• #Gita_Gopinath, #économiste : « La montée des #déséquilibres entre #grandes_puissances menace la #croissance et favorise le #protectionnisme »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/07/02/l-economiste-gita-gopinath-la-montee-des-desequilibres-entre-grandes-puissan
    #FMI

    Les investisseurs restent optimistes vis-à-vis des fournisseurs de composants essentiels à l’intelligence artificielle (#IA), comme les #puces, mais ils sont plus prudents vis-à-vis des #concepteurs_de_modèles d’IA, tels que Microsoft et Alphabet. Les cours des sept géants américains de la tech intègrent donc déjà ces incertitudes sur leurs profits futurs.

    Il y a aussi ce que j’appelle le phénomène « #BLISS » (Big Lasting State Support ou soutien durable et massif de l’Etat), c’est-à-dire ces particuliers qui continuent d’investir en se disant, implicitement ou explicitement, qu’en cas de problème, les pouvoirs publics interviendront. Or la dette publique est aujourd’hui bien plus élevée qu’elle ne l’était avant la dernière crise financière, donc je ne pense pas que les Etats pourront offrir un soutien de la même ampleur. Et une dette qui passe de 100 % à 150 % du produit intérieur brut (PIB), c’est beaucoup plus douloureux que lorsqu’elle monte de 40 % à 100 %. Aux Etats-Unis, l’actuelle administration pourrait même être tentée de recourir à des mesures pas très orthodoxes comme le contrôle des prix.

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    Les pays émergents sont-ils menacés par la #montée_du_protectionnisme et l’IA ?

    Il faut d’abord relativiser la montée du protectionnisme, car 70 % des #échanges_mondiaux de marchandises se font dans le respect des règles de l’OMC [Organisation mondiale du commerce]. Et des pays continuent de signer des accords commerciaux, à l’instar de celui qui a été signé en janvier 2026 entre l’Inde et l’Union européenne. Mais il est vrai que les pays se recentrent davantage sur leurs problématiques internes ; ils cherchent par exemple à assurer leur sécurité, leur autonomie énergétique, ils sont tournés vers eux-mêmes. Les émergents peuvent continuer à se développer en réformant leurs économies. Si l’Inde améliore, par exemple, la facilité à faire des affaires ou réforme son système judiciaire, cela bénéficiera à l’ensemble de son économie. Quant à l’intelligence artificielle, les pays émergents (hors Chine) ne vont pas s’imposer dans la conception des modèles, mais par l’innovation dans leurs usages, dans des secteurs qui manquent de compétences, comme la santé ou l’éducation.

    • #ressources_pédagogiques

      http://visionscarto.net/local/adapt-img/1300/10x/local/cache-vignettes/L3338xH2346/22373845817_1a3f-f1358.jpg?1446711215

      Voici une première carte d’un ensemble qu’on aurait pu appeler « Guerres et paix » si le thème n’était pas aussi tragique.

      Cartographier la Guerre

      Dans cette vision, on cartographie l’extension géographique de la guerre et de la violence. À cette image se superpose la carte des « outils de la guerre » (à venir bientôt sur visionscarto.net), c’est-à-dire la géographie de la production, de l’exportation et de l’importation des armements conventionnels. Nous avons déjà publié la représentation des « effets de la guerre », c’est à dire principalement la « production » de réfugiés. Il manquerait une carte de la mortalité liée à la violence, sans doute très difficile à établir puisque les chiffres n’existent pas ou sont peu crédibles, mais il faudrait essayer.

      Le deuxième volet de cet ensemble, ce sera la cartographie de la paix et des espoirs de paix, une géographie de ce que tentent la communauté internationale, les États, les grandes ONG ou parfois simplement des initiatives locales pour faire « cesser la guerre » (opérations de maintien de la paix des Nations unies, de l’Union européenne, de l’Union africaine, initiatives bilatérales, nationales, locales, etc.).

      Enfin, je voudrais rappeler que cartographier la guerre est un exercice difficile et risqué. Depuis une vingtaine d’années, nous avons essayé de donner une image globale du monde en guerre, en proposant des regroupements, des typologies basées sur l’intensité, le nombre de morts, l’importance de l’engagement international, l’extension géographique, voir même l’importance de la couverture médiatique.

      Mais à chaque fois, nous nous sommes heurtés à la complexité de situations conflictuelles très variées, que nous avons (souvent maladroitement) regroupées en « types de conflits », avec, toujours, cette insatisfaction de ne pouvoir le faire comme nous le voulions, avec cette impression de regrouper dans une même catégorie des situations fort différentes, mais nous ne trouvions pas vraiment le moyen faire mieux.

      On a donc publié ces cartes à chaque fois un peu comme un « rapport d’étape » en espérant pouvoir imaginer, plus tard, des solutions mieux adaptés, permettant d’avoir une vision plus conforme de ce monde en guerre. C’est dans cet esprit que nous publions aujourd’hui cette carte.

      Cette carte figure la distribution géographique des « acteurs » de la guerre, ceux qui sont sur la scène — et c’est géographiquement très concentré. À la fin des années 1970, l’orientaliste Bernard Lewis avait identifié un « arc des crises », lequel allait de l’Éthiopie à l’Iran (voir « Cartographier et nommer “l’internationale djihadiste” » http://visionscarto.net/djihadisme-international). On voit qu’en 2015 ce concept est toujours pertinent, et s’étend même au-delà de l’emprise qu’il avait à l’époque.

      Sur la carte figurent aussi des acteurs extérieurs, les « puissances » qui interviennent dans des pays souvent situés très loin de leurs frontières.

      Certaines institutions publient des listes typologiques de conflits ou des cartes ; pour ne citer que les principales :


      International Institute for Strategic Studies (IISS)
      http://www.iiss.org/en

      Peace Research Institute Oslo (PRIO)
      https://www.prio.org

      Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI)
      http://www.sipri.org

      International Crisis Group (ICG)
      http://www.crisisgroup.org

      #ressources_pédagogiques