• 350000 sdf : 2 fois plus qu’en 2016 !
    https://bellaciao.org/350000-sdf-2-fois-plus-qu-en-2016

    La grève en action ! Les grévistes du Samusocial de Paris avec la CGT, les camarades d’Utopia56, de la commob travail #Social, etc ont déployé une banderole géante ce lundi 27 juillet sur le toit de l’immeuble du siège du Samusocial de Paris : « 350000 sdf : 2 fois plus qu’en 2016 : Macron coupable. Samusocial en grève reconductible. » Seule la lutte paye, ensemble jusqu’à la victoire ! Rejoignons et Soutenons la grève et l’occupation au Samusocial de Paris. Les prochains rdv : 🔴 jeudi (…) #Contributions

    / #Manifestations, #Grèves, Social, #Solidarités, #Syndicats, #Paris_-_IDF

  • Le drame du #Drac

    Aujourd’hui dans Affaires sensibles, retour sur le drame du Drac. Ou comment en décembre #1995, alors que la France manifeste contre le #plan_Juppé et sa réforme des retraites, six enfants trouvent la mort lors d’une #sortie_scolaire, en Isère.

    Un #accident terrible, dû à un enchainement de circonstances qui désigne de nombreux responsables de la région grenobloise. Mis en cause : l’Éducation Nationale, bien sûr, mais aussi la ville de Grenoble et la direction d’#EDF, qui a ordonné l’ouverture des vannes du #barrage, en amont de la #rivière... précisément là où des enfants effectuaient leur classe de découverte.

    Une véritable onde de choc traverse alors la région... Une région où, immédiatement, chaque corporation se protège et renvoie la #responsabilité sur les autres. Alors, qui a failli dans sa mission ? Et qui ment ? Comment expliquer que cette sortie, qualifiée de « classique », ait pu dégénérer en un tel drame ? Un drame symptomatique de certaines dérives, bien sûr, mais symptomatique aussi de l’évolution de la #justice : avec ses jurisprudences, ses lobbys, ses nouvelles lois, et son système aux vues politiciennes – du moins dans ce cas-là !

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/affaires-sensibles/affaires-sensibles-du-mardi-15-novembre-2022-5270851
    #décès #manifestations #grève #France #Alain_Juppé #montée_des_eaux #podcast #audio

    • Il y a vingt ans, sept morts lors de la #tragédie du Drac

      Le 4 décembre 1995, une classe de CE1 de l’Externat Notre-Dame, une école privée de Grenoble, effectue une sortie verte dans le lit du Drac, à #Saint-Georges-de-Commiers, à une quinzaine de kilomètres de Grenoble. Un #lâcher_d’eau pratiqué par EDF sur un barrage en amont surprend le groupe : six enfants de sept ans et une accompagnatrice trouvent la mort.

      Ils étaient venus observer les castors dans le lit du Drac, mais un terrible concours de circonstances a transformé cette sortie de classe verte en tragédie : il y a vingt ans jour pour jour, six enfants âgés de sept ans et une accompagnatrice ont péri lorsqu’une subite montée des eaux du Drac a emporté le groupe, sur la commune de Saint-Georges-de-Commiers. Vécu comme un véritable #traumatisme national, ce drame a entraîné d’importantes répercussions dans l’organisation des #sorties_scolaires en France, de nombreux manquements liés à la préparation de la sortie et à son encadrement ayant été pointés au cours de l’enquête et, plus tard, devant la justice. In fine, seuls des responsables d’EDF ont été condamnés.
      Une scène de pure terreur

      Le 4 décembre vers 16 h 15, les 22 enfants de cette classe encadrés par leur institutrice et une accompagnatrice de la Ville de Grenoble, exploraient les rives du Drac lorsque des techniciens d’EDF ont ouvert les vannes du barrage situé cinq kilomètres en amont, à Notre-Dame-de-Commiers.

      Une dizaine d’enfants sont parvenus à s’enfuir sur le chemin qui longe la rive droite de la rivière. L’institutrice et six autres élèves ont quant à eux pu se réfugier sur un monticule situé sur un ilôt. Les autres, au cours d’une scène de pure terreur, ont été emportés par la vague. Alors que la nuit était déjà tombée et que d’importants secours terrestres convergeaient vers les lieux de la catastrophe, un hélicoptère de la Sécurité civile est parvenu à treuiller les enfants et l’institutrice depuis l’ilôt et à les déposer en lieu sûr. Peu après, les corps de deux enfants et de l’accompagnatrice étaient localisés, les sapeurs-pompiers et le Samu tentant, en vain, de les ranimer.

      « Je l’ai serré très fort et j’ai pleuré »

      Le lendemain, dans le lourd silence de l’aube, les plongeurs se sont immergés dans les eaux grises de la rivière pour tenter de localiser les quatre enfants disparus. Gilles Rondelli, sapeur-pompier à Grenoble, était parmi eux. Interrogé par le Dauphiné Libéré en 2007 (1 ), il évoquait la pire expérience de sa carrière : « Nous savions bien que l’espoir était infime de retrouver vivant ne serait-ce que l’un des petits. Après le passage de la vague, il restait une vaste mare. La logique voulait que les enfants soient là. Nous ne les avons pas trouvés le matin et nous avons continué jusqu’au Pont-Rouge à Pont-de-Claix. En fin de matinée, nous sommes remontés à Saint-Georges-de-Commiers à pied. Vers 13 heures, nous avons décidé de reprendre tout depuis le début. Et c’est bien dans la vaste mare que nous avons trouvé les quatre enfants. Le soir, je suis entré dans la chambre de mon bébé, âgé de quatre mois. Je l’ai serré très fort et j’ai pleuré ».

      Vingt ans plus tard, les opérations de secours restent gravées dans l’esprit de tous ceux qui y ont participé. Mais que dire de la détresse absolue des parents des victimes accourus le soir du drame à la salle polyvalente de Saint-Georges-de-Commiers, et attendant que les autorités communiquent la liste des enfants décédés…

      Par la suite, la longue litanie des #procès en première instance, en appel et en cassation, s’est prolongée jusqu’en 2002. Deux responsables d’EDF ont été condamnés à des peines d’emprisonnement avec sursis, l’institutrice et la directrice de l’école étant relaxées en dernier ressort. L’affaire a même introduit la notion de délits non intentionnels commis par des personnes morales, la Ville de Grenoble étant d’ailleurs condamnée, puis relaxée, dans cette affaire.

      Vingt ans après la catastrophe, le temps a effacé les traces de cette longue bataille judiciaire. Reste le souvenir des enfants du Drac, morts un soir de décembre en allant voir les castors.

      (1 ) Soixante ans de faits divers. Editions du Dauphiné Libéré, novembre 2007

      https://www.ledauphine.com/isere-sud/2015/12/04/il-y-a-vingt-ans-sept-morts-lors-de-la-tragedie-du-drac

    • Effets pervers

      Souvenez-vous : le 4 décembre 1995, 6 enfants et leur accompagnatrice, en sortie pédagogique, furent noyés suite à un violent lâché d’eau d’EDF au barrage de Notre-Dame-de-Commiers.

      Le procès de juin dernier avait été accablant pour EDF, et le procureur avait requis deux ans de prison avec sursis et 50 F d’amende pour trois cadres de cette entreprise. Il avait également réclamé des peines de prison avec sursis pour l’institutrice et deux responsables de l’Education nationale, ainsi qu’une amende de 100.000 F pour la Ville.

      Le tribunal correctionnel, dans son jugement du 15 septembre, condamne l’institutrice à 18 mois de prison avec sursis, et les trois cadres d’EDF à un an de prison avec sursis et à des peines d’amende. L’amende de la Ville a été confirmée. Les responsables de l’Education nationale sont relaxés, ainsi que la directrice de l’externat Notre Dame.

      Quelles ont été les réactions depuis juin dernier ?

      Les parents des enfants ont trouvé les sanctions requises insuffisantes.

      EDF a multiplié les opérations de séduction auprès des journalistes, en nommant un attaché de presse au moment du procès, puis en prodiguant dans les journaux des conseils de prudence aux promeneurs (cf. Le Dauphiné Libéré des 3 et 4 septembre), en s’offrant les services d’une agence de relations publiques lyonnaise (cf. Marianne du 23 juin).

      Et le préfet de l’Isère ? Il a décidé le 4 juillet de fermer le site du Drac aux activités de loisir. Le site a en outre été défiguré, la végétation rasée sur 140 ha à coups de tronçonneuse (coût : 15 M.F.). D’affreuses souches lui donnent un aspect de vestige de cataclysme. 142 km le long de 7 rivières ont été interdits au public. A la suite de protestations locales, les 142 km interdits ont été ramenés à 118 pour permettre certaines activités de loisir estivales bénéfiques à l’économie de la région : kayak, pêche...

      Il s’agit bel et bien là d’une confiscation du domaine public au profit d’EDF. Car n’oublions pas que l’on ne peut imputer ce tragique accident aux caprices du Drac : il n’est pas dû à une catastrophe naturelle et il aurait suffi qu’EDF suive les procédures d’alarme normales pour l’éviter. Le site du Drac, classé pour sa richesse en faune et flore, constituait une promenade superbe et toute proche pour les grenoblois. Cet aspect aurait dû être pris en compte par le préfet.

      Alors, pourquoi pénaliser les enfants des écoles en sortie pédagogique, les promeneurs du samedi, du dimanche et des autres jours, ainsi que les pêcheurs de rivière ?

      Ils ne sont en rien responsables, et devraient avoir le droit de profiter de ce site qui leur appartient, et non à EDF, ni au Préfet.

      Geneviève Jonot

      https://www.ades-grenoble.org/ades/presse/rv/RV61/rv61-drac.html

  • #droit_du_travail, une lente agonie
    https://lvsl.fr/droit-du-travail-une-lente-agonie

    Même après une décennie de macronisme, les discours sur la lourdeur du Code du #travail restent tout aussi présents dans les médias. Les réformes successives ont pourtant largement réduit les droits des salariés et de leurs représentants syndicaux, au point que le nombre de procédures au prud’hommes est en chute libre. La célèbre épaisseur du Code du Travail s’explique pourtant en grande partie par la multiplication des dérogations, au seul bénéfice des grandes entreprises et de leurs juristes.

    #Économie #grève #inspection_du_travail #Macron #MEDEF #néolibéralisme #prud'homme #syndicat

  • Samsung a trouvé la solution aux grèves dans ses usines de mémoire : remplacer tout le monde par des machines
    https://www.clubic.com/actualite-617266-samsung-a-trouve-la-solution-aux-greves-dans-ses-usines-de-

    Après des semaines de bras de fer avec son #syndicat et un accord salarial qui lui a coûté cher, #Samsung accélère un projet déjà ancien : produire ses puces sans le moindre #ouvrier d’ici 2030. Les #robots ne font pas #grève.

    Ne plus avoir besoin d’humains, pour pouvoir continuer à vendre à des humains.

    78 000 employés de Samsung vont toucher 290 000 € chacun
    https://seenthis.net/messages/1175643

  • 78 000 employés de Samsung vont toucher 290 000 € chacun
    https://www.gameblog.fr/trends/samsung-employes-prime-ia-717076

    Samsung vient de signer un accord salarial qui pourrait bouleverser l’industrie des #semi-conducteurs.

    #Samsung Electronics, géant sud‑coréen de la tech, vient de conclure un important accord salarial. La montée de l’#intelligence_artificielle (#IA) stimule la demande en semi‑conducteurs, secteur où Samsung est leader, et cet accord vise à apaiser les tensions sociales après la menace d’une #grève_générale de 18 jours qui aurait paralysé l’activité du groupe. Ces décisions ont des répercussions notables pour l’économie sud‑coréenne et la communauté technologique mondiale.

    (...)

    L’accord concerne environ 78 000 des 125 000 employés de Samsung Electronics en #Corée du Sud, ceux qui bénéficieront directement des primes. Le montant moyen attendu par employé est d’environ 509 millions de wons, soit approximativement 290 000 euros, rapporte BFMTV. Ce calcul repose sur un bénéfice d’exploitation attendu par le marché à 331 000 milliards de wons. Parallèlement, une augmentation moyenne de 6,2 % des salaires de base a aussi été décidée.

    331 000 milliards de wons = 188 milliards d’euros.

    78000 employés x 290 000 euros = 22,6 milliards d’euros.

  • La décision de la CIJ et l’avenir du droit de grève

    Le 21 mai 2026, la Cour internationale de Justice — la plus haute instance judiciaire des Nations Unies — a rendu un avis consultatif sur la question de savoir si la Convention n°87 de l’OIT sur la liberté syndicale protège le droit de grève. La réponse de la Cour était sans ambiguïté : oui, elle le protège.

    Cette décision a été précédée d’un long différend au sein de l’OIT entre les groupes des travailleurs:travailleuses et des employeurs. Depuis les années 1990, les deux parties étaient en désaccord sur la manière dont le droit de grève devait être interprété par les mécanismes de contrôle de l’OIT — en particulier la Commission d’expert·es et la Commission de la liberté syndicale — et, en 2012, une action perturbatrice menée par le groupe des employeurs a effectivement paralysé une partie de ce travail de contrôle. À titre de compromis, il a été convenu dès 2015 que le droit de grève ne serait pas soumis au Comité de l’application des normes lors de la Conférence internationale du travail. Bien que la Constitution de l’OIT ait dès le départ autorisé le recours à la Cour internationale de justice pour obtenir une interprétation faisant autorité, le groupe des employeurs a bloqué toute initiative en ce sens au sein du Conseil d’administration pendant de nombreuses années. Ce n’est qu’en novembre 2023 que le groupe des travailleurs/travailleuses, avec le soutien d’une majorité de gouvernements, a pu obtenir que la Cour soit saisie d’une demande d’avis.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/05/30/la-decision-de-la-cij-et-lavenir-du-droit-de-g

    #droit #greve

  • Faites la grève, pas la guerre - À propos de : Ariane Mak, En guerre et en grève. Enquêtes dans les cités minières britanniques (1939-1945)
    https://www.en-attendant-nadeau.fr/2025/12/12/fais-la-greve-pas-la-guerre

    Contrairement à l’image solidement ancrée de la suspension des conflits au nom de l’unité nationale, dans une nation tout entière unie dans la people’s war, le Royaume-Uni en guerre connait plus de 7 000 #grèves entre 1939 et 1945. Près de la moitié concernent l’industrie #charbonnière, stratégique s’il en est pour l’#économie_de_guerre avec, en mai-juin 1942 et mai-juin 1944, deux vagues de grèves, de plus vaste ampleur qu’en 1926 s’agissant de la seconde.

    [...]

    Après l’invasion de l’URSS, la presse et les leaders communistes du syndicalisme charbonnier brandissent fréquemment à leur encontre l’exemple soviétique et l’image héroïque de Stakhanov, déplorant que les mineurs grévistes donnent une bien « piètre image de notre effort de guerre » à une délégation soviétique invitée à réaliser un tour des mines et des entreprises britanniques de décembre 1941 à février 1942. Et, en 1944, Ernest Bevin compare leurs grèves aux frappes nazies à l’heure où le gouvernement et les syndicats déploient une intense propagande pour se lancer dans la bataille du charbon.

    L’importance stratégique du charbon vaut à ces grèves de se solder par des victoires cruciales, dont, en 1942, l’établissement du salaire national puis le greene award qui « n’est rien d’autre que le prix que le gouvernement est prêt à payer dans des circonstances anormales pour achever le retour au calme, désamorcer le mécontentement dans les bassins charbonniers et s’assurer le charbon nécessaire à l’effort de guerre ». Au sortir de la guerre, la position relative des #mineurs par rapport aux autres travailleurs s’en trouve nettement améliorée.

  • En Inde, la colère prend de l’ampleur parmi les travailleurs : « Il est devenu de plus en plus difficile d’acheter de quoi manger »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/30/en-inde-la-colere-prend-de-l-ampleur-parmi-les-travailleurs-il-est-devenu-de

    Jitender Kumar a beau travailler douze heures par jour, il ne parvient plus à joindre les deux bouts. Agent de sécurité, il fait le pied de grue par 40 °C devant les portes de la banque pour laquelle il travaille, dans le quartier de Katwaria Sarai, situé dans le sud de New Delhi. Pour son dur labeur, il n’est rémunéré que 15 000 roupies par mois, soit l’équivalent de 135 euros. « Mon salaire n’a pas augmenté depuis cinq ans, alors que mes dépenses ont explosé », soupire l’homme de 44 ans.

    Comme lui, des milliers d’autres travailleurs pris à la gorge sont descendus dans les rues à travers le pays depuis le début du mois d’avril. Les #grèves ont commencé dans la ceinture industrielle de Gurgaon-Manesar, limitrophe de la capitale, qui abrite nombre d’usines automobiles. Puis la colère s’est répandue comme une trainée de poudre dans d’autres cités de la banlieue de New Delhi, à Faridabad, puis à Noida. Dans cette ville, les manifestations ont pris une tournure inhabituellement violente. Les ouvriers qui travaillent dans des petites usines de vêtements ou encore de fabrication de pièces automobiles ont bloqué les routes et incendiés des véhicules. Quelques jours plus tard, des travailleurs domestiques sont à leur ...

    #paywall

    « Grèves et émeutes des ouvriers en Inde » « Il n’y a pas que Noida : pourquoi les ouvriers manifestent-ils dans plusieurs villes d’Inde ? »
    https://dndf.org/greves-et-emeutes-des-ouvriers-en-inde

    #inflation

  • CPR, una settimana ordinaria di orrore: scioperi della fame, minorenni detenuti e gesti disperati
    https://www.meltingpot.org/2026/04/cpr-una-settimana-ordinaria-di-orrore-scioperi-della-fame-minorenni-dete

    I Centri di Permanenza per il Rimpatrio sono luoghi opachi, sottratti allo sguardo pubblico e invisibilizzati. Quello che sappiamo di ciò che accade all’interno lo sappiamo quasi sempre grazie alle reti antirazziste e abolizioniste, che raccolgono voci, diffondono le poche immagini che trapelano e fanno pressione su prefetture e istituzioni locali. Questa è la cronaca di una settimana qualunque, tra Macomer e Milano. Sciopero della fame e della sete nel CPR di Macomer Proseguono le proteste all’interno del CPR di Macomer, in Sardegna, unico modo in cui le persone trattenute possono sperare di uscire dall’invisibilità e denunciare le durissime condizioni

  • #Grève à la Clinique de La Borde, quand la psychiatrie institutionnelle se heurte au management néolibéral
    https://lanticapitaliste.org/actualite/sante/greve-la-clinique-de-la-borde-quand-la-psychiatrie-institutionnell

    La situation qui a déclenché la mobilisation est concrète. Une monitrice éducatrice en CDD, investie dans son travail, formée sur le terrain et reconnue par les équipes comme par les usagerEs, n’a pas vu son contrat renouvelé. Le motif avancé est strictement administratif : le refus systématique de dépasser la limite des 18 mois de contrat.

    Ce cas n’est pas isolé. À La Borde, les salariéEs en CDD n’excèdent pas les 18 mois, quelle que soit leur implication ou leur utilité réelle dans les équipes. La gestion de la main-d’œuvre prime sur l’expérience accumulée, sur la continuité du soin et sur la stabilité des collectifs. Pendant un an et demi, les équipes forment les nouveaux arrivantEs, construisent des liens de travail et de soin, pour voir la direction s’en séparer mécaniquement. Tout recommence alors : nouvelles recrues, nouvelles formations, nouvelles ruptures. Cette rotation permanente des équipes est une norme organisationnelle.

    L’ARS (Agence régionale de santé) pousse La Borde à embaucher des infirmierEs, mais dans le Loir-et-Cher, comme dans de nombreux départements ruraux, il y a une pénurie d’infirmierEs. Par conséquent, la direction ne veut pas embaucher des personnes qui ne sont pas infirmierEs, car il faut réserver les places pour elleux. En attendant, les équipes de la clinique psychiatrique sont en sous-effectif et souffrent de leurs conditions de travail.

    Les conséquences sont lourdes, car le savoir-faire collectif se perd, les équipes restantes s’épuisent à reformer sans cesse, et les principes mêmes de la psychiatrie institutionnelle sont mis à mal. Les usagerEs sont directement affectéEs par cette politique. Or, dans le soin, la stabilité des équipes n’est pas un confort : elle est une condition du soin. Ce que la direction détruit, ce ne sont pas seulement des emplois, mais des parcours de soin.
    La revendication est claire : l’embauche pérenne de la salariée concernée et un changement profond du système de recrutement, afin de mettre fin à ce turn-over organisé.

    Salaires de misère et égalisation par le bas

    Cette politique de précarisation s’inscrit dans un cadre salarial tout aussi problématique. À La Borde, peu importe le diplôme, l’ancienneté ou la responsabilité exercée : la majorité des salariéEs est rémunérée autour du SMIC horaire. Les seules exceptions concernent les médecins, qui ne sont pas payéEs par la clinique, et les infirmierEs, qui ont connu récemment une augmentation de salaire pour rendre plus attractif le poste, sans que cela ne suive pour les autres salariéEs. Pour elles et eux, les salaires sont légèrement rehaussés par la prime Ségur, qui, rappelons-le, n’est pas intégrée au salaire et n’est pas cotisée.

    Cette politique salariale traduit un choix politique : la dévalorisation des métiers du soin. Elle rend le recrutement difficile, entretient la précarité des personnels et installe une logique d’économie salariale incompatible avec un travail relationnel exigeant, qui repose sur l’engagement, la disponibilité psychique et la durée. Là encore, la gestion comptable prend le pas sur les exigences du soin.

    #Clinique_de_La_Borde

  • La grève de la faim au Royaume-Uni dépasse les 60 jours, les militants palestiniens souffrant de graves complications de santé
    Par Areeb Ullah - 6 janvier 2026 14:08 GMT | Middle East Eye
    Les militants avertissent que les détenus, dont *Heba Muraisi , risquent une défaillance organique alors que la protestation entre dans son troisième mois*
    https://www.middleeasteye.net/news/uk-palestine-action-hunger-strike-passes-60-days-palestine-activists-

    Les militants ont critiqué le gouvernement britannique pour avoir refusé de les rencontrer afin de discuter des huit grévistes de la faim liés à Palestine Action (AFP)

    Une militante palestinienne en détention provisoire dans une prison britannique souffre de complications médicales de plus en plus graves, notamment des spasmes musculaires et des difficultés respiratoires, alors que sa grève de la faim dépasse les 60 jours.
    Prisoners for Palestine (P4P) a déclaré que Heba Muraisi , en détention provisoire depuis plus d’un an pour son activisme en faveur de la Palestine, en est maintenant à 64 jours sans nourriture, ce qui fait d’elle la gréviste de la faim la plus ancienne du groupe.
    Muraisi a commencé sa grève le 3 novembre 2025 après avoir été transférée sans préavis de la prison de Bronzefield à celle de New Hall, à des centaines de kilomètres de sa famille et de son réseau de soutien.
    Muraisi a déclaré à P4P qu’elle « souffrait de spasmes musculaires et de contractions dans le bras » et qu’elle avait parfois « l’impression de retenir son souffle sans savoir pourquoi, comme si elle devait se rappeler de respirer ».
    P4P affirme que ces symptômes pourraient indiquer l’apparition de lésions neurologiques.

    Muraisi a juré de ne pas mettre fin à sa grève de la faim tant qu’elle ne sera pas renvoyée à la prison de Bronzefield et qu’elle ne sera pas immédiatement libérée sous caution - des demandes qui, selon elle, reflètent la tension causée par une détention provisoire prolongée qui, selon les militants, a déjà dépassé les limites standard au Royaume-Uni.
    Sa mère, Dunya, qui n’a pas pu rendre visite à sa fille, lui a exprimé son soutien dans une lettre partagée par P4P :
    « Nous sommes là pour te soutenir et t’aimer sans limites », a déclaré Dunya. « Peu importe la durée de cette nuit d’attente, le soleil de la liberté se lèvera forcément. »

    « Un grave danger menace »
    Muraisi fait partie des huit militants liés à Palestine Action qui ont entamé une grève de la faim pour protester contre la décision du gouvernement de les maintenir en détention provisoire et d’interdire le groupe d’action directe.
    Quatre des militants ont suspendu leur grève de la faim et ont déclaré qu’ils reprendraient leur protestation au début de l’année prochaine.
    La semaine dernière, un autre gréviste de la faim, Kamran Ahmed, a été hospitalisé pour la cinquième fois depuis le début de sa grève.

    Sa famille a déclaré à Middle East Eye qu’Ahmed avait déclaré avoir été menotté pendant toute la durée de son séjour à l’hôpital, ce qui lui a valu des gonflements aux poignets, tandis que le personnel soignant avait du mal à lui insérer des canules car ses veines s’étaient rétrécies.
    Ahmed en est maintenant à 58 jours de grève de la faim et a signalé une perte auditive intermittente, signe que des dommages irréversibles pourraient être imminents, ont averti les experts médicaux cités par les militants.

    P4P affirme avoir exprimé à plusieurs reprises ses inquiétudes concernant les mesures de contention utilisées lors des admissions à l’hôpital de Kamran Ahmed et le manque général de prise en charge médicale des grévistes.
    Le gouvernement britannique a jusqu’à présent refusé de rencontrer les grévistes de la faim ou leurs représentants malgré les risques sanitaires croissants, a déclaré le groupe, avertissant que les défaillances organiques, la paralysie, les lésions cérébrales et la mort subite devenaient « de plus en plus probables ».
    « Alors que la grève de la faim entre dans son troisième mois, l’état de santé des grévistes continue de se détériorer et un grave danger les menace », a déclaré Francesca Nadin, porte-parole de P4P.

    « Malgré cela, ils restent fermes dans leurs actions et leurs convictions, estimant que poursuivre la grève est le seul moyen d’obtenir justice face au mépris du gouvernement pour la vie humaine. »

    Pause dans la grève de la faim
    Entre-temps, une troisième prisonnière, Teuta Hoxha, a temporairement suspendu sa grève de la faim après que les autorités lui ont remis un arriéré de lettres datant de six mois, lui ont fourni un livre accompagné d’excuses pour le retard et ont confirmé une réunion avec la Joint Extremism Unit (JEXU) pour discuter de ses conditions de détention.
    Cependant, les militants affirment que la prison a depuis refusé de l’envoyer à l’hôpital, malgré l’avertissement des médecins selon lequel elle ne peut pas s’alimenter seule sans risque de syndrome de réalimentation, une complication potentiellement mortelle.

    P4P soutient que le traitement réservé aux trois prisonniers reflète une tendance plus large aux transferts punitifs, aux détentions provisoires prolongées et à une protection médicale inadéquate dont sont victimes les détenus liés au militantisme de solidarité avec la Palestine.

    Le ministère de la Justice et l’administration pénitentiaire ont été contactés pour commenter cette affaire.
    Le mois dernier, sept experts des droits de l’homme des Nations unies ont également averti le gouvernement britannique que les huit militants pro-palestiniens en grève de la faim risquaient une défaillance organique et la mort.
    Les sept experts, qui travaillent indépendamment les uns des autres, ont déclaré que la décision des militants de refuser de s’alimenter reflétait une « mesure de dernier recours » prise par des personnes qui estiment que « leur droit de protester et d’obtenir réparation a été épuisé ».

    Les avocats engagent désormais une action en justice contre le gouvernement britannique pour avoir refusé de les rencontrer.
    Les huit détenus sont placés en détention provisoire dans cinq prisons pour leur implication présumée dans des effractions dans des usines appartenant à la société d’armement israélienne Elbit Systems et dans une base de la Royal Air Force dans l’Oxfordshire.
    Ils nient les accusations.

    #grève_de_la_faim #Royaume-Uni

  • Les militants de Palestine Action en grève de la faim depuis 37 jours
    Centre Palestinien d’Information, 10.10.2025.– - International Solidarity Movement
    https://ismfrance.org/index.php/2025/12/12/les-militants-de-palestine-action-en-greve-de-la-faim-depuis-37-jours

    Huit militants de Palestine Action au Royaume-Uni poursuivent leur grève de la faim illimitée depuis plus de trente jours, en protestation contre leur arrestation après l’interdiction du groupe en juillet dernier.

    Des articles de la presse britannique indiquent que certains grévistes ont reçu des soins médicaux, au milieu de craintes croissantes concernant les conséquences de la prolongation de la grève.

    Cette grève est classée comme étant la plus longue de son genre dans les prisons britanniques depuis les années 1980, et les militants estiment qu’elle reflète une intensification de la confrontation entre les autorités britanniques et les groupes opposés aux politiques israéliennes.

    Le site « The Canary » a publié un article critiquant l’absence de couverture médiatique de la part de la BBC, malgré la dimension humanitaire et politique de l’affaire. L’article indique que des médias alternatifs publient des mises à jour quotidiennes sur la situation, tandis que l’organisme officiel continue d’ignorer l’événement.

    Des militants ont manifesté près du siège de la BBC à Londres, considérant que l’absence de couverture représente un parti pris évident, surtout dans le contexte des critiques généralisées sur le rôle des médias pendant la guerre à Gaza, comme l’ont montré des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

    Le Canary a rapporté que le ministre britannique de la Justice, David Lammy, a déclaré qu’il n’était « pas au courant » de l’affaire, ce qui a suscité le mécontentement des militants qui ont affirmé que l’ignorance d’un dossier de cette ampleur était injustifiable.

    #grève_de_la_faim #Royaume-Uni

  • Seven Palestine Action Members on Day 30 of Hunger Strike
    Dec 8, 2025 | - IMEMC News
    https://imemc.org/article/seven-palestine-action-members-on-day-30-of-hunger-strike

    Seven members of Palestine Action in Britain have been on hunger strike for over 30 days, with their lives now at risk, demanding bail, fair trials, repeal of counter-terror laws targeting peaceful protest, closure of Israeli weapons firms, especially Elbit Systems, and an end to state persecution.

    Though none have been convicted, many are held far beyond legal pre-trial limits while their communications and basic rights are restricted. Several have been hospitalized after refusing food for over thirty days.

    According to the Morning Star news agency based in Britain, the Palestine Action hunger strike is on track to become the largest since the 1981 Irish republican protest led by Bobby Sands, yet campaigners say it has faced a “mainstream media blackout.”.

    Journalist Chris Hedges issued a statement that, “Since our governments refuse to halt this genocide, we must.” (...)

    #grève_de_la_faim
    https://seenthis.net/messages/1149088

  • La colère noire des salariés en grève d’Amazon Brétigny pour le Black Friday
    https://www.streetpress.com/sujet/1764351422-colere-noire-salaries-greve-amazon-bretigny-black-friday-cad

    En ce jour dédié à la consommation et alors qu’#Amazon France a généré 1,34 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2024, les grévistes souhaitent mettre la lumière sur leurs #conditions_de_travail éreintantes, leur cadence effrénée, la #surveillance accrue et le climat de peur qui règne au sein de leur usine. Ils dénoncent aussi une véritable « répression syndicale ».

    Pour l’entreprise, il serait hors de question de perdre une miette sur le planning. Au point d’imposer des #cadences intenables à ces salariés, dénoncent les grévistes. « Chaque jour, on a un quota à atteindre, on doit déballer et trier 52 cartons par heure. Et ce pendant huit heures de travail », explique Rita Taha, salariée chargée de la réception des marchandises livrées par camion et représentante SUD.

    À ses côtés, ses collègues énumèrent : « En stockage, c’est jusqu’à 320 colis par heure qu’il faut ranger sur les étagères, tantôt en haut, tantôt en bas, selon les ordres de l’ordinateur, soit une marchandise à ranger toutes les trois secondes », renchérit Bruce, salarié de l’entreprise depuis quatre ans. Des gestes physiques et répétitifs, qui lui provoqueraient des douleurs « aux poignets, aux épaules et aux genoux ». « Et au dos », soupire Lisa dans son cas. « Depuis que je travaille ici, j’ai une reconnaissance de ma qualité de travailleur handicapé », précise-t-elle.

    Les employés racontent également subir une pression des managers pour respecter le rythme. « On n’a que 30 minutes de pause. Mais regardez comment l’entrepôt est immense ! », lance Clément, un salarié gréviste, en montrant le bâtiment gris où les rangs des camions s’alignent. Avec ses 142.000 m2 de superficie, l’entrepôt de Brétigny-sur-Orge est le plus grand que possède Amazon en France. Il dénonce : « Il faut parfois compter jusqu’à dix minutes de trajet pour faire l’aller-retour jusqu’au réfectoire. Ajoutez l’attente et il ne reste à peine dix minutes pour manger. » Idem pour aller aux toilettes, selon Enzo : « Lorsque l’on revient, il faut doubler la cadence pour rattraper le retard. »

    Dans ce contexte, les #accidents_du_travail seraient récurrents. Sur son téléphone, Rita Taha montre une vidéo d’un salarié secouru par les pompiers après avoir eu un malaise à la sortie de l’entrepôt le 17 novembre. « C’est devenu habituel : les secours connaissent le chemin pour venir », dit-elle, inquiète. Clément et Enzo évoquent le cas d’un de leurs collègues en arrêt depuis plus d’un an : « Son tendon du bras s’est cassé en actionnant la manette qui immobilise les camions. A priori, il ne retrouvera plus jamais sa mobilité du bras. Et le pire, c’est qu’un accident similaire s’est déjà produit le mois d’avant ! », disent-ils. Malgré les alertes concernant ces accidents, ils assurent : rien ne change.

    La dizaine de salariés présents sous le barnum assurent qu’ils étaient bien plus nombreux le 10 septembre, lors du mouvement Bloquons Tout. Si certains manquent à l’appel ce 28 novembre, c’est par peur, assurent-ils. « On assiste à une véritable répression syndicale », s’indigne Joseph Mukoko en prenant le micro. Il y a dix jours, Mediapart révélait le cas de deux salariées bannies du site pour s’être liées d’amitié avec une déléguée syndicale CGT, relation étroitement surveillée par l’entreprise. Une plainte a été déposée.

    Une dizaine de camions de CRS encerclent désormais le groupe de 30 manifestants. Même un #drone les survole.

    #grève #logistique #travail #commerce #répression_anti-syndicale

  • Der 17. Juni und die vergessene Unterdrückung von Streiks und Volksaufständen im Westen Deutschlands
    https://www.nachdenkseiten.de/?p=116807

    La grève politique a été interdite en RFA (et l’Allemagne d’aujourd’hui) per un ancien juge nazi et écrasée par les armées des vainquers occidentaux de la deuxième guerre mondiale.

    17.6.2024 von: Florian Warweg - Bund und Länder erinnern auch in diesem Jahr mit Kranzniederlegungen, Konferenzen und Ausstellungen an den „Arbeiteraufstand des 17. Juni 1953“ und dessen Niederschlagung durch sowjetische Truppen. Doch auch in der westlichen Besatzungszone schickten Briten und US-Amerikaner Panzer bei Protesten und Streiks. Nur fand dies bis heute kaum Eingang in die Geschichtsbücher und ist somit aus der bundesdeutschen Erinnerungskultur gelöscht. Von Florian Warweg.

    1952 erklärte der Präsident des Bundesarbeitsgerichts, Hans Carl Nipperdey, welcher zuvor bereits Karriere als Arbeitsrechtler im „Dritten Reich“ gemacht hatte und Mitautor des „Arbeitsordnungsgesetzes“ von 1934 war, alle Formen des politischen Streiks in der Bundesrepublik für illegal. Das entsprach dem Gedankengut, das Nipperdey bereits während seiner Zeit als Nazi-Jurist vertreten hatte, als er von der Pflicht des „Gefolgsmannes gegenüber dem Gefolgschaftsführer“ sprach.

    Dieses bis heute in der EU einzigartige Verbot hat seinen Ursprung unter anderem in dem einzigen Generalstreik, der im Herbst 1948 die „Westzone“ erschütterte. Die damalige Protestwelle wurde von den Alliierten ähnlich beantwortet wie der 17. Juni 1953 – mit einem Unterschied: Im Gegensatz zu den Ereignissen von 1953 in der sowjetischen Zone griff die US-amerikanische Besatzungsmacht sofort ein.

    Panzer, Maschinengewehre und Bajonette gegen protestierende Arbeiter in Stuttgart

    Ein frühes Zentrum der Proteste, die zum Generalstreik führten, war die Stuttgarter Industrieregion. Dort war es am 28. Oktober 1948 nach Streiks und Protesten für Preisregulierung, Lohnerhöhung und politische Mitbestimmung zu schweren Unruhen gekommen, die die US-Besatzungstruppen niederschlugen. Laut einem damaligen Bericht der New York Times kamen dabei zwölf schussbereite Panzer und eine mit Maschinengewehren und Tränengas ausgerüstete Kompanie der US-Streitkräfte zum Einsatz. Auf beiden Seiten gab es Verletzte.

    Die Losungen bei den Protesten in Stuttgart lauteten unter anderem „Wir wollen leben, nicht vegetieren!“ und „Fort mit Professor Erhard!“. Die Demonstranten trugen zudem einen Galgen, an dem ein Schild befestigt war mit der kaum verhohlenen Drohung: „Weg mit dem Preiswucher – oder …!“ Der Stuttgarter Gewerkschaftsvorsitzende Hans Stetter hielt die einzige Rede auf der Protestveranstaltung und erklärte:

    „Was wir verlangen, ist eine planmäßig gelenkte Wirtschaft mit staatlich kontrollierten Preisen. Wir fragen, wo bleibt der demokratische Gedanke, wenn die amerikanische Besatzungsmacht die Außerkraftsetzung der Bestimmungen über das Mitbestimmungsrecht in wirtschaftlichen Fragen anordnet.“

    Der Militärgouverneur der US-amerikanischen Besatzungszone, General Lucius Clay, verhängte in Reaktion auf die Vorfälle umgehend eine Ausgangssperre und sprach von einer „kommunistischen Verschwörung.“ Presseberichte der damaligen Zeit sprechen von 50.000 bis 90.000 Teilnehmern an den Protesten.

    In der CDU-Zeitung Neue Zeit vom 29. Oktober 1948 heißt es dazu:

    „Den amerikanischen Militärpolizisten gelang es mit aufgepflanztem Seitengewehr und Tränengas, die Stuttgarter Einkaufsmeile bis 17 Uhr zu räumen. Dabei kam es wiederholt zu tätlichen Angriffen. Militärgouverneur Clay hatte sich, als er anordnete, mit Panzern gegen die Demonstranten in Stuttgart vorzugehen, zu einem außerordentlichen, bis dahin für Westdeutschland beispiellosen Vorgehen entschlossen.“

    Die Räumung des ebenfalls von Arbeitern besetzten Bahnhofsvorplatzes in Stuttgart traf auf noch mehr Widerstand. Dabei sollen vereinzelt auch US-Soldaten aus der Menge heraus niedergestochen worden sein. Hier setzten die US-Amerikaner neben Panzern und Tränengas zusätzlich noch eine Kavallerieeinheit ein.

    Die Stuttgarter Nachrichten berichten am 30. Oktober 1948 von einer „unbefristeten Ausgangssperre“:

    „General Clay ließ für Stuttgart eine zeitlich unbefristete Ausgangssperre von 21 Uhr bis 4 Uhr morgens verhängen. Die war ernst gemeint. Drei Tage nach den „Vorfällen“ hatten sich 38 Personen vor dem Schnellgericht der amerikanischen Militärregierung zu verantworten.“

    Im Falle des 17. Juni hatten die sowjetischen Truppen, im Gegensatz zu den US-Besatzern, zunächst eine Woche die Entwicklungen und Unruhen abgewartet, bevor die Panzer zum Einsatz kamen. Dann allerdings mit zahlreichen Todesopfern, die es in dieser Form nach aktuellem Wissenstand bei der Niederschlagung in der Westzone nicht gab.

    Hintergrund der Proteste und des Generalstreiks in der Westzone

    Im Zuge der Wirtschafts- und Währungsreform vom 20. Juni 1948 unter Leitung von Ludwig Ehrhard (damals Leiter des Wirtschafts- und Verwaltungsrats der Westzone) kam es zu massiven Preiserhöhungen von bis 200 Prozent, bei Lebensmitteln wie Eiern erreichte die Steigerungsrate sogar 2.000 Prozent. Diese führte in Folge zu einer stark gesunkenen Lohnquote. So kam es nach verschiedenen Gewerkschaftsaufrufen im Jahr 1948 fortlaufend zu mehreren großen Demonstrationen in vielen Städten der sogenannten Bizone Deutschlands (britisches und US-amerikanisches Besatzungsgebiet). Endgültige Planungen für einen Generalstreik begannen am 26. Oktober 1948. Als Starttermin einigte man sich auf den 12. November 1948.

    Dies führte in Folge zu einem beachtlichen Treppenwitz der deutschen Nachkriegsgeschichte. Es waren die Protestierenden und Gewerkschaften im Westen, die nun vehement im Zuge des Generalstreiks Verstaatlichung und Demokratisierung der Betriebe sowie Etablierung einer Planwirtschaft forderten:

    Die Forderungen umfassten unter anderem folgende Punkte:

    Planung und Lenkung im gewerblich-industriellen Sektor, insbesondere für Rohstoffe, Energie und Kredite sowie für den Außenhandel und den Großverkehr.
    Überführung der Grundstoffindustrie und Kreditinstitute in Gemeineigentum.
    Demokratisierung der Wirtschaft und gleichberechtigte Mitwirkung der Gewerkschaften in allen Organen der wirtschaftlichen Selbstverwaltung.

    Über neun Millionen Teilnehmer am Generalstreik

    Insgesamt nahmen an dem Generalstreik über 9,2 Millionen Arbeitnehmer aus Industrie, Handwerk, Handel und Verkehrswesen teil. Dies entsprach 79 Prozent der damals 11,7 Millionen Beschäftigten in der US-amerikanischen und britischen Besatzungszone.

    Und während man 1953 in der DDR von „westlichen und faschistischen Agenten“ sprach, verkündete das US-Oberkommando in Frankfurt am Main, ähnlich wie bei den Vorfällen im Oktober in Stuttgart, hinter der Protestwelle ständen „kommunistische Elemente“.

    In der französischen Besatzungszone wurde nicht gestreikt. Doch dies geschah nicht etwa, weil sich die dortigen Gewerkschaften und Arbeiter dagegen ausgesprochen hätten, sondern weil der französische Militärgouverneur unter Androhung drakonischer Strafen jede Form von Streik verboten hatte.

    Weitere niedergeschlagene Proteste in der Westzone

    Der Generalstreik von 1948 hatte zudem einige Vorläufer, über die in der westdeutschen Geschichtsschreibung ebenso wenig zu lesen ist.

    Ein Jahr zuvor war ein großer Bergarbeiterstreik in der Bizone mit der zentralen Forderung nach Enteignung der „Kohlebarone“ beendet worden, indem man den Streikenden mitten im Hungerjahr 1947 die Lebensmittelrationen um die Hälfte kürzte.

    In Hessen waren auf dem Höhepunkt der sogenannten Hungerkrise im Frühjahr 1947 Streiks und Proteste von der US-amerikanischen Militärregierung unter Androhung der Todesstrafe unterdrückt und verboten worden. Ähnlich die Situation in Niedersachsen, dort setzten die britischen Besatzer umgehend gepanzerte Fahrzeuge gegen die Protestierenden ein.

    Nicht zu vergessen ist der damalige Zeitgeist in der „Westzone“, bei dem selbst das Ahlener Programm der CDU, und das schon nach US-Intervention abgeschwächt, mit den Worten begann:

    „Das kapitalistische Wirtschaftssystem ist den staatlichen und sozialen Lebensinteressen des deutschen Volkes nicht gerecht geworden.“

    US-Besatzungsdekret gegen demokratische Wahlentscheidungen

    Die engen Grenzen der demokratischen Mitbestimmung auch im Westsektor zeigt beispielhaft der Fall der hessischen Verfassung auf. 1946 wollten die hessischen Abgeordneten die Verstaatlichung aller Schlüsselindustrien in ihre Verfassung schreiben, doch war dies nicht im Interesse Washingtons.

    Nach anfänglichen Überlegungen, dieses Vorhaben generell zu verbieten, ging man zu einer subtileren Taktik über. Der fragliche Paragraf 41 wurde auf Druck der USA aus der Verfassung herausgelöst und getrennt zur Abstimmung vorgelegt, in der Absicht, dass dieser dann die nötige Mehrheit verfehlt. Jedoch stimmten 70 Prozent für diesen „Verstaatlichungs-Paragrafen”.

    Daraufhin wurde die von den Wählern mit großer Mehrheit beschlossene Verstaatlichung für den Montansektor, nun weniger subtil, per Besatzerdekret verboten.

    Dieser massive Eingriff der US-Amerikaner in eine demokratische Grundsatzentscheidung findet sich genauso wenig in deutschen Schul- und Geschichtsbüchern wieder wie der zuvor genannte Generalstreik und die Niederschlagung der Arbeiterproteste in Stuttgart. Stattdessen verbleibt man bei einer schwarz-weißen Geschichtsschreibung, in der es Repression von Protesten und massive politische Einflussnahme durch die Besatzungsmacht nur im Osten Deutschlands gegeben haben soll.

    #Allemagne #capitalisme #militaire #occupation #guerre_froide #mouvement_ouvrier #grève #histoire #syndicalisme

  • Soutenu.es par les syndicats, les #vacataires de l’Université Paul-Valéry se mobilisent
    https://academia.hypotheses.org/63538

    Le 6 novembre dernier, les syndicats #CGT et Sud Education de l’Université Montpellier Paul-Valéry (UPMV) appelaient à la #grève et à la mobilisation, en soutien à 16 vacataires administratifs.ves mis.es à la porte du jour au lendemain par la direction … Continuer la lecture →

    #Actualités_/_News #CDD_de_la_honte #précarité #Sud_éducation #Université_Montpellier_3

  • Droit du travail : la Cour internationale de Justice se prononce sur le droit de grève

    La Cour internationale de justice (CIJ) a ouvert lundi ses audiences pour déterminer si le droit de grève est protégé par le droit international. C’est la première fois que la plus haute juridiction du monde est appelée à se prononcer sur l’équilibre entre les droits des travailleurs et les intérêts des employeurs.

    L’affaire fait suite à une requête déposée en 2023 par le Conseil d’administration de l’Organisation internationale du Travail (OIT), qui a sollicité un avis consultatif de la Cour sur la question de savoir si la Convention (n°87) sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, 1948, inclut le droit de grève.

    Adoptée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Convention n°87 est une pierre angulaire du droit international du travail, garantissant aux travailleurs et aux employeurs le droit de constituer les organisations de leur choix et d’y adhérer. Elle ne mentionne pas explicitement la grève, mais les défenseurs de la liberté syndicale interprètent depuis longtemps ce droit comme l’incluant.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/10/27/droit-du-travail-la-cour-internationale-de-justice-se-prononce-sur-le-droit-de-greve/#more-98740

    #droit #grève

  • Convergences en divergences
    https://cqfd-journal.org/Convergences-en-divergences

    Le jeudi 18 septembre, les militant·es qui bloquaient l’usine Eurolinks ont rejoint par hasard le piquet de #grève des salariés sous-traitants en charge du nettoyage des métros et bus marseillais de la RTM, la Régie des transports métropolitains. Une rencontre entre deux univers de lutte.

    Cela fait plus d’un an que les sous-traitants de la #RTM sont en lutte. Des grèves régulières qui poursuivent le même objectif : obtenir de leur employeur le versement des salaires, l’envoi des fiches de paies et l’intégration de quatorze anciens membres de leur équipe – des salarié·es de l’époque Laser, l’entreprise titulaire du marché avant la reprise d’Atalian en 2024. Sur leur piquet, pas de tracts ni de drapeaux de syndicats. Quand la question est posée de savoir quelle organisation soutient leur lutte, les grévistes répondent vaguement : « Les Gilets jaunes, la CGT, CNT… ». L’appartenance syndicale n’est pas claire, mais les motifs de convergence, eux, ne manquent pas : « Si vous me permettez, regardez-nous, on est des barbus et des bronzés. Ça n’y est pas pour rien dans la façon dont ils nous traitent », explique un des grévistes. « Et on soutient à fond la Palestine nous aussi, vous inquiétez pas ! »

    #Marseille

  • La stratégie perdante de l’intersyndicale
    https://lvsl.fr/la-strategie-perdante-de-lintersyndicale

    En sacralisant l’unité syndicale et le « dialogue social », les #syndicats ont fait échouer le mouvement social de la rentrée avec leur stratégie perdante de « #grève perlée ». Alors que la base syndicale a su forger de nouvelles alliances ces dernières années, les directions se refusent toujours à toute introspection.

    #Politique #CFDT #CGT #FO #intersyndicale #Macron #manifestation #Marylise_Léon #Sophie_Binet

  • Les Italiens en lutte pour Gaza
    https://lvsl.fr/les-italiens-en-lutte-pour-gaza

    Depuis le lundi 22 septembre, l’Italie est le théâtre d’une mobilisation exceptionnelle contre les exactions commises à Gaza. Une #Grève_générale a mobilisé près d’un demi-million de personnes, tandis que sous le mot d’ordre blocchiamo tutto – « bloquons tout » -, des rassemblements ont eu lieu dans au moins soixante-quinze municipalités, entraînant la fermeture des écoles, […]

    #International #Israël #Italie #Meloni #Palestine #Usb

    • Les dockers de Gênes, surnommés les #camalli, incarnent une tradition séculaire d’auto-organisation et de militantisme ouvrier. Dès 1889, à l’heure où les sociétés d’aide mutuelle se multipliaient, ils fondaient la première coopérative moderne de travailleurs portuaires de la ville. Au début du XXᵉ siècle, une série de grèves emblématiques mit fin à un système de travail journalier jugé arbitraire et injuste.

  • L’intersyndicale propose une nouvelle grève le 2 octobre
    https://bellaciao.org/L-intersyndicale-propose-une-nouvelle-greve-le-2-octobre

    Les huit confédérations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU, Solidaires) étaient reçues ce mercredi à Matignon. Malgré les journées de mobilisations du 10 et 18 septembre et la censure de François Bayrou, son successeur, Sébastien Lecornu, s’accroche aux mesures austéritaires. Les #Syndicats mettent sur la table une nouvelle grève pour le 2 octobre. « On attendait des réponses claires mais aucune n’a été apportée, pour l’intersyndicale le compte n’y est pas. Aucune piste du (…) #Contributions

    / #Manifestations, #Grèves, Syndicats