• Lille Comment une femme a-t-elle pu accoucher dans la rue ? Angélique Da Silva Dubuis Avec Chantal David - 12 Avril 2019
    http://www.lavoixdunord.fr/567170/article/2019-04-12/comment-une-femme-t-elle-pu-accoucher-dans-la-rue

    L’histoire de cette femme sans-abri retrouvée auprès du corps sans vie de son bébé suscite beaucoup d’émotion. On ignore tout du parcours de cette sans domicile fixe et de ses intentions envers son nouveau-né. L’enquête devra déterminer les circonstances de ce drame. Les associations sont consternées.

    Le 23 mars, ce sont des passants qui ont donné l’alerte après avoir remarqué cette femme et son nourrisson aux abords de la gare Lille-Flandres. Les secours n’ont rien pu faire pour réanimer le nouveau-né. La mère, âgée d’une quarantaine d’années, a été placée en détention. Son interpellation a beaucoup choqué (lire plus loin). Dans la logique judiciaire, il s’agit de prendre toutes les précautions face à la mort d’un nouveau-né. L’enquête devra déterminer les circonstances exactes du drame et le parcours de cette femme sans domicile fixe.

    Trente ans de réclusion criminelle
    Dans quelle solitude et quelle détresse était cette mère de famille pour en arriver là ? Pour accoucher derrière une barrière de chantier dans le quartier le plus fréquenté de la ville, à quelques battements de cœur d’une maternité ? Était-elle connue des services sociaux et des associations humanitaires ? Était-elle suivie sur le plan médical ? Et le père de l’enfant dans tout ça ?

    Mise en examen pour « délaissement de mineur de moins de 15 ans suivi de mort », cette mère de famille encourt trente ans de réclusion criminelle. Elle est assistée par une avocate lilloise.

    Inconnue du monde associatif
    « Il nous arrive de rencontrer des femmes enceintes dans nos maraudes. Quand les grossesses sont avancées, ces femmes sont souvent prises en charge dans des foyers ou par des proches, explique Ben, de L’Île de solidarité. Quelle que soit son histoire, on espère qu’elle est suivie sur le plan psychologique car elle doit être dévastée. »

    Nous avons sollicité plusieurs associations lilloises d’aide aux sans-abri. Personne n’avait connaissance de la situation de cette femme sans domicile fixe. Mais le sujet est sensible et les associations observent une certaine réserve. « Le moment venu, il faudra avoir le courage de se demander qui est responsable de la mort de ce bébé », lâche cette employée d’un accueil de jour.

    « Nous sommes très affectés »
    À Lille, l’association Solfa dispose depuis 1994 d’un centre maternel de quatorze places rue Brûle-Maison. Il accueille des femmes sans-abri et leur enfant (de 0 à 3 ans) pour un accompagnement de neuf mois. Depuis 2003, l’association propose également un service d’accueil immédiat de six places, boulevard Montebello. Ces structures sont financées par le Conseil départemental et ne peuvent pas répondre à toutes les demandes. « Nos vingt places mère-enfant sont très sollicitées. Le Département fait vraiment le maximum mais les besoins sont immenses », explique Reza Hatami, directeur du pôle enfance-famille de Solfa.

    Déficience intellectuelle
    « Nous sommes très affectés par ce drame. Mais on ne peut pas ignorer que certaines femmes ne se font pas connaître ou refusent d’être accompagnées. » L’association est aux côtés de ces femmes dans toutes leurs démarches, qu’elles soient désireuses de garder leur enfant, d’avorter ou d’accoucher sous X. Sans jugement.

    La majorité des femmes accueillies ici ont entre 20 et 25 ans. Des profils abandonniques souffrant de déficience intellectuelle. Des jeunes femmes en quête affective souvent maltraitées dans leur enfance et coupées de leur milieu familial.

    #guerre_aux_pauvres #guerre_aux_femmes #décès #mort #Lille #SDF #sans-abris #sans-abritisme #justice #injustice #France #discrimination_sociale

    @monolecte , la suite de https://seenthis.net/messages/772841


  • Bébé retrouvé mort dans la rue à Lille : sa mère sans-abri mise en examen - L’Aisne Nouvelle
    http://www.aisnenouvelle.fr/87342/article/2019-04-06/bebe-retrouve-mort-dans-la-rue-lille-sa-mere-sans-abri-mise-en-examen

    Une femme a accouché dans la rue, près de la gare Lille-Flandres à Lille (Nord), la semaine dernière. La SDF d’une quarantaine d’années a été écrouée pour délaissement d’enfant ayant entraîné la mort.

    #guerre_aux_pauvres #guerre_aux_femmes


  • CES MÈRES PERSÉCUTÉES PAR L’ÉTAT FRANÇAIS - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=tb4hIr1lKW4


    Des flics misogynes qui se défoulent sur une citoyenne. Vu ce que disent et font ces ordure de poulets c’est certains qu’ils tabassent leurs femmes à la maison et rackettent les prostituées. J’ose pas imaginer comment ces sadiques recoivent les victimes de violences.
    #violence_policière #sexisme #sexisme_d'état #acab

    Une amie m’a dit que les flics avaient des consignes pour cibler les femmes afin de toucher plus fort les esprits et de montrer qu’ils sont prêts à toutes les bassesses pour bâillonner le peuple. Les consignes interne à la police sont invérifiables mais les dernières exactions policières ont ciblé des femmes et avec une violence meurtrière.


  • The New Authoritarians Are Waging War on Women

    Donald Trump’s ideological cousins around the world want to reverse the feminist gains of recent decades.
    Peter Beinart
    January/February 2019 Issue

    https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2019/01/authoritarian-sexism-trump-duterte/576382

    The problem with both American-born story lines is that authoritarian nationalism is rising in a diverse set of countries. Some are mired in recession; others are booming. Some are consumed by fears of immigration; others are not. But besides their hostility to liberal democracy, the right-wing autocrats taking power across the world share one big thing, which often goes unrecognized in the U.S.: They all want to subordinate women.

    To understand global Trumpism, argues Valerie M. Hudson, a political scientist at Texas A&M, it’s vital to remember that for most of human history, leaders and their male subjects forged a social contract: “Men agreed to be ruled by other men in return for all men ruling over women.” This political hierarchy appeared natural—as natural as adults ruling children—because it mirrored the hierarchy of the home. Thus, for millennia, men, and many women, have associated male dominance with political legitimacy. Women’s empowerment ruptures this order. “Youths oppress My people, and women rule over them,” laments Isaiah in the Hebrew Bible. “My people, your leaders mislead you.”

    Because male dominance is deeply linked to political legitimacy, many revolutionaries and counterrevolutionaries have used the specter of women’s power to discredit the regime they sought to overthrow. Then, once in power themselves, they have validated their authority by reducing women’s rights.

    Commentators sometimes describe Trump’s alliance with the Christian right as incongruous given his libertine history. But whatever their differences when it comes to the proper behavior of men, Trump and his evangelical backers are united by a common desire to constrain the behavior of women. That alliance was consecrated during Brett Kavanaugh’s Supreme Court confirmation hearings, when Republicans raged against Judiciary Committee Democrats for supposedly degrading the Senate by orchestrating a public hearing for Christine Blasey Ford, who had accused Kavanaugh of sexual assault.

    Like Trump, Bolsonaro linked this counterrevolution to a counterrevolution against uppity women. When, as a legislator, he voted to impeach Brazil’s first female president, Dilma Rousseff—who had been tortured by Brazil’s military rulers in the early 1970s—he dedicated the vote to one of that regime’s most infamous torturers. In 2015, he told a Brazilian congresswoman, “I would not rape you, because you are not worthy of it.” Crowds at Bolsonaro rallies chanted that they would feed dog food to feminists. And, like Trump, Bolsonaro has intense support from his country’s growing population of evangelicals, who appreciate his fervent opposition to abortion and gay rights.

    In the Philippines, Duterte didn’t have an economic or corruption crisis to help him delegitimize the political order. (...) Also like Bolsonaro, Duterte has threatened violence against women. In 2017, he informed Filipino soldiers that because he had declared martial law on the island of Mindanao, they could each rape up to three women with impunity. In 2018, he told soldiers to shoot female rebels “in the vagina,” because that would render them “useless.”

    Duterte’s anti-feminist crusade—like Trump’s and Bolsonaro’s—has also featured the ritualized humiliation of powerful women. When Senator Leila de Lima demanded an investigation into Duterte’s drug war, he vowed to “make her cry.” The government then detained de Lima on drug-trafficking charges and leaked evidence supposedly proving, in Duterte’s words, that she was “screwing her driver” like she was “screwing the nation.” A congressman who would later become Duterte’s spokesman joked that de Lima wanted to be detained at an army base “because there are many men there.” Not even Duterte’s female vice president, Leni Robredo—a member of a rival political party—has escaped his taunts. At a public event in 2016, he noted gleefully that the skirts she wore to cabinet meetings were “shorter than usual.”

    One can see parallels in Italy, whose deputy prime minister, Matteo Salvini, a Steve Bannon ally noted for his authoritarian tendencies, in 2016 compared the female president of the lower house of parliament to an inflated sex doll. The Italian government is promoting a law that critics say would eliminate child support, and a government spokesperson said forthcoming legislation would prosecute women who accuse their husbands of domestic violence if the husbands are not convicted.

    Not all of the new authoritarians are this flamboyant. But they all link the new political order they seek to create to a more subordinate and traditional role for women. Orbán, who has accused his predecessors of permitting immigrants and Roma to undermine Hungary’s identity, has proposed “a comprehensive agreement with Hungarian women” to bear more children. He promotes debt-free education for women, but only if they have at least three children.

    For its part, Poland’s autocratic government has run ads urging Poles to “breed like rabbits” and banned over-the-counter access to the morning-after pill. In late 2017, after Polish women protested draconian new restrictions on abortion, the government raided the offices of women’s groups.

    #guerre_aux_femmes #patriarcat #autoritarisme #extrême_droite
    #USA #Philippines #Brésil #Pologne #Italie #Hongrie
    Et appels au #viol comme punition envers les femmes, @mad_meg.


  • Japon. Le parcours du combattant des femmes médecins - Monde - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/monde/japon-le-parcours-du-combattant-des-femmes-medecins-18-08-2018-12055101

    La faculté de médecine de Tokyo a reconnu avoir truqué les examens d’admission afin de limiter le quota de femmes à 30 % et, ainsi, de s’assurer que davantage d’hommes deviennent médecins. L’affaire suscite l’indignation au Japon mais surprend moins dans le milieu médical.
    […]
    Résultat : dans l’archipel, la médecine reste largement dominée par les hommes. Aucune femme n’enseigne encore dans les principaux départements de la faculté de médecine de l’université de Tokyo. Depuis presque vingt ans, la part des étudiantes en médecine stagne autour des 30 % au Japon, tandis que le nombre de femmes médecins représentait 20,3 %, une proportion qui le classe dernier des pays de l’OCDE, où la moyenne s’établit à 46,1 %.


  • Hauts-de-Seine : son compagnon la bat, elle est expulsée à cause du bruit - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/la-garenne-colombes-92250/hauts-de-seine-son-compagnon-la-bat-elle-est-expulsee-a-cause-du-bruit-12


    ben non, c’est pas le gorafi !

    Le tribunal d’instance a ordonné l’expulsion d’une femme victime de violence conjugale. Motif : les cris et le bruit lors des accès de colère du compagnon violent dérangeaient le voisinage !

    C’est la double peine. Victime de violences conjugales, cette mère de famille est expulsée de son logement… à cause de la violence de son compagnon. Le lien est indubitable et le juge du tribunal d’instance de Colombes, qui a ordonné l’expulsion, l’écrit d’ailleurs très tranquillement : « la plainte déposée pour violence conjugale par Madame ne fait que corroborer les troubles ». « Troubles » abondamment signalés au bailleur social, le groupe 3 F, par des voisins exaspérés d’entendre des cris. Mais qui n’ont manifestement pas jugé bon de proposer leur aide à Elodie.

    #violences_conjugales #masculinisme #violence_d'état #femmes

    • On marche sur la tête, mais non, en fait c’est la justice qui lui marche sur la tête [ici « lui » veux dire « elle »], voire la piétine tout simplement et sans vergogne.

    • La femme battue expulsée de son logement après les plaintes des voisins bientôt relogée ?
      https://www.lci.fr/societe/violences-conjugales-hauts-de-seine-garenne-colombes-une-femme-battue-expulsee-d

      [le bailleur social, le groupe 3 F] assume sa démarche réalisée pour contenter le voisinage. Bien qu’il tente de rattraper la situation en indiquant entendre « qu’elle est victime de violence » et qu’il travaille « à une solution de relogement ». Une décision semble-t-il suivie d’un acte, puisque, selon Me Rosset, ledit bailleur a proposé une solution de relogement à sa cliente

      #logement #voisins #justice #expulsion

    • Ici :
      http://www.liberation.fr/france/2018/08/14/battue-par-son-mari-une-femme-recoit-un-avis-d-expulsion-en-raison-de-nui

      A La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), Elodie et ses enfants font l’objet d’une procédure d’expulsion de leur logement social à cause des cris signalés par les voisins. Face à la mobilisation, le bailleur 3F a finalement réagi, promettant de les reloger.

      C’est une voix sereine, quoique un peu timide, à l’autre bout du fil. « La mobilisation a servi, ça a fait bouger les choses », dit Elodie, 37 ans. Cette mère de deux enfants, battue par son conjoint, fait l’objet d’une procédure d’expulsion de son logement social à La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), en raison de « nuisances sonores ». Nuisances qui n’étaient autres que ses cris.

      Une décision prononcée par le tribunal d’instance de Colombes, le 29 juin, à la suite d’une démarche de son bailleur, sollicité par des voisins excédés. Très vite, la presse et les réseaux sociaux se sont emparés de l’histoire d’Elodie. Sur Twitter, nombre d’internautes ont interpellé lundi la société immobilière 3F.

      Grâce à ces multiples soutiens (et à ce « bad buzz » pour le bailleur social), la mère de famille – qui avait formulé en vain une demande de relogement depuis le printemps – a finalement obtenu des avancées : « Les 3F m’ont appelée [lundi]. J’ai rendez-vous jeudi à 15 heures pour visiter un logement, a-t-elle confié à Libération, soulagée. Quand j’ai reçu le jugement, j’étais perdue. Je ne pensais pas qu’on pouvait faire ça : me mettre dehors avec mes enfants à cause du bruit ! »

      « Une décision hallucinante »

      Le 29 juin, Elodie s’était vu notifier la résiliation de son bail (au nom du couple) et l’expulsion de son logement. Dans le jugement civil que Libération a pu consulter, on peut lire qu’il est notamment reproché des « cris tous les jours » et des « hurlements » de femme et d’enfants, des « disputes » récurrentes… Des « nuisances sonores » qui ont visiblement importuné les voisins de la mère de famille, plutôt que de les alerter. Le juge d’instance écrit aussi que « la plainte déposée pour violences conjugales par Madame X ne fait que corroborer les troubles évoqués » ou encore que « Monsieur X est parti des lieux loués, ce qui va pacifier l’occupation du logement ».

      « C’est une décision hallucinante, sidérante. Le juge prend acte des faits de violences conjugales. On n’est pas dans du "on-dit", on est dans quelque chose de réel », commente Me Migueline Rosset, avocate d’Elodie, pourtant habituée depuis des années à traiter du droit immobilier. « Il aurait pu agir avec humanité et renvoyer l’affaire, par exemple, le temps de vérifier que monsieur était bien parti du logement », poursuit le conseil, qui note en passant que le magistrat en question est une femme. Lors de l’audience, en mai, le couple en séparation avait déclaré que le père des enfants ne résidait désormais plus au domicile. Mais « il importe peu que soit évoqué le départ de Monsieur X », estime encore le juge d’instance dans sa décision.

      « Personne n’est venu »

      Le couple s’était installé en 2016 dans cette résidence HLM de La Garenne-Colombes. Elodie raconte avoir été violemment frappée par son compagnon, qui lui avait confisqué son téléphone portable en mars.

      « Il m’a donné des coups sur le visage, m’a maintenu si fort les bras que j’en ai eu des hématomes, aussi derrière les cuisses », se souvient-elle. Ce soir-là, il plus de 4 heures du matin. Leurs filles de 4 et 6 ans dorment. « Avant, c’était des insultes. Il me parlait mal, me criait dessus. Il me rabaissait. Il me disait que j’étais une folle, une feignante, que je ne savais pas m’occuper de mes enfants. C’était tout le temps, décrit-elle. Il m’a même menacée de mort. »

      Cette femme battue dit aussi l’indifférence des riverains : « J’ai appelé au secours, mais personne n’est venu. » Des voisins qui, pour certains, n’ont pas hésité à faire remonter leur mécontentement au bailleur de l’immeuble, évoquant pêle-mêle des bruits d’enfants courant sur le sol, des hurlements, des insultes ou des jets d’objets.

      Le 30 mars, la trentenaire dépose plainte au commissariat. Les violences sont constatées, la mère de famille écope de deux jours d’incapacité temporaire de travail (ITT). Début mai, son conjoint est cette fois placé en garde à vue après de nouvelles violences. A bout, décidée à trouver une solution, Elodie écrit au bailleur 3F en demandant à être relogée, « ne pouvant plus vivre dans la peur et la violence » avec ses enfants. En vain. La procédure est lancée, et selon le jugement rendu, la mère et ses enfants devraient quitter leur appartement d’ici au 12 septembre.
      « Une situation prioritaire »

      Me Rosset, qui a fait appel de la décision du tribunal d’instance et a saisi le juge d’exécution, s’est réjoui sur son compte Twitter du fait qu’Elodie allait être enfin relogée avec ses enfants. Même si, prudente, elle attend « de voir le bail ». Contactée par Libération, la société immobilière, à l’origine de la procédure d’expulsion, assure désormais : « Cette locataire est toujours dans son logement. Elle n’est pas à la rue, et ne le sera pas le 12 septembre. Sa situation est prioritaire. Nous travaillons avec elle à une solution de relogement. »
      Chloé Pilorget-Rezzouk

      Donc il y a eu dépôt de plaintes, demande de relogement mais le seul truc que le bailleur soit disant social décide c’est de l’expulser en utilisant les preuves que cette femme est battue pour soutenir cette décision. Pas de nouvelle de ses plaintes contre l’homme violent par contre qui sera traitée dans 1 an si tout va bien et classée sans suite ou fera l’objet d’un simple rappel à la loi bien sûr. Et les voisins : ils n’interviennent pas, n’appellent pas non plus la police, ne vont pas la voir après et en plus ils vont se plaindre du bruit.
      Tout va bien en France et Marlène est là pour veiller sur nous il paraît : quelle bouffonne celle-là !

    • Malgré ce retournement du bâilleur sous pression médiatique qui lui cherche un nouveau logement à son nom à elle seule, elle a encore beaucoup de chemin à faire, pour trouver de l’aide pour se sortir de la merde où ce mec l’a mise. (Et elle a déjà fait beaucoup de chemin, à se rendre compte que ce n’est pas elle qui est de la merde mais son mec qui lui parle comme ça.) Si ces mecs représentaient le même danger sur une autre personne, a fortiori un homme, ils seraient mis hors d’état de nuire assez vite. Mais c’est leur meuf, alors on leur passe presque tout.

    • D’autant que cette femme était au départ présentée comme seule, mais en fait non, elle a carrément la responsabilité de deux enfants ! Essaye donc de trouver un logement avec des marmots. Mon expérience rien qu’avec un seul enfant à charge m’a appris que les bailleurs se méfient des mères célibataires. Comme les banquiers qui te refusent les prêts parce que sur ta feuille d’impôt c’est marqué que tu as une #bouche_à_nourrir, ils savent très bien que ça coûte cher d’élever un enfant, que ça prend du temps où tu peux pas bosser, que le cercle de tes latitudes est restreint donc ils invoquent n’importe quoi pour ne pas te loger, au point que je cachais avoir un enfant.
      Et même si tu fais appel aux aides sociales ça ne couvre jamais ce que coûte réellement un enfant : le nourrir, le loger, l’habiller, lui permettre quelques loisirs et continuer de faire croire que tout va bien quand chaque rencontre avec les services sociaux est une nouvelle humiliation.
      #guerre_aux_femmes


  • Alexandre Benalla a également agressé une femme à la Contrescarpe, comme le montre une vidéo inédite Par Alexandre Phalippou Pierre Tremblay - 19 Juillet 2018 - huffingtonpost.fr

    La vidéo la plus connue de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron du 1er mai ne montrait pas ce qu’il s’était passé sur le trottoir d’en face

    .

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=36&v=UuMxgf2V7GM


    . . . . .

    Mais ce n’est pas tout. Dans une vidéo envoyée par un lecteur du HuffPost, on découvre ce qu’il s’est passé durant les 43 secondes pendant lesquelles il est absent de la vidéo désormais célèbre. Entre le moment où il extrait une jeune fille de la bagarre et le moment où il revient pour frapper le manifestant.
    Dans l’intervalle, il a traversé la rue avec la jeune fille, aidé par une autre personne. Il la plaque contre le mur et fait une tentative de balayage avec sa jambe. On entend distinctement la victime dire « aïe » et « arrêtez ». Alexandre Benalla écarte également de sa main une cycliste qui cherche à s’interposer. Enfin, il entend les cris de l’autre côté de la rue et traverse, laissant la victime prostrée, assise contre le mur.
    C’est là que la vidéo devenue virale reprend, avec l’arrivée d’Alexandre Benalla dans le champ. A la fin, grâce à la nouvelle vidéo, on se rend compte que la fille agressée est une amie du manifestant tabassé. Ils quittent les lieux ensemble. La victime déclare « C’est des malades ! ».
    . . . . .

    Source : https://www.huffingtonpost.fr/2018/07/19/alexandre-benalla-a-egalement-agresse-une-femme-a-la-contrescarpe-com
    #en_marche #manu #Femmes #femme #violence #violences #guerre_aux_femmes #sexisme  #alexandre_benalla #démocratie_de_façade #observation_participante #milice #présidence #lrem


  • Wambrechies : une fromagerie vandalisée par des militants vegans

    La fromagerie #Madame située à Wambrechies, près de Lille, a été dégradée par des militants vegans qui ont tagué "Stop spécisme" sur la devanture. Plusieurs vitres ont également été brisées.

    Une fromagerie a été vandalisée, dans la nuit de lundi à mardi, à Wambrechies, près de Lille, par des militants anti-spécistes. La fromagerie Madame a été prise pour cible : plusieurs vitres ont été dégradées et une phrase a été taguée sur la devanture « Stop spécisme ».

    Suite à cet incident, la gérante a publié des photos de sa boutique vandalisée sur les réseaux sociaux. Elle a reçu de nombreux messages de soutien de la part de ses clients. La publication a été commentée par 150 personnes et partagée 200 fois.
     


    Ce n’est pas la première fois que de tels faits se produisent. A Lille, des boucheries et des poissonneries avaient déjà été dégradées par des militants vegans. Les gérants de ces commerces avaient même été reçus place Beauveau après que Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs a demandé la protection de la police à Gérard Collomb.

    Les artisans espéraient la fin de « l’impunité » pour les vandales et étaient pourtant optimistes en sortant du ministère. Jean-François Guihard, boucher dans le Morbihan indiquait qu’il y avait « des procédures judiciaires et il y aurait aussi certainement une surveillance accrue de ces organisations ».

    Malgré tout, les actes de vandalisme n’ont pas cessé dans les Hauts-de-France. Au mois d’avril, sept boucheries ont été aspergées de faux sang et plusieurs enseignes vandalisées, suivant un mode opératoire similaire à celui employé pour la fromagerie de Wambrechies. Preuve que les mêmes militants continuent leurs actions.

    La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) s’était émue début juin des « comportements extrémistes » de ces militants anti-spécistes (du latin « species », l’espèce). Ces derniers s’opposent à toute hiérarchie entre espèces, notamment entre l’être humain et les animaux. 

    Les associations antispécistes L214 et 269 Libération animale ont indiqué ne pas être à l’origine de ces actions. « On ne se reconnaît absolument pas dans ce type d’action, c’est clair et net (...) notre objectif, c’est de rassembler les gens, d’essayer de les rallier à la cause des animaux », a réagi Brigitte Gothière, une des fondatrices de L214.

    #femmes    #sexisme   #vegan #travail   #france #femme #violence #violences #guerre_aux_femmes    #sexisme    #alimentation    #fromage #fromages #sexisme #antispécisme   #veganisme    #anti-spécisme #HDF


  • Pour Macron, les aides sociales coûtent un « pognon de dingue » sans résoudre la pauvreté
    https://www.lemonde.fr/emmanuel-macron/article/2018/06/13/pour-macron-les-aides-sociales-coutent-un-pognon-de-dingue-sans-resoudre-la-

    « On met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s’en sortent pas », s’est enflammé, mardi 12 juin, Emmanuel Macron, dans une vidéo qui le montre en train de peaufiner le discours qu’il doit tenir devant le congrès de la Mutualité française, à Montpellier, mercredi.(...)

    « Je vais faire un constat qui est de dire : on met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif. Toute notre politique sociale, c’est qu’on doit mieux prévenir – ça nous coûtera moins, ensemble – et mieux responsabiliser tous les acteurs », s’écrie le président. « Les gens pauvres restent pauvres, ceux qui tombent pauvres restent pauvres. On doit avoir un truc qui permet aux gens de s’en sortir. Par l’éducation… », poursuit-il.

    « Plus de prévention pour responsabiliser »

    « Il faut prévenir la pauvreté et responsabiliser les gens pour qu’ils sortent de la pauvreté. Et sur la santé, c’est pareil. Tout le système de soins que je veux repenser, c’est aller vers plus de prévention pour responsabiliser, y compris les acteurs de soins, ajoute le chef de l’Etat. (…) C’est dans ce contexte-là qu’on fait le reste à charge zéro. (…) C’est une politique de responsabilité car tout le monde va au pot, (…) je demanderai des efforts aux mecs qui font des lunettes, aux types qui font des verres… »

    « Là, c’est cohérent. Sinon vous n’aviez pas de fil directeur…, lance-t-il à ses collaborateurs à propos du discours qu’ils lui proposent. C’était de la lasagne à la feta avec de la paella ! »

    Depuis un mois, l’exécutif évoque une réforme des aides sociales pour les rendre plus « efficaces », laissant planer la possibilité d’économies budgétaires. Selon Le Canard enchaîné, dans le cadre du rapport CAP 22, Bercy envisagerait 7 milliards d’euros d’économies, ce qu’Edouard Philippe a démenti.

    Mercredi, le président veut « redonner de la cohérence à son approche sociale », en traçant le cadre des réformes à venir, explique-t-on à l’Elysée, « son projet, au fur et à mesure des réformes sectorielles, a un peu perdu de sa visibilité. Il ne s’agit pas d’un tournant social mais d’un approfondissement ».

    C’est encore "la république réfugiée à Versailles" : comme les pauvres sont mal élevés, ils le restent, on va les éduquer....
    #guerre_aux_pauvres #minima #coupes_budgétaires

    • « En supposant que mille familles de cette ville deviennent des acheteurs réguliers de viande de nourrisson, sans parler de ceux qui pourraient en consommer à l’occasion d’agapes familiales, mariages et baptêmes en particulier, j’ai calculé que Dublin offrirait un débouché annuel d’environ vingt mille pièces. » Swift

    • 7 milliards (?) en moins : « la basket gauche est en train de prendre forme (...) le projet social que nous portons arrive vraiment maintenant » (LREM)

      Bourguignon (LREM) : « Le projet social arrive vraiment maintenant »
      https://www.nouvelobs.com/politique/20180612.AFP2009/bourguignon-lrem-le-projet-social-arrive-vraiment-maintenant.html

      Bourguignon (LREM) : « Le projet social arrive vraiment maintenant » La présidente de la commission des Affaires sociales, Brigitte Bourguignon, à l’Assemblée nationale le 22 mai 2018, L’Obs, 12 juin 2018

      Paris (AFP) - Brigitte Bourguignon, présidente de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale et figure de l’aile gauche du groupe LREM, a estimé mardi que « le projet social » du gouvernement « arrive vraiment maintenant ».

      « Je crois que la basket gauche est en train de prendre forme et que le projet social que nous portons arrive vraiment maintenant », a-t-elle déclaré sur France Inter, interrogée pour savoir si elle était « à l’aise dans cette basket ».

      « Combien d’aides sociales en France, je ne sais pas mais il y en a trop », Darmanin.
      https://seenthis.net/messages/697928

    • C’est quoi une « coutureuse » ? Quelle la différence avec « couturière » ? En tout cas cette « fuite » émane du staff de Macron, il parle pognon et mecs qui font les lunettes pour se mettre à la hauteur des gens à qui il s’adresse.
      C’est la petite phrase de polémique du jour et la fabrique de l’opinion. Jupiter est au café du commerce et parle aux mecs qui vont pouvoir réduire les femmes à leur merci (car encore une fois les bénéficiaires des aides sociales sont les femmes).

    • Toucher 550€ de RSA/mois ne permet pas de sortir de la pauvreté s’il n’y a pas d’accompagnement efficace vers le travail.
      Un vrai travail, un vrai salaire : voilà le projet du gouvernement !
      « L’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes » (K.Marx)

      Marlene Schiappa, « Secrétaire d’Etat égalité femmes-hommes auprès @EPhilippePM @EmmanuelMacron Élue Romancière Fondatrice @Maman_travaille »
      https://twitter.com/MarleneSchiappa/status/1006940434701127680

    • Déjà ça me saoule qu’à chaque fois personne ne donne le vrai montant du RSA. 550€ c’est pour les personnes à qui on n’enlève pas le forfait logement (environ 65€) c’est à dire les personnes à la rue. Il n’y a jamais aucun politicien ni journaliste qui donne le bon montant.


  • Ces aides sociales que Bercy veut réduire selon une note interne
    https://www.nouvelobs.com/societe/social/20180518.OBS6858/ces-aides-sociales-que-bercy-veut-reduire-selon-une-note-interne.html

    Dans une note interne, dont « le Monde » dévoile le contenu ce vendredi 18 mai, la direction du budget constate que les prestations sociales constituent « un poids croissant » des dépenses publiques en France (26% des dépenses de l’Etat en 2016), et appelle à « maîtriser la dynamique » – comprendre, revoir à la baisse le niveau de plusieurs aides sociales. Il ne s’agit que de « travaux techniques », qui ne se situent pas du tout au « niveau politique », souligne auprès du « Monde » l’entourage du ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin.

    http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2018/05/18/les-pistes-explosives-de-bercy-pour-reduire-les-aides-sociales_53010

    Si le gouvernement ne sait pas comment s’y prendre pour réduire les dépenses publiques, il dispose d’une administration, prestigieuse mais crainte – voire honnie, parfois –, qui saura toujours lui souffler des idées : la direction du budget. Celle-ci a récemment formulé de « premières pistes d’économies » portant sur des dispositifs d’aide aux ménages, en général, et aux personnes démunies. Synthétisées dans un document qui s’intitule « Transformer les prestations sociales », que Le Monde s’est procuré, ces propositions seraient susceptibles – pour plusieurs d’entre elles – de provoquer un tollé si elles étaient mises en œuvre. Il ne s’agit que de « travaux techniques », qui ne se situent pas du tout au « niveau politique », fait-on valoir dans l’entourage du ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin. Mais l’inventivité des hauts fonctionnaires de Bercy pour alléger le montant de la facture peut cependant nourrir quelques inquiétudes.

    La direction du budget part du constat que les prestations sociales constituent « un poids croissant », représentant 26 % des dépenses publiques en 2016 (soit près de cinq points supplémentaires en une quinzaine d’années). « Plusieurs approches [sont] possibles pour maîtriser la dynamique », écrit-elle : ne plus indexer (totalement ou partiellement) la progression des aides à l’évolution des prix, « revoir les règles d’éligibilité », mieux prendre en compte le patrimoine des personnes dans le calcul de l’allocation, encourager le retour à l’emploi – par exemple en conditionnant l’octroi de certains minima sociaux « à des démarches actives de recherche » d’un poste, etc.

    Le document ne précise pas le montant d’économies induites par les diverses options esquissées, sauf dans un cas : le gel en 2019 des prestations, dites « légalement indexées » (allocations familiales, retraites…), « pourrait rapporter 3,5 milliards d’euros », sans que soient remises en cause les « revalorisations exceptionnelles » de certaines aides, décidées par le gouvernement d’Edouard Philippe (par exemple pour la prime d’activité). La direction du budget ne se place pas dans une optique strictement comptable : sa démarche vise également à améliorer le fonctionnement de dispositifs, dont elle rappelle les imperfections, à ses yeux.

    Allocation adultes handicapés (AAH)
    Des « disparités fortes » sont relevées entre départements dans l’octroi de cette aide. Il est, du coup, proposé de « maîtriser les flux d’entrée en [révisant] les critères d’attribution » et d’« uniformiser (…) les pratiques de prescription ». Les hauts fonctionnaires de Bercy suggèrent par ailleurs de « revoir plus périodiquement le stock » de bénéficiaires de l’AAH et d’« inciter effectivement à la reprise d’activité ».

    Allocation personnalisée pour l’autonomie (APA)
    Destinée aux personnes âgées qui ont de la peine à accomplir des gestes de la vie quotidienne, cette prestation est jugée « trop diluée et insuffisamment redistributive ». Il convient donc de la « recentrer (…) sur les publics prioritaires (…) pour garantir [sa] soutenabilité (…) dans un contexte de vieillissement démographique ». Les « plans d’aide » doivent également être modulés « en fonction du patrimoine » de la personne, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle, et non des seuls revenus. Les budgétaires de Bercy recommandent, par ailleurs, de se pencher sur « l’articulation de la prestation » avec les avantages fiscaux existants, par exemple l’abattement de 10 % sur les pensions dans le cadre de la déclaration d’impôt sur le revenu.

    Aides personnelles au logement (APL)
    Le dispositif comporte plusieurs limites, aux yeux de Bercy. Parmi elles, le fait que « les APL favorisent (…) les personnes inactives », à niveau égal de ressources. En outre, les « APL étudiants sont peu ciblées et ont trop peu d’effet redistributif », car le montant de la prestation « dépend très peu des ressources réelles (salaires et transferts intrafamiliaux) » des bénéficiaires. Dès lors, une réforme serait la bienvenue, en prévoyant le « non-cumul part fiscal et APL étudiants » – ce qui signifie que les intéressés devraient choisir : soit être rattachés au foyer fiscal de leurs parents, soit percevoir l’aide. Une idée maintes fois évoquée, mais jamais mise en œuvre, à ce stade, de crainte de provoquer des manifestations monstres d’étudiants. Le document formule d’autres pistes « à compter de 2020 », dont l’une est d’intégrer les minima sociaux et les prestations familiales dans la « base ressources » servant au calcul des APL.

    Bourses sur critères sociaux (BCS)
    Accordées aux étudiants « issus de foyers modestes », ces aides ont vu leur montant s’envoler (+ 60 % en dix ans), du fait du dynamisme de la démographie dans l’enseignement supérieur et d’un « rythme de revalorisation discrétionnaire, supérieur à l’inflation ». Le dispositif est « faiblement ciblé », pour la direction du budget, qui souligne que « le nombre de bénéficiaires (…) atteint désormais 27 % des étudiants ». Du coup, plusieurs solutions sont énoncées : « accroître le ciblage », par exemple en abaissant les plafonds de ressources ; geler les revalorisations des barèmes ou, « a minima, en limiter la progression » ; « renforcer le contrôle d’assiduité » – les jeunes qui ne vont pas en cours étant susceptibles de perdre l’aide.

    Des recommandations sont faites également au sujet du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation de solidarité spécifique (pour les chômeurs en fin de droits), le minimum-vieillesse, la prime d’activité et les prestations familiales. Le fait que la direction du budget phosphore sur le sujet n’est nullement une surprise. Dans un entretien accordé au Parisien, M. Darmanin avait déclaré, le 27 avril, que, parmi les sources d’économies, « il y a bien sûr le champ social, qui (…) doit être audité ». Le comité d’experts CAP22, chargé de remettre prochainement un rapport sur la réforme de l’Etat, explore cette thématique.

    Toute la question, désormais, est de savoir si les pistes développées par Bercy seront retenues ou non. Certaines d’entre elles ont peu de chance de prospérer, notamment celles consistant à étaler, voire à annuler les revalorisations exceptionnelles décidées en 2017 par le gouvernement d’Edouard Philippe. Dans l’entourage de M. Darmanin, on affirme que ce sont aux ministères concernés de faire des propositions pour rénover les dispositifs sociaux, tout en reconnaissant que celles-ci ont vocation à être confrontées à « l’expertise » de la direction du budget. Les arbitrages interviendront au cours de l’été, ajoute-t-on. Ils seront guettés avec une bonne dose d’appréhension dans l’opinion.

    #prestations_sociales #darmanin #minima_sociaux #rsa #ass #apl #apa


  • Les échographies faites par les obstétriciens non couvertes Le Devoir - Amélie Daoust-Boisvert - 7 janvier 2017

    Les échographies sont maintenant couvertes en cabinet privé, mais pas pour les femmes enceintes chez les obstétriciens. La couverture publique promulguée par Québec à compter du 29 décembre dernier exclut la majorité des examens obstétricaux.
 
    Seuls les examens réalisés par les radiologistes sont couverts. Comme les gynécologues-obstétriciens pratiquent la très grande majorité des échographies chez les femmes enceintes, ces dernières devront continuer à payer lorsqu’elles se rendent en cabinet privé pour cet examen.
     
    Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, se défend d’avoir omis de mentionner cette exception publiquement. « C’est faux » , dit son attachée de presse, Julie White, puisque les communiqués de presse diffusés au fil de l’évolution de ce dossier, en juillet et en décembre, indiquent bel et bien que ce sont les échographies « pratiquées par des radiologistes » qui sont couvertes.
     
    C’est aussi ce que stipule le règlement entré en vigueur le 29 décembre dernier.


    « Pour les échographies qui ne sont pas faites par des radiologistes, les patients ont toujours la possibilité de les faire faire gratuitement dans les établissements du réseau ou de payer pour les faire faire en cabinet » , indique Julie White.
     
    L’échographie est utilisée pour de nombreuses autres situations que la grossesse, notamment pour le diagnostic et le suivi de plusieurs cancers. Ce sont ces examens qui sont majoritairement faits par des radiologistes.
     
    Des patientes surprises
    Les patientes enceintes sont surprises lorsqu’elles apprennent qu’elles doivent toujours débourser pour les échographies. L’une d’entre elles ne s’attendait pas à devoir sortir son chéquier, plus tôt cette semaine, après un examen dans une clinique montréalaise. « À cause des propos tenus par le ministre ces dernières semaines, je m’attendais à ce que ce soit gratuit. J’avais pourtant lu tout ce qui s’était écrit sur le sujet ! » raconte Sara-Emmanuelle Duchesne. Enceinte de douze semaines, elle devait passer un test de dépistage important en raison des effets possibles d’un médicament qu’elle prenait alors qu’elle ignorait être enceinte. En raison d’une erreur administrative, elle n’a pas pu obtenir l’examen à l’hôpital où elle est suivie.
     
    Elle a appelé de nombreux hôpitaux pour constater que très rares sont ceux qui offrent l’échographie de premier trimestre. L’examen permet entre autres de détecter des anomalies foetales et de mesurer la clarté nucale. Cette dernière est l’un des indicateurs utilisés dans le diagnostic de la trisomie 21.
    À cause des propos tenus par le ministre ces dernières semaines, je m’attendais à ce que ce soit gratuit. J’avais pourtant lu tout ce qui s’était écrit sur le sujet !

    Sara-Emmanuelle Duchesne, enceinte de douze semaines.
    Mme Duchesne déplore avoir dû finalement débourser 150 $ alors que les autres examens échographiques sont maintenant couverts. « Je considère que c’est une injustice. Les femmes enceintes et les couples ont déjà beaucoup de dépenses à prévoir. La décision du ministre de couvrir l’échographie est positive, mais on apprend aujourd’hui qu’il y a des exclus. »
    . . . . . . . .

    La suite :
    http://www.ledevoir.com/societe/sante/488638/echographies-au-prive-les-femmes-enceintes-n-ont-pas-droit-au-remboursemen
    #Canada #Quebec #Santé #Femmes #grossesse #échographies #guerre_aux_femmes #Gaétan_Barrette

     


  • Le placement abusif expliqué aux jeunes
    http://blogs.mediapart.fr/blog/violette-justice/050615/le-placement-abusif-explique-aux-jeunes

    Le sujet est grave, car aujourd’hui, une véritable chasse à l’enfant est ouverte : il faut remplir les places pour avoir les budgets et sauver son travail. L’argent public est détourné par des structures travaillant illégalement grâce au placement d’enfants qui ne sont pas en danger. Le système coûte plusieurs milliards chaque année à entretenir, et tous les gens qui ont des enfants et qui sont séparés sont une cible potentielle : la famille monoparentale. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les catégories défavorisées ne sont plus les seules concernées. L’impunité a été telle pendant plusieurs décennies que ceux qui participent au scandale des placements abusifs se croient tout permis et pensent qu’ils n’auront jamais à répondre de rien. Ils s’attaquent donc aujourd’hui à tous les types de profils, cadres, ingénieurs, artistes, employés des ministères, etc, en sus des autres (les jeunes mères isolées, les pauvres, les chômeurs, les adultes qui ont eu affaire à l’aide sociale étant jeunes, etc.).

    #guerre_aux_pauvres