• Sur le Monde, la lutte contre la corruption, ça s’appelle une purge.
    (quand il s’agit de la #Chine).

    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/10/24/dans-la-chine-de-xi-jinping-des-purges-sans-fin_6649088_3210.html

    Donc, l’annonce d’enquêtes pour corruption ou abus de pouvoir contre neuf hauts gradés (sur 376), ça s’appelle, une « purge sans fin ».
    Heu... Le procès Sarkozy, c’est une purge aussi ?

    #propagande #Le_Monde #purge

    • Du coup, je l’ai lu, @yohooo, et, pardon, j’ai trouvé ça plus intéressant que ce qu’annonçait ton commentaire.

      Déjà, le terme purge. Dans nos économies libres comme l’oiseau et nos états à prétention démocratique, on ne trouve pas d’appareil d’État qui gère un continent sous l’égide d’un parti unique centralisé. Sous un tel régime, on passe pas des années à instruire le procès des très rares dirigeants de haut niveau incriminés, comme on le voit parfois ailleurs par exception. Lorsqu’ils n’ont pas fait l’objet de procès politiques publics, on découvre plutôt leur disparition sur les photos. Les purges sont une modalité de préservation/construction du parti dirigeant du socialisme réel, je le tiens d’innombrables fantômes de bolcheviks qui firent la Révolution d’octobre avant d’être éliminés par le Parti. Le terme ne me semble pas usurpé. « le Parti se renforce en s’épurant » n’est pas qu’une formule du passé.

      En poste à Pékin, le journaleux parait moins nul que ceux de l’ex-Journal officiel de tous les pouvoirs au USA (https://www.lemonde.fr/signataires/harold-thibault) et nous dit :

      16 % des 376 membres et suppléants du comité central du PCC nommés en 2022 – déjà sous la domination absolue de Xi Jinping – manquaient à l’appel [parmi les 315 plus hauts cadres du Parti communiste chinois (PCC) réunis ces jours-ci].

      Bien malin qui saura démêler à l’origine de ce taux la part de corruption (probablement plus élevée : démettre ou poursuivre tous les coupables, la Chine vacillerait), de manque de discipline et d’entente féodale rompus.

      Comme la rivalité (commerciale, militaire, géopolitique) impose aux organes étasuniens de se forger des formes d’expertise, ça cause depuis là de la Chine mais aussi sans doute, en filigrane, de ce que doit être le pouvoir aux USA (toutes choses inégales par ailleurs).

      Jon Czin, ancien responsable du suivi de la Chine à la CIA avant d’être le directeur Chine au sein du Conseil de sécurité nationale américain entre 2021 et 2023, sous Joe Biden, invite à ne pas se méprendre sur la signification de ces évictions en série. « Durant ses premiers mandats, il était logique pour Xi de s’attaquer à ses rivaux, aux autres centres de pouvoir au sein de l’armée. Mais il s’en prend désormais à ceux qui devaient être ses protégés, et ce changement sème la confusion auprès d’un grand nombre. Pourtant je n’y vois pas un signe de faiblesse mais, au contraire, la preuve de sa domination continue », dit M. Czin, aujourd’hui chercheur à la Brookings Institution, à Washington.

      Ces purges, on sait que c’est également l’écume d’une longue marée qui a pour horizon une submersion de l’économie-monde, celle d’un développement économique qui « allie » centralisation politique et concurrence effrénée. Ça génère une corruption organisée tout autrement qu’ailleurs (de l’échelle micro des entreprises et des villes au sommet : l’armée). La « lutte contre la corruption » y prend d’autres traits :

      Le président chinois avait d’ailleurs ouvert l’année par un séminaire de la très puissante commission centrale d’inspection disciplinaire, l’organe d’enquête du #PCC. Il y avait affirmé que la corruption n’est pas seulement toujours présente, mais qu’elle est en hausse, au risque de soulever des interrogations sur l’efficacité des mécanismes en place. « La corruption est la plus grande menace contre notre parti »_, avait lancé M. Xi, le 6 janvier, tandis que cet organe se targuait d’avoir fait chuter 47 officiels d’un rang supérieur à celui de vice-ministre rien qu’en 2024.

      https://justpaste.it/aygsb

      Que l’État chinois, donc le Parti, cherchent à se renforcer pour mieux assumer affrontement économique et guerre militaire, je crois pas que ce soit pure propagande. D’autres sources restent évidemment bienvenues !

      #Chine #APL #armée #purges #corruption #économie #guerre_économique #État #nationalisme

    • Chine : la quête de toute-puissance de Xi Jinping
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/10/24/chine-la-quete-de-toute-puissance-de-xi-jinping_6649168_3232.html

      Le dirigeant chinois est convaincu que le relâchement des élites et du strict contrôle sur la société a conduit à l’effondrement de l’Union soviétique. Arrivé au pouvoir après trois décennies d’une ouverture qui a permis la modernisation de la Chine, mais dont il considère qu’elle a aussi produit ses propres maux − corruption, idées libérales et perte de prise du parti sur l’individu −, il se donne pour mission de corriger ce qui doit l’être.

      Voilà que, sous des dehors divers, se manifeste un trait commun aux dirigeants des grandes puissances mondiales comme de nombreux dirigeants de nations de second rang. Hubris du pouvoir dans un monde qui va à sa perte.

    • Bonjour, je relis ton commentaire et j’essaye de synthétiser. Donc, tu justifies l’utilisation du mot « purge » et non « lutte contre la corruption » par :
      – L’égide d’un parti unique centralisé
      – L’hypothétique héritage d’une vision du communisme qui a théorisé le sujet de la purge / l’épuration.
      – Le manque de transparence.

      OK. C’est en effet un terme que l’on utilise peu dans nos régimes multipartites. On parle de « limogeage » ou de « destitution » lorsqu’on s’attaque à quelques personnes. De manière plus élégante, on appellera une personne en responsabilité « à démissionner ».

      Lorsqu’il faut supprimer de manière systémique un nombre important d’agents, on parle de « dissolution » ou de « regroupement » d’un organisme sous une direction dont on change le sigle. On peut aussi utiliser des arguments économiques « réduction de budget ». Ou tout simplement parler de « suppression de postes ».

      Mais on ne parle jamais de « purge ». Et la dernière fois dont on a parlé d’ « épuration » en France, c’était en 1944.

  • US Economic Decline Has Been Greatly Exaggerated - An interview with Sean Starrs
    https://jacobin.com/2025/02/us-economic-decline-corporations-china

    La structuration de l’impérialisme en 2025 n"a plus grand chose en commun avec celle de l"ère quand il fut décrit par Rosa Luxemburg et Lénine. Voilà quelques infomations essentielles à propos de la véritable repartition des richesses du monde et du pouvoir politico-militaire qui l’accompagne.

    21.2.2024 Interview by William Holbrook and Joe McLaren - People often say — either hopefully or despairingly — that the United States is in decline. But in your work, you’ve argued that in the age of globalization, American economic power “globalized” rather than diminishing in relation to other economies. Can you tell us what you mean by this, and why, in measuring economic power, you focus on the role of large corporations rather than on measures of national economies such as GDP?

    Sean Starrs

    Many people conceptualize national economic power in terms of national accounts, most of all GDP but also other measures like balance of payments and exports. The idea is that national accounts measure a nation-state’s command over resources, including the capacity to convert these resources into military power. Hence as Chinese GDP rises, so must Chinese power.

    I argue that this view is wrong. While I agree that the richer, more productive, and more technologically advanced a nation is, the more economically powerful it is, national accounts do not adequately account for this in the age of globalization. The global nature of US-led capitalism since 1945, and especially since the 1990s, means that some states can extract vast resources from others.

    The United States, for example, not only commands resources within its national territory (as measured by GDP) but also abroad via its transnational corporations (TNCs). On the flip side, in countries that have been the recipients of globalized American finance and production, especially China, their citizens and/or states do not have ownership over this foreign-driven activity, even if it contributes to their GDP.

    Perhaps the clearest example is the iPhone. China is the world’s largest assembler and exporter of iPhones. This contributes to Chinese GDP. Yet the iPhone is not owned by any Chinese firm — it’s owned by Apple. It is Apple that profits by far the most, and these profits flow back predominantly to the United States. GDP tells us where the world’s production of goods and services is geographically concentrated, but in the age of globalization, it does not tell us who owns and therefore profits from it.

    This contrasts sharply with the era before the 1990s. Japanese GDP was rising from the 1950s to the 1980s. It was safe to assume that so, too, was Japanese economic power, because Japanese corporations owned the vast majority of what they produced in Japan. This led to increasing Japanese profits that could be ploughed back into advancing Japanese technology and so on.

    As production and finance globalized, however, we can no longer make this assumption. GDP could theoretically rise along with foreign ownership of that GDP, which is precisely what happened in China. Figure one shows us China’s Customs Statistics Yearbook data on what it calls “process with imported materials exports.” These are goods that are assembled in China with advanced components imported from other countries, such as iPhones and virtually all advanced technology exported from China (worth $809 billion in 2022).

    Foreign firms (including their joint ventures) already accounted for over half of these Chinese exports by 1995. This then surged to over 80 percent where it has remained for the past fifteen years. At the same time, exports by Chinese state-owned enterprises have collapsed, while Chinese private firms have only recently increased their share to 20 percent. The nature of China’s integration into global capitalism as “foreign-owned workshop of the world” is thus very different from previous eras, when for example nearly 100 percent of Japanese exports were owned by Japanese TNCs in the 1970s.

    Therefore, I argue that global profit share is a more appropriate measure of national economic power, as it encompasses the global profits stemming from production and finance owned abroad, not just within the home territory. In other words, we have to investigate the profit shares of the transnational corporations themselves in order to encompass their transnational operations.

    This is what I have been doing for over ten years, focusing on the world’s top two thousand TNCs as ranked by the Forbes Global 2000. I aggregate twenty-five broad sectors, and in 2024 US-domiciled TNCs dominate in thirteen of them and lead in nineteen. Figure two reveals the degree of US dominance in these thirteen sectors, from more than double the share of its nearest competitor (Taiwan) in electronics to more than thirteen times larger than second-ranked China in computer hardware and software — in spite of the fact that China has been the world’s largest domestic market and exporter of computers for most of this century.

    This represents extraordinary US corporate power at the pinnacle of global capitalism, and the picture has not changed much since my data starts two decades ago in 2005 (the United States also dominated in thirteen sectors then). China currently leads in four sectors (banking; construction; forestry, metals, and mining; telecommunications) while Japan leads in the remaining two (auto, truck, and parts; trading companies).

    The fact that Western Europe and Japan have both relatively declined while China has surged to second place constitutes a sea change in twenty-first century global capitalism. The persistence of US economic power, however, indicates once again (as was the case in the 1980s when it came to Japan) that talk of “American decline” is wishful thinking.

    William Holbrook and Joe McLaren

    How does the power of US corporations abroad conflict with or reinforce the power of the US state, especially its military power?

    Sean Starrs

    There are various ways that the world dominance of American TNCs boosts American state power. The global dominance of Wall Street (financial services in figure two), for example, helps to ensure that the US dollar remains the de facto world currency.

    The dominance of American tech firms helps to ensure the continued supremacy of the US military, while the dominance of American media helps to ensure that the US state can shape the ideological narrative (including support for US capitalism and imperialism). In general, the dominance of American TNCs ensures that the US state can leverage them in various ways as both carrot and stick against other capitalist powers.

    The best recent example of how this dominance enhances US state power is the US tech war against China that began in 2019 under Donald Trump and really ramped up under Joe Biden. American firms have virtual monopolies in various crucial technologies, from smartphone operating systems to semiconductor design software, and the US state can pressure its allies whose TNCs also have crucial monopolies (like ASML from the Netherlands). This means the US state can severely constrict China’s continued global tech competitiveness in advanced semiconductors, artificial intelligence, supercomputing, etc.

    Notably, Huawei was China’s most technologically advanced global competitor in the 2010s. Its smartphones were briefly world number one in the second quarter of 2020. After the US Department of Commerce placed Huawei on its “Entity List” in May 2019, embargoing US TNCs from doing business with them, they could no longer update their Google Android operating system nor access the most advanced semiconductors.

    Huawei’s global market share in smartphones went from 20 percent in Q2 2020 to zero outside of China from 2021 to the present. Within China itself, Huawei’s smartphone market share peaked at 45 percent in Q2 2020 then collapsed to zero by Q1 2021 to Q2 2023, crawling back to fourth in China by Q3 2023 (Apple being number one). The United States can destroy the global prospects of one of China’s most competitive tech companies without China being able to do anything about it, demonstrating extraordinary American power.

    Even more startling is what the Biden administration was doing from October 2022 onward. They banned American TNCs (and even US citizens and green card holders) from doing business or research in the advanced semiconductor industry in China. If the United States can successfully cut China off from the most advanced semiconductors, then this will have immense ripple effects for further advancement across all technology sectors in China.

    While the example of DeepSeek has shown us that China can still be extraordinarily adaptable within these constraints, essentially developing a more efficient copy of ChatGPT using much less resources (and third-tier Nvidia chips), this is not the same as actually innovating in the field of artificial intelligence (AI). Moreover, scaling DeepSeek will still require huge computers powered by Nvidia chips that will likely face further US-imposed restrictions. Alphabet, Amazon, Meta, and Microsoft have an enormous structural advantage in this regard (with unrestricted access to the world’s most advanced chips). They announced more than $300 billion of AI investment for 2025 alone weeks after DeepSeek’s R1 release.

    In this way, the US state can leverage the global dominance of US TNCs to contain the further technological rise of the country with the second-largest GDP in the world. This represents extraordinary power that the US state did not possess in its attempt to contain Soviet technological advancement from the 1950s onward, as the Soviets outcompeted the United States in various technologies (intercontinental ballistic missiles, rockets, satellites) for a couple of decades.

    There are some, however, who will sidestep these issues because of what my late supervisor Leo Panitch described as “impoverished state theory.” Particularly since the explosion of globalization discourse during the 1990s, there has been a tendency for many people to think that the world’s top TNCs have been able to “escape” the nation-states in which they were historically domiciled, even becoming more powerful than states. This leads some to think that the very idea of national economic power is anachronistic in the age of globalization, and that global TNCs such as Apple, Toyota, or Volkswagen are not really “American,” “Japanese,” or “German” in any meaningful sense.

    This conceptualization of globalization and TNCs is wrong. States always have more power than individual TNCs, even if many states choose to not use this power. A coalition of more than six hundred US companies and trade associations urged Trump not to impose tariffs on China, the big Wall Street players were very unhappy about the tariffs, and thousands of firms filed lawsuits against the Trump administration, including the likes of Ford and Coca-Cola. But even the most powerful corporations in the world must ultimately follow the diktats of the US government. If the nationality of TNCs no longer matters in the age of globalization, then companies that wanted to evade the restrictions on trade with China would just move their operations out of US territory — but they can’t.

    In my research, I have mapped out the national ownership structures of the Forbes Global 2000. Globalization theorists assume that the world’s top TNCs have owners dispersed around the world, representing a “transnational capitalist class.” This is wrong. What we have actually seen is the globalization of American ownership of the world’s top corporations.

    Not only do American capitalists still own a predominant share of US TNCs (on average 81 percent, based on ownership data from 2021), but they increasingly own more and more of TNCs based around the world. On average, American capitalists own 46 percent of the total outstanding shares of the world’s top five hundred TNCs (see figure three), even though only 35 percent of those TNCs are domiciled in the United States. The second-biggest national owner of the world’s top five hundred are Japanese capitalists with 6.6 percent ownership, even if Japanese firms account for 8.6 percent of the 500.

    This increasing globalization of American ownership is true even of Chinese state-owned enterprises, with Americans owning 9.7 percent of the top fifty. Hence American capitalists own more of China’s top state-owned enterprises than the biggest foreign owner owns of the top fifty US TNCs (British ownership with 5.6 percent). Moreover, American capitalists also own 21 percent of the top fifty Japanese TNCs and astonishingly 34 percent of the top fifty European TNCs, more than triple the share of any single European nation.

    In this way, the United States has structured global capitalism so that American capitalists still profit whether or not Apple (84 percent US-owned) can outcompete its archnemesis Samsung Electronics (29 percent US-owned vs 42 percent South Korean). This partly explains why 22 million of the world’s 58 million millionaires are American in 2023 (38 percent, significantly higher than the US share of world GDP at 26 percent), according to the 2024 Credit Suisse World Wealth Report — roughly similar to the US share of capitalist wealth in the 1950s.

    William Holbrook and Joe McLaren

    It is often thought that the rise of China represents a challenge to the kind of global American economic hegemony you’ve outlined. How does your research complicate that view?

    Sean Starrs

    I think it’s useful to distinguish between relational and structural power. When people see the flurry of news, like China brokering a deal between Iran and Saudi Arabia to diplomatically recognize each other again, or President Luiz Inácio Lula da Silva of Brazil saying that he wants to move away from the US dollar and trade with China in RMB, we are looking at the realm of relational power — of diplomatic relations and influence.

    Things can fluctuate dramatically in this field over the short term. For example, President Rodrigo Duterte of the Philippines was more adversarial toward the United States and more open to China, while his successor, Bongbong Marcos, oversaw the largest joint military operations with the US in more than thirty years, just south of Taiwan. Argentina’s former president Alberto Fernández applied to join BRICS and talked about trading more in RMB, while the current Argentine leader, Javier Milei, canceled the BRICS application and promised greater dollarization.

    Structural power, on the other hand, has deeper roots and takes longer to change. But it is also more abstract and therefore often overlooked. It is the power to shape the structures in which others exist and interact. My research involves trying to understand the ways in which the United States has structured global capitalism in such a way that benefits its ruling class and strengthens American hegemony.

    From the point when Henry Luce published his manifesto The American Century in 1941, it took another forty years before his vision of American capitalism could become truly global, with the collapse of the Soviet Union and the capitalist integration of China. In fact, I would argue that the capitalist rise of China, along with other “emerging markets” in the twenty-first century, has actually boosted American structural power in certain key respects.

    I have already mentioned the capacity of the US state to cut China off from advanced technology in a way that the US was not able to do to the Soviet Union during the Cold War, because of China’s dependent integration with the United States. Let me give another example: as long as countries are integrated into this form of global capitalism and want to drive their economic growth via exports (whether China, Japan, Germany, Saudi Arabia, and so on), then they are structurally bound to give the US free money.

    That is because the US has ensured that its currency remains the de facto world transactions currency. As central banks around the world accumulate US dollars from their nation’s exporters, these central banks must park their cash in the world’s safe-haven asset, the US Treasury Bill, thereby continuously pumping free dollars into the United States.

    Countries such as France in the 1960s and Brazil and China during the 2008–09 global financial crisis have complained about this US “exorbitant privilege.” Yet after more than half a century of such complaints, they still have no alternative if they wish to participate in global capitalism. fifteen years after the great crash, the Chinese RMB still barely competes with the Canadian dollar for international currency reserves.

    The United States doesn’t need to tell China to buy T-bills. China simply has no choice because of the way the United States has structured the global financial system — for example, through the sale of Middle East oil in US dollars, backed by US military power in the region — and the continued dominance of Wall Street, which has a 63 percent profit share in the 2024 Forbes Global 2000, compared to just 4.2 percent for Chinese financial services. To put it another way: so long as China wants to integrate into global capitalism, which remains US-centered, then the Chinese state has no choice but to help fund US imperialism against China itself.

    William Holbrook and Joe McLaren

    Will there be any significant changes in US-China economic relations under the new administration, or can we trace a broad line of continuity from the first Trump presidency via Biden to Trump 2.0, with various forms of pressure being applied?

    Sean Starrs

    In terms of the US trade and tech war on China, Biden doubled down on Trump’s previous course, and Trump will now double down on Biden’s. The main difference is that Biden toned down the rhetoric and protectionist policies against allies, while Trump is promising to expand the trade war against allies again (as he did in his first term). Trump is also likely to be more adversarial toward NATO, without being serious about leaving the alliance altogether — he just wants its other members to buy more US weapons systems.

    Whether or not Trump’s more aggressive tactics against US allies discourages them from aligning with the US “small yard, high fence” tech blockade against China, I think these allies are pretty locked in to treating China as a systemic rival. For many European elites, China is now associated with Russia, and there doesn’t seem to be any reconciliation on the cards in the foreseeable future.

    For much of East Asia, tensions with China over the East and South China Seas, and of course across the Taiwan Straits, will likely continue to simmer and occasionally flare up. In such a scenario of heightened tension, capitalist elites throughout Eurasia will still prefer US hegemony to defend their global interests rather than the Communist Party of China. This holds true no matter how much Trump rails against “globalism” — his administration is still stacked with neocons who basically believe in a more muscular liberal internationalism.

    #impérialisme #USA #Chine #Japon #Europe#guerre_économique #neocons #libéralisme #colonialisme #nantis

  • Fermes, coopératives... « En #Palestine, une nouvelle forme de #résistance »

    Jardins communautaires, coopératives... En Cisjordanie et à Gaza, les Palestiniens ont développé une « #écologie_de_la_subsistance qui n’est pas séparée de la résistance », raconte l’historienne #Stéphanie_Latte_Abdallah.

    Alors qu’une trêve vient de commencer au Proche-Orient entre Israël et le Hamas, la chercheuse Stéphanie Latte Abdallah souligne les enjeux écologiques qui se profilent derrière le #conflit_armé. Elle rappelle le lien entre #colonisation et #destruction de l’#environnement, et « la relation symbiotique » qu’entretiennent les Palestiniens avec leur #terre et les êtres qui la peuplent. Ils partagent un même destin, une même #lutte contre l’#effacement et la #disparition.

    Stéphanie Latte Abdallah est historienne et anthropologue du politique, directrice de recherche au CNRS (CéSor-EHESS). Elle a récemment publié La toile carcérale, une histoire de l’enfermement en Palestine (Bayard, 2021).

    Reporterre — Comment analysez-vous à la situation à #Gaza et en #Cisjordanie ?

    Stéphanie Latte Abdallah — L’attaque du #Hamas et ses répercussions prolongent des dynamiques déjà à l’œuvre mais c’est une rupture historique dans le déchaînement de #violence que cela a provoqué. Depuis le 7 octobre, le processus d’#encerclement de la population palestinienne s’est intensifié. #Israël les prive de tout #moyens_de_subsistance, à court terme comme à moyen terme, avec une offensive massive sur leurs conditions matérielles d’existence. À Gaza, il n’y a plus d’accès à l’#eau, à l’#électricité ou à la #nourriture. Des boulangeries et des marchés sont bombardés. Les pêcheurs ne peuvent plus accéder à la mer. Les infrastructures agricoles, les lieux de stockage, les élevages de volailles sont méthodiquement démolis.

    En Cisjordanie, les Palestiniens subissent — depuis quelques années déjà mais de manière accrue maintenant — une forme d’#assiègement. Des #cultures_vivrières sont détruites, des oliviers abattus, des terres volées. Les #raids de colons ont été multipliés par deux, de manière totalement décomplexée, pour pousser la population à partir, notamment la population bédouine qui vit dans des zones plus isolées. On assiste à un approfondissement du phénomène colonial. Certains parlent de nouvelle #Nakba [littéralement « catastrophe » en Arabe. Cette expression fait référence à l’exode forcé de la population palestinienne en 1948]. On compte plus d’1,7 million de #déplacés à Gaza. Où iront-ils demain ?

    « Israël mène une #guerre_totale à une population civile »

    Gaza a connu six guerres en dix-sept ans mais il y a quelque chose d’inédit aujourd’hui, par l’ampleur des #destructions, le nombre de #morts et l’#effet_de_sidération. À défaut d’arriver à véritablement éliminer le Hamas – ce qui est, selon moi, impossible — Israël mène une guerre totale à une population civile. Il pratique la politique de la #terre_brûlée, rase Gaza ville, pilonne des hôpitaux, humilie et terrorise tout un peuple. Cette stratégie a été théorisée dès 2006 par #Gadi_Eizenkot, aujourd’hui ministre et membre du cabinet de guerre, et baptisée « la #doctrine_Dahiya », en référence à la banlieue sud de Beyrouth. Cette doctrine ne fait pas de distinction entre #cibles_civiles et #cibles_militaires et ignore délibérément le #principe_de_proportionnalité_de_la_force. L’objectif est de détruire toutes les infrastructures, de créer un #choc_psychologique suffisamment fort, et de retourner la population contre le Hamas. Cette situation nous enferme dans un #cycle_de_violence.

    Vos travaux les plus récents portent sur les initiatives écologiques palestiniennes. Face à la fureur des armes, on en entend évidemment peu parler. Vous expliquez pourtant qu’elles sont essentielles. Quelles sont-elles ?

    La Palestine est un vivier d’#innovations politiques et écologiques, un lieu de #créativité_sociale. Ces dernières années, suite au constat d’échec des négociations liées aux accords d’Oslo [1] mais aussi de l’échec de la lutte armée, s’est dessinée une #troisième_voie.

    Depuis le début des années 2000, la #société_civile a repris l’initiative. Dans de nombreux villages, des #marches et des #manifestations hebdomadaires sont organisées contre la prédation des colons ou pour l’#accès_aux_ressources. Plus récemment, s’est développée une #économie_alternative, dite de résistance, avec la création de #fermes, parfois communautaires, et un renouveau des #coopératives.

    L’objectif est de reconstruire une autre société libérée du #néolibéralisme, de l’occupation et de la #dépendance à l’#aide_internationale. Des agronomes, des intellectuels, des agriculteurs, des agricultrices, des associations et des syndicats de gauche se sont retrouvés dans cette nouvelle forme de résistance en dehors de la politique institutionnelle. Une jeune génération a rejoint des pionniers. Plutôt qu’une solution nationale et étatique à la colonisation israélienne — un objectif trop abstrait sur lequel personne n’a aujourd’hui de prise — il s’agit de promouvoir des actions à l’échelle citoyenne et locale. L’idée est de retrouver de l’#autonomie et de parvenir à des formes de #souveraineté par le bas. Des terres ont été remises en culture, des #fermes_agroécologiques ont été installées — dont le nombre a explosé ces cinq dernières années — des #banques_de_semences locales créées, des modes d’#échange directs entre producteurs et consommateurs mis en place. On a parlé d’« #intifada_verte ».

    Une « intifada verte » pour retrouver de l’autonomie

    Tout est né d’une #prise_de_conscience. Les #territoires_palestiniens sont un marché captif pour l’#économie israélienne. Il y a très peu de #production. Entre 1975 et 2014, la part des secteurs de l’agriculture et de l’#industrie dans le PIB a diminué de moitié. 65 % des produits consommés en Cisjordanie viennent d’Israël, et plus encore à Gaza. Depuis les accords d’Oslo en 1995, la #production_agricole est passée de 13 % à 6 % du PIB.

    Ces nouvelles actions s’inscrivent aussi dans l’histoire de la résistance : au cours de la première Intifada (1987-1993), le #boycott des taxes et des produits israéliens, les #grèves massives et la mise en place d’une économie alternative autogérée, notamment autour de l’agriculture, avaient été centraux. À l’époque, des #jardins_communautaires, appelés « les #jardins_de_la_victoire » avait été créés. Ce #soulèvement, d’abord conçu comme une #guerre_économique, entendait alors se réapproprier les #ressources captées par l’occupation totale de la Cisjordanie et de la #bande_de_Gaza.

    Comment définiriez-vous l’#écologie palestinienne ?

    C’est une écologie de la subsistance qui n’est pas séparée de la résistance, et même au-delà, une #écologie_existentielle. Le #retour_à_la_terre participe de la lutte. C’est le seul moyen de la conserver, et donc d’empêcher la disparition totale, de continuer à exister. En Cisjordanie, si les terres ne sont pas cultivées pendant 3 ou 10 ans selon les modes de propriété, elles peuvent tomber dans l’escarcelle de l’État d’Israël, en vertu d’une ancienne loi ottomane réactualisée par les autorités israéliennes en 1976. Donc, il y a une nécessité de maintenir et augmenter les cultures, de redevenir paysans, pour limiter l’expansion de la #colonisation. Il y a aussi une nécessité d’aller vers des modes de production plus écologiques pour des raisons autant climatiques que politiques. Les #engrais et les #produits_chimiques proviennent des #multinationales via Israël, ces produits sont coûteux et rendent les sols peu à peu stériles. Il faut donc inventer autre chose.

    Les Palestiniens renouent avec une forme d’#agriculture_économe, ancrée dans des #savoir-faire_ancestraux, une agriculture locale et paysanne (#baladi) et #baaliya, c’est-à-dire basée sur la pluviométrie, tout en s’appuyant sur des savoirs nouveaux. Le manque d’#eau pousse à développer cette méthode sans #irrigation et avec des #semences anciennes résistantes. L’idée est de revenir à des formes d’#agriculture_vivrière.

    La #révolution_verte productiviste avec ses #monocultures de tabac, de fraises et d’avocats destinée à l’export a fragilisé l’#économie_palestinienne. Elle n’est pas compatible avec l’occupation et le contrôle de toutes les frontières extérieures par les autorités israéliennes qui les ferment quand elles le souhaitent. Par ailleurs, en Cisjordanie, il existe environ 600 formes de check-points internes, eux aussi actionnés en fonction de la situation, qui permettent de créer ce que l’armée a nommé des « #cellules_territoriales ». Le #territoire est morcelé. Il faut donc apprendre à survivre dans des zones encerclées, être prêt à affronter des #blocus et développer l’#autosuffisance dans des espaces restreints. Il n’y a quasiment plus de profondeur de #paysage palestinien.

    « Il faut apprendre à survivre dans des zones encerclées »

    À Gaza, on voit poindre une #économie_circulaire, même si elle n’est pas nommée ainsi. C’est un mélange de #débrouille et d’#inventivité. Il faut, en effet, recycler les matériaux des immeubles détruits pour pouvoir faire de nouvelles constructions, parce qu’il y a très peu de matériaux qui peuvent entrer sur le territoire. Un entrepreneur a mis au point un moyen d’utiliser les ordures comme #matériaux. Les modes de construction anciens, en terre ou en sable, apparaissent aussi mieux adaptés au territoire et au climat. On utilise des modes de production agricole innovants, en #hydroponie ou bien à la #verticale, parce que la terre manque, et les sols sont pollués. De nouvelles pratiques énergétiques ont été mises en place, surtout à Gaza, où, outre les #générateurs qui remplacent le peu d’électricité fournie, des #panneaux_solaires ont été installés en nombre pour permettre de maintenir certaines activités, notamment celles des hôpitaux.

    Est-ce qu’on peut parler d’#écocide en ce moment ?

    Tout à fait. Nombre de Palestiniens emploient maintenant le terme, de même qu’ils mettent en avant la notion d’#inégalités_environnementales avec la captation des #ressources_naturelles par Israël (terre, ressources en eau…). Cela permet de comprendre dans leur ensemble les dégradations faites à l’#environnement, et leur sens politique. Cela permet aussi d’interpeller le mouvement écologiste israélien, peu concerné jusque-là, et de dénoncer le #greenwashing des autorités. À Gaza, des #pesticides sont épandus par avion sur les zones frontalières, des #oliveraies et des #orangeraies ont été arrachées. Partout, les #sols sont pollués par la toxicité de la guerre et la pluie de #bombes, dont certaines au #phosphore. En Cisjordanie, les autorités israéliennes et des acteurs privés externalisent certaines #nuisances_environnementales. À Hébron, une décharge de déchets électroniques a ainsi été créée. Les eaux usées ne sont pas également réparties. À Tulkarem, une usine chimique considérée trop toxique a été également déplacée de l’autre côté du Mur et pollue massivement les habitants, les terres et les fermes palestiniennes alentour.

    « Il existe une relation intime entre les Palestiniens et leur environnement »

    Les habitants des territoires occupés, et leur environnement — les plantes, les arbres, le paysage et les espèces qui le composent — sont attaqués et visés de manière similaire. Ils sont placés dans une même #vulnérabilité. Pour certains, il apparaît clair que leur destin est commun, et qu’ils doivent donc d’une certaine manière résister ensemble. C’est ce que j’appelle des « #résistances_multispécifiques », en écho à la pensée de la [philosophe féministe étasunienne] #Donna_Haraway. [2] Il existe une relation intime entre les Palestiniens et leur environnement. Une même crainte pour l’existence. La même menace d’#effacement. C’est très palpable dans le discours de certaines personnes. Il y a une lutte commune pour la #survie, qui concerne autant les humains que le reste du vivant, une nécessité écologique encore plus aigüe. C’est pour cette raison que je parle d’#écologisme_existentiel en Palestine.

    Aujourd’hui, ces initiatives écologistes ne sont-elles pas cependant menacées ? Cet élan écologiste ne risque-t-il pas d’être brisé par la guerre ?

    Il est évidemment difficile d’exister dans une guerre totale mais on ne sait pas encore comment cela va finir. D’un côté, on assiste à un réarmement des esprits, les attaques de colons s’accélèrent et les populations palestiniennes en Cisjordanie réfléchissent à comment se défendre. De l’autre côté, ces initiatives restent une nécessité pour les Palestiniens. J’ai pu le constater lors de mon dernier voyage en juin, l’engouement est réel, la dynamique importante. Ce sont des #utopies qui tentent de vivre en pleine #dystopie.

    https://reporterre.net/En-Palestine-l-ecologie-n-est-pas-separee-de-la-resistance
    #agriculture #humiliation #pollution #recyclage #réusage #utopie

    • La toile carcérale. Une histoire de l’enfermement en Palestine

      Dans les Territoires palestiniens, depuis l’occupation de 1967, le passage par la prison a marqué les vécus et l’histoire collective. Les arrestations et les incarcérations massives ont installé une toile carcérale, une détention suspendue. Environ 40 % des hommes palestiniens sont passés par les prisons israéliennes depuis 1967. Cet ouvrage remarquable permet de comprendre en quoi et comment le système pénal et pénitentiaire est un mode de contrôle fractal des Territoires palestiniens qui participe de la gestion des frontières. Il raconte l’envahissement carcéral mais aussi la manière dont la politique s’exerce entre Dedans et Dehors, ses effets sur les masculinités et les féminités, les intimités. Stéphanie Latte Abdallah a conduit une longue enquête ethnographique, elle a réalisé plus de 350 entretiens et a travaillé à partir d’archives et de documents institutionnels. Grâce à une narration sensible s’apparentant souvent au documentaire, le lecteur met ses pas dans ceux de l’auteure à la rencontre des protagonistes de cette histoire contemporaine méconnue.

      https://livres.bayard-editions.com/livres/66002-la-toile-carcerale-une-histoire-de-lenfermement-en-pal
      #livre

  • Une histoire de la guerre économique
    Documentaire ARTE - 2019
    Disponible du 30/11/2020 au 28/02/2021
    Réalisation : Christian Buckard & Daniel Guthmann
    https://www.arte.tv/fr/videos/087959-000-A/une-histoire-de-la-guerre-economique

    Dans notre monde globalisé, les guerres commerciales sont désormais perçues comme une activité concurrentielle normale. Ce documentaire propose un petit précis de la guerre économique à travers l’histoire, entre secrets et mensonges, conquêtes de territoires et techniques ultramodernes.

    En lançant en 1889 sa flotte contre les jonques chinoises, l’Empire britannique déclare une des premières guerres motivées par les seuls intérêts économiques. Déplorant une balance commerciale largement déficitaire avec la Chine, le Royaume-Uni veut lui vendre ses stocks d’opium par la force. Face à la résistance de l’Empire des Qing, les Britanniques passent à l’offensive au nom du libre-échange, dont ils sont convaincus des vertus pacificatrices. Depuis cette histoire exemplaire des relations ambiguës entre États, de la coopération à la compétition féroce, les guerres commerciales se sont répétées, de plus en plus sophistiquées mais pas toujours moins sanglantes. L’avènement de la révolution industrielle, du libéralisme puis de la mondialisation ont multiplié les sources de conflits, entre conquêtes territoriales, espionnage, captation des savoirs par chantage ou encore désinformation...

    Business plans (d’attaque)
    L’Allemagne suspectée de vouloir envahir commercialement la France avant la Première Guerre mondiale, les films américains d’après-guerre, chevaux de Troie et formidables vecteurs d’influence économique et politique, la puissance prédatrice de la Silicon Valley... : ce documentaire, qui recense les batailles passées ou présentes, ouvertes ou secrètes, éclaire les arcanes et les tensions économiques d’un monde globalisé, où les guerres commerciales sont désormais perçues comme une activité concurrentielle normale. Un décryptage passionnant de leurs lois et rouages, nourri d’analyses de politologues, journalistes et économistes ou encore de celle de Christian Harbulot, le directeur de... l’École de guerre économique de Paris.

    #guerre_économique #économie #capitalisme #liberalisme #mondialisation #libre_circulation_des_capitaux et puis #opium & #drogue, aussi, évidemment !

  • Amid coronavirus pandemic, Bolsonaro’s Brazil begs for Cuban doctors - after expelling them | The Grayzone
    https://thegrayzone.com/2020/03/17/coronavirus-brazil-cuban-doctors-bolsonaro

    Finalement, Bolsonaro trouve que les médecins cubains ce n’est pas si mal !

    Brazil’s far-right government requested the return of thousands of Cuban doctors to help fight the coronavirus. Months ago, President Jair Bolsonaro smeared the doctors as “terrorists” and expelled them.
    By Ben Norton

    The coronavirus pandemic has overwhelmed the health infrastructure of countries around the world. Desperate to contain the deadly virus, hard-hit countries, including even rich European nations like Italy and Britain, have reached out for expert medical help from Cuba, China, and Venezuela.

    Even Brazil, currently under the control of a far-right administration that has joined the US in demonizing Cuba’s socialist government, has fallen back on the small nation for much-needed medical support — requesting help from the very same Cuban doctors it expelled months ago.

    #cuba #covid #brésil

  • Trump Thinks He Is Winning the Trade War. The Data Tell a Different Story | Fortune
    https://fortune.com/2019/08/16/trump-china-trade-war-winner-data

    Meanwhile, China too has paid a price—albeit a smaller one. The IMF predicts GDP expansion of just 6.2% this year, the lowest number since 1990, and 6.0% in 2020. But instead of slapping one-size-fits-all tariffs across vast categories of goods, Xi Jinping is targeting only products the country can’t buy at comparable cost elsewhere. For example, China has imposed a 28% levy on 100% of the $13.9 billion in soybeans it used to buy from the U.S. because it can acquire them at about the same price from Brazil and Argentina. But it can’t find good substitutes for American-made aircraft, drugs, or cars, so China has kept tariffs on those products near pre–trade war levels. Duties on U.S. pharmaceuticals and planes remain below 3%.

    At the same time, China has lowered tariffs on every other country. So in most categories, U.S. exporters now face higher tariffs and tougher competition from Canadian, European, and Japanese suppliers.

    Crunch the numbers, and it’s hard to come to any other conclusion: In the trade war that will chart America’s economic future, China is winning.

    #chine #états-unis #guerre_économique

  • The Tragedy of Saudi Arabia’s War - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2018/10/26/world/middleeast/saudi-arabia-war-yemen.html

    Chest heaving and eyes fluttering, the 3-year-old boy lay silently on a hospital bed in the highland town of Hajjah, a bag of bones fighting for breath.

    His father, Ali al-Hajaji, stood anxiously over him. Mr. Hajaji had already lost one son three weeks earlier to the epidemic of hunger sweeping across Yemen. Now he feared that a second was slipping away.

    It wasn’t for a lack of food in the area: The stores outside the hospital gate were filled with goods and the markets were bustling. But Mr. Hajaji couldn’t afford any of it because prices were rising too fast.

    “I can barely buy a piece of stale bread,” he said. “That’s why my children are dying before my eyes.”

    The devastating war in Yemen has gotten more attention recently as outrage over the killing of a Saudi dissident in Istanbul has turned a spotlight on Saudi actions elsewhere. The harshest criticism of the Saudi-led war has focused on the airstrikes that have killed thousands of civilians at weddings, funerals and on school buses, aided by American-supplied bombs and intelligence.

    But aid experts and United Nations officials say a more insidious form of warfare is also being waged in #Yemen, an economic war that is exacting a far greater toll on civilians and now risks tipping the country into a #famine of catastrophic proportions.

    #guerre_économique #civils #victimes_civiles

  • Point de vue indépendant : le #Venezuela ne traverse pas une crise humanitaire, il souffre d’une guerre économique, d’un blocus financier accompagné d’un niveau élevé de contrebande.

    Especialista de la ONU aseguró que en #Venezuela no hay crisis humanitaria
    http://www.el-nacional.com/noticias/crisis-humanitaria/especialista-onu-aseguro-que-venezuela-hay-crisis-humanitaria_224025

    Alfred de Zayas, experto independiente de la promoción de un orden democrático y equitativo internacional perteneciente a la Organización de las Naciones Unidas (ONU), indicó que Venezuela no se encuentra sumergida en una crisis humanitaria.

    Zayas aseguró, en una entrevista en Telesur, que había comparado la situación del país con respecto a otros países de Asia, África y algunos de América.

    He comparado las estadísticas de Venezuela con la de otros países y no hay crisis humanitaria”, aseguró.

    De igual forma dijo que hay escasez y desabastecimiento pero que quienes tienen tiempo y experiencia en la ONU, conocen la situación de países en Asia, África y América saben que Venezuela no enfrenta una crisis humanitaria con respecto a ellos. 

    Venezuela sufre una guerra económica, un bloqueo financiero, sufre un alto nivel de contrabando y desde luego necesita la solidaridad internacional para resolver estos problemas”, afirmó, con referencia a las informaciones que circulan internacionalmente sobre la crítica situación en Venezuela. 

    El especialista tuvo diversas reuniones con autoridades gubernamentales y víctimas de la violencia cuando el 27 de noviembre hizo una visita a Venezuela para conocer la situación que enfrenta la nación.

    Dijo que las sanciones impuestas a Venezuela solo empeoran la situación que enfrenta. “Estas son las que empeoran el desabastecimiento de alimentos y medicinas” dijo.

    Por esta situación resaltó la importancia de la ayuda internacional para que Venezuela salga de la crisis.

  • Chavez-Maduro-blocus US/Union Européenne-Amérique Latine - El Correo
    http://www.elcorreo.eu.org/Venezuela-La-guerre-economique-pour-les-Nuls-et-les-journalistes-Texte-

    Largement traitée par des médias totalement acquis à l’opposition, la grave crise que traverse le Venezuela comporte une dimension systématiquement passée sous silence : comme dans le Chili de Salvador Allende, une sournoise mais féroce « guerre économique » déstabilise le pays.
    Augmenter policeDiminuer police

    Alors que la vague de violence déclenchée par une opposition décidée à le renverser a provoqué la mort de plus de cent dix personnes depuis début avril, le président « chaviste » Nicolás Maduro a réussi son pari : faire élire une Assemblée nationale constituante le 30 juillet. Malgré une situation extrêmement tendue et les menaces proférées contre les électeurs par les groupes de choc d’extrême droite, plus de 8 millions de citoyens (41,5 % de l’électorat) se sont déplacés et ont choisi leurs représentants.

    #Venezuela #guerre_économique

    • la guerre économique tue, assassine froidement des millions de personnes, juste avant l’agression anglo-saxonne, , million d’irakiens, dont 500 000 enfants de moins de 5 ans, sont mort prématurément. Blocus, boycotts, c’est un crime contre l’Humanité dont usent les pays riches sans complexe ni raison. Les droits de l’homme n’étant qu’une manipulation dont usent ces mêmes pays, pour blâmer l"ennemi" afin de justifier l’agression militaire. Honteux.

  • Corn Wars | The New Republic
    http://www.newrepublic.com/article/122441/corn-wars

    Meanwhile, at a different gate, Wang Hongwei, another Chinese national believed to be in the employ of Kings Nower [...] He was selected out for a search, which turned up 44 bags of corn seeds under his seat and in his suitcases, as well as a notebook filled with GPS coordinates and a digital camera containing hundreds of pictures of cornfields. Questioned by agents, Wang would say only that he had purchased the seeds from a man named Mo Hailong, the director of international business at the Beijing Dabeinong Technology Group (DBN Group), the parent company of Kings Nower Seed.

    [...] Special Agent Mark E. Betten, a 16-year veteran of the FBI specializing in the investigation of intellectual property theft, had the seeds sent to an independent bio-diagnostic testing laboratory, which confirmed that they were proprietary, genetically modified hybrids. [...] The GPS coordinates were found to correspond with farms in Iowa and Illinois, where those companies were testing the performance of new hybrids.

    #usa #chine #guerre_économique #propriété_intellectuelle #semences #graines #ogm #espionnage_industriel #agriculture

  • L’affaire Gemplus
    http://www.franceinter.fr/emission-rendez-vous-avec-x-l-affaire-gemplus

    L’espionnage change donc progressivement de nature. On s’affronte désormais à coups de virus informatiques ou de systèmes sophistiqués d’intrusion dans les mémoires électroniques. Une cyber-guerre mondiale qui mobilise les meilleurs cerveaux des services secrets et des organismes de sécurité. En France, qui n’est certainement pas le pays parmi les mieux protégés, ce sont mille attaques annuelles qui sont recensées. Mais combien d’autres passent inaperçues ! C’est pourquoi le Parlement devrait adopter prochainement une loi renforçant les procédures et les systèmes de défense existants.

    Cependant, cette guerre économique souterraine qui a succédé à la guerre froide, peut prendre d’autres aspects. C’est ce que m’a raconté Monsieur X cette semaine en ouvrant le dossier de Gemplus, cette société française, leader mondial de la carte à puce, dont le trésor technologique a été l’enjeu d’une gigantesque bataille… Un conflit franco-américain qui a aussi permis l’émergence chez nous d’un nouveau concept, celui d’intelligence économique, c’est-à-dire, selon un spécialiste, la maîtrise et la protection de l’information stratégique pour tout acteur économique…

    Gemplus, devenue Gemalto.

    J’aurais juré avoir déjà partagé ça, mais enfin l’actualité est l’occasion de le faire pour comprendre un peu mieux. À noter que l’émission date d’avant les révélations d’Edward Snowden mais avait déjà saisi la volonté de surveillance globale des États-Unis et l’enjeu cryptographique que cela représente.

    Pour faire court, c’est en 2000 que les USA mettent la main sur Gemplus via le fond d’investissement TPG Capital, outil de la CIA. Conséquence, les américains imposent à partir de fin 2001 différents figures à la tête de Gemplus, liés au renseignement américain, et en particulier à la NSA, pendant que les Français sont écartés, virés et grassement arrosés (dont devinez qui ? Ziad Takieddine). En 2002 les autorités françaises se réveillent mais sont démunies (l’affaire servira de prise de conscience du retard français en terme d’intelligence économique). Puis à partir de 2006, les USA commencent à se débarrasser partiellement puis totalement de Gemplus, qui devient alors Gemalto.

    Autrement dit, il n’y a rien de très étonnant aux dernières révélations... Ce qui moi me surprend cependant davantage, c’est les choix techniques qui ont permis de laisser à Gemplus/Gemalto le soin « d’inscrire » (donc de connaitre et de conserver) elle même les clefs de chiffrements dans l’ensemble des cartes à puces de ses clients. J’aurais pensé que ses clients, en particulier les opérateurs téléphoniques, soient en mesure (voire légalement contraints) de les implémenter par eux-même. Il en va de la sécurité et de la souveraineté d’un État.

    Ça me semble là un bel exemple de « négligence caractérisée » et de « défaut de sécurisation ».

    #Carte_à_puce #Chiffrement #France #Gemalto #Gemplus_international #Guerre_économique #Intelligence_économique #National_Security_Agency #TPG_Capital #Économie

  • #Sécurité des #systèmes_d’information : la confiance rompue en #Europe
    http://www.knowckers.org/2013/11/securite-des-systemes-d%E2%80%99information-la-confiance-rompue-en-europe

    En moins de 20 ans, l’ensemble du patrimoine informationnel des #entreprises (activités, stratégies, données sensibles) s’est #dématérialisé. Soit l’essentiel de la matière première des entreprises. La dépendance aux solutions de #sécurité (#anti-virus, #pare_feu etc.) est donc totale. Elle crée une nouvelle #vulnérabilité des entreprises, dans un contexte de #guerre_économique ou la #guerre_de_l’information est prégnante.

  • C’est la fête du slip dans le monde des télécom-media-musique :
    With $7.17 Billion #Nokia Buy, Microsoft Brings Its Trojan Horse Home
    http://www.wired.com/business/2013/09/microsoft-nokia

    #Twitter Music is Live Today
    http://www.wired.com/gadgetlab/2013/04/twitter-debuts-a-new-music-app

    All the Major Mobile OS Makers Build Their Own Phones Like Apple Now
    http://www.wired.com/gadgetlab/2013/09/microsofts-hardware-division

    Petit rappel : Google a acheté #Motorola. Google c’est aussi #Android. Et c’est Google play (musique et aps) et puis bon, Google c’est Google quoi. #Facebook lorgne aussi sur le téléphone mobile. Microsoft, c’est aussi #Skype et windows phone (etc.). #Apple c’est...

    #Microsoft veut investir dans #Foursquare
    http://www.01net.com/editorial/602128/microsoft-veut-investir-dans-foursquare

    USA : #Vodafone scellent leur séparation pour 130 milliards de dollars
    http://www.zdnet.fr/actualites/usa-verizon-et-vodafone-scellent-leur-separation-pour-130-milliards-de-dollars

    #Bouygues se dote d’une offre #Cloud de stockage et partage de fichiers
    http://www.zdnet.fr/actualites/bouygues-se-dote-d-une-offre-cloud-de-stockage-et-partage-de-fichiers-39793593

    Acquisition de Wimm Labs : #Google s’intéresse bien aux montres connectées
    http://www.zdnet.fr/actualites/acquisition-de-wimm-labs-google-s-interesse-bien-aux-montres-connectees-397935
    #mobile #téléphonie #telecom #internet #media #business #guerre_économique #musique

  • « Opération d’influence » : un film de l’Ecole de guerre économique
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=433

    Ce n’est pas tous les jours qu’on peut prendre une leçon de stratégie en matière de déstabilisation des entreprises et se payer un fou rire par la même occasion. Merci donc à Christian Harbulot et à son Ecole de guerre économique de faire la promotion de Pièces et main d’oeuvre dans cette animation PowerPoint qui expose comment nous aurions mis en péril les 52 entreprises de Minalogic, pôle de compétitivité mondial de Grenoble-Isère. A voir ici : http://tv.aege.fr/2010/06/introduct... Lire aussi sur ce (...)

    #Service_compris

  • Si, si, il y a des start-up françaises qui valent 600 millions de dollars
    http://www.latribune.fr/technos-medias/informatique/20130628trib000772926/si-si-il-y-a-des-start-up-francaises-qui-valent-600-millions-de-dollars.ht

    Neolane propose la seule technologie de marketing conversationnel qui permet aux entreprises de créer et optimiser des dialogues continus en one-to-one avec chaque individu

    Si on cherche encore une réponse à la question de la #surveillance et du viol des #données_personnelles comme du programme #PRISM#guerre_économique

  • Edward Snowden: Why did the NSA whistleblower have access to PRISM and other sensitive systems?
    http://www.slate.com/blogs/future_tense/2013/06/09/edward_snowden_why_did_the_nsa_whistleblower_have_access_to_prism_and_other.h

    The NSA trusted its most sensitive documents to this guy? And now, after it has just proven itself so inept at handling its own information, the agency still wants us to believe that it can securely hold on to all of our data? Oy vey!

  • Les “affaires” au secret | Jean Marc Manach
    http://owni.fr/2012/01/24/les-affaires-au-secret

    La nuit dernière, sur l’initiative d’un député réputé proche des services de sécurité, l’UMP a fait adopter une proposition de loi qui augmente considérablement les secrets touchant la sphère commerciale et industrielle. Une manière élégante de dissuader ONG, journalistes et lanceurs d’alerte de révéler aux citoyens les dessous des grands groupes.

    #Analyse #Pouvoirs #droit #assemblée_nationale #Bernard_Carayon #confidentiel_entreprise #guerre_économique #jean-pierre_brard #lanceurs_d'alerte

  • Ceci n’est pas une loi anti-WikiLeaks | Jean Marc Manach
    http://owni.fr/2012/01/23/ceci-nest-pas-une-loi-anti-wikileaks

    Une proposition de loi, censée lutter contre l’espionnage industriel, pourrait bien se retourner contre ces « lanceurs d’alerte » qui font « fuiter » des documents internes auprès de journalistes d’investigation et d’ONG.

    #Analyse #Pouvoirs #droit #classification #espionnage_industriel #guerre_économique #lanceurs_d'alerte #secret #wikileaks