• #Consultation citoyenne Revenu universel d’activité (RUA)
    https://www.consultation-rua.gouv.fr


    #insincérité #guerre_aux_pauvres

    « Notre système de solidarité fait la fierté de la France. Chacune, chacun nous y sommes profondément attachés.

    Mais, au fil du temps, il est devenu tellement complexe qu’il ne permet plus de lutter efficacement contre la #pauvreté. Il est devenu illisible, il décourage trop de nos concitoyens à avoir recours aux aides sociales. Enfin, il ne permet pas un retour rapide et durable vers l’emploi.

    Voici pourquoi le président de la République a annoncé le 13 septembre 2018 la création d’un Revenu universel d’activité.

    Avec cette consultation citoyenne, vous avez la parole : à vous de voter, de débattre et de vous exprimer pour que nous construisions ensemble ce futur Revenu universel d’activité. »

    Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé

  • Le Syndicat des immenses | I.M.M.E.N.S.E.S : Individus dans une Merde Materielle Enorme mais Non Sans ExigenceS

    http://syndicatdesimmenses.be


    Dans le cadre des "24h du droit a un toit" lancé les 10-11 mai 2019 par le mouvement DROIT À UN TOIT (https://droitauntoit-rechtopeendak.brussels) pour une fin du sans-abrisme à Bruxelles, le "Syndicat des immenses" a été officiellement lancé. "Immense" est l’acronyme de "Individu dans une Merde Matérielle Enorme mais Non Sans Exigences" (http://syndicatdesimmenses.be). Contact : syndicatdesimmenses@gmail.com.
    Merci à Karine pour la vidéo.

    https://www.youtube.com/watch?v=fSMn_jhU0dY

    Exemples :
    Une petite centaine d’immenses poussent quotidiennement la porte de cette association. En devenant immense, du jour au lendemain, j’ai perdu beaucoup d’amis. S’il n’y a pas assez de sandwiches, priorité aux immenses ! OK, je suis immense, mais de là à me manquer de respect ! Comment faire entendre la voix des immenses ? Si l’activité n’intéresse plus aucun immense, on y met fin. Votre public est constitué exclusivement d’immenses ? On compte quelques immenses parmi nos bénévoles. Les immenses seraient plus forts s’ils se regroupaient. Les immenses sont de plus en plus visibles dans la ville. Encore une immense qui a retrouvé un logement ! La seule différence entre vous et nous, les immenses, c’est qu’on est dans une sacrée merde matérielle ! Le Syndicat des immenses a été officiellement lancé le 10 mai 2019 en face du Parlement européen, square Léopold, à la faveur des « 24 heures du droit à un toit »organisé par le mouvement bruxellois DROIT ÀUN TOIT (www.droitauntoit-rechtopeendak.brussels).

    Avantages :
    • Fin de l’hypocrite euphémisme qui ne trompe personne (« usagers », « bénéficiaires », « gens », « public » voire « clients ») : on spécifie le problème matériel de la personne.
    • Fin de la stigmatisation(« SDF », « sans-abri », « sans-papiers », « précaires »...) : on ne réduit pas les personnes à leur problème matériel, et, partant, on a moins la détestable tentation de les mettre toutes dans le même sac.
    • Fin de la pirouette faussement non-négative (« habitants de la rue ») : qui veut d’un trottoir en guise de salon ?
    • Le nom immense est clairement positif, valorisant, enviable.Une proposition du Syndicat des immenses − #Bruxelles, 31mars 2019

    Fondé en mars 2019 dans la foulée de la première Assemblée ouverte du mouvement Droit à un toit / Recht op een dak https://droitauntoit-rechtopeendak.brussels , le Syndicat des immenses (SDI) s’est d’abord appelé « Les précaires en colère », mais précaire, comme SDF, sans-abri ou sans-papiers, est stigmatisant. A surgi alors l’appellation immense , acronyme de Individu dans une Merde Matérielle Énorme mais Non Sans Exigences. Le SDI est un groupe de pression et d’action, non un groupe de parole. Il porte des revendications http://syndicatdesimmenses.be/wp-content/uploads/2019/09/Revendications-SDI.pdf , défend les droits des immenses et intervient chaque mois dans l’espace public. Il a un logo, une bannière, un site http://syndicatdesimmenses.be , un compte bancaire, un groupe Facebook https://www.facebook.com/login/?next=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fgroups%2Fsyndicatdesimmenses.be%2F , une adresse mail, des cartes de membre, des cartes de visite, et bientôt des statuts.

    Le 20 mars 2020 aura lieu la première « Université d’été des immenses ».

    #pauvreté #SDF #inégalités #femmes #hommes #enfants #précarité #chômage #logement #pauvres #logement #sans-abri #pauvreté 
    #sans-abris #hébergement #guerre_aux_pauvres #espace_public #stigmatisation #sans-papiers #précaires

  • Réforme de l’assurance-chômage : plus de 40 % des demandeurs d’emploi touchés, Bertrand Bissuel
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/09/19/reforme-de-l-assurance-chomage-plus-de-40-des-demandeurs-d-emploi-touches_60

    Les nouvelles règles, qui vont s’appliquer par étapes à partir du 1er novembre, vont avoir plusieurs conséquences : réduction de la durée d’indemnisation, baisse du montant des #allocations, impossibilité d’entrer dans le régime…

    La réforme de l’#assurance-chômage va avoir une incidence négative sur un peu plus de 40 % des demandeurs d’emploi bénéficiant de ce régime. C’est ce qui ressort d’un « document de travail », que Le Monde s’est procuré et qui a été réalisé par l’Unédic, l’association paritaire chargée de piloter le dispositif. Le document en question est proche de la version définitive, qui sera présentée aux partenaires sociaux, mardi 24 septembre. Il confirme les craintes exprimées par les centrales syndicales lorsque l’exécutif avait dévoilé ses arbitrages, le 18 juin : les organisations de salariés avaient alors dénoncé un projet susceptible de porter gravement atteinte aux ressources des #chômeurs.

    Les principaux changements, introduits par décret, tournent autour de trois axes. D’abord, les conditions d’accès ont été durcies : les personnes devront avoir travaillé pendant six mois sur vingt-quatre (au lieu de quatre sur vingt-huit) pour pouvoir prétendre à une prestation, et les droits à l’assurance-chômage ne pourront être rechargés qu’à partir d’un nombre d’heures six fois plus élevé qu’avant.

    Ensuite, ceux qui percevaient de hautes rémunérations lorsqu’ils étaient en activité verront leur allocation baisser à partir du septième mois.

    Enfin, la formule de calcul pour déterminer les montants versés a été modifiée. L’entrée en application de ces nouvelles règles a été étalée dans le temps (novembre 2019 pour les deux premières, avril 2020 pour la troisième).

    Critères d’éligibilité plus stricts

    Entre début avril 2020 et fin mars 2021, l’instauration de critères d’#éligibilité plus stricts frappera 32 % des personnes qui auraient ouvert un droit si les textes étaient restés inchangés (soit environ 832 000). Pour elles, plusieurs cas de figures peuvent se présenter : soit elles n’ouvrent aucun droit avant au moins 2021, soit elles les ouvrent mais « plus tard » qu’en vertu des anciennes normes, soit « une partie de leur affiliation ne sera pas prise en compte du fait de la réduction de la période de référence » (de vingt-huit à vingt-quatre mois), ce qui ampute la durée de leurs droits.

    Les publics concernés « sont plus jeunes que la moyenne des allocataires » : ils « ont des droits plus courts avec des salaires de référence plus faibles », rapporte l’étude. En 2020, cette mesure engendrerait une économie de 900 millions d’euros (et de 1 milliard, l’année d’après).

    S’agissant de la nouvelle formule fixant le niveau de la prestation, elle est susceptible d’avoir des conséquences pour 37 % des nouveaux #entrants dans le régime « lors de la première année ». Soit un peu plus de 850 000 personnes (une partie d’entre elles étant également frappées par le durcissement des règles d’accès au régime). Toutes verront leur allocation mensuelle diminuer, la première année dans des proportions oscillant entre 25 % et 50 %, voire un peu plus, pour environ 500 000 individus.

    Des « gagnants » sur la durée

    Cependant, d’autres y gagneront « en termes d’allocations perçues sur la durée » car ils seront « indemnisés suffisamment longtemps » (au-delà d’un an) et percevront « au total un montant d’allocations supérieur ». Pour l’Unédic, la baisse des dépenses permise par cette innovation se situe à environ 250 millions d’euros en 2020 et 1,1 milliard en 2021.

    Enfin, la #dégressivité des allocations pour les salariés les mieux payés (à partir de 3 500 euros nets par mois, environ) va « monte (r) en charge progressivement ». A partir de la fin 2020, « de 1 000 à 2 000 nouveaux allocataires » seront touchés. En régime de croisière, c’est-à-dire à partir de 2026, environ 70 000 personnes recevront, au moins un jour et sur une année, « une allocation journalière affectée » par cette mesure. Elle engendrera 20 millions d’euros d’économies en 2020, 140 millions en 2021 et 350 millions en 2026, selon l’Unédic.
    Au total, les économies induites par la réforme atteindraient un peu plus de 3,4 milliards d’euros pour la période 2020-2021. Un montant qui est très proche de celui escompté par l’exécutif : celui-ci tablait, en effet, sur 3,7 milliards, de novembre 2019 à fin 2021 (300 millions devant être réaffectés à Pôle emploi, ce qui donne au total 3,4 milliards).

    #précarisation #droits_rechargeables (fin des) #salaire_journalier_de_référence #SJR (fin du)

    • Rassure toi @monolecte ! comme tu sais, pas mal de monde avec conjoint dont les revenus entrent en ligne de compte ne seront pas éligibles au #RSA.

      En revanche cela va aggraver encore l’impact de la #non_indemnisation sur le droit à pension de #retraite. L’absence d’indemnité chômage touche actuellement plus de la moitié des chômeurs. Et toute durée de RSA vaut 0 trimestre. Un aspect que ni les syndicats, ni « la gauche » (qui avait lancé en 1988 un RMI fonctionnant sur le même schéma). J’ai encore vu une campagne « contre la réforme » des retraites qui ne cite pas d’autre cas que le CDI continu et à temps plein, comme si nous n’avions pas déjà 45 ans de précarisation de l’emploi (discontinu, à temps partiel, ou pire, pas emploi, tel les stages, ou l’auto entrepreneuriat) derrière nous.

    • RÉFORME DE L’ASSURANCE-CHÔMAGE
      En finir avec les chômeurs ?
      http://cqfd-journal.org/En-finir-avec-les-chomeurs

      Puisqu’on a tout essayé contre le chômage comme l’avouait benoîtement Mitterrand en 1993, il ne reste plus aux gouvernements de tous bords qu’une option : faire baisser la statistique, notamment en contraignant les récalcitrants à prendre des boulots de merde. Et mieux encore, passer sa réforme pendant la saison estivale ! Bienvenue dans un nouveau monde irrigué d’esprit disruptif… et de vieilles magouilles politicardes.

    • Réforme de l’Unédic : les syndicats sur le pied de guerre
      La refonte de l’assurance-chômage, qui durcit les règles d’indemnisation, entre en vigueur à partir du 1er novembre.
      Bertrand Bissuel
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/09/25/reforme-de-l-unedic-les-syndicats-sur-le-pied-de-guerre_6012963_823448.html

      L’assurance-chômage va se désendetter dans des proportions quasi inégalées depuis sa création au début de la Ve République. C’est l’un des enseignements des « perspectives financières » présentées, mardi 24 septembre, par l’Unédic, l’association paritaire qui pilote le régime. L’amélioration des comptes résulte, en grande partie, de la réforme du dispositif annoncée, à la mi-juin, par l’exécutif : elle va avoir pour effet de comprimer les dépenses liées à l’indemnisation des demandeurs d’emploi. Les syndicats s’en inquiètent, à cause des répercussions préjudiciables pour le niveau de vie des allocataires, et entendent continuer le combat contre les transformations à venir.

      Le « revenu de remplacement » octroyé aux chômeurs est désormais encadré par deux décrets, publiés fin juillet au Journal officiel. Applicables en plusieurs étapes à partir du 1er novembre, ils durcissent les conditions d’affiliation à l’assurance-chômage : les personnes devront avoir travaillé pendant six mois sur vingt-quatre (au lieu de quatre sur vingt-huit) pour pouvoir réclamer une prestation, et les droits à l’assurance-chômage ne seront rechargés qu’à partir d’un nombre d’heures six fois plus élevé qu’auparavant. En outre, ceux qui percevaient des rémunérations élevées (plus de 4 500 euros brut mensuel) verront leur allocation diminuer à partir du septième mois. Enfin, les modalités de calcul du revenu de remplacement, fondées sur le « salaire journalier de référence », seront profondément modifiées.

      5,95 milliards d’euros d’économies

      Le panachage de ces mesures va avoir des incidences spectaculaires, comme l’avait montré un « document de travail » de l’Unédic révélé par Le Monde il y a quelques jours. Les « perspectives financières » dévoilées mardi reprennent les chiffres mentionnés dans le document en question et en divulguent d’autres. Ainsi, la mise en place de critères d’éligibilité plus stricts affectera, d’avril 2020 à mars 2021, 32 % des individus « qui auraient ouvert un droit » si la réglementation n’avait pas évolué. Ce qui représente un effectif de près de 850 000 personnes : soit elles n’entreront pas dans le régime durant la première année, soit elles y accéderont plus
      tard, soit elles cesseront d’en bénéficier plus tôt.

      La nouvelle formule du salaire journalier de référence, elle aussi, a des conséquences impressionnantes. Quelque 850 000 personnes seront touchées, le montant mensuel de leur indemnisation reculant en moyenne de 22 % pour passer de 905 euros à 708 euros. Certains d’entre eux encaisseront des baisses encore plus massives : jusqu’à – 50 % pour 190 000 demandeurs d’emplois. L’impact sera très fort en particulier pour ceux qui alternent petits boulots et périodes d’inactivité.

      Précision importante : une partie des publics concernés par cette mesure pâtiront également du resserrement des conditions d’affiliation. La double peine, autrement dit. Quant à la dégressivité de la prestation pour les salariés bien payés, sa montée en charge sera « assez lente » : 1 000 à 2 000 personnes à partir de la fin 2020, puis environ 70 000 en vitesse de croisière.

      Mises bout à bout, toutes ces dispositions vont engendrer, entre novembre 2019 et la fin 2022, des économies de près de 5,95 milliards d’euros (plus des neuf dixièmes étant imputables aux nouveaux critères d’éligibilité et au changement de salaire journalier de référence. De leur côté, les entreprises seront mises à contribution, à travers trois prélèvements qui devraient rapporter 870 millions. Le décalage entre la potion administrée aux allocataires et l’effort imposé aux patrons scandalise les syndicats : cela revient « à faire peser les restrictions budgétaires sur les plus précaires », aux yeux de la CGT. Le rétablissement des comptes de l’Unédic s’effectue « sur le dos des chômeurs », dénonce Marylise Léon, la numéro deux de la CFDT. La réforme du gouvernement prévoit certes de nouveaux droits à indemnisation pour les démissionnaires et les indépendants (entraînant un surcroît de dépense de 1,32 milliard d’euros, de 2019 à 2022), mais pour les confédérations de salariés, la balance penche incontestablement en défaveur des individus privés de travail.

      Prévenir les réactions d’incompréhension

      « Sous les effets conjugués de la conjoncture économique » et des nouvelles normes introduites par l’exécutif, le régime, qui affichait un déficit de 3,4 milliards d’euros en 2017, retournerait à l’équilibre « au second semestre 2020, soit quelques mois plus tôt qu’en l’absence de réforme », selon l’Unédic. Mais l’impact des deux décrets pris en juillet se voit surtout dans l’évolution du solde financier du régime : + 5,25 milliards d’euros en 2022, soit un excédent supérieur de deux milliards à ce qui était prévu initialement. La dette de l’assurance-chômage pourrait être ramenée à 29,4 milliards d’euros dans trois ans après avoir culminé à 37,6 milliards en 2020.

      Ce redressement va se traduire par un sévère tour de vis pour de nombreuses personnes couvertes par le dispositif. Il y a un « risque d’aller au-devant de [faits] qu’on ne maîtrisera pas, socialement », a déclaré, mardi, lors d’une conférence de presse, Patricia Ferrand, la présidente (CFDT) de l’Unédic. Celle-ci a précisé que Pôle emploi va écrire à deux millions d’inscrits dans ses fichiers pour leur expliquer que le rechargement des droits va évoluer. Une démarche qui vise à faire de la pédagogie et à prévenir les réactions d’incompréhension.

      Les syndicats, eux, ne désarment pas. « La bagarre se jouera avec l’opinion publique, confie Mme Léon. On a besoin de transparence et de débats. » La centrale cédétiste a l’intention d’interpeller les députés, tout en recueillant la parole de demandeurs d’emploi, à travers une plate-forme numérique, qui sera installée avec le concours de l’association Solidarités nouvelles face au chômage. Pour leur part, la CFE-CGC, la CGT et FO vont attaquer devant le Conseil d’Etat des dispositions des décrets parus en juillet.

      #nouveaux_nouveaux_pauvres #guerre_aux_pauvres

  • La charité et le volontariat comme thérapie de choc pour un grand remplacement des services publics. Acte 3 Carlos Perez - 17 Sep 2019 - Investigaction

    De plus en plus souvent, les missions de l’État providence sont perçues comme un fardeau qui entraîne des « dépenses publiques ». Ces dernières doivent être réduites drastiquement. Carlos Perez nous explique au contraire que ces dépenses sont un investissement qui augmente la plus-value d’une nation. Poursuivant sa réflexion sur la charité et le volontariat, il souligne l’importance d’un secteur non marchand qui échappe en grande partie à l’appétit des capitalistes. Et c’est bien là qu’est tout le problème… (IGA)


     
    Le volontariat en guise de salariat ou comment tirer nos acquis vers le bas en nous faisant croire le contraire. Attention aux réformes des philanthrocapitalistes, l’enfer chez ces gens-là est pavé de bonnes intentions. Ce n’est pas un hasard si la proportion de bénévoles aux États-Unis est la plus forte au monde. La « décence ordinaire » chère à Orwell et le don de soi seraient-ils plus prononcés dans ce pays que dans le reste du monde ? Bien sûr que non.

    Dans les pays anglo-saxons, le don de soi et la philanthropie ont une action bien plus pragmatique et surdéterminée politiquement. Leur mission est de servir de cache-sexe à la misère sociale. Pas besoin de citer Tocqueville et Hayek, adeptes de l’ordre spontané à l’inverse de Rousseau et son contrat social, pour comprendre à quel point la charité et le mécénat sont enracinés dans l’idéologie de l’élite de ces pays. La charité et le don de soi nourrissent les sentiments que se plaisent à éprouver les riches à l’égard des pauvres. Ils pallieraient efficacement, selon ces bourgeois, les actions de l’État.

    Bien qu’il a largement montré ses limites, ce mode de pensée est inscrit dans leurs Constitutions et s’est trouvé stimulé par tous les présidents des États-Unis, démocrates ou républicains. Chacun avec leurs spécificités, ils ont incité le mécénat et le volontariat contre l’État providence qui est une véritable menace pour les capitalistes et leurs représentants au pouvoir. Et ils ne se gênent pas pour le faire savoir.

    « Le service citoyen n’appartient à aucun parti, aucune idéologie. C’est une idée américaine à laquelle tout Américain peut souscrire », affirma le président Clinton lors de son discours d’investiture. Se retournant vers l’ancien président Bush, il ajouta alors déplorer le peu de précédents de ce genre dans l’histoire de l’Amérique.

    C’est pourtant vrai, ce qui nous réunit en tant que citoyens est plus important qu’une personne, un parti, une élection, une idéologie. 

    Les différents présidents des États-Unis ont toujours eu en commun de détester l’État providence. Que ce soit les républicains avec leur bénévolat privé ou les démocrates avec leur bénévolat public, ils ont intégré les associations de bénévoles dans leurs programmes de politiques sociales, de santé, de logement ou d’éducation. Il faut passer par des associations caritatives bénévoles ou volontaires pour finalement ne pas financer de véritables services publics ni rétribuer correctement des salariés pour assurer les missions. En somme, chez les capitalistes et plus particulièrement chez les Anglo-saxons, la charité et les colis alimentaires doivent remplacer une vraie politique d’équité et de droits sociaux.

    Réduire les dépenses publiques est un leitmotiv des capitalistes, quitte à répéter inlassablement les mêmes mensonges. Comme si la dépense dans les services sociaux, la santé, le logement ou l’éducation n’était pas un investissement dans le patrimoine utile et nécessaire qui augmente la plus-value d’une nation. Le but de la manœuvre de ces escrocs est de privatiser le bien commun, l’air, l’eau, les sols et les semences, le patrimoine public et immobilier, les routes, la santé, l’éducation… Bref, tout ce qui peut être commercialisé doit devenir la propriété de quelques multinationales. L’État doit rester subsidiaire, en dernier recours. Son rôle doit être ramené à quelques strictes fonctions régaliennes comme la police, l’armée ou la justice. Les services sociaux, eux, doivent être sous-traités à des bénévoles et des associations, tout en encourageant le mécénat privé.

    Voilà ce que nous disait déjà le mouvement du solidarisme initié en France par Jean-Jacques Rousseau dans son contrat social. L’escroquerie était déjà très claire pour les militants des droits sociaux et les pauvres au 18e siècle. « Pour l’essentiel, Bouglé et Fouillée opposent à la charité une éthique des droits : « L’absolue liberté de la charité est », dit Fouillée, « un préjugé religieux et moral qui vient d’une insuffisante analyse des droits ». C’est à ce titre qu’ils s’élèvent avec vigueur contre la charité chrétienne, son injustice, ses aspects culpabilisateurs, son moralisme. Bouglé insiste sur le fait que ce sont les « déshérités » eux-mêmes qui condamnent la charité « Les déshérités qui crient « À bas Ia charité » montrent une colère farouche contre cette pourriture chrétienne qui entretient l’injustice. »

    La bourgeoisie, cette classe de parasites et de prédateurs, veut nous faire croire que soutenir nos services sociaux est une gabegie qui va coûter beaucoup d’argent aux contribuables. C’est faux. C’est même tout le contraire qui se produit, les fonctionnaires sont responsables de la production de la valeur d’usage non lucrative éminemment utile à la collectivité. Le fonctionnaire ne produit pas de plus-value pour le capital marchand et pour les prédateurs, mais pour la société. La part des services non marchands augmente, ce qui est une très bonne chose, car tout n’est pas forcément à vendre. Et si la part des services marchands diminue, c’est tant mieux. Notre terre et nos vies ne sont pas à vendre.

    Dans l’économie aujourd’hui, le tiers du PIB est produit en dehors de la pratique capitaliste. La fonction publique et ses services sociaux, c’est une autre façon de produire de la valeur. Pour le dire autrement, les fonctionnaires sont les producteurs de la monnaie qu’on leur paie, ils produisent l’impôt qui les finance. Les fonctionnaires socialisent déjà 45% du salaire, mais plus de 800 milliards d’euros, soit 40% du PIB relève d’une production non capitaliste[1]. En gros, les 40% du PIB relèvent d’une production de valeur d’usage non lucrative produite par les fonctionnaires dans le cadre des services publics et de la sécurité sociale. Ces travailleurs ne sont pas productifs pour le capital, mais ils sont productifs pour le public, le paiement est collectif et validé socialement.

    « Face à cette offensive qui vise à détricoter par tous les bouts le manteau collectif qui protège la société, tous les intellectuels dignes de ce nom devraient joindre leurs forces pour expliquer que les travailleurs dans les services non marchands sont productifs », relève l’économiste Jean-Marie Harribey[2]. » Eux, qui fournissent éducation publique, santé publique, services municipaux, services dans les associations à but non lucratif, etc. produisent des choses utiles que l’on peut qualifier de valeurs d’usage. Mais ils produisent aussi de la valeur économique, qui est monétaire, bien que non marchande, et qui n’est pas un prélèvement sur la production marchande. On peut le démontrer logiquement. La part du non marchand par rapport au marchand dans la production totale augmente tendanciellement grosso modo depuis la Seconde Guerre mondiale. L’idée même qu’une part déclinante puisse financer une part croissante est un non-sens. Que faut-il en déduire ? Lesdits prélèvements obligatoires sont effectués sur un PIB déjà augmenté du fruit de l’activité non marchande, et non pas sur le seul produit marchand. »

    « Les impôts et cotisations sociales sont le prix collectif, socialisé, des services non marchands. Ils jouent le même rôle que les prix des marchandises achetées et payées individuellement. La différence est que, dans un cas, la validation de l’existence et du paiement collectif de services non marchands passe par une décision politique collective démocratique (pour des besoins sociaux à satisfaire), et que, dans l’autre cas, la validation sociale passe par le marché (pour des besoins solvables, bien que tous ne le soient pas). »

    La contribution des fonctionnaires à l’économie n’est absolument plus à mettre en doute, sauf pour les réformateurs qui s’aperçoivent du danger qui pourrait se généraliser à tous les secteurs. La peur de perdre des parts de profits lucratifs est la hantise des classes capitalistes et la généralisation d’un système non lucratif comme celui de la fonction publique est à tout prix ce qu’il faut éviter pour ces réformateurs.

    Les fonctionnaires et leur caisse de cotisation sociale, cette grande invention révolutionnaire de la classe ouvrière, ne ponctionne pas par le profit ni par la rémunération capitaliste de la force de travail, ces deux institutions rapaces du capitalisme. Ils les remplacent pour financer une croissance non capitaliste. La collectivité investit dans ces fonctionnaires pour générer de la valeur d’usage utile socialement. Voilà la bonne façon, juste, honnête et véritablement révolutionnaire, d’appréhender cette question. Les fonctionnaires créent une valeur d’usage non lucrative socialement utile et autrement productive. C’est indispensable à l’émancipation des classes populaires en diminuant très fortement la croissance des inégalités sociales d’un pays.

    Vouloir à tout prix remplacer les services sociaux par de la charité, c’est-à-dire un droit collectif par une aumône individuelle et des colis alimentaires ; limiter et contraindre l’État aux seuls services régaliens en limitant le financement des services sociaux au strict minimum… C’est le propos que se sont assigné les capitalistes qui souhaitent d’une certaine manière le retour d’un État féodal et font de Germinal leur programme social. 
     
    [1] https://www.cairn.info/revue-mouvements-2013-1-page-60.htm
    [2] https://www.liberation.fr/futurs/2013/10/28/les-fonctionnaires-createurs-de-richesse_942937

    Source : https://www.investigaction.net/fr/la-charite-et-le-volontariat-comme-therapie-de-choc-pour-un-grand-re

    #services_publics #privatisation #service_public #travail #surveillance #santé #femmes #économie #police #politique #éducation #droits_sociaux_-_santé_-_services_publics #eau #charity_business #guerre_aux_pauvres #pauvreté #fiscalité #sécurité_sociale #charité

  • Revue de presse du 01.09 au 07.09.19
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    « Le droit d’asile en France est totalement inopérant »

    Le Japon veut déverser l’eau de Fukushima dans le Pacifique, Séoul en colère

    L’industrie culturelle

    Gardien de prison à Condé-sur-Sarthe : « Mon quotidien »

    Bientôt l’âge d’or des low-tech ?

    « Les Frères musulmans gardent des contacts étroits avec les terroristes »

    Est/Ouest : La guerre sans fin des antennes

    Se vacciner contre les métaphysiques paranoïaques

    Dénaturer la #nature sur Instagram

    Col de l’Échelle : une justice politique

    Dehors les citoyens ! Des cours criminelles vont expérimenter les procès sans jurés populaires

    « En parlant de “culture blanche”, Lilian Thuram diffuse un discours essentialiste »

    Bonus

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    Présentation/Archives/Abonnement

    • Journalistes belges verbalisés lors d’une manif de Gilets jaunes : « Les policiers nous ont gardés plus de 2 heures » Marianne Klaric - 8 Septembre 2019 - RTBF

      Nicolas Lahaut, en reportage pour le magazine Wilfried, couvrait ce samedi la manifestation des gilets jaunes à Paris. Comme par le passé, les rassemblements sont interdits sur les Champs Elysées. Le journaliste belge faisait le portrait de l’avocat Juan Branco. Avec son photographe, Nicolas Lahaut se rend sur place pour sentir l’atmosphère. *

      « Sur les Champs Elysées, il n’y avait pas de manifestants, nous raconte-t-il. Les rassemblements étaient prévus dans d’autres lieux et cela commençait à 14 heures. Un peu plus tôt, nous nous baladions sur les Champs pour voir s’il se passait quelque chose. Il y avait une ambiance attentiste, mais il ne se passait pas grand-chose, jusqu’au moment où un brave monsieur a tendu un ballon jaune. Quelques personnes se sont alors mises à chanter  ».

      Immédiatement, un dispositif policier assez phénoménal est déployé. Les deux journalistes belges prennent des photos. Ils ne se rendent pas compte qu’ils se font encercler par les policiers. Ce dispositif, importé de Grande-Bretagne, s’appelle la nasse. Il consiste à encercler des manifestants afin de les isoler du reste du mouvement, de les immobiliser, pour ensuite parvenir à une dispersion

      Les policiers nous ont gardés pendant plus de deux heures. Nous étions une vingtaine. Lorsqu’on a essayé de s’adresser à eux, pour leur expliquer qu’on était journalistes, en leur montrant notre carte de presse, en leur demandant s’il était possible de sortir du cercle, ils ne répondaient pas, ou ils disaient qu’ils allaient ne référer à un supérieur. Evidemment, la réponse ne venait jamais."

      Nicolas Lahaut a été verbalisé, tout comme son photographe Adrien Heylen, pour participation à une manifestation interdite. Il devra s’acquitter d’une amende de 135 euros. Les journalistes feront appel.

      Contactée par nos soins la préfecture de police de Paris verra si elle souhaite réagir, ce dimanche ou lundi, nous a-t-on dit.

      Source : https://www.rtbf.be/info/societe/detail_journalistes-belges-verbalises-lors-d-une-manif-de-gilets-jaunes-les-pol

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  • Une histoire « dyschronique » des révoltes et de leurs répressions de Richelieu à nos jours par Frédéric Rambeau, docteur en philosophie, et maître de conférences à l’université Paris-8 Vincennes/Saint-Denis.

    Gilets Jaunes et Nus Pieds - Frédéric Rambeau
    https://lundi.am/Gilets-Jaunes-et-Nus-Pieds

    La succession des Actes des Gilets Jaunes, à Paris et dans les grandes villes, a replacé sur le devant de la scène la répression des classes populaires. L’histoire des organes de la répression est indispensable pour comprendre la criminalisation des mouvements sociaux. Mais les événements de la répression sont souvent mieux connus que les soulèvements eux-mêmes, leurs formes de subjectivation, d’action, de regroupement, de militance. De même, les expressions de la communauté rurale, des pensées et comportements des paysans sont le plus souvent laissés à la marge de l’histoire écrite. Dans l’occupation des ronds-points, dans l’auto-organisation des assemblées, des formes de socialité, de solidarité et de communauté se sont tissées non pas seulement dans les grandes villes mais sur tout le territoire, notamment dans ses zones rurales ou périphériques. L’excentricité de l’occupation des ronds-points, de l’organisation des blocages et des points de barrage, par rapport aux lieux de grèves syndicales et politiques habituels, s’inscrit certes dans l’élargissement continu de la production par la circulation (des marchandises, de l’argent, de l’information : logistique, finance, numérique et mass-médias). Mais aussi dans les transformations qu’ont subi les territoires en France durant les trois dernières décennies : la « rurbanisation » prédominante de l’espace extérieur aux métropoles. C’est ce qui a donné au surgissement du mouvement des GJ l’aspect d’une nouvelle « fronde » populaire. Dans un système redistributif où la moitié de la population ne paie pas d’impôt sur le revenu, l’augmentation des taxes est la manière la plus directe de faire payer les pauvres. Exactement comme sous l’Ancien régime.

    Étonnante superposition qui fait apparaître au XXIe siècle un mouvement social assez puissant pour persévérer malgré sa répression brutale, tout en étant proche des séditions populaires qu’a connu la France durant ce long cycle de soulèvements paysans et plébéiens au XVIe et XVIIe siècles. La riposte des GJ ressemble au réveil de cette tradition enfouie, vaincue par la répression militaire et judiciaire de la monarchie et le plus souvent laissée dans l’ombre, au sein même du marxisme, de la centralité prolétarienne. Leurs ambivalences, entre insurrection et conservation, résistance et réaction caractérisent des rébellions exposées à un changement de régime d’historicité. Leur refus d’une direction incarnée et d’une organisation disciplinée repose le problème du nouage entre répression et subjectivation, dont dépend la capacité d’un soulèvement populaire à s’inventer lui-même, dans l’antagonisme et l’adversité

    #guerre_aux_pauvres #guerres_sociales

  • Chômage : la réforme est aussi dure qu’annoncée, voire plus
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/290719/chomage-la-reforme-est-aussi-dure-qu-annoncee-voire-plus

    Durcissement des conditions d’accès et des règles de calcul, « bonus-malus » peu ambitieux pour limiter les contrats courts : les nouvelles règles de l’assurance-chômage, publiées au "Journal officiel", sont conformes à ce qui avait été annoncé. Mais le décret recèle aussi deux surprises, peu réjouissantes pour les chômeurs.

    #SOCIAL #réforme,_social,_chômage,_assurance-chômage,_UNEDIC,_demandeurs_d’emploi,_Pôle_Emploi,_gouvernement,_formation_professionnelle,_A_la_Une

    • Chômage : la réforme est aussi dure qu’annoncée, voire plus
      29 JUILLET 2019 PAR DAN ISRAEL

      Durcissement des conditions d’accès et des règles de calcul, « bonus-malus » peu ambitieux pour limiter les contrats courts : les nouvelles règles de l’assurance-chômage, publiées au Journal officiel, sont conformes à ce qui avait été annoncé. Mais le décret recèle aussi deux surprises, peu réjouissantes pour les chômeurs.

      Cette fois, la réforme est bien lancée. Dimanche 28 juillet, le décret réformant les règles d’accès à l’assurance-chômage a été publié au Journal officiel. En six articles et 190 pages d’annexe, le texte décrit dans tous ses détails la vaste réforme, dont la majeure partie entrera en vigueur le 1er novembre.

      Comme nous l’avions indiqué lors de leurs présentations par le gouvernement le 18 juin, les nouvelles règles vont imposer presque tous les efforts aux chômeurs les plus fragiles, qui devront supporter la quasi-intégralité des 3,4 milliards d’euros d’économies imposées par le gouvernement.

      Dans une première approximation, l’Unédic, qui gère le budget de l’assurance-chômage, a estimé que la réforme impactera négativement 1,2 million de personnes, soit presque la moitié des 2,6 millions qui touchent chaque mois une somme de Pôle emploi (1 010 euros en moyenne). Le ministère du travail conteste ce chiffrage, estimant que les comportements des salariés et des employeurs vont évoluer sous l’effet de la réforme. L’exécutif estime que 700 000 personnes seront concernées.

      L’Unédic anticipe trois effets à la réforme, qui pourront d’ailleurs toucher plusieurs fois les mêmes personnes : « moins de demandeurs d’emploi ouvriront un droit » ; « pour certains allocataires la durée du droit sera plus courte » ; « l’allocation journalière sera plus faible pour les personnes ayant travaillé de manière discontinue ».

      Le gouvernement avait par ailleurs omis de présenter deux mesures contenues dans le décret. Avec la première, ce sont les chômeurs eux-mêmes qui financeront, au moins en partie, « l’accompagnement renforcé » vanté par le gouvernement en direction des demandeurs d’emploi. Avec la seconde, l’exécutif affirme encore plus sa reprise en main du système, et le déclin de la notion de paritarisme, qui voulait que depuis sa création en 1946, le régime soit géré conjointement par les représentants des salariés et du patronat.

      Les partenaires sociaux ont pu prendre connaissance du texte en projet le 10 juillet, et ont donné leur avis, purement consultatif, à son propos le 16 juillet. Sans surprise, tous les syndicats s’y sont opposés, tout comme le patronat, qui rejette le « bonus-malus » qui visera certaines entreprises ayant trop fréquemment recours aux contrats courts.

      « Ce décret confirme toutes nos craintes », a indiqué la CGT. « Le décret contient des mesures réductrices de droit, en particulier, pour les demandeurs d’emploi les plus précaires », a confirmé FO, dénonçant des « mesures particulièrement injustes ». La CFDT n’est pas en reste, jugeant que ce sont les « fondamentaux » même du régime qui sont ébranlés, et critiquant « une réforme purement budgétaire qui va faire beaucoup d’économies et sans doute beaucoup plus qu’annoncées, tellement les règles sont dures ».

      Au passage, les syndicats contredisent le gouvernement, qui explique que les économies demandées aux demandeurs d’emploi sont pensées pour assurer la survie globale du régime. Le 19 juin sur BFMTV, la ministre du travail Muriel Pénicaud assurait que « si on ne fait pas d’économies, dans dix ans on n’aura plus de quoi indemniser les chômeurs ». Mais le 12 juillet, l’Unédic a livré ses projections financières, et indiqué que si les règles n’avaient pas été touchées, le régime de l’assurance-chômage serait revenu à l’équilibre fin 2020, pour un excédent de 1,2 milliard en 2021 et de 3,3 milliards en 2022.

      Conditions d’entrée et règles de calcul durcies

      La CFDT, elle, insiste sur la présentation erronée de la principale mesure contenue dans la réforme, le durcissement des conditions d’entrée dans le régime : pour être indemnisé par Pôle emploi, il faudra dès le 1er novembre avoir travaillé l’équivalent de 6 mois durant les 24 mois précédents, alors qu’aujourd’hui, seuls 4 mois travaillés sur 28 (et sur 36 mois pour les plus de 53 ans) sont nécessaires.

      Ce changement profond, qui devrait toucher environ 500 000 personnes, permettra d’économiser 80 % des 3,4 milliards d’euros d’économies programmées d’ici à la fin 2021. Il a été justifié par le gouvernement par le fait que lorsque la période de référence de 4 mois a été instituée, en 2008, il s’agissait de répondre à la crise économique brutale qui déferlait sur le monde, à la suite de la crise américaine des subprimes.

      En revenant à une période de 6 mois, il s’agirait simplement, assure le ministère du travail, de revenir à ce qui prévalait avant 2008, la crise économique étant passée. Or, la CFDT, qui préside l’Unédic, rappelle que le passage de 6 à 4 mois n’était lié à aucune crise, dont les conséquences ont plutôt commencé à se faire sentir en France en 2009. Il s’agissait surtout de toucher plus de jeunes, qui accumulent des périodes courtes de travail. Ce qui est toujours le cas aujourd’hui.

      Ce durcissement des conditions d’accès au chômage vaudra aussi pour tous ceux qui alternent emploi et périodes d’inactivité : depuis 2014, il est prévu que si un demandeur d’emploi retravaille, il allonge la période pendant laquelle il peut toucher de l’argent de Pôle emploi. Un mécanisme qui peut durer indéfiniment, pour peu qu’il travaille au moins 150 heures, c’est-à-dire environ un mois. À partir du 1er novembre, ce seuil sera multiplié par six : il faudra aussi avoir travaillé six mois pour pouvoir prolonger son indemnisation.

      Outre ce réel durcissement, un bouleversement va toucher, à compter du 1er avril, le calcul de l’indemnité qui sera versée aux chômeurs. Au lieu d’être calculées à partir des jours travaillés seulement (comme elles le sont depuis exactement 40 ans), les indemnités le seront à partir du revenu moyen des mois où un salarié a travaillé. Y compris s’il n’a rien gagné pendant plusieurs semaines de ce mois.

      On passe donc d’un calcul sur une base journalière à une base mensuelle : si un salarié n’a travaillé qu’une semaine sur trois pendant 18 mois, il a droit aujourd’hui à une indemnité pendant six mois, calculée à partir de son salaire quotidien (72 % en moyenne, 79 % pour un Smic). À partir d’avril, il touchera une indemnisation pendant 18 mois, mais à un niveau bien plus faible : au minimum, 65 % du salaire net mensuel moyen touché pendant 24 mois, qui englobe les périodes travaillées, mais aussi celles où il n’aura touché aucun salaire.

      Les promesses de campagne sont tenues, mais restent peu ambitieuses

      Les 70 000 à 80 000 chômeurs qui perçoivent les plus grosses allocations vont également voir le montant de leur allocation baisser drastiquement au bout de six mois, à compter du mois de mai prochain. Tous ceux qui percevaient une rémunération de plus de 4 500 euros brut (3 645 net) par mois lorsqu’ils étaient en poste – ils faisaient partie des 10 % des salariés les mieux payés – verront leur indemnisation réduite de 30 % au bout du septième mois. La mesure ne s’appliquera pas aux plus de 57 ans, qui ont énormément de mal à retrouver un travail.

      Sous les apparences du bon sens, voire d’une certaine justice sociale, la proposition est contestée par tous les syndicats, de la CGT à la CFE-CGC, le syndicat des cadres. Aucune étude économique au monde n’a conclu à l’efficacité de la dégressivité des allocations. Elle a déjà existé en France, entre 1992 et 1996, et une étude de l’Insee en 2001 a conclu que sa mise en place avait « ralenti le retour à l’emploi ». Un récent travail de l’OFCE a de même rappelé, fin 2017, que cette mesure était tout sauf efficace.

      Les observateurs les plus pessimistes craignent aussi qu’en touchant d’abord aux droits des plus riches, le gouvernement ne cherche surtout à installer l’idée qu’il est possible de diminuer les allocations chômage, quelle que soit la population visée, et ne cherche à étendre la mesure dans un deuxième temps.

      Enfin, la promesse de campagne du candidat Macron sera bien respectée : l’indemnisation chômage sera ouverte aux démissionnaires ayant travaillé dans la même entreprise au cours des cinq dernières années. Elle sera conditionnée à un projet de reconversion professionnelle ou de formation solide, évalué par « la commission paritaire interprofessionnelle » (qui succède aux Fongecif) de la région du salarié.

      Les indépendants bénéficieront, eux, d’une allocation forfaitaire (800 euros par mois pendant six mois) en cas de liquidation judiciaire. L’activité professionnelle devra avoir généré un revenu minimum de 10 000 euros par an sur les deux dernières années avant la liquidation. Dans ces conditions, une allocation sera versée pendant six mois, mais dont le montant n’est pas encore clairement précisé. Les deux dispositifs ne devraient pas bénéficier à plus de 60 000 personnes en tout.

      Enfin, malgré l’hostilité affichée du patronat, un système de « bonus-malus » est bien créé, concernant la cotisation d’assurance-chômage payée par les entreprises dans sept secteurs grands consommateurs de contrats courts et d’intérim (hébergement restauration, agroalimentaire, transports…).

      Mais deux secteurs ayant massivement recours aux contrats courts y échapperont : le bâtiment et le médico-social. Les petites entreprises de moins de douze salariés ne seront pas visées et le montant de la modulation maximale sera faible : les employeurs dont les effectifs tournent beaucoup verront leurs cotisations sociales alourdies de 0,95 % au maximum. Et ceux dont la main-d’œuvre est la plus stable auront droit à un bonus pouvant aller jusqu’à 1,05 %. Et surtout, alors que le ministère du travail avait annoncé que les « bonus-malus » entreraient « en application au 1er janvier 2020 », la mesure ne sera en fait effective qu’un an plus tard, à partir du 1er janvier 2021.

      L’État reprend encore un peu plus la main sur l’assurance-chômage

      Le décret contient aussi son lot de surprises, désagréables pour les syndicats. D’abord, le financement de Pôle emploi par l’Unédic va augmenter en proportion : pour 2019, l’Unédic doit consacrer 10 % de ses ressources pour financer le service public de l’emploi, mais à partir de l’an prochain, ce sera 11 %, a décidé le gouvernement. Une hausse de 370 millions d’euros, « au titre du renforcement de l’accompagnement » des personnes privées d’activité.

      Le gouvernement a en effet annoncé l’embauche de 1 000 CDD de trois ans pour mieux accompagner les chômeurs. Le budget total de Pôle emploi dépasse 5 milliards d’euros, et l’Unédic y contribuera donc pour presque 3,9 milliards. Le reste est assuré par l’État lui-même.

      Or, le budget de l’Unédic est uniquement abondé par prélèvements sur les salaires : cotisations patronales et cotisations salariales transformées depuis octobre dernier en CSG. Autrement dit, cette nouvelle mesure revient à faire payer par les chômeurs eux-mêmes leur accompagnement renforcé, et détourne une partie des sommes mises en commun pour assurer le versement des allocations chômage.

      Une telle évolution n’était pas anticipée par les partenaires sociaux, qui espéraient plutôt réussir à imposer à l’État une meilleure répartition du financement de Pôle emploi entre Unédic et pouvoirs publics. Mais la « convention tripartite » entre Pôle emploi, l’Unédic et l’État, qui devait régler ce point, était en attente de signature depuis décembre 2018. Le gouvernement a finalement décidé de s’affranchir de toute discussion, et a imposé unilatéralement sa solution.

      Dernière illustration de la plus forte emprise de l’État sur le régime d’assurance-chômage : désormais, la revalorisation des allocations sera décidée chaque année par arrêté ministériel, et non par décision commune des syndicats et du patronat, réunis dans le conseil d’administration de l’Unédic.

      Le changement est majeur, mais n’est rien d’autre que la conséquence logique des dispositions contenues dans la loi sur l’emploi et la formation votée en août 2018. Depuis octobre dernier, le financement de l’assurance-chômage a changé de nature, comme Mediapart l’a déjà détaillé : les salariés ne se voient plus prélever aucune cotisation chômage sur leur salaire. Ces cotisations alimentaient jusqu’ici les caisses de l’Unédic. Désormais, ce sont tous les Français qui contribueront à financer les allocations chômage, via un relèvement de la CSG, un impôt directement versé à l’État, qui pourra ensuite en disposer à sa guise.

      C’est la fin de ce que l’on nomme le modèle assurantiel : chaque salarié versait une partie de son salaire pour s’assurer contre la perte de son emploi, et les indemnités chômage versées dépendaient de la durée d’emploi et de la rémunération précédente. Désormais, c’est l’État qui décide quelle part de son budget doit être affectée au financement du système de chômage. Sans aucune garantie qu’à terme, le montant des allocations chômage ne baisse pas drastiquement, comme l’exécutif vient de s’en ménager ouvertement la possibilité.

      #Décret n° 2019-797 du 26 juillet 2019 relatif au régime d’assurance chômage https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2019/7/26/MTRD1919111D/jo/texte

      #assurance_chômage #chômeuses #chômeurs #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit #pôle_emploi #dette (fabrication et usage politique de la) #allocation #précarité #précarisation #politique_d'austérité #guerre_au_prolétariat #guerre_aux_pauvres #anti_social_à_sang_froid

    • J’ai vu dans mon centre « pole emploi » où j’aime encore pointer comment le nouveau conseiller suit les nouvelles directives à la lettre.

      Comme il dit « je n’ai aucun pb à vous radier » et « ce n’est pas par vengeance ».

      En l’écoutant j’étais partagé entre rire de son attitude dictatoriale presque caricaturale vis-à-vis de ces chômeurs en fin de droit que je représentais ou être pris d’un grand malaise. Je me demandais pourquoi autant d’autoritarisme ("il me faut chaque mois la preuve que vous cherchez un emploi en amenant la liste des 10 entreprises, chiffres minimal, auxquelles vous avez envoyé lettre de motivation et cv" m’a-t-il dit sentencieux) alors que je ne touche aucune indemnité depuis mon inscription.

      Je me demande où est la sortie ? comment survivre dans ce monde ?

    • j’étais partagé entre rire de son attitude dictatoriale presque caricaturale vis-à-vis de ces chômeurs en fin de droit que je représentais ou être pris d’un grand malaise

      je ne touche aucune indemnité

      L’anecdote qui fait mouche.

    • « Tableau de bord numérique » des chômeurs : l’expérimentation se profile pour novembre
      À bord ou à raison
      https://www.nextinpact.com/news/108098-tableau-bord-numerique-chomeurs-lexperimentation-se-profile-pour-

      Initialement prévue pour juin dernier, l’expérimentation d’un « tableau de bord numérique », dans lequel les chômeurs devront consigner leurs actes de recherche d’emploi, se profile désormais pour novembre. Les pouvoirs publics se refusent encore à préciser le dispositif qui s’annonce.

      En application de la loi dite « Avenir professionnel » de septembre 2018, les chômeurs de certaines régions devraient d’ores et déjà founir à Pôle emploi, au moment de leur actualisation, différents renseignements sur « l’état d’avancement de leur recherche d’emploi ».

      Officiellement, l’objectif de cette expérimentation est d’améliorer « le suivi et l’accompagnement » des demandeurs d’emploi, histoire parfois de remotiver certaines personnes. Durant les débats parlementaires, l’opposition avait toutefois dénoncé le caractère stigmatisant de ce dispositif, perçu comme un moyen supplémentaire d’accroître le contrôle sur les demandeurs d’emploi.

      Visiblement conscient de la sensibilité du dossier, la majorité avait confié au gouvernement le soin de définir les modalités de mise en œuvre de cette expérimentation, ultérieurement, par décret.

      #paywall... #emploi #recherche_d'emploi #contrôle

    • Si même la CFDT s’en offusque, c’est vous dire si ça craint !

      Il a été justifié par le gouvernement par le fait que lorsque la période de référence de 4 mois a été instituée, en 2008, il s’agissait de répondre à la crise économique brutale qui déferlait sur le monde, à la suite de la crise américaine des subprimes.

      La crise ! Quelle crise ??

      En revenant à une période de 6 mois, il s’agirait simplement, assure le ministère du travail, de revenir à ce qui prévalait avant 2008, la crise économique étant passée . Or, la CFDT, qui préside l’Unédic, rappelle que le passage de 6 à 4 mois n’était lié à aucune crise, dont les conséquences ont plutôt commencé à se faire sentir en France en 2009. Il s’agissait surtout de toucher plus de jeunes, qui accumulent des périodes courtes de travail. Ce qui est toujours le cas aujourd’hui.

      vivement la prochaine crise qu’on soit tous.te.s au chômage !
      #monde_de_merde

  • « De Rugy escroc on te fera payer ». Le message s’affiche en lettres capitales sur la façade arrière de l’immeuble abritant un appartement loué par l’ex-ministre. presseocean

    « De Rugy escroc on te fera payer ». Le message s’affiche en lettres capitales rouges sur la façade arrière de l’immeuble abritant l’appartement loué par François de Rugy, quartier du Petit-Chantilly à Orvault. Il a été découvert ce jeudi matin par les voisins de l’ex-ministre.

    Le tag est accompagné d’une faucille et d’un marteau et des initiales PCM. Dans un courriel envoyé à la rédaction de Presse Océan, le Parti communiste maoïste dit revendiquer cet acte : « Les parasites comme De Rugy qui se goinfrent de homard, vivent dans le luxe et profitent de logements sociaux grâce à l’argent volé aux travailleurs doivent être dénoncés et combattus ! », affirme le communiqué en référence aux déboires du député accusé d’organiser des dîners fastueux alors qu’il était président de l’Assemblée nationale, d’avoir engagé de coûteux travaux dans son logement de fonction du ministère de l’Écologie ou encore de profiter d’un appartement à loyer préférentiel à Orvault.

    Des révélations en cascade qui ont poussé François de Rugy à présenter sa démission, mardi.

    Ce jeudi midi, au Petit-Chantilly, une patrouille de police accompagnée d’un technicien a réalisé les constatations de police technique et scientifique.

    Par le passé, la permanence nantaise du député de Loire-Atlantique a plusieurs fois fait l’objet de dégradations et sa résidence secondaire sur l’île d’Ouessant taguée de slogans anti-gouvernementaux en décembre.

    Source : https://www.presseocean.fr/actualite/orvault-le-domicile-de-francois-de-rugy-tague-18-07-2019-308866

    #mémoire #Homard #festin #privilèges #cuisine #guerre_aux_pauvres #Rugy #gastronomie #peinture

  • François de Rugy victime de la vengeance du Mollah Homard Jacques-Marie Bourget - 11 Juillet 2019 - Le Grand Soir
    https://www.legrandsoir.info/francois-de-rugy-victime-de-la-vengeance-du-mollah-homard.html

    Les commentateurs de l’actualité politique, tout si indépendants, n’ont pas compris que François de Rugy était une victime du djihad. Etonnant ! Non !

    Il est surprenant que nos analystes politiques, eux qui font l’honneur de la presse comme le « Cellofrais » plaqué sur la barquette de saucisses de Toulouse, n’aient pas correctement expliqué les désarrois de l’élève Rugy. Alors que l’exemplaire ministre de l’écologie -c’est-à-dire un traitre par Nature- est simplement victime de l’islamisme, le terrible mal qui court. Victime d’un djihad lancé par Plenel et son « Médiapart ». On oublie trop qu’Edwy, qui voulait naguère « construire une maison commune » avec Tariq Ramadan, est un supporteur des Frères Musulmans. Lui-même étant, à sa façon, une sorte de Mollah Omar version piéton, il était logique qu’il volât au secours de ses amis crustacés, victimes de la marmite de Lassay.

    Pour affirmer mon propos je vais me référer au maître en la matière : Alexandre Vialatte, l’écrivain qui, sans l’avoir autorisé, a accouché de Desproges. Vialatte a publié un formidable « Eloge du homard et autres insectes utiles ». Traducteur de Kafka et journaliste à « La Montagne », le quotidien de Clermont-Ferrand, Alexandre le magnifique a parlé du homard avec des mots qu’aucune langouste n’aurait su trouver :

    « Le homard est un animal paisible qui devient d’un beau rouge à la cuisson. Il demande à être plongé vivant dans l’eau bouillante. Il l’exige même, d’après les livres de cuisine. La vérité est plus nuancée... le homard n’aspire à la cuisson que comme le chrétien au ciel, mais le plus tard possible. Précisons de plus que le homard n’aboie pas et qu’il a l’expérience des abîmes de la mer, ce qui le rend très supérieur au chien et décidait Nerval à la promener en laisse dans les jardins du Palais Royal ». Vous voyez que nous sommes dans la plus haute éthologie, art à ne pas confondre avec l’éthylisme. Même si son avantage est de faire voir double.

    Trop jeune, et visiblement peu instruit de « l’Affaire Greenpeace », François de Rugy ignore qu’outre sa Carte de Presse, Plenel est le seul journaliste français à posséder un « Permis de chasser le ministre ». Si un titulaire de maroquin déplait, surtout les siens, Plenel reçoit en Colissimo la bouteille de poison. Cette fois de homard. Y’a plus qu’à verser.

    Ne croyez pas que j’ai la plus petite pitié pour Rugy, guignol devenu fils de Caligula mais, en tant qu’ancien grand reporter au « Chasseur Français », permettez-moi de démonter le dernier coup de fusil d’Edwy. Il a commencé avais-je écrit, avec le scandale du Rainbow Warrior. Pendant des jours, au moment du scandale en juillet et août 1985, le Tintin du Monde n’a écrit que des sottises, dans mensonges pour épargner l’Elysée. Puis soudain, on lui a soufflé un scénario, la révélation d’une « Troisième équipe », des barbouzes présents à Auckland dans le port où a coulé le bateau écolo (Déjà des écolos !). Ce vrai faux secret était le moyen de flinguer Charles Hernu, ministre des Armées. Et le frère barbu de Villeurbanne a démissionné. La mort politique de Jérôme Cahuzac, qui ne me fait pas chagrin, c’est aussi Edwy et le trophée du menteur « les yeux dans les yeux » figure maintenant au-dessus de cosy corner du patron de Médiapart.

    Décryptons donc comme le fait si bien Jean-Michel Apathie, l’un des invités de François de Rugy. Car le scoop de « Médiapart » entend nous convaincre d’une information incroyable : l’indépendant -et pas paysan- Jean-Mimi se serait laissé aller à partager la soupe d’un politique ! Etonnant ! Non ? Je tombe de l’échelle de Richter. Que va-t-il nous rester pour dire le vrai si Apathie participe aux festins des maîtres ? Je suis très déçu. Question ? Qui veut aujourd’hui la peau de celui qui a autorisé la chasse à la glue et autres barbaries ? Sûrement un ami, un collègue de gouvernement ? Un néo-Benalla agissant sur ordre du Palais ? Découvrir que, même chez les Z’en Marche il existe des fourbes, c’est triste même pour moi l’avant dernier de cordée (en alpinisme le « dernier de cordée » étant le numéro deux de l’équipée). Le bonheur de notre monde a bien des accros, et des acros au maintien des privilèges monarchiques. C’est vrai qu’il ne l’a pas fait exprès mais Robespierre, en mettant la bourgeoisie au pouvoir, devait s’attendre à une revanche de François Goullet de Rugy. Pour les « nobles », le retour des privilèges passait par la casserole du homard.

    Moi-même piqué par le pléonasme à la mode, celui du « journalisme d’investigation », je suis en mesure de vous révéler que Vialatte, post tombe, savait tout des intentions de Plenel, ne terminait-il pas ses « Chroniques du Homard » pas un définitif « Et c’est ainsi qu’#Allah est grand » ?
    Jacques-Marie BOURGET

    #humour #mollahs #mollah #Homard #festin #privilèges #cuisine #guerre_aux_pauvres #presse #journalistes #médias #écologie #islamisme #Edwy_Plenel #Tintin #Médiapart #Rugy #investigation #gastronomie

  • La réforme de l’assurance-chômage pourrait avoir un impact plus massif qu’annoncé
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/07/04/la-reforme-de-l-assurance-chomage-pourrait-avoir-un-impact-plus-massif-qu-an

    Une note de l’Unédic indique que plus d’un million de demandeurs d’emploi pourraient voir leurs droits à indemnisation réduits, soit un effectif plus important que celui évoqué par le gouvernement.

    Même si son incidence reste difficile à apprécier à ce stade, la réforme de l’assurance-chômage risque fort de pénaliser un plus grand nombre de demandeurs d’emplois que ce qui avait été évoqué au départ par l’exécutif. C’est l’un des enseignements d’un « document de travail » de l’Unédic dont un extrait a été révélé par Les Echos et que Le Monde s’est procuré dans son intégralité.

    D’après cette note d’une vingtaine de pages, plus d’un million de personnes pourraient être touchées, alors que le ministère du travail avait évoqué un ordre de grandeur de 600 000 à 700 000. La plus grande prudence s’impose au sujet de ces données. Comme le mentionne l’Unédic, il ne s’agit pas « d’une analyse complète ni d’un chiffrage consolidé des impacts », car beaucoup d’incertitudes règnent encore sur la portée exacte des mesures. Celles-ci doivent faire l’objet d’un décret en Conseil d’Etat dont le contenu n’est pas encore connu.
    L’étude en question se propose de livrer de « premiers repères » sur la réforme, en se fondant sur le dossier de presse communiqué aux journalistes, le 18 juin, lorsque le chef du gouvernement, Edouard Philippe, et la ministre du travail, Muriel Pénicaud, ont présenté, à grands traits, une série de dispositions pour transformer le système d’indemnisation des demandeurs d’emploi. Celles-ci modifient le calcul de la somme octroyée aux personnes et durcissent les conditions d’entrée dans le dispositif.

    Deux raisons, au moins, sont invoquées : comme le chômage tend à reculer, le régime peut se montrer moins généreux. Le but est également de corriger des règles qui, aux yeux du pouvoir en place, ont pour effet de dissuader des dizaines de milliers d’individus de refuser une activité stable – contribuant, ainsi, à les enfermer dans la précarité. Une situation qui, au passage, coûte cher à l’assurance-chômage car celle-ci leur verse un « revenu de remplacement ». La réforme vise d’ailleurs à réaliser des économies de l’ordre de 3,4 milliards d’euros, entre novembre 2019 et fin 2021.`

    Refonte des droits rechargeables

    Parmi les mesures dévoilées le 18 juin, celle susceptible de toucher le plus grand nombre a trait aux modalités de calcul de la prestation (désormais basées sur un salaire mensuel moyen). Elle aura comme conséquence d’amoindrir « l’allocation journalière » pour celles et ceux qui auront « travaillé de manière discontinue ».

    Pour l’heure, « il est délicat (…) d’estimer la population concernée », souligne l’Unédic, mais environ « 1,2 million de personnes seraient affectées, à des niveaux variables » (de quelques euros par mois à nettement plus). Leurs ressources étant amputées, elles pourraient être éligibles à « d’autres prestations sociales » (prime d’activité, RSA, aides au logement). Autre effet indirect : « La baisse du montant de l’allocation entraînera une diminution du financement des points de retraite complémentaire », est-il indiqué dans la note.

    L’Unédic passe également au crible les critères, beaucoup plus stricts à l’avenir, pour être couvert par le régime. Il faudra en effet avoir travaillé six mois (et non plus quatre) sur deux ans (contre vingt-huit mois) pour bénéficier d’une indemnisation. S’y ajoutera la refonte des droits rechargeables, qui permettent à un allocataire de reconstituer ses droits chaque fois qu’il retrouve un emploi : le seuil pour bénéficier de ce mécanisme sera six fois plus haut (soit au bout de six mois d’activité, contre un aujourd’hui). Résultat : de 500 000 à 550 000 personnes « seraient donc impactées [chaque année] par une ouverture de droit retardée ou annulée », écrit l’Unédic.

    Public affecté difficile à objectiver

    Précision importante : les effectifs concernés (1,2 million d’un côté, 500 000 à 550 000 de l’autre) ne peuvent pas être additionnés « car une partie des allocataires seraient [touchés] par les deux effets ».
    Enfin, le document de travail examine la dégressivité des prestations accordées aux salariés bien payés : ceux qui percevaient une rémunération de plus de 4 500 euros brut par mois (soit environ 3 500 nets) lorsqu’ils travaillaient verront leur indemnisation coupée de 30 % à l’issue du septième mois.

    Sur l’incidence de cette mesure, l’Unédic se montre tout aussi prudente, en rapportant que fin 2017, environ 65 000 personnes étaient prises en charge par le régime après avoir perçu au moins 4 000 euros nets par mois de leur employeur. Autrement dit, la logique voudrait que la dégressivité s’applique à un effectif un peu supérieur (puisqu’il faudrait y ajouter ceux qui ont gagné entre 3 500 et 4 000 euros nets par mois quand ils étaient en poste). Mais les plus de 57 ans ne seront pas concernés tout comme ceux que l’assurance-chômage a aidés pendant moins de six mois. Le public affecté au final par cette disposition reste donc difficile à objectiver, peut-être aux environs de 50 000, glisse une source proche du dossier.

    #chômeurs #allocations #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit

    • La réforme de l’assurance-chômage pénalisera un chômeur indemnisé sur deux, MATHILDE GOANEC ET DAN ISRAEL
      https://www.mediapart.fr/journal/economie/040719/la-reforme-de-l-assurance-chomage-penalisera-un-chomeur-indemnise-sur-deux

      Selon un document de travail de l’Unédic, l’organisme qui gère l’argent de l’assurance-chômage, l’ensemble des mesures impactera négativement au moins 1,2 million de personnes… sur les 2,6 millions qui touchent chaque mois une somme de Pôle emploi. Mediapart publie le document intégral et en décrypte les principaux points.

      La réforme des conditions d’accès à l’assurance-chômage, annoncée le 18 juin par le gouvernement, aura des conséquences néfastes pour près de la moitié des demandeurs d’emploi indemnisés par Pôle emploi. Selon un document de travail de l’Unédic, l’organisme qui gère l’argent de l’assurance-chômage, l’ensemble des mesures impactera négativement au moins 1,2 million de personnes… sur les 2,6 millions qui touchent chaque mois une somme de Pôle emploi (1 010 euros en moyenne).

      Mediapart dévoile ce document, également publié en partie par RTL et évoqué par Les Échos (qui indiquent faussement que seules 500 000 personnes seront affectées). La note, préparée en vue d’une « réunion des conseillers techniques » de l’Unédic qui a eu lieu le 2 juillet, fait le tour, à un « premier niveau d’approximation », des mesures telles que détaillées dans le dossier de presse. Elle bat en brèche l’estimation du gouvernement, qui avait comptabilisé 600 000 à 700 000 personnes impactées par au moins l’une des mesures présentées. Ce sont en fait deux fois plus de chômeurs, en grande partie les plus précaires, qui seront touchés, en partie dès le mois de novembre, puis à plein en avril prochain.

      Le ministère du travail précise systématiquement que l’on ne peut pas parler de « perdants », puisque cela serait supposer que « les personnes et les entreprises ne modifieront pas leurs pratiques, ce qui reviendrait à dire que la réforme n’aura aucun impact ». Peut-être. Il est néanmoins incontestable que la réforme réduira les droits des chômeurs, avec un net durcissement des conditions d’accès à l’assurance-chômage et de renouvellement des droits, ainsi qu’une nouvelle façon de calculer les indemnités versées, qui pénaliseront les demandeurs d’emploi ayant occupé des emplois peu stables.

      L’Unédic anticipe trois effets à la réforme, qui pourront d’ailleurs toucher plusieurs fois les mêmes personnes : « moins de demandeurs d’emploi ouvriront un droit » ; « pour certains allocataires la durée du droit sera plus courte » ; « l’allocation journalière sera plus faible pour les personnes ayant travaillé de manière discontinue ».

      « Ces mesures vont contribuer efficacement à lutter contre le chômage de masse », avait assuré Édouard Philippe le 18 juin. Le premier ministre table sur une baisse « de 150 000 à 250 000 » demandeurs d’emploi, rien que par les mesures dévoilées. Au vu de leur sévérité, on peut en effet penser qu’elles pousseront certains chômeurs à reprendre à tout prix un emploi, même sous-qualifié, privant par là-même de postes d’autres demandeurs d’emploi moins diplômés. D’autres chômeurs seront tout simplement éjectés du régime d’indemnisation, sans garantie de retrouver réellement un emploi.

      L’Unédic souligne d’ailleurs que les « éjectés » du régime vont peser sur les minimas sociaux, eux aussi sous la menace d’une réforme qui pourrait contribuer à leur amoindrissement (lire ici notre papier sur le RUA) : « Des effets de transferts sont à attendre vers d’autres prestations sociales, notamment la prime d’activité, le RSA et les aides au logement. En particulier, sous conditions de ressources du foyer, 1 euro d’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) se substitue à 1 euro de prime d’activité. »
      Dans le détail, la mesure qui permettra à l’État d’économiser le plus d’argent (80 % des 3,4 milliards d’euros d’économies programmées d’ici à la fin 2021) concernera environ 500 000 personnes, selon l’Unédic. Il s’agit du durcissement des conditions d’entrée dans le régime de l’assurance-chômage : pour être indemnisé par Pôle emploi, il faudra avoir travaillé l’équivalent de 6 mois durant les 24 mois précédents, alors qu’aujourd’hui, seuls 4 mois travaillés sur 28 (et sur 36 mois pour les plus de 53 ans) sont nécessaires. Tous les allocataires ayant une affiliation inférieure à 6 mois, y compris ceux qui rechargent leur droit, seront donc concernés.

      Par ailleurs, l’organisme de gestion de l’assurance-chômage estime que le passage de la période de référence de 28 à 24 mois pour les moins de 53 ans devrait raccourcir la durée de droit « d’un peu moins de 250 000 allocataires ».

      La note rappelle aussi cette évidence : c’est la fin des « droits rechargeables », qui furent pourtant considérés comme une avancée notable, notamment aux yeux de la CFDT. Aujourd’hui, un mois travaillé suffit à rouvrir des droits au chômage. À partir du 1er novembre, il faudra avoir travaillé six mois. « La notion de rechargement ne présente plus aucune spécificité au regard d’une ouverture de droits, dans la mesure où la condition d’affiliation minimale est identique à une admission », rappelle l’Unédic. À compter du 1er avril, les règles de calcul de l’indemnisation seront aussi revues.

      Au lieu d’être calculées à partir des jours travaillés seulement (comme elles le sont depuis exactement 40 ans), les indemnités le seront à partir du revenu moyen des mois où un salarié a travaillé. Y compris s’il n’a rien gagné pendant plusieurs semaines de ce mois.

      Pour l’Unédic, « il est délicat à ce stade d’estimer la population concernée ». Mais en se basant sur diverses analyses élaborées depuis trois ans, elle évalue à environ 1,2 million de personnes touchées par ce nouveau mode de calcul, qui pourra aboutir à des baisses importantes d’indemnisation, soit « environ la moitié des entrants » à Pôle emploi ! Économies attendues : 690 millions d’ici à 2021.

      Ces mesures très dures contre les chômeurs sont à mettre en balance avec la mesure employée par le gouvernement pour mettre en place le « bonus-malus » sur les cotisations sociales payées par les entreprises utilisant trop d’emplois courts. Déjà évoquée par le candidat Macron pendant la campagne présidentielle, la mesure est citée comme primordiale au ministère du travail depuis le lancement des premières pistes sur la réforme, en octobre 2017.

      Pourtant, seuls sept secteurs professionnels sur 38 seront finalement concernés, et deux mastodontes ayant massivement recours aux contrats courts y échapperont : le bâtiment et le médico-social. Les petites entreprises de moins de douze salariés ne seront pas visées et le montant de la modulation maximale sera faible : les employeurs dont les effectifs tournent beaucoup verront leurs cotisations sociales alourdies de 0,95 % au maximum. Et ceux dont la main-d’œuvre est la plus stable auront droit à un bonus pouvant aller jusqu’à 1,05 %. Et surtout, alors que le ministère du travail avait annoncé que les « bonus-malus » entreraient « en application au 1er janvier 2020 », la mesure ne sera en fait effective qu’un an plus tard, à partir du 1er janvier 2021.

      À plusieurs reprises, l’Unédic pose la question du coût et du financement des dispositifs d’accompagnement. La réforme propose ainsi trois nouveautés, un « pack démarrage » pour les chômeurs qui s’inscrivent à Pôle emploi, un « pack de remobilisation » pour les inscrits qui cumulent emploi et chômage, et un renforcement de l’accompagnement à la formation.

      « Le recours à des opérateurs privés se fait-il à moyens constants ? », interrogent benoîtement les rédacteurs de la note. « Les recrutements supplémentaires à Pôle emploi correspondent-ils à des postes pérennes ? », puisque pour le moment le renfort se limite selon le gouvernement à 1 000 CDD de longue durée. Et surtout : « Comment le budget de Pôle emploi est-il abondé pour financer ces postes ? ». Des sujets plus épineux qui devraient être tranchés dans le cadre de la « convention tripartite » entre Pôle emploi, l’Unédic et l’État, qui devrait être signée en septembre, avec 9 mois de retard sur les délais prévus.

      D’autres interrogations, multiples, parsèment la note concernant les conséquences concrètes de la réforme annoncée, et son articulation avec les mesures déjà existantes. Elles montrent le flou dans lequel évoluent les acteurs institutionnels du dossier, et il n’est pas certain que les décrets détaillant les mesures annoncées, attendus dans les semaines à venir, apportent toutes les réponses. Un seul exemple des effets de bords non mentionnés par le gouvernement : « La baisse du montant de l’allocation entraînera une diminution du financement des points de retraite complémentaire » des demandeurs d’emploi indemnisés.

      Le 18 juin, dans un gigantesque lapsus, Muriel Pénicaud avait vanté « une réforme résolument tournée vers le travail, vers l’emploi, contre le chômage et pour la précarité » (à 40’30” de cette vidéo https://twitter.com/gouvernementFR/status/1140923209300054016 qui commence par un 1er ministre déclarant " cette ambition c’est d’arriver au plein emploi, pas en une fois, pas en un jour...") . Elle n’avait pas menti.

      #chômeurs #travailleurs_précaires #allocations #droits_rechargeables #prime_d'activité

    • Vers une baisse des allocations pour 1,2 million de chômeurs : la ministre du Travail conteste ces chiffres
      https://www.bfmtv.com/economie/vers-une-baisse-des-allocations-pour-12-million-de-chomeurs-la-ministre-du-tr

      La réforme doit « permettre à 150.000 à 250.000 personnes de retrouver un travail » qui soit « stable, durable, pas un job kleenex », a affirmé la ministre du Travail.

      L’Unédic a estimé que la réforme pourrait entraîner une baisse des allocations pour 1,2 million de personnes. Pour la ministre du Travail, « Avec les comportements induits, on pense qu’au maximum il y aura 600.000 à 700.000 personnes concernées ».

  • Le virage thatchérien d’Emmanuel Macron | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/virage-thatcherien-demmanuel-macron/00089886

    La réforme de l’assurance chômage, entièrement à la main de l’exécutif, durcit considérablement les conditions d’indemnisation des demandeurs d’emploi, sans pour autant favoriser le retour à l’emploi. Les chômeurs vont surtout devoir assumer le remboursement de la dette de 37 milliards d’euros de l’assurance chômage. L’addition, qui vise à faire économiser 3,4 milliards d’euros en trois ans au régime, est particulièrement salée pour les plus précaires et les cadres, et elle épargne les entreprises. Quant au futur revenu universel d’activité (RUA) qui doit regrouper plusieurs aides sociales et qui est censé, lui aussi, assurer une bouée de secours aux plus précaires, il sera assorti de contreparties.

    Règles durcies pour les chômeurs

    La porte d’entrée pour toucher une allocation chômage va donc devenir plus étroite. Un allocataire devra avoir travaillé six mois au lieu de quatre aujourd’hui, et sur une période de référence qui ne sera plus de vingt-huit mois, mais de vingt-quatre. Mais c’est surtout le changement des règles de calcul du salaire de référence qui est potentiellement la plus grosse source d’économies pour l’assurance chômage. Technique, la mesure défavorisera les allocataires qui cumulent les contrats courts. Car le calcul actuel leur permet de toucher dans certains cas une allocation deux fois plus élevée mais sur une période deux fois plus courte.

    Des centaines de milliers d’allocataires qui n’ont pas d’autre choix que d’accepter les 40 millions de contrats courts signés tous les ans, perdront des droits Twitter
    Le gouvernement tente ainsi de résoudre les problèmes de cumul emploi-chômage, qu’il juge désincitatif et injuste. La campagne du ministère du Travail sur ces 20 % de chômeurs qui gagneraient plus au chômage qu’en travaillant – des chiffres contestés – a préparé le terrain. Résultat, des centaines de milliers d’allocataires qui n’ont pas d’autre choix que d’accepter les 40 millions de contrats courts signés tous les ans perdront des droits, mais près de 700 000 euros devraient être économisés, selon le chiffrage du ministère du Travail

    PRESTATIONS RSA et prime d’activité dans le viseur du gouvernement

    Autre mesure punitive pour ces demandeurs d’emploi, à moins d’avoir travaillé six mois pendant la période d’indemnisation au lieu de… 150 heures aujourd’hui, soit un mois, ils ne pourront plus recharger leurs droits. Jusqu’à présent, ce système permettait à un chômeur indemnisé qui retrouve un emploi de reporter ses droits au chômage dans le temps, et de ne pas faire recalculer ses droits quand arrive la fin de son indemnisation.

    #chômeurs #chômeurs_en_activité_réduite #austérité #guerre_aux_pauvres

  • Nantes : Petit récit instructif d’un contrôle de la CAF - Non Fides - Base de données anarchistes
    http://www.non-fides.fr/?Nantes-Petit-recit-instructif-d-un-controle-de-la-CAF

    Le contrôle a continué. Elle m’a demandé ce que j’avais fait les dernières années comme démarche de réinsertion. Je n’ai pas répondu et elle a insisté pour avoir une réponse. Puis, elle m’a dit qu’elle avait obtenu auprès de ma banque tous mes relevés de compte sur une période de trois ans. Elle m’a fait des remarques sur mes habitudes de vie, sur le fait que je retirais systématiquement mon RSA d’un seul coup au début de chaque mois. Je ne lui ai pas dit que c’était pour me protéger des huissiers. Puis, elle a commencé a énumérer toutes les rentrés d’argent sur mon compte en me demandant a chaque fois de les justifier. Genre, « le 3 septembre 2017, vous avez encaissé un chèque de 60 euros, a quoi correspond cette somme ? ». A chaque fois je lui répond « je ne sais pas, je ne m’en souviens plus ». Elle continue a énumérer les sommes et les dates, elle a trouvé 10 entrées suspects. Elle regarde aussi les dépenses, même s’il n’y en a pas beaucoup, vu que je retire la plupart de mon argent en liquide. Elle a remarqué un paiement au consulat d’Algérie, elle me demande si je suis parti en Algérie. Le paiement était bien pour un visa, mais pas pour moi, pour une copine. Je le lui dis. Plus tôt, elle avait examiné chaque page de mon passeport pour voir s’il y avait des tampons de voyage.

    #répression #caf #guerre_aux_pauvres

    • Iels sont relous non-fides à ne pas mettre leurs sources. J’ai donc retrouvé l’original, que j’avais vu passer dans mon flux rss sans avoir eut le temps de le lire, alors que le sujet le parle très très fort, ayant moi même subit un contrôle à domicile.
      Donc la source non modifiée est là : https://nantes.indymedia.org/articles/45908 : quand une personne choisi de ne pas mettre de majuscules, c’est politique et ça se respecte ! En plus y’a des commentaires chouettes. J’y ai rajouté une lecture que j’avais faite sur le sujet et des ressources...

  • François Ruffin

    Vous vous préoccupez des femmes de ménage, @MarleneSchiappa. Tant mieux ! On se bagarre depuis un an pour celles de l’Assemblée, face aux questeurs. Alors, si on commençait par donner l’exemple dans les Palais de la République ? On y bosse ensemble ?

    Marlène Schiappa : « Je veux défendre les femmes de chambre »
    La secrétaire d’Etat s’engage pour l’amélioration des conditions de travail de ces salariées du secteur de la propreté, souvent en situation de précarité. . . . .

    http://www.leparisien.fr/economie/marlene-schiappa-je-veux-defendre-les-femmes-de-chambre-22-06-2019-810039

    Source : https://twitter.com/Francois_Ruffin/status/1143803160768786434

    #Twitter#Marlène_Schiappa de l’ #oligarchie #france #enMarche en pleine #hypocrisie assume sa #guerre_aux_pauvres comme les #Femmes_de_ménage du #Palais.
    Elle assume aussi son #racisme envers les #femmes qui #travail , les #inégalités leur #précarité 

  • Des dizaines de millions d’euros prélevés illégalement aux locataires de HLM | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1561378682-dizaines-de-millions-euros-preleves-illegalements-locataires

    La liste précise des charges qui peuvent être facturées aux locataires est énoncée dans un décret datant de 1987. Celles qui n’y figurent pas ne peuvent en aucun cas être prélevées. Pourtant, certains bailleurs ne se gênent pas. En 2017, l’Agence nationale du contrôle du logement social (Ancols), le gendarme du secteur, avait mené une grande enquête sur le sujet. Dans son rapport, elle épinglait 20% des 356 organismes inspectés pour « irrégularités » dans les charges. En clair, un bailleur social sur cinq s’enrichirait de manière illégale sur le dos des habitants des logements sociaux, une population aux revenus modestes. À notre connaissance, aucune estimation globale des montants n’existe, mais il s’agit a minima de plusieurs dizaines de millions d’euros de trop-perçu. « C’est un système. Ce n’est pas juste une erreur par-ci par-là »

    #logement #profitation #guerre_aux_pauvres

  • Les personnes qui cumulent salaire et allocations chômage vont être sorties de Pôle emploi
    https://www.lejdd.fr/Politique/les-personnes-qui-cumulent-salaire-et-allocations-chomage-vont-etre-sorties-de

    La réforme de l’assurance ­chômage comporte de nombreuses surprises. Parmi elles, l’externalisation du suivi de ceux qu’on appelle les « permittents » et dont le nombre a flambé de 60.% entre 2012 et 2017. Chaque mois, près de 1.560 000 personnes alternent période de travail et chômage : 730.000 gagnent trop pour toucher des allocations et 830.000 pas suffisamment pour s’en passer. C’est cette dernière ­catégorie qui est dans le collimateur du gouvernement : 18 % cumulent ainsi depuis plus de deux ans salaire et allocation.

    Lire aussi - Au fait, c’est quoi l’assurance chômage ?

    Le coût de ces travailleurs précaires n’est pas négligeable : 5,4 milliards d’euros. Pour les inciter à travailler davantage, la majorité table sur une réduction de leurs droits via une modification du mode de calcul de l’indemnisation, mais aussi sur un accompagnement externalisé à partir du 1er janvier. Car le principe du « à salaire égal, ­allocation égale » posé par la réforme de l’assurance chômage va faire plonger le niveau de vie de ceux qui subissent le plus la flexibilité.

    • ces travailleurs précaires ca serais pas des femmes par hasard

      après lecture de l’article il semble bien que ca soit le cas :

      En moyenne, les allocations chuteraient de 300 euros par mois, selon les syndicats. Or, « dans certains secteurs comme le médico-social, les salariés ne sont pas en position de force pour travailler plus », souligne David ­Vallaperta, élu CFDT au comité central d’entreprise de Pôle emploi. Pour les aider à retrouver un emploi durable, Pôle emploi va donc lancer d’ici à la fin de l’été des appels d’offres à destination de cabinets spécialisés, comme il le fait déjà pour les licenciés ­économiques.

      « Ils pourront ainsi les recevoir le soir ou le week-end et voir avec eux quels sont les freins à une activité plus longue », souligne le ministère du Travail. ­Formation, ateliers spécifiques, aides à la ­mobilité et à la garde d’enfants… Un budget dédié, doté de plusieurs millions d’euros, sera validé lors de la prochaine loi de finances. Les syndicats saluent la mesure, mais mettent en garde quant à la qualité des parcours.

      #guerre_aux_pauvres #guerre_aux_femmes

  • Burlesque, sur un instant « tanné » par Yak Rivais A propos de #Chistophe_Dettinger , sacré texte
    http://federations.fnlp.fr/spip.php?article1919

    « Sommes-nous bien loin de Montmartre ? »
    Loin de l’édifice érigé comme un pâté en croûte pour rappeler à la populace que faute d’avoir vaincu la Prusse, l’armée de Versailles était venue à bout des Français ?
    « Sommes-nous loin de Montmartre » ?

    Dehors, c’est la jacquerie, comme au temps d’Azincourt. Les Jacques Bonhomme errent dans les rues. Contre eux, on a rouvert les citadelles, on a levé les herses, abaissé les pont-levis, lâché les mercenaires casqués, bottés, cuirassés de bourrelets noirs. A l’abri des boucliers, la tortue déferle, matraques en l’air. Flash-ball dégainés, grenades aux poings, on frappe, on gaze, on aveugle, on assourdit, on asphyxie, on mutile. Des victimes s’écroulent, un œil perdu, ensanglanté, une vieille dame gît à terre impuissante à se relever, un homme debout bras écartés reçoit au ventre un tir tendu ! La foule crie, s’affole, tangue, reflue, cherche une issue. La passerelle Senghor est barrée, on ne passe pas !

    A la télévision, les orateurs ânonnent. Les téléspectateurs ingurgitent les purges des diffuseurs de « com » (apocope favorite) . Des masses vont et viennent à l’écran. Frappez ! Au nom de la loi, frappez au nom de l’aloi ! Les combats s’encrassent, uniforme noir contre uniforme jaune, un lutte picaresque entre demi pauvres et pauvres, les uns armés, les autres pas. Dans le donjon, entre Oedipus Rex et le Curé de Cucugnan, le chef s’englue dans une indécision sans échéance autre que l’essoufflement des sans-argent…Tout ronfle… Tout ronronne… Et…

    … La télévision reste à quia, les commentateurs bec ouvert sans le son ! Les mercenaires eux-mêmes retiennent leur souffle ! Un intrus a surgi, mur des balivernes crevé. Un homme inattendu en premier plan a franchi le garde-fou de la passerelle Senghor, surpris la caméra, un homme ému par la détresse d’une foule et d’une femme tabassée sous ses yeux, un homme vient de réveiller l’image et court vers les manifestants, un homme simplement…

    Les mercenaires accusent un temps de retard. L’homme les affronte, sans mâchoire d’âne, les poings en posture de boxeur ! Et il avance ! Le premier mercenaire encaisse les coups sur son bouclier transparent, sur son masque et son casque, un camarade se cache derrière lui, un troisième s’esquive ! Le mur s’effiloche, la passerelle se vide ! Il a suffi d’un homme pour que, sur les téléviseurs, s’affiche la vérité d’un pouvoir décrépit en position fœtale comme le Kerenski d’Eisenstein. La domesticité dérape. Sommes-nous si loin de Montmartre, dis ? Un gladiateur qui se battait pour vivre sur un ring, renonce au cadre théâtral, s’engage dans un combat réel pour protéger les humbles. Les mensonges empilés comme des bidons de chamboule-tout s’effondrent, révèlent un pouvoir faux, peuplé de fantoches, bénéficiaires du privilège de présomption d’innocence quoi qu’ils fassent, entre presse et justice aux ordres. La messe est dite. Les pauvres emportent l’assaut burlesque, même si l’éter-niquée va s’échiner à les berner sans fin à coups de morale sur les territoires pipés de la pyramide complice.

    Crachez ! Ave Caesar ! Même la séquence directe, on ne la diffuse plus, on opère déjà un « montage » ! Dis-moi, sommes-nous très loin de Montmartre ?

    Le boxeur héroïque est parti. Sortant de chez moi, je tombe en arrêt devant une publicité Decaux qui représente un boxeur en garde. La vulgarité récupère le mythe : « Avec les chercheurs aidez-nous à mettre Alzheimer K.O. » Un anonyme a tagué le nom du président au feutre noir sur « Alzheimer ». La droite se resserre : 5% d’appuis glanés en deux jours. Dans les médias, les hyènes assurent la glose. Alors qu’il a suffi d’un homme pour détricoter le meccano ?

    Burlesque ! Peu importe la suite à venir, le rapport de violence du fort au faible, au risque de faire du héros un martyr : la vérité de l’imaginaire écrasera toujours et définitivement le compte-rendu « objectif ». Les raisonnements s’imposent. Si attaquer un mercenaire c’est attaquer la République, c’est attaquer son président. Dans ce cas, ouvrir des débats pour quoi faire ? Durer ? Noyer le poisson ? Le message est pourtant clair : c’est au président qu’il s’adresse ! Alors ce commandant qui roue de coups et s’acharne sur un manifestant arrêté, incarne-t—il aussi la République et le président ? Et si le mercenaire est également un homme, ce commandant à qui s’en prend-il ? Un mannequin ?

    Tout branle. Un instantané a suffi à vilipender l’injustice, clamer comme l’enfant du conte, que l’empereur aux « habits neufs », est tout nu. Le temps d’une tannée, d’un instant tanné, le temps qu’un Spartaccuse…

    La passerelle est déserte, les passereaux sur la rambarde.

    « Dis-moi, sommes-nous bien loin de Montmartre ? » Les institutions font de la surenchère. Spontanément, une cagnotte ouverte recueille 100 000 euros par solidarité pour le boxeur et sa famille… La droite brait ! Ah non ! Une classe aux poches pleines se vautre dans le grotesque : on est les plus forts, on fait mieux ! Et pour elle, « mieux » c’est « plus » : elle accumule 3 millions 300 000 euros pour les familles des mercenaires blessés, sans mesurer que cette quête confirme les accusations de collusion entre elle et le gouvernement. Les fonctionnaires incarnent la République. Et le président. Représentent-ils aussi la classe qui tend à leur donner de l’argent ? Sont-ils autorisés même à le recevoir ? On n’est plus au dix-neuvième siècle, on ne bâtira une basilique pour matérialiser la domination des possédants sur les matés. Un million trois cent mille euros : un monument bancaire, virtuel, à la télévision. Un monument.

    « Sommes-nous si loin de Montmartre ? » &

    Yak Rivais

    & Les vers de Cendrars (1913) me plaisaient. Ils sont venus les premiers. Après, je me suis demandé pourquoi.

    Texte de Yak Rivais publié dans le numéro 80 (Mai 2019) du Batia Mourt Sou (Mons Belgique), : http://www.dailybulandco.be/fonds-batia.html

    #racisme #Giletsjaunes #guerre_aux_pauvres #racisme_de_classe #mépris_de_classe #jacquerie #stigmatisation #police #violence #dettinger #Batia_Mourt_soû

  • En Allemagne, deux gynécologues face à la justice pour « publicité pour l’IVG »
    https://www.liberation.fr/planete/2019/06/14/en-allemagne-deux-gynecologues-face-a-la-justice-pour-publicite-pour-l-iv

    « Une IVG médicamenteuse et sans drogues anesthésiantes est également pratiquée par la Dr Gaber. » Ces mots ont mené Bettina Gaber devant la justice. Ce vendredi, cette gynécologue berlinoise comparaît devant le tribunal de première instance du Tiergarten, à Berlin, pour « publicité pour l’IVG ». Elle est accusée, ainsi que sa collègue Verena Weyer avec qui elle partage son cabinet, d’avoir détaillé sur son site internet les méthodes avec lesquelles elle pratique l’avortement. Or, en Allemagne, c’est interdit. Elle tombe sous le coup du paragraphe 219a du Code pénal allemand, qui réprime toute « publicité pour l’IVG », et risque une forte amende.

    Ce n’est pas la première fois qu’une gynécologue est poursuivie pour un tel motif ; mais c’est la première fois depuis que la loi a été légèrement assouplie, en février. Jusqu’ici, le paragraphe 219a du code pénal – relique de l’ère nazie datant de 1933 afin de criminaliser les médecins juifs et communistes – interdisait toute mention de l’IVG sur un site professionnel. Les médecins étaient susceptibles d’être poursuivis pour l’avoir simplement écrit sur leur site. C’est ce qui est arrivé à Kristina Hänel, de Gießen (Hesse), condamnée à 6 000 euros d’amende en 2017. Son cas, très médiatisé, a fini par entraîner un large débat en Allemagne. Des voix en faveur d’un assouplissement de la loi – voire de sa suppression – se sont fait entendre.

    À lire aussi En Allemagne, l’IVG est un chemin de croix

    C’est ainsi qu’une légère refonte du texte, votée par la grande coalition au pouvoir (CDU-SPD) a été décidée en février. Les professionnels de santé sont désormais autorisés à annoncer qu’ils pratiquent des IVG. Mais pas à en détailler les méthodes, que les patientes peuvent découvrir sur une liste établie par l’Ordre fédéral des médecins – qui n’est toujours pas disponible, quatre mois après le vote du texte. « De toute manière, explique la gynécologue berlinoise Jutta Pliefke, membre de Pro Familia, le Planning familial allemand, il semble peu réaliste d’avoir recours à ce genre de listes. De nombreux docteurs ne souhaitent pas y figurer, de peur de devenir la cible de militants anti-IVG. Et puis, comment la tenir à jour correctement ? »
    Les Verts, Die Linke et le FDP demandent la suppression de l’article 219a

    « Je ne connais pas un seul collègue qui écrive maintenant sur son site qu’il pratique des IVG, a expliqué Bettina Gaber à Die Zeit. Je ne crois pas non plus que beaucoup de collègues voudront être sur la liste de l’Ordre des médecins. Parce qu’ils se sentent toujours criminalisés. » La réforme reste contestée par les Verts, Die Linke et les Libéraux du FDP, qui demandent la suppression pure et simple du texte. « Le cas de Bettina Gaber montre bien que même après la réforme de la loi, les gynécologues continuent d’être poursuivis », dit Kate Cahoon, du Collectif pour l’autodétermination sexuelle (Bündnis für sexuelle Selbstbestimmung), représentant plusieurs associations prochoix.

    De manière générale en Allemagne, pays conservateur et sous forte influence de l’Eglise, l’IVG est difficile d’accès. Dans son livre témoignage intitulé le Politique est privé, Journal d’une médecine avorteuse (1), Kristina Hänel évoque les nombreuses lettres qu’elle a reçues. Notamment celle d’une jeune femme tombée enceinte sous stérilet. « J’habite dans le sud de la Bavière, explique la jeune femme, et la doctoresse de l’hôpital qui a confirmé la grossesse n’a pas voulu entendre que j’envisageais un avortement. La seule information qu’elle m’a donnée est qu’une telle intervention ne serait effectuée ni dans cet hôpital, ni ailleurs dans la région, et que je devrais me rendre "à Salzbourg ou quelque chose dans le genre". Le prix de l’avortement est d’environ 800 euros et bien entendu, cet acte n’est couvert par aucune compagnie d’assurance maladie allemande. »

    En Allemagne, l’acte est dépénalisé, mais toujours criminalisé – en vertu du paragraphe 218, que les prochoix veulent également voir disparaître. « L’IVG n’a rien à faire dans le code pénal aux côtés du meurtre et de l’infanticide », dit la gynécologue Jutta Pliefke.
    Des gynécologues traqués par des militants anti-IVG

    L’IVG ne se pratique que sous certaines conditions : après un délai légal de réflexion et après avoir demandé conseil dans un centre spécialisé agréé (ou l’entretien se doit, selon la loi, de « servir la protection de la vie non (encore) née ») ; en cas de menace pour la vie de la mère ; à la suite d’un viol. L’acte n’est remboursé que dans très peu de cas. Et cela ne risque pas de changer avec Jens Spahn (CDU) – qui ne cache pas sa profonde hostilité à l’avortement – à la tête du ministère fédéral de la Santé, et qui a annoncé ces derniers temps financer une étude sur « les conséquences psychologiques de l’IVG ».

    Dans ce contexte, de moins en moins de médecins osent pratiquer cet acte. « Les pressions à leur égard ont augmenté », dit Jutta Pliefke. Ils sont traqués par les militants antiavortement. Deux d’entre eux, Yannic Hendricks et Klaus Günter Annen, se sont fait une spécialité d’éplucher leurs sites internet afin de les épingler en vertu du fameux paragraphe 219a. C’est ce qui est arrivé à Bettina Gaber et à Kristina Hänel.

    Les noms des médecins avorteurs sont listés sur un site appelé « Babycaust », contraction de « Baby » et « Holocauste ». Les deux hommes noient les gynécologues sous les fax insultants, les traitent de tueurs d’enfants. Mais leur arme la plus efficace est sans doute ce paragraphe 219a. Car elle touche au portefeuille et épuise les médecins, forcés de se lancer dans une longue et fastidieuse procédure judiciaire. D’autant qu’en Allemagne, contrairement à la France, le délit d’entrave à l’IVG n’existe pas.

    Ainsi, pour de plus en plus de médecins, pratiquer l’IVG devient un acte militant. « Bien des gynécologues ont fini par se politiser depuis l’affaire Hänel », commente Kate Cahoon. C’est ainsi que le procureur a proposé à Bettina Gaber d’abandonner les poursuites si elle enlevait de son site la phrase concernant sa pratique de l’IVG. Elle a refusé, expliquant à Die Zeit : « Je me suis rendue compte que c’était aussi une bataille féministe. »

    (1) Das Politische ist persönlich. Tagebuch einer Abtreibungsärztin (« Le politique est privé, Journal d’une médecine avorteuse), Argument Verlag, 2019, non traduit en français.
    Johanna Luyssen correspondante à Berlin

    Pas le droit d’informer sur l’IVG, harcelement judiciaire des médecin·es et restrictions de l’IVG, dans ce pays où les mères sont traitées de corbeau si elles ont un emploi et où chaque homme est un putier en puissance qui peu aller défoncer des femmes et filles pauvres au forfait et sans capote si l’envie lui prend.

    #ivg #contraception #contrôle_des_femmes #hétérosexualité #nazisme #grossesses_forcées #viol_géstatif #domination_masculine #catholicisme #protestantisme #religion #natalisme #féminicide #proxenetisme #prostitution #culture_du_viol #hommerie #sexisme #misogynie #guerre_aux_pauvres #guerre_aux_femmes #femmes

    • La loi sur le pantalon a été abrogée sous Hollande @sandburg et par rapport à l’IVG en Allemagne l’article ci-dessus dit que l’IVG reste criminalisé, que les medecin·es sont harcelés judiciairement et que l’IVG n’est pas remboursé sauf en cas de viol reconnu par les tribunaux, autant dire jamais (quel délais pour un procès pour viol par rapport à une grossesse et le délais d’IVG ? ). Il me semble que ca indique que c’est pas pareil que la loi sur le pantalon. Si tu as d’autres sources qui indiquent autre chose je les veux bien mais pour le moment ce qu’indique cet article est particulièrement grave pour les femmes. La comparaison entre des grossesses forcées et le porte du pantalon c’est pas pertinant. Enfin si ces lois sur le pantalon sont tombées aujourd’hui en désuétude, c’etait des lois qui ont été appliquées par le passé et les femmes se sont battues pour ce droit au port du pantalon. Elles se battent encore car les entreprises leur imposent souvent des tenues de travail sexuées et invalidantes type talons haut, jupe, maquillage... sans parler du dress code des milliers de bordel allemands qui doit pas autorisé beaucoup de pantalons aux femmes. N’oublions pas non plus les hommes dans l’espace publique qui imposent aussi toujours de lourdes restrictions sur le code vestimentaire des femmes et des filles par leur harcelement massif, pareil à l’école, pareil à la maison où pères, frères et maris font la loi du dress code féminin. Oui on l’applique la loi sur le pantalon, c’est une loi sans tribunaux, sans avocats, les hommes étant toujours considéré comme les maîtres des femmes, ils sont autorisés à juger et à exécuter leur sentence en toute tranquillité. La police et les juges demandent toujours aux victimes féminines de violences sexuelles comment elles étaient habillées. C’est bien la manifestation qu’il y a toujours de lourdes restrictions sur les vetements autorisés aux femmes.

    • Même si c’etait reconnu, combien de temps pour obtenir une sentence de viol et quel délais autorisé pour une IVG ? Si c’est comme en France, l’IVG pour les femmes ayant subit un viol (par surprise ou autre technique), serait autorisé au mieux 3 ou 4 ans après la naissance...

  • Le ministère de l’Intérieur commande en masse des munitions pour fusils d’assaut et des grenades de désencerclement _ par Jean-Marc Manach 12 juin 2019 BASTAMAG *
    http://www.bastamag.net/Beauvau-Castaner-violences-policieres-fusils-d-assaut-LBD-grenades-blesses

    Les nouvelles armes de maintien de l’ordre et de « gestion démocratique des foules » sont responsables de dizaines de mutilations à vie et de blessures graves. Qu’importe ! Le ministère de l’Intérieur vient d’entériner de nouvelles commandes massives : 10 000 grenades de désencerclement par an, qui s’ajoutent aux centaines de lanceurs de balles de défense (LBD) achetés en fin d’année dernière. Plus étonnant, la place Beauvau a acheté 25 millions de cartouches de fusils d’assaut pour les quatre prochaines années. « Allô, place Beauvau ? C’est pour une commande » : enquête sur ces étranges appels d’offres.


    Photo de Une : Le 1er mai 2019, à Paris / © Serge d’Ignazio

    Le ministère de l’Intérieur ne cesse d’étoffer son stock d’armes, non létales comme létales. Il avait déjà passé commande, le 23 décembre dernier, de 1280 nouveaux « lanceurs mono-coup » type LBD, principalement pour la gendarmerie, et de 450 LBD semi-automatiques – des « lanceurs multi-coups » (LMC) [1] pour les policiers. La place Beauvau vient successivement d’acheter 40 000 nouvelles grenades à main de désencerclement (GMD) à effet assourdissant, et de lancer un appel d’offres visant à acquérir, sur les quatre prochaines années, 25 millions de... cartouches de fusil d’assaut pour une valeur estimée à 11 millions d’euros [2].

    Ces armes de guerre ont longtemps été réservées aux seules unités d’élite de la police et de la gendarmerie. Dans la foulée des attentats de janvier et novembre 2015, Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur de l’époque, avait décidé d’équiper de fusils d’assaut les policiers des brigades anti-criminalités (Bac), les gendarmes des pelotons de surveillance et d’intervention (Psig) et autres « primo-intervenants ». L’objectif, avait-il alors expliqué, était de leur permettre de « répliquer aux tirs d’armes de type Kalachnikov que certains criminels n’hésitent désormais plus à utiliser contre vous ».

    Cette banalisation des fusils d’assaut n’est pas sans poser problème. En juillet 2017, une note de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) faisait état de sa « réelle inquiétude » : 18 des 19 tirs de ces armes enregistrés sur les six premiers mois de l’année avaient été « accidentels » ou commis « par imprudence », un pourcentage qualifié d’« alarmant ». « Une ou plusieurs erreurs, souvent cumulées dans les procédures de mise en sécurité, sont à l’origine des coups de feu », souligne la note, qui déplore « une méconnaissance bien plus étendue en matière de sécurité lors de la manipulation des armes », et un « défaut de maîtrise d’armes plus complexes et encombrantes » : sélecteur mis en position « rafale », chargeur non retiré, culasse bloquée à cause d’un mauvais geste, etc. Le constat était alors sans appel : « Les agents sont mal à l’aise avec ces armes. » [3]

    La majorité des policiers mal formés à l’usage de ces armes
    « Concernant les armes longues, nos collègues ne sont pas assez formés aux gestes techniques », décrivait Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint du syndicat Alliance police nationale [4]. La formation initiale ne durait que deux jours, suivi d’un tir par an. Une situation qui peine à s’améliorer : en septembre 2018, la Cour des comptes déplore, dans un rapport consacré à l’équipement des forces de l’ordre, le nombre « globalement insuffisant » des stands de tir, leur répartition géographique « parfois inadaptée », leur vieillissement, « responsable d’indisponibilités récurrentes en raison de la fréquence des opérations de maintenance », et enfin « l’incapacité de la grande majorité d’entre eux à accepter des tirs de munition de calibre 5,56 mm, faute de pièges à balles adaptés » [5].

    La Cour des comptes regrette aussi que « la majorité des policiers (51%) n’avait pas bénéficié de ces trois séances réglementaires », en 2017, « ce qui traduit une dégradation par rapport aux années récentes ». Enfin, environ un policier sur cinq, sur les personnels « susceptibles de manier un HK G36 [un modèle de fusil d’assaut, ndlr] n’avait pas reçu les formations requises dans les délais réglementaires ».

    Jusqu’à 750 balles par minute, mortelles jusqu’à deux kilomètres
    Doté d’un chargeur trente coups, le HK G36 est une arme de guerre pouvant tirer, en rafale, jusqu’à 750 balles par minute, mortelles jusqu’à deux kilomètres. Au 1er janvier 2017, le ministère de l’Intérieur répertoriait 9469 fusils d’assaut de ce type, dont 8545 pour la police nationale, en augmentation de 68 % par rapport à 2012. Rapporté au chiffre de 6,25 millions de munitions commandées par an, chaque fusil d’assaut serait dès lors potentiellement doté de 22 chargeurs chaque année, alors que ces armes sont censées n’être utilisées qu’exceptionnellement ! [6

    Le Canard enchaîné a révélé qu’un télégramme du 10 janvier 2019 avait demandé aux CRS de déployer deux fusils d’assaut HK G36 lors des manifestations des gilets jaunes, au motif que « si nos hommes portent leurs fusils d’assaut, c’est pour ne pas se les faire voler dans le camion », comme cela est arrivé en décembre dernier.

    Basta ! a contacté le ministère de l’Intérieur pour savoir combien de fusils d’assaut sont aujourd’hui en dotation, et pour comprendre ce qui justifierait une commande de 6,25 millions de munitions par an. Le ministère a accusé réception de nos questions, sans daigner y répondre. L’appel d’offre concernant le marché de grenades de désencerclement suscite une autre interrogation : il comporte une clause qui, d’après un autre industriel, tendrait à privilégier la société Alsetex, qui a d’ailleurs emporté le marché.

    Alsetex, « leader des produits pour la gestion démocratique des foules »
    Filiale du groupe Étienne Lacroix, « acteur majeur de la pyrotechnie reconnu au niveau international », la société d’armement et d’études Alsetex est basée au Mans. Son usine, classée Seveso, dans la forêt de Malpaire à Précigné (entre Le Mans et Angers) employait l’an passé 160 personnes. L’entreprise s’est longtemps présentée comme le « leader des produits pour la gestion démocratique des foules ». Une expression qu’elle a cessé d’utiliser lorsque l’auteur de ces lignes a révélé, en 2013, que les grenades lacrymogènes d’Alsetex faisaient partie de celles utilisées pour réprimer le printemps arabe au Bahreïn. Or, à l’époque, des organisations indépendantes ont dénombré 43 personnes décédées au Bahreïn des suites de leur exposition aux gaz lacrymogènes, dont plusieurs nouveaux nés, enfants et personnes âgées.

    Alsetex est également connue pour sa grenade explosive GLI-F4 composée, notamment, de 26 grammes de TNT. Cette charge explosive a valu à un zadiste et, d’après le décompte du journaliste David Dufresne, à cinq gilets jaunes, de voir leurs mains arrachées. C’est également Alsetex qui a conçu la grenade offensive OF F1, que le gouvernement a interdit après qu’elle a été impliquée dans le décès de Rémi Fraisse lors de la répression d’une manifestation contre le barrage de Sivens.

    Des grenades de désencerclement classées « matériel de guerre »
    Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, le ministère de l’Intérieur a reconnu 4942 tirs de grenades de désencerclement (GMD), contre 866 pour toute l’année 2016. Comme le LBD, ces grenades sont une arme classée « matériel de guerre de catégorie A2 », ce qui interdit aux particuliers d’en faire l’acquisition. De son côté, le journaliste David Dufresne a collecté 99 signalements afférents, dont 27 blessures à la tête, quatre à l’œil et trois éborgnements. Les GMD doivent être lancées à la main et roulées au sol. Elles « projettent 18 plots de caoutchouc de 10 grammes sur un rayon de 30 mètres (…). Chaque plot est projeté avec une vitesse initiale de 472 km/h », rappelle le collectif Désarmons-les qui documente les armes utilisées en France pour le maintien de l’ordre et les blessures graves qu’elles causent.

    Un CRS vient par ailleurs d’être renvoyé aux assises pour avoir éborgné un syndicaliste en 2016 lors de la mobilisation contre la loi travail. Il n’avait pas été formé au maintien de l’ordre, n’était pas habilité à lancer de GMD, et le lancer de la grenade n’était pas légalement justifié : les CRS de sa compagnie n’étaient « ni assaillis, ni encerclés, ni même réellement pris à partie ». Étrangement, le ministère public avait soutenu pour sa défense que « la perte d’un œil n’était pas une infirmité permanente », car la victime pouvait se faire poser un implant (sic).

    40 000 nouvelles grenades commandées malgré les controverses
    Qu’importe ces dégâts collatéraux : le ministère de l’Intérieur vient de conclure une nouvelle commande, publiée le 1er mai au Journal officiel, de 10 000 grenades par an, « soit 40 000 sur la durée du marché » (ces quantités sont « estimatives ») [7]. C’est donc Alsetex qui a emporté le contrat, d’une valeur de 1,84 million d’euros.

    Outre l’incongruité de commander 40 000 nouvelles GMD en pleine polémique sur les « violences policières », ce sont les spécificités techniques de l’appel d’offres qui intriguent. Publié fin août 2018, l’appel d’offres présentait la GMD comme étant destinée à « permettre aux forces de l’ordre de déstabiliser un groupe d’agresseurs violents ou armés, en le faisant se replier ou se disperser », et précisait que « la grenade proscrit tout risque lésionnel lié à la pénétration d’un projectile (galet, bouchon allumeur à main - BAM -, élément de grenade) ou à la lésion interne d’un organe ». Rien sur les risques d’arrachement de mains.


    Manifestant dont la main a été arrachée, puis remplacée par une prothèse, lors de la manifestation des blessés et mutilés gilets jaunes, le 2 juin 2019 à Paris / © Serge d’Ignazio

    Entre autres exigences, le cahier des charges précisait qu’« après explosion, le BAM [le bouchon allumeur, ndlr] doit rester solidaire du corps de la grenade », et qu’il devait dès lors être « équipé d’un capot de protection », ce qui avait alors fait réagir plusieurs industriels. L’un d’entre eux s’interrogeait sur « la notion du "corps de la grenade", qui par principe n’existe plus après l’explosion ». Le ministère a répondu qu’« il faut comprendre que le bouchon allumeur ne doit en aucun cas se comporter comme un projectile au moment de l’explosion de la grenade ».

    Un modèle de grenade moins dangereux ? _
    Coïncidence ? Alsetex est justement titulaire d’un brevet intitulé « Grenade à éclats non létaux comprenant des moyens de maintien de bouchon allumeur ». Ce brevet correspond précisément aux exigences de l’appel d’offres. Malgré son explosion, cette grenade éviterait de « libérer inopinément les moyens allumeurs et ainsi par exemple de conduire à une projection du bouchon allumeur ». Cela réduirait en théorie le nombre d’éclats, responsables de nombreuses lésions sur des manifestants.

    Un autre industriel a demandé s’il serait « possible que cette exigence soit modifiée car elle conduit à privilégier le fournisseur historique de fourniture des grenades à main de désencerclement ». En réponse, le ministère de l’Intérieur a rétorqué que « le capot ou coiffe de protection du bouchon allumeur est destiné à minimiser le risque de blessure accidentelle lorsque la grenade est lancée par les forces de l’ordre ou si des éléments résiduels sont ensuite utilisés comme projectile. Il s’agit donc d’une exigence impérative de l’offre ».

    Contactées par Basta !, Alsetex et sa maison mère, le groupe Étienne Lacroix, n’ont pas davantage répondu à nos questions. Ce silence est d’autant plus étrange que, si l’on met de côté le risque des mains arrachées et le soupçon d’appel d’offres rédigé pour qu’Alsetex remporte le marché, l’exigence du ministère de l’Intérieur, ainsi que le brevet de l’artificier, viseraient précisément à faire en sorte que la GMD provoque un peu moins de lésions graves qu’auparavant, seuls les éclats de caoutchouc étant libérés.

    Une « précision optimale » est « souhaitée » pour les LBD...
    Fournisseur habituel de l’Intérieur, Alsetex avait également emporté, en janvier 2016, un marché de 115 000 « munitions de défense à courte portée » (MDCP) – une balle de plastique semi-rigide tirée à plus de 300 km/h – pour équiper le désormais célèbre lanceur de balles de défense (LBD). Beauvau avait alors prévu d’en doter 5000 à l’intention de la pénitentiaire, 10 000 à la gendarmerie, et 100 000 à la Police nationale. Le marché a été attribué pour 5,6 millions d’euros – soit près de 50 euros la munition !

    Autre bizarrerie : pourquoi avoir défini un périmètre plus important en hauteur qu’en largeur ? Cela pourrait en partie expliquer le nombre de blessures à la tête, les tirs étant censés viser le torse. Dans son bilan "Allô, Place Beauvau ?", David Dufresne a collecté 297 signalements liés à des tirs de LBD, dont 19 éborgnements. Dans la dernière mise à jour de sa brochure sur les armements et le maintien de l’ordre, le collectif Désarmons-les a répertorié, depuis l’instauration du Flash Ball en 1999 – progressivement remplacé par le LBD –, puis de la grenade de désencerclement en 2004, « près de 60 personnes qui ont été éborgnées ou gravement blessées à l’œil en l’espace de 20 ans ». La majorité l’a été lors des huit derniers mois, depuis le début du mouvement des gilets jaunes en novembre 2018.
    Jean-Marc Manach _

    Notes
    [1] 270 « lanceurs multi-coups » (LMC) "4 coups", et 180 "6 coups".
    [2] À raison de 6,25 millions de munitions par an pour le ministère de l’Intérieur, 130 000 pour la pénitentiaire, et 114 000 pour les douaniers.
    [3] Notes confidentielles révélées par la chaîne LCI en octobre 2017.
    [4] Dans cet article de 20 Minutes.
    [5] Voir le rapport de la Cour des comptes.
    [6] Pour exemple, lors de l’assaut donné le 18 novembre 2015 contre contre les auteurs présumés des attaques terroristes du 13 novembre, retranchés dans un immeuble de Saint-Denis, entre 1500 et 5000 munitions ont été tirées par les forces de l’ordre alors que l’opération est considérée comme étant d’une rare violence.
    [7] L’accord-cadre comporte « un minimum quantitatif correspondant au stock de sécurité, soit 2000 grenades à main de désencerclement », voir ici.

    #violence #enMarche #guerre #police #guerre_aux_pauvres #guerre_civile en préparation afin que l’on reste rassemblé nationalement pour enrichir encore plus les amis d’#emmanuel_macron

  • Coeur de boxeur Présentation et débat avec Antoine Peillon, l’avocate et l’épouse de Christophe Dettinger
    http://www.librairie-tropiques.fr/2019/06/un-coeur-de-boxeur-antoine-peillon.html

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=YZg_WqaWm4U

    Coeur de boxeur revient sur « l’affaire Christophe Dettinger », du nom de ce « boxeur gitan » qui est devenu le symbole de la révolte contre les violences policières et de la résistance à la dérive versaillaise d’Emmanuel Macron et de sa clique de têtes à claques.

    Cet ouvrage court mais très documenté reprend le dossier de la défense de Christophe Dettinger et avec lui de toutes celles et tous ceux qui souffrent de n’être pas entendus, malgré leur mobilisation intrépide, par un appareil d’État aliéné au mépris de classe incarné par son Président.

    #Chistophe_Dettinger, #gilets_jaunes, #Antoine_Peillon #Giletsjaunes #guerre_aux_pauvres #racisme_de_classe #stigmatisation #police #violence

  • La Roumanie, nouvel « eldorado » de l’incinération de déchets Adeline Percept avec Thomas Chantepie - 2 Juin 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_la-roumanie-nouvel-eldorado-de-l-incineration-de-dechets?id=10236367

    La chine accueillait 8 millions de tonnes de déchets plastiques par an, dont 424.000 depuis la Belgique. Le problème concerne particulièrement aussi l’Allemagne ou l’Autriche. Le temps de réorganiser les réseaux après la décision chinoise, c’est en Europe de l’Est que l’on s’inquiète.

    La Roumanie est une destination « idéale » pour l’incinération de déchets. La loi y est souple car une centaine de types de déchets peuvent être incinérés comme les pneus, les huiles et des plastiques divers. Problème : des ONG écologistes telles que Rise Project et Zero Waste tirent la sonnette d’alarme : le pays n’exerce aucun contrôle indépendant de l’impact environnemental pour ces déchets incinérés dans les cimenteries du pays.

    « Tous malades »
    Comme les autres cimenteries de Roumanie, celle de Chiscadaga, en Transylvanie, a remplacé le combustible conventionnel par l’incinération de déchets. Une avancée écologique ? Pas vraiment, selon les voisins de l’usine. Marius et Otilia racontent un enfer quotidien : « On prend tous des antidépresseurs. On peut plus respirer, se plaint Otilia. Et il y a cette odeur de pneus brûlés, de textiles brûlés… ils brûlent toutes ces saletés », raconte-t-elle. « On va tous être malades. C’est une question de temps, avance Marius, résigné. Il y a tellement de gens malades ici que je ne sais pas s’il y a encore 10% de la population qui soit en bonne santé. »µ

    La police a récemment saisi des déchets médicaux en provenance d’Italie. Ils étaient cachés dans une remorque de déchets variés, tous à destination de cette cimenterie pour y être brûlés. C’est l’équipe de Razvan Huber, de la Garde environnementale roumaine, qui a fait cette découverte au poste-frontière tout proche. « Dans des camions qui transportent des pneus venus d’Allemagne, d’Autriche ou d’Italie, on a déjà eu des situations où étaient carrément mélangées des batteries de voiture », se souvient-il.

    Poubelle de l’Europe
    Mais la Garde environnementale a peu de prérogatives. On ne compte que quelques inspections à la frontière chaque année. Des dizaines de bennes de déchets illégaux passent chaque jour, selon le procureur Teodor Nita : « Les déchets arrivent ici à cause de l’attractivité économique. 17 euros la tonne de déchets à brûler ici, au lieu de 250 euros en Europe de l’Ouest ».

    Il n’existe aucune étude indépendante de l’impact environnemental de la combustion des déchets autour des cimenteries roumaines. À Chiscadaga, Marius et Otilia demandent que la Roumanie ne devienne pas la poubelle de l’Europe.

    #egis #ue #poubelle #union-européenne #poubelles unter_menschen #déchets #pollution #environnement #recyclage #écologie #plastique #santé #pollutions #Roumanie

  • Résultats des Européennes
    https://www.les-crises.fr/resultats-des-europeennes-2019

    Voici 3 graphiques sur les résultats des européennes. Le premier est le résultat en fonction non pas des suffrages exprimés, ni même des inscrits, mais de l’ensemble de la population en âge de voter (car il y a 12 % de non-inscrits selon l’Insee) : Le deuxième graphique est classiquement le résultat en fonction des […]

    • Là où le genre est très marqué :
      – les femmes votent deux fois plus pour EELV que les hommes (17% contre 9%) ;
      – les porte-couilles votent beaucoup plus pour laREM (25% contre 19%), et pour le RN (26% contre 20%). Dans les deux cas, dans les 30% de plus ;
      – les femmes votent un peu moins que les hommes (49% contre 54%).

    • L’espérance de vie étant bien supérieure pour les femmes que pour les hommes, malgré les chiffres en haut de la colonne, il y a donc plus de votes féminins pour les 60 - 64 ans, et 70 ans et plus.

      => les femmes votent plus pour enMarche que les hommes, idem pour les républicains, l’UDI.
      => Les femmes votent beaucoup moins pour la france insoumise que les hommes.
      => Les femmes votent plus pour le RN que les hommes.

      Pour ce qui est de eelv on est d’accord.

      BCE : Les Bons Calculs Economiques
      Bon, on a pas le détail des chiffres, et moi je n’insulte personne, sur des apparences.

    • Les mères célibataires ont davantage voté pour le rn et Françis Lalanne Ségoléne Forgar - 27 février 2019 - Le figaro Madame

      Une étude Ipsos-Sopra Steria décrypte le vote aux élections européennes des femmes qui élèvent seules leur(s) enfant(s). Très présentes sur les ronds-points lors de la crise des « gilets jaunes », elles ont été voter en nombre ce dimanche.
      . . . . .
      24% d’entre elles semblent avoir été convaincues par le discours du porte-parole du parti et tête de liste, Jordan Bardella. Aucune proposition spécifique aux droits des femmes n’était pourtant formulée dans le programme du parti de Marine Le Pen.
      . . . .

      http://madame.lefigaro.fr/societe/elections-europeennes-les-meres-celibataires-ont-davantage-vote-pour

    • => les femmes votent plus pour enMarche que les hommes, idem pour les républicains, l’UDI.
      => Les femmes votent beaucoup moins pour la france insoumise que les hommes.
      => Les femmes votent plus pour le RN que les hommes.
      ...

      C’est magique la misogynie, on te dit que les hommes votent plus RN que les femmes mais non, « monsieur qui n’insulte personne » il sait lire des chiffres qui n’existent pas mais qui prouvent que le vote RN c’est en fait celui des femmes. C’est d’ailleurs amusant de voire que sa vindicte concerne exclusivement et spécifiquement les femmes qui ne sont plus sous la domination quotidienne d’hommes ; les vieilles, les veuves, les mères célibataires.

    • Y a pas à dire !
      Quand leur haine rassemblée de la réalité est contrariée par les chiffres, les pseudos progressistes du genre nouvelle gauche deviennent agréssi.f.ves.
      Bavez sur tout ce qui n’est pas bac+5, c’est une passion chez vous.

      Quand vous trouvez un chiffre qui vous plait dans un tableau, c’est la victoire, mais vous oubliez quelques lignes et quelques colonnes.
      En entreprise, ou appelle cela le contrôle de gestion.

      Ici, c’est une forme de la #guerre_aux_pauvres, ou de #ligue_du_lol .

    • Bonjour Aude.

      Quelques membres éminent.e.s de ce blog n’ont qu’une passion, baver sur les prolos (en oubliant que 51 % des prolos sont des femmes, idem pour les Gilets jaunes), en ne prennent que le chiffre qui arrange leur haine.

      D’autres sont dans l’insulte et l’imprécation permanente envers celles et ceux qui ont la témérité d’aborder des sujets qu’il/elle se réservent, bien qu’il/elle les desservent (les sujets).

      Pour ce qui est des chiffres, suffit de regarder la représentation d’une pyramide des âges.

      Par ailleurs, les harceleuses, ça existe, ne les oublions pas, elles harcèlent aussi les femmes.

      Au revoir,
      André

    • Oui, les femmes sont surreprésentées dans la tranche d’âge la plus élevée, mais la borne inférieure étant assez basse (70 ans, tout de même) le différentiel de mortalité n’a pas encore eu le temps de faire trop son œuvre, de sorte que dans cette tranche d’âge il y a 4 femmes pour 3 hommes.

      Ipsos-Sopra fournit une analyse des facteurs au premier ordre, c’est à dire «  à plat  ». Je me garderai donc bien de me lancer dans une analyse au deuxième ordre, c-à-d «  d’effets croisés  » (ou d’interaction).

      Un exemple pour le taux de participation au vote (la non-abstention)

      Les résultats d’ensemble et selon l’âge et le sexe.

      … soit pour les effets du premier ordre :


      • les femmes votent moins
      • la participation augmente avec l’âge
      Au second ordre, la question serait de savoir s’il y a interaction entre ces deux facteurs ou non. P. ex. la participation des femmes augmentent avec l’âge (et donc, celle des hommes décroît) ou l’inverse.

      Pour le choix du vote, je représente les effets du sexe et de l’âge pour les 3 listes arrivées en-tête (avec une même échelle verticale pour faciliter la comparaison).

      Au vu des graphiques, il est hasardeux de spéculer sur un comportement particulier des femmes âgées votant LREM : l’effet sexe est nettement moins marqué que l’effet âge. Sauf à imaginer une interaction vraiment très forte. Et surtout, il est tout à fait impossible de conclure que les femmes âgées votent RN (sauf à…) la tranche des 70+ votant moins que la moyenne pour le RN, contrairement aux « actifs » de la tranche 35-60 ans, et particulièrement les 50-60 ans.

      Notons pour finir que l’effet de loin le plus fort pour une liste est celui de la profession, les ouvriers votant à 40% pour le RN, soit +16,8% par rapport à l’ensemble, catégorie que @bce_106_6, répartit d’ailleurs équitablement entre hommes et femmes (je n’ai pas été vérifié).

      Quelques remarques pour finir, quant aux pondérations. Le tableau ci-dessous est élaboré à partir des données de population au 1/1/2019 de l’Insee. C’est lui, ou une version précédente, qui a dû être utilisé pour l’élaboration des quotas.

      –Poids des tranches d’âges par sexe dans la population française de plus de 18 ans. Au 1/1/2019, presque 67 millions d’habitants dont 52,5 millions de plus de 18 ans._

      Et comme le diable réside dans les détails, je note qu’il ne s’agit pas du corps électoral français, mais de la population, soit le nombre d’habitants.
      • le tableau intègre donc les habitants étrangers (4,4 millions au 1/1/2015, tous âges) dont une partie, les citoyens européens, a, à son choix, le droit de voter en France ou dans son pays et une autre partie, les non communautaires, n’a pas le droit de vote. On ne connait pas (ou du moins, je ne la connais pas) la part des étrangers communautaires dans les inscrits en France.
      • la structure par âge et sexe de la population étrangère est différente de celle de la population française : les hommes y sont (légèrement) majoritaires, et la population active y est surreprésentées (moins de jeunes et moins de vieux)
      • le tableau ne prend pas en compte les électeurs français résidant à l’étranger (1,25 millions d’inscrits, 81,6% d’abstentions, 18% de suffrages exprimés soit 224 000 électeurs (j’arrondis))
      résultats des Français de l’étranger (inscrits en France) ici : https://elections.interieur.gouv.fr/europeennes-2019/000/099/index.html

    • Merci Simplicissimus, ce rappel de la pyramide des âges était nécessaire, beaucoup.e semble l’ignorer, et tu as raison, ça n’explique pas tout.

      Pourquoi mon commentaire ?
      C’était par rapport au mépris affiché par arno.
      Remarquons que c’est une habitude pour lui. Exemple :
      Complètement ivre, une mamie tente de s’enfuir en fonçant sur les gendarmes près de #Montpellier
      https://seenthis.net/messages/783590

      Curieux, lui il a pas droit aux insultes habituelles.
      Pourtant, il rabaisse une femme.
      C’est vrai qu’il n’utilise pas souvent les drapeaux #social #capitalisme . . . .

      Une habitude des CSP- de cracher sur ceux (et donc celles) qui ne reconnaissent pas immédiatement qu’ils sont du coté du bien, qui ne votent pas pour eux.
      Il est vrai qu’il doit être terrifié par l’idée d’un déclassement social, il n’est pas le seul.

      Ma contribution sur ce coup-là, est peut être contre-productive et sacrément déplaisante, mais les dénonciateurs.rices professionnel.le.s m’indisposent parfois avec leurs insultes permanentes. Il faut croire qu’elles.ils se sentent supérieur.es.
      Effet ancienne nouvelle gôche ?

      Je rassures tout de suite, je ne suis ni du pcf, de la fi, du npa, du poi, et d’un tas d’autres boutiques du vieux monde, qui m’a l’air d’être bien accroché au pouvoir, et décidé à tout foutre en l’air.

      Marrant, cet article partagé 8 fois n’a pas été repris par 7h 36.
      _ Un oubli. -

  • Procès Emmaüs : Le Postillon relaxé

    Le 26 mars dernier, on passait en procès au tribunal de Grenoble, après avoir été attaqué pour diffamation par Emmaüs Grenoble. Plus précisément par François Potin et Jean-Pierre Polidori, respectivement président et responsable d’Emmaüs Grenoble, dont les actes avaient été critiqués dans un article paru dans Le Postillon n°47 (automne 2018).

    Autant dire que quand on a reçu les citations à comparaître, on n’a pas été très fier. Avoir un procès contre un grand élu ou patron, c’est presque glorieux. Contre Emmaüs, c’est assez dépitant.

    Alors à l’époque, on leur avait écrit un mail, aux deux responsables d’Emmaüs.

    "On avait depuis longtemps entendu la rumeur d’une attaque judiciaire, mais on se disait « non, ce serait stupide de leur part ».

    En attendant, on n’avait pas mis l’article en question sur Internet, comme on aurait dû le faire il y a trois semaines. Parce que comme mentionné dans l’article ce n’était pas un « plaisir » pour nous d’écrire un article sur Emmaüs : attaquer une structure sociale, c’est pas notre ligne éditoriale. Seulement, vu tous les témoignages parvenus, on ne pouvait pas éviter ce sujet. On l’a fait de la manière qu’on a estimé la plus juste - et on sait que vous n’êtes pas d’accord avec cette « justesse ». On l’a fait en espérant « rafraîchir des idées » et apaiser la situation, sans vouloir s’étendre sur ce sujet et faire de la lutte contre les dirigeants d’Emmaüs un étendard. Ne pas mettre l’article sur Internet était aussi une manière de montrer cette volonté : sans existence numérique dans trois mois tout le monde aura oublié ce papier et vous pourrez continuer vos activités sans autre question dérangeante.

    Visiblement, vous ne voulez pas en rester là. On n’est pas bien placé pour juger, mais on pense que ce n’est pas stratégique de votre part.

    Car si vous nous attaquez, on va mettre l’article sur Internet, coller des affiches qui parleront de ce sujet, faire des nouveaux dessins, des nouvelles caricatures : dans les prochains mois, on parlera forcément beaucoup d’Emmaüs, et donc de vous.

    Quelle que soit l’issue du procès, je ne pense pas que cela vous fasse de la bonne publicité. Surtout qu’on est confiants à propos de la solidité de notre dossier.

    Si en revanche vous abandonnez les poursuites, on ne parlera plus d’Emmaüs les prochains temps. Peut-être la meilleure des choses pour tout le monde."

    C’était une sorte de tentative de conciliation. Mais on a jamais eu de réponse à ce mail. Ou plutôt si : on a reçu une lettre recommandée de l’avocat d’Emmaüs nous expliquant que ses clients avaient pris ce mail comme une « menace ».

    D’ailleurs il s’en est même servi pendant sa plaidoirie, en s’insurgeant contre nos « méthodes ». S’il est insupportable pour lui qu’on puisse diffamer Emmaüs, il n’a contredit aucun des faits énoncés dans notre article, et pour cause : on n’a fait que retranscrire la vérité.
    Son argumentaire n’a pas convaincu madame la juge : ce 14 mai, elle nous a entièrement relaxés.
    De plus elle a condamné François Potin et Jean-Pierre Polidori à nous verser 1000 euros chacun en guise de « dommages et intérêts ». Comme nous nous y étions engagés, nous reverserons cette somme, une fois déduits nos frais de justice, à Emmaüs.

    La morale de cette histoire, c’est qu’il vaut mieux suivre les conseils du Postillon. Si messieurs Potin et Polidori hésitent à faire appel, on espère qu’ils tireront les leçons de cette morale.

    Afin que chacun puisse se faire son avis, nous mettons donc l’article incriminé en ligne. Bonne lecture !

    https://www.lepostillon.org/Ou-va-Emmaus-Grenoble-1027.html

    • #guerre_aux_pauvres #exploitation #Emmaüs et aussi pas très étonnée le #marché_du_pauvre est en pleine expansion. Regarde comment Hirsch a grimpé dessus pour se hisser dans les décideurs politiques.

      Mais ça rapporte la récup et le recyclage, beaucoup même. Dans les Corbières, où il y autant d’habitants qu’en Mongolie au km2 et la moitié sont au RSA, tandis que les touristes de toute l’Europe y achètent les plus belles maisons, les pauvres vivent dans les plus pourris. Et les poules sont bien gardées. Bref, dans ce petit coin de nature encore sauvage, il y avait une décharge publique dans chaque village avec une grande benne dans laquelle venaient fouiller les plus pauvres, librement. On trouvait des tas de choses, vieux vélos, armoires, vaisselle, ceux qui déposaient là savaient que ça resservirait à d’autres.
      Et puis, sous le joug du sacré saint progrès et des politiques qui ont mis la main sur le territoire avec l’étendard du ramassage des #déchets (et fait raquer tout le monde un max) ils ont fini par interdire les décharges municipales. C’est l’Europe parait-il. Une Europe propre avec toujours plus de pauvres mais privés de déchets à recycler. Il faut maintenant s’inscrire à la mairie pour déclarer ce qu’on veut jeter comme un vieux canapé ou une lampe. Une fois par mois devant la porte des inscrits, une entreprise subventionnée mais pas religieuse comme Emmaüs vient récupérer les encombrants. Il parait que ça fait bosser des gens, que le travail c’est important. Et ils te revendent tout ça à une heure de route des villages, à Limoux.
      En attendant, les pauvres n’ont plus accès aux déchets qu’ils savaient retaper et ça les politiques du coin ils s’en moquent.

    • J’ai eu aussi des échos, du côté de Pau, mais rien de précis.
      Il semblerait que ça ne concernait pas Emmaüs, mais une autre structure d’insertion, route du Jurançon, où les clochards sont plus ou moins amenés d’office par la police municipale. Et là, l’idée, c’est plus le travail forcé que la réinsertion. Et le gars me disait que le boss de la structure était proche de la municipalité, autrement dit, c’était open bar pour lui.