#great_barrington_declaration

  • Les chiffres du Covid s’envolent mais surtout « Don’t Look Up », Christian Lehmann ou Kouchner chez Taubira.
    https://www.liberation.fr/societe/sante/les-chiffres-du-covid-senvolent-mais-surtout-dont-look-up-20220114_7C52EL

    L’épidémie est hors de contrôle. Après nos tentatives d’aplanir la courbe, flatten the curve, lors de la première vague, nous voici réduits à ne plus la regarder : « Don’t look up ! » pour ne pas risquer une entorse cervicale. Deux années ont passé, et après les tentatives de réduire les contaminations, nous avons abdiqué pour un laisser-aller généralisé caché sous des protocoles abscons auxquels l’exécutif fait semblant de croire. Les chiffres quotidiens de contaminations n’ont jamais été aussi élevés, et l’exécutif fait le dos rond. Il fallait à tout prix garder l’école ouverte, louable souhait, mais la sécuriser, éviter la contamination des élèves, de leurs familles, des enseignants, aurait demandé une prise en compte de la réalité scientifique et des investissements qui auraient a posteriori constitué un désaveu pour le ministre de l’Education nationale après dix-huit mois de déni sur la non-contagiosité des enfants.https://seenthis.net/messages/943467

    Dans le reste de la société, le virus se répand, et nombre de politiques et de commentateurs s’accrochent à l’espoir d’une moindre gravité du variant omicron, même si sa contagiosité supérieure à celles des formes antérieures du Sars-Cov-2 entraîne des pertes de chance du fait de la saturation des services de santé. Ayant bien intégré que la stratégie choisie entraînerait des contaminations massives, Olivier Véran lui-même, dans une interview au Journal du dimanche juste avant la rentrée scolaire, voulait espérer que cette vague serait la dernière. Et ressort, une fois de plus, l’hypothèse d’une « immunité collective » une fois que, baissant les bras et abandonnant fragiles et immunodéprimés à leur sort, on aurait laissé le virus passer dans toute la population, heureusement en grande partie protégée des formes graves pour ceux qui sont correctement vaccinés.

    Fortement critiquée par le monde scientifique, cette idée de laisser courir le virus sans porter atteinte à l’économie mondiale a été lancée par la « déclaration de Great Barrington », initiée par un think-tank ultralibéral américain climatosceptique, et a constitué la base de la stratégie du gouvernement Trump.
    [Ration, 13/12/2021 : https://www.liberation.fr/checknews/que-sait-on-de-la-declaration-de-great-barrington-qui-recommande-de-limit l’une de ses initiatrices est professeure d’épidémiologie au département de... zoologie à Oxford, ndc ]
    En France, cette invitation à laisser filer la pandémie en ne protégeant que les plus vulnérables a été soutenue par Christèle Gras Le Guen, la présidente de la Société française de pédiatrie, par les docteurs Alice Desbiolles et Guillaume Barucq, récemment invités par Brigitte Macron à l’Elysée, et par Martin Blachier [Ration, 8/4/2021, https://justpaste.it/8q1js ], spécialiste en plateau télé qui affirmait début décembre que l’épidémie serait sur le déclin à Noël.

    Pensée magique

    Or cette idée d’immunité collective secondaire à la déferlante omicron est un parfait exemple de pensée magique. Jusqu’à présent, hélas, aucune vague de Covid n’a conféré une immunité parfaite face à un variant ultérieur, et nombre de personnes ayant contracté un Covid en 2020 ou jusqu’à cet été sont à nouveau ré-infectées actuellement, même si heureusement la vaccination complète conserve une efficacité importante contre les formes graves et réanimatoires.

    Oubliant un peu vite que le tsunami omicron est venu s’ajouter à la vague delta toujours active qui sature les réanimations, certains voudraient croire à la fin de l’épidémie, ayant intégré un autre parfait exemple de pensée magique, à savoir qu’au fil du temps un virus muterait et se recombinerait toujours pour au final devenir plus contagieux mais aussi moins dangereux, parce que la meilleure stratégie pour un virus est de ne pas tuer ses hôtes pour pouvoir se disséminer plus facilement, à la différence d’Ebola, si foudroyant qu’il n’arrive pas à s’étendre avant d’avoir tué tous ses porteurs. Mais ce parfait échantillon d’anthropomorphisme n’a aucune valeur scientifique. Un virus n’a aucune stratégie. Le matériel génétique d’un virus se propage et se recombine en permanence dans une population non-vaccinée, et de ce feu d’artifice de recombinaisons peuvent jaillir des formes plus ou moins contagieuses, plus ou moins dangereuses. Une forme plus contagieuse peut très bien prendre le dessus en ayant une mortalité élevée mais plus tardive.

    Face à ce danger, et même pour les plus égoïstes d’entre nous, il n’y a pas d’autre solution à long terme que de vacciner la planète, de mettre tous nos efforts dans une action concertée pour permettre aux pays pauvres d’accéder au vaccin, au lieu d’empiler les doses de rappel dans le seul but de diminuer transitoirement la contamination. Notre objectif ne devrait pas être de « sauver Noël », puis de « sauver les vacances d’hiver », ni la présidentielle, mais de protéger l’humanité.

    Lueur d’espoir

    Découvrant le 11 janvier dans Libération la tribune signée par un collectif de 1 200 scientifiques appelant à la mise en place d’un arsenal sanitaire pour lutter contre cette pandémie et les suivantes [ https://seenthis.net/messages/943663 ], j’ai eu l’impression qu’ont dans les romans postapocalyptiques les survivants qui soudain captent un message provenant d’une autre colonie : il existait donc encore un peu d’espoir en ce monde, et une vie intelligente loin des rodomontades nombrilistes sur les plateaux télé. La stratégie proposée tenait en quatre thèmes : campagnes de vaccination universelle à l’échelle mondiale, utilisation de masques FFP2 en intérieur, mise en place des normes de ventilation de l’air, recrutement d’arpenteurs sanitaires. Et sur la vaccination, ces scientifiques allaient plus loin que les habituelles demandes à suspendre les brevets. Car si cette décision est effectivement nécessaire, il importe aussi de transférer dans les pays pauvres les moyens techniques d’encapsulation des vaccins ARNm, afin que des centres de production régionaux puissent approvisionner massivement en vaccins de haute qualité.

    Dans le monde entier, un mouvement international d’universitaires et de chercheurs porte ces mêmes revendications. Vous en avez entendu parler ? Non. Mais vous savez tout des déboires familiaux de Didier Raoult, de la prise de bec entre Jean-Michel Blanquer et Olivier Véran, ou du coming out bigame d’Eric Zemmour.

    Bienvenue dans Don’t Look Up

    L’auteur de l’article persiste à accorder un soutien acritique à une politique gouvernementale qui aurait connu ses bons moments...

    après les tentatives de réduire les contaminations, nous avons abdiqué pour un laisser-aller généralisé

    C’est créditer le gouvernement du travail effectué par tous les acteurs de santé.

    À citer les ’"arpenteurs de santé", il aurait pu évoqué ce qu’est devenu COVISAN, un des micro modèle, reproductible, amendable qui aurait pu avec d’autres appuyer une politique en ce sens. Ces essais là ont été relégués aux oubliettes ou laissés au bon vouloir de quelques chefs de services ou d’autres soignants aptes à mettre en oeuvre de biens pauvres moyens. On a fait la santé à la télé et chez docotolib.
    Les discours de gauche, parfois bien tournés, s’évertuent à flouter les aspérités du réel. Abandon intellectuel et politique dont on fait les ministres.

    edit

    #Great_Barrington_Declaration #Martin_Blachier #Covid-19

  • Je crois que l’adoption de la Déclaration de Great Barrington n’a jamais été aussi ouvertement assumée par le gouvernement.

    Covid-19 : règles d’isolement, 3e dose, fin de la 5e vague,... ce qu’il faut retenir des déclarations d’Olivier Véran au JDD - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/2022/01/02/covid-19-regles-disolement-3e-dose-fin-de-la-5e-vague-ce-quil-faut-retenir

    D’après Olivier Véran, cette vague pourrait être « la dernière ». En effet, la forte contagiosité du variant Omicron inquiète, mais est aussi, paradoxalement, porteuse d’espoir selon le ministre qui affirme : "Omicron est tellement contagieux qu’il va toucher toutes les populations du monde. Il va entraîner une immunité renforcée : on sera tous plus armés après son passage."

  • Le virage Boris Johnson d’Emmanuel Macron – Journal d’épidémie

    Pour celles et ceux d’entre nous qui ont l’impression d’être englués dans un jour sans fin, la réunion du Conseil de défense sanitaire de lundi marque une réelle évolution. Pour la première fois en effet, en pleine transparence, l’exécutif assume ne plus même faire semblant de se soucier de la situation sanitaire du pays. Les contaminations explosent, mais l’essentiel est sauf : de nouvelles règles ont été édictées, semblant sorties tout droit d’un jeu médiéval inventé par le Perceval de Kaamelott. Masque en extérieur, interdiction de consommer debout au comptoir, mais pas de report de la rentrée scolaire alors que l’incidence des contaminations chez les enfants, qui avait augmenté courant décembre, commençait à redescendre pendant les vacances chez les 5-12 ans (dont pourtant le ministre de l’école ouverte nous explique qu’ils se contaminent surtout à domicile).

    Une fois encore, la vaccination semble résumer toute la stratégie gouvernementale. A l’école, l’aération, les masques FFP2, une vraie politique de tests et de prévention des clusters avec fermeture dès le premier cas positif, tout cela a été une fois de plus balayé. Et tandis que dans de nombreux pays européens pas moins vaccinés que le nôtre (Portugal, Pays-Bas, Danemark, Belgique…), la décision a été prise de rallonger la coupure de Noël ou de privilégier l’enseignement en distanciel, en France, ceux qui ont pointé la dangerosité de cette rentrée précoce quelques jours à peine après les brassages familiaux des fêtes ont eu droit à une contre-attaque groupée dans les médias. Comme je l’ai dit dans les colonnes de Ration, les cinquante soignants qui ont signé une tribune dans le JDD pour demander à Olivier Véran, devant l’incurie autosatisfaite de Jean-Michel Blanquer, de protéger les enfants en milieu scolaire, n’ont pas soudain décidé la veille de Noël d’emmerder le monde. Nombre d’entre eux alertent, depuis plus d’un an et demi, sur les contaminations en milieu scolaire, et sont constamment caricaturés par le ministre en ayatollahs de la fermeture. Or, rappelons-le, si une porte doit être ouverte ou fermée, une école peut être ouverte et protégée.

    Rassurisme télévisuel

    Sous le regard ravi de David Pujadas, Martin Blachier, celui-là même qui, le 7 décembre, prédisait avec une acuité jamais égalée que « Noël sera déjà dans une phase de descente de l’épidémie », expliquait que ces médecins sonnant l’alerte étaient des « fanatiques ». Ne voulant pas être en reste, Gérald Kierzek, à qui Gala avait fait l’honneur d’une interview dans laquelle il avait pu donner libre cours à son irritation envers les médecins de plateaux, trop nombreux à… ne pas être lui, apparemment, avait surenchéri : « Omicon ne dévaste rien du tout. » Le premier avait de longue date confié faire passer ses analyses à l’Elysée, le second minaudait dans Gala sur sa relation privilégiée avec Brigitte Macron pour qui il avait organisé, courant novembre, un déjeuner informel avec une demi-douzaine de médecins, dans un panel allant du rassurisme télévisuel au conspirationnisme pur et dur, en passant par le charlatanisme naturopathe, et expliquait envoyer au Président les vrais chiffres d’occupation des lits d’hospitalisation.

    Au moment où leurs confrères confrontés à l’augmentation des contaminations alertaient sur les risques touchant les enfants en milieu scolaire, Kierzek et Blachier faisaient donc une fois de plus la tournée des plateaux pour expliquer que tout allait bien se passer, et Jean Castex et Jean-Michel Blanquer, une fois de plus, pouvaient appuyer leur immobilisme sur la « position sans équivoque » de la Société française de pédiatrie, dont le dernier communiqué de presse atteignait des sommets. Après avoir répété depuis des mois que les enfants n’étaient pas à risque, n’étaient pas contaminants, que le port d’un masque était une hérésie, la SFP, confrontée au variant Omicron, faisait valoir son expertise spécifique par rapport à des médecins « sans expertise en santé de l’enfant », et alignait une série d’affirmations étonnantes. Forcée de constater une augmentation préoccupante du nombre d’enfants hospitalisés, elle insistait : « Si le nombre des jeunes enfants hospitalisés en lien avec le Covid semble en augmentation, une analyse qualitative des données est indispensable car il s’agit très souvent de bronchiolites dues au virus respiratoire syncitial (sic) avec découverte fortuite du Sars-CoV-2. » On croyait relire les délires des négationnistes du Covid qui, en 2020, expliquaient que les morts du Covid étaient en fait morts « avec » le Covid, mais d’autres causes. Pour asseoir son expertise, la SFP mettait ainsi en avant… une étude réalisée lors de la première vague épidémique en 2020, alors même que le variant Omicron change radicalement la donne en s’attaquant plus particulièrement aux enfants…

    Française des jeux

    Le lendemain de la conférence de presse ministérielle, les contaminations, qui avaient passé les 100 000 le jour de Noël, atteignaient 180 000 par jour, malgré la difficulté grandissante des malades à obtenir un test PCR rapidement. Les urgentistes et réanimateurs effarés dépeignaient une situation apocalyptique dans de nombreux hôpitaux. Le Conseil scientifique estimait qu’un tiers des enseignants seraient touchés de manière directe ou indirecte en janvier, ce à quoi Jean-Michel Blanquer, déplorant le spectre de l’absentéisme, expliquait qu’il ferait appel à de jeunes retraités, population la plus appropriée à plonger dans un bain de variant omicron. Le virage Boris Johnson d’Emmanuel Macron, épidémiologiste à la Française des jeux, se déroulait comme prévu.
    https://www.liberation.fr/societe/sante/le-virage-boris-johnson-demmanuel-macron-20211229_35UVT64KUBFPHM33ERYICMU
    https://www.liberation.fr/resizer/qs1kqVqQK21SnQgIwAaaeteyQaU=/1200x630/filters:format(jpg):quality(70):focal(1353x761:1363x771)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/PFMIWL7ZCVBEJEWEB7MMNPENKA.jpg
    (les deux présidents se causent très rapprochés et sans masques sur cette photo...)
    A la COP26, à Glasgow, le 1er novembre. (Christopher Furlong/AFP)

    • Il n’y pas que le virus qui varie. N’en déplaise à Christian Lehmann, il n’y a pas de « tournant Johnson » mais une stratégie sous-jacente (cf. la Déclaration de Great Barrington) adoptée localement par nombre de gouvernants à travers le monde, servie par des tactiques variables au gré des circonstances et rapports de forces.
      La tactique, ça se divise en deux : soit des actes et des abstentions en cohérence plus ou moins étroite avec la stratégie suivie, soit, à l’inverse, des moments de renversement de la stratégie pour garder la main, suffisamment quant au besoin.

      Il semble que l’on ne se souvienne pas que le méchant rassuriste inconséquent Johnson avait du faire un virage à 180° qui fit évènement il y a un an lorsque la vague delta a frappé la GB [erreur de ma part : c’était le alpha, surnommé « variant anglais »] et que des mesures inimaginables vu le cadre idéologique affiché jusqu’alors avaient été prises (confinement). Avant d’être en mesure de varier encore.

      Quoi qu’il en coûte.

      #Great_Barrington_Déclaration

  • TRIBUNE. #Covid-19 : 50 personnels de santé alertent Olivier Véran sur la circulation du #virus chez les enfants
    https://www.lejdd.fr/Societe/Sante/tribune-covid-19-50-personnels-de-sante-alertent-olivier-veran-sur-la-circulat

    nous déplorons cependant les faibles moyens déployés jusqu’à présent par le ministère de l’Education nationale pour freiner l’épidémie dans les écoles

    #covid_long, #santé, #éducation, #blanquer, #véran

    • Nous, professionnels de santé, attendons de vous, Monsieur le ministre, la prise en charge de la gestion sanitaire dans les établissements scolaires, avec son transfert immédiat. Au regard de l’urgence de la situation, nous vous appelons aux mesures suivantes dès la rentrée au mois de janvier 2022 :

      le report de la rentrée du 3 janvier, à haut risque compte tenu de sa proximité avec les festivités du Nouvel An, avec recours au télé-enseignement jusqu’au retour à des seuils d’indicateurs sanitaires définis publiquement ;

      la sensibilisation des instances éducatives sur la transmission par aérosol et les pratiques à adopter pour limiter le risque de contamination aéroportée du virus : capteurs de CO2, aération, ventilation, etc. ;

      l’association des professionnels de la santé à l’élaboration d’un nouveau protocole sanitaire dans les écoles, (...)

    • Ellen Queen Of The Bouse @EllenAgreaux
      https://twitter.com/EllenAgreaux/status/1475018885174812682

      mh. ya mon moi 2020 en larmes devant le massacre de nos gosses qui vous juge quand même SEVEREMENT quant à la LENTEUR de vos gros cerveaux là hein.

      en plus clairement non, c’est même pas je vous juge c’est je vous condamne et je vous pardonnerai pas. on a rouvert les #écoles en yolo en septembre 2020 avec votre soutien. vous avez tous validé l’avalanche de merde déversée sur les familles particulièrement les mères pauvres.

      les mêmes qui ont soutenu que le confinement était mauvais pour les enfants que sans les #cantines on saurait pas les nourrir que leur niveau allait baisser tellement on est résumés illettrés parce qu’on n’est pas médecins, nous, qui nous ont même accusées de maltraitance...

      nan franchement jvous déteste et j’en ai rien à taper de votre tentative de rattrapage aux branches un an et demi après une fois que les gamins ont bien été lancés au feu sur TROIS variants covid au total.
      vous avez enfin raison mais je vous pardonne pas.

    • Harcelé, Claude-Alexandre Gustave, biologiste médical annonce cesser de publier ses contributions sur le covid
      https://twitter.com/C_A_Gustave/status/1475576253579157513

      Suite à la parution de la tribune dans le JDD, je n’ai jamais reçu autant d’insultes, menaces...
      Sur @LCI on se fait même traiter de « fanatiques » en toute tranquilité...

      Merci entre autres, @LCI, @JDD, @BFMTV, d’avoir bien instrumentalisé cette tribune en pointant 1 seule des mesures citées, la veille d’annonces qui seraient évidemment diamétralement opposées, pour mieux caricaturer le propos et en stigmatiser les auteurs

      Ça fait près de 2 ans que j’essaie d’alerter, informer, vulgariser...
      Apparemment, il ne faut pas faire ça.
      J’ai bien compris le message. Le sanitaire doit se taire.
      Il ne faut pas nuire à l’économie.

      Je laisse mon compte ouvert pour qui veut lire, pour les DM (car Twitter ce fut aussi de belles rencontres avec qui j’espère garder le contact)

      Mais dorénavant, je ne publierai plus rien.
      Bon vent à tous. Bon courage.

      Merde. C’est (c’était ?) un compte précieux.
      Cette pause n’aurait pas eu lieu sans la faiblesse persistante de tout ce qui dans et hors institutions se préoccupe de santé publique.

      De l’autre côté, la pétition « Ecoles = retour à la normale le 3 janvier 2022 », lancée le 15 décembre par Blachier (qui se présente comme « médecin de santé publique ») et Marie-Estelle Dupont réclame « la fin du port du masque en classe (...) la fin des évictions scolaires pour les enfants positifs au covid. » Elle a recueilli 120 000 signatures.

    • Je citais la pétition pour le « retour à la normale » à l’école pour illustrer la multiplication des initiatives mobilisatrices qui, avec ce que diffusent les mass média, avec ce que les RS promeuvent, continuent à permettre au gouvernement de faire semblant ou n’importe quoi. Je découvre avec retard que le terme « fanatique » cité par Claude-Alexandre Gustave s’applique à tous les signataires de la pétition et qu’on le doit à... Blachier (cet « ami de Bigote Macron » et probable "visiteur du soir de l’Élysée dont le maître avait pas mal échangé avec Raoult, y compris après qu’il ait quitté le « conseil scientifique ».

      Je trouve, comme Ellen Queen Of The Bouse, que la pétition alertant sur la circulation du virus vient bien tard et reste timide. De l’autres coté, ils ont de l’avance et une doctrine radicale (un eugénisme qui ne dit pas son nom) et ils s’y tiennent au gré des événements pandémiques, en adaptant juste ce qu’il faut pour circonvenir préventivement toute critique qui puisse être décisive. La déclaration de Great Barrington, c’est un peu comme l’antisémitisme aujourd’hui, c’est mauvais genre de s’en revendiquer quand on veut qu’elle pèse, et, ici et ailleurs, innerve les orientations des politiques publiques.

      Edit spécial pluralisme, 4 vérités valent mieux qu’une

      sur cet abject personnage, 7 décembre ( Omicron, qui s’appelait encore B.1.1.529, a été identifié le 23 novembre)

      et encore hier

      malgré le taux d’incidence ici, malgré l’augmentation des hospitalisations en GB...
      #Martin_Blachier

      #eugénisme #Great_Barrington_Déclaration

  • David Cayley, De la vie, 2021 – Et vous n’avez encore rien vu…
    https://sniadecki.wordpress.com/2021/11/22/cayley-vie

    Ou comment légitimer de rien faire ou presque avec érudition, mais érudition philo-littéraire, avec en fait aucune connaissance de comment fonctionne le consensus scientifique (c’est fou tous les philos qui critiquent « La Science » en disant très justement qu’il n’y a pas Une Science… en le prétendant en fait eux-mêmes, alors que dans la réalité de tous les jours, c’est beaucoup de débats, de relectures, de tests pour reproduire ou pas les observations des collègues, etc).

    Cela a engendré une censure efficace, d’abord pour ne pas ébruiter des désaccords scientifiques et ensuite pour conférer une apparence d’évidences irréfutables à ce qui n’est en réalité que précaution douteuse sur le plan scientifique. (On peut penser d’une part à la marginalisation d’experts en santé publique tel le médecin hygiéniste en chef de l’Ontario, Richard Schabas et de l’ancien directeur du centre international pour les maladies infectieuses du Manitoba, JoelKettner, en raison de leur désaccord. Et d’autre part, à l’utilisation des masques, déclarés inutiles au début de la pandémie, puis rendus obligatoires et indiscutables sans apporter davantage de preuves de leur utilité.)

    Un grand classique : on critique La Science MAIS attention, si ya UNE OU DEUX brebis galeuses bardées de diplômes « Science » qui elles vont dans mon sens, alors là je n’hésite pas à les citer !

    Sauf qu’il vaut mieux le dire et redire mille fois : le consensus scientifique ça marche pas comme ça : dans l’histoire de la recherche, presque à aucun moment une brebis galeuse n’a eu raison contre l’ensemble de toutes les personnes en capacité de la relire, de la comprendre, et de reproduire ce qu’elle avance. Ce pourquoi dans l’immense majorité des cas, ce qui est prouvé comme fonctionnant sur un problème ("le paracétamol diminue la douleur"… « le masque bien porté fait baisser drastiquement la propagation des virus en aérosol »…) c’est toujours des milliers de cherchereuses qui ont réussi à reproduire le même constat à travers le monde entier, dans plein de situations différents, ce qui a permis de confirmer une hypothèse de départ.

    Les gens qui mettent en avant les quelques voix dissonantes sont en gros toujours des gens qui 1) n’ont aucune compétence dans le sujet en question et 2) qui ont magiquement déjà une réponse en tête (moi je CROIS que l’hydroxychloroquine ça marche) et qui vont ensuite chercher les quelques personnes et rares articles qui vont aller dans leur sens.

    À en croire Illich, les surprises faisaient le sel de sa vie.

    Surpriiiise tu viens de choper le covid et tu vas avoir des séquelles physiques et neurologiques pendant des mois et peut-être des années…

    Surpriiiise tu viens de refiler le covid à ton père et il est entre la vie et la mort avec des tubes partout…

    J’ai hâte !

    Un risque est une probabilité répartie dans une population, ce n’est pas une personne. Une personne invite au discernement, c’est-à-dire qu’elle nous invite à nous concentrer attentivement sur une histoire unique.

    Et l’on découvrit l’épidémiologie, dont la discipline entière est d’étudier et se demander quoi faire lorsqu’une maladie se propage dans une population entière (et pire encore quand c’est la planète entière), et non pas comment soigner telle personne précise…

    Une personne qui s’est cassée la jambe, avec son histoire personnelle, ça n’a rien à avoir avec gérer la peste bubonique (par exemple). « Oh tiens votre peau devient toute noire et je vais vous soigner vous en particulier avec votre histoire particulière » … => ridicule.

    Cela ne signifie pas que le risque n’a pas de place légitime dans le monde. Un actuaire a besoin de connaître précisément la fréquence de certains évènements contraires ; un chirurgien négligerait son devoir s’il ne pesait pas le pour et le contre d’une intervention. Il s’agit ici, comme dans la pensée d’Illich en général, d’une question de degré ou d’équilibre.

    Comment se contredire deux phrases plus loin. Bah oui, c’est justement le principe de l’épidémiologie gros bêtassou illettré.

    Lorsque trois éminents épidémiologistes, Sunetra Gupta, Jayanta Bhattacharya et Martin Kulldorf publièrent la Déclaration de Great Barrington

    On parle de la déclaration organisée par un énorme think tank libertarien, qui nie le réchauffement climatique et investie des millions dans l’industrie fossile ? Mais ça c’est des supers alliés ! Illich serait ravi !

    (Je ne voudrais pas insister sur ce qui devrait être évident, mais une société donnée ne peut pas être, au même moment, confinée et non confinée, ce qui serait le seul moyen de comparer les deux situations de manière sûre et « scientifique ».)

    T’es au courant que la pandémie a touché la Terre entière ? Et que donc c’est une maladie qui touche de manière relativement similaire tous les êtres humains de toutes les sociétés ? Et que donc il est parfaitement possible de voir les différences entre les pays/régions qui ont confiné, et les autres pas ? Il est aussi possible de voir les différences dans un même pays entre des mois sans confiner puis tout d’un coup ce que ça a fait une fois confiné (genre en Angleterre).

    Ce qui m’inquiète le plus dans tout cela est le renforcement de ce que j’ai appelé ailleurs le « mythe de la science », ce qui signifie essentiellement qu’il existe une institution appelée science, s’exprimant d’une seule voix et de manière indiscutable. Chaque fois que quelqu’un parle de « la science », il convoque le mythe. En raison de leur nature, les sciences sont plurielles, contestables et sujettes à d’interminables révisions compliquées. En parler au singulier et faire de cet amalgame un oracle a deux conséquences profondément pernicieuses.

    La seconde conséquence pernicieuse de ce mythe est de nuire aux sciences elles-mêmes. En dépit de la censure qui s’est exercée pendant la pandémie, les désaccords fondamentaux qui ont, dès le début, divisé les épidémiologistes, les virologues, les spécialistes des maladies infectieuses et les experts en santé publique n’ont pu échapper à ceux qui ont l’esprit un tant soit peu ouvert et disposent de sources variées. Ces désaccords sont normaux, prévisibles et sains. C’est la fiction d’unanimité soutenue par ceux qui prétendent savoir et obéir à la science qui est malsaine. À mon avis, cette fiction perpétue une fausse représentation des sciences, dont sont exclus toute variabilité, toute contingence, et tout préjugé. Pire encore, son fondamentalisme engendre cette antiscience à laquelle elle tente de s’opposer. Les sciences s’épanouiront et rempliront leur rôle lorsqu’on cessera de les confondre avec la voix de la nature ou avec la voix de Dieu.

    Cf l’intro du début : « La Science » en tant que grand tout est essentiellement mis en avance par : 1) les politiques et technocrates, qui veulent faire accepter des choses, et 2) les critiques dans son genre. Là pour le covid, ya quand même des milliers de milliers de pages de preuves (mais faut pas être paresseux et les chercher plutôt que de parler en abstraction) qui montrent parfaitement qu’il y a eu plein de débats, plein de tests, plein d’hypothèses, dans la communauté scientifique. Et qu’après des mois de débats, d’expériences, de reproduction des expériences des autres, etc, il c’est DÉGAGÉ un consensus : le virus se propage essentiellement par aérosol, et du coup mettre des masques sérieusement c’est cool pour tout le monde, aérer sérieusement c’est cool, et ne PAS mettre de masque dans un lieu fermé c’est augmenter immensément les risques de propagation (et donc de morts dans le territoire en question), etc, etc.

    Le contraste a été brutal dans le cas de la pratique religieuse. On a approuvé et encouragé les rituels de santé et de sécurité et interdit les rituels religieux.

    Trop dur !

    #David_Cayley #Ivan_Illich #Illich #Jean-Pierre_Dupuy #débat #philosophie #antiscience #consensus_scientifique #méthode_scientifique #vie #Jésus (il parait que c’est important de savoir ce que faisait Jésus dans ce débat)

    • @rastapopoulos
      Voilà une belle manière de ne pas lire un texte en voulant n’y voir que ce que l’on connait déjà !

      Vers la fin on peut tout de même lire ceci :

      J’ai raconté plus haut l’histoire du jeune homme qui, suite à la conférence d’Illich sur Némesis médicale , se demandait si Illich proposait de « laisser mourir les gens ». Je suis bien sûr qu’on pourrait me poser la même question aujourd’hui. C’est une question étrange car elle implique qu’il dépend de moi, ou d’Illich, ou de quiconque peut être interpelé de cette manière, d’autoriser ou non autrui à mourir.

      Mais le progressiste ne supporte pas que l’on discute "la Science". Dès que l’on questionne ses certitudes, il vous demande si vous préférez « laisser mourir les gens »...

      Les représentations antiques des Parques les montrent en train de filer et de couper le fil de la destinée, distribuant à chacun sa part définitive dès la naissance. La représentation contemporaine montre exactement l’inverse. Rien ne détermine notre destin hormis la vigilance des institutions qui nous protègent. Nous vivrons jusqu’à ce qu’on nous « autorise » à mourir, à la fin du traitement.

      Le progressiste ne voit pas de problème a contraindre les gens, si c’est pour leur bien. Obligation vaccinale, QR Code, confinement des non-vaccinés, et quoi d’autre encore... pourvu qu’il soit "scientifiquement démontré" que c’est "efficace"...

      L’hubris qui caractérise cette représentation est l’image inversée de l’ancienne. Illich était l’homme du « juste milieu », ce qui ne signifiait pas la médiocrité à ses yeux, mais un discernement sur le fil du rasoir constamment renouvelé. Il ne préconisait pas plus de laisser mourir les gens au hasard que de les maintenir en vie à tout prix. Rien ne nous indique le point d’équilibre à l’avance, mais ce n’est certainement pas en interdisant la discussion que nous le trouverons.

      Le progressiste ne supporte pas qu’il n’y ai pas de solution rapide et définitive à un problème. Il lui faut de l’hydroxychloroquine, des vaccins, ou une stratégie "Zéro Covid". Il ne peut pas admettre que le virus continuera à circuler quoi qu’il fasse (et quoi qu’il soit effectivement nécessaire de faire pour limiter les dégâts), parce que c’est quelque chose de trop petit et insaisissable pour être maîtrisé. Un peu comme la radioactivité d’un réacteur nucléaire en fusion...

      Et donc, le progressiste n’admet d’autre solution que technique, le reste - la destruction de la vie sociale, le renforcement de l’arbitraire - il s’en fout. Et puisque cela ne marche pas, il lui faut des bouc émissaires :

      les foutaises sur la liberté et Macron il est méchant, ça tient tant qu’on ne considère pas qu’il y a une conséquence réellement mortelle au « choix » de ne pas se faire vacciner. Et que ce choix a pour conséquence de tuer des gens. Si ça vous fait chier de l’entendre, continuez à vous enterrer la tête dans le cul, mais ne venez pas couiner que ce sont les autres qui sont méchants.

      https://seenthis.net/messages/936603
      C’est dans un post d’ @arno .

      Le progressiste manie avec virtuosité les chiffres et les stats, car il s’est lui-même si bien identifié aux experts et au point de vue du gouvernement - c’est-à-dire à la domination - qu’il se considère lui-même comme une variable d’ajustement. Stade suprême de l’aliénation...

      Un risque est une probabilité répartie dans une population, ce n’est pas une personne. Une personne invite au discernement, c’est-à-dire qu’elle nous invite à nous concentrer attentivement sur une histoire unique.

      Explication : si dans une population une stat établi que les individus ont tant de probabilité de mourir de tel chose, ou de diffuser telle maladie, cela ne veut pas dire que tous les individus ont la même probabilité de le faire, mais seulement que c’est une moyenne. Et donc, on ne peut pas imputer a un individu ou à une fraction de la population la cause ou la responsabilité de quelque chose à partir de stats. On ne peut pas non plus justifier des mesures générales sur la base de ces stats : il faudrait avant tout faire appel au #discernement des personnes.

      Mais c’est pas une solution technique, donc ça ne vaut rien, n’est-ce pas !?

      Mais le progressiste ne s’indigne pas plus que ça que certains qualifient d’ assassins certaines catégories ni des mesures de discrimination à l’égard de ceux qu’il considère comme des déviants.

      Le progressiste oublie facilement l’histoire, et particulièrement celle des sciences. Car à propos de " comment fonctionne le consensus scientifique ", on pourrait parler de l’idéologie scientifique #eugénisme qui avait pignon sur rue au début du XXe siècle.

      Là également à " aucun moment une brebis galeuse n’a eu raison contre l’ensemble de toutes les personnes en capacité de la relire, de la comprendre, et de reproduire ce qu’elle avance " car il s’agissait de rien de moins que d’éviter la dégénérescence de la race humaine.

      Là aussi des solutions techniques ont été mises en œuvre et des populations ont été stigmatisées pour leurs mauvais comportements sociaux et reproductifs, jusque dans des pays tout ce qu’il y a de (socio-)démocratiques...

      Autrement dit, le consensus scientifique d’un jour n’est peut-être pas celui de demain, et l’expérimentation dans le #laboratoire-monde n’a pas encore livrée tous ses résultats...

      Donc, oui, ce texte de David Cayley n’est pas parfait ni irréprochable. C’est vraiment étonnant, n’est-ce pas ?!?

      Il cite des libéraux, en effet. Mais quand les soi-disant progressistes ont renoncé à défendre la liberté et l’autonomie (le discernement) des personnes, vers qui se tourner ?

      https://sniadecki.wordpress.com/tag/mathieu-slama

      Ou pensent-ils qu’Illich lui-même a tort ?

    • Le débat est important, il me semble. Est-ce que vous en savez plus sur Richard Schabas, l’ancien directeur du centre international pour les maladies infectieuses du Manitoba, et Joel Kettner ? à toutes fins utiles j’aurai voulu comprendre les positions qu’ils ont tenu ou tiennent.

  • #Covid-19 and the new merchants of doubt - The BMJ
    https://blogs.bmj.com/bmj/2021/09/13/covid-19-and-the-new-merchants-of-doubt

    Oxford University professor Sunetra Gupta, a critic of public health measures to curb covid-19 and a proponent of “natural herd immunity,” had “received almost £90,000 from the Georg and Emily von Opel Foundation.” The foundation was named after its founder, Georg von Opel who is the great-grandson of Adam Opel, founder of the German car manufacturer. Georg von Opel is a Conservative party donor with a net worth of $2 billion. “[…]

    This is not the first time billionaires aligned with industry have funded proponents of “herd immunity.” Gupta, along with Harvard University’s Martin Kulldorff and Stanford University’s Jay Bhattacharya, wrote the Great Barrington Declaration (GBD), which, in essence, argues that covid-19 should be allowed to spread unchecked through the young and healthy, while keeping those at high risk safe through “focused protection,” which is never clearly defined. This declaration was sponsored by the American Institute for Economic Research (AIER), a libertarian, climate-denialist, free market think tank that receives “a large bulk of its funding from its own investment activities, not least in fossil fuels, energy utilities, tobacco, technology and consumer goods.”

    The AIER’s American Investment Services Inc. runs a private fund that is valued at $284,492,000, with holdings in a wide range of fossil fuel companies (e.g. Chevron, ExxonMobil) and in the tobacco giant Philip Morris International. The AIER is also part of “a network of organizations funded by Charles Koch—a right-wing billionaire known for promoting climate change denial and opposing regulations on business” and who opposes public health measures to curb the spread of covid-19.

    #corruption

  • Selon Antoine Flahaut, la stratégie du présipotent porte un nom : la roue libre
    https://threadreaderapp.com/thread/1373023774849785861.html

    1/9 - Le 28 oct 2020, le Président Macron annonce un confinement et un changement radical de stratégie française de riposte contre la pandémie, les quatre piliers de la stratégie de suppression sont alors évoqués :
    1. “L’objectif est de passer de 40000 à 5000 contaminations/j.”

    2/9-“La stratégie de tests de dépistage et de traçage des contacts sera redéployée une fois le pic épidémique passé” ;
    3.“Nous devons collectivement déployer beaucoup plus massivement l’application TousAntiCovid” et,
    4.“L’isolement des personnes positives doit être plus efficace.”

    3/9 - Le 1er décembre, l’objectif visé n’est pas atteint (plus de 10000 cas/j rapportés), mais la révision de la stratégie française n’est à partir de ce moment plus jamais rappelée. La stratégie de tests n’est pas revisitée, l’App. peu promue et l’isolement reste inefficace.

    4/9 - La “stratégie” du gouvernement français part alors en roue libre : un plateau élevé (entre 10 et 30’000 cas/j) accompagné d’un couvre-feu, de la fermeture des bars, restaurants, de la vie culturelle, sportive et festive = des mesures de confinement partielles mais strictes.

    5/9 - Ce confinement partiel et strict contredit la doctrine du “vivre avec” (mitigation en anglais) puisque de telles mesures sont sensées être mises en œuvre pour sauvegarder le système de santé. Jusqu’en mars, le système de santé n’est pas menacé mais les mesures maintenues.

    6/9 - Ce couvre-feu éreintant pour les Français s’avère inopérant pour faire baisser le plateau au-dessous de 10’000 cas. Mais le gouvernement semble tout miser sur le vaccin et ne met pas en œuvre les éléments de la stratégie de suppression annoncée en octobre.

    7/9 - Le 1er décembre, il aurait fallu appuyer plus fort sur le frein, par exemple en fermant les écoles 15 j avant les vacances de Noël, mais il ne fallait pas toucher aux écoles. De janvier au 15 mars l’absence de stratégie perdure, et la fin mars voit une 3ème vague arriver.

    8/9 - On n’invente pas des stratégies de lutte contre une pandémie. Il y en a trois (en anglais) :
    1. Mitigation (“vivre avec”) ;
    2. Suppression (“circulation minimale”) ;
    3. Elimination (“#ZeroCovid).
    Si, la 4ème s’appelle la “roue libre” ou encore en anglais #NoStrategy

    9/9 - “Vivre avec” s’avère un échec cuisant pour toute l’Europe et l’Amérique.
    La “roue libre” française (mais aussi européenne) s’avère désastreuse depuis plus de 3 mois et demi : Combien de temps faudra-t-il pour s’en rendre compte collectivement et changer son fusil d’épaule ?

    • • •

    #covid-19 #crise_sanitaire

    • Écrase qui peut.

      La « question de l’acceptabilité » concerne moins les mesures sanitaires en tant que telles que les effets dévastateurs propres à la pandémie d’une part : il faut à tout prix éviter le scandale d’images de non prise en charge (médicale mais aussi sociale cf., les queues de 500 mètres d’étudiants paupérisés qui attendent pour avoir de quoi manger) et de morts (centralité de l’indicateur du nombre de réanimation), éviter à tout prix l’irruption du réel dans la mélasse de confusions organisées qui tient lieu de réalité ; et, d’autre part : l’acceptabilité jamais garantie malgré la prévalence de la lutte de chacun contre tous d’une idéologie directrice, plus ou moins camouflée, dont les auteurs de la Déclaration de Great Barrington ont formulé une version https://gbdeclaration.org/la-declaration-de-great-barrington

      La crise sanitaire se présente pour les militants du capital comme une crise structurelle de leur société, la société d’abandon, et, à l’opposé, pour les tenants de l’égalité ou de l’émncipation comme une faillite définitive (à échelle de vie humaine).
      Schipappa promet un désordre terrible et difficelement remédiable dès lors que la société ne sera plus gouvernée sous le signe de cette crise là (de quoi aller à l’extrême droite sans même une pensée électoraliste, pour la survie du capitalisme, du pouvoir de l’économie), et parmi nous dès que ça s’inquiète râle ou proteste, la blague, " bienvenue dans le monde d’après !" pour dire le pire qui est là et promis à croître sans pour autant s’y soumettre (ce bien peu cultive des complicités vitales).

      #Great_Barrington_Declaration

  • Dans le triptyque tester/tracer/isoler, nous avons oublié que le plus important est l’isolement ! – Claude-Alexandre GUSTAVE, Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1325906387071856640.html

    Seule action efficace pour rompre les chaînes de contaminations

    Les pays victorieux contre la COVID en ont fait le pilier stratégique.
    Citons par exemple 🇹🇼 et ses 10000€ d’amende en cas de non-respect de l’isolement pour les infectés ou cas-contacts...
    Ou bien 🇰🇷 avec l’assignation à domicile, 8000 € d’amende ou 1 an de prison ...

    Sur ce sujet, aucun espoir en France puisque le Ministre de l’Economie vient de rejeter ce modèle 🇰🇷 car ce système d’isolement contraint des infectés était contraire à nos libertés publiques... !!!????
    Le « stop & go » et tragédie sanitaire, ça par contre ça passe ! 🤪

    Nous avons également oublié, que le triptyque tester/tracer/isoler n’est pas l’alpha et l’omega de la réponse sanitaire mais doit seulement servir à cibler certaines mesures sanitaires et « rattraper » les contaminations qui passent au travers du « filet » sanitaire ...14/23
    Sur ce point, @tomaspueyo résume très bien l’approche qui s’est avérée victorieuse dans tout l’Extrême-Orient et l’Océanie notamment.
    Sa description de la « Swiss cheese strategy » est parfaite :
    https://tomaspueyo.medium.com/coronavirus-the-swiss-cheese-strategy-d6332b5939de

    La France fait donc le choix du « stop & go » pour privilégier les profits de court terme, au mépris du risque sanitaire.
    L’épidémie ne va donc pas être mise sous contrôle, avec une succession de vagues, de tension hospitalière extrême, de perte d’accès aux soins ...16/23
    Pour donner l’impression de protéger les citoyens, les autorités feront probablement le choix de la stratégie chère à D. Trump = déclaration de Great Barrington : immunité collective par infection des actifs et confinement ciblé des « vulnérables »

    Mais aussi des possibilités d’inciter à l’#isolement, en lui dédiant des logements et de le soutenir, comme l’illustrait un slogan italien « tu nous enfermes, tu nous payes »..

    #covid-19 #Claude-Alexandre_Gustave #Great_Barrington_Déclaration

  • L’exécutif réfléchit au scénario d’un confinement pour les seules personnes vulnérables
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/11/06/l-executif-reflechit-au-scenario-d-un-confinement-pour-les-seules-personnes-

    Dans ce contexte, une mesure d’isolement des seules personnes vulnérables « peut être pertinente mais elle n’est pas suffisante », estimait Emmanuel Macron lors de son allocution. Difficile d’être certain qu’une barrière étanche s’installerait entre les différentes catégories de la population. « Cette voie n’est pas, au moment où je vous parle, utilisable », concluait le chef de l’Etat. La nuance temporelle a son importance. Selon nos informations, l’exécutif réfléchit en effet à un scénario conduisant à l’avenir à un confinement des seules personnes vulnérables. « On travaille dessus, si l’épidémie réduit », souligne-t-on dans l’entourage de M. Macron.

    L’hypothèse est défendue à bas bruit – et évoquée sous couvert d’anonymat – par certains membres du premier cercle présidentiel. Ces derniers suggèrent un isolement ciblé afin de préserver autant que possible la vie économique et sociale en attendant l’arrivée d’un vaccin.

    Ces gens vivent vraiment sur une autre planète…

    • Dans mon entourage, j’ai du mal à faire comprendre qu’un vrai confinement court, ça serait mieux que ce faux confinement éternel dans lequel les personnes responsables (ou peureuses) jouent le jeu, et sont dans la même situation (psycho, sociale...), finalement, qu’un vrai confinement...

    • Le faux confinement est un avatar de la "stratégie" de l’immunité collective. Par fidélité à l’optique libérale, on adopte là aussi sans le dire et avec des trémolos à propos des victimes et des soignants, une théorie de la « protection focalisée » formulée par ce groupe de scientifiques qui a récemment publié un texte mettant en garde contre les mesures contraignantes déployées pour faire face au #Covid-19, la #Great_Barrington_Déclaration. https://seenthis.net/messages/883886

      Jusqu’aux vaccins et après, ils mentiront... tant qu’ils pourront.

      Les vulnérables se répartissent en trois catégories, deux qui coûtent cher et une dernière qui peut moins encore que les précédentes se confiner sans un appui matériel qi le permette.

      Le conseil scientifique, dans un avis rendu le 26 octobre, évoque le chiffre de 22 millions de personnes pouvant être aujourd’hui considérées comme vulnérables. Cette population « hétérogène » , relève la note, comprend les plus de 65 ans, les sujets jeunes « avec facteurs de comorbidité (diabète, surpoids, insuffisance rénale, cancer) » ainsi que les personnes en situation de « grande précarité » .

  • Social Media Conversations in Support of Herd Immunity are Driven by Bots – Federation Of American Scientists
    https://fas.org/blogs/fas/2020/10/social-media-conversations-in-support-of-herd-immunity-are-driven-by-bots

    Approximately half of the profiles pushing the case for herd immunity are artificial accounts. These bot or bot-like accounts are generally characterized as engaging in abnormally high levels of retweets and low content diversity.
    The high level of bot-like behavior attributed to support for the Great Barrington Declaration on social media indicates the conversation is manipulated

  • Serrer la vis ou laisser faire, le dilemme de l’immunité collective - Le Temps
    https://www.letemps.ch/sciences/serrer-vis-laisser-faire-dilemme-limmunite-collective

    Un groupe de scientifiques a récemment publié un texte mettant en garde contre les mesures contraignantes déployées pour faire face à une potentielle deuxième vague de Covid-19.

    Le document, paru sous le nom de Déclaration de Great Barrington, du nom de la ville américaine où il a été signé, a été rédigé par trois épidémiologistes : Jay Bhattacharya de l’Université Stanford, Martin Kulldorff de l’Université Harvard et Sunetra Gupta de l’Université d’Oxford.

    Ils affirment que « les politiques actuelles de confinement produisent des effets désastreux sur la santé publique », parmi lesquels « une baisse des taux de vaccination chez les enfants, une aggravation des cas de maladies cardio-vasculaires, une baisse des examens pour de possibles cancers ou encore une détérioration de la santé mentale en général ».

    Par conséquent, réclament-ils, il faut retourner au plus vite à la vie d’avant et laisser les restaurants, les commerces, les lieux culturels ou sportifs et les écoles ouvrir selon leurs habitudes. Sauf pour une partie de la population : les plus vulnérables au virus, principalement les plus âgés, doivent complètement s’isoler.

    Cette stratégie, qu’ils appellent la « protection focalisée » (focused protection) permettrait d’après eux au coronavirus de se propager rapidement dans la population jeune sans faire de dégâts majeurs tout en préservant les activités socio-économiques. Après quoi la majorité de la population guérie serait naturellement immunisée contre la maladie.

    Seuil d’immunité

    Ce concept n’est pas vraiment neuf : il est même régulièrement évoqué depuis le début de l’épidémie sous le nom d’« immunité collective » – en fait un abus de langage, ce terme ne désignant pas une stratégie ou un mécanisme, mais le statut immunitaire d’une population vis-à-vis d’une maladie infectieuse.

    [...]


    Ce graphe montre que plus le virus est contagieux (R zéro élevé, axe horizontal), plus le seuil d’immunité collective est important (en % de la population, axe vertical). « Measles » : rougeole. « Influenza » : grippe. « Smallpox » : variole.
    JAMA

    [...]

    D’autres scientifiques ont épinglé la Déclaration dans la revue The Lancet, vue comme « une dangereuse illusion non étayée par des preuves scientifiques ».

    Propos confirmés par Olivia Keiser, cheffe de la division des maladies infectieuses à l’Institut de santé globale de l’Université de Genève et membre de la task force scientifique suisse : « Ce que la Déclaration suggère n’est pas scientifique car on ne connaît pas encore les mécanismes liés à l’immunité au coronavirus, si celle-ci est efficace ou combien de temps elle dure. »

    « Le texte n’est du reste pas basé sur des critères éthiques », ajoute-t-elle. Atteindre le seuil fatidique sera un long processus durant lequel mourront de nombreuses personnes – plusieurs centaines de milliers pour un pays comme les Etats-Unis. Les mesures seraient en outre discriminantes envers les personnes à faible revenu, plus vulnérables.

    Enfin, l’épidémiologiste rappelle que garder les personnes les plus fragiles dans une bulle coupée du reste de la société est une gageure. D’autant que les aînés ne sont pas les seuls à être sensibles au Covid-19 – la population générale, même jeune, peut développer de terribles complications dont le « long covid », une forme chronique.

    https://seenthis.net/messages/881524
    https://seenthis.net/messages/881371
    #Great_Barrington_Declaration #immunité_collective

    • En même temps... les enfants et les jeunes restent scolarisés, les adultes peuvent étudier, travailler et les personnes âgées ne peuvent sortir qu’une heure par jour. Une manière de contourner l’impossibilité constitutionnelle d’un confinement sélectif des vieux. Agilitay qu’ils disaient.

      Eux-aussi ont noté que les « seniors » avaient été trois fois moins contaminés que la population générale lors de la première vague (#Épicov), ce qui a limité la surmortalité. Le game ce serait d’arriver à des contaminations sélectives, ce qui a pas bien marché cet été (tout n’est pas perdu, on peut faire la morale ensuite), et moins encore avec la rentrée solaire. Il faut rater encore ?

      Un jour (...) on pourra annoncer que le nombre d’entrée en réa et de décès baisse. On dira qu’on commence à voir la fin du tunnel des horreurs. Et ce sera une affaire de responsabilité individuelle et familiale de ne pas contaminer ses vieux. Dans le meilleur des cas, cet apprentissage sanitaire par les cercueils va laisser du temps à l’invention de pratiques sociales (comme ce fut le cas à l’hôpital en mars avril dernier).

      L’objectif fixé à 5000 covid + jour, ils nous le rappelleront jusqu’à la date butoir, le vaccin de l’été prochain.

      #protection_focalisée #contamination_sélective

    • bah alors @zeka ? pourquoi avoir recopié le texte de la « mise au point » de regards par rapport à cette tribune de merde publiée « par amitié » ? Sans nous préciser que Regards avait fait une « mise au point » ? Tout ça est très très flou…

      http://www.regards.fr/idees-culture/article/mise-au-point

      Cette publication ne signifie pas un soutien de la rédaction de Regards au contenu du texte. Depuis le début de cette pandémie, nous ne cherchons pas à nier sa gravité et son étendue. Au contraire, nous déplorons le manque de réactivité, de moyens et de cohérence de l’État pour faire face à ce péril. Nous affirmons que cette situation est profondément liée à des politiques délétères pour l’hôpital et pour l’environnement.

    • éventuellement retitrer « la déclaration de merde de Great Barrington », pour clarifier :)
      (je vois que @zeka a disparu)

    • Aujourd’hui, je vois énormément de choses évoquant le froid : avec le froid, le virus ceci-cela.

      Jusqu’à ce Martin Blachier dont c’est désormais la théorie centrale (oh là là, c’est parti d’un coup ce week-end, on l’a pas vue venir, c’est une grosse surprise…) :
      https://twitter.com/CNEWS/status/1320761088896651264

      https://video.twimg.com/amplify_video/1320760906125553666/vid/1280x720/lESZxNBzd4e7b3Bu.mp4

      Mais il faut voir cette courbe-là :

      On y constate qu’en échelle logarithmique, l’évolution du nombre de morts suit assez fidèlement une droite. C’est donc bien une progression exponentielle depuis le mois d’août.

      Le froid peut expliquer qu’on est maintenant légèrement au-dessus de la progression exponentielle initiale, mais en aucun cas le passage de l’été à l’automne n’a introduit de changement de nature dans la progression de l’épidémie. Cette évolution exponentielle, c’est la même, inexorable, depuis début août.

    • Vraiment, les gens ne comprennent pas le principe de l’exponentielle :
      – tu as 1 contaminé ;
      – une semaine après, ce contaminé a contaminé deux personnes,
      – la semaine suivante, ces deux personnes en ont contaminé 4 ;
      – puis ces 4 personnes en contaminent 8 ;
      – ces 8 en contaminent 16
      – puis 32
      – puis 64
      – puis 128
      – puis 256
      – puis 512
      – puis 1024
      – puis 2048

      La première semaine, on a donc 2 contaminations. Au bout de dix semaines, le même processus fait qu’on a 2048 contaminations en une semaine. C’est le même virus, le même processus de contamination, rien ne change réellement : c’est bien toujours « une personne en contamine deux »… L’« accélération » est dans sa nature même. Ce n’est pas un élément nouveau, extérieur, qui provoque l’accélération. C’est la dynamique même de l’épidémie.

      Bien comprendre ici que si on agit sur l’épidémie quand on a des chiffres très bas, ça a un impact immense sur l’évolution suivante. Parce que, ci-dessus, les 2048 ne sortent pas de nulle part, ce ne sont pas des contaminations « spontanées », ab initio, juste parce qu’il fait froid : elles sont l’héritage de la multiplication à partir de 1, 2, 4, 8… .

      N’avoir rien fait en septembre, au motif que les chiffres étaient très bas, en prétendant qu’il ne se passait rien, alors qu’on avait déjà la même progression exponentielle que maintenant, et alors que c’est justement sur ces chiffres faibles qu’il était possible d’agir, c’est proprement criminel.

    • ouille aouch aie aie aie

      Ok pour l’échiquier de Sissa raconté autrement. C’est clair.
      Mais je ne pige pas comment le rythme ne serait pas sujet à variations. Ici, les modifications de comportements (masques et distances qui ont contribué à freiner les contaminations, où, à l’inverse, enfermement dans les classes et les lieux de travail) ralentissent ou accélèrent la vitesse du doublement, non ?

      Sinon, ce #Blachier et sa théorie du plateau n’inspire pas confiance. Benjamin des potiches télé, il a déjà dit pas mal de bêtises dans les média et promeut une boite de conseil dont il est cofondateur
      https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-qui-sont-les-experts-qui-nous-parlent-tous-les-jours-dans-l

      "On a l’avantage d’associer le domaine médical, l’épidémiologie et la compétence mathématique pour produire des modèles de simulation , explique-t-il à franceinfo. Modéliser les épidémies, c’est notre métier. Donc on a une longueur d’avance sur les autres."

      La page d’accueil est bancale
      https://www.ph-expertise.com
      mais pour avoir déjà émargé dans ou pour des institutions publiques ils promettent à l’industrie de bons résultats

      #santé_publique #esprit_de_lucre

    • Exponentielle : Le doublement arrive toujours, c’est juste une affaire de délai plus ou moins long, dépendant en effet de causes diverses (masques, aération...). Le fait que le R0 soit supérieur à 1 engendre une augmentation multiplicative, exponentielle.

      Quant à cette affaire de ces quelques noms qui sont utilisés par l’officialité pour assoir l’idée que la seconde vague n’existait pas, qu’elle existe, et que c’est une surprise, etc. Plus le temps passe, plus j’ai envie d’y voir un authentique complot, plus ou moins conscient. Nous avions des instituts de sondage bidons, n’annonçant que des résultats dans le sens des élites ? Nous avons désormais des instituts d’épidémiologie n’annonçant que des résultats qui vont à l’encontre d’un confinement que personne, et en particulier les milieux économiques ne veulent.

      Hier soir, sur France3, journal régional, le reportage mêlant micro-trottoir et rétrospective maladroite t’explique que le confinement, c’était dur, que vraiment, c’était la souffrance. Les morts et les hôpitaux n’ont pas eu l’opportunité de faire valoir leur point de vue dans ce long reportage. Et sur TF1, à l’avenant, j’étais parti depuis longtemps... mais de loin, j’entendais les mêmes poncifs sur « comment ne l’avons nous pas vue arriver ? » et sur « Macron a convoqué tous les partis »...

      Au point où nous en sommes, la raison voudrait que le confinement soit décrété et que la « suppression » du virus, au minimum, soit mise en œuvre, pour limiter tous les coûts. Mais en fait, les faits sont là : nous sommes bien gouvernés par les marcheurs, ceux là qui n’avaient jamais fait rien d’autre que de s’occuper de leur nombril et de leur petite affaire, et qui se sont retrouvés à devoir réfléchir au bien commun, truc qu’ils ont toujours confondu avec leur nombril... justement. Macron, quand il se balade en France, il ne rencontre que des gens qui lui expliquent qu’il ne faut pas confiner, il ne faut pas confiner. Ils sont des millions à être persuadés qu’il ne faut pas confiner. Qu’il n’y a pas de seconde vague. Que le virus est un complot islamo-gauchiste, comme ils disent sur FB et à la télé.

      Il se peut donc qu’il y ait un confinement. Mais il se peut aussi que l’on continue à coup de demi-mesures et que ce jour, la réception des différents partis, ce soit pour valider cette façon de procéder. Comme il n’y a que l’"extrême"-gauche pour avoir le point de vue du confinement, ça semble plié. A suivre...

    • Ce qui saute aux yeux est que depuis fin août, l’épidémie est sur une dynamique exponentielle. Avec un taux de croissance stable, voire légèrement croissant.

      Par ailleurs, le temps de réponse du système est long : les modifications de comportement éventuellement (!) induites par les «  mesures  » se font progressivement. Sans compter que les indicateurs dont nous disposons sont en retard sur la dynamique de la propagation (nouveaux cas de cinq à dix jours, hospitalisations d’une à deux semaines, décès de trois semaines à un mois).

      Avec le recul, si on compare au printemps, le passage à une propagation moins explosive est clairement dû à la quasi disparition des grands événements publics, mais la constance de la pente actuelle montre que subsistent les événements propagateurs bien identifiés maintenant : fêtes privées, écoles, … ainsi qu’un certain laxisme dans les mesures de précaution autour d’éventuels cas contact.

      La pente constante (et, je me répète, légèrement croissante) prouve également que nous sommes encore très loin d’une éventuelle immunité collective. En effet, les exponentielles ne montent pas jusqu’au ciel – on passe sur un modèle logistique bien avant de l’atteindre… Aussi, nos «  experts  » en modélisation, avant de parler de «  plateau  », pourraient commencer par guetter une éventuelle inflexion de la croissance.

      On est loin d’en être là…

    • Ceci dit, nous suivons fidèlement la trajectoire que redoutait l’experte épidémiologiste il y a 2 mois, je crois, qui expliquait que c’est quand il n’y a que peu de morts qu’il faut agir sans faiblir devant le côté «  rassurant  » de ce faible nombre. Une fois que c’est lancé, c’est trop tard.

      Désolé, je ne retrouve plus le lien, ça devient difficile à trouver vu l’abondance d’entrées avec les mots clés que j’utilise.

    • Un gars qui se découvre marcheur sans l’admettre :

      J’ai regardé le graphique des décès. Dans la norme des décès liés aux affection respiratoires et à la saisonnalité. Enfin, on rappellera l’âgé médian de 81 ou 82 ans avec tous les facteurs de comorbidité habituels.

      La grippe se fait juste voler la vedette par le méchant rhume.

      D’un point de vue anti-métaphorique, la covid n’existe pas car elle est avant tout une psychose¹.

      Bonne journée dans la peur :)

    • Ça te rassure tellement que ça de te dire que seuls ceux qui méritaient déjà de mourir meurent ? T’as jamais entendu parler de covid long ? Il va y avoir au bas mot 30000 morts de plus sur 2020 de cette maladie. En 2003, il y avait eu 15000 morts de la canicule, et personne n’avait eu le culot d’expliquer que c’était normal. Mais cette année ce n’est décidément pas pareil.

    • pour l’âge, les données quotidiennes de Santé Publique France sont remarquablement exploitées dans le fil pointé ici
      https://seenthis.net/messages/883715

      notamment :


      évolution de juin à octobre du taux d’incidence par tranche d’âge où l’on voit parfaitement la dynamique de la propagation à partir de fin juillet initiée par la tranche des 20-30 ans. En méditant sur ce graphique, on peut assez aisément anticiper l’efficacité du confinement light choisi par le gouvernement sur la contamination des anciens : quasi nulle. Avec en prime le discours moralisateur qui va bien et que l’on voit poindre déjà dans le gouvernement - et les opposants au confinement - on a laissé les jeunes se contaminer entre eux, on les a autorisé à visiter les anciens (on n’est pas des chiens) mais si ces derniers choppent la bête c’est de leur faute, jeunes ou anciens, ils n’avaient qu’à faire plus attention.

      pour les comorbidités, c’est (beaucoup) plus compliqué, celles-ci, mentionnées sur le certificat de décès sont délicates à exploiter et les résultats sont publiés avec un décalage de plus d’un an. Mais on voit bien, sous ta question, le discours récurrent : ce n’est pas le coronavirus qui les a tué·es mais leurs comorbidités. Sauf que s’ils ou elles n’avaient pas été infecté·es la plupart auraient survécu le délai habituel que leur laissent leurs pathologies. À part ça, la covid ne tue pas.

      Enfin, n’oublions pas les séquelles de la covid (covid-long). Exemple proche : homme la cinquantaine, actif, pleine santé, seule comorbidité de l’asthme ; il a survécu à quinze jours d’hospitalisation - sans intubation - lors de la première vague ; depuis perte totale de sensibilité aux deux bras et depuis la fin de l’été zona d’abord oculaire puis auriculaire (avec lésion permanente du nerf auditif). OK, ça n’a rien à voir, c’est le hasard et ce n’est qu’un cas,… Sauf que des comme ça, il y en a d’autres. Aux dernières nouvelles, on trouve aussi des atteintes cognitives.
      https://seenthis.net/messages/883701

    • @simplicissimus Merci pour les références.

      Je ne comprends pas bien ce qui te permet de dire que je penserais que « ce n’est pas le coronavirus qui les a tué·es mais leurs comorbidités ».

      Ce virus ne touche pas tout le monde de la même manière, semble-t-il. N’est-il pas intéressant d’essayer de comprendre comment et éventuellement pourquoi ?

    • Ah ! désolé si tu ne penses pas cela. Je suis tellement habitué à entendre cet argument, en général au milieu de l’enchaînement suivant :
      • c’est une grippette
      • on la soigne très bien
      • on n’en meurt pas
      • quand on meurt, c’est d’autre chose
      • d’ailleurs, il n’y a pas de surmortalité
      • de toutes façons les chiffres sont faux
      • et, option la totale, tout cela est pensé et piloté

      Bref, si on ne meurt pas du coronavirus, c’est que cette pandémie n’en est pas une.
      Ce qui, à tort certainement, ne m’avait pas semblé tellement éloigné de certaines de tes positions.

  • LA DÉCLARATION DE GREAT BARRINGTON

    En tant qu’épidémiologistes des maladies infectieuses et scientifiques spécialisés en santé publique, nous sommes inquiets des impacts physiques et mentaux causés par les politiques actuelles contre le COVID-19 et nous recommandons une approche alternative que nous appelons Protection focalisée (Focused Protection). 

    Que nous soyons de gauche ou de droite, et quel que soit notre pays d’origine, nous avons consacré nos carrières à la protection des populations. Les politiques actuelles de confinement produisent des effets désastreux sur la santé publique à court, moyen et long terme. Parmi les conséquences, on peut citer, entre autres, une baisse des taux de vaccination chez les enfants, une aggravation des cas de maladies cardio-vasculaires, une baisse des examens pour de possibles cancers ou encore une détérioration de la santé mentale en général. Cela va engendrer de grands excès de mortalité dans les années à venir, notamment dans la classe ouvrière et parmi les plus jeunes. Maintenir les écoliers en dehors de l’école est une grande injustice. 

    Conserver ces mesures en attendant qu’un vaccin soit disponible causera des dégâts irréparables. Les couches sociales les moins favorisées seront les plus touchées. 
    Heureusement, notre compréhension du virus s’améliore. Nous savons que la vulnérabilité à la mort par le COVID-19 est plus de mille fois plus haute parmi les personnes âgées et infirmes que chez les jeunes. En effet, pour les enfants, le COVID-19 est moins dangereux que bien d’autres maux, y compris la grippe. 

    L’immunité grandissant dans la population, le risque d’infection baisse pour tout le monde, y compris les plus vulnérables. Nous savons que toutes les populations vont finir par atteindre l’immunité collective, c’est-à-dire le point où le nombre de nouvelles infections est stable, et que ce processus peut s’accompagner (sans pour autant dépendre) de l’existence d’un vaccin. Par conséquent, notre objectif devrait être de minimiser la mortalité et le mal fait à la société jusqu’à ce qu’on atteigne l’immunité collective. 

    Une approche à la fois compassionnelle et prenant en compte les risques et les bénéfices consiste à autoriser celles et ceux qui ont le moins de risques de mourir du virus de vivre leurs vies normalement afin qu’ils fabriquent de l’immunité au travers d’infections naturelles tout en protégeant celles et ceux qui ont le plus de risques de mourir. Nous appelons cela la Protection Focalisée (Focused Protection). 

    Le fait d’adopter des mesures pour protéger les plus vulnérables devrait être le but central des réponses de santé publique au COVID-19. A titre d’exemples, les résidences pour personnes âgées devraient être dotées de personnel qui a acquis l’immunité et qui réalise fréquemment des tests PCR pour les autres membres du personnel et les visiteurs. Par ailleurs, la rotation du personnel devrait être la plus faible possible. Les personnes retraitées qui vivent chez elles devraient se voir livrer leurs courses à domicile. Quand c’est possible, elles devraient rencontrer les proches en plein air plutôt qu’à l’intérieur. Une liste de mesure complète et détaillée, incluant des approches pour les foyers comprenant plusieurs générations, peut être mise en œuvre. C’est largement dans la capacité et les prérogatives des professionnels de la santé publique. 

    Ceux qui ne sont pas vulnérables devraient immédiatement être autorisés à reprendre une vie normale. Des mesures d’hygiène simples, comme se laver les mains et rester chez soi si l’on est malade, devraient être pratiquées par chacun pour réduire le seuil de l’immunité collective. Les écoles et les universités devraient rouvrir pour des enseignements en présentiel. Les activités extrascolaires comme le sport devraient reprendre. Les jeunes adultes qui présentent peu de risques devraient travailler normalement plutôt que depuis chez eux. Les restaurants et les commerces devraient ouvrir. Les arts, la musique, le sport et les autres activités culturelles devraient reprendre. Les personnes qui présentent plus de risque peuvent participer si elles le souhaitent à ce processus tandis que la société dans son ensemble bénéficie de la protection ainsi conférée aux plus vulnérables par ceux qui ont construit l’immunité collective. 

    Cette déclaration a été rédigée et signée le 4 octobre 2020 à Barrington, aux États-Unis, par :

    Le Dr. Martin Kulldorff, professeur de médecine à l’université Harvard, un biostatisticien et épidémiologiste spécialisé dans la détection et la surveillance du déclenchement des maladies infectieuses et l’évaluation de la sécurité des vaccins.

    Le Dr. Sunetra Gupta, professeure à l’université d’Oxford, une épidémiologiste spécialisée en immunologie, dans le développement de vaccins et la modélisation mathématique des maladies infectieuses.

    Le Dr. Jay Bhattacharya, professeur à l’Ecole Médicale de l’université de Stanford, un médecin, épidémiologiste, économiste de la santé et expert en santé publique spécialiste des maladies infectieuses et de leurs effets sur les populations vulnérables.

    --
    Cosignée par

    Dr. Alexander Walker, principal at World Health Information Science Consultants, former Chair of Epidemiology, Harvard TH Chan School of Public Health, USA
    Dr. Andrius Kavaliunas, epidemiologist and assistant professor at Karolinska Institute, Sweden
    Dr. Angus Dalgleish, oncologist, infectious disease expert and professor, St. George’s Hospital Medical School, University of London, England
    Dr. Anthony J Brookes, professor of genetics, University of Leicester, England
    Dr. Annie Janvier, professor of pediatrics and clinical ethics, Université de Montréal and Sainte-Justine University Medical Centre, Canada
    Dr. Ariel Munitz, professor of clinical microbiology and immunology, Tel Aviv University, Israel
    Dr. Boris Kotchoubey, Institute for Medical Psychology, University of Tübingen, Germany
    Dr. Cody Meissner, professor of pediatrics, expert on vaccine development, efficacy, and safety. Tufts University School of Medicine, USA
    Dr. David Katz, physician and president, True Health Initiative, and founder of the Yale University Prevention Research Center, USA
    Dr. David Livermore, microbiologist, infectious disease epidemiologist and professor, University of East Anglia, England
    Dr. Eitan Friedman, professor of medicine, Tel-Aviv University, Israel
    Dr. Ellen Townsend, professor of psychology, head of the Self-Harm Research Group, University of Nottingham, England
    Dr. Eyal Shahar, physician, epidemiologist and professor (emeritus) of public health, University of Arizona, USA
    Dr. Florian Limbourg, physician and hypertension researcher, professor at Hannover Medical School, Germany
    Dr. Gabriela Gomes, mathematician studying infectious disease epidemiology, professor, University of Strathclyde, Scotland
    Dr. Gerhard Krönke, physician and professor of translational immunology, University of Erlangen-Nuremberg, Germany
    Dr. Gesine Weckmann, professor of health education and prevention, Europäische Fachhochschule, Rostock, Germany
    Dr. Günter Kampf, associate professor, Institute for Hygiene and Environmental Medicine, Greifswald University, Germany
    Dr. Helen Colhoun, ,professor of medical informatics and epidemiology, and public health physician, University of Edinburgh, Scotland
    Dr. Jonas Ludvigsson, pediatrician, epidemiologist and professor at Karolinska Institute and senior physician at Örebro University Hospital, Sweden
    Dr. Karol Sikora, physician, oncologist, and professor of medicine at the University of Buckingham, England
    Dr. Laura Lazzeroni, professor of psychiatry and behavioral sciences and of biomedical data science, Stanford University Medical School, USA
    Dr. Lisa White, professor of modelling and epidemiology, Oxford University, England
    Dr. Mario Recker, malaria researcher and associate professor, University of Exeter, England
    Dr. Matthew Ratcliffe, professor of philosophy, specializing in philosophy of mental health, University of York, England
    Dr. Matthew Strauss, critical care physician and assistant professor of medicine, Queen’s University, Canada
    Dr. Michael Jackson, research fellow, School of Biological Sciences, University of Canterbury, New Zealand
    Dr. Michael Levitt, biophysicist and professor of structural biology, Stanford University, USA. 
Recipient of the 2013 Nobel Prize in Chemistry.
    Dr. Mike Hulme, professor of human geography, University of Cambridge, England
    Dr. Motti Gerlic, professor of clinical microbiology and immunology, Tel Aviv University, Israel
    Dr. Partha P. Majumder, professor and founder of the National Institute of Biomedical Genomics, Kalyani, India
    Dr. Paul McKeigue, physician, disease modeler and professor of epidemiology and public health, University of Edinburgh, Scotland
    Dr. Rajiv Bhatia, physician, epidemiologist and public policy expert at the Veterans Administration, USA
    Dr. Rodney Sturdivant, infectious disease scientist and associate professor of biostatistics, Baylor University, USA
    Dr. Simon Thornley, epidemiologist and biostatistician, University of Auckland, New Zealand
    Dr. Simon Wood, biostatistician and professor, University of Edinburgh, Scotland
    Dr. Stephen Bremner,professor of medical statistics, University of Sussex, England
    Dr. Sylvia Fogel, autism provider and psychiatrist at Massachusetts General Hospital and instructor at Harvard Medical School, USA
    Dr. Udi Qimron, professor of clinical microbiology and immunology, Tel Aviv University, Israel
    Dr. Ulrike Kämmerer, professor and expert in virology, immunology and cell biology, University of Würzburg, Germany
    Dr. Uri Gavish, biomedical consultant, Israel
    Dr. Yaz Gulnur Muradoglu, professor of finance, director of the Behavioural Finance Working Group, Queen Mary University of London, England

    --
    Signez : https://gbdeclaration.org/#sign

    --

  • La déclaration de Great Barrington : Un manifeste de la mort - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/10/17/pers-o17.html
    https://www.wsws.org/asset/300fce5a-27d2-4f87-b249-801616bad713?rendition=image1280

    Cette semaine, la Maison-Blanche a officiellement adopté une politique d’#immunité_collective dans le cadre de la #pandémie de #COVID-19, déclarant en substance que l’#infection massive de la population est un bien positif.

    Cela a pris la forme d’une approbation publique de la Déclaration de Great Barrington, un manifeste de l’Institut américain de recherche économique pour le marché libre, qui appelle à l’abandon de toutes les mesures qui visent à contenir la pandémie. La déclaration a été élaborée en étroite coordination avec Scott Atlas, conseiller de Trump.

    La déclaration de huit paragraphes ne cite aucune donnée scientifique. Elle ne tente pas sérieusement de défendre son point de vue. Il s’agit plutôt d’une série d’affirmations construites rétroactivement selon les exigences de la grande entreprise américaine pour l’abandon des mesures de santé publique visant à contenir la pandémie : « Les écoles et les universités devraient être ouvertes à l’enseignement en personne. Les activités extrascolaires, telles que le sport, devraient être reprises. Les jeunes adultes à faible risque devraient travailler normalement, plutôt que de chez eux. Les restaurants et d’autres entreprises devraient ouvrir. Les arts, la musique, le sport et les autres activités culturelles devraient reprendre ».

    Le document ne mentionne aucune mesure de #santé publique pour contenir la maladie, que ce soit le dépistage, la recherche des contacts ou la mise en quarantaine des malades. Ce n’est pas une omission, c’est #délibéré. En effet, du point de vue des auteurs de l’article, l’infection massive, avec la #mort massive qui s’ensuit, est un bénéfice à rechercher.

    Avant-hier soir, à la télévision, on a demandé à Trump si la politique du gouvernement était en fait l’« immunité collective ». Il a répondu en précisant que c’était le cas, répétant à nouveau le refrain proposé pour la première fois par Thomas Friedman du New York Times selon lequel « le remède ne peut pas être pire que le problème lui-même » – c’est-à-dire qu’il n’y aura pas de retour aux restrictions de l’activité économique qui visent à ralentir la #propagation du virus.

    L’adoption officielle de l’immunité collective est un aveu que le sabotage des efforts de dépistage par la Maison-Blanche, son refus de fournir des équipements de protection et sa campagne de #désinformation visaient délibérément à sacrifier des vies humaines au nom de « l’économie ».

    Plus important encore, l’adoption de la déclaration par la Maison Blanche est une déclaration d’intention pour le #meurtre de masse. Elle va laisser des centaines de milliers de personnes supplémentaires mourir en pleine résurgence mondiale de la pandémie suite à l’abandon prématuré des fermetures d’entreprises et d’autres efforts pour contenir la pandémie.

    La stratégie d’immunité collective a suscité à juste titre des condamnations cinglantes de la part des principales organisations de santé publique du monde. Le 15 octobre, le journal médical britannique The Lancet a publié une déclaration condamnant cette politique comme « une dangereuse erreur non étayée par des preuves scientifiques ».

    Le journal a affirmé qu’« aucune preuve n’existe d’une immunité protectrice durable contre le SRAS-CoV-2 à la suite d’une infection naturelle ». Par conséquent, « une telle stratégie ne mettrait pas fin à la pandémie de COVID-19, mais entraînerait des épidémies récurrentes, comme ce fut le cas pour de nombreuses maladies infectieuses avant l’avènement de la vaccination ».

    The Lancet a conclu de manière décisive : « Les preuves sont très claires : le contrôle de la propagation communautaire de COVID-19 est le meilleur moyen de protéger nos sociétés et nos économies jusqu’à ce que des vaccins et des thérapeutiques sûrs et efficaces arrivent dans les prochains mois ».

  • Covid-19 : les circonstances de #contamination chez les Français restent mystérieuses, voici pourquoi | Le HuffPost, 16/10/2020
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/covid-19-les-circonstance-de-contamination-chez-les-francais-sont-enc

    (...) les lieux des #clusters identifiés suite à ce #traçage “ne peuvent en aucun cas être considérés comme représentatifs des lieux de contamination en général” , alerte Daniel Lévy-Bruhl, épidémiologiste à Santé Publique France. SPF le rappelle, les clusters ne servent qu’à analyser le niveau de “criticité des différents secteurs ”. En clair, de voir que dans un Ehpad, le risque de transmission et le risque de forme grave de Covid-19 sont plus élevés que dans les crèches. 

    “Il n’est pas surprenant de retrouver un nombre brut de clusters plus élevé dans les entreprises ou milieux scolaires, mais si vous le rapportez au nombre d’entreprises et d’établissements scolaires, la proportion par milieu sera beaucoup plus faible” , estime Patrick Rolland, coordonnateur interrégional chez Santé publique France, à l’origine du système de traçage des clusters développé par SPF.

    Enquête sur les contaminations

    De plus, le traçage de contact en général est à bout de souffle et débordé face à l’explosion des contaminations. Surtout, il n’est lui non plus pas très représentatif. On voit par exemple que seules 2,8 personnes-contacts sont identifiées par cas confirmé de Covid-19. En parallèle, 73% des personnes diagnostiquées positives par PCR n’étaient pas référencées comme cas contact. En clair, le traçage de contact passe à côté de 7 personnes sur 10.

    Pourquoi ? Les cas confirmés cachent-ils les personnes qu’elles ont pu voir dans le cadre privé ? Les contaminations sont elles majoritairement intraçables, car elles proviennent d’inconnus (transports en commun, lieux publics, bars et restaurants, etc.) ? Le système est-il simplement débordé ? Ici, impossible de le savoir, parce qu’encore une fois, nous ne savons pas comment les Français se contaminent. 

    “Les plateformes de traçage de contact ont pour vocation de contacter les personnes identifiées et ne peuvent pas enquêter sur les circonstances fines de contamination” , explique Daniel Lévy-Bruhl. Mais justement, SPF s’est associé à l’Institut Pasteur pour essayer d’en savoir plus.

    Une étude épidémiologique va bientôt démarrer sur un échantillon important de cas où on va investiguer les circonstances de contaminations ”, précise l’épidémiologiste. Si tout se passe bien, les résultats devraient être connus “dans les mois qui viennent”. À défaut de permettre de mieux gérer la deuxième vague, cela permettra peut-être de prévenir la troisième.

    #épidémiologie #enquête_épidémiologique #covid-19 #criminels #sans-vergogne #terrifiant

    • Clusters et chaînes de contamination, extrait de Corona virus update - Une traduction du podcast de Christian Drosten (NDR Info)
      https://inf-covid.blogspot.com/2020/10/allemagne-barrington-cluster-source.html
      Allemagne, Barrington, cluster-source, immunité, étude indienne, mutation D614G. Podcast #60 du 13 octobre 2020
      L’Allemagne va connaître la même évolution que le reste de l’Europe

      [...]
      La chose décisive est, et il faudrait vraiment le répéter encore et encore, car tout le monde ne l’a pas encore intégré, nous avons besoin de deux mesures combinées. Donc les règles AHA, c’est bien, mais je trouve cette formule presque un peu trop simple. Donc les règles AHA - distanciation, hygiène, masques grand public - c’est certainement une mesure généralement efficace et dont tout le monde se souvient. Et c’est bien. Mais nous avons besoin de quelque chose de plus, à savoir une mesure contre les clusters. C’est la règle de base pour ces maladies qui se propagent avec une sur-dispersion. Nous avons besoin de deux mesures à l’échelle de la société. La première est une mesure que tout le monde suit et qui n’a pas besoin d’être très intrusive, ni à être très efficace pour la propagation du virus. Elle doit être efficace à 20%. C’est certainement la combinaison de la distance, de l’hygiène et des masques. Quelque chose qui s’applique à tout le monde, qui s’applique dans toute la société, qui n’est pas drastique. Et puis, nous avons également besoin d’une mesure spécifique, qui prenne effet partout où des clusters apparaissent.

      Et c’est encore une faiblesse en Allemagne pour le moment, et aussi dans le système de reporting, et pas seulement en Allemagne. L’orientation spécifique de l’enregistrement des cas, l’enregistrement de l’activité infectieuse sur le cluster source, c’est-à-dire la question : Où avez-vous été infecté ? Nous sommes toujours très axés sur la poursuite des cas. En d’autres termes, nous demandons : ce patient qui a été infecté ici, qui aurait-il pu infecter, à la fois ces derniers jours, avec qui il était en contact, et aussi à l’avenir, il doit rester chez lui pour qu’il n’infecte plus personne.

      Mais le moment où nous remarquons cette infection est en fait un moment où la contagiosité est pratiquement terminée. Et les quelques personnes qu’il aurait pu infecter au cours des derniers jours ne sont pas à l’origine du processus d’infection, mais ce qui est vraiment à l’origine du processus d’infection, c’est le cluster source où il a contracté son infection. Car cette infection se propage par grappes. Même si les autorités sanitaires disent qu’il y a un processus d’infection de plus en plus diffus, on ne peut plus reconstituer les chaînes de contamination, alors ce n’est pas une description de la réalité de la propagation du virus, mais une description de l’impression qu’on a dans les services de santé car les gens ne peuvent pas dire où ils ont probablement été infectés il y a sept à dix jours.

      Nous avons cela avec d’autres rhumes également. Nous n’avons tout simplement pas cette mémoire. Nous ne pouvons pas nous souvenir dans quelles situations particulières, dangereuses, nous étions il y a sept à dix jours. Le problème, cependant, est que cette situation dangereuse dans laquelle nous avons été infectés il y a sept à dix jours est toujours là. Ce cluster couve toujours. Et sans que personne ne le sache, sans que les cas aient été signalés jusqu’à présent, nous avons ici un cluster source qui frémit. Nous sommes maintenant à ce moment où les remontées de chaînes deviennent de plus en plus difficiles, où les autorités sanitaires disent les unes après les autres : "Nous n’y arrivons plus, Bundeswehr, venez nous aider !" Nous voyons cela dans les médias maintenant. C’est maintenant le moment où cette méthode de travail sur les clusters source doit être mise en œuvre. Parce qu’en ce moment, d’après les statistiques, nous avons l’impression que cela vient des fêtes de famille, des ménages. Cela ne vient pas des situations de travail, des transports en commun, etc.

      Martini : D’aller au restaurant.

      Drosten : Exactement. Tous ces éléments ne figurent pas dans les statistiques des rapports pour le moment. Les autorités sanitaires disent que ce sont avant tout les situations privées, les fêtes de famille, la maison. Mais regardons maintenant de près ces statistiques de reporting. Et ce que nous constatons, c’est que plus de la moitié de toutes les nouvelles infection ne peuvent pas être résolues. [...] les chaînes de contamination reconstructibles sont minoritaires. [...] Les gens ne peuvent pas dire où ils se sont infectés. D’où cette proposition, que je fais depuis des semaines, que chaque citoyen tienne un journal des situations de cluster. Chaque soir, par exemple, vous pouvez écrire sur votre smartphone, dans votre bloc-notes ou sur n’importe quel morceau de papier, là où vous ne vous êtes pas sentis très à l’aise. Alors aujourd’hui, j’étais dans une situation où j’avais le sentiment qu’il y avait trop de monde, dans une pièce fermée, trop près les uns des autres, même si la plupart portaient des masques. En faisant cela, deux choses se produisent. Premièrement, [...] les gens pourraient se souvenir davantage et dire où ils ont été infectés. Les autorités sanitaires pourraient alors être en mesure d’identifier encore mieux les clusters source. Le suivi des cas serait amélioré. Le deuxième effet est que [chacun] réaliserait plus clairement qu’il se trouve régulièrement dans de telles situations et [qu’en y étant plus sensibilisé, il les évite à l’avenir].
      [Si je vais au restaurant] Est-ce que je m’en souviendrai dans dix jours ?

      Martini : Probablement pas.

      Drosten : Sérieusement. Donc si j’ai soudainement de la fièvre, [...] je dirais : « Je ne peux pas dire. » Ou je dirais aussi : « Eh bien, probablement à la maison, parce que mon conjoint a aussi de la fièvre. Donc, je me suis contaminé à la maison. » Mais je suis aussi allé manger avec mon conjoint, mais comme je ne l’ai pas noté, je ne m’en souviens pas. Je ne veux pas seulement me concentrer sur les restaurants. Il s’agit aussi d’autres situations, de situations quotidiennes, nombreuses dans le secteur du sport, dans le secteur des loisirs, mais aussi la vie professionnelle. Ces lacunes dans les listes seraient ainsi comblées. Par exemple dans la vie professionnelle, il y avait telle réunion [exceptionnelle], et il y avait 30 personnes dans la salle. Tous étaient assis à distance et portaient des masques. […] C’est quelque chose que nous pouvons tous faire. On ne peut pas simplement rester passifs et se dire que le département de la santé clarifiera tout ça si je tombe malade à un moment donné. [...]

      Martini : Cela voudrait dire que si nous notions ces contacts, nous serions un peu plus loin.

      Drosten : Alors nous serions certainement tous un peu plus impliqués. [...] Nous serions alors plus loin dans le processus de connaissance et d’évitement. Je pense que l’accent est mis ici sur l’évitement. Parce que les politiciens ne peuvent pas régler chaque petite situation de la vie quotidienne - de préférence séparément pour chaque Land- mais à un moment donné, la société doit passer à un mode de participation active.

      [...]
      Etude indienne sur les chaînes de contamination

      Martini : Si nous regardons de plus près une autre histoire qui nous intéresse encore et encore. En ce moment, il y a les vacances d’automne dans certains Länder, mais ensuite l’école reprend. Les chaînes de contamination. Nous en avons beaucoup parlé : les enfants sont-ils dangereux pour les générations plus âgées ? Oui ou non ? [...] Il y a maintenant des études qui examinent de plus près les modes de transmission. Une étude qui a évalué très précisément un ensemble de données en Inde. Qu’est-ce qui en est ressorti exactement ?

      Drosten : Oui, c’est aussi une étude [publiée] dans « Science ». C’est une étude intéressante car elle a été réalisée en Inde. Dans un pays où il n’est pas si facile de parvenir à un lockdown. [...] Il est donc probable que durant la période d’évaluation, qui était la première vague là-bas, nous aurons un aperçu de la propagation naturelle de ce virus […] L’étude a été menée dans l’Andhra Pradesh et le Tamil Nadu, deux États de l’Inde qui ont des systèmes de santé relativement bons, où la recherche des contacts a été effectuée avec beaucoup de personnel. Ici, bien sûr, à nouveau en fonction des symptômes. Autrement dit, si un cas survient dans un ménage, il s’agit du premier cas symptomatique. Ce qui s’est passé auparavant ne peut être dit. Mais lorsqu’un cas symptomatique survient, on a généralement tenté de tester tous les membres du ménage en laboratoire dans les 5 à 14 jours suivant le contact avec le cas index. De nombreux cas ont été examinés, du moins dans les statistiques. Il y a eu 263.000 cas index au Tamil Nadu et 172.000 dans l’Andhra Pradesh avec des infections principalement identifiées au Sras-2. Et ils avaient un total de plus de trois millions de contacts, dont chacun était inscrit sur des listes. Vous devez imaginer cela. Il s’agit d’un système de notification massif dans ces pays avec un grand nombre d’employés.

      L’étude s’est maintenant concentrée sur 575.000 contacts sur un total de près de 85.000 cas index, avec une documentation épidémiologique complète et des résultats de laboratoire. Un véritable chef-d’œuvre de l’épidémiologie de terrain [...] C’est juste intéressant ce qui en ressort. Par exemple, on peut souligner que le nombre de contacts par cas index (la première personne infectée) est de 7,3 en moyenne. C’est vraiment beaucoup, vous pouvez voir comment la société et les ménages y sont structurés différemment. Il s’agit d’une taille de ménage complètement différente de la nôtre. 0,2 % de tous les cas index avaient plus de 80 contacts. Ce sont de très grands cercles de contact qui ont été suivis ici. Il est également intéressant de souligner que dans le même temps, un peu plus de 70% de tous les cas index n’avaient aucun cas de contact positif dans la région. En d’autres termes, avec ces grands réseaux de contacts, chez 70% d’entre eux on n’a trouvé aucune infection dans les contacts. Cela souligne encore plus à quel point nous avons un effet de sur-dispersion avec cette maladie. À quel point, en Inde, cette maladie se propage en clusters, dans des événements de grande diffusion. Cela continuera d’être le cas en Allemagne. Cette maladie se propage par grappes, ce qui peut également être vu en Inde.

      Martini : Cela signifie que ce que nous pouvons apprendre ou voir pour nous de cette étude indienne est l’histoire du cluster. Faut-il vraiment accorder plus d’attention aux clusters ?

      Drosten : C’est certainement un message très important. Avec cette observation d’un processus d’infection peut-être plus naturel, incontrôlé, nous obtenons cette impression écrasante de la propagation par grappes. Et il y a aussi un contrôle interne intéressant dans les données. Dans cette situation, nous voyons un taux d’attaque secondaire de 11 %, c’est-à-dire combien sont infectés à partir d’un cas index confirmé. C’est la valeur que nous observons également dans nos contacts à haut risque, 15 minutes de contact en face à face. Et nous voyons 5 % pour des contacts à faible risque. Tout cela est très similaire aux nôtres. C’est pourquoi nous devons continuer à espérer que nous verrons également un comportement de propagation par clusters. C’est certainement l’un des messages les plus importants de cette étude. Et l’autre message très important est, tout simplement, que nous pouvons dire que la prévalence de cette maladie se situe principalement dans la même tranche d’âge. Donc, si vous regardez qui a infecté qui ici, [...] les groupes d’âge s’infectent les uns avec les autres parce qu’ils ont beaucoup de contacts sociaux les uns avec les autres.

      #épidémiologie_de_terrain #Great_Barrington_Déclaration

  • La déclaration de Great Barrington : la politique capitaliste mondiale de l’#immunité collective - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/10/15/bari-o15.html
    https://www.wsws.org/asset/de181613-158c-48f8-afec-48ef75cdf12f?rendition=image1280

    « L’immunité collective est un concept utilisé pour la #vaccination, dans lequel une population peut être protégée contre un certain virus lorsqu’un seuil de vaccination est atteint. On atteint l’immunité collective en protégeant les personnes contre un #virus et non en les exposant à celui-ci. Jamais dans l’histoire de la santé publique, on n’a utilisé l’immunité collective comme stratégie pour répondre à une épidémie, et encore moins à une #pandémie. Laisser libre cours à un virus dangereux dont nous ne comprenons pas tout est tout simplement contraire à l’éthique. Ce n’est pas une option ». – Le Directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus, communiqué de presse de l’Organisation mondiale de la santé, 12 octobre 2020.

    Les remarques préliminaires du directeur général font suite à l’annonce la semaine dernière de la Déclaration de « Great Barrington », une proposition internationale rédigée et signée le 4 octobre à l’Institut américain de recherche économique (American Institute for Economic Research – AIER) à Great Barrington, dans le Massachusetts.

    La déclaration préconise une approche de l’immunité collective [en anglais : l’immunité de troupeau] appelée « protection ciblée », où on donne prétendument refuge aux plus vulnérables. Dans le même temps, les plus jeunes sont encouragés à s’infecter afin d’établir une immunité à grande échelle dans la population.

    L’AIER, un groupe de réflexion libertaire qui se fixe comme objectif « une société fondée sur les droits de propriété et l’ouverture des marchés », est engagé dans une entreprise hautement réactionnaire, anti-classe ouvrière et anti-socialiste. Le milliardaire de droite Charles Koch a financé la déclaration en partie. Il a organisé une soirée privée de scientifiques, d’économistes et de journalistes pour conférer à la déclaration homicide un minimum de respectabilité et a formulé l’immunité collective comme une #politique mondiale nécessaire en réponse à la pandémie.

    #covid #coronavirus