rapidement éprouvé une joie à les porter », écrivit Carpenter. « Et au bout de quelque temps, j’ai décidé d’en fabriquer. » Les chaussures, décida-t-il, étaient « des étouffoirs en cuir » . Il prit des leçons auprès d’un bottier de Sheffield et arriva « vite à fabriquer beaucoup de paires pour moi-même et plusieurs amis. » (Il en offrit une paire à Shaw, mais elles lui sciaient les pieds et il renonça à les porter en jurant de ne jamais y revenir.) Plusieurs disciples firent le pèlerinage à Millthorpe, y compris, dans les souvenirs de Carpenter, une réformiste du costume – « Son nom était Swanhilda quelque chose » , qui avait marché des kilomètres, sous une pluie battante, seulement vêtue d’une robe de serge bleue grossièrement coupée et de sandales qui s’enfonçaient dans la boue presque à chaque pas. Un des domestiques de Carpenter à Millthorpe, George Adams, entreprit aussi de fabriquer des sandales. Quand il se brouilla avec son maître, il déménagea dans la toute nouvelle ville-jardin de Letchworth, dans le Hertfordshire, et y ouvrit un petit commerce de sandales.

      Letchworth occupe une place spéciale dans l’histoire des hurluberlus. « Un jour cet été » , écrivait Orwell dans le Quai de Wigan, « je traversais Letchworth quand le bus s’est arrêté pour laisser monter deux hommes âgés d’allure affreuse. Tous deux très petits, roses, joufflus et tous deux tête nue, ils devaient avoir dans les soixante ans. Ils étaient habillés de chemises couleur pistache et de shorts kakis dans lesquels leurs énormes arrière-trains étaient si boudinés que vous auriez pu en étudier chaque fossette. Leur arrivée fit courir un léger frisson d’horreur sur l’impériale du bus. L’homme assis à côté de moi… murmura ‘des socialistes’. Il avait probablement raison », continue le passage. « Le Parti travailliste indépendant tenait son université d’été dans la ville. » (Orwell néglige de mentionner qu’il y assistait lui-même).

      La ville-jardin de #Letchworth, une expérience en urbanisme inaugurée en 1904 – une utopie d’air frais et de vie rationnelle – devint instantanément une Mecque pour les amoureux de la vie simple et acquit une réputation nationale de ville « hurluberlue » : sandales et scandales à foison. Un de ses deux architectes originels, Raymond Unwin, avait été l’un des associés de Carpenter au sein du socialisme de Sheffield (et un végétarien). Un ancien résident a offert une description du « citoyen typique de la ville-jardin » : il portait des sandales, ne mangeait pas de viande, lisait William Morris et Tolstoï, et possédait deux tortues « qu’il cirait périodiquement avec la meilleure des huiles de moteur Lucas. » Les végétariens de la ville ouvrirent le Simple Life Hotel (l’hôtel ‘Vie Simple’), qui comprenait un magasin de produits alimentaires naturels et un restaurant réformiste alimentaire. Un membre de la famille quaker Cadbury ouvrit un pub sans alcool, la Skittles Inn (l’Auberge des Quilles), où il faisait un fructueux commerce de chocolat chaud et de Cydrax, un vin de pomme sans alcool. (Ce qui inspira un commentaire sur une vie « toute en quilles et sans bière » [6] à G.K Chesterton, et plus tard une raillerie à John Betjeman dans son poème Huxley Hall, « Ni mon dîner végétarien, ni mon jus de citron sans gin/ ne peuvent noyer mon hésitante conviction selon laquelle nous pourrions bien être nés dans le péché ».)

      Les dimanches, les Londoniens faisaient des excursions en train pour étudier l’étrange collection d’espérantistes vêtus de blouses et de théosophistes de Letchworth ; une bande dessinée d’un journal local dressait même le tableau comique de visiteurs d’un zoo d’humains. « Papa, je veux voir comment on les nourrit ! » , y réclame un enfant. Les panneaux indicateurs pour les visiteurs y signalaient : « Direction Les Lutins Raisineux Porteurs de Sandales À Pointes Longues », « Par Ici Pour Le Pub Non-toxique » et « Direction Les Mangeurs de Bananes Hirsutes » . Annie Besant, une théosophiste militante du contrôle des naissances, y ouvrit l’école St. Christopher – où le Parti travailliste indépendant tenait sa réunion d’été – et qui aujourd’hui encore offre exclusivement de la nourriture végétarienne (ses élèves admettent se rabattre sur McDonald’s).


      Dessin de Louis Weirter, publié dans le journal local The Citizen, 1909. Crédits image, First Garden City Heritage Museum de la Letchworth Garden City Heritage Foundation

      Les années 1920 et 1930 offraient nombre de tendances contre-culturelles propres à faire frémir Orwell. Un pacifisme de type jusqu’au-boutiste s’était davantage généralisé au milieu des années 30 qu’à n’importe quelle autre époque de l’histoire britannique. Il y avait aussi une manie du grand air (associée à un développement des loisirs) et d’un mode de vie hygiénique et non raffiné. Les adhésions au club cycliste du Clarion atteignirent leur apogée au milieu des années 30, et un nombre sans précédent de citadins en bermudas et chemises à col ouvert s’entichèrent d’hôtels de jeunesse et de randonnées pédestres. « Le droit de vagabonder » à travers vallons, coteaux et landes devint une cause de gauche et la randonnée de masse, un acte politique parfois nuancé de mysticisme de la nature. En 1932, l’écrivain S. P. B. Mais conduisit seize mille personnes dans le parc naturel des South Downs pour y admirer le lever du soleil sur Chanctonbury Ring (malheureusement, le ciel était nuageux ce matin-là). Le mouvement de retour à la nature prenait d’autres formes aussi. À Marylebone en 1928, la Nature Cure Clinic (clinique de cure naturelle) ouvrait ses portes, avec des idées homéopathiques venues de l’Est via l’Allemagne. Les fruits crus et les jus de légumes y étaient considérés nécessaires à l’élimination des toxines. Et dans les mêmes années 30, le Dr Edward Bach vantait les vertus curatives des essences de fleurs qu’il avait découvertes en recueillant des gouttes de rosée sur des plantes, à l’aube.

      Le #nudisme organisé fit son apparition en Grande-Bretagne à la fin des années 1920. L’un de ses premiers centres à s’ouvrir a été Sun Lodge, à Upper Norwood au sud-est de Londres. A partir de 1928, les membres de la #Sun_Bathing_Society (société des bains de soleil) se retrouvaient les week-ends pour s’imprégner des rayons salutaires et revigorants et pour d’autres activités comme la « danse rythmique. » Les habitants locaux s’agglutinaient autour de la clôture pour tenter d’entrapercevoir les baigneurs en puris naturalibus. En 1929, la police dut intervenir au Welsh Harp Reservoir, à côté de Wembley, pour protéger les naturistes contre des émeutiers. En dépit de la controverse qu’il suscitait, le mouvement #nudiste prit de l’ampleur. En 1932, une lettre au Times en appela à la reconnaissance des bénéfices du culte du soleil - « en moins qu’un costume de bain. » - Ses signataires comprenaient George Bernard Shaw et C. E. M. Joad, philosophe populaire, socialiste, pacifiste, enthousiaste de la campagne (et peut-être le modèle du “Professeur Woad » d’Orwell). Joad était convaincu des vertus des siestes « nu au soleil », même seulement sur des criques désertes. Le ridicule n’était jamais loin. Dans le film I See Ice (1938), George Formby chantait - « Une photo d’un camp nudiste/ Dans mon petit album d’instantanés/ Très jovial mais un peu humide/ Dans mon petit album d’instantanés. » -

      #Leslie_Paul, fondateur des Woodcraft Folk, une alternative antimilitariste aux scouts ouverte aux garçons comme aux filles, se décrivait comme un « socialiste du style d’Edward Carpenter, épris d’une vision mystique de l’Angleterre. » En 1933, cinq cent jeunes membres des Woodcraft Folk campèrent autour d’une pierre levée de l’âge du bronze, dans le Herefordshire, pour y écouter un exposé sur les alignements de sites. [7] Deux garçons étaient accroupis dans une cage d’osier au sommet du monument. (Aujourd’hui, le propriétaire de la terre sur laquelle se dresse la Queen Stone préfère ne pas donner sa localisation exacte pour ne pas encourager la tenue de séances.) Paul, qui était écrivain et journaliste, passait le plus clair de son temps dans un cottage de la campagne du Devonshire. Un ami local, Joe, avec des poils sur la poitrine « épais et bouclés » comme un « matelas de fils de fer » aimait à s’allonger nu au soleil, à déclarer sa passion pour Tolstoï et à dénigrer les chaussures de cuir. « Le végétarisme était dans l’air du temps progressiste », écrivit plus tard Paul. « De nouveaux magasins de nourriture offraient de quoi satisfaire de fantastiques nouveaux goûts. … j’ai bu un mélange de lait malté, d’eau chaude et d’huile d’olive qui passait pour avoir les plus heureux effets sur le colon et les nerfs. » C’était un admirateur de l’Union Soviétique, un socialiste et un pacifiste. « Le #pacifisme avait une extraordinaire affinité avec le végétarisme », se souvenait-il, « de sorte que nous vivions d’énormes saladiers de bois emplis de salade aromatisée à l’ail, de lentilles et de pignons de pin garnis de poireaux. Nous respirions la santé. »

      Orwell a participé à deux universités d’été en 1936 : l’une à Letchworth et l’autre organisée par #The_Adelphi, un magazine pour qui il écrivait, dans une grande maison de Langham, près de Colchester. L’éditeur et fondateur du journal était le critique John Middleton Murry, un pacifiste et socialiste d’un type spirituel et poète qui avait acquis la maison dans l’espoir d’en faire le foyer d’une nouvelle forme de communauté égalitaire. (« Dans cette simple et belle maison, notre socialisme est devenu réalité » , écrivait-il. « Il me semblait que nous avions atteint une nouvelle sorte d’immunité contre l’illusion. ») Tous les invités étaient mis à contribution pour aider à la bonne marche du centre : Orwell était très demandé à la plonge, où il employait des talents cultivés lors de ses jours de pauvreté à Paris. Au cours d’une des discussions, il asséna apparemment à son auditoire, en majorité des gens de la classe moyenne, qu’ils ne « reconnaîtraient même pas un mineur ou un débardeur s’il en entrait un dans la pièce. » Murry finit par penser que le Centre Adelphi tenait trop de l’atelier d’idées : les socialistes qui y résidaient manquaient de la discipline qu’apporte le rude labeur physique.
Son projet suivant fut une ferme pacifiste.

      Il y a cent autres exemples de socialistes épris de ‘vie simple’ qui auraient suscité le mépris d’Orwell. Mais, malgré tous ses efforts, la longue et riche histoire des « hurluberlus » continua au-delà des années 1930 jusqu’aux éléments de la Campagne pour le Désarmement Nucléaire, les #hippies et les #Verts. (Et au-delà de l’Angleterre aussi, bien sûr.) Dans les années 1960, un restaurant végétarien a effacé un siècle de moqueries en adoptant fièrement le nom « Les Hurluberlus ». De bien des façons, la situation s’est retournée contre Orwell. Les personnages comme Edward Carpenter et Leslie Paul peuvent désormais être considérés comme les pionniers de l’anti-capitalisme écologiste moderne. L’environnementalisme est de plus en plus une cause et de moins en moins une distraction d’excentrique.

      Beaucoup de choses qu’Orwell considérait comme hurluberlues sont aujourd’hui à la mode. Il y a trois millions et demi de végétariens en #Grande-Bretagne, le yoga fait de plus en plus partie de la vie quotidienne des classes moyennes, et des pilules homéopathiques sont avalées par millions. (Malgré tout, ces tendances suggèrent, encore plus que du temps d’Orwell, une volonté d’auto-préservation et un style de vie égoïste, le contraire d’une volonté authentique de changer le monde.)

      Inévitablement, alors que des aspects hurluberlus ont été absorbés dans le courant dominant, d’autres pratiques et croyances étranges prennent leur place et sont ridiculisées par la majorité. Dans l’esprit du Quai de Wigan , on pourrait dire de l’anti-capitalisme d’aujourd’hui qu’il attire avec une force magnétique tous les écolos forcenés, les fruitariens organiques, les scooteristes à batterie solaire, les enthousiastes des naissances dans l’eau, les pratiquants de sexe tantrique, les fans de world music, ceux qui vivent dans des tipis, les porteurs de pantalons de chanvre et les accros aux massages ayurvédiques d’Angleterre. Quant aux sandales, les journalistes du Daily Mail _ peuvent bien conserver la mémoire de l’association entre hurluberlus d’antan et pieds quasi-nus, mais les longues queues devant les boutiques Birkenstock devraient les y faire réfléchir à deux fois. La vie simple est peut être aussi illusoire aujourd’hui qu’hier, mais nous sommes tous devenus des porteurs de sandales.

      Paul Laity est rédacteur littéraire au sein de la vénérable London Review of Books. En 2001, il a publié la Left Book Club Anthology (l’Anthologie du club du livre de gauche) , (Weidenfeld & Nicolson)
      Traduction Entelekheia
      [1] William Morris, peintre, dessinateur de papier peint, écrivain et l’une des figures de proue d’un mouvement conjuguant art et artisanat, l’Arts and Crafts.
      [2] La première à avoir reconnu le talent d’Orwell. Elle l’aida à faire publier son premier livre en le portant elle-même à un agent littéraire qui le transmit à un éditeur, Victor Gollancz. Le livre, Down and Out in Paris and London, parut en 1933.
      [3] Une communauté socialiste utopique également connue sous le nom « Alcott House ».
      [4] Les réformistes du costume militaient contre le corset, pour le pantalon féminin, pour que les femmes s’habillent de façon adaptée à la mode des vélocipèdes, pour le port de sous-vêtements hygiéniques en laine, et plus généralement pour le port de vêtements pratiques, dits « rationnels ».
      [5] Club politique de centre-gauche, socialiste et réformiste créé en 1884. Gorge Bernard Shaw et Herbert George Wells en faisaient partie. La Fabian Society , qui se décrit aujourd’hui comme progressiste, existe toujours au sein du Parti travailliste. Elle est aujourd’hui alignée sur le néolibéralisme européiste de Tony Blair.
      [6] Jeu de mots sur un proverbe anglais. Littéralement, « la vie n’est pas toute faite de bière et de quilles », signifiant « la vie n’est pas toujours facile ».
      [7] Théorie loufoque sur des lignes imaginaires (également appelées « ley lines ») censées relier des sites préhistoriques de façon occulte.

      #culpabilisation #Gauche #Histoire_des_idées #Libéralisme #Socialisme_utopique #espéranto #hurluberlu #hurluberlue

      Cet article est paru dans Cabinet Magazine http://www.cabinetmagazine.org/issues/20/laity.php sous le titre ‘A Brief History of Cranks’.

  • The contract on Corbyn
    Corbyn is not an anti-Semite. His real sin is to fight against injustice in the world, including the version Israel perpetrates
    Gideon Levy Nov 28, 2019
    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-the-contract-on-corbyn-1.8192769

    The Jewish establishment in Britain and the Israeli propaganda machine have taken out a contract on the leader of the British Labour Party, Jeremy Corbyn. The contract was taken out a long time ago, and it was clear that the closer Corbyn came to being elected prime minister, the harsher the conflict would get.

    On Tuesday it reached its climax in an article by the chief rabbi of Britain, Ephraim Mirvis, in an article in The Times. Mirvis has decided that the anxiety of British Jews over Corbyn is justified and he is not fit to be prime minister. He called on Jews not to vote for Labour in the election on December 12.

    Born in South Africa and a graduate of Har Etzion Yeshiva in the settlement of Alon Shvut, Mirvis is the voice of British Jewry. In Capetown, Johannesburg and Har Etzion, he should have learned what apartheid was and why one should fight it. His parents did so, but one doubts that he learned the moral lesson from the regions of disenfranchisement in which he lived in South Africa and the West Bank.

    As opposed to the horrid Corbyn, Mirvis sees nothing wrong with the continued occupation; he does not identify with the struggle for Palestinian freedom, and he doesn’t sense the similarity between the South Africa of his childhood, Har Etzion of his youth and Israel of 2019. That is the real reason that he rejects Corbyn. The Jews of Britain also want a prime minister who supports Israel – that is, supports the occupation. A prime minister who is critical of Israel is to them an exemplar of the new anti-Semitism.

    Corbyn is not an anti-Semite. He never was. His real sin is his staunch position against injustice in the world, including the version Israel perpetrates. Today this is anti-Semitism. The Hungarian Viktor Orban, the Austrian Freedom Party and the extreme right in Europe are not the danger to Jews. Corbyn is the enemy. The new and efficient strategy of Israel and the Zionist establishment brands every seeker of justice as an anti-Semite, and any criticism of Israel as hatred of Jews. Corbyn is a victim of this strategy, which threatens to paralyze and silence Europe with regard to Israel.

    British Jewry might not be faking its anxiety, but it is certainly magnifying the danger. There is anti-Semitism, though less that what is presented, certainly on the left. About half of British Jews are considering fleeing if Corbyn is elected. Let them flee. The survey that showed this could actually encourage anti-Semitism: Are the Jews of Britain conditionally British? To whom is their loyalty?

    The future of all British Jews is much more secure than the future of any Palestinian living under the occupation, and even more secure than that of any Arab living in Israel. Jews are persecuted and are victims of discrimination and racism less so than the Palestinians in the Israel they hold dear. Moreover, Islamophobia in Europe is more common than anti-Semitism, but people talk about it less.

    Mirvis presents no evidence of Corbyn’s anti-Semitism. It sufficed for him to note the fact that Corbyn described as “friends” those who “endorse the murder of Jews” – a reference to Corbyn’s comments on Hezbollah and Hamas. Corbyn is indeed a very harsh critic of the occupation, supports the boycott and compares the closure of Gaza with the siege of Stalingrad and Leningrad. These are anti-Israeli positions, but not necessarily anti-Semitic. The Jews of Britain are blurring this difference as are many Jews throughout the world, intentionally. One can (and should) be a harsh critic of Israel without being anti-Semitic.

    If the Jews of Britain and their chief rabbi were more honest and courageous, they would ask themselves: Isn’t Israel’s brutal occupation policy the strongest motive for anti-Semitism today? There is anti-Semitism, it must be fought, but it must also be recognized that Israel supplies it an abundance of excuses and motives.

    The Jews and Israel’s true friends should hope that Corbyn is elected. He is a statesman who can change international discourse about the occupation and the struggle against it. He is a ray of hope for a different world and a different Israel – and what more could we want.

    #Jeremy_Corbyn

  • Anti-semitism bandwagon rolled out again
    11 November 2019 – Jonathan Cook
    https://www.jonathan-cook.net/blog/2019-11-11/antisemitism-smears-corbyn
    www.jonathan-cook.net/images/default/jc_fb.jpg

    For a few months over the summer the British corporate media largely lost interest in smearing Labour leader Jeremy Corbyn as an anti-semite. Maybe they had begun to worry that the constant drum-beat of the past three years was deadening the public’s sensitivity to such claims.

    But an election is now weeks away, and the anti-semitism smear bandwagon is being rolled out once again.

    Stephen Pollard, editor of the Jewish Chronicle (who also writes for the Tory-loving Mail, Express, Sun and Telegraph newspapers) has yet again been terrifying readers as best he can, implying not so subtly that voting for Labour might risk a genocide of British Jews. After several years of painting Corbyn – preposterously – as some kind of unkempt, grey-bearded leader of a British Gestapo-in-the-making, Pollard spent the past few days highlighting in the corporate media the predictable results of the latest survey of Jewish public opinion. It suggests that a growing number of Jews are considering leaving Britain if Corbyn manages to oust Boris Johnson from power.

    That we have reached the point where so many British Jews have been persuaded that Corbyn’s vocal criticism of Israel’s oppression of Palestinians means his entire party is infected with a supposed hatred of Jews needs some explaining. It is something I have been trying to do regularly, and in real time, as life has been breathed into these various slurs, both by a corporate media that detests the fairer society a Corbyn party promises and by an Israel lobby that identifies so closely with Israel that it has completely dehumanised Palestinians, to the extent that the crimes against them can be entirely overlooked – treated as no more significant than stepping on an ant.

    In the figure of Pollard, we have a journalist who merges both outlooks, typified in this extraordinary tweet last year that at the time stunned even some of his followers but has now become a staple of the campaign against Corbyn and his democratic socialist politics. Efforts by the left to highlight the class war waged by an elite that’s been sucking the life out of the British economy to enrich itself have been maliciously recharacterised by Pollard and other rightwing journalists (some of whom ensconced themselves in the Labour party during Tony Blair’s rule) as an attack on Jews. But it is not the left that conflates the corporate elite with Jews, it is rightwing journalists like Pollard. (...)

  • Le #gorafi encore plagié : Brexit, Bruxelles : “Ce n’est pas fini !”, crient les partisans du maintien dans l’UE au rond-point Schuman 17 octobre 2019 - 17 Octobre 2019 - Belga - BX1
    https://bx1.be/bruxelles-ville/ce-nest-pas-fini-crient-les-partisans-du-maintien-dans-lue-au-rond-point-schuman/?theme=classic

    Quelques dizaines de partisans du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne se sont rassemblés jeudi en début d’après-midi au rond-point Schuman à Bruxelles, au pied de la Commission européenne, pour affirmer leur conviction que l’accord engrangé ce midi entre l’exécutif européen et le gouvernement britannique ne signifiait pas la fin de leurs espoirs.

    “Ce n’est pas fini, continuons à nous battre“, haranguait un orateur sur un podium aux couleurs du “Stop Brexit”. D’aucuns rappelaient que la situation n’était pas si différente d’il y a quelques mois, lorsque la Première ministre Theresa May avait engrangé un accord de retrait avec le reste de l’UE, mais n’avait pu lui faire passer l’obstacle de la Chambre des Communes. C’est l’heure maintenant de “mobiliser le Parlement”, soulignaient les “remainers” présents.

    #brexit #europe #royaume-uni #international #union_européenne #ue #grande-bretagne #angleterre #uk #référendum

  • Calais : « Le Brexit dur ne serait pas synonyme de chaos » Annick Capelle - 16 Octobre 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_calais-le-brexit-dur-ne-serait-pas-synonyme-de-chaos?id=10339170

    Entre 4 et 6000 : c’est le nombre de poids lourds qui, chaque jour, transitent par Calais. Dans une fluidité impressionnante, les ferries embarquent ou débarquent ces véhicules chargés de marchandises destinées au Royaume-Uni ou au continent européen. En cas de Brexit dur, les formalités douanières seront rétablies… Du jour au lendemain. Faut-il donc craindre la paralysie ? Non, si l’on en croit les douaniers et les exploitants du port de Calais, qui depuis des mois, se préparent au rétablissement du poste-frontière. Il y a quelques jours, ils organisaient une répétition générale. Objectif : tester leur « frontière intelligente », un dispositif censé éviter les bouchons en cas de sortie brutale du Royaume-Uni.

    Anticipation
    La clé de voûte de ce dispositif, c’est l’anticipation, souligne Eric Meunier, directeur interrégional des douanes et droits indirects des Hauts de France. « L’entreprise qui importe ou exporte de la marchandise devra effectuer préalablement une déclaration de douane sur internet, et recevra un code-barres. Muni de ce code-barres, le chauffeur de poids lourd se présentera ensuite à la frontière, où notre nouveau système informatique établira automatiquement un lien entre le code-barres, la plaque d’immatriculation et la marchandise transportée. C’est ce qu’on appelle l’appairage. »

    Le temps d’attente sera réduit au minimum, puisque, une fois son code-barres scanné, le chauffeur de poids lourd montera directement sur le ferry : « C’est pendant la traversée de la Manche que le système traitera la déclaration de douane ».

    Des panneaux verts et orange
    Dans le port de Calais, une nouvelle signalétique verte et orange a été mise en place pour aiguiller les poids lourds qui débarquent des ferries en provenance du Royaume-Uni. « Avant même de quitter le ferry, le chauffeur saura quelle voie il doit emprunter à son arrivée », explique Benoît Rochet, directeur général délégué de la SEPD, la société d’exploitation des ports du Détroit. « Si la sortie est autorisée par la douane, le poids lourd prend la ligne verte – une sortie aussi fluide qu’aujourd’hui. En moins de deux minutes, le camion est sur l’autoroute. Si le poids lourd doit emprunter la file orange, cela veut dire qu’il doit se soumettre à un contrôle. »

    Plus de 150 places de parking
    Les panneaux orange mènent, un peu plus loin, vers des parkings de délestage pouvant accueillir plus de 150 poids lourds en attente de régularisation douanière. Deux nouvelles plateformes y ont été construites. Elles disposent ensemble de dix quais de déchargement. C’est là que les contrôles seront effectués.

    Un des poids lourds participant au test, rejoint la première plateforme. Il transporte du ciment. Deux agents de douane vérifient aussitôt la conformité de la marchandise avec la déclaration de douane. Quelques minutes plus tard, le chauffeur peut repartir. Le dispositif semble bien rodé.

    La deuxième plateforme sera réservée aux contrôles vétérinaires et phytosanitaires. « Aujourd’hui, il existe déjà des contrôles vétérinaires et phytosanitaires, mais ils sont réalisés dans les Etats membres. En cas de Brexit, il faudra appliquer ces formalités ici, lors du passage à la frontière », explique Jean Michel Thillier, directeur général adjoint des douanes et droits indirects.

    Fins prêts
    Les douanes et les autorités portuaires sont convaincues que l’on peut éviter l’engorgement du terminal. Tout dépendra de la façon dont les entreprises jouent le jeu de l’anticipation. Eric Meunier : « Il existe une marge d’incertitude : c’est la proportion d’entreprises qui n’auraient pas réalisé les formalités préalables. Pour nous, il est très important que ces entreprises soient le moins nombreuses possible, parce qu’elles vont générer des retards pour elles-mêmes, mais également entraîner une charge de travail qui, sur le port, pourrait entraîner des retards pour l’ensemble des transporteurs. »

    Pourtant, Eric Meunier ne croit pas que le Brexit dur sera synonyme de chaos. Depuis plusieurs mois, les douanes françaises mènent une large campagne d’information auprès des entreprises, notamment via les réseaux sociaux. Cette campagne vise bien sûr les compagnies françaises, mais pas seulement : « Sur le franchissement à Calais, 80% des poids lourds ne sont pas français, mais viennent de l’Europe entière. C’est pourquoi, les douanes de tous les pays européens ont informé – et informent encore aujourd’hui – leurs opérateurs de la nécessité d’anticipation. Pour un opérateur, où qu’il soit, dans n’importe quel pays de l’Union, il sera tout à fait possible, de manière dématérialisée, via internet, de déclarer la marchandise préalablement, et une fois à Calais, de franchir la frontière de manière fluide. »

    La véritable inconnue, conclut Eric Meunier, concernera les petits opérateurs qui, à l’heure actuelle, ne travaillent qu’au sein de l’Union européenne, et qui ne sont pas habitués aux formalités douanières. Ce sont ces entreprises-là – françaises ou pas – qu’il faut impérativement toucher.

    #brexit #france #douane #europe #royaume-uni #international #union_européenne #ue #grande-bretagne #angleterre #uk #référendum #actualités_internationales #politique #frontières

  • #Bruxelles : La gare du Midi se met à l’heure du Brexit Barbara Boulet - 15 Octobre 2019 RTBF
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_la-gare-du-midi-se-met-a-l-heure-du-brexit?id=10341246

    Un divorce à l’amiable entre l’Union européenne et le Royaume-Uni est-il encore possible ? La Belgique en tout cas se prépare à un départ possible de la Grande-Bretagne à la fin du mois. La gare du Midi à Bruxelles en est un exemple. Les services de douane s’apprêtent à devoir gérer à tout moment l’accueil des voyageurs en provenance du Royaume-Uni et à aider ceux qui s’y rendent à remplir leurs formalités.

    Une équipe de 28 douaniers a été recrutée, elle est actuellement en formation. Deux locaux sont aussi en train d’être aménagés dans le terminal Eurostar. L’un, à l’arrivée, est déjà là ; il permet le contrôle des marchandises (drogues et armes, mais aussi les marchandises soumises à des taxes comme l’alcool ou le tabac). L’autre, un conteneur qui doit arriver d’ici la fin octobre dans la salle d’attente des départs, permettra le cas échéant de remplir les formalités. Par exemple pour le remboursement de la TVA.

    « On se prépare pour éventuellement au 1er novembre pouvoir accueillir des passagers en provenance du Royaume-Uni ou qui partent vers le Royaume-Uni, déclare Florence Angelici, porte-parole du SPF Finance (en charge de l’administration des douanes). Il faut pouvoir s’occuper de toutes les démarches et assurer les contrôles douaniers » 

    Qu’est ce qui changerait ? 
    Car, en cas de Brexit sans deal, il y aurait du changement pour les voyageurs. Pas en ce qui les concerne directement en tant que personne, donc leur droit à eux de circuler (puisque le Royaume-Uni ne fait déjà pas partie aujourd’hui de l’espace Schengen), mais une sortie sans accord de la Grande Bretagne impliquerait de facto une sortie de l’union douanière. Les marchandises ne pourraient alors plus circuler librement, explique Marianne Dony, professeure de droit européen à l’ULB. "Toute marchandise pour entrer dans l’Union européenne doit disposer d’un papier attestant qu’elle répond bien à la réglementation européenne. La douane doit vérifier ces attestations. Par ailleurs, en ce qui concerne les contrôles fiscaux, il faut bien se dire qu’une fois qu’on sort de l’Union, il peut y avoir des remboursements de TVA. On ne peut pas non plus exporter nécessairement la même quantité de marchandises qui ne soient pas taxées. Et il faut aussi vérifier que les marchandises en provenance du Royaume-Uni ont bien payé leur droit de douane".

    Autant de contrôles douaniers qu’on ne connaissait plus entre nos voisins du Nord et nous. Et qui devraient revoir le jour en cas de Brexit sans accord préalable. 

    #brexit #référendum #démocratie #europe #royaume-uni #international #union_européenne #ue #grande-bretagne #angleterre #uk #référendum #actualités_internationales #politique #frontières #Belgique #boris_johnson

  • La Cour suprême britannique inflige un camouflet à Boris Johnson, le Parlement reprend son cours
    https://www.mediapart.fr/journal/international/240919/la-cour-supreme-britannique-inflige-un-camouflet-boris-johnson-le-parlemen

    À l’unanimité, les onze juges de la plus haute cour judiciaire du Royaume-Uni ont décidé que la suspension du Parlement était « illégale, nulle et non avenue ». Les parlementaires seront de retour à Westminster mercredi matin. Tout comme le premier ministre, qui a écourté son séjour à New York.

    #EUROPE #Grande-Bretagne,_Brexit,_boris_johnson,_ONU,_Ecosse

  • For the first time in my life, I’m frightened to be Jewish | openDemocracy
    https://www.opendemocracy.net/en/opendemocracyuk/first-time-my-life-im-frightened-be-jewish

    I am 58 years old, and for the first time in my life, I am frightened to be Jewish.

    We live in a time when racism is being normalized, when Nazis parade in the streets in Europe and America; Jew baiters like Hungary’s Orban are treated as respectable players on the international scene, “white nationalist” propagandist Steve Bannon can openly coordinate scare-mongering tactics with Boris Johnson in London at the same time as in Pittsburg, murderers deluded by white nationalist propaganda are literally mowing Jews down with automatic weapons. How is it, then, that our political class has come to a consensus that the greatest threat to Britain’s Jewish community is a lifelong anti-racist accused of not being assiduous enough in disciplining party members who make offensive comments on the internet?

    For almost all my Jewish friends, this is what is currently creating the greatest and most immediate sense of trepidation, even more than the actual Nazis: the apparently endless campaign by politicians like Margaret Hodge, Wes Streeting, and Tom Watson to weaponize antisemitism accusations against the current leadership of the Labour party. It is a campaign – which however it started, has been sustained primarily by people who are not themselves Jewish – so cynical and irresponsible that I genuinely believe it to be a form of antisemitism in itself. And it is a clear and present danger to Jewish people.

    #normalisation #racisme #antisémitisme #inversion #extrême_droite #europe #royaume_uni #Corbyn #états-unis

  • Pour l’amour de la victoire
    Lettre ouverte à Extinction Rebellion

    https://lavoiedujaguar.net/Pour-l-amour-de-la-victoire-Lettre-ouverte-a-Extinction-Rebellion

    Préface de Zadibao
    20 juin 2019

    Le 3 mai dernier, un habitant de la ZAD a écrit cette lettre ouverte à Extinction Rebellion au Royaume-Uni, un nouveau mouvement de désobéissance civile non violente, en lutte contre l’effondrement écologique et la crise climatique, qui venait de bloquer les flux de la métropole londonienne pendant presque une semaine, quelque chose de complètement inédit. Ces derniers mois, le mouvement a connu une croissance exponentielle et commence à apparaître un peu partout dans le monde, y compris en France.

    La lettre est un appel à territorialiser la lutte pour la justice climatique, résister à la construction de la troisième piste de l’aéroport de Heathrow (Londres), et un avertissement qu’une victoire politique est toujours compliquée.

    La missive est devenue virale, et trois semaines plus tard, le 30 mai, Extinction Rebellion annonçait que, le 18 juin prochain, ils et elles bloqueraient l’aéroport de Heathrow avec des corps désobéissants et des drones (...)

    #ZAD #Notre-Dame-des-Landes #Extinction_Rebellion #Heathrow #Grande-Bretagne #aéroport #désobéissance #climat

  • Le parti Travailliste enquête sur un journaliste de The Electronic Intifada
    Ali Abunimah, Electronic Intifada, le 11 mars 2019
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/03/15/le-parti-travailliste-enquete-sur-un-journaliste-de-the-electro

    Le parti Travailliste a initié des procédures disciplinaires contre Asa Winstanley, reporter à The Electronic Intifada et par ailleurs membre du principal parti d’opposition du Royaume Uni.

    #Asa_Winstanley mais lié aux accusations d’antisémitisme contre #Jeremy_Corbyn :
    https://seenthis.net/messages/719714

    #Royaume-Uni #Grande-Bretagne #UK #Labour #Parti_Travailliste #antisémitisme #antisionisme #Palestine #censure #IHRA

  • ‘Austerity, That’s What I Know’: The Making of a Young U.K. Socialist - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/02/24/world/europe/britain-austerity-socialism.html

    The general election of 2017 exposed the starkest generation gap in the recent history of British politics. Young voters broke dramatically for the Labour Party, whose socialist leader, Jeremy Corbyn, has promised to rebuild the welfare state and redistribute wealth. Hardened against the centrists of their parents’ generation, they have tugged the party to the left, opening up rifts that are now fracturing Labour.

    #austérité #jeunes #gauche #grande-Bretagne

  • Pétition de personnalités britanniques (Vivienne Westwood, Peter Gabriel, Mike Leigh, Julie Christie, Maxine Peake, Wolf Alice, Roger Waters, Caryl Churchill, Al Kennedy) contre la tenue de l’Eurovision en israel et sa diffusion par la BBC.

    (un article en parlait déjà là: https://seenthis.net/messages/756450 )

    The BBC should press for Eurovision to be moved from Israel
    The Guardian, le 29 janvier 2019
    https://www.theguardian.com/tv-and-radio/2019/jan/29/the-bbc-should-press-for-eurovision-to-be-moved-from-israel

    Traduction en français:

    La BBC devrait faire pression pour que l’Eurovision n’ait pas lieu en Israël
    The Guardian, le 29 janvier 2019
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/01/31/la-bbc-devrait-faire-pression-pour-que-leurovision-nait-pas-lie

    Peter Ahrends, architect
    Amir Amirani, filmmaker
    Jonathan Arndell, architect, artist
    Roy Battersby, director
    Bloody Knees, band
    brave timbers, band
    Jen Brister, comedian
    Carmen Callil, publisher, writer
    Taghrid Choucair-Vizoso, performer
    Julie Christie, actor
    Ian Christie, film historian, broadcaster
    Chipo Chung, actor
    Caryl Churchill, playwright
    Michael Darlow, tv writer and director
    Paula Darwish, musician
    April De Angelis, playwright
    Tam Dean Burn, actor
    Drones Club, band
    Nancy Elan, violin
    Gareth Evans, producer, curator
    Peter Gabriel, musician, founder WOMAD festival
    Lots Holloway, singer, songwriter
    Rachel Holmes, writer
    Brigid Keenan, author
    Patrick Keiller, artist, filmmaker
    Reem Kelani, musician, broadcaster
    AL Kennedy, writer
    Desmond Lambert, musician
    Mike Leigh, writer, director
    Ken Loach, director
    Sabrina Mahfouz, writer
    Miriam Margolyes, actor
    Yann Martel, writer
    Declan McKenna, singer, songwriter
    JD Meatyard, musician
    Pauline Melville, writer
    Giuliano Modarelli, musician, composer
    Object Blue, DJ
    Maxine Peake, actor
    Jocelyn Pook, composer
    TJ Rehmi, composer, producer
    Reverend & the Makers, band
    Leon Rosselson, songwriter
    Rrose, DJ
    Alexei Sayle, comedian, author
    David Scott, music producer
    Nick Seymour, musician
    Sarah Streatfeild, violin
    Roger Waters, musician
    Vivienne Westwood, fashion designer
    Wolf Alice, band

    #Palestine #Eurovision #BDS #Boycott #BBC #Grande-Bretagne

  • #Renationalisations en #Grande-Bretagne : state is back
    https://www.franceculture.fr/emissions/grand-reportage/renationalisations-en-grande-bretagne-state-is-back

    Télécom, gaz, eau, électricité puis trains... Dans les années 80 puis 90, le Royaume-Uni a fait figure de pionnier des #privatisations des #services_publics. Dernier en date : le courrier, sous le mandat de David Cameron en 2014. Aujourd’hui, trop tôt pour parler de retournement de tendance, mais les choses semblent prendre le chemin inverse. En mai dernier, l’alliance (privée) Virgin-Stagecoach a jeté l’éponge sur la East coast mainline, qu’elle opérait depuis 2015. Pas assez rentable, selon les deux entreprises. L’Etat a donc repris le volant via la compagnie #ferroviaire publique LNER. Le Gouvernement – pourtant conservateur – a dû également reprendre les commandes à la #prison de Birmingham l’été dernier. L’inspecteur des prisons venait de rendre un rapport au vitriol pointant les violences, la drogue, et les conditions d’hygiène déplorables de l’établissement géré par l’entreprise privée G4S. (lire ce rapport)

  • Une usine de pressage de vinyles clandestine a été démantelée au Pays de Galles
    Théophile Robert, Trax, le 27 décembre 2018
    http://fr.traxmag.com/article/49540-une-usine-de-pressage-de-vinyles-clandestine-a-ete-demantelee-au-p

    Après quatre ans de travail en collaboration, la British Phonographic Industry et la police ont arrêté quatre hommes, tenaient une usine de pressage de vinyles de contrefaçon dans le Pays de Galles.

    La British Phonographic Industry (BPI), épaulée par la police du sud du Pays de Galles a réussi à arrêter quatre hommes qui tenaient une usine de vinyles de contrefaçon. Ils produisaient sans autorisation légale des copies d’artistes de northern soul des années 1960, genre né Royaume-Uni qui a rapidement connu une certaine popularité dans le pays. Au total, 55 635 vinyles de 7 pouces, 26 de 10 et 907 de 12 ont été saisis. Ils comportaient des défauts de fabrication tels que des fautes d’orthographe ou des erreurs de police, parfois même des flous dans la typographie.

    Les quatre coupables ont été condamnés à une peine de 8 à 10 mois chacun. « Ces peines de prison sont importantes et font passer un message très fort aux pirates de la musique dans le pays. Que cela concerne un site de musique illégal sur Internet ou la vente de vinyles de contrefaçon sur eBay ou Amazon, la BPI et la police sont aux aguets et vous serez poursuivis. » assure Kiaron Whitehead, représentant de la BPI au tribunal.

    #disques #vinyles #pirates #Grande-Bretagne #northern_soul #musique #fait_divers

    A propos de Northern Soul :
    https://seenthis.net/messages/676422

  • “UK political groups spied on by undercover police – search the list”
    https://www.theguardian.com/uk-news/ng-interactive/2018/oct/15/uk-political-groups-spied-on-undercover-police-list

    Undercover police officers have spied on more than 1,000 political groups since 1968. However, no official list of these groups has been published.

    This database is an attempt to compile such a list. It is a work in progress and will be updated as more information is made public. The aim is to make more visible the nature and scope of a covert operation that has spanned more than four decades.

    The information has been compiled following investigations by the Guardian and the Undercover Research Group, a network of activists that scrutinises the covert infiltration of political movements. The group is also publishing a similar database.

    The HN or EN ciphers have been allocated to individual officers at a public inquiry that is examining the infiltration.

    #police #infiltration #Grande-Bretagne

  • Attaques contre #Jeremy_Corbyn (et accusations d’antisémitisme) :

    Dans le #Guardian :
    https://seenthis.net/messages/606127

    I’m ashamed at the way my party is offending Jews, says Labour MP
    Peter Walker, The Guardian, le 29 juillet 2018
    https://seenthis.net/messages/711737

    Remarks about Zionists draw official complaint against Jeremy Corbyn
    Michael Savage, The Guardian, le 26 août 2018
    https://seenthis.net/messages/717315

    Israël se cache-t-il derrière les attaques contre Jeremy Corbyn ?
    Jonathan Cook, Middle East Eye, le 30 août 2018
    https://seenthis.net/messages/716567

    Dans #Le_Monde :

    Antisémitisme : le leader travailliste britannique Jeremy Corbyn à nouveau dans la tourmente
    Eric Albert, Le Monde, le 14 août 2018
    https://seenthis.net/messages/715022

    Dans #Médiapart :

    Au Royaume-Uni, la décomposition du paysage politique se poursuit
    Ludovic Lamant, Médiapart, le 21 août 2018
    https://seenthis.net/messages/716567
    –--------------------------------------------------------
    Comment un diplomate israélien a travaillé au cœur du Parti travailliste pour mettre à mal Corbyn
    Alex MacDonald et Simon Hooper, Middle East Eye, le 9 janvier 2017
    https://seenthis.net/messages/715022

    Jeremy Corbyn appelle à une révision de la question des ventes d’armes du Royaume Uni à Israël après les morts sur la frontière de Gaza
    Jeremy Corbyn, le 10 avril 2018
    https://www.aurdip.org/jeremy-corbyn-appelle-a-une.html

    Antisémitisme. Offensive orchestrée contre Jeremy Corbyn au Royaume-Uni
    Jonathan Cook, Orient XXI, le 8 mai 2018
    https://seenthis.net/messages/692587

    The Jewish establishment’s ‘War Against Corbyn’ risks bringing real antisemitism to Britain
    Robert A. H. Cohen, Patheos, le 28 juillet 2018
    https://seenthis.net/messages/711737

    Who’s guilty of antisemitism ? Questioning Labour’s Definition Bind
    Peter Hallward, Verso, le 6 août 2018
    https://seenthis.net/messages/714306

    How Israel lobby attacked an Auschwitz survivor to smear Corbyn
    Adri Nieuwhof, Electronic Intifada, le 7 août 2018
    https://seenthis.net/messages/713760

    Jeremy Corbyn, le futur premier ministre du Royaume-Uni ?
    Gidéon Lévy, Haaretz, le 9 août 2018
    https://seenthis.net/messages/716567

    Israel Is The Real Problem
    Media Lens, le 9 août 2018
    https://seenthis.net/messages/715022

    La vérité sur la relation spéciale du Royaume-Uni avec Israël
    Mark Curtis, Middle East Eye, le 10 août 2018
    https://seenthis.net/messages/715335

    No, this Netanyahu row won’t destroy Corbyn – it will only make him stronger
    Richard Seymour, The Independent, le 14 août 2018
    https://seenthis.net/messages/715078

    Grande-Bretagne : le leader travailliste Jeremy Corbyn attaqué par Benyamin Netanyahou
    Middle East Eye, le 14 août 2018
    https://seenthis.net/messages/715022

    Anti-Semitism and Labour : Jeremy Corbyn must stop apologising and start fighting back
    Ghada Karmi, Middle East Eye, le 14 août 2018
    https://seenthis.net/messages/715022

    Netanyahu Falsely Attacks Corbyn for Laying Wreath on Palestinian Terrorist’s Grave
    Richard Silverstein, le 15 août 2018
    https://seenthis.net/messages/715022

    Jeremy Corbyn, les Palestiniens et l’antisémitisme
    Alain Gresh, Orient XXI, le 16 août 2018
    https://seenthis.net/messages/715399

    Israël se cache-t-il derrière les attaques contre Jeremy Corbyn ?
    Jonathan Cook, Middle East Eye, le 30 août 2018
    https://seenthis.net/messages/716567

    It’s time to stand up and be counted - what defending Corbyn really means
    Chris Nineham, Counterfire, le 30 août 2018
    https://seenthis.net/messages/719141

    Ken Loach appelle les Travaillistes à ne pas ‘trahir la Palestine’ en cédant aux ennemis de Corbyn
    Ben Chacko, The Morning Star, le 3 septembre 2018
    https://seenthis.net/messages/719511

    Grande-Bretagne : le Labour adopte la définition complète de l’antisémitisme
    Sonia Delesalle-Stolper, Libération, le 4 septembre 2018
    https://seenthis.net/messages/719685

    #Royaume-Uni #Grande-Bretagne #UK #Labour #Parti_Travailliste #antisémitisme #antisionisme #Palestine #censure #IHRA #recension

    • GB : le Labour complète sa définition de l’antisémitisme en réponse aux accusations
      AFP / 04 septembre 2018
      https://www.romandie.com/news/GB-le-Labour-complete-sa-definition-de-l-antisemitisme-en-reponse-aux-accusations/950792.rom

      Londres - Le parti travailliste, principal formation d’opposition au Royaume-Uni, a complété mardi la définition de l’antisémitisme qu’il avait adoptée en juillet, et qui avait valu à sa direction, jusqu’à son chef Jeremy Corbyn, de multiples accusations.

      Mi-juillet, le Comité exécutif national (NEC), l’organe dirigeant du parti, avait adopté la définition de l’antisémitisme élaborée par l’Alliance internationale pour le souvenir de l’Holocauste (IHRA), mais avait rejeté quatre exemples sur onze qui accompagnent cette définition et établissent les comportements considérés comme discriminatoires.

      Le NEC craignait que l’adoption de tous ces exemples ne limitent la liberté de critiquer l’État d’Israël.

      « Le NEC a adopté aujourd’hui tous les exemples de l’antisémitisme, qui s’ajoutent à la définition de l’IHRA », a annoncé un porte-parole du Labour.

      Parmi ces exemples de comportements jugés antisémites par l’IHRA, et désormais partagés par le Parti travailliste, figurent le fait « d’accuser un citoyen juif d’être plus loyal à Israël qu’a son pays », de « nier au peuple juif son droit à l’autodétermination » ou encore « d’établir des comparaisons entre la politique israélienne contemporaine et celle des Nazis ».

      Le NEC a également adopté « une déclaration qui garantit que cela ne pourra en aucune manière limiter la liberté d’expression sur Israël et les droits des Palestiniens », a précisé le porte-parole.

      « La décision du NEC est la bonne », a réagi Marie van der Zyl, présidente du Board of Deputies of British Jews, une des principales organisations représentant la communauté juive au Royaume-Uni.

  • We condemn the destruction of Gaza cultural centre in Israeli airstrike
    Mike Bartlett, Jonathan Chadwick, Caryl Churchill, EV Crowe, April De Angelis, Elyse Dodgson, Vicky Featherstone, David Greig, Stephen Jeffreys, Phyllida Lloyd, Rufus Norris, Penelope Skinner, Richard Twyman, Sacha Wares
    The Guardian, le 16 août 2018
    https://www.theguardian.com/world/2018/aug/16/we-condemn-the-destruction-of-gaza-cultural-centre-in-israeli-airstrike

    #Palestine #Theâtre #Gaza #solidarité #Grande-Bretagne #BDS #Boycott_culturel

  • La vérité sur la relation spéciale du Royaume-Uni avec Israël
    Middle East Eye - Mark Curtis - 10 août 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinions/la-v-rit-sur-la-relation-sp-ciale-du-royaume-uni-avec-isra-l-20287814

    (...) Theresa May a déclaré qu’Israël était « l’une des grandes réussites du monde » et un « phare de la tolérance », tandis que son secrétaire d’État à la Défense Gavin Williamson a affirmé qu’Israël était une « lumière pour les nations » dont les relations avec le Royaume-Uni « reposent sur un sens partagé des valeurs de justice, de compassion et de tolérance ».

    Cette exubérance traduit un soutien britannique continu à Israël sur la scène internationale, un soutien qui l’aide à protéger cet état voyou de l’ostracisme. Ainsi, la Grande-Bretagne s’est abstenue lors du vote de l’ONU sur l’autorisation d’une enquête sur les tueries de Gaza, sous le prétexte que celle-ci n’incluait pas d’investigations sur le Hamas ; à la place, le Royaume-Uni soutient Israël dans sa volonté de mener sa propre enquête.

    L’année dernière, le ministère des Affaires étrangères britannique a refusé de signer une déclaration commune lors de la conférence de paix de Paris sur la Palestine, l’accusant de « se dérouler contre la volonté des Israéliens ».

    « [La relation entre le Royaume-Uni et Israël est] la pierre angulaire de beaucoup de ce que nous faisons au Moyen-Orient »

    - Gavin Williamson, secrétaire d’État à la Défense

    La Grande-Bretagne a approuvé des ventes d’armes à Israël pour une valeur de 445 millions de dollars depuis la guerre de Gaza en 2014, et il ne fait quasiment aucun doute que certains de ces équipements ont été utilisés contre des Palestiniens dans les territoires occupés.

    Le Royaume-Uni exporte des composants de drones britanniques alors qu’Israël utilise des drones pour ses opérations de surveillance et ses attaques armées. Le Royaume-Uni exporte des composants pour avions de combat alors que les forces aériennes israéliennes effectuent des frappes aériennes à Gaza, causant la mort de civils et la destruction des infrastructures. Le gouvernement britannique admet qu’il n’a pas évalué l’impact sur les Palestiniens de ses exportations d’armes vers Israël.

    Cette politique fait pourtant suite à un rapport de 2015 du Home Office indiquant qu’Israël promeut un « modèle croissant » consistant à tirer délibérément sur les enfants palestiniens et que les Palestiniens sont généralement « de plus en plus tués […] en toute impunité » par les forces israéliennes. Depuis 2000, Israël a tué près de 5 000 Palestiniens non impliqués dans les hostilités, dont environ un tiers âgés de moins de 18 ans. (...)