• Emmanuel Macron’s Weak Pandemic Response Is a Bad Omen for His Promises on Climate Action
    https://jacobinmag.com/2020/05/emmanuel-macron-covid-coronavirus-environment-climate-change

    The strict quarantine to slow the spread of the virus is rubbing salt into the wounds of a France that has recently experienced an exceptionally long period of social unrest. From the start of the gilets jaunes uprising almost a year and a half ago to the mass movement against a proposed pension reform, France’s streets have seen huge mobilizations, with the question of climate change and solidarity at the core of those popular movements.

    The parallels that can already be drawn between the coronavirus pandemic and the climate crisis will be crucial for approaching climate politics going forward. Central to this comparison are the blatant inequalities in terms of who is most affected and the call for broad restructuring of economies and societies. Moreover, in this comparison, we can find the material bases for reimagining political responses to both COVID-19 and the climate crisis.

    It seems reasonable to believe that Emmanuel Macron had planned to focus the last portion of his five-year term on climate and environmental concerns, in what can be understood as the third step in his reelection strategy:

    Accelerate the process of desegregating the rigidity of the French social system and labor law. Liberalize the economy and ensure that social security is reduced to a safety net while creating an economic environment favorable to investors, in what the economic orthodoxy would call a “modernization” effort.
    Construct an image of himself as a European leader and visionary, profiting from the unwillingness of Angela Merkel and Germany to take up this role.
    Turn to issues of environment and climate change to consolidate the “progressive” and even planetary aspects of this visionary profile, thus ensuring he would be viewed as responsive to the “progressive” wing of his electoral coalition.

    This April 11 the convention — brought together via video conference — produced a list of fifty proposals to the government. While this list has not yet been made public, enough of the text has been leaked to reveal that, particularly in light of the ongoing COVID-19 crisis, the proposals are already outdated. Some of the proposals do go in the right direction — “building renovations, limitation of urban expansion, support for biking options in urban and rural areas, etc.” — but as a whole, they are tainted with the sort of “sustainable development thinking” dear to the United Nations and other international institutions. This approach was already clearly insufficient before the current crisis, and the convention’s proposals are now that much further from responding to the clarion call for massive social change brought forward by the pandemic.

    Upon analyzing the crisis and its possible consequences, it seems that perceptions of risk, collective danger, and preparedness will remain unsettled among the general public, at least for a while. For people in power, giving the impression that everything will be done in the same way, and at the same scale, that it was before could prove a poor strategy, risking them to be perceived as out of touch. And this seems to be something that Macron has acknowledged and understood. This is why he has declared himself opening the door to “outside the box” thinking, claiming that he “feels the profound need to reinvent something new.”

    If Macron is sincere about the need for change, we must ask if this will translate into a moratorium on investment by French companies in fossil fuels, particularly those gas-related investments responsible for half the increase in CO2 emissions since 2012. In a time when the price of oil has dramatically plummeted — reaching even the nonsensical depths of negative value — will there be a redefinition of the fossil-fuel sector, organized by the state and involving concrete support for workers?

    Bailing out the fossil fuel or aviation industries without restructuring them, reskilling their workers, and reframing their management would represent a total denial of the climate emergency — and, indeed, of the essence of what it is to “govern” the crisis.

    Les subventions à Air France et Renault sont de mauvais signes !

  • La désillusion d’une start-up de l’économie circulaire | LinkedIn
    https://www.linkedin.com/pulse/la-d%25C3%25A9sillusion-dune-start-up-de-l%25C3%25A9conomie-circulaire-cha

    Fin 2019, nous avons fait le choix de retirer l’intégralité de nos collecteurs munis d’emplacements publicitaires pour jouer notre dernière carte, celle du service de collecte payant. En l’espace de 3 ans, les mentalités avaient bien changé, nous étions reconnus à Toulouse et avions l’espoir que ce modèle plus simple fonctionne. Nous nous sommes alors mis à proposer des services de collecte multi déchets à tous types de clients en centre-ville. Malheureusement, après 4 mois d’essai, nous en sommes revenus à l’un de nos premiers constats qui était que la majorité des structures étaient prêtes à payer pour un service de collecte que si elles en étaient contraintes par un marché réglementaire. Après tant de tentatives, nous étions à bout de force, démotivés et à cours de trésorerie. Mais surtout, nous avions perdu foi en ce que nous faisions, nous ne nous retrouvions plus dans nos envies de départ. Même si nous sommes parvenus à collecter des centaines de milliers de canettes, nous étions principalement devenus des vendeurs de publicité. Et ces deux mondes sont tellement antinomiques, que nous avons perdu intérêt dans le projet. Et le pire (ou le mieux) dans tout ça, c’est que nous avons également perdu confiance dans le secteur tout entier du recyclage et dans cette idée de croissance « verte ». La Boucle Verte mourut.

    #décroissance #économie #illusion #recyclage #green_washing #modèle #capitalisme

    • Annonce d’arrêt d’activité et bilan - La Boucle Verte

      En ce début février 2020, nous avons fait le choix de cesser définitivement notre activité d’économie circulaire portant sur la collecte innovante d’emballages. Après plus de 3 ans, nous n’avons pas su rendre notre entreprise pérenne et surtout, nous avons perdu beaucoup d’intérêt pour notre projet.

      L’objet de cet article est de vous faire part des raisons de notre échec mais aussi de nos désillusions. Par ce retour d’expérience critique, nous souhaitons expliquer en quoi nous nous sommes trompés et éviter à de jeunes porteurs de projets de reproduire les mêmes erreurs que nous, tant sur le plan entrepreneurial qu’environnemental. Nous souhaitons également faire part au grand public des conclusions que nous avons tirées quant à la durabilité de notre modèle de société, notamment en ce qui concerne le recyclage et l’idée de croissance verte. Enfin, nous vous donnerons notre vision actualisée de ce que devrait être un avenir souhaitable et du changement de mentalité que cela implique pour y parvenir de bon cœur.
      1) La naissance du projet, son développement, sa mort

      L’aventure La Boucle Verte débute en Octobre 2016 à Toulouse. Tout juste diplômés d’une école de commerce, sensibilisés à l’entrepreneuriat et un peu rêveurs, nous voulions créer notre entreprise. Notre idée de départ pouvait se résumer ainsi :

      La croissance et la consommation sont les moteurs de notre économie. Cependant, les ressources de la planète sont limitées. « Et si on créait une entreprise capable de collecter tout objet, reste ou résidu pour le recycler, pour transformer tout déchet en une matière première qui a de la valeur. Une entreprise capable de réconcilier croissance économique et développement durable. »

      Ça y est, nous sommes gonflés à bloc, il nous reste maintenant à savoir par quel bout commencer. Un seul problème, nous n’avons ni argent, ni expérience, ni réseau, ni crédibilité. Il fallait commencer par quelque chose de très simple et cette bonne vieille canette métallique nous a séduit ! Soi-disant composée à 100% de métal et recyclable à l’infini, nous pensions pouvoir créer une logistique bien rodée afin de les collecter dans les fast-foods pour les revendre à des grossistes en métaux et qu’elles soient recyclées. Après avoir ruiné le coffre de la Seat Ibiza et s’être attiré les foudres des voisins pour avoir stocké les canettes dégoulinantes dans la cave de notre immeuble, il était temps d’apporter notre butin chez le ferrailleur grâce à la camionnette d’un ami. Une fois arrivés sur cette étrange planète boueuse et peuplée de centaines de carcasses de bagnoles, les canettes alu et acier préalablement triées sont pesées. Après s’être fait enregistrés, nous dégotons notre premier chèque. Et quel choc ! Il n’y avait pas d’erreur de zéro, nous avions bel et bien gagné 38€, même pas de quoi payer l’essence de ce mois de collecte et tout juste de quoi rentabiliser les sacs poubelles. A ce moment-là nous avons fait un grand pas dans notre compréhension du secteur du recyclage : la majorité des déchets ne valent pas le prix de l’effort qu’il faut faire pour les collecter, et, sans obligation réglementaire ou volonté de leur propriétaire de les trier, ces derniers n’ont aucune chance d’être recyclés.

      Pas question pour autant de baisser les bras, en tant que dignes start-upers very smart and very agile, nous devions simplement pivoter pour trouver notre business model et notre value proposition en disruptant le marché. OKAYYY !! Sinon en Français, il fallait trouver une nouvelle idée pour rentabiliser la collecte. Près de 5 mois s’écoulèrent pendant lesquels nous expérimentions tous types de solutions jusqu’à ce que le Can’ivor voie le jour : un collecteur de canettes mis gratuitement à disposition des fast-foods et qui sert de support publicitaire. Plus besoin de gagner des sous avec la vente des canettes, il suffisait de vendre de la pub sur le collecteur pour financer le service de collecte et dégager une marge. Une idée à première vue géniale que nous avons rapidement concrétisée en bricolant des bidons d’huile dans notre garage.

      Mais, après 6 mois de démarchage commercial à gogo, pas le moindre client pour nous acheter nos espaces publicitaires ! Sans doute n’étions-nous pas assez sexy pour les annonceurs, il fallait que ça ait plus de gueule et qu’on transforme l’image de la poubelle pour que le tri sélectif devienne un truc stylé et que la pub devienne responsable ! Notre ami Steve Jobs nous a enseigné que le design et le marketing étaient la clé pour pousser un nouveau produit sur un nouveau marché… Après avoir changé le look du Can’ivor, de logo, de slogan, de site internet, de plaquette commerciale, gagné quelques concours, chopé quelques articles, s’être payé les services de super graphistes, avoir créé toute une série de mots nouveaux, s’être familiarisés avec le jargon de la pub, avoir lancé la mode du « cool recycling », et réalisé une vidéo cumulant 3,3 millions de vues sur Facebook, nous commencions à peser dans le start-up game ! Et… les emplacements publicitaires se vendaient ! On parlait de nous dans les médias, nous passions sur BFM business, la success story voyait enfin le jour. Plus motivés que jamais, nous rêvions d’inonder la France avec nos collecteurs et faisions du repérage à Paris et Bordeaux…

      Le problème, c’est que nos clients étaient en réalité plus intéressés par le fait de nous filer un coup de pouce et de s’associer à notre image écolo que par notre service d’affichage en lui-même. Une fois le buzz terminé, les ventes s’essoufflèrent… Après s’être débattus pendant plus d’un an à tout repenser, il fallait se rendre à l’évidence, il n’y avait pas de marché pour notre service. Et nous avons pris en pleine poire la seule leçon importante qu’il fallait retenir en cours d’entrepreneuriat : se focaliser sur le besoin client. A vouloir absolument trouver un modèle économique pour collecter nos canettes, nous avons complètement oublié que pour vendre quelque chose il faut répondre au besoin propre à un individu ou une entreprise et qu’un besoin « sociétal » comme l’écologie ne suffit pas.

      Fin 2019, nous avons fait le choix de retirer l’intégralité de nos collecteurs munis d’emplacements publicitaires pour jouer notre dernière carte, celle du service de collecte payant. En l’espace de 3 ans, les mentalités avaient bien changé, nous étions reconnus à Toulouse et avions l’espoir que ce modèle plus simple fonctionne. Nous nous sommes alors mis à proposer des services de collecte multi déchets à tous types de clients en centre-ville. Malheureusement, après 4 mois d’essai, nous en sommes revenus à l’un de nos premiers constats qui était que la majorité des structures étaient prêtes à payer pour un service de collecte que si elles en étaient contraintes par un marché réglementaire. Après tant de tentatives, nous étions à bout de force, démotivés et à cours de trésorerie. Mais surtout, nous avions perdu foi en ce que nous faisions, nous ne nous retrouvions plus dans nos envies de départ. Même si nous sommes parvenus à collecter des centaines de milliers de canettes, nous étions principalement devenus des vendeurs de publicité. Et ces deux mondes sont tellement antinomiques, que nous avons perdu intérêt dans le projet. Et le pire (ou le mieux) dans tout ça, c’est que nous avons également perdu confiance dans le secteur tout entier du recyclage et dans cette idée de croissance « verte ». La Boucle Verte mourut.

      2) Les réalités de la filière emballages et du recyclage

      Lorsque nous nous sommes lancés dans le projet, notre premier réflexe a été de nous renseigner sur les emballages de notre quotidien pour en apprendre plus sur leur prix, leur recyclabilité, leur taux de recyclage et l’accessibilité des filières de valorisation. A l’issue de cela, la canette nous paraissait être un emballage idéal. De nombreux sites internet lui attribuaient le mérite d’être l’emballage le plus léger qui soit entièrement recyclable et à l’infini. On pouvait lire qu’une canette triée redonnait naissance à une canette neuve en 60 jours et que cet emballage était bien recyclé en France (60% d’entre elles). Persuadés de participer à une œuvre écologique et de pouvoir encore améliorer ce taux de recyclage, nous avons foncé tête baissée pour collecter nos canettes ! Mais, la suite de nos aventures et notre longue immersion dans les coulisses du secteur nous a montré une vérité tout autre. Nous ne parlerons pas de mensonges organisés, mais disons que bon nombre d’informations que l’on trouve sur internet sont très superficielles, enjolivées et se passent d’explications approfondies concernant le devenir des déchets. La manière dont sont rédigés ces documents nous laisse penser que la filière est très aboutie et s’inscrit dans une logique parfaite d’économie circulaire mais en réalité, les auteurs de ces documents semblent se complaire dans l’atteinte d’objectifs écologiques médiocres. Et pour cause, ces documents sont en majorité rédigés par les acteurs économiques du secteur ou les géants du soda eux-mêmes qui n’ont pour autre but que de défendre leurs intérêts en faisant la promotion des emballages. La filière boisson préfère vendre son soda dans des emballages jetables (c’est bien plus rentable), la filière canette promeut son emballage comme étant le meilleur et la filière en charge de la collecte ne peut gagner sa croûte que si des emballages sont mis sur le marché : principe de l’éco-contribution. Il est cependant un peu facile de leur dresser un procès quand nous sommes nous-mêmes consommateurs de ces boissons, mais il est grand temps de réformer ce modèle qui ne peut pas conduire à une réduction de la production d’emballages.

      Pour revenir aux fameux documents, on peut lire qu’en France, « 60% des canettes aluminium sont recyclées ». L’idée qui vient à l’esprit de toute personne lisant ceci, est que ces 60% proviennent de la collecte sélective, mais en réalité pas du tout. Seulement 20% des canettes sont captées par le tri sélectif à la source, le reste se retrouve avec le « tout venant » et est enfoui ou incinéré. Les 40% recyclés restant ne proviennent donc pas des centres de tri mais des résidus de combustion des incinérateurs (les mâchefers) qui contiennent également des dizaines d’éléments différents mélangés et carbonisés dont des métaux lourds. De cette part ci, 45% de l’aluminium (qui a grandement perdu en qualité) est extrait et parvient à rejoindre la filière classique (les fonderies) tandis que les 55% restants sont irrécupérables et utilisés avec les autres résidus dans le BTP comme sous couche pour les routes. Par ruissellement, les particules polluantes de ces déchets se retrouvent ainsi dans les nappes phréatiques…

      En bref, voici grossièrement ce qui devrait être écrit sur ces documents : « En France, 38% des canettes sont recyclées comme matière première secondaire, 22% sont valorisées en sous-couche routière, et 40% sont directement enfouies en décharge ». C’est tout de suite moins sexy.

      D’autre part, quiconque a déjà visité un centre de tri (ce pourrait être intéressant à l’école), est en mesure de comprendre qu’il est impossible de séparer parfaitement les milliers de modèles d’emballages différents, de toutes tailles, qui sont souvent des assemblages (carton + plastique), qui sont souillés et qui défilent à toute vitesse sur les tapis roulants. Et puis il y’a les erreurs de tri, qui sont en réalité la norme car même après avoir baigné 3 ans dans le milieu, nous-mêmes avons parfois des doutes pour certains emballages peu courants… C’est dingue, mais absolument personne ne sait faire le tri parfaitement et ce sont souvent les gens les plus soucieux de l’environnement qui ont tendance à trop en mettre dans leur bac ! Sur 5 camions qui arrivent au centre de tri, 2 repartent en direction de l’incinérateur : il y’a 40% d’erreurs ! Et cette infime part de nos déchets, qui parvient à sortir en vie des centres de tri devient alors une précieuse ressource comme le voudrait l’économie circulaire ! Mais non, même pas. Lorsque ces emballages ne trouvent pas de repreneurs (notamment quand les asiatiques ne veulent plus de nos déchets), certains matériaux comme le carton voient leur valeur devenir négative ! Oui, il faut payer pour s’en débarrasser… Et ce n’est pas fini, après la collecte et le tri, il faut passer au recyclage !

      Fin mai 2019, nous avons été invités par la filière aluminium à une réunion de travail et une visite du plus grand site de recyclage français de Constellium dans le Haut-Rhin. Alors que nous étions persuadés que nos bonnes vieilles canettes redonneraient un jour vie à de nouvelles canettes, nous avons eu la stupéfaction d’apprendre par les ingénieurs qui y travaillaient que les balles d’aluminium provenant des centres de tri français étaient inexploitables. Leur qualité était médiocre et il était par conséquent impossible de les utiliser comme matière première car la fabrication de canettes utilise des technologies très pointues et ne peut s’opérer qu’à partir de métaux d’une grande pureté… C’était le comble ! Depuis le début, aucune de nos canettes n’avait redonné vie à d’autres canettes. Quand on sait que les emballages métalliques sont considérés parmi les plus durables et facilement recyclables, on n’ose même pas imaginer le devenir de nos bouteilles plastiques et encore moins de tous ces nouveaux emballages qui font désormais partie de « l’extension de la consigne de tri ». Et même dans un monde idéal, très connecté et intelligent comme le voudraient certains, une canette ne pourrait être recyclable à 100% puisqu’elle n’est pas 100% métallique. En effet, sa paroi extérieure est recouverte de vernis et sa paroi intérieure est couverte d’une fine couche de plastique qui évite que le liquide ne soit en contact avec le métal. De plus, à chaque fois qu’un métal est fondu, une portion de celui-ci disparaît, on appelle cela « la perte au feu ». Quelque que soit donc la performance de notre système de collecte et de tri, il sera impossible de continuer d’en produire pour les siècles des siècles sans continuer d’extraire de la bauxite en Amérique Latine. Vous l’avez compris, le recyclage ce n’est pas la panacée ! Il devrait n’intervenir qu’en dernier recours et non pour récupérer la matière d’objets n’ayant servis que quelques minutes.

      La conclusion que nous avons tiré de cette histoire est que ce secteur, en très lente évolution, ne répondra pas aux enjeux de la crise écologique et qu’il promeut malgré lui la production d’objets peu durables et donc le gaspillage de ressources. Comme se plaisent à le répéter bon nombre d’associations « le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas » et dans un monde idéal, le seul déchet que nous devrions produire est celui d’origine naturelle, celui qui peut retourner à la terre n’importe où pour l’enrichir. La vision de La Boucle Verte était de créer des modèles d’économie circulaire qui fonctionnent comme la nature, mais quelle arrogance ! Lorsqu’une feuille tombe d’un arbre, elle ne part pas en camion au centre de tri. Et lorsqu’un animal meurt dans un bois, il n’est pas incinéré. La vraie économie circulaire, ce n’est pas celle qui tente d’imiter la nature, c’est celle qui tente d’en faire partie.

      3) L’illusion de la croissance verte

      Mais ne soyons pas trop durs avec le secteur du tri et du recyclage à qui l’on demande l’impossible. Nos problèmes sont bien plus profonds, ils émanent principalement de notre culture et sont accentués par un système économique globalisé et débridé. Avançant peu à peu dans ce monde de start-ups à la recherche de croissance rapide, nous avons fini par ouvrir les yeux sur plusieurs points.

      Tout d’abord sur l’innovation, innovation au sens du progrès technique et des nouvelles technologies. Cette formidable capacité humaine à innover a trouvé son lieu de prédilection en entreprise là où tout « jeune cadre dynamique » ne jure que par elle. Cette innovation permet de trouver des solutions aux problèmes que l’entreprise essaye de résoudre, tout en permettant de gagner un avantage compétitif. Globalement, ce que cette recherche constante d’innovation a apporté, c’est une complexification extrême de notre société, rendant au passage le travail de nos dirigeants infernal. Et dans un même temps, ces innovations technologiques successives ont eu un autre effet néfaste, nous pousser à consommer.

      Par exemple, internet était censé nous emmener vers une économie dématérialisée, nous pensions réduire drastiquement notre consommation de papier en nous orientant vers le numérique. Pourtant, entre 2000 et 2020, notre consommation de papier est restée quasiment la même et à côté de cela, l’ère du numérique a créé une infinité de nouveaux besoins et de nouvelles pratiques générant des consommations faramineuses d’énergie, la création de milliards de terminaux composés de métaux rares, et la fabrication d’infrastructures climatisées pour héberger des serveurs. Et bien qu’à première vue immatériel, envoyer un email émet autant de CO2 que de laisser une ampoule allumée pendant 1h… De plus, bon nombre d’innovations parfaitement inutiles voire nuisibles ont vu le jour. C’est le cas du Bit Coin dont la consommation électrique annuelle dépasse celle de la Suisse. Ces innovations participent de plus en plus à aggraver les inégalités et quand on sait qu’un avatar de jeu vidéo consomme plus d’électricité qu’un Ethiopien, il n’y pas de quoi se réjouir. Bien sûr, tout n’est pas à jeter à la poubelle (sans faire le tri) et nous sommes tous contents d’aller chez le médecin du 21ème siècle.

      Ces constats nous amènent tout droit à l’idée de croissance et plus particulièrement de croissance verte, en laquelle nous avions cru, et qui est actuellement plébiscitée par la majorité des pays qui voudraient que l’innovation technologique soit un remède aux problèmes écologiques (eux même engendrés par l’innovation technologique). Bon nombre d’entreprises et de start-ups s’attaquent alors aux grands défis à base de Green Tech, de Green Finance et de Green Energy… Le problème, c’est que la logique fondamentale reste inchangée : complexifier le système, corriger inlassablement les dégâts causés par les innovations précédentes et se trouver une excuse pour continuer de consommer autant qu’avant voire plus ! Pire encore, ces initiatives ont même un effet inverse délétère dans la mesure où elles ralentissent la transition en laissant penser aux gens qu’un avenir durable sans concessions et sans modification de nos comportements est possible grâce à l’innovation. Et cela nous l’avons vécu ! Au cours de notre aventure, nous avons été très surpris de constater à quel point une partie de la population pouvait avoir confiance en notre projet. Nous savions que notre impact environnemental positif n’était que limité à côté du désastre en cours, mais quelques personnes nous considéraient comme la génération de « sauveurs » ou alors déculpabilisaient d’acheter une canette, puisqu’après tout elle serait parfaitement recyclée.

      Et puis allez, soyons fous, gardons espoir dans la croissance. De la même manière que certains déclarent la guerre pour rétablir la paix, nous pourrions accélérer, croître encore plus vite pour passer un cap technologique et rétablir le climat ? Qu’en est-il vraiment ?

      A en croire les chiffres et les études de nombreux scientifiques, depuis 50 ans, la croissance du PIB a été parfaitement couplée à la consommation d’énergie (notamment fossile).

      Cela peut se comprendre de manière assez simple : plus nous produisons d’énergie, plus nos industries et nos machines tournent, plus nous produisons de nouveaux produits, plus nous croissons. Si l’on en croit ce couplage et cette logique simple, quoi que nous fassions, nous serons contraints pour continuer à croitre, de consommer toujours plus d’énergie !

      Faisons un petit calcul : Nous sommes en 2020 et nous partons du principe que nous consommons 100 unités d’énergie et que la consommation d’énergie continue d’être parfaitement couplée à la croissance du PIB. Si nous voulons 2% de croissance par an, quelle sera notre consommation d’énergie dans 50 ans ? Et dans 1000 ans ?

      Dans 50 ans : 100 x 1,02^50 = 269 unités

      Dans 1000 ans : 100 x 1,02^1000 = 39 826 465 165 unités

      Aussi incroyable que cela puisse paraitre, en 50 ans, on multiplierait notre consommation d’énergie par 2,69 et en 1000 ans par presque 400 millions ! Le problème de la croissance en math, c’est qu’elle suit une courbe exponentielle. Que nous fassions donc que 0,5% de croissance par an, que ce couplage finisse par se découpler un peu ou pas, que nous soyons 1 milliard sur terre ou 10 milliards, la croissance perpétuelle restera toujours insoutenable à long terme, alors pourquoi la continuer un an de plus ?

      Et là certains nous dirons : « C’est faux, on peut croitre sans consommer grâce à l’économie de la connaissance » ; « On peut produire de l’énergie qui ne pollue pas grâce aux énergie renouvelables ». Mais en fait non ! Nous sommes en 2020, et malgré une économie tertiarisée depuis longtemps, nous n’avons toujours pas perçu de découplage entre croissance du PIB et consommation d’énergie. Comme nous l’avons décrit à propos de l’ère du numérique, un service en apparence immatériel cache toujours une consommation d’une ressource matérielle. L’économie de la connaissance aura forcément besoin de supports physiques (ordinateurs, serveurs etc…) et nous serons toujours incapable de recycler tout parfaitement et sans pertes s’il ne s’agit pas de matière organique.

      Et pour ce qui est des énergies renouvelables, aucune à ce jour, n’est complètement satisfaisante sur le plan environnemental. Les éoliennes sont des monstres d’acier, sont composées de terres rares et produisent de l’énergies seulement quand il y’a du vent. Stocker l’énergie de ces épisodes venteux pour la restituer plus tard n’est pas viable à grande échelle ou pas performant (batteries au Lithium, barrages réversibles). Les panneaux photovoltaïques ont un mauvais bilan environnemental (faible recyclabilité et durée de vie). Il n’y a pas de région montagneuse partout sur la planète pour fabriquer des barrages hydroélectriques et ces derniers perturbent la faune aquatique et la circulation des sédiments… Cette incapacité à produire et stocker de l’énergie proprement rend donc notre fameuse voiture électrique aussi nuisible que la voiture thermique. Sa seule différence est qu’elle pollue de manière délocalisée : là où est produite l’électricité qui la fait rouler. Que cela soit clair, dans un monde limité où PIB et consommations de ressources sont liées, nous devrons décroître, de gré ou de force.

      Et même si cela était possible, et que nous devenions des humains augmentés, bourrés d’intelligence artificielle, capables de créer une sorte de nouvel écosystème technologique stable permettant d’assouvir notre besoin insatiable de croissance en colonisant d’autres planètes… Ne rigolez pas, pour certains ce n’est pas de la science-fiction ! Le milliardaire Elon Musk, véritable gourou des Startups, se penche déjà sur la question… Mais avons-nous vraiment envie de cela ?

      Alors après tout, est-ce que la croissance est indispensable ? Dans le modèle économique que nous avons créé, il semblerait… que oui ! (Sinon, le chômage augmente et on perd en qualité de vie). Et pourtant dans la vraie vie, quand une population est stable, il ne devrait pas y avoir besoin de voir ses revenus augmenter en permanence pour continuer de vivre de la même manière et que chacun ait sa place dans la société. En fait, il ne s’agit que d’un modèle économique, d’une convention humaine et en aucun cas de quelque chose d’immuable. Jusqu’à présent, on ne s’en plaignait pas parce qu’il y avait probablement plus d’avantages que d’inconvénients à croître, mais maintenant nous avons atteint les limites alors il faut changer de modèle, c’est aussi simple que ça ! Nous ne devrions pas pleurer comme un enfant qui apprend qu’il va déménager, le changement ça ne fait que du bien et quand on repense au passé on se dit parfois : comment ai-je pu accepter cela !?

      4) Une décroissance choisie et non subie

      Bon, on ne va non plus cracher sur l’ancien monde et revenir au Moyen Age. Cette croissance a permis des trucs plutôt cools il faut le dire : globalement il y’a plus d’obèses mais nous vivons en meilleure santé, il y’a moins d’esclaves et plus d’égalité homme femme, il y’a moins d’analphabètes et plus d’accès à la culture… Mais les faits sont là et comme le préconise le GIEC, nous devons en gros diviser par 3 notre consommation d’ici 2050. Du coup ça reviendrait à peu près au même que d’avoir le train de vie qu’avaient nos grands-parents quand ils étaient jeunes.

      Mais après tout, ne pourrait-on pas garder certaines bonnes choses et supprimer les moins bonnes. Et comment définir les bonnes et les moins bonnes ? Au lieu de faire notre sélection sur des critères économiques, on pourrait privilégier des axes assez simples comme l’intérêt pour la société et l’impact sur l’environnement.

      Alalala vous le sentez venir le débat infernal ! Déjà que les choses ne bougent pas vite mais alors là, avec un système où on doit débattre de tout ce qu’il faut garder et supprimer on n’est pas sortis de l’auberge ! Il y’aura toujours une bonne raison de justifier un produit polluant par sa dimension sociale ou culturelle et d’ici qu’on se soit mis d’accord, Français fous que nous sommes, il sera trop tard.

      A vrai dire, pour parvenir à nos objectifs dans la joie et la bonne humeur, tout se résume en quelques mots : il faut simplement changer de culture, changer d’idéal de vie, réaliser qu’acheter un nouvel Iphone ou des écouteurs sans fils n’est absolument pas nécessaire pour être heureux, se convaincre que la valeur d’une personne n’est pas définie par son salaire ou son job. En gros il faut tuer l’américain qui sommeille en nous et réveiller le poète. Et le mieux dans tout ça, c’est qu’on finit par y prendre gout. On se désintoxique de ce monde consumériste et on apprend à créer de nouveaux plaisirs, de nouvelles tendances ! La mode c’est vraiment quelque chose de rigolo, il suffit que des gens connus s’y mettent pour qu’on veuille tous s’y mettre comme des moutons. Si tous les chanteurs et joueurs de foot se trimbalaient avec des fringues de chez Emaus et des Nokia 3310, on vous garantit qu’on ferait cette transition écologique en moonwalk (mais en marche avant) ! D’accord, là on s’emballe un peu mais c’est pourtant bien la réalité. Une des seules craintes de l’être humain est de ne pas être accepté par la communauté. C’est encore difficile pour la majorité d’entre nous de s’imaginer vivre comme des « partisans de la décroissance » mais plus de gens s’y mettront, plus les autres suivront. Et pour ça, il suffit de changer de disque ! Certaines personnes arrivent à changer de religion, il y’a 400 ans, les rois portaient des perruques sur la tête et encore aujourd’hui sur cette planète, il y’a des tribus de gens avec des plumes plantées dans le derrière qui chassent à la sarbacane. Est-ce si absurde que ça de décroître ? Nous les Homos Sapiens (Hommes Sages parait-il) sommes très malins mais aussi très bêtes, parfois rationnel, parfois pas du tout. Nous sommes capables de nous empêtrer dans une situation pendant des siècles pour finalement en changer brusquement. Alors, dans cette dernière partie, on ne va pas vous bassiner avec des conseils éco-responsables bidons du type : « pensez à débrancher votre frigo quand vous partez en vacances pour économiser 10% d’énergie ». En fait, si la transition écologique doit se passer comme ça, elle va être chiante à mourir et en plus de ça on va échouer ! Alors oui, il faut drastiquement réduire notre consommation et aller acheter des carottes bio en vélo le samedi matin ne suffira pas. Il faut arrêter de prendre la voiture tous les jours, ne plus prendre l’avion et arrêter d’acheter des engins téléguidés au petit Mathéo pour son anniversaire. Mais honnêtement, est-ce vraiment grave !? La transition écologique ne doit pas être une punition mais une fête, elle doit être une volonté commune de changer de vie, un départ en vacances prolongé et bien mérité. Nous ne sommes pas des machines ! Il faut que la génération du « burn out » se transforme en génération du « go out ». Il faut qu’on arrête de bosser toute la semaine en ne pensant qu’au shopping qu’on va faire le weekend, il faut qu’on arrête de vouloir gagner la super cagnotte de 130 millions d’€ du vendredi 13, il faut qu’on arrête de s’entasser dans des métros tous les matins pour finalement avoir besoin de partir faire un break en Thaïlande pour déconnecter. Nous ne prenons même pas le temps d’apprécier la beauté de la nature au pied de notre porte alors pourquoi irions-nous faire un safari en Afrique ? Mais d’ailleurs, apprécions-nous réellement ces voyages quand nous passons les ¾ de notre temps derrière l’écran de notre appareil photo, que nous sommes regroupés avec d’autres occidentaux aussi inintéressants que nous et que nous continuons d’acheter du CocaCola à l’autre bout du monde ? Pour une fois, peut être que regarder un reportage animalier depuis notre canapé nous aurait fait plus rêver que de voir ces lions domestiqués se gratter contre la roue de notre 4x4 !

      Alors pour commencer, répartissons-nous sur le territoire, retournons vivre dans les villages au lieu de s’agglutiner en ville et redevenons des paysans, ce sera bien plus dépaysant ! Ces changements, ils sont déjà en train de se produire et tout va aller de plus en plus vite ! Il y’a 6 ans, pleins de potes de l’école rêvaient de devenir trader, parce que c’était un métier stylé où on gagne plein d’oseille. Mais aujourd’hui c’est devenu carrément la honte et les gens stylés sont des artisans, des artistes ou des agriculteurs. Et ça tombe bien parce que ce nouveau monde sera nécessairement un monde agricole. Pas avec des grosses moissonneuses batteuses, mais avec des milliers de petites mains qui travaillent la terre, qui produisent de la vraie nourriture, qui comprennent la nature, qui vivent de petites récoltes mieux valorisées et en circuits courts.

      Les entreprises aussi auront un rôle à jouer, mais en innovant pour simplifier la société et non pour la complexifier, en relocalisant les productions au plus près de consommateurs moins voraces, en préférant les produits durables à l’obsolescence programmée, en favorisant le réemploi plutôt que le recyclage, et en préférant les bonnes vieilles astuces de grand-mères aux artifices technologiques.

      Alors bien sûr, on se trouvera toujours des excuses pour passer à l’acte : « Je vais d’abord travailler dans le marketing à Paris histoire de mettre un peu d’argent de côté et que mes parents ne m’aient pas payé cette école pour rien », « Avec mon mari, on va attendre que la petite Lucie passe en CM2, il ne faudrait pas que ça la perturbe ». « Mais ! Comment vais-je trouver un travail à la campagne, je n’ai pas la formation qu’il faut ? ». Des excuses on s’en trouvera toujours et nous les premiers avons eu vraiment du mal à s’avouer vaincus et à lâcher La Boucle Verte. C’est difficile de construire quelque chose pendant longtemps, de dépenser beaucoup d’énergie pour finalement devoir repartir à zéro. Et pourtant c’est bel et bien ce que nous devons faire collectivement et dès maintenant. Bien que tragique, cette crise du Coronavirus est une chance inouïe, c’est une aubaine. Elle aura cassé notre lente routine destructrice, elle nous aura libéré de la consommation excessive, nous aura fait ralentir et vivre une récession. Alors saisissons cette chance et ne reprenons pas tout comme avant le 11 mai.

      Un grand merci à tous ceux qui nous ont soutenu et ont participé à l’aventure La Boucle Verte. Nous souhaitons beaucoup de succès à nos compères toulousains Les Alchimistes Occiterra et En boîte le plat qui de par leurs projets sont respectivement dans une logique de valorisation naturelle des biodéchets et de réduction des emballages à la source. Pour ce qui nous concerne, nous allons profiter de cette période pour prendre un peu de repos à la campagne. Et quand nous reviendrons, il est fort probable que ce soit à base de low tech ou d’agriculture. On essaiera de vous donner des nouvelles sur les réseaux sociaux La Boucle Verte et de vous partager des articles qui nous inspirent !

      Bonne santé et bon courage à tous pour affronter cette crise.

      L’équipe La Boucle Verte

  • Les agricultures urbaines se développent rapidement et agissent sur la construction d’une ville jardinée, durable, résiliente
    #agriculture #environnement #écologie #ville #jardins #durabilité

    https://sms.hypotheses.org/20744

    Ces dernières années, les villes sont soumises à de nouveaux défis. Elles doivent combattre les épisodes de canicule, les risques d’inondation et rechercher une autosuffisance alimentaire : c’est ce que l’on nomme la ville durable. Pour y parvenir, les municipalités prennent en considération les différents enjeux, qu’ils soient sociaux, économiques ou environnementaux et les intègrent dans leur urbanité. Dans ce contexte, les agricultures urbaines se développent et agissent sur la fabrication d’une ville jardinée, durable voire résiliente. Elles réactivent ainsi l’utopie d’une autosuffisance alimentaire en se saisissant des terres fertiles épargnées par l’artificialisation des sols ou en s’emparant de nouveaux espaces comme les sous-sols ou sur les toits.

    Un exemple à analyser : en 2013 la Clinique Pasteur de Toulouse installe sur son toit le plus grand jardin potager suspendu français. 200 jardinières occupent ainsi une surface potagère de 500 m2 et recouvrent la toiture de cet établissement de santé. Ce jardin potager permet de récolter chaque année plus de 400 kilos de légumes et de fruits dont profitent les personnels et les patients. Mais la production n’est pas l’unique objectif de l’action potagère : les objectifs sont aussi sociaux, thérapeutiques, environnementaux et paysagers (...)

    • Raaa, je me suis fadée cette #communication_institutionnelle et ce #green_washing pour voir un film ennuyeux qui ne fait rien avancer et ne comporte aucune critique. Mais c’est tout le problème de ces films publicitaires.

      J’ai été durant plus de 6 mois dans cette clinique Pasteur, avec 2 opérations chirurgicales en juillet et aout 2017 donc en plein été avec 12 jours allités, puis un traitement quotidien de 6 semaines de radiothérapie à l’automne et quelques jours de kiné (j’ai abandonné vu le manque de considération) dans ses batiments.
      Pourtant, malgré la plaquette prometteuse qui m’a été donnée et mon intérêt comme mes demandes pour ce potager si bien vanté, je n’ai jamais mangé un seul légume poussé là-haut.
      Le toit sur lequel est fait le potager n’est pas l’hôpital qui est à côté mais l’Atrium, batiment qui accueille les patient·es pour leur traitement anti cancéreux, chimio ou radiothérapie. L’accueil y est glacial, je ne vais pas m’étendre sur les maltraitances perçues mais il convient de savoir que les patients passent à la chaine pour que le traitement de tous puisse être assuré. Pour accéder à l’Atrium en voiture, il faut payer pour y stationner, même si c’est le temps d’un soin, sinon les chauffeurs de taxis se garent en bas. La clinique Pasteur est en pleine ville, avec une avenue en bas qui est une entrée dans Toulouse et donc assez polluée par les bagnoles.

      A 40:00 le film montre la préparation de 8 entrées par 2 personnes avec quelques tomates poussées sur le toit. Je me demandais quel genre de tirage au sort ils font pour attribuer ces assiettes à 8 heureux patients.

      Bon, c’est gentil tout plein de faire des potagers pollués sur le toit du service d’oncologie, mais je me demande à qui et à quoi ça sert, à part pour lustrer le blason de la clinique.

    • #greenwashing et pendant ce temps rien pour sauver les ceintures maraîchères et empêcher les métropoles de s’étendre sur les terres agricoles (sachant que les bassins de population urbains sont sur les terres les plus fertiles du monde, il n’y a pas de mystère). Moi aussi, ça me gonfle, cet enthousiasme pour l’agriculture urbaine et je ne sauve que la culture de champignons sur déchets urbains (le marc de café).

    • Pour appuyer ce que tu dis @antonin1 à Toulouse le quartier du Mirail et ses tours HLM, comme la fac du Mirail, ont été implantés sur les terres limoneuses de la Garonne.
      Il y a 60 ans, des paysans maraichers y vivaient et fournissaient aux citadins les meilleurs fruits et légumes.
      Dixit le père Noël (véridique), papy du Mirail chez qui je faisais le potager dans l’ancienne ferme de ses parents et qui disait atterré : « Mes parents et tous les paysans d’ici ont tamisé cette terre pour en retirer les petits galets et ils ont construits des tours dessus. »

      @mondes ce serait sympa de répondre à la critique qu’ouvre @vraiment sur ce problème

  • KLM Has a Surprising Request for Passengers: Don’t Fly

    It sounds noble, but what’s the real motive?

    If your company is in business to make money (as pretty much all companies are), how likely are you to launch a huge marketing campaign begging people not to use your product? Probably not very likely. Unless you’re #KLM Royal Dutch Airlines, in which case you’ve already done it.

    That’s right. KLM, the Netherlands’ national airline, just launched a campaign called “#Fly_Responsibly” in which it makes a surprising request of its customers: Fly less. “Do you always have to meet face-to-face?” the promotional video asks. “Could you take the train instead?”

    Wait, what? An airline is asking its passengers not to fly? Yes. Because, as KLM explains in an accompanying statement, air travel accounts for 2 to 3 percent of manmade CO2 emissions worldwide and that number is growing, as more people in more countries are climbing out of poverty and hankering to see the world. The 100-year-old airline says it’s been doing its part. In an accompanying statement, KLM says it has been replacing its fleet with more fuel-efficient planes, using sustainable fuel, and has even created a sustainable fuel plant in the Netherlands. “We work hard to get things right, but all parties involved need to join forces to create a sustainable future.”

    Some critics say this amounts to nothing more than “greenwashing.” After all, the airline still offers special deals and its website invites people to “Book a flight with KLM and visit the most incredible destinations around the world.” And indeed, in the accompanying statement, the airline explains that it won’t stop promoting air travel—after all it wants to stay in business “for our customers and for our 33,000 employees.”
    No carbon tax, please.

    Interestingly, the airline also notes in its statement that it’s opposed to a national carbon tax in the Netherlands since, it claims, passengers would simply drive to Germany or Belgium and fly from there instead. Therefore, KLM says, a carbon tax on aviation should only be imposed if it can be imposed globally—which is pretty disingenuous, because of course that’ll never happen. It also claims that a tax that isn’t invested back into the aviation industry to make it more sustainable “won’t do anything to combat climate change.” This, again, is untrue because the main point of a carbon tax is to make polluting more expensive, which causes people and companies to do less of it.

    All this talk about a carbon tax can give you a big clue as to KLM’s true motivation here. A carbon tax or cap-and-trade law seems like a non-starter in the U.S.—even in the very blue state of Washington, one was roundly defeated last election. But in Europe, the idea is very much alive. France’s huge “yellow vest” demonstrations began as opposition to a planned carbon tax that working people felt they couldn’t afford. (It was withdrawn.) But in the Netherlands, a carbon tax which would increase the price of airline tickets among many other things is in the works. My guess is that KLM hopes that by getting out ahead on this issue, it can push the government toward letting companies take voluntary action rather than writing new laws.

    KLM also says that as part of its sustainability effort it’s sharing information about sustainability with other airlines, beginning in September with a webinar with its sustainable fuel supplier, SkyNRG. Which sounds good, but since SkyNRG is in the business of selling its fuel, the webinar may amount to a big sales pitch. Perhaps more useful, though, KLM says it’s exploring connections with trains. That’s a great idea, because for a lot of passengers, transferring to a train rather than a connecting flight to go a relatively short distance will be appealing, and environmentalists believe short airplane trips in particular can and should be replaced with other forms of transportation. KLM has also been inviting passengers to pay a small extra fee that the airline will use to offset their flight and make their travel carbon neutral. It will share that system with other airlines as well.

    KLM’s motivations may not be as pure as it claims but the fact remains that the airline is taking some positive steps toward reducing its own environmental impact. For that, we should all applaud. And then do what the airline suggested and fly a little bit less.

    https://www.inc.com/minda-zetlin/klm-fly-responsibly-sustainability-environment-carbon-tax.html
    #fly_shaming #vol #avions #transport_aérien #honte #honte_de_voler #greenwashing #green_washing #taxe_carbone

    –---------

    KLM Fly Responsibly
    https://www.youtube.com/watch?v=L4htp2xxhto&feature=youtu.be

    ping @reka

  • Comment le gouvernement Macron prépare discrètement la privatisation des grandes infrastructures gazières
    https://www.bastamag.net/privatisations-ADP-Francaise-des-jeux-Engie-GRTgaz-loi-Pacte-gazoducs-port

    Dans la loi Pacte promulguée en mai 2019, il n’y a pas que la privatisation d’Aéroports de Paris et de la Française des jeux. Il y a aussi la sortie programmée de l’État du capital d’Engie et son désengagement de GRTgaz, qui exploite les gazoducs et les terminaux méthaniers français. Qu’en attendre, dans un contexte où les infrastructures gazières sont devenues une affaire de gros sous, dominée par une poignée de géants européens peu connus mais très influents ? Dans la série des privatisations à venir, (...) #Décrypter

    / A la une, #Enquêtes, #Capitalisme, #Multinationales, #Finance

    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/3_french_tso_web.pdf

    • Collectivement, Snam, Fluxys, Enagás et GRTgaz ont dépensé 900 000 euros en lobbying à Bruxelles en 2018, et rencontré 47 fois les commissaires européens et leurs adjoints entre 2014 et 2019. À quoi s’ajoutent les structures de lobbying qu’ils ont créé conjointement comme l’alliance « Gas for Climate », Gas Infrastructure Europe, le groupe European Network of Transmission System Operators – Gas (ENTSO-G) et quelques autres. Au total, une puissance de feu cumulée de 2,2 millions d’euros. Leurs discours présentant le gaz naturel fossile comme une énergie de « transition » étant de moins en moins crédibles, ils ont tendance aujourd’hui à insister davantage sur les perspectives du « gaz vert ». Le terme est utilisé pour désigner un ensemble de technologies pas toutes très écologiques et qui, en tout état de cause, ne représentent aujourd’hui qu’une fraction infime du gaz que transportent leurs tuyaux. En attendant, le gaz fossile venu de Russie, du Texas, d’Algérie ou du Nigeria continuera de couler à flots, avec les émissions de gaz à effet de serre massives que cela implique.

      #privatisation #gaz #lobbying #green_washing #gazoduc #GRTgaz #Engie

  • La jeunesse contre le vieux monde Yann FIEVET - 30 Mars 2019 - Le Grand Soir
    https://www.legrandsoir.info/la-jeunesse-contre-le-vieux-monde.html

    . . . . . . . .
    Et, le vieux monde partout résiste. L’université PSL-Paris-Dauphine va ouvrir en septembre prochain une licence consacrée au développement durable qui sera intégralement soutenue par un « mécène » unique, BNP-Paribas. Le montant de la convention qui courra sur cinq ans n’est pas mince : près de 8 millions d’euros.

    Cette formation a été mise sur pied en un temps record, dit-on à Paris-Dauphine, afin de « répondre à l’urgence du défi climatique ». Elle accueillera trente étudiants. Cette entreprise ne se déroule pas sans remous : un collectif d’étudiants, baptisé « PSL contre-attaque », s’est créé illico. Il entend dénoncer les termes du partenariat pour le moins opaques. La forte intervention d’entreprises privées dans des formations qui vont dans leur intérêt, puisqu’elles vont pouvoir recruter ceux qui auront été formés grâce à elles, est pour le moins dérangeante. BNP Paribas tente, ici comme ailleurs, d’afficher un visage éco-friendly. Le collectif n’entend pas aider la banque à reverdir son image, elle qui continue de financé massivement les énergies polluantes. cette histoire montre aussi à quel point PSL fait fi de la démocratie. « Nous n’avons aucune information sur le contenu précis des cours qui seront dispensés ». Les inscriptions ont démarré comme prévu le 6 mars mais Pour le moment, en raison du climat de tensions, le nom des professeurs qui enseigneront dans cette licence est tenu secret, tout comme le contenu précis du cursus. ce qui choque particulièrement les opposants à ce projet est qu’il cristallise toutes les évolutions et les dangers qui guettent l’université française. Une enseignante à Dauphine, membre du comité de lutte, résume le sentiment général : « Cette licence financée par BNP est le cheval de Troie d’une série à venir.

    L’État ne paye plus, donc le privé vient à la rescousse. On est obligés de se conformer à leurs conditions. C’est effrayant. » Sur le plan philosophique, les opposants dénoncent la « marchandisation du savoir ». Certes, ces mécénats ne sont pas nouveaux, diverses universités agissent ainsi, mais « c’est la première fois qu’un cursus de licence est financé par un mécène unique. »

    On le comprend, les plus grands profiteurs des règles régissant le vieux monde ne vont pas se laisser déposséder facilement de leur pactole. En cela la question n’est pas que climatique. Elle est tout autant sociale et politique. Aux jeunes générations il incombe ainsi de joindre au combat pour la justice climatique le combat pour la justice sociale. C’est bien dans cette jonction impérative que vont résider les combats politiques à venir.

    #université #climat #Paris-Dauphine #BNP-Paribas #green_washing #privatisation #marchandisation #PSL-Paris-Dauphine #mécénat #banque #finances

    • Le vieux monde n’en finit pas de s’accrocher à ses vieilles lunes, celles qui ont fait un temps sa fortune mais le poussent désormais vers un abîme insondable. Le vieux monde ici désigné est celui qui croit mordicus que son avenir réside toujours dans les feux ardents d’une Croissance infinie quand la plupart des ressources disponibles sont finies. Il s’agit du monde des « pays avancés », celui des économistes orthodoxes qui ne jurent que par l’extension des marchés pour l’avènement prochain du Marché total quel qu’en soit le coût social et environnemental. C’est aussi celui de tous ceux qui suivent aveuglément cette dévorante folie. Malgré les nombreuses et pertinentes dénonciations de ce monde sans cesse maladroitement ripoliné les inégalités sociales criantes y persistent ou y prospèrent. De COP en COP le péril climatique grandit. Cependant, 2019 pourrait marquer un tournant : voilà que la jeunesse semble vouloir se dresser contre l’incurie générale. Une poussée inattendue mais probablement pas sporadique.

      La jeunesse, dit-on, est le temps de toutes les impatiences. Pourtant, devant la vitrine rutilante dressée par la société consommationiste et habilement promue par la propagande publicitaire il pouvait sembler que les impatiences juvéniles étaient opportunément contenues ou détournées vers des fins ludiques ou bassement mercantiles.
      . . . . . .
      Le début de l’article.

  • En Cornouailles, une nouvelle ville émerge sur les terres du prince Charles Le Moniteur - 17/11/17 - AFP
    https://www.lemoniteur.fr/article/en-cornouailles-une-nouvelle-ville-emerge-sur-les-terres-du-prince-charle

    Charles, l’héritier du trône britannique, se veut un prince bâtisseur. Sous son égide et sur ses terres de Cornouailles, dans l’extrême sud-ouest de l’Angleterre, une nouvelle ville dans la ville est en cours de construction à Newquay, avec l’ambition de revitaliser cette zone située dans une région pauvre, anciennement minière.


    A distance de marche des côtes rocheuses et du centre de Newquay, cette station balnéaire de Cornouailles prisée des surfeurs, 137 maisons sont déjà sorties de terre depuis le lancement, en 2014, de la construction de Nansledan (« large vallée » en cornique), nouvelle extension de la ville voulant allier tradition et modernité. « Nous voulons créer une communauté viable. Nous allons aussi construire une école, une église, des bureaux, des commerces », détaille Alastair Martin, dirigeant du Duché de Cornouailles, gestionnaire privé des avoirs du prince Charles, qui opère en coopération avec les autorités locales.
    https://www.youtube.com/watch?v=72YskHVH050

    Vidéo
    Au total, quelque 4.000 logements doivent être érigés en 40 ans sur le site de 218 hectares appartenant au Duché. « Pour une ville de seulement 20.000 personnes, c’est beaucoup », souligne le conseiller municipal Louis Gardner.

    L’ambition est de « régénérer la ville existante et diversifier son économie », explique l’architecte, Hugh Petter, du bureau Adam Architecture. Celle-ci dépend principalement du tourisme et des emplois saisonniers faiblement rémunérés.

    Les maisons neuves, d’un ou deux étages, s’alignent le long de rues proprettes aux noms corniques, avec leurs façades de pierre ou de plâtre pastel, rehaussées de toits d’ardoise typiques de ce coin du pays. « C’est quelque chose de vraiment bien pour Newquay ainsi que pour moi », s’enthousiasme Theresa Ferguson, une employée de l’aéroport tout proche qui s’est installée là en juin, en faisant fi du remue-ménage ambiant. Les bâtisses vertes, roses ou bleues rappellent à Mme Ferguson le petit village d’origine de sa mère en Irlande, Allihies.
     

    Abeilles et arbres fruitiers
    Mais Nansledan se veut aussi un exemple de ville moderne et durable, traduisant sur le terrain deux passions du prince Charles, l’architecture et l’environnement. « Il est très impliqué (…) et se rend sur place deux fois par an », affirme M. Petter, l’architecte. L’héritier du trône britannique n’en est pas à son coup d’essai. Le projet s’inspire des principes déjà éprouvés à Poundbury, nouvelle localité érigée à Dorchester (sud de l’Angleterre) et parfois critiquée pour son côté « Disneyland » en raison des styles architecturaux hétéroclites adoptés.

    Plus homogène dans son genre, Nansledan veut offrir un cadre de vie à l’opposé des cités-dortoirs de banlieue où la voiture est reine, et privilégier proximité, mixité sociale et nature. « Vous pourrez emmener votre enfant faire de la balançoire tout en surveillant vos légumes », dit Hugh Petter en évoquant les espaces de jeux intégrés aux jardins ouvriers. Les arbres du lotissement seront tous fruitiers, les plantations dans les rues, comestibles et des briques d’accueil pour abeilles intégrées aux maisons.

    Au-delà du style de vie, l’objectif est de créer un emploi par foyer, grâce aux nouvelles activités que le projet est censé attirer sur place (commerces, bureaux…), et de construire 30% de logements sociaux ou de logements moins chers que le marché, indiscernables des habitations de plus haut standing.

    Les acheteurs ou locataires ciblés sont les habitants locaux, et non des vacanciers en quête de résidence secondaire, dans cette région où la multiplication des maisons de vacances est accusée d’avoir fait monter en flèche les prix de l’immobilier. « Newquay a besoin de plus de logements abordables et je pense que Nansledan pourrait aller plus loin encore » que les 30% de logements sociaux promis, estime Louis Gardner, favorable à une proportion plus élevée. Les maisons mises en vente le sont souvent à plus de 300.000 livres (environ 340.000 euros), ce qui est « hors de portée de la famille moyenne », déplore-t-il.

    Globalement, la construction de Nansledan ne suscite toutefois que peu de critiques. Mais la cherté des maisons était déjà le grief principal émis contre le projet de Tregunnel Hill, 174 logements déjà construits par le Duché dans la ville, un modèle miniature de Nansledan. Des centaines d’habitants s’étaient alors aussi opposés au bétonnage de l’espace vert où ils ont été érigés.
     
    Quid des emplois ?
    Grâce à Nansledan, « il y aura un gros dividende économique pour la population et les entreprises locales », assure Hugh Petter, alors que 21 millions de livres (23,7 millions d’euros) ont déjà été investis. 

    La promotion de l’économie locale commence dès la construction, avec l’utilisation de matériaux extraits de carrières environnantes, comme l’ardoise ou le granit. « Nous avons passé les cinq dernières années à former une main-d’oeuvre capable d’atteindre les standards élevés qui sont exigés de nous », explique Mark Jackson, chef de chantier chez Morrish Builders, un des trois entrepreneurs qui emploient au total une centaine de personnes sur le site.

    Grâce à ce projet entre autres, Fraser Parkin, coiffeur dans le centre-ville, a déjà observé une hausse de la fréquentation de son commerce, qui n’est plus tributaire de la seule saison touristique. Il s’inquiète toutefois : les nouveaux arrivants pourraient « avoir du mal à trouver un boulot ». Créer suffisamment d’emplois qualifiés pour les habitants les plus aisés, notamment, sera « un défi », abonde Louis Gardner.

    #Ville #Urbanisme #Angleterre #Logement #durable ? #environnement ? #équilibre ? #greenwashing ? #écologie #green_washing ? #environnement

  • EcoIndex

    http://www.ecoindex.fr

    EcoIndex est un outil communautaire, gratuit et transparent qui, pour une URL donnée, permet d’évaluer :

    sa performance environnementale absolue à l’aide d’un score sur 100 (higher is better) ;
    sa performance environnementale relative à l’aide d’une note de A à G ;
    l’empreinte technique de la page (poids, complexité, etc.) ;
    l’empreinte environnementale associée (gaz à effet de serre et eau).

    #écologie #siteweb #environnement #environnemental #web

  • CADTM - Électrifier le pillage : Ce que le Maroc et Siemens cachent à la COP22, à Marrakech
    http://www.cadtm.org/Electrifier-le-pillage-Ce-que-le

    À la COP22, faites attention à ce que vous lirez sur les efforts du Maroc en matière d’énergie renouvelable. Une part croissante de tels projets est située dans le territoire occupé du Sahara Occidental, est utilisée pour le pillage des minerais. Le nouveau rapport WSRW le détaille.

    Une part croissante des programmes d’énergies renouvelables dont se vante le Maroc – jusque sur le site officiel de la COP22 - ne sont pas implantés au Maroc mais au Sahara Occidental, territoire qu’il occupe illégalement et brutalement.

    #occupation #sahara_occidental #extractivisme #green_washing

  • Le retour des légumes moches

    Atrophiés, obèses ou difformes, les légumes bizarres atterrissent rarement dans nos assiettes. Pour mettre fin à ce #gaspillage_alimentaire, le collectif « Les #gueules_cassées » prône le retour de ces #fruits et légumes « #moches » dans nos étals.


    http://www.nationalgeographic.fr/12372-le-retour-des-legumes-moches
    #alimentation #légumes #consommation

  • Huit entreprises du secteur de l’énergie lancent un appel aux dirigeants de l’UE en faveur d’une redynamisation de la politique énergétique
    http://www.gdfsuez.com/journalistes/communiques-de-presse/huit-entreprises-du-secteur-de-lenergie-lancent-un-appel-aux-dirigeants-de-

    Toutefois, il n’est pas trop tard pour que, à travers une approche redynamisée, l’UE assure aux citoyens européens des prix concurrentiels et un approvisionnement sécurisé de l’énergie. Prises simultanément, ces mesures serviraient à restaurer la confiance des entreprises du secteur de l’énergie dans l’attractivité du marché européen de l’énergie. Il est absolument crucial qu’une telle redynamisation de l’approche de l’UE continue d’appuyer les efforts engagés en matière de changement climatique, et repose sur les nouveaux éléments suivants :

    Une conception du marché améliorée, notamment une approche coordonnée au niveau européen à l’égard de mécanismes de capacité assurant une rémunération équitable de l’ensemble des actifs contribuant à la sécurité de l’approvisionnement des clients européens.
    Un marché européen du carbone qui soit en mesure de soutenir des technologies favorables au climat et à travers lesquelles des perspectives fiables sont apportées, notamment en fixant des objectifs ambitieux mais réalistes en matière d’émission de gaz à effet de serre après 2020.
    Une approche plus durable de la promotion des sources d’énergie renouvelable, afin de réduire les coûts pour les citoyens et de favoriser une plus grande convergence entre les États membres.
    Un renforcement des grands axes d’une politique de déclenchement des investissements dans les technologies prometteuses, telles que le stockage de l’énergie, les nouvelles énergies renouvelables, le captage et le stockage du carbone, les réseaux et compteurs intelligents et le gaz de schiste.

    #énergie #pillage #profiteurs

  • Liliane Bettencourt liquide l’île d’Arros - Libération
    http://www.liberation.fr/politiques/2012/08/01/liliane-bettencourt-liquide-l-ile-d-arros_837126

    la description de la transaction, faite par le gouvernement des Seychelles, laisse planer le doute sur les intentions réelles de l’acquéreur. L’île est achetée par la société Chelonia Ltd, créée aux Seychelles le 9 mai et détenue par Save Our Seas Ltd, société #offshore enregistrée dans les îles Vierges britanniques. Et les seuls patronymes de représentants légaux lâchés officiellement étaient ceux de prête-noms, notamment celui de Luc Argand, avocat au cabinet genevois De Pfyffer. (...) Ivan Pictet, ancien président de la banque privée Pictet, bien connue pour accueillir les exilés fiscaux de tous pays. Comme quoi, fraude fiscale et défense de l’#environnement peuvent faire bon ménage…

    #green_washing #fisc #paradis_fiscaux