• Et si, #Grenoble se réconciliait (enfin) avec l’#eau ?

    Dans cet épisode, habitant-es, associations, professionnel-les interrogent notre rapport à l’eau et imaginent comment Grenoble pourrait renouer avec ses cours d’eau à horizon 2040. À travers les expériences de baignade urbaine dans l’Isère et le Drac, les #initiatives_citoyennes ou encore les réflexions autour de l’urbanisme et de l’#aménagement, les intervenant-es questionnent la place que nous accordons aujourd’hui à l’eau dans la ville.

    Comment transformer des rivières longtemps perçues comme dangereuses ou repoussantes en espaces de fraîcheur, de #santé et de #lien_social ?
    Cet épisode explore aussi les grands enjeux climatiques, sociaux et politiques liés au partage de l’eau : adaptation aux canicules, gestion des crues, accès gratuit à la fraîcheur, justice sociale ou reconnexion au vivant.

    Au fil des témoignages, une conviction émerge : renouer avec l’eau, c’est aussi transformer nos imaginaires et notre manière d’habiter la ville.

    Entre culture du risque, gouvernance collective et désir de réappropriation des rivières, cet épisode esquisse le futur d’une ville où l’eau redevient un bien commun, vivant et accessible à toutes et tous.

    https://podcast.ausha.co/ville-de-grenoble/et-si-grenoble-se-reconciliait-enfin-avec-l-eau
    #baignade_urbaine #réconciliation #rivière #gouvernance_de_l'eau #baignade_citoyenne #collectif_des_gens_qui_ont_chaud #les_gens_qui_ont_chaud #Drac #Isère #chaleur #fraîcheur #canicule #villes #urbanisme #urban_matter #qualité_de_l'eau #podcast #audio

  • Cartographie sensible et participative de la rue Très-Cloîtres à Grenoble
    https://www.visionscarto.net/cartographie-sensible-rue-tres-cloitres-Grenoble

    Octobre 2024 : « Alice raconte », illustratrice et carnettiste, expose au 26 rue Très-Cloîtres de Grenoble un travail réalisé en 2021. C’est un carnet de voyage qui retrace en mots et en croquis aquarellés l’ambiance perçue de différents lieux du quartier Alma Très-Cloîtres. Que les lieux racontés soient emblématiques du quartier ou plus anecdotiques, le carnet traduit une vision sensible et personnelle de ces rues qui composent le vieux centre de la ville. Même mois, même année, même (…) Billets

    #Billets_

  • "Les gens qui ont chaud" : ce collectif milite pour la baignade urbaine à Grenoble

    Cette association grenobloise veut surfer sur l’ouverture de la baignade dans la Seine, à Paris, et réclame l’autorisation de se baigner dans l’#Isère et le #Drac. Elle organise des « #baignades_militantes », même en hiver ! Egalement au programme : un café des enfants à Grenoble.

    Les gens qui ont chaud : collectif militant pour la baignade urbaine

    Puisque la baignade est autorisée, depuis l’été dernier, dans la Seine, à Paris, pourquoi ne le serait-elle pas à Grenoble, dans l’Isère ? Un peu partout en France, des collectifs militent pour l’autorisation de la baignade en ville surfant sur l’exemple parisien. C’est le cas par exemple à Grenoble, avec le collectif des gens qui ont chaud.

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/carnets-de-campagne/carnets-de-campagne-du-mardi-21-octobre-2025-8493929

    #baignade_urbaine #les_gens_qui_ont_chaud #Grenoble #baignade #plouf #rivières #rivière #canicule #urbanisme #aménagement_du_territoire
    #audio #podcast

  • 2002-2006 - Pointer vers Minatec le plus gros doigt possible
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/necrotechnologies/2002-2006-pointer-vers-minatec-le-plus-gros-doigt-possible

    Toujours en librairie :Aujourd’hui le nanomonde. Nanotechnologies, un projet de société totalitaire « Fomenter : Du latin fomentare (« entretenir le feu »), de fomentum (« aliment pour entretenir le feu », « cataplasme, calmant »), de fovere (« chauffer »). » Fig. Susciter, exciter, ou entretenir (un sentiment ou une action néfaste). Fomenter la discorde. » Donc, le 1er juin 2006, à Grenoble, eut lieu cette manifestation demeurée « fameuse » dans un certain milieu. Fameuse, (…) #Nécrotechnologies

    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/2002-2006_pointer_vers_minatec_le_plus_gros_doigt_possible.pdf

  • Faire barrage aux travaux du Drac

    Youpi youpla, cette année toutes les institutions fêtent le centenaire de « l’exposition internationale de la #houille_blanche », qui a eu lieu à Grenoble en 1925. L’occasion de célébrer encore et encore cette fameuse « houille blanche », surnom donné à l’#hydroélectricité, qu’on présente encore aujourd’hui comme de « l’#énergie_verte ».
    Bien entendu, les hourras de la communication ne s’intéressent jamais aux #dégâts considérables créés sur les #rivières par cette hydroélectricité. Pourtant les exemples ne manquent pas. Ainsi, dans la métropole grenobloise, le Drac s’apprête à subir cinq années de travaux afin de « réduire les #risques_d’inondation », entraînant notamment la #destruction de quantité d’#espaces_naturels sauvages tout le long de la rivière. C’est en tout cas ce que prévoit l’avant-projet, qui programme 86 millions d’euros de travaux à partir de 2027. Il reste un an et demi pour empêcher ce désastre.

    Connaissez-vous le #Drakistan ? C’est le nom – non officiel – donné à toutes ces bandes de terre, presqu’îles ou îlots le long du Drac, du côté de #Fontaine et #Seyssinet-Pariset. Des endroits situés dans le lit de la rivière et donc susceptibles d’être submergés en cas de #montée_des_eaux, par exemple suite à un lâcher d’un des nombreux barrages présents en amont.

    Ces lieux ont le charme des endroits non aménagés. Juste au-dessus, il y a la #digue, avec sa bande d’#asphalte bien droite, lieu de passage ou de promenade fonctionnel mais dénué d’enchantement. La digue est dédiée aux « modes doux » mais trace tout droit comme l’autoroute, on ne s’y perd pas, on reste bien sagement sur le chemin. Il faut emprunter une des nombreuses sentes pour descendre quelques mètres afin d’arriver au Drakistan. Ici aucun urbaniste ou paysagiste n’a planifié quoi que ce soit. Ici, la seule créatrice, c’est la rivière, qui façonne ces espaces au fil de ses #crues et de ses #retraits. Et a priori, elle se débrouille plutôt pas mal. En tous cas, malgré l’interdiction, ces lieux attirent – et pas seulement des animaux sauvages (voir Le Postillon n°75). Des chiens et leurs maîtres, des familles et leur barbecue, des solitaires, des en-couples ou des en‑groupes. Il y a l’impressionnante « Platane cabane » pour les enfants et puis des restes d’habitations utilisées par des sans-toits. Le Drakistan de Fontaine n’est pas loin du local du Postillon, on y vient souvent manger un sandwich ou faire une pause, regarder dévaler l’eau pour se laver le cerveau des heures passées devant l’ordinateur.

    En fonction des jours et même des heures, ces lieux ne sont jamais vraiment identiques. Un passage à sec peut se retrouver sous un demi-mètre d’eau une heure plus tard, des rives aperçues un jour peuvent avoir été « mangées » par la rivière la semaine d’après, un nouvel espace pour se poser peut émerger en quelques mois. Mais ce qui est sûr, c’est que globalement, les bandes de terre, presqu’îles ou îles grossissent d’année en année, à cause de tous ces cailloux que la rivière charrie et qui sont empêchés d’aller plus bas par le barrage de #Saint-Égrève. Comme on le racontait dans Le Postillon n°73, quand le #barrage a été construit à la fin des années 1980, les cailloux du Drac étaient « dragués », sortis de la rivière pour alimenter les besoins nombreux en construction. Mais dans les années 1990, différentes lois sur l’eau interdisent d’exploiter les rivières dans leur « #lit_mineur » – pour d’évidentes raisons écologiques et sécuritaires (plus la rivière se creuse, plus ça peut fragiliser des ponts). Alors depuis une trentaine d’années, les cailloux du Drac s’accumulent dans les kilomètres avant le barrage de Saint-Égrève, et font grossir peu à peu le Drakistan.

    Pour nous, simples flâneurs inconscients, c’est plutôt charmant, mais pour les autorités c’est un sacré problème. Pas tant parce que de plus en plus de monde fréquente ces zones, mais parce qu’en toute logique, ça augmente considérablement le #risque_d’inondation : vu qu’il y a plus de matériaux solides dans le lit de la rivière, l’eau a moins de place pour circuler et en cas de crue exceptionnelle (on redoute surtout la « crue bicentennale »), risque de passer par‑dessus les digues et d’inonder les milliers d’habitations présentes de part et d’autre, voire de faire céder une digue (« 31 000 habitants et 25 000 emplois concernés » en cas de rupture de digue).

    Alors ça fait un moment que ça turbine sévère afin de préparer les « travaux de protection contre les #inondations du Drac » aussi connus sous le nom de « #programmes_d’actions_de_préventions_des_inondations » (#Papi du Drac), portés par le #Symbhi (#Syndicat_mixte_des_bassins_hydrauliques_de_l’Isère). La déclaration d’intention de juin 2025, disponible sur le site de la préfecture, nous apprend par exemple que depuis 2018, ce ne sont pas moins de 181 réunions qui se sont tenues entre les différents « acteurs » du projet (Métropole, différents services de l’État, #EDF, acteurs environnementaux, etc.). On vous passe les détails de la « gouvernance » (comités techniques restreints et élargis, comité de pilotage, comité consultatif, etc.) et de la « stratégie de concertation et de communication ambitieuse » mise en place les sept dernières années. Tous ces comités, ces réunions publiques, ces « balades pédagogiques » ont donc abouti à la #planification de #travaux_d’aménagements prévus sur cinq années, entre 2027 et 2031, validés notamment par le vote en faveur de l’avant-projet par la #Métropole en avril dernier.

    Pour saisir leur importance, un chiffre suffit : 86 millions d’euros d’argent public sont pour l’instant budgétés (selon le site du Symbhi). Concrètement, ça veut dire que pendant cinq ans, un paquet de machines, de moteurs, de camions vont venir triturer le lit du Drac. Et anéantir – ou radicalement bouleverser – les charmants espaces du Drakistan.

    Dans le langage technocratique, on parle de « rajeunissement des bancs et îlots sur le linéaire de la traversée urbaine du Drac ». « #Rajeunissement » (détaillé en « enlèvement de la végétation et abaissement du banc ou îlot »), c’est un joli mot pour désigner la #dévastation de beaucoup de ces bancs ou îlots. Concrètement, la #déclaration_d’intention nous apprend que si certains #bancs, très minoritaires, restent « sans modification à l’étude », la plupart vont être « arasés » (soit « mis à ras, aplanis ») de façon plus ou moins importante : certains pour être en « immersion 80 % du temps », d’autres « 50 % du temps » (sachant que pour l’instant la plupart de ces bancs ne sont presque jamais immergés).

    Il n’y a pas que dans sa « traversée urbaine » que le Drac va subir les assauts des pelleteuses et des pompes de dragage. Les travaux envisagés concernent la vingtaine de kilomètres entre le barrage de #Notre-Dame-de-Commiers et la confluence avec l’Isère, les machines devant autant s’activer au niveau de #Comboire ou des champs captants de #Rochefort pour extraire des cailloux et aménager des « espaces de bon fonctionnement » de cette rivière autrefois sauvage et aujourd’hui corsetée et maltraitée tout du long.

    Mais qu’est-ce qu’on va faire de tous les matériaux enlevés ? Un peu plus haut, la réserve naturelle des #Isles_du_Drac (voir dernier numéro) est « déficitaire en sédiments grossiers du fait de la présence de la chaîne hydroélectrique en amont ». En clair : comme les quatre grands barrages du Drac empêchent les #cailloux de passer (la majorité des sédiments arrivant en ville proviennent en fait de la Romanche, affluent du Drac), il n’y a pas assez de sédiments dans cette zone, ce qui fait que « tous les milieux et espèces associés sont menacés sans action de réinjection de sédiments ».

    Alors le Symbhi prévoit des « #recharges_sédimentaires » dans cette zone, c’est-à-dire de transporter en camion des cailloux qui étaient auparavant transportés par la rivière. Et forcément, ça signifie pas mal de va-et-vient. Il est question d’une première recharge de « 37 000 m3 », suivie d’apports de « 4 000 m3 par an ». Sachant qu’un camion-benne peut transporter « environ 10 à 16 m3 », la première recharge nécessitera environ 2 800 aller-retours en camion. Merci « l’énergie verte » !
    Face aux grands dégâts annoncés, pas de panique ! Le Symbhi prétend bien entendu faire au moins pire. Toujours selon sa novlangue, si le « processus de rajeunissement » va entraîner un « éclaircissement de la végétation », il est quand même prévu de « replanter des arbres une fois les travaux terminés », ceci « afin de limiter l’impact sur le #paysage, la #végétation d’ambiance et le maintien d’#îlots_de_fraîcheur dans l’agglomération ». Par contre, il n’est pas précisé comment compenser la perte des « boisements développés dans l’espace intra-digues » qui « représentent également un enjeu écologique non négligeable », notamment parce qu’ils « hébergent une #biodiversité remarquable : de nombreux #oiseaux, le Castor d’Europe, l’Inule de Suisse, ainsi que des milieux variés tels que pelouses sableuses, bras secondaires ou zones humides phréatiques ». Ça va prendre un paquet d’années « une fois les travaux terminés » pour que toutes ces espèces repointent le bout de leur nez… On pourra toujours se consoler en posant des questions à ChatGPT et en se disant que les supercalculateurs nécessaires au développement de l’IA, comme celui en construction à Eybens, sont peut-être alimentés par « l’énergie verte » des barrages.

    Pour ne pas nommer « #désastre_environnemental » ce qui est un désastre environnemental, le Symbhi agite quelques mesurettes : « Afin de limiter les émissions de CO2 et de micro-particules liées au transport », le syndicat promet de « favoriser les circuits courts », « d’utiliser des véhicules à faibles émissions », d’arroser les pistes au niveau des zones de chargement/déchargement pour « limiter les émissions de poussière » et même – ultime audace – de « former les conducteurs à l’écoconduite ». C’est quelle part du budget sur les 86 millions d’euros ?

    Pour une telle somme d’#argent_public, il est quand même prévu quelques travaux pour le bien-être des simples habitants. Ainsi entre Champagnier et Fontaine, une vingtaine de « haltes paysagères » devraient être aménagées, notamment afin de « renforcer les îlots de fraîcheur le long de la rivière »… Pour être plus précis, il s’agit d’abord de raser la plupart des « îlots de fraicheur » et ensuite de les « renforcer ».

    La seule bonne nouvelle dans cette affaire, c’est que ce programme n’est pour l’instant qu’un « avant-projet ». Même s’il a déjà été voté par la Métropole, il reste encore un an et demi avant le début annoncé des travaux, autant de temps pour essayer de mettre la pression sur le Symbhi pour qu’il revoie à la baisse ses projets destructeurs ou qu’il les abandonne. À ce propos, une réunion publique sur les travaux est annoncée le 8 octobre à 18h30 à la mairie de Fontaine.

    Comment croire qu’il n’y ait pas d’autre solution, face au risque d’inondation, que l’ « #arasement » de ce qui constitue aujourd’hui les seuls endroits encore sauvages dans notre cuvette en béton ? Allons-nous vraiment supporter la vue, pendant cinq ans, des bulldozers du Symbhi écrasant à l’ancienne les îles du Drac, ses forêts, ses bras morts, et toutes les bestioles qui y font leur vie ?
    Si la raison principale du projet est la protection de l’agglo face au risque de « #crue_bicentennale », n’y a-t-il vraiment pas d’autre option à envisager que ce désastre écologique à 86 millions d’euros ?

    Le débit du Drac, faut-il le rappeler, est entièrement asservi par EDF et ses quatre grands lacs de barrages en amont de Grenoble : le #Sautet (1 077 millions de m3), #Saint-Pierre-Cognet (28 millions de m3), #Monteynard (275 millions de m3) et #Notre-Dame-de-Commiers (34 millions de m3). Sur les affluents du Drac, il y a aussi les grands lacs de barrage présents sur la #Romanche (le #Chambon) ou l’#Eau_d’Olle (#Grand’Maison). Serait-il délirant d’imaginer fermer les bonnes vannes au bon moment (en cas d’épisode hydro­logique faisant redouter une « crue bicentennale »), pour faire monter de quelques mètres le niveau des retenues afin de « lisser » la crue, comme ils disent ? Et si cela implique, une fois par siècle, une production d’#électricité dégradée pendant quelques jours, des pertes d’argent sur le « marché de l’énergie », voire des coupures d’électricité ciblées, on pourrait arriver à s’en remettre, non ?

    Dans la « déclaration d’intention », on apprend qu’un autre scénario « reposait sur une intervention minimale visant à préserver l’état actuel du lit du Drac, notamment en conservant les bancs végétalisés. Il comprenait le confortement et la sécurisation des ouvrages de protection contre les inondations ainsi que des solutions de gestion des excédents sédimentaires. » Si ce scénario n’a pas été retenu, c’est parce qu’il ne « permettait pas l’abaissement des lignes d’eau en crue de contribuer au déficit sédimentaire au sein de la réserve naturelle des Isles du Drac et il n’apportait qu’une faible contribution à la biodiversité, impliquant des compensations hors site ». Ce charabia difficilement compréhensible affirme néanmoins que pour le risque d’inondation, on peut ne pas raser le Drakistan même si les technocrates écrivent que laisser ces espaces naturels n’apporterait « qu’une faible contribution à la biodiversité » (!). Si ce scénario n’a pas été choisi, c’est uniquement pour résoudre les problèmes de « déficit sédimentaire » causés par les barrages. Encore et toujours, la rivière est considérée pour les seuls intérêts de la « houille blanche ».

    Ce nouvel épisode à venir du saccage du Drac devrait donc d’abord inciter à réfléchir sur le véritable bilan de la « houille blanche » et d’un siècle d’électrification [1]. Avec le centenaire de « l’exposition internationale de la houille blanche », la mairie de Grenoble, comme toutes les institutions locales, préfère célébrer sans retenue cette pseudo « énergie verte » qui a en réalité contribué à saccager l’environnement.

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    Le « #collectif_des_gens_qui_ont_chaud » prié d’aller se rhabiller (pour l’instant)

    86 millions d’euros de travaux, mais rien de prévu pour permettre la #baignade dans ces millions de mètres cubes d’eau dévalant depuis les montagnes. Cet été, le « collectif des gens qui ont chaud » a organisé deux #baignades_sauvages dans le Drac (voir photo page 28) afin de « montrer que la baignade dans les lieux naturels est possible et mettre le débat sur la place publique ». Une initiative qui a entraîné des arrêtés municipaux de la part des maires de Fontaine et Seyssinet-Pariset pour « interdire la baignade » et même un tweet de la préfète de l’Isère afin d’inciter à « privilégier les zones réglementées pour vous baigner en toute sécurité » et de déconseiller la baignade « dans ce cours d’eau particulièrement instable dont la variation de débit peut fluctuer très vite ». Pour les autorités, même après plusieurs étés caniculaires, il n’est toujours pas envisageable que les 400 000 habitants de la cuvette puissent profiter de la fraîcheur des cours d’eau qui la traversent... Si 181 réunions et 86 millions d’euros ne prévoient rien pour la baignade, c’est que sur cette rivière comme sur les autres, c’est la fameuse « houille blanche » qui dicte sa loi. On reviendra sur la baignade dans un prochain numéro.

    https://lepostillon.org/Faire-barrage-aux-travaux-du-Drac.html

    #rivière #Drac #Grenoble #Isère #castors #budget #coût

  • #Collberg galerie à #Grenoble

    Collagiste : Artiste créateur d’œuvres à partir de papiers, journaux, cartons, etc

    Les techniques peuvent être mixtes : peinture, dessin, photos, mais personnellement j’aime le collage pur.

    Mes outils sont très simples : règle, colle, cutter et bistouri.

    D’une image naît l’idée, puis de l’idée la composition qui parfois tient presque de l’écriture automatique, et les choix s’imposent ..... poétiques, politiques, sociologiques, surréalistiques !!!!!

    On y revient, on modifie, et après il faut coller !!!!!


    https://www.collberggalerie.fr
    #collage #art #galerie #galerie_d'art

    ping @reka

  • « Beaucoup d’élus ne savaient même pas ! » : près de Grenoble, l’implantation rapide et sans recours d’un data center

    Le #supercalculateur dédié à l’#IA porté par l’entreprise #DataOne est en service, un peu plus d’un an après l’annonce du projet. Alors que les pouvoirs locaux et les citoyens ont été relégués au rang de spectateurs, les ambitions du centre de données, présenté comme le plus puissant d’Europe, se heurtent à la réalité du terrain.

    À Eybens, commune de 10 500 habitants, voisine de Grenoble, le « cloud » ressemble à un ensemble de bâtiments en béton, longs et bas, comme il en existe à l’infini dans les zones industrielles. Le centre de données dédié à l’IA, présenté par DataOne comme le plus grand supercalculateur d’Europe, est saucissonné entre la rocade, la régie des transports grenoblois et un centre d’exposition démesuré.

    Sur la façade de tôle noire — du plastique repêché de l’océan, si l’on en croit le propriétaire, l’entreprise étale son slogan. « DataOne, sustainable datacenter ». Son « data center durable » #Charles-Antoine_Beyney, le PDG, rêve de le faire fonctionner à la puissance de 200 mégawatts. L’équivalent de la consommation de la ville de Bordeaux. Pour l’heure, la première tranche de travaux prévoit de monter des 15 MW actuellement utilisés à une capacité de 80 MW pour 2028, la cible des 200 mégawatts restant conditionnée à l’étude de raccordement RTE. La métropole grenobloise, de son côté, reste prudente sur l’objectif de DataOne et penche davantage sur un scénario à max 100 MW dans une étude d’impact commandée en 2025.

    Les collectivités locales désarmées par l’État

    Lors de la réunion publique à la salle des fêtes d’Eybens début janvier 2026, Antoine Beyney tentait de rassurer citoyens et membres d’associations mobilisés contre le supercalculateur. « C’est un projet français, regardez-moi, je suis Français ! » . Dans les faits, l’investisseur, qui a posé 800 millions d’euros sur la table, est le sulfureux groupe émirati #G42. Les #puces informatiques qui équiperont les installations seront fournies par l’américain #AMD. DataOne émane d’une entreprise irlandaise et sa holding est basée au Luxembourg. Quant à son PDG, il vit à Dubaï depuis des années.

    Dans la région, les collectivités locales n’ont pu que constater l’implantation du data center. « DataOne est arrivé avec ses gros sabots. Ils ont contacté la presse avant les interlocuteurs locaux. Nous n’avons pas pu intervenir au moment de la vente des bâtiments. Notre ambition est de réduire notre empreinte environnementale numérique, mais l’IA vient tout foutre en l’air ! », se désole Florent Cholat, vice-président à la Métropole de Grenoble, en charge du numérique.

    Nicolas Richard, le maire d’Eybens (récemment réélu) est tout autant réduit au rôle de figurant, comme beaucoup d’autres élus dépourvus de véritables moyens juridiques pour encadrer ces infrastructures très spécifiques. Il a alerté la préfecture et demandé la mise en place d’un dialogue entre les différentes parties. Sans résultats. De son côté, l’État a cherché à accélérer les procédures administratives en déclarant les data centers « #projet_d’intérêt_national_majeur », dans l’article 15 de sa loi de simplification de la vie économique (dont le vote a été repoussé après les élections municipales).

    Ce #label pourrait considérablement accélérer l’implantation des data centers en France et permettre au gouvernement de respecter le calendrier fixé par Emmanuel Macron. En février 2025, celui-ci a érigé la souveraineté nationale en matière d’#intelligence_artificielle en priorité, faisant du déploiement de 35 data centers sur tout le territoire, la colonne vertébrale de sa stratégie.

    Concrètement donc, l’État pourrait se substituer aux #collectivités_locales pour l’instruction des projets. Les consultations publiques seraient allégées, les règles environnementales pourraient être drastiquement assouplies et le nombre de recours réduit.

    Un data center qui souffle le chaud et le froid

    Si la loi de modernisation de l’économie devait, dans l’hypothèse de son adoption par le parlement, exonérer le centre de données d’Eybens d’une étude d’impact en bonne et due forme, la Métropole grenobloise en a tout de même commandé une. Résultat : le data center se situe dans un #îlot_de_chaleur, où la température est 3,5 degrés plus chauds que le reste d’Eybens. En cas de fonctionnement à 100 MW, le data center ajouterait de 0,1 à 0,2 degré à la fournaise ambiante.

    Pour refroidir son matériel, le data center demanderait l’équivalent de trois piscines olympiques (soit 12 000 m3) chaque année. Infiniment moins que ce que les data centers IA américains nécessitent à l’heure actuelle, mais un volume d’#eau important dans un département régulièrement classé en vigilance rouge en juillet et en août. Cette performance serait permise, selon Charles-Antoine Beyney, par un « système de #refroidissement révolutionnaire ». Contacté pour plus de précision, il n’a pas donné suite à nos sollicitations.

    Pour l’hiver, M. Beyney a proposé à la métropole de mettre à sa disposition l’eau usagée et chauffée. Après avoir étudié la question, la collectivité a refusé. « L’eau du data center sort à 65 degrés. Celle qu’on utilise est chauffée à 100 degrés. La seule possibilité aurait été d’installer une pompe à chaleur pour un coût de 20 millions d’euros. Au final nous aurions payé plus cher la chaleur du data center que la nôtre », explique Florent Cholat.

    Côté jobs, le data center n’aura pas non plus de #retombées positives sur la commune d’Eybens. L’ancien propriétaire des bâtiments, le géant américain HP, employait il y a encore quelques mois 350 collaborateurs. Loin de la centaine d’emplois avancée par le PDG de DataOne. Une différence qui se traduit sur la #taxe_foncière : DataOne paiera près de 200 000 euros de moins que HP. M. Beyney promet de les rendre à la municipalité « quand le data center fera du profit ».

    « Les gens ne sont pas du tout au courant »

    À Grenoble, ville où les écologistes ont obtenu 9 % des suffrages lors de l’élection présidentielle de 2022, soit le double du score national des verts, un quasi-silence accompagne l’installation du data center. Une pétition portée par #STOP_DataOne et soutenue par une quinzaine d’organisations locales réclamant un moratoire sur le projet et des études d’impact a récolté près de 6500 signatures. Mais mis à part cela, ce projet de grande envergure ne semble pas faire lever le moindre sourcil du côté du grand public.

    Marina Quenard, membre du collectif à l’origine de la pétition, s’étonne : « J’ai tracté dans la rue, et les gens ne sont pas du tout au courant. Et beaucoup d’élus ne savaient même pas ! » Le sujet n’a pas non plus affleuré d’un poil lors de la campagne pour les élections municipales. Pourtant, les inquiétudes sont bien là. Les citoyens au courant craignent notamment les générateurs de secours au fioul, de 22 mégawatts, particulièrement polluants. Une étude de 2024, de l’Université de Californie et CalTech a d’ailleurs démontré que ces générateurs causaient de l’asthme chez les populations avoisinantes, et participait même à l’accroissement des risques de décès dû à la pollution de l’air.

    Les habitants redoutent également le #conflit_d’usage électrique, c’est à dire des tensions d’arbitrage lorsqu’il y a plus de demandes que d’#énergie disponible. Le risque est clairement évoqué par un rapport du Shift Project sorti mi 2025, qui estime que la consommation énergétique des data centers français pourrait quadrupler en dix ans pour atteindre 7,5 % de la demande totale de courant électrique.

    « Plus connu pour ses coups de comm’ que ses réussites »

    Du côté de la métropole, Florent Cholat dit rester vigilant, et évoque l’utilisation de moyens juridiques si le data center venait à atteindre la puissance annoncée. « On sait qu’il y a un accord avec #Enedis pour monter à 100 MW, mais on ne sait même pas s’ils y arriveront. Charles-Antoine Beyney est plus connu pour ses coups de comm’ que ses réussites. Notre indice de confiance dans le projet est faible. »

    Car la réalité freine les ambitions de DataOne. À l’annonce du projet, l’entreprise envisageait d’atteindre un gigawatt (soit la consommation d’un million d’habitants). Il n’est plus question du gigawatt, l” ambition du projet a été divisé par cinq pour atteindre les 200 mégawatts l’an prochain, mais seuls 15 mégawatts sont d’ores et déjà disponibles sur site. Les travaux nécessaires pour mutualiser les deux calculateurs isérois et atteindre 80 mégawatts fin 2025 n’ont pas encore commencé, mais devraient durer trois ans. Comme beaucoup d’autres projets de data centers, la puissance annoncée, argument massif destiné aux investisseurs, est souvent délirante. Et face à la réalité, les chiffres retombent systématiquement comme un soufflé.

    « On ne peut pas se comprendre »

    Dans la salle des fêtes d’Eybens, lors de la réunion publique, Charles-Antoine Beyney et les habitants engagent un débat sur l’intérêt d’un tel projet, et de la course à l’IA plus généralement. Pour le patron de DataOne, investir dans l’IA n’est même pas une question. « On est dans une guerre du savoir. Ce qui nous a placé au sommet de la chaîne alimentaire, c’est notre cerveau, pas notre force physique. Aujourd’hui, celui qui dispose de la plus grande intelligence, c’est celui qui dominera le monde de demain. Si tu n’as pas cet armement, tu es mort, obsolète. ».

    Une rhétorique proche de celle des Tech bros de la Silicon Valley qui tranche avec les préoccupations locales sur les conditions de vie, la pollution, les nuisances. « Il nous a dit qu’à Dubaï, où il vit, ses enfants apprenaient l’IA à l’école. J’ai l’impression qu’on ne parle pas le même langage, qu’on ne peut pas se comprendre », soupire Marina Quenard en se rappelant les échanges.

    https://synthmedia.fr/vie-quotidienne/beaucoup-delus-ne-savaient-meme-pas-pres-de-grenoble-limplantation-rapide
    #data_center #Grenoble #Eybens #infrastructure #centre_de_données

    signalé aussi par @biggrizzly :
    https://seenthis.net/messages/1163221

    ping @xbodin

  • #barrages hydroélectriques : le discret retour de la #privatisation voulue par l’UE
    https://lvsl.fr/barrages-hydroelectriques-le-discret-retour-de-la-privatisation-voulue-par-lue

    Depuis au moins dix ans, la Commission européenne presse Paris d’ouvrir à la #concurrence les concessions des barrages hydroélectriques. Deuxième source d’électricité, amortis et rentables, pilotables et jouant un rôle central dans la gestion de l’eau, ceux-ci ont été préservés de la rapacité du secteur privé depuis un siècle. Tout en prétendant maintenir les barrages dans le giron public, une proposition de loi directement issue des négociations avec l’UE prépare en réalité leur privatisation rampante et instaure un mécanisme similaire à l’ARENH, qui a ruiné #EDF. Alors que la bataille pour sauver nos barrages va reprendre, l’option alternative de la quasi-régie et surtout la désobéissance à l’idéologie du marché continuent à être (...)

    #Économie #alstom #Engie #General_Electric #Grenoble #hydroélectricité #Macron #néolibéralisme #Union_Européenne

    • #Chemin_faisant

      Avant d’aller plus loin, un billet “préliminaire” qui vise à poser les bases, décrire la démarche, expliquer les contenus… bref à justifier, si besoin était, le pourquoi du comment de ce carnet, qu’on peut résumer avec quelques mot-clé : #critique du #tout-voiture, #alternatives, #imaginaire, #pratiques et #modes_de_vie, #Grenoble et sa cuvette, quartier, rue, #émancipation

      On peut vivre (volontairement) sans bagnole (à Grenoble notamment)

      Si, malheureusement, certains territoires et certains modes de vie contraignent à vivre avec une bagnole, pour aller bosser, pour se nourrir, se divertir ou pour faire ses démarches diverses, force est de constater que, quand on vit dans l’agglomération la plus plate de France, qui plus est un milieu urbain dense, bien desservi et fourni en services, se passer volontairement de voiture paraît relativement aisé et justifié. Et pourtant, à Grenoble comme ailleurs, assez peu de gens, et sans doute encore moins des familles, font le #choix de ne pas en avoir (et de ne pas en louer une, ou s’en faire prêter, tous les 4 matins), quand bien même ils et elles en possèdent une juste pour les loisirs…

      Ce carnet est donc d’abord là pour montrer que l’on vit bien sans bagnole dans cette cuvette saturée mais attachante : pour peu que l’on ne calque pas ses envies de mobilité sur la ‘culture du tout-bagnole’, une multitude de #solutions existent en effet pour satisfaire autrement nos besoins de bouger, à proximité de la métropole ou au-delà. Marcher et pédaler évidemment, mais aussi monter dans un bus, un tram ou un train, pour profiter de ce que le coin de la rue, le quartier ou les premiers bouts de forêts et les près et champs qui touchent la ville ont à nous offrir : les possibilités sont inépuisables. Et le plaisir est souvent au rendez-vous, ne serait-ce que celui de savoir qu’on contribue, mine de rien, par l’acte et par l’exemple, à construire un monde plus beau et plus juste. Rien que ça.

      Commençons par déconstruire l’imaginaire de la bagnole

      La voiture et son monde sont une drogue dont les ravages, contrairement à la clope ou à la boisson, sont encore largement escamotés : ces boites en métal d’une tonne peuvent passer devant une école à 30 km/h, et frôler des gamins qui ne dépassent pas les rétroviseurs sans que ça ne soit insupportable pour la majorité des gens. Dans le même ordre d’idée, il y a quelques décennies en arrière, laisser des enfants enfermés pendant des heures dans une pièce enfumée était normal, ce qui n’est heureusement plus le cas aujourd’hui. Les mentalités évoluent, les connaissances et les perceptions également, et aujourd’hui le tabagisme passif n’est plus toléré. Mais alors, comment se fait-il qu’on continue à vivre, sans broncher ou presque, dans un monde saturé à ce point-là de bagnoles, avec tous les méfaits, proches ou lointains, que cela engendre ?

      Probablement que l’usage de la voiture ne serait pas si dominant et ses méfaits ne seraient pas tant tolérés si l’imaginaire de la bagnole et de son monde n’était pas profondément ancré dans nos têtes, modelé par des décennies de matraquage publicitaire et de modelage culturel. L’état de fait physique - le tout-voiture- est donc avant tout une construction sociale, pronée par certains et acceptés par une majorité. Partant de là, tous les moyens sont donc bons pour déconstruire cet enfumage généralisé, en partie inconscient : asséner les chiffre-massue des accidentés ou des taux de pollution, mettre en regard la réalité et la perception qu’on en a, tisser des contre-récits… C’est en tout cas ces recettes que je tente de mettre en oeuvre dans ce carnet.

      Vers un #monde_dévoituré

      Un monde qui lâcherait la voiture… c’est tout un univers de possibles qui s’ouvre, fait de ré-appropriation des espaces et du temps, de re-connexion avec ce qui nous entoure, de ré-ensauvagement de nos vies. Plus concrètement, dévoiturer nos villes et nos vies, c’est rendre les rues plus sûres et vivables, pacifiées et mieux partagées, l’air moins toxique, c’est faire régresser le goudron et béton pour laisser la place à de la vie animale et végétale : de quoi rendre autant désirable le coin de la rue, que l’autre bout du monde où l’herbe n’est pas forcément plus verte… Alors, laissons-nous aller à imaginer ce nouveau monde et posons-nous la question : comment occuperons-nous cette rue, ce parking, cette autoroute ou cette zone commerciale une fois que les bagnoles n’y circuleront plus ?


      #voiture #mobilité #alternative #transports #espace
      #géographie_culturelle #ressources_pédagogiques

  • #OpenGre

    Le site OpenGre propose une série de #cartes_interactives destinées à accompagner et prolonger la lecture de l’ouvrage. Ces cartes permettent d’accéder de façon intuitive, quartier par quartier et commune par commune, à tout un ensemble de données, d’informations et de documents sur la ville et son agglomération. Les ressources ainsi mises à la disposition du plus large public possible sont mobilisables dans tous les enseignements de sciences humaines et sociales qui s’attachent aux questions locales ou sont susceptibles de puiser leurs exemples, leurs terrains ou leurs « cas » dans le territoire. Et au-delà, elles peuvent intéresser un grand nombre de chercheur·ses, de citoyen·nes de Grenoble et son agglomération, d’acteur·ices associatif·ves et des politiques de la ville, et plus généralement de toutes les personnes qui peuvent en avoir un usage dans le cadre de l’enseignement, de la recherche, de l’expertise et de l’action sur le territoire. Ces informations et ces ressources pourront aussi, nous l’espérons, susciter la curiosité de toutes celles et tous ceux, grenoblois·es ou non, qui veulent en savoir plus sur la ville.

    https://opengre.univ-grenoble-alpes.fr
    #livre
    #cartes #données #Grenoble #sociologie #livre

    ping @reka

    • Graffitis

      Les #murs de Grenoble sont couverts d’#inscriptions, qui disent la ville d’une autre façon… Cette carte interactive permet d’accéder à des photographies géolocalisées des graffitis visibles dans l’espace public grenoblois depuis septembre 2024. Cliquez sur une zone pour l’agrandir, visualisez et localisez ces inscriptions dans leur environnement, quartier par quartier et rue par rue. Vous pouvez même faire des recherches dans les textes des graffitis !

      https://opengre.univ-grenoble-alpes.fr/graffiti

    • J’aurais aimé du temps où j’étais éducatrice dans la rue pouvoir bénéficier, participer à la collecte des grafittis voire même en écrire quelques uns. Du rêve, de la poésie, de la création, ...

  • Véloparade à Grenoble sur les traces de femmes remarquables
    https://www.visionscarto.net/veloparade-grenoble

    Une véloparade organisée à Grenoble le 8 mars 2025 par l’association ADTC - Se déplacer autrement a été l’occasion de découvrir quelques (trop rares) rues dédiées à des figures féminines. Visionscarto vous invite à reparcourir l’itinéraire emprunté par un groupe de cyclistes en mixité choisie pour découvrir ces femmes qui composent le paysage odonymique grenoblois, très majoritairement masculin. C’était l’occasion de retracer la biographie de femmes connues — Louise Michel, Malala Yousafzai, (…) Billets

    #femmes #toponymie #odonymie #Grenoble

  • Après le #Drac, le collectif « #Les_gens_qui_ont_chaud » plonge dans l’#Isère

    Après deux baignades cet été dans le Drac, le collectif "Les gens qui ont chaud" organise ce samedi un troisième "big splash", cette fois dans l’Isère. L’objectif affiché  : démontrer que la baignade dans les cours d’eau naturels est possible et ouvrir le débat sur cette pratique en zone urbaine.

    La dernière opération, le 6 septembre, avait rassemblé une cinquantaine de participants dans une eau à 16 °C. Une expérience rafraîchissante mais illégale  : depuis la première opération au début de l’été, les maires de #Fontaine et de #Seyssinet-Pariset avaient pris des #arrêtés interdisant la baignade dans cette portion du Drac, sur fond de prudence après le drame du 4 décembre 1995 survenu quelques kilomètres en amont. Ce jour-là, six écoliers et leur accompagnatrice étaient morts noyés après une brusque montée des eaux.

    Pour le collectif, ces #restrictions sont excessives : «  Le courant n’est pas un danger nécessitant une #interdiction, la qualité de l’eau des rivières grenobloises est excellente et nous restons très vigilants face à d’éventuelles #montées_d’eau suite à un lâcher d’EDF  ». Les organisateurs soulignent que la #baignade_urbaine est déjà une réalité ailleurs en France, comme dans la Seine à Paris.

    Ce samedi 20 septembre, les membres du collectif se retrouveront à partir de 10 h sur le ponton de l’Aviron Grenoblois (39 quai Jongkind) , dans le quartier de l’Île Verte à Grenoble, pour une baignade sportive (le courant est plus fort que dans le Drac). Ils veulent organiser ensuite une réunion publique à l’automne et générer un débat contradictoire sur la baignade en zone urbaine. Et si le sujet s’invitait dans la prochaine campagnes municipale ?

    https://www.telegrenoble.net/informations-grenoble/actualite/apres-le-drac-le-collectif-les-gens-qui-ont-chaud-plonge-dans-l-isere_
    #baignade #rivière #baignades_urbaines #villes #urbanisme #Grenoble #résistance

  • Un soleil à Grenoble
    https://lundi.am/Un-soleil-a-Grenoble

    C’est presque par hasard, que le Groupe Grothendieck qui traque inlassablement depuis Grenoble les dernières avancées de la domination techno-scientifique, a découvert l’existence d’un voisinage quelque peu inquiétant : une start-up du nucléaire.

    #Grenoble #nucléaire #critique_techno #Groupe_Grothendieck #histoire #énergie #électricité

  • Les vélos blancs dans la région grenobloise

    Les vélos blancs : objets de #mémoire et de #sensibilisation

    Un vélo blanc est un type de #mémorial de bord de route matérialisé par une bicyclette peinte en blanc, déposé à l’endroit de l’#accident qui a occasionné des blessures, ou qui a coûté la vie à un ou une #cycliste. Initié en 2003 aux États-Unis, ce mouvement s’est répandu dans plusieurs pays dont la France.
    Un vélo blanc est généralement installé dans le cadre d’une cérémonie publique en quatre temps, organisée en accord et en concertation avec les proches de la victime : cortège, prises de paroles, moment de recueillement, et dépose du vélo.
    Les prises de parole sont l’occasion de rendre #hommage à la victime, d’exprimer de la #solidarité envers ses proches, mais aussi de susciter une réflexion sur la #sécurité de tous les usagers de la route et en particulier des plus vulnérables (piétons et cyclistes).

    Dans la région grenobloise
    L’émotion légitime suscitée par un accident qui coûte la vie à un ou une cycliste, l’incompréhension voire une forme d’indignation, ont conduit certains collectifs et associations (dont l’ADTC-Se déplacer autrement) de la région grenobloise à se mobiliser pour éviter que cet évènement tragique ne soit banalisé. Depuis 2022, trois vélos blancs ont ainsi été déposés, lors de cérémonies émouvantes et dignes, en présence des proches de la victime, avec pour objectif principal de ne pas oublier les circonstances du décès d’un ou d’une cycliste à cet endroit-là, ce jour-là.

    Les trois vélos blancs qui ont dû malheureusement être déposés depuis 2022 :
    - Florence, 38 ans, décédée le 25 mars 2021, vélo blanc déposé le 26 mars 2022 au carrefour entre les boulevards Vallier/Foch et Libération à Grenoble

    - Alek, 14 ans, décédé le 13 juin 2022, vélo blanc déposé le 24 juin 2023, rue du Général Mangin, à la hauteur de l’entrée du parc Georges Pompidou à Grenoble

    - Valéria, 15 ans, décédée le 19 février 2023, vélo blanc déposé le 21 juin 2025 au carrefour de l’avenue du Maquis de l’Oisans et de la rue de la Houille Blanche à Pont-de-Claix

    Carte interactive donnant la localisation exacte des vélos blancs :
    https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/velos-blancs-en-france_1268727#6/43.013/2.637


    https://www.adtc-grenoble.org/velos-blancs-dans-la-region-grenobloise

    #vélos_blancs #cartographie #carte_interactive #vélo #victimes #vélo_blanc #Grenoble

  • Cantine : ces villes bannissent le thon à cause du mercure

    Les villes de #Bègles, #Grenoble, #Lille, #Lyon, #Montpellier, #Mouans-Sartoux, #Paris et #Rennes ont décidé de ne pas servir de produits à base de thon dans les menus scolaires. « Les enfants peuvent très vite dépasser la Dose Hebdomadaire Tolérable (DHT), c’est-à-dire la quantité maximale ingérable régulièrement au cours d’une vie avant de s’exposer à un #risque_sanitaire. Plus précisément, l’enquête a montré que la consommation dans la semaine d’une seule conserve (100 g) contenant du mercure au niveau autorisé pour le thon, conduirait un enfant de 20kg à ingérer près de quatre fois plus de mercure que cette limite ».

    Les signataires :

    Bègles, Clément Rossignol PUECH, Maire de Bègles, Vice-Président de Bordeaux Métropole ;
    Grenoble, Antoine BACK, Adjoint au Maire délégué aux risques et à la stratégie alimentaire et Salima DJIDEL, Conseillère municipale déléguée à la restauration municipale ;
    Lille, Charlotte BRUN, Première Adjointe au Maire de Lille, Vice-Présidente de la Métropole Européenne de Lille ;
    Lyon, Gautier CHAPUIS, Adjoint au Maire ;
    Montpellier, Marie MASSART, Adjointe au Maire ;
    Mouans-Sartoux, Gilles PEROLE Adjoint au Maire ;
    Paris, Anne-Claire BOUX, Adjointe à la Maire de Paris en charge de la santé et Audrey PULVAR, Adjointe à la Maire de Paris en charge de l’alimentation durable, de l’agriculture et des circuits courts ;
    Rennes, Ludovic BROSSARD, Conseiller municipal délégué à l’alimentation durable de la ville de Rennes.

    https://www.cafepedagogique.net/2025/08/29/cantine-ces-villes-bannissent-le-thon-a-cause-du-mercure
    #cantines #contamination #mercure #pollution #océans #thon #poisson #alimentation #écoles

  • À #Grenoble, l’énième retour d’#Alain_Carignon, élu corrompu n’ayant jamais abdiqué

    Comme Patrick Balkany, Alain Carignon ne lâche jamais. Condamné et incarcéré dans les années 1990, l’ex-ministre RPR se lance dans une nouvelle campagne pour tenter de reprendre la ville de Grenoble.

    À 76 ans, il n’a jamais renoncé à la politique, bien qu’il soit l’élu français ayant purgé la plus longue peine de #prison pour des faits de #corruption, en tant que maire (RPR) de Grenoble (Isère), dans les années 1990. L’inoxydable Alain Carignon entend toujours compter, et il tient à le faire savoir. Il vient ainsi de se fendre d’une tribune publiée le 12 août par Le Figaro, dans laquelle il ne craint pas de donner des leçons de morale politique à l’actuel maire écologiste Éric Piolle, et appelle à « #sauver_la_ville », rien de moins.

    Au mois de juin, Alain Carignon avait déjà posté une vidéo tout en modestie, dans laquelle il annonçait faire don de sa personne à la capitale du Dauphiné pour les #municipales de mars 2026. « La réalité, c’est celle de crises multiples qui affaiblissent et menacent gravement l’avenir de Grenoble, crises financière, sécuritaire, écologique, sociale », déclamait-il dans cette vidéo. Mais pas de crise de l’#éthique ?

    Alors qu’Éric Piolle, lui-même pris dans les filets de la justice (il a été condamné pour favoritisme en septembre 2023, et est menacé par une seconde affaire de détournement de fonds publics), a déjà déclaré qu’il ne se représenterait pas à la mairie, et que des ambitions se manifestent ici ou là, la candidature autoproclamée d’Alain Carignon risque de compliquer la donne à droite. Les Républicains (LR), qui n’ont pas encore désigné leur candidat, ne sont pas forcément enchantés par cet #éternel_retour du maire déchu. « La commission nationale d’investiture doit se réunir à la rentrée », se borne à déclarer un responsable de LR sollicité par Mediapart.

    Alain Carignon, c’est un peu le sparadrap du capitaine Haddock. Quelques années à peine après sa sortie de prison, il avait ainsi obtenu, en 2003, de pouvoir prendre la tête de la fédération #UMP de l’Isère. L’ancien maire déchu, resté proche de Nicolas Sarkozy, aux côtés duquel il était membre du gouvernement Balladur en tant que ministre de la communication de 1993 à 1994, avait également obtenu l’investiture de l’UMP aux législatives de 2006, et il avait été battu.

    Qu’à cela ne tienne. En 2020, alors qu’il vivait une partie de l’année au Maroc et se déclarait consultant en entreprises, Alain Carignon menait une liste divers droite aux municipales de Grenoble et recueillait 23 % des voix au second tour, à l’issue duquel Éric Piolle était réélu.

    Deux fois ministre

    S’il paraît aujourd’hui affaibli politiquement, Alain Carignon faisait figure de jeune espoir de la droite dans les années 1980-1990. Maire de Grenoble de 1983 à 1995, président du conseil général de l’Isère de 1985 à 1997, entre autres mandats, il a aussi été ministre délégué à l’environnement de Jacques Chirac (1986-1988), puis ministre d’Édouard Balladur, donc. Il est finalement tombé à cause d’affaires de probité, comme Michel Noir à Lyon ou Michel Mouillot à Cannes.

    En 1994, Alain Carignon démissionne du gouvernement juste avant sa mise en examen et son placement en #détention pour ses liens financiers avec la #Lyonnaise_des_Eaux de #Jérôme_Monod, dont une filiale venait de remporter le marché de l’#eau à Grenoble. En contrepartie, l’entreprise avait renfloué des publications à la gloire du maire RPR, qui s’était aussi vu offrir un appartement à Paris et divers avantages estimés à 19 millions de francs (l’équivalent actuel de 4,7 millions d’euros), comme l’avait révélé le lanceur d’alerte Raymond Avrillier.

    « Alain Carignon conteste. Et commet une erreur : il tente de faire revenir sur leurs déclarations des témoins », se souvient son avocat, André Buffard, dans Coups de maîtres (Éditions Le Progrès, 2025). Le conseil y relate l’« incrédulité » de son client qui « se répète : Ce n’est pas possible qu’on [lui] reproche quoi que ce soit, alors que tout le monde le fait ! ».

    En 1996, l’ex-maire de Grenoble est finalement condamné en appel à quatre ans de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité pour « #corruption_passive, #abus_de_biens_sociaux et #subornation_de_témoins ». Libéré en mai 1998 après avoir effectué un total de vingt-neuf mois de #détention, il devient alors l’homme politique français ayant effectué le plus long séjour en prison.

    Ce n’est pas tout. Alain Carignon a, par ailleurs, été condamné en 1999 à dix-huit mois de prison avec sursis pour « abus de biens sociaux et #usage_de_faux » pour sa gestion d’une société d’économie mixte, #Grenoble_Isère_développement (GID). Enfin, il a dû rembourser en 2011 une somme importante au conseil général de l’Isère, après une #condamnation prononcée par la chambre régionale des comptes, et confirmée par la Cour des comptes, au sujet de la construction d’un échangeur qui avait donné lieu au versement d’une commission au montant « inhabituellement élevé ».

    Casseroles judiciaires partagées

    Alain Carignon ne semble pas trop embarrassé par sa batterie de casseroles judiciaires. Ni par celles de ses proches. Deux de ses colistiers, élus comme lui dans l’opposition municipale de 2020, ont également des soucis avec la justice.

    Définitivement condamné à trois ans de prison, dont deux ferme, et cinq ans d’inéligibilité pour escroquerie au préjudice du Comité national d’action sociale (CNAS), #Nicolas_Pinel a été contraint à la démission en décembre 2023. Celui qui fut le directeur de campagne d’Alain Carignon en 2020 a été reconnu coupable du détournement de plus de 400 000 euros de ce service d’accompagnement social entre 2016 et 2019 pour alimenter un « train de vie important » mais aussi pour soutenir un « candidat à une élection municipale », comme le précise le jugement révélé par l’association Démocratie, écologie, solidarité.

    Un autre colistier de Carignon, #Chérif_Boutafa, a lui été condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis en première instance, en 2021, dans le cadre d’une affaire touchant à l’aide au séjour irrégulier d’immigrés vietnamiens dans l’agglomération grenobloise.

    Au cours du procès en première instance, le parquet avait présenté l’élu – propriétaire avec son épouse d’un restaurant – comme un « restaurateur profiteur » d’un réseau ayant connu un destin funeste. Deux réfugiées avaient été retrouvées mortes dans un camion découvert en 2019, près de Londres, avec 39 corps à l’intérieur. Chérif Boutafa ayant fait appel de la décision, il doit être jugé en septembre.

    Alain Carignon n’est pas le seul « grand brûlé » des affaires judiciaires à tenter un retour en politique. Âgé de 76 ans lui aussi, l’impayable Patrick Balkany a annoncé récemment qu’il souhaitait se présenter aux municipales de 2026 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), ville dont il a longtemps été le premier édile. Il entend « virer » la maire actuelle (son ancienne directrice de cabinet), malgré ses nombreuses condamnations et une peine d’inéligibilité toujours en cours.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/130825/grenoble-l-enieme-retour-d-alain-carignon-elu-corrompu-n-ayant-jamais-abdi
    #le_retour #élections_municipales #élections

  • #Saint-Rambert-d’Albon - Grenoble, ce potentiel #itinéraire de #maillage, de #contournement et de #désenclavement

    La question de l’engorgement du nœud ferroviaire lyonnais pourrait trouver un début de solution par la construction du contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise (CFAL), qui libèrerait des sillons en gare de la Part-Dieu. Pour autant d’autres contournements, qui ne sont jamais évoqués, ont existé et pourraient être réactivés tant à l’ouest et surtout au sud avec la ligne Saint-Rambert-d’Albon-Grenoble.

    On pense bien sûr au contournement par l’ouest lyonnais, de Lozanne à Givors, aujourd’hui repris sur deux sections par le service du train-tram de l’Ouest Lyonnais (du raccordement de Tassin à Brignais) ou par sa correspondance thermique (de Tassin à Lozanne). Mais, de plus, un contournement par le sud de Vienne pour nourrir l’axe entre Grenoble, le sud de Lyon (Vienne) et la Loire sans transiter par Part-Dieu présenterait un grand intérêt pour le maillage ferroviaire et le désenclavement de populations entières. Il exigerait la réactivation de la ligne reliant Saint-Rambert-d’Albon à Rives (jonction à Beaucroissant). Mais il est enfoui dans les non-dits de la technocratie française.

    Côté ouest de Lyon, la ligne de contournement avait été tardivement conçue en prolongement de la ligne Paray-le-Monial – Lozanne. Celle-ci avait été mise en service de Lamure-sur-Azergues à Lozanne en octobre 1895, de Paray-le-Monial à Lamure-sur-Azergues en septembre 1900, de Lozanne à Tassin en novembre 1906 et enfin de Tassin à Givors-Canal en juin 1910, ce qui en fit une des lignes parmi les plus récentes du réseau historique. Notons que la ligne de l’Azergues est dotée depuis 1995 d’un canton de... 65 km et mise à voie unique, signe d’un manque consternant d’anticipation.

    Sa mission était tournée principalement vers le flux de fret nord-sud-est, via la ligne de l’Azergues (Moulins/Le Creusot-Paray-le-Monial) ou via la ligne du Bourbonnais (Nevers, Saincaize, Moulins, Saint-Germain-des-Fossés). Au demeurant l’offre voyageurs sur la section tangentant Lyon (Tassin-Givors-Canal) cessa dès janvier 1932, sous la gestion du PLM, devenant l’une des première lignes de ce réseau à être privée de service voyageurs, qui n’avait tenu que 22 ans, bien avant les liquidations massive entreprises dès sa création par la SNCF en 1938.

    Côté sud, la première liaison Grenoble-vallée du Rhône

    Tournons-nous vers le sud. La première liaison ferrée entre Grenoble et la vallée du Rhône (la ligne Paris-Marseille) fut tracé par la plaine de la Bièvre, d’orientation est-ouest entre les collines du Bas-Dauphiné de même orientation. Elle reliait le quartier de Pique-Pierre sur la rive droite de l’Isère à Grenoble (Saint-Martin-le-Vinoux), le pont n’ayant été achevé que peu après, à Saint-Rambert-d’Albon, cité située entre le Péage-de-Roussillon côté nord et Andancette côté sud. Cette ligne fut précocement mise en service, en novembre 1856 de Saint-Rambert-d’Albon à Rives, en juillet 1857 de Rives à Saint-Martin-le-Vinoux, puis en juillet 1858 jusqu’à Grenoble par le pont nouvellement construit. C’est Napoléon III qui inaugura la ligne en 1860 en effectuant le voyage de Saint-Rambert à Grenoble.

    La ligne avait été conçue pour ménager la mise à double voie. Son embranchement à Saint-Rambert-d’Albon ménageait tant les correspondances vers le nord que vers le sud. Mais les rapides mises en service des lignes de Lyon à Beaucroissant (et Grenoble) par La Tour-du-Pin (achevée 1862) et de Grenoble à Valence par Saint-Marcellin (1864) firent perdre sans délai du trafic à cette liaison est-ouest.

    Las, Peyraud-Firminy fut progressivement sacrifiée, perdant son service voyageurs par sections entre février 1940 (Dunières-Annonay), juin 1958 (Peyraud-Annonay) et juillet 1991 (Firminy-Dunières). L’itinéraire complet permettait de relier Grenoble à Saint-Etienne en 187 km, contre 188 km par Lyon. Un distance à peine inférieure qui évitait un rebroussement à Lyon mais présentait l’inconvénient d’un profil difficile entre Peyraud et Firminy avec tracé hélocoïdal à Bourg-Argental et altitude maximale de 917 m.

    Saint-Rambert-d’Albon – Rives, lien potentiel entre Grenoble et vallée du Rhône évitant Lyon

    Pour autant, l’intérêt de la ligne Saint-Rambert-d’Albon-Rives (l’embranchement est à Beaucroissant, à 2 km à l’ouest de Rives) ne disparaissait pas. Elle aurait permis aujourd’hui la liaison entre l’actif bassin grenoblois et la non moins active moyenne vallée du Rhône, industriels tous deux, tout en évitant le détour par Lyon.

    Il est consternant de noter qu’entre la préfecture de l’Isère – Grenoble – et sa sous-préfecture – Vienne – n’existe pas de liaison ferroviaire directe alors que la ligne de Saint-Rambert-d’Albon à Rives l’eût permise. Plus encore : aucun service d’autocar régulier ne relie les deux villes via l’itinéraire le plus court. Seules deux lignes à fréquence minimale relient Grenoble à Beaurepaire (69,5 km) : T50, avec 3 A-R par jour en 1 h 42 mn en semaine (2 A-R l’été, 1 A-R le samedi, 2 A-R les dimanches et fêtes) ; X08, ligne express du matin au départ de Beaurepaire, et du soir au départ de Grenoble, en 1 h 24 mn, 4 A-R par jour en semaine hors vacances scolaires, 3 A-R durant les vacances et aucun service les samedis, dimanches et fêtes

    Pour relier directement Grenoble à Vienne par transport public, la seule solution est de transiter par Lyon Part-Dieu par train TER. Le temps de parcours avec correspondance à Lyon Part-Dieu est de l’ordre de 2 h 11 mn à 2 h 17 mn pour un itinéraire de 161 km. L’attente à Lyon est de l’ordre de 40 mn. Le temps de parcours atteint 2 h 50 mn via Valence (170 km).

    Si l’itinéraire via Lyon est de 161 km, l’itinéraire ferroviaire abandonné via Saint-Rambert-d’Albon n’affichait que 116,50 km, soit une économie de 44,5 km (ou 27,64 %) et un profil nettement plus favorable par la Bièvre et la plaine de Beaurepaire que par Chabons, la vallée de la Bourbre et La Tour-du-Pin.

    Grenoble-Vienne-Saint-Etienne sans passer par Lyon, un contournement de valeur

    Si l’on envisage le réseau de façon plus générale, on peut étendre l’itinéraire ferroviaire par Saint-Rambert-d’Albon jusqu’à Saint-Etienne. A l’ouest de Saint-Rambert et Vienne, il franchit le Rhône à Chasse-sur-Rhône par le raccordement sud (si l’on prend l’hypothèse d’un parcours par la rive gauche du fleuve, plus peuplée), poursuit jusqu’à Saint-Etienne par la vallée du Giers : Givors, Rive-de-Giers, Saint-Chamond.

    Si l’itinéraire Grenoble-Saint-Etienne par Lyon affiche 188 km, celui par Saint-Rambert-d’Albon afficherait 168,5 km. L’économie serait double : l’absence de rupture de charge à Lyon Part-Dieu ; un kilométrage diminué de 19,5 km (10,4 %) avec un meilleur profil général et un bien moindre engorgement.

    D’autre part, un tel service Grenoble-Saint-Etienne direct permettrait de desservir, outre Voiron et Rives, cités actives, la plaine de la Bièvre avec Izeaux et ses entreprises, l’aéroport de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, Beaurepaire. La communauté de communes Entre Bièvre et Rhône compte 70.000 habitants. Saint-Rambert-d’Albon, situé à l’extrême nord de la Drôme, fait partie de l’intercommunalité Porte Drôme-Ardèche qui compte 48.000 habitants. Vienne (32.000 habitants) fait partie de l’intercommunalité Vienne-Condrieu agglomération qui compte 94.000 habitants.

    Un service Grenoble-Saint-Etienne par Saint-Rambert-d’Albon présenterait enfin l’avantage de permettre aux habitants de cette moyenne vallée du Rhône d’accéder à Saint-Etienne sans avoir à faire l’aller-retour Chasse-sur-Rhône-Lyon, soit 44 km cumulés. L’avantage sur cette section de voir deux fois le même paysage (principalement une autoroute) durant le même voyage n’est pas apprécié de tous. Aucune ligne régulière d’autocar ne relie Vienne à Saint-Etienne.

    Vienne, isolée de Saint-Etienne pourtant proche

    L’itinéraire ferroviaire direct Vienne-Saint-Etienne avec transit par le pont de Chasse-sur-Rhône affiche 50,5 km environ contre près de 95 km (avec correspondance) par Lyon Part-Dieu. Si Lyon Part-Dieu est encombrée, c’est aussi que les gestionnaires du réseau ont tout fait pour y concentrer les flux en démaillant le réseau historique et en compliquant (ou interdisant) les itinéraires par transport public pour les populations n’ayant pas le privilège d’habiter dans les grands centres urbains.

    Reste l’état de la ligne Saint-Rambert-d’Ambon – Rives. Il est ce que les technocrates jacobins ont décidé qu’il soit, par strabisme parisianiste, obsession centralisatrice, ignorance de la géographie physique et humaine, incapacité d’anticipation et soumission au lobby routier : une ruine.

    La ligne a perdu tout service voyageurs dès juillet 1939, un an et demi après la nationalisation des réseaux ferroviaires qui était censée les remettre en ordre. Le fret a été éliminé dans la partie orientale Izeaux-Beaucroissant (2,5 km) en mai 1967, interdisant l’accès à la ligne depuis l’est et Grenoble ; de Beaurepaire à Izeaux (29,5 km) en 1989 ; de Saint-Rambert-d’Albon à Beaurepaire (22 km) en mars 2015. Les élus de la région de Beaurepaire demandent instamment la réouverture au fret de cette dernière section. En janvier 1972, la section Beaurepaire-Izeaux était administrativement déclassée. Ne demeure à Beaucroissant qu’un court embranchement pour granulats.

    On notera enfin que lors d’un grave incident interrompant la ligne Grenoble-Lyon au-delà de Saint-André-le-Gaz, il arrive que des TER Grenoble-Lyon soient détournés par Chambéry, Culoz et Ambérieu, soit une promenade de 201 km au lieu de 129 km. Par Saint-Rambert-d’Albon, l’itinéraire Grenoble-Lyon afficherait 148,5 km…

    L’existence d’itinéraires alternatifs est une des conditions de la robustesse d’un réseau. Et la force d’une chaîne est celle de son maillon le plus faible.

    https://raildusud.canalblog.com/2025/05/saint-rambert-d-albon-grenoble-ce-potentiel-itineraire-de-maill

    #train #réseau_ferroviaire #France #Lyon #Grenoble #infrastructure #alternative

  • La Sorcière Electricité : un siècle de maléfices
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/necrotechnologies/la-sorciere-electricite-un-siecle-de-malefices

    Ce 28 avril 2025, l’Espagne et le Portugal sont privés d’électricité suite à une panne géante. Trains et métros figés, avions cloués au sol et ascenseurs coincés en l’air, feux rouges éteints et méga bouchons, commerces fermés et congélateurs dévastés, centrales nucléaires à l’arrêt, téléphones et Internet muets, portes de garages et prisons bloquées, voitures électriques à plat, distributeurs de billets hors service : « cela ressemble déjà à un film de science-fiction », dit un Portugais. (…) #Nécrotechnologies

    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/la_sorcie_re_electricite_n_p_avril_2025.pdf

  • « L’#hypocrisie des #puces_électroniques#made_in_France” »

    Relocaliser l’industrie numérique, telle que la production de puces électroniques, est un #leurre. #Quartz, #silicium, #cobalt... viennent du Sud global. « Le #numérique est une #technologie_impériale », résume notre chroniqueuse.

    C’était un mot qui faisait souffler un vent d’idéalisme, un mot de contre-sommet plus que de journal télévisé : « relocaliser ». Dans les années 2000, les altermondialistes voulaient « relocaliser l’économie ». Défendre la menuiserie de bois local contre la production mondialisée d’Ikea, soutenir l’agriculture paysanne contre la monoculture d’exportation. Le monde entier était devenu la base logistique des multinationales. Relocalisation et coopération s’opposaient à ce libre-échange impérial qui permet d’obtenir de l’huile de palme d’Indonésie ou du soja d’Amazonie cultivé sur les terres ancestrales des peuples autochtones.

    Mais en vingt ans, et plus encore depuis le Covid, « relocaliser » est devenu un mantra du patronat. Ce sont désormais les #multinationales qui demandent à l’État de les aider à rapatrier certaines activités « stratégiques ». Entre-temps, le sens du mot a complètement changé. Le but est aujourd’hui de « sécuriser les #chaînes_d’approvisionnement » : aider l’industrie à avoir sous le coude #matières_premières et #composants.

    Imaginez qu’un missile tombe sur Taïwan où se trouvent les principales fonderies de semiconducteurs, ces puces électroniques présentes dans le moindre objet du quotidien (Il y en a 160 dans un téléphone, plus de 3 500 dans une voiture hybride [1]). Voilà qui mettrait à l’arrêt la production de voitures, de drones, de satellites, d’objets connectés et d’armement (la France étant le deuxième exportateur d’armes du globe).

    Les multinationales n’ont pas subitement décidé qu’un autre monde était possible et qu’elles devaient exploser en millions de coopératives locales. C’est plutôt que, pour elles, la planète n’est plus cette base logistique commodément aménagée par les politiques de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. L’hégémonie occidentale est terminée. Il y a plusieurs empires en concurrence pour les ressources et les marchés. Tous veulent des #métaux, des #semiconducteurs, etc. pour produire peu ou prou les mêmes objets.

    #Dépendance à un vaste tissu économique mondialisé

    C’est dans ce contexte que les députés européens ont voté en juillet 2023 le #Chips_Act. Objectif : produire sur le continent 20 % de la demande européenne de semiconducteurs. À #Crolles, près de #Grenoble, l’État va consacrer 2,9 milliards du #Plan_France_Relance pour augmenter les capacités de l’usine #STMicroelectronics, un groupe franco-italien dont le siège est en Suisse.

    Une usine de semiconducteurs est-elle relocalisable comme la production de chaussettes, qu’on peut approvisionner en laine de brebis du causse d’à côté ? En quoi consiste la production de puces électroniques ? À cette question, le #collectif_Stop_Micro a consacré toute une enquête (https://stopmicro38.noblogs.org/post/2024/11/01/ce-que-signifie-relocaliser), publiée en amont des rencontres organisées à Grenoble du 28 au 30 mars avec Les Soulèvements de la Terre.

    Décrivant les étapes de la production d’une puce électronique, ce document d’une quarantaine de pages illustre « le degré de dépendance de l’industrie de la #microélectronique à un vaste tissu économique mondialisé ». « Les produits made in France de ST sont en réalité de purs produits de la #mondialisation capitaliste, et ne pourraient exister sans elle », conclut-il.

    Fondé en 2022, #Stop_Micro s’oppose à l’agrandissement des usines de puces électroniques, deux sites industriels situés en Isère qui consommeront bientôt plus d’#eau et d’#électricité qu’une ville de 200 000 habitants. Ces besoins colossaux s’expliquent par le degré de #miniaturisation des composants. Sur la moindre puce de quelques millimètres sont gravés des dizaines de milliards de #transistors dont chacun est « 10 000 fois plus fin qu’un cheveu humain », précise l’Esia, l’association européenne des semiconducteurs, dans une brochure. De l’#eau_potable ultrapure est nécessaire pour laver les plaquettes de silicium et les débarrasser de contaminants présents à l’échelle nanométrique.

    Milliards de #subventions_publiques

    Pourtant, malgré leur consommation de ressources, les usines de STMicroelectronics à Crolles et de #Soitec à #Bernin « ne produisent formellement même pas “des puces” », selon le collectif. En résumant beaucoup, disons qu’une puce électronique commence avec l’extraction de quartz dans une carrière puis sa transformation en silicium métal dans de hauts fourneaux. Pour atteindre le niveau de pureté de 99,9999999 % requis pour les semiconducteurs, il faut y ajouter de nombreuses étapes impliquant produits chimiques et hautes températures pour obtenir des lingots de silicium monocristallin ultrapur qui sont ensuite découpés en galettes très fines (#wafers).

    Ce n’est qu’à ce stade qu’interviennent les usines grenobloises. Elles reçoivent ces galettes pour y graver « par photolithographie (dans l’esprit d’une photo argentique mais en autrement plus complexe), des milliards de transistors et circuits miniatures ». À la sortie de ces usines, la puce n’existe pas encore comme objet séparé, précise Stop Micro. C’est dans d’autres sites en Asie qu’elles sont découpées, testées et préparées individuellement de façon à pouvoir être intégrées à des circuits électroniques. Ces usines « relocalisées » en Isère au moyen de milliards de subventions publiques ne sont donc qu’une étape parmi des dizaines d’autres, réparties sur toute la planète.

    Autre exemple : une minuscule puce peut contenir des dizaines de métaux différents : arsenic, tantale, titane, antimoine, gallium…. #Intel, le plus grand vendeur de semiconducteurs au monde, a travaillé pendant six ans pour retracer la provenance du #cobalt qu’il utilise afin de comprendre s’il est extrait dans des zones de guerre en République démocratique du Congo. L’entreprise n’y est parvenue qu’en partie, alors que le cobalt n’est qu’un seul de tous les métaux utilisés.

    Le fait que STMicro, à Crolles, ait plus de 6 600 fournisseurs directs donne une idée de la complexité des process mis en œuvre sur ce gigantesque site. « La fabrication de semiconducteurs est l’activité de fabrication la plus complexe que l’on connaisse actuellement », résume l’Esia. « Avant d’atteindre le stade du produit final, une puce peut faire 2,5 fois le tour du monde et traverser 80 frontières ».

    Des chaînes d’approvisionnement d’une complexité inouïe

    Il y a des technologies emblématiques de certaines formes politiques. Le métier à tisser mécanique, par exemple, cristallise le capitalisme industriel anglais du XIXe : le coton produit en Inde, les usines textiles de Manchester alimentées au charbon, les cotonnades vendues aux marchands d’esclaves africains. La puce de silicium, elle, est emblématique de l’hégémonie néolibérale des puissances occidentales des années 2000.

    Elle nécessite de maîtriser des chaînes d’approvisionnement d’une complexité inouïe, réparties sur des dizaines de pays. C’est la pax americana qui a rendu possible la Silicon Valley. Si cette domination mondiale n’avait pas existé, naturelle au point de passer pour « la fin de l’Histoire », si le monde n’avait pas été cet espace de libre-échange commodément organisé pour achalander les multinationales, il ne serait venu à l’idée de personne de numériser toutes les activités humaines.

    Car au fond, est-il bien raisonnable de rendre une société entière dépendante, pour sa survie, d’un objet qui repose sur l’activité de centaines de mines aux quatre coins du monde, qui franchit en moyenne 80 frontières avant d’atteindre le stade du produit final ? Le numérique est une #technologie impériale. Que devient-il quand l’empire vole en éclats ?

    Pour promouvoir l’activité de ses entreprises, l’Esia souligne que les semiconducteurs sont indispensables « aux soins médicaux critiques », « aux infrastructures d’eau », « à l’agriculture durable qui nourrit le monde ». Faut-il en conclure que tout doit être mis en œuvre pour trouver des terres rares, des galettes de silicium ou du cobalt ? Ou, au contraire, que l’hôpital, la distribution d’eau et l’agriculture devraient absolument pouvoir fonctionner sans informatique ? Qu’il est follement inconséquent de laisser les services essentiels à la merci de la moindre cyberattaque ou rupture d’approvisionnement.

    C’est tout ce qui sépare la quête d’#autonomie et de #sobriété, dont nous avons besoin pour nous protéger autant que pour rendre le monde plus juste, des politiques actuelles de « #souveraineté_industrielle » qui, en augmentant notre dépendance à des technologies impériales, nous condamnent à la guerre des ressources.

    https://reporterre.net/L-hypocrisie-des-puces-electroniques-made-in-France
    #puces #relocalisation #industrie

  • Parution de L’Électron libre : L’autre journal de l’Exposition internationale de la Houille blanche et du Tourisme
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/necrotechnologies/parution-de-l-electron-libre-l-autre-journal-de-l-exposition-in

    L’Électron libre vient de paraître. Découvrez l’autre journal de l’Exposition internationale de la Houille blanche et du Tourisme (16 p. couleur, 5 €). En 2025, Grenopolis célèbre le centenaire de l’Exposition internationale de la Houille Blanche et du Tourisme. Conférences, projections, visites, publications glorifient les pionniers de l’hydroélectricité et leurs successeurs, désormais pilotes de la « transition ». Laquelle consiste, non à modifier la trajectoire de l’électrification, (…) #Nécrotechnologies

    • En 2025, Grenopolis célèbre le centenaire de l’Exposition internationale de la Houille Blanche et du Tourisme. Conférences, projections, visites, publications glorifient les pionniers de l’hydroélectricité et leurs successeurs, désormais pilotes de la « transition ». Laquelle consiste, non à modifier la trajectoire de l’électrification, mais à l’accélérer. Ce que cette célébration ne fait pas, c’est le bilan d’un siècle d’électrification. Que promettaient les technocrates de 1925 - ingénieurs, industriels, élus, banquiers - et qu’ont-ils réalisé ? Dans quel état ont-ils laissé la Terre et ses habitants ?

      L’Électron libre rappelle quelques évidences oubliées des festivités du centenaire et d’abord celle-ci : la croissance infinie est impossible dans un monde fini. Les lois physiques, notamment celle de l’entropie, produisent déjà leurs effets sur le milieu naturel dont dépend notre survie. Les ignorer relève de l’obscurantisme, de la folie suicidaire, et ni « l’électrification des usages », ni l’« intelligence » artificielle n’y changeront rien. Les faits sont définitifs.

      Pour les cent ans de l’Exposition, L’Électron libre revient sur le mythe du Progrès, martelé de génération en génération depuis l’avènement de la « Fée Électricité ». Où l’on découvre, grâce aux archives et aux historiens, qu’il y avait une vie et de l’activité dans nos montagnes avant l’arrivée des ingénieurs et des usines, et que nos aïeux n’ont pas accueilli l’électricité avec l’enthousiasme que leur prête cette « épopée ». D’où l’Exposition internationale : il y a un siècle déjà, les décideurs avaient des frais d’acceptabilité.

      #Histoire #électricité #électrification #Grenoble #science #critique_techno #anti-industriel #acceptabilité #exposition_internationale

  • Une romance avec l’Hydre (1)
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/faits-divers/une-romance-avec-l-hydre-1

    En librairie : Les Esperados et La vie dans les restes, par Yannick Blanc. Voir ici. __ Voici une plongée en eaux troubles, au temps de l’incendie climatique. Tout n’est peut-être pas faux dans les divagations ici rapportées. Des gens, peut-être, croiront reconnaître une ville, des bois, une rivière, des événements de leur connaissance. Mais si grossièrement, si outrageusement déformés et exagérés ! Certes, il faut parfois grossir pour se faire entendre, et fabuler pour dire le vrai, (…) #Faits_divers

    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/romance_avec_l_hydre_1.pdf

  • « Sous les pas vrais… la plage »

    Bon, en vrai il s’agit de la fameuse vidéo perdue, enfouie dans les méandres du serveur Skeptikon depuis 5 ans et jamais publiée.

    Elle s’appelle « Sous les pas vrais… la plage », et ça cause de pourquoi on ne se baigne plus dans les rivières en centre ville :

    Héraclite dit : on ne se baigne pas 2 fois dans la même rivière. Par peur des maladies ? Pourquoi nageait-on naguère dans l’Isère, et plus maintenant ? Une enquête de terrain de Mycose Mi-raison

    https://skeptikon.fr/w/s6dLq7vwKaBkjc1B6SvrEz

    avec cette #photo d’#archive :

    #baignade #Isère #rivière #Grenoble #baignade_en_ville #villes #urbanisme #rivières #France
    #podcast #audio

  • Centre commercial #Neyrpic : des militants d’#Extinction_Rebellion mènent une action contre la «fast fashion»

    Ce samedi, vers 16h, des militants d’Extinction Rebellion ont mené une action au centre commercial Neyrpic à Saint-Martin-d’Hères (Isère). Des boules puantes ont été lancées contre des enseignes de la « #fast_fashion ».

    Ce samedi 11 janvier, vers 16h, un soixantaine de militants du mouvement Extinction Rebellion se sont introduits dans le centre commercial Neyrpic à Saint-Martin-d’Hères (Isère) et ont mené une action contre les enseignes de la « fast fashion ». D’après la Police Nationale, contactée par « ici Isère », « un mouvement de contestation » a bien eu lieu, « où ils jettent des boules puantes. » Une forte odeur a été sentie par un de nos journalistes sur place. Les activistes ont aussi répandus du liquide malodorant dans les rayons. On ne sait pas encore si des interpellations ont eu lieu, mais la police municipale est intervenue sur place.

    « La fast fashion, ça pue »

    L’action a duré une demi-heure, accompagnée d’une distribution de tracts. On peut notamment y lire : « Dans le monde, la fast fashion est responsable de 10% des émissions de gaz à effet de serre, de 20% de la pollution des cours d’eau et de 11% des pesticides répandus. » Les militants ont également accroché à un bâtiment du centre commercial une banderole avec écrit dessus la « fast fashion ça pue ». Une autre était visible à l’entrée du domaine universitaire. Cette action s’inscrit dans une campagne nationale appelée « #ode_aux_rats ».

    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/centre-commercial-neyrpic-des-militants-d-extinction-rebellion-menent-une
    #résistance #XR #Grenoble #centre_commercial #fast-fashion #mode

    • Action « Ode Aux Rats » face à la Fast-Fashion

      Le Samedi 15 Juin les activistes de la campagne “Ode aux Rats” de Extinction Rebellion ont mené une action originale et de grande ampleur au centre commercial #Westfield la #Part-Dieu à #Lyon.

      Par des moyens visuels, sonores mais aussi olfactifs, les militant·e·s ont poussé vers la sortie des centaine d’usagers, dérangeant l’activité du site pendant toute une partie de l’après midi.

      L’action avait pour but de dénoncer l’industrie de la fast-fashion en retournant contre elle ses moyens marketing.

      Ainsi, pour dénoncer ces techniques marketing qui utilisent la musique et les odeurs pour manipuler les comportements d’achat, les activistes ont modifié l’ambiance sonore et olfactive du centre.

      Alors qu’une forte odeur d’ail et de fromage envahissait les allées du centre commercial, une fanfare a accompagné les usagers vers l’extérieur où des militant·e·s distribuaient des flyers expliquant le principe de l’action.

      Des mots ont été laissés aux employé·e·s pour s’excuser des méthodes utilisées qui ont rendu leurs conditions de travail désagréables le temps d’une demi journée.

      Argumentaire de la campagne “Ode aux rats”

      L’industrie de la fast-fashion sait parfaitement comment saturer nos sens de signaux pour nous pousser à acheter : dans les magasins il y a des lumières contrôlées, un arrangement des vêtements soignés, une musique d’ambiance pour donner le rythme et une légère odeur qui flotte dans l’air pour endormir nos dernières réticences.

      Tout cela est filmé en continue par des caméras qui enregistrent nos comportement d’achats pour améliorer la technique, comme si nous étions des rats dans une cage participant à une expérience grandeur nature.
      C’est pour dénoncer cette emprise sur les imaginaires collectifs que les rats se révoltent.

      Car tout cela a un prix. Dans le monde, l’industrie textile est responsable de 5 à 10% des émissions de gaz à effets de serre, de 20% de la pollution des cours d’eau et de 11% des pesticides épandus1.

      A l’étranger, les personnes qui produisent les vêtements sont largement sous payées voir, comme les ouïghours en Chine, travaillent dans des conditions proches de l’esclavage2.

      Chez nous, l’incitation à la consommation profite surtout aux grandes entreprises et à celleux qui les dirigent, renforçant ainsi la concentration des richesses.

      La seule solution est de réduire la quantité de #vêtements produits. Ce n’est pas aux citoyen.ne.s de porter la responsabilité morale de s’extraire d’un système où tout les pousse à acheter. C’est à nos représentants d’agir pour que l’effort soit collectif.

      Nous demandons :

      – La division par 10 du nombre de vêtements mis sur le marché en France et en Europe d’ici 2030.
      – La transparence des marques sur leur impacts et un engagement à réduire leur production.
      – Un engagement de la France sur la voie de la sobriété seule à même de limiter notre impact sur l’environnement tout en évitant la concentration des richesses.

      Par le dégoût laisser naître de nouveaux goûts c’est ce que veulent faire les rats d’égout.

      Par leur présence, briser le charme de la consommation de masse et stopper la distillation lente de faux rêves dans nos #imaginaires.

      Que chacun·e puisse rêver plus grand : de liens humains forts, de beauté, de découverte, d’aventure, de poésie. Iels continueront jusqu’à ce que leurs revendications soient écoutées.

      https://extinctionrebellion.fr/actions/2024/06/19/action-ode-aux-rats-face-a-la-fast-fashion.html

      #industrie_textile #habits

  • Nos vies valent plus que la chimie
    https://lundi.am/Nos-vies-valent-plus-que-la-chimie

    En redressement judiciaire depuis septembre, l’entreprise de produits chimiques Vencorex dans la région grenobloise fait couler beaucoup d’encre. Pour les syndicats et le président de Grenoble Alpes Métropole, Christophe Ferrari, aussi maire PS de Pont-de-Claix, c’est l’emploi et le processus de réindustrialisation qui est en jeu ici. Les travailleurs sont nuit et jour sur les piquets de grève, brûlant pneus et palettes, pendant que des manifs de soutien se multiplient dans la région où tous les partis sont pour une fois unis dans ce qu’il faut bien appeler, « l’arc industrialiste ». De l’autre, il y a quelques collectifs écologistes et le journal local Le Postillon pour qui cette usine est symptomatique du vieux modèle de développement grenoblois où la vie des habitants et la pérennité du milieu naturel (eaux, air, sols, faune et flore) sont sacrifiés au nom du progrès et du développement économique.

    #Grenoble #critique_techno #arc_industriel #anti-industriel #pétrochimie