• Sans l’Ukraine, le rêve de Poutine, « l’Eurasie », s’effondre - Le nouvel Observateur
    http://rue89.nouvelobs.com/2014/03/13/sans-lukraine-reve-poutine-leurasie-seffondre-250607

    Le mardi 4 octobre 2011, alors que l’Union européenne patauge dans sa crise financière et que la Chine affiche une superbe retrouvée, un événement important passe inaperçu : la parution dans le quotidien russe Izvestia d’un article au titre peu sexy : « Un nouveau projet d’intégration pour l’Eurasie - un avenir qui naît aujourd’hui ».

    Son signataire est Vladimir Poutine, alors Premier ministre de Russie – Medvedev est encore Président. Il y évoque le projet de bâtir une « Union eurasiatique » sur le modèle de l’Union européenne :

    « Nous proposons une association supranationale puissante, capable de devenir l’un des pôles du monde moderne et qui servira de pont entre l’Europe et la dynamique région Asie-Pacifique ».

    L’annonce ne fait pas les gros titres des journaux occidentaux. A cette époque, l’enjeu n’apparaît pas clairement.

    La Russie donne surtout l’impression de « répondre à la concurrence chinoise en Asie centrale », lit-on. De fait, la Chine a des projets d’alliances économiques avec l’Asie centrale, la « ceinture économique de la Route de la soie ». La Russie resserre donc ses liens avec les anciens satellites de la Russie, à commencer par la Biélorussie et le Kazakhsta, déjà engagés dans une union douanière.

    Poutine, relève-t-on alors, réagit aussi au rapprochement entre l’Union européenne et l’Europe de l’Est, mais il est plutôt alors dans une posture conciliante, parlant de dessiner à terme une communauté économique harmonieuse qui s’étalerait « de Lisbonne à Vladivostok ».
    Effacer « le plus grand désastre géopolitique du siècle dernier »

    En réalité, Poutine a décidé de recréer quelque chose de proche de ce qu’était l’URSS.

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    #Russie
    #Ukraine
    #Poutine
    #Crimée
    #guerre-froide
    #États-Unis
    #Europe


  • La Stasi (police secrète est-allemande) était très active en Norvège

    Séquence nostalgie : des fragrances de guerre froide

    Le papier date de septembre 2011, mais j’ai retrouvé la coupure de presse dans ma boite "article à lire" et la photo m’a vraiment fait bien marrer...

    C’est un exemple des photos ultra-secrètes de la Stasi qui montraient comment on pouvait se déguiser avec des perruques, des moustaches et des lunettes noires... C’est presque attendrissant (mais la Stasi, en revanche, ne l’était pas).

    Au début des années 1970, la DDR avait une ambassade à Oslo, avec sans doute des espions. Les archives est-allemandes, désormais ouvertes, montrent que les ou les agents en poste en Norvège étaient incroyablement actifs par rapport à leur collègues présents dans les autres pays nordiques, à croire qu’il y avait beaucoup de choses beaucoup plus intéressantes ici que dans les autres pays scandinaves : La présence des forces de l’OTAN, une multitude de radars de surveillance (dont un à 300 mètres de là où j’habitais il y a dix ans à Sandvigen près d’Arendal où il reste encore les panneaux "photos interdites", "zone militaire", etc... et les grillages barbelés).

    Curieusement la Norvège garde ces archives confidentielles, c’est sans doute le PST qui est "assise dessus" pour le moment... De sorte qu’il est impossible pour Helmut Müller-Enbergs - un chercheur allemand en tournée en Scandinavie pour consulter les archives sur ce sujet - de consulter les documents norvégiens qui viendraient compléter ce qu’il a déjà en main.

    Le chercheur a dressé un tableau statistique du nombre d’occurrences de signalements (à destination du pouvoir est-allemand) pour chaque pays scandinave, et la Norvège arrive très largement en tête avec 1886 citations entre 1969 et 1989, l’essentiel dans la catégorie "politique et militaire".

    L’unité est allemande chargée de l’espionnage en Norvège s’appelait III/A/2 : elle couvrait aussi le Danemark, la Suède, la Finlande, l’Autriche, la Suisse, le Portugal et l’Espagne. Le département comptait 20 employés... L’un des agents avait pour nom de code... Marcel ! On sait qu’il été très actif, mais Jusqu’à aujourd’hui, absolument personne ne sait de qui il s’agit. Il est probable qui soit Norvégien...

    La réponse a cette questions se trouve, selon Helmut Müller-Enbergs, dans les fichiers qu’on appelle "Rosenholtz" à Berlin, quelque part sur un des 380 CD-Rom contenants plus de 300 000 fichiers...

    « Les autorités norvégiennes pourraient profiter de mon passage pour me faire un petit cadeau » a déclaré en rigolant Helmut Müller-Enbergs. « C’est dommage, en Suède et au Danemark, les informations sont mises à la disposition des scientifiques. Avec ce que doit avoir la PST (Service de sécurité norvégien), on pourrait écrire un livre entier ! »

    En conclusion, l chercheur se demande pourquoi les Norvégiens mettent si peu d’empressement à ouvrir leurs archives et surtout pourquoi ils se désintéressent (ou feignent de se désintéresser) totalement de cette question...

    Une réunion de chercheurs spécialisés à eu lieu sur l’île de Gotland les 26 et 27 septembre 2011, la première du genre sur le rôle de la Stasi en Europe du Nord. Ils devaient s’échanger leurs données, entre autre. Je vais essayer de retrouver les traces de cette réunion.

    http://www.aftenposten.no/nyheter/uriks/Stor-Stasi-aktivitet-i-Norge-6667828.html

    Stor Stasi-aktivitet i Norge - Aftenposten

    Disse Stasi-bildene var topphemmelige, men ble nylig funnet og frigitt. Daværende Stasi-medarbeidere viser hvordan man kunne forkle seg med blant annet parykker, løsbarter og mørke briller.

    Overraskende mye og viktig informasjon om norske militære og politiske forhold ble rapportert inn av Stasi-agenter, viser ny forskning. – Norge er undervurdert i Stasi-sammenheng, mener eksperten Helmut Müller-Enbergs.

    #ddr #allemagne-de-l-est #espionage #guerre-froide #norvège #scandinavie #archives


  • • A l’écoute de la guerre froide
    http://www.arteradio.com/son/616163/teufelsberg__la_grande_oreille_
    « On pouvait entendre Brejnev se brosser les dents » de Olivier Toulemonde

    La guerre froide fut aussi une guerre des ondes. A Berlin, l’Ouest écoutait les communications de l’Est depuis Teufelsberg, la fameuse « colline du diable ». On entend encore murmurer cette station d’espionnage construite sur les ruines du nazisme... ARTE Radio et la Deutschlandradio Kultur se penchent ensemble sur les drôles d’histoires de la Grande Oreille.

    #espionnage #Berlin


  • Marseille : péril blanc contre péril rouge par Momo Brücke
    http://cqfd-journal.org/Marseille-peril-blanc-contre-peril

    Marseille est une ville assaillie par les lieux communs. L’un des plus récurrents est certainement celui qui fait d’elle une sorte d’hybride entre Chicago et Naples : villes de truands et de cramés – terreau fertile au grand banditisme. Néanmoins, loin d’exercer son pouvoir de manière autonome, la pègre locale a toujours été en rapport avec le milieu politique. Que l’on pense aux premières figures du milieu marseillais, les élégants Carbone et Spirito qui furent à l’origine des agitations fascistes des années 1930. Pendant l’occupation, ils feront affaire avec la Gestapo. Et en 1970, Belmondo et Delon les incarneront au cinéma dans Borsalino !

    Avec les remous de la Guerre froide, c’est l’argent américain qui va alimenter la French connection. À partir de 1947, tout événement politique est considéré sous un prisme manichéen : l’affrontement entre le stalinisme russe et la démocratie occidentale. Afin de contrer l’influence soviétique – que les grèves insurrectionnelles étaient supposées révéler –, l’administration Truman mit sur pied un projet de redressement européen : le plan Marshall. Lorsque les communistes et la CGT s’élevèrent contre ce plan, la CIA lança une contre-attaque : il s’agissait de scinder la CGT pour créer un syndicat plus docile. Par l’intermédiaire de l’American federation of labor (AFL), elle fit parvenir des fonds à un dirigeant socialiste, Léon Jouhaux, qui fonda la tendance Force ouvrière (FO) et l’arracha à une CGT dominée par le Parti communiste. À raison d’un million de dollars par an, le Parti socialiste put ainsi consolider une certaine assise syndicale et se permettre d’œuvrer sans subir le diktat communiste.