• Victor Hugo et le sexe - L’Express
    https://www.lexpress.fr/culture/livre/victor-hugo-et-le-sexe_1078625.html

    Hier, au journal télévisé d’Arte, l’ensemble de la rédaction se trémousse sur le plateau en couinant d’admiration sur les photos des capotes de Victor Hugo conservées précieusement. On va jusqu’à se demander si elle sont en latex ou en caoutchouc, anglaises surement et quelle taille atteignait vraiment son sexe. Quelle modernité, Quel homme s’écrit-on ! Quel jouisseur impénitent fusent des lèvres excitées et stupides.
    J’attends pour le prochain journal de voir ce même appétit s’exhiber pour les serviettes hygiéniques de Georges Sand conservées précieusement.
    Ce vieux lubrique est comparé sur l’article de l’express à Picasso, et le journal de rendre hommage aux #grands_hommes si grandieusement obsédés des femmes encore à l’âge de la retraite. Ah, bander et baiser 3 fois par jour, quel homme extraordinaire, un vrai dieu. Me souviens que ma vieille prof de français nous racontait le troussage de domestiques dont était adepte Victor Hugo pour toutes les femmes qui venaient faire le ménage chez lui et pour lesquelles on n’a pas conservé une éponge.


  • Héros de la typographie
    https://aris.papatheodorou.net/heros-de-la-typographie

    Thorbjørn Kongshavn est norvégien, il est le directeur de la création graphique de sa propre agence, Kongshavn Design, fondée en 2007. Il est aussi accessoirement illustrateur et typographe. En 2017 il a réalisé une série de six portraits de « Héros de la typographie ». Six hommes et six polices de caractères pour un hommage : Garamond, Baskerville, Bodoni, Berthold, Renner (Futura) et Gill.

    #typographie, #graphisme, #illustration



  • Le #Prix_Nobel de la #paix 2018 a été décerné à #Denis_Mukwege et #Nadia_Murad, pour dénoncer les victimes de #violences_sexuelles.

    J’étais surpris que l’on récompense un homme pour son action en faveur des femmes, et une femme comme simple victime, mais comme beaucoup se sont réjoui ici de la récompense de Denis Mukwege, je n’ai rien dit.
    https://seenthis.net/messages/726904
    https://seenthis.net/messages/726918

    Et puis on apprend que Nadia Murad ne cesse de prendre Israël comme exemple et comme soutien.
    https://seenthis.net/messages/727264
    https://seenthis.net/messages/727820

    Alors on se rappelle des calculs géopolitiques du comité Nobel et on réalise que pour dénoncer les victimes de violences sexuelles, on ne prend que des cas de violences perpétrées par des Noirs et des Arabes, ce qui permet d’invisibiliser les violences faites aux femmes par de riches hommes blancs comme Harvey Weinstein, Woody Allen, Roman Polanski, Donald Trump, Bertrand Cantat, Dominique Strauss Kahn, Luc Besson, Brett Kavanaugh...

    #racisme

    • on ne prend que des cas de violences perpétrées par des Noirs et des Arabes, ce qui permet d’invisibiliser les violences faites aux femmes par de riches hommes blancs comme Harvey Weinstein, Woody Allen, Roman Polanski, Donald Trump, Bertrand Cantat, Dominique Strauss Kahn, Luc Besson, Brett Kavanaugh...

      @sinehebdo Depuis l’affaire Weinstein il n’y a pas une semaine sans que les médias occidentaux ne parlent des violences sexuelles perpétrés dans ces même pays occidentaux par des hommes blancs (l’affaire Polanski reprise aussi très régulièrement et actions contre Cantat ) alors que par ailleurs, absolument rien dans les médias sur les viols en RDC (juste quelques travaux universitaires sur le viol comme arme de guerre) et tu parles d’invisibiliser les violences faites aux femmes par de riches hommes blancs ?

    • Depuis un an, ces violences-là, perpétrées par des mecs (ajoutons Claude Lanzmann, tiens) qui jouissent d’un statut social élevé et maltraitent les femmes qui leur sont plus ou moins proches, a donné un autre visage aux violences alors que le patriarcat s’acharnait à dire que le viol, c’est dans de sombres allées par des inconnus ou les violences conjugales, des ouvriers alcooliques. Ça nous change et c’est important, de dire que les femmes sont plus en danger chez elles que dans un parking mal éclairé ! Je pense que c’est un moment, qu’il est utile mais qu’en effet il faudra remettre le projecteur sur tous les autres types de violences. Un papier récent signale la prévalence du suicide pour les femmes indiennes, @odilon tu nous rappelles le viol comme arme de guerre (y’a pas qu’en Bosnie). Essayons de n’oublier personne ! Et ma pensée du jour va aux femmes, en Amérique latine ou du Nord, qui sont privées de la liberté d’avorter et qui subissent plus que les autres le backlash conservateur, voire fasciste, du continent.

      Et le Alain, on est quelques-unes à l’avoir bloqué parce qu’il ne prend pas tes pincettes, @sinehebdo, pour donner son avis. Il a gentiment éclairé de son ignorance les questions que les féministes d’ici ont bien documentées et discutées, avec l’intelligence dont vous pouvez admirer un exemple ici et sans jamais bouger sa couille d’un millimètre devant les arguments de meufs féministes. L’exemple du macho de merde qui prolifère sur Twitter (mais qui, je l’espère, trouve ici contradiction et portes closes, et pas que des femmes qu’il prend de haut).

    • @odilon , désolé, je ne parlais pas (et je ne voulais pas) d’invisibiliser les victimes racisées (Nafissatou Diallo en sait quelque chose, mais aussi les enfants violés par les soldats de l’armée française en Centrafrique), mais de la tentative d’invisibiliser les #grands_hommes prédateurs sexuels occidentaux, et de perpétuer l’idée qu’il n’y a que les Noirs et les Arabes qui sont violents et sexistes (là bas comme ici).

      En d’autres termes, je ne conteste pas à Denis Mukwege d’avoir mérité son prix, mais vu qu’il y avait une troisième place sur le podium, une organisation comme #metoo qui dénonce le sexisme aux Etats-Unis (par exemple) aurait peut-être pu partager ce prix...

    • Brave Alain, pourquoi as-tu besoin de corriger tout le monde, de ne jamais céder d’un pouce, de te présenter comme le super féministe qui apporte ses lumières et le spectacle de sa méritante position anti-sexiste chaque fois qu’il est question de féminisme alors que tu ne connais rien ou si peu sur le sujet et que tu n’accordes aucun crédit à une femme dans une conversation ? Pourquoi ce besoin de remettre ton ordre chaque fois qu’il te semble menacé ?

      Un début de réponse ici : http://blog.ecologie-politique.eu/post/Un-profeminisme-toxique.

      #misandrie et si ça te fait plaisir, d’imaginer que je n’ai aucun ami ou amant sur ce réseau (ah ah !), que je hais les hommes et que #misogynie s’écrit avec deux y...

    • Harvey Weinstein, Woody Allen, Roman Polanski, Donald Trump, Bertrand Cantat, Dominique Strauss Kahn, Luc Besson, Brett Kavanaugh

      Ce sont tous des hommes blancs en position de pouvoir (politique, économique, prestige) qui ont fait violence à des femmes et ont été défendus avec plus ou moins de mauvaise foi. Parmi ces violences, il y a des viols, des abus sur mineures, des violences conjugales... Mais toujours il y a eu le dénigrement des victimes, le déni des faits ou de leur gravité, etc.

      Marie Trintignant, elle avait mauvais caractère, ce n’est qu’un accident, il ne faut pas voir une intention de faire mal. Dans le refus de voir un grand type costaud se mettre sur la gueule avec une femme petite et nier la responsabilité de cette exploitation de sa vulnérabilité physique, il y a un air connu avec les autres cas de violences.

      Les Espagnol·es parlent de violence de genre pour ces violences que les hommes font aux femmes parce qu’elles sont femmes, parce qu’ils croient pouvoir les violer, les frapper, etc. Violences qu’ils ne feraient pas à d’autres hommes. Par exemple, les hommes sont plus menacés dans la rue par la violence d’inconnus alors que les femmes sont plus menacées par la violence de leurs proches. Cette violence a un caractère genré et c’était l’objet du post avant qu’Alain vienne expliquer la vie à tout le monde...

    • Question : qui auriez-vous récompensé comme personnalité ou organisation symbolique de la lutte contre les violences faites aux femmes en occident ?

      Harvey Weinstein, Woody Allen, Roman Polanski, Donald Trump, Bertrand Cantat, Dominique Strauss Kahn, Luc Besson, Claude Lanzmann, Brett Kavanaugh... et j’en oublie un : Jean-Claude Arnault !

      (...) la légitimité même de l’académie suédoise qui est en cause et sa gestion d’une crise historique, qui a débuté en novembre 2017, en plein mouvement #metoo. Dix-huit femmes accusaient le mari d’une des académiciennes de viols et d’agressions sexuelles. Un Français, Jean-Claude Arnault, 71 ans, directeur d’un lieu d’expositions culturelles dans la capitale du royaume. Un audit, mené par un cabinet d’avocats, a depuis révélé que l’académie lui versait de généreuses subventions. Le parquet financier a ouvert une enquête.

      Le prix Nobel de littérature en 2018 reporté d’un an
      Anne-Françoise Hivert, Le Monde, le 4 mai 2018
      https://abonnes.lemonde.fr/livres/article/2018/05/04/l-academie-suedoise-ne-decernera-pas-de-prix-nobel-de-litterature-en ?

      A la place, le prix nobel alternatif de littérature a été décerné à la Guadeloupéenne Maryse Condé :

      Maryse Condé remporte le Nobel « alternatif » de littérature
      La Libre Belgique, le 12 octobre 2018
      https://seenthis.net/messages/728549


  • Beat Generation, le chœur des femmes
    http://next.liberation.fr/livres/2018/08/15/beat-generation-le-choeur-des-femmes_1672793

    Ainsi donc elles étaient quand même là. Et la Beat Generation n’était pas le cénacle masculin - et macho - que la légende a fabriqué autour des seules figures de Kerouac, Ginsberg et Burroughs. Dans une nécessaire et passionnante anthologie, Annalisa Marí Pegrum et Sébastien Gavignet ont réuni et traduit des dizaines de poèmes d’auteures inconnues qui faisaient - de très près ou d’un peu plus loin - partie du mouvement qui a révolutionné les lettres américaines dans les années 60.

    Qui connaît Elise Cowen, homosexuelle rebelle suicidée à 28 ans ? Mary Norbert Körte, qui quitte son couvent après avoir assisté à une conférence de Ginsberg ? Joanne Kyger, dont l’écriture est marquée par les expériences de prises de stupéfiants et le bouddhisme ? Diane di Prima, arrêtée par le FBI pour obscénité en raison de ses écrits ? Hettie Jones, juive qui se marie en 1958 - premier scandale - dans un temple bouddhiste avec - deuxième scandale - un artiste afro-américain, LeRoi Jones ?

    Dans les années 50 et 60, ces femmes ont partagé les expériences ou la vie de ceux que l’histoire littéraire a seulement retenus. Comme eux, leurs textes sont marqués par toutes les caractéristiques de la Beat Generation : une langue hachée influencée autant par les rythmes du jazz que par la prise de drogues diverses, une crudité dans la description de la sexualité, un goût pour le voyage et une quête spirituelle.

    Mais elles ont quelque chose en plus : rebelles, elles le sont aussi en tant que femmes dans une société américaine encore alors très globalement sexiste. Certes, les écrivains connus de la Beat Generation cassent les codes littéraires et donnent à lire leurs errements et leurs fantasmes, mais il était autrement plus révolutionnaire d’écrire au début des années 60 un poème comme « J’ai mes règles » (Diane di Prima) ou « Poème Dieu/Amour » (qui fut d’ailleurs censuré pour obscénité) dans lequel Leonore Kandel écrit en 1966 : « Ta bite s’élève et palpite dans mes mains / une révélation / comme en vécut Aphrodite. » Quelle femme écrivain décrit aussi crûment le désir féminin à la même période ?

    Voilà qui explique l’absence totale de postérité de ces femmes, relativement peu éditées à l’époque et encore moins rééditées. « L’art restait l’apanage des hommes », écrivent Annalisa Marí Pegrum et Sébastien Gavignet, qui prennent le soin d’accompagner leur recueil d’une biographie succincte de chacune des dix poètes. « Les femmes, elles, étaient avant tout les gardiennes du foyer, les concubines, ou bien les petites mains qui restaient à l’œuvre derrière les "grands" hommes. De façon consciente ou inconsciente, sous les poids des attentes de la société, elles ont laissé leur place. » Parfois elles ont été simplement censurées. Après la mort d’Elise Cowen en 1962, ses proches choqués brûlent ses poèmes. Il n’en subsiste plus aujourd’hui qu’un carnet, publié seulement en 2014. Extrait : « Je voulais une chatte de plaisir doré / plus pure que l’héroïne / A l’intérieur de laquelle t’honorer / Un cœur assez grand pour t’enlever / tes chaussures & étendre / L’anatomie de l’Amour. »
    Guillaume Lecaplain

    Sébastien Gavignet et Annalisa Marí Pegrum (dir.) Beat Attitude, femmes poètes de la Beat Generation Editions Bruno Doucey, 208 pp., 20 €.

    #historicisation #femmes #sexisme #beat_generation


  • Rire de soi a un prix. Voilà pourquoi Hannah Gadsby arrête l’humour
    https://www.nouvelobs.com/rue89/notre-epoque/20180710.OBS9478/rire-de-soi-a-un-prix-voila-pourquoi-hannah-gadsby-arrete-l-humour.html

    Déconstruction critique du stand-up et de l’industrie de l’humour en général, "Nanette" interroge alors le concept même de blague, qui n’aurait besoin que d’une situation initiale et d’une chute – drôle –, au détriment de la "vraie" fin d’une histoire qu’un public ne saurait supporter.

    Elle avait commencé par dire que le garçon de l’arrêt de bus ne l’avait pas tapée parce qu’il ne "tapait pas les femmes". On avait rigolé. A la fin du spectacle, elle revient sur ses propos en expliquant qu’il l’a bel et bien tabassée, qu’elle n’a ni porté plainte ni été à l’hôpital : "J’étais persuadée que c’était tout ce que je méritais."

    Ce témoignage en guise de colonne vertébrale, "Nanette" transcende la fonction cathartique du spectacle : il n’est plus question de ménager le public, de le libérer d’une tension ou d’un stress, mais d’interroger la manière dont il se considère au sein de la société. Spectateurs, êtes-vous des oppresseurs ?

    Alors Hannah Gadsby arrête l’humour, le rire est mort et "Nanette" est le théâtre d’une colère qui s’érige notamment contre la domination de l’homme blanc hétérosexuel, dont elle relève la susceptibilité, non sans ironie, dans l’après #Metoo :
    ""Pour la première fois de l’histoire, vous êtes une sous-catégorie de l’humanité. Vous dites ’Non, on a inventé les catégories, on n’est pas censés jouer, on est neutres’. Plus du tout. Personnellement, j’ai toujours été jugée sur ce que je suis : j’ai toujours été une grosse gouine moche. Je suis morte à l’intérieur, je suis blindée, je peux gérer. Mais vous, les gars, vous êtes fragiles.""
    Avoir peur des hommes

    S’appuyant sur sa formation en histoire de l’art, elle attaque les représentations des femmes, condamnées à être "vierges" ou "putes", ainsi que "l’art majeur" dont les acteurs font bloc autour de Picasso, par exemple, "qui s’est tapé une mineure" en la personne de Marie-Thérèse Walter.

    Elle parle des hommes célèbres dont il faut "protéger la réputation". Les "Donald Trump, Pablo Picasso, Harvey Weinstein, Bill Cosby, Woody Allen, Roman Polanski". ("Ces hommes ne sont pas des exceptions, ils sont la règle.")

    Elle insiste aussi sur les dommages générés par ces réflexes patriarcaux, notamment dans le cadre de l’affaire Monica Lewinsky :
    ""Si les humoristes avaient fait leur travail correctement et s’étaient moqués de l’homme qui avait abusé de son pouvoir, peut-être que l’on aurait une femme expérimentée à la Maison-Blanche, au lieu d’un homme qui reconnaît ouvertement avoir agressé sexuellement des jeunes femmes simplement parce qu’il le pouvait.”"

    #grand_homme #humour #féminisme

    • Citation de Picasso présente dans son spectacle et dont je n’arrive pas à trouvé d’autre source :

      Dès que je quitte une femme, je devais la bruler. En détruisant la femme, on détruit le passé qu’elle représente.

      Mais quel enflure ! En cherchant des citations misogynes de picasso google m’a proposé aussi la mysogynie de Bazelitz, Kundera

      Sur la misogynie de picasso :
      http://homocoques.fr/2-articles/596-en-etudiant-picasso-j-ai-decouvert-le-monstre

      Et je m’en sens mal car Picasso fut sans conteste un génie. Je crois qu’il a basculé en psychopathe autour de Guernica et de la guerre. La gloire et l’argent alors assurés, il a vécu avec le sentiment d’une impunité totale. Au début des années 1950, par exemple, il confisque leur passeport à deux petites Américaines venues le voir. Il leur prodigue « des gâteries » - quel euphémisme sordide - pendant deux jours avant de leur rendre leurs papiers.

      ...

      Otto Van Rees, un de ses voisins à l’époque du Bateau-Lavoir, a dit de lui : « C’est un horrible Espagnol, un cinglé. Il est peut-être un artiste merveilleusement doué mais il n’a strictement que ses intérêts en vue. Nous étions tous aussi pauvres que des rats et nous nous aidions mutuellement. Picasso ne rendait jamais rien. » Françoise Gilot qui fut une de ses compagnes et lui a donné deux enfants hors mariage a eu aussi ces mots : « Picasso peint avec le sang des autres. » Cela le résume bien. Sa jouissance est prioritaire sur tout, et faire jouir l’autre n’est absolument pas son souci. Je ne pense même pas qu’il ait su que les femmes puissent éprouver du plaisir.

      ...

      L’image de Picasso est celle de la liberté absolue. Or c’était aussi un censeur. Il a fait interdire les mémoires de Fernande et a voulu récidiver quand Françoise a publié son témoignage. Il a également fait interdire de toutes les bonnes galeries parisiennes l’artiste Luc Simon qui lui succédait dans les bras de Françoise.

      ...

      Il aura haï les femmes qu’il a eues au point de les battre et de les enfermer. Marie-Thérèse a employé le mot viol. Françoise a eu une joue percée par une gauloise allumée et ne parlons pas de la tragédie sadomaso avec Dora Maar. Marie-Thérèse et Jacqueline se sont suicidées. Maya, une de ses filles, et Marina, une de ses petites-filles, ont dit des choses sur leur gêne éprouvée gamines… Tous, en particulier ses amantes, n’auront été que des esclaves à son service, n’ayant droit ni au désir ni aux sentiments. Loin de lui, elles peuvent mourir, elles le devraient même. Les seules femmes ayant tenu tête auront été son première mécène Gertrude Stein et Françoise Gilot pour laquelle j’éprouve un immense respect.

      #viol #sadisme #violences_sexuelle #violences_masculine


  • « Libé » en écho d’un vertige commun. - Un texte paru dans Libération en 2001 à propos d’événement prenant place dans les années 1970

    http://www.liberation.fr/france/2001/02/23/libe-en-echo-d-un-vertige-commun_355723

    Signalé par un copine de passage dans le fjord

    « Libé » en écho d’un vertige commun.

    Par Sorj CHALANDON — 23 février 2001 à 23:08
    A la fin des années 70, la pédophilie est une déviance écoutée.

    En janvier 1977, trois hommes comparaissent devant la cour d’assises de Versailles pour « attentats à la pudeur sans violence sur mineurs de moins de 15 ans ». Leurs trois années de détention préventive déclenchent une pétition relayée par Libération. Le texte ne laisse aucune place à l’ambiguïté. Une fois encore, il affirme que les enfants n’ont subi « aucune violence », qu’ils étaient « consentants ». « Si une fille de 13 ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire ? », demande la pétition. Le texte estime qu’il n’y a pas « crime » et que « trois ans pour des baisers et des caresses, ça suffit ».

    Qui signe ? Aragon, Bernard Kouchner, André Glucksmann, François Chatelet, Jack Lang et bien d’autres encore, de Félix Guattari à Patrice Chéreau ou Daniel Guérin.

    Jean-Claude Guillebaud, journaliste à Sud-Ouest (et au Nouvel Observateur), écrivait à propos des années 70 et de la pédophilie : « Des crétins dans le vent allaient jusqu’à vanter la permissivité en ce domaine, sans que cela ne suscite beaucoup de protestations. Je pense à ces écrivains qui exaltaient dans les colonnes de Libération ce qu’ils appelaient "l’aventure pédophile". »

    Qu’allons nous faire de ces #grands_hommes #pédophilie #viol #enfance


  • Accusations contre Hulot : Matignon et l’Elysée soutiennent le ministre
    http://www.leparisien.fr/politique/accusations-contre-hulot-aucune-raison-de-douter-de-sa-parole-selon-edoua

    Le Premier ministre a adressé un « message de soutien » à son ministre, accusé de harcèlement sexuel. L’Elysée a écarté toute démission.

    Là tout de suite on se moque de savoir si Hulot est ou non coupable, gesticulation de #grands_hommes au pouvoir qui s’arcboutent pour défendre le #patriarcat.

    Pour moi, c’est une forme de féminicide symbolique, un message de soutien aux violeurs.


  • Pour poursuivre une veille déjà bien fournie sur seenthis concernant la #synthèse_vocale et la #synthèse_vidéo (assistées par « #intelligence_artificielle ») : « Du porno aux fausses informations, l’intelligence artificielle manipule désormais la vidéo », une compilation des derniers développements en la matière :
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/02/04/du-porno-aux-fausses-informations-l-intelligence-artificielle-manipule-desor

    Des vidéos intégrant des visages de célébrités dans des films X pullulent en ligne à cause d’un programme accessible à tous et qui pose question au-delà de la pornographie.

    De fait, au-delà de l’exemple emblématique du #porno (voir à ce propos https://motherboard.vice.com/en_us/article/gydydm/gal-gadot-fake-ai-porn), c’est toute la manière de produire et de recevoir des informations qui s’en trouve modifiée. La polémique autour des #fake_news n’est que la partie émergée de l’iceberg, la remise en question du rapport aux #médias (et je ne parle pas ici des seuls organismes institués, mais des supports eux-mêmes) se montrant bien plus profonde.

    La chose se trouve d’ailleurs abordée de façon systématiquement catastrophiste (cela entre en collision frontale notamment avec le #droit_à_l'image et peut servir à alimenter le #complotisme), mais elle pourrait avoir un impact positif sur le développement de la #critique_des_médias et la façon de penser le lien entre #vie_privée et #réseaux_sociaux.

    L’approche catastrophiste n’est pas anodine : elle sert un discours de légitimation plus général (symptomatique, à cet égard, que Le Monde, par ailleurs propriétaire du tragico-comique #Decodex, consacre un tel article à la question). Si les médias s’emparent de cette nouveauté, c’est pour brandir une sacro-sainte ligne de démarcation entre les #vraies_infos (labellisées par eux-mêmes) et les fausses. En réalité, leurs « vraies infos », la façon dont ils les fabriquent et les mettent en scène, est tout aussi construite que celle de la synthèse par IA.

    L’on découvre notamment dans ce papier que le #DeepFake devient un genre en soi sur Reddit et Youtube, avec un grand jeu pour mettre #Nicolas_Cage dans plein de films :

    https://www.youtube.com/watch?v=2jp4M1cIJ5A

    Et l’on constate également qu’#Obama est devenu une sorte de mètre-étalon du #vrai-faux discours : on estime qu’il est honnête (c’est-à-dire on se fait une représentation de lui comme portant un discours clair et franc), donc il peut servir de base à un #détournement, contrairement à Trump :

    https://www.youtube.com/watch?v=dw6Zj2FDuzA

    Les deux avaient néanmoins été mis en vedette par #Lyrebird :

    https://soundcloud.com/user-535691776/dialog

    #falsification #leurre #faux-semblant

    • Un (comme d’habitude) très intéressant article d’Olivier Ertzscheid sur la question, même si je ne partage pas entièrement son analyse :
      http://affordance.typepad.com//mon_weblog/2018/02/face-swap-echange-visage.html

      Il note notamment ceci :

      Au-delà du côté blague de ces détournements, quelque chose d’absolument fondamental est aujourd’hui en train de se jouer derrière l’ensemble de ces technologies de l’artefact. Quoi ? Ceci :

      – il ne peut y avoir de société sans documents ayant valeur de preuve ;
      – et il ne peut y avoir de valeur de preuve sans intégrité documentaire.

      Ce qui n’a pas empêché, cependant, que dans des cultures fondées principalement sur l’oral, le dessin ou l’écriture manuscrite, des #faux aient été construits de toutes pièces depuis des siècles. Il est d’ailleurs à peu près certain qu’une partie de notre histoire est basée sur des faux qui n’ont jamais pu être démentis.

      Ce que ces technologies d’interversion de visage (#face_swap) remettent surtout en question, c’est l’illusion, depuis la fin du XIXème et surtout le XXème siècle, que l’enregistrement vidéo et sonore, puis le numérique, offrent de telles preuves. Pourtant, un bon montage analogique permettait déjà de faire des merveilles en matière de faux discours, comme le montre le fameux Reagan speaks for himself de #Douglas_Khan en 1980 :

      https://www.youtube.com/watch?v=AvhBQoSQgUQ


      Bref, c’est une remise en question de techniques et de paradigmes juridiques récents voire très récents à l’échelle historique.

      Il précise ensuite :

      Mashable revient également sur ce phénomène qu’il baptise « DeepFakes », les qualifiant de « dernière crise morale de l’internet » (« A guide to ’Deepkakes », the internet latest moral crisis")

      Crise morale, je ne sais pas trop, mais situation de catastrophe imminente, cela me semble à peu près certain.

      La crise morale ou le sentiment de catastrophe me semblent venir de ce que la technologie a immédiatement été accaparée et diffusée par un milieu spécifique (un groupe sur Reddit) dans un objectif sexiste et diffamatoire (changer les visages dans des films pornos). Le problème de fond, en l’occurrence, c’est le #sexisme et la #misogynie, pas la technologie elle-même. Ce qui n’empêche pas que la technologie restera certainement très marquée par cette origine, et que cela influe sur ses usages.

      #audio

    • Et d’ici quelques dizaines années, nous vivrons avec des hologrammes, saluer son voisin factice, reconstituer des proches, discuter avec Marilyn, demander à Obama de ne pas oublier de ramener du pain.

    • Si les #dystopies se réalisaient de façon aussi spectaculaire que dans les oeuvres de science-fiction, elles en deviendraient comiques ! Mais elles s’insinuent ailleurs, dans les relations entre les gens, la façon de percevoir le monde, les habitudes, les comportements, le renouvellement des normes...

      De mon côté, j’attends avec impatience le premier #docu_fiction sonore qui détournera des voix de personnalités. La Guerre des mondes version XXIème siècle, histoire de continuer à nous affûter les oreilles et l’esprit.

    • Je ne partage complétement les avis, même si je suis dans l’ensemble franchement d’accord.

      Il est d’ailleurs à peu près certain qu’une partie de notre histoire est basée sur des faux qui n’ont jamais pu être démentis.

      Au delà du faux qui circule sans être démenti, il y a déjà tous les faux qu’on véhicule sans savoir qu’ils le sont. Merci les idées reçues et autres sens commun.

      Le problème de fond, en l’occurrence, c’est le #sexisme et la #misogynie, pas la technologie elle-même.

      C’est là que je digresse complétement. La technologie est elle-même un problème de fond. Ce qui ne nuance en aucun cas la force du sexisme et de la misogynie. J’oserais même avancé que la technologie est sexiste et misogyne car depuis toujours souffrant d’une reconnaissance, voir d’une acceptation, uniquement masculine. On y conjugue pouvoir et fierté et nous voilà en plein délire technologiste. Bref, le « présent ».
      Croire enfin qu’on arrivera à dévier le tir, avec toutes les ramifications et autres groundation sensées soutenir la science de son propre poids, est pure folie. J’ajouterai même que la technologie est une application capitaliste de la science : on trouve un truc qu’à l’air pas bête, on l’industrialise pour du profit, on surprend le badaud par l’artifice de l’automatisation - et on cache les coûts.

      Mais il y a de l’espoir, on peut arrêter la machination scientiste et dénoncer les abus de reconnaissance, ou abus de savoir, comme ici :
      BA or DA ? Decoding syllables to show the limits of AI
      https://www.unige.ch/communication/communiques/en/2018/cdp180131

      Sinon, pour revenir à l’atmosphère plus détendu des derniers commentaires, je rappellerai Le grand détournement.

    • Au delà du faux qui circule sans être démenti, il y a déjà tous les faux qu’on véhicule sans savoir qu’ils le sont. Merci les idées reçues et autres sens commun.

      Oui, tout à fait. Des idées reçues peuvent d’ailleurs trouver leur origine, oubliée, dans des assertions biaisées ou propagandistes entrées dans le « roman national ».

      J’oserais même avancé que la technologie est sexiste et misogyne car depuis toujours souffrant d’une reconnaissance, voir d’une acceptation, uniquement masculine.

      L’idée est intéressante, mais je pense que cela est en partie lié au fait que les femmes ont été sciemment effacées de cette histoire. En réalité, elles y ont contribué et y contribuent toujours aujourd’hui. Voir notamment cette petite série :
      https://seenthis.net/messages/662038
      ou cette longue pile de bouquins :
      https://seenthis.net/messages/654254
      Après, je n’ai pas enquêté sur comment et par qui ont été conçus ces logiciels spécifiques de synthèse audio et vidéo. Il y aurait des choses à creuser de ce côté-là, pour comprendre les logiques à l’oeuvre, la généalogie, les financements, les applications autres que ludiques (ou pseudo-ludiques)... Cela donnerait certainement quelques éclaircissements sur la raison pour laquelle ils sont à ce point liés à des usages sexistes dès leur émergence.

      J’ajouterai même que la technologie est une application capitaliste de la science : on trouve un truc qu’à l’air pas bête, on l’industrialise pour du profit, on surprend le badaud par l’artifice de l’automatisation - et on cache les coûts.

      Je suis d’accord. J’aurais dû nuancer : l’approche catastrophiste m’agaçant, j’en ai pris le contrepied. Mais il est on ne peut plus fondé de critiquer cette technologie en tant que telle, par exemple parce qu’elle est non seulement irrespectueuse de la vie privée, mais parfaitement dispensable. La passion de trouver l’emporte de fait régulièrement sur toute considération éthique ou, plus souvent encore, toute notion d’intérêt public. Je retiens l’expression d’ "abus de savoir" .

      J’avais oublié ce film ! Merci pour le rappel et la rigolade au nouveau visionnage !

      https://www.youtube.com/watch?v=l44WKAtZLjI

      Je rêve que quelqu’un·e fasse un film où se confronteraient toutes les figures de justiciers renfrognés, de héros solitaires et glorieux (Colombo, Maigret, Derrick, Poirot, Marlowe, Burma, les #grands_hommes incarnés par Eastwood ou Wayne, etc., etc.). Je crois qu’on s’amuserait beaucoup.

    • L’idée est intéressante, mais je pense que cela est en partie lié au fait que les femmes ont été sciemment effacées de cette histoire. En réalité, elles y ont contribué et y contribuent toujours aujourd’hui.

      Complétement, et c’est là la diode que je cherchais à allumer : les femmes ont été rares dans l’histoire de l’informatique. Il faudrait que je précise : dans l’histoire racontée de l’informatique, dans la représentation imaginaire qui est produite par l’écrasante majorité règnant en maître sur domaine - tous des hommes. Des femmes, les scribes effacent les noms (ou tentent de le faire) et tu fais vraiment bien de venir rattaché ces posts ! L’industrie du logiciel et autres techies tiennent haut le flambeau en matière de discrimination de genre et le défendent dur.

      Merci pour le petit remember youtube. Et bon courage dans ton projet cinéma !!!

    • Sur le sexisme dans la technologie, voir notamment cet article du... Figaro Madame, repéré par @etraces : « Poupées sexuelles, assistantes… Les femmes robots vont-elles s’émanciper un jour ? »
      http://madame.lefigaro.fr/business/femmes-robots-poupee-sexuelle-assistante-miroir-manque-egalite-mixit

      « Les milieux de la recherche technologique sont des milieux où il y a très peu de femmes. Ainsi, le rôle de robots, leur apparence, leurs comportements sont également décidés par des hommes. Il y a un risque de reproduire nos stéréotypes dans la technologie. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui la plus plupart des robots femmes sont soit des robots sexuels, soit des assistantes ou des standardistes », explique Laurence DeVillers, professeure à l’université Paris-Sorbonne et chercheuse au Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur (Limsi) du CNRS.

      Le véritable danger de l’intelligence artificielle selon Aurélie Jean, Ph.D. scientifique numéricienne et entrepreneuse et CTO/CIO et cofondatrice de la start-up MixR à Los Angeles, sont ces biais algorithmiques. « Nous transférons nos réflexes comportementaux sur nos échantillons de recherche. Cela est amplifié à mesure que l’algorithme s’entraîne. » Ce phénomène entraîne une discrimination technologique car il exclut une partie de la population qui est mal représentée du fait que certains critères ont été omis par les concepteurs. Par exemple, en 2016, Joy Buolamwini, une chercheuse afro-américaine du laboratoire américain MIT, n’a pas été reconnue lorsqu’elle testait le premier système de reconnaissance faciale car la machine n’avait été programmée qu’à partir de personnes à la peau claires...

      Selon Laurence De Villers, il est urgent de rétablir de la mixité et de revoir nos critères de sélection. « Il existe aujourd’hui beaucoup de femmes chercheuses en intelligence artificielle, mais on ne leur donne pas assez la parole. »


  • Dire les féminicides : Gilberte Chazottes, assassinée par son mari René Couzinet

    Aucune trace biographique de Gilberte Chazottes, elle se maria à Mermoz puis à René Couzinet qui fut son meurtrier, aussi j’ai corrigé sur Wikipédia les textes qui occultent son assassinat. (J’espère que ça restera …) d’autant qu’il a fallut que je tique sur le ils se suicident ensemble et fasse des recherches pour me rendre compte que Gilberte Chazottes ne s’était pas suicidée.

    Modification de Jean Mermoz — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Mermoz

    En 1930, Jean Mermoz épouse Gilberte Chazottes, qui, après la mort de Jean, se remariera avec l’ingénieur René Couzinet. Tous les deux se suicideront le 16 décembre 1956[1].

    corrigé par

    (…) Le 16 décembre 1956 Gilberte est assassinée par son mari qui se suicide ensuite.

    –-------
    Modification de René Couzinet— Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/René_Couzinet

    Désespéré, il se suicide avec un revolver en entraînant dans la mort son épouse Gilberte née Chazottes, veuve de Jean Mermoz, le 16 décembre 1956.

    corrigé par

    Le 16 décembre 1956, il assassine sa femme Gilberte, née Chazottes et veuve de Jean Mermoz, avant de se suicider avec un revolver. Il est enterré au cimetière parisien de Bagneux.

    J’ai trouvé les traces de cet assassinat sur https://en.wikipedia.org/wiki/1956_in_aviation

    December 16 – French aeronautical engineer and aircraft manufacturer René Couzinet kills his wife Gilberte (née Chazottes) – the widow of aviator Jean Mermoz – and commits suicide.

    • éléments biographique de Gilberte Chazottes

      http://remb.free.fr/dossier/Biographiejm.htm

      A l’été 1928, son destin semble basculer quand il rencontre, à Bahia Blanca, Gilberte Chazottes, 18 ans, fille d’une famille française installée au Brésil. Gilberte, qu’il épouse le 23 août 1930 à Paris, qu’il aimera sans lui donner une vie de famille normale, pas même un enfant, et qu’il délaissera si souvent pour d’éphémères aventures féminines. Après la mort de Mermoz, Gilberte épousera en secondes noces René Couzinet, l’ingénieur aéronautique ami du pilote, qui avait conçu un de ses avions, le fameux Arc-en-Ciel.

      https://acheterunemaisonausoleil.wordpress.com/2013/09/29/jean-mermoz-et-laeropostale

      Juin 1928
      Jean Mermoz fait la connaissance à Bahia de Gilberte Chazottes, sa future épouse.

      23 Août 1930
      Jean Mermoz épouse Gilberte Henriette Rose Chazottes à la mairie du 15e arrondissement de Paris.

      7 décembre 1936
      Disparition de Mermoz

      https://www.myheritage.fr/names/jean_mermoz

      Gilberte est née le 2 août 1908, à Bahia Blanca Argentine

      confirmation sur
      http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/celebrations2001/mermoz.htm

      Bahia Blanca
      Cérémonie du souvenir dans la ville natale de Gilberte Chazottes, épouse de Mermoz.

      Le mensonge se poursuit ici
      https://gw.geneanet.org/garric?n=chazottes&p=gilberte
      F Gilberte CHAZOTTESImprimer son arbre
      Née le 2 août 1908 (dimanche) - BAHIA-BIANCA (Argentine)
      Décédée le 16 décembre 1956 (dimanche) - BOULOGNE-BILLANCOURT 92 , à l’âge de 48 ans
      .mit fin à ses jours et à ses nuits, avec son second époux

      Union(s)
      Mariée le 23 août 1930 (samedi) avec Jean l’Archange MERMOZ, Aviateur 1901-1936
      Mariée le 14 octobre 1939 (samedi) avec René COUZINET, Constructeur Aéronautique 1904-1956

      La source semble être http://remb.free.fr/dossier/jean.htm

    • Je suis d’ailleurs surpris que nos journaux désormais ne soient plus capables d’être aussi clairs. « On » dit qu’on a fait des progrès. Ce cas particulier tendrait à démontrer le contraire., Cela mériterait une enquête approfondie, mais il semblerait plutôt qu’on soit dans une époque de régression complète du point de vue du « parler clair » dans les médias. Il y aurait une tendance à l’euphémisation systématique... de peur de choquer les clients/lecteurs et de les faire fuir ? Ou parce que notre société est plus sexiste que jamais ?

    • Bonjour @curieux_de, je te souhaite la bienvenue si tu découvres seenthis.
      J’avoue que pour tes trois questions/propositions, je vais (me garder de te rentrer dans le lard) supposer que tu es sincère, mais passer mon tour car je n’ai pas aucune aptitude pédagogique quand on aborde ainsi le sujet du féminicide.
      Prends ton temps pour lire les messages liés à #culture_du_viol #féminisme et éventuellement #féminicide
      #good_luck #no_troll

    • @biggrizzly, j’ai cru aussi que le féminisme avait fait son œuvre et qu’il n’y aurait pas à recommencer à expliquer les choses, à faire de l’éducatif mais non, rien n’est acquis, il faut sans cesse recommencer, répéter, montrer, se battre pour ne pas se faire étouffer. Ça parait absurde toute cette énergie dépensé pour survivre.
      Et là, c’est quand même une histoire qui a plus de 60 ans, 1956, la révolution sexuelle et le féminisme faudra attendre encore 20 ans sauf que les journaux ne font pas de papiers cadeaux conciliatoires comme aujourd’hui : meurtre passionnel ou coup de folie, non, ils disent bien qu’il l’a tué avant de se suicider.
      Donc, il faut recommencer et montrer que cette culture est biaisée, que par les mots utilisés, elle donne le droit à un homme d’assassiner sa femme et de faire disparaitre ce meurtre dans le vocabulaire de Wikipedia.
      Alors tu vois, il faut persévérer, la preuve, on a des nouveaux venus qui arrivent la bouche en cœur pour demander à quoi ça sert de nommer les féminicides … et j’ai envie de sortir les couteaux.

    • En un seul message, il coche plusieurs cases du bingo tout de même. Et ses autres messages ailleurs sont du même type, sur d’autres sujets, du style, le racisme n’existe pas, et juste après, le féminisme est un racisme... et toute la palanquée du parfait crétin.

      1956, c’est aussi la période où le CNR a fait le nécessaire pour rendre les publications indépendantes du fric... et cette indépendance n’a pas encore été remise en cause.

    • Bravo @touti et @b_b : la modif a été rétablie sur l’une des pages :)

      D’accord, mais vous n’aviez pas fourni de pièce jointe. J’ai donc rétabli votre version, puisque vous avez fourni la preuve de ce que vous avancez. Cordialement —Carlassimo 4 février 2018 à 19:04 (CET)

      (Soit dit en passant, comment fournit-on une « pièce jointe » sur Wikipedia ? Cela existe-t-il seulement ?)

      Il serait intéressant de voir quand et comment la réécriture a été faite, comment s’est opérée la rupture entre la presse de l’époque, factuelle, et les biographies posthumes, hagiographiques.

    • Bonne idée @intempestive
      Désolée, mais c’est un peu fastidieux et long de faire des recherches sur Gilberte car il n’y a pas grand chose sur elle. Je n’ai pas été chercher dans des bibliothèques mais seulement sur internet, et je pense que là est la source des changements problématiques par rapport aux journaux d’époque. Je trouve quelque signes de cette femme sur l’histoire de l’aéronautique et les biographies de René Couzinet mais avec le plus souvent pour unique source … Wikipédia !

      Et sur Wikipédia, les sources c’est internet … l’article anglais https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Ren%C3%A9_Couzinet écrit depuis le 7 janvier 2014 cite en document la bio de Couzinet mis en ligne le 4 mai 2013 (d’après les infos du fichier pdf) par Claude FAIX
      http://www.hydroretro.net/etudegh/arc-en-ciel_atlantique_vol1.pdf qui réécrit le meurtre page 5 en ces termes

      Aigri par tous ces échecs et tentatives infructueuses, oublié par les Services Officiels français et industriels de
      l’aéronautique, le 16 décembre 1956 René Couzinet se donne la mort, accompagné de son épouse. Il avait 52 ans.

      On appréciera le sens dévoué, voire dévoyé, de l’accompagnement … mais qu’est-ce qu’une femme, épouse de héros, pour ces rewriters sinon une accompagnatrice ?

      La page 86 du 2em PDF citée signale les documents consultés :
      Archives Couzinet
      Journal Les Ailes
      Mes Vols (Flammarion)
      Revue Icare
      Revue Trait d’Union

      Il faudrait y chercher ce qui est écrit sur Gilberte pour comprendre à quel moment ça a basculé.
      Claude Faix est en 1966 passionné de modélisme et devint ami du frère de Couzinet http://nvsouffle-aec.asso.fr/crbst_8.html

      L’autre source de départ de l’article en anglais, et aussi en français de WP est plus ancienne, sur l’historique ça remonte à 2006
      http://aerostories.free.fr/constructeurs/couzinet

      Ces nouvelles désillusions expliquent au moins en partie sa fin de vie tragique, quand, le dimanche 16 décembre 1956, il mit fin à ses jours, entraînant dans la mort son épouse, Gilberte, l’ancienne femme de Jean Mermoz.

      Ici la pauvre Gilberte s’est fait entraîner, l’article anglais reprenait le texte mot à mot au début … mais ça a été encore amélioré … ça à l’air de leur faire mal aux doigts d’écrire qu’il l’a abattu !

      Les pages qui nous intéressent, en anglais et français, sont copyrightées Aérostories, 2001 et signées Emmanuel Caloyanni, rédacteur en chef du Courrier de l’Ouest jusqu’en 2013, date à laquelle il devient conseiller média au conseil général du Maine et Loire et auteur d’un livre paru en avril 2003 Rene couzinet de Lindbergh a Mermoz. Si c’est lui, il semble avoir servi à étouffer des affaires de racisme à l’époque du mariage pour tous https://municipales-angers-2014.blogspot.fr/2013/11/la-presse-angevine-est-elle-aux-ordres.html, un journaliste apparemment aux ordres.

      sur WP français c’est toujours repris de la même façon

      Désespéré, il se suicide avec un revolver en entraînant dans la mort son épouse Gilberte née Chazottes, veuve de Jean Mermoz, le 16 décembre 1956.

      Les différents stades sur le WP anglais

      In despair he committed suicide on 16 December 1956, which lead to the death of his wife Gilberte.

      In despair he and his wife committed suicide on 16 December 1956.

      In despair, on 16 December 1956 he killed both himself and his wife Gilberte.

      Le vrai problème est finalement de n’avoir que peu de sources au départ, car le Wikipédia français a diffusé des informations qui ne sont pas seulement mensongères, mais modifient notre représentation de ce féminicide en un accompagnement, voire un souhait personnel (le suicide), ces infos ont ensuite été reprises partout en étant diffusées dans toutes les langues des sites de WP. D’où la nécessité de veiller à la vérification de l’exactitude des sources pour faire cesser ce genre d’idéologie phallocrate.

    • Début de l’article du Monde du 19/12/1956

      LE CONSTRUCTEUR D’AVIONS RENÉ COUZINET met fin à ses jours et entraîne sa femme dans la mort
      http://www.lemonde.fr/archives/article/1956/12/19/le-constructeur-d-avions-rene-couzinet-met-fin-a-ses-jours-et-entraine-sa-fe

      Le célèbre constructeur d’avions René Couzinet a rais fin à ses jours après avoir donné la mort à sa femme, veuve de Jean Mermoz. Découvert hier, le drame s’est déroulé dimanche dans le living-room de l’appartement que le couple occupait dans un immeuble de la porte d’Auteuil, 24, rue Nungesser-et-Coli. Mme Couzinet gisait sur le tapis de la pièce. Elle avait été atteinte d’une balle au cœur alors qu’elle se trouvait dans un fauteuil, d’où elle glissa. Retournant le revolver contre lui et braquant le canon de l’arme contre son front, son mari se tua aussitôt.

      L’heure du drame a pu être précisée : 23 heures. C’est à ce moment-là, en effet, que des voisins, Mme Hornez, épouse du compositeur, et M. Krasniak, industriel, entendirent les coups de feu. Ils ne soupçonnèrent pas un instant qu’il pût s’agir d’un meurtre et d’un suicide, mais crurent à des jeux d’enfants s’exerçant à la carabine. M. René Couzinet et sa femme étaient un couple uni et paraissaient heureux. On les avait vus se promener ensemble la Teille.

      M. René Couzinet n’ayant laissé aucune lettre, les mobiles de son geste seraient difficiles à déterminer si M. Alexandre Couzinet, frère du constructeur, n’avait fourni aux policiers, dont l’enquête est désormais close, une explication parfaitement plausible. Il apparaît en effet que le constructeur d’avions a agi au cours d’une crise de dépression provoquée par les difficultés professionnelles auxquelles il se heurtait.

      la suite est sous #paywall mais retrace le contexte récent tandis qu’un deuxième article plus long retrace l’histoire du constructeur

      UN PRÉCURSEUR GÉNIAL mais un malchanceux homme d’affaires
      http://www.lemonde.fr/archives/article/1956/12/19/un-precurseur-genial-mais-un-malchanceux-homme-d-affaires_2242521_1819218.ht

    • se donne la mort, accompagné de son épouse

      Quelle énormité, pour qualifier un meurtre...

      Merci pour ton exploration des archives @touti. C’est sans doute l’un des grands biais de Wikipedia, que les contributions se font selon les centres d’intérêt d’une personne, par empathie (les encyclopédies à comité de rédaction ne se montrent pas plus « neutres », elles présentent bien d’autres biais, comme celui de refléter la doxa de leur époque). L’on peut imaginer que celles et ceux qui ont créé puis enrichi la bio de Couzinet sont des féru·es d’histoire de l’aviation par exemple, pas forcément enclin·es à déboulonner les statues des #grands_hommes. D’où le grand intérêt, spécifiquement sur Wikipedia, que des personnes qui n’ont pas d’empathie pour le sujet s’en emparent de façon critique, comme tu l’as fait.

    • On pourrait faire un parallèle avec les personnes qui tuent avant de se tuer à l’aide de fusils mitrailleurs ou de bombes. Je pense que ça pourrait faire tilt chez certaines personnes de voir une manchette factice de journal qui titre « Le terroriste se donne la mort, accompagné de XX personnes qui étaient venues YYYY ce soir là »

    • Bonjour @phil3, bienvenu, j’ai reçu votre témoignage par mail que vous avez publié brièvement sur un autre post de seenthis. Votre témoignage est très intéressant, pourriez-vous le reposter ici ou m’autorisez vous à le publier ? (en retirant votre numéro de tel)
      En vous remerciant.
      @touti

    • j’ai eu votre message je vous ai répondu mais mon mail est revenu j’ai du mal à correspondre avec ce site pouvez vous me donner un mail ? Je parle de René Couzinet dans le livre que je viens de publier

    • Lorsque vous souhaitez envoyer un mail à une personne sur seenthis, repérez son pseudo puis mettez un @ devant, comme ceci @phil3.
      Sinon mon mail est toutati suivi d’un arobase puis free.fr

    • Je republie ici le témoignage de @phil3

      Je connais bien toute l’histoire
      Elle était une grande amie de ma mère et la marraine de mon frère Jean Louis
      La seule façon de l’avoir pour Mermoz a été de l’épouser Elle avait 20 ans Ma mère et sa sœur furent demoiselles d’honneur

      Mermoz fiancé entretenait toujours une liaison à Paris décidant de rompre sa maîtresse se suicida pendant la Nuit dans leur lit à côté de Mermoz !
      Une fois marié il continua ses multiples liaisons Lorsque le frère de Gilberte que fascinait Mermoz se tua en voulant devenir pilote les relations avec Mermoz se tendirent
      Enceinte il la fit avorter et ensuite elle n’a pas plus avoir d’enfants

      Ma mère était avec Gilberte dans son appartement d’Auteuil lorsque lanouvelle arriva de la disparition de Mermoz La mère de Mermoz s’est très mal comportée alors vis à vis d’elle en l’occultant complètement

      J’ai connu le Couple Couzinet très lié avec mes parents mon père était aviateur pendant 14/18 Il était venu nous rendre visite aux Ponts de Cé en 1956 il testait un bateau à hélice sur la Loire

      Il m’a parlé de son projet de soucoupe volante

      Peu de temps après il tenta de se suicider il fut tiré d’affaire et pour lui donner l’envie de vivre Gilberte lui dit qu’elle l’aimait et qu’elle avait besoin de lui (conversation téléphonique avec ma mère) Et trois semaines après il l’a assassinée alors qu’elle lisait dans son fauteuil puis il s’est tué
      Jamais Gilberte ne se serait suicidée avec lui

      Philippe Grümmer


  • Claude François :

    J’aime les filles jusqu’à 17-18 ans, après je commence à me méfier. Dieu si j’ai des aventures au delà de 18 ans, bien sûr, heureusement. Mais après 18 ans, je me méfie parce qu’elles commencent à réfléchir, elles sont plus naturelles. Cela commence même quelque fois avant.

    #amour #hétérosexisme #misogynie #citation #âgisme #sexisme #domination_masculine #grand_homme #prédation #domination #pédophilie

    • J’ignorais.

      Sinon, Luc Besson (« mais c’est légal ») :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Luc_Besson

      C’est lors de cette cérémonie qu’il rencontre la jeune Maïwenn Le Besco, âgée de 15 ans.

      En 1992, il se marie avec Maïwenn, de 17 ans sa cadette. À l’époque, le mariage pour les mineurs de plus de 15 ans était autorisé en France avec l’accord des parents. Elle donnera naissance quelques mois après leur mariage, le 3 janvier 1993, à la deuxième fille du cinéaste : Shanna.

      Relation dont Besson dit avoir tiré le scénario de Léon, qui prévoyait que Mathilda, 12 ans, se donnait à Léon « parce qu’il le mérite » :
      http://followatch.fr/leon-luc-besson-jean-reno-natalie-portman

      4. LA PREMIÈRE VERSION DU SCÉNARIO INCLUAIT DES SCÈNES D’AMOUR ENTRE MATHILDA ET LÉON.

      Elles ont été supprimées à la demande des parents de Natalie Portman. Dans la version sortie en salles aux Etats-Unis, les scènes qui pourraient passer pour de la “tension sexuelle” entre la fillette et le tueur ont également été supprimées après des projections-test désastreuses.

      (Tu te rends comptes, ces ricains… choqués par des scènes de « tension sexuelle » entre une gamine de 12 ans et un homme de 46 ans…)

    • La scène qui circule sur le Web, et qui serait la première version du script :

      The Professional – Version 1 Script | Az eredeti forgatókönyv
      http://the-professional.uw.hu/Version_1_Script.html

      Léon gets to the window and looks out. Something changed in Léon. He’s tired by all this, maybe. He sits on the chair. Mathilda’s walkman is on. He hesitates, then eventually puts on the headphones. It’s a sweet, almost classical music. Very beautiful, like the arriving Mathilda. She wears the dress Léon offered her, she is made up. She looks 20-year-old. Léon’s mouth is open. She smiles and heels down before him. He gets off the headphones.

      […]
       

      Mathilda smiles and stands up. She gets in the kitchen. Léon feels weird, like he was falling in a trap, without being able to do anything. Mathilda comes back with a glass of milk she hands to Léon. She lowers the tents to dim the strong sunlight. Mathilda heels down in front of him. Léon doesn’t dare moving any more.

      […]

      MATHILDA (sweetly)

      I love you, Léon…. Totally. It’s the first time I feel it that strong. It’s also the first time I trust a man. I trust you.

      She caresses his hand.

      …I love your hands….

      (pause)

      Léon…in your hands…I’d like you to be my first lover.

      Léon retracts his hand and finishes the milk. He looks at Mathilda with as much sadness as happiness. By a fingertip, Mathilda takes the milkdrop on Léon’s lips and gets it in her mouth. Léon is going to cry.

      […]

      MATHILDA

      Why? Did you have too many and you fear it may shock me? I won’t get shocked. I’m used to this! My father was a real pig. He fucked the bitch I’d as mother all around the apartment. Whenever a door was closed, you could be sure they were having sex behind it! And my sister, if you didn’t sleep with her, you’re the building’s exception!

      LÉON

      Stop, Mathilda! Don’t talk like that!

      Mathilda’s going to cry.

      MATHILDA

      I talk because you don’t talk, Léon. I declare my love and you say nothing. That’s why I’m nervous and I can’t stop talking. Tell me you love me, or you don’t love me, or you love someone else. … But tell me something.

      […]

      LÉON

      …Yes. The day he got out of jail. I allowed him to make ten steps…not more. And bang. Two hundred meters. By telescope. That night, I left my country and came here, to join my father, who worked for Tony. … I was 17. Since then, I’ve never left the city…and never had another girlfriend….

      Léon sweetly looks at her.

      …You see, I wouldn’t be a good lover, Mathilda.

      MATHILDA

      Léon, I don’t know life very much…I just know I love you…. And love is stronger than anything else.

      Léon is more and more nervous, like a child.

      LÉON

      Maybe…sure…. But…I’m scared, Mathilda.

      Léon cries. Mathilda caresses his face.

      MATHILDA

      Don’t fear, Léon. You mustn’t fear love, when it’s this beautiful.

      She caresses his chest.

      I want you to be the first to touch me…. The first to make love with me. Nobody before you.

      She stands up and modestly gets off her briefs without taking off her dress. Léon cries, unable to oppose her. Mathilda is too young, but she’s also too beautiful and lovely and sweet and tender…. She sweetly, very sweetly, gets on him.

      LÉON (crying)

      Why me, Mathilda, why me?

      Mathilda leans over to speak in his ear.

      MATHILDA

      …Because you deserve it, Léon….

      Léon embraces her. He’s full of happiness, shame, so many emotions, he can’t control very well. But, hell, how beautiful it is seeing them sweetly making love.

    • http://www.lejdd.fr/culture/people/le-megot-et-les-enfants-caches-de-claude-francois-3572222

      Isabelle Catélan a pris la rédaction en chef de Podium un an et demi après la mort de Claude François, héritant de toutes les notes et de l’agenda de la star qu’elle va publier ces prochains jours chez Michel Lafon sous le titre Claude François, ses notes confidentielles. Elle parle d’un artiste déifié, harcelé par ses fans, qu’il mettait aussi en scène dans Absolu, son magazine de charme… « Il n’était pas le seul chanteur à coucher avec ses fans. D’autres, toujours en activité, le faisaient aussi. Mais lui a eu la naïveté d’en parler. »


  • La #France rance des #Gallimard (I) Les profiteurs de guerres - AgoraVox le média citoyen

    http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/la-france-rance-des-gallimard-i-158142

    A l’occasion du centenaire de la mort de Frédéric Mistral, impressionné par la notoriété surfaite de la collection "la Pléiade", un provincial trop candide eut l’idée inconvenante de solliciter Gallimard, ce patricien de l’édition. L’affaire en serait restée là, en 2011 si la "grande maison" n’avait pas daigné répondre.

    Étonnant, surprenant même sauf que l’éditeur de renom en rajoute en mesquinerie et mépris, tel l’aristocrate tapotant la joue du paysan et donnant du « mon brave » :

    #collaboration #collabos #sgm #éditions #grand_homme #grands_hommes #profiteurs_de_guerre


  • Peut-on séparer l’œuvre de la vie de l’artiste ? avec Nathalie Heinich

    Question qu’on se pose pour tous les #grands_hommes repérés sur seenthis

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/peut-separer-loeuvre-de-la-vie-de-lartiste-avec-nathalie-heinich

    Peut-on séparer l’oeuvre de l’artiste ?

    Le président d’Unifrance et ancien directeur de la Cinémathèque Serge Toubiana a accepté de rester avec nous pour ouvrir la discussion sur la séparation de corps prônée par certains entre l’œuvre et l’artiste, tandis que d’autres estiment que l’œuvre prime.

    La sociologue Nathalie Heinich, spécialiste d’art contemporain, directrice de recherche au CNRS, Lauréate du Prix Pétrarque de l’essai 2017 pour son ouvrage Des valeurs (Gallimard). Ni réalités, ni illusions, les valeurs sont des représentations collectives cohérentes et agissantes. Elle étudie ce qui fait valeur, sans les hiérarchiser.

    • Elle est très orienté anti-féministe cette émission. Seule la présentatrice n’est pas masculiniste. Puritanisme, stalinisme, révisionnisme, maccartisme, censure, ligue de vertu, antiaméricainisme c’est un super bingo.
      Il s’agit pas de révisionner les œuvres, mais de pouvoir interroger les œuvres hors des seuls limites de l’esthétique. Et si on dois séparé l’oeuvre de l’artiste, alors autant se souvenir que le viol de Samantha Geimer fait partie de l’oeuvre du réalisateur et qu’on peu examiné sa manière de mettre en scène les femmes au regard de cette partie de son oeuvre.

      pour l’émission l’autre qui cite Hitchcock comme amoureux de LAFAME !!!

      Il me semble pas que les féministe demandent la censure des films de Polansky. J’ai vu ca nulle part. Donner des décorations honorifiques ou faire des rétrospectives c’est différent. On peu diffuser les films de polansky, mais pas lui filer la présidence d’honneur de prix cinématographiques.
      La censure qui existe aujourd’hui viens d’hommes, dans leur tentative idiotes de faire un truc plutot que rien tellement ils se sentent merdeux vis à vis de #meToo. Je pense au cas du film de Louis CK, film qui ne sera pas diffusé par censure du diffuseur. Film que je n’ai pas envie de voire mais dont il n’est pas question d’interdire à celleux qui veulent le voire de le faire. Et puis ca peut être un bon objet d’étude de la mentalité d’un agresseur sexuel blanc américian qui se fait passé pour une victime et utilise sa technique d’agression sexuelle comme source de revenue et de reconnaissance dans le milieu très masculinisé de l’humour et du cinéma.

    • je suis d’accord avec @mad_meg les hommes dans cette émissions sont complètement affligeants et obscène. javais aussi remarqué cette sortie sur les réalisateurs amoureux des femmes (pas seulement hitchcokk d’ailleurs). Frédéric Bonneau dans l’extrait de son entretien sur médiapart : c’est dommage. On l’a connu plus inspiré, on a l’impression qu’il a pété un câble.

      Costa Gavras : « ... On ne peut pas dire qu c’était un viol ! il faut arrêter avec ça ! »

      Journaliste : « Mais elle n’avait que 13 ans »

      Costa Gavras : « Mais vous avez vu la photo ? elle en parait 25 ! »


  • Sisyphe - Clara Malraux, la muse mal aimée
    http://sisyphe.org/spip.php?article984

    Ils sont pourtant nombreux à avoir été séduits par des femmes qui avaient l’ambition de créer. Mais très vite on s’aperçoit que, comme leurs prédécesseurs, ils n’ont pas tardé à tenter de détourner leurs compagnes de leur plans personnels pour les mettre à leur service exclusif. Picasso fut l’un des plus machos, semble-t-il. Dora Maar et Françoise Gilot, deux peintres qui ont partagé sa vie un temps, ont complètement été écrasées par lui (1). Il lui fallait à ses côtés une femme plus effacée, comme Jacqueline. André Billy raconte que Marie Laurencin fuit Apollinaire « quand elle en eut assez de faire la soupe, car le mal aimé fut souvent un peu trop conjugal » (2) !

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    Clara Malraux, dans sa jeunesse

    Dans ses Mémoires (3), Clara Malraux (1897-1982) a longuement raconté ce que furent ses rapports avec son mari, André. Son témoignage est émouvant. Cette femme sensible et chaleureuse, en qui ses parents avaient mis de grands espoirs, s’est vue, en quelques années de vie commune avec ce personnage énigmatique, ambitieux et supérieurement intelligent, carrément dépossédée d’elle-même. Il lui fallut, pour se reconquérir, comme elle l’écrit, passer par un divorce et se retrouver seule.

    #historicisation #femmes #hétérosexualité #domination_masculine #invisibilité_des_femmes #muse #amour


  • Darwin Was a Slacker and You Should Be Too - Issue 46: Balance
    http://nautil.us/issue/46/balance/darwin-was-a-slacker-and-you-should-be-too

    When you examine the lives of history’s most creative figures, you are immediately confronted with a paradox: They organize their lives around their work, but not their days. Figures as different as Charles Dickens, Henri Poincaré, and Ingmar Bergman, working in disparate fields in different times, all shared a passion for their work, a terrific ambition to succeed, and an almost superhuman capacity to focus. Yet when you look closely at their daily lives, they only spent a few hours a day doing what we would recognize as their most important work. The rest of the time, they were hiking mountains, taking naps, going on walks with friends, or just sitting and thinking. Their creativity and productivity, in other words, were not the result of endless hours of toil. Their towering creative (...)


  • Bertolucci Wasn’t the First Man to Abuse a Woman and Call It Art and He Won’t Be the Last
    http://www.elle.com/culture/career-politics/a41293/bertolucci-abuse-art

    Women," Pablo Picasso once proclaimed, “are machines for suffering.” Throughout his lifetime, he did his best to prove that true. Compulsively unfaithful, Picasso collected models, slept with them, and brutalized them, alternating icy control — he demanded submissiveness in all things, and warned one woman, Francoise Gilot, that as far as he was concerned, women were “either goddesses or doormats” — with horrific physical violence. Picasso pinned Gilot to a bridge railing and threatened to throw her into the river for seeming “ungrateful;” when she tried to leave, he held a lit cigarette to her cheek to brand her. He forced Dora Maar to physically fight Marie-Therese Walter, the mother of his child, for his affections — he stayed in the room throughout the brawl, painting — and beat Maar into unconsciousness himself on at least one occasion.

    Yet, even though we know all this about Picasso, his violence is often downplayed or indirectly excused. On MoMA’s Dora Maar page, she is labeled “Picasso’s muse and lover” and “the subject for many of his paintings,” not his victim.

    #grands_hommes via @mona

    • In the case of Tippi Hedren, Hitchcock had already sexually assaulted her off set. Replacing the safe prop birds with panicked, clawing live ones was a punishment for Hedren’s refusal to sleep with him, not a cinematic masterstroke aimed at helping Hedren to convey the complex and subtle emotion that is “ouch, a bird.”

    • #groumpf un autre :(

      Chilean director Alejandro #Jodorowsky, for example, has been teasing the idea of an unsimulated rape scene in his cult classic film El Topo for decades. (“I really raped [the actress]. And she screamed,” he said in 1974, though he’s elsewhere described the unsimulated sex in that scene as consensual.) This has not endangered his status as an avant-garde icon.

      nightmarealleys.blogspot.com/2009_06_01_archive.html

      extrait du livre de jodorowski sur El topo :

      “When I wanted to do the rape scene, I explained to [Mara Lorenzio] that I was going to hit her and rape her. There was no emotional relationship between us, because I had put a clause in all the women’s contracts stating that they would not make love with the director. We had never talked to each other. I knew nothing about her. We went to the desert with two other people: the photographer and a technician. No one else. I said, ’I’m not going to rehearse. There will be only one take because it will be impossible to repeat. Roll the cameras only when I signal you to.’ Then I told her, ’Pain does not hurt. Hit me.’ And she hit me. I said, ’Harder.’ And she started to hit me very hard, hard enough to break a rib...I ached for a week. After she had hit me long enough and hard enough to tire her, I said, ’Now it’s my turn. Roll the cameras.’ And I really...I really...I really raped her. And she screamed.”

    • J’en suis a me demander si ce qui distingue un artiste genial d’un artiste qui ne l’est pas c’est cette utilisation de la violence contre les femmes et les domine.e.s. L’art qui fait rêver les dominants c’est l’expression de ce droit à dominer et la magnification de ce droit en action.
      Le sublime c’est cette dose de sévices reeles mie en oeuvre dans l’œuvre pour satisfaire les dominants dans leur exercise de la domination.

      Comme dit Jodo, « coucher avec les actrices, c’est mieux pour l’art » et Picassso ou Hamilton dirons « coucher avec le model, c’est mieux pour l’art ». En fait ils ont raison, l’Art c’est mieux si il y a une femme ou une fille vraiment humilié, baisée, brutalisée, dominée... Dedans. Ca staisfait spirituellement les dominants, et en remerciement ces Genis reconnus bénéficient d’un permis de dominer sans limite.

    • Découvrir ces aspects d’une personne qu’on admire c’est là que ca deviens compliqué et désagréable. En général chez moi ca fini par un dégoût complet du personnage et de son œuvre car je suis assez binaire. Pour Jodo et les autres artistes mentionné dans ces échanges j’avoue que j’en ai jamais apprécié aucun alors j’ai pas ce problème ici.
      Et j’avoue que pour Picasso, je le vomis depuis toute gosse, il m’a toujours fait pensé à un anthropophage avec un pinceau.


  • Ils sont totalement effrayant au PS, ils n’en ratent vraiment pas une (quelle misère). Très franchement quand j’ai vu l’affiche, j’ai pensé très fort que c’était un fake ! Mais en fait, non, elle est authentique de chez authentique.

    Quand à Cambadélis que j’ai connu à l’unef-ID et surtout au PT quand il s’appelait Kostas, on m’aurait dit dans les années 1980 qu’on le retrouverait en tête d’affiche à la tête du PS en 2016 ...

    #ps #fail #obscénité (et ces gens là nous gouvernent) - le jour où le ps comprendra que la moitié des hommes sont des femmes cc poke @tetue